Le devoir, 12 septembre 1912, jeudi 12 septembre 1912
2U» TROISIEME ANNEE—INo.210 MONTREAL, JEUDI 12 SEPTEMBRE, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : .CAH AD A ST BTATS-DKXS ., .$3.00 OKION POSTALE ., ^ .$6.00 Edition Hebdomadaire : « » « • • •• »' $1.00 < m m m m * » $1.50 » .* .» $2.00 ETATS-UNIS .tnraosr postals DEVOIR Rédaction et Administration i 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.Directeur : HENRI ‘BOURASSA TELEPHONES : ADMINISTRATE m746\ REDACTION: Main FAIS CE QUE DOIS ! \ LE BIEN-ETRE DES ENFANTSICe que la Patrie I ne comprend pas L’exposition pour le bien-être des enfants s’ouvrira le 8 octobre prochain, dans la salle du Manège militaire, rue Craig.Elle sera extrêmement intéressante et très complète, à en juger par ce que nous avons vu de l’organisation.Les différentes commissions qui ont accepté la tâche ardue de la préparer comprennent des hommes et des femmes dont le dévouement aux oeuvres de l’enfance date de loin, et qui possèdent, par conséquent, une expérience considérable.* • * Le Dr Hersey, le Dr Boucher, le Dr Sévérin Lachapelle, le Dr Atherton, Madame Gérin-Lajoie, M.Olivar Asselin, Mlle J.St-Jean, le Dr S.Langevin, Madame Béique, le Dr Elzéar Pelletier, le Dr Adami, Mlle A.Fisher, l’abbé P.Perrier, l’abbé Gauthier, M.Victor Morin, M.U.H.Dandurand, Mlle Marie Auclair, M.le juge F.X.Choquet, Madame L.Beaubien, l’abbé J.O.Maurice et plusieurs autres encore consacrent tous leurs loisirs à l’organisation de ce concours destiné à mettre sous les yeux des parents une série de tableaux, de renseignements et de faits qui résument toutes les études, toutes les enquêtes faites depuis quelques années avec l’intention d’intéresser davantage le public an bien-être des enfants.• # # On verra à l’exposition du bien-être de l’enfance des tableaux remarquablement bien préparés indiquant la qualité nutritive relative des différents aliments basée sur des expériences scientifiques; quelle nourriture convient le mieux au bébé, puis à l’enfant qui grandit; combien il est facile de transformer une cour malsaine en un petit coin fleuri reposant pour les yeux et si utile pour l’hygiène de la maison; comment les enfants peuvent fabriquer eux-mêmes des jouets amusants et instructifs; comment transformer une chambre malsaine en un dortoir sain; l’art de varier les aliments sans obérer beaucoup le budget de la famille.La section d’éducation a été préparée avec un soin tout particulier.Elle offrira aux visiteurs une vue d’ensemble de renseignement dans la cité de Montréal.Tableaux, photographies, diagrammes expliqueront les différentes matières enseignées et renseigneront mieux que maints livres et articles de journaux sur l'attention donnée aux programmes d’études et les progrès accomplis sans tapage dans nos maisons d’éducation.Ce que l’on a fait pour les aveugles, les sourds et les infirmes seul vaut la peine d’ètre vu.Tout le monde sait que nous avons des insfilutionS pour les aveugles et les sourds-muets, mais combien peu ont la moindre idée des résultats obtenus par l’initiative, l'intelligence, la patience, la persévérance et l’admirable dévouement de ceux qui se consacrent à l’éducation de ces pauvres éprouvés de la vie.Dans une grande ville comme Montréal, la récréation de l’enfant est un problème angoissant.Combien d’enfants n’ont que la rue ou une cour malsaine et presque sans soleil pour s’ébattre et s’amuser.La section de récréation démontrera la nécessité des amusements et proposera les améliorations que Ton peut réaliser.On apprendra aussi ce que la bienfaisance et la charité font poulies enfants à Montréal et ce qu’elles pourraient faire de plus, si chacun ajoutait à la charité le dévouement personnel qui en double le prix et surtout les résultats.Et ce qui précède n’est qu’un très bref résumé du programme.Les noms des organisateurs cités plus haut donneront au public un peu au fait du passé d’un chacun, une idée de ce que le concours d’autant de bonnes volontés et d’expérience a pu étudier et préparer pour Ta vantage de tous.Des souscriptions privées, des contributions officielles on! quelque peu facilité la tâche et il nous parait que rien n’a été oublié ni négligé qui puisse assurer autant qu’il était possible, le succès de cette exposition.J] reste au grand public de s’y préparer et de prendre la résolution d’y venir en foule.L’exposition du bien-être de Tenfance qui eut lieu à New-York, Tau dernier, attira deux cent cinquante mille visiteurs.Montréal doit en fournir autant au moins.Les hommes comme les femmes et les enfants devront y venir.Elle sera ouverte pendant quatorze jours, le soir comme le jour, et l’entrée sera gratuite.Donc, pas de raison pour s’abstenir, L’on s’instruira et Ton s’amusera un peu aussi.Des conférences seront données tous les jours, et pendant une heure Taprès-midi et le soir, des danses; quelques scènes de théâtre, des parades et des jeux reposeront l’esprit des visiteurs.On a coutume de dire que ccs expositions sont faites pour les gens de moyens.Qu’on ne se laisse pas arrêter par ce prétexte.L’exposition pour le bien-être de Tenfance intéresse toutes les classes de la société, les riches pour les inciter davantage aux oeuvres des petits, les gens de petite bourse pour leur apprendre combien facilement ils peuvent améliorer leur sort en modifiant leur alimentation, par exemple.Ce chapitre sera Tun des plus instructifs.Il y va de notre intérêt à tous.L’enfant, c’est la bénédiction du présent et Tespoir de l’avenir.Le voir vivre et grandir est la joie de tous les bons parents.Tout ce qui peut le développer, le fortifier et le conserver sain de corps, vigoureux d’esprit et par conséquent en faire un homme de bien, l’orgueil légitime du père et de la mère, et Tespoir de la société, doit donc, non seulement nous intéresser, mais nous passionner.Tel a été le sentiment qui a inspiré les organisateurs de l’exposition du bien-être de Tenfance; que le meme sentiment y amène le public en foule.Jean DUMONT.M.CAHAN ET LA MARINE ANGLAISE Du producteur au consommateur Presque toutes les enquêtes que Ton fait un peu partout pour préciser les causes de l’augmentation du coût des produits alimentaires attribuent cette augmentation au transport.C’est la conclusion des enquêtes faites par le professeur Carver de Harvard et la commission du bien-être du Texas.Ainsi les pêches récoltées à Tyler et vendues $1.15 le boisseau se détaillent à $2.(10 le boisseau à Denver.La différence comprend le profit du détailleur sans doute, mais le coût du transport représente 30c.par boisseau.Le professeur Carver et quelques-uns de ses élèves qui onl comparé les prix obtenus par 1rs producteurs avec les prix payés par le consommateur de certains produits, constatent la même chose.Certains articles ne rapportant que 46c au producteur coûtent $1 au consommateur.Le coût du transport représente quelquefois cinquante pour cent de la différence.Evaluant les produits de la ferme aux Etats-Unis à 6 milliards par année, le consommateur se trouve à les payer, en basant le calcul sur les chiffres plus haut cités, 13 milliards.On est généralement d’opinion qu’avec un système coopératif de distribution qui rapprocherait le producteur du consommateur Tun et l’autre gagneraient chacun un milliard au moins, et peut-être beaucoup plus.O.D.De Montréal à Québec Le gouvernement provincial fait annoncer qu’il commencera Tan prochain l'empierrement d’une grande route de Montréal à Québec sur la rive nord.C’est le développement de la politique ministérielle, ajoute-t-on.Peut-être serait-il plus juste de dire que c’est la réalisation du projet émis par l’opposition.Lorsque la loi des bons chemins fut soumise à la législature, les deux partis, unanimes sur le principe se divisèrent sur l’application: l’opposition préconisa la construction de grandes routes régionales par le gouvernement; celui-ci répondit qu’it valait mieux avoir des bouts de.routes un peu partout.On représenta en outre que la politique de l’opposition ne favoriserait que les gros messieurs.Avant même que la loi fut soumise, il y a plus d’un an, lorsque M.Cousineau, député de Jacques-Cartier, suggérait la construction des grandes routes, on se moquait de lui.Si le gouvernement mérite des félicitations, il nous semble donc que l’opposition dont il accepte Ti-dée en mérite davantage.Mais ce ne sera pas tout de construire cette grande route.Qui l'entretiendra ensuite?Le gouvernement ou les municipalités?J.0.La Patrie continuait hier soir la série de scs articles destinés à la reproduction, à quatorze sous le pouce carré, toujours.Celui d’hier soir est d’un tel caractère, et d’une rédaction si incompréhensible, que la presse rurale, par exception, devrait le publier sans frais; les lecteurs de la campagne s’amuseraient à en chercher le sens, par les longues veillées d’automne, et ils y trouveraient de quoi exercer leur patience.Cette faveur faite à la Patrie serait aussi bien vue du bienfaiteur anonyme de l’humanité, qui solde les notes des journaux de province.La Patrie bat toujours le même tambour: nous sommes Français, scande-t-elle sur sa peau d’âne, et, partant, il nous faut aider la France dans sa lutte contre l’Allemagne; du même coup, nous nous trouverions à aider la Grande-Bretagne, ennemie actuelle de l’Allemagne.Pour concilier les intérêts de nos deux mères-patrie, nous ne saurions mieux faire que de travailler au maintien de la suprématie de in flotte anglaise; car celle-ci tiendra l’Allemagne en échec, si Guillaume It fait mine d'envahir la France.Allons-y donc de quelques dreadnoughts.Nous avons maintes fois fait remarquer à nos lecteurs le caractère dangereux de cette campagne de la Patrie.Si, plus tard, l’Allemagne et la Grande-Bretagne se rapprochent, et que celle-ci délaisse la France, à cpaoi aboutirait l’exaltation du sentiment français prêché ici par la doublure du Star?Peut-être nous vaudrait-il une guerre civile, entre Canadiens-français et Anglo-canadiens.A tout événement, nous n’en retirerions rien de bon, au simple point de vue canadien.Le Herald d’hier soir, dans un article intitulé: "Shifting Scenes", donne, sans en avoir Tair, un violent coup (le pic dans la muraille que s’efforce d’élever la Patrie."Il y a quelques années, dit-il, le sujet habituel des conversations, dans les clubs militaires et maritimes de la Grande-Bretagne, c’était Vaccroissement de.la marine de guerre russe.On se demandait si elle ne devenait pas trop considérable, gênante même, et si, surtout dans le Pacifique, il ne serait pas bientôt nécessaire de ta faire sauter.Le Japon dispensa la Grande-Bretagne de celte besogne; Togo détruisit l'escadre du Pacifique.Et, qui plus est, l’escadre de la Baltique fit aussi le.tour d’un continent afin d’aller obligeamment se faire couler par les canons de l’amiral japonais.Voilà que, maintenant, il< est entendu que la Bussie a l’approbation cordiale du Royaume-Uni, et qu’elle, aura même, le secours matériel des chantiers de construction anglais, pour construire une nouvelle flotte qui stationnera dans la Baltique, où il n’y aura plus de navires du Royaume-Uni.Et tout ceci tend j à démontrer que, si mauvais que puissent sembler les rapports entre la Grande-Bretagne et n’importe quelle autre puissance, à l’heure présente, ils peuvent demain ou après-demain, être d’un caractère tout à fait différent.” La comparaison que le Herald fait entre la nature des sentiments hostiles de la Grande-Bretagne et de la Bussie, Tune envers l’autre, il y a quinze ans, et celle, tout amicale, depuis quelques mois, de leurs rapports qui viennent d’aboutir â l’entente anglo-russe quant à la flotte de la Baltique devrait dessiller les yeux aux diplomates de la Patrie.Bien n’empèche que d’ici à cinq ou dix ans, la Grande-Bretagne et l’Allemagne puissent se rapprocher, elles aussi.Des diplomates et des journalistes s’emploient actuellement à cette tâche.M.Hanotaux, dans un article assez récent, à la Revue Hebdomadaire, mettait les hommes politiques français en garde contre une liaison trop étroite avec l’Angleterre; car, disait-il, celle-ci peut orienter différemment sa politique, un de ces quatre matins, et laisser la France aux prises avec l’Allemagne.Seuls les gens de la Patrie ne soupçonnent pas le véritable danger qu’ils font courir au pays et à la bonne entente des races qui l’habitent, avec une campagne de presse où ils ne tiennent aucun compte de l’inopportunité d’importer et de développer ici les animosités de races, grâce à quoi l’Europe est devenue un immense camp armé, dont Tcntretien ruine les nations.Et nous n’osons pas espérer que la lecture d’articles pleins de bon sens, comme celui du Herald que nous citions tantôt, ramène la doublure du Star â la saine conception du devoir national.Car la reproduction de leurs articles, à quatorze sous le pouce carré, rend les gens de la Patrie aveugles et sourds à tout ce qui peut enrayer ici la campagne jingoe du Star, iGeorges PELLETIER.Par une erreur de mise en page, le Devoir de lundi n’a pas publié la lettre suivante de M.Caban, parue dans la Gazette de samedi.Cette communication de l’éminent avocat n’a, du reste, rien perdu de son actualité.Elle exprime à merveille l’état d’incertitude où se trouvent encore un grand nombre d’Anglo-Cana-diens, sérieux et conscients de leurs responsabilités.Profondément attachés aux traditions de leur race, ils veulent bien faire un effort, si c’est nécessaire et utile, pour maintenir le lien bri-j tannique et la suprématie de la Grande-Bretagne.Mais, comme me disait Tun d’eux, avec une énergie toute britannique.“/ don t want to he bluffed”.Sous les affirmations dépourvues d’au-rité, derrière les fantasmagories grotesques montées par la presse affiliée au irust anglo-allemand, ils cherchent la vérité.Ceux qui, comme M.Caban, se donneront la peine de remonter à la source, ne tarderont pas à s’apercevoir qu’en effet, le Canada est en train, comme en 1899, comme en 1909, de se laisser entraîner dans une immense partie de bluff.H.B.LA CHAMBRE DE COMMERCE Elle reprend hier ses séances rééulières.—Le président souhaite la bienvenue aux nombreux membres présents.— M.Damase Masson fait rapport de sa mission au Congrès du Parler Français.—Le Colonel Mackay parle du Congrès des Chambres de Commerce de l’Empire auquel il représentait la Chambre montréalaise.LA CONTRIBUTION DES COLONIES A L’EMPIRE Au Directeur de la Gazette: |le dernier trimestre de 1914, ces Monsieur, deux chiffres seraient portés à 24 Tout Canadien est sans doute (lé-!c.°m,r® le dernier trimestre sireux de connaître les faits exacts ’ u-n 1*>’ a rontre 17.M.Chur-sur la relation qui existe entre ‘.r1, nî; C0]nPh' IJ:,S h*s deux “Lord la puissance navale de l’Angle- ;_s.on .1lI1H‘,1_0S l]',r'?uça.is co”1btent terre ei celle de TAtlemagne.lus- .* qu’ici, c’est presque impossible de connaître la vérité en lisant les commentaires et les critiques des journalistes canadiens.Je causais récemment avec un membre distingué des Communes Anglaises, et je fus quelque peu surpris lorsqu’il affirma, sans réserve, que d’après les gens les mieux informés de Londres, on ne concevait pas, ni pour le présent, ni pour un avenir prochain, des circonstances où la marine de guerre britannique ne sache inévitablement prouver sa supériorité sur toute marine allemande qui lui déclarât la guerre.Cela me surprit quelque peu et je persistai à exprimer tries doutes sur les causes de Tagréable optimisme de mon ami; mais, entre autres choses, il attira mon attention-sur Texlrait suivant du Times, rapportant le discours que M.Churchill, premier lord d’amirauté, prononça h la Chambre des Communes le 24 juillet dernier: “Nous devrions avoir 33 vaisseaux de guerre en plein service, en même temps que l’Allemagne en aura 25; nous devrions avoir une cinquième escadre de combat de 8 vaisseaux supplémentaires en plein service pour chaque quatre vaisseaux allemands, même type dans la réserve; et nous aurions ainsi 41 vaisseaux en service actif contre les 29 de l’Allemagne.Il est vrai que 8 de ces 41 vaisseaux appartiendraient à la station de Gibraltar.Mais on les verrait souvent dans les eaux anglaises par exemple, chaque fois que la cinquième escadre serait trop loin pour qu’on pût s’en servir immédiatement.“Mais nos ressources ne sont pas encore épuisées.Il y aurait une autre escadre de combat de huit vaisseaux avec un équipage appartenant à la première réserve qui pourrait cire mise en service sans proclamation; enfin il y aurait une huitième escadre mobilisable, et celte escadre serait incomparablement supérieure à la dernière escadre de réserve de n’importe quel autre pays du monde.“Dans le dernier trimestre de 1943, dit M.Churchill, nous devrions avoir 18 dreadnoughts contre les treize de l’Allemagne; dans comme dreadnoughts.Dans le dernier trimestre de 1913 nous devrions avoir 8 croiseurs contre 4 allemands; en 1914, 9 croiseurs contre 5; en 1915, dix croiseurs contre six.M.Churchill critique aussi l’opinion qu’on ne pourrait pas se passer des quatre croiseurs qui iraient dans la Méditerranée; il explique que la marge de (il) pour cent dans la nouvelle construction a toujours eu pour but de rencontrer un certain nombre d’obligations dans les eaux d’outre-mer; il répudie l’accusation d’avoir parlé des dangers de l’avenir sans avoir rien fait pour les prévenir.Ces critiques, dit-il.ne servent en rien la cause du progrès naval méthodique, stable et constant.Le gouvernement est maître de la situation et la panique ou l’alarme n’esl aucunement fondée.” La raison, a dit le député, pour laquelle on n’a pas fait d’additions an programme de constructions navales de l’Angleterre a été donnée par lord Crewe au nom du gouvernement britannique dans un discours prononcé à ta Chambre des Lords et rapporté dans la livraison du Times.“Une autre raison qui doit nous empêcher de pousser trop rapidement la construction navale, c’est que notre hâte excessive pousserait les autres nations h accélérer et à charger leur propre program-n#e naval.Cette politique tournerait donc contre elle-même.Il pourrait devenir nécessaire plus tard de prendre des me.iurcs pour sauvegarder notre dignité et protéger nos intérêts dans la Méditerranée; mais il n’admet pas que le premier lord de TAmirauté est trop ladre pour le moment, parce qu’il ne peut concevoir dans un avenir très prochain une situation qui rendrait la force navale que nous avons dans ees eaux insuffisante à la tâche qui lui incombe.” Reste-t-il du doute sur l’absolue certitude du témoignage plus haut cité?Si oui, do quelle manière est-il possible à un homme d’affaires quelconque qui désire savoir la vérité, de se rendre compte des faits réels?(Signé) C.H.CAHAN.Montréal, 5 septembre.L’Hôtel des Postes Maintenant (tue le ministre des postes est de retour au pays, nous appelons une fois de plus son attention sur l’absence de toute inscrip- a mend p ment à T Acte de l'Amérique Britannique du Nord, d’après lequel le parlement, fédéral pourrait, dans l’avenir.légiférer quant à la célébration du mariage.L’échec (pie ees gens ont rencontré auprès du Conseil Privé ne les a pas encore découragés.Ils persistent à vouloir donner des coups de couteau , ,,Tr.dans le contrat de la confédération, turn française à l extérieur de 1 Ho- ! a con(hlHo de nos ROUvernants, de tel des postes.puis dix-sept ans.quand il s’est agi La porte d’entrée rue Craig, est I ou,respect des droits des minorités, in-rr,-,„ntèn H*nn immense “Posl cite T "Evangelical Alliance” à récla- surmontée d’un immense Office.” Les plans d’agrandissement approuvés par M.Rodolphe Lemieux et exposés récemment dans les vitrines du Canada ne contiennent aucune inscription française du côté de la rue Saint-Jacques.Post1 1 Jtvange mer de nouveaux- empiètements sur ees droits.Mais la minorité devra un bon jour s’éveiller et protester, sans tenir compte des intérêts des partis politiques, quels qu’ils soient.# «t 1,’Allemagne doit, paraît il, permettre l’importation en franchise des vian- doe de l’Argentine, afin de provoquer On ne voit au contraire que les j une baisse dans le coût des aliments, trois lettres M.0.P.(Montreal Post Office) dans les trumeaux supérieurs de ia façade.Montréal est la troisième viiHe française du monde.Le ministre actuel des postes va-t-il tolérer cette absence complète du français sur le principal hôtel des postes de Montréal?Et puis, quand les travaux vont-ils finir?Depuis qu’ils sont commencés, on a eu le temps de construire d’im-mences édifices comme le Domi- dans l empire germanique.Quand un pays en est rendu A voir ses citoyens s’alimenter exclusivement de pommes de terre et de viande do chien, dans certaines régions, tant tu ooût de la viande y est ex-orbitant, on a mauvaise grâce de le donner en exemple aux autres pays (pii ne veulent pas entrer dans le militarisme.A quoi sert, donc de construire tant de ‘’dreadnoughts’’, si Ton n’est pas capable de donner à manger au peuple ?Car celui-ci ne vit pas seulement de la lecture des articles de "jingos C’est une I viande plutôt creuse.* ¦ * * L’une des choses les plus bouffonnes nion Express Building et le Trans-j des temps présents, rVst Rodolphe Déportation Building.j mieux s’écrivant dans le “Canada” H est temps qu’on finisse avec, 'lue son "ombre” fait rager M.Bon- 1 rassa.l'Hôtel des Postes.Sur le Pont d’Avignon.Le "Canada” se fftebe, parce que le "Devoir” ménage les ministres conservateurs plus que Rodolphe Lemieux.11 n’a qu’à prendre patience.Quand un politicien quelconque, bleu ou rouge, aura atteint, le degré d'abjection rc Rodolphe, il aura droit, comme Rodolphe, A tout notre mépris.Et.comme Rodolphe encore, il obtiendra le baise-main du “Canada” pourvu qu’il soit du “l»ord” qui paie.« # * L' "Alliance Evangélique”, de Toronto, — une société protestante —, veut, entreprendre une campagne pour obtenir du gouvernement impérial na- il est sûr que Rodolphe, dépouillé de son portefeuille, n’est que Tombre de lui-même.M-ais les seules "rages” que son ombre ou sa réalité aient jamais suscitées, r’osl celles des "rouges", furieux de son outrecuidance et de sa voraci-té.Si le “Canada" publiait certaine lettre d’un nommé Gladu, ancien député d’Yama-ska, — laquelle lettre s’égara en route, — c’est IA qu’on verrait ce que furent les pleurs et.les grincements de dents des députés libéraux qui se sentaient couler sous l’impopularité do ce gros farceur.Le Veilleur.L’AVOCAT GIBSON EST ARRETE New-Ynrq.12.— Burton W.GMbson, l’avocat de New-York, accusé du meurtre, a été arrêté ce matin è son bureau par l'assistant shérif du comté d’O-rnnge.Celui-ci est parti avec son prisonnier poux Midddlotoft* joù ü le Fera éuoeuf.La Chambre -de Commerce du district de Montréal reprenait hier après-midi ses séances régulières, interrompues pendant les mois de vacances.Le comité des finances de la Chambre a profité du temps où tout le monde était en villégiature pour faire subir à l’intérieur de l’immeuble de la rue St-Gabriel de, belles améliorations Tout le plancher d'entrée est en mosaïque.Les murs et les boiseries sont peints à neuf.11 en est de même de la salle des délibérations et des bureaux du secrétaire.Les meubles ont été vernis.Les (rop anciens, remplacés par de nouveaux d'un fort joli modèle.On a suspendu aux plafonds de riches electroliers.I.’as-peel général est très riant, très confortable, et certes, les membres de la Chambre ont raison d’être fiers de leur immeuble surtout ceux qui ont présidé aux débuts modestes de l’institution.Vers 3 b.15, M.Armand Chaput, vient s’asseoir dans le fauteuil présidentiel.A sa gauche est M.Adélard Fortier, 2d vice-président.La séance est ouverte et le président souhaite la bienvenue en ces termes à la nombreuse assemblée: M.ARMAND CHAPUT Messieurs :— C’est avec plaisir que je vous souhaite la bienvenue dans les locaux de la Chambre transformés et remis à neuf.La Chambre de Commerce du district de Montréal, vous le savez, a célébré, cette année, le 25ème anniversaire de sa fondation, et nous avons voulu garder de cet anniversaire un souvenir durable, (pii redira mieux que je pourrais le dire, les pyogrès accomplis par notre ins-titution.Les anciens de notre Chambre, qui sont ici, pourraient mieux que moi vous rappeler les -débuts de la Chambre, alors que d’une séance à l’autre ils ne savaient pas où ils pourraient se loger.Comme toute grande oeuvre, les débuts ont été humbles et difficiles, mais la persévérance et l’esprit d’entreprise de .ses fondateurs a assuré son succès.La Chambre de Commerce s’est installée dans l’immeuble qu’elle occupe aujourd’hui, grâce à l’esprit perspicace de ceux qui alors pré-sidaienl à scs destinées.Il faut savoir gré à ceux de nos prédécesseurs qui nous onl assuré pour Ta-venir un lieu de réunion, qui a permis à notre institution de se développer de plus en plus et d’étendre plus loin son champ d'action.C’est notre devoir, à nous.Messieurs, de conserver et de faire profiter ce que nous onl légué nos prédécesseurs.C’est ce que la Commission des finances a compris I quand, cette année, elle décida de faire subir à notre immeuble les améliorations et les transformations que vous y voyez aujourd’hui.On ne saurait trop féliciter ceux qui ont donné à notre Chambre Ta-vantage de se fonder une demeure qui ne fera qu’augmenter en valeur.REGARDONS L’AVENIR Je n’ai pas l’intention de refaire.Thistorique de l’édifice qui nous abrite maintenant, ça serait trop long, c’est vers l’avenir que je veux que nous portions tous nos regards.Notre institution a passé la période de l’épreuve; grâce à la sagesse et au dévouement de ses fondateurs, nos prédécesseurs, elle a surmonté des difficultés nombreuses et triomphé de tous les obstacles.Aujourd’hui elle s’achemine vers un succès encore plus grand et plus utile à tous.Il faut que scs oeuvres et ses entreprises grandissent de plus en plus avec votre précieux concours.Messieurs, je suis jeune, vous Têtes tous d’ailleurs et j’entrevois pour notre institution un avenir brillant.J’entrevois le jour où notre institution sera devenue comme une grande Bourse de Commerce, qu’elle aura un édifice plus important encore (pic celui qu’elle a mamtenant, et abritera sous son toit toutes les institutions commerciales et financières canadiennes-françaises, de notre belle province.REUNISSONS NOS FORCES Messieurs, le besoin de rapprochement entre commerçants est tel, (pie chaque année les nouveaux adhérents de toutes les branches de commerce augmentent régulièrement.Notre Chambre a profité elle-même de ce besoin de rapprochement et aujourd'hui le nombre de ses membres dépasse le millier, il ne faut pas s’arrêter eu chemin, et il faut tous ensemble travailler à augmenter le nombre de nos membres à la Chambre de Commerce.Vous n’ignorez pas, Messieurs, qu’avec le développement que va prendre noire pays, le rôle des Chambres de Commerce va devenir plus important que jamais, car les questions d’affaires finiront par prendre le pas sur les questions politiques.Les questions économiques seront toujours au nombre des plus grosses questions que nos pouvoirs publics auront à traiter, et daps ces circonstances, c’est l’occasion pour les Chambres de Commerce de donner leur puissant concours au Parlement, et notre Chambre, toute la première, travaillera en ce sens.Messieurs, je vous invite maintenant à vous remettre au travail et à reprendre Toeuvre interrompue par les vacances.La Chambre aura d’importants projets à vous soumettre, comme vous le verrez, et elle compte que leur réalisation sera pour l’avantage de tout te pays.CORRESPONDANCE Au chapitre des correspondanees, M.Arthur Lemont dit qu'il a reçu de Thon.M.G.E.Foster, ministre du Commerce, une réponse à l’invitation de la Chambre de venir faire une conférence.M.Foster a accepté et déclare qu’il fixera la date dans quelque temps.11 parlera des “Relations économiques entre le Canada et l’Angleterre.” M.H.Fletcher, président de la Hritish Chamber of Commerce, de Paris, a répondu favorablement au projet de la Chambre de Montréal de faire un voyage en Europe.Le département des postes annonce que bientôt les timbres en rouleau seront mis en vente.C’est une innovation appelée à enrayer bien des microbes M.le président demande ensuite à M.Damase Masson de faire part à la Chambre de scs impressions du Congrès du Parler français, à Québec, où il fut délégué.M.Masson lui alors l'intéressante narration qui suit: M.DAMASE MASSON Messieurs, Le 1er juillet, je revenais de Québec où, pour me conformer au désir du conseil, j’ai eu l’honneur de représenter notre Chambre au Congrès du Parler Français.Pcrmet-Irz que je porte de suite à votre connaissance les marques de syni-palhic donl j'ai été l’objet de la part du comité de Réception, comme celles du Secrétaire-général, M.Adju-tor Rivard qui, après avoir pris l’initiative de ce congrès, en a mené à bonne fin, avec le zèle d'un apôtre cl l’intelligence d’un lettré, toute [’organisation.Mgr Roy, le président, voulut bien rouvrir le congrès qu’il venait de clore, et permettre à votre délégué de présenter son rapport.L’heure avancée, — il était midi passé, — ne m’autorisait pas ù imposer tout mon rapport.Je me limitai donc à quelques mots pour indiquer simplement To-rigine de notre institution qui, en cette circonstance, pouvait offrir un cachet particulier, puis à faire part aux congressistes des voeux de notre Chambre.Vous avouerez que ce mince bagage ne convenait pas à une oeuvre aussi importante que la nôtre.Mais j’avais la promesse formelle du distingué Secrétaire, que tout Thistorique de notre Chain bre trouverait place parmi les rapports et serait inséré dans les actes du congrès.Rapport contenant en entier les délibérations et les discours du congrès.Ce qui m’assurait que notre Chambre ne passerait pas inaperçue.Dans les règlements du congrès, l’on me lit remarquer une clause qui se lisait comme suit: “Les sociétés, institutions, etc., etc.ne seront admises que comme membres donateurs ou titulaires; ce (pii leur donnera droit de recevoir un exemplaire du compte rendu des actes du congrès (cc que j’ai pu assurer à la Chambre en souscrivant moi-même pour elle) ces sociétés, institutions, elr., etc., auront de plus droit de se faire représenter par deux délégués (ce dont M.Joseph Fortier et moi, nous nous sommes prévalus).Ces délégués, en séance, auront les mêmes droits que les membres titulaires, c’est-à-dire, pourront être choisis comme officiers du congrès et de ses sections, prsenter des travaux et prendre part aux délibérations.RECONNAISSANCE Ce serait, n’est-ce pas, faire acte d'ingratitude (pie de ne pas tout d’abord offrir au conseil la profonde reconnaissance de ses délégués pour l’honneur roNiféré, comme pour l’inoubliable jouissance dont ce régal intellectuel fut leur heureux partage.La fête dépassa, j’en suis convaincu, les espérances mêmes des organisateurs qui se multipliaient et semblaient se porter au-devant de tous ceux que la bonne fortune et Tamour de la langue maternelle avaient trouvé dignes de prendre part à ces agapes fraternelles comme à Toeuvre éminemment canadienne que devait réaliser ce congrès du Parler Français.Tout semblait vouloir contribuer au succès de la fête.La température même fut idéale, voulant pour ainsi dire lutter d’amabilité et de gracieuseté avec le comité, dont les efforts généreux on dû être largement récompensés par lo concours remarquable des compatriotes et des amis qui sont venus se grouper sur l’immortel rorher de Québec.Les paysages les plus merveilleux s’offraient à notre admiration, rappelant les touchants souvenirs des plus glorieux exploits de noire épopée canadienne.LA JEUNESSE CANADIENNE-FRANÇAISE Sur ce rocher si souvent témoin de nos manifestations nationales, celle du 30 juin 1912, par la jeunesse canadienne-française, comptera parmi les plus grandes et les plus belles.I! nous y fut donné de jouir du réconfortant spectacle qu’offrait le brillant cortège de TA.C.J.C.et des Zouaves pontificaux venus de .t {Suite à la Mme page) I 2 LE DEVOIR, JEUDI, IZ SEPTEMBRE I8IZ LES HOMMES - DISEflUX ^0^1'?»6 étrangère Fédération \u martyrologe de l’aviation sont venus s’ajouter hier deux nouveaux noms, ceux d’un Allemand et d’un Américain.— Quatre autres se blessent en volant.—Un aviateur français brise le record de durée.— Un aviateur est fait prisonnier par les Turcs.Dresde, Saxe, 12.— De lieutenant Slabert.attache à l'année “rouge”, aux manoeuvres impériales qui ont lieu actuellement en Saxe, est tombé avec son aéroplane hier, an cours d’une envolée d’éclairage, et a été tué.Son compagnon, le lieutenant Simmer man, a été grièvement blessé.Cinq des six avions de l’armée “rouge'' ont été avariés dans leurs envolées pair la transmission d’ordres militaires, mais personne n’a été blessé, à l’exception de Simmermann et de Slabert.Le ballon dirigeable est une unité des plus satisfaisantes au cours de ces manoeuvres.Le “Zeppelin III” et le “Dross IV” opèrent avec succès, comme en pleine gueire, entre un point in diqué et leurs stations respeetives, à Gothanand et à Berlin.L'empereur Guillaume, et les membres de la suite impériale ont été les hôtes, hier midi, d’une compagnie de soldats.Ha Majesté a goûté à la sou pe aux fèves et autres plats des rn lions servies aux hommes.ACCIDENTS A GAND Gand, Belgique, 12.— L’aviateur Busson et son mécanicien ont été blessés grièvement, hier, à Tamise.1,'hydroaéroplane dans lequel ils vo tu lent est tombé sur un arbre.Le mécanicien a le crâne fracturé.VICTIME DE SA TEMERITE Chicago, 11.— L’aviateur Paul Peck, qui détenait le record du vol d’endurance, s'est tué aujourd’hui, en tombant avec le biplan qu’il montait.Le vent était très violent et.selon l'usage en pareil cas.le directeur du champ d’aviation de Chicago avait fait afficher un avis prévenant les avia teurs qu’il était dangereux de faire des envolées.Peek croyant que son léger biplan pourrait le porter malgré le vent ne tint pas compte de cet avis et s'envola dans les airs.Arrivé à une hauteur de 800 pieds, il commença à redescendre en spirales, mais le vent fit •capoter la légère machine et le mal-heureux fut tué.UN ELEVE AVIATEUR SE BLESSE Mineola.(Long Island).11.— M.Georges Monnard, élève-aviateur, a été sérieusement blessé aujourd’hui, à l’aérodrome Aloisant AL Monnard se trouvait, auprès fies hangars, dans un g)roupe d'élèves qui suivaient les évolutions aériennes du capitaine Polinas.Ce dernier, alors qu'il se trouvait à une certaine altitn de, descendit en vol plané.Comme il allait atterrir, M Monnard et ses camarades s'élancèrent vers l'aviateur pour arrêter sa machine, qui continuait à voler au ras du sol.Quand ils virent l'aéroplane arrIver ruv eux, ils se jetèrent à plat ventre, ar la vitesse était trop p"ande pour lenter de saisir J’appareil.AI al heureu- sement, M- -Monnard fut atteint par l'hélice de l'aéroplane, qui lui brisa trois côtes, dont l'uut lui perfora le [ion mon.Il a été transporté au Nassau Hospital.M.Monnard est Français.Il est ’n Amérique depuis quatre ans et habite New-York.L’AVIATEUR WALSII FAIT UNE CHUTE Halifax, 11.— G.Walsh, un avia teur qui évoluait an dessus du terrain ¦de l'exposition, aujourd'hui, dans un biplan Curtis, a miraculeusement échappé à la mort.Ha machine est venue frapper dans le toit d’une étable à vaches, se brisant en morceaux sons le choc.L'aviateur s'en est tiré avec une fracture du lier et uu choe nerveux.UN AVIATEUR FAIT PRISONNIER Tripoli, 11.— Les Turcs qui en plusieurs circonstances avaient en vain essayé de voler aux Italiens un aéro plane, sont maintenant en possession d’une machine volante.Le capitaine Aloiso faisait un vol, de Zouara à Tripoli, quand une avarie étant survenue à son moteur, il se vit dans la nécessité d’atterrir dans une contrée hostile.Les Turcs le firent prisonnier et s’em parèrent de son aéroplane.UN RECORD DE DUREE Un nviateuV français, concourant hier pour le Critérium, prix offert par l'Aéro Club de France, a fait une envolée remarquable, mais n’a pas dépassé le record établi par Hellos.Fourny est resté en l’air 13 heures et 18 minutes et a ••ouvert une distance de 1,010 kilomètres (628 milles).Il est parti de l'aérodrome d’Efam-pes à ~> heures 0.3, hier matin, et a touché terre à 7 heures 11 hier soir.lin vent violent n soufflé tout le temps, accompagné fréquemment d’une pluie torrentielle, mais malgré ces désavantages.Fourny n ’on a pas moins fait du 47 milles à l ’heure.Le record de I!elles qui a été aecom pli lors du concours pour la coupe Michelin, est de 776.86 milles en 1.4 heures ot sept minutes.Le vol de Fourny brise le record de la durée et île la distance, sans arrêt.Le dernier record avait été établi également par lui, Il couvrit alors une d s tance de 447.3 milles en 11 heures et nue minute.Le prix Critérium est de $2,000.ONZE PASSAGERS EN DIRL GEABLE Paris, 12.— Le ballon dirigeable “Ad-judant-Reau ”, parti d’I-ssv avec onze passagers pour aller participer aux manoeuvre du centre, est arrivé à Tournon-Saint Martin.I a couvert, en quatre heures et demie, les 310 kilomètres qui séparent les deux villes.Les Bulgares vont prendre l’offensive LES PREMIERS, ILS ATTAQUENT LES TURCS, ET LE GOUVERNEMENT DE CONSTANTINOPLE S’EMPRESSE D’ENVOYER DES RENFORTS POUR REPOUSSER LES INSURGES.(Servire particulier* Vienne, 11.— D'après les dépêches reçues de Constantinople et dp Sof a, 'es Bulgares ont ouvert les hostilités en tirant d'un fort de la frontière sur une patrouille turque en reconnaissance.Les Turcs ont répondu au feu des Bulgares et en ont tué cinq.Les Bulgares out reçu des renforts immédiatement.Le commandement turc a appelé sous les armes les paysans mahométans 'lu voisinage et les a incorporés à ses troupes.Le combat a duré toute la journée; il y a eu un grand nombre de tués et de blessés.On craint ici que cette échaiiffourée rende la guerre inévitable.LES TROUPES TURQUES Constantinople, 11.—Le ministère de la guerre envoie aujourd’hui, sans mystère.des troupes à la frontière bulgare.1! est évident que le gouvernement a perdu patience à la suite des taquineries dont il est l'objet â propos de la Macédoine et qu’un membre du cabinet a déclaré aujourd’hui être “une intervention impertinente dans les affaires intérieures de la Turquie.” Berlin.II.— La Bulgarie a posé dn ultimatum aux puissances, dit la “Gazette” de Francfort, aujourd’hui.A moins que la Turquie n’accorde l’aut-nomie à la Madécoine, une guerre tur-co bulgare est inévitable.Berlin.11.— Les Bulgares s’adressent aux puissances pour obtenir l’autonomie de la Macédoine, si on en croit une dépêche de Sofia à la “Gazette” de.Francfort.Ce message dit que la.requête sera finale et que si la situation en Alacédoine ne peut être réglée à l’amiable, la Bulgarie aura recours aux armes.Le Congrès Eucharistique de Vienne L’OUVERTURE OFFICIELLE EN A ETE FAITE HIER.— LES ETRANGERS AFFLUENT.tienne.12.L’nuvertur1 officielle lu Congrès Eucharistique auquel assistent des délégués de toutes les parlées lu monde et qui attire des milliers de visiteurs, à eu lieu hier dans la cathédrale Saint-Etienne.Le cardinal Van Ross uni, légat papal au congrès, a lu un message de Sa Sainteté le Pape Pic Al.Après la lecture du bref papal, des discours ont été prononcés dans lesquels nn a indiqué le but, et.les motifs du congrès.Vienne offre sa large hospitalité aux étrangers et les chemins de fer autrichiens ne peuvent suffire à trans porter les congressistes.Association des Femmes d’affaires Yuan Shi Kai gouverne en Souverain moderne LE PRESIDENT DE LA REPUBLI QUE CHINOISE CONSTRUIRA DES CHEMINS DE FER ET FERA UNE FOULE D'AUTRES REFOR MES.Mort du Cardinal Coullié LE DEFUNT ETAIT ARCHEVEQUE DE LYON ET PRIMAT DES GAULES.(Service particulier) Lyon.France, 12.— Le cardinal Pierre-Hector Couillié, archevêque de Lvon, est décédé ici hier après midi.Son Eminence était née è Paris, le 11 mars ,05> f 6 _ ,lpnson 0“nr._ • j • i j Naught\’ Lad, 107.5 1 1 -(’onnollv.Rifle Brigade n eut pfls de rivaux ram„|in 10| f> m _ But well, sur ses fers dans lavant derrnere smftn .,ame8 |00, 7 Bonschot-f éprouvé.I ou jours 00.Chevaux de 3 ans et plus, à réclamer.Bon départ.Victoire facile.Dé part à 2.55.Au poteau 7 minutes Vainqueur issu d Bav.Entraîneur courses de jeudi après-midi : Première course — Chevaux de/trois ans 6 furlongs.xMary Bud, 109 ; xSati, 109 ; Le ri’Or, 109; King Cash, 112; Magpie, 109.Entrées de M.Gorman.Deuxième course — Chevaux - de» trois ans et olus — 1 mille.xClan Alpine, 95; xSunlike, 95;-Oakley.Ill ; John Mart's, 111 ; /.Long Ago, zlnsp.J.estrade, 107 ; A on Laer, rroCsième course — Chea'aux»de trois ans et plus — 13-4 mille.Garth, 92 ; Cliff Stream, 109 At Once, 104 ; Ta Nun Da.111.Quatrième course —- 6 furlongs.Afterglow, 97 ; Barnegat, 102 ; 'CT4 K ingston-Pleasure rane, 105; Don't Forget, 105 ; Scallv W.Hurley.Bourse | wag, 100; Tankard, 102; Arcane, 105, iSteeplechasc.— 2 payée au gagnant S-J'25.Temps 1.16.| Cinquième course Bay of Pleasure, 103.1 3 Connolly j milles.Chemulpo, 107, 2 1 — Small.Mutineer, 130; Jack Dennerlen.137 ; Toddling, 105, 3 t - Jensen.|Young Morpheus, 142 ; Irwin P.Diggs, Danfield, 100, 4 6 — Doyle.117 ; Parade, 135: Bronte, 140 ; I’r.Mnlntine, 1-04.5 1 1-2 — Teahan.Hampton, 150; Jin Jitsu.150.John Marra, D'L 6 2.Bcnscliolten.Sixième course I mille.Floridas Beauty, 98.R _ Clement.1 Viroy, 84 : Mission.110 ; xCliff Edge,! Bay of Pleasure resla en deuxième, G J ; Hamilton, 104 ; xChester, 98.placv pandant la première moitié de la j N Ont paire, eourso alors qu’il se détacha pour ga- ! Septième course 5 furlongs, cn-r facilement par 3 longueurs de- Rehearsal.109; Brynary, 109 ; vant Chemulpo.] x Sweet Story, 104 : Loch Lomond, Le Pari Mutuel a rtavé comme suit : Bay of Pleasure.$21.85 : place $3.$4; Chemulpo.place FT,.',9; Toddling, place $1.6$.25cme course, 6 furlongs.Bourse, s500, Chevaux de 3 ans et plus.Bon départ.Victoire facile.Départ à 3.20.Au,, poteau 5 minutes.Vainqueur issu de Bryn Mawr-Affect.Entraîneur AV.F.Prëssgrave.Bourse payée au gagnant, 8120.Temps, 1.15 2-5.Bwana Tumbo, 107, I 1—Small.Pluvious, 110.2 t AlcTaggart.Knights Differ.I0|, .‘i 3 Martin.Stimtnt, 104.4 3 - Clément.ehoteen.x Sweet 107 ; La Sainrel ris Queen, 109.a, 109 ; Phew, 109; Pa- n a Sir John Light O’ My plus en plus encouragéesi et lempor-teront surenicnt un grand succès.Voici les résultats des épreuves.d’au-lotud’hui : 1ère course, 5 1-2 (lirions» : 1er.Striker, 109, Sch ut Linger, 7 à 2, 7 à 5 et 7 à 10 ; 2e, Ringling, 109,Grass • > à 1.2 à5 ; 2e, Chilton King, 107, Koer-ner, t à I, 5 à 2, 6 à 5.'Temps: 1.06 4 5, Robert.Bradley, Montressor, Glint, Little Cupiter, Filkens, Early Light, Doe.Tracey et Hans Creek ont aussi couru.-éuie course.Handicap, 5 1-2 fur-i longs : 1er, Aziade, 102, Shilling, U à 10, 1 à 3 ; 2e, Springboard, 97,Da -vms, 6 à 1, 8 A.S et 1 à 2 • 3e,Right Easy, 110, Kirsobbaum, 15 à 1, 1, et 8 à 5.TWnps.1.06 Johnson, Hilarious et Life ont aussi , couru.3«ne course, 1 mille, 70 verges : 1er, Chryseis, 108, Sohuttânger, 9 à 19, 1 à 4 : 2e, Flying Yankee, 108, 9 à.5, 3 à 5; 3e, Gardnu-, 96, Davies, 12 à I 5 là 2 et 1 à 2.Temps : 1.41.Col.Cook» et Floral Day ont aussi couru.4èmo course, J mille 70 verges: 1er, Rolling Stone, 193, Shilling, 5 à 2, t à 5 et I à 3 r 2e.Dr Duenner, 102 Sohut Linger, 2 6 1, 7 à 10 et 7 à 20 -3e, Kormak, 102, Dunn, 15 à 1, 5 à 1 et.3 A 5.Temps : 1.43 2-5.Lo- chiel, Fiamma et Col.Holloway, ont aussi couru.5i'-me course, I 1-16 mille : Itr.Oak-hurst, ^ 111, Turner, 5 à 2, 6 à 5 et J à E5 ; 2e.Bleaker Boy, 103, Ford.*• $ 4 5 et.t à 5 ; 3e, Accord! 10$, Koerner, $ n 1, 3 ù 1 et, 8 à 5.Icmps 1.45 2-5.Hedge Rose.Michael Angelo, Lady McGee, Guarano-la.0.FIm et Dr R.L.Swarenger ont aussi couru.6ème course.5 furlongs : 1er Cov |0.7- y™*’ ,î> A 10, 2 A 7 ; 2c, Fede-rnl.110, Divins, 9 à2 ; 3,.} gun.110.Turner, 11 A 5, 1 Temps : LOO.Fasces.Rock Rest.Mo-hawkB oy et Chilton Song ont aussi count.Meyer, r.f.Dalton, c.f.O’Hara, c.f.•Iordan, 1b.Bradley, 3b .Fitzpatrick, 2b.Holly, s.s.Graham, c.Kent, p.29 1 3 3 11 o 2 0 5 0 26 à A.0 1 0 0 3 5 l 1 0 Pour sa séance d’ouverture de la saison de lut te.la direction du Club Athlétique Canadien a bien fait les choses.Le programme de la soirée est vraiment corsé et tous les fervents de la lutte applaudiront à l’initiative du club qui nous présentera, ce soir-là, pour la première fois à Alontréal, le célèbre Constant le Marin, un colosse qui a fait parler d« lui depuis plusieurs années dans tous les pays d’Europe, l égal des meilleurs lutteurs du mondé entier.Son adversaire sera l’un des athlètes les plus populaires h Montréal depuis sept ou huit ans, Emile Mau-pas, l’homme qui connaît le mieux Part de la lutte de tout le continent, le plus "gentleman” de tous les lutteurs.Ce mafeh à lui seul assure le succès de la soirée.Les Champions sont prêts LE QUEBEC A DEJA ENGAGE TOUS LES JOUEURS DE L’AN DERNIER.1 1 9e xx A frappé pour Hartman reprise.SOMMAIRE, Montréal .090900011—2 Toronto.-.12-000020x—5 Course de circuit, Kent ; coups de trois buts.Holly ; coups de deux buts.Jordan; coup sacrifié, Kent; buts volés, Bradley, 3 ; Graham ; jeux doubles, Dalton à Jordan à Fitzpatricjk ; retirés au bâton, par McTigue, 9 ; Kent, 4.Buts sur balles, sur McTigue 6 : Kent, 2 ; laissés sur les buts, Aloti-tréal, 6 ; Toronto, 7 ; bdts sur erreurs, Montréal, 1 : balles mal lancées, AlcTigue, 2 ; balles manquées, Québec, 12,-—L« club de hockey Québec a »téjà engagé tous ses joueurs de l’an dernier.Tous les joueurs, actuellement à Québec, ont assisté à la réunion d’hier soir.M.Quinn, gérant, espère une fructueuse saison.Outre les joueurs de j l’an dernier, le club aura d autres | bons joueurs.Si l’on ne peut cons-! truire un Arena, le patinoir actuel se-j ra agrandi de manière à suffire à | tous les besoins actuels.Mais l'on a décidé la co nstruction d’un nouvel Arena et il n’y a pas de raison de la retarder.Burns.Arbitres 1.45.Phyle et Byron.Temps— R.H.E.;op-à 2.Une revanche du Vaudreuil II Buffalo 8 2 Hochester .100060600—1 6 3 Batteries.— Fullenwider.Keefe et J arklitsch.Arbitres, Guthrif » et Nallin.Baltimore OOOPOOIPO— 4 ft 3 Newark .200424000—12 1 9 l Batteries.— Ostendorf.Peltv, Vick- ers.Danfort h et l] et Higgins.’ayne ; F.nzman, Bell s POSITION DES CLUBS G.P.P.c.Toronto .84 59 587 Rochester .$2 61 570 Newark .74 67 525 Baltimore .70 71 497 Montréal ?.07 75 472 Buffalo .66 ‘ 78 458 Jersey fit y ., .65 78 155 Providence .415 Les parties dans les grandes ligues A’oici les résultats des parties jouées hier dans les séries des ligues Nationale» et Américaine : Dutch Kitten au Dufterin Park DANS UNE JOUTE TRES CONTES-, TEFL L’EQUIPE DE CROSSE DE A AFDREV I1.'TRIOMPHE 1H STF-ANNE PAR 7 A 3.J A audreuil, 10.— Profitant de la tem-1L CAI SF.1 NI.SI RPRISF.EN GA-Vpcrature idéale, le club de crosse GNV NT LA TROISIEME COI RSF.ISamto-Amic II est venu rendre visite .i nu A audreuil II dimanche dernier.Oufferin Park.11.La surprise du Quoique affaibli par T absence île A.Bruneau et M.Hamilton, deux de ses jour a été la victoire de Dutch Kitten à une cote de 15 pour l.dans laitroi-4 ¦dème course.’ I htt Rump, 101 1-2, 5 3 Bonschoteen.Voici les résultats ries épreuves»: Chepontuc.110, 6 Tealmn.' Hère course.I 1-2 furlongs — Bwana Tumbo fit un démarrage, heu-J |, Court Belle, 108, Treyor, 6 à VI, reitx que rien ne put ensuite déranger « à L et se classa premier par une longueur.I o.Lnngus, 112, Mondon Le Pari Mutuel a payé comme suit : Bwana Tumbo.82.05.place 81.59; Plu viotis.place 8] .Rfi.26ième course, environ 2 1-2 milles.Bourse 81,000.Chevaux de I ans et pltjs.Bon départ.A'ictoire contestée.Départ à 3.59.Au poteau 3 minutes.V ainqueur issu de AYickham-Dimia s Daughter, Entraîneur A.Bulcrofî.Bourse payée au gagnant, 81.100.Temps, 5.17 2-5.Wickson, 137, 1 1-2 Beamish, xx B'ngmnstcr, 159.2 15 Allen.Buckthorn.138, 3 30 — Keleher.x Bill Andrews.135.4 - Ryan.The Prophet.147.Kcrmath.Highbridge, 160, Pemberton.'talker, 137, Pearce.Lupkola.145, Hagan.\ Rice Grain.135.I.ienek.Btfeve Lane.135.Lynch, xx Gun Cotton.1(5.AA’olke.Wickson triompha par une dcmi-lon ïueur après avoir repoussé un rapprochement de Ringmaster.T/P Pari Mutuel a payé comme suit : iVièkson 816.07, place 81,95: Ringmaster, 81,57 : Buckthorn place 82.29.27èmc course, 7 furlongs.Bourse 8300 ,’hevaux de 2 ans et plus.Bon départ.Victoire faeile.Départ à 1,36.Vu poteau 3 minutes.Vainqueur issu de Or-mus-Dosdemnnd.Entraîneur VA.Wright.Bourse pavée au gagnant 8(30.Temps, 1.31.Bryndown, 92, 1 11-2 — Teahan, Afoving Picture.95.3 t ALirtin.Aljaneen, 1 12.4 t MoCarthy.Sihion Pale.112, 5 2 Doyle.Windbum, 95.6 6 Bnrziley.Sand Hng, 97.7 15 Connollv.W.AV.Clark.112.S—Gullet t Alaster Jim mena à partir du nier tournant et gagna par une gu sur.Le Pari Mutuel a payé comme suit : Master Jim, 85.45.place 81.63 : Brvul à 1, # 1 2 à 1 I.in - 3.Porcupine.101.Hanover, 2 à 3, et là 3.Temps — 5$ 1-5.Irène, Sweeney, Outclassed et Breastplate ont aussi couru.2ièmc course, 4 furlongs I.I.adv Eton, 1.12, Jackson, 6 à 1.2 à 1.107 Wheatley, t O’Connor, » 10 à 1 1, der- lon- Le Capitaine Bourassa dit : “Je sais que nous serons bientôt enj pleine saison mondaine; chaque année, à mesure que notre société augmente d’importance, on apporte plus d’attention à la correction tic la mise.“Beaucoup d’hommes s’étonnent Je voir les complets de toilette que Je plus Cie.GénéraleTransatlantique ligne postale NEW YORK, HAVRE, PARI.-.Départs tous Ips jeudis à 10 heures a.m .La Provence 19 Sept.France 10 Oct.La Savoie 26 Sept.La Provenre 17 Oct.La Lorraine, 3 Oct." La Savoie ' 24 Oct.DEPARTS SUPPLEMENTAIRES Tous les samedis à 3 heures P.M.Paquebots ne transportant qu'une seule classe de passagers de cabine.Chicago 21 Sept.La Touraine 28 Sept.DE QUEBEC A NEW-YORK “Floride” .12 Tct.à 4 p in.Pour passages, s’adresser à GENIN, TRUDEAU ET CIE LTEE, agents généraux pour le Canada, 22 Notre-Dame Ouest, ou aux agents suivants: Hone et Rivet, 9 Boulevard St-Laurent; W.H.Henry, Imperial Bank Bldg.: Thos.Cook & Son.530 rue Ste Catherine.O.Agent pour le fret: James Thom.118 rue Notre Dame Ouest.Montreal Jockey Club CONCOURS D’AUTOMNE BLUE BONNETS Du 7 au 14 septembre Courses et steeplechases tous les jours.— Beau ou mauvais temps.— Admission avec accès à la grande »?s-trade.$1.50 Cité de Montréal DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS DEPARTEMENT DE L’AQUEDUC DES SOUMISSIONS sous enveloppes cachetées, adressées aux Commissaires et déposées à leur bureau à l’hôtel de ville, seront reçues jusqu’à midi, vendredi, le 20 septembre 1912, pour la pose de 6,200 pieds de conduites d'eau de 16 pouces de diamètre, dans la rue Notre-Dame, quartier Longue-Pointe.à partir de la rue Trudel à Beaurivage, jusqu’à la rue Azilûa, à Tétreaultville.Tous les tuyaux, raccordements, robinets, vannes et bornes-fontaines seront fournis par la cité et livrés près du lieu des travaux.Tous les autres accessoires, outils, etc., devront être fournis par l’entrepreneur.Les intéressés pourront se procurer des copies des cahiers des charges et des formules de soumissions au bureau de l’ingénieur surintendant de l'aqueduc.Toutes soumissions qui n’auront pas été faites sur les formules fournies à cette fin par la Cité de Montréal, ut qui n'auront pas été mises dans les enveloppes imprimées aussi fournies à cette fin, seront écartées.Aucune soumission ne sera prise en considération, à moins d’être accompagnée, d’un chèque accepté par une banque canadienne incorporée, payable à la cité de Montréal, pour le montant de $1,200.00, lesquels soumission et chèque seront mis dans l’enveloppe fournie à cette fin par le bureau de l’ingénieur surintendant de l’aqueduc.La plus basse ni aucune autre des soumissions ne sera nécessairement acceptée.Les soumissions seront ouvertes en présence des intéressés par le Bureau des Commissaires siégeant en assem blée dans sa salle de délibérations, à l’Hôtel de Ville, à midi, vendredi, le 20ièmc jour de septembre .1912.Par ordre "du Bureau des Commissai-rcs L.N.SENEGAL, Secrétaire.Bureau des Commissaires, Hôtel de Ville, Montréal, .11 septembre 1912.DOMINION GOAL CO.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS DK CHARBON DOMINION pour VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements s’adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 rue St-Jacques.Montréal.Téléphone Main 401 If PACIFIQUE CANADIEN CHANGEMENT D'HORAIRE TRAINS CANCELLES GARE DE LA HUE WINDSOR Pour Kennebunk.9-15 p.m.Pour Sherbrooke (spécial du lac Brôme) (lus samedis).1-15 P ni* Pour Labelle.• 1*25 p.m.Pour Vaudreuil.9.-0 a m.De Vaudreuil.1.10 p.m.Pour Rigaud et Caledonia Spring.12.30 p.m, GARE DE LA PLACE VIGER Pour Ivry (vendredi) .4.50 p.OL Un wagon palais sera attaché ai^ train 445 de Place Viger à 4 p.m., les vendfedia.PORTLAND Maintenant en opération.(Quitte gyre Windsor, b 9.00 a.m., a 8.0Û p.m., ., b Tous les jours excepté Je dimancne.a Tous let, jours excepté le samedi.SPECIAL POUR MALLE ALLAN Un train spécial quittera la gare de la rue Windsor à 9.45 a.m., vendredi, le 13 sep»* tembre, faisant raccordement avec le R.M.S.Victorian.EXCURSIONS DANS L'OUEST DE MONTREAL ET RETOUR BAY CITY.CHICAGO .CLEVELAND via Buffalo et vapeur CLEVELAND viâ Détroit et vapeur DETROIT .GRANDS RAPIDS.SAGINAW.ST-PAUL.ST-PAUL PAR LES LACS.Départ les 12.1.3 et 14 septembre.Limite de retour 30 septembre 1912.$17.25 18.00 34.13 18.00 15.00 18.95 17.15 , 34.00 ‘ 58.00 BLUE BONNETS JUSQU’AU 14 SEPTEMBRE SERVICE SPECIAL Départ de la gare Windsor à 1.33 p.m., et 1.50 p.m.Retour après la dernière course.Billet simple, 3 5c; aller et retour, 25c.OTTAWA Départ jusqu'au 16 septembre .$3.35 f 13 septembre .2.50 Limite de retour 17 septembre, 1912.OXYGENE Chimiquement Pur pour Usage Médici-nal.Pneumonie, Dyspnée, Syncopes, etc.Crises asphyxiques.Compagnie d'Oxygène du Canada, 2, Square Dufferin.Dépôt: Pharmacie Laurence, coin des rues Saint-Denis et Ontario.Tél.E.1507.plus, l’ouvrage, le plus facile et qui paie le mieux leur serait, octroyé; tandis qu’entre les autres, qui travaillent dans la manufacture depuis de nombreuses années, l'ouvrage le plus dur, et qui paie le moins, serait distribué.Des plaintes auraient été faites à ee sujet, aux autorités supérieures de la compagnie, mais «lies seraient restées sans réponse.De guerre lasse, les ouvrières se sont décidées à déclarer la grève.Telles sont les explications qui ont, été données, hier, au cours d'une assemblée qui a été tenue par les grévistes, au No 11 ruelle Leroux.Un comité a été nommé, qui doit rencontrer les autorités aujourd’hui même.Les grévistes np demandent pas d’augmentation de salaires niais, seulement, justice.CHARPENTIERS EN CONVENTION La Fraternité des charpentiers et mu-nuisiers de l’Amérique du Nord tiendra sa convention annuelle A Washington, D.C.Fille s'ouvrira lundi matin, et durera douze jours, ("est.l’une des con ventions ouvrières les plus importantes qui se tiennent sur le continent américain.La Fraternité Unie des Charpen grand nombre d’adhérents, après la Fédération des mineurs.Montréal compte six unions locales de charpentiers-menuisiers qui sont affiliées A la Fraternité-Unie.Ces unions seront représentées à la prochaine convention par les délégués suivants: MM.Arthur Martel, membre du bureau exécutif général; Ovide Proulx, secreta’re de l’Union No 134: J.17.Campeau, du Conseil de district; J.A.Laflamme, agent d’affaires, pi A.Montbriant.Ces délégués partent pour Washing ton aujourd’hui môme.REUNIONS POUR CE SOIR, 2me jeudi du mois AU TEMPLE DU TRAVAIL: Comité exécutif du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, —Section des étiquettes unionistes.Conseil de eonstruerion.A LA SALLE DIONNE: Union No 492 des cordonniers de la B.and S.W.U.Billets Réduits Aller et Retour pour les Cotes du Pacifique MAINTENANT EN VENTE EXCURSION DE COLONS - A - Manitoba, Saskatchewan et Alberta 17 septembre 1912.Billets bons pour 60 jours.Wagon-lit de touristes sur les traîna dt 10.10 a.m.et 10.30 n.m.tous les jours, BUREAU DES BILLETS 141-143 rue St-Jacques.Téléphone Main 8121 ou am cares Viger et Windsor GRAND TRUNK RAILWAY SYSTEM Quatre Trains Express par Jour MONTREAL, TORONTO ET L’OUEST 9 a.m., 9.80 a.m., 7.30 p.m., 10.80 p.m.Wagons buffet, salon et bibliothèque aux trains du jour; wagons-lits “Pullman’' éclairés à l’électricité aux trains de nuit.SEULE DOUBLE VOIE FERREE LES TRAINS LES PLUS BEAUX ET LE3 PLUS RAPIDES DU CANADA PLUS HAUTE CLASSE D’EQUIPEMENT EXPOSITION D’OTTAWA ALLER ET RETOUR DE MONTREAL 12, 14, 15, 16 septembre.$3.35 13 septembre.$2.69 , Limite de retour.17 septembre 1912.EXPOSITIONS D’AUTOMNE ALLER ET RETOUR DE MONTREAL Casselman, Ont.16 au 17 Sept.$2.50, Granby, Que., 12 au 13 septembre .1.70 Hemmingford, Qué, 17 Sept.1.10 Huntingdon, Que., 12 au 13 Sep., ., 1.40 Lancaster, Ont., 18 au 19 Sept.1.60 Maxville, Ont., 12 au 13 Sept.2.10 Plattsburg, N„ Y., jusqu’au 13 Sept.2.35 St-.fean, Qué., 17 Sept.».90 Valley field.Qué., 17 au 23 Sept.1.05 Waterloo, Qué., 17 au 18 Sept.2.10 Départ par les trains p.m., la veille del l’exposition, aussi tous les trams chaque date, des expositions; limite de retour le jourmêmei ou le lendemain de la clôture de l’exposition, sauf quand telle clôture a lieu le samedi; 1» limite de retour serti alors le lundi suivant.EXCURSIONS POUR L’OUEST Aller et retour de MONTREAL à DETROIT, Midi.$15.00 PORT HURON, Mich.14.8.5 BAY CITY, Mich.17.25 SAGINAW, Mich.17.15 GRANDS RAPIDS, Mich.18.9.5 CHICAGO, 111.18.00 ST-PAUL ou MINNEAPOLIS, Minn., par chemin de fer.34.00 * ST-PAUL ou MINNEAPOLIS, Minn., viâ Lac.38.00 CLEVELAND, OHIO, vift Buffalo et en bateau.14.15 1 CLEVELAND, OHIO, viâ Détroit et en bateau.18.00 t Départ, 12.13.34 septembre; limite de re* 1 tour 30 septembre 1912.TAUX D'ETE POUR TOURISTES DE ! MONTREAL A LA COTE DU PACIFIQUE ET RETOUR En vigueur tous les jours jusqu’au 30 sep- , tembre, inc., limite de retour 31 octobre 1912; privilèges d’arrêts en route.Vencouver, Victoria, Seattle, CA Portland, etc.3) I UUiiVV San Francisco, Los Angeles, San Diego vi$ Chicago et lignes directes, dans les AC deux directions.$ I San V'rancisco, viâ Portland.,OrA.dan, une dlrec- EXCURSIONS DE COLONS Des billets aller et retour pour l’Ouest du Canada, viâ Chicago, seront en vente le 17 seotembre à des orix très réduits.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE: 122 rue St-Jacques.Tél.Main 6905, ou ga* re Bonaventure.Toute personne se trouvant le seul chef, d’une famille ou tout individu mâie de plus1 de 18 ans, pourra prendre comme.hoiAesteadj un quart de section de terre de l’Etat disponible au Manitoba, à la Saskatchewan ou dans l’Alberta.Le postulant devra se présenter l’agence ou à la sous-agonce des terres du Do-i minion pour le district.L’entrée par procuration pourra être faite à n’importe quelle agence à certaines conditions, par le père, la mère, le fils, la fille, le frère ou la soeur du futur colon.Devoir.—Un séjour qu’il vous, montre ou vous fait entendre.Il en est ainsi de l’art féminin dans la création du chez soi.Mettons-;/ de l’idéal et de l’amour, cl ils en jailliront, en imprégneront l’atmosphère, communiqueront une âme aux choses et cette âme les aimera et vous parlera.Je sais des intérieurs simples où un résultat merveilleux est obtenu avec des riens, de res inventions aimantes qui jettent, sur tout de la sérénité et de la lumière.On entre là éreinté, ennuyé ou triste, et au bout de cinq minutes le charme agit.Où est-il?Dans la lumière si doucement tamisée, dans les hottes de fleurs qui embaument?Pfiit-ctre.c’est cela, et c’est tout ce que vous voyez, mais c’est surtout1 tout ce que vous ne voyez pas: l’esprit qui a présidé à l’arrangement, qui a trouvé chaque détail de l’unité ravissante dont se dégage une caresse qui vous retient et vous repose.Lorsqu'une femme possède’l’art de faire de sa maison une harmonie.eJ9e peut l'exercer où qu’eltcisoit et quel que soit l’argent à saidispo-sition.Ce n’est pas une affaire d’argent, l’argent y nuit même, (en général, car il dispense de ce travail inventif où l’on met le plus fintde son âme.absolument indispensable au charme dont je parte.Vous ne saurez le créer qu’en>aimant voire “chez vous” et en aimant ceux pour qui vous le voulez joli.C’est cet amour qui est le grand secret du génie des femmes dans tous les arts: celui de se iaire comme celui de parler; celui d'admirer comme celui d'aimer; celui de créer comme celui de conserver.Aimer ce que l’on fait à cause de ceux pour qui on le fait, c’est la clé d’or des petits paradis accessibles.La dame qui passe chez clic pour changer de toilette, prendre ses repas et dormir pent avoir une maison luxueuse, mais je vous défie bien d’y trouver du charme.' File n’aime pas, on elle aime ailleurs.et les murs, les meubles et les bibelots vo-ns chuchotent son indifférence, son absence et son détachement, car “les gens qui n’aiment pas ne font rien, et ceux qui aiment de travers font des sottises.” FADETTE.(< Madams ” et “Mademoiselle ” Parmi les réformes faciles rt raisonnables qu'on feminism* intelligent devrait introduire dans les tusages reçus, il en est une bien petite, bien simple, et dont les conséquences.seraient eertai-netnenf pins fécondes qu’on n'a lieu de te supposer au premier coup d’oeil.Je veux parler de la substitution du terme de “Madame” h celui de “Mademoiselle”, lorsqu'il s’agit de désigner une fetnime parvenue à l’âge oit elle “pourrait” être mariée, qu’elle Je soit ou non en fait.Question insignifiante etimodification bien inutile, pensera-t-on.Je crois au contraire que cette réforme accomplie serait de bienfaisante, importance pour 3a destinée féminine.Les femmes sont, règle générale, moins favorisées, moins heureuses que les hommes au cours de leur existence.Il se trouve à cela plusieurs causes inhérentes à la constitution physique et morale > de la femme, et Je féminisme faux et mauvais est celui qui voudrait modifier ces principes immodifiables.Mais dams toutes les questions où, sans renier*un seul de ses devoirs, sans outrepasser une seule de ses prérogatives, la femme peut obtenir de la vie un surcroît d’indépendance, de développement et, pour tout dire, de bonheur, pour lui refuser'de parti pris les moyens d’atteindre à cette amélioration de son sort?Le nivellement de termes, o.onfondant en une seule catégorie toutes les femmes, mariées ou non, qui ne sont plus des petites filles, suppmmera.it po-ur une bonne part le désagrément social qui s’attache, — vu les préjugés, l’ironie et l’étroitesse des jugements courants, — à la situation,, de vieille fille.Qui n’a assisté'là de puériles et maladroites.méprises amenant un sourire et quelquefois un demi-malaise dans nn groupe de gens du monde?Les hasards d’une conversation ou d’un petit jeu de société font qu ’un monsieur se voit obligé d’interpeller une personne à.qui il n’a pas été présenté.Cette personne est mûre: elle a peut-être des cheveux gris ou porte une toilette de grand’tante; le monsieur l’appelle, à diverses reprises, Madame.La personne mûre parfois ne répond pas, ne se croyant pas en •au«e.A la fin, quelqn ’nn, — la maî- tresse de la maison, en général, — rectifie: “Ce n’est pas madame qu’il faut dire, c’est mademoiselle.” Le monsieur se confond en excuses.Et ma-demoiselle.qui n ’a plus sur les joues les roses de ses dix-huit printemps, sourit d’un sourire un peu forcé.Et chacun a .la sensation d ’une gêne, et presque d’u me petite souffrance.ITne femme de trente ans, non ma riée, voyage.Elle arrive dans nn hôtel, elle donne son nom: Mademoiselle X.La voilà classée L’histoire, de sa vie ¦est racontée d’un mot.EMe doit être pauvre, bigote ou mauvaise langue.Elle a évidemment souhaité se marier, puisqu’elle n’est pas religieuse! et elle n'a .pas trouvé preneur.Elle est donc aigrie, malheureuse, bonne à plaindre et .surtout à dédaigner.Si elle n’est ni laide, ni mal mise, c’est bien une autre affaire, et les suppositions les plus malveillantes s’accréditeront à son sujet.I^s hommes ne sont pas soumis, dès qu’ils se nomment, à cette inquisition latente.Lorsqu ’on cesse de dire à un petit garçon “mon enfant” on “mon jeune ami”, on l’appelle “monsieur”, Et.un monsieur, qu'il soit célibataire ou père de dix enfants, est un “monsieur”, c’est-à-dire quelqu’un dont les affaires ne regardent personne, et qui ne raconte sa vie privée qu’à qui bon lui semble.Une femme devrait avoir droit à la même indépendance d’allures, je dirai à la même dignité.Une aisance en résulterait dans ses sentiments, dans sas manières, dans sa conduite, ansance qui facilite toujours et l’accomplissement du devoir et l’influence heureuse qu’on peut trouver à exercer autour de soi.Le bénéfice de la jeunesse n’est même pas laissé à celles qui n ’en ont pas fait don à un époux.line “dame” de trente-cinq ans est une “jeune” femme; une “demoiselle” du même â.ge est une “vieille fille”.Pourquoi cette injustice?Toutes les femmes n’ont-elles pas droit à la même égalité d’égards, et croit-on qu’une femme non mariée soit plus indifférente qu 'une autre à la fuite des années, qui symbolise la défloraison de son charme?Si frivole que cela paraisse, il y a énormément de jeunes filles qui se marient, pour s’appeler madame.Et au fond, cela n ’est pas tellement frivole, puisque ce changement d’appellation doit les affranchir de mille petits en nuis et procédés blessante, et par-des sais tout d'une vague auréole de ridicule.Dome, s’appeler madame pèse dans les motifs déterminants pour prendre un mari; et pour le prendre vite, car plus on tarde, plus le demoiselle devient pénible, agaçant, humiliant.Et voilà une chance de phi< de faire un sot nia nage, un mariage de vexation et de lassitude qu 'on regrettera plus tard.Lorsqu’une jeune fille saura qu'à sa première robe longue, et dès que ses cheveux ne tomberont plus en tresse sur ses épaules, elle se verra saluée de ce titre enchanteur de malanie, eille n’aura plus à mettre cette considération dans îa balance, côté des avantages, le jour où on lui proposera un parti.Et ses réflexions pourront ee concentrer plus sérieusement sur les points capitaux qu ’il conviendra qu'elle médite dans l’intérêt de «a décision.Ainsi, pour assurer la «olidité du bon he.ur de celles qui se marnent comme pour rendre les agréable et plus digue le sort de celles qui ne se marient pas, il serait bon que le “mademoiselle” disparût du langage au moment où dis-parai,s*e.nt pour les jeunes filles )e« derniers apanages de l’adolescence.Affaire de mot, me répondrez-vous.Mais le mot joue un rôle prépondérant dans la formation de la mentalité générale.L’esprit publie est superficial.Le mot changé, on verrait déjà tomber dans l’opinion la supériorité que s’attribuent sottement les héritières, les chançardes, où les jeunes personnes peu exigeantee, qui se sont casées de bonne heure.Les “demoiselles” de tout âgo, qui seraient des “dames” comme les a«tres.regagneraient en considération tout ce que le réhbat avancé leur fainjperdre peu à peu.Et on s’habituerait -ânes apprécier pour elles-mêmes, pour leur'valeur propre, leurs mérites et leur personnalité, et non pour ce fait unique qu’elles se sont nn ne se sont pas mariées.Se marier est dans l’ordre de la nature, c ’est la destinée normale de la fera me, e’ost la vocation du plus/grand nombre.Mais enfin ce n ’est pas le seul résultat auquel puisse conduire ^exercice do la vie pendant une vingtaine d’années.Au-dessus de la femme'marnée, il y a la femme tout court, c’est-à-dire l’équilibre d’un être qui, 1 Payant choisi de son plein gré ou subi par la force dos circonstances, envisage son lot ter rostre avec la ferme volonté d’en tirer le.meilleur parti possible.La société doit encourager de toutes ses forces et de tout son pouvoir cette bonne volonté chez toutes les-fermmes; et 1’inoffensive révolution que je propose serait un en-tmiragement pour plusieurs.J’ai apporté ma pierre à ce travail d’édification auquel concourt toute tentative de progrès, si menue soàt-elle: que mes , lecteurs et lectrices, que le temps et’la Providence fassentile reste ! X.Une ¦ élection féminine Causerie Scientifique Aimez-vous les “phagocytes”, (les mangeurs de cellules)?on en a m'-s partout, oui.même dans les cheveux, et ce ce sont point des parasites, mais des éléments vivants, qui travaillent à leurs heures.C'est M.Metchnikoff qui vient le nous le révéler, en nous faisant cm naître le secret du blanchissement des cheveux.“Vos cheveux deviennent blancs, parce qu'ils ont perdu leur couleur noire.— Vous voulez plaisanter.Monsieur le Docteur: les aphorismes de M.de la PaH«se ne sont pas des ar guments scientifiques.— Mais je crois m'être clairement exprimé; vos ohe veux ont perdu leur couleur noire, parce qu’une cellule vivante, que jAppelle “ ehromophage ” ou mangeur de cou leur, est venue vider les cellules du cheveu du pigmnt colorié qu’lies contenaient, et n 'ont laissé à la place qu '-une matière incolore.Voilà pourquoi vos cheveux ont blanchi: les chromo phages sont aux pigments capii,aires ce que les phagocytes sont aux cnne mis de l’organisme.Et cette armée de ehromophages, nous la voyons opérer, non seulement sur la race humaine, mais sur toutes les races de poil et de plume.Qu'on ne vienne pas me dire que l'organisme suffit, à lui tout seul, à sarréter la ma tière eapahle de modifier la couleur du cheveu ondit «n des termes délicats remerciant Al.Weir de ses bonnes paroles.Il lit aussi 1 éloge de son prédécesseur.Al.Dupuis.lo» jugea Davidson et Monet, Ma J.I .Archambault, C.R., hàt.onni-tr de Montréal, et Son Honneur le maire dirent aussi quelques mots.SES PREMIENES CAUSES M.Amédé Geoffrion, recorder, a aiégé ee matin peur la première fois.II y avait environ quatre-vingt causes tmr le rôle.L’Oeuvre des Retraites fermées, éta blie au Canada en 1909 par les Pères Jésuites, vient d’entrer dans une nouvelle phase.Jusqu’à ces derniers jours les retraitants se réunissaient dans l'antique manoir de la Broquerie, à Boucherville, qui ne pouvait héberger qu’une vingtaine de personnes et durant l’été seulement.A la retraite du 15 août dernier, plusieurs industriels et hommes d’affaires convaincus que notre pays retirerait d’immenses avantages de cette oeuvre, si elle fonctionnait régulièrement, jugé rent urgent de l’installer au plus tôt dans un vaste local.Us crurent que les anciens retraitants devaient ee charger de cette tâche.Sans tarder, l’un d’entre eux, M.Edouard Gohier, le courtier bien connu, vient de s’inscrire en tête de la liste de souscription.Son don généreux assure dès maintenant la réalisation du projet «t lui vaut le titre de fondateur de la nouvelle maison.M.Gohier cède en effet à l’oeuvre des retraites une magnifique propriété mesurant trois arpents de front sur «ept de profondeur.Ce terrain est situé sur l’Ile Jésus, dans la partie de la paroisse Saint-Martin appelée Cartierville-Nord.Il touche au pont par son côté sud-est.A ce don magnifique, M.Gohier en ajoute un deuxième de $50,000.Conformément au voeu émis dans la retraite du 15 août, les quelques autres milliers de piastres nécessaires à la construction de l’édifice seront fournis par d’anciens retraitants.Afin de per mettre Ù tous ceux qui le désirent de contribuer à cette fondation, les oboles les plus humbles seront reçues avec reconnaissance.Quelques-uns se sont déjà engagés à donner une partie du mo bilier.L’architecte de l’édifice est M.Roch Montbriand.L’entrepreneur doit être choisi aujourd’hui même et les travaux commenceront incessamment.La maison s’élèvera sur un plateau non loin de la route, face à la rivière.Le corps principal aura 140 pieds de front, les deux ailes 60 pieds.Le rez-de-chaussie sera surmonté de deux étages réservés aux chambres des retraitants.On compte en mettre une cinquantaine.Modestes comme il convient à des cellules, elles seront pourvues cependant de tous les aménagements nécessaires.Le rez-de-chaussée contiendra la chapelle et les salles communes.Il y aura entre autres, une vaste saille pour les recollections mensuelles et les réu nions d’oeuvres comme cela se pratique en France et en Belgique.L’édifice ouvrira ses portes au prin temps.Les retraites se succéderont alors chaque semaine, tout le long de l’année.Outre les retraites collectives pour les groupes professionnels et paroissiaux, des retraites individuelles pourront avoir lieu pour les prêtres et les laïques.Plusieurs Pères Jésuites seront constamment à la disposition des retraitants.Ceux qui, après la retraite, aiment à rester en relations avec leur directeur pourront ainsi le rencontrer facilement.Oette nouvelle organisation permettra d'ailleurs aux promoteurs de l’oeuvre de lui donner ses compléments naturels.Des associations professionnelles, des ligues pieuses se formeront dans lesquelles se grouperont les anciens retraitants.La maison de retraite leur offrira ses salles, sa bibliothèque, sa chapelle.Eloignée de la.ville d’une distance que le tramway parcoure en quarante minutes, elle sera toujours d’un accès facile.Et son isolement la mot à l’abri de tout bruit, de toute distraction.Suivant le désir de son fondateur, la propriété s'appellera: “Retraite Saint' Martin ’ ’.Sa Grandeur Mgr l’archevêque de Montréal n ’a pas voulu laisser passer cette occasion do donner à l’oeuvre des retraites une nouvelle preuve de l’inté rêt qu’il lui porte: “Vous savez, écrivait-il ces jours-ci, tout le bien que, je pense et que j’atte-nds des retraites fermées.La nouvelle du don d’un magnifique terrain Ù Cartierville ne pouvait m’être que très agréable.J’en bénis Dieu et je remercie iegènéreux donateur.” La noblesse du Canada a tenu une réunion, hier après-midi, au collège anglican.rue Université, tn préseucq d'un auditoire choisi.Le maréÆal du blason, du collège des Armes du Ca nada, présidait cette session de la Cour Seigneuriale.Au cours d’une allocution, il retraaç l’histoire de la Cour du Collège des Ar mes, et en rappela le but.Il donna lée ture de !a requête que la Cour Seigneuriale a l’intention de présenter, par l’entremise de son délégué, au secrétaire d'Etat américain.Nous avons publié ici même les grandes lignes de ce placet auquel la plupart des membres de la noblesse et de la bourgeoisie canadiennes ont apposé leur signature.Parmi l’assistance, on remarquait Mme Bonin, M.Bonin, premier secrétaire d ambassade chargé du consulat général de France, au Canada; Ai.Newmanô secrétaire du consulat finirai d’Autriche-Hongrie; M.de Crève coeur, qui, avec le blason de sa fami'r le, porte aussi l’éeu de sa famille tlt.Jeanne d'Are de laquelle la sienne est l’unique représentante; M.le major de La Naudière, qui a droit à la médaille Dorchester à deux bars, comme sei gneur du Canada et baronnet de Québec; AI.Bertram, qui fut reçu en audience par le roi George A’ en 1910 ; M.Caron, descendant de Louis Hébert, premier seigneur du Canada, et de Laval, seigneur Duponthaut; Aime et Mlle Ueppereil-Erost, représentant la famille de PepperreÜ, premier baron-net d’Amérique; M.Turcotte, neveu de Turcotte, auteur du “Canada sous l’Union”; Mme Latour, descendante de Joseph Robin Lapointe, magistrat sous l’Ancien Régime; M.Bordeaux-, et Mlle Leduc, descendants de Philippe Leduc, seigneur Me l’Ile de Montréal.Le président de la Cour Seigneuriale Son Altesse Impériale, le prince Augustin Yturbide, était retenu a Washington; le vice-régent, sonEx eellence le due de Veragna, écrit de Madrid une lettre de félicitations et le Baron de Longueuil fait savoir de France, combien il a à coeur le succès de la cause.L’enregistrement des généalogies et des blasons des familles s’avance rapidement chez le Maréchal du Blason, bibliothèque de l’Université McGill.Cour de Police L’ignorance d’un médecin la Dr L.Labergo s'est prononcé avec sévérité ce matin sur le compte do certains médoejns trop ignorants, dit-il, pour faire un diagnostique.Il n cité le cas d'un enfant et d’une femme transportés hier à l’hôpital des varioleux.L'enfant était allé à la campagne avec sa mère.Tl tomba malaoe et le médecin du village, immédiatement appelé.déclara que c’était une éruption quelconque.La mère ramena son enfant à Montréal et on constata que c’était un cas do variole à sa période la plus argué.T,’autre malade est une tante de l'anfant.En prison, et déportés ensuite.James Taylor, 48 rue Hermine et James Wilson, résidant au même endroit, s’étalent permis de s’emparer de la, voiture d’un autre pour se promener.Le propriétaire de la voiture, trouvant la farce d'un goût douteux, cita les deux voleurs en justice.M.le magistrat Lafontaine les condamna à deux mois de prison d’abord, après qu’ils seront déportés en Ecosse.Il abandonne sa femme et ses enfants.Guitani Galanti, un Italien newyor-kais arrivé depuis peu en notre ville, était amené ee matin en cour par M.le grand connétable Cinq-Mars, pour avoir refusé de pourvoir aux besoins de sa femme et de ses enfants qu’il abandonna à New-York.Galanti se déclara innocent, sjou tant que s’il n’avait, pas envoyé d’argent à sa femme, c’est qu’il n’en avait pas.Chose curieuse, on trouva sur lui, an poste.$113.L’enquête aura lieu le 18.Les syndicats d’instituteurs en France Les unions professionnelles ont voté ce matin leur dissolution.(Serrtce particulier) Paris, 12.— Toutes les unions professionnelles ou syndicats d'instituteurs, sauf une, ont voté aujourd’hui en faveur de leur dissolution.L’Union de Paris a refusé de suivre l’exemple de ses consoeurs et le ministère a décidé de la poursuivre pour violation de la loi de 1884.Le gouvernement, a ordonné la dissolution de ces associations à la suite du Congrès de Chambéry, où l’on approuva des résolutions ayant un caractère anti-militariste.Elles ont eu jusqu’au 10 septembre pour se conformer à l’ordre reçu.AUX ASSISES L’italien Rosso a été trouvé coupable de tentative de meurtre, ee matin par les petits jurés, en cour d’Assises.LA BOURSE (Service partitsiüer) New-A’ork, 12.— Les valeurs monétaires ont été le sujet de conversation à la Bourse ce matin.L’argent est actuellement à, 5 1-4.L’American Tobacco et le blé sont à la hausse He 1 ou 2 points.Le Sears Rotbuok est en baisse.L'Illinois Central fut la seule compagnie do oheinin de fer dont les parts montèrent.Elles ont gagné 1 point.Londres, 12.— L’argent afflue.las taux d'escompte sont plus fermes.La Bourse a clôturé ferme.Les rails du pays se sont bien vendus ainsi que le Kaffirs et le Caoutchouc.Les valeurs américaines sont fermes.Paris, 12.— Toutes valeurs à la Bourse ne matin avaient des tendances vers la hausse.Berlin.12.— C’était tranquille à la Bourse ee matin mais le marché est ferme.BOURSE DE MONTREAL Renseignements fournis par la Mai Son de courtage Bnineau et Dupuis, 4, rue de l’Hôpital.STOCKS Vend Ach.STOCKS Vend Ach Bell Tél.Co !53 160 Mon.Tr.Co 130 1:0 Can.Car.m 698 M0n.Tr.D2 Can.Cem.29 28* Nipissi ng,.‘ ‘ pfd.93^ UÜJ Nor.Ohio.Car Cot.L.29 28^ N.S S.ACL.93 92 pW ¦51 76 Ojfil.M.Co.123 i 27 Ca.Couver Ott.L.A ?.107 166 Can.Paeif.Can.Loco.573 nu Ptn.Mfgr.C.Pea’» Ltd.75 564 60 55 “ pfd.343 'sir “ pfd.Crown Res Porto Rico Dét.Bl Rv.7I! 71 Québec Ry 21 20 Dom C.C o 69) 69 R.& O.N.C.U4i VA ’¦ pfd.Rio Jan.L.149 Dom.J.ptdl 106 1054 R.C.Co.Cm Dom.S.Cor.65 6H pfd.Dom Park.MO 136 Sao Paulo.260 253 Dom.T C.70 B9f Saw.M.Cm pfd.Dill.Sup.E.C.P.&P.C .“ pfd.Shawinig.ist” HH}' Sm.Bag.Co “ pfd.Sherwin W “ pfd.Spa.Riv.Co “ pfd.46 44 G.M.C.Co “ pfd iio Î05 61 "49 " “ pfd.III.Trac.pd ih" ’’93i’ .fi2 fil Laur.Com.206f 2054 8t.Co.ofC.274 27| L.o£ Wd.C.Mack Cm.133 130 “ pfd.Toledo Ry.” pfd.Tor.Ry .Mex.L.&P.“ pfd.M.& S.-P .94 92 Took.Bro " Dfd.Twin City.40 37 108 Î07* oft Winn.Ry.Wind Ht’l.2!8* 227 M.L.H.kP.Mt.Cot.Co.230 64 229} fil Mt.Cot.Ltd M pfd VENTE TIE L’AVANT-MIDI Richelieu.— 75-113 5-8, 100-113 3-4, 75-114, 100-114 M, 10-114 1-2, 100-114 3-4 , 60-114 1-2, 200-114 3-4, 50-114.Lauren tide, — 115-206, 200-207.Shawinigan.- 50-151 1-4, 25-151-3-4 Québec Bonds.— 7000-60, 30(0-59.Ottawa Power.— 125-167, 100-167 1-2.Twins City.- 200-108.Textiles Corn.— 200-70.Cément Bref.— 14-93 1-2.Iron Corn.— 250-65.Tramway et Power.— 200-51.Sherwin-Williams.— 10-4$.Détroit.— 35-71.Québec Corn.- 5(
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