Le devoir, 26 mai 1931, mardi 26 mai 1931
Vol.XXII — No 120 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique 8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition Hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal, mardi 26 mai 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .» » .HArbour 3679 Gérant HArbour 4897 L’utile enquête A la Commission des assurances sociales La Commission des assurances sociales a commencé hier une enquête que beaucoup de gens souhaitaient depuis bien ¦longtemps.Voici plus de vingt années, pour notre part, qu'avec le R.P.Louis Lalande, S.J., nous indiquions le livre à faire, — c’eslnà-dire, le livre qui donnerait au public canadien quelque idée des services que lui rendent les congrégations religieuses.Et nous suggérions pour cela une formule très simple : rémunération des services rendus, leur coût actuel, leur coût probable, calculé sur le coût de services analogues dans les institutions protestantes ou neutres de chez nous ou des Etats-Unis.C’est à peu près l’enquête que la Commission entreprend, avec le concours particulier de M.Arthur Saint-Pierre, qui a déjà fait sur le sujet d’intéressantes recherches.Nous espérons que cette enquête, en dépit de l’extrême modestie des religieux et des religieuses, elle réussira à la mener à bonne fin.L’observation a été maintes fois faite, ici même: nous sommes tellement habitués à voir les congrégations religieuses se charger, gratuitement ou avec des secours relativement modestes, d’une forte partie des oeuvres d’assistance et des oeuvres scolaires, que cela ne nous paraît plus commander aucune attention particulière, que nous ne nous arrêtons guère à compter ce que nous coûteraient la disparition et le remplacement d’un pareil personnel.L’enquête nous rendra le service de nous rappeler à nous-mêmes ees réalités et de nous permettre de les rappeler, avec chiffres à l’appui, à nos amis du dehors.Ce sera de la bonne besogne.Ceux même qui connaissent assez bien certaines institutions s’arrêtent-ils souvent à se demander ce qu’elles coûteraient, s’il fallait en confier la direction et la conduite totale à des salariés, à quel prix l’on pourrait préparer et retenir des personnes aussi compétentes que celles qui y prodiguent leur travail et leur dévouement.Dire ceci n’est point diminuer en quoi que ce soit le mérite ou la générosité des laïques.Les laïques sont obligés de tenir compte des nécessités de la vie et des charges qui leur incombent.Il leur faut prévoir, s’asvsurer le pain de chaque jour et celui de leurs vieux jours; il leur faut pourvoir aux besoins de leur famille.La congrégation prend son sujet tout jeune, le prépare dans ses écoles, l’emploie toute sa vie, lui réserve une maison de retraite.Elle fait cela avec un minimum de frais, parce qu’elle utilise jusqu’au dernier moment ce qui reste d’aptitudes et de capacités à ses sujets, parce qu’elle leur impose les conditions de vie les plus modestes.— Comparez, par exemple, le budget de toilette nécessaire, de la laïque la moins exigeante, à celui de sa soeur religieuse.De ces économies que seule rend possibles la vie en commun, et la vie isous une règle religieuse, qui, en définitive, bénéficie, sinon les pauvres et les petits, et le grand public?Les religieux les mieux doués, les plus compétents, comme les plus humbles et les plus modestes, n’attendent de leur congrégation que le pain de,chaque jour, le plus modeste habit.Quoi qr ’a communauté touche pour un service quelconque, eux n’r- ^ront pas plus riches.Il est bien d’autres points que nous perdons trop de vue, et que l’enquête de la Commission pourra, directement ou indirectement, mettre en relief.Par exemple, nogs pouvons assez facilement savoir ce que les services proprement officiels font pour se perfectionner: ils sont obligés d’en rendre compte pour justifier leurs frais; mais savons-nous ce qu’accomplissent, sans en parler la plupart du temps, les communautés?Voici quelques mois, par exemple, des religieuses d’une couple de congrégations tout au moins faisaient le tour de l’Europe |K)ur se renseigner de première main sur les oeuvres qui sont de leur ressort, elles visitaient pour cela les institutions les plus diverses.Voici quelques semaines, d'autres figuraient dans un congrès international sans que personne en entendît beaucoup parler.Et, pourtant, elles s’y trouvaient de plain-pied avec des experts du monde entier.Les congrégations, du fait même qu’elles sont congrégations, sont en éta,t aussi de tirer de leurs sujets le maximum - de résultats.Elles n’ont point à compter avec leurs goûts, leurs fantaisies, leurs projets ou leurs intérêts de famille.Si tel religieux est particulièrement apte à telle besogne, on la lui confiera et on l’y confinera, quelles que soient ses préférences personnelles.On l’en détachera de même dès que ce sera nécessaire, sans s’occuper davantage de scs convenances propres.Combien «le fois dons le monde le progrès de certaines entreprises est-il paralysé parce que l'initiateur, «loué pour les débuts, pour la période d’enthousiasme et de création, n’a point ce qu’il faut pour les jours de grise administration et s’impose quand même par les services rendus, par la posilion acquise?Chez les religieux, des erreurs d'attribution sont toujours possibles sans doute, mais l'esprit de la communauté permet d’obvier à pareil danger; le créateur est employé à de nouvelles besognes, et celui qui n’aurait pu créer, mais qui sait administrer et conserver, le vient tranquillement remplacer.Cela n'a point l’air d’une déchéance, cela no dérange aucun calcul de famille: e’est l'ordre.Ht le religieux, quel qu’il soit, a qui l’on confie une tâche, n'a point à s’occuper d’autre chose; il n'a pas à se soucier de l’avenir des siens, à chercher des combinaisons h cété.Quelle magnifique liberté d'esprit, quelles splendides conditions pour un fécond travail! Le rapport de la Commission, ne fût-ce qu'à raison de cette enquête particulière, nous fournira donc ample matière à penser et de magnifiques thèmes à méditation.Orner HEROUX L’achulifri Let noms de rues Retour d'une eramion dan* te nord, le trouve la lettre suivante qui arrive comme marée en carême.iL'erpreitlon *'lmpo*e quand) trots lours de ptute consécutifs viennent de faire rrnfrer bredouilles la plupart des chercheurs de [ truites qui, en relie fhf de semai-1 ve, avalent pris la male du nord ^ I.'auteur, qui est fort an cotirnnl j des affaires municipales, me demande de ne pas publiée sa lettre: mais je ne puis résister au plaisir de la faire, savourer par me* 1er- leurs, en qardan! secret le nom du signataire.Voie! donc celle lellre écrite toul d'un Irait, et inspirée par la noie que publiait, samedi dernier, dans la chronique musicale, notre camarade Frédéric Pelletier.Jr viens de lire dans Lovell toute la nomenclature des rues de Montréal et l’y ai passé une heure A rire et h sacrer alternatI-vemenl.Notre ville peut se vanter de posséder les noms les plus rnrasses et tes plus ridlrules du monde.Ni on aioute à ees insanités de Pea f.nne.Apple Slreel, que nous n'oserions pas traduire en français, l'anatais comme le latin, dans tes mots, brave l’honnêteté, les Rachel, les Marie-Ane, les Azilda, les avenue Impériale, nom d’une ruelle de dégagement derrière l’hôtel Queen's, vous verrez que votre verve peut se donner libre cours.Avez-vous jamais entendu les bonnes Anglaises d«‘-mander la Place Dee Arms ou la rue Clossey, ou les Irlandais du Griffintown aller au Uurgess Slreel et du temps que la rue Sl-Etienne n’était pas encore la rue du Pont, ou St.Etcney Street?Qui est-ce qui, à Montréal, sait pourquoi la rue Sainte-Elisabeth porte ce nom, ou la rue Saint-Alexis, ou la rue Saint-Pierre ou la rue Saint-François-Xavier, ou la rue Suint-Jacques?Quand le Devoir lance une idée, elle s’implante d’ordinaire, témoin son concours pour les botanistes.Ne pensez-vous pas qu’un concours sur les noms historiques, ou politiques, ou littéraires.ou scientifiques, ou hagiographiques tout simplement, de nos rues n’en vaudrait pas autant la peine qu’un concours sur le pissenlit, la carotte à Moreau ou la cynoglosse?On pourrait en faire un aussi sur l’orthographe des noms: Pourquoi, par exemple.ecrit-on le Parc Lafontaine comme la rue Lafontaine?Pourquoi acceptons-nous que la Mountain Street s’appelle en français rue Mountain, quand il semble y avoir eu par là sous la domination française un chemin de la Montagne et que les procès verbaux de la Cour des sessions de quartier (excusez la traduction de Quarter Sessions, elle n’est pas de moi) reconnaît l’existence de ce chemin de la Montagne vers 1800 (Cf.articles dans le Devoir au temps où Ip Ih* Guerin régnait sur la municipalité)?Pourquoi ceci, pourquoi cela?Mon correspondant lance l'idée d un concours intéressant qui ne tombera pas sur un sol ingrat, nous l’espérons.Il fait, en passant, allusion au concours de botanique du Devoir.Je crois qu'il existe un certain rapport entre le concours qu'il suggère et celui qui a en lieu.Sion pas parce que à Montréal on se propose d’imiter cette minuscule municipalité, sise à quelque trente milles de chez nous, où l’on a baptisé rues et boulevards (dont quelques-uns n’existent que sur les poteaux indicateurs), uniquement de noms dé fleurs, mais parce que, en apprenant aux enfants à bien observer, à chercher le pourquoi de chaque chose, à en trouver le nom propre afin de la classer intelligemment dans leur mémoire.Us seront amenés par une pente certaine à appliquer la même méthode aux noms de rues.Or, du jour où un nombre considérable de gens s'intéresseront aux noms des rues, on peut compter sur une modification de la »1-tuation actuelle.Le quart des rues pourraient être avantageusement débaptisées.On n'a guère exercé jusqu'ici le moindre contrôle sur le choix de leurs noms.Souvent le baptême a été fail par un agent d'immeubles soucieux de flatter quelques-uns de ses actionnaires.Mais précisément parce qu'il a eu le soin de ne pas faire précéder le nom de famille du nom de baptême, la plupart de ces noms, au bout d’une ou deux décades, ne disent plus rien A personne.A cause du grand nombre d’homonymes o« exige des reporters dans des journaux qu’ils pu-blienl toujours les initiales (il vaudrait miepx mettre le prénom an long).Et juste ment ù raison du désir de s'identifier, de se créer une personnalité distincte dans la tribu des homonymes, on choisit d’ordinaire deux on trois initiales, parfois on va même jusqu'à quatre et certains noms paraissent précédés d’un alphabet.On insiste pour que ces initiales soient fidèlement inscrites dans le môindre compte rendu de funérailles et quand on laisse apposer son nom ou celui de sa famille sur une plaque avec quelque chance de durée on omet tout signe d'identification.Evidemment, Il est grand temps de ne pas laisser les noms des rues au hasard on aux caprices des spéculateurs en immeubles.Ce travail pourrait être bien mieux fait par un comité de notre société historique, par exemple, que par un comité échevlnal.Et — profitons de tontes les occasions pour faire rentrer ce clou celte même société devrait être également consultée chaque fois qu'il s'agit d'adopter une modification quelconque à un site historique, notamment d'y établir une vespasienne.Merci à mon correspondant de m’avoir fourni en rentrant d'une randonnée loin des journaux, loin de la paperasse et du rythme ahurissant des linotypes, l'occasion d'un article, lequel, gràre A lui, ne manquera pas totalement d'intérêt.P«ul ANGER -—-—.L'Espagne et Pie XI Madrid, 2fl (S.P.A.) Le gouvernement provisoire étudie au-jotird’hul 1* protestation de Sa Sainteté Pie XI contre les émeutes antireligieuses qui nnt eu tien en Espagne récemment.L'appel de Steinberg rejeté Ottawa, (S.P.C.) La Cour Suprême du Canada a rejeté t’annel d’abraham Steinberg contre fin* culpaUnn de meurtre qui pèse sur lut.A Ottawa La Chambre ne siège que l'après-midi Débat platonique sur la nécessité d'un drapeau propre au Canada - M.Bennett et l’emprunt de conversion LE PREMIER MINISTRE NE SAIT ENCORE QUAND IL FERA LE DISCOURS DU BUDGET (Par Emile PESO 1ST) Ottawa, 25.— Les députés ont tout de même pris un demi-congé à l’occasion de ta fête Victoria, dite maintenant fête de l’Empire.A six heures, le premier ministre a tout simplement proposé l’ajournement de la Chambre, comme s’il eût été onze heures du soir.L'ajournement s’est fait sans_ gue personne s’y opposât.C’était peut-être bien une protestation que voulait faire entendre le député de Témiscamingue-Nord, M.Bradette.II allait prendre la parole quand le président, ayant déclaré que la proposition de M.Bennett était adoptée, mettait déjà son tricorne et s’en allait.Personne n’a évidemment d’ob-jection, chez les courriéristes parlementaires surtout, à ce que la Chambre prenne congé dans la soirée de la fête Victoria, dite maintenant fête de l’F’mpire.Mais si cela se fait, c’est donc qu’il n’y a pas urgence à précipiter les travaux de la session.Pourquoi cependant la Chambre n’a-t-elle pas chômé, il y a une dizaine de jours, fête de l’Ascension qui est d’obligation pour les catholiques?Nos députés seraient-ils moins loyaux que ne le laisse entendre leur empressement à chômer — quanti ça ne serait qu’à moitié —-la fête de l’Empire?Le député «le Témlscouata.M.Jean-François Pouliol, tout au début de la séance, a proposé à ses collègues de se lever et d’observer deux minutes de silence en signe de respect pour la mémoire de la reine Victoria.Cette suggestion n’a eu aucun écho.Et le budget Rien de défini enc«3re à propos de la présentation du budget.Sera-ce jeudi ou même cette semaine?Nul ne le sait, puisque M.Bennett n’en sait rien.Pour satisfaire la curiosité après tout légitime de M.Mackenzie King ’qui l’interrogeait, le premier mi-I nistre a déclaré qu'il espère être len état de prononcer le discours du budget dès cette semaine.Il ne 1 prévoit cependant pouvoir annoncer rien de défini avant un jour ou deux.Il reste encore quelques bills que le gouvernement entend présenter.Le succès de l'emprunt Avec un sourire de satisfaction qui illuminait toute sa physionomie, le premier ministre a annoncé à la Chambre que le public canadien a souscrit et aq delà l'emprunt de conversion 1331.Les dçrniers chiffres n’ont pas été compilés mais il est d’ores et déjà certain que les souscriptions s'élèvent à plus de $600,000,000 alors que le montant de l’emprunt n’est que de $250,000,000 L’excédent est donc de $350,000,000.Un drapeau canadien En débat sur le drapeau était on ne peut plus de eonvenance en un j«’>ur comme celui-ci.Ce «lébat a eu lieu et il a réuni dans un même faisceau l’ancien drapeau enna-dicn, l’Union Jack, le fameux «Ira-peau troué de bulles de M.Blon-din.De cr mariage assez disparate de couleurs, naitrn-t-il un nouveau drapeau national canadien?Faire adopter par le parlement un nouveau drapeau canadien, tel était bien le but de celui qui a pro-voqué le débat.M.C.B.Macintosh, député libéral de Battlcford-Nord.Il présentait dans ce but la résolution suivante: "Que, de l'avis de cette Chambre, un comité spécial soit nommé dans le but de eonsidérer l’opportunité d’adopter un drapeau canadien, représentant tout le Ca-naila et dans lequel le drapeau britannique devra occuper la place d’honneur, symbolisant ainsi le Dominion romme partenaire égal dans le Commonwealth des nations britanniques".M.Macintosh, dans son boniment.a été lyrique, poétique, tou-chant, émouvant, Il a cité en abondance d'innombrables vers de poètes qni ont chanté le Canada, l'Immensité de son territoire dont le* bonis sont baignés par les eaux glaciales du nord, par les eaux bleues de l’Atlantique, les enux plus sombres du Pacifique.En somme un bon petit discours très fête nationale.avec cependant un condiment d’impérialisme.Le député «le Battleford-Nord un homme très grand, très large d’épaules, au chef coiffé d’une chevelure neigeuse tient absolument à ce que le nouveau drapeau canadien porte bien en évidence la représentation de Pinion Jack.U veut aussi que ce drhpeau soit typiquement canadien, qu’il rappelle la grandeur et l’importance de notre pavs: le' trois océans plus haut mentionnés, la route royale du Saint-Laurent (en passant il est question de Montçalm), la route non moins royale mais un peu plus froide de la baie d’Hudson.Le soin de tout arranger cela d«iit cependant être laissé aux héraldis-tes.Mais sur le principe même; savoir si le Canada doit se donner un drapeau bien à lui, M.Macintosh considère que tous les groupes de la Chambre doivent se pr«>-noncer.faire connaître exactement leur avis.C’est une question qu’il faut aborder avec calme, avec courage, qvec dignité.A l'heure actuelle, 80 ou DD pour cent des Canadiens désirent que leur pays oit son drapeau bien à lui: le Canada n’est-il pas devenu assez grand pour cela'?Mais encore une fois, l’Union Jack devra figurer dans re drapeau, symbole de l’égalité de status des Commonwealth et de la mère-patrie.L’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud, l’Etat libre d’Irlande ont leurs drapeaux.Pourquoi le Canada n’aura-t-il pas le sien?Autrefois, il pouvait arborer l’enseigne rouge avec, dans l’un des angles, ses propres armes.C’est cette enseigne qui flotte sur les légations canadiennes à Paris, à Tokio, à Washington.Sur le parlement canadien, il faut hisser l’Union Jack.Depuis 1904, en effet, le Canada a abandonné l’enseigne rouge portant ses armes et en 1912, il adoptait définitivement l’Union Jack comme son drapeau.M.Lavergne M.Armand Lavergne parle ensuite et donne son appui à la résolution de M.Macintosh.Il s’étonne toutefois que ce soit un libéral qui demande l’adoption d’un drapeau quand ce sont les libéraux, sir Wilfrid Laurier étant premier ministre.qui ont abandonné l’enseigne dont il a été question.M.Macintosh: “Peu importe ceux qui l’ont abandonné, je ne demanderais pas mieux que de le voir revenir.’’ Tenant de la politique du Canada d'abord, M.Lavergne «lit qu’il ne petit qu'exprimer l'espoir que le Canada ait son drapeau.I) ne s’agit pas d’être déloyal à l'Empire non plus qu'à la Grande-Bretagne.M.Lavergne note en passant que s’il avait à choisir entre la Grande-Bretagne et son pays natal c’est pour celui-ci qu’il opterait sans hésiter.Sa loyauté va d’abord an Canada et tout bon Canadien devait être de ce sentiment.A un moment, M.Lavergne parle de 1911, du flag waving des libéraux.Un libéral, M, Saint-Père: "Parlez-nous donc d'un certain drapeau que vos amis d’alors voulaient trouer de balles.pour respirer Pair de la liberté.Où est-il rendu ce farouche perceur «le drapeau?’’ M.Lavergne: Le mot ne date pas de 1911.C'est Chnpleatt qui a été le premier à le prononcer.11 est vrai qu'il a souvent fallu trouer le drapeau rie balles pour respirer Pair de la liberté.C'est ce qu'ont fait Papineau et les patriotes «te 1837.Six heures sonnent et te débat s'interrompt nu beau milieu ct’une tirarle du viee-président.Comme c’était aujourd'hui la dernière journée -entièrement réservée aux me-I sures des députésf, H n’est guère probable qu’il reprenne à relie session-ci.Une note de la Russie à la Finlande Les autorités soviétiques protestent contre ce qu’elles qualifient d’intervention du gouvernement finlandais dans les affaires intérieures de la Russie MOSCOU, 26. — Les autorités finlandaises sont en train d’étudier une note dans laquelle les autorités soviétiques protestent contre ce qu'ettes qualifient d'intervention du gouvcrnemc«it .finlandais dans les affaires intérieure» de la Russie.L’adjoint du commissaire des affaires étrangères, M.Kreetinsky, a transmis le document au chargé d'affaires de Finlande, il y a quelques heures.Le gouvernement soviétique déclare qu’il rejette formellement une note que les autorité* finlandaises lui ont fait tenir, le 16 mai.pour protester contre ce qu'elles gisent être le mauvais traitement de minorités finlandaises.“La note que le gouvernement finlandais a émise le 16 mai'*, dit 4a communication soviétique, "appuie objectivement les efforts contre-révolutionnaires tentés psr une négligeable poignée de koulaks (cultivateurs 1 l’aise) de la région de Lcninégrad contre l'adoption, par toute la population, de systèmes agricoles plus avancés et constitue une intervention dans les affaires intérieures de l’Union des républiques socialistes soviétiques.Le gouvernement d'Helsmgfors a dit que la Russie a violé te traité conclu en 1920 i Dorpat.en déportant des citoyens finlandais, après tes avoir dépouillés de leur droit de disposer d'eux-mêmes.Deux fascistes frappent deux citoyens de la Cité vaticane CITE VATICANE, 26.(S.P.A.) — La nouvelle qu’un officier et qu’un membre de ta milice fasciste ont battu et blessé deux conducteurs d’un camion postal de la Cité du Vatican cause une certaine perplexité ehex tes autorités du Vatican.Les conducteurs disent que leur camion passait devant le palais da Venise, quartier général de Mussolini, lorsqu'un milicien fasciste a bondi sur l’un d’eux le frappant au moyen d’un béton.Aussitôt un officier de la milice fasciste «'est attaqué é l'autre conducteur.Un des conducteurs a reçu des blessures qui l'ont privé d* l’usage d'un bras pendant plusieurs jours.Les blessures de l'autre étaient insignifiantes.Les autorités du Vatican disent qu’elles sont incapables d'attribuer un motif h l’acte des deux fasciites.M.Briand ne pas PARIS, 26.(S.P.A.) — L"‘Eeho de Paris" dit que M.Aristide Briand a décide de ne pas résigner son poste de ministre des affaires étrangères.Il ajoute que M.Briand se rendre h la demande du président sortant de charge, M.Doumer-gue.et du président élu, M.Doumer, et continuera son travail pour l'union économique de l'Europe.On se rappelle qu'aprés la victoire de M.Doumer à l'Assemblée Nationale, M.Briand avait offert sa démission à M.Doumergue et que celui-ci avait suspendu sa décision.On croit que le gouvernement publiera une communication ; sur cette question demain, i l'issue d'une réunion du cabinet.Emile BENOIST Bloc'notes Mites au point l.’mitn* jour, trois quotidiens, le Soleil, le Canada et t'fe’oénemrn/, ont publié co murge dw> m qu’rllp ti’osf millrinent mitorisér A mlMion* aucun» d* CR RROWN tnténtaur on Canada ésenté offi-itosque, et o fut u’il fit à un evé-iour exposer des iction canadiens des firmes indi-¦ sentant des fabri-i publicité qui en a ¦tir du Lanada com* source d’approvi-« w*U com s 1 2 2 2 0 Mueller, c.c.5 1 3 2 0 0 Côté, s.s.5 0 3 2 4 1 Tucker, c.d.4 1 2 0 0 0 Wrightstone, llï 3 1 1 8 0 0 Mitchell est en tête des jockeys Le jockey Mike Mitchell a pris ¦ une avance considérable dans le “unt> c’^.‘ ‘ concours pour déterminer le meil- ”?r,lan’ • leur jockey à la réunion du Mont- \ £lsler, ,|J' • • real Driving Club, à la piste Delo- j Pepper, c.g.• rimier, car celui-ci a de nouveau Fuccuielli, c.a.piloté trois vainqueurs et un v'llson- «Rb* deuxième à la matinée d’hier après-midi.Mitchell a conduit à la victoire Silver Wave, Free Helen et Barber John, tandis qu’il a pris la deuxième position avec High Player.Une assistance considérable a été enregistrée hier à l’hippodrome du syndicat Catta-Léo et la spéculation au mutuel fut assez élevée.Les amateurs du sport des Rois ont Harris, 1b.porté un intérêt tout spécial aux strong, c.g.épreuves d’hier, car elles réunis- Shiver, c.c.saient des champs bien balancés.Rogell, c.a.Voici le classement des jockevs à Richardson, 3b.date: ” Toronto, 26 —• Les Leafs et les Red Wings ont joué deux parties hier â l’occasion de la Fête de la Reine mais les locaux n’ont pas eu de succès contre leurs adversaires puisqu’ils ont perdu les deux joutes, la première par le résultat de 3 à 0 et la seconde par 5 à 1.ROCHESTER Ab.r.h.p.o.a.4 10 10 Jonnard, r.Binder, c.â.I.Smith, 1.Totaux.0 (I 3 0 0 Morehart, 2b.Babbitt, c.d.35 5 9 27 9 0 TORONTO Ab.r.h.p.o.a.e.4 0 1 3 1 1 0 0 3 Shinners, c.g Grouse, r .Oison, 2b .Fussell, 1.Reitz, 1., .a-Stover .Wertz, 1.0 0 0 0 0 0 3 0 0 4 2 0 2 0 1 0 2 0 0 0 1 0 0 ft 0 0 1 0 ft ft 0 ft Total .37 5 13 24 It 1 MONTREAL AB.R.H.PO.A.E.Gautreau.2h (Ionian, c.c.Urbanski, s.s.Gulley, c.d.Conley, c.g.Head, r.Henry, lb.Martin.3b .Pomorski^ 1.Buckalew, 1.0 0 16 1 0 0 1 0 0 0 110 5 ft ft 0 0 0 0 34 8 12 27'17 0 Total .a-Frappa pour Reitz à la 8e.Score par manches: Mitchell Compton Horn .Moore .Pernia .Laurin .Holland , McQuay .Peake ., Lantz .Perdomo Rarr ., .Jackson .Bentley .McAliston O’Neil, r.3e Pts.i Hogsett, I.1 21 ; •> a Totaux.3 ft 3 ft 3 ft 0 ft 14 14 14 84 Buffalo .Montréal 001 003 100—5 000 150 20x—8 Sommaire.— Points sur coups de Conley 2, Urbanski 3, Gulley 2.Wrightstone, Course 2, Côté.Head.Deux buts, Mueller.Tucker, Wright-stone.Trois huts, Conley 2, Urbanski.Coups de circuit.Gulley, Crouse.Buts volé.Henry.Sacrifices.Crouse, Pomorski.Doubles ieux.Po-morsky à Hcnrv, Urbansky à Gautreau, Côté à Olson à Wrightstone.Laissés sur buts, Montréal 3, Buffalo 8.Buts sur balles, Pomorsky 1, Fussell 2, Buckalew 1, Reitz 1, Wertz.Retirés du bâton, Fussell 1.Reitz 1.Pomorski 1, Wertz 1.Coups sur Fussel! 7 en 4 1-3 manches, Pomorsky 11 en 6 manches (aucun dans la septième) (, Reitz 4 en 2 2-3 manches.Buckalew 2 en 3 manches, Wertz 1 en 1 manche.Lanceur perdant.Fussell.Arbitres.Derr et Wcstervelt.Temps 1 heures 50.BUFFALO ab a.h.p.o.a.c Totaux Résultat des épreuves: PREMIERE COURTE, 5 furlongs.Bourse $400, 3 ans et plus, à récla- | mer.Silver Wave, 118, Mitchell.Dark Angel, 109, Barr.Ethel Kenyon, 103, Compton.Moselle S., 113, McAllister.Glory B., 110, Laurin.My Jess, 103, Frederick.Rosie Finnigan, 101, Lant.Ike Man, 103, Horn.Pari de 82 sur Silver Wave a rapporté $4.20 en premier, $3.00 en deuxième et $2.60 en troisième.Dark Angel, $4.70 en deuxième et $4.60 en troisième.Ethel Kenyon, $4.60 en troisième.Temps 1.07.DEUXIEME COURSE.— 5 fur-longs, bourse $400, 3 ans et plus, à réclamer.Free Helen, 113, Mitchell.Morover, 115, Holland.Crispie Seth, 113, Pernia.Uharge On, 111, Laurin.Clifton’s Lass, 109, Horn.Sunny Star, 111, Feeney.Iron Master, 115.McQuay.Pole Star, 111, Drake.Pari de $2 sur Free Helen, a rapporté $4.70 en premier, $2.85 en deuxième et $2.30 en troisième.Morover $4.75 en deuxième et $2.90 en troisième.Crispie Seth, $2.65 en troisième.Temps: 1,07 2-5.TROISIEME COURSE.- 6 fur-longs Va.Bourse, $400.3 ans et plus, â réclamer.Cycleman, 111, Moore, Jonah, 113, Peake.Kolusko, 113, Compton.Rock Cruser, 113, Horn.King Charles, 116, Mitchell.Cornwall, 113, Pernia.War Air.102, Lants.Little Hattie.Ill, Perdomo.Pari do $2 sur Cycleman a rap- .31 1 62 713 1 Résultat par manches: Rochester .200200100—5 9 0 Toronto.001000000—1 6 1 Sommaire —Points sur coups de Pepper, Puccinelli, Hunt, Smith 2, Strong; deux-buts.Pepper, Smith 2, Strong; sacrifices; Morehart; buts volés: Rogell; laissés sur les huts: Rochester 4, Toronto 7; doubles-jeux: Wilson à Jordan à Sis-ler, Morehart à Harris à Rogell, Morehart à Rogell à Harris à Ho-gell; buts sur balles, de Smith 3 (Shiver, Harris, O’Neil) ; retirés au bâton par Smith 4, par Strong 2 (Babbitt, Hogsett), par Hogsett 3 (Hunt, Sisler, Smith); mauvais lancers, Hogsett; frappés par un lanceur, de Hogsett 1 (Puccinelli).Temps Ih.35 min.Arbitres: Chili et Wcstervelt.ROCHESTER Hunt, c.c.Jordan, 2b.2 Sisler, 1b.4 Puccinelli, c.g.3 Fisher, c.c.4 Wilson, 3b.4 Florence, r.3 Binder, c.a.4 Hill, 1.4 Totaux.Ab.r.h.p.o.a.e.4 0 1 3 0 .0 .2 1 2 3 4 0 .32 3 10 27 13 0 TORONTO Ab.r.h.p.o.a.e.2 0 0 4 0 0 4 0 2 0 0 0 .4 0 2 12 2 0 Rabbitt, c.d.Richardson, 3b.Harris, 1b.Strong, c.g.Shiver, c.c.40 1 1 00 Rogell, c.a.3 0 1 5 5 0 Burke, 2b.4 0 1 1 1 0 Slack, r.3 0 0 3 2 0 Smith, 1.3 0 0 0 5 0 a-Ruble .1 0 0 0 0 0 Totaux.32 0 7 27 15 0 a-Frappa pour Stack à la 9e.Résultat par manches: Rochester Toronto .003000000—3 10 0 .000(100000—0 7 0 Sommaire —Points sur coups de Hunt, Puccinelli 2; deux-buts; Harris, Rogell; sacrifices: Jordan.Florence; laissés sur les buts: Rochester 6, Toronto 8; doubles-jeux: Smith à Rogell.Harris à Rogell â Harris.Hill à Binder à Sisler; buts sur balles de Hill 3 (Rabbitt 2.Ro- ll 0 Hughes, 3b .3 0 0 Sax, ac 3 0 1 Côté, ac .2 0 0 Cooney, ac .1 0 0 0 10 Tucker, ed .2 1 0 2 0 0 Wrightstone 1b 2 0 0 5 0 0 Shinners, cg .3 0 1 3 0 0 Pvtlak, r .202 4 1 0 Oison, 2b .2 11 0 0 2 0 Michaels, 1 .2 ft 0 0 1 0| Grampp, 1 .0 0 0 0 ft 1 porté $18.20 en premier $7 10 en i de Hill 3 (Rabbitt 2.Ho- deuxième et $5.05 en troisième.Jo-186!1,!’ de Smi,h 2
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