Le devoir, 4 avril 1931, samedi 4 avril 1931
Volume XXII —No 77 Abonnements par la poste* Edition Quotidienno CANADA.« 6.00 E.>Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E -UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! , Montréal, samedi 4 avril 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .H Arbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 PAQUES Alleluia! Alleluia! Alleluia! Allel (hébreux): Louez.lah (lahveh): Dieu.Louez Dieu parce qu’il a vaincu la mort- Pâques, c’est la fête de la vie sûre d’elle-même, de la vie qui a subi l’épreuve de la mort et lui a résisté triomphalement.Noël, c’est la vie qui paraît."Lorsque l’enfant paraît, le toit s’égaye et rit”, mais les mamans sont tristes.elles sont affaiblies et alanguies, et la joie d’avoir créé ne leur suffit pas.Leur amour s’effraie.Ce petit être qu’elles aiment comme une pensée nouvelle réalisée en chair et en os, la souffrance le guette, la mort menace peut-être déjà de l’arrachcr à leurs caresses.Noël, c’est la vie à l’aurore d’un troublant et énigmatique avenir.Pâques, c’est la vie parachevée dans son plus parfait épanouissement.A Noël, le petit Jésus charmant enveloppé dans ses langes, naît dans une étable où il fait froid.Déjà les hommes méchants le surveillent.Hérode s’en inquiète.C’est un roi qui vient de naître.Il tremble pour sa couronne.Demain, il fera égorger tous les petits de Bethléem pour atteindre l’Enfant-Dieu.Plus tard, les docteurs de la loi drapés dans leur science orgueilleuse lui dresseront les embûches de leur méticuleuse casuistique.Jésus va se heurter à tous les intérêts.Les Pharisiens et les Scribes, gardiens du temple, exploiteurs de la crédulité superstitieuse, se tourmenteront de ce destructeur de la loi ei du temple.Jésus va mourir dans le coeur de tous les hommes et de Pierre à cause du péché avant de ressusciter par son amour.Entre Noël et Pâques, il y a l’agonie longue et expiatrice.Aussi, les cantiques de Noël, par leur poésie naïve et leurs mélodies champêtres portent la mélancolie inquiète qui préside à l’avènement d’un enfant qui ne sera pas heureux.On revient transi et songeur de'la nuit de Noël.Un Sauveur nous est né, c’est la joie — mais il va mourir sans être compris des hommes.Pâques au contraire, c'est la plénitude de la vie — Alleluia.L’espérance, ébranlée par le scandale de la Croix, a rallumé son flambeau dans l’esprit de tous.“Une immense espérance a traversé la terre, malgré nous vers le ciel il faut lever les yeux!” Et la joie est plus grande parce qu’elle est soudaine.Hier les cloches étaient muettes.L’Eglise était drapée de noir comme aux jours funèbres où nous disons adieu à nos morts aimés.Mais aujourd’hui, comme les cloches carillonnent gaîment dans l’air embaumé de la saison nouvelle! Comme l’hiver a passé et s’en va.Il s’en est allé avec le grand deuil du Vendredi saint.Demain, les pensées, aux teintes profondes comme Le souvenir, vont s’ouvrir sur nos tombes.et puis les violettes timides.et l’oxalide qu’on appelle aussi “l’alleluia”.La nature et la liturgie chantent >la vie, et l’ânie du Christ est vivante de la pleine harmonie et de la réalisation idéale de la nature et de la grâce.La vie chrétienne est désormais assurée.Il avait prédit après les prophètes: Vous détruirez ce temple et je le rebâtirai en trois jours.H a tenu parole.Jamais depuis, même au nom du Christ, up homme ne s’est rendu la vie.Les Saints ont ranimé des cadavres pour prouver la vertu du Christ.Mais tous ont été vaincus par la mort.Le Christ se proclame vraiment le Maître de la vije.“Via” et “Vita”.Si le Christ n’est pas res-uscité, notre foi est vaine.Mais, s’il est ressuscité, la vie du chrétien est divine.Dès le matin de Pâques, le Christ apparaît à celle de qui il a chassé sept démons.C’est une scène touchante; c’est vraiment la scène de Pâques.Marie-Madeleine est arrivée la première au tombeau.Elle se tient près de l’entrée du sépulcre et pleure abandamment.Se retournant, elle voit Jésus devant elle, mais ne le reconnaît pas: — “Femme, lui dit-il, pourquoi pleures-tu?Qui cherches-tu?— “Seigneur, si c’est vous qui l’avez enlevé, dites-moi où vous l’avez mis et je l’emporterai.” Jésus lui dit: — “Marie*’.La pécheresse, se précipitant vers lui: — “O Maître.” La première apparition de Jésus, note l’Evangéliste, avait etc pour Marie-Madeleine.Elle a reconnu son Sauveur en s’exclamant “Rabboni".La grande pécheresse, celle qui avait tué son âme dans le désordre, est ressuscitée pour toujours avec le Christ.Elle va devenir sainte Madeleine.L’humanité, qui aura toujours besoin de pardon, continue de la prier et de l’honorer, eïle qui au matin même de Pâques a vécu de la vie glorieuse du Christ ressuscité.* Alleluia! Alleluia! Alleluia! Père Thomas-Marie LAMARCHE, O.P.L’actualité Les Cercles de jeunes naturalistes s Le Coin des Jeunes offre aujourd'hui à ses lecteurs une nouvelle rubrique: Les jeunes naturalistes.C’est le nom donné à yn groupement d’é-léves d’écoles et de collèges qui se proposent de consacrer leurs loisirs, ou une partie de leurs loisirs, à rassembler des spécimens de notre faune et de noire flore.U existe déjà une dizaine de res cercles dont un pour les jeunes filles, Sous la vigoureuse impulsion du Rév.Frère Adrien, CS.C„ qui en est l’animateur, on peut compter u’avant la fin de l'année scolaire s auront atteint ta cinquantaine, Résultat splendide.Notre Coin des Jeune* était tout désigné pour servir d'agent de liaison inlercercles: cette fondation est née, en effet, du concours de botanique que nous lancions t’été dernier.Le Mécène qui nous avait offert spontanément un prix de cinquante dollars, et à qui doit revenir tout le mérite du concours (ce qui nous met plus A raine pour en parler tel), constatera tes répercussions infinies des bonnes Idées et ((es beaux gestes.On sait que, ordre surtout à la collaboration de l’Ecole de botanique de rüntverslté, ce concours remporta un succès absolument Inespéré, plus encore par la qualité que par la quantité des travaux.Nos un is non* dirent: nattez le ‘ce jfniidw qu’il est chaud.Pour- quoi pas, l’an prochain, un concours d'entomologie on de zoologie?Les conseillers que nous nous étions donnés A t’Untversité furent plus sages.(Ifs étalent, an reste, payés ponr Vêtre, ayant eu la charge formidable de classer les travaux) : Attendez, nous dirent-ils; laissez le concours porter Ions scs fruits.kt noilA que les fruits mûrissent et sont cueillis, tellement que ce sera, grâce a l’existence de ces cercles, reliés au Devoir, ta chose la plus simple du monde que d’organiser pins tard nn concours, d'avance assuré du sucrés.T.es concurrents seront initiés, entrainés, groupes, comme sous la main.Pour le concours de botanique nous sautions dans l'inconnu.Ia! rubrique ne sera peut-être pas publiée chaque semaine; mais nous espérons qu'elle le sera.Les C.J.N.feront donc bien de suivre fidèlement le Devoir du samedi.Cette rubrique pourra aussi changer de nom et d'apparence, se présenter sons nn titre plus attrayant et mieux dessiné.Cela, nous l'espérons, pour dès samedi prochain.T)e ce que res notes figureront dans le Coin des Jeunes, il ne s'ensuit pas que tes adultes doivent s'en dêstntérrssejr.h y a an moins deux catégories qui doivent tes suture très attentivement.Les maîtres d’écoles primaires et seeândatres trouneront IA, surtout s'ils sont Intéressés A l’enseignement des sciences, de quoi piquer ta curiosité de leurs élèves et prolonger le plus efficacement possible l'enseignement attirai.Les sciences naturelles, on ra dit.ne s'apprennent bien que sur le terrain.Les parents, ensuite, doivent également signaler celte rubrique à leurs enfants.et la lire eux-mê- mes pour deux raisons, lo.En développant le goût des recherches personnelles, on développe l’esprit d'observation des enfants et, 2o.on trouve un but, un emploi aux heures de désoeuvrement des enfants.Le concours,—et, par voie de conséquence, l’éducation des parents— est ici d’autant plus nécessaire qu’ils n’ont pas été indemnes de toute faute dans le passé.Plus d’un naturaliste en herbe a été persécuté par sa maman qui trouvait que les spécimens encombraient telle ou telle pièce, salissaient la maison, la peuplaient de sales insectes.La passion de la curiosité, forcée de se détourner sur d’autres objets, en a peut-être embrassé de bien moins désirables que les sciences.Et la vocation d’un futur Cuvier ou d’un futur Fabre a été tuée dans l’oeuf, absolument comme ses chenilles et les cocons du petit collectionneur, sou* les coups de balai maternels.Et ce mouvement ne devrait pas laisser indifférents ceux qui sont les promoteurs du scoutisme, chez nous.Le scoutisme anglais intéresse ses adeptes auxjsciences naturelles.On avait raison, de même, chez nous.Lors, du concours de botanique, un petit scout de l’im-maculee-Conception venait me montrer fièrement son herbier pour me prouver que c’était A tort que je prétendais que les nôtres devaient imiter tes organisations •anglaises: Elles les avaient devancées, disait-il.Il faut continuer en si bonne voie.J’aurais voulu conter la première visite au musée d’un cercle de jeu-nes naturalistes de l’Ecole Reaudet, à St-Laurent.Mais cela m’entraînerait trop loin, un jour comme aujourd’hui, de journal double (combinant celui du vendredi et dn samedi) où l’espace est rare.Ce sera pour une autre fois.L.D.Bloc'notes Divorcés Une actrice de cinéma américain ne, mariée en février dernier, fait annoncer son divorce.C’est sans doute le premier d’une série de maris qu’elle abandonne le long de la route; car, en même temps qu'on apprend son divorce, on lit qu’elle se remariera tout prochainement.Une autre actrice de cinéma divorce pour la deuxième foisj elle a été trois ans en ménage, — c’est une façon de parler, car tandis qu’elle était en Amérique son mari était en Europe, et tandis qu’elle traversait l’Atlantique pour s’en aller à Paris, lui s’embarquait pour l’Amérique.Elle annonce son intention de ne plus avoir de mari et lui fait enteudrç qu’il attendait cela pour prendre une autre femme.Un de ses frères n’est-il pas le huitième mari d’une étoile de cinéma, dont quatre des maris précédents vivent encore?On ne s’étonnera pas, après tout ce qu’on lit au sujet du nombre des divorcés américains, qu’il n’existe plus guère de familles aux Etats-Unis, sauf dans les milieux catholiques, où il n’y ait pas de gens qui comptent par deux ou trois leurs anciens maris ou leurs anciennes femmes encore vivants.Ce qui est plus étonnant, c’est que les journaux continuent de faire de la publicité aux divorces et aux divorcés.Cette publicité est une réclame malsaine, car elle familiarise les gens avec l’idée que le divorce est chose courante, et l’indissolubilité du Jien matrimonial, légende désuète.Un des bons moyens de combattre la vulgarisation du divorce, ce serait de ne jamais publier les nouvelles de la séparation et du remariage des couples qui font métier de divorcer, de se remarier, de redivorcer, ad nauseam.Cela est d’occurrence si fréquente que, même du seul point de vue de l'information, ce n’est plus même de la nouvelle.A I* fin de juin?Les députés ministériels québé-jcois en seraient venus, avec le premier ministre, à la conclusion de faire les élections générales à la fin de juin prochain, en tout cas avant l’été.C’est du moins ce qui ressort d'une récente rumeur qui paraît fondée.Car si M.Taschereau doit faire les élections cette année, il ne voudra pas donner à la gauche tout l’été pour tenter de soulever les électeurs des campagnes contre un régime qui dure depuis trente-quatre ans et ne peut guère ne pas avoir commis de fautes politiques.Quel que soit le résultat de la bataille prévue, il faut souhaiter une chose: la présence dans la prochaine législature provinciale d’une opposition nombreuse et vigoureuse.Qu’elle soit bleue ou rouge, les électeurs le décideront.Il faut là-bas une opposition qui contrebalance dpns une certaine mesure le gou-vernement du temps et l'empêche j de faire de lourdes bévues, poiiti-aues ou administratives.Deymis des années, les électeurs n’ont p.V, envoyé à Québec un assez grand I nombre d’oppositionnistes; et cela | même a été un véritable danger ! pour le gouvernement, porté, sous quelque régime que ce soit, à abuser | du pouvoir, dès qu’il sent derrière jlui le nombre.Il faut plus que jamais une forte et nombreuse opposition à Québec.Aux électeurs de s'en aviser et de corriger ce que le régime présent peut avoir de défectueux.Un péril Neuf directeurs ou anciens directeurs de quotidiens du Royaume-Uni.parmi lesquels on relève Ws noms fort connus de J,-A.Spender, A Québec On s'attend à la fin de la session ce soir La Chambre chôme juste le Vendredi saint - Les ministres directeurs de compagnies - Débats et mises aux voix de motions - Le projet et les subventions du Conservatoire National de Musique - La voirie, les cultivateurs et les taxes d’autos LE BILL DES ECOLES JUIVES DEFINITIVEMENT VOTE, MM.BERÇOVICTH ET COHEN ABSENTS (Par Alexis GAGNON) Québec, 4 —La Chambre a siégé jeudi soir jusqu’à minuit puis s’est ajournée à samedi matin.Le gouvernement espère clore la session samedi soir.Toutefois, il reste passablement de besogne à exécuter.Jeudi soir la Chambre a adopté en comité plénier la loi créant une commission consultative pour l’utilisation des produits forestiers, et la loi modifiant la loi des terres et forêts.L’étude de la loi électorale en comité plénier a pris la majeure partie de la séance.Les listes de Montréal La loi a été amendée de façon à laisser Montréal libre de payer si elle le veut les dépenses à encourir pour préparer les listes électorales provinciales.M.Houde, en débattant ce point, a déclaré que le gouvernement se moque de Montréal.“En résumé, dit-ilj.le gouvernement déclare que personne à Montréal n’est assez intelligent pour préparer les listes électorales, mais que Montréal va payer les frais de celles-ci.Le gouvernement nous dit que nous n’avons pas une seule personne fiable pour faire la liste électorale provinciale, tandis que le premier imbécile venu de n’importe où est qualifié pour faire cette chose même.“Je sais que la loi va passer et qu’il n’est pas e^i mop pouvoir de l'empêcher.H Teste cependant que lorsque les listes ont été faites de travers à Montréal, tout ce qui était illégal venait des gens du gouvernement.Aussi par la loi actuelle < on enlève le soin de faire les listes I aux gens qui s'en sont toujours bien j acquittés, pour le confier à cegx qui font les listes de travers.” I , -.M.Taschereau annonce alors que la loi est amendée de façon que la ville ne sera pas forcée de payer, si elle ne le désire pas.On ajoute ensuite un article sur la question des appels.M.Duplessis réclame l’appel au mérite au lieu du simple appel sur la forme, le seul permis par le projet de loi.M.Houde fait alors amender la loi pour que l’officier rapporteur vende à raison d’un sou par nom les listes électorales; on en remboursera le prix aux candidats mis en nomination, de sorte que les vrais candidats n’auront plus à payer pour leurs listes.Le projet de* loi imposait un taux de deux sous le nom.M.Houde a fait remarquer que le député de Mercier a 24J100 électeurs et qu’avec le projet de loi il lui faudrait varser $500 rien que pour sa liste.C’est manifestement injuste.M.William Tremblay note que l’officier rapporteur et ses employés à la préparation des listes sont payés par la province; pourquoi alors l’officier rapporteur vend-il les listes électorales pour la préparation desquelles il est payé par la province?M.Tremblay raconte avec humour qu’en 1927, il avait approché un bon libéral et lui avait suggéré d’acheter deux listes électorales à même les fonds du parti libéral et de lui en passer une gratuitement.Le bon libéral a refusé, mais tout de même M.Tremblay, un bon matin, s’est trouvé en possession d’une liste gratuite.Le Dr Anatole Plante partage les vues de M.Houde sur cette question du coût des listes.Le premier ministre déclare n’avoir pas la moindre objection à ce que les listes soient livrées gratui- (Suite à la page 3) L'Enseignement de l'Ebénisterie Par Jean-Marie Gauvreau, diplômé de l’Ecole Boulle, de Paris, professeur d’ébénisterie à l’Ecole Technique de Montréal Dès le début de cet article, nous tenons à proclamer notre profonde gratitude, envers M.Augustin Fri-gon, directeur général de l’Enseignement technique de la Province de Québec, et M.Alphonse Bélanger, directeur do l'Ecole Technique de Montreal, pour l’entière confiance qu’ils nous ont manifestée autant que pour les conseils éclairés qu’ils nous ont donnés dans l’élaboration de ce programme d’études, nouveau chez nous.Les méthodes que nous préconisons ne sont pas une importation pure et simple des excellents principes que nous avons puisés aux sources de la saine tradition française; de cette tradition si admirable, parce qu’elle a su garder intacte la technique des maîtres qui ont illustré l’art français ancien et moderne.Nous profilons de l’occasion pour rendre hommage à nos maîtres de Paris, à la supériorité de leur en- autrefois de la Westminster Gazette, de A.-Ai.Gardner, de lu Liberal Ntws-Chronicle et de Wickham Steed, jadis directeur du Times de Londres, — viennent de signer un manifeste protestant contre “le danger que constitue pour la nation l’abus, du pouvoir de lu presse commis par des propriétaires de journaux oui veulent dominer le domaine politique”.Beavcrbrook et Ro-thermere sont nartirulièrement vi-par cette dénonciation, ainsi les feuilles dont ces deux lords ses que se servent pour tenter d’influencer le public et de l’amener à partager leur manière de voir.Les journaux , en série constituent en Grande-Brc-' lagne une menace sérieuse.“En un temps où la niasse des électeurs ne connaissent pas bien encore l’étendue de leurs responsabilités politiques", dit le manifeste, “le .pouvoir que donne le journal en série à des politiciens amateurs Irresponsables, à vrai dire, et oui s’en servent pour tromper leurs lecteurs en suppri- _____ Il ____ .pr niant ou en défigurant la vérité et les faits constitue un péril pour nos institutions politiques, péril don» il est impossible d’exagérer la portée”.Les abus que peuvent commettre ces propriétaires de Journaux sont de nature à susciter eux-mêmes k la longue leurs correctifs, il est vrai.Entre temps, cependant, le bien public ne peut que souffrir de cette immixtion de la haute finance dans le domaine du journalisme.C.P.seignement.Nous gardons des quatre années passées à l’Ecole Roul-le, si éminemment dirigée par M.André Fréchet, artiste et pédagogue de renom, un souvenir ému et reconnaissant.Bien avant notre retour au (Canada, nous savions qu’il nous serait impossible d’implanter ici un programme en tout point semblable à celui de l’Ecole Boulle.Nous en avions fait part à nos maîtres français qui ne seront nullement surpris de notre franchise en lisant ces lignes.Depuis longtemps nous pensions à ce programme qui n’est pas définitif et qui sera toujours de notre port l'objet d’une étude attentive.Tout enseignement, et particulièrement un enseignement devant répondre à des applications industrielles, demande une adaptation aux conditions économiques du pays où il doit être appliqué.L’école industrielle .ou technique doit toujours avoir en vue les fins pour lesquelles elle a été instituée: répondre à des besoins immédiats de l’industrie.Ce contact, elle doit le garder et chercher à ce que l’élève ne soit pas j>mhi dans cette grande cohue de nndustrie.Il fallait appliquer notre programme A des besoins canadiens, besoins qui ne sont pas les mêmes qu’en France.L'ébénisterie n’est pas seulement un métier proprement dit.Un ébéniste dans le sens véritable du mot n’est i>bs uniquement un ouvrier habile, re qui est déjà fort bien; il est en même temps un homme de goût.L’ébénisterie est nn art appliqué.Si l’artisan doit interpréter le dessin d'un décorateur, il doit comprendre l’esprit même de ce dessin et le réaliser dans les meilleures conditions auxquelles voudra bien se prêter la matière: cette matière il ne se soumet pas à elle; elle doit lui être soumise.Il y a là une nuance importante.La fabrication du meuble., c’est en somme une espèce d’architecture réduite où les lignes et les proportions comptent autant que les nuances et les couleurs.Nous savons et tous savent par expérience qu’on ne nous a nullement habitues ici à régenter la fabrication du meuble par des principes aussi déterminés.D'aucuns s’étonneront en nous lisant.Ottc anomalie dans la fabrication de nos meubles courants, n'existe pas seu-(Sude à ta page ’J) PÂQUES La fête de Pâques est triple.Il y eut Pâques de l’histotreî il y a celui du temps; il y a celui des âmes.Eu d’autres termes, Jésus de Nazareth s’est ressuscité, le troisième jour après sa mort: c’est le fait historique.L’Eglise annuellement fait de cet anniversaire un acte liturgique: c’est la greffe sur le temps.Enfin les âmes, par une participation conditionnée, obtiennent du mystère une croissance de certaines vertus: voilà pour nous.C’est en nous arrêtant à ces trois aspects que nous donnerons à la fête de Pâques son plein rendement.Un aperçu même rapide dégagera notre piété de la trop vive emprise des joies naturelles, parasites coutumiers des allégresses pascales.* >l> 4- Reculons de dix-neuf siècles.Un homme parcourait alorî Je petit pays de la Judée et enseignait aux foulés avides et surprises un culte nouveau, "en esprit et en vérité".Il se disait le Fils de Dieu, seconde Personne de la Sainte-Trinité.Les chefs de la nation sentaient le pouvoir leur échapper, car les intelligences populaires, ravies de trouver une doctrine satisfaisante, se tournaient vers le prédicateur prodigieux, qui soudait le ciel à la terre.Une conspiration s'organisa parmi les grands et l’Homme-Dieu fut mis à mort.On l’enferma dans un sépulcre de roc.Un sceau en défendit l’entrée et des gardes furent chargés d’éloàgncr les trompeurs.C’etsit le vendredi soir.I/o surlendemain, à l’aurore, un tremblement de terre mit les soldats en frayeur.Un ange renversa l’énorme pierre, qui bouchait l’ouverture funèbre, et chacun Vit que le cadavre du supplicié était disparu.Les amis et compagnons de Jésus ne se rappelaient pas la promesse de leur Maître de briser les liens de la mort.Pendant quarante jours, à différentes reprises.Il leur parla, les instruisit plus à fond.Il mangea avec eux et vécut, Lui.l’Homme mis à mort, leur propre vie de vivants.Leur incrédulité tomba devant ces faits précis et ils devinrent des témoins incoercibles de la Résurrection.Us moururent pour soutenir leurs affirmations.C’est le vrai Pâques.Un Dieu restitue à son corps humain la vie que celui-ci avaiit perdue sous les souffrances endurées.Un Dieu donc prouve Sa venue sur la terre et la certitude de Ses enseignements.Qui peut récuser une doctrine divine?Et quelle intelligence peut se mesurer dans la recherche de la vérité avec la parole d’un Dieu enseignant ?Le Pâques historique forme un tournant radieux du voyage dé l’homme sur la terre; il est un point de départ des âmes vers un nivean supérieur; il sonne le ralliement des bonnes volontés autoué du divin révélé.* ?* L’Eglise est la continuation du Christ à travers les âges.Elle se doit par conséquent de répéter les mêmes actes fondamentaux sous une forme appropriée.Celte forme sera mémoire, vie et source.Mémoire des faits accomplis; vie nouvelle de Notre-Scigneur s’adaptant les âmes, les élevant et les soutenant, sous Puisage de moyens matériels, dans leur ascension vers Dieu; source de grâces purificatrices, agrandissantes et mriti-ves.Le nom de cette forme est liturgie.Elle est cette grande voix de l’Eglise qui, eh prononçant des mots humains, permet au Christ animateur de chanter des louanges infinies.Elle est ces rites troublants dont le cadre est restreint, mais qui, traduits par l’Esprit-Saint, réalisent les adorations et les réparations dues.Elle est ce choix judicieux des choses de la terre par lesquelles notre Rédempteur vit au milieu de nous et force la création entière à redire dans un langage obscur ici-bas ses propres actes sauveurs.1 Or, il y a un Pâques liturgique.Il arrive après les austérités du carême et fait suite aux souvenirs émouvants de la Semaine sainte.Tout y est prévu pour provoquer le détachement du créé et faire naître la paix inénarrable du triomphe de la vérité.Sous les alléluias répétés, sous les affirmations multiples des Evangiles, l’âme est appelée à la foi en son Maître.L’Eglise a ramassé dans la liturgie pascale des témoins qui parlent à tour de rôle, des récits brefs qui sonnent comme des cris de joie, un mouvement et une couleur remarquables.Par-dessus ce tumulte, on entend la voix de Jésus déjà hors le monde, mais attirant et sauvant.Le coeur sent qu’il est tout, qu’il est le Roi invincible, qu’il possède le dernier mot de toute chose.Ce Pâques du temps revient chaque année, parce que.chaque année, nous avons le besoin d’être repris à nous-mêmes, d’être soulevés au-dessus des attirances charnelles, d’être, vainqueurs dos erreurs et des notions débilitantes.Pâques liturgique, c’est donc Jésus se ressuscitant dans son corps mystique.Ce n’est ni une abstraction ni une pure cérémonie extérieure: c’est un fait aussi réel que celui de l’histoire.Au contraire des anniversaires ordinaires, dont le passage n’est qu’un rappel, cehw-câ agit, tout en commémorant.La liturgie emporte avec elle l’efficience divine.Nous allons le voir encore mieux en parlant du Pâques des âmes.* * * Car les âmes ont leur Pâques.Cela veut dire qu’elles peuvent reprendre vie ou obtenir un surcroît de vie: les deux sont un triomphe.(Suite A 1* 2tme patfe) « Une Semaine Liturgique sera tenue à Ottnwa, du 6 avril au 11.dans laquelle des conférenciers éminents commenteront ces vérités trop laissées dans l’ombre.Natchez nous recevra à dîner Prairie du Rocher nous accueillera comme de la parenté — Dernières nouvelles du Voyage en Louisiane /ai vieille, pittoresque et charmante petite ville de Natchez, très fière de ses souvenirs français, avait déjà manifesté F intention de nous offrir une réception officielle, avec promenade, etc.Un télégramme nous prévient que la réception comportera un dîner.De Prairie du Rocher, un bourg dont le nom est familier à tous les petits Canadiens qui ont appris leur histoire du régime français, on nous écrit que.les gens, dont un certain nombre' descendent de vieux colons français, nous recevront comme si nous étions de la jHtrrnté, Prairie du Rocher est près du Fort de Chartres.Il y aura manifestation au Fort de Chartres, /mis promenade à Prairie du Rocher.Saint-IjQuis, Fort de Chartres, Prairie du Ro*:her, cela fera une journée fort bien employée.Ainsi s’organise et s'enrichit quotidiennement notre itinéraire.* # * Le temps presse.Pour tous les renseignements, pour toutes les demandes de place, etc,, s’adresser, ET SANS TARDER,mu Service des Voyages du Devnjr.i.10.rue Notre-Dame est.Mi W-réal (Til.Harbour P2ii).{ ’ 2 LE DEVOIR.MONTRIAL SAMEDI 4 AVRIL 1931 VOLUME XXII — No 77 PAQUES (Suite de la première pajtei Il faut se rappeler que le baptême a créé en nous tout un trganisme surnaturel.Atteignant la substance même Avenue Viger.Le sujet traité sera: “Qu’entend-on par politique des affaires.Importance de la question”.Le juge Sévigny à l’hôpital Nouveaux terrains de jeux Le département municipal de récréation se propose cet élé d’établir 10 nouveaux terrains de jeux, en plus des 43 organisés l’an dernier.Cela ne donnera pas cependant un terrain dans chaque quartier, les nouveaux étant destinés .aux quartiers qui ont une population enfantine considérable.Notre-Dame-de-Grâcc, par exemple, en aura 4 au lieu de 2.Les terrains de jeux seront préls dès le début de mai.Des instructeurs seront affectés aux endroits les plus importants.Les pique-niques hebdomadaires municipaux à l’ie Sainte-Hélène seront organisés comme par le passé.On ne sait pas encore cependant si les enfants s’y rendront par bateau ou par le nouveau pont.* Voici les sites des nouveaux terrains de jeux projetés: parc Tren-holmo, rues SherbrookQ rt King Edward; pare MacDonaFd, Earns-cliffe et Isabelle; parc Drummond, boulevard Rosemont et IGème avenue; parc Maisonneuve, Sherbrooke et Pie IX; Saint-Paul-de-la-Croix, boulevard des Ormes rt Sauriol; parc Saint-Michel, Saint-Dominique Srès Laurier; parc Saint-Edouard, oyer, entre Saint-Zotique rt Bé-lange; parc Montcalm.Papineau rt Bélanger; parc Bordeaux, angle Vie! et Pasteur; pare Sherbrooke, Sherbrooke et Saint-Donat, Chapitre générai des Pères de la Compagnie de Marie LES DELEGUES DE Là PROVINCE CANADIENNE l>es Pères de la Compagnie de Marie tiendront au mois d’avril un chapitre général à leur maison-mere en France.Cgtte réunion aura une importance spéciale, elle devra procéder à l'élection d’un nouveau supérieur général et de plus, a cause du développement considerable de la eongregalion dans divers pays, le chapitre étudiera la question d’une plus grande aulono-mie a donner aux provinces.Pour la première fois depuis 1 etablissement de la Compagnie de ^,aUc au Canada, en 1883, les deux délégués de la province canadienne seront des Canadiens: le B.P.Pierre Jalbert.curé de la paroisse Sainte-Hélène à Montréal, et le B.P.Wilfrid Nadeau, missionnaire à I Lauzon.Ils s’embarqueront à New- ô ork, le 3 avril, en compagnie du R- P- Théophile Ronsin, provincial du Canada._________ Les visites pastorales La visite pastorale dans les diverses paroisses situées en dehors de la ville aura lieu aux dales suivantes, ce printemps et l’été prochain: 10 mai.à Sajnt-Cyprien rt à Lacolle; le 11 mai, à Saint-Bernard; le 12 mai à Saint-Valentin; le 13, à Saint-Paul; le 14, à Saint-Biaise; le 17.à Sainf-Remi et à St-Michcl; le 18, à Saint-Edouard de Napicrville; le 19, Herrington; le 20, à St-Matthieu; le 24, à Laprai-rie et à Saint-Constant; le 25, à St-Isidore; le 20, à Saint-Philippe; le 27, à Saint-Jacques le Mineur; le 31, à Chambly-Bassin el à Cham-bly-Cnnton.En juin: le 1er, à St-llubcrt; le 2, ù Saint-Lumbert et à Saint-Lambert Annexe; le 3, à St-Jean Eudes et à Saint-Maxime; le 4, à Montréal-Sud; le 7.à Saint-Bruno et à Saint-Basile; le 8, à Ste-Julie et à Saint-Amable; le 9, à St-Josaphat; le 10, à Saint-Luc et le; II à l’Acadie; le 17, à Boucherville et à Varenncs; le 18, à Vcrchères; le 19, à Sainte-Théodosie; le 20, à Contrecoeur; le 21, à Caughnnwa-ga.En septembre: le 12, à Saint-Jean et à Saint-Edouard; le 13, à Notre-Dame-Auxiliatrice.La session de Québec (Suite de la 1ère pagel tement.La loi est alors amendée dans le sens déjà mentionné.M.Blain demande que la loi oblige les officiers rapporteurs à livrer les listes électorales en temps légal.Il rappelle qu'en 1908 l’agent d’un candidat oppositionniste s’est vu refuser la livraison des listes par l'officier rapporteur, un M.Laluli-pe.L’agent n’a obtenu ses listes que sous la menace de cravacher l’officier, M.Houde, sentencieux cl narquois: “Cet homme a toujours été violent.” M.Tremblay.— “N’était-ce pas celui qui a frappé un ministre du temps?M.Blain.— “C’est celui qui porte le premier ministre sur la main après avoir porté Ja main sur le premier ministre.” On adopte le bill en comité plénier et l’adoption des amendements et du bill en troisième lecture est remise à une prochaine séance.Le premier ministre propose que la Chambre se forme en comité des subsides.M.Paul Sauvé présente une motion qui se lit comme suit: ‘‘Cette Chambre exprime l’opinion que les ministres qni composent le gouvernement provincial n’anraient pas dû et ne devraient pas faire partie, comme directeurs, des compagnies transigeajit avec le gouvernement et même avec le public enmé-néral.” • M.Sauvé expose les différentes raisons qui militent en faveur de sa motion.Souvent, dit-il, le seul fait que les ministres font partie d’une compagnie engage un grand nombre de personnes à y placer leur argent, souvent à leur dommage.On prend le vote, la motion Sauvé est rejetée.Des crédits pour M.David On étudie ensuite un crédit de M.David pour le Conservatoire National de Musique.M.David dit qu'il y a un projet en cours pour fusionner en une seule organisation le Conservatoire I.asalle, le Conservatoire National de Musique et la Société Canadienne d’Opérette, afin d’en faire une forte organisation qui pourra continuer plus en grand l’oeuvre commencée.M.Houde déclare que Montréal aidera financièrement un tel projet.M.Duplessis demande à M.David si ce dernier va faire quelque chose pour les fanfares de la province.M.David répond davs l’affirmative.M.Houde.— Allez-vous faire quelque chose pour la "Bande" de Sorel?La Chambre rit.Le crédit du Conservatoire est adopté; l’on étudie un autre crédit pour les écoles de réforme.M.David révèle alors une nouvelle que le Devoir fut seul à annoncer un mois avant la présente session.Il est question de grouper sur un seul terrain les édifices d’un nouvel asile d’aliénés criminels, d’une école de réforme, etc., toutes sous une seule administration.Il manque en effet mille lits pour aliénés criminels el il faut pourvoir à cela dans le plus bref délai.Le crédit est adopté; la Chambre s'ajourne à samedi malin, à 10 heures.Attaques contre la voirie Au moment où la Chambre va se former en comité des subsides, au débul de la séance de l’après-midi.M.\\ ilJiam lYpniblay sc lève pour critiquer la politique du département de la voirie.Il prétend que le ministre ne sail pas ce qui se passe dans son département; que des employés dérédés figurent encore sur les listes de paye, et il se demande de quel droit on s’autorise pour distribuer de l’argent de cette façon.IjC député de Maisonneuve prétend de plus que des salaires sont payés à des enfants de cinq, sept et neuf ans."Le ministre, dit-il, n’a pas le droit de répondre qu’il ignore res choses; car lorsqu’on est ministre et que l’on ne connail rien, on s’en va chez soi.” M.'I remblay critique encore pendant quelques minutes les méthodes du ministère de la voirie, puis il présente l’amendement suivant: “Que tous les mots après "que” dans la motion en discussion soient retranchés et remplacés par les suivants: "Tout en consentant ù voter des subsides à Sa Majesté, cette Chambre regrette aue le gouvernement ait toujours négligé d'organiser un système efficace et inupiwtiaJ pour assurer à ta province, et particuliérement aux municipalités intéressées, le plein rendement des deniers publics dépensés par t'entremise du departement de la voirie." M.Duplessis cite alors le nom de la municipalité de Saint-Norbert comme étant l’endroit où des gens décédés auraient figuré encore sur les listes de paye du département et où des enfants d’écoles auraient été considérés comme des employés de la voirie, il admet que dans le moment il s’agit peut-être d’un cas particulier; mais que ce seul cas permet de tirer des conclusions générales."Les listes de paye, dit M Duplessis, sont bourrées de noms fictifs, et le gouvernement devra porter la responsabilité de ces lacunes constatées dans la dépense des deniers publics.M.J.-E.Perrault dit alors que l’opposition a tort de tirer des conclusions générales de ce cas particulier et que cette faute n’est pas suffisante pour crier à l’incompétence des employés de la voirie cl même du ministre.Il se glisse des abus, peut-être, mais dans toutes ( les grandes organisations, il est bien difficile de tout contrôler.I/es | abus commis dans Saint-Norbert n’ont pas été portés à sa connaissance, ni à celle de son sous-minis-Irc.On a fait là des travaux d’entretien de routes seulement.Le département a des milliers de cantonniers qui emploient d’autres journaliers sur les routes.Un homme est chargé de surveiller les travaux dans chaque division.Les listes de paye sont assermentées et transmises au département dans la suite.“Que l’on ait glissé de faux noms dans le cas de Saint-Norbert, dit M.Perrault, cela est peut-être arrivé.Je promets à mes amis de faire enquête, et ceux qui ont fait insérer sur les listes des noms de personnes décédées vont être obligés de rembourser les montants qui ont été payés par la province.Je le répète, nous avons partout un système de contrôle très effectif, et le cas de Saint-Norbert est le premier du genre qui ait été porté à ma connaissance.M.Houde prend alors la parofle: .l’admets, dit-il, que des gens abusent de leur situation un peu |»ar- tout; mais pourquoi des pages dans le Canada écrites par les plumes les plus virulentes pour essayer de détruire les gens de l'opposition dans l’opinion publique?Pourquoi deux poids, deux mesures?J’admets que le ministre ue peut suivre toutes les iramifications de son département, mais qu’il demande aux plumes empoisonnées, aux ratés de la vie, aux dégoûtés, de cesser de jeter leur venin dans Je public.On .passe «lors au vote, et l’amen dement de M.WdJIiam Trem-blav est défait par quarante-six voix contre sept.Crédits Le comfité apnrouve ensuite Jes crédits suivants pour Je département du secrétaire provincial: Ecole technique de Québec, $70,000; Ecole technique de Montréal, $75,-000; Ecole technique de Hull, $45,-000; Ecole des Hautes Etudes Com-merctaJes, $150,000, soit un total de $340,000.Pour aider les cultivateurs M.J.-P.Sauvé proteste contre Jes taxes sur le» automobiles.IJ réclame un demi-permis pour les automobiles des cultivateurs et Jes camions-automobiles don» ils se servent.Le député des Deux-Montagnes présente l'amendement suivant: ' “Que tous les mots après “que” dans la motion princâpaJe, soient retranchés et remjplacés par les suivants: "Cette Chambre, tout en étant prête êi voter des subsides à Sa Majesté, est d'avis que le gouvernement devrait sans délai adopter les mesures requises pour diminuer les taxes et les Impôts qui pèsent très lourdement sur les automobilistes de cette province, en général, et particulièrement sur les cultivateurs qui font usage d'un ou de plusieurs camions ou de voitures automobiles." M.Perrault répond à M.Sauvé: Les cultivateurs, dit-dl, savent que lorsque nous en sommes capables, nous réduisons les taxes.Gette demande peut être un bon mouvement politique, mais d’un autre côté ’«s cultivateurs veulent de bons chemins.L’entretien de ces derniers va coûter $0,000,000 cette année.Je suis convaincu que Jes cultivateurs aiment mieux nayer la taxe d avoir de bons cJiemins, Si nous adoptions cette motion, nous serions dans l’imposstibilité de donner aux cultivateurs les chemins qu’ils demandent.La motion Sauvé est rejetée par 43 voix contre 7.La subvention des écoles élémentaires Une somme de $45,000 pour les Ecoles des Arts et Métiers est alors votée, puis M.Blain présente l’amendement suivant: "Que dans cette motion en discussion, les mots après “que” soient remplacés par les suivants: ''Attendu que le nombre des élèves dans les écoles élémentaires de Montréal était de 32,602 en 1896 et de 147,868 en 1929, et celui des écoles élémentaires de Québec de 11.013 en 1896 d de 24,344 en 1929; '‘Attendu aue tes subventions que tes commissions scolaires de Montreal ont rentes du gouvernement pour lents* écoles élémentaires sc sont élevées â $5,696.32 en 1896 et à $,'>,127.07 seulement en 1929; "Cette Chambre, tout en étnnt prête à voter des subsides à Sa Majesté, regrette que le gouvernement, dont les revenus ont nlus que décuplé depuis 1896, n'ait ftas subventionné pins largement et plus justement les écoles èfènxentairrs des cités de Montréal et de Québec." Par un vote de 7 ù 43 la Chambre rejette la motion.Les écoles juives Le bill des écoles juives est alors présenté en troisième lecture pour adoption finale.M.Aid.Blain soumet l’amendement suivant: “Que tous les noms après "que” dans la motion en discussion soient retranchés et remplacés par les suivants: ' "Que le bill soit renvoyé de nouveau en comité plénier de la Chambre mec instruction de l’amender de manière
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