Le devoir, 30 juin 1931, mardi 30 juin 1931
Vol.XXII —No 149 Vol.XXII —No 149 Abonnements par la poste; Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! ' Montréal, mardi 30 juin 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE :.HArbour 1241* SERVICE DE NUIT: Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .» HArbour 3679 Gérant • ’ If f»I *• HArbour 4897 Nérée Beauchemin Nérée Beauchemin appartient à l'histoire littéraire du Canada français.Nous espérons donc qu’un sipécialiste voudra bien Pun de ces jours prochains nous donner une vue d’ensemble de son oeuvre si brève, mais si pleine de suc et de couleur.Tout de suite cependant, il convient que nous adressions au vieux poète un respectueux adieu.Nous le lui devons à plus d’un titre: n’est-ce pas ici même, il y a mrtins de huit jours, que paraissaient ses derniers vers?Vous vous rappelez ces quatrains si jeunes d'allure, où l’octogénaire évoquait, à la veille de la Saint-Jean-Baptiste, la vieille coutume du pain bénit: Jr goiïte encore vos offrandes: Froments dans la huche pétris,^ Miches d’or qu’embaumait l’anis, Et que le sucre du pays Glaçait et rendait si friandes.Pourquoi ne puis-je t’oublier, P) fleur de poésie exquise, Cène intime qui symbolise La vie ancienne de l’Eglise Dans son paradis familier?Beaux dimanches, par quel mirage, Aimé-je encore, en vieillissant.Revoir avec des yeux d’enfant, A travers l’azur de Vencens, Vos pains bénits à triple étage?Cela était si frais, d’une si magnifique aisance, qu’il nous sembla que le vieillard, en pleine possession de toutes ses ressources, avait encore devant lui de longues années de paisible travail.Son coeur et son clair cerveau paraissaient avec une égale force dédaigner l’assaut des années.Hélas! en quelques heures, l’un et Pautre devaient pour jamais s’immobiliser dans le calme de la mort.* * * Jamais poète ne fut moins gendelettrc, au mauvais sens du mot, que cet artiste délicat et fin.Jamais écrivain ne fut si complètement étranger aux choses de la réclame, aux procédés qui créent artificiellement les réputations.Eloigné des grandes villes, il ne connut guère, même au temps de sa jeunesse, les camaraderies qui aident et stimulent, et parfois révèlent un beau talent.Car Nérée Beauchemin, sauf ses années d’études au college et à l’université, a passé toute sa vie dans son patelin d’Yama-chiche, où son père et son beau-père avant lui soignaient les bonnes gens.Oh! il en connaissait tous les aspects et dans ses courses de médecin de campagne, pendant plus d’un demi-siècle, il avait pu, à toutes les heures du jour et de la nuit, en scrute!* les lignes et les couleurs changeantes.Mais il ne dépassait guère les horizons que lui imposaient ses courses professionnelles.Quand on voulut le fêter aux Trois-Rivières, il y a deux ou trois ans, on constata que, depuis tout près d’un quart de siècle, il n’avait pas trouvé le moyen de franchir les cinq lieues qui séparent son village de la ville voisine.Celle-ci s était transformée sans qu’il éprouvât le besoin de Palier voir.* * * Beauchemin ne vivait que pour sa famille, sa profession et ses vers.Ceux-ci.il les déposait dans un tiroir où il ne se permit que deux plongées: en 1K97, quand, nous ignorons sous quelle influence, il se décida à publier les Floraisons matutinales et, trente ans plus tard, quand un jeune prêtre, soucieux de toutes les beautés de notre petite 'patrie, lui arracha les quelques pièces qui devaient former Patrie intime.On sait la suite.Les Floraisons matutinales n’étaient connues que d'un petit nombre de gens, encore que telle pièce fût dite et répétée partout; Patrie intime révéla à un plus large public et à une génération nouvelle le talent du poète.Puis, sous l’inspiration de l’abbé Albert Tessier et de ses amis des Trois-Rivières, on fit au vieillard si modeste, ni naturellement casanier, une sorte de triomphe.Il ne pouvait être question de le conduire plus loin que les Trois-Rivières, il eût été de mauvais goût d’ailleurs .de paraître, même, et peut-être surtout, en une pareille circonstance, l’arracher à son terroir natal; mais les représentants des universités canadiennes-françaises, de l’Association catholique de la Jeunesse, des corps publics, etc., sous la présidence des autorités religieuses et civiles, tinrent à lui apporter leurs respectueux salut.Et cette petite fête locale prit par là figure d’hommage national.+ C'est un grand prix d’apostolat laïque qu’on offrait ce jour-là au vieil écrivain; et ceci définit et précise le plus haut et le plus noble caractère de son oeuvre.Ce poète du terroir, amoureux autant qu’on peut l’être, de sa patrie intime et de la plus grande patrie, fut avant tout un poète ardemment et profondément catholique.On ne manqua pas de le rappeler au jour de son triomphe trifluvien.Mgr Camille Roy, M.le chanoine Chartier, le Père Vincent, franciscain, soulignèrent ce caractère, non seulement catholique, mais apostolique, de l’oeuvre de Nérée Beauchemin.Et Lucien Rainie**, après eux, saluait en lui, aux applaudissements de tous, le chrétien sans dot, deux fois apôtre, et trois fois grand! En cette heure où tout s’abolit des bruits de ce monde, où compte pour si peu la plus haute gloire humaine, quel plus magnifique hommage, quel plus consolant rappel, pourrait-on déposer sur la tombe du vieux poète?Nous avons la joie de l’admirer sans réserve, de le vénérer avec tout notre coeur et toute notre intelligence.S'il pouvait parler encore, il ne nous demanderait sûrement qu’un témoignage de pieuse gratitude: une humble prière pour le repos de son âme immortelle.Ce témoignage, ceux qu’il a consolés, élevés vers des pensées supérieures, vers de plus hauts sentiments, ne voudront point le lui refuser.Orner HEROUX L’actualité Sur une lettre d'Afrique Songe-t-on assez à ta eollabora-Uort que ta propagation de la science apporte à ta propagation de la •ot?La T.S.F.met en constante commnntration tes missionnaires perdus dans tes solitudes glaciales.Une lettre prenait naguère des mois à parvenir d’un poste à un autre.l.e missionnaire perdait, dans ses déplacements, autant de temps que le courraier et courait des risques parfois tragiques.Désormais, l’évé-que reste er contact suivi avec ses prêtres ti, si besoin en est, se transporte en personne par la voie des airs, avec bief moins de périls, à tout prendre, et surtout Men moins de dêconfort nue par la traîne à chiens ou par le canot, même automobile.Dans les climats tempérés nu tropicaux, le missionnaire utilise le moderne cheval d'acier: la motocyclette.fl suffit d’un sentier pour qu'elle passe.Dans une conférence splendide qu’il faisait sar Ceulan et à laquelle j'avais l'honneur a assister, le II./*.Duchaussois, O.M.I., nous montrait les photos des bicyclettes et des motocyclettes qui permettent aux üblats “blancs* de contourner l’infranchissable jungle cl de suppléer jmr lu rapidité de leurs courses é l’insuffisance des moissonneurs dans ce pays de moisson abondante, fécond a tous points dp vue, où il n'y si guère qu'un prêtre pur dix mille âmes.Le It.P.Adrien Laberge, missionnaire d'Afrique, qu'un grand nombre d'anciens du Collège de Montréal et du Séminaire de Philosophie ont connu, racontait comment sa motocyclette lui permettait d'échapper à l'un des périls les pins traîtres des régions tropicales.Les serpents ont la malencontreuse habitude de se coucher en travers des sentiers chauffés au soleil.Le motocycliste qui s'aperçoit eje cette presence malvenue n'a qu'à enfoncer l’accélérateur.Il éprouve, pendant quelques instants, un certain embarras.U entend des craquements sinistres et les roues sont gênées, mais elles finissent par lâcher leur proie, si l’on peut dire, et le cycliste, en se retournant, aperçoit, dans le sentier, te long pneu sanglant d’un corps de reptile.Or, voilà que ce bon Père l^aber-ge, que j'ai eu, comme ses anciens condisciples, la joie de voir il y a deux ans, m'écrit du fond de l'Afrique pour m’apporter une nouvelle démonstration de la collaboration possible de la science et de la fol.Il rêve — les missionnaires sont des gens qui ne doutent de rien, c’est I même l’un des signes de leur vocation — d'installer des haut-parleurs dans une église du protectorat de l’Ouganda.quanl il y a ires peu d'églises montréalaises qui en possèdent.Mais ici, le besoin n’est pas pressant.U l'est là-bas.nous explique le P.Laberge, si nous muions qu'un beau don canadien soit pleinement efficace.D’ailleurs, le plus simple, c’est de le laisser parler: Rubaga, Le 13 mai 1931, P.O.Box 301, Kampala, Uganda Protectorate.Monsieur Louis Dupire, Au bevoir, de Montréal.Cher ami.A l’Uganda, certains confrères français reçoivent le “Pèlerin”, que tu connais sans doute.Or voici ce que j’y lisais, l’autre jour: “Le curé de la paroisse de Pelhrimov (Bohême) vient de montrer comment l’on peut utiliser, pour le service tie Dieu, les progrès de la science moderne.Il a fait installer dans son église non seulement des haut-parleurs.mais des appareils spéciaux qui, fixés aux bancs, permettent à tous les fidèles qui ont l’ouïe défectueuse de suivre, sans la moindre difficulté et sans se déranger, les sermons et les prières dites à l’autel.” Et le journal d'ajouter: "Accueillie avec une sympathie très marquée.dans tous les milieux, cette initiative sera certainement suivie ailleurs.” En lisant cela, je me suis dit: “Pourquoi pas à l’Uganda?” Monseigneur Forbes, d’heureuse mémoire, a construit it Ftubaga une belle et grande église.Cette église mesure 258 pieds de long et 74 de large, de plus il y a un transept de 162 pieds de long.Mais malheureusement, l’acoustique de cette église est très, très défectueuse.On a rhangé la chaire de place, on a essayé de tous les endroits mais inutilement.Beaucoup de nos chrétiens n’entendent rien, mais rien du tout, si ce n’est qu’un bourdonnement quelconque qui les porte plutêt à dormir et qui les fatigue.Cependant ils sont avides de la parole de Dieu, ils voudraient s’instruire de plus en plus de leur sainte religion.Ils nous disent: “Nous avons une bien belle église, mais malheureusement nous n’entendons rien de ce que vous dites en chaire.Mgr Forbes nous a fait là un beau radeau, nous pouvons v entrer facilement 5000, mais!!!.” C’est grâce aux dons canadiens que Mgr Forbes a pu terminer son église.Les Canadiens ne pourraient-ils pas compléter leur oeuvre en nous envoyant un haut-parleur?Il nous faudrait aussi l’argent nécessaire pour son installation et son fonctionnement.Les missionnaires et leurs fidèles leur voueraient une reconnaissance éternelle.Je m’adresse à toi, un des rédacteurs du Devoir, parce que jç sais que tu t’intéresses aux missions et aux travaux qu'v font les missionnaires; j’en ai eu la preuve, lors de mon passage au Canada.Tu pourrais lancer un appel dans ton journal et je suis assuré que beaucoup répondraient à cet appel.Et ainsi, à Ftubaga, au centre de l’Afrique, nous pourrions avoir de quoi nous faire entendre et les progrès de la science pourraient être utilisés ici aussi, pour le service de Dieu.Tout à toi en Notre Seigneur, A.LABERGE.Mis.d'Afrique.On peut faire parvenir directement tes offrandes à l'adresse publiée en tète de cette lettre, mais si on préfère nous tes adresser nous nous, chargerons de les faire parvenir à destination.L D.f Bloc"notes Désaccord Le président des Etats-Unis, M.Hoover, s’est déclaré l’autre jour à Indianapolis tout à fait opposé à l’étatisme eu matière d’utilités publiques: éclairage et force motrice électriques, aqueducs, etc.Tout de suite l’un des hommes marquants du parti républicain, le gouverneur PtnchoU de tu Pennsylvanie, lui a riposté dans une communication que résume ainsi le Herald-Tribune de New-York: “Quatre groupes: les Morgan-Mellon, le North-American, les Harria-Forbes et les Insull dominent SH pour cent des centrales électriques, aux Etats-Unis, et ces quatre groupements travaillent avec ensemble et harmonie en vue d’une fin commune, gui est de pressurer le public (“milking the public’’).M.Pinchot ajoute: “Je n’ai aucun désir d’être injuste envers les compagnies d’utilités publiques.Je l'ai déclaré mille fois, je le ré-pètpj il faut leur donner la même mesure de justice que nous réclamons d’elles à l'endroit du public.Mais être justes envers elles, cela ne veut pas dire qu’il faut leur donner l’absolue licence de faire tous les bénéfices qu’il leur plait.de s’em-pareç des commissions d’utilités publiques qui pourraient autrement leur barrer la roule de la prépotence commerciale absolue, de mettre la main sur les organisations politiques municipales, de l’Etat ou nationales qu’elles estiment nécessaires à leurs fins de graft.Je dis yraft et j’ai droit d’appeler cela de ce nom.Ainsi, nu moyen du mouillage de capital-actions, les compagnies d’utilités publiques prélèvent du seul Etat, de Pennsylvanie dos intérêts sur une somme de 100 millions qu’elles n’ont jamais placée dans leurs affaires.En majorant leurs taux, ces mêmes compagnies prélèvent au delà de 50 millions des citoyens de la Pennsylvanie, en plus de ce qu'elles ont droit d’en demander à titre de justes intérêts sur leurs placements.Et ces mêmes majorations de taux, dans l’ensemble des Etats-Unis, leur donnent au delà de 500 millions de dollars de plus chaque année que Cf qui devrait leur revenir.Le graft, c’est de l’argent prélevé alors qu’on n’y a aucun droit.Et je signale là le graft le plus gigantesque que jamais aucune combinaison d’affaireà n'a extorqué*du public depuis le commencement du monde”.On a hâte de voir ce que M.Hoover va rétorquer à M.Pinchot, comme lui républicain.Pourquoi une commission?C’est le point d’interrogation que pose, je Journal, en réponse à l’idée de sir Henry Thornton qui a proposé l'autre jour une commission d’enquête sur le sujet des transports au Canada.“Qu’est-ce qu’une commission royale pourrait apprendre en matière ferroviaire à sir Henry Thornton ou à ses employés.qu’ils ne connaissent déjà?dit le Journal.Et que pourrait-elle apprendre de neuf à M.Beatty du Pacifique et à ses fonctionnaires supérieurs?.Dans une demi-heure, en siégeant avec le cabinet des ministres, sir Henry Thornton et M.Beatty ainsi que leurs assistants pourraient dire au gouvernement presque tout ce qu’il a besoin de savoir sur la plupart des aspects du transport.L’on peut arguer que sir Henry Thornton et M.Beatty ne s’entendraient pas, notamment quant à la concurrence des services et à leur établissement en partie double, non plus qu’aux retranchements à faire de part et d’autre.La réponse à cela, c’est que si sir Henry Thornton et M.Beattv ne s’accordaient pas devant le cabinet, il y a tout à parier qu’ils ne s’accorderaient pas mieux après le rapport de la commission royale: et nous ne serions pas alors rendus plus loin”.Le Jourrial se défend toutefois de blâmer sir Henry Thornton de sa proposition.Elle s’explique fort bien, .selon ce quotidien.qui conclut: “Si nous étions obligés de passef nos jours devant une commission de la Chambre, aux Communes, pour entendre un bon nombre de députés poser des questions abracadabrantes, ou fondées sur des potins de vestiaires, nous serions disposés à suggérer n’importe quoi" Il est vrai qu’il y a abus de commissions d’enquétes coûteuses; mais l’inutilité do celle dont a parlé sir Henry Thornton, l’autre soir, ne paraît pas du tout établie.Les transports au Canada ne se résument pas qu’au Pacifique Canadien et au Chemin de fer National.Il v a le transport par eau.par autol'js, par camions automobiles, etc.; tous ces modes ont leurs répercussions économiques sur le transport ferroviaire.Les “Têtes cassées” H y a en France un groupement de grands blessés de la guerre, qui s’appellent les “Gueules cassées”.Faudra-t-il qu’il y ait chez nous, avant des mois, "association des “Têtes cassées' "! Rien que dans un hôpital de Montréal, il y a eu, samedi et dimanche derniers, six cas de fractures du crâne, tous survenus au cours d’accidents d’automobiles.en quelques heures.Erreur d’identité A Hull, H y a trois semaines, un bandit entra dans une banque et y prit une assez forte somme.I,e lendemain, à Ottawa, un nommé Saint-Louis vint dire à la police: "On essaie de prétendre que q’est moi.l’auteur du vol de Hull.Je viens vous déclarer que je ne suis pas le coupable”.On l’arrêta tout net, on le mit en nritnn et Ton ten- A Ottawa La nouvelle commission du tari! établie par M.Bennett M.King nie au gouvernement le droit d en nommer les membres pour un terme de dix ans - Il prévient les commissaires à venir que le parti libéral, s’il reprend le pouvoir, les congédiera — Interruptions, points d’ordre et légères altercations - La fin pour le 17 juillet?MAJORITE DE 42 VOIX POUR M.BENNETT (Par Emile BENOIST) Ottawa, 29.Juste avant de s'ajourner, ce soir, la Chambre a rejeté l’amendement Hsley au bill du gouvernement qui pourvoit à l'établissement d’une nouvelle commission du tarif.Le vote n'a été que de 47 voix affirmatives contre 89 négatives, soit une majorité de 42 pour le ministère.Seuls les libéraux et deux travaillistes.MM.Wood s worth et Heaps, ont voté pour l'amendement.Pour une fois, le groupe des Fermiers-Unis et des progressistps.augmenté du député indépendant de Comox-Alberni, M.Neil, a voté avec la députation ministérielle.C’est tout de même un événement dans la vie parlementaire 'fédérale.Il reste à savoir si l'extrême gauche ne votera .pas contre le bill comme elle a voté contre l'amendement.Quel était au juste le sens de l’amendement llsley?11 n'est guère facile de le dire en peu de mots.L'idée principale qui semble se dégager de sa rédaction en une langue parlementaire parfaite parfaite parce que vague, diffuse, confuse -c’est que le député libéral llsley, de même que les gens de son parti, ne veut pas d’une commission dont les membres seraient nommés pour dix ans, ainsi que le propose M.Bennett dans son bill, “a moins toutefois qu’ils ne soient nommés sur la recommandation de corps indépendants représentant divers intérêts ou opinions”.Plusieurs des députés libéraux qui ont parlé en faveur de l'amendement, dont M.Ernest La-pointe, ont parfaitement laissé entendre qu’ils ne croient pas à la possibilité d’une commission du tarif non partisane et qu'en conséquence tout nouveau gouvernement, en accédant au pouvoir, devrait ; avoir le droit de désigner des com-( missaires de son choix.! Mais il vaut mieux laisser parler Tamendenicnt par lui-même, avec, (toute la splendeur de sa belle clarté: “Que ledit bill ne soit pas maintenant lu la deuxième fois, mais qu’il soit résolu que toute commission du tarif à qui Ton confiera les fonctions exposées dans ce bill, et plus particulièrement la tenue d'enquêtes sur des affaires qui ont Irait au tarif et aux taxes et le soin de faire des rapports, devra en tout temps être telle qu’elle aura la confiance du gouvernement du jour et qu’ en conséquence, les membres de telle commission, à moins qu’ils soient nommés sur la recommandation de corps indépendants représentant divers intérêts ou opinions, ne resteront en fonction que durant bon plaisir”.Après le rejet de l’amendement, on s’attendait à un deuxième vote sur la deuxième lecture du bill.Oln n’est pas arrivé, car le premier ministre a annoncé qu’il tenait, comme c’est son droit, à clore lui-même le débat.Au cours de l’après-midi, le chef de l’opposition libérale a parlé pendant deux longues heures sur le bill.Pendant la soirée nous avions entendu d’autres discours par des gens de la droite et de la gauche sur le même sujet.Le premier mi-nistr veut sans doute mettre certaines choses au point, fournir des précisions.Fin tout cas, il «sera de son droit de réplique puisqu’il a demandé Tajournement du débat, au lieu de laisser la députation voter immédiatement, bien que le bill ne fût évidemment pas en danger, sur la deuxième lecture.M.MACKENZIE KING .Sa principale déclaration est ve-nnue tout à fait à la fin quand il a solennellement averti les commissaires du tarif que le gouvernement a l’intention de nommer pour dix ta d'établir qu’il était bien le voleur.Trois membres du personnel de la banque mllée l'identifièrent catégoriquement.C’était lui qui les avait menacés du pistolet et avait pris l'argent.Ils n’en avaient aucun doute.Or, la semaine dernière, un autre individu, arrêté pour un méfait quelconque, déclara que c’était bien lui, l’auteur du vol à Hull, et que Saint-I-ouis en était tout à fait innocent.On Ta relâché.Les personnes qui avaient pris Saint-Louis pour le voleur ont déclaré, confrontation faite avec Thommr qui venait de se livrer, qu’au vrai elles avaient d’abord fait erreur et que le vrai voleur c’était l’homme qui venait d'avouer le vol.Un cas analogue s'est présenté à Montréal, encore dans un vol de banque, il y a peu de mois.Un Italien de New-York a été arrêté, reconnu par les commis de banque, incarcéré.et trois ou quatre jours plus tard la police a découvert le vrai voleur; c’était un bonhomme de Montréal.Cela démontre à quel point Ton doit ajouter foi.dans certains ras, aux identifications faites sous le coup de l’excitation.C.P.ans de ne pas compter que le parti libéral, revenu au pouvoir, se considérera lié.M.Bennett, dit-il, n'a pas le droit d’engager ainsi l'avenir quand il n’est pas du tout certain lui-même de rester au pouvoir aussi longtemps.Tous les partis sont d’accord, dit M.King, pour reconnaître la valeur d’une commission qui conseille le gouvernement à propos du tarif.Mais le bill, en s’autorisant de ce principe, va bien loin et c'est pourquoi la gauçhe libérale s'y oppose.Maintenant que Ton sait ce que sera la nouvelle commission du tarif, il est facile de comprendre que le gouvernement ait tenu à faire d’abord disparaître l’ancienne.L'action du gouvernement se comprend donc, mais ne se Justifie pas.lx> premier ministre n'a pas raison de dire que l'ancienne commission n’avait pas d'existence statutaire: le bill des subsides qui l’avait établie était bel et bien un( statut.N’est-ll pas vrai que le premier ministre a aboli l'ancienne commission parce qu’elle ne lui inepirait pas confiance?Tl eût pu demander aux commissaires de se démettre sans pour cela donner leur congé à tous les membres du personnel de la commission.Quand les conservateurs ont pris le pouvoir, la présidence de l’ancienne commission était déjà vacante.M.Bennett pouvait facilement se choisir un président de son goût.Il est évident que M.Bennett a aboli l’ancienne commission afin d’être bien libre de modifier le tarif sans consulter personne.Comment expliquer autrement Taboli-tion iuste à la veille d’une session spéciale du parlement convoquée spécialement pour une revision tarifaire?Selon son habitude, M.Bennett a voulu agir de lui-même, agir seul.Si l'ancienne commission eût subsisté, le premier ministre se serait vu dans l’obligation de la consulter.De même pour les changements qui sont proposés à cette session-ci.Une commission du tarif eût embarrassé le premier ministre.Toutefois, ça ne sera pas la besogne qui manquera à la nouvelle commission.Quelle tâche sera la sienne quand elle entreprendra de réduire les tarifs prohibitifs que le gouvernement est en train de faire passer?Si la nouvelle commission doit tenir rôle de conseillère du gouvernement, celui-ci ne devra-t-il pas lui soumettre les changements qui ont été opérés en septembre ou que Ton propose d'établir à eette session-ci?Cela paraît le bon sens même.L'administration libérale avait créé une commission du tarif dont les membres étaient nommés pour une période indéterminée.Des nominations pour un terme de dix ans sont déraisonnables.Le premier ministre finira par s’en rendre compte par lui-même.La commission ne sera pas chargée simplement de tenir des enquêtes sur des faits mais elle aura l’autorité voulue pour déterminer et fixer des tarifs.On lui demande encore d'établir la différence entre le coût de produits similaires au Canada et dans les autres pays.Le simple établissement du coût de production nu Canada ne scrait-il pas déjà une besogne suffisante?La commission pourra encore exercer certains pouvoirs qui appartiennent aujourd'hui à la Cour d’Echiquier, en vertu de la loi des douanes.11 est dangereux d’accorder un tel pouvoir à une commission qui sera nécessairement partisane.La nouvelle commission rappelle la Commission du commerce, établie en 1919, pour administrer la loi des prix raisonnables, loi qui fut plus tard déclarée ultra vires.Le même sort est peut-être réservé à la loi qui établit la nouvelle commission.La loi qui permet des enquêtes sur les combines et les trusts protège suffisamment le consommateur, l’ouvrier, l'agriculteur canadiens et la nouvelle commission du tarif ne pourra faire mieux en agissant comme une sorte de tribunal judiciaire.Un tribunal judiciaire n’est d’ailleurs pas l’organisme qui convient pour entreprendre Tétu-de de questions économiques et sociales.Ca n'est pas dans l’atmosphère des formalités légales que Ton peut facilement établir par exemple le coût de la vie.Des enquêtes de ce genre s’accommodent mal du serment et d’autres formalités judiciaires.Le gouvernement cherche, sem-ble-t-il, à créer au pays une sorte de féodalité industrielle, au moyen d'un tribunal spécial destiné â servir des intérêts spéciaux, à accorder des faveurs spéciales.Le président de la nouvelle commission touchera $12.000 par an et ses deux collègues, $10,000.Tous trois auront droit à une pension.Les ministres eux-mêmes ne sflOit oas si bien traités.Il eût été facile au gouvernement d’obtenir les services de professeurs d’universités, aux prix que paient les universl-tés.Le plus grave reproche que M.Mackenzie King adresse à M.Bennett, c’est de vouloir, par sa commission, engager non seulement son gouvernement et le parlement actuel mais les gouvernements et les parlements à venir.Los conservateurs croient en la protection et ils considèrent le tarif comme le moyen d’établir la protection.De leur côté, les libéraux ne croient pas à la haute protection, ils ne considèrent le tarif que comme un moyen de donner du revenu.Pour le rappel du bill que Ton présente, il faudra plus tard un vote des deux Uhambres.Les deux grands partis ont à l’heure actuelle une représentation à peu près égale au Sénat mais d’ici quelques années, les conservateurs auront sans doute réussi à s'y constituer une majorité.En revenant au pouvoir, le parti libéral se trouvera donc dans l'impossibilité de rappeler la loi qui est soumise au parlement.A plusieurs reprises dans le passé.M.Bennett s’est opposé à ce qu’un Parlement prenne des engagements qui lient des Parlements futurs.En 1928.pair exemple, M-Bennett s'est opposé à ce que le Parlement fédéral accordât un octroi annuel, pour une période de trente années, à la ville d’Ottawa.Selon toute apparence, les prochaines élections fédérales se feront sur des questions de tarif.M.Bennett tente actuellement de fixer la politique tarifaire du Canada pour des années à venir sans savoir s’il sera premier ministre aussi longtemps que cela.Il enlève au peuple le droit de décider, par ses représentants, quelles corn îributions il payera.L.e bill qui est soumis au Parlement a pour but bien clair d’empêcher les libéraux, quand ils reprendront le pouvoir, de donner suite à la volonté du peuple.* 'Mais que les libéraux reprennent le pouvoir et ils /n’accepteront pas d’être ainsi entravés.Si un gouvernement libéral n’a pas confiance dans une confiance du tarif désignée par un gouvernement conservateur, ù refusera absolument de payer les salaires des commissaires.(Le pays a le droàt de savoir cela.Si le gouvernement ne change pas d’idée, impose une commission du tarif dont les membres seront nommés pour dix ans, que ceux qui accepteront ces fonctions sachent dès maintenant à quoi s'en tenir sur les intentjons du parti libéral.Le parti libéral, ayant pris îe pouvoir, ne s’engage pas à les maintenir dans leurs charges.Le Dr Menion Avec sa volubilité ordinaire, le ministre des chemins de fer a servi toutes sortes d’arguments en réponse aux arguments de M.Bennett.Il affirme surtout que la nouvelle commission du tarif n’aura pour mission que d’établir des faits.Il est souvent de primordiale importance de savoir ce que coûte la fabrication d’un même produit au Canada £t dans les autres pays.A l’heure actuelle la Bussie produit par exemple à bien meilleur marché que le Canada.Ne devons-nous pas le savoir pour nous protéger?Le Dr Manion, tors de son récent voyage à Washington, a-t-il reçu des confidences de M.Hoover.Il a appris en tout cas à la Chambre des Communes que les Etats-Unis sont à préparer une mesure d’embargo absolu contre tous les produits russes.Cette mesure, les Etats-Unis l’appliqueront dès le mois de janvier prochain et cette décision de la république voisine, considère-t-il, démontrera la sagesse du gouvernement canadien en avant déjà mis un pareil embargo sur les importations de Russie.La Russie produit actuellement dans des conditions qui, pour la main-d’oeuvre, équivalent à de l’esclavage.Nous devons nous protéger contre cela.Certains pays de l'Europe centrale et le Japon produisent également dans des conditions qui ne nous permettent pas de subir la concurrence en maintenant notre genre de vie*.Il faut nous protéger.Des inrerrupHons Quant à la nomination des commissaires pour une durée d» dix | ans, le Dr Manion dit que le gouvernement ne pourrait trouver I d’hommes compétents sans leur ga-' rantir un terme d'office suffisam-: ment long.Le gouvernement cq»-; servateur va nommer des commissaires conservateurs; qu’y a-t-il i d’étonnant à cela?Est-ce qu’un gouvernement libéral a jamais nommé de conservateurs à des fonctions judiciaires?M.Mackenzie King intervient: Le juge Newcombe, un conservateur, a été nommé à la Cour suprême par un gouvernement libéral.M.William Duff, le bouillant et violent député de fiuysborough-An-tigonish.crie à tue-tête que le^tref-fier de la Chambre, M.Beauchesne,' (Suite A la page 2) PAS DE JOURNAL DEMAIN Demain, fête de la Confédération et fête légale, le “Devoir” ne paraîtra pas.Nos bureaux resteront fermés toute tla journée. LE Pivom, MONTREAL, MARDI 30 JUIN 1931 VOLUME XXII — No 149 L’envolé de Post et Gatty Les deux svistsur* sont arrivés en Alaska hier après-midi — Ils j ont franchi en 16 h.45 m.les quelque 2.500 milles qui séparent Solomon de la petite ville sibérienne de Khabarovsk New-York, 3(1 (S.P.A.) — Les aviateurs Wiley Post et Harold Gatty sont arrivés à Solomon, h environ 36 milles de Nome, Alaska, à 2 heures 45 hier après-midi, suivant l’heure de l’Alaska, à 8 b.45 hier soir, d'après l'heure normale de l'Est, et se trouvent avoir franchi en 16 heures 45 minutes les quelque 2,500 milles qui séparent Solomon de la petite ville sibérienne de Khabarovsk.Leur avion, Winnie.Vue, a donc effectué A une vitesse de près de 150 milles A l’heure cette loiiRue étape au-dessus de la mer de Behring, probablement la plus difficile de leur voyage de 15,000 milles autour du globe.Post et Gatty sc trouvent maintenant avoir franchi 11,410 milles en 6 jours, 16 heures, 40 minutes, dont 3 jours, 4 heures et 10 minutes propriétaires de bien-fonds, a de- actuellemrnt que les rues comme terrain de jeux et où le trafic devient de plus en plus un problème comme en plein centre de la ville, L'Association des propriétaires de Notre-Dame des Victoires (qui comprend aussi les propriétaires pieds.La tragédie de jonquières l'argent du peuple: c’est un principe reconnu par tous les Parlements de l’Empire britannique et jamais on n’aurait osé procéder de cette fa-! çon à Ottawa.Les octrois du mi-i nistère de la colonisation sont dis-" i tribués sans contrôle à des organi- Jonquières, Qué„ 30 - - L enquê- ; sateurs politiques.C’est pourquoi te du coroner, qui a eu heu nier j y n>a pas voulu permettre au pre-soir, au sujet de la mort des huit i mjer ministre de passer les crédits enfants qui furent brûlés dans l’in- de colonisation à minuit sans four-oendie d’une maison dans la mut | nir de détails.de dimanche à lundi, a révélé que |-es crédits de colonisation ont f?u Aiphon- la cause de l’incendie était aftri- permis au gouvernement d’accorder buable à l’oubli d’un fer électrique j de plantureux contrats aux amis pa- mandé ô la ville de faire l'acquisition d'un terrain de jeux et d'un parc convenablement situés pour répondre aux besoins présents et futurs de notre population.Plusieurs délégations de nos citoyens se sont rendues auprès du comité exécutif, et on leur a répondu qn’on n’avait pas d’argent.Nous avions déjà m dr pareilles réponses depuis trois ans.Notre vénérable curé a personnellement en une entrevue aver MM.Pray et Savi-gnnr.du comité exécutif, qui ont fait la sourde oreille à son plat d'Ottawa (Suite de la 1ère page» un tory, a été nommé par une ad* miruytralion libérale.Le président intervient et demande uu’on ne lance pas de telles interruptions.M, Duff, d’une voix tonitruante: "Particulièrement quand elles partent de ce côté-ei de lu Chambre’’.Le premier ministre, solennel, demande que ces dernières paroles soient retirées.Elles sont une atteinte à la dignité parlementaire.M.Duff répond à M.Bennett qu’il lui est déjà arrivé à lui aussi de lancer des brimades au président et il ajoute qu’il n’a, pour sa part, rien à retirer.M.Bennett parle avec menace de l'intervention de la Chambre contre -M.Duff.L'affaire aura peut-être des suites, Le discours du Dr Manion s’achève dans un flot de statistiques.Quelques autres discourt M.Charles Stewart, ancien ministre de l’Intérieur, M.Lawson, un conservateur de Toronto, M.Mac Milia n, libéral de Huron-Nord, M.Ryckman, ministre du Revenu national, M.Ralston, ancien ministre de la Défense nationale, M.Speak-man, du groupe des Fermiers-Unis, ont aussi parle.D’après le ton du discours de M.Speakman, il semble bien que .si la plupart des députés d’extrême gauche ont voté contre l'amendement Ils'ley, ils ne,sont pas si bien dispo-* sés ù voter pour le bill de M.Bennett.M.MacMillan, qui est un violent, a qualifié la politique tarifaire dû gouvernement de diabolique, parce qu’elle ne tend qu’à rendre les riches plus riches et les pauvres plus pauvres.Les autres discours n’ont rien of-j fert de bien remarquable, même I pas celui du mipistre du Revenu national.A quand la prorogation?On en entend parler pour le milieu de juillet.L'Ottawa Journal, organe conservateur, qui est supposé être renseigné de première main, fixe même la date au 17.Pour hâter l’expédition des travaux parlementaires, le gouvernement aurait décidé de faire siéger la Chambre le premier juillet.D’ici peu de temps, le premier ministre proposera le régime des j séances du matin en plus de celles] de l’après-midi et de la soirée.Un incident qui cause un vote En votant sur le coup de onze heures, ce soir, la Chambre s’est trouvée à terminer la journée comme elle l’avait commencée.Au début de l'après-midi en effet les députés ont été appelés à se prononcer sur Tappel d’un député libéral contre une décision du président.Il va sans dire que la majorité conservatrice, 72 voix contre 31.a maintenu la décision en question.Tout certralala est survenu corn-j me -la conséquence de deux petits ] incidents sans bien grande impor- ! tance et se rapportant à une même ! affaire.Il y a de cela quelques jours, M.Charles Stewart et M.James Malcolm, anciens ministres, celui-ci du Commerce, celui-là de l’Intérieur, | avaient soulevé des questions de ! privilèges pour donner le démenti j à un député conservateur, M.C.W.Bell (Hamilton), qui leur avait attribué certaines paroles.M.Bell n’était pas alors présent en Cham- j bre.Cet après-midi, soulevant à son tour unç question de privilège, il a réitéré ses affirmations.II a principalement affirmé que M.Stewart, au cours d’une conversation tenue au Château Laurier, lui a déjà dit qu’il parviendrait bien à "détruire l’industrie canadienne de la vitrerie.En fallait-il davantage pour faire sursauter M.Stewart, le faire bondir d’indignation plutôt?L’ancien ministre de l’Intérieur affirme avec force n’avoir jamais rien dit de tel.M.Bell eût probablement rétorque si le président n’eût déclaré que l’incident se trouvait clos par la déclaration de M.Stewart.Le whip libéral, M.Sanderson.J ne l’entend toutefois pas de cefte | oreille.Nouvelle question de privi- ; lège: M.Bell n'a-t-il pas eu l’auda- j ce d’affirmer, récemment, à Ham- | ilton, que le chef du parti libéral de la province d’Ontario, M.Hcp-burii, actuellement 'député d’Elgin à la Chambre des Communes, que M.Sanderson lui-même, que d'autres députés libéraux avalent ri au cours d’un débat (février 1926) au cours duquel l’intérêt du peuple était en jeu?Un député pent-il laisser dire sans protester qu’il a ri alors qu’il s'agissait d’une chose aussi grave que IHntérèt du peuple?M.Sanderson nie qu’il ait ri en pareille circonstance.Quant à M.Hepburn, comment aurait-il pu rire au cours d’un débat aux Communes, en fé- 1 député qu’.à l’automne de cette mê-! me année?M.Sanderson reproche j à M, Bell d’avoir fait des insinua-j lions sur le dos de M.Hepburn , alors que eeluf-ci se trouve à rhô- yital, gravement malade.Le président intervient et fuit observer que la Chambre a bien autre chose à faire que de s’intéresser à des rires de députés en 1926.M.Sanderson est cependant tout à fait fâché.Il en appelle de la décision et le vote est pris avec lu décision que nous indiquons plus haut.Une qucitlon de M.MacKenxie King Un journal du matin avait annoncé que M.Chaplin, député conservateur de Lincoln, ayant pris connaissance du nouveau traité cana-do-australien et n’en étant pas satisfait, allait voter contre son parti sur cette question.Le chef libéral a interpellé le gouvernement pour savoir comment un député ministériel avait pu prendre connaissance du nouveau traité quand cette faveur n’a pas encore été accordée aux autres membres de la Chambre?M.Chaplin s’est chnrgé'de répondre lui-mème: le rapport du journal en question n’est pas exact.S’il en eût été autrement, quel incident diplomatique M.Chaplin eût suscité! Encore le chômage Au moment où la Chambre allait passer à l’ordre du jour, M.Peter Heenan a proposé l’ajournement afin de pouvoir reparler du chômage.L’ancien ministre du Travail voulait, une fois de plus, reprocher au premier ministre de tant tarder à faire connaître la politique qu’il entend suivre pour remédier à la crise sans cesse croissante du chômage.M.Bennett a donné un mot d'explication: son gouvernement fera connaître, en temps et lieu, la politique qu’il entend suivre à ce sujet, Et puis le président, au lien de permettre à M.Heenan de parler, a décrété que sa motion d'ajour-nement n’était pas dans Tordre.Emile BENOIST Botanistes finlandais à Montréal L’Institut Botanique de l’Université de Montréal a reçu, hier, 29 juin, lu visite de deux botanistes finlandais très distingués: le professeur Wiljo Kujala, privât-docent de Botanique à l’Université de Helsinfors, et M.Aarno Gujan-der, en charge du musée botanique de l'Académie finnoise des Sciences.Ce dernier est le fils de A.K.Cajander, qui a introduit dans la science forestière une idée et une pratique nouvelle concernant la classification qualitative des forêts.Les deux botanistes finnois viennent de.terminer un long voyage dans la Gnspésle, la Matapédia et la Côte-Nord, en compagnie de M.Henri Hoy, du Service forestier.Ils y ont fait des collections intéressantes et ils sont venus les soumettre pour identification définitive au F.Marie-Victorin, qui, on le sait, a fait une étude spéciale de la flore subarctlque de l’Amérique orientale.L’Institut Botanique de FUni-versité de Montréal était déjà, en relation avec l’école de botanique de l’Université d'Helsinfors.Le F.Marie-Victorin a profité de cette visite pour resserrer les liens qui, en raison de l'importance .que prend dans le moufle dendrologl-que la méthode Cajander, ne peuvent qu’être mutuellement profitables., Il fait frais ù bord du “NEW NORTHLAND*’ qui vous portera, en un voyage de luxe, vers les paysages âpres, mystérieux et enchanteurs de la Côte Ouest de Terreneuve DU 8 AU 17 JUILLET 9 jours heureux sur des eaux entourées de terres, avec tout le charme d’une croisière transatlantique, le long de la COTE DE CASPE, puis dans le magnifique GOLFE SAINT-LAURENT 20 escales dans l’itinéraire Sauteries! 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Pour renseignements complets, s'adresser & votre agent local ou à la CLARKE STEAMSHIP COMPANY, LTD.19, Immeuble Dominion Square «lArquette 9479 Pour tous autres renseignements, prospectus, inscription, etc., s'adresser Le DEVOIR, Service des Voyages 430, Notre-Dame Est - Tél.HArbour 1241 - Montréal ANNONCE MUNICIPALE Taxes d’eau et d’affaires Avis est par les présentes donné que mardi le 1er septembre prochain est le dernier Jour oti l'escompte de TROIS POUR CENT peut être accordé sur les taxe» d'eau, d’affaires et antres taxes personnelles.La livraison des comptes pour lesdltes taxes est déjà commencée et sera terminée d'ici quelques jours.Les paiements pourront se faire par chèques ou en espèces, au Bureau du Trésorier, à l’Hôtel de Ville, mais pour la commodité des contribuables qui demeurent à quelque distance de l'Hôtel de Ville, des arrangements ont été pris avec la Banque Canadienne Nationale, la Banque de Montréal et la Banque Provinciale du Canada pour que le paiement des taxes cl-dessus mentionnées soit accepté aux succursales suivantes:— BANQUE DE MONTREAL branché sur le courant.Les un-| politiques, pour les chemins de co- j Royer.Votre échevin, M.,4.Dnpé-rents des victimes* M.et Mme Na- ionisation par exemple.On a en-1 ré, ainsi nue M.Joseph Renaud, dévier Potvin, ont fait l'impossible tendu parler de Soucy et de Garette ; pnté, et d’autres amis Influents, ont pour sauver leurs enfants qui dor- ,^>3 fameux chemins de colonisa-1 p,, plusieurs entrevues avec M.te .niaient au deuxième étage.Le fcii |tion qu’ils ont construits dans Lot-} maire et les membres du comité vrier 1926, alors qu’il n'est devenu binière, on a entendu parler de* Ba-! ra-écnff/ dans notre intérêt, sans sile Olivier, un autre entrepreneur j p/u, fiP succès.en chemins de colonisation, on a 1 Cette indifference du maire et du peut-être entendu dire qu’un ingé- j président du comité exécutif nous ] nieur qui accordait les t'°,n71 fait comprendre le besoin de nous : trats sans soumission aurait ê\è \ séparer de la cité de Montréal pour \ l’associé de Soucy et de Garette.Et ; nous former en utile incorporée.1050, Côte Beaver Hall, 2580.rue Centre, 2100, rue Church, 5405, Côte des Neiges.102, rue Craig Ouest.4302.rue Davidson.5010.Boulevard Décarie, 478.rue Jean-Talon, 2831.rue Masson, 407, rue McGill, 1101, rue Mont-Royal Est, 1981, me Mont-Royal Est.6200.Boulevard Monk, 5501, rue Monkland.1258, rue Notre-Dame Ouest.1850.rue Notre-Dame Ouest, 4749.rue Notre-Dame Ouest, 2701, me Ontario Est, 4250.me Ontario Est.2001, rue Peel, 5739, Ave du Parc, 1999, Boulevard Rosemont, 2, rue Sherbrooke Ouest.1208, me Sherbrooke Ouest.1601.rue Sherbrooke Oueat, 5003.rue Sherbrooke Ouest, 5601, rue Sherbrooke Ouest, 6101, rue Sherbrooke Ouest, 182, rue Ste-Gatherlne Est.370, rue Ste-Catherlne Ouest, 670.rue Ste-Catherlne Ouest, 950.me Ste-Catherlne OUest, 1150, rue Ste-Catherlne Est.1205.rue Ste-Catherlne Ouest, 1700, rue Ste-Catherlne Est.2281, rue Bte-Catherlnè Est, 3472, rue Ste-Catherlne Est, 4866.rue Ste-Catherlne Est, 4507, rue St-Denis, 6699, rue St-Dents, 7689, rue St-Denis.2001, Boulevard St-Laurent, 4231, Boulevard St-Laurent.4521, Boulevard St-Laurent.3060, Boulevard St-Laurent, 250, me St-Paul Est, 1900, rue Wellington, 902, rue Windsor.BANQUE CANADIENNE NATIONALE avait fait de trop rapides progrès et ils dùrent fuir pour ne pas être brûlés.Les citovcns de cette petite ville ont souscrit pour donner des secours aux malheureux parents qui ont tout perdu dans ce désastreux incendie.La Société Coopérative de * Frais Funéraires détir* annoncer à »e« elienM et au public en général que ton numéro d* téléphone a été changé — il faut maintenant appeler PLATEAU 7911 ANTIKOR-LMIRENCE les colons n’ont à peu près rien reçu de ces octrois.Des députés ont spéculé sur les lots de colonisation et il en est un qui en possède 102 pour sa Tél.WUbank 7119-7110 Siège Social: ZS30 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d’Assurance Funéraire WEGEL BCUCeiE, llHITCf: Incorporée par Lettre* Patente» de la Province rte Uuebeo au capital rte 1150,000 00 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Tané en conformité avec la loi de» assurances, sanctionné» par le Parlement de Québec, le 22 Uéccrr.h» 191S __ de S2S 000 00 au Gouvernement — SaioniS mortuaire» b l» disposition du public.^ * SIRVICE JOUR ET NUIT Docteurs, Consultez t ! ! ETABLISSEMENTS G AIFFI, OALLOT A PILON M.BHd de Vauglrard — Paru XVètn» Bayons X Diathermies Elcctrothérapic gallois-* c» M, Chemin Villon.Lyon (RMn«l Ultra-violet», Infra-ronge» Lampes asciatiquq* pour salles d’opêrntinoe et dentiste* Electrodes de quarts.Pris et condition* le» plu* svantageus DevU et catalogue* *ur demand* Servie» d’un Ingénieur él»ctrlcl»n-radlclogiate Agença générale pour 1» Canada: Paul CARDINAUX, D.t."PRECISION FRANÇAISE" 1458.St-Penls • HA.1137 MONTREAL Pour cette raison, rexécutif de j notre association a déridé de faire • appel û l'opinion publique et présenter notre cause aux citoyens de j Montréal.Cependant, il u a encore quelque chose qui peut être fait pour nous, j Nous sommes actuellement en po- ] sition de faire l'acquisition d’un terrain nécessaire pour tons besoins présents et futurs à tin prix très minime pourvu qu'il sodt cm- \ ployé comme terrain de jeux et i pare seulement.Serait-il possible de trouver dans la ville de Montréal un homme d’esprit publie assez charitable qui consentirait (racheter ce terrain pour les pauvres enfants et résidants de nos paroisses?Prière de communiquer avec te soussigné, P.-E.GRENIER.Président de TAssociaiton des propriétaires de la paroisse de Notre-Dame des i Victoires, 561 rue Lacor-\ daire.1 IfNLÈve -PROMPTEMENT & Gttsftrms & Durillons.SÛR.tFFICACt.SAAS DOULEUR- lit VENTE f*Rn)lJf25*FiM PHMUüRWCEHûjTTRi^, v Protégez votre bouche et votre bourse en voyant DR J.D.FAQUIN CHIRURGIEN-DENTISTE 10 ans d’txpérUnc* et dt bon* servie** au publie.Le REEL SANS DOULEUR 1297.SAINT-DENIS Coin St«-Cathcrin«.LAn.636' 544, me Beaubien E»t.1298.me Beaubien Est, 5750.rue Boyce.1944.me Centre, 800.me Charrier, 5161, Chemin Côte de» Neige*, 7151.Chemin Côte des Neigea, 390.Boulevard Crémazle Est, 4045, me Dandurand, 3859.Boulevard Décane.1777.Ave de l’Eglise.1040, Boulevard Ooutn Est.1450, Boulevard Oouln Ouest 2199.Boulevard Gouln Oueat 4051, rue Hochelaga.10861, me Lajeuneeee, 1695, Avenue Laurier Est, 2890.me Masson.5990.Boulevard Monk, 6761, Boulevard Monk, 1450, Avenue Mont-Royal Est.759, me Ste-Cathertoà Ouest, 3782.me St-Denis, 4474, me 8t-Denl*.5271, rue St-Denia, 7331, me St-Denl».8091, me St-Dénia 2100, Avenue Mont-Royal Est, 7785.rue Notre-Dame Est, 1301, rue Notre-Dame Quest.3971.rue Notre-Dame Ouest, 4690.rue Notre-Dame Ouest, 1029, rue Ontario Est, 1851.rue Ontario Est.2290, me Ontario Est, 3571, rue Ontario Est, 4060, rue Ontario Est.5901.Avenue Papineau, 5551.Ave du Parc, 6476, Ave Première.121.rue Rachel Est, 2100.me Rachel Est.334.me Ste-Catherlne Est, 1311.rue Ste-Catherlne Est.2395.me Ste-Catherin# Est, 3366, me Ste-Catherlne Est, 4246.me Ste-Catherlne Est.4820, rue Ste-Catherlne Est, 7680, me St-Hubert.2612.me St-Jacques Ouest, 5101.Boulevard St-Laurent, 6851, Boulevard St-Laurent.272 rue St-Paul Est, 8721, me Soullgny.BANQUE PROVINCIALE DU CANADA 10850, me Lajeunease.772.rue Rachel Est.8420.me 8t-Hnbert, 173.nie Roy Est.937.me Bélanger.ÎS50.me Rouen E*t.151.me Bernard Oueat.821, rue Ste-Catherlne Est.5733, Boulevard Monk.IS'H.tue Ste-Catherlne Est.3538.Avenue DeLortmler.4137.me Ste-Catherlne Est, 1350.me Mont-Royal Eat.«M, me St-Denl».1854.me Notre-Dame Ouest.8*0'.rue St-Denl*.2441, me Notre-Dame Ouest.'W».rue St-Jérôme.4440, me Notre-Dame Ouest.*272.Boulevard Oouln Oueat, 1346, me Ontario Est.960.Boulevard Oouln E*t, 3401, me Ontario Est.^ 7566.rue St-Hubert, Cea taxes ne seront pas reçues au bureau-chef desdltes banques, me Sal n t-Jacqus*.Le» paiement* d’acompte et d'arrérages ne seront nas accepté* aua succursales as* Banques; Us devront être faits h l'Hôtel de Ville même.___.„„ I.»» chèque* envové» par la poste devront, comme par le passé, être aaresses au Tréeorter de la Oté.fcôtel de Ville._ __ L F.PHTLI*._ TRESORIER DS LA OTTS, i Bureau du Trésorier de la Cité.—— HOTEL DE VILLE ~ i Montréal, le 30 Juin 1931 - CALENDRIER - VOLUME XXII — No *4S DCRNIECF.HEÜJI2E Montréfl, mardi 30 juin 1931 - DEMAIN - DEMAIN,’ MERCREDI, 1er JUILLET Pricieux-Banf de N.-8.J.-C.Lever du eolell 4 1* Coucher du soleil 7.52 Lever de le lune 9.51 Coucher de le lune 5.17.Dernier quart, te •, e 1 h.(4 an matin.Nouvelle lune, le 15, à 110 h.1 du soir, LE DEVOIR BEAIT, CHAUD; AVKRSKS LOCALES MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum.92 MSme date l’an demie, 90 Minimum aujourd'hui.54 i M«me date l'an dernier, flO.BAltOMETRE 10 heures am, 2987, il heurea a.m, 29 85.MIDI 29.83 Premier (|unr.le 22, A T 11.29 du soir.Pleine lune, le 29, à 7 h.53 du aoir.Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press", de l’“A .B.C." et de la “C.D.N.A.” Chiffrée fourra* par i* Malnon u.-R.de Mealé.1810 St-Danl*.Montréal.Le contrôle de la radiophonie appartient au gouvernement fédéral _ _ æ» ' MB mm mm mtm mm m _ L’élection de Zamora Le préfident’ pioviioire de l'Espagne est élu dans deux circonscriptions — Les républicains obtiennent la majorité dans au moins 44 des 50 provinces du pays — En Catalogne — Franco est choisi dans Barcelone Madrid, 30 TsTp.Â.).— Il y a tfuelques heures, les rapports sur les élections parlementaires de dimanche indiquaient que le gouvernement obtient la majorité dans au moins 44 des 50 provinces du pays.Les monarchistes n'avaient alors tpie 5 députés sur 350 dont l’élection était connue, et les communistes n’en avaient aucun.Le président provisoire, Alcala Zamora, dont l’élection paraaissait incertaine hier, a été élu dans deux circonscriptions.Il a obtenu un siège minoritaire à Jaen et un siège majoritaire à Saragosse.Les membres du cabinet élus étaient : le ministre des affaires étrangères, Alex-jandro Lerroux, le ministre de l’instruction publique, Marcellino Domingo, le ministre de la guerre, Manuel Azana, le ministre de la justice, Fernando De Los Rios, le ministre l'intérieur, Miguel Maura, et le ministre des firNüjees, Indalceio Prieto.Le colonel Macia, président provisoire de la Catalogne, avait 42 sièges.Mais avec l’appui des Basques, qui veulent une république fédérative et probablement avec celui de divers autres groupes, il peut former un bloc puissant.Le prin-cipal lieutenant de Maria, Ventura fiassol, a déclaré: Les élections ont donné à ta Catalogne le droit de décider de son propre sort.D’autre part, M.Domingo, ministre de l’instruction publique, a fait observer au sujet de la victoire du groupe Macia: Iæ Syndicat urique a été ragent de la victoire de Macia.qui se trouve plus une victoire de la gauche qu’une victoire en faveur de l’indépendance catalane.C’est chose certaine que le semi-anarchiste Syndicat unique a etc au nombre des principaux tenants de Macia., Pendant un certain temps, les rapports indiquaient que l’aviateur Ramon Franco, que le gouvernement provisoire a démis de ses fonctions de chef de l’aviation militaire du pays, avait remporté une victoire soit à Séville, soit dans les provinces du sud, mais il n’en est rien.Franco, toutefois a été élu dans Barcelone.Les Cortès, quand elles se réuniront.continueront-elles dans la voir de la modération?D’aucuns croien' qu’elles pencheront vers la gauche.AVANT-PROJET TION DE CONSTITU- • Madrid, 3h (S.P.A.l La commission gouvernementale pour la préparation d’un avant-projet de constitution républicaine a publié son travail il y a quelques heures.Cet avant-projet, qui sera soumis au cabinet, lequel, s’il l’approuve, le soumettra à l'assemblée constituante, veut l’établissement du suffrage universel, la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la déclaration de la liberté des cultes et la i suppression de tous les titres de noblesse.Il est certain que cet avant-projet ne subira que des modifications de détail.L’avant-projet veut l’institution de 240 sièges sénatoriaux répartis “également entre les groupes cultivés.industriels et ouvriers” et l’élection de 470 députés par le suffrage universel, étendu aux femmes.11 confie l’élection du président à la majorité du Sénat et de la Chambre basv réunis et il fixe à six ans la durée des pouvoirs présidentiels.L’^vant-pfojet veut la centralisation du gouvernement à Madrid, mais il " laisse aux provinces une certaine liberté d'administration Enfin, l’avant-projet .pcpclame la liberté de parole et de presse et ic droit dé reunion.Candidat conservateur dans Compton Cookshire, 30.— M.Abel Marion, rf» sera candidat con- servateur dans Compton aux prochaines élections provinciales; il a été choisi par la convention oui s’est réunie hier après-midi à Cookshire.Il l’a emporté sur M.P.A.Sherman par 91 voix à 31.Une assemblée fut tenue à l’issue de la convention.Les orateurs étaient, outre le candidat, M.Samuel Go-beil.député fédéral du comté, et M.\rmand Crépeau.député provincial de Sherbrooke et organisateur du parti.Accusés de trois vols La question du moratoire Double divergence entre le gouvernement français et les représentants du président des Etats-Unis au sujet des réparations inconditionnelles — La France est arrivée à la limite des concessions possibles — Le couteau sur la gorge Washington, 30 (S.P.A.) — Une double divergence empêchait encore, au début de l’après-midj, une entente entre le gouvernement français et les représentants du président des Etats-Unis au sujet du projet de moratoire des dettes de guerre formulé par M.Hoover.Cette double divergence porte sur les réparations inconditionnelles— qui sont les réparations exigées de l’Allemagne pour la dévastation des régions françaises que ses armées ont occupées.En premier lieu, le gouvernament français exige que les paiements des réparations inconditionnelles ajournées soient à la disposition de la France à l’expiration du moratoire.Les représen-sants de M.Hoover soutiennent que ces paiements devraient être consolidés pour un certain nombre d’années.En second lieu, le gouvernement français veut que l’Allemagne verse à la Banque des règlements internationaux la prochaine annuité des réparations inconditionnelles et que ces fonds soient accessibles, sous forme de prêts, à des pays autres que l’Allemagne.Les représentants de M.Hoover entendent que les fonds que l’Allemagne versera à la Banque des règlements internationaux au cours des douze prochains mois, sous le chef des réparations inconditionnelles, retournent à l’Allemagne, si le Reich le désire.D’aucuns voient dans la conditionnelle, “si le Reich le désire”, l’indication que les Etats-Unis pourraient faire une concession sur le second point.On croit que les choses s’arrangeraient, quant à ce second point, si l’Allemagne déclarait ne pas avoir besoin de tout le crédit qui résulterait du versement de la prochaine annuité inconditionnelle à la Banque des règlements internationaux.Dans les milieux bien informés de capitale, on croit que les Etats-Unis acceperaient un compromis à condition qu’il n'en résulte pas une diminution des bons effets économiques qu’on attend du moratoire.MM.MELLON ET EDGE CONFERENT Paris.30 (S.P.A.).- Le secrétai- re du trésor des Etats-Unis, M.Andrew Mellon, et l’ambassadeur des Etats-t nis en France, M.Walter Edge, ont longuement conféré à la résidence de M.Edge aujourd’hui, sur le problème du projet de moratoire Hoover.L'“Associated Pwss” apprend que non seulement le journal “Excelsior” était bien informé lorsqu’il a attribué au premier ministre Laval l’assertion que la France a atteint la borne des concessions possibles, mais que M.Laval a fait une déclaration dans ce sens au cours d'une conférence avec les représentants des Etats-Unis hier soir.M Laval a expliqué que le cabinet a délibéré sur la question et qu’il a ensuite formulé un compromis qu’il estime être .i la borne du possible.Il a affirmé que l’opinion publique ne permettrait pas au gouvernement français d’aller plus loin et que le gouvernement se trouvait forcé de maintenir sa position avec fermeté, mais aussi avec cordialité, et tout en demeurant convaincu de la possibilité d’une entente.A la fin de la journée.M.Laval ira au Sénat pour répondre à des interpellations au sujet de la pro-, position Hoover.Le sénateur j^’E-mery, de la Martinique, est inscrit au premier rang des interpella-teurs.II a expliqué que son inter-pellation ne porte pas sur l’aspect financier de la proposition Hoover, mais qu'elle a trait directement à la forme de la proposition.“Nous avons”, a-t-il dit, “le couteau sur la gorge et c’est ce que je déplore.” On craint que Washington n'atta-ohe pas assez d’importance à la conlreproposition française.L’ATTITUDE DE L’ALLEMAGNE On Telle est la décision que la majorité de la Cour Suprême vient de rendre — Les juges Rinfret et Lamont prétendent, de leur côté, que les provinces ont droit à un certain contrôle, particulièrement sur la réception des ondes _____________________________ Ottawa, 30 (S.P.C.) — La Cour Suprême du Canada a rendu jugement ce matin dans la cause de référence du procureur général du Canada, sur le contrôle de la radio au Canada.Elle a décidé que le contrôle de la radiophonie appartient au gouvernement fédéral et non au gouvernement provincial comme le prétendait le procureur général de la province de Québec, M.L.A.Taschereau.La décision n’est pas unanime.Le juge Anglin, président de la Cour suprême, et les juges Smith et Newcombe ont maintenu les prétentions du gouvernement fédéral pour le contrôle complet sur la radio.Us ont allégué la raison de “commodité équivalant à une nécessité”.De leur côté, les juges Rinfret et Lamont sont dissidents de la décision majoritaire, car ils prétendent que la juridiction fédérale ne doit pas être illimitée et que les provinces ont droit à un certain contrôle, particulièrement sur la réception des ondes.HISTORIQUE Vioci l’historique de la cause.L'hiver dernier, M.L.A.Taschereau, premier ministre de la province de Québec, a annoncé dans le discours du trône de la session de la législature, que son gouvernement présenterait une loi pour contrôler l’octroi des permis des postes émetteurs de radiophonie, ainsi que la puissance des postes émetteurs.Quelques jours plus tard, il soumettait une référence sur cette question, avec le texte du bill projeté, devant la Cour d’appel de la province de Québec.QUESTIONS SOUMISES >Si le présent jugement de la Cour d’appel est maintenu, il ne reste plus aucun obstacle à la na- _ .___ ., tionalisation de la radio par le En meme temps, M.I asehereau j gouvernement fédéral.r^ n infs re' rb, marine i questions soumises à la Cour leau, ministre de la marine, de .E ,lt,jvnntM.l’instruction de la cause en Cour éta‘ent f» gantes.d’annel ! *• — parlement du Canada .r„ ,__________ i n-t-il juridiction pour réglementer MM.Duranleau et I asehereau I t>l contrôler les communications échangèrent une f‘orresPUnflance.radiophoniques, y compris la quelque peu piquante sur la ques- transInisgljon ia réception de sillon, e_t finalement, le gouverne- gnaux> signes, images et sons de ment federal lui-même portait la jol,te nature, au moyen des ondes réference immédiatement devant la ; hertziennes, et y compris le droit Cour supreme.déterminer Je caractère, l’emploi Lors de l’instruction de la cause | et la location des appareils utili-en Cour suprême, les provinces ses'- d’Ontario et du Nouveau-Brunswick 2.—¦ Sinon, jusqu’à quelle limi-se sont rangées du côté de la pro- (,n particulier s’étend la juridic- M.Houdeà Paspébiac Le chef de l’opposition provinciale après avoir parlé à Amqui dimanche soir a tenu une assemblée hier dans le comté de Bonaventure vince de Québec.Celle-ci préten dait que l’air qui baigne les terres de la province de Québec est sous la juridiction de la province, et, qu’en plus, un poste émetteur est nécessairement un "local work" et un immeuble du point de vue légal et comme tel soumis à la juridiction civile de la province.Le jugement de la majorité de la Cour suprême soutient les prétentions du gouvernement fédéral.Il est à peu près certain que la cause sera portée devant le Conseil privé par la province de Québec.(La décision de J a Cour suprême a une grande importance pour le projet de nationalisation de la radio au Canada, tel que présenté au gouvernement en 1930.tion du parlement du Canada?A la première question, les juges Angiin, Newcombe et Smith ont répondu "oui”.Ainsi, aucune réponse n’était nécessaire à lu seconde question.A la première question, le juge Rinfret a répondu: Si l'on considère la première question comme signifiant juridiction exclusive, “non”.Il indique les limites de juridiction du gouvernement fédéral dans ses notes.La réponse du juge Lamont à la premttère question a été: "Pas.de juridiction exclusive", et il indique aussi dans ses notes les limites â apporter à cette juridiction.LES PAIEMENTS A LA BELGIQUE Bruxelles, 30.{S.P.A.) — Malgré la dénégation infligée en haut lieu à la nouvelle qu'il y a eu des négociations entre TAllemagne et la Belgique, pour le maintien des paiements du mark, le journal Le Peuple affirme aujourd’hui que l’Allemagne consentirait à continuer les paiements en question pendant le moratoire projeté.Ces paiements se chiffrent à $5,000,000 et la Belgique s'est vigoureusement opposée à leur suspension.A WASHINGTON Washington, 30.(S.P.A.) — Le secrétaire d’Etat intérimaire Castle, a émis deux communiqués sur les négociations du projet de moratoire Hoover, il y a plusieurs heures.Le premier communiqué annonçait que par suite de questions de “détail”, les représentants du gouvernement des Etats-Unis et ceux du gouvernement français n’avaient pas encore pu s’entendre.Lp second communiqué soulignait le fait que la France se trouve le seul pays n’ayant pas accepté la proposition Hoover, en principe.Les films immoraux Mort de Nérée Beauchemin Le congrès féminin d’Ottawa décide de prendre les mesures nécessaires pour les faire disparaître des cinémas canadiens Urbanski passe aux “Braves” Charley Chatham le remplacera à l'arrct-court Le vieux poète est décédé hier soir à Yamachiche — Le docteur Nérée Beauchemin.Wonfréaf vient d annoncer qu elle a poète régional dont la renommée v,e?du.so"'i rrkü".s’étend dans tout le Canada fran La direction du club de baseball çais et dont Foeuvre a été hautement appréciée en France, es) décédé, hier soir, à sa vieille résidence de Yamachiche où il vécut près de 60 ans.A son chevet se trouvaient ses fils.Fernand et Germain Beauchemin, ses filles.Mlles Ga-brielle et Thérèse Beauchemin, et sa femme.Le Dr Beauchemin, dont l’état de santé était précaire depuis deux ans, eut une rrise dimanche et succomba hier soir.Les funérailles auront lieu jeudi à Yamachiche.Nérée Beauchemin naquit à Yamachiche en 1850, étudia au Séminaire de Nicolet, puis fit sa médecine à l’Université Laval de Québec.Il s'établit à Yamachiche où il exerça la médecine jusqu’à ses derniers jours.C’est en 1897 qu’il fit son entrée dans le monde de la littérature canadienne avec la publication de sa première oeuvre ‘‘Les Floraisons matitunales" dont l’apparition fut soulignée par de vifs éloges d’Albert Sorel."La Cloche de Louis-bourg” de ce premier recueil est demeurée rélèhre et est citée dans les anthologies.Ce n’est que trente ans plus tard que le poète Beauchemin publia son second volume “Patrie intime” (1928).Ce dernier ouvrage valut à Beau-chemin le grand prix d’apostolat laïque par la poésie qui lui fut remis à l'occasion d’une grande ma-i nifestation publique aux Trois-Ri- prend de source autorisée que îe Robert Gage et Arthur Aimstrong.tous deux accusés de trois vols à main armée, ont comparu ce matin devant le juge Fortier, de Québec, qui remplace l’un de nos juges locaux en vacances.Ils ont plaidé non coupables et le Juge a fixé leur enquête au 8 juillet.Berlin, 39 (S.P.A.) gouvernement allemand, malgré les difficultés des négociations de Paris au sujet de la proposition Hoo-vru qa pas du tout l’intention de modifier son attitude d’observateur attentif.Un porte-parole du gouvernement a fait observer que l’Allemagne estime que le projet Hoover est une question dont le règlement relève de la France et des Etats-Unis.Le gouvernement allemand appuie sur ce fait qu’à part la France, toys les pays que concerne la proposition Hoover ont accepté le projet de moratoire d’un an.Toutefois un certain abattement se reflète dans les milieux politiques.financiers et industriels, et cet état d’esprit a eu sa répercussion à la bourse.On se raccroche à l’espoir que les Etats-Unis, forts de l’appui, d’un grand nombre de pays, paraissent bien décidés à secourir I’Allrmggne.Ottawa, 30 (S.P.C.) — Les Associations fédérées des anciennes élèves des couvents catholiques du Canada, actuellement en congrès dans la capitale, sont déterminées à prendre les mesures nécessaires pour que les films immoraux dis-parajssent des cinémas canadiens.Plusieurs mesures ont été prises hier au cours d’un long débat sur vières le 11 novembre.1928.le problème du cinéma.’ - Après avoir entendu la présiden-' _ •• n te, Mme Aurélipn Bélanger, décla- Lg iCppCllH rer qu’elle avait récemment vu des • films où l’on représentait le divor- I SG F6nd Cfl ISiatiCIC ce comme une chose tout à fait nor- i .- male, les déléguées ont décidé de Friedrichshafen, Allemagne, faire apnel à tous les catholiques i (S.P.A.) afin qu’ils n’encouragent que le cinéma convenable.On a passé en revue ce qui a été j scientifiqu fait dans les autres pavs et on a prochain, décidé de suivre l’exemple des An- i ciennes élèves des couvents catholiques des Etats-Unis qui ont établi un bureau de censure à Hollywood et à New-York.Un bureau de censure semblable serait établi au Canada qui ferait l’examen des films un mois avant qu'ils ne soient mis à la disposition des cinémas, ce qui ski, aux Braves de Boston.Urban ski s’était taillé toute une répula tion depuis qu’il jouait à Montréal et il y a longtemps que les séants des Braves de Boston le suivaient de près.Urbanski a conservé cette année une moyenne de .340 au bâton et il a joué de façon brillante an champ, exécutant 36 doubles-jeux.Le Boston a l’intention de l'utiliser au 3ème but, mais il est bien possible qu’il finisse par remplacer l’arrèt-court Babbit Maran-ville qui a déjà 20 ans de service.Le successeur d’Urbanski sera Charley Chatham, qui occupait la même position jusqu’à ces derniers temps avec le Jersey City.Au cours d’une partie double, jouée dimanche dernier, il a frappé deux coups de circuit, deux trois-buts, un deux-buts et un coup simple, un exploit qui n’a pas encore été égalé cette année.Urbanski jouera encore pour le Montréal aujourd'hui et demain.Le prix de transaction a été de $42,-500 en plus de Chatham.Mort du capitaine Bouchard Quebec, 30.(D.N.C.) — Le capitaine A.Bouchard, de la Petite Rivière St-François, est mort subitement, le 27 juin, au détroit de Belle-Isle, ou il était arrivé la veUle.Ses restes seront ramenés à Petite Rivière, sa paroisse -natale, à bord du \apeur_Chambty.Le second tunnel sous le canal Paspébiac, 30 — Le chef de l’opposition provinciale, M.Camillieu Houde, a continué sa tournée des comtés du bas du fleuve en parlant dimanche soir à Amqui et hier à Paspébiac.L'assemblée d’Amqui mit assez rudement à l’épreuve la patience de M.Houde: une foule considérable s’était réunie pour l’entendre, mais tout un petit groupe s’était donné le mot pour l’interrompre tout le long de son discours.M, Houde déclara que ces interruptions ne réussiraient pas à lui laisser une mauvaise impression En route vers Edmonton Les aviateurs Post et Catty, jprét avoir atteint Solomon, en Alaska, se rendent h Fairbanks puis s'envolent vers la capitale do l'Alberta, dernière escale avant New-York (D apres les dépêches de 1’“Associated Press”) Les aviateurs Post et Gattv vo« eut présentement à destination de la ville albertaine d’Edmonton, qui sera peut-être leur dernière escale avant New-York, leur point de départ et de retour, Ayant atteint Solomon, près de Nome, Alaska, à 2h.7, (,
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