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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 22 octobre 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-10-22, Collections de BAnQ.

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t* VOLUME III-No.250 MONTREAL, MARDI 22 OCTOBRE, 191^ orN SOU LE NUMERC ABONNEMENTS : 1 è Edition Quotidienne : CANADA BT ETATS UNIS.$3.00 UNION TCSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : mm m CANADA .$1.00 Wm H ETATS-UNIS.$1.50 MJ Ü UNION POSTALS ,««*«,.»• $2.00 WgBM' ^ Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et Admii c>;tion: 7la RUE SAINT-JAC(/\> MONTREAL.TELEPHONES : ^ ADMINISTRATION: Main 74ol REDACTION: Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! LA QUESTION BILINGUE ET LA MINORITE ANGLO-PROTESTANTE DE QUEBEC Le professeur Fryer de McGill dit “que la proscription du français comme véhicule d’instruction ne peut être défendue du point de vue éducationnel.” — Une lettre de M.Bourassa.BILLET DU SOIR LE CHOIX .Vous continuons aujourd'hui la publication des réponses des An-fflo-protestants de Québec auxquels nous avons demandé leur opinion sur la situation faite, par le règlement scolaire No 17, à la minorité franco-catholique de l’Ontario.Pour faciliter l’intelligence de certaines de ces réponses, nous donnons en même temps la traduction de la lettre que M.Bourassa a adressée à chacun de nos correspondants, avec un exemplaire du règlement No 17.Le Dr Frger, dont nous publions aujourd’hui l’opinion, est professeur d’histoire à l’Université McGill.LA LETTRE DE M.BOURASSA (Traducticm) Monsieur, Montréal, 10 octobre, 1912.La situation faite aux Canadiens-Français de l’Ontario relativement à l’éducation de leurs enfants menace de devenir grave.Vu les relations excellentes qui existent dans notre province entre Anglais et Français, il résulterait, je crois, un bien considérable si quelques-uns des représentants les plus attitrés de la minorité anglaise de Québec, exprimaient publiquement leur opinion à ce sujet.Je prends la liberté de vous envoyer une copie des dispositifs adoptés par les autorités d’Ontario pour réglementer l’enseignement du français, non seulement dans les écoles publiques où la majorité des enfants sont français, mais même dans les écoles séparées maintenues entièrement par les taxes que payent les contribuables de langue française.Une simple lecture de ces règlements, et particulièrement des articles 3 et 4, vous indiquera le but que l’on poursuit Ce but est de restreindre renseignement du français à une heure par jour, et de faire graduellement de l’anglais le seul intermédiaire d’enseignement de toutes les autres matières.Afin d’assurer l’exécution de ce règlement, on a nommé des inspecteurs supérieurs (supervising inspectors), anglais et protestants, et même, m’assure-t-on, dépourvus de toute connaissance du français; et l’on donne à ces nouveaux fonctionnaires toute autorité sur les inspecteurs ordinaires des écoles séparées.Avant que vous ne formiez votre opinion et que vous ne l’exprimiez, j’ose vous prier, d’abord, de ne pas oublier que les Canadiens-Français de l’Ontario, comme la plupart de ceux d’ici, n’ont pas la moindre objection à ce que leurs enfants acquièrent une connaissance et un usage parfaits de la langue anglaise, mais qu’ils s’opposent simplement h des méthodes d’enseignement qui ne peuvent avoir d’autre résultat que d’arracher de l’esprit de leurs enfants la pleine possession de leur langue maternelle,—•c’est-à-dire de l'idiome d’un tiers de la population canadienne, l’une des deux langues officielles de la Confédération.De plus, permettez-moi de procéder par comparaison, et de vous demander quels seraient vos sentiments si les autorités du Québec imposaient des règlements identiques aux écoles séparées de la minorité de langue anglaise; si, en d’autres termes, on restreignait à une heure par jour l'enseignement de l’anglais, si l’on faisait de la langue française le seul médium d’enseignement de toutes les aulnes matières inscrites au programme d’étude, et si, enfin, l’on nommait des inspecteurs français et catholiques, ne connaissant pas l’anglais, afin qu’ils imposassent l’exécution de ces règlements, dans les écoles séparées anglo-protestantes de Québec.J’ose donc vous prier d’exprimer voire opinion en toute liberté sur nette question, qui peut être envisagée sous les divers aspects que voici: 1.—Quelle est In valeur purement pédagogique du système que l’on vent imposer?—Quel jugement doit-on porter sur ce reglement au seul point de vue de la justice et du droit des pères de famille?3.—Ces dispositifs sont-ils conformes à l’esprit de la Confédération, laquelle, selon l'expression de son auteur, sir John-A.Macdonald, devait garantir aux deux races une égalité absolue de droits en matière de religion, de langue, de propriété et de personnes.4.—Que penserait la minorité anglaise-protestante de Québec, si des dispositifs identiques étaient adoptés pour imposer l’enseignement du français dans ses écoles séparées?Si vous avez l’obligeance de répondre, je serai heureux de publier votre opinion quelle qu’elle soi!.Si vous préférez écrire en anglais, votre lettre sera traduite avec soin; et le texte anglais paraîtra en même temps que la traduction.\euillcz agréer, Monsieur, l’assurance de nies meilleurs sentiments.Henri Bourassa.La réponse du Professeur Fryer October, ISfh, 1912.My dear Mr.Bourassa, / wish I had the information at hand to answer more fully your circular Idler.But I may say that if the case is precisely as you state it, not the interests only, but the rights of French-Canadian pupils in the Ontario schools arc in jeopardy.Public education in Canada is, of course, the concern of provincial authorities: and its administration cannot always be dissociated from the provincial politics of the day.An outsider must necessarily feel diffident about criticizing a government that reflects, for the time being, provincial opinion.Yet, if the course, which it is proposed to adopt in the Ontario schools towards French speaking pupils, reflect the public opinion of the province, one is free certainly to express surprise and even regret.At the moment l cannot see that It has any valid justification.Is anyone prepared to argue that the use of English as a vehicle of instruction offers any sounder education than the use of French?Is Canadian history, for example, only really Canadian, or, shall we tay, more truly Canadian, when it Is taught in English only?The mere staling of the question dis poses of it, — the proscription of French ns a vehicle of Instruction cannot be defended upon educational grounds.How then are wc to explain this attempt to Anglify the French tchools in Ontario, unless by a disregard of well defined rights through an intractable and uncompromising nationalism which all fair broadminded people must deprecate?With every assurance of my esteem.and regard, Believe me, Truly yours, C.E.FRYER., (Traduction) Montréal, 18 octobre, 1912.Mon cher M.Bourassa, Je voudrais avoir les informations nécessaires sous la main pour répondre plus au long à votre lettre circulaire.Mais je puis dire que si la question est précisément telle que vous la présentez, non seulement les intérêts mais encore les droits des élèves canadiens-fran-çais sont compromis dans les écoles de 1 Ontario.L’instruction publique au Canada, est, naturellement, du ressort des autorités provinciales; et son administration ne peut pas toujours être séparée de la politique provinciale du jour.Quelqu’un du dehors doit nécessairement hésiter à critiquer un gouvernement qui réflète, pour le moment actuel, l’opinion provinciale.Cependant, si la eonduiile qu’on se propose d’adopter dans les écoles d’Ontario à l’égard des élèves de langue française, reflétait l’opinion publique de la province, on a sûrement le droit d’en témoignea- de la surprise .et même du regret.Dans le moment, je ne vois pas qu’elle puisse trouver uaie justification valable.Se trouve-t-il quelqu’un do prêt à soutenir que l’usage de l’anglais comme véhicule d’instruction assure une éducation plus solide que le français?Est-ce que l’histoire canadienne par exemple, n’est vraiment canadienne, ou, dirons-nous, plus vraiment canadienne que si elle est enseignée en anglais seulement?I/C simple exposé de la question la résout, — la proscription du français comme véhicule d’instruction ne peut être défendue du point de vue éducationnel.Comment pouvons-nous expliquer cette tentative d’anglifier les écoles françaises d’Ontario, à moins que ce ne soit par un mépris de droits bien définis, né d’un nationalisme intraitable et intransigeant, que tous les gens à l’esprit large doivent déplorer?Avec toute l’assurance de mon cslitne et de ma considération, Croyez-moi, Votre bien dévoué, C, E, FRYER.1 N’empêche, disais-je à mon ami convalescent, n'empêche que tu as faHli faire un fin bien vulgaire: voyons, est-ce qu’un homme intelligent meurt de la fièvre typhoïde! Vous comprenez que je lui disais cela pour le consoler, en manière de sympathie.— On n’est pas libre de choisir, répondit-il, un peu humilié.—Assurément.Moi, j’aimerais mourir de la maladie dn sommeil.Quoique ce.fléau sévisse en Afrique, je pense que la mouche tsé-tsê trouverait au Canada des terrains tout préparés pour ses germes bienfaisants.Quoi de plus doux que le sommeil! Les savants, ces rabat-joie, prétendent, à la vérité, qu’entre deux bons sommes les malades éprouvent de grandes douleurs, mais ils s’endorment après, maigris sent jusqu'à devenir de pauvres squelettes, puis expirent paisiblement.Celte maladie me paraît destinée à une “brillante carrière;’ elle sera appelée “chic", "A la mo de".Tous ceux qui souffrent d’in somnie désirent le baiser de la mortelle piqûre, — et les paresseux donc! C'est à ce titre que j’espère succomber au mal africain! — Ta mourras comme un fai néant ordinaire et, pour comble de misère, ti la suite d’une opération inoffensive! — J’en ai déjà subi trois sérieuses, et je me porte admirablement, en effet.J’ai dormi, mais sans con viction, n’ayant pas eu le bonheur d’être inoculé par la célèbre mouche.Que l’Afrique est lointaine!.—Tu raisonnes comme un barreau de.chaise! T.e jour où les humains, toi comme les antres, pourraient choisir leur genre de trépas, Us s’arrangeraient pour n’en pas trouver un seul de leur goût: il demanderaient sans cesse dn nouveau.An fond, malgré les douleurs, tant qu’ils ne seront pas inconscients, ils préféreront endurer et vivre avarement leur vie entière.Offre-leur autant de mouches tsé-tsé que tu voudras, ils réclameront la vie, encore la vie, toujours la vie! — Tu as toujours raison, toi! Excuse-moi si je te quitte si tôt: c’est l’heure de mon injection de strychnine.Albert LOZEAU.LA CRISE La démission de M.Monk, remise aujourd’hui au gouverneur général, ouvre officiellement une crise politique qui aura, pendant la prochaine session fédérale, de retentissants échos.Nous rappelons à tous ceux qui tiennent à être fidèlement et impartialement renseignés, qu'ils pourront recevoir le "Devoir”, édition quotidîenne, du commencement de la session provinciale à la fin de la session fédérale, pour la somme d’une piastre payable d'avance.Le -Devoir” est indépendant de tous les partis, de tous les clans, même des généreux anonymes qui payent 14 sous le pouce carré la reproduction de la littérature franco-impérialiste.Il sera représenté à Ottawa et à Québec par des courriéristes expérimentés, et qui connaissent très bien les deux parlements , LA FAMILLE M.Jacques Bertillon, chef du Service de la statistique municipale de Paris, auteur d’un Traité de démographie.très répandu, parlait hier soir, sous les auspices de l’Al-liiance française, de la famille cl du mariage au point de vue social.Le public était très nombreux.M.Bertillon est un spirituel causeur.Il sait mettre en valeur une statistique en en tirant, sous une forme plaisante, des conclusions pratiques.Après avoir remercié l’Alliance et les Canadiens en général, qui lui font si bon accueil, M.Bertillon vient au fait par cette transition: Faire l’éloge du Canada, c’est aborder mon sujet: la famille, cellule et puissance sociale.Messieurs, Mesdemoiselles, dit-il ensuite, mariez-vous le plus tôt et, surtout, le mieux possible.Je suis statisticien.J’observe des faits, je manie des chiffres.Et c'est à l’aide de cela que je vous démontrerai que l’état du mariage est préférable au veuvage et au célibat.D’abord, la santé des gens mariés est considérablement supérieure à celle des personnes qui ne le sont pas.Les célibataires sont naturellement plus nombreux, puisqu’on commence, avant de se marier, par être célibataire.Mais la comparaison s’établit sur un nombre égal: mille.Pour dix célibataires qui meurent, cinq maris seulement succombent, et le nombre de décès des veufs se trouve entre ces deux chiffres.Chez les femmes, la proportion est à peu près la même, bien que la mortalité soit plus faible que chez les hommes du meme âge.Et cela vient sans doute de ce que les femmes ne boivent point et ne font pas de sottises.Les femmes mariées de 45 à 49 ans meurent un peu moins que les filles du même âge.Vous avez vu combien le chagrin fait périr de veufs.Les veuves résistent beaucoup mieux.Libre à chacun de vous de tirer quelque conclusion.Le veuvage peut avoir sur le mariage une influence très salutaire.Mais, en somme, nous avons beaucoup plus besoin des femmes que celles-ci n’ont besoin de nous.Elles peuvent se passer de mari; nous ne saurions nous passer de femme.Nous le verrons tout à l'heure.Les crimes et délits atteignent leur maximum d’intensité chez l’individu de vingt-cinq ans.Il y a ensuite décroissance.Pourquoi?Est-ce à cause de l'égarement de la folle jeunesse?Je voudrais le croire, mais je ne le crois pas.Quoi qu’il en soit, la tendance au crime •^ntinue .gDadu)cJlemeb/t-«yec J'4gexJ^lle » «loue rempli noblement son Et voici le rapport entre les crimes et délits et l’état social des coupables.La criminalité moyenne chez les gens mariés et ayant des enfants, n’est que la moitié de celle constatée chez les célibataires.Dans les ménages sans enfants, la moyenne de criminalité est entre celle des célibataires et celle des pères et mères.Les veufs avec enfant sont deux fois plus criminels que les gens mariés à la tête d’une famille.Chez les femmes — où la criminalité est très peu considérable — on observe la même proportion, si l’on tient compte de l’état social.Donc, l’enfant n’est pas une charge, mais un appui.11 empêche le suicide.Ainsi les gens mariés sans enfant se suicident deux fois plus que ceux qui en ont.Quant aux veufs sans enfants, ils se suicident dans des proportions fantastiques.La statistique établit que le suicide est plus fréquent chez les vieillards, et qu’il augmente avec l’âge.Il y a beaucoup moins de tendances chez les femmes.On me dira: “Les gens qui se marient sont, en quelque sorte et par cela même qu’ils se marient, supérieurs: les malades, les infirmes, les vicieux ne trouvent guère à se marier.Alors, pas besoin de chiffre pour établir des choses évidentes.” Cependant, les veufs, dont je vous ai montré les décès et les crimes, ont été mariés, ils étaient par conséquent supérieurs.Il y a donc autre chose qui -empêche les excès préjudiciables à la santé, et les crimes.C'est le sentiment de la responsabilité — ce qu’il y a de plus noble chez l’homme.Ce sentiment est naturellement plus fort chez l’homme marié que chez le célibataire.C’est ce qui ressort des démonstrations que je viens de faire.J’ai présenté récemment à Washington une çlude sur la mortalité par profession.Il y a, chez les portefaix des Halles de Paris et des docks de Londres, une mortalité énorme.La cause?L’ivrognerie.Si ces mêmes portefaix font la même besogne clans un chemin de fer, la mortalité devient très faible.La raison, c’est que là, ils sont laissés entièrement libres, tandis qu’iei, ils sont surveillés par des chefs sévères qui exigent la plus grande, sobriété.La mortalité est assez élevée chez les employés de commerce; elle l’est beaucoup moins chez les employés d’une administration de chemin de fer, par exemple.La raison est la même: ces derniers sont surveillés.Chez les cochers, qui sont exposés aux intempéries, la mortalité est déplorable.Elle est beaucoup moindre chez les cochers d’omnibus, dont le métier est pourtant aussi pénible.Et la raison est la même encore.Si les hommes mariés meurent moins que les célibataires, c’est qu’ils sont soumis à.un chef.Nous avons le plus grand besoin des femmes.Elles savent devenir nos chefs, et pour notre plus grand bien.Ceux qui ont été mariés regrettent, certes, le conjoint disparu, mais ils regrettent aussi la vie conjugale.Ainsi, on a pu observer qu'un veuf met beaucoup plus d’ardeur à se marier qu’un célibataire.Et cependant — tirez-en les conclusions que vous voudrez — les veuves se marient moins que les jeunes filles, — du moins dans leur jeunesse.Plus tard, elles se marient tout autant.Ivcs veuves meurent beaucoup plus que les filles du même âge.Et il en va de même pour les divorcées.La présence de l’enfant, assure le conférencier, est un appui plus fort que la présence de la femme elle-même.Je ne connais pas au monde, dit ensuite le docteur Bertillon, de personne plus digne d’intérêt que la veuve chargée d’enfants.Le vieij-lard indigent est, dans une certaine mesure, responsable de sa propre misère, puisqu’il a eu toute une vie pour préparer sa vieillesse, et qu’il ne l’a pas fait.Mais la veuve n’a rien à se reprocher; elle s’est mariée, elle n eu des enfants, A L’EXPOSITION INFANTILE Réflexions et rêves d’un promeneur.— On demande que l’exposition se prolonge jusqu’à samedi Une série de circonstances regrettables nous ont empêché de publier plus tôt les très intéressantes notes que voici.Elles gardent cependant un extrême intérêt d’actualité.Le.nombre toujours croissant des visiteurs qui se pressent dans les salles de l’exposition — ce nombre est devenu tel qu’on annonce que, ce soir, on refusera l’entrée A tous les enfants, même accompagnés de leurs parents — donne plus de force encore à la suggestion de notre collaborateur: Si les directeurs de l’exposition le veulent, ils rendraient un très grand service à tous ceux qui veulent sérieusement étudier en permettant que l’exposition se prolonge jusqu’à samedi.Je reviens de l’Exposition .J’y vais souvent, car j’aime à m’instruire et j’y trouve beaucoup à apprendre.Je visite chaque jour un ou deux pavillons, pas plus; je regarde, je lis, j’écoute, je prends des notes, je ramasse ainsi une petite rôle de femme.Aussi, je m’étonne que la société ne fasse rien pour elle.Seule je crois, Mme Carnot, la femme distinguée de l’ancien pré- l)!'ov's*or* d idées que je rumine un sident de la République, a créé un fonds en faveur des veuves chargées d’enfants.En résumé, les enfants retiennenl à la vie, et dans la bonne voie.La démographie, la statistique, vous le voyez, est moralisante.Tout eu parlant différemment, on en arrive aux mêmes conclurions qu’un prédicateur.Les règles de morale que la religion nous enseigne, et qui sont la loi naturelle, sont favorables à la statistique.Et ces règles de la morale s’adaptent aux besoins de Pâme comme les organes s’adaptent au corps et y entretiennent la vie.Je ne saurais mieux conclure celte causerie qu’en constatant qu’en aucun autre pays peut-être la famille n’est honorée comme dans le vôtre.Et vous me permettrez de former des voeux pour que votre patrie continue à pratiquer les vertus domestiques, les plus belles qui soient au monde.Léon LORRAIN.Sur le Pont d'Avignon.Les libéraux, qui se servaient des locomotives de ITntercolonial reprochent à M.Morgan d’appeler à son secours les dragues du gouvernement.Laurier pourrait répéter: “Vous êtes là et nous sommes ici.” $ S! s Mais rien ne seca beau comme d’entendre M.Rodolphe Lemieux — qui faisait jadis aux électeurs de Gaspé des appels si désintéressés — flétrir l’exploitation du “patronage” à laquelle se livre, prétend-on, M.Morgan.Quand le diable devînt vieux.* * # A quoi diable aussi .serviront ces trente millions?Les chantiers maritimes anglais sont encombrés, cl le trésor déborde à ce point que l’on a, l’an dernier, réduit la dette de trente millions.« * » Un certain nombre de députés ministériels français sont très occupés de ce temps-ci à relire leurs discours de 1910 et de 1911, flétrissant la politique de M.Laurier et celle “non moins néfaste” de M.Borden.« * 4c Sarah Bernhardt attribue son extraordinaire conservation aux bains de champagne.Ce n’est pas elle qui a inventé le procédé: nos grand’mères, dont quelques-unes seraient aujourd’hui plus âgées qu’elle, conservaient les fruits dans l’alcool.• • • Au moment de mettre sons presse, Mcdèrlr Martin est toujours futur ex-candidat défait â la mairc-rie.Le Veilleur, Une nouvelle lettre de M.Cahan Nous publierons demain une nouvelle lettre de M.Caban an Star sur lia question de la contribution du Canada à la défense impériale.SOMMAIRE du PAGE 2 —La lutte pour te* écoles bilingues, dam l’Ontario.—Comment fut signé le traité de Lemzanne.JP AGE 3 —Andrinople est cernée, — Nouvelles des Balkans.—La clôture de.l'Exposition Bien-être.—Faits-Montréal.PAGE 4 LA VIE SPORTIVE: —Une seule ligue.—Les géants ont été supérieurs.—Zimmerman et Cobb en tête des frappeurs.* Oc « —Le monde ouvrier.—Courtes dépêches.PAGE 5 NOUVELLES MUNICIPALES : —Le tunnel du C.N.R.—La délégation municipale.—Les boulevards de l'aqueduc.DERNIERE PAGE —Toutes les dernières nouvelles locales et étrangères, de la dei\ plût heure.peu de temps et dont je fais part à mes amis.C’est nia manière d’agir sur l’opinion; elle serait très efficace si nous étions beaucoup à faire de même, et le but de l'Exposition serait alors rémpli.Mais cela demande du temps, de l'attention, pas mal d’efforts, enfin, plus que le grand nombre ne lieu! ou ne veut donner.On vient à l’Exposition p(hissé par la curiosité plus que par le désir de s’instruire; on fait le tour du manège e.n jetant aux écrans des regards rapides; on examine les photographies, mais on ne lit les textes que négligemment; on veut tout voir en une'fois, et on ne s’attarde point à écouter; encore moins à questionner, les guides placés en permanence presque dans chaque quartier à la disposition du public.Mais est-on libre de s’arrêter à loisir devant un écran pour l’étudier quand la foule se presse dans le passage et vous entraîne, ou quand les gentils bataillons qui évo-lucnt dans l’arène retiennenl loutes les attentions?Le matin, on serait plus tranquille, mais la plupart ne peuvent venir avant midi.S’il était possible de retarder la fermeture du mardi 22 octobre, au samedi 2(>, on réserverait ainsi quatre grands jours pendant lesquels, à l’abri du flot des curieux qui commencerait à so tarir, et que n’attireraient plus les spectaeles quotidiens de l’arène, les visiteurs désireux d’apprendre pourraient étudier à fond tous les documents exposés.Us viendraient par petits groupes sous la conduite d’une personne compétente : on verrait s’y succéder, nos associations paroissiales, nos confréries de mères de famille, les clientes des gouttes de lait, les habituées des cercles de couture, les sociétaires de Saint-Vincent de Paul, les membres des cercles d’étude; chaque groupe amènerait un guide, tantôt son chapelain, tantôt un médecin ami; on ferait ensemble une visite détaillée et méthodique; le guide attirerait l’attention sur les documents intéressant particulièrement son public, suggérerait des résolutions immédiatement pratiques; chacun ferait â part soi ses petites réflexions, plus tard, aux réunions de la confrérie, de la société, du cercle on reparlerait des choses vues, on discuterait les affirmations entendues, on verrait à entreprendre quelque campagne, quelque oeuvre nouvelle et avantageuse aux toul petils; ainsi serait assurée la fécondité de cette bonne semence que répandent depuis dix pours au Manège de la rue Craig, tant de mains généreuses, et qui risque parfois de demeurer stérile, parce qu’elle tombe dans une terre sans culture.Les jeunes des cercles d’études et de l’A.C.J.C.ne comprendront lient être pas du premier coup le parti (pie leur offre pour la réalisation de leur programme celte exposition du Bien-Etre; beaucoup croiront qu’elle intéresse leurs mères cl leurs soeurs plutôt qu’eux-mêmes: c’est qu’ils ne l’onl point visitée.Qu’ils s’y rendent, ils rencontreront à chaque pas un de ces grands pro blêmes sociaux qui sollicitent l’effort des hommes et s’imposent de plus en plus aux préoccupations des électeurs et aux délibérations des pouvoirs civils: problème des sa ladres, de la vie chère, du logement malsain, de l’alcoolisme, de la tuberculose, des jeunes délinquants, des enfants abandonnés, des pères refusant de nourrir leur famille, du travail des femmes et des enfants, et bien d’autres encore.Ces questions sont très graves, très débattues, très complexes; elles intéressent au plus haut point la communauté; les futurs dirigeants — et tons les membres do chacun de nos cercles doivent nourrir l’ambition d’être dans leur milieu des dirigeants, — étudiants, employés, ouvriers, tous doivent avoir étudié ces questions, du moins les principales, s'clre fait sur chacune des opinions arrêtées, se trouver en état de démêler, ce qu’ont de juste, d'excessif ou de faux certaines revendications de plus en plus bruyantes.Elles doivent être inscrites au programme de tous les cercles d’A.C.J.C.Mais qui voudra les traiter?où trouver des documents?les livres qui çH”BArknjidQab>abstrAiLs^ccs,4iursj à lire, écrits d’ordinaire par des auteurs étrangeirs et pour des élran-gers; qu’il est pénible de s’y plonger au soir d’une rude journée, que de difficultés présente pour plusieurs le travail de lavomposition, (4 que ces notions purement livresques, parfois mal digérées, appuyées sur des faits lointains auront de Peine souvent à passionner nos jeunes! Laissez les livres de côté, rendez-vous au Manège militaire, el ouvrez bien les yeux; là point de théories sèches, d’histoires de l'autre monde, mais de petites phrases, courtes, claires, incisives; des affirmations qui frappent; des chiffres précis; des faits concrets, vivants, d’aujourd’hui, de chez nous, que chacun peut vérifier.Il faudrait que dans Ions les cercles on se partageai l’Exposition; chaque membre choisirait un quartier spécial, lu visiterait en détail, dans les coins, noterait les fails, les suggestions, les oeuvres, mettrait en ordre ses observations; puis, aux séances du cercle, chacun viendrait à tour de rôle raconter ce qu’il a vu, communiquer ses appréciations; on examinerait ensemble tous les maux signalés, tous les remèdes proposés; ou chercherait à se rendre compte de la réalilé et de l’étendue des uns, de la valeur et de l'efficacité des autres; on mettrait les choses au point; on compléterait parfois par des observations personnelles les documents exposés; on s’instruirait sans fatigue; on s’exercerait à regarder et à voir; on prendrai! conscience du devoir social, car qui donc ayant le coeur jeune et bien placé pourrait contempler certaines détresses sans se déterminer à courir nu secours?on entreprendrait de petites enquêtes pour étendre ses informations; on exciterait en soi le désir d’étudier de plus près telle oeuvre, telle organisation; on aviserait aux moyens de faire quelque chose; on trouverait bien plus fréquemment qu’on ne pense des initiatives à sa portée; on verrait devant soi les horizons s’élargir; on mettrait de la vie dans les réunions; on serait pratique; on réaliserait dans sa triple exigence souvent partiellement méconnue la belle devise des groupes d’A.C.J.C.: Piété, Etude, Action.Il y a rue Craig, une mine à exploiter et des pépites à chaque pas.Sans m’attarder à les recueillir toutes, je signale en passant deux beaux sujets: primo, l'activité catholique en face de l’activité protestante.Plusieurs se demandaient le mois passé si nos oeuvres moins bien dotées, amies de l’ombre et du silence n’auraient pas à souffrir de se trouver exposées au grand jour en face d’oeuvres plus riches, plus renommées, que d’aucuns disaient plus modernes.Frayeurs naïves, craintes inutiles! La comparaison es! faile, et nous n’avons jioinl à rougir ni de nos crèches, ni de nos hôpitaux, ni de nos asiles, ni de nos orphelinats, ni de nos écoles.Nous pourrons emprunter à nos voisins plusieurs perfectionnements, mais nous en aurons en échange quelques-uns â leur enseigner.Pas de présomption ridicule: nous avons des progrès â faire el nous y travaillons; pas d’engouement systématique pour les oeuvres de nos voisins au détriment des nôtres.Allons sur place nous rendre compte de ce que nous sommes, de ce que nous faisons, de ce que nous valons.Second sujet: les services sociaux rendus par nos communautés religieuses.Enlevez de l’Exposition le.s oeuvres fondées, entretenues ou desservies par les communautés, que restera-t-il à l’actif des Canadiens-français?Calculez les misères soulagées, les existences préservées, les citoyens élevés et formés, les foyers reconstitués et aussi les sommes dépensées, les dévouements employés, les vies consacrées au service des malheureux.Tentez de sup puter quelles charges retomberaient sur le public, le jour où les communautés se dérobant â la tâche, la ville ou la province devrait soutenir à leur place les institutions abandonnées.Supposition injurieuse, car à ces foyers, la flamme du zèle ne saurait s’éteindre, mais pourtant utile à faire pour justifier des privilèges, répondre à des critiques, entretenir la reconnaissance.La fermeture arrive.Hâtons-nous vers le Manège et recueillons toutes les leçons que nous font entendre les écrans bilingues.I 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 22 OCTOBRE 1912 VOL.III.— No.250.La lutte pour les écoles bilingues dans l’Ontario PARENTS ET COMMISSAIRES SONT FERMES DANS LEUR DECISION DE RESISTER A LA LOI INIQUE DU GOUVERNEMENT WHITNEY.(Service particulier) Saint-Eugène dp l’reM-ott, Ont.18.La semaine qui vient de s'écouler a été grosse d'événements chez.nous.Après! la belle et grande réunion tenue le 9 octobre, fi, l'Hôtel de ville, nù la ques | tion scolaire en Onturio.nous fut si j bien expliquée en anglais par M O.It.j Boudreault, président de l’Assocation Canadienne-Française d’Education en Ontario, et en français par 11.A.Ore non, secrétaire u * la même Asso.iation, chacune des sections scolaires de la paroisse a voulu réunir ses membres dans son école propre, afin de savoir, si après les premiers moments d’enthousiasme, la résolution qui avait été adoptée à l’unaniinitp le 9 au soir, trouvait encore autant de partisans.L'enthousiasme pansé, la raison fit son oeuvre et le seul qui n’avait pas voulu assister à la reunion du 9 parut aux suivantes et fut partout l’âme de .la résistance ïi outrance, de la protestation énergique.Il fut donc adopté à l’unanimité ali solue: lo.que désormais dans nos écoles le français serait enseigné comme par le passé ; 2o.que dès l’arrivée de l’inspecteur protestant, les enfants quitteraient l’école.Cette assemblée se tenait le mardi soir et lo mercredi :V 2 heures de l’a près midi, les résolutions étaient mises à exécution.M.Ingail, inspecteur protestant, s’étant présenté pour faire l’inspection des élèves, vit aussitôt les classes se vider.Non content de sa réception, il promit de revenir ce matin 18, à 9 heures.La nuit porte conseil, dit-on, aussi notre brave Anglais crut il prudent de ne pms a ’exposer à une réception aussi chaleureuse.Il revint hier, dans [’aprèsmidi, à son retour de Sainte-Anne de Prescott, où paraît il, il eut le même sort qu’à Saint-Eugène.Il eut ici une entrevue assez longue avec MM.loscoorrmissaircs qui, après lui avoir donné quelques bons conseils, lui dirent qu’ils ne pouvaient rien faire, étant seulement les “instruments des parents’’, et les ordres des parents étant formels.Des assemblées se sont tenues aussi dans les différentes écoles des concessions.Oe fut partout le même enthousiasme, le même succès.Les mêmes ré solutions que plus haut furent adoptées à l’unanimité et nous savons que les Canadiens-français tiendront leurs paroles.Inutile donc, cher M.Ingail, de vous présenter de nouveau à Saint-Eugène, car partout dans la paroisse, la même réception vous attend.Vous faites seulement votre devoir, dites-vous; mais n 'oubliez pas que les Canadiens sont aussi des hommes de devoir et qu’une fois qu’ils le connaissent, ils le font jusqu’au bout.A QUI LES INSTITUTEURS OBEI RONT ILS?Ottawa, 22.— La Commission des Ecoles Séparées a donné des instrme tiens aux instituteurs et institutrices de continuer à enseigner Je français comme auparavant, sans tenir compte de la nouvelle règlementation récemment passée par le département d’éducation.Parlant au sujet de cette impasse où le« instituteurs et institutrices viennent d’être acculés, le commissaire Samuel Genest a déclaré ceci: “INous avons donné des ordres à nos instituteurs de continuer à par le passé.Comment fut signé le traité de Lausanne C'EST AU SON D'UNE MAGNIFI-QUE VALSE, QUE PLENIPOTEN TIA 1RES ITALIENS ET TURCS SIGNERENT A OUCIIY L'ENTENTE QUI DEVAIT METTRE FIN A LA G UEP.RE ITALO TURQUE.Genève, Suisse, 21.— Le traité de Lausanne, qui a rétabli la paix entre l'Italie et la Turquie n'a été lors de sa signature que l’occasion de rnanifestar lions peu importantes.Avant la signature du traité à Ou-chy les six plén'potentiaires sous la conduite de signor Hertilini, et Noby Hey donnèrent une grande réception.Lo conseiller fédéral Decappet alla les féliciter as nom du gouvernement suisse.Les représentants turcs quittèrent la Suisse vendredi soir et les représentants italiens samedi soir.Gioletti, pre mior ministre italien, a félicité signor Bert.jiini au nom de la nation italienne.On tient de source certaine qu'un Ira té secret a été signé entre les deux pays au sujet de la triple alliance .I.es correspondents qui représentaient les différentes grandes capitales d'Europe, s'étaient réunis à l’hôtel Beau-liivage pour attendre l’annonce de la conclusion de la paix.Des rapports de Berlin, Paris, Londres et Rome annonçaient la conclusion de la paix pendant que les représentants des puissances belligérantes discutaient et ne pouvaient s'accorder.Vers cinq heures et demie de l'après-midi les représentants des belligérants ne paraissaient x>as devoir s'entendre.Tous les visiteurs à l'hôtel prenaient le thé à la musique de l’orchestre.A cinq heures et qua rante cinq minutes, Noby Bey, qui ve nait de lire un télégramme chiffré de Constantinople dit à signor Bertoliui, nous signerons.“Messieurs; nous signerons.' ' Bortolini en saluant offrit une plume, à N a by Bey qui signa et à sa suite tous les plénipotentiaires.L'orchestre continua à jouer.' lies plénipotentiaires se félicitaient.Le» Turcs paraissaient mécontents et, les Italiens heureux.N'aby Bey dit: “Tout est terminé’’ et Fabredden Bey ajouta: “Laissez moi respirer; j’étouffe’’.Bortolini dit avec un sourire: “Nous n’avons pas employé en vain notre congé.’’ Ce n’est qu’à 7 heures 25 que la nouvelle.officielle de la paix vint à Rome.Quelques minutes plus tard le secrétaire de la délégation italienne lut un communiqué confirmant la nouvelle de la signature de la paix.Quand la nouvelle se répandit parmi les dîneurs au restaurant, une femme grecqtieîse mit à pleurer et s’écria “Les Italiens sont des lâches” et elle quitta la salle.Le vote dans Richelieu A la veille de l’élection de Richelieu nous croyons intéressant de publier le résultat par bureau de votation, de l’élection du 21 septembre 1910, dans le même comté.Cardin Vouasse Sorel, Mo 1 .120 71 “2.1.,.12H “ “ d.il! “ “ 4 .126 67 44 64 St-l’ieiTe do Sorti, Sainte-Anne, 11.Sainte-Arme, 12 ., St-.J oseph, 13 , , 10 126 129 I (iil 1116 145 33 61 31 30 50 59 si si 56 50 61 24 nous les congédierons.'' AI.Genest a déclaré que même dans] l’éventualité où les instituteurs obtem péroraient aux ordres do la commission et voyaient leurs certificats annulés, la commission scolaire les retiendrait.“Nous rétribuons ce.s instituteurs, a dit M.Genest, et ils sont assujettis à nos ordres.On nous écrasera jusqu'au dernier ou bien In situation restera la même qu'avant.'' E appert que certain* instituteurs ont averti le département d’éducation des instructions reçues des commissaires des Ecoles Séparées et ont demandé quelle attitude ils doivent tenir.EXTRAIT DES DELIBERATIONS 1111 BUREAU HU CONGRES DE I \ LANGUE FRANÇAISE.AU CANADA EN SA SEANCE DI 9 OCTOBRE 1912.1,0 Comité Permanent du Congrès de la Langue française au Canada, par son Bureau, lo.Proteste contre le règlement scolaire No 17 du llinixtèrr de l’Edura-tion de l’Ontario, qui restreint renseignement du français aux premiers eours si les enfants ne eomprennrilt pas suffisamment l’anglais à Unir arrivée à l’école : et à tine heure par jour dans les autres cours dans les écoles Wilirtg-.ies de eette Province, et impose aux écoles catholiques anglo-françaises l'obligation d'une double inspection, où la supériorité est donnée au fonctionnaire de langue anglaise : 2o.luge opportune et légitime la résistance des Commissions scolaires catholiques et françaises de l'Ontatio contre l’application de ce règlement ; 3o.Assure de son entière sympathie l’A-ssociation eunadii nue française d'E duration d'Ontario dans l'initiative quelle a prise in eette question, et forme des vieux pour (pie les Commissions scolaires catholiques et françaises de l'Ontario poursuivent avec fermeté la lutte qu'elle ont entreprise et voient le succès couronner leurs efforts.( Signé t AD.IITOB RIVARD, Secrétaire général du Comité Permanent du Concrès de la Langue française nu Canada.ignor comme St -! osr'ph, 15 .s,s St—1 oseph, village, 6 .107 -2 nn-oé de sup-i 17 'ils refusent Si-Rock de Rich.18 .26 39 ‘glomenta du j Si Ours, vil lo 10 tiS 40 mais si ces! St,-Ours, paroisse, 20 .57 département ! Si-Ours, paroisse, 21 .67 68 Ste-\ ictoire, 22 .S te-Victoire, 23 .St-Robert, paroisse, 24 25 26 St-fouis de Bonsccours 39 24 92 DH ‘29 Si Louis do Bon secours, 28 .n 21 Saint-Aimé, 31 “ “ 30 32 13 .31 .54 10 M nssucvillo, 32 52 64 17 St Marcel, 34 22 51 2,373 ! .639 1,639 731 Majorité pour Cardin -F- Arrestation de Wilmart LE DIRECTEUR DECOUVERT A FAUSSAIRE CHARLEROI.EST Charleroi, Belgique, 22.Nestor Milmart, le directeur de la eompa nie de chemins do fer (land Ternouze, qui fit émettre pour des millions de francs i de fausses actions au nom de s,i com-¦ pitgnie, a é'.é arrêté joi ce soir.Afin de dépister les limiers lancés à : ses trousses, Wilmart.avait, fait a lires-1 see d'Uasselt, provinee de l.imbeurg, I une dépêcha a un de ses amis habi-| tant Bruxelles.Il le priait d'infor mer sa famille qu'il avait été tué dans un accident.La nouvelle de eett > colossale e*cro-j queri:- qui ruiu i plu n uis petits eapi-j ta!iste- et qui met dans un eruel etn-! barras plusieurs banques, a produit une grande sensation en Belgique.On n’a pu détermin-v encore exnote-min: l'importance de ce discours financier.mais h-s chiffres de douze à dix-huit et même ri - soixante millions de frenes ont été mis en axant.1 a compagnie de chemins de for que dirigeait Wilmart est la seule compa-1 guie bd jo n’jippartTnam pas nu gou* vrrnr'iflrnt.Vêtements faits sur Commande Complets et Paletots A partir de $ I 8 et plus nous avons un étalage des plus beaux tissus anglais que nous pouvons faire sur commande en cinq jours aux ateliers de la confedion Semi-ready.Au moyen des 30 différents modèles de vêtements que contient le livret de modes Semi-rgady, vous pouvez faire le choix des plus nouveaux effets de création Sartorial.Un ajustement parfait est garanti, ear avec les blancs de commande du type physique, nous pouvons envoyer une photographie de la forme physique de chaque client' Les' vêtements faits spécialement sur commande sont une des caractéristiques du eystènae de coupe Semi-ready.„ EUGENE BOURASSA & CIE, 441 RUE SAINTE-CATHERINE EST, Angle Saint-Chrislophe.a • c • j 505-507 rue Sainte-Catherine Oue£.Autres magasins oemi-ready : orzoro c .i 6 J ZJO-/30 rue baint-Jacques., "’.TV- , U’: r> : 1 ¦ s t • V ‘tk ' k ’ ’ ' * * * ’ ' ' s K.''V W i m 'J' \ ______• ••• ‘x• ' ' î : .• .M .te.Iëé!. service de la réfrigération procédé à l'allocation de subsides pour l'érection et l'exploitation d entrepôts frigorifiques ainsi qu'à colle des primes ail' lyurrorio.-t qui.dans certaines conditions, s'annexent des entrepots frigorifiques.Il a passe, au cours de l'année dernière, six contrais pour le paiement de subsides, dans les termes de la loi sur la réfrigération, et a payé 17 primes de 8100 à des beurre-La division du Ministère fédéral de >''"*¦ D’importantes mesures owt été l'agriculture à Ottawa à la tête delà- 1»''*'* pour faciliter la, ««rote du trims-(IuoUg osti placé lo Commissaire do ! Port dos produits aliment a ires sujets I indus.;,ii * laitière et do la, réfrigéra ! a * avarier.tion.comprend uuatre sut vices qui i l^o rapport annuel, pour 1 exercice Mort tragique de S.Leboeuf de Cornwall (Service particulier) Cornwall, 21.— Le télégraphe nous apprend la mort tragique de Stephen l^bœuf, passager d’une des deux bai-yo» de la compagnie de charbon d'Og-aunrhurg.naufragées au cours de la lumière tempête qui fit rage sur le lac .Tntario, Le défunt avait toujours vécu à Cornwall qu’il quitta il y a huit ans pour aller demeurer à Fulton.N.Y.M.Ijobiruf s'en venait voir ses pa- rturt* quand il as noya.H Jaf—» une femme «Wivul enfante.Un corps de police veut déclarer la grève LES GARDIENS DE LA PAIX A LETHBRIDGE DEMISSIONNE RONT A MOINS QU'ON NE REN VOIE L INSPECTEUR SKELTON.Lethbridge.21.¦— Les hommes de police de cette ville menacent de dé-mis- miner en bloc si lo conseil de ville ne veut pas annuler la nom’natipn du constable Skelton, de Toronto, qui n été créé inspecteur du corps de police, , et nommer un inspecteur pris parmi j le* membres de la police de Lethbridge.Le maire n refusé de renvoyer le constable de Toronto et déclare qu'il j pourra, à que’qitos heures d'a is, trou-I I ver tous les hommes dont i! n besoin, j j Huit constables nouveaux ont déjà été ] | assermentés pour remplacer les mérou rents.c'est l'ancien inspecteur \V.Davis j qui n recommandé le constable fRiol ton; M.Davis est maintenant chef do.LnoJiee« sont : le service de F industrie laitière, celui des fruits, relui de l'extension des- marchés cd celui de la réfrigération.Chiicuii île ces services a des attributions très étendues destinées à encourager et assister les industries en question ci emploie, à i heure ait iello, environ cmt employés.donl un grand nombre sont ih'S agents techniques ou semi-techniques.Au cours do l’année, dernière, la division a inauguré un certain nombre d’opérations.I n exécution du programme de contrôle de rendement des vaches laitières, elle a établi de nombreux centres de contrôle, dans le but d’aider A l’amélioration des troupeau x laitiers et de t'encourager.Do plus, deux fabriqui s modèles sont en cours de construction, dans deux dis-triets, pour servir à di-s expériences et à dos démonst'allons.L'année donu'iv encore, une en pièto spéciale a été faite dans l’industrie des fruits du Dominion, it le rapport des fonctionnaires qui ( n ont été chargés paraîtra très prochainement.I nc des cran-h- ,.,-é-,rc-ioat;ons du service de l'extension dis marchés est de compiler les prix de gros des animaux et produit t agricoles, sur les différents marchés.Grâce aux travaux de ce service, le Commissaire, M.1, A.Ruddick.est a même de donner des avis éclairés et sûrs aux exporta tours canadiens cherchant do nouveaux débouchée ou aux importaleurs dési-(.reuYjde •«onoaHn»*rt»*be»p» vràuftauur: terminé le 31 mars 1912, du Commissaire de l'industrie lait.ièrié et de la réfrigération, qui vient.de paraître, passe en revue les (Hivers travaux do la division.On peut s’en procurer des exemplaires m s’adressant au bureau des publications du Ministère fédéral do l’agriculture à Ottawa.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES AGENTS DEMANDES On demande trois bons agents pour la vente des actions d’une compagnie de développement.— Affaire excessivement importante.— Salaire et dépenses payés.Inutile de se préeenber sans références.S’adresser à M.Jean Van-ophem.Chambre 1426, Hôtel Windsor, Montréal.FORGERON On demande un bon forgeron pour les voitures.Bons gages.S’adresser à 1141 Papineau.I .«g HORLOGER On demande un horloger.Bon salaire à un homme compétent.S’adresser à H.Scott, 479 Cainte-Catherine-Eet.JEUNES FILLES On d-emande deux jeunes filles par lant les deux langues.Bon salaire pour personnes compétentes.S’adresser: H.Scott, 479 Sainte-Catherine Est.A VENDRE A VENDRE Epicerie licenciée, recettes par semaine earan-tie, 8550 à 8600.Stock environ $3,o00.Conditions $2,500 comptant, balance facile.On peut acheter à l’essai avant de terminer.S’adresser à Jean Castelli, 117 Ste-Catherine-Est.PROPRIETES A VENDRE Saint-André, 2468-2470, près Beau bien, $5,000.00, 3 étages, bâtisses 25 x 80.Comptant $800.Coin Sherbrooke et Lebrun, Tétraultville; coin Porothé et Woodland, quartier Emard, $200 chaque.Ckagnier, 1838A JDcchâteaivbriamd.Racicot & Racicot 224 RUE SAINT-JACQUES $40i00Q~~T l0»eme'nts, cdn Le- '*"'***" w Charron, construc- tion neuve et moderne, façade en brique pressée, gaz, électricité, bien loué, rapportant actuellement au-delà de 10 p.c., pourra rapporter beaucoup plus au printemps; comptant requis, $10,000.Cartes Professionnelles! 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Main 6420.Bureau du soiriSi, rue Désé.ry, Hochelaga, Tél.Bell Las Salle 987, Montréal.LAMOTHE ET TESSIER, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Plaça d’Armes, Montréal.Té*.Main 3555 J.C.Lamothe, L L.D., C.H., Camill* Tessier, L.L.B.j NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-, dre et Adrien), 30 Saint-Jacques, 1850.Re.240 Visitation.î’rêts sur pothèque, achats de créances.GIROUX, LUCIEN, notaire, édifie Saint-Charies, 43 r.Saint Gabriel.Té Main 2785.Résidence, 405 Duluth Ert-Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter^ Règlement de succession.G.ALBERT NORM ANDIN, L.L.L.Notaire.Argent à prêter.Succession,, 62 rue Saint-Jacques.Tel, Main 2615,] Bureau du soir 363 Laurier F.st.Toi.Saint-Louis 5194.$14,500 6 logements, rue Clar ke, près Boulevard Saint Joseph, bonne construction, façade en pierre, chauffage à eau chaude au SS TOO—boîtage, rup Waverly, en-M,*?, I VV jre Fairmount et Saint-Via-tenr, très bien construit, pas d’appartements noirs, coin.TERRAINS A OUTREMONT 1 terrain rue Wiseman près Saint-Via-teur, à 85c du pied, mesurant 34 x 100.Comp+ant, $1,000.1 terrain rue Durocher, entre Fair mount et Saint-Viateur.à raison de $1,-25 le pied, avec la coupe d’eau faite.Comptant requis, $1,050.Balance très facile.1 terrain rue Harvard.Notre-Dame de Grâces, entre Côte Saint-Antoine et Church, à 47 l-2e le pied.1 terrain, rue Harvard, le 6ième au sud de Sherbrooke, au prix de 47 1 2c le pied.2 terrains rue Oxford, juste au sud de Sherbrooke, à 47 l-2c.2 terrains, rue Oxford, près de la rue Church, à raison de 39c du pied.1 coin sur la rue Saint-Laurent, à raison de $1.70 le pied.Conditions faciles.S’adresser à Racicot et.Racicot, 224 rue Saint-Jacques, Chambre 25, Tél.bureau Main 8289, bureau du soir, Saint-Louis 3342, Saint-Louis 3099.Funérailles de M.W.Lauriault Hier ont eu lieu à l’église Saint-Louis de France leg, 3b 31 f> 12 4 Myers, .28 .Murray, rf if.31 McCormick 4 0 1 0 ( Zimmerman et Cobb en tête des frappeurs CES DE CX ROIS Dl BATON SE SONT CLASSES PREMIERS DANS LECR 1,101 E RESPECTIVE.NAPOLEON LAJOIE OCCUPE' LE yi ATRlEMK RANG DANS LA Lt-Gt E AMERICAINE.I 0 .387 2 11 (I 1 0 .31)3 5 10 t 1 0 .322 .MePkle, Jb Tesrsau, p.Dovore, l.f, 33 0 2 1 0 2 (I .333 0 .281 0 0 .375 Hall, P.Engle Hooper, r.f.V rrkos, 2b n Wood, p.Speaker, et.3 1 1 ! 0 0 0 0 .750 1 t 9 2 I 0 .290 s 30 32 [Lewis, If.Stahl, Ib t ndy, c.Gardner, Mb ¦JS Carrigan.r.7 Rollins, n.Bed lent.p.O'Brien, p.I Bail I Wagner, ss.30 2 0 0 9 1 2 .250 .286 .300 32 3 22 ! 0 0 .178 0 0 .281 I 6 2 0 0 ( O 0 0 0 0 0 0 .136 2 I I .215 O 0 .non 0 .000 Tyrus Cobb, du Détroit Américain, et (leinie Zimmermann, du Chicago National, ont remporté, pour le jeu au bâton, le championnat de leur ligne respective.Dans la ligue Américaine, Joe Jacn-son, du Cleveland, est au deuxième rang et Tris S|.eaker, du Boston, au troisième.Iæ franco-américain Napoleon Lajoie, Co-equipier de 'Jackson e-t quatrième.Puis, viennent Baker, Collins et Mclnnis, des Athlétiques.Dans la ligne Nationale, Sweenev, c.f.24 4 6 0 0 0 .‘2io0 du Bost on, s'est approprie il deuxième ^hoylp, *J11 «Ti 5 S 1 1) 1 .2.-5 raîiçr, i> Myers, du Ww-Yark, le iroi- Snodgrass ¦si Fine, Kvers, rlu 'Chicago, a obtenu c.f.33 o 0 o 0 (1 .212 lo quai ¦ième et Wagner, du Pittsburg, Fletcher, s 1” riiu|! irinc.98 i 5 i (1 0 ¦.178 1 IG 1 E AMERICAIN E Mathew son 0 Mov.P ¦¦ .12 n 0 n .1 Cobb.1 et roif Shafor, s.s J ucksoi , Cleveland 394 (• 0 0 0 9 9 .000 Speaker .Boston 3,80 Bvokjor, -.f Borton, Chicago 374 t 1 0 0 0 n .900 Lelivelt New York 365 iUcandâll, 1 .a joie, < Icvchind :kvj : p.1 (} U 9 n 0 .900 Baker, [Mulatltdphic :\:v.) Marqua rd < 'llmx.Oiiladelpliie 334 .!'¦ ¦ ¦ t fl 0 II o o .090 \each, Détroit 329 Ames, p.(1 0 n 0 0 II .000 (')V \ \ y\v-> Ot'K Mclnnis Philadelphie 32 i H olter.New -Y ork 323 1 \ 1 1 :21 o \.Will aniè-, Washinoton .323 ROSI ON RE 1) S 0\ ( Va win t H.Détroit 318 AB.fl.H.- R.: B.1 ER.P.C.!.( J a rc ner, Boston 317 M enriksen E.Mur >hy, Philadelphie .317 1 n 1 1 0 n .GO < landill W ashington 313 Laurel, Ind.22.— Briar Path a justifié la confiance de ses preneurs, en gagnant la première «ourse d'hier.\ oici les résultats des six premières courses : Gère course, 5 furlongs : 1.Briar Path.102, Merrick, 9 à 10 2 à .5 et là 4.2.Paris Qufen, D’7, Small, 7 à 1, 2 à 1 et 4 à 5.3.Ralph Lloyd, 105, Schwebig, 30 à 1, 10 à 1 et 4 à 1.Temps, 1.08.Monlressor, Captain Elliott, Miss Edith et Panriorina ont aussi couru, thème course, steeplechase, 2 milles: I.Prince Hampton, 141, J.Lynch.5 à 1, 2 à 1, 4 à 5.2.Luoean, 114, Bowser, Il à 5.3 à 5.3.Black Bridge.136, Keating, 7 à 1, 2 à I, là 1.Temps — 4.15 4-5.Lizzie Flat, .Shannon River et Ban-ner ont aussi couru.3ièmr «'ourse, 6 furlongs : I.Hoffman, 120, Martin, 5 à 1, 2 à t.2.Rose Queen.107, Karriok, H1 à 5, 6 à 5 et 3 à 5.3.Cherry Seed.Iftfi, Schuttinger, 7 à 1, 5 à 2 et 7 à 5.Temps — 1.13 3-5.Sidoon, Ausable, Henolic, Coming Coon, Tom Massie, Jack Nunnally, Deduction et Amorat ont aussi couru, lième course, I mille : t.Star Jasmine, 102, Byrne, 8 à 110, Glass, 20 à 1, 4 à 1, et 7 à 5 ; 2.Ringltnç, 89, Karridk, 30 à 1, 6 à 1 et 2 à 1.Temps 1.40.Honey Reo, Amelia Jenks, Fis mm a 1, tl à 10 et 2 à 5 ; 2.Sticker, et (ledge ont aussi couru, ôième course, 1 mille 70 verges : 1.Irish Kid.102, Teahan, 5 à 2, et 2 à 5 ; 2.Pardner, 105, Karrick, 13 à 5, et là 2; 3.Col.Cook, 114 McIntyre, 8 à 1, 3 à 1 et 8 à 5.Temps 1.45.Muff, Cheer Up, Henry Hutchison et Lord Elam ont aussi couru.Oième course, 1 1-16 mille : I.Oakhurst, 109, Teahan, 6 à 5, 9 à 10 et 2 à 5; 2.Rey, 101, Hoffman.30 à 1, 10 à 1 et 5 à 1.3.Springniass, 1(*7, Connolly, 12 à.1, 5 à I et 5 à 2.Temps — 1.46 4-5.Triton, Manesseh, B'anorella.My Gai, Naughty Lad, O’Em, et Longhand ont aussi couru.r HUIT nouvelles améliorations dans la Russell “30” 1913 en font le type de voiture à moteur, parfait, idéal.Aucune autre voiture n’a ces améliorations pour la simple raison qu’aucun autre établissement au Canada n a l’outillage voulu pour les construire.La Russell “30” pour 1913 seule contient TOUTES les améliorations et les perfectionnements connus qui donnent le plus grand confort et assurent la simplicité de la manoeuvre.C’est la meilleure—l’idéale voiture canadienne.Si cela vous intéresse, écrivez à notre agent local le plus près de chez-vous pour brochure explicative.PRIX AVEC ACCESSOIRES COMPLETS ’ - — -r - Russell ‘'30” Modèle “R” 1913 de tourisme.$2500 Russell ‘‘30” Modèle ‘«R” 1913 torpille,.$2600 Russell ”30” Modèle “R” 1913 à sept passagers.$2600 Russell ”30” Modèle “R” 1913 torpüleide course .$2550 TOUS CES PRIX P.O.B.DE L’ATELIER.2 Voici, brièvement, quelles sont les huit nouvelles améliorations 1.—Absence de toutes parties mobiles sur le corps de la voiture, ce qui «îoune la gracieuse continuité de lignes sur toute la longueur du véhicule.2.—Nouveau parteur automatique, mû par l’électricité.Tourner le commutateur, et vous êtes prêt à partir.3.—Eclairage électrique produit par le courant en gendré par la dynamo de la voiture.Pressez un bouton et vous éclairez.Roues de 36 poucee et pneus de 4 pouces, une com binaison qui absorbe tous les chocs et use te moins les pneus.5.—Jantes détachables qui épargnent les réparations sur la route.6.—Une jante de réserve avec chaque voiture.7.—Pompe à air froid pour le moteur, mue par le pouvoir de la voiture.8.—Vélocimètre éclairé à l’électricité et cadran dans chaque voiture.M , AUSSI FABRICANTS DE LA CELEBRE VOITURE RUSSELL-KNIGHT RUSSELL MOTOR CAR Company Limited.5 AVENUE DU PARC, MONTREAL BUREAU CHEF ET ATELIBTRS : TORONTO OUEST, ONT.SUCCURSALES A—Toronto Montréal Hamilton Winnipeg Calgary Vancouver Melbourne AuéL Saint-Louis vs Jack Hermann Easterly, Chicago- Brief.Saint Louis.Ile nrias n.BosU.n.Pape.Boston.Turner.CleVfdïind.I aport c.Washington.Chapman.Cleveland.Milan.Wftshiniton.D.Murphy.Philadelphie.Stahl.Boston.Griggs, Cleveland.Krug, Boston.I IG L E NATIONALE 6 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 .000 0 0 0 O o 1 1 0 0 .166 273 25 (il 11 Zimmerman.Chicago.Sweeney, Boston.Mi.' ers, New-York.Wilts,.New Yort,.Knisply, Chiiaço.Kvers.Chicago.Wagner, pittsburg.Kelly, Pittsburg.Kiike Boston .Ilrndix, Pittsburg.Stengel, BrroxKn.Marsan-.< üiv inmvti .Doyle, New York.Pas'iert.Philadelphie.Dauber'.Brooklyn.W h ait.Brooklyn.Hno 1 Titus, Boston.| Campbell.Boston.flvait, Pittsburg.Keriilr, New-Aort,.Cotter, Chieago.Wilson.Pittsburg.dOfl .•.21 Les Quilles "n 309 309 308 307 306 305 301 302 301 301 301) Mo-.369 34 1 3 |0 333 330 329 327 325 323 322 321 318 316 313 312 308 3.06 301 303 299 298 298 Les amateurs qui sc rnidronl au théâtre Liberty, ce soir, seront témoins d’une lutte très émotionnante.Le nom d’Armand Saint-Louis seul suffit pour assurer une rencontre qui vaille la pei-i ne d’être vue.Notre excellent petit lutteur se mesurera avec le professeur Jack Hermann, pour un enjeu de 850.En plus, le vainqueur recevra toutes j les recettes car le gérant Harold a I mis gratuitement son théâtre à la disposition des lutteurs.St-Louis fera des efforts surhumains pour triompher de son adversaire, car I s il sort vainqueur, il lancera un dit i à ¦L B.Paradis.j C’est donc dire .que notre jeune cham pion livrera un rude combat à.Herr-! mann et nous ne saurions trop encourager les amateurs de bonne lutte de sc rendre en grand nombre au théâtre Liberty, ce soir.MtitomobU&s ' ROCHET - SCHNEIDER LYON, PARIS, LONDRES, MONTREAL.782 rue Sainte-Catherine Ouest - - Montréal Samedi dern’er avait lieu i n r-cn cours do trois parties entre es c U OS '‘Eagle Sinn ('o "et •II.n s A.v’ü' Sign-’’, don: le résultat suit EAGI.l SIGN CO.John E.Ledoüx .162 1 13 148 15:* Geo.E.Ruinais .136 1 16 132- :*si .los.Beaudet.96 9S 131 ;>c‘5 Art.Brouillet.sp s 7 94 •Jh-8 lùuciide Caron.129 71 192 h»;; Total 1 DENIS \DY’G SIGNS Jos.Fortin .78 Ss 195 J Tl Ddiiaon Allaire .133 121 197 :*! los.Turcotte .121 193 103 W il ! ri (1 Deveault .109 123 ss :n 1 Adolphe Savcrd .les 91 170 11 p Total Majorité pour la" Engle Sign 1 3! 69‘J Le Pensionnat Saint-Laurent est vaincu ‘ ‘ X ' ‘ 1 « .> < I ¦ l « • 1 II J .V.X I U I I ¦ I h.iiilt, C.Koeke Lnvnrdiore, Euiç.Lan ihicr, (iauthier.Nous devons tout partieulirri’ment ftTuior M.(ün-rras, cjui s\st Vont t fait distingué comme lencour, ain-i * n ni i A A rt »-» i r» n c 1 pourra n'être que de quinze pieds au lieu des vingt-cinq pieds exigées ; par l’ordonnance générale.de législation, du secrétaire-général et de l’avocat en chef.—Les objections de l’échevin Martin.Le conseil municipal a adopté un règlement concernant le tunnel du Canadian Northern sous l’avenue du collège McGill et la rue Cathcart, pour parer à certaines difficultés qu’ont révélées les sondages.La profondeur du tunnel, calculée de la surface de la rue au toit du boyau, ne doit pas être moindre que vingt-cinq pieds, mais le niveau de la rue Cathcart est tellement bas qu’il faudra faire descendre le tunnel ou construire la gare beaucoup plus bas, si le conseil insiste pour qu’on garde la profondeur de vingt-cinq pieds.Comme les ingénieurs municipaux déclarent qu'on peut mettre cette profondeur à quinze pieds seulement sans danger ni inconvénient, le conseil a adopté le règlement suivant:— 1.—La “Canadian Northern Montreal Tunnel and Terminal Company Limited” est autorisée à réduire, lors le la construction de son tunnel au-dessous du Mont-Royal, l’espace entre la surface de la rue et le toit du tunnel de 25 à 16 pieds à partir de la rue Sainte-Catherine jusqu’à la rue Cathcart.2'—L'exhaussement du toit du tunnel commencera à la rue Sainte-Catherine, où il devra y avoir un espace de 25 pieds, avec réduction graduelle jusqu’à la rue Cathcart, où il devra y avoir un espace de pas moins do 15 pieds entre le toit du tunnel et la surface de la rue.3.—La compagnie sera seule responsable de tons les dommages ou réclamations légitimes de quelque nature que ce soit qui résulteront légitimement ou que l’on prétendra légitimement avoir résulté de l’exercice du privilège accordé par les présentes et que la Cité pourra être appelée à payer, et dans le cas où une poursuite serait intentée contre la Cité ou qu’une réclamation lui serait faite à raison de l’exercice du privilège par les présentes accordé par la Cité, la Compagnie s’engage et s'oblige à garantir la Cité, à la tenir indemne et à la protéger pleinement contre toute telle poursuite ou réclamation et à l’indemniser complètement: de toute telle poursuite, réclamation ou jugement, et elle sera tenue et obligée de ce faire.4.—Le privilège accordé par les présentes s’applique seulement à cette partie de l’avenue du Collège McGill qui part du point où la ligne de la rue Sainte-Catherine, du côté sud, coupe l’avenue du Collège McGill et y compris la rue Cathcart, et la Compagnie ne devra pas s’en prévaloir pour creuser à un autre endroit quelconque le long de la ligne du tunnel projeté à moins de 25 pieds de la surface d’aucune rue, square ou parc, sans en avoir obtenu la permission de la Cité comme dans le cas présent.5.—Le présent règlement sera nul et de nul effet “ipso facto” et ne conférera aucun droit quelconque à ladite Compagnie, à moins que cette dernière ne s’engage à remplir toutes les obligations et conditions qui sont imposées par les présentes et qui seront incorporées dans un acte notarié, qui devra être signé par les parties “ne varietur”, dans les deux mois à partir de lÿ date où ledit acte aura été soumis à la Compagnie pour qu’elle y appose son seing.La délégation que le conseil municipal enverra à Québec se composera, en principe, de la commission de législation, du secrétaire-général de la Ville et de l’avocat en chef qui pourra s’adjoindre un ou deux de ses collègues' En fait, le conseil pourra, ainsi que l'a déclaré l’échevin L.-A.L'échevin McBride veut réformer le Conseil Municipal de Westmount, mais trois motions qu’il fait tombent à plat.L’échevin McBride a fait trois tentatives au conseil de Westmount pour modifier l'administration municipale de la Ville, mais n’a pas réussi à en faire adopter une seule.Il a d’abord proposé que les séances du comité-général fussent publiques, puis que la Ville ne pût pas acheter quoique que ce soit de compagnies dans lesquelles un éehevin aurait des actions de $10,000 ou plus, et troisièmement que la Ville soit administrée par une commission de trois membres, avec le maire dont le traitement se- Lapointe, lui adjoindre les échevins 1 rait de $7,500, comme président, dont les intérêts de quartier seront ! Pour sa première motion, l’échevin en jeu.Mats la délégation a des ins- McBride n'a pas pu trouver de seeon tructions précises de s'opposer à tout bill et tout amendement qui n’aura pas été accepté par le conseil.L’échevin Martin a dû se faire lire trois ou quatre fois le rapport de la commission de législation pour comprendre que l'a délégation comprendrait les membres de la commission.Le rapport recommandant de prier MM.le docteur Lanctôt, conseiller législatif, et Clément Robillard, député, d’être les parrains du bill de Montréal, l’échevin Martin s’est opposé au choix de M.Lanetôt, qui dit-il, reçoit $1,000 par année pour veiller à notre législation, quand il est déjà payé par la province pour s’occuper de tous les projets de loi.Il fallut que le maire, l’échevin L.-A.Lapointe et l’échevin Larivière lui expliquassent que le M.Lanctôt qui est assistant du procureur-général n’est pas le Dr.Lanctôt qui est conseiller législatif et médecin de la Ville pour les quartiers Saint-Henri et Sainte-Cunégonde aux appointements de $1,200 par année.Puis le commissaire Lachapelle lui expliqua à son tour que le docteur Lanctôt était devenu fonctionnaire municipal avec l’annexion de Saint-Henri, qu’il a un bureau où il fait tous les jours l’ouvrage de la Ville et qu’en fin il est malade et que les commissaires lui ont permis d'aller en Europe consulter un spécialiste.L’échevin Martin a paru se contenter de ces explications, mais il n’a pas voulu approuver le rapport que ses collègues ont adopté.A l'échevin Ménard qui demandait de l'amender en donnant au maire le droit d’ajouter à la délégation, l’échevin Larivière a répondu que le maire a toujours le droit de faire des exceptions pour les cas particuliers.deur.L’échevin Jones a secondé la deuxième motion, pour en permettre la discussion, mais M.McBride a été le seul à voter pour son projet.Enfin la troisième proposition a eu le même sort que la première, le maire faisant remarquer qu’il serait ridicule de demander cette réduction du nombre des échevins à trois, quand on lui demande déjà de le réduire à cinq.DANS le DOMAINE des INDUSTRIES de LUXE LA FRANCE occupe la première place.Cette suprématie eét reconnue dans le monde entier.La coupe, la façon, l’élégance des GANTS PERRIN dénotent leur origine FRANÇAISE, expliquent leur vogue mondiale.MARQUE de FABRIQUE GANT PERRIN C’esl cette vogue immense qui a tenté les imitateurs.Protégez - vous contre les imitations en voyant si la marque des Véritables Gants Perrin se trouve sur les gants qui vous sont offerts.ENREGISTREE DÉPOSÉ PERRIN'S MAKE If PACIFIQUE CANADIEN TORONTO *9.05 a.ui .et *10.00 p.m.I Pour la gare Union , *11.15 p.m.pour la gare de la rue Yottg#^ WAGON SALON AU TRAIN DU JOUR *11.15 p.m., pour la gare de la nie Y WAGONS A COMPARTIMENTS WAGONS LITS tous éclairés à l'électricité DU i Yonwr ET QUEBEC fo.oo ».m.*1.30 p.ra., *5.00 p.m., *11.*0 ) TEAIN DE LUXE A 5.00 T.IL Wagon» buffet» et wsgone-lltt OTTAWA 1 f7.50 a.m.58.40 a.m., t9.15 p.m., *10.10 + 4.00 p.m.§7.45 p.m., *9.50 p.m., *10.30 p.nw WAGONS-SALONS OBSERVATOIRES Wagon-lit au train de 9.50 p.m.*Tous les jours.fTous le» jours excepté 14 dimanche.§Le dimanche seulement.JOUR D'ACTION DE GRACES 28 OCTOBRE Prix d’un simple billet pour voyage alle^ et retour.Départ 25.26, 27, 28; limite dfl retour, 30 octobre, 1912.SERVICE SPECIAL 28 OCTOBRE POUR PLACE VIGER Quitte St-.lérôme, à.5.45 p.S| Les ruelles Incendie de $40,000 à Truro TOUT UN PATE D'EDIFICES COM MERCIAUX EST REDUIT EN CENDRES HIER SOIR.L’échevin Poissant a prié, hier, les Commissaires de bien vouloir informer le Conseil, s’il ne serait pas dans l’intérêt de la Ville, de n’accepter aucune rue à l’avenir, à moins que les lots ayant front sur cette rue ne soient bornés par une ruelle en arrière et s’il ne serait pas opportun d'empêcher que l’on divise les lots à bâtir sans que la place d’une ruelle soit laissée derrière ces lots.Riley Hern vs Samuel Lichtenhein Les boulevards de Faqueduc La discussion est remise à demain après-midi.— La censure des cinématographes.Règlementation delà circulation A partir de jeudi, les agents de police postés aux intersections des -ues auront la direction de la circulation des piétons et des voitures de ;onte espèce.On ne pourra traver ris drapeaux, et ri revolver dont il s’est servi pour tuer sa sœur, formait partie de stm équipement de soldat.l e Grec assassin s'est sauvé aussitôt son forfait perpétré et la poliee enoit qu'il s'est dirigé sur New-York où il essaiera île s embarqué avec ses compatriotes en route pour les Balkan», Le jour des fleurs à la Compagnie du Pacifique Ce matin, le département de la floriculture était transformé en véritable serre.— Une entreprise très louable.Nous avoua eu cc matin le plaisir de visiter le département de floriculture à la gare Windsor.C’était le : jour des fleurs pour la compagnie du Pacifique Canadien.Que de beautés nous avons admirées ! On ne sait peut-être pas ce que si- ! gnifie ce jour des fleurs.Voici :! chaque année, à l’automne, la coin- \ pagnio envoie des milliers et des mil- j liers de paquets de graines do roses, ' d’oeillets, de chrysanthèmes, de muguet, etc., à ses agents ou à ses chefs [ de gare.Ceux-ci sèment les graines j dans des boîtes, dans des pots qui garnissent les fenêtres des stations.I Bien plus, ils convertissent en de véritables jardins les environs de la maison.Les photographies qu'on nous a montrées le prouvent.Le but des directeurs du Pacifique est de rendre l’entourage des points d’arrêts aussi coquet que possible.Ce goût des fleurs qu'ils inculquent chez leurs agents en impose un autre: celui de la propreté et du bon entretien des immeubles de la compagnie' Quant au voyageur, c’est un vif plaisir pour lui, lorsqu’il arrive dans un endroit, d'être favorablement impressionné dès qu’il sort d’un wagon.C’est indirectement la culture de l’esthétique que favorise la Compagnie et on ne saurait trop la louer do son entreprise vieille maintenant do vingt-trois ans.Elle est plus vivace que jamais et cette année, plus que les précédentes, les floriculteurs-amateurs ont remporté un vif succès.Les magnifiques gerbes que nous avons vues le prouvent.Nous oublions d'ajouter que la Compagnie organise annuellement un cancours parmi ses chefs de gare ou ses agents.C’est à qui décorerait le mieux la propriété qu’on lui a confiée.Des prix sont distribués aux plus méritants.11 appert, que dans certains endroits, le bel aspect d'une gare a exercé une influence sur tous ris alentours.Les habitants n’ont pas voulu demeurer è l’arrière-plan et pat transformé leurs propriétés en véritables edens tous plus jolis, plus odorants les uns que les autres.Quelques-uns des agents sont devenus de véritables experts, en floriculture.Ainsi, l’un d’eux, celui de Coldwater, Ont., a gagné récemment six premiers prix et deux seconds à une exposition d’automne.Les heureux gagnants du Pacifique pour 1912, sont MM.Amazinle Wright, de Woodstock, N.B„ ; R.K.(Hiver, de Brownville; Arthur Busli-way, de Barnard; N.V.Caulfield, de Grand Bay, N.B.,; G.H Gallagher, de MeAdam, N, B.,; A.E.Palmer, d’Aroostook, N.B.,; S.Crouse, de Zealand, N.B.,; A.Gove, de St.Andrews, N.B.,; E.R.Erwine, de Presque Isle, Me.Voilà pour la division de l’Atlantique.Pour eelle do l’Ontario: MM.W.A' Rouehe, de Maveloek, Ont.,; T.Milieu de Windsor, Ont.,; W.Slipman, de Goderich, Ont.,; J.Sinclair, de Newbury, Ont.,; D.Marshall, de Palgravo, Ont.,; J.E.Gordon, de Tweed, Ont.,; G.W.Seoft.de Coldwater, Ont.,; E.J.Wortde, de Kent Bridge, Ont., ; S-J.Thompson, de North Rothwell, Ont.,; W.J.Gleinn, de Breton, Ont.,; J.C.Browne, de Parkdalc; J.S.Hill, de Toronto Ouest; R.H.Graham, de Toronto Nord.Tous ees messieurs ont mérité des prix variant de cinq à vingt-cinq piastres.L’émulation est très grande et chacun, nous disait M.Dunlop, se propose de Véaliser encore plus beau l’an prochain.•-?—- Contrat de vie et de mort Bn annonçant hier la venue de M.Caubel à Montréal, nous avons fait une erreur en le disant collaborateur de Pasteur.M.Caubel est élève du professeur Henri Becquerel et collaborateur du professeur Jean Becquerel.Ces deux savants sont les auteurs do la découverte des phénomènes de radio-activité de la matière, et ri docteur Caubel a assisté et collaboré à toutes ris expériences qui ont amené la découverte du radium.Un rédacteur du “Devoir” ayant eu la bonne fortune de rencontrer ce matin M.Caubel, ce dernier a ou l’amabilité de lui accorder une ‘interview”.M.Caubel à qui nous demandions s’il était venu au Canada uniquement pour faire uu voyage d’agrément, nous déclara qu’il n’était pas un oisif et que son laboratoire du Muséum d’histoire naturelle ne lui permettait pas de voyager pour son plaisir.—Je suis venu ici, nantiwma-t-il, sur la demande do MM.Hammon et Hesso qui viennent d’acheter un terrain aux Trois-Rivières, pour ériger une usine de produits chimiques.—Quelles sont vos premières impressions sur Montréal ?—Faut-il parler franchement?nous répond Monsieur Coubel.Mais certainement I—Eh! bien Montréal est une ville sari ayant fortement besoin d'embellissement.Tous ces fils électriques aériens sont non seulement laids mais sont aussi uno source de dangers réels.Quant aux sites qui l’entourent ils dépassent en beauté tout ce que je pouvais imaginer.—Que pensez-vous du pays au point de vue industriel ?—Je pense, nous dit M.Caubel qu'il est admirable, malgré sa réserve monétaire qui est, bien inférieure à relie idc la France, les ingénieurs du pays ont'pu diminuer la main d’œuvre et obtenir des résultats remarquables avec des machineries d’une simplicité prodigieuse ; j’ai visité hier une fabrique de bouteilles'’ où seulement cinq hommes étaient employés, et où les machines étaient ’d’uni simplicité extraordinaire.F.n France pour una industrie sem hlable et d’égale importance il nous faut employei' 200 ouvriers et dos machines beaucoup plus compliquées.A mon retout' en France j’ai l’intention de faire dea'conférences à ce sujet car les ingénieurs de ce côté-ci de l’Àt-lant que sont beaucoup plus pratiques que leurs conf,réres de France sous ce rapport.Malgré les arrangements faits avea la Montreal Water and Power Company, la Ville ne peut pas avoir toute l’eau que cette compagnie est prête à lui fournir.La pression est (elle, dans notre canalisation, que l’eau refoule eelle de la compagnie.Au lieu de 5 à fi millions de gallons d’eau, nous n’en obtenons que 3 à 4 millions.Cependant cela suffit pour soulager considérablement la population.Pendant ce temps on procède à la réparation de la pompe brisée et à l’installation de la pompe neuve.C’est à qui, des deux équipes, aura fini la première.On a rapporté, au surintendant du service des eaux, que, malgré la rareté de l’eau, on arrose les rues dans l’Ouest.M.Lesage dit que cela se fait malgré les ordres qu’il a donnés.L’échevin Narcisse Lapointe dit que le pompage des 4 millions de gallons d’eau fournis par la Montreal Water and Power Company coûte à la Ville $700 par jour.Si on pompait toute la quantité d’eau offerte, cela coûterait $1,000 par jour.C’est, dit M.Lapointe, un nouvel argument pour l’achat de la compagnie.Si nous en étions possesseur, non seulement nous n’aurions rien à payer, mais nous aurions des pompes -à rechange et nous serions à l’abri de tout accident semblable à celui de la semaine dernière.M.Janin, ingénieur en chef de la Ville, écrira à M.G.-W.Stephens qu’avec les deux pompes déjà ordonnées, et qui doivent être posées, l’une dans deux semaines, et l’autre dans six mois, il n’y a pas besoin d’avoir un “plant” de rechange.-+- LA “BATAILLLE SYNDICALISTE” Paris, 22.— Des poursuites viennent d’être ordonnées contre ri journal révolutionnaire la “Bataille syndicaliste”, qui publia un article excitant au me.urtre d’Alphonse XIII dans ri cas où il viendrait à Paris, ainsi qu’il eu est question.L’ARRESTATION D’UN MARCHAND CHINOIS D’OTTAWA AMENERA DES REVELATIONS SUR LES FAITS ET GESTES DES SOCIETE SECRETES CHINOISES.Hum Quotn, président de l’association do réforme chinoise, arrêté hier, à Ottawa, par les agenta'secrotB Way-land et O’Mara, sous l'inculpation de faux et do conspiration, est arrivé à Montréal, hior soir, et, un ]>eu après huit heures a été remis en liberté provisoire moyennant tin cautionnement do 82,000.lima Quom, habite le Canada depuis 22 ans.Il a uno femme, et deux enfants A, Ottawa.De 1896 a 1899, il fut htarchand à Montréal.Depuis deux ans.il est président de l’association Chinese Reform.Hum Quom est accusé d'a'oir rédigé le fameux contrat de vie de mort et de l'avoti' do-n 1> II» octobre dernier à Sum lien Hoy qui se suicida, vendredi dentier, afin qu'il le plaçât sur la personne do Léo Vit Quo, Le coût des pavages Les rôles rie répartition pour 1909 sont prêts et les comptes seront immédiatement envoyés.Les rôles de répartition du eoût des pavages faits en 1909 sont terminés; le totul est de $110,000.Les commissaires ont donné l’ordre d’envoyer immédiatement les comptes aux propriétaires, et de percevoir le coût après un délai raisonnable de façon à ce que la perception se termine avant que le bill de Montréal soit présenté à la.législature.LA BOURSE New-York, 22 — Le marché était ce matin très irrégulier, lx Reading et lo Ijchigh Valley étaient à la hausse.Le Pacifique Canadien a perdu une fraction.Londres, 22.— Les prix étaient irréguliers à la Bourse ce matin, le Pacifique Canadien et 1e Steel sont à la hausse.BOURSE DE MONTREAL Renseignements fournis par la Maison de courtage JBruneau et Dupuis, t, rue de T Hôpital.STOCKS jVetld Ach, STOCKS Vend Acît Hcll Tél.Co1 m IStij Can.Car.srq 84» Can.Cem.i 27 Ë 2D “ pfd.' 93 Can .Cot.L.31 33* “ pfd.Ca.C on ver 48 47 Can.Pacif.m 532 Can.Loco.“ pfrî.Cro-wnRes 360 382 , Dét.Kl Ry.Dom C.C o.70* 70 “ pfd.101} 101 Dom.I.pfd Dom.S.Cor.604 62 Dom Park.158 157 Dom.T C.81 80J pfd.Dnl.Sup.G.M.C.Co “ pfd .Goodw.Co “ pfd.111.Trac.pd Laur.Com.?2(H 228Î L.of.Wd.C.135 13 > Mack.Cm .‘ ‘ pfd.ex.L.&P.82 80 “ pfd *I.& S.-P iri iii " .pfd M.b.H.SrP -S3 282 “ pfd.Mt.Cot.Co.MtCvt.Ltd 66 65 Mon.Tr.Co Mon.Tr.De Nipissing.Nor.Ohio.N.S S.AC1.0*Ü.M.Co.Ott.L.A P.Ptn.Mfg.C.Pen’s Ltd.M pf(i Porto Rico Québec Ry R.&O.N.C.Rio Jan.L.R.C.Co.Cm pfd.Sao Paulo.Saw.M.Cm “ pfd.Shawinig.Stn.Bag.Co “ pfd.Sherwin W “ Pfd.Spa.Rir.Co “ pfd.St.Co.ofC.“ pfd.Toledo Ry.Tor.Ry .Tooke Bro “ pfd.Twin City.Winn.Ry.Wind Ht'l.130 125 124 i 123 170 i 16n| 501 48 96 «U 57J 101 141 92 228 85 45 94 141 63 99 140 J 91, 22 i VENTE DE L’AVA-NT-MIDI Canadien Pacifie.—200 à 263 3-4; 12-7 à 2641-4; 25 h 2641-8; 17 5à 264; 21 à 2641-4; 50 i\ 263 518; 225 h 263 3 4; 25 h 263 3-4; 50 à 263 7-8.Dominion Textile.— 8 à 70; 25 à, 80 1-4; 250 à 80; 75 à 801-4; 8 à 801-2; 25 à 80 1-4; 25 à 80T-2; 25 à 8012.Canadian Cement.— 10 à 281-4; 150 à.28; 175 à 27 3-4.Dominion Steel.— 25 à 61 1-2; 10 à 62; 30 à 61.Crown Deserve.—100 à 3.54; 140 3 3.55; 40 à 3.50.Détroit Union.—50 à 69 1-2.Montreal Power.—35 à 231 1-2; 25 ^ 231 1-4; 200 à 231; 50 à 231 12; 25 à 232.Da ur en tide Paper.—150 à 226.Bell Tel.—200 à, 163.Quebec Ry.—5 à 111-2; Sherwin Williams.—5 à 53 1 4.Spanish River.—25 à 64.Twin City.—2 à 105 3-4.Toronto.—10 à 140 1-2.Winnipeg.—50 à 224.L’arrivée de M.F.D.Monk A une réunion de comité du Parlement Modèle tenue cet avant-nydi, il a été décidé d'aller saluer M.Monk à son arrivée à Montréal.Nous invitons tous ceux que l'attitude courageuse de M Monk sur la question navale satisfait de venir saluer le ministre des travaux publics, à son arrivée à la gare.L’heure d'arrivée n’est pas encore connue, mais elle le sera vers la fin de l’après-midi, et ceux qui voudraient se renseigner là-dessus pourront téléphoner aux numéros suivants Main 8540.Saint-Louis, 5025.Main 5112.Est 3237.Est 1222.Les membres de l'opposition du Parlement Modèle sont priés de se réunir à cinq heures cet après-midi à la Chambre 20, 60 rue Notre-Dame.(Signé) FELIX DESROCHERS, ARTHUR LAL0NDE, LEON TREPANIER.
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