Le devoir, 10 juin 1931, mercredi 10 juin 1931
Vol.XXII—No 133 r Montréal, mercredi 10 juin 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste; Edition quotidienne CANADA $ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE 10.00 Edition hebdomadaire CANADA „ 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE t ».HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : ., HArbour 1243 Rédaction * HArbour 3679 Gérant : ^ w HArbour 4897 Poussons è la roue ! Le jardin botanique et les Cercles de jeunes naturalistes - Exécutif municipal et commission scolaire Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule.A l’heure où le comité exécutif de la ville de Montréal siégeait en séance extraordinaire dans le bureau du maire, pour entendre le Frère Marie-Victorin, directeur de l’Ecole de botanique de l’Université de Montréal, exposer son projet pour l’aménagement d’un jardin botanique et d’un arboretum dans le parc de Maisonneuve, la Commission scolaire votait une somme de cent dollars à la Société d’histoire naturelle comme encouragement aux cercles de jeunes naturalistes.L’exécutif municipal a consenti à inscrire dans le prochain referendum une somme de cinquante mille dollars à être affectée à l’organisation du jardin des plantes.Le principe de la création de celui-ci est donc reconnu.C'est, dans la bonne voie, un grand pas.Mais cela ne doit pas nous satisfaire.Le sort du referendum est, en effet, aléatoire.Cette année les propriétaires inclineront, c’est à craindre, à l’économie.Or, les travaux du jardin de botanique ne peuvent attendre.Dans l’entrevue qu’ils ont donnée à la Gazette, les membres de l’exécutif admettent, ce qui ne surprendra personne, que cette somme de cinquante mille dollars ne sera qu’un faible versement sur une somme de plusieurs fois cette importance et qu’on n’exécutera, cette année, à supposer que le referendum soit favorable, qu’une très petite partie des travaux d’aménagement du parc qui est actullement en friches, on le sait.Il faut donc trouver des fonds, coûte que coûte, afin que les travaux puissent commencer dès cet été et c’est dans les crédits consacrés à l’aménagement des parcs qu’il faut les prendre ou encore dans les travaux exécutés spécialement pour alléger la crise du chômage.La Gazette donne les grandes lignes du projet du Frère Marie-Victorin.Pour le moment, il n’est pas question de déplacer le champ de golf qui existe depuis quelques années.On se contente de ce quadrilatère qui s’étend entre la rue Sherbrooke, le boulevard Pie IX, le prolongement du boulevard Saint-Joseph et le golf municipal.Cela fait tout de même, si nous ne faisons erreur, environ un quart de mille carré.La ville érigera une clôture en fer forgé pour protéger les spécimens; car le public ne sera admis que sous surveillance à l’intérieur de cet enclos pour des raisons évidentes, mais, à l'entour, régnera une allée très large, bordée de gazon et d’arbres.Si nous sommes bien informé, afin de soustraire l'organisation du parc aux hasards des changements de personnel dans l’exécutif de Montréal et de la soumettre à un corps permanent, on reprendra le projet, qui a déjà été énoncé ici, de la constitution d’un comité de citoyens, soigneusement recruté.Ce comité de citoyens pourrait comprendre: un représentant de l’exécutif municipal, le ¦directeur des services municipaux, ex-officio, le! chef de l’institut de botanique de l’Université de Montréal, plus un délégué de l’Université, désigné par lui; un représentant de la Société d’histoire naturelle; le chef du département de botanique de l’Université McGill et deux citoyens éminents, l’un de nationalité française et l’autre de nationalité anglaise.De cette façon, le comité serait assuré de la durée, condition indispensable au succès, et le public saurait que l'aménagement et l’administration du parc étant confiées à des compétences, l’intérêt général y trouvera son compte.D’ici quelques jours, on érigera une affiche à l’angle des rues Sherbrooke et Pie IX, future entrée du jardin de botanique, révélant au public la destination de l’emplacement.Pour que cette, affiche ne soit pas une épitaphe, que le public ne s’habitue pas à y lire: ci-gît le Jardin de botanique, il faut que toutes les associations, que tous les citoyens qui ont quelque souci de la culture des enfants, de l’embellissement de la ville, de l’accroissement dé ses attraits du point de vue touristique—tous les citoyens, en somme, animés de quelque esprit civique — s’emploient à stimuler dans la bonne voie les autorités municipales.11 serait injuste de ne pas féliciter ici le maire pour avoir inscrit à son programme l’aménagement du jardin botanique et avoir bien voulu, res nüranda iwpulo, s’en souvenir après le triomphe; les membres du comité exécutif qui lui accordent leur collaboration, le directeur des services municipaux, M.Honoré Parent.Celui-ci apporte à cette très haute situation une culture et une ardeur au travail universellement admirées, tl n'est pas d’homme plus persuadé de l'opportunité de ce jardin botanique qui sera un actif si évident pour notre ville.Rendons, enfin, hommage à celui qui a été l’initiateur du mouvement, au religieux, savant et dévoué autant que modeste, qui est bien près, si le public lui prête son appui, de voir réaliser une oeuvre qui lui tient tant à coeur et dont, comme éducateur dans renseignement primaire et secondaire et comme juge averti des choses de la littérature, il a pu constater l’impérieuse nécessité.I>e Frère Marie-Victorin peut compter sur l’entière coopération de l’importante école qu’il dirige à l’Université, car nul ne possède à un degré plus éminent le don de conquérir le respect, l’estime et la bonne volonté de ses collaborateurs.* * * Nous avons également le très agréable devoir de féliciter la Commission des écoles catholiques de Montréal qui, à l’instigation de son président, M.Victor Doré, a voté, hier, comme nous le notons au début, une somme de cent dollars pour la Société d’histoire naturelle, celle-ci devant l'employer à promouvoir l’oeuvre des Cercles de jeunes naturalistes.C’est la seconde fois que la Commission scolaire fait un pareil geste.L’an dernier elle avait affecté un montant égal au Concours de botanique dont nos lecteurs n'ont pas perdu le souvenir.L’expérience a démontré que rarement une somme d’argent minime avait été productrice de résultats plus féconds, puisque de ce concours est née l’organisation de ces cercles qui couvre désormais toute la province, dont le nombre se rapproche rapidement dé cent, bien que la fondation ne remonte qu’au début d’avril.Louis DUPIRE Chronique M.Coolidge Cet ancien président des Etais-Vtits se fait des rentes infinitésimales en écrivant, à 15 du mot, de brefs articles pour un syndicat de presse américain qui les revend A toute une série de quotidiens, d'un bout A l'autre de la république.Voit A douze mois que, tous les lours, il donne son manuscrit A l'agence qui le rémunéré si chichement.Jamais, fusqu’lcl.Il n’a été en retard, jamais non plus, parall-fl, il n’a dépassé la limite de longueur fixée à ses articles.Ponctualité et laconisme, c'est tout l’homme.Rien des imirnaUsies de carrière seraient aussi ponctuels et aussi sobres de mots s'ils loue baient la piètre rémunération fixée à M.Coo-lldge.Celui-ci fall annoncer que, dès le premier luillet, il va suspendre pour un temps indéfini la publication de ses articles quotidiens.Il partira pour la campagne.Il y reniera jusqu’à la fin de septembre, dit-on.On comprend qu'à écrire tons les jours une centaine de lignes à l > le mot dix mots A la ligne multipliés par 100, cela fait 1,000 mots, ce qui veut dire $5,000 par jour, le dimanche excepté, — M.Coolidqe, au bout d’un an, soit las et peu disposé à écrire tout l'été.Dur métier! Rien des journalistes veulent s'en aller en vacances, qui n’ont pas eu l’extrême réticence de pondre tous les jours cent lignes à $50 chacune, et qui, modestes et peu acquisitifs de leur métier, seraient volontiers satisfails de toucher cinquante sous le mot.C'est la preuve qu’ils n'entendent rien aux affaires d'argent et sont pour la plupart des loques.L’ancien président américain devenu collaborateur de journaux écrivait il y a quelques semaines: “Les fortes lêtes du pnys ont plus Que jamais, à cette saison-ci, besoin de détente et de repos.Il est de leur devoir envers eux-mêmes, envers leurs affaires et envers leurs associés de prendre plus de repos qu’à l’ordinaire.Le pays ne s’en trouvera que mieux au mois d’octobre prochain, s’il y a pendant juillet et août un grand nombre de visiteurs sur les plages ou dans les montagnes.Dès maintenant il nous faut cette détente du corps et de l’âme qu’on ne trouve qu’en s'éloignant du travail et du décor familiers, en allant chercher de la distraction dans de nouvelles activités et dans un nouvel entourage.Cette année plus que jamais il faut rafraîchir le cerveau et la main dans les eaux du repos”.Bravo!.Nous en citerions plus long; mais comme il est formellement interdit de citer M.Coolidge sans s’exposer à verser au syndicat de presse qui place ses articles une indemnité de $5 le mol, si la citation dépasse le total de deux cents mots, force nous est de couper court à cette prose pacifique autant qu’encourageante, pour ceux qui se sentent disposés à ne rien faire de l’été, et de laisser en suspens la démonstration si fournie de clichés que M.Coolidge a donnée à ses courtiers en articles.Croyons-le à mi-moi, — cela ne coûtera que $2.50 le demi-mot ci l’on doit économiser en ces temps de pénurie, — et pensons à préparer nos malles.Mais comme nous ne sommes pas tous des Coolidge à $1,000 le paragraphe, consultons notre budget avant de partir.Il nous conseillera vraisemblablement de rester au poste et de continuer à gagner notre vie à un millième de sou la ligne.PLUME ITIFFE Bloc'notes Une exposition à visiter Nous publions ailleurs une note assez détaillée sur l’exposition de l’Ecole technique, qui s’ouvre officiellement ce soir et se poursuivra pendant plusieurs jours.C’est une exposition dont nous recommandons la visite à tous ceux qui disposent de quelques loisirs.Elle offre d’abord un intérêt général, en révélant au grand public la qualité du travail qui se fait à l’Ecole; elle offre ensuite un intérêt tout particulier parce qu'elle permet de prendre une plus nette connaissance des travaux de l’école d’ébénisterie, qui en est à ses débuts.11 y a là des spécimens d’utilisation des bois canadiens qui suscitent d’utiles réflexions.Cela vaudra bien quelque jour un article spécial.Féconde propagande Nous l’avons noté dès le premier jour: les Acadiens de la Louisiane, en essayant de renouer avec leurs cousins du Nord de vieux liens de famille, ont rendu à leur Etat, cl partant aux Etats-Unis tout entiers, un immense service.L’accueil extraordinaire, la réception royale faile en avril aux Acadiens du Nord et aux Canadiens français, vaut à la Louisiane une réclame dont personne ne peut, sem-blc-t-il.surestimer l’importance.Les conférences et les artirles sur la Louisiane se multiplient un peu partout.Et cela va de la Nouvelle-Ecosse à l’Abitibi.Certains de ees articles, tel celui que nous donnait à son retour M.l’abbé Groulx, sont en train de faire leur tour d’Amérique.et même davantage.Nous avons sous tes yeux plus d’une demi-douzaine de Journaux franco-américains qui ont reproduit cet article, tandis qu’on nous écrit qu’il sera reproduit on Eui ope.Les Louisianais d’origine non-française qui.dans le seul intérêt de leur Etat, ont aidé à la réception d’avril, peuvent être assurés, ils le touchent du doigt déjà, qu’ils ont fait là un fameux ptaeement.Mais ce placement n’a été fructueux que parce que les Acadiens de la Louisiane ont gardé le sentiment de leur personnalité propre.C’est ce qui tes a amenés à Grand-Pré, c’est ce qui a provoqué la vi-site des Acadiens du Nord et des Canadiens, et le large mouvement de publicité qui s’en est suivi.Du simple point de vue tourisme et réclame, pourrait-on dire.les Américains ont grand intérêt à favoriser tout ce qui peut accentuer le caractère français, différent, de ce pays louisianais.A lire Nous publierons demain, en page intérieure, un nouvel appel des missionnaires-colonisateurs.C’est un texte à tire.Les missionnaires-colonisateurs, lorsqu'ils parlent de retour à la terre, ont tous les droits à l'attention du public.D’abord, parce qu’il s’agit d’une question d’une extrême importn"ae et au’ils connaissent bien; ensuim.A Ottawa Le gouvernement a't'il Fintention de racheter le Labrador?M.Boulanger (Bellechasse) pose la question à M.Bennett d’une manière qui paraît froisser celui-ci — Les énumérateurs unilingues et le cens décennal - Chemins de fer et colonisation - La réception de lord Bessborough à Halifax M.CAHAN ETLA LOI Bis DROITS D’AUTEUR Les réparations allemandes M.Briand s’oppose à une conférence de révision — Coopération franco-allemande PARIS, 10.(S.P.A.) — Le ministre des affaires étrangères Briand es» opposé à la tenue d’une conférence internationale pour la révision du paiement des réparations allemandes.Il a dit à la Chambre des députés, il y a quelques heures, que la conférence anglo-allemande de Chequers ne doit pas être un sujet d’alarme pour la nation, parce qu’il sera sur ses gardes pour empêcher qu’on tente de remettre en question le sujet des réparations.Le plan Young, a continué M.Briand, contient des latitudes définies dont l'Allemagne peut user et dont elle usera probablement — parce qu’il y aurt Intérêt.Mais de là à commencer à parler d’une nouvelle conférence sur la révision des dettes il y a loin.Il a ajouté que le meilleur moyen de promouvoir le bien de la France et celui de l’Allemagne se trouve dans une politique de coopération des deux pays.Il a toutefois fait observer que des manifestations comme celles des Casques d'acier à Breslau peuvent nuire aux relations pacifiques des deux pays.La France, a-t-il dit en terminant, peut voir d’un oeil calme tous les événements qui se produisent en Allemagne.Il lui suffit de penser aux amitiés qui l’entourent pour demeurer calme.A 312 voix contre 252, la Chambre a décidé d'ajourner, au moins jusqu’à l’avènement de M.Doumer, samedi, une interpellation sur la politique étrangère de M.Briand.(Par Emile BENOIST) Ottawa, 9.— La Chamlbre des Communes s'est remise, tard cçl après-midi, au débat sur le budget.Elle l'avait laissé en plan vendredi soir dernier.Avant de se remettre à rette besogne essentielle, si la session ne doit pas s’éterniser tout au long de l'été, les dé,pulés se sont payé, une fois de plus, la fantaisie d’une séance à programme varié.Moins de variété, ipeut-ètre.assurément moins de piquant qu’hier, mais il y a tout de irnême eu suffisamment de l’une et l’autre chose pour que la séance ne ifût pas terne: un bon nombre d’interpellations — les unes et les autres étant de nature à démontrer qu» nos députés fédéraux savent lire et surtout qu’ils lisent les journaux; deux petites heures de déibat sur les modifications proposées n.ar le secrétaire d’Etat, M.Caban, à la loi du droit d’auteur; une heure de discours à propos de deux bills publics qui ont trait, l’un a la falsification du beurre (parrain, M.Gobcil, déipu-té conservateur de Compton), l'autre à des modifications à la loi des faillites (parrain, M.Brasset député libéral ae Gaspé).Le bill de M.Gobeil a été référé au comité parlementaire de l’agriculture; celui de M.Brasset reste en plan parce que ceux des députés qui Pappuicnt n’avaient pas fini de dire tout le bien qu’ils en pensent quand l’heure réservée, ce soir, aux mesures des députés s’est trouvée épuisée.I>e comité olé-nier a terminé l’étude des divers articles du bill de M.Caban et la Chambre l’a ensuite voté en troisième lecture.Quant au débat sur le budget, il se poursuivra demain et.vraisemblablement, pendant un certain nombre de jours par la suite.Les interpellations du début de la séance /Nos députés fédéraux, on en a maintenant la preuve, lisent les journaux.Cela n’est pas sans avoir d’influence sur les débats parlementaires.Le gouvernement a dû répondre, aujourd t.ui, à quatre ou cinq interpellations parce que des député® avaient lu ries articles ou des entrefilets dans les quotidiens de la capitale.Qui donc voudrait, après cela, douter rie l’influence de la presse?Le retour h la terre Le député progressiste de Rallie River, M.Spencer, avait lu clans un journal que* le Canadien National et le Pacifique Canadien ont entrepris de coopérer avec le ministère fédéral de l'immigration pour déterminer un retour à la terre.11 demande au gouvernement si c’est bien vrai.lx> réponse du ministre, M.Gordon, est fort intéressante car elle nous apprend cpie non seulement le gouvernement se rend compte de la nécessité d’une telle propagande agricole mais qu’il a commencé de l’organiser, que cette propagande a déjà donné’ries résultats.Depuis l’automne dernier, dit M.Gordon, les services de colonisation du Canadien National et du Pacifique Canadien, à la demande du gouvernement, ne cherchent plus à nous attirer des immigrants mais s'appliquent plutôt à établir sur des terres les chômeurs des villes canadiennes.Le gouvernement et nos deux grandes compagnies de chemin de fer méritent des félicitations pour avoir adopté une telle politique, même sans que le public l'ait su avant aujourd'hui.Il convient de les encourager à continuer dans cette voie.Bien qu'il soit souvent question de la misère que la classe agricole, dit M.Gordon, 7,600 rhômeurs célibataires n’en ont pas moins été placés dans des centres ruraux.Très peu de ces gens, paralt-il.sont retqurnés dans les villes.Mieux que cela, 1,500 familles ont été établies sur des terres et aucune de ces familles n’a abandonné la tâche qu’elle avait acceptée.Pour accentuer ce mouvement de retour à la terre.M.Gordon dit qu’une conférence de tous les intéressés se tient actuellement à Winnipeg.Il espère qu’une conférence du même genre pourra s’organl- parce qu'ils ne sont pas de simples théoriciens, qu’ils sont en état, quand ils donnent des conseils, de passer de la théorie à la pratique; parce que.enfin, ils ont eux-mèmes donné un magnifique exemple de générosité et de confiance en leurs opinions en prélevant $5.000 sur leurs maigres ressources pour lancer leur mouvement.Peu d’argent sera aussi bien placé que celui qui facilitera rétablissement des colons.O.H.ser dans l’Est.11 s’agit, dit-il, de choisir les régions rurales où les chômeurs des villes puissent être placés sur des terres sans occasionner une trop forte dépense.Espérons que M.Gordon saura profiter de la collaboration que les missionnaires-colonisateurs de la province de Québec pourront lui offrir.Les courtiers emprisonnés M.J.S.Woodsworth, député travailliste de Winnipeg-Nord, s’es* scandalisé d’avoir lu dans un journal que les courtiers qui ont été récemment condamnés par des tribunaux criminels pour malhonnêteté jouissent généralement d'un traitement de faveur dans les pénitenciers où ils purgent leurs sentences.Il a demandé au ministre de la justice ce qui en est exactement.M.Hugh Guthrie a répondu qu’il n’a jamais entendu parler de cela.11 va s'informer et demain il pourra dire à M.Woodsworth ce qui en est.A propos du Labrador Le gouvernement a-t-il l’intention de négocier avec Terre-Neuve l’achat du Labrador?M.Oscar Boulanger, député libéral de Bellechas-se, a posé la question.Il a lu dans le Journal, organe conservateur publié à Québec, que M.Bennett est en train de faire rentrer le Canada en possession du territoire qu'il a perdu ‘‘par la faute du gouvernement Taschereau".Est-il vrai que le gouvernement fédéral veut négocier, à la veille des élections provinciales de Québec, l’achat du Labrador?L’article du Journal était-il autorisé par le gouvernement d’Ottawa?M.Bennett reproche à M.Boulanger de donner une signification électorale à son interpellation.L'affaire du Labrador intéresse le gouvernement actuel comme elle a intéressé le gouvernement précédent.Le gouvernement actuel veut s'y inléresser plus que le gouvernement antérieur.Les frais d'un voyage En réponse à une interpellation de M.Woodsworth, le gouvernement fournit des précisions à propos de ia dépense oeoas.ionnée par la réception officielle du nouveau gouverneur général, lord Bessborough, lors de son arrivée à Halifax.il.a dépense totale est de $10,342.29.ainsi répartie: convoi spécial.$6.855; transport des journalistes.$806; frais d’hôtellerie à Halifax.$2,318; taxis (Halifax), $361.Les émimérafcurs du recensement M.Pierre C.asgrain, député libéra) de C.harlevoix-Saguenny, a attiré l'attention du gouvernement sur une lettre de M.Victor Morin, ancien président de la Société Sainl-Jean-Baptiste de Montréal, (pii a été publiée dans le Canada du (> juin.M.Morin écrit que, pour les fins du recensement, rémunérateur qui est passé chez lui est un jeune Anglais qui ne sait pas un mot de français.C’est une jeune fille qui l'a reçu et comme elle lui disait qu’elle n’était pas en mesure de fournir les renseignements nécessaires, l'énu-niérateur en question lui a dit de répondre n'importe quoi, que cela n’avait pas d’importance.En prenant congé, l'énumérateur, écrit M.Morin, a eu l’impudence de dire à cette jeune fille qu’elle aurait encore besoin d’aller à l’école pour apprendre à parler l’anglais d’une façon convenable.N’cst-ce pas l’énumérateur qui devrait retourner à l’école non seulement pour s’instruire, mais pour acquérir un peu d’éducation?Si r’est ainsi que se fait le recensement, conclut M.Morin, nous aurons de belles statistiques.M.Easgraln veut savoir ce que le ministre du Commerce, qui dirige le travail du recensement, pense de cela.Le ministre sait-il que dans certaines rues de Montréal qui sont habitées presque exclusivement par des Canadiens français, on a envoyé des énumérateurs ne pariant que l’anglais?Gomme le ministre, M.Stevens, n’était pas en Chambre.M.Casgratn n'a pas obtenu de réponse à sa tpies-tion.La loi du droit d'auteur Si le Canada veut adhérer à la convention de Rome, signée par ses représentants en 1928, il lui faut se hâter, car le délai pour la ratification législative expire nu premier juillet prochain.Nous en sommes déjà nu 9 juin.Mais il ne reste plus maintenant que l'adoption du bill de M.Caban par le Sénat, ce qui ne saurait tarder, pas plus que la ratification par le gouverneur général.Son Excel- jours-ci, présider à une cérémonie de ratification.Il ne resait plus à étudier, cet après-midi, que les deux derniers articles du bill.L’article 10, entièrement nouveau, “indique les règlements qui sont proposés pour la conduite, au Canada, de ceux qui exercent au Canada les opérations consistant à acquérir les droits d'auteur d'oeuvres musicales ou dramatico-musi-cales ou les droits d’exécution de ces oeuvres, et qui s’occupent de l’émission de licences pour l’exécution, au Canada, d’oeuvres musicales ou dramatico-musicales protégées par un droit d’auteur au Canada.11 dispose, de plus, que les honoraires, redevances ou tantièmes seront l’objet d’une révision par le gouverneur en conseil, en certaines éventualités.” Comme limpidité, comme clarté, il faut admettre que le texte ci-dea-sus est un peu réussi.C’est là-dessus que le débat s'est engagé cet après-midi.Il faut dir que nous ne venons de citer non pas le texte même du bill mais le texte des explications qui se trouvent en marge du bill.Qu’est-ce que ce ne seraft-il pas si, par hasard, il n’y avait pas d'explications?Les bills de ce genre-là ont toujours besoin d’explications.Si les auteurs d’un tel bill avaient l’obligeanre d’ètre clairs.M.Chevrier, député d’Ottawa, a (Continuer de s’opposer au bill parce qu’il considère que ce bill ne va pas assez loin pour protéger les 'auteurs.M.Chevrier a surtout in-(sisté pour que l'article dix du bill soit biffé.M.Fernand Rinfret, l’ancien secrétaire d’Etat s’est prononcé pour le maintien de ce même article qui a fini par être voté de même que le suivant et de même que tout le bill.La falsification du beurre Ce bill de M.Gobeil, député de Compton, n’a donné lieu à aucun débat.11 a simplement été référé, après sa deuxième lecture, au co-miét parlementaire de l’agriculture.Le bill des faillites Ce bill, d'abord voté par le Sénat, a pour but de supprimer l’inconvénient dans lequel se trouve le débiteur lorsque la cession s'effectue à une grande distance de son lieu d'affaires.M.Fernand Rinfret, député de Saint-Jacques, a soumis à In Chambre une lettre de la Chambre de commerce de Montréal qui s’oppose vigoureusement au bill.M.Rinfret a présenté la lettre mais en ajoutant qu'il ne veut faire aucun commentaire.MM.Pierre-F.Casgrain et P.-E.Cardin ont parlé en faveur du bill.M.Casgrain se demande pourquoi un petit marchand de la campagne se trouve dans l’obligation, s'il fait faillite, d’aller dans une grande ville pour régler son affaire?M.Cardin est du même avis.Pourquoi un marchand de Gaspé, par exemple, peut-il être appelé à répondre à Montréal, à une requête en faillite?Les tribunaux ont déterminé que le mot district a le même sens que le mot province.Il appartient au législateur, de remédier au plus tôt à cet inconvénient.Comment se fait-il que le marchand de Toronto nu de Montréal trouve son profit à envoyer un voyageur pour vendre ses produits jusque dans Gaspé s’il ne peut envoyer son représentant dans cette région dans le cas d'une faillite?M.Cardin dit qu’il est en faveur d’une décentralisation judiciaire.A son sens, la province de Québec souffre d’une centralisation à outrance et il faut y remédier de toute manière.On demande aux ruraux de rester sur la terre et aussi aux anciens ruraux d'y retourner.Encore faut-il qu’on leur fasse une vie acceptable.MM.Hugh Guthrie, John Hackett, C.-N.Dnrion, ronsrrvnteurs, se sont prononcés contre le hill.M.Guthrie es! d'avis que la loi des faillites a besoin d'èlre revisée entièrement et laisse entendre que le gouvernement y verra bientôt.M.Edouard Berland, député libéral de .Toilette, est le dernier à parler sur cette question.Il parle en faveur du bill.f.'heure des députés est passée avant la fin du discours de M.Ferland.libéral de Gaspé, qui est d’avis que sous unP administration conservatrice le pays connaît de nouveau l’ère des déficits, des taxes et des impôts.AT.Brasset a parlé «n français et c’est un orateur agréable.11 prononce bien ce qu’il dit et il gesticule à propos.Après lui, un député conservateur de Toronto, M.MaoNicol, a vanté les gloires du budget.IM.Woodsworth, député travailliste de Winnipeg, chante une toute autre chanson, de même que M.Thomas Reid.député libéral de Westminster-Nord, qui est au moins aussi apte à jouer de la rornennuse qu’à critiquer le budget de M.Bennett.Emile BENOIST Pour les acheteurs au mille UNE FAVEUR SPECIALE.— LA PROPAGANDE DE L’ENCYCLIQUE “QUADRAGESIMO ANNO".L’Encyclique "Quadragesima Anno" appartient à cette catégorie de textes qui doivent être répandus partout, avec une extrême abondance.tt intéressera tout le monde, et ceux-là même que les textes pieux laissent indifférents.Il touche A des problèmes qui passionnent le monde entier et il a déjà obtenu un énorme retentissement.Aussitôt publiée dans le Devoir, l’encyclique paraîtra, comme nous l'avoua déjà annoncé, dans la collection intitulée le Document.Le Document esl d’un format très commode qui se glisse, facilement dans la poche et permet la lecture en voyage.Chaque bro-rhurette est munie de sa couverture.La nouvelle encyclique se vendra 10 sous r exemplaire, $1.00 la douzaine, franco.Au cent, $7; aux cinq cents, $30; au mille, *50 — port en plus dans ces derniers cas.Tonies les commandes doivent cire adressées au Service de librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame esl (til.HArbour 1241), Montréal.Nous prions les propagandistes, ceux qui veulent acheter par grandes quantités, de vouloir bien se hâter de donner leurs commandes, afin que nous puissions faire tout de salle un tirage convenable et que personne n’ait à attendre Inutilement.A tous ceux qui commanderont mille exemplaires de nous, nous offrons jusqu’à noui*el ordre un avantage spécial: celai de faire imprimer gratuitement sur la couverture du Document une brève note les concernant telle que, par exemple: Hommage de.— mm i —¦- ; En Catalogne POUR LA PREMIERE FOIS DEPUIS QUATRE SIECLE L’AS-SEMBLEE GENERALE SE REUNIT.Barcelone.Espagne, 10 (S.P.A.), — L’Assemblée générale de Catalogne s’est réunie hier pour la première fois depuis quatre siècles afin de préparer un projet de constitution pour la Catalogne et définir les relations qui existeraient entre la province et ila nouvelle république espagnole.l,a journée d’hier a été consacrée aux réjouissances; les membres de l’Assemblée ne se mettront au travail pour de bon qu'au-jourd’hui.On s’attend à ce qu’elle tienne compte du désir d’un grand nombre de Catalans qui veulent constituer un Etat souverain au sein de la république espagnole.Toute la question sera ensuite soumise à un référendum.Le projet de constitution enfin sera soumis à l’Assemblée nationale constituante.C'est M.Serra Clare, un avocat et un ami du président provisoire de la Catalogne, Francisco Macia, qui présidait la séance d’hier.Il • demandé aux 45 délégués le faire en -sorte qu* les relations demeurent cordiales entre la Catalogne et le reste d l’Espagne.Avant de s’ajourner, l’Assemblée s'est choisi un présidrnt qui sera M.Jaime Car-ner._ ^ EN PAGE 2: La suite de l'Encyclique “Quadrige* simo Anno".Le débat sur le budget l>e débat sur le budget a été ience viendra probablement, cepris par M.Maurice Brasset, dep LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 10 JUIN 1931 VOLUME XXII Encyclique “Quadragesimo Anno” II.La doctrine de l’Eglise en matière économique et sociale (Suite) Trois points à considérer 1.—la subiiltanea de l’ouvritr et 4e aa fanHIle De ce double caractère que la nature a imprimé au travail humain, résultent des conséquences très importantes pour le régime du salaire et la détermination de son taux.Et tout d’abord, on doit payer A l’ouvrier un salaire qui lui permette de pourvoir à sa subsistance et à celle des siens.Assurément, les autres membres de la famille, chacun suivant ses forces, doivent contribuer à son entretien, ainsi qu’il en est non seulement dans les familles d’agriculteurs, mais aussi chez un grand nombre d’artisans ou de petits commerçants.Mais il n’est aucunement D.çrmis d’abuser de l’âge des enfants ou de la faiblesse des femmes.C’est à la maison avant tout, ou dans les dépendances de la maison, et parmi les occupations domestiques qu’est le travail des mères de famille.C’est donc par un abus néfaste, et qu’il faut à tout prix faire disparaître, que les mères de famille, à cause de la modicité du salaire paternel, sont contraintes de chercher hors de la maison une occupation rémunératrice, négligeant les devoirs tout particuliers qui leur incombent, — avant tout l’éducation des enfants.On n’épargnera donc aucun effort en vue d’assurer aux pères de famille une rétribution suffisamment abondante pour faire face aux charges normales du ménage.Si l’état présent de la vie industrielle ne permet pas toujours de satisfaire à cette exigence, la justice sociale commande que l’on procède sans délai à des réformes qui garantiront à l'ouvrier adulte un salaire répondant à ces conditions.A cet égard, il convient de rendre, un juste hommage à l’initiative de ceux qui, dans un très sage et très utile dessein, ont imaginé des formules diverses destinées soit à proportionner la rémunération aux charges familiales, de telle manière que l’accroissement de celles-ci s’accompagne d’un relèvement parallèle du salaire, soit à pourvoir, le cas échéant, à des nécessités extraordinaires.2.—La situation de l’entreprise Dans la détermination des salaires, on tiendra également compte des besoins de l’entreprise et de ceux qui l’assument.Il serait injuste d’exiger d’eux des salaires exagérés, qu’ils ne sauraient supporter sans courir à la ruine et entraîner les travailleurs avec eux j dans le désastre.Assurément, si par son indolence, sa négligence, ou parce qu’elle n’a pas un suffisant souci dy.progrès économique et technique, l’entreprise réalise de moindres profits, elle ne peut se prévaloir de cette circonstance comme d’une raison légitime pour réduire le salaire des ouvriers.Mais si, d’autre part, les ressources lui manquent pour allouer à ses employés une équitable rémunération, soit qu’elle succombe elle-même sous le fardeau de charges injustifiées, soit qu’elle doive écouler ses produits à des prix injustement déprimés, ceux qui la réduisent à cette extrémité se rendent coupables d’une criante ini- ils acceptent des salaires inférieurs à ce qu’ils étaient en droit de réclamer.Que tous donc, les ouvriers comme les patrons, s’appliquent, en parfaite union d’efforts et de vues, à triompher de toutes les difficultés et à surmonter tous les obstacles; que les pouvoirs publics ne leur ménagent pas, à cette fin salutaire, l’assistance d’une politique avisée! Que si l’on ne réussit pas néanmoins à conjurer la crise, la question se posera de savoir s’il convient de maintenir l’entreprise ou s’il faut pourvoir de quelque autre manière à l’intérêt de la main-d’oeuvre.En cette occurrence, certainement très grave, il est nécessaire surtout que régnent entre les dirigeants et les employés une étroite union et une chrétienne entente des coeurs, qui se traduisent en d’efficaces efforts.3.—Les exigences du bien commun On s’inspirera enfin, dans la fixation du taux des salaires, des nécessités de l’économie générale.Nous avons dit plus haut combien il importe à l’intérêt commun que les travailleurs et employés puissent, une fois couvertes les dépenses indispensables, mettre en réserve une partie de leurs salaires afin de se constituer ainsi une modeste fortune.Mais il est un autre aspect de la question, à peine moins important, qu’on ne peut, de nos jours moins que jamais, passer sous silence.Nous voulons parler de la nécessité d’offrir à ceux qui peuvent et veulent travailler la possibilité d’employer leurs forces.Or, cette possibilité dépend, dans une large mesure, du taux des salaires, qui multiplie les occasions du travail tant qu’il reste contenu dans de raisonnables limites, et les réduit au contraire dès qu’il s’en écarte.Nul n’ignore, en effet, qu’un niveau ou trop bas ou "exagérément élevé des salaires engendre également le chômage.Ce mal, qui sévit tout parlieulièretnent sous Notre pontificat et afflige un très grand nombre de travailleurs, les plonge dans la misère et les expose à mille tentations; il consume la prospérité ries nations et compromet, par tout l’univers, l’ordre public, ja paix et la tranquillité.A comprimer ou hausser indûment les salaires, dans des vues d’intérêt personnel qui ne tiendraient nul compte de ce que réclame le bien général, on s'écarterait assurément de la justice sociale.Celle-ci demande au contraire que tous les efforts et toutes leü volontés conspirent à réaliser, autant qu’il se peut faire, une politique des salaires qui offre au oins grand nombre possible de travailleurs le moyen de louer leurs services et de se procurer ainsi tous les éléments d’une honnête subsistance.Au même résultat contribuera encore un raisonnable rapport entre les différentes catégories de salaires et, ce qui s’y rattache étroitement, un raisonnable rapport entre les prix auxquels se vendent les produits des diverses branches de l’activité économique, telles que l’agriculture, l’industrie, d’autres encore.Où celte harmonieuse proportion se réalisera, ces différentes activités s’uniront et se combineront en un seul organisme et, comme les parties du corps, se prêteront un mutuel et bienfaisant concours.L’organisme économi- quite, car c’est par leur faute que que et social sera sainement cons- 1 _ .A .X .1.In + r*k ntt J* < r *930: i tués, des "ordres” ou des "profes-I sions” qui proupent les hommes ; non pas d’après la position qu'ils i occupent sur le marché du travail.! mais d’après les différentes bran-| ches de l’activité social?auxquel- • les ils se rattachent.De même, en effet, que ceux que rapprochent • des relations de voisinage en vien-i nent à constituer des cités, ainsi I la nature incline les membres d’un même métier ou d’une même profession, quelle qu elle soit, a créer i des groupements corporatifs, si | bien que beaucoup considèrent de tels groupements comme des orga- DANS LE PRIX THÊ SALUA” Malgré le nouvel impôt et la taxe de ventes AU PUBLIC — Malgré la nouvelle taxe, le thé le plus populaire au Canada ne coûtera pas un sou de plus au consommateur.Ne payez pas plus que le prix marqué sur le paquet.Nous payons l’impôt et la taxe AUX MARCHANDS EPICIERS DETAILLANTS — I! n’y aura ni taxe ni impôt ajoutés à nos factures.Nous les absorberons nous-mêmes afin que vous puissiez continuer à servir le public aux mêmes prix et conserver ie même profit.SALADA TEA COMPANY OF CANADA, LIMITED mxvnt tout Voilà la devise des fabricants du Tabac Pur Canadien Naturel FOREST FRERES FORT FAIBLE En mélangeant un paquet de Fort at dm Faible vous obtiendrez un mélange délicieux de force moyenne.ANNONCES MUNICIPALES G.Bretagne .21,531,464 16,173,860 Belgique 13,684,796 8,627,879 Hollande .13,624,293 6,607,681 France 4,933,025 6,390.207 Grèce 2,691,443 4,271.704 Allemagne .7,426.269 2,663,685 Norvège .1.420,195 1,037,187 Irlande .911,599 861,458' Danemark .393,771 205,994 Brésil nil 205,333 Japon nil 190,667 Suède 294,620 160,000 Algérie nil 106,613 Malte nil 67,200 1929 1930 minots minots Mai .21,210,126 11,754,982 Juin .19.808,745 11,102,963 Juillet .14,444,853 12.339.605 Août .8,009,182 1 1.274.078 Septembre .5,999,027 9,154,524 Octobre .8.460,286 8,744,213 Novembre .8,804,367 11,483.896 Les livraisons totales qpant aux différentes sortes de grains exportés sç répartissent comme .suit: rtf., ._________ ducap — a Montréal, i* 8.& 72 ana,, social que Léon MIL Notre prério- nt's sinon essentiels, du moins na- syssrBtx»‘srwu'vssj?•**' w"»* »*«• »»t-i ¦ rén I sollicitud_e a restaurer selon les i emery a Montré»;, le 8.a e£ »n», i principes de la saine philosophie ^FON^lNÏ'-TionVéïï, fe 7 à 64* an » i cl.* ortfHniser plus parfaitement Arsène Fontaine, époux de feu Eugénie j suivant les sublimes préceptes de Bourgeois et Marle-toulse Lefebvre.rgeo HOULE — A Montréal, le 9.A 18 an» René Houlé, fil» de M.et Mme D.Houlé.HOULE — A l'hôpital du Sacré-Coeur, le 8.A 21 ana.Alphonse, fils de Mme veuve Alphonse Houle.L'ARCHEVEQUE — A Montréal, le 7.A 30 ans.Yvonne Lachapelle, épouse d’Emile L'Archevêque LAFONTAINE — A Montréal, la 7.A 22 ans.Berthe Lafontaine.LEFRANÇOIS — A 8t-Laurent.le 9 Edouard Lefrançola, époux d'Alphonslne Lafrenlère.No 35 Collège.MORE!, — A l’hôpital de la Merci, le 8.A 58 an».Paul Morel RICHER ~- A Dominion Pare.Laehlne.le 9, A 68 an».François-Xavier Richer, époux de Desnelgee Richer.ROY — A Montréal, le 9.A 80 an».Cor-délla Olaeson.épouse de feu Joseph Roy TAILLETER — A Montréal, le 9.A 85 ans, Alphonse Talllefer, époux de Marie-Loulse Monet ta.In loi évangélique Toutefois, pour affermir ce qu’il a lui-même si heureusement commencé, pour mener à bien la tâche qui reste à accomplir et pour en faire retirer à la famille humaine de plus amples et de plus heureux fruits, deux choses surlout sont nécessaires; la réforme des institutions et la réforme des moeurs.turels dans la société.L’ordre résultant, comme l’explique si bien saint Thomas, de l'unité d’objets divers harmonieusement disposés, le corps social ne sera vraiment ordonné que si une véritable unité relie solidement entre eux tous les membres qui le constituent.Or, ce principe d’union se trouve, — et pour chaque profession, dans la production des biens ou la prestation des services que vise l'activité combinée des patrons et des ouvriers qui la constituent; et pour l'ensemble des lllé .Maïs.Orge .Avoine .Seigle.Lin .Sarrasin 68,017,341 minots 4,260,279 ” 4,031,335 ’’ 3,752,204 962,191 ” 623.593 ” 22.831 ” Geo.Vandelac Limitée Directeurs de funérailles—SALONS MORTUAIRES ERVICE D'AMBULANCES, UO.Bachel Est.MONTREAL.O.Vandélao.Jr.Tél.BELAI R 1203-1204 u«.Oout .i professions, dans le bien commun 1 «riant de la réforme des insti-1 aU(Ulol ,.lk>s doivent ,outPS> e, chacune pour sa part, tendre par la coordination de leurs efforts.Cette union sera d’autant plus forte et plus efficace que les individus et les professions elles-mêmes s’appliqueront plus fidèlement à exercer leur spécialité et à s exceller.De ce qui précède, on conclura sans peine qu’au sein de ces grou- tutions, c’est tout naturellement l’Etat qui vient à l'esprit.Non eer-1 tes qu’il faille fonder sur son in- : tervention tout espoir de salut! Mais, depuis que l'individualisme 1 a réussi à briser, à étouffer près- ! La Société Coopérative do Frais Funéraires Fondée en 1193 Salons Mortuaires.Directeur de Funératllci ASSURANCE FUNERAIRE 302 Ste-Catherinc Est — Tél.HArbour 5555 ».Jeannette, préalOent MONTREAL U-Eug.Cnurtolz.gérant Docteurs, Consultes ! ! ! ETABLISSEMENTS (HIEEE.O ALLOT * l’ttON M.nifd d» Vauglrard — Pari» xVèma Rayons X Diathermies Electrothérapie GALLOIS A CIE M.Ch»mln Villon, Lyon (Kh6n»> Ultra-ylolft», infra-rouin Lampe* aaciatiquga pour aallea d'operations et dentiste* Electrode* de quarts.Prix *t condition» 1.» plu» »vantag«ug IHvlt #t e»talogue» »ur dé»es de sang breton.Ayant pris une gaule près du pailler, et s’étant vêtue chaudement, son tablier de bonne laine grise sltaohé aur »a robe noire, elle ouvrit In porte de l’étable, fit tomber, une à une, le* cordes et les chaîne», chanta les nom.* des boeufs, des vaches et de» (aunes, qu’elle savait rotnnir Paier.^fin de faire entendre à chacun qu’ell?était gardienne du jour, et.bergère d’oecaslon, suivant la bande sans discipline, montant la cour, atteignant la bordure d’arbres et d'arbustes, elle laissa le troupeau se répandre dans la lande rase qui «ouvrait le plateau, un des plus hauts points du pays.Une terre pauvre, des touffes distantes el courtes de bruyères et d’ajoncs, de l'herbe verte entre ces petites Iles.Il était huit heures du matin.Personne encore ne passait en vue.Le ciel, balayé de tout nuage par le vent de !» nuit, était encore traversé de souffles froids, traînard* de la tempête qui couraient après elle.Anna s'assit sur une pierre de granit, comme II y en avait plusieurs dan» la lande, son chien Rahign à aes pieds, et se mil à tricoter.Les hommes, e'est-à-dire Gildas et Ange, avec le père, avalent pris une piste qui tournai! la ferme par le bas, suivait la falaise, à deux tiers de pente, pendant une centaine «le mètres, et débouchait dans les pièces le» meilleures de Penmur, terre profonde, d'un rouge noir, riche de toutes les racine» brisées el pourries, de toutes le* feuilles devenues fumier, ei que leur avaient abandonnées d'anciennes landes défrichées.Là les hom- mes avaient commencé de labourer, le père tenant la charrue, Ange cassant le* moites, en arrière avec une pelle lourde, dont il les frappait, tantôt à plat et tantôt par la tranche.Gildas menait les boeufs, deux seulement, car Jean-Guillaume.ménager de ses bêles, avait jugé que cela suffisait pour travailler la terre légère du champ des Quatre Journées.L’attelage devait aller lentement; la voix du teneur d'aiguillon, chantant I?nom des boeufs, ne montait qu** par moments Jusqu'à la lande: "Bileux! Majorl”On l'entendait surtout quand au bout des sillon», le harnal» devait tourner a droite ou à gauche: “Tru! Ho! Bileux !.Hart! Ho! Majorl" El là-haut, dan» la lande, la grande et belle fille, à chaque ! fol», sans même y penser, baisait le j vent qui porte la chanson.Elle avait le coeur à demi heureux.Elle attendait son père.Et le père vint.Il vint san» que le moindre bruit l'eût annoncé.T#e chien Rahlgo, courbé sur l'herbe, le nez sur ses pattes allongées, avait seulement ouvert se* yeux d'albinos, et n’avait pas encore eu le temps de grogner: Corentin Maguern était là, haut sur ses pieds, derrière Anna.Bonjour, ma fille! Elle se leva d'un mouvémén ieuue el rapide, sans cesser de tri coter, et n'arrêta ses aiguille qu’en se détournant, pour embras ser son père.Coréntln Maguern b serra dur dans ses bras, la baisan aux deux joues, d'abord parc qu'il aimai! son Anna, puis parc qu'il était fier de celie fille, et que sans définir exarirment sa pensée il la trouvait aussi bretonne e bien faillée que les saintes du Cal valre de la Forest de Fouesnant.Bonjour, père! Vous m'avi* écrit que vous arriveriez dans I.matinée; mais je ne vous attende! pas si tôt! L'homme se recula, pour 1: mieux voir.Le vent continuait d galoper.—•Mol, tu sals, Anna, je n’ai pa d'heure.Il n’y a que l'occasion qu me commande.Je viens quand Çi me dit, je m’en vais de même, J'a trouvé le marchand d'oeufs de Sur zur.qui m'a emmené dan» son au to; il m’a remis à terre, avec nu bicyclette, à un kilomètre d'ici.E me voilà.Anna regarda du côté par où 1 père était venu, et elle vit la ma chine couchée aur une toufb d’ajoncs.CA suivre) C* journal t’etre-DM»» % «minus Imita*).Ol alavratrq * LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI 10 JUIN 1931 COMMERCE ET FINANCE VOLUME XXII — No 133 Faits et Potins Pour la reprise Les consommateurs désirent autant qu’il y a un an ou deux acheter ce dont ils ont besoin ou croient avoir besoin, niais il ne sont pas disposés à le faire aux prix d'autrefois.C’est en résumé la thèse de Babson dans son dernier rapport.L’argument est juste.Dans le cas des gens qui ont vu leurs revenus diminuer, nul doute qu’ils ne pourront acheter autant que si tous les produits ont baissé d'autant.Comme ce fut à peu près le cas pour ce qui est des prix du producteur, il s agit maintenant d’obtenir une diminution proportionnelle du détaillant.Ce n’est pas encore le cas puisque l’écart entre ks prix payés par le consommateur il y a deux ans et maintenant est beaucoup moindre que celui qui existe pour les prix demandés par le producteur.Et ce qui prouve bien que fe sont les marchands qui ont su faire bénéficier leurs clients des diminutions de prix 4 Ameublement :.go i Arts décoratifs.^ Mobilier d'églises .Vt"erle ^rl8^11«rle' ' cérami - que*, porcelaines, poterie .s.Horticulture, agriculture .9 Muataua* BBrlcol“ .JJ .'i.Alexandre Taschereau, pro colonies .1*1 I 5?*'er ministre de la Province, Son Photographie et cinématographie 24 — Services tSSg&J?.::: .» ! ?& Montréal.Monseigneur'A.-v;.Enseignement professionnel’et technl- ' • • recteur de l’t 'ni versitl indent!rmâ • .v .«0 de Montréal, et Monsieur J.-B.Bail uveautés .139 largeon, commissaire industriel de 750.000 personnes ont visité ia ' Président du bureau d’adminis ra teura de aOD ¦ rfléve des vtsi- Bon du Conservatoire et du corn ‘ i Argentine.Belgique, Bréftr^u'ga^ie^chu 'c,u banquet, présideront conjoin 1 c*- ^résidents du banquet 1 ^pierre M.Alexandre Taschereau, 1er ministre de la Province,_ 24 j Honneur M.Camillien Houde, mai- U, Chine.Danemark, Dan w 1g * ^Es n a g n « AmîrlqiUe' France' Hollande', Hongrie, Indes Anglaises, Irlande Italie Suédî?b0ïrf NorZé8.e Côtes de Somalie, fdMe.Suisse, Syrte, Tchéco-Slovaqule, dliemw.' Yougoslavle' solt 28 nationalités En conclusion, malgré la crise Intense la Xlleme Poire a confirmé l’opinion qu elle reste le marché Industriel le plus actif et qu en raison des services rendus, elle gar- .- - pants06 cllentéle lmPortante de partiel- PSLcn preparation.deL?a 0nt eiardé de ‘ activité la .Polre- une Impression optimiste, in-Üi?,tde a reprl3e des affaires et de la solution progressive de la crise ment le banquet qui sera offer M.Eugènte Lapierre.réalisateur I edifice et de la Salle du Cop- '' toire.(tomme on le sait, ce banquet sera probablement donné à l’riôte.u, Royal, le 18 juin, à 8 heures du sotr.t l n magnifique programme musical On peut dès maintenant retenir ses places au comité du banquet, 441.est, rue Lagauchetière; Tu’.Harbour 0430.Sur le Curb LES COURS UE LA MATINEE Cours fournis par la maison BEAUEIEU & DUNCAN 220, rue Notre-Dame ouest Bourse de New-York Cours fournis par 1a maison GEOFFRION & CIE., courtiers.Allied Chemical .American Can American Si Foreign Power American Power & Light American Smelting American Water Works American Tel.& Tel.Anaconda .Atchison .Atlantic Refining .Auburn .Baldwin Locomotive .Baltimore Si Ohio .Bethlehem Steel .Canadian Pacific .Commercial Solvents .Chicago Rock Island .32 Chryaler Motors .Coca-Cola .Columbia Oas At Electric .Cons.Oas of New York Continental Can Co.Commonwealth Southern Dupont Electric Pow At Light Corp Freeport Texas .General Foods Corp ., Ornerai Motors .Gillette .General Electric .Hudson Motors .Int.Tel At Tel.Co.Johns Man ville .Kennecott copper .Loews Theatrca .Mack Trucks Montgomery At Ward .National Biscuit ., National Power Light .New York Central .North American .Monad* .New Haven .Packard Motors .Pennsylvania R R.Phltllpps Pete Public Service of New Jerse; Radio Corporation Remington Rand Republic Iron A- Steel Sears Roebuck Simmons Bed .Sinclair Oil Southern Ratlwav ., Standard Brand Standard OH of New Jerset Standard Oil of New-York Texas Corp Union Pacific United Aircraft United Oas Improvement.V.8, Steel Vanadium .Western Union Westinghouse Wool worth Ü«IV.Midi 78V» 78% 115 116 99% 100% 24% 25% 34 34 .28V., 28% 44% 44% .165% 165% 21% 21% .148 148% .14% 15 160 162 .13'* 13% .49% 52 .43 43% .26», 26% .13% 12% 32 .16% 16% .139% 139% 25', 24% 89 90% 46% 41% 3% 1% , 77% 79% 32% 33', 25% 25% 47% 47% 34 34 23% 22% .39 39% .13 13 24% 24% .51% 53 .17-, 17% .40 40', 29% 2li - 18', 16% 6.1 64% .2234 23 .79% «2 .61% 63% .17% 16», 70% 70% 6% 6% 46 46% 6% V 77% 79% 15% 15% « 8 12% 12% 50% 51» 4 12', 12'% v** 6 31 31 16% I6*i» r 34% 35% 15% 15% 20 2(H4 152 153 2é% 25% 27', 88», 88% 2d 30» i 106% 62% 64% 68% Wg Hupp Motor Car Co.Les usines canadiennes de la Hupp Motor Car Corp., à Windsor, entrent en opération aujourd’hui.C’est, en date, la dernière impor-lante compagnie américaine qui s’établit au Canada pour éviter le nouveau tarif sur les autos étrangers.international Nickel International Nickel a traité Tan dernier 2.285.127 tonnes de minerai comparativement à 2,033.457 en 1929.A cause d’une moindre demande cette année, la production de cette compagnie sera probable-memt réduite.Le xinc Les stocks de line aux Etats-Unis s'élevaient à 143,049 tonnes le 1er juin, diminution de 163 tonnes par rapport à mai.La production a été de 25,688 tonnes contre 29,137 tonnes en avril et 44,556 tonnes en mai 1930.Le cuivre La production du cuivre a diminué de 30 pour cent en 1930 aux Etats-Unis, et le raffinage, de 20 pour cent.Les importations ont fléchi de 16 pour cent et le.s exportations de 24 pour cent.Fin 1930, les stocks visibles étaient deux fois plus considérables que ceux de 1929.Le platine Le Canada a produit en 19301 68,116 onres de platine et d'autres métaux précieux d’une valeur de $2,439,128 à rapprocher de 39,837 onces d’une valeur de $1,656.045 en 1929.Nous avons importé pour $122,851 de platine et d'autres métaux précieux et nous en avons exporté 19,835 onces valant $1,626.-598 contre $225,519 Tannée précédente.La majeure partie do ces métaux proviennent des mines d'Int.Nickel et de Cons.Mining and Smelting.L'cncrgic électrique La production de l’énergie électrique en avril est en augmentation sur celle du mois précédent, la moyenne quotidienne se chiffrant par 45,268,000 K.H.contre 44.903,-900 en mars, mais reste inférieure de 3,100,000 à celle d’avril 1930.Comparativement à 1929, elle necu- OEUFS douzaine aux détail- (Prix la lants.) Spéciaux .28 Extras .26 Premiers .22 Seconds .20 Ces prix sont pour les oeufs livrés dans des cartons.Les oeufs en vrac se vendent 2 s.de moins la douzaine.VOLAILLES Valeurs Assoc OU St Oas Brlt.Am.OU Dom.Engineer.Imperial OU Imperial Tobacco Perfection Glass Walk.Gooder.UTIL.PUBLIQUES Beauhainols P.Inter.Utll.A.Inter.Utll.B.MINES.— Amulet Big Missouri Montreal Rouyn Noranda .Premier Gold Slscoe Sullivan, offert Teck Hughes Vlpond .Wright Hargr.Sherrltt Gord.Ouv.08 Haut 08 Bas Midi .08 .08 10 % 10 % 10 % 10 % 20 20 20 20 11% 11 % 11% 11 % 9 9 9 9 1.00 1.00 1.00 1.00 5 5 5 5 4 4 4 4 33 % 33 % 33 % 33 % 6 6 6 6 .19 .19 .19 .19 .25 25 .25 .25 .01 .01 .01 .01 17 00 17.25 17.00 17.25 .70 .70 .70 .70 47 47 46 Va 46 % .13 6.85 6.85 6.80 6.80 .72 .72 .71 71 2.8S 2 86 2.86 2.86 .53 .53 .50 50 Cours des grains WINNIPEG T Blé, juillet 60 5-8; octobre 62 1-4.Avoine, juillet 29 3-8; oct.30 3-4.Orge, juillet 32 1-4, octobre 32 3-4.Seigle, juillet 34 7-8; oct.37 1-8.CHICAGO: Rie, juillet 57 1-2; sept.57 5-8.Ee marché des oeufs continue à ; être ferme et les prix augmentent graduellement, particulièrement dans le cas des Extras.Les oeufs de cetce qualité deviennent moins abondants et à l'approche des chaleurs le.s arrivages diminuent évi-denunent de jour en jour.En réalité, la situation est devenue telle qu’il y a maintenant à peine assez d’Extras pour satisfaire à la demande consommative immédiate.I^e mouvement des oeufs en entrepôts est maintenant pratiquement limitée au surplus des arrivages de la catégorie des Premiers.Les arrivages d’oeufs venant des producteurs locaux et des expéditeurs de la campagne, sont moins abondants et, comme résultat.le commerce local compte plus Prix la livre aux détaillants1 1*4; sept.26 5-8 pour volailles piumees de la qua- Mais, juillet 56; sept.52 5-8.ùté “A”.Les prix pour ta qualité “B” sont de 4 sous plus bas).i l.' j x Poussins choisis.35 à .45 HlflfCnC 06S OCUTS Toulets à rôtir.33 a .36 Poules .24 à .31 Dindons .36 a 40 Jeunes canetons .30 Canards à rôtir .27 Disons à rôtir .28 Oies .27 TOMMES DE TERRE Green Moütaihs, 80 Ibs.70 Floride, no I .$6.00 Floride, no 2 .$3.25 Les ventes d'immeubles COMPILATIONS D’ERNEST PITT & CIE.Ahuntslc.— Rue de la Roche, vacants, lots nos 226-177, 226a-22; terrain 25 x 100 pieds.Dominion Equity Si Securities Ltd .vend A dame O Robert, $375.D.Cameron, notaire.1931.Rue Poupart.— Vacants, lots 475-150, 151; terrain 50 x 90 pieds.M.Leclalre vend A C.Gauvreau, $300.J.-A.Couture, notaire, 1931 Cité de Verdun nos 4009 terrain à P.Brunet.$4,500.A Brosseau.notaire, 1931 Maisonneuve — Rue Atrd, no 1464; bâtisses.nos 4606 A 4614.rue Adam.Lots nos 3-117-1.3-117 2, 3-118-1.3-118-2; terrain 5.101 pieds.Dame W Soumis vend A dame F Dralnvllle.$34,700 A.-J.Coderre, notaire, 1930 BAtisai no 1464, rue Atrd; bfttlases nos 4606 A 4614 rue Adam, lots nos 3-117-1, 3-117-2, 3-118-1, 3-Î18-2 terrain 5,101 pieds Dame E.Dralnvllle et vtr vendent A J.Desrheneaux, $28,200 H-L.Cardin notaire.1931 Montcalm.— Ave de Lorlmter.vacant», 1 lots, 209-674 A 682 478-2 A 9 Canadian National Realties Ltd , vend A A Fillon.$8,500 H Décary notaire.1931 Mont-Royal.— Ave Maplewood; vacant; lot» nos 28-333, 334, 335.partie 323; terrain 8.175 pieds.The Montreal Th-amwavs Co, vend A H Flncman, $8.500 R -H Clerk, notaire.1931 Notre-Dame de OrAce — Blvd Décarie, vacants lots nos 50-529.partie 530; dame N Desforges vend A B Desforges $2,351.H Beaudln, notaire, 1931.Rosemont Rue Orléans; bAtlsses.nos 5478 A 5482: lot partie 183-418; terrain 20 x 78 pieds Chs-E Choquette vend A A Legros, $9,000 J.-E Forget, notaire, 1931 Rue Orléans, bAtlsses, nos 5478 A 5482; lot partie 418, terrain 20 x 78 pieds.A Charron vend A E.Choquette, $8.000 J.- E.Botvln, notaire.1930 ment.Les poulets de grain pesants sont toujours en meilleure demande.Foire commerciale de Bruxelles La dernière foire annuelle en avril dernier comprenait 2502 exposants appartenant A 22 nations, parmi lesquelles citons la Belgique avec 1801 participants, la France avec 301 participants, l'Allemagne avec 171, etc.Les Industries suivantes étalent représentées: Produits alimentaires .89 Petites machines, matér.et fourn.pour l'alimentation .99 Tabacs .7 Métallurgie et mécanique .399 Automobile, aviation et cycles .7 Serrurerie, quincaillerie, coutellerie, articles de ménage, etc.206 Armes, munitions, machines A coudre 9 Industries électriques .143 Industrie de la construction, bAtlment, architecture .231 Fournitures Industrielles .___ .23 Cuir .g Chaussures .9 Maroquinerie, sellerie, articles de voyages .15 Caoutchouc et ses applications .7 Industries Textiles .29 Vêtements et confections .24 Bijouterie, orfèverie.Joaillerie, horlogerie .Parfumerie .Jouets .64 i Papier et carton .29 Livre et bureau .143 Industries et produits chimiques Cartes Professionnelles et Cartes d’Af faires I ARPENTEURS & INGENIEURS H.Labrectjue.I.C.G.Papineau, I C.et Arpenteur.M.Cailloux, I.C.Les Ingénieurs Associés i TMTTT’B' INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentage - Expertise EDIFICE THEMIS 10.8r-Jacques ouest — HArbour 0482 MONTREAL 17 Raymond Beausoleil, I.C.Spécialité ; COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUR — INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132, rue St-Jacques O., HA.1841 Chambre 518 AVOCATS BERTRAND, GUERIN, Produits d'entretien Instruments de précision GOUDRAULT Cr CARNEAU AVOCATS FT PROCURKITIS 18 ] ,,nm' *ns- Fxch., 278 ouest, rue St-Jacoucs Ernest Bertrtad.C.R.Substitut Senior du Procureur Géptra; C-E Guérin, CR.M Ooudrault.C.R.48 Antonio Hameau.l.L.L, H N.Garceau 23 ; 39 ! —__________________________ j COMPAGNIE des TRAMWAYS de MONTREAL Avis de dividende Aldérlc Blaln.LL., L.MAL.Hoger Pinard.L.L.L.Bfain & Pinard AVOCATS Imm.Duluth, chambre 22 i.An.4«69 84.rue Notre-Dame ouest - Montréal COMPTABLES P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chnrteretl Accountant Immeuble des Tramways 139 Ouest, rue Craig Téléphone : HArbour ô99n Larue Cr Trudcl COMPTABLES AC.Réés CHARTERED ACCOUNT V V ri 1 bî* „ MontrW î d™>r.U V Tr,, H.ç A {• "‘Jne Boul.t, C.A.Mimric.Cl.ar‘r4, r.\ A-Enj’l, r \ p.vi-: flih.lUrl CA Maurice RouUnvnr.C.1 Ga 'thi r.C.V •laequeM I.situe, r.V 18F1 F TRUDF.L A PICHïst Svndirs et Liquidateur* Téléphone: HArbour 2631 „Cuébec MonvHt r-oif.Banque Canadienni I 21, F.d f fnvjrn-e» Nation*!* Fxehan** < ï.m* Gé.UhTt'* o.ENCADREURS Morency Frères, limitée 458.Ste-Ca*herino E.HAr.6891 Encadrement — Dorure — Matériel d’artistes.Choix d'oeuvre» canadiennes, taeleaua, eaux-fortes, gravures sur oot», etc.EBENISTES REMBOURREURS Louis Pistono Cr Cie EBEMSTES-REMBOURREI'RS Atelier artistique d’ameublements et d'ebénlsterls d'art.Meubles de stv'e.Fabrication de meubles de tous gen-** sur commande, ainsi que reparations de toutes so-tee 4210 RUE VT-PPVTS .MOVTRFA' Té! BF'alr n-os AVIS est par les présentés donné qu'un dividende de DEUX DOLLARS ET CINQUANTE CENTS ($2.50! par action pour le Jacques Cartier, l.l.l.TéL LAn, 7209 Jean-Victor Cartier.LX.L.L.-J.Barcelo, L.L.B.J.-Eugène Rivard.7.».T.trimestre se terminant le 30 Juin 1931 a été I « I ft.déclaré sur le capital-actions acquitté de!’-"***®*'* DâlXClO (Jf ie Verdun — Rue Ross, b&tisses.sur les provisions de charges de i 41 lW2l* m pi^d3.40So.0HéKrrtl®vènd wa«°.n- Les provisions venant des! la Compagnie en faveur des actionnaires Inscrit» le mercredi, 3 Juillet 1931, A 4 heures de l’après-mldl.et sera payable le mercredi.15 Juillet 1931.Par ordre du Conseil.PATRICK DUBEE.Secrétaire-trésorier.9 Juin 1931.Avis aux créanciers de la première assemblée à la suite d'une cession provinces de l'Ouest diminuent aussi et les expéditions de la Colombie-Anglaise sont assez limitées.Les charges de wagon venant de l’Ouest se sont vendues récemment à: Extras, 22 l-2-23s.; Premiers, 18 1-2-1 ils.; Seconds, 15 1-2-16s., livrés.Les quelques charges de wagon de la Colombie-An glaise ne i Zotique Stebcn vendirent à: Extras.2:i l-2s.; Pre- piers, IJ-US.; mais il est proba-I flce de ses créancier», et que l'Hon.J-ble que le marché sera plus ferme Allard, séquestré officiel, m’a nommé gar-DOUT les eharires de waaon dlen dos biens du débiteur Jusqu'A ce que * .T?, Ut wagon '* 1 I les créancier* A leur nremlér» assemblée vaut a 1 avenir.A la suite d’un marché plus fer- AVOC4T9 Chambre 920, •‘Tramways 159 ouest, rue Craig Rivard Kdg" Montréal ll.ft REMBOURREUR - M4 Maison Boyer RPECIAMTES: Meublea et matelas sur command* ainsi que rén»rat.ons Estimés gratuits aur demande 5013-47 ST-DENIS : MONTREAL Té!.BE.8328 La loi de faillite Dans l’affaire de l’actif de "ZOTIQUE STEBEN", 4510 De la Roche, cédant autorisé.Avis est par les présentes donné que de Montréal.P.Q., a, le MAURICE DUPRE, U.L.C.R., M.P.Solliciteur Général AVOCAT ET PROCUREUR Du^ré.Gagnon 6c Melgben rmmeubte Morin HI, Côt« de la Montagna Téléphones:.2-0212 et 2-0211 QUEBEC PHARMACIES me, les commerçanls tic gros ont augmenté leurs cotes aux producteurs locaux et.expéditeurs de la irniers, 16-18s.; Seconds, 13-15s.Les expéditions classées venant de l'Ontario se vendent n: Extras, 22 campagne è: nxtras, 20-22s.; Pre* l-2s.; Premiers, 18-18 l-2s.; Seconds 16s.Les prix du gros aux marchands de détail sont: Extras, 24-25s.; Premiers, 22-2.'ls.; les 4,400,000.avance tic Ru* Bourbonnié'r* vacant; lot no 183- ] ccufs «ni ne sont pas emballés dans (À.i S10 Siv, M"nt- ries boites se vendent environ deux douin!*notaire?mi'™* *4M) Rr’" contins ,1c moins que ces prix.Les Ru* ftourbnnniérc vacant, lot nn 183 : 8ecnds se vendent aux marchands poulets d< contribue A 00 pour cent de In pro- ;i eu un ralentissement de 29,000 K.H., le rendement global étant de 13.738.000, gain de 630,000.les provinces de l'Ouest.3,384.000', gain de 288.000, la Colombie britannique.3.365.000, reni! de 50.000.La production quotidienne dans Québec, en avril, n’a été dépassée qu’une seule fois cette année, et que treize autres fois dans l’histot-rc de la province dont sept fois en 1930, quatre en 1929 et une en 1928.Canadien National FelleMer.no- cks, procureur an-fameux, est mort A l’àge de 60 Îiata ns. Montréal, mercredi LE DEVOIR 10 juin 1931 Les loteries des hôpitaux Lt sénateur George Foster proposera le renvoi à six mois du bill Barnard — Les rentes viagères — Pour la paix internationale Ottawa, 10.— A la séance du Sénat, hier.Je comité spécial chargé d’examiner le bil! du sénateur Bernard relatif aux loteries des hôpitaux présente son rapport et le bill est inscrit en tète de l’ordre du jour pour aujourd’hui.Sir Georges Foster donne avis qu’il proposera le renvoi à six mois.Le sénateur Robertson apprend au sénateur Hughes qu’M 22 juin à Québec Le jardin botanique LE R.F.MARIE-VICTORIN SOUMET SON PROJET — LE COMITE EXECUTIF L’APPROUVE -UES TRAVAUX COMMENCERONT AUSSITOT QUE POSSIBLE AU PARC DE MAISONNEUVE Le R.F.Marie-Victorin, qui avait été chargé par le maire Houde de préparer les plans d’un jardin botanique pour le parc de Maisonneuve, a soumis son projet au maire et au comité exécutif, hier après-midi, à 3 heures.La conférence avait été convoquée par M.Honoré Parent, directeur des services municipaux.Le comité exécutif a approuvé entièrement le projet du R.F.Marie-Victorin et il a annoncé que le jardin botanique sera situé au parc de Maisonneuve.M.Allan Bray, président du comité, a annoncé que les travaux commenceront aussitôt que possible.Il a déclaré aussi que sur le $50,000 à voter par referendum, pour le parc de Maisonneuve, une grande partie sera dépensée pour le jardin botanique.Record de Lebrix et Doret I (Marignane, France.10.Les aviateurs français Lebrix et Dorel ont atterri ici à trois heures du matin, après avoir été dans les airs 71 heures et 13 minutes et après avoir parcouru plus de 6,500 milles, brisant ainsi le record mondial du vol à circuit fermé.Ils ont brisé le record hier après-midi, mais ils ont continué.Le record précédent.5,564 1-10 avait été établi par les Français Paillard et Bermoz.En kilomètres, le nouveau record est de 10,500 contre celui de Paillard et Bermoi 8,950.Croisières VACANCES Voyages de REPOS TONIFIANTS • INSTRUCTIFS Attentions particulières aux nouveaux mariés Une aubaine ANTICOSTI et le SAGUENAY du 3 au 7 juillet A bord du “New-Northland” Cab mes i deux extérieures, tous trais compris J50 Avec couchettes $55 Avec couchettes et bam $60 GOLFE ST-LAURINT TERRENEUVELABRADOR Par la côte Nord — Départs de Montréal et Québec, 29 juin et 27 juillet 13 jours — de Montréal $95 — de Québec $85 Comme ci-dessus et le détroit de Belle-Isle, de Montréal et Québec, 13 juillet et 14 août 14 jours — de Montréal $110 — da Quebec $100 Gaspé.Iles du Pr nce-Edouard, de | LE LABRADOR la Madeleine, Terre-Neuve, Côte D 1 ki Nord, le Saguenay I p*r '* Côte Nord Du 23 juin au 3 juillet.NOUVEAUX PRIX Départs de Québec tous les 1 5 (ours 11 jours $90 De Montréal De Québec $100 I $ 92 I Départs $115 $100 CASPE-TERRENEUVE Le Sagi de Montréal et Québec 8 juillet et 5 août 9 jours — de Montréal — de Québec Comme ci-dessus, la Côte du La brader en plus — Départs de Montréal et Québec 22 juillet et 19 août 12 jours — de Montréal $135 ¦— de Québec $100 TERRENEUVE Escale à Tlle du Prince-Edouard_ De Montréal, départs tous les 15 jours 12 iewr» $100 De New-York et retour; escale à Halifax Départs tous les samedis 12 jours $130 De Montréal retour à N,-Y.ou dé N -Y.i Montréal, escale à THe du Prince-Edouard et Halifax 10 jours $11$ De Montréal et Québec, escale à Tlle du Prince-Edouard, départs tou* les 15 jour* 12 jours —> de Montréal $8$ — de Québec $75 Choix de voyages en Europe .Demandes notre brochure de 28 pages, gratuite, contenant toute une variété d'itinéraires LES BERMUDES De Montréal et retour par le golfe et l’Atlantique.Départs tous lei IS jours 10 jours $100 Retour facultatif via New-York De New-York et retout Hôtel et repas compris Départs tous les mercredis et samedi* 5 $ 66 6 jours 72 9 jours 90 12 jours |08 13 114 16 ioets ' * 132 ILES DE LA VIERGE De New-York et retour — Escale l dix Iles françaises et anglaises jusqu’à TRINIDAD Le paquebot sert d'hôtel 21 jour» $|35 LES ANTILLES De Montréal, Halifax ou Boston, et retour t Nassau et le jamaïque 24 jours $1|0 18 jours $170 32 jours $210 1 Prospectus sur demande) NOUVELLE-ORLEANS De New-York par TAtlantique et le golfe du Mexique Départs tous les samedis 10 jours $110 Billet valide sans majoration pour la visite de TAeadie Louistanaise.Pont tou* wnaetgnemanu.marnpttrm.prrwpeetua.adresset LE DEVOIR ~~ Service des Voyages 430, No»r«-D*mt lit — Tél.H Arbour 1241 — Montréal Chaque* d* voyage*, assttrtnr** bagage et strident*, obtention de pi*»epnrt*.L’Association catholique de la Jeunesse canadienne-française invite ses nombreux amis et tous ses membres à son quinzième congrès national, qui aura lieu à Québec les 20, 21 et 22 juin prochain.Son Eminence le cardinal Rouleau, de si regrettée mémoire, avait accordé son très distingué patronage à ces importantes assises de TA.C.J.C., où le projet d’orientation nouvelle sera discuté et adopté.Voici le programme du congrès: Les congressistes arriveront à Québec dans Taprès-midi du samedi et le congrès sera ouvert officiellement par une grandfe séance solennelle qui se tiendra dans la salle des promotions de l’Université Laval, à Xh.du soir.Discours du président de l'Union régionale de Québec, M.le docteur Louis-Philippe Roy.Allocution de Son Honneur le maire de Québec.Allocution et attribution du trophée pour la lutte contre les infiltrations étrangères.M.Joseph Dan-sereau, président général de l’Association et professeur à l’Ecole supérieure du Plateau.Exposé du programme nouveau de TA.C.J.C., M.Rodolphe Godin, avocat, vice-président général.Allocution du président d’honneur.Le dimanche avant-midi, à 10h., messe pontificale.Dans l’après-midi, visite de la ville et de ses principaux sites.A 4h., séance d’étude, où se fera l’adoption des changements de constitutions.Le dimanche soir, séance publi que, sous la présidence d'honneur de l’honorable pjeniier ministre de la province, M.L.-A.Taschereau.Monsieur le président général de TA.C.J.C.sera le président actif de cette soirée.A cette séance plusieurs travaux seront présentés, qui traiteront des différentes jeunesses de notre pavs La Jeunesse ouvrière: M.Edmond Côté, ingénieur mécanicien La Jeunesse rurale : M.Paul Boucher, secrétaire de l’U.C.C.La Jeunesse collégiale : M.Paul-DoUard Morin, étudiant au collège Jean-de-Brébeuf.La Jeunesse universitaire : M.Paul Leblanc, étudiant en droit, 2ème vice-président général.La Jeunesse, professionnelle : M.le docteur Louis-Philippe Roy.La Jeunesse primaire: M.Maurice Cusson, avocat, secrétaire général.La Jeunesse indépendante : M.Adolphe Famelart.marchand.Le R.P.Joseph Paré, S.J., aumônier général, résumera ces travaux.MM.Camille Fournier, président de TA.C.J.C.manitobaine.et Raymond Leblanc, délégués du cercle Acadie de la Nouvelle-Ecosse, apporteront les saluts de leur région aux acéjirftes en congçès.La séance se terminera par l'allocution du président d’honneur.Le lundi, tous les congressistes assisteront à une messe aux intentions des membres défunts.Après le déjeuner, séance du conseil fédéral sous la présidence de M.Joseph Dansereau, président général.Les rapports du trésorier et du secrétaire seront lus par MM.Joseph de Ambrosis, trésorier général.et Maurice Cusson, avocat, secrétaire général.Les voeux du congrès seront émiSi et M.Albert Collette exposera le sujet d'étude pour Tau née suivante: "Le communisme à la lumière des encycliques de Léon Mil et de Pie XI”.Comme dernier item nu programme du congrès^ TLjnion régionale j de Québec a organisé une magni-j fique excursion à Tlle d’Orléans, j avec diner champêtre.Un voyage j d’une quarantaine de milles pour, j deux dollars.Le Comité central de TA.C.J.C,.organise un train-excursion qui J laissera Montréal à une heure de Taprès-midi du samedi, 20 juin.Le prix du billet aller et retour j est très bas, seulement six dollars et quarante sous; ce prix nous permet de compter .sur le plus grand nombre de voyageurs possibles.Le voyage se fera par la rive sud.et le billet est bon jusqu'à Sninte-Annr-de Beaupré.Pour toute information s’adresser nu Secrétariat général de TA.C.J.C., 60, rue Saint-Jarques ouest, bureau 70t, Tel.Harbour 6383, La télévision Washington, 10.— La Commission fédérale de In radio a donné des permis à la Victor et a la Badin Corporation pour expérimenter dans les longueurs d’ondes de fi mètres pour la télévision.t,a longueur d’ondes de six mètreis équivaut a 50,000 kilocycles, soit un courant électrique île 50.000,000 de cycles, et 100,000,000 d'alternances.juge en chef de la Nouvelle-Ecosse nos bois — Les Travaux d’ébénisterie et de menuiserie exposés à l'Ecole technique — Les leçons du professeur Cauvreau Chez DUPUIS Rues Ste-Cathcrine — Demontigny — St-André — St-Christophe — PLateau 5151 L’ancien préjugé que nos bois de la province de Québec ne permettent pas de fabriquer de beaux meubles tombe de lui-même lorsqu’on visile l’exposition des travaux de fin d’année des élèves de l’Ecole Technique de Montréal et principalement 'lorsqu’on s’arrête aux travaux de menuiserie et d’ébè-nisterie.Les journalistes furent invités hier après-midi à faire, en compagnie de M.Alphonse Bélanger, principal de l'Ecole Technique, et de-M.Jean-Marie Gauvreau, diplômé de l’Ecole Boulle de Paris et professeur d’ébénisterie à l’Ecole technique depuis une année seulement, une visite anticipée de cette exposition qui s’ouvrira ce soir au public en même temps qu’aura lieu la collation solennelle des prix sous la présidence d’honneur de M.Adélard Godbout, ministre de l’agriculture à Québec.MM.Augustin Fri-gon.directeur de l’Enseignement TecJiniqije dans la province de Québec, ainsi que M.le principal et les autres professeurs assisteront à la cérémonie.Toute d’exposition présente un intérêt considérable, depuis la mo-dèlerie de bois destinée au coulage d’articles en fonte, jusqu’aux- travaux exéeuéts entièrement à la main, aux objets de mécanique et aux meubles.L’Ecole des Arts Domestiques de Québec, s’est jointe à l’Ecole Technique de Montréal pour l’exécution des meubles exécutés d’après les dessins de M.Jean-Marie Gauvreau, qui.il est facile de le constater, a donné au département de la menuiserie eet de l’ébénisterie une impulsion marquée au cours de l’unique année de son professorat depuis son retour d’Europe.L’écoie de Québec, laquelle est sous la direction de M.O.-A.Bé-riau, a donc fourni les tapis, tissus et tentures qui recouvrent les planchers et les sièges et dossiers des meubles.L’ensemble comprend trois fauteuils faits d'érable avec frises de noyer noir, une étagère à livres avec pupitre des mêmes bois, un vaste panneau en merisier ondulé, une* triple table faite de plaine ondulée avec frise de cerisier, de noyer tendre et d’érable piqué, une quadruple table dont les parties sont aussi faites de cerisier, de plaine, de nover tendre et d’érable piqué, une autre petite table à journaux qui est une réplique en noyer canadien d’un petit meuble style Louis XVI des Arts Décoratifs de Paris, d’une exécution parfaite.Le panneau de surface de cette dernière petite table est fait d’une lame de bois découpée horizontalement à la naissance d’un double tronc de noyer noir, Cette table présente un magnifique coup d’oeil et, à elle seule, donne une haute idée des travaux 'qu’on peut exécuter à l’Ecole Technique.La chambre d’enfant, dont tous les meubles sont exécutés en érable ondé ou piqué, présente aussi un grand intérêt.La couchette d’érabie plaqué fera rêver bien des mamans.Les panneaux du bas sont pleins, mais ceux du haut sont à jour agrémentés de jolis dessins.Ge dernier ensemble comprend en plus des meubles en miniature: chaises, commode, clôtu-rette quadrangulaire avec jouets pour les tout-petits, etc.Au cours de la visite, M.Gauvreau nous déclarait qu'il y a au Canada un capital de $36,000,000 investi dans la fabrication du meuble dans laquelle 11,000 hommes sont employés.Ces seuls chiffres démontrent bien qu'il nous faut des compétences, dit-il.Presque tous les postes élevés dans ce domaine sont occupés ijar des étrangers; le f#:t est incontestable.Dans la province de Québec, reprit-il, la plupart de nos beaux meubles.dits meubles de luxe, nous viennent dp l’Ontario ou des Etats-Unis et sont fabriqués très souvent avec des essences étrangères.C’est pour répondre à ce besoin, dit-il, que la section d’ébénisterie de l'Ecole Technique de Montréal a été réorganisée et, sans doute bientôt toutes les écoles de la province emboîteront le pas sous l’impulsion active de M.Augustin Frigon.Questionné au sujet de l’utilisation de nos hois, M.Gauvreau nous répondait que lorsque M.Bélanger lui proposa d'aller étudier à TEco-le Boulle, il lui dit ceci: "Faites de votre programme d'action, l’utHisa-tion de nos bois canadiens dans la fabrication de nos meubles".Son vif désir que nous n’avons cessé de faire notre là-bas, nous voulons, coûte que coûte le réaliser ici malgré toutes les difficultés techniques qui se présentent à nous.Nous espérons donc, dit en quittant M.Gauvreau, qu’on nous donnera les moyens de faire valoir nos essences riches et variées et leur faire donner tous les rendements dont Tnrt et la technique sont capables.M.Doutncr démissionne au Sénat français Ottawa, 10.~ Le juge .1.A, Chis- Paris, 10.— M.Paul Dnumcr a hoUn.de la Lour suprême de la démissionné comme président du Nouvelle-brosse, est nommé juge Sénat français et comme sénateur en chef de cette province, pour 1 He la for** succéder k feu le juge Harris.i n- Chez les conservateurs A TOUTE HEURE DU JOUR Club ouvrier St-)acques Le matin Portez un ensemble de soie ou de tricot selon qu’il fait frais ou déjà chaud ., C’est une toilette qui convient également bien pour le bureau ou les courses du matin.Depuis 6.95, 19.95 jusqu’ à 35.00 H Raquettes de Tennis Bonne fabrication.Marques connues.8.95 L'après- midi Les robes de Celane-se, de rajah ou de broadcloth mercerisé sont d’un blanc mat ou de teintes pastel-les.La plupart sans manches.3.95 à J.95 D e gracieuses toilettes de dentelle rivalisent de beauté avec le chiffon.L'une ou l’autre de ces robes doit être très ajustée aux hanches, le bas largement godé.15.00 à 40.00 —Au deuxième Au soif Ne manquez pas d'apporter une jaquette légère pour accompagner votre robe de "golf" .vous n’aurez pas à craindre le déclin du soleil .En noir ou autres nuances.5.95 à 9.95 / N J.N.Dtîpot», pri* honorêlr* A.-J.Du*al.r.-p.»t d/r.-g»r.Albert Dupul*.pr*t/d»nl Armand Dupuia.eao.-fr*a.• f., ., Mé Aldérie Bluin, député de Do- ,1 ,nC’ r>H '1 M- -Icun Pettl Smtvé.député Lfnîo7i S«îl lî.^re a*s ! Dcux-Montngnê* à la léglslutu- no L 21 rue Wnlfe, le 12 juin, A ^ *“f, adresseront la parole ce soir, à heure* p.m, | Rassemblée dr» jeunes conserva- M G.Guèvremont do- ,er» une tftirs dr Mfrr|*r, Corbell, rue De Londres A Mns* Mont-Royal, près Marquette.-,___r ___ Une délégation de jeunes conser- Mr\ a * ; valeurs de Dorion-SI-Deni* accom- .D.-A.Whittaker pagner» m niajiv Toronto.1 (S.P.C.b — M.D.-A.W’hittaker.de Montréal, vlce-prési- ; dent de la compagnie Shenvin-Wil- conférence: cou", Les m«ndats Genève, 10 (S.P.A.La corn- i rident I *pfs*lôlt rie* mandais de la”Société ^WiST)î"Æ!ïl!'s4ïïï t s a:",!*"'"’» ÏZtr """v "'H, ai, «Udler.If.4» P.1 lestine lundi prochain.^ La musique A l’Union Musicale de Sherbrooke Il faut rendre hommage une fois de plus à YVnion Musicale de Sherbrooke dont TinJassable labeur a su créer dans cette ville un foyer musical qui n’a pas beaucoup d’équivalents au Canada.Fondée il y a 10 ans et composée uniquement d’amateurs, fonctionnaires ou employés dans la ville, elle est devenue un facteur important de vie musicale, déployant une activité éducatrice et de vulgarisation digne de fous les éloges.Depuis sa fondation en 1921 Tf’-nion Musicale de Sherbrooke a inscrit à ses programmes et fait représenter Faust en 1922, le Roi d'Ys en 1924, Mireille en 1926, Roméo et Juliette en 1927, Mignon en 1928, l.e Comte de Luxembourg en 1929, la Dernière Valse en 1930, et Carmen vient d’etre jnné pour 1931 deux fois de suite, les 1 et 2 juin, tout comme les autres ouvrages, au théâtre de Sa Majesté avec un très beau .succès, sous la baguette direc-trire de M.Charles Delvrnne.C’est que son président, M.Leonidas Bachand, qui est depuis plusieurs années investi de ia confiance de la société, sait admirablement choisir, organiser ccs représentations cl leur donner une atmosphère de sympathie touchante.Se fondant dès le début sur l'enseignement du solfège, rours gratuits, musique d’ensemble, oratorios, concerts éducationnels, M.Bachand n certainement éveillé l’émulation la plus heureuse, permettant ainsi à l’élite île -*» ville de lutter contre l'envahissement de produits américains plus ou moins vulgaires.En confiant la direction artistique de son oeuvre A M.Charles Del-venne.un chef de carrière qui a fait magistralement ses preuves les années précédentes, comme cette fols-cl dans Carmen et en parcourant la longue liste des oeuvres exécutées, on reste frappé par la fonction vraiment sociale et éducatrice de IT-nion Musicale de Sherbrooke puisqu’elle s’intitule Ecole e» qu’elle fait école en s'adressant A tous, recherchant.appelant A clic tous le* ta-j lents pour leur enseigner un peu de ;beau.C'est son directeur artlstimie.M.! Charles Delvenne, qui a dirigé les i répétitions et conduit au succès Ke j chef-d'oeuvre de Bizet.On a pu I luger IA ce que peuvent obtenir par île travail, avec un animateur de cetle qualité, orchestre et choeurs i Joints aux brillants titulaires des! principaux rôles: Madame .1.iHi-! nuls-BÂchand en "Carmen"; Mlle M.IP.Rohitatlle.“Mienéla"; monsieur! ! .1.-Louis Laitue, en "Don José” el ! le Dr J.-L.Charpcnlier, dans "Eaca- ! millo", tou* si connus, aimés et ap-1 plaudis chaque année au théAtre de Sherbrooke.Ce qui apparait le plus nettement dans l'entreprUe, c'oal que la fré- MOINS DE TEMPS « TORONTO CHICAGO VIA PACIFIQUE CANADIEN Départ, Montréal.3.00 p.m.(H.da TT.) Arrivé*, Toronto.9.15 p.m.(H.dal’E,) Arrivé#, Chicago.• • • • .8.15 a.m.(H.C.) AU RETOUR Départ, Toronto.3.30 p.m.(H.d« l’E.) Arrivé#, Ottawa.9.15 p.m.(H.da l'E.) Arrivé#, Montréal.9.45 p.m.(H.da l’E.) »T0e PACIFIQUE CANADIEN Equipement améhorA.Arrêt» i Weitmount et MonfréeLOuett ê r*ller et eu retour.quentation A un titre quelconque, la participation personnelle aux répétitions.aux exécutions, développent puissamment le sens et le Iioût de la bonne musique parmi la ftinesac; et l'on pourrait citer de nombreux exemple* d'artistes parvenus au summum dp ta célébrité après avoir commencé pendant des mol* et des années dans de si excellents groupement* artistiques, attachés A la propagation de l'art français.SALVATOR ISSAl’REL.Les signaux lumineux L'administration municipale a l'Intention de développer le* ayatè-mei de signalisation lumin#ua« 1 dan» Montré*!.Elle a abandon) toutefois le projet d’établir de* s* ; tème* permanents, c’est-à-dire d ; appareils qui font partie inhérèn de la chaussée et qu'on ne peut e lever I hiver.Pareille* inslallatioi ) sont impraticable» avec nôtre c I mat.Les deux système» qui jusqu'l paraissent avoir donné le plu* < satisfaction sont le Robot et le Ho j ni.L'administration n'a pa* fe , son choix encore^ car elle veut s j voir A quoi »>n tenir sur la régul I rite de fonctionnement de chaqi appareil et laisser passer quelqu ! mois afin que Ton se rende parf* j temenl compte de» avantages et d inconvénients de chaque êystèm dans la pratiqué*.
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