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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 12 décembre 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-12-12, Collections de BAnQ.

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VOLUME HI-No.2 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .«o nr\ ONION POSTALE.] Edition Hebdomadaire : ETATS-UNIS.ONION POSTALE .| JJ.OO MONTREAL.JEUDI 12 DECEMBRE, 1912 UN SOU LE NUMERO Rédaction et Administration i 71 a RUE SAINT-JACQUES MOi *5* ï A L.-~ | — TELEPHONÏ^" ADMINISTRÉ 'N: Main 7461 REDACTION :% n 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA POLITIQUE DEM.BORDEN EST PERMANENTE Le premier ministre mérite une seconde altestation de sincérité sinon de constance.Il abandonne franchement, et non sans une pointe de cynisme, le plaidoyer “d’urgence” qu’il avait fait ou laissé pressentir depuis son retour d’Angleterre, et particulièrement au cours de la brève campagne électorale d’Hochelaga.Le fameux mémoire de l’amirauté, annoncé comme l’ange précurseur du jugement dernier, ne fait entrevoir aucun danger immédiat ni même prochain.Il ne dévoile rien de nouveau à ceux qui ont suivi avec quelque attention, depuis dix ans, le développement de la situation européenne et de la politique anglaise.Le premier ministre a eu le bon goût et le bon sens de ne pas suivre le Star dans la voie où celui-ci cherche à entraîner l’opinion publique.11 n’a rien fait pour tenir sur pied le spectre du “péril allemand”.Il s’est abstenu avec soin de contredire les déclarations multiples que M.Asquith et sir Edward Grey ont faites, au parlement britannique ou ailleurs, pour mettre un frein aux entreprises criminelles des jingos et des vampires qui, vivant des oeuvres de mort, en Angleterre comme au Canada, se font les agents provocateurs de la guerre contre l’Allemagne.Il lui fallait bien, cependant, trouver quelque ombre de prétexte pour voiler sa volte-face sur la réalité du “péril urgent.” Il s’y est appliqué d’abord en faisant le tableau des constructions navales des diverses nations de l’Europe.Toutefois, il n’a pas insisté outre mesure; et bien lui en a pris, car, sur ce point, le gouvernement britannique lui a répondu d’avance par la bouche de lord CREWE qui déclarait, le 24 juillet dernier, que s’il fallait considérer “fout pays comme l’ennemi possible” de la Grande-Bretagne “et à peine un seul comme son allié probable”, il était inutile de discuter! M.Borden s’est montré plus docile aux enseignements des “tacticiens” et des “hommes d’Etat” du Star, lorsqu’il a énuméré le nombre des vaisseaux britanniques concentrés dans la mer du Nord et dépeint en termes lugubres l’abandon partiel ou total de la Méditerranée et des autres stations navales.Sans entrer en dispute sur les faits et les chiffres, il serait facile de répliquer à M.Borden que cette situation a toujours existé et continuera de se reproduire, à des degrés divers, tant que l’Empire britannique existera.Elle existait à la veille de Trafalgar.Elle existait au moment de Fashoda.Elle existait au jour d’Agadir.Tout ce qui change, c’est le point de concentration, qui varie selon les exigences des relations internationales.Que demain la triplice se rompe; que la Grande-Bretagne se rapproche de l’Allemagne et s’éloigne de l’Italie et de l’Autriche: les escadres anglaises abandonneront la mer du Nord et se concentreront dans la Méditerranée, en plus ou moins grand nombre, suivant la nature des rapports qui existeront alors entre la Grande-Bretagne et la France, “nos deux mères-patries”, comme dirait la Patrie des frères Tartelet.# * * Mais, pour l’heure actuelle, la peinture tragique esquissée par M.Borden n’enlève rien, absolument rien, au poids des déclarations les plus récentes des autorités impériales, seules responsables de la situation politique et navale de l’Empire.“Envisageant notre situation actuelle dans n’importe quelle partie du monde’’, déclare lord CREWE, le 2 juillet, “nous n’hésitons pas à déclarer que nous considérons la sécurité du pays comme parfaite.’’ “Dans tons les types (de vaisseaux),” ajoute lord BRASSEY, “et particulièrement les types les plus puissants, nous possédons une prépondérance écrasante.’’ “A aucun moment—et ce moment n'est pas venu’’—affirme, le 22 juillet, le premier ministre de l’Empire, M.ASQUITH, “avons-nous subi la moindre dépression dans ta suprématie écrasante de nos forces navales sur toute combinaison qu’il soit raisonnable d’anticiper.’’ “Nous sommes réellement maîtres de la situation,’’ ajoute, deux jours plus tard, le premier lord de l’Amirauté, M.-CHURCHILL.“Il n’y u aucune cause quelconque de panique on d’alarme.Il ne peut se produire aucun développement qui affecte la situation en 1914; et quant à tout développement qui pourrait se faire sentir en 1915 ou en 1916.nous »mmes en mesure d’y faire face dès que ce développement sera connu.” ' A ces déclarations catégoriques, faites en-plein parlement impérial, Vprès mûre réflexion et avec preuves positives à.leur appui, par L s hommes d’Etat qui ont l’entière responsabilité de la politique étrangère et de la défense navale de l’Empire, le preniiet^ministre du Canada n’a opposé ni l’ombre d’une contradiction ni même l’atténuation la plus lointaine.Le respect de la vérité, la juste considération due à l'honneur des gouvernants de l’Empire, le sentiment de sa propre.dignité, lui ont fait comprendre qu’il ne pouvait, sur ce point, accepter de jouer un rôle dans la grotesque et humiliante comédie montée et entretenue à grands frais par les pitres du Star.# s s Mais alors, si le premier ministre renonce à invoquer le “péril allemand”, le “danger imminent” de l’Empire, Vemergency dont il a parlé lui-même si souvent, comment peut-il maintenir plus longtemps sa distinction entre une politique d’urgence et une politique permanente et éluder sa promesse de soumettre au peuple toute politique nouvelle?Il «s’efforce d’échapper aux conséquences de sa volte-face et au dilemme auquel il se trouve acculé en affirmant que la contribution de trente-cinq millions est unique et accidentelle.L’échappatoire est ridiculement faible et notoirement fausse.Non seulement le reste du discours de M.Borden prouve la futilité et la fausseté du prétexte: toute la conduite du premier ministre depuis •son retour d’Angleterre, la procédure parlementaire qu’il a adoptée, le litre et les termes memes de son projet de loi, lui donnent le démenti.A qui M.Borden fera-t-il croire que s’il était persuadé, lorsqu’il a quitté l’Angleterre, que l’Empire était menacé d’un “danger imminent”, il aurait attendu deux mois pour convoquer les Chambres, et qu’il consentirait maintenant à retarder jusqu’après les vacances de Noël la discussion de cette mesure au Sénat?El puis s’il s’agissait d’une simple contribution d’urgence, accidentelle et isolée, il n’y aurait nul besoin d’une loi spéciale.Le ministère se bornerait à soumettre aux Chambres, sans retard, un “bill de subsides” pour autoriser le prélèvement d’une sommé de trente-cinq millions.Mais à personne non plus, le premier ministre n’aurait fait accepter la ridicule prétention qu’en donnant à l’Angleterre trente-cinq millions ou trois vaisseaux, qui ne ¦seront.prêts que dans trois ans, il aurait “sauvé” l’Empire.Et il le sait si bien qu’il a eu le bon sens de n’en rien dire et de procéder autrement.Il a fait annoncer, dans le discours du Trône, et il présente aux Chambres, un projet de loi ayant pour objet “d'augmenter les forces navales de l’Empire.” Et il base son projet sur les exigences d’une situation politique et militaire dont les prodromes remontent à dix ans au moins qui a suivi jusqu’ici son cours normal et donl les développements, selon toute apparence, se poursuivront encore longtemps.• ® # A cette situation, comme à toute autre du même genre, résultajit des responsabilités nationales de la Grande-Bretagne, le Canada, sim-fie colonie, n’avait jamais pris part, sauf sous la forme spasmodique de l’expédition d’Afrique, faite contrairement à la loi et à la constitution.Dans cette situation complexe et dangereuse, M.Laurier a voulu nous faire entrer par une voie détournée—l’organisation de sa flotte "canadienne en temps de paix, impériale en temps de guerre.” Aujourd’hui, M.Borden veut nous faire prendre un chemin plus direct et nous imposer comme “un devoir” l’obligation “d’augmenter les forces navales de l’Empire.” Comment peut-il prétendre qu’il s’agit d’une simple contribution accidentelle et unique?Si aujourd’hui nous reconnaissons le “devoir”, comment pourrons-nous, en justice et en logique, nous dérober à son accomplissement chaque fois que des conditions analogues se présenteront?Le tableau même que M.Bèrden a fait de la situation européenne et des armements, sur mer et sur terre, de toutes les nations, démontre que ces conditions tendent à s’accentuer et à Se perpétuer.Aujourd’hui, le danger, prochain ou lointain, est dans la mer du Nord.Demain, il sera peut-être dans la Méditerranée; après-demain, dans la mer du Japon.Aujourd’hui, selon M.Borden, noire “devoir” est de faire à l’Angleterre un cadeau de trois super-drcudnolghls, demain ce sera six croiseurs, après-demain il faudra suppléer à l’insuffisance des équipages, plus tard il faudra renouveler les vaisseaux déjà démodés.Une fois la main prise dans ce formidable engrenage, tout le corps y oassera.e e *.Quelles devraient être et quelles seront, sur cette politique, l’attitude de* liberaux et celle des conservateurs élus sous l’étiquette nationaliste?Le parti libéral, sous la direction de sir Wilfrid Laurier, a sacrifié, autant que le parti tory, sur l’autel de l’impérialisme, fl a mesuré davantage ses offrandes et mieux déguisé son apostasie.Entre scs coups d’encensoir aux faux dieux, il a eu quelques retours, sincères ou hypocrites, vers la foi nationale.Mais dans les circonstances décisives, il a fait chorus avec les sectateurs du Moloch de la guerre et du jingoïsme.En donnant son appui à la candidature de M.Coderre, dans l’élection d’Hochelaga; en se joignant au ministère, l’auliv' jour, pour repousser la proposition de M.Mondou, M.Laurier a ai-cenlué la complicité virtuelle des deux partis dans la répudiation du principe d’autonomie el la poursuite du but (pie libéraux et conservateurs recherchent par des voies différentes: l'asservissement du Canada à l’Empire.Irrémédiablement compromis sur le principe de la politique de contribution, M.Laurier n’a d’autre ressource que de se raccrocher à une question de fait.M.Borden lui en fournit l’occasion en lâchant le prétexte du “danger imminent.” Avec sa clairvoyance et son intuition habituelles, le leader de l’opposition a saisi le point faible de l’attitude et de l’argumentation du premier ministre.Il Ta signalé immédiatement; mais, avec son tact ordinaire, il s’est borné, pour l’instant, à marquer la place.Nous 'saurons, ce soir, si M.Laurier, laissé à lui-même ci à sa science de la tactique parlementaire, va profiter en toute liberté de l’avantage que le ministère lui offre.En ce cas, il n’a d’autre alternative que de combattre de front la politique ministérielle et faire voter son parti contre la deuxième lecture du projet de loi.Si, au contraire, Iç comité du Salut de l’Empire, sous la haute autorité du triumvirat Mackenzie-Walker-Flavelle, lui met les poucettes, il va se borner à une feinte habile et se déclarer prêt à voler la contribution d’urgence, peut-être même à la relancer de quelques millions, pourvu que les vaisseaux soient construits au Canada et demeurent ^ous l’autorité (apparente) du gouvernement canadien—ou quelque proposition de ce genre.Ce sera la continuation de la comédie que les deux partis jouent depuis trois ans.Quant à l’attitude des députés conservateurs qui se sont fait élire en se réclamant des principes nationalistes, nous étudierons leur cas demain.* Henri BOURASSA.Américains qui avons construit le canal; vous, nations étrangères, vous êtes ceux qui l’avez regardé construire; tout ce que nous avons pu vous promettre, c’est de voies traiter sur le même pied les unes que les autres.Nous avons déjà indiqué que ces arguments appuient une interprétation nouvelle du Iraitè, à laquelle, vraisemblablement, les Américains n’avaient pas songé en 1901.C’est-à-dire (tue si on s’en tient à la lettre du traité et au sens que lui donnaient ceux qui l’ont signé, ces arguments n’ont pas de valeur.Mais ils peuvent en tirer une, sinon juridique, du moins politique, de la situation de ceux qui les présentent.Nous doutons que l’Angleterre veuille pousser au-delà des limites d’une sommation respectueuse la revendication de droits clairement établis, majs que l’Oncle Sam refuse, de parti pris, de lui reconnaître.Uldéric TREMBLAY.LE CANAL DE PANAMA Le principe d’égalité de traitement de tous les pavillons pour Tusage du canal de Panama est ramené à l’actualité par la démarche récente du gouvernement anglais auprès de celui de Washington.’Quand fut proposé au Congrès le bill établissant le régime du canal de Panama, le gouvernement britannique, nous l’avons signalé dans le temps, protesta contre la clause du projet de loi qui accordait aux navires américains le passage gratuit du canal.Le président Taft ne répondit nas à la note du chargé d’affaires anglais à Washington; il se contenta de la communiquer au Congrès, justifiant cette façon d’agir par le fait que, le Congrès étant saisi de la question, il appartenait à ce corps législatif plutôt qu’au Secrétaire d'Etat de la régler.Au Sénat comme à la Chambre basse, des hommes influents et de grande valeur appuyèrent le point de vue britannique, soutenant que tout traitement de faveur accordé aux navires américains serait une violation du traité Hay-Pauncefote.Le sénateur Root, Tun des hommes les plus remarquables du monde politique aux Fitats-Unis et Tune des sommités du Barreau .combattit énergiquement la législation établissant.une distinction favorable aux navires de son pays.Un autre membre influent du propre parti de M.Taft, le sénateur Burton, ne-fui pas moins déterminé dans son opposition à la clause d’exception.La plupart des journaux influents des Etats-Unis appuyèrent, du reste,les opposants; avec une unanimité presque complète, ils dénoncèrent la clause incriminée comme une mesure de flagrante mauvaise foi, comme une violation outrageante d’un traité régulièrement ennsenli.Mais la majorité du Congrès était en faveur de la mesure proposée et Ta-dopta après l’avoir modifiée légèrement * sS * Le Panama Canal Act a maintenant force de loi aux Etats-Unis.Le président Taft, qui paraissait s’être fait une spécialité de mettre son veto aux lois adoptées par le Congrès, a signé celle-là, — non sans quelque répugnance, cependant.11 avait au préalable décommandé dan1: un message au Congrès l’adoption d’un amendement soumettant à la Cour Suprême la légitimité de Tinterpréta-tiou américaine du traité.Le Congrès refusa d’adopter cet amen dement, et, de fait, on ne voit pas bien comment les gouvernements étrangers auraient pu accepter cette intervention d’une juridiction qui, pour haute et respectable qu’elle soit, est cependant une juridiction nationale.L’initiative du président en cette matière, si elle témoigne d’hésitations bien explicables, montre peu de dispositions rie sa part à plaider devant la Cour de La Haye.Car on sait comment l’Angleterre avait accompagné sa première protestation d’une demande d’arbitrage devant la Cour de La Haye, — demande qui vient d’être renouvelée par sir Edward Grey, à titr ¦ d’alternative, dans ta dépêche qu’il a transmise à M.James Bryce, ambassadeur anglais à Washington, le 9 du mois courant.’S * Nous avons dit, il y a quelques mois, dans quelles circonstances les Etats-Unis onl accepté le principe de l’égalité de traitement, de tous les pavillons pour Tusage du canal de Panama.La France sen le avait alors participé dans une certaine mesure à l’entreprise du percement, conçue par Ferdinand de Lesseps comme une entreprise d'intérêt in Lor national sous la uro- tection de plusieurs grandes puissances.Le traité Clayton-Bulwer interdisait aux Etats-Unis toute initiative de ce genre.Le nouveau traité Hay-Pauncefote — qui remplaçait le précédent — levait cette interdiction, permettait à l’Union américaine de faire construire le canal sous ses auspices, et continuait à stipuler l’égalité de traitement des pavillons, comme par le passé.Depuis lors, les Etats-Unis se sont rendus maîtres du territoire du canal, ont poursuivi les travaux d’excavation et d’achèvement à leurs frais et considèrent que le voeu du président Grant est accompli: “Un canal américain, sur territoire américain, exploité par^L, Américains.” - - Les législateurs de Washington estiment donc que les citoyens des Etats-Unis, dans leui ensemble, possèdent de ce fait des droits spéciaux sur le canal, qu'ils ne sont pas- vis-à-vis de cette entreprise dans la même situation qu’un contribuable britannique qui n’a supporté aucune charge pour la soutenir, et ils ne comprennent plus la stipulation du traité Hay-Pauncefote comme i>s la comprenaient en 1901.Ecoutons le président Taft : “Etant donné que le canal de Panama est construit par les Etats-Unis entièrement à leurs frais, sur un territoire à eux cédé par la République de Panama à cet effet, et que, sauf les restriclions qu’ils pourraienl s’imposer eux-mêmes, les Etahs-L'nis jouissent d’un droit de propriété et de contrôle absolu, qui comprend le droit d’accorder à leur commerce Tusage du canal dans telle mesure qui leur paraît convenable, la seule question qui se pose est celle-ci : Les Etats-Unis, d’après le traité Hay-Pauncefote, ont-ils renoncé à l’exercice du droit d’accorder a leur commerce le pasage gratuit du canal ou de rembourser les droits perçu* pour Tusage dudit canal?” (Memorandum to accompany the Panama Canal Act.p.2).La question est ici clairement posée.Mais le message présidentiel l’envisage de son point de vue très spécial et la résout de façon singulière.“H faul observer, dit-il, que les règle* contenues dans l’article 3 du traité onl été adoptées par les Etats-Unis dans un but bien déterminé — for a specific purpose — à savoir comme buse de la neutralisation du canal et dans ce seul but.Cel article est une declaration faite par les Etats-Unis que le canal sera neutre, que l’attitude < gouvernement fédéral vis-à-vis du commerce mondial '.icra l’égalité de traitement de toutes les nations el qu’aucun traitement spécial ne sera appliqué à Tune d’entre elles, si elles se conforment aux règles adoptées par les Elats-Unis.Le droit à Tusage du canal et a Té-' galité du traitement dans cet usa-j ge dépend de l’observation de ces I règle* par les nations auxquelles i été étendu ce privilège.En d’autres termes, c’est un traitement condilicmnel de nation la plus fa voriséc dont la mesure, en Tabsen-cç de stipulations expresses, esl non pas ce que le pays donne à ses nationaux, mais 1 * traitement qu’il j applique aux aulres pays — a ron-J dilional favored nation treatment, the measure of which, in the ahsen-j rc of express stipulations to that I effect, it is not what the country ! gives to its nu n nationals, l ut the treatment il extra 's to other nation".(Memorandum to accompany the Panama Canal .1 t.p.Get argument pr'ncir.d du message est flanqué de plusieurs nitres ingénie;!'emeu! présente ; uav le juriste r rs qu’est le j Y.-n: Taft, mais qui se rattachent tou* à la mémo idée: nous sommes les L’élection d’Hochelaga UNE OPINION DU DEHORS LETTRE DE QUÉBEC L’Institut des comptables.- L’abolition des ponts de péage.— Quelques nouveaux projets de loi.Bien que l’élection d’Hochelaga soit déjà vieille de quelques semaines, on ne lira pas sans intérêt cet extrait d’une lettre de M.E.W.Thomson au lioston Transcript, qui montre de quelle façon le résultat a impressionné un spectateur du dehors, ancien rédacteur au Globe, et resté très sympathique à M.Laurier.“Parce que, dit-il, les ministres orangistes ont apparemment triomphé des nationalistes dans le cabinet, on pourrait en conclure, trop hâtivement, que MM.Henri Bou-rassa, Armand Lavergne, et leur brillant organe le Devoir n’ont nullement le pouvoir de causer au ministère Borden le tort qu’ils ont fait à celui de Laurier.Cette opinion nouvelle est émise à la suite d'une élection dans le comte d’Hochelaga mardi dernier.M.Coderre, nouvellement entré dans le cabinet, a remporté par plus de 2,000 voix une élection où quelques 0,000 votes ont été donnés, et où plus de 6,000 électeurs se sont abstenus de voter.Coderre avait pour adversaire un nationaliste, M.Doy-' on.ATtrsr 2,f)0t) votes, soit Tin tiers des votes enregistrés, donnent la mesure de la force des nationalistes.Et chose curieuse, on en conclut à la prétendue faiblesse des nationalistes dans la province de Québec! En réalité, ces chiffres indiquent que le parti est énormément plus fort qu’on ne le supposait communément.Car quelle sorte de division électorale est Hoche-laga?Elle comprend Westmount, la riche ultra-british et ultra-protestante banlieue de Montréal, où M.Doyon n’a obtenu que 55 votes, contre 1453 donnés à M.Coderre.Elle comprend trois districts industriels de population mixte, où Tinlluence protectionniste esl très forte et tout à fait favorable au candidat de M.Bordeh.Doyon a posé sa candidature une semaine seulement avant le scrutin.C’est un ouvrier dont les ressources pécuniaires sont très minimes.Les deux partis réguliers se sont unis contre lui.Sir Wilfrid Laurier a refusé de présenter un candidat.De fait, il a appuyé M.Coderre, dont les affiches électorales affirmaient l’union des Bordenistes et des Lauriéristes, des tories et des libéraux contre les nationalistes.Doyon avait contre lui tous les journaux anglais et français, à l’exception du Devoir.Cependant, il a obtenu 2,000 votesI Le nationalisme ne peut être que beaucoup plus fort dans une circonscription ordinaire du Québec que dans celle choisie le ministère comme étant Tun des rares comtés assez sûrs pour y faire réélire un nouveau ministre, en élection partielle.D’après les résultats obtenus dans Hochelaga, Bourassa devrait être capable de remporter plusieurs circonscriptions rurales.” Sur le Pont d’Avignon.Le directeur des Postes, en Angleterre, a découvert que les suffragettes ont endommagé cinq mille lettres.Pas mal pour un début.$ î'fi ÿ Ce pauvre Jack Johnson! Voilà que scs avocats, dégoûtés parce qu’il a épousé une blanche, l’abandonnent.En voilà un qui semble avoir mangé son pain blanc le premier.v s« M.Henry Munderloh, Montréalais qui rentre d’Allemagne, assure que l’Allemagne n'a pas de haine pour l’Angleterre.Mais, malheureux, ne songez-vous pas qu’on a plus que jamais besoin à Ottawa, cet après-midi, du péril allemand?* * * Arthur Filion a payé .11335 pour faire partie d’un service de.police secrète.qui n’existe pas.Et il la trouve mauvaise! * * i?Un candidat à l’échevinage, qui a été défait, a reçu un dédommagement de -S").Il pourra au moins se rembourser de ses frais d’élection.s.: Les journaux annoncent l’nrri-' v : Montréal d’un étalon “célè- Québec, 11.—C’est l’Institut projeté des comptables de la province de Québec qui a eu les honneurs de la séance, cet après-midi.Le projet, très discuté à la commission de législation privée, Ta été davantage à l’assemblée, et l’ajournement esl venu avant qu’on ait pris un vote.# # s Les promoteurs conulatant la quasi impossibilité de faire partie de l’association, dite chartered accountants, ont décidé de fonder une nouvelle association qui mettra ses membres à peu près sur le même pied que l’association actuellement existante.Le paragraphe 8 dit: “Seules les personnes faisant partie de TiiKtitut des comptables et auditeurs de la province de Québec” en conformité de la présente loi, pourront prendre, porter ou employer le titre ou se servir du titre de “comptable licencié”, en français, (!!!) “licentiate accountant”, en anglais; ou pourront mettre après leur nom les initiales “C.L.ou L.A.et F.L, A.pour “fellow licentiate accountant”, et A.L.A.pour “associate licentiate accountant,” et toute personne qui, bien que n’étant pas enregistrée comme membre de l’institut, prend ou emploie tous tels nom, titre ou désignation est passible d’une amende n’excédant pas vingt-cinq piastres, pour la première offense et n’excédant pas cent piastres pour toute offense subséquente et, à défaut de paiement immédiat de l’amende et des frais, d’un emprisonnement n’excédant pas 90 jours, à moins que cette amende et les frais ne soient plus tôt payés.” Seulement, tous les comptables n’ont pas donné leur adhésion au projet et les adversaires disent: de quel droit voulez-vous constituer une dizaine de comptables privilégiés avec le pouvoir de faire subir aux autres des examens qu’on organisera peut-être de façon à fermer l’entrée de la société à ceux que Ton voudra.Et le débat s’engage.M.Tellier n’a pas d’objection à donner la vie civile à cel institut, si ce doit être une association privée; mais s’il s’agit d’une association publique, c’est autre chose.Dans ce cas, il considère que ce serait porter une atteinte à la liberté du travail.Du train que Ton y va, il n’y aura plus moyen, d’ici à 25 ans, de gagner sa vie librement, dans la province.Déjà dans toute petite ville de 5,000 âmes, personne ne peut raser son prochain à moins d’être porteur d’un diplôme de l’association des barbiers.Deux amendements ont été suggérés, Tun par M.Bouchard, député de Saint-Hyacinthe, à l’effet d’obliger l’institut d’admettre comme membre sans examen, tout comptable public qui aura tenu bureau ou pratiqué comme tel dans cette province, durant une année complète, précédant immédiatement la sanction de la présente loi; l’autre par M.Galipeault, à Teffet d’ajouter à la liste des promoteurs: MM.Arthur Gagnon, Amédée Lamarche, François Régis Vinet, J.Wilfrid Michaud, Pierre Joseph Charlrand, Louis Alexandre Caron, Joseph A .Martin, Jacques M.Marcolte, Pierre IL Dufresne, Rodolphe Bédard, Paul L.Turgeon, Napoléon St-Amour, Arthur W.Wilks, Eugène Prévost et Alexandre Burnell, de la cité de Montréal, et Henri Champagne, Emile Héribel, de la cité de Saint-Hyacinthe.Le premier amendement a pour but de mettre tous les comptables sur le même pied, et le deuxième, de faire des promoteurs tous ceux qui consentent présentement à faire partie de l’association.M.Letourneau, député d’Hochelaga, accepte le premier amendement, mais combat le deuxième, parce qu’il ne connaît pas tous les messieurs mentionnés.’ M.Galipéaul! et M.Perron, d’autre part, ne paraissent vouloir accepter le bill qu’à la condition que le dernier amendement soit adopté.M.Prévost est de la même opinion.C’est évidemment un corps public que nous créons, et le moins que Ton puisse faire, c’est de protéger les intéressés qui méritent de l’être.M.Lavergne ne voit pas Tà-propos de constituer les complahlcs' en corps professionnel.La discussion dure longtemp sur ces différents thèmes sans parvenir à éveiller M.Gosselin, de Missisquoi, et M.Caron, de Matane, deux voisins qui dorment profondément.A la fin, le premier ministre s’en mêle, et après avoir déclaré que c’est indiscutablement un nouveau corps professionnel que Ton crée, suggère la fusion des deux amendements.Mais la discussion reprend de plus belle entre MM.Perron, Galipeault et Letourneau, et Ton ajourne sans prendre de décision.• * * Un autre projet a soulevé la question de l’abolition des péages sur les ponts et chemins publics.A la demande de la commission à barrières de la rive nord, le député de Montmagny proposait de faire payer les- autos utilisant les chemins de la commission, parce que, dit-il, il n’est pas juste que les voitures ordinaires continuent de payer, tandis que les riches se promenant en autos ne payent rien et brisent plus que les autres, les chemins publics.A quoi M.Taschereau répond que le principe du bill est incompatible avec la politique de l’abolition des péages, puisqu’en donnant des pouvoirs nouveaux à celle commission on augmenterait la va lia w de, scs,droits acquis qu’il faudra racheter.M.Lavergne admet cela, mais 'à la condition que celle abolition se fasse prochainement dans un an, dix-huit mois par exemple.Et c’est aussi l’opinion de M.Tellier qui admet avec M.Taschereau qu’il ne faut pas augmenter le capital de la commission, mais qui reconnaît avec M.Lavergne qu’en différant l’abolition des péages et en refusant à la commission le droit de faire payer les voitures qui brisent le plus ses chemins, Ton manque de justice, et envers la commission et envers la grande majorité du pubfic*., La suite de la discussion révèle le fait qu’il y a encore une quarantaine de ponts sujets à péage dans la province, et M.Tellier se demande combien il faudra de temps pour faire disparaître ces péages.M.Taschereau croit que le gouvernement fait tout son possible.Il lotisse l’initiative aux municipalités.Mais la loi donne la même initiative au gouvernement, remarque M.Tellier.Le ministre réplique qu’il est préférable de laisser prendre l’initiative aux municipalités.Ici, M.Bernier, de Lévis, plaide la cause de son comté où il y a quatre péages dans ün rayon de cinq à six milles.M.Taschereau répond que si les municipalités de Lévis font une demande, elle sera prise en sérieuse considération.Aux mêmes conditions que le pont Bussièrés?demande le député de Lévis.Dans le cas du pont Bussièrés, le gouvernement a tout payé.Mais c’était en temps d’élection, entre la nomination et la vola-tion! Ce qui prouve d’abord qu’il faut savoir choisir son temps, et ensuite que la politique est une belle exploitation.m * m Revenons au début de la séance.Plusieurs projets de loi ont etc soumis: par M.Décarie, pour amender la loi de l’instruction publique, concernant la distribution des fonds de $200,000 destinés aux écoles communes; par le premier ministre pour ajouter une nouvelle classe aux fonctionnaires civils; par M.Mackenzie, concernant la règlementation des automobiles; par M.Taschereau pour faire disparaître les péages sur les ponts Barsalou, Morrison et de la Société à Saint-Hyacinthe,—le coût du rachat sera payé moitié par le gouvernement et moitié par la municipalité; par M.Lavergne, pour permettre l’appel à la Cour du Banc du Roi, de toute sentence arbitrale en matière d’expropriation de chemins de fer; par M.Fran-cocur pour harmoniser une certaine partie de la loi provinciale des assurances avec la loi fédérale.« * * Le bill transférant la résidence du juge de Beauharnois à Montréal a été adoptée après quelques remarques de M.-Tellier.Le chef de l'opposition regretie qu’on ne respecte pas plus l’esprit de la décentralisation judiciaire qui comportait la résidence du juge au chef-lieu de chaque district.Jean DUMONT.Céi • pre Oh alops, il doit bien, T-eym: d’milrcs tours d’adresse, sa-i : ¦ s.' c ciser les bras.Espérons, néanmoins, que le député de Montcalm sera à la Chambre cet après-midi.La Gazette publie une lettre intitulée (en français) : “Causerie de Paris” et signée.“Antoinette’', nom très parisien, comme on sait.Mais que dira l'Orange Sentinel} * r: Et les gens tie Sainte-Geneviève espèrent toujours que M.Sévigny obtiendra le plebisc ite qu’il leur a promis si fermement.J 53 JT ï?A l’heure où nous mettovs sous presse.M.L.-P.Pelletier cherche encore “quelque chose de mieux que le plébiscite”.I.e Veilleur.Même classe Le Canada demande s’il est vraf, comme l’affirmait un journaliste anglo-saxon, que M.Bourassa, à London, s’est déclaré en faveur de ta conscription.Le journaliste qui a fait ce rapport appartient à la même classe que les rédacteurs du Canada.11 devrait apprendre à lire — ou à écouter. LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 12 DECEMBRE 1912 VOL.III.— No.293.LETTRE D’OTTAWA LE CALME AVANT LA BOURRASQUE Ottawa, 11.—Nulle animation, aux Communes, aujourd’hui.Cne soixantaine de députés au plus sont à leurs fauteuils, l’as de grands tiscours.Dans les couloirs, peu d’allées et venues, si ce n’est la procession d’un grand nombre de femmes et de jeunes filles (pii vont,— c’est aujourd’hui jour de visite chez le président des Communes,— s’inscrire chez le docteur Sproule.Ce soir, il y a réception des femmes des ministre*;, dans la grande salle des banquets, au troisième, et, partant, plus de vie qu’il n’y en a eu, de tout l’après-midi, dans l’édifice du parlement.On ne parle partout que de la journée de demain.Car c’est demain que se poursuivra le débat naval, et que M.Laurier fera .son discours, attendu aussi impatiemment de la droite que de la gauche.i • • Dès l’ouverture de la séance, un revenant parait sur la scène.car il y a des revenants parmi les projets de loi comme parmi les politiciens.Il s’appelle “le.bill des bons chemins.’’ C’est M.Cochrane qui le présente à la Chambre.L'an dernier, ou plutôt à la dernière session, vers la fin de mars, le Sénat, en majorité libéral, l’éiranglait au cours d’une séance où il rejetait deux ou trois mesures du ministère Borden.Ce bill ressuscite.M.Cochrane y tient.Il dit à la Chambre que c’est pratiquement le même que l’an dernier.Quelles chances de survie a-t-il?Tous l’ignorenl.Mais plusieurs sont d'avis que, cette fois-ci, le Sénat n’osera pas le supprimer comme il l’a fait il y a quelques mois, en y ajoutant des amendements que le ministère ne voulut pas accepter.Le Sénat osera-t-il ou n’o»;era-l-il pas?Thai is the einestion, a dit Hamlet il y a des siècles.Cette citation est devenue un lieu-commun, mais elle est si juste qu’on nous la passera.# # * Les libéraux sont à la recherche de scandales conservateurs, tout comme, il n’y a pas encore bien des mois, les conservateurs étaient à l’affût de méfaits libéraux.C’est un passe-temps de politiciens.Ils dénichent parfois l’oiseau; mais que de temps ils passent à l’attendre! M.Lemieux, depuis qu’il a changé son fusil d’épaule, et déménagé son fauteuil de droite à gauche,—un peu forcément,—bat les broussailles avec un zèle qu’il ne manifestait pas naguère, aux temps dorés des wagons particuliers et des voyages au Japon et dans le Sud-Africain.aux frais de la princesse canadienne.Il oroil, cette fois-ci, tenir son gibier au bout du canon.Voici ce dont il s’agit: au temps des libéraux, ces gens parfaits et d’une honnêteté indiscutable,—.témoin, l’affaire du quai de bran de scie,—le ministère refusait d’acheter, pour une somme de six mille piastres, un quai sis à Sqrel, le quai Pont-briand.Or, il appert que, en plein pendanl la dernière campagne dans Richelieu, en octobre dernier, le ministère Borden aurait acheté ce même quai pour la somme de quinze mille piastres.“Si c’est vrai, dit M.Lemieux, c’est un scandale manifeste; cl le gouvernement s’est fait rouler de belle manière.” Est-ce vrai?On le dit.Mais il est impossible de le savoir présentement.Le ministre a promis de produire tous les documents relatifs a cette affaire, *>’il y en a.Et c’est alors que M.Lemieux verra s’il peut mettre le gibier dans sa gibecière.Autre pièce à mettre au tableau, peut-être: l’achat, par le ministère, au prix de trois mille huit cents piastres, de trois acres et trois quarts de terrain, découpé à même un morceau de quatre-vingt dix acres, payé en tout et partout mille piaslres, il y a neuf ans.A ce compte-là, trait le terrain rapporterait aujourd’hui quatre-vingt-dix mille piastres.Ceci rendra jaloux les agents d’immeubles de Montréal! C’est, parait-il, le ministère des chemins de 1er et .canaux qui aurait fait, dans les Provinces Maritimes, celle acquisition coûteuse de’ trois acres el trois-quarts de terrain.Des arbitres en auraient placé la valeur réelle à trois cents cl quelques piastres.La gauche crie au scandale, d’autant plus fort que le vendeur de ce terrain est un ancien candidat conservateur, malheureux aux dernières élections.M.Cochrane ne peut donner d’explications aujourd’hui, il les ajourne à une date ultérieure.Des renvois d’office de fonctionnaires fédéraux congédiés pour cause de zèle politique intempestif^—il se trouve, étrange coïncidence, que ce sont tous des libéraux!—ont provoqué, de la part de la gauche, le reste de la séahee, des remarques aigres-douces à l’égard des ministres.Comme nul député libéral anglais n’a la profonde culture intellectuelle de M.Rodolphe Lemieux, il ne s’est trouvé personne, chez eux, pour appeler les ministres “Marat! Robespierre!” Mais ils n'en ont pas moins dit clairement leur façon de penser.Les ministres, eux, dans chaque cas, ont pris les choses avec calme et invoqué la conduite outrée des destitués comme raison de leur .mise à pied.* * » Une toute petite brise a ridé un moment la surface des eaux, au début de la séance.C'était une brise marine.Les journaux d’hier soir et de ce matin publiaient une dépêche de la Presse Associée Canadienne, de Londres, relative à des réponses faites par M.Asquith, aux Communes anglaises, hier.M.Laurier en a pris prétexte pour poser un g question à M.Borden, qui l’a jugée apparemment indiscrète.M.Laurier a insisté, M.Borden a répondu vaguement, puis il a dû, (levant l'insistance de M.Laurier, répondre un peu plus au point.“Je lis dans les journaux de ce matin, dit M.Laurier, que, “en réponse à M.Lee.ex-lord civil de l'Amirauté, M.Asquith a dit qu'il ij a eu des conventions d'un cararlére névé rai enlre le gouvernement canadien et l'Amirauté, quant au retrait, par le Canada, après avis spécial donnant un délai tel que la Grande-Bretagne les puisse remplacer, de certains navires de la marine canadienne royale, et aussi quant ci la construction au Canada, pour l’Amirauté, de quelques croiseurs de faible tonnage.Les documents relatifs à celfë affaire seront soumis an parlement anglais dès que le bill du gouvernement canadien aura reçu la sanction royale.’’ Voilà ce que disent les dépêches de la Bresse Associée Canadienne.Rapportent-elles la vérité, ci y a-t-il une telle entente, et par écrit?—“Ce à quoi M.Asquith fait allusion, c’est ce dont j’ai parlé dans mon discours, à ce propos, quand j'ai traité de la construction, au Canada, pour l’Amirauté, de petits navires, de navires-réservoirs, de tor-pilleurs, etc.Je ne connais rien autre chose que cela,” répond brièvement M.Borden.—“J’ai compris, du discours de M.Borden, qu’il n’y a rien de défini, qu’il n’y a pas d’entente, certaine”, ajoute M.Laurier.“C’est du moins l’impression que j’ai retirée de la lecture de ce discours.Mais M.Asquith laisse entendre, d’après celte dépêche, qu'il y a des ententes définitives.A-t-il fait erreur?” —“Je Suis certain que M.Asquith, qu’il ait dit cela ou d’autre chose, n’a dit que ce qu’il croit être la vérité,” riposte un peu vivement M.Borden.“La dépêche peut être mal rédigée.” —"S’il y a une entente entre le gouvernement canadien et l’Amirauté, quant à ces questions de pelits croiseurs et d’avis à donner pour le retrait des dreadnoughts canadiens,” remarque M.Laurier, avec un peu plus de chaleur, “la Chambre a le droit d’en prendre connaissance, et il est du devoir de M.Borden de les lui communiquer.” —“J’ai parlé de cette manière, parce que je savais ce dont je parlais,” répond un peu plus •sèchement M.Borden.—"Telle n’est pas la question,” réitère M.Laurier, un peu sec, lui aussi.Je veux savoir si.comme le dit la dépêche de la Presse Associée, il y a des entente# écrites entre le gouvernement canadien et l’Amirauté.Et j’ai droit, nous avons droit de le savoir.” —“Ce que je puis dire, c’esl que j'étais autorisé à répéter ce que j'ai appris à la Chambre, dans mon discours de jeudi dernier, sur ce sujet,” réplique M.Borden.Et la gauche de s’écrier ironiquement: "Vous attendez de nouveaux ordres?” Ceci clôt la discussion, pour l’heure.M.Laurier a pratiquement fait admettre à M.Borden qu’il n’y a pas d’entente définie entre le gouvernement canadien et l’Amirauté, e ,s’il y en a une, la Cham- bre de*.; Communes canadienne n'en prendra pas connaissance.Et c’est ce que M.Laurier voulait savoir.Il s’en fera certes un argument pour son discours de demain.Il y a eu, cet après-midi encore, une longue consultation des chefs du parti libéral, aux Communes, dans le bureau particulier de M.Laurier.Qu’en sorlira-t-il?Nous le saurons, à l’heure où paraîtra cette lettre.Mais tout indique que M.Laurier s’en tiendra à son programme naval de 1910, et, pour faire opposition aux “flag-wavers’’ impérialistes, fera claquer aux quatre vents du pays le drapeau canadien.La gauche chanlera-t-elle donc, elle, à la fin de son discours, le O Canada’! Georges PELLETIER.M.Bickerdike se fracture le genou M.Robert Bickerdike, député de la division Saint-Laurent, a glissé sur la glace en fare de la Chambre des Communes, à Ottawa, et s'ost fracturé sérieusement un genou.11 fut aussitôt ramené dans l’cncein-te de la Chambre, où le Dr I).Chabot, M.I’., assisté de l’bon.Dr Béland, M.I’.et, du Dr Cash, M.P., réduisirent la fracture.1-e blessé fut ensuite placé dans un train à destination de Montréal, et transporté à l’hôpital de l.achine.11 y a quelques années.M.Bickerdike se i-assa l’autre jambe et il n’avait jamais pu se remettre complètement des suites de cet accident.Une élection municipale à Québec (De notre correspondant) Québec, 1*2.La mise en nomination dos candidats à l'élection municipale du siège No.1 du quartier Linioi-lou.nécessitée par l'annulation de l’élection, en février dernier, fie M.K.P.Borubé n eu lieu, hier après midi, à Photel do ville.Trois candidats ont été mis en nomination.M.Bérubé brijrue de nouveau les suffrages après s’être assuré cette fois la qualification voulue et il a pour adversaire.M.K u pré ne Lamontagne, qui représentait au conseil le siège No du quartier jusqu’à son abolition, et M.McGowan, gérant de la Québec Land Co.La discussion sur le bill de la Métropole DES SUGGESTIONS POUR FAIRE CESSER LES CONFLITS ENTRE LES COMMISSAIRES ET LES ECHEVINS.— LE BILL DES SOEURS DE JESUS-MARIE.(De notre correspondant) Québec, 11.— La commission de législation privée a adopté ce soûle bill permettant aux Soeurs de Jésus-Marie de construire leur maison-mère à Outremont.Le conseil d’Outremont ne s’est pratiquement pas opposé au permis, mais a demandé compensation pour ce qu'il appelle une faveur.La compensation demandée comprenait l’autorisation de taxer pour les services du feu, de la police et de l’éclairage des rues.La discussion a révélé le fait que les Soeurs de Jésus-Marie payent $2,500 de taxes par année.L’amendement comportant cette compensation a été reje‘é par 18 à 15.L’on a passé ensuite au hill c’e Montréal.Le paragraphe annexani certains lots de la paroisse Saint-Laurent a été retranché.Au nom du Board of Trade, de la Chambre de Commerce, M.GeofFrion a proposé les amendements suggérés par le comité des citoyens qui comprennent la division de Montréal en cinq grands quar-iiers: nord, sud, est, ouest et centre élisant chacun trois éehevins, cl une constitution nouvelle dans le but de faire cesser les conflits entre les commissaires et les éche-vins .Actuellement, dit-il, les commissaires ne peuvent à peu près rien faire, entravés qu’ils sont par le système.D’après la proposition de M.GeofFrion, le budget princi-pal préparé par les commissaires devrait être soumis le 1er décembre aux éehevins qui devraient l’adopter, l’amender on le rejeter avant le 31 décembre.La majorité absolue suffirait pour adopter ou rejeter tandis qu’il faudrait une majorité des deux tiers pour l’amender.Dans le cas où les éche-vins refuseraient de se prononcer le budget serait censé adopté.En cas de conflit pour les appropriations à compte du fonds d’emprunt il y aurait vote conjoint.Los fonctionnaires municipaux seraient sous la juridiction des commissaires.M.Geoffrion soumettra demain des copies de ses amendements.Un député a suggéré de remettre tout ce projet à l’an prochain, sur quoi M.GcofFrion a fait remarquer qu’il y a urgence, ce qui a paru aigrir l’échevin L.A.Lapointe.Montrez l’urgence, dit-il.C'est le premier ministre qui a répondu gravement: “Je crois, moi aussi qu’il y a urgence.” M .Poster ,au nom de la Fédération organisée du travail, a déclaré que les ouvriers de Montréal approuvaient les suggestions du comité des citoyens.-:—4- Nouveau succès de la T.S.F.(Service particulier) Sault Sainte-Marie, 12.—- Hier soir, entre le Sault et la station de Queen-Island, isitnée au nord de Victoria Colombie Anglaise, des messages de télégraphie sans fils ont été échangés.L’opérateur Grey ne croyait pas tout d’abord qu’il était en communication avec un poste si éloigné, mais il lui fallut se rendre à l’évidence quand on lui répondit qu’il parlait en réalité à Queen Island.Les points et tirets du message étaient parfaitement distincts.Les télégraphistes se sont félicités mutuellement.Récemment, un marconigramme en voyé à la Nouvelle-Orléans d’un vaisseau qui se trouvait dans l’Atlanti-que-Sud, fut intercepté à la station du Sault.- L’hiver dans l’Est du Canada (Service particulier) Toronto, 12.— Une vague de froid s'est répandue dans le Michigan et le nord-Ontario.A Port Arthur le thermomètre est descendu à dix au-dessous de zéro et au Sault Sainte-Marie, à six.Dans les provinces maritimes les vents se font plus froids.La neige tombe en “poudrerie” dans la vallée de l'Outaouais.Le temps tourne au froid.La loi Sherman (Service particulier) Washington, 12.— A la suite de l’avertissement contenu dans la n«te de Sir Edward Grey, à l’effet que le gouvernement britannique protestera encore contre toute tentative d’appliquer l’article du “Panama Act" qui interdit l’usage du canal aux navires qui sont la propriété des trusts de la navigation, il est possible, croit-on ici, qu’une formidable opposition se forme en Europe pour empêcher l’applicaticn de la loi Sherman contre les trusts en dehors des Etats-Unis -4- Train spécial pour Empress A l’occasion du départ du S M.R.Empress of Britain de Saint-Jean, N.B., vendredi le 13 décembre, un train spécial pour le steamer, comprenant char A bagages, wagons de première classe, wagons-buffets et wagons lits modèles partira de Montréal, gare de la rue Windsor, A 8.15 p.m., jeudi le 12 décembre et se rendra directements aux affords du paquebot,A Saint-Jean Ouest, N.B.r -4- Une belle fête en perspective à Longueuil Ce soir, 12 courant, aura lieu à l’hôtel de ville de LongU’uil, un magnifique euchre-concert, organisé par le Cercle T.a Salle A.f'.J.C.Tous les Longueuillois roui r issent le succès qu’obtiennent ’ouIoik’u les fêtes organisées par le Cercle et ia plus brillante réussite est promise à «clic-là .Au programme du coir’crt figment, les plus distingués ariiGmt .!_• Mort real.Qu’il nous siiôise de mentionner les noms bien connus «le MM.Joseph Saucier, Albert t'h-m.ieebm, de Mlles Ida Morin.Mariana Jiisn.in.sans oublier MM.Cam.Boude et Conrad Gauthier.dont les talents de diseurs sont bien connus.Des tramways spéciaux sont assurés aux personnes de Montréal pour l'aller et le retour.f Communiqué).Les mariages entre blancs et noirs aux Etats-Unis M.ROBDENBERRY DE LA GEORGIE, DECLARE QUE LES MARIAGES MIXTES LEGALISES SONT UNE INFAMIE.Washington, 12, — Une motion du représentant Roddenberry, de là Géorgie, interdisant les mariages entre nègres et les blancs, a été discutée à la Chambre basse hier.La mesure, inspirée par le mariage récent du pugiliste nègre Jack Johnson à une blanche n’a pas été mise aux voix, mais la proposition qui en a été faite a eu pour efFet d'amener les délibérations d'une journée terne; die a aussi permis au représentant Gold-fofle, de New-York, de faire renvoyer à la mi-janvier l’étude du bill du représentant Burnett concernant les immirants illettrés.M.'Roddenberry a prédit que la sanction légale des mariages mixtes finira par créer un conllit dans le pays.Il a déclaré qu’à l’époque de l’esclavage on ne trouve rien qui ressemble à la brutalité, à l’infamie ou à la dégradation que comporte l’autorisation par la loi du pays d’un semblable mariage.A Chicago, dit-il, non seulement la traite des blanches se pratique dans des proportions terrifiantes, mais “les filles blanches de ce pays deviennent les esclaves de brutes africaines, et leur esclavage est sanctionné par les lois de l’Etat est solemnisé sous la forme d’une cérémonie matrimoniale.” M.Roddenberry a ajouté : “Nous disons ces choses dans un grand pays qui a sa moralité, ses traditions, ses vertus; qui mérite d’exciter l’émulation et l’envie d’autres pays du globe.Mais nous voyons un Africain possédant une grande force brutale et dénué de sens moral comme de force vitale, au mépris des lois de l’Illinois — oui, conformément aux lois de 1T1-lonois — au mépris des règlements municipaux, entrer dans le cabinet d’un magistrat ou d’un autre représentant de la loi, en cette ville, et lui demander de lui accorder “à moi, Jack Johnson”, un permis d’épouser une jeune Américaine de notre sang et de notre coulenr.” Le président a déclaré que dans le campagnonnage entre blancs et noirs; les noirs du Sud respectent la supériorité de leurs anciens maîtres et préféreraient se détruire eux-mêmes plutôt que d’avoir l’idée d’épouser une Caucasienne.” -4- Le Dr Carrel à Stockholm Stockholm, 12.— Le Dr Alexis Carrel, de l’Institut Rockfeller, de New-York, gagnant du prix Nobel, pour la médecine, a fait une conférence aujourd’hui, à l’académie des sciences.Parmi les personnes présentes on remarquait le prince et la princesse Cari.^ Un attrait marquant de la conférence a été une série de vues animées montrant les opérations pour la transplantation de divers organes.On a manifesté beaucoup d’intérêt à cette conférence.-4-—.—- Interpellations à Ottawa Répondant à une interpellation faite par l'honorable M.Lemieux, hier, le ministre de la marine déclare que 385 employés ont été destitués des chantiers maritimes de Sorel depuis le 1er janvier dernier.Sur ce nombre, 359 n’ont pas été remplacés, et 54 des anciens ont été repris à divers intervalles.21 destitutions ont été faites pour acte d’insubordination.Le secrétaire d’Etat donne à l’honorable M.Murphy, la liste des secrétaires particuliers des ministres.Il appert d’après cette liste que les ministres des Postes, du Commerce et le secrétaire d’Etat lui-même n’ont pas encore Phoisi leur secrétaire particulier.L’honorable M.Coderre ajoute que depuis la démission de l'honorable M.Monk comme ministre des Travaux Publics, les services de son ancien secrétaire ont été retenus pour faire la correspondance française avec, un traitement de $2,100 par année.Le député de Témiscouata est informé que M.Ksdras Morin, de Saint-Aubert devait obtenir un emploi sur le Transcontinental par l’intermédiaire de M.Ernest Taschereau, commissaire de police à Québec.Aucun salaire n’avait été fixé pour M.Morin.Le même député apprend du ministre de la Marine que le capitaine Christiensen et non le capitaine Andrews, mentionné dans la question du député, a été remplacé comme gardien du bateau-phare de la traverse Saint-Roche par M.David Bourgault, des Aulnaics, contre lequel des plaintes emt été d’abord portées, mais qui donne entièrement satisfaction au gouvernement.Ce dernier ignore que ce monsieur Bourgault aurait payé $500 à l’un des organisateurs politiques du Dr Paquet à Saint-Roch des Aulnaies pour obtenir celte place, et aucune enquête ne sera faite sur le sujet à moins d’être demandée d’une façon régulière par un député.Le ministre des Travaux Publics informe M.Sinclair qu’il n’existe aucun chiffre minimum des gages quotidiens payables aux journaliers ordinaires employés par ce ministère.Lorsque les travaux sont exécutés par un entrepreneur, la loi du travail est appliquée dans les contrats quant aux gages à payer aux ouvriers.M.Macdonald, de Pictou, est informé que l’énumération de la population du Canada, d’après le dernier recensement, sera prête bientôt.On a reçu jusqu’à ces derniers jours les derniers rapports de la Baie d’iludson et autres endroits éloignés.M.Macdonald apprend aussi que le rapport de la commission de l’éducation technique ne sera publié qu'au commencement de l’année prochaine.L’honorable M .Mardi est informé que le contrat pour le prolongement du brise-lame à Sainte-Adélaïde de Pabos, comté de Gaspé, a été accordé à MM.A.et E, Nadeau, au prix de $8,485.Les nu-Ires soumissionnaires étaient MM.J.E.Bernier.$9,950: J.W.Régin.$7.200 et 1».Duguay, $9.000.Des grévistes turent deux détectives SANGLANTE BAGARRE A HAC-KENNACK, N.J.—DOUZE HOMMES SONT BLESSES.Hackennack, N.J., 12.— Plusieurs centaines de grévistes, employés de la compagnie du chemin de fer Erié, embusqués sous les palissades qui dominent la rivière Hudson, ont tiré des coups de fusil sur un bateau portant des travailleurs destinés à les remplacer; une lutte s’ensuivit et deux-détectives de la compagnie furent tués; une douzaine d’autres hommes furent blessés.Un télégramme requérant la milice fut envoyé au gouverneur do New-Jersey par le surintendant général Stone, de la compagnie Erié; celui-ci eut à essuyer le feu, sans être blessé, dirigé contre lui, alors qu’il cherchait un refuge dans une maison.Les assaillants cachés derrière des rochers et des arbres, ont attendu qu’une embarcation ait débarqué les hommes qu’elle portait et qui devaient remplacer les grévistes.Ceux-ci ne furent pas effrayés par une volée de coups de fusil, tirée à blanc; ils se rendirent sur le quai à charbon.Les hommes en embuscade quittèrent leur cachette et, tirant à balle, essayèrent d’envahir le quai.Ils y trouvèrent des détectives qui engagèrent une lutte avec eux.Ceux-ci, après avoir essuyé une fusillade, cherchèrent refuge quelque part; mais deux des leurs, Gray et Mallory, étaient blessés mortellement.Trois cents étrangers, employés de la compagnie Tusquehanna, ont quitté le travail, lundi, en demandant une augmentation de salaire de cinq sous par heure.Cette augmentation ne leur a pas été accordée.Une bagarre a eu lieu, hier, entre grévistes et détectives, et un de ces derniers a été légèrement blessé.-4- Routine de la Chambre Projets de loi votés en deuxième lecture : «Loi amendant les articles 3076 et 3077 des statuts refondus de 1909.—Loi amendant la loi concernant la représentation de l’Assemblée législa tive.—Loi amendant ia charte de la ville de Trois-Rivières.—Loi autorisant Joseph Coupai et al à vendre certains biens substitués.—Loi pour permettre aux commissaires d’école de la municipalité scolaire de la Côte des Neiges do faire un rôle d’évaluation annuel.—La loi constituant en corporation The Hebrew Free Loan Association, et la loi constituant en corporation The Calumet & Northern Railway Company sont définitivement adoptées par l’assemblée.—La chambre constitue le comité suivant pour l’étude du projet do refonte du code municipal.-4- Conseil Législatif I.e Conseil Législatif a adopté, hier après-midi, le rapport du comité des Bills Privés sur les bills étudiés le matin.Trois de ces bills, adoptés sans amendement.ont subi leur troisième et dernière lecture.Ce sont : le bill incorporant le village de Salaberry, dans le comté de Québec, et le bill autorisant M.Louis Feicsewick à changer son nom en celui de Louis Fitch, et le bill de la compagnie Hydraulique Stadacona.Quant aux deux autres, celui amendant la charte de la ville do Maisonneuve et celui créant la commission du parc Maisonneuve, la troisième lecture en a été remise à la prochaine séance.On a passé en seconde lecture les bills suivants : amendements à la charte de la ville de Pointe-aux-Trem-bles ; amendements à la charte de la ville I.asalle ; amendements à la charte du village du Sault-au-Récollet, ( référés au comité des bills privés) , loi amendant la loi de l’instruction publique relativement à la rétribution mensuelle, loi amendant les Statuts Refondus relativement au nombre des licences d’hôtel dans la ville de Hull, loi amendant le code de procédure civile relativement aux delais d’appel, loi amendant le code de procédure civile relativement aux assignations, ( référés au comité de législation ) et le bill amendant le code civil relativement à la tenue du livre de présentation dans les bureaux d’enrcgistre4-ment.Les bills suivants ont été introduits au Conseil et y ont subi leur première lecture ; Loi amendant la loi de la chasse ; loi concernant la succession Walter Drake : loi annexant une partie du territoire de la municipalité scolaire des Saint-Anges de Laehine au territoire de la municipalité scolaire de Laehine ; loi autorisant les administrateurs de l’université Laval à, Montréal à faire un emprunt ; loi autorisant le Barreau de la province à admettre Léon Virolet au nombre de scs membres ; loi concernant la “ Ross Realty Co.” : loi concernant la commission des écoles de Sherbrooke.Sur proposition de l’hon.M.Bérard, le Conseil a renvoyé de nouveau devant le comité des bills privés le bill amendant la charte de la ville de Verdun qui avait subi, la veille, des modifications tellement considérables qu’il était à peine reconnaissable.-4- Le service maritime entre New-York et l’Allemagne Berlin, 12.- Kmdon ne sera pas le terminus d’une ligne de paquebots entre New-York et l’Allemagne.Cette ville ne sera qu’un port d’arrêt , la nuit, pour quelques navires.Le gouvernement prussien maintient qu’il a bien agi en refusant une concession de terrain au Trust des Prus-ses.C’eût été réouvrir la guerre entre les compagnies de transatlantiques.l«es lignes Hnmburg-Ameriean et North German-Lloyd établiront les ser-viees entre Emdon, l’Afrique du Sud.l’Asie et l’Australie.-4- Un attentat contre le prince héritier de Russie Londres, 12.— Le “ Daily Express” remet, ce matin, en circulation la théorie d’im attentat nihiliste contre le prince héritier cL Russie, Il affirme qu’il souffre d’une blessure infligée par un serviteur de confiance qui était un nihiliste.La blessure dit le “ Daily Express ” est de nature telle que le prince héritier ne pourra avoir d’héritier, On discute déjà la nomination d’un héritier au tu* du czar.Cartes Professiomielles AVOCATS BOURBONNIERE.F.-J., C.R., avocat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell, Main 2679.LEOPOLD BARRY.IL.L.B.Avocat - Procu reur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques, Chambre 44.Tél.Bell, Main 1973.Boite Postale .'(56.— Adresse télégraphique “N’aliûC, Montréal”.Tél.Main l2f.0-1251.Codes: Lieber», West.Un C.H.CAHAN, C R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Eue Saint-Jacques ELZ.AUGUSTE COTE.L.L.L., Avocat, Avenue de l’Evêché, RIMOUS-KI, P.Q., B.P.227.PETITES ANNONCES S TUATI0NS VACANTES AGENTS On demande trois agents pour vendre des calendriers en dehors de 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faire.•T.D.McLEAN, Asst.Député et Secrétaire.Département des Affaires Indiennes, Ottawa, Ont., 28 novembre, 1912.32093.MEUBLES $10,000 de meubles, tapis, rideaux, prélarts, couchettes, etc., seront vendus à sacrifice d’ici au 1er janviei 1913.Venez nous voir.The Rachei Furniture, 518 Rachel-Est, près de Parc Lafontaine, en face de la ru« Boyer.Tél.Saint-Louis 558.POUR NOEL Pour Cadeaux de Noël et du Jour de l’An, nous vous offrons 100 chaises en Rotin, d’une valeur de $3.75 pour | $2.85.O.B.Ranger, 1230 Ontario-Est.i POELES EN ACIER de Fer Intercolonial SOUMISSION Des soumissions cachetées adressées au soussigné et marquées sur l’endos: “Soumission pour atelier de réparations des chars de fret, Moncton”, seront reçues jusqu’au LUNDI, 16 DECEMBRE 1912, inclusivement, pour la construction d’une annexe à l’atelier de réparations des char: de fret à Moncton, N.-B.On peut voir les plans et spécifications au bureau de l’Assistant-Dépu-té-Ministre et Secrétaire du Département des Chemins de Fer et Canaux, Ottawa, et au bureau de l’Ingénieur permanent, Moncton, N.-B., où on pourra aussi se procurer des formules de soumissions.Il faudra se conformer à toutes les conditions de la spécification.L.K.JONES.Assistant-Député-Ministre et Secrétaire du Département des Chemins de Fer et Canaux, Ottawa.Ont.Ottawa, Ont., 21 novembre 1912.acier, iournaises Moffatt ainsi qu poêles à gaz.Ustensiles de cuisine peintures, huiles, vernis, vitres, etc Poêles échangés et réparés avec soir Spécialité: lampes Canchester et ac cessoires.M.H.Boucher, 1490 Saint Laurent.Tél.Saint-Louis 1814.POELES ACIER et fonte neufs et d’occa sion, dans tous les prix, défie compi tition, 25 machines à laver “Cana dian” $3.40; encore 2,000 manteau à gaz (job) à 5e., 6 pour 25c.Spécia lité réparations de poêles, machines laver, tordeuses.Je suis le seul qv répare les machines Godin.Echang les vieux poêles.D.Robillard, 109 Saint-Laurent, près rue Napoléoi Est 619.REPARATIONS REPARATIONS de meubles de tou genres, 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LEST.Londres, 12.— Le grand-vizir Kiamil Pacha, dit une dépêche de Constantinople, a demandé à Tew-Ilk-Pacha de rester à Londres où sa présence peut être utile.Tewfik Pacha avait obtenu récemment un congé de deux mois lui permettant de s’absenter de son poste diplo-matique, et il avait l’intention de se rendre à Constantinople pen-dynt les négociations de paix.Le sultan a porté un décret autorisant les membres de la famille impériale à visiter l’ex-sultan Ab-dul-Hamid.TROIS CENTS GRECS MASSACRES Athènes ,12.— On confirme sc-mi-officiellement la nouvelle que !gs Turcs de la Mer Noire ont brûlé plusieurs villages et massacré les habitants, aux alentours de Gallipoli et de Lalos.Des atrocités semblables .ont été commises à Kishani, dans le district de la Thrace, où 300 Grecs ont été massacrés.Le village de Kishani et les villages environnants ont été brûlés.LE PARLEMENT AUTRICHIEN Vienne, 12.— L’on croit que le gouvernement autrichien dissoudera bientôt le parlement, si la faction slave du comité du budget, le radical Czichs et les socialistes, continuent leur obstruction, au sujet du bill militaire obligeant tous les Autrichiens au-dessous de cinquante ans, à faire un travail manuel pour l’armée.Au cas de dissolution, il est probable que les bills seront promulgués en vertu de la clause de la constitution en cas d’urgence.La tragédie de Hillsville SYDNEY ALLEN EST CONDAMNE A 35 ANS DE DETENTION; WESLEY EDWARDS A 27 ANS.Population électorale A Andrinople La colonie française n’a pas soulfert Andrinople, 11.— M.Tinayre, consul de France à Andrinople, a pu communiquer à l’extérieur par la télégraphie sans fil.Il dit que la colonie française est saine et sauve et que, jusqu’à présent, la résistance de la ville ne faiblissait pas.Il y a à Andrinople une Alliance française, dirigée par M.Balin, un hôpital français, dirigé par les Soeurs de l’Assomption, dé nombreuses écoles françaises, des agences d’assurances, des entrepôts français, etc.-?- Le sentiment anglophobe en Allemagne (Service particulier) Granby, 10 — La mort de M.O.Ernest A.Tartre, notaire, survenue aujourd’hui, a créé un vide profond à Granby.Notaire d’une grande compétence, M.Tartre jouisait de l’estime de tous et commandait déjà, bien que jeune, une clientèle considérable.Droit et j consciencieux, affable et dévoué, il! eut toujours pour son prochain un cœur large et pour toutes les nobles causes un enthousiasme plein d’heureuses initiatives.NOTES BIOGRAPHIQUES Cléopbas, Ernest, Arthur Tartre est né à Waterloo, Qué., le 16 mars, 1872, du mariage de M.Joseph Raphaël Tartre, notaire, et Dame Marie Malvina Hubert.Il commença ses études au Collèges Saint-Bernardin de Waterloo.En 1887 il entra au Séminaire de Saint-Hyacinthe d’où il sortit en 1894, ayant terminé son cours classique.Il fut admis à la pratique du notariat en 11900 et, après quelques semaines de pratique, il entra en société avec le notaire J.-L.Dozois, de Granby.En 1908 il fonda, avec le notaire Dozois, le pre mi or journal canadien de Granby, "L'Echo de Granby’’ dont il fut l’âme dirigeante.Depuis 1910 il avait dissous la société Dozois et Tartre et pratiquait seul.Le 18 septembre 1906, il épousait Mlle Albina E.Page, fille de notre concitoyen M.Simon Page.De ce mariage il eut trois enfants dont deux lui survivent : Roger, âgé de cinq ans et Jérôme, âgé d’un an.Il était secrétaire de plusieurs sociétés de Granby : des Chevaliers de Colomb, du “Granby Board of Trade” président de la société Saint-Jean-Baptiste.Au mois de juin dernier il avait été nommé secrétaire-trésorier de la municipalité du Canton de Granby.Lui survivent : son épouse et deux enfants, Roger et Jérôme ; son père, le notaire J.R.Tartre, et sa mère ; deux frères : le notaire C.U.R.Tartre, de Sutton et Raoul, de Québec ; et six sœurs : Mmes Arthur Robinson et J.A.Perras, N.P., de Waterloo ; Mme Edgar Clément, de Rock Island ; Mme Berclus Monty, de Granby, Mlle Clara, de Sutton et Mlle Yvonne, de Waterloo.Les funérailles ont eu lieu à Gran by, ce matin.Le fameuse tragédie d’Hills-ville a eu son épiloque hier, lorsque Allen et son neveu, trouvés coupables d’avoir tué, en mars dernier, le juge Massie, le shérif, le subslilut du procureur général, ont été condamnés au pénitencier.Sidney Allen, le chef de la bande, a été condamné à purger une sentence de trerge-cinq ans.Son neveu, Wesley Edwards, s’en est tiré avec vingt-sept ans.Ces deux sentences ont été rendues à la suite d'un compromis entre l’avocat du coupable et celui de la couronne.Sidney Allen avait déjà été trouvé coupable du meurtre au second degré du juge A.Massie cl du shérif Webb.Il avait eu deux sentences de quinze années.Il devra faire cinq autres années pour le meurtre de l’avocat Wm.M.Foster.Le gouverneur Mann a accorde un sursis à Floyd Allen et à son lils Claude, qui devaient être exécutés cette semaine.Ils monteront à l’échafaud le 17 janvier.COMMENT SE REPARTISSENT LES VOTEURS D’APRES LA NOUVELLE DIVISION DEMANDEE PAR LE COMITE DES CITOYENS.Nous donnons ci-après l’état de la population d’électeurs de chaque quartier d’après la division que veut faire le comité des citoyens par le projet de loi qu’il présente à la législature.DIVISION NORD:— Belle reprise d’“ Aida >1 MME AMSDEN AINSI QUE MM.LEON LAFFITTE ET POLESE SONT ACCLAMES.DECOUPEZ CETTE ANNONCE $1.50 ELLE VAUT M.Dan.McGillicuddy Ce journaliste bien connu meurt à Toronto.Il n’existe que dans l’imagination des Anglais, déclare un voyageur.M.Henry Munderloh, revenu hier d’Allemagne, déclare qu’il a voyagé beaucoup en Allemagne et pris contact avec les agriculteurs, les marchands et les industriels, et qu’il n’a trouvé chez aucun le sentiment antibritannique que certains prétendent exister d’un bout à l’autre des possessions de Guillaume.M.Munderloh dit que si les politiciens voulaient don-T.jr un peu de répit aux classes ou vrières d’Angleterre et d’Allemagne, oensant plus à la lutte pour la vie, qu’à se prendre à la gorge, l’humanité s’en trouverait bien mieux.Il ne croit pas qu’il y ait de véritable antipathie entre l’Allemagne et l’Angleterre.Il n’a jamais entendu parler, en Allemagne, de la possibilité d’une guere avec l’Angleterre.Si un sentiment en faveur de la guerre eût existé en Allemagne, il s’en serait certainement aperçu.S’il existe un parti de la guerre en Allemagne, il est contrebalancé par l’élément socialiste déjà très fort et qui croit incessamment.Elevage du bétail de boucherie Toronto, 12.— Daniel McGillicudy, un des journalistes les plus connus du Canada, est décédé hier à sa résidence de Grenadier Road, à l’âge de soixante-deux ans, après une maladie prolongée.Il publia le “Signal” de Goodrich, et en fit l’un des meilleurs journaux hebdomadaires.C’était un ardent libéral et il était connu comme l’un des orateurs les plus effectifs dans les campagnes politiques.Il y a environ dix ans, il vendit le “Signal” et fut quelque temps au service du gouvernement à Ottawa.Puis il s’en alla dans l’Ouest où il fonda le “Calgary News”.A la suite d’une poursuite en libelle impliquant Bob Edwards, du journal “Eye News”, de Calgary, il revint dans l’Est.Quelque temps avant la dernière élection, il se mit en évidence à cause de ses divergences d’opinions avec quelques chefs libéraux, mais il se fit un ardent champion de la réciprocité.Depuis un an, il vivait paisiblement à Toronto.M.McGillicuddy avait la plume facile, possédait un prompt jugement et un style fort et vigoureux.Quartier Saint-Denis , .Quartier Ahuntsie .Quartier Bordeaux.Quartier du Mont-Royal Quartier de la Côte-des- Neiges.Quartier Laurier .Quartier de Lorimier .Total.DIVISION SUD:— Quartier Ouest.Quartier Sainte-Anne .Quartier Saint-Gabriel .Quartier Sainte-Cuné- gonde .Quartier Saint-Paul .Quartier Kmàrd .Quartier Saint-Henri .12,805 1,029 800 782 213 10,548 3,705 29,981 1,641 5,202 4,403 2,567 870 1.760 6.060 Total .DIVISION EST U Quartier Sainte-Marie .Quartier Hochelaga .Quartier Rosemont .Quartier de la Longue- Pointe .Quartier Papineau .23,490 5,570 5,866 459 1,861 8,721 Total.22,480 DIVISION OUEST:— Quartier Saint-Laurent .5,581 Quartier Saint-Georges .3,448 Quartier Saint-André ., 3,634 Quartier Saint-Joseph 4,439 Quartier Notre-Dame de Grâces.2,451 Total.19,553 DIVISION CENTRE:— Quartier Est.Quartier Saint-Louis Quartier Saint-Jacques .Quartier LaFontaine .Quartier Saint-Jean-Baptiste .Quartier Duvernay .Quartier Centre .Total 784 6,485 3,374 5,744 5,403 3,512 1,221 26,526 Faits - Montréal “Aida”, avee la splendide distribution que l’on connaît, était à l’affiche hier soir au Majesty’s.Rarement vit-on plus de monde dans la salle.C’était soirée populaire et il fait plaisir de constater que les belles oeuvres ne laissent pas notre peuple indilfércut.L’auditoire d’hier a frénétiquement applaudi les artistes.A la tin de chaque acte, il fallut lever le rideau à maintes reprises.On voulait revoir la délicieuse Aïda, si merveilleusement incarnée par Mme Amsden; on voulait saluer encore et encore le grand artiste qu’est M.Léon Laffitte; on voulait acclamer M.Polese et Mme Claes-seus.Choeurs et orchestres se sont acquittés de leur tâche avec une assurance imperturbable.On a regretté, lors de la rentrée de Rhadamès à Memphis, ne pas voir les fameuses trompettes pré-1 céder le cortège.La direction de l’opéra a éprouvé elle-même un contretemps à ce sujet.Ce soir, “Thaïs”, de Massenet, avec Mme Carmen Melis et M.Jean Riddez dans les principaux rôles.La demande de billets a été telle que pour la représentation de ce soir, il n’y a plus une seule place à retenir.Pour celle de samedi, il y en a encore quelques-unes mais elles sont rares et on fera bien de se presser.On annonce pour mercredi soir prochain “La Tosca" avec la charmante Elizabeth Amsden dans le rôle-titre, et Giovanni Polese dans celui de Scarpia.Le vendredi de la même semaine, Mme Carmen Melis chantera le rôle de “Mimi”, de la “Bohême”.Le jeudi, reprise d’“Hérodiade”.On donnera aussi “Rigoletto” avee Evelyn Scotney, Polese et Léon Latntte dans les principaux rôles.“Aida ” au Métropolitain (Service panicuïir.r) New-York, 12.— La représentation d’“Aïda”, au Métropolitain, avant hier soir, avait attiré une foule énorme.La mise en scène était d’une richesse inouïe.L’interprétation vocale et instrumentale du chef-d’oeuvre de Verdi fut d’une rare perfection.Caruso, Desti-un, Louise Homer et Gilly remplissaient les principaux rôles.Ils remportèrent un véritable triomphe.**** **** ************ ********** » » » » » » # $ » $ » l » » $ » t » » » I » » » g f « « * i 4i *> « *( *> *> fi 4' fi * « * * *• « «- Pour vos cadeaux de Noël et du Jour de l’An, adressez-vous à la maison F.X.VAL1QUETTE & Cie 646 RUE SAINTE-CATHERINE, Maisonneuve où vous trouverez un assortiment complet de louets.Meubles de tous genres pour les petits et les grands.De plus, d’ici au Jour de l’An, avec tout achat de $5.00 et plus, vous recevrez gratuitement un joli cadran avec alarme, d’une valeur régulière de $1.50.N’OUBLIEZ PAS L’ADRESSE: 646 RUE SAINTE-CATHERINE, COIN PIE IX, 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OPERATION DE PRET COOPERATIF Inscrivez-vous immédiatement pour avoir droit à TJN EMPRUNT DE 81,000 REMBOURSABLE 95.00 PAR MOIS PENDANT 20 ANS (Intèrôt et copital compris) PROSPECTUS adressé franco sur demande.“ LA CAISSE HYPOTHECAIRE, LIMITEE,” CHAMBRE 307 103 RUE ST-FRANCOIS-X A VIER.N.B.—AGENTS DEMANDES Le déficit de la production du bétail de boucherie, coïncidant avec l’augmentation de la consommation a, depuis quelques années, fait envisager aux grands abattoirs canadien*, la possibilité de faire leurs achats en République Argentine.Le déficit est assez marqué pour avoir stimulé le zèle des gouvernements fédéral et provinciaux, des compagnies de chemin de fer, associations d’éleveurs et autres particuliers ou corporations intéressés à l’agriculture.Dette grave situation s’impose à l’attention des cultivât juns, en général, sur qui repose entièrement,l’approvisionnement futur de viande de boucherie.Pour les aider à développer et à améliorer cette industrie le service de l’industrie animale du ministère fédéral de l’agriculture a fait paraître, il y a quelque temps, un bulletin très complet Intitulé : "Production du bœuf au Canada.” Ce bulletin, richement illustré,donne la description d’un bœuf de boucherie idéal, indique les méthodes de reproduction et d’élevage, les moyens de constituer un troupeau de commerce, s’étend sur les systèmes d’engraissement dans les différentes provinces, traite eafin de cette Industrie sous ses multiples aspects.Des sections y sont consacrées à la stabulation, à la vente, à l’hiver mge en plein air, à la constitution de cercles ruraux pour la consommation , ! du bœuf.Dans une section consa- Ottawa, 12.— Sir Milham Whyte a : crje ^ i’avenjr ,je l’industrie le bulle-cte prie d agir en qualité 15 .286 Colonial Bleu fi 15 .286 Beaver 5 1C, .238 W avorlov Caledonia 4 17 1S .190 .113 R.R.Y.M.C.A.Bleu.J .Curhbert.158 111 208 d, .Biron 192 167 147 « .Birks ,,, 221 146 58 j Carmichael ., ,,, ,,, , 161 151 200 G .Clayton.154 170 153 886 775 807 Moyenne d équipe, 504 1 5.Wavcrley M .Kemp 130 138 126 ' Hoskins., 134 124 126 aeardon 140 128 158 V regent 98 108 117 Mallette 156 138 135 65,8 63G 602 Moyenne d’équipe, 396 1 -5.COLONIAL ROUGI': VS.M A.A A.CUBS.Colonial Rouge.V Poudrulte.124 150 175 G Stephens.178 201 ISO J Carroll 142 119 193 s 1 11 164 117 A •J.Perkins 150 203 146 Ligue des Assurances Une seule partie fut jouée dans la ligue des Assurances hier soir et le club North British and Mercantile a défait le Phœnix Protector.Voici le résultat détaillé : NORTH BRITISH AND MERCANTILE.! ney ; Crescents vs Moncton.Janït.21 — Socials vs New Glasgow ; Moncton vs Crescents.Janv.23 — Sydney vs Moncton.Janv.24—New Glasgow vs Moncton ; Crescents vs Socials.Janv.28 — Crescents vs Sydney ; Moncton vs Socials.Janv.30 — Sydney vs Socials.Janv.31 — New Glasgow vs So-cials ; Crescents va Moncton.Fév.4.— Socials vs Sydney ; Moncton vs New Glasgow.Fév.6.— Sydney vs Crescents.Fév.7 — New Glasgow vg Crescents ; Socials vs Moncton.Fév.11 — Moncton vs Sydney ; Crescents vs New Glasgow.Fév.13 — Sydney vs Socials.Fév.14 — New Glasgow vs Socials ; Crescents vs Sydney.Fév.18 — Socials vs New Glasgow ; Moncton vs Crescents.Fév.20 — Sydney vs Moncton.Fév.21.— New Glasgow vg Moncton ; Socials vs Sydney.Fév.25 — Sydney vs New Glasgow ; Crescents vs Socials.Fév.gow.Fév.ney.27 28 — Sydney vs New-Glas-New Glasgow vs Syd- Cowie 116 127 Roberts .149 434 136 Hunter « .154 128 Jessop .154 128 Newman .154 162 120 Moyenne d’équipe — 707 413.720 630 PHOENIX PROTECTOR Finnic .154 16 G 198 Marceau .82 100 120 Elliott .119 105 134 Mitchell 404 106 Marshall 101 134 Moyenne d’équipe — A.537 361.576 692 705 850 851 Moyenne d’équipe.481 1-5.M.A.A.A.Cubs.Vlclntyre.117 137 130 Rtenhouse.131 162 181 Davidson.168 158 152 larvis 183 ISO 221, Moyenne 783 805 150 810 d’équipe.485 3-5.R.R.Y.M.C.A.ROUGE VS.CALE- DONIAN R.R.Y.M.C.A.Rouge .îrwsam.163 174 Mann 221 161 156 Lindsay.1 H 1 II 183 MeBreartv 169 139 Brown 160 190 167 849 794 826 Moyenne d'équipe, 493 1-5.Caledonian.Lavangor.187 152 145 Bmall 181 159 177 Nivin 134 161 135 Uîoble 195 166 155 Currie 106 Fvfe 113 781 166 778 805 Moyenne d’équipe.172 2-5.POSITION DES CLUBS.G.Y P.C.2.R.V.M.C.A.Bleu.18 3 .857 Ptandnrd.17 1 .810 M.A.A.A.Cuba H 7 .667 Colonial Rouge 14 7 .GG71 M.Bellemare est réélu président L’installation des officiers du club “La Gaieté Canadienne”, de1, Sarnr-Henri, a eu lieu lundi le 9 décembre dernier, le Comité se compose do gens bien dévoués qui ont déjà faits leurs marques dans le passé.Les officiers sont les suivants : Président, M.George Bellemare ; 1er vice-président, G.Roy ; 2ème vice-président, A.Moisan ; sec.-Arch., J.Arthur Sainte-Marie ; ass.sec.J.A.Peladeau ; sec.fin., Eag.Senécai ; très., Jules Sainte M i rie ; Com.-Ordonnateur, O.Pun*o ; ord., Jos.Gladu i; gt-Payette ; dircct»urs, A.Dupuis, Jos.Tessier ; J.A.Major et Arthur Le- ass.-comm.rant, Nap.Ri vest, 6.Auditeurs, duc.Les nouveaux officiers se «ont m'r, de suite à l’neuvre pour organiser le banquet de Noél et tout lais pré voir un gros succès.Les membres qui veulent prendre part à ce banquet sont priés de retenu leur pince de suite auprès des ulrecteurs car 'e nombre est forcément limité.La section de la raquette s’orgnni se et l’on compte sur un grand .• ombre de nouveaux membres c i t stu- me cette année.Nous félicitons les officiers du nouveaux Comité de leur élection et .GG7 i leur souhaitons beaucoup dè succès.Dans la ligue Interprovinciale Les clubs de la ligue de hockey Tn-terprovinciale, section de la Vallée d’Ottawa, joueront leurs parties aux dates suivantes : Janv.3 — Renfrew à Arnprior ; Carleton Place A, Pembroke.Janv.10 — Pembroke A Renfrew ; Arnprior à Almonte.Janv.14 — Renfrew à Carleton Place ; Almonte à Pembroke.Janv.17 — Carleton Place à Arnprior ; Almonte à Rrenfrew.Janv.24 — Renfrew à Almonte ; Arnprior à Carleton Place.Janv.31 — Carleton Place à Arnprior ; Almonte à Pembroke.Fév.4—Renfrew à Almonte ; Arnprior à Carleton Place.Fév.7 — Pembroke à Almonte ; Carleton Place A Renfrew.Fév.14 — Almonte à Arnprior ; Fév.21 — Pembroke à Carleton Renfrew à Pembroke.Place ; Arnprior à Renfrew.Le Toronto à Toeuvre LES JOUEURS DE BRUCE RID PATH ONT PRATIQUE POUR LA PREMIERE FOIS HIER.— T,ES EQUIPIERS CREENT UNE BON NK IMPRESSION.Toronto, 12.— Les pr itégêa de Bruce Rtdpath ont revêtu l’unifo'mo pour la première fois hier matin.Les joueurs présents à la pratique êtaieni Nighbur, de Fort William ; Dav.l son, de Kingston ; “Cully” Wilson de Winnipeg ; "Sue” McLean, de Westminster ; Kyle, de Toronto Randall, de Port Hope ; Japp, de Moose Jaw : Cameron, de Port Ar thur ; “Rey” MeGiffin, de Simcoe Nixon, de Port Hope ; Hanford, de Calgary ; Rowden, do Port Hope Dusty, de Deterboro t; Carmichael de Port Hope, et Harry Holmes, au trefois gardien de but du club Park dale.On a fait beaucoup de bruit, l’autre semaine, autour de ce qu'on appelle injustement “le record de Poliguen”, car, en réalité, il ne s’agissait que d’un accident consécutif à une tentative d’exploit stupide, accident qui eut pu devenir mortel, tout comme celui dont fut victime le malheureux poivrot, mort pour avoir, après pari, réussi Je magnifique exploit d’absorber douze rations d’absinthe pure, tandis que sonnaient les douze coups de midi.D’ailleurs, vous savez l’histoire.Pouliguen annonce qu’il va tenter de battre le record du monde de la plongée sous l'eau.11 entre dans l’eau, y disparaît,cramponné à une perche.Le dit record du monde était de 4 m.4(1 secondes, les spectateurs, à la cinquième minute, sont pris de peur.Pouliguen n’est plus a l’extrémité de la perche.Des plongeurs s’élancent à sa recherche.Et l’un d’eux, enfin, découvre le malheureux inanimé, et le remonte à la surface, où il retrouve heureusement ses sens.Et, comme le chronométreur ayant gardé son sang-froid au milieu de l’affolement général, annonce que le quasi noyé est demeuré 6 m.29 s.4-5 sous l’eau, des compétences, très spéciales, évidemment, annoncent que le record est battu.Supercherie, disent à tort les uns qui imaginent le truc du ballon d’oxygène, dissimulé préalablement.Accident, disent les autres, plus justement, car Pouliguen est un bravo et honnête garçon qui avoue, d’ailleurs, avoir perdu connaissance et n’avoir été sauvé que grâce à une intervention étrangère.Supercherie?Accident?Non.Record, du monde! répliquent les bonzes de l’Union Française de natation qui ont—ne riez pas!—homologué officiellement la performance de l’asphyxié.Décidément, la vie nous réserve, de temps à autres, de belles heures.Car enfin, en cette occasion, c’est Pouliguen qui tourne de l'oeil au fond de l’eau et, finalement, ce sont les dirigeants de l’Union Française de natation qui se suicident.Car, en France, c’est le ridicule qui tue le plus sûrement.Cette aventure a tout au moins le mérite de .suggérer aux esprits sains quelques réflexions nécessaires.Il ne faudrait pas, sous prétexte sportif, abîmer le sport, et, en étiquetant “records” des exploits dignes du buveur d’absinthe dont je parlais plus ! haut, venir discréditer les vraies per-jformances athlétiques, saines, utiles, j nécessaires.! Le record ( ! ! ?) de la durée sous ! j l’eau est imbécile.Tout d’abord parce que depuis la formidable décision de! 'l’Union Française de Natation, il est I sûrement dévolu, sous peu de jours, •au pauvre désespéré qui se jettera jcians la Seine, pour un motif ou pour j une autre, et qui retiré vingt ' i minutes aprèJ par un agent plongeur, sera ranie grâce aux tractions ryth- ; mées de la langue et autres soins recommandés par la Faculté.Et cette tentative est également imbécile parce que ce n’est pas en se pri- ; vant de respiration qu’on apprend à respirer, mieux et plus longuement.C’est to;|l un art, et combien précieux de savoir respirer.Et au jour du plongeon inattendu, croyez-moi, c’est 1‘homme qui, ayant appris à respirer, ayant ainsi développé sa capacité thoracique, et, par conséquent, capable d’emmagasiner le plus grand volume d’air, c’est celui-là qui pourra avoir la plus grande chance de se sauver, puisqu’il sera capable de rester le plus longtemps dans l’eau sans respirer.Un exercice sportif doit avoir une utilité, nettement définie.Or, l’asphyxie, que je sache, n’a rien de bien utile.Pourquoi, dans ces conditions, ranger au nombre des tentatives sportives colle qui consiste, comme celle de Pouliguen, à risquer la noyade ?Tenez! il en est exactement de même du record de la hauteur du plongeon.Qu’un magnifique athlète et un plongeur admirable comme Peyrusson plonge de trente mètres de hauteur, c’est admirable de sa part, mais de grâce ne me parlez pas de record.Car le moindre gringalet, ne Sachant ni nager, ni plonger, peut très bien, grâce à la loi de la pesanteur, tomber dans l’eau de plus haut encore.et se tuer.Il est difficile de sauter haut, il n’y a aucun mérite à tomber du premier étage de la Tour Eiffel.Voyez plutôt cet aspirant recordman de la hauteur du plongeon qui, s’étant jeté du haut du pont transbordeur de Rouen fut repêché mourant.Du sport, cela! Jamais.Réservons nos admirations pour d’autres sujets, et combattons ces folies dangereuses.La tentative de suicide n’a pas encore, bien heureusement, sa place au livre des records.Geo.LEFEVRE.Les services de Pitre n'ont été que loués LE CLUB CANADIEN POURRA LE RAPPELER SOUS SES COULEURS APRES LE 29 JANVIER.Québec, 12.— On craint en cette ville que Didier Pitre ne fasse pas toute la saison avec le club Québec.C’est la rumeur courante que Kennedy n’a prêté ses services (de Pitre) au club local que jusqu’au 29 janvier alors qu’il pourra le rappeler sous les couleurs du Canadien.Si Didier n’est pas rappelé-à cette date, le club local aura le droit de le conserver jusqu’à la fin de la saison, à condition de payer une royauté au club Canadien pour ses services.Ceci explique un peu comment il se fait que Didier n’ait jamais reçu son congé en règle du Canadien.Un nouveau joueur pour les champions (Service particulier) Québec, 12 — Le club Québec a conclu aujourd'hui l’engagement d’un nouveau joueur de défense nommé Harry Mummery, de Brandon.Mummery mesure six pieds et pèse près de deux cent livres.Il sera à Québec le 15 décembre.L’équipe des champions se trouve maintenant au complet.Ligue Sociale de quilles Voici le résultat du match entre les clubs de quilles canadien et Saint-Denis, qui eut lieu sur les allées du Canadien hier soir : Canadien.975 997 939—2911 St-Denis.911 gel 924—2696 Majorité pour le Canadien 215 Nouvelles Sportives Ottawa, 12.— Il est douteux que le club National, de la ligue Interprovinciale, puisse avoir de la glace pour jouer ses parties cet hiver.Cet inconvénient a retardé l’adoption du calendrier des joutes qui sera arrêté définitivement A l’assemblée de jeudi soir.Le National s’est adressé au patinoir Rideau, mais il n’a pu obtenir d’heures pour pratiquer à cet endroit.Alfred E.Wood se retire de Sa piste Alfred E.Wood, le fameux coureur anglais, est dégoûté du sport et se retire de la piste après de nombreuses victoires.Dans sa dernière tournée à travers le Dominion, Wood, A part ses dépenses n’a fait que ?26 de profit.C’est probablement ce qui l’a décidé à abandonner la profession.Première pratique du club Wanderer Les membres du club de hockey Wanderer ont eu hier leur première pratique de la saison au patinoir Coliseum.•Les joueurs suivants ont pris part à la pratique d’hier matin : Buts, Broughton ; Boyes et Edwards ; défenses.Art.Ross et Spra-gue Cleghorn ; Attaques, Gordie Roberts, Ernie Russell, Odie Cleghorn, Harry Hyland, Art.Bernier, Hill et Tétreau.Club Frontenac de l’Alliance Nationale Les membres du club Frontenac de l’Alliance Nationale Inc.offrent à M.Geof P.Viau, président du CUb toutes leurs sympathies ù l’occasion de61a mort récente de sa mère.B.MONGEAU, Se.c.Cercle Paroissial de Saint-Henri Assemblée générale des tiri nVes actifs du Cercle dimanche prochain, le 15 décembre A 1 heure p.m.p>z-cisef But de l’assemblée le 18 déeem bre.Les membres qui ne seront, pas en règle le 15 courant n’iuuout pas droit de vote.Par or Ira du Conseil.U.P.Boisvert, secrétaire.Le Tecumseh New-York, 12.— Lors de son passage en cette ville, Sammy Licüten-hein, de Montréal, était trop absorbé par les affaires du baseball pour parler hockey.Il s’est cependant permis de dire que ses Wanderers arriveraient champions de la N.H.A.Lich-tenhein s’est entretenu longuement avec George Stallings, le nouveau gérant des Boston, de la ligue Nationale, au sujet de la vente du pitcher Frank Smith.Lichtenhein a déclaré que rien n’a été fait, parce que Stallings n’a pas daigné ouvrir son portefeuille.Toronto, 12.— Fred Robson, le patineur-vétéran, prendra part aux championnats canadiens de l’hiver prochain.Robson patine depuis vingt ans, mais à l’encontre de certains coureurs il ne semble pas vieillir.Voici la déclaration qu’il faisait, hier : "Je constate que je vieillis, mais je ne me fais pas l’idée que ma vigueur diminue.Je prendrai part aux courses de Toronto et d’Ottawa, et j’espère y décrocher des lauriers contre les jeunes coureurs qui me feront la lutte.Toronto, 12.— Tous les clubs locaux de rugby ont fait de l’argent.Varsity a réalisé près de $8)000 de bénéfices, les Argos environ $3,000, et les deux autres clubs locaux près de $500 chacun.Les dépenses de voyage de ces clubs ont été énormes.Le club Argonaut a voyagé avec une moyenne de 32 hommes.Québec, 12.— De nombreux amateurs de Québec se sont assemblées mardi soir.Ils se proposaient de fonder un club, et ils ont réalisé cet te idée.La piste des terrains de l’Exposition de Québec sera mise en bon état pour l’exercice des chevaux cet hiver.Les officiers de sont les messieurs suivent : Patron : J.B.Forgues ; Président : Orner Parent ; vice-président, J.B.Bigaouette ; secrétaire J.B.E.Forgues ; assistant, Josa-pbat Robitaille ; trésorier, J.A.Drolet.ce nouveau club dont les noms Ottawa, 12.— Les dessous de la si tuation du club local de la N.H.A.se révèlent de mieux en mieux.Il est connu de tout le monde que les Ottawa refusaient d’accepter les con-j dirions premières posées par M.Dey j A cause du surplus énorme qu’ils au [ ront A payer en salaires A leurs | équipiers pour la saison 1912-13.On assure que les frères Patrick seront cause que les Ottawa devront débourser $6,000 de plus que l’an der nier pour leurs équipiers.La direction dû club a décidé de donner la préférence aux joueurs locaux, et ’ Broadbent, Tommy West-wick et Denison en ont profité pour signer immédiatement.La guerre i des Patrick a surtout profité A Ro-nan, Darragh, Lesueur et Benedict! qui ont reçu “des augmentations”] considérables.La ^ifféreneef., 0 cïnb ordinairef.CAL - ont dépend gramme qu'on vottî pour votre légi-im*.les exercices, douches, tnns&sge ou toutes autres applications (Tape n ta physique» jugées nécessaires ft vct.e cas! C'EST qu’on y un BON EXA.^ ^ respecte les LOIS MEN MEDI * de 1/ HYGIENE ! t On N’Y FUME PAS! On N'T BOIT 2NC0EE MOINS DE L'ALCOOL! Ou N'Y VEILLE PAS TARD! ARENE DE LA SANTE ¦rec nn 0*1187 qu’à l'entrée, vous subisses un interrogatoire comnlet sur vos AK-TECKDENT3 HEREDITAIRES et PER-S O K N E LS.le pro donnera OU Institut de Physiothérapie -|»U- Docteur HENRI LASNIER Pour la NEURASTHENIE, l’OBESITE, la DYSPEPSIE, le RHUMATISME.(fermeture à 10 heures le goirï ON Y JOUE BEAUCOUP!.mais des muscles.Pas.à l’argent I On S’Y ECHAUFFE! aussi par la GYMNASTIQUE SUEDOISE Bnns avoir à redou-ter ies BRONCHITES à la sortie, car un SERVICE D’HYDROTHERAPIE qui fait suite au GYMNASE vous immunisern contre tous les refroidissements possibles! Vous en reviendrez toujours PLUS RICHE! 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Livia, me enfant, le coffret pour Mlle de Moni ferrand ?.Elle usait volontiers de cette a; pci la! ion “mon enfant”, et la répéta encore à la petite de Roquescize, f mettant un baiser sur ses joues ps lottes.—Dix-huit ans! C’est demain, diti vous, que celle petite aura dix-hu ans.Laissez-moi donc lui souhniti sa fête.De la table voisine, elle enleva une magnifique corbeille d’orchidéi que Spanden courut porter dans landau familial des Roquescize, —Oh! princesse, protesta M.i Roquescize, comme vous gâtez cet' petite! (A iiilvre) i” njik> 8 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 12 DECEMRRE 1912 VOL.III.— Xo.293.TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hear & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame-Est.R.de Mesle, gérant.Aujourd'hui maximum .Même date l’an dernier Aujourd'hui minimum .Même date l’an dernier .20 57 10 42 BAROMETRE 8 heures, matin: 29.91.11 heures, matin: 29.98.Midi: 30.00.DEMAIN Beau et froid.Le délégué apostolique (Service particulier) Saint-Jean, N.-B., 12.— Son Excellence Monseigneur Stagni, délégué apostolique a quitte Halifax aujourd’hui.Hier soir avait lieu une réception à l’archevêché et plusieurs centaines de citoyens sont venus présenter leurs hommages à Son Excellence.LA MORT DE LUITPOLD Le doyen des princes régnants de TEurope s’éteint ce matin après avoir régné plus de 26 ans sur le royaume de Bavière Le défunt était un grand militaire et il avait fait preuve d’un beau patriotisme en consacrant sa liste civile de roi au paiement de la dette nationale MM.Borden et Laurier au banquet des voyageurs de commerce Le bouquet annuel de l’Association des Voyageurs de Commerce du Canada, l’un a es plus importants de l’année aura lieu luidi soir, le 23 décembre.M.R.L.Borden et probablement Sir Wilfrid Laurier y assisteront.Son Altesse Royale a été invitée, mais elle ne pourra y assister.M.G.P.Graham, ex-ministre des chemins de fer, y sera.Plusieurs ministres y prendront part.Le maire Lavallée y assistera ainsi que les représentants des principaux corps financiers.Un nouveau sénateur (Service particulier) Saskatoon, Sask., 12.— On dit ici que M.1.R.Wilson, premier maire de Saskatoon et chef conservateur, sera nommé sénateur.11 fut candidat à l’élection fédérale de 1908 mais fut défait par A.P.McNab.Feu J.S.B.Thompson Cet homme, bien connu dans le monde des chemins de fer, meurt hier soir à l'hôpital.(Service particulier) Richmond, Ve., 12.— Après avoir souffert une longue maladie, M.J.-S.Barboux Thompson, autrefois attaché du président du chemin de fer du Sud, est mort ici, hier soir à l’hôpital.Il était âgé de 56 ans.M.Thompson, jusqu’en 1910, eut de grands intérêts dans le chemin de fer du Sud.Il quitta son poste d’assistant pour devenir président de TAt-lantic Compress Company.-4-— M.Alph.Desjardins l’invité de M.Taft (De notre correspondant) Québec, 11.- M.Alphonse Desjardins, le fondateur des caisses populaires, a reçu, de la part du secrétaire d'Etat des Etats-Unis, M.Knox, agissant sur les instructions du président Taft, l’invitation officielle d’assister au Congrès des gouverneurs d’Etat qui sera 1rrni ces jours-ci, à Washington, pour discuter le crédit coopératif ou le système de caisses de crédit établi au Canada par M.Desjardins.M.Desjardins est retenu à Ottawa par scs travaux sessionnèls et ne pour ra malheureusement se rendre à l’invitation du secrétaire américain.(Service particulier) Munich, Bavière, 12.— Le prince Luitpold, régent de Bavière, est mort aujourd’hui, à l’âge de 91 ans.Il était malade depuis plusieurs mois.Le prince Luitpold avail 65 ans, lorsque, en 1886, il dût prendre la régence à cause de la folie du roi Louis IL II la garda jusqu’à la mort de celui-ci, lorsque le frère de Louis, Othon, devint roi, mais ne régna à cause de son état.Luitpold, qui avait été l’un des meilleurs généraux allemands, se consacra tout entier à ses nouveaux devoirs.Il contribua beaucoup à augmenter le prestige et la prospérité de la Bavière.Il onsa-cra la liste civile du roi au paiement de la dette nationale.Il ne voulut jamais prendre le tilre de roi.Il était le frère du roi Maximilien II, père de Louis et d’O-Ihon.En 1844, il avait épousé la princesse Augusta, fille de Léopold II, grand-duc de Toscane, dont il eut trois fils: Louis, né en 1845, qui lui succédera comme régent, Léopold et Arnulf, et une fille.Le prince Luilpold était le plus vieux souverain de l’Europe, étant né le 12 mars 1821.H était plus vieux de neuf ans que l’empereur d’Autriche, né en 1830.Mais celui-ci régnait depuis beaucoup plus longtemps, étant monté sur le trône en 1848.Comme l’aliénation du roi Othon est incurable, il se pourrait que le prince Louis succédât à son père avec le titre de roi de Bavière.LE DEUIL EN ALLEMAGNE Berlin, 12.— L’empereur Guillaume a ordonné un deuil public, de trois semaines, à la suite de la mort du prince Luitpold, de Bavière.Lfe parlement impérial a ajourné après Noël pour la même raison.LA CAUSE DE LA MORT Munich, 12, — La cause principale de la mort du prince Luitpold est le catarrhe des bronches aggravé par la faiblesse de l’âge.Le prince est mort avant que son fils, le prince Ludwig, eût le temps d’arriver à son chevet.Le prince Léopold avait contre-mandé toutes les réceptions publiques; mais il persista à recevoir les ministres de la Bavière et les attachés de sa maison.Le Bill de Montréal à la Législature DORENAVANT LES ELECTIONS GENERALES MUNICIPALES AURONT LIEU LE PREMIER LUNDI D’AVRIL.— LA VILLE N’OBTIENT PAS LE DROIT DE TAXER LES PROPRIETAIRES, CHAUFFEURS OU CONDUCTEURS DE VOITURES AUTOMOBILES.LES EXPROPRIATIONS Mort du professeur Wolcott (Service particulier) Edmonton, 12.— Le professeur Charles Wolcott est mort ici ce matin après une maladie de plusieurs mois.Il vint à Edmonton au moment de l'exposition et tomba malade.La mort de M.Wolcott est causée indirectement par une chute de trois mille pieds qu’il fit en ballon dans l’Amérique du Sud, il y a sept ans.Il se brisa presque tous les membres dans cette chute et l’opération qu’on dût lui faire a mis à découvert la colonne vertébrale, sur une longueur de 9 Pouces.Cette opération attira l’at-tention du inonde enlier et les journaux et les revues consacrèrent de longs arteiles à ce retour inattendu à la santé.Un premier attentat contre Woodrow Wilson (Service particulier) Colorado Springs, 12.— La police et les autorités de la ville et du comté soûl venues en conflit au sujet de la mise en liberté de John .1.Cohan, arrêté il y a deux semaines, parce qu’il avait déclaré qu’il voulait tuer Je président Wilson.Ces autorités de la ville et du comté avaient ordonné la libération du prévenu, mais la police refusa de lui ouvrir les portes de la prison.Finalement on décida de remettre la cause entre les mains du gouvernement.La police refusa de rendre Cohen à la liberté, parce que depuis son incarcération, il avait proféré des menaces contre le juge Julius Mack et contre tous les officiers de police de Colorado.25e anniversaire de prêtrise Les paroissiens de Saint-Bernardin de Waterloo rendent hommage à leur curé.(Service particulier) Waterloo, Qué., 12.— Mardi dernier, la paroisse Saint-Bernardin de Waterloo célébrait le 25ième anniversaire de prêtrise de M.l’abbé Michel Beauregard et le 9ième de sa nomination à la cure de cette paroisse.Voici les noms des membres du clergé qui assistaient à cette fête :— L.-A.Senécal, chanoine, curé de la cathédrale de Saint-Hyacinthe.L.Beauregard, frère du jubilaire.Zoel Decelles, vice-supérieur du Séminaire de Saint-Hyacinthe.Jos.Laferrière, professeur au Séminaire.R.Desnoyers, curé de Roxton Pond.P.Cardin, curé d’Acton-Vale.H.Lafontaine, vicaire à l’évêché.J.-N.Laflamme, chanoine, curé de Parnham.P.-D.Darche, curé de Saint-Sébas tien.M.Gill, curé de Granby.T.-N.Bélisle, curé de Knowlton.J.Jodoin, ancien curé de Saint-Da-mase.Ernest Messier,curé de Sweetsburg.H.-E.Messier, curé de Saint-Hugues.E.-E.Pelletier, curé de West Shef-ford.A.Benoit, curé de Milton.F.-X.Brassard, curé de Magog.Le Très Rév.Père Prieur des Bénédictins de Memphremagog.N.-C.Leduc, curé de Roxton Falls.G.Barré, curé de Notre-Dame des Anges de Stanbridge.J.-E.Lemonde, curé de Saint-Joachim.G.Gaudreau, curé de Saint-Hilaire.Nous avons remarqué les laïques dont les noms suivent:— MM.J.Girard, P.Campbell, D.M.Poirier, marguiliers; le président de la société Saint-Jean-Baptiste, R.Cloutier, avocat; A.Vaillancourt, médecin; J.-H.Poirier, président de la ligue du Sacré-Coeur; Ovila John, vice-président de la Société Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe; Alfred Poirier.président de l’Alliance Nationale, P.Trudeau, président des Forestiers Catholiques; J.M.Bourgeois, président de la C.M.B.A.La célébration s’est clôturée par une séance musicale que donnèrent, le soir, à l’Hôtel de Ville, les élèves du couvent.il rédame $15, de la M.T.Lted A la suite d'un accident de tramways, M.Koch Normandin poursuit la compagnie.Les victimes du “ Derna ” L'équipage de ce navire, au chiffre de 25.a péri.Mariage prochain HL Ir sénateur et Mme Boyer annon-cntil, pour le 23 courant, le mariage de leur fille May, avec M, le Dr Arthur Mignault.L’inscription des électeurs Les électeurs de la Pointe Saint-Charles peuvent enregistrer leurs noms chez le Dr.Bourdon, 94, rue Laprairie; M.Emery Boursier, angle des rues Centre et Laprairie; M.L.Doyon, 163E, rue Ropery.(Service particulier) Devonport, Angleterre, 12.— On connaît maintenant le nom du steamer frappé par le vaisseau de guerre “Centurion”, de la marine anglaise.C’est le “Derna", connu autrefois sous le nom de “Girgenti", et propriété d’un Génois.L’accident se produisit mardi dernier, dans La Manche.Le “Derna” portait un équipage de vingt-cinq nommes.Il a coulé à pic sous le choc du “Centurion”.On a retrouvé ce matin, au large de l’île de Wight, une épave portant le cadavre de l’un des hommes.On a minutieusement examiné le bois et après l’avoir comparé avec une pièce restée prise à l’avant du cuirassé, on conclut que c'était bien le "Derna” que le “Centurion” avait coulé, Le 21 février 1911, au coin des rues Saint-Jacques et Craig, Roch Normandin qui se trouvait sur la marche d entrée d’un tramway Saint-Denis, eut le pied broyé par la collision d’une voiture électrique Windsor.Normandin dut rester à l’hôpital, très longtemps, et il dut se laisser amputer une partie du pied, ce qui fait qu’il sera boiteux pour le reste de ses jours.De plus il perd une position de commis-voyageur qui lui aurait donné de forts bons gages.Le blessé poursuit aujourd’hui la compagnie des Tramways de Montréal, pour 815,000.Il prétend que s’il y a eu collision la faute en est aux gardes-moteurs des deux tramways qui se sont tamponnés.Ce qui semble confirmer cette théorie, c’est que garde-moteur qui se trouvait sur la voiture Saint-Denis, un nouveau en fonction depuis quatre jours seulement, fut placé le lendemain de l’accident sur un tramway de la rue Guy.L’autre qui travaillait sur le réseau Saint-Laurent-Windsor fut congédié le lendemain de la collision.Le plaignant insiste beaucoup sur ces deux faits qui constituent une admission virtuelle de la part de la compagnie que ses employés étaient incompétents ou qu’ils avaient été négligents dans l’accomplissement de leur devoir.La défense essaie de se disculper en.disant que les rails étaient tellement glissants que les freins n’ont pu empêcher les roues de glisser sur la voie.Un des jurés demanda aux témoins qui faisaient ces déclarations, si à un autre point d’arrêt, on avait rencontré ces difficultés.La réponse fut négative.(De notre correspondant) Québec, 12.— Le projet de réforme soumis hier soir par M.Geoffrion est ajourné pour le moment.On continue l’étude des autres clauses.La date de l’élection est fixée au premier lundi d’avril.Vingt jours avant l’élection, le greffier devra nommer un secrétaire d’élection.Le comité retranche des amendements les paragraphes imposant une taxe spéciale sur les propriétaires, chauffeurs ou conducteurs de votures automobiles.On donne pour raison que ces gens-là sont déjà taxés par la province.La ville répond qu’elle ne tient pas au chiffre de la taxe,.qu’elle veut surtout avoir le moyen de contrôler les conducteurs de taxicabs.Les clauses sont tout de même retranchées.Après une longue discussion, la clause 15 rendant imprescriptibles les servitudes créées par les plans de la cité pour l’élargissement des rues a été ajournée.Le Board of Trade et certains particuliers combattaient cette clause en donnant pour raison qu’on les priverait du droit de disposer de leurs terrains.La ville répond qu’il s’agit d’une affaire d’intérêt public et que les intéressés n’ont pas trop à se plaindre puisqu’ils ont le droit de céder leurs terrains à leur gré.Ils ne l’ont jamais offert à la cité.La clause des expropriations est longuement discutée.Elle propose en premier Heu qu’à l’avenir, la ville puisse, même sous ja demande des propriétaires ou intéressés mais sur rapport du bureau des commissaires, approuvé par la majorité absolue des membres du conseil, acquérir soit Montréal, le terrain nécessaire pour clans Montréal, soit en dehors de prolonger ses rues.M.L.J.S.Morin, au nom de Maisonneuve, s’oppose à ce pouvoir, à moins qu’il ne soit sujet au consentement des municipalités intéressées.M.Robillard propose à son tour que le pouvoir d’expropriation soit sujet à l’approbation par une majorité des deux-tiers des membres du conseil; ces deux amendement sont rejetées.M.Geoffrion, représentant la “Ter-race Land Ce.” fait adopter un amendement qui obligera la Ville à payer les terrains de ses clients à leur valeur réelle, tout comme si l’expropriation n’était pas déjà commencée.Il s’agit de ce chemin au débouché situé en face de la rue de la Montagne, à la rue Sherbrooke.Lorsque le comité a ajourné l'on discutait encore le paragraphe 3 de la clause 17 qui permet à la cité d’exproprier en dehors de la cité pour le prolongement de ses rues, l’on prétend que la clause telle que rédigée permet à la cité de spéculer sur la propriété.La commission de législation a adopté ce matin une partie du projet de loi concernant les compagnies de Fidei-Commis.On a retranché la clause exigeant que les trois quarts des actions de compagnies faisant affaires dans la province soient possédées par des citoyens de la province de Québec.Les compagnies qui se sont opposées au bille ont moins d’objection si l’on stipule le respect des droits acquis.DISCOURS DE SIR WILFRID C'est cet après-midi que le chef de l'opposition dira à la Chambre l'attitude que son parti entend prendre sur la question navale M.Hazen répondra à M.Laurier.—M M.Graham et Foster parleront également.— On attend des déclarations importantes du ministre du Commerce.—Foule de curieux au débat Pire que pour les pompiers de St-Eloi Un individu s'avoue coupable d’avoir escroqué à un citoyen une forte somme d’argent, en lui promettant en retour une situation.(De notre correspondant) Chambre des Communes, Otla— wa, 12.— C’est cet après-midi que le débat sur le bill naval recommencera, aux Communes, par un discours de M.Laurier.M.Laurier devra commencer son discours vers les trois heures et demie.Comme il n’a pas l’habitude de parler plus longtemps qu’une heure et demie, on calcule qu’il aura terminé vers cinq heures, l’exposé de sa politique, à l’encontre de cêlle du ministère, et la critique du bill Borden.M.Laurier a fait une brève apparition aux Communes, hier après-midi, puis s’est retiré à son étude particulière, où plusieurs des libéraux importants Ton rejoint.Ils y ont passé quelque temps, après quoi M.Laurier s’est retiré chez lui, pour ne revenir au Parlement que cet après-midi.Hier, au cours de sa petite discussion avec M.Borden, quant aux ententes entre Tamirauté et le ministère canadien, il n’avait pas l’air en voix, mais on dit aujourd’hui qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir à ce propos.M.Laurier finira son discours ver*; les cinq heures, et M.Hazen, le ministre de la Marine, qui assista à la conférence avec l’Amirauté Tété dernier, à Londres répondra immédiatement, après lecture par ie président de la Chambre, de Camendement proposé par M.Laurier, à la seconde lecture du bill Borden.On calcule que M> Hazen devra interrompre son discours, de six heures à huit et le continuer ensuite jusque vers les neuf heures.M.Graham, le lieutenant de M.Laurier, prendra ensuite la parole, et Ton compte qu’il aura terminé ver*; les dix heures et qaurt, après quoi M.Foster fera probablement le dernier discours de la journée, à moins d’ajournement, après le discours de M.Graham.On compte que M.Foster, bien connu pour ses théories :ni-périalistes, et qui fat à vrai dire le père de la première résolulion du 29 mars 1909, qui nous vaut toute celte question navale, fera un di cours a tendances fortement jin oiste.C’est le docteur Clark, de Red Deer, né en Angleterre, dans le Northumberland, gradué de TU niversité d’Edinbourg, et qui n’est au Canada, (^ans TAlberta, que de puis huit ans, qui devra donner la réplique à M.Foster.On attend le discours du docteur Clark, qui ne le fera probablement que demain ou lundi, avec une vive curiosité car, tout en étant un “British Born” le docteur Clark est un radical de Cécole de Lloyd George et entre tient, sur le mouvement imperia liste, des idées qui ns sont pas loin de celles des autonomistes.Il commence déjà à y avoir, en ville, un bon nombre de gens ve nus des differentes parties d’Ontario et de Québec pour assister au débat de cct après-midi et de ce soir.Il y aura affluence, dans les tribunes, cet après-midi, en dépit de la température désagréable qu’j fait ici aujourd’hui, froi dvif et grand vent qui balaye la place du Parlement.Demain, il y aura beaucoup moins de monde,' et Tin térêt commencera déjà à languir.Hier matin, à la réunion plénière de l’opposition, M.Laurier a demandé aux députés de Québec et de TEst d’Ontario de ne pas s’absenter, ni vendredi, ni lundi, comme c’cst leur coutume hebdomadal re.Mais ces députés ne semblent guère vouloir tenir compte de Lavis de leur chef.H se fait toutes sortes de suppositions, sur la nature de Ta-mendement Laurier, mais Ton admet généralement qu’elle ne sera que la réaffirmation de la politique libérale de 1910.PLUS TARD Chambre des Communes, Ottawa, 12.— On dit que M.L.P.Pelletier, le ministre des Postes, répondra probablement à M.Graham, au lieu de M.Foster, qui se réserverait pour répondre demain au discours du docteur Clark, de Red Deer.A la Législature de Régina (Service particulier) Régina, Sask., 12.— Dans son discours à la législature hier, M.Tur-geon,faisant allusion à la loi sur les routes présentée au parlement à la dernière session, a déclaré que c’était une manœuvre insidieuse pour empiéter sur l’autonomie provinciale.Accepter l’offre que contient cette loi signifierait l’affaiblissement graduel des législatures.Il suggéra qu’une distribution au pro-rata soit faite aux provinces des surplus des droits de douanes et d’accise, laissant une large marge entre les mains du gouvernement.Le discours de M.Tur-geon a été fait pour combattre une résolution du parti conservateur déposée par M.Willoughby.Cette résolution,dit Toeateur, est prématurée ; c’est une absurdité,dit-il, de faire une déclaration des objections de la province au sujet d’un projet de loi qui va être présenté à cette session du gouvernement fédéral.La contribution de $35,000,000 (Service particulier) Guelph, Ont., 12.— Si le Canada peut dépenser 835,006,000 pour des navires de guerre, il a sûrement les moyens de dépenser $5,000,000 pour l’éducation agricole.Telle a été la remarque frappante faite par M.Duncan Marshall.Ministre de l’Agriculture, dans TAlberta, à un déjeuner offert par les exposants de vaches laitières.Cinq morts et sept blessés (Service particulier) Cumberland, Md., 12.— Otr rapporte que cinq personnes ont été tuées et, sept autres blessées dans une collisi’on entre un convoi de voyageurs du Baltimore & Ohio Railroad et un train de marchandises, entre Sandjatcl) et Hyn-dham, Pe., ce matin.La variole Un cas unique vient de se présenter à l’hôpital des varioleux.La femme d’un patient qui est sorti guéri il y h quelque temps, a dtï s’y faire transporter à son tour : mais, plus heureuse que les autres malades, elle n’a eu qu’une pustule, sur la joue, et la voilé à son tour guérie, Tendant que le mari de cette femme était à l’hôpital, son père, qui demeure à la campagne, vint prendre de ses nouvelle*.Il se vantait de n’avoir pus peur de la contagion et entra dans la mnison.Il retourna chez lui après sa visite, et, A peine arrivé, il tomba malade A sort tour.On a transporté un nouveau varioleux, hier, A Thôpital.Le “ Royal George " Il est parti ce matin pour Halifax où il subira des réparations.(Do notre corrospondnnt) Québec, 12.— Le “Royal George” est partt pour Halifax, à 7 heures 30 ce matin sous le commandement du capitaine Thompson, surintendant maritime du C anadian Northern, qui remplace le capitaine Harrison, Le premier officier Edwards est remplacé par le second officier Edwin Fair.Le pilote W.Langelier a été chargé de conduire le navire jusqu’à la Pointeau-Père.Le paquebot a quitté le port, en compagnie du “Montmagny” qui fera route avec lui jusqu’à la Pointe-au-’ ere en se rendant sur la côte nord.Le ‘ Royal George subira des réparations temporaires additionnelles à Halifax, puis partira pour Glasgow dans une couple de semaines.-4- Quinze jours de pension I n nommé Turner, employé Hu viee de TenlAyemeht des vidanges, pr nuit sa retraite vers la fin dr novembre.Il vient de mourir, de sort n’aura joui do sa pension auiiuo ionrs.sor- nu il pendant Un jury de femmes (Service particulier) Indeprndenco, Kansas, 12.—* Douze femmes des plus riches et des mieux connues en cette ville serviront de jurés dans le procès de dames Blue, accusé d'attentat à la sécurité publique, un tirant du revolver dans un tramway.Au nombre de ces douze femmes se trouvent doux femmes de millionnaires, deux femmes de banquiers et deux chefs de suffragettes.Vol considérable à New-York Des cambrioleurs pillent une bijouterie et emportent pour $25,000 de diamants.New-York, 12.— En ouvrant son magasin de bijouterie ce matin, Joseph Varga, chef de la maison Vargo Jewelry Company, cinquième Avenue, s’aperçut qu’on lui avait volé pour $25,000 de diamants.On a dû fermer le magasin aujourd’hui afin de procé-deryà l’inventaire, tant les voleurs ont enlevé de pierres précieuses.Les cambrioleurs sont entrés par le plafond de Tatelier d’une couturière situé au-dessous de chez Vargo.Une fois dans le magasin, ils ont brisé quatre comptoirs vitrés et se sont emparé de tout le contenu.La police est à leurs trousses.Au Maroc La tranquillité n'est pas encore rétablie an sud de Méquinez.Casablanca, Maroc, 11.— Le général Franchet d’Esperey, commandant les troupes d’occupation du Maroc occidental, est arrivé à Méquinez.Il a pu constater que les marches et les contre-marches dans la région monta- 1 autorité gneuse au sud de Méquinez ont sérieusement fatigué les soldats.La colonne Blondlat, qui opère contre les Zaers, a livré six combats successifs à une tribu soulevée dans les environs de Taddert.Les Français ont eu un mort et six blessés.Rabat, Maroc, 11.— Une nouvelle voie ferrée établie par l’autorité militaire pour assurer le service des approvisionnements des troupes, sera inaugurée jeudi prochain.La Y.M.C.A.en réunion plénière à Pékin, Chine (Service particulier) Pékin, 12.— La sixième convention trieonalle de la Young Men’s Christian Association, qui s’ouvre ici ce soir, soulève un intérêt tout spécial.Des représentants de toutes les organisations importantes prononceront des discours aux différentes séances.Yuan-Sbi-Kai, président d ela république chinoise, a reçu cet après-midi 340 délégués chinois qui représentent les villes les plus importantes, les universités et collèges de quatorze provinces chinoises ; il a reçu égale ment trente secrétaires européens et américains de succursales chinoises de l’Association.Yuan Shi-Kai a assuré les délégués qu’il apprécie à sa juste valeur le travail que font les membres de l’Association en Chine, à une époque où les citoyens se rendent compte des X’esponsabilités et des obligations morales qui incombent à chaque citoyen.Il a promis aue le gouvépne ment encouragera les efforts faits par la Young Men's Christian Asso dation pour inculquer les principes d’ordre, de discipline et de respect de La Baisse à New - York Les principales valeurs se vendaient à sacrifice à la Bourse hier.New-York, 12.— Hier, à la Bourse, les courtiers étaient particulièrement surexcités.Le fait est que toutes les principales valeurs étaient en baisse et que quelques-unes atteignirent presque la plus basse cote de Tan dernier.Les actions des vingt-cinq plus puissantes compagnies de chemins de 1er ont subi l’échec, surtout l’Union Pacific et les compagnies sous le contrôle d'Harriman.Le Steel et le Reading se sont vendus à sacrifice.Déraillement près de Chapleau North Ray, Ont., II.— Un train de voyageurs du Pacifique Canadien se dirigeant vers Test, a déraillé à peu de distance à l’ouest de Chapleau de bonne heure ce matin.La locomotive, un wagon d'émigrants et un wagon-restaurant ont sauté hors de la voie.Personne n’a été blessé, mais le trafic a été interrompu pendant plusieurs heures.Le Baron est libre Le baron Bischoffsheim que Mme Cornelius accusait de vol d’une sacoche lui appartenant, a été acquitté ce matin par le juge Bazin, Bischoffsheim est le fils d’un des plus grands personnages de la no-t'iesse autrichienne.Lui-même est un baron très authentique, On dit que depuis quelques années, il avait dépensé une fortune colossale.Lors de son arrestation, le baron n’avait que quelques centins en poche.Les fuites d'eau * Forduto et Batista Ces deux Italiens ont fait couler beaucoup d’encre depuis leur arrestation.Voilà encore que les commentaires recommencent à leur sujet.Farduto est condamné à être pendu demain matin.Son défenseur.Mtre Alban Germain, fait des efforts désespérés pour essayer do le sauver de la potence.11 a même envoyé un câblogramme A 8a Majesté le roi d'Italie lui demandant d’intercéder pour Farduto.M.Gornyiin attend, à Ottawa, une réponse cet après-midi.il a aussi envoyé un câble au roi d’Angleterre pour obtenir la grâce de son client.Batista, le condamné dont le témoignage nesa si fort contre Farduto, et qui, durant son propre procès, affichait ¦ tant de morgue et de cynisme, (ait des siennes.11 appert qu’il aurait déclaré qu’il existe une association secrète à Montréal pour rançonner les Italiens de Montreal, sous le prétexte de venir en aide A.la famille royale d’Italie.Batista aurait dénoncé deux Italiens de cette ville comme ayant participé A 1 assassinat du détective américain |*é-trosino.en Italie.I.ui-mènic aurait été l'intermédiaire financier entre ceux qui M.Cola, l'expert ncwyorkals, etn- assassinèrent, et eeux qui voulaient ployé par la Ville pour découvrir les que Péfrosino disparût, parce qu’il fuites d'eau, vient d’on trouver une en savait trop.par où Ton perdait 350,000 gallons i On se demande un peu partout quel d’eau par jour, sans que rien ne le rôle peut jouer Batista A.l'heure pré-rêvél&t à la surface.I sente.Rue Parthenals, une conduite s’é-talt brisée A son passage au-dessus du regard d’un égoflt.L’eau se perdait dÿns le canal.M.Cole recommande de faire Tins pection des tuyaux dans les proprié tés privées, où Ton n’a maintenant aucun moyen de contrôler les fuites ou le gaspillage.qui (pii ¦ fuit parler, ’induit A dé Vers la paix Berlin.TJ.Le Dr S.Daneff, plénipotentiaire bulgare, a eu une longue conférence avec le ministre allemand des \ffaires Etrangères, Alfred Von Kiderlenwaerhter, lors de son passage dans la capitale./ Est-ce le remord: est-ce la vengeano noneer ses amis V Mire Germain fait des instaures A Ottawa pour obtenir la révision du procès de Hntisla.8’il réussit et si Batista n réellement fait les déclarations qu’on lui attribue, le nouveau procès ne manquera pas d'être intéressant, Bethléem, Pen.TJ.Le convoi de voyageurs venant de New-York sur In ligne du Central Railroad, de NcwJcr-dey, est venu en collision avec un eon-voi (le charbon.Les wagons sont joliment endommagés ; personne ne fut, blessé, La voie fut obstruée pendant un certain temps.Henri Desharnais, domicilié me Iberville, arrêté sous Ticcusation d’avoir obtenu de l'argent sous de fausses représentations d’un nommé Arthur Filion, a comparu ce matin devant le magistrat de police Lanctôt.Desharnais avait persuade Filion qu’il était assez iniluent pour le f.ùre entrer au service de l’agence secrète Internationale.Naturellement, comme aux plus beau-: jours des pompiers de Saint-Eloi, Filion devait verser $335 à Desharnais, en dédommagement de ses peines.Après avoir “casque”, Filion trouvait encore que Desharnais venait trop souvent lui demander des cinq piastresadditionnelles, parce que d’autres qui voulaient aussi la position, donnaient un plus fort montant.Filion soupçonneux, conta son histoire au chef Campeau qui ie surprit désagréableînent en lui disant que la société des détectives dans laquelle il avait payé pour entrer n’existait que dans l’imagination de Desharnais.Un mandat d’arrestation fut aussitôt lancé contre Desharnais qu’un détective coffrait hier soir.Desharnais s’avoua coupable.Enquête le 17.Dcsharnais avait demandé, il y a quelque temps, de faire partie du corps des gardiens de la paix.Après son arrestation, M.Campeau écrivait quelques mots sur la lettre de demande de l’accusé: on est prié de croire que ces quelques mots ne constituent pas une recommandation enviable.Trois cadavres à la morgue ln individu a été tué par un convoi du Canadien-Nord ce matin.—Un citoyen de Manchester est asphyxié par le gaz et un visiteur de Sher*-brooke meurt subitement.Un homme du nom de William, 34 ans, venant de Manchester, New-Hampshire, est mort asphyxié par le gaz, la nuit dernière, dans sa chambre à Thôtel DeLori-mier, coin des rues Parthenais et Mont-Royal.Henri Lachance, de Sherbrooke, est décédé subitement, fit nuit dernière dans sa chambre an New-London House.Un inconnu a été ftié , ce matin par un train du Canadien-Nord à Pointe-aux-Trcmbles, près de la terrasse Vinet.Les trois cadavres ont été transporté à la morgue où auront lieu les enquêtes.Contre les maréchaux-ferrants Détroit, Midi., 12.—Le gouvernement fédéral a intenté un procès aux trusts des maréchaux-ferrants.Le pro cureur Wickersbam demande une in jonction contre le ‘‘Master horse-shoers National protective associa tion” ses officiers et les fabricants de fers à cheval pour chevaux de course et fers à cheval caoutchoutés, les accusant de complicité pour limiter la vente de ces articles au Canada et aux Etats-Unis, aux niaïf chaux-ferrant et d’empêcher la vènte directe aux propriétaires de chevaux.J.8.Vanasse meurt centenaire (Service particulier) Manchester, 12.— M.J.B.Vanasse, l’un des plus anciens franco-américains de cette ville, est décédé dimanche à Tâge de 100 ans.M.Vanasse naquit à la Rivière du Loup, P.Q.Il habita Saint-Cêlestin quelques années, puis vint à Manchester, terminer sa carrière.Il demeurait ici depuis trente-deux ans.M.Vanasse laisse son épouse, âgée de 80 ans, et sept enfants, dont cinq garçons, Samuel, Ernest et.Joseph, de cette ville, Hector, de Hooksett, et William, de’Troy, N.Y., deux filles, Mme Jos.Pruneau, de Danville, P.Q., et Mme Oliva Dcsfossés, de cette ville.-4- Ouskoub s’appellerait Âlexinats Les habitanls désirent que la ville porte dorénavant le nom du prince héritier serbe.(Service particulier) Belgrade, 13.—Les habitants d’Ouskoub, ville prise et occupée par les Serbes, ont présenté une pétition au gouvernement serbe afin de baptiser â nouveau la ville, lui donnant le nom d’Alexinats en l’honneur du prince héritier Alexandre de Serbie.Les rumeurs qui représentent le roi Pierre comme étant en mauvaise santé sont sans fondement.Navire en feu (SevTice pnrtlculifir) Londres, I2X- Le steamer anglais "Large Law" venant de Mobile et en route pour le Hâvre à passé le "Lizard’’ aujourd’hui, et a signalé le navire comme étant sérieusement endommagé par le feu.' -4- Nouveau chef-lieu (De notre cnrreüpoml.int) Québec, 12.—Les conseils du comté de Kamouraska ont décidé hier par une majorité de huit contre six, de transporter le chef lieu du comté de Saint-Louis de Kamouraska, & Saint-Pascal.-—4.- Le budjet municipal Les commissaires déclarent qu’ils ne feront niicune coinuiunicn-tion concernant le budget de 1913, ayant que lu législature ait disposé du bill de Montré;,!, à cause de la demande de rappel de la loi des pavages qui imposerait à la Ville de nouvelles charges.-?- DEMAIN : “Que feront les autonomistes ?” par Henri Bourassa.
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