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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1985-04-13, Collections de BAnQ.

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Inpr Imlonntlid* Il location d'wlomoWiM 1 S.040 ru« ShortHwMi», MH.Vol.LXXVI — No 85 Plula débutant an soiréa.Max.; 5 (détail paga •) Montréal, samedi 13 avril 1985 C6l» Nord.AOitibi à Û«»p«ai« 06 c*n(t.Nouvou-Brunawick 00c«nta.Toronto t.CXtt 75 CENTS Secteurs public et parapublic: Québec concède le droit de grève sur les salaires tous les trois ans Louis Laberge ROLLANDE PARENT MONTREAL (PC) — Les représentants syndicaux des secteurs public et parapublic ont réussi hier à faire reculer le gouvernement sur quelques points contenus dans le projet de loi modifiant le régime de négociations en plus de gagner un nouveau délai pour décrocher d’autres adoucissements.« Le projet peut encore être modifié mais pas sur le fond.Il re^te des aspects techniques à préciser », a déclaré le premier ministre René Lévesque à l’issue de la rencontre de deux heures entre quelques ministres et la coalition intersyndi- « Il y aura une commission parlementaire rapide pour que les principaux intéressés puissent réagir et nous comptons le déposer à la fin du mois, début de mai », a-t-il ajouté.Un des gains de la coalition est d’avoir obtenu le droit de faire la grève sur la question des salaires une fois tous les trois ans.Ce droit sera cependant plutôt symbolique dans le réseau des Affaires sociales où des pourcentages de salariés présents devront être respectés.Ainsi 90 % des effectifs seront requis de se présenter au travail dans les centres d’accueil et hospitaliers, les centres psychiatriques, les centres ultra-spécialisés et les centres régionaux.Dans les centres hospitaliers de courte durée 80 pour cent du ^rsonnel devront demeurer au travail alors que la proportion tombe à 60 % dans les Centres de services sociaux et 55 % dans les Centres locaux de services communautaires.Dorénavant le Conseil des services essentiels pourra intervenir autant lors de grèves ou de moyens de pression illégaux que lors du non respect des services essentiels.Il aura le pouvoir d’émettre des ordonnances de façon à rendre inutile le recours aux tribunaux pour l’émission d’injonction.Les négociations dans le réseau des Affaires sociales seront plus centralisées que prévu compte tenu de l’inexpérience de la négociation de plusieurs des établissements.Alors que cette rencontre devait en être une de la dernière chance, les diWgeants .syndicaux ont obtenu l’assurance qu’ils seront consultés au cours des prochains jours sur différents aspects techniques du projet de loi.Les négociateurs patronaux et syndicaux discuteront notamment de questions relatives à l’éducation du fait que le ministre François Gendron a dû s’absenter hier et le premier ministre aurait laissé tomber que l’éducation n’était pas son rayon, a rapporté le président de la FTQ, Louis Lavoir page 12; Québec Turner dénonce le patronage «indécent» de Mulroney MAURICE GIRARD MONTREAL (PC) — Le gouvernement conservateur du premier ministre Brian Mulroney commet des gestes « vulgaires, indécents et hypocrites » en expurgeant les conseils d’administration des sociétés d’Etat fédéral de leurs membres identifiés au Parti libéral, soutient John Turner.De passage à Montréal, où il devait procéder en soirée à l’ouverture du conseil général du PLC qui se tient tout le weekend, le leader du PLC a profité de la tri-hune.J nique station CJAD pour dénoncer, à l’invitation des auditeurs, les dernières nominations partisanes effectuées par le gouvernement fédéral.« Il y a eu 1,200 nominations faites par le gouvernement conservateur en l’espace de six mois seulement.C’est extravagant, hypocrite et exagéré surtout que le premier ministre Brian Mulroney nous avait promis, pendant la campagne électorale, de mettre un terme aux nominations partisanes et de les faire approuver par un comité parlementaire », a dit M.Turner, très à l’aise avec les auditeurs anglophones'de la station qui lui étaient majoritairement favorables.Le chef de l’Opposition à la Cham- Voir page 12: Turner Une étude sur les équipements culturels de Montréal ALAIN DUHAMEL La Communauté urbaine de Montréal et le ministère des Affaires culturelles confieront au Conseil des arts la tâche de réaliser un inventaire des besoins et des équipements en arts d’interprétation dans l’île de Montréal et d’évaluer la pertinence d’un réseau en arts d’interprétation.Le conseil de la CUM doit, à sa prochaine assemblée, mercredi, approuver un protocole d’ent'^nte à ce sujet pourvoyant au financement de cette étude dont le coût est évalué à $126,500.La CUM contribuera $44,275 et le ministère des Affaires culturelles, $82,225.Le rapport final du Conseil des arts de la CUM est attendu pour la mi-mars 1986.L’étude a pour but d’élaborer un plan d’équipements professionnels Voir page 12: Une étude ans après le début de la guerre qui déchire le Liban, faisant le signe de ia victoire, un groupe de jeunes Shiite a fait, hier, une entrée triomphaie dans laviiie de Nabatiyeh au iendemain du retrait des troupes israé-iiennes.Dix ans de guerre au Liban PARIS (AFP, Reuter) — Par un dimanche du printemps méditerranéen, alors que le président libanais Soleimane l'rangié est hospitalisé d’urgence pour une intervention chirurgicale, 27 passagers d’un car palestinien sont fauchés par la mitraille dans le quartier chrétien de Ein-Remmaneh, à la lisière des agglomérations populeuses de Beyrouth.C’était le 13 avril 1975, date généralement retenue pour le début d’une guerre qui va saper les fondements du Liban et enrichir le martyrologue contemporain de certains de ses plus dramatiques épisodes.Le lendemain de cette fusillade, Beyrouth, tant vantée alors pour sa convivialité pluri-communautaire, se crispe et se tétanise avant de basculer dans la guerre civile.Les rivalités inter-communautaires s’enchevêtrant avec les enjeux stratégiques des puissances régionales — la Syrie et Israël — et de leurs parrains respectifs, — l’URSS et les États-Unis — vont transformer ce paisible pays en un polygone de tir permanent de la technologie militaire de l’après-Vietnam.La route internationale Beyrouth-Volr page 12: Liban Aux prises avec des difficultés économiques, le Pérou semble vouloir se tourner vers la gauche LIMA (Reuter) — Après cinq ans de gouvernement conservateur qui ont vu s’accumuler les difficultés économiques, le Pérou paraît se tourner vers la gauche à la veÉe d’élections présidentielles et législatives, demain, que les sociaux-démocrates et les marxistes ont apparemment le plus de chances de remporter.Les sondages indiquent que la course à la présidence, oij neuf candidats sont en lice, verra essentiellement s’affronter deux hommes : le social-démocrate Alan Garcia, 35 ans, et le maire marxiste de Lima, Alfonso Barrantes.Si aucun des deux ne se détache nettement demain, un second tour aura lieu en mai.Les élections vont très probablement redessiner la carte politicnie du Pérou par le transfert d’une majorité de sièges à la Chambre des députés de l’Action populaire (AP), au pouvoir, et du Parti populaire chrétien (PPC), à l’Alliance populaire révolutionnaire américaine ( APRA) et à l’Unité de la gauche (UI), parti de M.Barrantes.On s’attend que l’alternance du pouvoir ait d’importantes répercussions sur les relations extérieures du Pérou.L’APRA et l’UI veulent l’un et l’autre réduire considérablement les remboursements de la dette extérieure de $13,5 milliards US, augmen- ter les taxes sur les compagnies pétrolières étrangères et développer les relations avec les pays communistes.Ces deux partis s’engagent également à mettre fin aux violations des droits de l’homme, telles qu’elles se sont exercées dans le cadre de la campagne contre les rebelles du « Sendero luminoso » (Sentier lumineux) sous le gouvernement du président sortant, M.Fernando Belaunde Terry.Plus d’un millier de personnes ont officiellement disparu dans la répression.Les dirigeants traditionnels du Pérou — les par-Voir page 12: Le Pérou L’ÉTHIOPIE AU-DELÀ DE LA FAMINE 2-Le nouveau pouvoir est resté absolu et très centralisé Sélassié n’est plus, mais son style de pouvoir demeure HAILOU WOLDE-GIORGHIS L'auteur est ancien directeur des affaires juridiques et chef de cabinet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), exambassadeur de l'Ëthiopie à Paris.Il est maintenant à la Commission des droits de la personne du Québec.UNE certaine presse n’hésite pas, en parlant du pouvoir personnel du leader actuel en Éthiopie, de le qualifier d’Empe-reur Rouge.Or, que reprochait-on à H ailé Sélassié ?La concentration de tous les pouvoirs entre ses mains, et l’absolutisme de son régime.N’eût été le naufrage de l’âge, personne n’aurait peut-être réussi a le déloger de son palais.Le vieux monarque ne tolérait aucune opposition, aucune presse libre, au- cun parti politique, aucun pouvoir au Parlement, qu’il avait pourtant volontairement institué.Un tel mode d’exercice de pouvoir a entraîné naturellement les conséquences que l’on connaît sur le développement du pays en raison, entre autres, de la lenteur administrative due à la centralisation et à une bureaucratie corrompue.C’est en partie que le colonel Mengistou a repris le style de gouverner d’un empereur; il est meme plus craint encore que le vrai qui le précédait en raison du contexte révolutionnaire quasi permanent.Le protocole fort rigide au Palais, le même que celui qu’occupait HaRé Sélassié, déroute les observateurs.Imaginez, nous dit-on, Robespierre installé au Château de Versailles.Portrait du camarade président communiste partout, jusque dans les villages les plus reculés du pays à côté de ceux, en moins grands, des hommes ayant, à leur façon, marqué l’histoire de l’humanité : Lénine, Marx et Engels.Une presse totalement dévote, etc.bref le même scénario se répétait ici comme ailleurs.Voilà donc pour le culte de la personnalité.Dix années sont passées et l’Éthiopie n’a toujours pas de constitution et est gouvernée par décrets.L’émergence d’un leader du chaos qui régnait au lendemain de la Révolution n’a pas, non plus, été chose facile.La lutte longue et sanglante qui l’a précédée a relégué le développement économique, pourtant réclamé d’urgence, au second plan, la priorité devenant la conquête du pouvoir.La fermeture de l’Université et des écoles pour une longue période, la crainte des étudiants, se trouvant à l’étranger, de regagner leur pays après la fin de leurs étu-Volr page 12: L’Ëthiopie LE DEVOIR CULTUREL LA BIENNALE DE PARIS La Biennale de Paris, pour sa première édition dans l’ancienne « halle aux boeufs », donne dans le monumental.En déménageant du Musée d’art moderne jusqu’à la Grande Halle de la Villettç, la Biennale a plus d’espace pour recevoir des oeuvres gigantesques et un budget gonflé (de 4 à 27 millions de francs) par le gouvernement français.Lise Bissonnette en ramène des impressions, et des propos du directeur Georges Boudaille.Page 21 LA SURVIE DU PARALLÈLE Des appuis receuillis à travers le monde donnent au combat de Claude Chamberlan pour sauver sa petite salle de 100 places boulevard Saint-Laurent un relief exceptionnel.Ce qui est en cause ce n’est pas une salle de cinéma parmi d’autres, c’est le sort que l’on réserve au cinéma indépendant.Marcel Jean cend compte du dossier Page 21 VILLEMAIRE A NEW YORK L’auteur de La vie en prose.Yolande Villemaire, est la locataire du 111 Wooster Street, le studio du Québec à New York.Nathalie Petrowski l’a rencontrée au coeur de la « big apple ».Elles parlent de son dernier roman (La constellatio n du cygne), en marchant dans Manhattan.Page 21 LE DEVOIR .A LOISIR LE RÊVE D’ICARE L’aviation récréative regroupe tous ces sports « volants » qui rappellent le malheureux Icare.Mais là où le héros grec échoua avec ses ailes de cire, de nombreux adeptes réussissent aujourd’hui, à bord de toutes sortes de véhicules aéroportés : planeur, montgolfière, aile libre, ultra-léger motorisé (ULM).Notre collaborateur Jean-Philippe Tastet s’est élevé au niveau des outardes pour rejoindre « ces magnifiques fous dans leurs machines volantes ».Page 33 L’EUROPE EN AUTOMOBILE Sur le plancher des vaches, cette fois, c’est de voyages touristiques en automobile sur les pittoresques routes européennes que Jean-François Lacerte traite.Il fait un relevé des agences québécoises offrant la location ou la formule « achat-rachat » d’automobiles européennes à l’intention des touristes.Il compare les coûts de ces deux options, selon la durée du séjour.Une liste des compagnies de location dans 18 pays d’Europe complète ce panorama.Pages 38 et 39 LC TfinDCfTI IDCdLl INFORMATIQUE ârrinfômâfiaue micRomnc QUEBEC disponibles dès demain en kiosque pour abonnement: (514) 270-5481 (418) 648-9429 T' 12 Le Devoir, samedi 13 avril 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Une étude pour les arts de la scène et de proposer des modèles d'équipement fonctionnels, accessibles, économes en frais d'exploitation et parfaitement à jour sur le plan technique Les slmataires de l'entente notent «des problèmes majeurs» en arts de la scène qui tiennent surtout à l'insuffisance des équip ements, à la mauvaise utilisation des salles et à leur inadaptation aux exigences des domaines spécialisés «Il existe une pénurie particulièrement tragique de salles intermédiaires de diffusion spécialisées sur le territoire de Montréal et une pénurie de salles de diffusion multidisciplinaires sur le territoire périphérique de Montréal-centre» lit-on dans le document de l'entente Les centres de production et les ceptres de diffusion, en nombre insuffisant, ne correspondent plus aux normes professionnelles d'aujourd'hui et ne conviennent pas aux besoins de leurs utihsateurs Le document note en outre que les grandes salles restent inaccessibles à la majorité des troupes à petits budgets «L’absence d’équipement de production et de diffusion spécilalisé gêne le rendement d’organismes majeurs et compromet tout espoir de concertation et de collaboration fructueuse entre les organismes qui ont des affinités» Les signataires de l’entente en vin-nent même à ta conclusion que les structures administratives et la gestion des salles de spectacles «sont à redéfinir, voire même à réinventer» Le Conseil des arts devra préparer, entre autres choses, une grille d’analyse des besoins en tenant compte de trois types d’équipement' les équipements actuels conçus à l’usage exclusif ou quasi exclusif d'institutions, les équipements spécia-üsés sans égard a leur rayonnement territorial, les équipements spécialisés ou multidisciplinaires à vocation territonale, particuhèrement les salles contenant entre 300 et 800 places C’est la première fois que le Conseil des arts de la CUM a les moyens de constituer un inventaire et le mandat de proposer des orientations de dévelop^ment dans toute l’ile de Montréal.Dans la réalisation de sa mission, il s’adjoint un comité de supervision de l’étude dont le mandat, outre la bonne marche du protcole d’entente, va jusqu’à consulter lui-même des individus ou des organismes du milieu et à encadrer les consultants Outre le Conseil des arts, des représentants du Service des activités culturelles de la ville de Montréal, des représentants des municipalités de banlieue et du ministère des Affairer culturelles composeront le comité de supervision.Le conseil de la CUM doit aussi approuver la nomination, pour un mandat de quatre ans, de 22 personnes au conseil d’administration du Conseil des arts, et la nomination de M.Jean-Pierre Goyer à sa présidence, de Mme Madelaine Saint-Jac-quesetdeM Guy Lacoste à la vice-présidence ^ Turner bre des Communes était appelé à commenter la décision du ministre de l’Emploi et de l’Immigration, Mme Flora MacDonald, de ne pas renouveler le mandat de l’ex-sénatrice Florence Bird, journaliste de carrière, au conseil d’administration du comité consultatif sur le statut des immigrants en raison de sa trop grande identification à l’ex-gouver-nement libéral Les propos de M Turner tombaient pile puisque La Presse titrait en première page, hier matin « Ottawa impose des notaires partisans aux emprunteurs de l’Office du crédit agricole » Selon le journal, une directive de l’office, en date du 5 mars, force les cultivateurs à s’en remettre à une liste de 193 notaires conservateurs pour la négociation de leurs prêts avec l’orgamsme John Turner soutient que cette pratique systématique de favoritisme politique est sans précédent dans les annales canadiennes « Je ne peux pas me souvenir d’une période où tous les membres d’un conseil d’administration ont été mis à la porte en même temps pour être remplacés par les représentants d’un seul parti politique A l’époque libérale, Il y avait une certaine courtoisie pour permettre à ceux et celles qui remplissaient des fonctions que leur mandat soit terminé avant de les remplacer » Selon le chef libéral, certains cri tères objectifs devraient présider à la nomination des citoyens aux conseils d’administration de sociétés d’P^tat un calibre certain, une corn pétence indiscutable et des sommités dans leur domaine, peu importe leur affiliation politique M Turner n’a toutefois pas indiqué si les nominations partisanes qu’il a lui-même effectuées au moment où il a succédé à Pierre Trudeau à la direction du pays, avant les dernières élections générales, tenaient compte de ces cntères Par ailleurs, le chef libéral a imputé à l’imtiative personnelle la suggestion de son critique en matière d’industrie, M Lloyd Axworthy, de privatiser Air Canada Sans le dire ouvertement, M Turner désavoue son collègue libéral, mais nie que le parti libéral manque de cohérence et qu’il se lance dans toutes les directions à la fois « Au sujet de la privatisation d’Air Canada, on n’en a pas discuté C’est une idée personnelle Moi, je crois qu’Air Canada demeure un atout canadien.C’est important d’avoir un service public dans les transports Pour être franc avec vous, on n’a pas discuté de cette propsitlon.» Les libéraux sont libres, indépendants et mtelligents et peuvent exprimer leur propre opinion personnelle, ce que reflète l’opinion émise par M.Axworthy, a conclu le chef du PLC.4 L’Éthiopie des, la terreur blanche puis la terreur rouge, ont privé ce pays à un moment où il en a tant besoin, de l’énergie de toute nation, c’est-à-dire son élite Les éléments les plus conscients et tes plus instruits, les cadres ou les futurs cadres, les professionnels, qu'ils soient de gauche ou d'ailleurs, furent tout simplement neutralisés, soit exécutés, soit ont disparu, soit emprisonnés, soit ont pris le dur chemin de l’exil.1,'instauration d’un pouvoir personnel, rigide et intolérant à l’égard des opposants et qui, de surcroît, a fait montre parfois d’une rare sévérité à leur égard, sème l’insécurité et entretient plutôt la peur que le respect De peur de commettre des erreurs et de s’attirer le courroux d’un quelconque commandant.Il vaut mieux ne pas prendre d’ini-tiative quelle qu’elle soit Aussi, les pouvoirs de décision sont-ils détenus par un nombre infime de responsables, exigeant un long processus bureaucratique avec tout le cortège qui s’ensuit Par ces actes antérieurs, par la tendance de plus en plus nette à la concentration des pouvoirs entre ses mains, s’entourant de fidèles ayant sa confiance, et non pas nécessairement la compétence requise, le choix étant fonction plus de la soumission à sa personne que des impératifs d’efficacité et de la situation socio-économique du pays, le président Men-gistou n’innove en rien l’art de gouverner du régime précédent On ne cesse de rappeler que le régime umlitaire a réussi à maintenir jusqu’ici les frontières de la Nation héritées de l’empereur Par contre, il n’aurait pas fait preuve d’imagination puisque, comme à l’époque du régime précédent, il semble avoir opté pour une solution militaire avec toutes les conséquences que cela entraîne sur l’économie du pays Donc, depuis 10 ans, les conflits internes et aux frontières se sont poursuivis et même avec une plus grande intensité, du fait que les mouvements de libération prennent souvent l’imtia-tive sur le terrain pour mettre à profit la situation révolutionnaire et parfois cahotique de l’Éthiopie Les mouvements de libération de l’Érythrée, du Tigré, des régions Oromo, de l’Ogaden et du territoire des danakils continuent de contester leur appartenance à l’entité dénommée Ethiopie et le montrent par d’intenses activités de guérilla et certains d’entre eux comme celui du Tigré et de l’Érythrée, par le contrôle d’une partie du territoire qu’ils revendiquent ¦ Devant de telles revendications d’indépendance et nen de moms de ces mouvements, le régime du colonel Mengistou oppose la même intransigeance et se veut intraitable Et, comme les membres du Dergue sont d’abord militaires avnt d’être marxistes, ils ont une analyse de la situation qui est nécessamement m-fluencée par un sentiment nationaliste ou patriotique Aussi, conçoi-vent-ils difficilement une défaite sur le terrain ou une sécession d’une quelconque province Dans ce domaine, ils estiment qu’ils ne peuvent tout de même pas se permettre de faire moins que le régime de l’empereur, surtout après avoir exécuté la plupart de ses généraux, au lendemain de leur prise de pouvoir, leur reprochant d’avoir gardé la défense de la Nation dans un piètre état En conséquence, toute concession aux mouvements de libération, soit-elle une simple trêve pour permettre l'accès de secours aux victimes de la famine, ne saurait être admise car elle ouvrirait^ selon le Dergue, la voie au commencement de la fin de l’Éthiopie L’Érythrée, dont la poursuite de la guerre aurait déjà fait environ 300,000 morts, plus encore que les autres régions, est considérée vitale pour l’arrière-pays en raison de sa côte maritime longue de 800 kilomètres environ sur la Mer Rouge Pour le colonel Mengistou, l’avènement d’un régime sociahste en Éthiopie rendrait toutes ses revendications, sans exception, illégitimes, étant donné «que, selon lui, la Révolution en cours en Éthiopie oeuvre danst'mtérêt et pour le bénéfice de touted les‘populations exploitées auparavant par le système « féodo-bonrgeois » imposé par l’empereur, I^ur ces raisons politiques, économiques et sociales, les autorités éthiopiennes n’envisage-raient pasà ce stadeqne solution fédérale Le pays ncserait pas suffisamment prêtipour tenter une telle aventure avec tout le risque que cela comporte.Par contre, quelques indications sont données pour une possibilité du règlement du problème par l’octroi d’une certaine autonorêse aux régions À cet égard, il faut souligner l’existence d’une Cortm'fssioii spécialement chargée dë la qiiiëstion des nationalités au sein du Parti Unique créé en séptembre dernier Dans un pays dont l’agriculture emploie eLtait vtyre 85 % de la population totale, constitue 90 % de son exportation et représente plus de 50 % du produit national brut, seul 25 % du budget national est alloué à ce secteur, alors que 43 % est consacré à la défense nationale et à l’achat d'armes De plus, toute l’énergie des populations est consacrée aux efforts de guerre, « l’Éthiopie socialiste ou la mort» étant le mot d’ordre donné constitution d’une milice forte de 250,000 personnes, instauration d’un service militaire obligatoire depuis juin 1983 au-delà de 18 ans, une série de campagnes d’envergure nationale dont la dernière en date est celle de l’Étoile Rouge de 1982 en Érythrée qui a été d’ailleurs tenue en échec Les poches de résistance un peu partout dans le pays, les actions d une guérilla avec le soutien de la campagne, surtout dans le Nord, non seulement démoralisent les troupes lasses de ces conflits sans issue, mais perturbent sérieusement les rares voles de communications à l’intérieur du pays.Les attentats répétés sur la ligne de chemin de fer Addis Abéba-Diiboutl, par exemple, ont entraîné l’arrêt pour une période plus ou moins longue de l’utilisation de cette voie, pourtant vitale à l’économie du pays et à celle de la République de Djibouti.4 Le Pérou tis conservateurs et les chefs militaires — sont prêts à accepter une victoire de l’APRA, disent les diplomates, mais ils pourraient empêcher M Barrantes de prendre ses fonctions dans l’éventuahté de son élection à la présidence Ils ajoutent que la récente déclaration du ministre de la Guerre, M Julian Julia, selon laquelle l’armée s’inchnera devant une victome de ri U, visait essentiellement à dissiper les appréhensions d’un coup d’État M Barrantes soupçonne les anti-commumstes de comploter pour lui barrer la route du pouvoir, afin qu’il ne puisse jamais mettre à exécution sa promesse de déclarer un moratoire sur la dette extérieure et de na-¦ lionaüser les grandes entreprises privées.L’IU, qui condamne le « Sendero », propose d’étabhr dans les zones troublées des admimstrations régionales autonomes pour se raUier les appuis des paysans qui soutiennent actuellement la guérilla De son côté, le «Sendero» voit dans les candidats de la gauche des opportumstes, trop faibles pour l’emporter sur les riches, et les guérilleros ont lancé un appel à boycotter les élections, qu’ils quahfient de simulacre Ils ont aussi menacé de mort les paysans de la région d’Ayacucho qui iraient voter demain, après avom parcouru les campagnes en apposant sur les cartes électorales le sceau de la faucille et du marteau C’est d’Ayacucho qu’est parti il y a cinq ans leur lutte insurrectionnelle, qui a coûté la vie jusqu’ici à 4,300 personnes Les paysans ont d’autant plus peur que le vote est obligatoire Ils craignent également, s’ils s’abstiennent, de passer pour des sympathisants du « Sendero » Également, les guénlleros maoïstes du « Sentier lumineux » ont coupée les doigts de deux jeunes du village de Chunqui dans l’Ayacucho pour dissuader les habitants de participer aux élections prévues de-mam, ont déclaré des militaires et des habitants.Une même campagne de la guérilla avait bloqué en novembre 1983 les élections mumcipales dans 82 districts des Andes Depuis cette époque, les maquisards maoïstes du « Sendero » ont gagné du terram au nord de leur fief d’Ayacucho, en direction du bassm amazomen Malgré cela, leur insurrection ne joue qu’un rôle secondaire dans la campagne électorale D’après une récente étude, les Péruviens ne sont que 22% à considérer que le « Sendero » soit l’un des trois grands problèmes de leur pays à l’heure actuelle Pour la majorité des électeurs, la situation économique est de loin le problème pnon-taire Le niveau de vie des Péruviens est retombé à ce qu’il était en 1965, conséquence de divers facteurs qui sont les sévères compressions du crédit exténeur, la chute des cours des exportations minérales, les inondations et les actes de sabotage des rebelles Deux-tiers des travailleurs péruviens n’ont pas d’emploi à plem temps Selon les sondages, c’est l’aggravation économique qui est responsable de la désaffection que connaît l’AP, le parti au pouvoir, ne recueillant plus aujourd’hui que 6 % des intentions de vote, alors que M Be-launde avait remporté 45 % des suffrages dans les élections de 1980, qui avaient mis fin à 12 années de régime müitaire Les diplomates estiment que tout futur gouvernement devra veiller, pour maintemr l’économie en état de marche, à ce qu’il n’y ait pas d’arrêt de l’aide exténeure Les Etats-Unis, qui sont les premiers pourvoyeurs de capitaux du Pérou, ont prodigué une aide de $520 millions US à l’administration Belaunde Mais l’APRA, fondée en 1924 en tant qu’alliance « anti-impénahste » risquera de s’ahéner une partie du Congrès améncain si, une fois au pouvoir, eUe apphque ses intentions de déveloper les relations du Pérou avec les nations communistes, disent les commentateurs De l’avis des diplomates, un gouvernement de l’APRA appuiera les sandinistes au Nicaragua, élèvera au niveau des ambassadeurs les relations avec Cuba et établira des relations diplomatiques avec la Corée du Nord La revue Oiga a déclaré que cette dermère, à la suite de la rencontre que M.Gardia a eue en 1983 avec le président nord-coréen Kim Il-Sung, a apporté une aide d’un million de dollars à l’APRA De telles informations ne sont pas confirmées, mais il est sûr que la campagne de M Garcia, généreusement financée, lui vaudra de recueillir environ 40% des suffrages, selon les dermers sondages, contre 21 % pour M Barrantes Viennent ensuite le candidat du PPC, M Louis Bedoya, 66 ans, qui obtiendrait toujours d’après les sondages 12 % des VOIX, et celui de l’AP, M Javier Alva Orlandim, seulement 6 %.Quant à l’ancien président militaire Francisco Morales Bermudez, âgé de 63 ans, les sondages lui donnent moins de 2 % des mtentions de vote Selon les pronostics, il est peu probable que ni M Garcia ni M Barrantes n’obtiendront demam la majorité absolue, ce qui nécessitera un deuxième tour en mai « La grande question de^ second tour sera de savoir jusqu’où le Pérou pourra se permettre de se tourner vers la gauche », a déclaré à Reuter le commentateur Manuel Torrado.^ Québec berge Sera également réétudiée la composition de l’institut de recherche devant fournir des données sur les salaires du secteur privé et public à partir desquelles les salaires seraient négociés Les syndicats le souhaitent paritaire, le projet de loi prévoit que l’Assemblée nationale nommera le trio de la direction.Dans le réseau de la santé, la Fédération des Affames sociales met de l’avant son code d'éthique devant régir les modalités de l’exercice de la grève alors que le projet de loi stipule des quotas précis de personnel à respecter selon le type d’établissements.A l’issue des discussions, le porte-parole de la Coalition mtersyncucale, Louis Laberge, a invité les syndiqués à se rendre à Québec samedi prochain pour manifester devant le parlement contre ce projet de loi.M Laberge s’est montré particuhèrement outré de ce que les négociations locales se feront sans droit de grève de même que le règlement des salames de la deuxième et troisième année de la convention.Ce qui fait dire à M Laberge que « le droit de grève n’existe quasiment plus ».De son côté, M Michel Clair, président du Conseil du Trésor, a signalé qu’il était « conscient de la difficulté pour les syndicats de sortir des vieilles habitudes.des ornières de l’affrontement » ^ Liban Damas, veine jugulaire de la métropole cosmopohte hbanaise vers l’iun-terland arabo-musulman, devient la ligne de séparation de deux univers qui n’ont cessé, depuis, de graviter dans des orbites différentes.Pendant huit ans le conflit met face à face les mihces chrétiennes et leurs adversaires regroupés au sein de la coahtion palestino-progressiste sous le mot d’ordre de la révolution au bout du fusil.Se rejetant mutuellement la res-ponsabiüté du conflit et de ses rebon-dissemments, ils feront flamber le Phoenicia et le Saint-Georges,, joyaux de l’industrie hôtelière d’O-rient et pilleront la British Bank et les étabhssements de la célèbre Rue des Banques pour ahmenter leur trésor de guerre.La Quarantaine, Damour, Tell-el Zaatar, en 1976, puis Sabra-Chatila, en 1982, passeront dans l’histoire comme de sanglantes illustrations de la déraison humaine Selon les estimations des officiels libanais faites au cours de la première grande trêve de l’année 1976-77, la guerre avait déjà fait à l’époque 100,000 victimes.La Kalatchnikov, le fusil d’assaut soviétique, symbole des luttes de libération du tiers monde dans les années 1950-60 et son équivalent américain le M-16 seront vite déclassés au profit des batteries de DCA transformées en mitrailleuses à tirs rapides.Ellles-mêmes seront supplantées par les missiles, les bombes à fragmentation et les bombes à implosion lâchées lors du siège de Beyrouth, en juin 1982, par les Israéhens à la poursuite des dirigeants palestiniens, et en 1983, par la temfiante artillerie de manne du destroyer améncain New Jersey En févner 1984, la plus importante armada de l’après-guerre était déployée au large des côtes hbanaises S’y côtoyaient, à quelques encâblu-res, la flotte soviétique dont les alhés syriens s’opposaient à la constitution d’un axe pro-améncain — Le Caire, Jérusalem, Beyrouth — et la manne de guerre de quatre pays de l’OTAN (États-Unis, France, Grande-Bretagne et Italie), accourus deux ans plus tôt sous la bannière de la Force multinationale Derniers arrivés, les Occidentaux partiront les premiers, sous le coup de boutoir d’une mystérieuse organisation à l’efficacité redoutable — le Jihad islamique — les uns, les États-Unis, sans délai, les autres, les Français, sans précipitation.Ils laissaient en 18 mois près de 300 victimes, tuées dans des attentats contre les quartiers généraux américains et français à Beyrouth Les Israéliens, sollicités dès 1976 par le camp chrétien, prennent pied au Sud-Liban en 1978, avant de pousser aux portes de Beyrouth, quatre ans plus tard Au printemps 1985, opérant une retraite sans gloire sans avoir remph aucun de leurs objectifs initiaux, ils dénombreront près de 650 tués et 3,000 blessés, dans ce que l’un des leurs qualifiera de « Guerre 'des dupes» Les Syriens, premiers intervenants, d’abord avec l’accord tacite de Washington et des chrétiens, puis contre eux, campent dans la plaine de la Bekaa, sous l’autonté d’un chef habile, Hafez al-Assad, mais dont l’hospitalisation prolongée, en novembre 1983, a démontré la vulné-rabihté du régime qu’il a instauré il y a 15 ans à Damas.Les Palestiniens, auparavant, avaient perdu le Liban, où ils étaient implantés militairement depuis 14 ans, reprenant en décembre 1984, pour la 4e fois en une génération — un record — le chemm de l’exil.Génération orpheline d’un espoir révolutionnaire, selon l’expression d’un diplomate occidental, la coalition hétéroclite des palestino-pro-gressistes, jadis fer de lance d^e la contestation arabe, s’est, elle, disloquée dans un rejet mutuel.Les chrétiens libanais, repliés dans le Marounistan, selon l’expression d’un journaliste améneain, compensent, eux, leur solitude par une dévotion sans hmite à la mémoire de leur chef fédérateur, Béchir Ge-mayel, éphémère président du Liban Une poignée de ses fidèles, nostalgiques, se révolteront en mars de cette année contre son frère et successeur, le président Amine Ge-mayel.Dix ans après la tragique fusillade d’avril 1975, alors que se pose la question de la survie de l’État libanais, le pays est déconnecté, la population atteinte du syndrome de Beyrouth, sorte de rétrécissement du champ affectif et mental.Chaque clan mène désormais sa petite guerre pour la survie des intérêts de sa communauté avec pour seul horizon, les uns le Mont Liban, refuge traditionnel des chrétiens, les autres, une bande côtière de 40 km allant de Beyrouth-Ouest vers le sud du Liban, où maquisards chiites mais également communistes et d’autres entretiennent, au grand dam de bon nombre de pays arabes et d’Israël qui croyaient s’en être débarrassés à Beyrouth, le seul foyer de guérilla dans le monde arabe.Hier, un détachement symbolique de 150 hommes de l’armée libanaise, soutenu par un unique blindé, est entré à Nabatiye, évacuée la veille par Israel.Il venait de Salda, où des affrontements inter-communautaires se poursuivent en l’absence de renforts suffisants de l’armée pour séparer les combattants.L’arrivée du détachement de l’armée à Nabatiye a été saluée par des bravos d’une population à majorité chiite qui redoute une extension des affrontements de Salda à leur ville.À Salda, des affrontements se sont poursuivis hier de façon sporadique pour le 25e jour entre chrétiens, musulmans fondamentalistes.Palestiniens et unités de l’armée, dont les effectifs sont si faibles qu’elle n’a pu que dépêcher la petite force symbo-hque à Nabatiye.Les affrontements de Salda ont coïncidé avec la rebellion des « Forces libanaises » (FL-rassemblement des milices chrétiennes) contre le président Gemayel, officiellement pour tenter de le forcer à renoncer à ses étroites relations avec la Syrie les FL ont pris le contrôle des faubourgs-est de Saïda.Nombre de Li- banais redoutent que cette action n’entraîne les milices druze et musulmane à se lancer à l’assaut des positions chrétiennes dans tout le sud et le centre du pays, ainsi qu'à Beyrouth-Est.Dans les milieux politiques tant chrétiens que musulmans on estime que les FL autour de Salda s’efforcent de se tailler, avec l’aide d’Israël, un secteur autour de la ville de Jez-zlne pour en faire leur propre canton.On paraît redouter que les druzes et les musulmans ne décident une opération contre Jezzlne pour en chasser sa population chrétienne comme ils l’avaient fait lors de la « guerre de la montagne » en septembre 1983 en chassant quelque 15(),000 chrétiens de leurs villages du Chouf.Selon certaines analyses, Israël ne verrait pas d’un mauvais oeil une telle opération, dans la mesure où les chrétiens de Jezzine n’auraient guère d’autre choix que de fuir vers le sud, renforçant ainsi la zone tampon qu’Israel entend établir en territoire libanais sur sa frontière internationale en vue d’assurer la sécurité du nord de son territoire.Cependant, un porte-parole des FL a précisé qu’elles s’apprêtaient à se retirer de Jezzme et de Saïda dès que des renforts de l’armée seraient dépêchés de Beyrouth pour y faire cesser les combats.Selon lagence de l’ONU pour les secours aux réfugiés de Palestine (UNRWA), qui a suspendu ses opérations à Saïda et transféré son bureau local à Beyrouth jeudi, quelque 33,000 des 60,000 habitants de la capitale du Sud-Liban et de ses faubourgs ont été rendus sans-abn par les combats dont des Palestimens des camps de la banlieue-est où les affrontements les plus durs ont eu heu.Entre-temps, des militants fondamentalistes chutes ont saccagé hier trois restaurants de Nabatiye parce qu’ils vendaient de l’alcooL Paris! à partir de 659 J’achète! C’est l’aller-retour à bord d’un avion gros-porteur d’Air Canada! Là au moins, j’ai l’esprit tranquille.Je pars à l’heure, j’arrive à l’heure.Pas d’improvisation.Air Canada est fiable et efficace, au sol comme en vol.Et je voyage en service Hospitalité de l’Inter-continentaL reconnu comme l’un des meilleurs au monde.J'appelle Air Canada au 932-2211 ou mon agent de voyages au sujet des conditions relatives à la longueur des séjours et aux dates de départ et' de retour Le DRF 719 Du 22 juin au 4 juillet 1985 659 $ Du 5 juillet au 8 août 1985 699 $ Prix en vigueur sur certains vols seulement Les places sont limitées Al R CANADA ® Le Devoir, samedi 13 avril 1985 19 SPORTS ./ Les Expos remportent 5-1 Smith vainc enfin les Cubs BERNARD CYR CHICAGO (PC) — Le lanceur partant Bryn Smith a limité les Cubs de Chicago à trois coups sûrs en huit manches, Dan Driessen a réussi un circuit de deux points et Herm Wln-nlngham, son premier en carrière, dans une victoire de S-1 des Expos de Montréal, hier après-midi au wrigley Field.Les frappeurs des Expos ont procuré à Smith le soutien dont il avait besoin en marquant quatre points en quatrième manche.Smith a ainsi remporté sa première victoire en carrière face aux Cubs, après avoir subi quatre revers.« Je ne pensais pas que ce serait aussi facile, a déclaré Smith.Je dois dire aussi que c’est agréable de lancer avec une avance de cinq points.Ca ne s’était pas présenté tellement souvent l’an dernier.» Smith, un spécialiste du changement de vitesse, a déjoué les frappeurs des Cubs en utilisant sa balle rapide « dans environ la moitié des cas», a-t-il estimé.Les Expos en français àTSN?CHICAGO (PC) — Le réseau canadien de télévision payante The Sports Network pourrait éventuellement présenter des matches des Expos en français.L’opération est simple, selon Gordon Craig, le président de 'TSN, mais, pour l’instant, on doute de sa rentabilité.« Nous pourrions toujours prêter nos images au groupe Vidéotron, ce qui n’occasionnerait aucun frais supplémentaire.De plus, obtenir une licence du CRTC pour diffuser en français ne serait pas très difficile, » a indiqué M.Craig, de passage hier à Chicago pour le premier d’une série de 40 matches des Expos présentés cette saison à TSN.« Nous avons déjà tenté l’expérience de diffuser en français, notamment lors de la tournée de hockeyeurs soviétiques en janvier.C’est économiquement qu’il faut voir si l’exercice est rentable.Personnellement, je crois qu’il n’y a pas de barrière linguistique dans le sport et que les partisans des Expos regarderont les matches, qu’ils soient en français ou en anglais.Le phénomène est le même pour Radio-Canada, qui présente davantage de matches en français qu’en anglais.La population anglophone regarde le match en français lorsqu’il n’est pas présenté au réseau anglais, » a souligné le président de TSN.Ce réseau compte 80,000 abonnés au Québec et 550,000 au Canada.Dan Driessen « J’ai lancé quelques changements de vitesse qui n’avaient rien de très joli et ma courbe n’était pas fameuse non plus.Mais l’ai essaye de faire appel a mes tirs a effet plus souvent à mesure que le match progressait, question de changer le rythme, » a-t-il ajouté.Les Expos ont réalisé 11 retraits grâce à des balles frappées au sol, pendant le séjour de Smith au monticule.Et entre la deuxième et la sixième manche, Smith a retiré 12 frappeurs consécutivement.Les Cubs ont marqué leur seul point en sixième manche, quand Sha-won Dunston a réussi un triple au champ opposé et que le frappeur suppléant Thad Bosley l’a poussé au marbre à l’aide d’un ballon-sacrifice.Le releveur Jeff Reardon a été parfait en neuvième manche, retirant trois frappeurs dans l’ordre, dont un sur trois prises.Smith et Dennis Eckersley, le lanceur partant des Cubs, se sont livrés un duel intéressant pendant les trois premières manches, tenant chacun l’adversaire à un coup sûr.La quatrième manche a commencé de façon anodine pour l’équipe montréalaise, par un simple de Winningham, son premier coup sûr dans Tuniforme des Expos.Mais elle s’est transformée en grosse manche - avec quatre points sur cinq coups sûrs - une arme que les Cubs ont su utiliser à bon escient l’an dernier.Après son simple et le retrait d’André Dawson, Winningham a volé le deuxième but et s’est arrêté au troisième coussin grâce au mauvais relais du receveur Jody Davis, qui avait pourtant commandé un tir à l’extérieur.Ce jeu a semblé déconcentrer Eckersley, qui a ensuite servi ime balle à circuit à Driessen.« J’attendais un tir à un endroit précis et c’est exactement ce que j’ai obtenu.Cette balle rapide n’a aucunement changé de trajectoire », a indiqué Driessen.Après un deuxième retrait, les Expos ont marqué deux autres points HOCKEY Coupe Stanley (Huitièmes-de-linate 3 de 5) Mercredi Boston 5, Montréal 3 Québec 5, Buffalo 2 Philadelphie 5, Rangers 4 Washington 4, Islanders 3 Minnesota 3, St-Louls 2 Chicago 9, Detroit 5 Winnipeg 5, Calgary 4 Edmonton 3, L.Angeles 2 Jeudi Montréal 5, Boston 3 Québec 3, Buffalo 2 Philadelphie 3, Rangers 1 Washington 2, islanders 1 Minnesota 4, St-Louis 3 , Chicago 6, Detroit 1 Winnipeg 5, Calgary 2 Edmonton 4, L.Angeles 2 Ce eolr Montréal à Boston Québec à Buffalo Philadelphie à Rangers NY Washington à Islanders NY St-Louis au Minnesota Chicago à Detroit Winnipeg à Calgary Edmonton à Los Angeles Dimanche Montréal à Boston ?Québec à Buffalo ?Philadelphie à Rangers ?Washington à Islanders ?St-Louis au Minnesota ?Chicago à Detroit ?Winnipeg à Calgary ?Edmonton à Los Angeles (« Si nécessaire) Lee meneurs b a pts Savard, Chi.1 4 5 Bergen, Phi.3 14 Gartner, Was.2 2 4 OIczyk, Chi.2 2 4 D.Wilson, Chi.2 2 4 Ellett, Win.1 3 4 Larmer, Chi.1 3 4 Linseman, Bos.1 3 4 O'Connell.Bos .13 4 Ramage, St-L.1 3 4 Huddy, Edm.0 4 4 Acton, Min.3 0 3 Bossy, Isl.2 1 3 Coffey, Edm.2 1 3 Fraser, Chi.2 1 3 Goulet, Qué.2 1 3 Hawerchuk, W.2 1 3 Kurri, Edm.2 1 3 Murphy, Was.2 13 Sutter, StL.2 1 3 Ligue Majeure du Québec (Demi-finales 4 de 7) Hier Shawinigan à Verdun , (Verdun mène 1-0) Chicoutimi à Drumm'ville (Chicoutimi mène 1-0) Dimanche Verdun à Shawinigan Drum'ville à Chicoutimi Les meneurs (Parties d'hier non comprises) b s pts Lemieux, Ver.12 6 18 Benoit, Drum.11 6 17 Richer, Chi.6 9 15 Duval, Chi.5 9 14 Momesso, Sha.7 6 13 Pépin, Drum.6 7 13 Desjardins, TR.4 8 12 Emond, Chi.5 6 11 Duchesse, Dru.4 7 11 Ligue Collégiale (Finale 4 de 7) Hier St-Georges à Victorlaville (Victoriaville mène 2-0) Dimanche Victoriaville à St-Georges SOMMAIRES HOCKEY COUPE STANLEY Série “A” Pi g P bp bc pts MONTRÉAL.2 118 8 2 BQSTQN.2 1 1 8 8 2 Série “B” QUÉBEC.2 2 0 8 4 4 BUFFALQ.2 0 2 4 8 0 Série “C” PHILADELPHIE.2 2 0 8 5 4 RANGERS 202580 Série "D” WASHINGTQN.2 2 0 6 4 4 ISLANDERS 202460 Série “E” MINNESQTA.2 2 0 7 5 4 ST-LQUIS 2 0 2 5 7 0 Série “F” CHICAGQ 2 2 0 15 6 4 DETRQIT 2 0 2 6 15 0 Série"Q” EDMQNTQN.2 2 0 7 4 4 LGS ANGELES.2 0 2 4 7 0 Séria "H” WINNIPEG.2 2 0 10 8 4 CALQARY.2 0 2 0 10 0 Jeudi Capitals 2, islanders 1 Première période 1- WASHINGTON: FrancescheWi 1 (Gustafsson, Gartner).5:44 Pénalités — Stevens W 13:11, Bossy NY 17:23.Deuxième période —Aucun but.Pénalités — Morrow NY 2:36, Fia-tley NY, Stevens W 14:43, Stevens W 17:14, PoMn NY 17:25.Troisième période 2- ISLANDERS: Trottier 1 (Bossy).7:41 Pénalités — Dineen NY 11:11, B, Sutter NY 13:14.Prolongation —Aucun but.Pénalité — Aucune.Deuxième prolongation 3- WASHINGTON: Gartner 2 (Carpenter, Murphy) .1:23 Pénalité — Aucune.Tira au but Islanders.12 7 11 7 0—37 Washington.9 10 11 B 3—41 Gardiens — Islanders, Hrudey: Washington, Jensen.A —17,993 Oilers 4, Kings 2 Première période 1— EDMONTON: Coltey 2 (Krusheinyski).1:10 Pénalités — Semenko E 3:05, Sykes LA, Krusheinyski E 16:45, Galley LA 17:58, Engbiom LA.Anderson E 19:29.Deuxième période 2— LOS ANGELES: Taylor 1 (Nicholls, Ruskowski).3:53 Pénalités — Sykes LA 5:07, Kurri E 11:35, Huddy E 14:04.Trolsièmo période 3— EDMONTON: Napier 1 (Messier.Huddy).6:17 4— EDMONTON: Krusheinyski 1 (Gretzky, Kurri).6:59 5— LOS ANGELES: Smith 1 (Sykes, Wells).10:09 6— EDMONTON:Kurri2 (Colley.Huddy).19:16 Pénalités — Hammond LA, Lum-ley E, Hunier E 7:30, Smith LA.Fogolin E 17:19.Tirs SU but Los Angeles.16 6 15—37 Edmonton.9 10 13-32 Gardiens — Los Angeles.Jane-cyk: Edmonton, Fuhr.A—17,314.grâce à un simple de Vance Law, un double de Tim wallach et un simple de Mike Fitzgerald, pour qui c’était aussi un premier coup sûr avec les Ri^s.En cinquième manche, Wlnnln^-ham a réussi son premier circuit dans les ligues majeures, sur une balle à effet d'Kckersley ciui n’avait pas de mordant.Winningham a retroussé la balle au champ gauche, c’est-à-dire au champ opi^se.« Je n’ai pas vu la balle tomber dans les gradins, alors je n’al pas vraiment savouré ce circuit, a dit Winningham.On m’a remis la balle (elle est retombée sur le terrain par la suite) et je dois dire que, compte tenu que j’ai aussi obtenu mon premier coup sûr et volé mon premier but avec les Expos, je n’oublierai pas ce match de sitôt.» Les circuits de Driessen et Winningham étaient les premiers réussis cette saison par les Expos.Au total, les frappeurs montréalais ont réussi huit coups sûrs, Winningham, Wallach et Fitgerald en obtenant deux chacun.Expoi (5) Rairies cg Winghm cc Dawson cd Driessn 1b Brooks oc Low 2b Wolloch 3b FitzgoHd r BSmith I Reardon I pb P Cl PP Cubs(1) pbpcipp Dernier cc 4 0 0 0 0 0 0 0 33 5 Sndbrg 2b Motthws cg Durhm 1b Morelnd cd Cey 3b JDovit r Dunston oc Eckersiy i Bosley fs Fontenot I Hebner fs Sornsen I Totoux 4 0 0 0 4 0 0 0 3 0 10 3 0 0 0 3 0 10 3 0 0 0 3 110 10 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 10 0 0 0 0 0 0 29 1 3 1 000 410 000^ 5 000 001 000— 1 Totoux Montréol Chicooo Point produit victorieux — Driessen (1).E—iDo-vis, Sondberg.LSB—Montréal 3, Chicago 2.2B-—Wolloch.3B—Dunston.CC—Driessen (1), Win-nirtghom (1).BV— Winningham.$—Fitzgerald, BSmith.BS-~ Bosley ml BSmith g,1-0 8 Reordon 1 Chicooo Eckersley p,0-1 6 Fontenot 2 Sornsen 1 Durée — 2 h 20.A— bb rb Montréal HORS-JEU Tragédie en cinq actes JEAN-LUC DUQUAY Sophocle, Eschyle, Euripide et autres docteurs ès tragédies peuvent aller se rhabiller.Ça sent le moisi sous les toges.Complètement dépassés par les événements, les Grecs de la période pré-souvlakl ! D'accord, l’imagination ne leur faisait pas défaut.Ils prenaient un mythe et en faisaient un drame qui excitait la foule naïve sur l’agora.C’est ainsi que l’on pleurait sur le destin du pauvre Oedipe, un type qui n’a même jamais existé, comme aurait pu en témoigner Jo-caste, sa mère, si elle n’avait pas eu de complexe.La tragédie à la grecque apparaît aujourd’hui tout à fait surannée.Plus besoin maintenant de faire appel à la mythologie pour déboucher sur la cruauté du Destin.La réalité est là pour nous inspirer.Il y a des guerres, des famines, des cataclysmes, des violences.Il y a les deux Grands qui jouent aux échecs avec des pièces portant des noms de pays, il y a le métro de New York, le trompettiste de Wham qui se fait hara-kiri, Ginette Reno qui engraisse, Michèle Richard qui maigrit et René Lecava-lier qui reste le même.La tragédie est partout, surtout par les temps qui courent.Car le Canadien a entrepris sa conquête de la coupe Stanley.Cela me frappe depuis des années mais jamais aussi fort que durant les séries éliminatoires du hockey.Cela me frappe de voir avec quels accents tragiques partisans et experts — deux mots qui se confondent dans le cas de Lionel Duval — décrivent la destinée du Canadien.Je comprends fort bien que le sujet s’y prête.Même les intellectuels capables d’apprécier le haut niveau de langage des personnages de Solange Chaput-Rolland en conviendront : il n’est rien de plus sérieux, de plus dramatique, de plus tragique, à vrai dire, qu’un match de hockey du Canadien.A plus forte raison si l’enjeu est si élevé : la coupe Stanley.Écoutez autour de vous et vous comprendrez.Jeudi matin, après le premier acte, les gros mots fusaient.Le Canadien avait succombé comme Jésus sur le chemin du Calvaire.Certains prédisaient sa mort imminente, d'autres prétendaient qu’un bon coup de fouet de l’instructeur redresserait les guerriers.Une seule constante : nous nagions en pleine tragédie.Le décor était solidement planté.Deux rivaux implacables, Montréal et Boston, qui étaient censés se battre à coups de poings et de points.Et des centaines de figurants déguisés en statistiques, qui étaient là pour rehausser la qualité du drame ; le Canadien n’avait pas perdu contre les Bruins en séries éliminatoires depuis 1943; la saison dernière, il avait éliminé cette même équipe en trois rencontres consécutives; cette saison, il avait de nouveau eu le meilleur, quoique par une faible marge, sur ses adversaires bostoniens, etc.Tout indiquait que le Canadien allait gagner sa série de matches contre Boston.Bien sûr, ce ne serait pas facile mais avec de la bonne volonté.Après touL les défenseurs des Bruins, Bourque mis à part, se déplaçaient en bateau à vapeur à l’âge des supersoniques; Terry O’Reilly dissimulait une béquille sous ses jambières; Rick Middleton était si mécontent de sa saison qu’il en perdait les cheveux; dans les buts, le jeune Keans se rendrait compte qu’on n’arrête pas des boulets de canon avec un gant de cuir.On en était encore à analyser les faiblesses de l’adversaire quand la tragédie a frappé.Le Canadien a perdu le premier acte ! Écoeurant ! Honteux ! Inacceptable ! On vouait Penney aux gémonies, on clouait le cercueil de Robinson, on traitait Chelios de jeune Améri- cain, on se demandait où Nilan avait caché son poing américain, on soupçonnait Jacques Lemaire de s’étre peigné sur le mauvais côté.Encore un peu et on aurait imputé la responsabilité de la tragédie f des.‘ à Reagan et à ses pluies aci- Le lendemain s'est joué le deux-ième acte.Qui s’est terminé comme il se devait.Évidemment, comme l’a titré un journal, le Canadien a eu peur mais « c’est peut-être mieux ainsi ».Frôler la mort vous donne le goût de vivre, non ! Et c’est ainsi qu’on a voué Penney à la sainteté, qu’on a décloué le cercueil de Robinson, qu’on a traité Chelios de jeune et brillant Américain, qu’on a vu en Nilan un grand fabricant de jeux et qu’on a félicité Lemaire de s’être peigné du bon côté.Je me réjouis car la tragédie n’est pas encore terminée.Habituellement, elle compte cinq actes.Elle prendrait donc fin mardi soir.Par une victoire du Canadien, bien entendu.Après, ce sera l’affrontement Montréal-Québec.Il me faudra trouver un mot plus tort que tragédie.?Le grand excité à Gary « J’ai rarement été aussi excité », clamait la manchette.L’illustrait une photo d’un certain Gary Caner, le visage tordu par une émotion obscure.Je me suis dit : j’espère que Mme Carter ne lira pas ça, eUe qui a lu Masters et Johnson dans toutes les positions.Me rendant à la page 102, l'ai compris que l’excitation cartérienne n’était pas due à une rencontre d’un certain type à New York l’impure.Elle s’expliquait plutôt par le fait que le mari de Mme Carter avait frappé un circuit, en 10e manche à part ça.Ce n’est pas moi qui ai l’esprit mal tourné, c’est les journaux avec leurs titres suggestifs_ Bobby Smith ne se plaint pas de jouer en compagnie de deux recrues GUY ROBILLARD (PC) — Bobby Smith, dans les présentes séries éliminatoires, joue en compagnie de deux recrues: Serge Boisvert et Steve Rooney.Mais il ne se plaint pas.« J’aime jouer avec eux, affirme-t-il.Nous sommes utilisés souvent et ça fonctionne bien.Tous deux ont un bon sens du hockey.Boisvert a fait tout un jeu pour me diriger une passe parfaite quand j’ai marqué lors du premier match.Et Rooney nous complète bien par sa robustesse et lui aussi a l’instinct du jeu.Encore hier (jeudi), j’ai obtenu quatre tirs au but».Smith n’a rien fracassé à l’attaque au cours de la saison régulière.Mais il est vrai que celui que l’on considérait le centre numéro un de l’équipe a surtout joué avec des recrues ou des joueurs en difficulté, comme Al- fie Turcotte.« C’est un fait, reconnaît-il.Mais ce sont les circonstances qui l’ont voulu ainsi.On s’est retrouvé avec trois autres trios naturels, qui se complètent bien.« Dans mon cas, les choses allaient très bien aussi avec Lucien Deblois.Nous avions toujours plusieurs chances de marquer et avant sa dernière blessure, nous nous entendions aussi bien que Walter, McPhee et Hunter».Smith, un jeune vétéran, prévoit que les Bruins disputeront le même genre de match à Boston qu’à Montréal.« Ce sera difficile, mais je me sens bien.Je ne crois pas qu’il y aura plus de batailles et de rudesse, a-t-il déclaré après l’exercice d’hier.En saison, nous avons gagné chez-eux et ils ont triomphé ici.Je pense qu’à ce stade-ci de l’année, l’avantage de la BASEBALL Ligue Nationale Jeudi New York 2, St-Louis 1 Los Angeles 4, Houston 3 Chicago 4, Pittsburgh 1 Atlanta 6.Philadelphie 3 Hier Montréal 5, Chicago 1 S.Francisco à L.Angeles St.Louis à Pittsburgh San Diego à Atlanta Cincinnati à New York Philadelphie à Houston Aujourd’hui San Diego, Dravecky (0-0) à Atlanta, Bedro-sian (0-0), 13 il 20 Cincinnati, Browning (0-0) à New York, Lynch (0-0), 13 h 35 Montréal, Rogers (0-1) à Chicago, Sanderson (0-0), 15 h 20 St.Louis, Cox (0-0) à Pittsburgh, Tunnell (0-0), 19 h 05 Philadelphie, Rawley (0-0) à Houston, Mathis (0-0), 20 h 35 San Francisco, Laskey (0-0) à Los Angeles, Honeycutt (0-0), 22 h 05 Ligue Américaine Jeudi ' 1 Detroit 11, Cleveland 10 Boston 6, New York 4 Milwaukee 8, Chicago 1 Toronto 4, Kansas City 3 Californie 4, Minnesota 3 Seattle 14, Oakland 6 Hier Toronto à Baltimore Milwaukee au Texas BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est g P moy.NEW YORK.2 0 1.000 MONTRÉAL.2 1 .667 CHICAGO.2 1 .667 PHILADELPHIE.0 2 .000 ST.LOUIS.0 2 .000 PITTSBURGH 0 2 .000 Section Ouest ATLANTA, 2 0 1.000 LOS ANGELES 2 1 .667 CINCINNATI 1 1 .500 SAN FRANCISCO.1 1 .500 SAN DIEGO 1 1 .500 HOUSTON.1 2 .333 LIGUE AMÉRICAINE Section Est DETROIT.3 0 1.000 BOSTON.3 0 1.000 BALTIMORE.2 0 1.000 TORONTO.2 1 .667 MILWAUKEE.1 1 .500 CLEVELAND.0 3 .000 NEW YORK.0 3 .000 Section Ouest SEATTLE.3 0 1.000 MINNESOTA.2 1 .667 CHICAGO.1 1 .500 KANSAS CITY.1 2 .333 CALIFORNIE.1 2 .333 TEXAS.0 2 .000 OAKLAND.0 3 .000 dllf.Californie à Oakland Minnesota à Seattle Aujourd'hui Detroit, Morris (1-0) à Kansas City, Black (1-0), 13 h 20 New York, Guidry (0-0) à - Cleveland, Blyleven (0-0), 14 h 05 Toronto, Stieb (0-1) à Baltimor.e, Davis (0-0), 14 h 05 Chicago, Bannister (0-0) à Boston, Boyd (1-0), 14 h 05 Californie, Romanick (0-0) à Oakland, Warren (0-0), 16 h 05 Milwaukee, Vuckovich (0-0) au Texas, Hough (0-0), 20 h 35 Minnesota, Yett (0-0) à Seattle, Beattie (CI-0), 22 h 05 Les frappeurs pb et ppcc moy.Brooks.11 3 3 0 .273 Dawson.12 2 0 0 .167 Dilone.0 0 0 0 .000 Driessen.11 3 2 1 .273 Fitz'raW 9 2 1 0 .222 Flynn.0 0 0 0 .000 Francona.0 0 0 0 .000 Johnson.1 0 0 0 .000 Law.10 1 0 0 .100 Nicosia.0 0 0 0 000 Raines.12 3 0 0 .250 Ramsey.0 0 0 0 .000 Shines.0 0 0 0 .000 Wallach.7 3 1 0 .429 Was'ngton .0 0 0 0 .000 Winn'gham.10 2 1 1 .200 Wohiford.0 0 0 0 000 Buts voMsi Raines.2.Winningham, 1.Les lanceurs g-p ml pmrabmpm Burke 00 2.1 11 3.94 Gullickson.10 7.0 0 5 0.00 Hesketh.OO 0.0 0 0 0.00 Palmer.OO 00 0 0 0.00 RearOon .00 2.0 1 2 4.50 Roberge OO 1.0 0 1 0.00 Rogers.0-1 4.2 3 3 5.87 SchaIzeOer OO 1.0 0 1 0.00 Smith.10 8.0 1 3 1.12 Victoires préssrvéss: Aucune.glace ne compte plus».N’empêche que le Canadien entreprend ce soir l’équivalent d’une série deux de trois, avec avantage de la patinoire aux Bruins.Et Chris Nilan, pour un, s’attend à voir des Bruins beaucoup plus coriaces devant leurs partisans.ÉCHOS — Lucien Deblois s’est entraîné avec ses coéquipiers hier et a fait le voyage à Boston.Il ne s’attend pas toutefois à affronter les Bruins en fin de semaine.« C’est encore douloureux », a-t-il dit de sa blessure à la clavicule (et non aux côtes).Seul le temps pourra le guérir.Il affirme cependant qu’il pourrait remplacer d’urgence un plus blessé que lui.Deblois s’attend à effectuer un retour au jeu lors de la prochaine série, si le Canadien est toujours là.Il pourrait aussi être disponible pour un éventuel cinquième match contre les Bruins mardi au Forum.Le Canadien s’est entraîné à Verdun, pendant que l’on préparait le Forum pour la venue des Globetrotters.Avec quatre matches en cinq jours, Jacques Lemaire n’a pas éreinté ses hommes.Il a insisté sur renseignement du jeu, préparant les stratégies pour répondre à celles des Bruins.L’instructeur du Canadien a reconnu que les Bruins faisaient mal Triple égalité au Masters AUGUSTA (AP) - Torn Watson, qui détenait une priorité de deux coups à trois trous de la fin, a joué de malchance, a eu de la difficulté à se sortir d’une fosse de sable et a vu deux autres golfeurs le rejoindre en tête à l’issue de la deuxième ronde de la 49e reprise du Tournoi des Maîtres.Watson, qui a dominé la scène du golf au cours des dernières années, a terminé avec deux bogeys et une normale pour remettre une carte de 71, qui lui procurait un total de 140, quatre sous le par après les deux premiers rondes de ce premier tournoi majeur de la saison.Il partage les devants avec Craig Stadler et Payne Stewart.Stadler, qui a entrepris sa ronde très tôt, a parsemé sa carte de huit birdies et a joué 67, cinq sous le par.Stewart a joué 71.Gary Hallberg, meneur de la première ronde, n’a pu faire mieux que 73 et se retrouve à 141, un coup de mieux que Gary Koch à 142.L’Ecossais Sandy Lyle, qui avait inscrit un exécrable 78 en première ronde, s’est ressaisi hier avec un excellent 65, un coup de plus que le record du tournoi.Il a donc dépassé 61 autres golfeurs et vient en tête du groupe à 143, sur un pied d’égalité avec Lee Trevino, le vétéran Ray Fioyd et Bruce Lietzke.Jack Nicklaus, qui domine avec 17 victoires majeures, talonnait les meneurs à l’issue des 18 premiers trous.paraître ses joueurs en reculant à quatre à leur ligne bleue.Le Canadien a aussi été surpris par le fait que les Bruins abandonnent leur jeu rude habituel.Entraînement léger donc, pendant lequel les joueurs avaient parfois l’air de collégiens.Petr Svoboda et Chris Chelios, entre autres, se sont amusés comme des enfants en compagnie du paternel Larry Robinson.Ron Flockhart, qui a eu droit à un surplus d’exercices en compagnie de Lucien Deblois, a joué au gardien de but.Pour garder le moral sans doute.Plus sérieux, Chris Nilan s’exerçait à faire dévier des rondelles, un truc qui a valu la victoire à son équipe lors du deuxième match de la série.PhotelMW AP Gary Hallberg doit sauter pour bien voir le drapeau avant de jouer un coup au troisième trou, hier au Masters.
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