Le devoir, 7 novembre 1912, jeudi 7 novembre 1912
-X i t w J V.\ jr ?V J VOLUME III—No.263 r ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .$3.00 ONION POSTALE .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .* .$1.50 ONION POSTALE .$2.00 MONTREAL.JEUDI 7 NOVEMBRE.1912 LE DEVOIR UN SOU 1 NUMERO _______________v, ________ «*¦.%.Rédadion et Admi?^ >tionj 7U RUE SAINT-JACcf « MONTREAL.^ TELEPHONES : ADMINISTRATION: Mais 7461 REDACTION: Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! POURQUOI L’OPPOSITION A-T-ELLE DÉSARMÉ ?La décision du leader de l’opposition de donner carte blanche au ministère dams la circonscription d’Ilochelaga a causé une surprise et une émotion générales dans le grand public.Elle étonne moins ceux qui connaissent les courants souterrains de la politique.Elle était prévue depuis quelques jours déjà par ceux qui suivent la trace des influences qui dominent les partis et les politiciens.Le parti libéral voulait la lutte.Quels que soient les défauts des rouges, toutes nombreuses et lourdes qu’aient été leurs défaillances, à la fin surtout de leur possession du pouvoir, nul ne saurait contester leur remarquable combativité.Sir Wilfrid Laurier était prêt pour le combat.Dans toute sa campagne de l’été et de l’automne, il a fait preuve d’une énergie, d’une vitalité extraordinaires.Ce n’est un secret pour personne qu’au lendemain de son récent discours à Sherbrodke, le leader libéral faisait des instances pressantes pour décider quelqu’un de ses partisans à accepter la candidature en opposition à celle de M.Coderre.Quel est le secret de sa détermination?Pourquoi abandonne-t-il le champ de bataille, au lendemain de sa victoire de Richelieu?Le contraste entre le ton des journaux libéraux et celui des organes torys ou conservateurs est frappant et souligne davantage l’inattendu de la situation.Le Canada annonçait la bataille depuis une semaine.La Presse elle-même, qui a pourtant passé l’âge des étonnements ingénus, ne cache pas son embarras à expliquer la saute de vent.Par contre, la satisfaction des journaux dévoués au ministère éclate sans détour.La joie de la Gazette est sobre et ironique.Le Star félicite le chef du parti libéral et l’encourage à continuer son appui moral au ministère et à la politique de contribution.Mais c’est la Patrie qui étale davantage son contentement.Dans sa naïve suffisance, le journal “indépendant” constate avec complaisance que sir Wilfrid Laurier, pour justifier son abstention, emprunte “presque textuellement le langage” qu’elle tenait elle-même, lorsqu’elle conseillait à l’opposition de laisser le champ libre au ministère.Inutile de dire qu’il ne viendra à l’idée de personne de croire que sir Wilfrid Laurier a pris ses ordres et scs inspirations des propriétaires ou des rédacteurs de la Patrie.J’ai porté, à l’occasion, de durs coups au chef du parti libéral.Mais j’ai une connaissance trop exacte de sa dignité personnelle et de la profondeur de son sens politique pour croire un instant qu’il ait accepté volontiers de subir une telle humiliation que de mériter l’éloge et les encouragements protecteurs du Star et de la Patrie.* * « Encore une fois, quel est le motif de celle détermination contraire aux sentiments du chef libéral, au désir de ses partisans, à l’intérêt de son parti?M.Laurier invoque l’ignorance où il est encore de la, politique ministérielle.Mais il n’en connaissait ni plus ni moins, lorsqu'il disait à Sorel, le 22 octobre: “Pour ne pas avoir de marine immédiatement, il vous en coûtera quelques millions de plus.Vous aurez la contrib ution directe, ensuite une marine beaucoup plus forte et beaucoup plus dispendieuse que celle que les libéraux voulaient construire.’’ -~ (Version du “Canada,’’ du 23 octobre 1912.) “M.Pelletier vous disait: Nous obtiendrons que la loi de la marine soit soumise au peuple.L’avons-nouset l’aurons-nous ce plébiscite?C’est comme dans la vieille chanson: ‘‘Va-t-en voir, s’il vient!’’ ILS NE LE DONNERONT PAS ET AJOUTERONT, A LA CONSTRUCTION D’UNE MARINE, UNE CONTRIBUTION DIRECTE DE $30,000,000’’.— (Version de la “Presse’’, 23 octobre 1912.) Si M.Laurier était si sûr des projets du ministère, avant l’élection de Richelieu, comment peut-il être tombé sitôt dans les “pleines ténèbres" où la Patrie plongeait, l’autre jour, les électeurs d’Hochelaga?Le leader de l’opposition ajoute qu’il ne connaît “qu’imparfaite-ment les causes réelles du dissentiment” qui a entraîné la démission de M.Monk.Il sait au moins, comme tout le monde, que le ministre des Travaux publics a démissionné parce que le cabinet a décidé de faire voter une contribution d’urgence sans consulter le peuple, et que, dans l’opinion du ministre démissionnaire, l’urgence n’est pas telle que le ministère ait le droit de violer sa promesse de soumettre la question au verdict populaire.Sans doute, M.Laurier peut n’être pas d’accord avec M.Monk sur la nécessité d’un plébiscite; mais il partage son avis—qui est celui de la Gazette, du Witness, du Chronicle, de Halifax, et de bien d’autres—qu’il n’y a pas urgence, et il l’a déclaré à Ottawa, le 27 août, au banquet offert , aux capitalistes anglais pilotés par M.Arthur Greenfell.Il s’est prononcé, à la Chambre, contre le régime des contributions directes à la flotte, impériale.11 ne peut donc s’y railler maintenant, simplement parce que le ministère qu’il combat invoque.une prétendue urgence dont il nie lui-même l’existence.* * Du reste, quel est le rôle d’une opposition, si ce n'est de forcer le ministère à faire connaître sa politique et ses projets?C’est ce que le parti libéral a fait à Richelieu.Sir Wilfrid Laurier et ses lieutenants n’ont pas crainl de “préjuger la question” de la marine et toute, la politique ministérielle, dans cette élection où les ministres refusaient également d’énoncer leurs projets.Pourquoi retraitent-ils aujourd’hui?Ils ne sauraient invoquer l’usage de laisser réélire les ministres sans opposition.M.Laurier, qui connaît mieux que personne les us et coutume du régime parlementaire, sait bien que cet argument ne tient pas debout, et il s’est gardé soigneusement de l’invoquer.En effet, cet usage, qui du reslc n’est pas invariable, ne s’applique qu’aux membres d’un nouveau cabinet, formé au sein d’une majorité parlementaire qui sort victorieuse d’une élection général** Il n’existe pas lorsqu’un nouveau titulaire remplace un ministre démissionnaire, surtout lorsque le ministre qui s’en va sort du cabinet à cause de son opposition à la politique de ses collègues.Si jamais l’opposition a le droit et le devoir de contester une élection et de forcer le ministère à sorfir de ses retranchements, c’est dans une occasion comme celle qui se présente aujourd’hui.M.Laurier dit que c’est au “parlement que la politique navale sera énoncée” et “qu’elle doit être jugée à son mérite.” Sans doute; mais qu’est-ce que le parlement, sinon le comité général du peuple?Que sont les députés, sinon les mandataires du peuple qui les nomme?Que fait-il, en l’occurrence, des droits des électeurs de la circonscription d’Hochelaga, à qui M.Coderre et tout le ministère demandent un mandat général, une autorisation à tout faire, sans nul engagement de la part de ceux qui le sollicitent?Sans “préjuger la question,” ne pouvait-il forcer le nouveau ministre à expliquer son attitude, à définir les conditions de son entrée dans le cabinet?# * # C’est tellement évident que, de son premier mouvement, sir Wilfrid Laurier voulait la lutte.Et il n'y a d’autre explication de son changement de tactique que la pression exercée sur lui par une fraction de son parti, celle qui a été la cause de tous scs malheurs, la fraction néolibérale d’Ontario, soumise au joug d’une poignée de financiers de Toronto.Nous avons signalé, il y a quelques semaines, le mouvement organisé à Toronto et à Winnipeg par une junte de ploutocrates, dirigée par sir William Mackenzie, sir Edmund Walker et M.Ftavcllc, afin de “soustraire la question navale aux querelles des partis.” On peut être assuré que c’est là l’origine du désarmement de l’opposition dans la circonscription d’Hochelaga.C’est l’un des pires symptômes de l’état morbide de notre vie nationale que cette domination exercée par la haute finance sur nos partis politiques.’ v On peut, sans crainte de sc tromper, y voir la source de la plupart des fautes qui ont obscurci la carrière d’un si grand nombre d’hommes publics, à qui leurs talents et leur intégrité personnelle méritaient un meilleur sort.Pris entre les influences corruptrices et la faiblesse de leurs partisans qui en subissent directement les effets, ils sont trop souvent paralysés dans leurs efforts.Le charme malfaisant ne sera rompu que le jour où les hommes d’Etat, sûrs de l’appui et de la surveillance d’une opinion publique forte, éclairée et intègre, pourront mater les corrupteurs et contenir les corruptibles par la crainte salutaire de la colère du peuple.Sir Wilfrid Laurier avait une magnifique occasion de faire donner la leçon aux uns et aux autres dans la circonscription d’Hochelaga.Pourquoi l’a-t-il laissé échapper?Henri BOURASSA.Le partage des dépouilles Il n’y a pas encore trois ‘semaines que la guerre entre l’Italie et la Turquie s’est terminée par un traité de paix conclu entre les deux puissances beligérantes.Aucun gouvernement étranger n’est intervenu dans les négociations entamées à Ouchy, en Suisse, par les plénipotentiaires des nation’s directement intéressées.Personne ne s’est avisé de protester contre la liberté prise par l’Italie d’évincer la Turquie de la Tripoliiaine et de la Cy-rémaïque.11 est vrai que ces provinces sont situées en Afrique.Il est egalement vrai que ITtalie a rendu à la domination ottomane les îles de la mer Egée qu’elle avait occupées pen dant la guerre.On peut donc reconnaître que le traité de paix, tout en enlevant à l’empire ottoman deux provinces désormais acquises à la souveraineté de l’Italie, n’a pas directement affecté l’équilibre de l’Europe — équilibre dont le maintien est le principal souci des grandes puissances dès qu’il s’agil de la question d’Orient.Tout de même, ce traité n’en devrait pas moins être considéré comme un précédent et un exemple à suivre dans les négociations de paix qui ne peuvent tarder à être entamées dans les Balkans.Les Etats coalisés paraissent bien être dès aujourd’hui les maîtres de la situation.Le gouvernement turc, en invoquant la médiation des puissances, a arboré le drapeau blanc sur Stamboul et définitivement renoncé à l’espoir d’arrêter la marche des armées conquérantes.Dès que la Turquie est forcée de demader la paix, on peut s’attendre à ce que ses vainqueurs, ayant lutté seuls contre elle seule, insistent pour traiter directement avec elle, sans admettre aucune intervention extérieure.Les alliés, en effet, manifestent leur ferme désir de négocier entre belligérants, comme il est arrivé lors de la conclusion de la paix italo-turque.Les Etats balkaniques sont-ils en état d’écarlcr l’intervention extérieure comme ils ont réussi à circonscrire la guerre dans les limites de leurs propres frontières et dans celles de la Turquie d’Europe?Assurément, la Turquie mettra tout en Oeuvre pour amener les chancelleries à entreprendre le règlement du conflit dans une conférence internationale.Ce serait dans la tradition de l’empire ottoman, dont la seule raison d’exister comme puissance européenne sc trouve dans le conflit des intérêts politiques qui s’opposent au partage de ses territoires.Sans ce conflit d’intérêts, il y a beau temps que le Grand Turc aurait été rejeté de l’autre côté de l’Hellespont.Et si la Turquie est impuissante à résister à l’élan militaire des alliés, on peut se demander comment elle peut espérer réussir à faire méconnaître les légitimes prétentions des plénipotentiaires balkaniques pour s’en rapporter uniquement à une conférence des puissances.Elle n’y songerait même pas si aucune des grandes puissances n’avait des intérêts dans l’issue du conflit.Mais la Porte sait bien que deux nations européennes au moins sont intéressées au règlement du différend selon leurs vues respectives.L’Autriche-Hongrie souffrira difficilement que les Etals balkaniques se partagent les terres de la Turquie d’Europe sans lui en réserver une part.Et dès que l’Autriche aura part aux dépouilles, la Russie se dressera toute armée contre elle.Les hommes d’Etat balkaniques n’ignorent pas cette éventualité, et, vraisemblablement, ils en tiendront compte quand il s’agira de dicter les conditions de la paix, sachant qu’en méconnaissant les nécessités de la situation générale, ils s’exposeraient à ce que le règlement conclu par eux fût désapprouvé en conférence internationale ou mis nu point par une déclaration de guerre.Il n’est pas impossible que les Etats balkaniques sc montrent disposés à renoncer à tout agrandissement territorial, se contentant d’une renonciation, de la part de la Turquie, à toute autorité sur ce qui lui reste de ses possessions européen nés, sauf à une souveraineté purement nominale.C’est sous un régime semblable que la Bulgarie, la Serbie et le Monténégro se sont acheminés, étape par étape, very l’indépendance complète et la dignité d’Etats souverains.( Les succès.rejnportés comme nl-J liés permettent maintenant aux Etats balkaniques d’envisager la possibilité de l’établissement d’une confédération où les provinces de la Turquie d’Europe nouvelllement libérées pourraient entrer sans porter ombrage à l’Autriche-Hongrie.La Russie appuiera sans doute la solution qui convient le mieux aux peuples balkaniques, et ce sera pour 1‘Autriche une raison péremptoire d’accepter la leçon des événements, vu qu’à une époque qui n’est pas encore lointaine, et que personne n’a pu oublier, -elle s’est permis de rendre définitif à son profit un état de choses qui n’était que provisoire.Uldéric TREMBLAY.La langue française et le commerce Nous nous somme contenté jus-, qu’ici d’inscrire sur notre liste, sans aucun commentaire, les catalogues que nous avo.- jugés dignes d’y figurer.Les réflexions viendront plus tard.Il en est un cependant, reçu avant-hier, dont nous voulons dire tout de suite quelques mots.Il marque, en effet, dans le mouvement de réaction qui se dessine contre l’anglicisation par le commerce et l’industrie, une étape assez importante.La confiserie—nous l’avons déjà noté — est un agent très apte à faire pénétrer les mots anglais dans nos foyers, à nous donner l’habitude de les substituer aux mots français.Cela se comprend.Ses produits passent entre toutes les mains, se glissent sur toutes les lèvres.Les enfants en raffolent, les personnes d’âge mûr ne les dédaignent pas, les vieillards les subissent__sans trop ronchonner.Cha- cun d’eux -a un nom spécial.Ce nom est souvent imprimé sur le produit lui-même ou sur le papier qui l’enveloppe.Or — une enquête nous a permis de le constater — toutes les maisons canadiennes-françaises de Montréal étiquetaient jusqu’à ces derniers jours la plupart de leurs produits en anglais.Chacune avait sans doute pour excuse que les autres faisaient ainsi, mais l’anglicisation de notre peuple ne s’en produisait pas moins par chacune d’elles.Désormais une maison au moins —- et d’autres, nous l’espérons, suivront bientôt son exemple — ne participera plus à ce travail néfaste.Elle -réagira même contre lui.Elle va franciser: des termes d’abord, puis, car tout se tient en ce bas monde, des concepts et des men t ali tés.La Compagnie L.Martineau vient, en effet, de publier un nouveau catalogue.Des nombreux produits qu’elle manufacture, quelques-uns seulement ont conservé leur ancien nom anglais: ce sont ceux, je suppose, pour lesquels on n’a pu trouver facilement un terme correspondant dans notre langue.Tous les autres se présentent maintenant sous un nom français.Ainsi “satinettes” a remplacé buttercups, “jouets clairs” clear tops, “coco à la mêlasse” molasses cocoanut, etc., etc.Ce catalogue, le premier du genre au Canada, a dû exiger un travail assez ardu.Nous ne dirons pas qu’il est parfait.Certains an-glicisuies, par exemple s’y sont glissés: continuation pour suite, injurier la santé, pour nuire à la santé; flacon est écrit invariablement flocon; quelques termes anglais, parmi ceux qui ont échappé à la proscription, auraient pu, il me semble, être traduits: snow bars, twins, marshmallow, peanuts, drops.Mais ce sonl là de menues fautes qu’une deuxième édition fera disparaître.Tel quel, ce catalogue constitue une innovation heureuse, des plus opportunes.M.Martineau l’a entreprise par pur patriotisme, sans se soucier du surcroît de dépenses qu’elle devait occasionner.Aux acheteurs canadiens-français de lui prouver, de prouver à tous ceux qui s’intéressent à son initiative que l’emploi de la langue française ne nuit pas en affaires.Nous invitons spécialement nos maisons d’éducation, celles surtout qui possèdent un magasin où se débitent des marchandises étiquetées en anglais, -des butterscotch, des swiss caramel, des mille chocolaté, et toute la kyrielle, de se procurer au plus tôt le catalogue de M.Martineau.Scs produits peuvent satisfaire les goûts des gourmets les plus délicats.Et ils ne blesseront pas leur langue.Ils leur apprendront même des mots français.Pierre HOMIER, I BILLET DU SOIlt r- ET IA PROVIDENCE ?Vous auriez pu lire — je sais bien que vous ne l'ave: pas lu — mais enfin vous auriez pu lire ces jours-ci, dans les journaux, le discours du Trûne.(.4u Parlement, le Trône parle, et cela compense le mutisme de certains députés).Dès en prenant la parole, S.H.le lieutenant-gouverneur “éprouve un vif sentiment de plaisir à imir commencer les travaux de ce nouveau parlement.“Tant mieux! Puis, en cent lignes, défilent cinématographiquement (ouf!) l'enseignement, des statues,le bien-être de l’enfant,le commerce des alcools, la colonisation.l'agriculture, le code municipal.les eaux courantes, les chemins ruraux, nos richesses naturelles, le budget.Il V a donc là-dedans “de tout un peu'', comme on écrivait jadis.Rien souvent, jadis, cet engagement pris sur la couverture d'un livre était promesse d'ivrogne: de "tout un peu” était la manière de dire en termes galants: Rien.Tel n’est pas, par bonheur, le cas qui nous occupe.Le discours du Trône, est tout plein de choses.4 la vérité, une seule g manque, la Providence.Il est d’usage dans les Parlements, depuis qu’il g a des Parlements, d’in.plorer, en inaugurant une législature, le secours de la Providence.Cetle coutume existe encore à Ottawa, où le discours sc termine ainsi: “Et je prie la Providence de bénir nos travaux.'’ .4 Québec, on ne prie pas.S'ous n'avons point l'irrévérence de faire un rapprochement; mais ccs vers, publiés à Paris lors de la, suppression de la “Messe rouge" à laquelle assistaient tons les juges, nous reviennent malgré nous à la mémoire : { LES PRINCIPES DE ! M.CODERRE EN 11910 ; Voici, d’après la “Patrie” du 29 juillet I9l0,sce que) M.Co- ! derre pensait du “SEUL MOYEN” de résoudre la question des j contributions à la marine impériale:— Permettez-moi de vous dire quelques mots de cette »question i de la marine.! NOUS AVONS EU TROIS PROJETS.Celui du gouverne- i ment qui contient le fameux article par lequel nous nous enga-| geons à sacrifier notre autonomie, par lequel d’un traiin de plume t on a effacé tout un passé de luttes qui nous avait donné cette | autonomie.M.Borden en a proposé un second demandanUune centribu-I j tion de vingt millions de dollars à l’Angleterre.| ENFIN M.MONK A PROPOSE LE TROISIEME, CELUI DE j SOUMETTRE CETTE QUESTION NOUVELLE AU VERDICT | DU PEUPLE.NOUS SOUMETTONS AVEC LUI QUE C’ETAIT LA LE j SEUL MOYEN DE REGLER CETTE QUESTION.La “Patrie” du 29 juillet 1910, compte-rendu de l'assemblée de Saint-Henri, où furent réadoptées les résolutions de Saint-Eustache.LETTRE DE QUEBEC L’adresse est votée.— Le début de M.Tessier.— Beaucoup d’aisance et de facilité.— Le député de Rimouski et la question scolaire.— MM.Langlois et Bouchard applaudissent sa tirade sur la défense de la société civile.— M.Tellier et le programme libéral.—Quelques rémi- Si le Tribunal s'interdit D’aller désormais à la mc.sso, C’est pour donner au Baint-Eaprit Une.leçon de politesse.Nos juges, en effet, sont las De lui faire ainsi rliaque année Cette visite surannée Que U Esprit-Saint ne leur rend pas.Nos Solons québécois n'ont sûrement pas le même grief, car il est manifeste que le Saint-Esprit dissipe chaque jour leur ignorance et les éclaire.Léon LORRAIN.Sur le Pont d’Avignon.Le recorder Weir, condamnant trois Anglais fraîchement importés, disait mardi: “Le Canada n'est pas un dépotoir pour les ivrognes.” Malheureusement, plusieurs de ses confrères de Londres ne sont pa,s de son avis.* * • niscences.— La statistique et ia colonisation.— Les commissions pour faire l'ouvrage des ministres.— Les monuments Mercier et Carneau.— Par où il aurait fallu commencer.— Sir Lomer Gouin et le programme libérai.— Il déclare qu’il ne renie rien.— Les progrès scolaires.— La colonisation.— Ecrire et faire l’histoire.— Pourquoi les monuments.Québec, 6.—L’adresse a été votée unanimement.Il était difficile do faire autrement.L’adresse, c’est le remerciement des Chambres au Lieulenant-Gouverneur pour les raisons qu’il a données de leur convocation.Or les raisons de Son Excellence ou plutôt de M.Gouin, car il ne faut pas croire le Lieutenant-Gouverneur aussi dépourvu, c’etd qu’il existe des écoles normales, qu’il y a eu un congrès du Parler Français, que Je gendre a élevé un monument à son beau-père, que M.Amyot, réparant l’oubli de la province, eu a élevé un à Carneau, que l’exposition du bien-être de l’enfance a été très fréquentée, que l’été a été pluvieux, que les bâtiments du collège d’agriculture de Sainte-Anne sont terminés, que le feu continue de détruire ce qu’il consume et autres balivernes semblables.Quelle objection sérieuse voyez-vous à cette chronique, comme la qualifiait M, Cbapais au Conseil législatif?La forme pourrait être meilleure, mais la Législature n’a jamais été soucieuse des formes.On a donc voté cette adresse sans trop discuter.Si Je gouvernement a quelque chose de sérteux à offrir plus lard, ce sera le temps do le juger.Un bienfaiteur anonyme (tout comme celui de la Patrie) offre une prime à celui qui debarrassera notre pauvre bibliothèque municipale de l’appellation de civique.• • • Il y aura devant Je prochain Parlement trente-neuf demandes de divorce.Vous verrez qu’un Médéric Martin ou un D.A.Lafortune quelconque ne manquera pas de faire observer aux intelligenls électeurs qu’il n’y en avait pas autant du temps de Laurier.* * * Une femme écrit dans un magazine que le plus précieux service qu’une femme puisse rendre à la civilisation, c’est de fonder un foyer prospère.Le bon sens devient si rare qu’on croit découvrir une originalité quand on le voil exprimé.Le Veilleur.sommÂÏre PAGE 2 —Soirée populaire à l’Opéra.—Les Bulgares continuent la bataille — Nouvelles des Balkans.PAGE 3 NOUVELLES MUNICIPALES: -—Les élections aux Etats-Unis — Les résultats — Commentaires des journaux.PAGE 4 PAGE FEMININE.—Lettre de Fadctte.—Soir pensif, poésie, Gaston Spar-bach.—Education.—L’amitié chez lès femmes.—Esprit, bêtise et Cie.—A mes nièces.PAGE 5 —Les conférences de M.Gmt t héron, à Laved, —Le monde ouvrier, PAGE 6 LA VIE SPORTIVE: —Cazraur défait.—Le successeur de Jack Johnson.PAGE 7 —Cinq séries d’histoire.—La greffe humaine date de plusieurs siècles.—Paris a besoin de millions pour s’embellir.DERNIERE PAGE -Toutes les dernières nouvelles loeales et étrangères, ÿe la der-ntiFc heurté* • • • La tradition exige cependant qu’on l’entoure de quelques considérations.C’est M.Tessier, député de Rimouski, qui devait les présenter.Il a fait les choses avec une aisance et, à son point de vue, un succès au-dessus de la moyenne.C’est l’un des bons débuts dont on se rappelle M.Scott, qui l’a suivi, en anglais n’a aucune prétention à l’éloquence.Il dit clairemenl et sans prétention aucune, ce qu’un partisan doit penser de la politique de son parti.M.Tellier a été méthodique, exact et logique comme d’habitude.Il a adroitement riposté aux vantardises du député de Rimouski concernant la sincérité du programme libéral, et ce n’rst pas sa faule si ses partisans ne l’ont pas applaudi davantage: il le méritait.Les ministériels, eux, n’attendent pas les bons points pour taper.M.Gouin élait à peine debout que les pupitres battaient.Tout son discours est basé sur cette théorie: puisque nous avons gagné les élections, c’est signe que nous gouvernons bien.Quant au programme passé du parti libéral, nous ne renions rien.Disons qu’on l’oublie, et passons à l’analyse des discours.• • • M.Tessier:—Je porte le nom de celui qui proposait l'adresse il y a 22 ans.Ators comme aujourd’hui le parti libéral était au pouvoir.11 a connu depuis les succès et les revers, mais il est resté fidèle à ses principes.Comme Aillée qui repreiiail vigueur au contact de la terre, il revient de chaque contact avec le peuple plus fort que jamais, parce que.le peuple est la source première des traditions el des principes du véritable libéralisme.Et cette force, il la conserve par l’adhérence continue à ses principes.Il n'a pas un programme pour les assemblées populaires et un autre pour les Chambres.Il ne promet que ce qu’il peut tenir.Aussi toutes les classes de la société l’appuient: l'ouvrier à cause des nombreuses écoles et de la loi sur les accidents du travail qu’il lui a données; la classe moyenne et aisée à cause de sa politique financière; le cultivateur et le colon à cause de l’encouragement dont il les entoure; la minorité comme la majorité à cause de la justice avec laquelle toutes les races sont traitées dans cette province.L’électorat espère que le gouvernement continuera l’oeuvre commencée et la lecture du discours du trône lui démontrera que sa confiance est bien placée.Il reste beaucoup à faire en matière d’instruction publique.La statistique nous révèle en matière de fréquentation scolaire un état de choses qu’il serait coupable de cacher.La gratuité des livres doit être mise à l’étude.Toutes ccs queslions, dit-il, “doivent être abordées fermement, avec de part et d’autre le respect le plus profond pour toutes les convictions loyales, même les plus éloignées des siennes, car celui-là ne sail pas bien toutes les raisons qu’il a de défendre ses propres idées qui ne comprend pas et ne respecte pas celles de ses contradicteurs.Et j’ai la conviction irès forte.M.le Président, que c’est dans cet esprit que tous les membres de cette Chambre discuteront ces questions.Cette Chambre et le pays espèrent donc, M.le Président, que le gouvernement poursuivra avec persévérance l’amélioration de notre système d’éduea-lion, sans imprudence, mais sans timidité, tout en restant fermement attaché aux institutions libérales et prêt à défendre contre toute atteinte les droits de la société civile.L’expérience des éloctions générales récentes prouve que cette ligne de conduite a l’approbation non équivoque de l’immense majorité des électeurs de cette province.” Cette tirade a été vigoureusement applaudie par MM.Godfrey Langlois et Damien Bouchard, dont l’exubérance fait contraste avec la réserve de M.Létourneau.M.Tessier exprime le voeu qu'on érige des monuments à Chapleau et à Joly, mais remarque qu'aucun de ces monuments ne durera aussi longtemps que celui que le parti libéral érige actuellement dans la province.• • • M.Scott:—L’adminletrartion actuelle est la meilleure que la province ait jamais eue.Il est heureux que l’on cultive le Parler français, et que l’on donne $3.000 aux Anglais pour l’enseigner dans leurs écoles.C’est le meilleur moyen d’unir les deux races.La politique dca bon*, s.wtyr+tmmwm r 2 LE DEVOIR, MONTREAL.JEI DI, 7 NOVEMBRE 1912 VOL.ITT.— No.263.LETTRE DE QUÉBEC ( SUITE DE LA 1 ère PAGE) chemins fait des progrès.Il croit cependant Que si le gouseïnenient empruntait lui-même, les choses iraient plus vite.4 « • M.Tellier:_Félicite les proposeur et secondeur non seulement pour continuer l'iisage, niais parce que tous deux se sont particulièrement bien acquittés de leur tâche.M.lessicr maintient la réputation laissée dans cette chambre par sa famille.Le discours du trône 1 enthousiasme moins.Beaucoup de mots, peu d’idées.Est-ce pour cela que le pio-poseur l'a ignoré presque complètement, et lui a substitué un dithyrambe sur le respect du parti libéral pour son programme?L’est une théorie à laquelle il a cessé de croire depuis longtemps, et dont quelques-uns, même du côté ministériel doutent.Vieillir est un triste avantage qui a ses compensations.Vingt années d’expérience politique lui rappellent bien des gouvernements et plusieurs programmes.Il fut un temps, par exemple, où le parti libéral demandait l’abolition du Lonseil législutit, de Spencer Wood et promettait de gouverner sans taxer.Le Lonseil continue d’exister et si j’avais pensé que le siège de Lanaudière resté* vacant durant trois ans indiquait un moyen long, mais facile de Se débarrasser de l’autre chambre, le bon coeur du premier ministre m au-rart détrompé.Que voulait dire la dénonciation des taxeux en 1807 si non qu’on ne taxerait pas; et les taxes ont cependant quadruplé, l.t en matière d’instruction publique?ta* député de Saint-Louis pourrait en dire plus long cpie moi.Ln somme, le discours du tréme n’est que du réchauffé, excepté le paragraphe concernant la pluie et le beau lemps.Le sont le»; mêmes vantardises depuis dix ans.Il est à espérer que tout l’argent donné pour l’instruction publique produise quelques résultats, mais les rapporls du surintendant de l’Instruction publique ne justifient nullement les prétentions ministérielles.Si le nombre des écoles dites académiques augmente, le nombre drt> cours académiques ne suit pas la même proportion.Quant aux écoles normales on serait porté à croire qu’elles sont exclusivement l’oeuvre du gouvernement.L’esi une erreur.Le gouvernement ne donne que 86,000, et ce sont les Institutions d’enseignement qui font le reste.La subvention n’est pas suffisante: dans plusieurs cas on a eu beaucoup de peine à trouver des Institutions qui consentissent' h se charger de construire et de donner l’enseignement pour cette somme.Au sujet de la colonisation, l’on nous dit que les terres sont toujours recherchées.C’est le cliché habituel.Pourquoi ne nous donne-ton pas le nombre d’acres pris par les colons?Parce qu’il démontre un recul extraordinaire.En 1904 on vendait 292,000 acres, tandis qu’en 1911 on était tombé à 119,000 acres.Résultat de cette politique pernicieuse qui met deux maîtres sur le même terrain.Les produits agricoles se vendent certainement plus cher, mais l’exportation diminue.La politique des bons chemins ne peut donner tous les résultats désirables,,si elle est entièrement laissée àl’initialive privée.Enfin, la commission de refonte du Eode municipal a terminé son oeuvre.Commencée depuis quatre ans par la mise aux études fie M.E.1.Gauthier, elle doil avoir fait un rapport excessivement précieux.Malheureusement, le gouvernement ne paraît pas le croire, puisqu’il fait si peu de cas de son rapport qu’il ne nous engage même pas à l’accepter, fine autre commission travaille, c’est celle des licences.VA les ministres, que font-ils?Chaque fois qu’une question embarrassante sc présente, au lieu de penser par eux-mêmes, ils font penser les autres, mais c’est la province qui paye.Quelle autorité plus compétente pourtant que celle du trésor pour juger des lacune* ou des avantages de la loi des licences?Et ces monuments don! on sc glorifie?D’abord, il y en a un, et c’est celui qui s’imposait davantage, qui est l’oeuvre d’un particulier.L’autre est t’oeuvre du parti libéral qui a voulu devancer le jugement de l’histoire.C’est par le premier que la province aurait dû commencer.Le peuple a jugé, c’esl vrai, mais le peuple revise parfois scs jugements, cl quand il M* rendra bien compte jusqu'à quel point l’on abuse de sa confiance, il se ressaisira et rendra un verdict bien différent de .clui de mai dernier.* * * M.Gnuin:—Félicite M.Tessier, salue la députation des cantons de l’Est, jardin tout fleuri de rouge, souhaite la bienvenue à tous les nouveaux députés, se dit heureux du retour de M.Tellier( ce qui n’est pas consolant pour M.Gaboury, après les derniers événements dont ce dernier seul connaît toute l’amertume), souhaite au député de .loliette de rester longtemps chef de l’opposition, et dit que l’électorat a révisé le jugement que l’opposition porte depuis si longtemps sur son gouvernement.Le peuple a donné raison au minislère.Nous n’avons rien renié du programme libéral.S’il est vrai que les libéraux ont parfois demandé l'abolition du Conseil législatif, les conservateurs ont fait de même autrefois, en votant pour une motion à cet effet, présentée par M.Mathieu.Quant à Spencer Wood, il est plus convaincu (pie jamais qu’on doit te garder.Toutes les autres provinces ont des résidences prineières pour le chef de l’exécutif et à cause de sa position particulière dans la Confédération, Québec doit faire de même.D’ailleurs depuis dix ans le parti libéral n’a jamais fait semblable promesse.En matière scolaire, le parti libéral n’a rien renié de son programme.Depuis 1905, il s’est attaché avec intelligence et dévouement à développer l’instruction publique, et l’argent qu’il a consacré à cette fin a produit des résultats.Ainsi, il n’y a plus dans la province qu’une dizaine d’institutrices recevant moins de cent piastres par année; de nouvelles maisons d’écoles se construisent par centaines; il y a 200 élèves dans nos écoles d’agriculture, 56 élèves à l’école des Hautes Etudes commerciales, 658 élèves à l’école d’industrie laitière, 540 élèves à l’école technique de Montréal, 309 à celle de Québec, et si toutes les écoles académiques ne remplissent pas les conditions de la loi, nous verrons à les y obliger.Quant à la colonisation alors qu’on n’accordai! (pie 682 tilrcs en 1897 on en donnait 1899 l’an dernier.—Et qu’est-ce (pie cela prouve?intervient M.Tellier.—Qu'est-ce que cela prouve! répond M.Gouin.—Oui, explique M.Tellier: vous savez bien (pie vous pouvez donner, et que de fait vous donnez des litres à des terres occupées depuis 25, 50 et même 100 ans.—Mais c’était la même chose autrefois, se contente de répliquer M.Gouin.Notre politique des bons chemins va bien, continue-t-il.Déjà 273 municipalités sc sont prévalues de la loi et durant l’année courante, il se fera des travaux pour environ 2 millions de piastres.On nous suggère tie faire les emprunts nous-mêmes, et c’est possible que nous demandions rette autorisation à la Chambre, afin d’obtenir un montant plus élevé pour les debentures.Tiens, mais c’est l’argument de 5t.Tellier l’an dernier.Après tout.Il est pratique le chef de l’opposition.Voici la fin: En élevant un monument à Mercier, nous n’avons pas devancé le jugement do l’histoire; nous avons simplement obéi à une pulsation de l'Ame populaire.Et pourquoi nous le reprocher?Il est beau d’écrire {’histoire comme Gnrneau, mais il est encore plus beau de la faire.Mercier et Cartier ont fait de l’histoire, et voilà pourquoi nous leur élevons des monuments.Sur ce, 1 adresse est votée, et tons les membres du conseil privé iront en corps remercier le Lieutenant-Gouverneur qu’il lui ail plu de nous dire qu’il a beaucoup plu celle année.Au Conseil, M.Bérard, l’associé de M.Gouin, a loué le gouvernement de M.Gouin, en français et M.Tessier, pourtant très fidèle admirateur du pouvoir, n a pu s’empêcher de confesser que le discours était maigre.M.Pérodeau n’a pas l’inspiration qu'il faut pour broder sur un pareil canevas.M.Chapais a fait une critique ironique.Jean DUMONT.Soirée populaire à POpéra “La Bohême” de Puccini est applaudie par un auditoire nombreux.— Mme Ferrabini reçoit des fleurs.Le publie paraît disposé à faire l bon accueil aux soirées populaires del l’Opéra.Celle d’hier a remporté un très joli succès.I! y avait beaucoup de monde, et l’auditoire n’a pas ménagé ses applaudissements à l’oeuvre au programme et aux interprètes.C’est que notre peuple aime la bonne musique; il est appréciateur.Comme le disait un jour Napoléon Legendre: “Grattez un Canadien, vous découvrirez un musicien”.“La Bohême”, de Puccini n’était pas de nature non plus à déplaire aux spectateurs.C’est, je l’ai dit déjà, un petit bijou que cet opéra.On ne se lasse pas de l’entendre car chaque fois qu’on l’entend on découvre des beautés nouvelles.L’orchestration est idmirable jusque dans les moindres détails.Fit puis les mélodies cadrent bien avec, le sujet et les personnages; elles sont si sympathiques! Je ne m’attarderai pas d'avantage sur l’oeuvre.J’ai déjà exprimé tout ce que j’en pensais.Les interprèles : un très lion groupe d'artistes.D’abord Mme Ester Ferrabini, très applaudie dès sa rentrée en scène, et à qui on n présenté des gerbes de roses.La cantatrice italienne nous revient un peu «affaiblie.On sait en effet que la.petite Eisa Ferrabina ne compte que quelques semaines.En bonheur comme celui-là en coûte toujours à la mère.Mme Ferrabini a dû momentanément sacrifier quelques-unes de ses Vielles notes, liais elle !es gagnera de nouveau.En dépit de cela, le rôle de Mimi était entre bonnes mains.Mme Ferrabini a particulièrement bien chanté la scène du début et la scène finale, et au dernier baisser de rideau on lui a fait une ovation.Los quatre bohèmes ont aussi obtenu un franc succès, surtout Marcel et Colline.M.Mantella (Marcel) est doué d’une très jolie voix de baryton et son jeu scénique, absolument naturel, ne laisse, pour ainsi dire, rien] à désirer.Quant à Huberty (Colline) il demeure dans tous ses rôles l’artiste, le] grand artiste, qui saisit et observe la moindre nuance.Huberty, entre autres choses, a détaillé d’une façon parfaite l’Adieu à “sa défroque si chère”.M.Saclietti (Rodolphe) est un ténor agréable.Tl débutait sur notre scène locale, ("est probablement pour cela qu’il paraissait avoir le trac.Vers le milieu de la représentation sa.voix s’est affermie, et nous avons pu constater qu’elle ne manquait lias de robustesse et de beauté.M.Cervi (Srhaunnrd) est un peu trop le même.dans tou.s ses rôles gais.On reconnaît partout le sacristain do “La Tosca”.Quant «à Mlle Edith Fames, elle n’a pas rêvé la même Musette que Merger ni même que Puccini.L’héroïne est coquette et capricieuse, volontiers; mais je ne sache pas qu’elle soit triviale.Ceci ne veut pas dire que 5111e Barnes ait gâté le rôle.Non.Elle a même fort bien rendu la finale du second acte et celle du dernier.Dans les rôles de Benoit et d'Alcin-doro.\I.Marti était, comme toujours ad rem.M.Jacchia a dirigé l’orchestre avec sa maîtrise coutumière.C’est un bien bel artiste que notre maestro italien.Avant de clore ccs quelques impressions, félicitons la direction de l’Opéra d'avoir institué ces soirées populaires.L'éducation musicale de la population aura tout à en bénéficier.L'auditoire hier était nombreux.La salle devrait être arebi-eomble mercredi prochain.Ce soir “TIérodiade” avee Lafitte et Elizabeth Amsden.Paul-G.OUIMET.» • * DEPOTS DE BILLETS A partir de lundi prochain on pourra so procurer des billots pour l’Opéra chez M.Ed- Archambault, marchand de musique, rue Sainte-Catherine Est,, près Saint -Dm s.C’est une innovation heureuse et notre population eanaditnic-franc aise en sera’ sûrement reeonnaissancc à la direction de l’Opéra.SERVICE DES TRAMWAYS Tout le monde ne peut se payer te.luxe d’un taxi pour aller I dpéra.Ln direction ne pourrai.-ilte pas obtenir de' la compagnie des tramways que celle-ci affiche quelques-unes de ses voilures speoiadem, m nu service rie ceux qui vont au Ma.csty's ?Je m'explique.Prenons les réseaux Amherst ou Saint-Laurent ou Saint-Denis.Pourquoi quelques-unes des voitures entre ~ heures 15 et 8 heures 15 et aux heures de clôture du théâtre, au lieu de faire le long eir-ruil par les rues Craig 0u Saint-Jacques, ne se r, ndrairnt.-elles pas directement à la rue Guy, par 'a nie Sain te-Cntherine '?Un indiquerait la chose par une pancarte à l’avant du tramway.Je fais la suggestion car je la crois possible et réalisable.P.G.O.LES BULGARES CONTINUENT LA BATAILLE Malgré que les Turcs soient en complète déroute, les alliés ne leur donnent aucun répit PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES HOMME On a besoin d’un lionmie pour pren dre «oin d’un cheval, des fournaises, etc.Un homme Agé de préférence et re* commondt.S’adresser au Xo 354 Saint Denis.Gomme prix de la paix la Bulgarie demande la reddition d’Andrinople et autres villes de la Thrace Les Serbes occupent l’Albanie et il se peut que l’Autriche trouve là un motif d’intervention L’ENERGIE FAROUCHE DES BELLIGERANTS ROUTINE DE LA CHAMBRE .Pétitions déposées : Ite la compagnie de chemins de fer Quobvc . ' • 8 , LES ELECTIONS AUX ETATS-UNIS Les rapports semi-officiels publiés ce matin, indiquent que le collège électoral sera composé de 387 démocrates, 89 progressistes et 12 républicains.—Taft a eu la majorité des voix dans l’Idaho, PUtah et le Vermont, tandis que Roosevelt a rallié à lui le vote de l’état de Washington, de la Pensylvanie, du Michigan, et du Dakota sud.—Les deux législatures de la Californie seront progressistes.COMMENTAIRES DE LA PRESSE EUROPEENNE New-York, 6.— Le seul intérêt offert par les résultats 12 UNE GREVE SANS GREVISTES Le mouvement de grève .fomenté par les officiers de la Fraternité des Employés de chemins de fer du Pacifique-Canadien, a lamentablement échoué.Les ouvriers ont refusé, en masse, de répondre à l’appel de leurs chefs.Ce résultat était prévu, dans les cer clés ouvriers de Montréal, et le “ Devoir’’ l’avait annoncé la semaine dernière.Au Temple du Travail, où l'en reçoit tous les rapports des diverses organisations ,on a fortement blâmé le bureau exécutif de la Fraternité, non pas d'avoir exposé à l’administration, les plaintes des membres de cette organisation, mais de n’avoir pas suffisamment étudié l’état d’esprit des autres ouvriers du C.P.R., lesquels ne font pas partie de la Fraternité canadienne.Or, cet état des esprits est tout autre que celui qu’on supposait.En général, les ouvriers rendent justice aux autorités du Pacifique, la compagnie paie et traite ses ouvriers mieux que dans aucune autre compagnie de chemin de fer du Canada.De plus, on a vivement blâmé aussi, 1 executif d'avoir, en plusieurs circonstances, pris à partie l’honorable M.W.T.Crotherg, ministre du Travail, pour son refus de constituer un bureau personnel, où l'ambition de quelques-uns, jouait probablement un aussi grand rôle que leur amour de l’équité.L’insuccès de cette grève sera une leçon, dont plusieurs, il faut l’espérer, sauront profiter dans l’avenir.CHANGEMENT DE BUREAU M.J.T.Foster, agent d’affaires général de l’association des machinistes a transféré, hier, son bureau du Temple du Travail, où il était établi depuis six ans, dans l’édifice de l’union Haint-Jo-sept, 184 Sainte Catherine Est, coin Sainte-Elisabeth.L’édifice Saint-Joseph a servi longtemps, de siège principal aux organisations ouvrières de Montréal.Récemment, il fut vendu, et les unions durent chercher ailleurs des salles pour leurs assemblées.Aujourd’hui, il est réparé, et il est probable que plusieurs autres organisations ouvrières y viendront de nouveau établir leurs quartiers généraux, en attendant la construction du nouveau Temple du Travail, CHEZ LES PEINTTRES Les peintres organisent une grande soirée de euchre au bénéfice de leur caisse de secours pour les membres malades ou victimes du chômage.C’est une bonne action que le public s’empresse d’encourager.Elle aura Heu ¦samedi soir dans la salle Nationale, coin Sainte-Catherine et Montcalm.Mais à.côté de la bonne oeuvre à faire, il se trouve aussi, pour tes visiteurs 1 agrément d’assister a une fête qui ordinairement, est des mieux réussies.Les peintres sont habitués à bien faire les choses.Cette année), le comité, d’organisation a établi un record pour le nombre de prix qui seront distribués aux heureux gagnants; ce nombre dépassera cent.D autre part, toutes les organisations soeurs ont pris des billets, et se feront représenter officiellement à cette soirée.On compte sur une grande affluence de visiteurs.AVIS AUX CHARPENTIERS De l’union No 134 des charpentiers-menuisiers, de Montréal, on nous demande de publier l'avis suivant: Le secrétaire do l’union des eharpen tiers-menuisiers, M.O.Proulx, a d im-portantec communications à faire aux membres suivants, dont on ne connaît pas les adresses: MM.dos.Guindon, pour retirer une somme d'argent; M.' Norbert Léveillé, venant do Saskatoon, Alta., Orner Lavoie, venant do Providence, R.-t., Gilbert Menier, venant de Québec, Charles Chevalier, venant du local numéro HG, de Springfield, Mass.fis sont priés do se présenter au Temple du Travail, 30.1 Saint-Dominique, de 5 à 6 heures p.m.Tous renseignements au sujet des membres ci-dessus nommés seront reçus avec reconnaissance.Par ordre, SAGE MESURE L^union des Tonneliers, dont le siège est à Paris, vient de prendre une décision qui cause un certain émoi, dans loi cercles ouvriers français, mais qui e»t généralement approuvée.Tous membres, ayant de près ou 4e loin, ayant des attaches avec les lorres franc-maçonniques, devront immédV temeut renoncer à ces relations, ou »e-ront expulsés des rangs de l’union.Plusieurs autres organisations ouvriè res ont déjà pris des mesures analo-gués.REUNIONS POUR CE SOIR:_____ AU TEMPLE DU TRAVAIL:— Conseil des Métiers et du Travail do Montréal.A LA SALLE DIONNE:— I’nion No 472 des cordonniers de la Boot and Shoe Workers Union.Dominico Bifanio ne sera pas pendu Venez vous chausser, vous et votre famille, à nos dépens La vente se terminera samedi soir et la semaine prochaine nous commencerons l’application des méthodes U.C.S.En attendant, procurez-vous des chaussures d’une valeur réellement extraordinaire Si vous avez de l’argent à dépenser pour des bottines ou des souliers pour vous ou quelque membre de votre famille, cet hiver, c’est le temps plus que jamais de le faire.Jusqu’à minuit samedi, vous pourrez choisir n importe quelles chaussures dont vous aurez besoin à ces divers magasins à des prix qui vous feront désirer d’acheter pour les besoins de 1’ année prochaine toute entière.Les derniers jours de cette extraordinaire vente d’écoulement seront des jours de pures pertes et de grands sacrifices.Notre personnel de commis est occupé actuellement à assortir, à rassembler et à disposer le reste des assortiments pour la fin de la vente la plus active qui se soit vue au Canada.Toutes les chaussures qui nous resteront après la fermeture samedi soir, seront empaquetées pour être envoyées ensuite aux plus offrants.Lundi matin, de bonne heure, nous commencerons à enlever les auvents, à changer les façades et à transformer totalement ces quatres magasins pour introduire les méthodes U.C.S.de vente de chaussures en détail.Le temps est court.Voir c’est croire.Les prix marqués sur les marchandises vous en diront plus que les annonces imprimées.Chaussures pour enfants, jeunes gens, demoiselles, femmes et hommes a des prix qui seraient absolument ridicules en d’autres circonstances.Mais le besoin de les écouler est urgent.Ce qui est une nécessité pour nous est une chance pour vous.Le reste des assortiments dans ces quatres magasins doit être enlevé par vous ou par des marchands d’ici a samedi, a minuit.Venez donc maintenant et procurez-vous des bottines et des souliers à la moitié, au tiers et au quart du prix.CHAUSSURES A SOc, $1.00, $1.25, $1.50 et $1.75 la paire valant régulièrement jusqu’à $5.00 REMARQUEZ L’ENDROIT DES MAGASINS : MAGASIN No.I Coin des rues Notre-Dame et des Inspecteurs.Autrefois Ronayne Bros.MAGASIN No.2 1172 Sainte-Catherine-Est Autrefois O.P.Dcmontigny MAGASIN No.3 05 Boulevard Saint-Laurent Autrefois Nap.Dorval MAGASIN No.4 825 Sainte-Catherine-Est Autrefois Philippe Moise MONTREAL fidélité au suzerain, la fidélité jusqu’à la mort, — c’est aussi le culte do la parole donnée, — la loyauté envers tous, même envers les ennemis; — c’est la bravoure, fût-elle irraisonnée et folle; — enfin, c’est le mépris profond des parjures et des traîtres.Le troisième sentiment: l’amour de la guerre, est moins noble, prompt à dégénérer en barbarie et en grossière cupidité.“La guerre est une chose atroce dans tous le^ temps; à cette époque, elle était un pur brigandage.” Elle comportait presque toujours l’incendie des villes, — le pillffgc des campagnes, — le massacre des vaincus.T.e peuple n'apparaît guère.— Il est naturel que dans cette histoire militaire, la vie civile apparaisse peu.— La vie de famille est à peine entrevue.“Les femmes n'ont pa^ de place dans cette rude épopée.Quelques portraits de princesses fières et douces sont vaguement estompés dans le lointain.” — Simplicité brutale du mariage féodal.“L’héritière reçoit passivement de Faits - Montréal son père ou de son suzerain le chevalier qu’on lui destine; on ne consulte ni sa volonté ni son coeur.” Néanmoins cette époque est très démonstrative, très émotive: le* malheurs des temps ont donné à la sensibilité un développement excessif.“Mais Villehardouin et Clari ont laissé dans l'ombre toute cette vie intime, sentimentale, familiale, dans laquelle nous aimerions tant à pénétrer.” Siècle de vie intense, d’énergie, farouche, de fortes vertus et dei grand's crimes."Ce qui lui manque, c’est la douceur des moeurs, l'intelligence du beau, le culte de la pensée; la civilisation en un mot____ L’âme française n’est pas encore née.— Ce qui lui manque, c’est la sécurité, ITiarmonic politique, une direction ferme qui empêche les grands de faire servir les enthousiasmes les plus purs à l'exécution de leurs basses intrigues.— L’unité française n’est pas encore faite.” LA LOI DES ACCIDENTS DU TRAVAIL.En vertu de la loi des compensations Mme Aurélie Girnrd a intenté urne ne tion de $8,000 contre le navire “Au-sonia” do la ligne Conard.La doman-deresee prétend que la mort de son mari est imputable à la négligence impardonnable de la compagnie.LA VARIOLE Tl y a onze malade* à l’hôpital des varioleux.D’après les renseignements donnée au Dr J.E.Labergo, deux jeunes filles viendraient d’un couvent des environs de la ville et auraient été envoyées dans Imite Inmilles, où le» médecin* les ont trouvée*.Ce» jeunes filles auraient averti les sutorités municipale», qu’elles n'étaient pas les «eu-los.Il y aura une enquête.SUR LES QUAIS Los docks de Montréal ont en ce moment un aspect dos plus cosmopolites par suite des étrangers venus au pays pour aller faire les récoltes dans l’ouest et qui la moisson faite s’en retournent chez eux.Hier soir environ trois cents Galiciens sont partis à bord du “Lake Champlain” et un grand nombre de Hongrois ont pris le mémo paquebot.Le "Virginian” avait égale- ment à bord un grand nombre de Dali ciens.LE PRINCIPAL D’UNE ECOLE EST BLESSE.M.F.H, Spinneg, .principal de l’école Alexandra, a été victime d’un accident en rentrant chez lui hier.En montant dans un tramway le pied lui manqua et il vint donner de la tête sur le pavé.Il fut immédiatement transporté À l’hô-pital Général; son état n’est pas grave.M.OGILVIE PREND SA RETRAITE M.Shirley Ogilvie, qui, pendant de nombreuses années travailla activement dans les bureaux de la Ogilvie Flour Mills Co.a décidé de prendre du repos et do sc retirer du service actif de cotte compagnie.Les directeure et les employé* hii ont, offert hier un cadeau d’adieu.ENFANTS CAMBRIOLEURS Des enfants s’ôtant introduits par effraction dans une maison neuve, de l’avenue de l'Esplanade, dont l’intérieur n’était pas encore entièrement ter.miné, répandirent de la peinture sur les parquets, les portes et les mure, puis ils s'emparèrent de planches, do clous et de différents matériaux avec lesquels ils construisirent une cabane dans une cour de l’Avenue Laurier.Arrêtés et conduits devant le tribunal des jeunes dé-llnouants, les gamins étaient relâchés après une forte semonce, et hier lo pro-priétairo de l’immeuble poursuivait en cour Supérieure les parents pour recou vrement de* dommages causés.“DEVOIR” I POUR $1.00\ Pout une piastre, payable d’avance, vous recevrez chaque jour le “Devoir” pendant toute la durée des sessions provinciale et fédé-î raie.___________ !dites-le a vos amis * LE “DEVOIR” 71A RUE ST-JACQUES, MONTREAL y»»»»»»»»» w OOP MO» MWMMM WWW 6 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 7 NOVEMBRE 1912 VOL.III.— No- 263, U VIE SPORTIVE UN PEUPLE EN ARMES Une description de la mobilisation bulgare à Philippopoli Association de la Casquette L’ASSEMBLEE GENERALE AN-M ELLE ET LES ELECTIONS GENERALES ONT T.L LIEE DIMANCHE DERNIER.La Hranrle salle de réunion de l’As-Sociation de la Casquette émit remplie d’enthoutiiawtes “sportinen" dimanche dernier A '2 hrj.Tou» les membres de l’Assocint/ion avaient en eff, I été convoqués pour l’assemblée Lr n’aale annuelle a laciielle il est permis de faire les amendements désirés aux r aclements d,.l’Assoei ttion.I n erand nombre de membres avaient répondu à l'appel intéressé surtout [iar le fait qu’nvis leur avait 'té donné que ,s electien- générales auraient lieu le jour même.I,’u"emblée fut ouverte par le pré-sitltn; et gérant-gt'nérul de Association.Charles N.Chamberlen I, qui, après avoir souhaité la bienvenue aux membrrs présents, soumit le rapport de l’ann'e r|Ui vient de finir.Co rapport eonUnaftt l’historique de l’Asso-eiatinn depuis un an et démontrallt les immtnses progrès acrornplie fut adopté au milieu d’un tonnerre diappland'sse-lecture fut aussi faite du financier qui est le suivant ; RECETTES Argent rn caisse au 1er Octobre lltl I.Reoettès du 1er Got.1911 30 Octobre 1912 .CAZEAUX DEFAIT Raymond Cazeanx a été défait par le Dr Roller, au Parc Boh-mer hier soir.L’Américain prit la première chute en i minutes et colla le Béarnais pour la deuxième fois en 41 minutes.Une fols de plus, Cazeaux a été victime de son emballement.La semaine prochaine, lee amateurs auront l’occasion de voir Constant le Marin et le Dr Roller aux prises.La rencontre sera au genre libre, 2 dans 3 à finir.Ml» Di s.rappor' 20.59 au Dans la classe “B” LES CLUBS R.R.Y.M.C.A.ROUGE, It.H.V.M.C.A.BLEU ET M A.A.A.STARS EURENT VICTORIEUX DANS J,ES i'AKTlLS D’HIER SOIR FERGUSON EUT LE SEUL JOUEUR A DEPASSER LA MAR-¦QUE 200.2,127.61 Total.£2,148.20 DEBOI RSES Dépenses du 1er Octobre 191 I au 30 Oct.1912.£2,087.59 Balance au 30 Octobre 1912 60.61 Total.82.148.20 Aucun compte n- reste à payer et l’actif de l’Association se chiffre à £1269 environ.Ce rapport comparé à celui do l'an dernier montre bien les progrès de l’Association de la Casquette.RAPPORT DE 1910-11 Recettes.269.93 Dépenses .249.39 Lin eni-se.20.59 , 269.93 269.93 Furent ensuite élus : M, André Rome, président et M.L.Lapon te, secrétaire de l’assemblée .ie 8782.35.A toutes celles qu contribuèrent au succès de la Tombola, bs b'éveren tes Sœurs de l’Asile de la Provil viee.'.mt en leur nom qu’au nom de ’.mrs proré-rrés, offrent des remerciements sine-"es pi l’assurance de leur profonde reconnaissance.Le "Devoir” publiera samedi ia lifte des gagnants à la dernière.Tombola."Nous a'ens si peu de sites historiques que nous devrions conserver, ceux que nous Hvn-,” telles sont les paroles prononcées par Mme F.Béique,présidente de la Fédération Nationale St Jean-Baptiste, lorsque je lui parlai du projet que je me propose de soumettre aux autorité» de la ville, comme an-¦ elève du vieux couvait historique quo Ton veut démolir, rtu lieu d’y abriter quelque infortune, ou d’y tenir une exposition peimnn nte pour le bien-être de l’tnfanre.t’o n’est pas st.ns un serrement de cœur qu nous veirii ns tomber sous le pic du démolisseur oette vieille relique.("est pour In conserver que je demande le bienveillant concours des journaux.Lo but que je me propose est aussi utilitaire : il y a 25 ami que je suis partie du quartier centre oü j’habitais rue Saint-Î rbain, à une centaine de pas où je réside actuellement.J’y suis ri”.ni le ce printemps pour j constater le gt'e.n l changement opéré | et lancer le cri de détresse des |>au v res malheureux qui sent obligés d’y demeurer durant les chaleurs de l'été : c’est intolérable.Non seulement les bâtisses à une dizaine d’étages que l'on a construites mes Notre-Dame et Saint-J acques in-tcavepient l'air du fleuve, mais ce quartier est empesté par une odeur caractéristique qui nous écœure.Fh bien oui, j’ai passé Té-té dans Chinatown et pour ne pas compromettre trop gl'avemtm ma santé, j’ai dû coucher sur le toit, sut des planches -, en bas, on étouffait.Ce n'est pas' sur tes hauteurs de la rue Sherbrooke qu’on a besoin d’air, c est en bas, entre les rue,-.Craig et Sainte-Catherin?, et, si on ne remédie au mal sans délai, ce quartier deviendra un foyer de tuberculose qui contaminera la ville.I* remède que je propose, c’est une bouche d’air au prolongement du Boulevard Saint-Laurent qui nous apportera le bon vent du fleuve pour dissiper les miasmes.Je demande donc que la ville garde le terrain acheté des Sœurs do la Congrégation et en fasse un?place publique appelée “Place Bourgeois" au milieu de laquelle passerait ’le prolongement du Boulevard Saint-Laurent, et qu’elle achète, si c’est possi ble, le reste du terrain compris entre le prolongement du boulevard Saint-Launnt et la rue Saint-Jean Baptiste, Pour que 'a Place Bourgeois ait une largeur d’environ deux cents pieds it.partir de la rue Notre-Dame jusqu'au fleuve.C est dans le quartier rentre (J-ae nous avons besoin d’air et le jour et la nuit et’ non pas dans les grands Parcs où bien des gens ne vont que le dimanche ou une couple d heures le so;r.Je vous le demande, n-' vaut-il pas mieux donner de l’air 24 heures par jour aux malheureux qui étouffait au centre de la ville que de leur ai procurer une couple d’heures s- uIciik nt le soir en agrandissant les parcs éloig nés de leurs demeures où ils sont trop fatigués pour se rendre, durant la semaine.Donc, à l'œuvre, eiitoyens du quartier centre, réclamons notre part d'air qui peut nous venir surtout des rives du fleuv e et rendons nous en foule a un?, assemblée su Monument National où des orateurs distingués nous donneront prochainement plus en détail, les raisons d être delà ''Place Bourgeois." Que ceux qui approuvent mon projet les médecins spécialement, veuillent bien me l’écrire.POUR NETTOYAGE DE FENETRES Appelez: Main 1203 — CEST LA — New-York Window Cleaning Go.Bureau : 40 RUE DES JURES LE PACIFIQUE CANADIEN TORONTO *9.05 a.m., et *10.00 p.m.Four la jure Union Wagon-salon au train du jour *21.15 p.m.pour la fare de la rue Yonffa WAGONS A COMPARTIMENTS EX WAGONS-LITS ECLAIRES A L'ELECTRICITE QUEBEC fD.CO ».m., *1.30 p.m.*5.00 p.m., *11.3«Vp.Hb TRAIN DE LUXE A 5.00 P.M.Wagons-buffets et wagons lita OXYGENE Chimiquement Par pour Üsage Médici-n a 1, Pneumonie, Dyspnée, Syncope», etc.Crises asphyxiques.Compagnie d Oxygène du Cam da.2.Square Dufferin.Dépôt: Pli arma-e Laurence, coin des rues Saint-Déni» et Ontar o.Tél, K.1507.OTTAWA f7.50 a.m.§8.40 a.rn., f9.15 p.m., *10.10 s •*« 4< 00 p.m.§7.45 p.m., *9.50 p.m.*10.30 p.OL WAGONS-SALONS OBSERVATOIRES Wagon-lit au train de 9.50 p.m.* Tous les jours.fTous les jours excepté I# dimanche.§Lo dimanche seulement.SPECIAL POUR MALLE ALLAN VENDREDI, 8 NOVEMBRE Départ gare de la rue Windsor 9.45 a.nu Raccordement avec le S.M.K., Victorian* BUREAUX DES BILLETS 141 143 rue St-.Taeques.Téléphone Main &125tf ou aux gares Viger ou de la gnre Windsor Le ministère des Travaux publics recevra jusqu'à 4.00 )\ M , lundi, le 25 novembre .1912, des soumissions pour la construction d'un édifice public à Trois Rivières.1*.Q.lesquelles soumissions devront être cachetées, adressées au soussigné, et porter sur leur en veloppe, en sus de l'adresse, les mot» : ‘‘Soumission pour l'Edifice Public à Trois Rivières, Qué.” On peut consulter les plans, devis, les formules de contrat et se procurer des formules de soumission au ministère des Travaux publics.à Ottawa, aux bureaux de M.K.L.Deschanips.103 rue Ht François-Xavier, Montréal, et* de M.Chas.Lafond, Architecte, Trois-Rivières, Qué.Les soumissionnaires ne doivent pas oublier qu'on ne tiendra compte que des soumissions faites sur les formules imprimées fournies, dûment libellées, signées de la main des concurrents, avec désignation de la nature de leurs occupations, et du lieu de leurs réside n ces; s’il s’agit de sociétés, chaque associé devra signer de sa main la soumission et y inscrire la désignation précitée.Un chèque égal k dix pour cent flO p.c.) du montant de la soumission, fait k l'ordre de l’honorable ministre des Travaux publics et accepté par une banque à charte, devra accompagner chaque soumission.Ce chèque Posera confisqué si l’entrepreneur dont la sou BURFAt MONTREAL et TORONTO j 9.00 a.m.9.40 a.m.7.30 p.m.1030 p.nt< Wagons salon, restaurant et bibliothèque! sur.les trains de jour: wagons-lits Pullman,’ éclairés à l’électricité, sur les trains de nuit, i LA SEULE ROUTE A VOIE DOUBLE L’ INTERNATIONAL LIMITED” j LE TRAIN PAR EXCELLENCE DD CANADA Quitte Montréal pour Toronto et Chicago \ à 9.00 a.m.tous les jours.EQUIPEMENT SUPERIEUR MONTREAL ET OTTAWA Laisse Montréal 8.16 a.m., 9.30 a.m.Arrive Ottawa 11.30 a.m., 12.15 p.m.Laisse Montréal 3.55 p.m.8.00 p.m.Arrive Ottawa, 7.10 p.m., 11.15 p.m.Trains do 9.30 a.m., et 3.55 p.m., tous le§ | jours excepté le dimanche Trains de 8.16 a.m,, et 8.00 p.m., tous leg! jours.Service de wagons salon ou buffet sur tout les trains.Wagon Pullman buffet salon observatoire sur les trains de 3.55 p.m., et 8.OU mission aura été acceptée refuse do signer le contint d’entreprise ou n’exécute pas intégralement ce contrat.Les chèques dont on aura accompagné les soumissions qui n'auront pas été acceptées seront remis.Le ministère ne s'engage a accepter ni la plus haute ni aucune des soumissions.Par ordre, R.C.DESROCHERS, Secrétaire.Ministère des Travaux publics, Ottawa, le.2 novembre 1912.N.B.—Le ministère ne reconnaîtra aucune note pour la publication de l’avis ci-dessus, lorsqu'il n’aura pas expressément autorisé cette publication.—30299.DES BILLETS DE LA VILLE: 122 rue St Jacques.Tél.Main 6905 on garg Bonaventure.JOSEPHINE SAMSON.Institut rire.-4-— A propos de remède breveté LE FABRICANT D’UNE DROGUE ANTITUBERCULEUSE POURSUIT LA BRITISH MEDICAL ASSOCIA TION QUI L’A TRAITE DE CHAR LATAN.PROVINCE DE QUEBEC, District Je Montréal.VENTE PAR AUTORITE DE JUSTICE SERA VENDIT au bureau du notaire soussigné.Edifice de la Dominion Ex press, 145 vue .Saint-Jacques.Montréal, à dix heures de l'a vont midi, le 'ingt deuxième jour de novembre mil neuf cent douze, par encan public, au dernier et plus haut enchérisseur.In emplacement sur la rue Saint-Pierre, étant le numéro quatre sur le plan figuratif joint à un acte de cession de la Communauté des Révérends l’èrcr Oblats à Julia Mathilde Cotte, daté le Cô septembre IMS1/ passé devant J- L.Coutlée, notaire, «t étant la partie sud-est lu lot numéro officiel su cent troi ze sur tes plan et livre de renvoi officiels du quartier Sainte Anne de la Gi té de Montréal, lo dit emplaeement me (ie.GénériileTransatlantique LIGNE POSTALE FRANÇAISE j NEW-YORK, HAVRE, PARIS Départs tous les jeudis à 10 heures a.m* La Lorraine 14 Nov.La Savoir 5 Déc,’ France 21 Nov.La Lorraine 12 D*
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