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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 6 février 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-02-06, Collections de BAnQ.

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Volume XXII «— No 29' » Abonnements pajr la poste: Edition Quotidienne CANADA.$ 6.00 E.*Unls et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA .2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 DEVOIR Montréal, vend.6 février 1931 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .H Arbour 1241» SERVICE DE NUIT î Administration: .HArbour 1243 Rédaction ; .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Le congrès d’Edmonton “Succès véritable” - L’oeuvre de l’A.C.F.A.et de la “Survivance” - A propos de sécession - Les Canadiens français artisans d’unité nationale Une dépêche spéciale nous apprend que le congrès i'ranco-albertain qui vient de se terminer à Edmonton a obtenu un “véritable succès”.Ce congrès, comme l’on sait, se tenait sous les auspices de VAssocÀaiion canadienne-française de VAlberta.Celle-ci, à l’instar des sociétés nationales de la Saskatchewan et du Manitoba, a été constituée pour assurer en Alberta la survivance, avec ses caractéristiques propres, de l’élément franco-catholique.Elle est d’origine fort récente, mais paraît s’être assez fortement développée.Au début, notre confrère Rodolphe La-plante devait cumuler les fonctions de directeur de la Survivance et de chef de .secrétariat de l’A.C.F.A.Plus tard, TA.C-F.A.put se payer le luxe d’un chef de secrétariat à elle toute seule, notre ancien camarade Ubalde Baudry.Aujourd’hui la Survivance, et l’A.C.F.A.continuent de se donner le plus fraternel appui, elles travaillent ensemble, elles logent même sous un toit commun, mai# elles disposent de personnels distincts.Ce qui est à la fois une preuve du progrès déjà fait et une garantie des progrès f uturs.Il y a d ’autres oeuvres catholiques et françaises en Alberta que la Luminance et l’A.C.F.A., mais celles-ci tiennent une place à part.Grâce à TA.C.F.A., on tend à la coordination de tous les efforts.Son conseil réunit des hommes d’expérience, dont la sagesse est ainsi mise au service de l’ensemble du groupe; son secrétariat assure l’exécution quotidienne des décisions prises et les relations entre les divers groupes.Nous avons trop de fois marqué les services rendus en Ontario, par exemple, par un organisme de ce genre pour avoir besoin d’y insister beaucoup.Quant à la Survivance, comme les autres feuilles de ce type, qui vont heureusement se multipliant, elle porte les mots d’ordre, stimule les courages, crée dans les communautés éparses le_sentiment d'une vie commune.Ceutf qui l’ont fondée peuvent être sûrs qu’ils ont rendu aux leurs un service de tout premier ordre.* # * Le congrès de cette année devait, à raison des circonstances, avoir un intérêt particulier.On paraît y avoir donné une attention spéciale aux questions agricoles, — ce qui, étant donné la crise, s'entend parfaitement.Et les clameurs sécessionnistes qui montent de certains milieux de l’Ouest ont amené les chefs franco-albertains à se déclarer, avec une claire énergie, en faveur du lieu fédéral.Ces déclarations ont été reproduites par la majeure partie des journaux du pays.Inciteront-elles un certain nombre d’An-glo-Canadiens à se rendre compte de cette vieille vérité que les Canadiens français de l’Ouest, par leur traditionnel attachement à la terre canadienne, par leurs relations et leurs amitiés dans l’Est, sont l’un des plus fermes liens qui se puissent développer entre lés deux parties du pays?Lés cultivateurs franco-canadiens de Jà-bas n’aiment pas plus que les autres les dures conditions que leur fait la crise, mais ils ont des raisons que n’ont point d’autres, — sans attaches avec le passé canadien ou le reste du pays — de ne pas chercher dans la rupture du lien fédéral le remède à leurs maux.Par ailleurs, en même temps qu’ils prêchent chez eux l’unité nationale, ils ont le moyen — c’est ce que faisaient tout récemment Mgr Villeneuve et M.Raymond Denis, citoyens tous deux de la province qui paraît le plus durement affectée par la crise et par le mouvement sécessionniste, — de se tourner vers leurs amis de l'Est et de leur dire: Voyez ce qui se passe chez nous! Voyez quels sont nos maux et nos besoins! Et demandez-vous ce que vous ]>ouvez faire pour que ces besoins et ces maux ne soient pas auprès des nôtres agents et conseillers de malheur! Là encore, ils agissent comme précieux agents de liaison et bons artisans de l’unité nationale.(Notons en passant que nous publierons demain une nouvelle lettre de M.Raymond'Denis.) Ce simple faiPsuffirait à montrer qu’il n’y a point que les catholiques et les Canadiens français qui doivent se réjouir des progrès des Franco-Albertains, -— mais aussi tous ceux, quelles que soient leur race ou leurs croyances, qui ont quelque souci de l’unité canadienne.* * * D’après la brève dépêche de notre correspondant, TA.C.F.A.a réélu ses principaux officiers.Le Dr .T.-L.Petitclerc, en reste donc président, avec, comme vice-présidents, M.Paul-Emile Poirier, avocat, d’Edmonton, et le Dr L.-O.Beauchemin, de Calgary.M.II.-h.Patenaude conserve ses fonctions de trésorier et M.Ubalde Baudry, celles de chef de secrétariat.Un nouveau membre entre au comité exécutif: M.Hector Allard, professeur •' ''Université d’Alberta, ex-boursier du Manitoba à Oxford, 'nt assisté au congrès, entre autres, Mgr O’Learv, archevêque d Edmonton, Mgr Breynat.qui v est venu en avion.Mgr Guy, le premier ministre Brownlee, le président Wallace et le doyen Kerr, de l’Université de l’Alberta, le maire d’Edmonton, le sénateur Lessard et tous les députés provinciaux de langue française.Nous reparlerons du congrès dès que nous en aurons un compte rendu détaillé, mais il semble bien qu’il faille dès maintenant marquer d’une pierre blanche, signe de bonheur, les délibérations de ces derniers jours.Tant mieux donc! et toutes nos félicitations à nos amis de lâchas.Orner HEROUX Un groupe de ces ouvriers américains publie dans la Pravda, journal soviétique, une lettre où il exprime sa satisfaction.M.Duranly laisse entendre que cette satisfaction peut encore étonner — et c’est t'ombre ou la buée dont nous parlions tantôt — parce que the standard of living is still so low that few, •save the enthousiasts, would stand it.Puis c’est tout.Le solde de ta dépêche est du plus beau rose.Si la récolte de cette année est bonne, que les nouvelles fabriques de viande réussissent et que l’augmentation de la production sur toute la ligne, à partir du calicot jusqu'aux conserves, améliorent sensiblement les conditions de vie, comme un bon nombre de gens croient que cela se fera, il g aura une différence.Xous verrons ta propagande du colon satisfait de chez nous — ta meilleure propagande.L’immigré écrira aux siens qu’il est content et' cette lettre agira comme l'aimant sur sa famille et ses relations.Quoi qu’il arrive, reprend M.Du-ranty, l'immigrant ouvrier aura toujours la satisfaction de se dire que, si dure que soit la vie, personne ici n’est mieux que lui: il n’y a pas de bourgeois replets se prélassant dans leurs automobiles et étalant leur confort supérieur.Les bolchevistes eux-mêmes, écrit-il encore en manière de conclusion, ne s’en rendent pas encore compte, mais à moins que les conditions économiques universelles ne s’améliorent plus rapidement que cela ne semble probable, ce pays pourra vite trouver nécessaire de créer un commissariat de l’immigration pour diriger le surplus de main-d’oeuvre du monde capitaliste pour laquelle il y a ici une demande et des chances de réussite (opportunities) quasi illimitées.* * Ÿ Quand on a lu Moscou sans voiles, le récit de ces horreurs, qui a un accent de vérité jailli de la profondeur des entrailles, s’interpose entre les yeux et le récit de M.Durant!/.Mais tout le monde n’a pas lu Moscou sans voiles/ Quel sentiment a pu inspirer {cette dépêche?Les Souicls ont évidemment intérêt à bien traiter la presse étrangère.Pour conquérir un correspondant, il n’est que de lui assurer de la bonne copie, ce qui lui permettra de primer dans , son métier par son information ex-I elusive.Que pour des considéra-! lions comme celles-là le plumitif \ flattât le “fournisseur", il n’y ouïrait rien de scandalisant.En quoi ; le journaliste qui traite avec les Russes, parce que cela fait son affaire, est-il pins ignoble que tes capitalistes tories qui nous vendent du charbon russe, parce qu’il peut commander un prix de vente égal au gallois tout en étant acheté à meilleur compte?Le publiciste et le marchand de charbon professent tous les deux la philosophie courte de /'après moi le déluge.Peut-être est-ce aussi une habile pièce de propagande antibolchevis-te.que la dépêche Duranty.Peut-être espère-t-on que les journaux d’inspiration communiste feront une vaste publicité à cette glorification de la Russie soviétique, .parue dans des journaux essentiellement bourgeois, ce qui lui donne plus de relief, plus de valeur persuasive.L'immigration intensifiée vers la Russie aurait en ce ras te double effet d’embarrasser tes Russes d’une pléthore de main-d’oeuvre et de débarrasser tes pays capitalistes des éléments radicaux.Plu.n d’un bourgeois a secondé le mouvement sioniste dans l’espoir qu'il parquerait les Israélites en Palestine et en soulagerait les pays gentils; car le Juif passe parfois pour un agent de désagrégation sociale.Si tous tes bolchevistes étaient entraînés en Russie, comme les animaux dans l’arche, il serait plus facile de dresser le cordon sanitaire, voire de couler l’arche.Mais te lecteur westmountais de ta Gazelle, ignorant de cette diptn-; nmtie subtile, a dû digérer mal son j pamplemousse, son porridge et scs oeufs an bacon, hier matin, quand, dans son iournat appuyé contre le percolateur au borborygme, savoureux, il a lu cette étonnante dépêche jurant plus encore pur te entire on elle apparaît que par le j fond.fcml ANGER L’acfrualitc La “Gazette” au service des Soviets La (îajsctte rr publié, Mer.en même temps que le Times, de Netv-York, (l'un et Vautre, nolons-le.en passant, sont des organes de la hante finance), une dépêche de M, Walter Duranty.Datée de Moscou, celte dépêche a passé, sans être caviardéc, la censure balchevistc — et pour cause! M.Duranty parle, comme un an-te, a dû trouver le camarade Stain,.comme un ange du paradis det Soviets! Ce qui donne d’autant plus de poids à ce qu’il raconte, c’est qu’il ist sur place et qu’il lui est facile de répondre à ses contradicteurs de l'extérieur: “Vous parlez en aveugles.Vous n'avez pas été témoins de ce que je raconte, de ce que mes yeux ont vu.de ce que mes oreilles ont entendu".L’argument, il faut le confesser, ne manquerait pas de poids.Aussi est-re moins de In dépêche de M.Duranty qu’il y a Heu de s’é- tonner que du cadre qui lui a été sdonnè.An cours des prochaines années, selon M.Duranty, l’Union des Soviets sera le centre d’une immigration comparable à celle qui s'est di-rtgee sur les Etats-Unis pendant la décade antérieure à ta guerre.La cause de ce phénomène est bipartite: te succès du plan de cinq ans d abord, cl, peul-eire et un degré aussi fort, la détresse qui règne dans le monde capitaliste l’heure présente.A/in qu’on ne puisse pas dire que la dépêche de M.Duranty est à 10ft pour rent de la pure propagande soviétique, il y glisse une ombre, mais ténue, mais transparente.Une buee sérail peut-être un terme pins juste.Le mouvement migratoire est commencé.Cent cinquante ouvriers américains sont rendus à Nijninov-gorod où on est en train de dresser une ville ouvrière sur les plans de.Dearborn, sous les auspices de '’American Austin Company (sans doute les fabricants de cette voiture naine, de l’automobile-po-ney qui fait l’amusement des enfants et le.déconfort de ses lisaient) .S.G.Mgr Desmarais .S', c.Mgr Desmarais, ainsi que nous l’annoncions hier, vient d’être nommé auxiliaire de Saint-Hyacinthe.Mgr Desmarais est très jeune encore, il n’a pas même atteint la quarantaine, et it a passé toute sa vie dans l'étude et Itriseignement.! U n’est donc pas très connu du ! grand public, mais son choix par i Rome suffit à marquer de quelle ! grande estime il jouit dans les milieux si hautement qualifiés où te Saint-Siège puise ses informations.Nous joignons respectueusement nos félicitations et nos voeux à ceux qnt montent vers le nouvel évêque, non seulement du diocèse de Suint-Hyacinthe, mais de tout le pays.Ad multos et fausussimos nnnos! Remerciements M.Bourassa, revenu d’Europe avant-hier, prie les nombreuses personnes qui ont bien voulu lui exprimer leurs voeux du nouvel an d’agréer scs remerciements et ses excuses pour ce tardif accusé de réception en bloc.Bloc'notes Erreur Il y a quelque temps, à Toronto, une soixantaine de professeurs de l’université ont protesté au nom de la liberté de parole contre tes mesures prises par la police afin d’empêcher les assemblées de communistes.Un professeur montréalais vient de faire écho à cette protestation de ses confrères torontois.Ce qui fait dire à un journal de Québec, fort bien intentionné du reste: “A l’instar des professeurs de l’Université de Toronto, un professeur de l’Université de Montréal réclame pour les communistes la liberté de parole.Quel intérêt pousse donc des intellectuels à la rescousse dos agents de désordre?” En fait, il ne s’agit pas du tout, en l’espèce, d’un “professeur de l’Université de Montreal", mais d’un professeur à McGill.Le journal québécois a commis un lapsus qu’il voudra certainement corriger.Personne n’a de sympathie pour les communistes, à l’Université de Montréal.Tarif Scion un correspondant d’Otta-wa.le gouvernement Bennett n’entendait pas se remettre à remanier le tarif douanier, dès la prochaine session des Communes, vu la proximité de la conférence économique impériale au Canada; niais ‘‘l’on comprend maintenant que la pression exercée sur le ministère par les industriels canadiens a élc si forte et si persistante, et ils veulent si fermement des mesures rapides de plus .grande protection que le premier ministre a décidé d’accéder à leur volonté” (Gazette, 1ère page, 1ère colonne, ce malin).Ce qui veut dire que M.Bennett et son ministère vont tout de suite recommencer de toucher au tarif général.notamment en ce qui a trait aux importations des Etats-Unis au Canada.Les députés, au cours de la prochaine session, seront donc fort occupés par ces nouveaux remaniements, bien qu’on ne sache pas au juste ce qu’ont donné ceux de septembre dernier.M.Bennett n’a pas voulu jusqu’ici se choisir un collègue aux fjnanccs, U a gardé pour lui ce portefeuille.On ne voit guère Comment il pourra maintenant continuer d’administrer nos finances, avçc toute l’écrasante besogne qui l'ansorbe depuis août dernier.Discours d’après-dîner j Dans l’Ontario, il y a quelques heures, M.Manion, ministre des I chemins de fer, a dit, au cours de brèves réflexions, qu’il serait en faveur d'une loi interdisant les banquets avec discours, dont la durée dépasserait en tout une heure.Boutade, certes, car il est impossible d’avoir un banquet avec discours qui commencerait à sept heures pour se terminer à huit heures.11 y a la question de l’ordonnance du dîner, celle du service des tables, etc.Une heure, ce serait trop peu de temps.Mais le ministre devrait s’intéresser à tout projet de loi décrétant qu’un banquet commençant vers les huit heures du soir devra se clore à onze heures.G’est déjà targe mesure; et tes discoureurs, s’ils s’en trouvaient un peu gênés, devraient, dans l’intérêt de qui les écoute, se voir imposer ce frein.L’affreux cauchemar que d’avoir à assister forcément à des diners où les orateurs se succèdent, se multiplient, prononçant les uns après tes autres des harangues ampoulées autant que vides, d’ordinaire, devant des gens trop embarrassés pour faire la grève et qui subissent, comme cela, sept, huit, dix, vingl discours d’affilée, car cela se voit couramment, hélas! Les journalistes en savent quelque chose, que leur métier contraint à ces interminables corvées où ils doivent subir à la queue leu leu toute la collection des Parleurs balbutiants, hoquetants, bégayants et.trop souvent, hélas, aussi déraisonnants! A l’issue de ees soirées-là, quel chroniqueur, quel nouvelliste ne voterait pas quatre fois plutôt qu’une l'abolition des banquets publies el même de la liberté de parole, qui devient en ces circonstances effroyable licence?G.F.A QUEBEC Par 42 à S le gouvernement fait rejeter l’amendement Grépeau La gauche condamne toute la politique ministérielle — MM.Duplessis et Crépeau font le procès du régime — M.Godbout le défend .— ./ M.TASCHEREAU CLORA LE DEBAT MARDI PROCHAIN Un discours de M.Stimson à la radio Le secrétaire d'Etat des Etats-Unis.M.Henry L.Stimson.parlera ce soir, vendredi, à la radio, poste WABC, New-York.Il prononcera l'un des plus importants discours de s» carrière.On croit qu’il énoncera les grandes lignes de la politique des Etats-Unis à l’égard îles pays de l'Amérique du Sud, particulièrement ceux où curent tien des révolutions.DEMAIN: Le “Devoir” publiera un nouvel article du R.R.Adélard Du-gré, S.J., et une deuxième lettre de M.Raymond Denis sur la situation on Saskatchewan.En plus, naturelioment, toutes nos rubriques ordinaires: "page littéraire”, chronique musicale, etc.Québec, le G.— Le débat sur le budget entrera mardi prochain dans sa troisième semaine.Le débat devait se terminer hier soir avec l'enterrement d’usage de Tainendement o-ppositionniste et l’adoption de la motion principale.I^e premier ministre lui-même avait hâte d’y mettre fin.car il avait fait entendre à qui V MONDE.Sir Henry Thornton et la question ferroviaire à ce sujet je tiens à faire que le ministre rie la voirie quand il disait que M.Taschereau était le digne successeur des Gouin, des Joly, des Marchand, a oublié de mentionner M.Parent: était-ce oubli?— en tout cas, si nous prenons l’administration des dix dernières Demain soir, le samedi 7, âu Cercle Universitaire, sir Henry Thorn-• ton, président des Chemins rie ter ________1 de l’Etat, sera l’hôte d’honpeur ïï nous voyons que la dette ! un dîner à l’issue duquel il pariera $38,000,000 en 1920 est, ! aux membres du Cercle et à leurs ns.— et | en 1930.de $34.000,000, que les re-j invités de certains aspects de- la observer venus qui étaient rie $14,000,001) en question ferroviaire canadienne.qui 1920 sont montés à $41,000.000 en 1930.Ce qui fait une différence de $26,000,000.Or, les revenus, comme le disait M.MacMastcr, viennent du peuple, des contribuables, mais non du ciel.(Suite à la page 3) Présenté par M.E.-H.Décary, N.P., président du Cercle, sir Henry Thornton sera remercié par M.Augustin Frigon, I.C., vice-président du Cercle.Une belle assistance s’est déjà inscrite.Les dames sont invitées.Docteurs, Consultes 1 ! I ETABLISSEMENTS GAIFFE, GALLOT A PILON 34.Blvd Vauslrard — Paris XVèm* Rayons X Diathermies Electrothérapie GALLOIS a cre i», mrmln Villon.Lyon (Rhèno Ultia-vlolat», tntra-ronras Lampes asciatiquqa pour sidles d’opérations et dentistes Electrodes de quartz.Fri* et condition* la* plus avantaitaua DevU #t caUtomi** *ur demande Servie» d'un Ingénieur électrlclaa-radiotoglste.Agença générale pour la Canada: Paul CARDINAUX D.S."PRECISION FRANÇAISE" 3458.St-Denis HA.2357 MONTREAL Liquidation des trois quarts de l'assortiment de librairie du DEVOIR EN VENTE AU COMPTOIR SEULEMENT Livres mouillés tous reliés Collection Jules VERNE, rég.75, Collection NIER, rég.Collection Tous, rég.Collection rég .35 CAR-.50 .Pour .40 Bijou, .10 .05 .05 .05 SUPER-AUBAINE Dictionnaire des connaissances religieuses — Six volumes reliés, absolument intact, $28.valeur $35.LIVRES CANADIENS Voyex nos rayons.Grand choix de yolumes intacts i prix réduits.(Port en plus) L‘incendie de l’épicerie Brosseau a causé par 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$20.00 100 titres différents $10.00 100 titres différents $50.00 10 titres différents $ 3.00 franco $3.50 18 titres différents $ 1.00 franco $1.25 50 titres différents $ 1.50 franco $2.00 15 titres différents .45 franco $0.60 (Port- en plus, sauf mention contraire) CONDITIONS DE VENTE Pour une vente aussi précipitée il faut adopter des pratiques spéciales que voici: lo_ Nous ne vendons qu’AU COMPTANT 2°-Les commandes expédiées par la poste sont faites CONTRE RECOUVREMENT des frais de port 3°-Pour les collections NOUS NE GARANTISSONS PAS TOUS LES TITRES DEMANDES, mais nous nous engageons, évidemment, à n’expédier qu’UN SEUL VOLUME DU MEME TITRE, nous réservant le droit d’en substituer d’autres aux titres manquants.Aubaines au comptoir seulement OEUVRES ABSOLUMENT INTACTES Verne, Jules .75, Oeuvres de reliées, val.pour.Oeuvres de Mme pur, reliées, val.75 .50 de Sé- .50 Collection Garnier, reliée.«'•50 .25 Cantiques de la Jeunesse, ndtes, reliés, val.20 LIVRES DE PRIX SACRIFIES Nos importations du printemps que nous venons de recevoir sont ABSOLUMENT INTACTES.NOUS SACRIFIERONS A les livres de récompense.DES PRIX RIDICULES tous Mais cette vente ne pourra commencer d'ici quelques semaines, temps prévu pour l'écoulement de tous nos autres volumes.Ne manquez pas de lire nos annonces.VENEZ TOT BENEFICIER DU CHOIX L’AFFLUENCE EST CONSIDERABLE - SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR 430 RUE NOTRE-DAME EST TELEPHONE: HARBOUR 1241 *, - CALENDRIER - j - < Demain: SAMEDI, 1 février 19.'!.Saint Romuald, abbé Lever du soleil, 7 h.14.Coucher du soleil, S h.1S.1 ever de la lune.U h.ïf.Coucher de la lune, 9 h.36.Pleine lune, le 2, à 7 b.32 m.du soir.i>ernier quart, le 9, à 11 h.16 m.du matin.Nouvelle lune, le 17, à'S h.17 m.du matin Prem.quart, le 25, A 11 h.49 m.du matin.VOLUME XXII (S.P.A.) — Une tentative de renversement du cabinet Minseito.faite par l’opposition, au cours d'une réunion du comité budgétaire, a causé une bagarre dans laquelle une douzaine de personnes, dont deux membres de ,a Diète, ont reçu des coups de poignards.Le baron Shidehara, ministre des affaires étrangères, qui dirige le cabinet depuis qu’un individu a blessé ie premier ministre, a une escbrtc de six experts en jlu-jitsu depuis quelque temps.Les princes sont , à Cristobal Cristobal, Panama, 6 (S.P.A.).— Ce Prince de Galles et son frère le prince Georges sont arrivés à ce poj’t aujourd’hui, à bord de l'Oro-pesu.^ Campbell ne tentera pas une nouvelle course Daytona, Floride, (ï (S.P.A.), —-Le capitaine Malcolm Campbell qui, eu aMeignant 245 milles à l'heure hier, a établi un record mondial de vitesse en automobile, vient d'annoncer qu’il ne tentera pas une nouvelle course._ Le pont de Caughnawaga Ottawa, 6.(D.N.C.), — La Corporation du Pont lac St-Louis demandera au gouvernement fédéral.|:w prochaine session, une charte : lui permettra de construire un il sur les rive| nord et sud de la ère Sl-I.aurent, vis-à-vis la rc-v rve de Caughnawaga sur le lac St-Louis.La loi au sujet des écoles juives Québec, 8.(D.N.C.) - A la suite de la proposition de S.E.le cardinal Rouleau, appuyée par S.G.Mgr Gauthier, au conseil de l’instruction publique, à Québec, il y a quelques heures, relativement au projet de loi des écoles juives, le» membres du conseil ont écarté un amendement de M.le juge J.-M.Tellier demandant d’ajourner le rote jusqu'à ce que le bill dont il était question ait été distribué aux membres du conseil.Il se t-niivc désormais que le conseil a adopté la teneur du bill; cette approbation sern iircorporée dpps le préambule du projet de loi que la Chambre devra voter tel quel maintenant, cans le modifier d’aucune façon.Courte séance ' législative la Chambré provinciale ADOPTE PLUSIEURS BILLS CE MATIN ET S AJOURNE A -MARDI Québec, (i.(I).-N.C.) — La Chambre a tenu une courte séance ce mutin.Eté a adopté en troisième lecture le bill 170, modifiant la loi du Barreau telle qii’anmndee par le conuité des b TM s publics et le bill 40, sur les bombes lacrymogènes.La Chambre adopte en troisième (lecture le bill 51 qui permet aux greffiers de la Cour des .Magistrats de faire prêter serment.Est adopté aussi en troisième lecture, le bill 42 pour modifier La loi qui constitue en corporation la ville de Pile Maligne.Ce bill forme U* ville en ¦u: po ation scolaire pour lui permettre de rembourser à la Duke t'ncc le v.-ix dune école que la compagnie avait construite à ses frais.Le bill 37 qui modifie la loi des assurances de Québec qui permet au surintendant des assurances d’exercer certaines fonctions.La Chambre adopte, sur division, en troisième lecture, la loi qui fixe d $6,000,000 la valeur des propriété; taxables pour fins scolaires, de la Laurentide Company et de la Shawinigan Walcr and Power : dans les limites de Gnand’Mère.Elle | adopte aussi en troisième lecture le bill 137 concernant la Commission des Ecoles catholiques de la icité des Trois-Rivières.LE BILL DES TROIS-RIVIERES Elle adopte, en troisième lecture, le bill 98 modifiant la charte de la cité des Trois-Rivières, Ce bill décrète que dorénavant, le maire sera élu par les échevins.M.Duplessis s’y orxoose car.dit-il, cette mesure est contre l’intérêt des électeurs et contribuables, en cas de vacance imprévue durant le terme régulier.Elle , adopte ensuite, en dernière lecture, le bill 119 pour modifier le titre de la Canadian Copper Refiners à une propriété située dans la ville de Montréal-Est.La Chambre approuve en deuxième lecture, le bill 142 modifiant la charte de Fraser Institute.La Chambre s’ajourne à mardi après-midi.Le nouvel immeuble du service des incendies Le radiophonie Les assurances au Canada sociales LA ' LIGUE CANADIENNE DE LA .MLLE WHITTON, DU CAN ADI AS RADIO” DEMANDE LA SUPPRESSION DIRECTE DES AN-| NOaCES, DES POSTES PUlS-i SANTS ET DES PROGRAMMES CANADIENS PLUS NOMBREUX i Ottawa, 6.(D.N.C.) —- La ”L gue Canadienne de la Radio” a en core affirmé ses revendications c't COUNCIL IN CHILI) AND FAMILY WELFARE, ET MME L.DE G.BEAUBIEN, DE L’HOPITAL STE-JUSTINE, RENDENT TEMOIGNAGE DEVANT LA COMMISSION D’ENQUETE QUE PRESIDE M.MONTPETIT I.a Commission assurances la radiodiffusion, un plus grauq gnages de Mlle VVhifton, du Canfl-nombre de programmes canadiens dian Council In Child and Family et une chaîne de postes qui assure- Welfare, d’Ottawa, et de Mme L.de Les travaux, de construction du nouvel immeuble du service des incendies, parc leannc-Mance, sont commencés.C’est la firme “E.C.M.Cape and Co.Ltd,” qui a le contrat.On sait que la ville a été autorisée à emprunter $2,000,000 pour l’installation du nouveau système.Les travaux pour le tunnel de la rue Saint-Hubert commenceront lundi matin.M.Bennett et la radio LE PREMIER MINISTRE CANADIEN FAIT OBSERVER A UNE DELEGATION FEMININE QU’IL CROIT QUE LA RADIOPHONIE N’EST PAS UNE QUESTION PROVINCIALE raient à tuujes tes families du Canada des programmes canadiens.Dans une déclaration faite par le secrétaire honoraire.M.Allan Flaunt, la Ligue exprime l’opinion que la construction de sept postes -,sauts sic 50,000 watts chacun, oùt de $3,225,000 est assez dif-â cause des conditions écono-s 'actuelles, mais elle est d’opi.que des postes moins nom-Ld'e'iX atteindraient le même but.Certains postes ontariens ont dit que le coût des licences de radio serait porté à $30.Cette_ affirmation est absurde.Elle n’est qu'une tentative de la part des proprietaires des stations de radio pour obscurcir la situation.La Ligue est tn faveur d’un système qui serait financé à l’aide des revenus des licences dont le prix serait de $3 et aussi des revenus de la publicité indirecte.I La Ligue réitère encore sa re-1 G.Beaubien,présidente de l’Hôpital Ste-Justine.Plusieurs autres personnes convoquées pour rendre témoignage étaient aussi présentes et se feront entendre au cours de l’après-midi.Mlle Whilton a tout d’abord expose les grandes lignes de l’institution dont elle fait partie.Elle explique que le Conseil du Bien-Etre de l’Enfance et de la Famille est canadien, qu’il est répandu dans toutes les provinces du Canada et qu’il donne d’excellents résultats.Le principe fondamental de cette institution, c’est la protection de l’enfant d'abord et ensuite de la famille.Ivlle a énuraér:' trois des nrincipales raisons pour le quelles les enfants ont besoin d’être assurés de secours et de sécurité : mort des parents, mauvaise conduite Jes parents et désertion du foyer.Mlle Whitton a insisté sur la né- commandation que 12 directeurs j oessité qaTU y soient nommés pour surveiller et j charité privée Ottawa.6 (S.P.C.) — Le premier ministre Bennett a reçu, il y a quelques heures, une délégation du "National Council of Women", qui a formulé diverses requêtes.Une de ces requêtes avait trait à la radiophonie.La délégation a demandé l'établissement, par le gouvernement fédéral, d'une compagnie canadienne de radiodiffusion, proposant de porler les permis à $3, pour payer les frais.Le premier ministre a répondu à cela que la province de Québec soumettant aux tribunaux la question du contrôle de la radiodiffusion, il n’est pas tout à fait libre de discuter la question.Il a toutefois fait observer que par suite de l’existence de très puissants postes émetteurs aux Etats-Unis, le problème lui parait plutôt international que provincial.Dans d'aûtrcs requêtes, la délégation a demandé l’institution de l'examen médical prénuptial, l’établissement do pensions pour les aveugles, la présence de femmes dants les jurys chargés de juger des femmes et des enfants, etc.Au sujet des aveugles, M.Bennett a dit que la question relève des provin-ces.Pour construire un quai à Beauport Ottawa, 0 (D.N.C.), —- La Commission du port de Québec a été autorisée par le gouvernement fédéral à louer pendant 25 ans, à un prix nominal, à VAnglo-Canadian Pulp and Paper Mills.Limited, un terrain situé sur la Côte Nord du St-Laurent, à Beauport, pour y construire un quai et certains autres travaux au coût de $46,000.Ce terrain a une superficie de 673.375 pieds carrés, _______ Nos représentanis commerciaux Ottawa, G (D.N.C.) — La Commission du servie civil vient de nommer M.S.G.K.MacDonald au poste d’assistant commissaire du Commerce, à Oslo, Norvège, M.McDonald était auparavant commissaire junior du Commerce à Ol-1 tawa.Elle a aussi nommé M.J.T.Monty, autrefois de Montréal, assis-1 tant commissaire du Commcrre, à| Athènes, Grèce.ce ntrôler gratuitement le travail du personnel ¦ salarié.FKle se dit opposée à un monopole privé, sous la censure gouvernementale.Le secrétaire honoraire, M.Plaunt, a aussi énuméré les nouvelles personnalités qui ont donné leur adhésion à la Ligue, parmi lesquelles nous remarquons M.Frank Carrel, de Québec; M.H.-Edmond Dupre, de Québec; M.Victor Doré, président général de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal, sir Georges Garneau, et le général T-L.Tremblay, girant général du Fort de Québec.Ce qu’a reçu M.Montpetit REPONSE DE M.DAVID A UNE QUESTION DU DEPUTE DE VERDUN _________ Québec, 6.(D.N.C.) -— M.Atha-nasë David a répondu ce matin à une question posée par M.P.-A.La-fieur, député de Verdun, sur les sommes que M.Edouard Montpetit a reçues de divers départements de la province.M.David déclare que durant l’ex* rcice financier 1923-24, le gouvernement a offert à M, Montpetit, par 'entremise du secrétaire provin-nal, d'aller prendre officiellement ;on siège à l’Académie royale de Jelgique, le gouvernement eonsidé-•ant que Ja nomination de M.Mont-ictit à ce poste d’académicien était au honneur qui rejaillissait sur la province.La somme de $1,000 lui fut offerte et payée.M, Montpetit fit au cours de ce voyage plusieurs conférences en Belgique sur la province le Québec.En Tannce 1928-29, M.Montpetit a reçu $150 de frais de remboursemeyt pour dépenses ré-: conférence sur la Confédération à Toronto.En l'année 1929-30, il a reçu $150 pour frais de remboursement sur dépenses de voyage Montréal-Québec-Toronto, ré: organisation du concours interprovincial de l’éloquence.M.David déclare que M.Montpe-tit reçoit aussi le remboursement de ses frais de voyage pour assister aux réunions du Conseil de l’instruction publique, dont il fait partie depuis 1928 (voir état financier du surintendant de l'Instruction publique pour les années 1928-29 et 1929-30).M.Montpetit a reçu du ministère des terres et forêts, en l’année 1929-30, la somme de $962 pour l'Heure provinciale (72 émissions), rémunérations pour entrevues, correspondance, frais de poste et frais divers.M.Montpetit fait actuellement partie de la Commission des assurances sociales.Les membres de la Commission des assurances sociales sont payés comme suit : S.G.Mgr Courchesne, $2,500; Rév.Canon Scott.$2,500; M.Georges Savoy, $2,500; M.J.-T.Foster, $2,500; M.Gérard Tremblay, $2,-500; M.Edouard Montpetit, président, $4,000.M.David déclare que M.Montpetit a déjà été boursier de In province au cours des années 1907-08-09, envoyé par sir Lomor Gouin.Il louchait $100 par mois.a d'intensifier la A ce sujet elle a Mc Lucien Ccndron soulève point de droit un Me Lucien Gendron a contesté ce matin la juridiction de la Cour du Banc du Roi pour instruire le procès de Brisken, l’un des quatre individus accusés d’avoir importé des marchandises au Canada pour une valeur de plusieurs milliers de dollars sans payer la douane.Brisken aurait été traduit directement devant la Cour du Banc du Boi sans passer par les stages pré- pemlnnce?liminaires de la comparution, delvcrsilés de Montréal et d Québc l’enquête préliminaire et de l’exa- (Laval) qui croiseront le fer sont: men volontaire.Les trois autres ac-'MM.Roch Pinard et Jeun-Maric rusés, qui subiront leur procès le Massé, pour Montréal; et Whrelor 16, ont passé pur les formalités hf.Dupont et Pierre Morrlssct, pour bitucllcs.Québec.fait un bel éloge de la charité pri véc dans la province de Québec et elle a montré comme notre province est bien en avant de» autres provinces du Dominion en re domaine.Elle a ajouté toutefois que la charité privée ne doit pas devenir trop onéreuse pour les organisations ou institutions qui en ont fait leur vie, mais qu’elles doivent être encouragée^ par les corps publics et soutenues au besoin.Elle a aussi longuement exposé le rôle des institutions des autres provinces qui équivalent à nos jardins de l’enfance dans la province de Québec.Elle a montré que l’enfant ne doit patf être retiré de ces institutions pour être plongé dans une famille qui n’est pas en état ou digne de le recevoir et elle a exprimé le regre* que là loi de la province de Québec ne 'pourvoie pas à des subventions à ces jardins de l’enfance.Mme BEAUBIEN La présidente de l’hôpital Sainte-Justine a déclaré que la loi de l’Assistance publique est un bienfait pour l’individu et pour les institutions, mais qu’il y aurait raison de 1 amender en certains points.Elle a suggéré l'établissement de maisons de secours hospitaliers à travers la province, parce que ce sont les grandes villes seulement qui peuvent alimenter les hôpitaux.Si les hôpitaux sont construits pour tous, pourquoi en refuser l’entrée aux malades pauvres?demanda-t-elle.Les hôpitaux ne sont pas des maisons commerciales ou d’affaires, dit-elle, et ils doivent recevoir tous les malades.Or, i! arrive souvent que certains malades n’ont pas un sou et que la municipalité qui, en vertu de la Loi de l’Assistance jïiiblique, devrait payer une partie des frais, répond qu’elle ne peut pas.Quoi faire?I.’hôpital paie, et chaque année, il ne peut avoir que des déficits.L’hôpital a-t-il plus d’obligation que la municipalité à payer .es frais dr l'hospitalisation d'un indigent?Mme Beaubien demande alors si ce ne serait pas une bonne chose d’amender la Loi de l'assistance publique de façon à forcer la municipalité à paver et si réellement elle a des raisons de ne pas le faire de prendre alors des poursuites, puisqu’elle est plus en état d’attendre que l’bôpital qui d’ailleurs n’a aucun recours contre les compagnies d’assurances et contre ceux qui ont blessé un adulte ou un enfant dans la rue.M.Foster prétend que toutes ces difficultés disparaîtraient si l’assu-rancc-mnladic était établie.M.Montpetit fait alors observer que le témoignage de Mme Beau-bien forme lien entre l’enquête de la Commission sur les modes d’assistance publique et sur celle qiv’elle entreprendra bientôt sur les modes d’assurance.Les membres de la Commission étaient au complet et comprenaient M.E.Montpetit, Mgr Courchesne, évêque de Rimouski, M.G.Trem-hlaV, M.G.-A.Savoy, l’archidiacre Scott.M.J.T.Foster.M.le Dr Alphonse Lessard, et M.Emile Doil-cet, secrétaire.____ Le désastre de la Nouvelle-Zélande Napier, Nouvelle-Zélande, 6 (S.p.A.).— L'évacuation des villes de Napier et de Hastings, dévastées par le tremblement de terre, présente de grandes difficultés, l'ne seule route est déblayée, mais cette roule est défoncée.Plusieurs personnes ont succombé à l'épuisement, le long de la route.^ Débat interuniversitaire *Ce soir, aura lieu à la salle St-Sul-pice, le débat tnterunlvers!taire annoncé à plusieurs reprises en ce journal sur la question suivante: Le Canada est-il mûr pour l’indé-Lcs étudiants des uni- La session de Québec (Suite de la page deux) Ainsi donc le gouvernement a enlevé à la population $32,000,-000.L'industrie du papier Et c’est le gouvernement actuel qui, dans cinq ans, a vendu plus de limites forestières que tout autre gouvernement précédent en quinze années.Nos forêts sont dilapidées au point que les compagnies sont obligées d’aller chercher plus loin leur bois.Et ce bois coûte plus cher, à cause du recul de la forêt, et c’est ce qui a causé la crise de l’industrie du bois.Un ministre nous parle de l’importation du bois russe, et on est même allé jusqu’à nous en tenir responsables.Je ne'ferai pas à la Chambre l’injure de répondre à cet argument.Mais je rappellerai que l’an dernier, le premier ministre, en présence de cette Chambre, a déclaré qu’il traiterait les compagnies de pulpe différemment les unes des autres, qu'il accorderait un traitement moins favorable aux unes qu’aux autres.Faut-il s’étonner alors que les compagnies se soient dit: Nous aimons mieux transiger, avec les vrais bolchevis-tes que de traiter avec ceux dont la politique est boleheviste.Le prix du papier Je rappellerai aussi que nous avons vu te premier ministre de cette province, procureur général, violer ia loi des combines, fixer et majorer le prix du papier, malgré la défense très claire de la loi.Les compagnies qui devaient porter le coût de l’action illégale du procureur général et premier ministre ont préféré transiger avec les Rouges de Russie plutôt qu’avec les Rouges de Québec.Et parce que le premier ministre, qui est le véritable ministre des terres et forêts, a déclaré qu’il ferait un choix entre les compagnies, qu’il n’offrait pas de sécurité même pour le respect des lois, puisqu’il violait la loi des combines, les compagnies se sont dit: Nous allons acheter nos limites ailleurs.A ce moment, M.Taschereau propose la suspension des délibérations jusqu'après souper.M.Maurice Duplessis a repris alors son réquisitoire d’une puissance que rarement il a été donné aux courriéristes de signaler.Une autre cause de la crise du chômage, c’est que le gouvernement n’a rien fait pour empêcher lu surcapitalisation.Et je tiens â être bien compris sur ce point.Nous sommes en faveur du capital étranger, nous sommes prêts à l’aider, le protéger, à lui assurer le plein et entier exercice de scs droits; nous sommes prêts à l’aider à s’établir, nous reconnaissons sa nécessité, mais it y a une différenee entre le capital qui contribue au développement de la province et le capital ventriloque."Mouillage'’ S’il y a crise aujourd’hui dans l’industrie du papier, s’il y a chômage dans l’industrie du bois et de la pulpe, c’est parce qu’il y a eu surcapitalisation.C’est que les surplus des compagnies ont été établis non jias tant sur le capital réel que sur le capital mouillé.Et on a vendu une bonne partie de ce capital mouillé, qui ne représentait aucune valeur réelle existante, à nos ouvriers des usines de pulpe et d’industrie du bois.Ces ouvriers y ont mis leur salaire et croyaient avoir ainsi acquis du pain pour leur vieillesse.Et comme cette surcapitalisation devait fatalement aboutir à un désastre, nos ouvriers perdent non seulement leur salaire, ils perdent non seulement leur emploi, mais ils perdent leurs économies, grâce à l’imprévoyance du gouvernement qui n'a passu ni voulu empêcher celte surcapitalisation.Car le gouvernement, sans nuire à l’industrie, aurait pu prendre les mesures nécessaires pour empêcher re dangereux mouillage de stock.Si nous avons uue crise du papier, le gouvernement doit en porter sa large part de responsabilité.Et le premier ministre a favorisé cette surcapitalisation insensée, lorsqu’il u accordé à ces compagnies qui exploitaient nos ressources naturelles des exemptions de taxes municipales et scolaires, exemptions qui ont fait lever des ferments de discordes sociales, qui ont imposé injustement aux contribuables ordinaires un lourd fardeau, car non seulement ils devaient payer leur part de l’administration de la chose publique, mais aussi payer celle des compagnies.El les compagnies ont tiré de ces exemptions de gros bénéfices, au détriment des contribuables, et elles ont pu ainsi augmenter leur surcapitalisation, qui devait aboutir à la crise désastreuse actuelle.Une autre cause de la crise du chômage, c'est le surdéveloppement permis et encouragé par le gouvernement actuel, dans l'industrie de la pulpe.Nous ne sommes pas opposés à rétablissement des moulins de pulpe, mais nous nous disons qu’on n'avait pas le droit de pousser au surdéveloppement comme le gouvernement J’a fait, au point de compromettre les industries déjà établies, les ruiner, au point d’en-tralncr trop de gens dans ces aventures, et finalement laisser l’industrie de In pulpe dons une situation désastreuse, avec son chômage, et un domaine forestier dilapidé.L an dernier le gouvernement, qui cependant connaissait la situa-! bon, accordait à la Mac Lare n Company, qui voulait établir un nouveau moulin pour empirer la surproduction, des exemptions de taxes.C’est ia preuve la plus accablante de son imprévoyance.A Kingston, le premier ministre déplorait avec éloquence, le départ pour l’étranger des jeunes gens formés par l’école (tes Hautes Etudes, l’école forestière, l’école polytechnique, enfin nos compétences, et le fait que la province perdait le fruit de leurs services.Qui est responsable de cette situation, sinon le gouvernement?Il est beau de commencer une oeuvre, mais il est mieux de la finir.Et le gouvernement, qui a vendu et abandonné nos ressources naturelles, aurait pu au moins trouver à nos jeunes gens les débouchés nécessaires pour exercer leurs activités."Inconsequence" Notre patrimoine forestier est dilapidé; il ne reste plus maintenant qu’à sauver ce qui nous reste.Notre province était la plus riche en ressources naturelles.Notre gouvernement au lieu de développer ces richesses trop vite, pour aboutir au résultat actuel, aurait dû commencer à les développer pour assurer au moins le service d’électricité à nos campagnçs.Car si nos campagnes avaient pu bénéficier des services de l’électricité à des taux abordables, la crise agricole serait réglée en partie; le coût de production aurait été abaissé, la campagne eût été plus attrayante et l’exode rural eût été empêché dans une forte proportion.On peut voir jusqu’où va l’inconséquence du gouvernement.Le premier ministre a défendu l’exportation de notre énergie électrique aux Etats-Unis."Une prime" Or, la Cedars Rapids, qui exporte annuellement 75,000 chevaux-vapeur aux Etats-Unis, a (bénéficié, pendant 20 ans, d'exemption de taxes scolaires ei municipales.Ainsi, le gouvernement lui accordait une prime à l’exportation de son! énergie électrique aux Etats-Unis.On dira General Electric .44",, General Railway Signal .74'j Hudson Motors 19’» Int.Tel.& Tel.Co.2b‘» John» Mantille .«J'» Kennacott Copper .ZJ1» Loewa Theatre .52 >» Montgomery & Ward .ÏO'-j Nash Car Co.SI3» National Biscuit 78‘, National Power Light.35'-j New York Central .123’» North American .7t3» Northern Pacific.56'» New Haven 89 Packard "Mbtors .9 •» Pennsylvania R.R.62'* Phtlllpp» Pete 12 , Public service of New Jersey 80 Radio Corporation 16'« Remington Rand 15'» Republic Iron & Steel 16'j Bear, Roebuck M-t.Simmons Bed ul .Southern Railway 62 Standard Brand in'.Standard Oaa & Electric 64’k Standard OU of New Jersey 47 >, Standard Oil of New York .23’; Texas Corp % ’ Union Pacific t'ooj.United Aircraft .26\ United Oas Improvement .28C 5' Industrial Alcohol 56’, U.8, Steel j-iq-i’ Vanadium ,19/ Weatlnghouse .rji Woolworth GOi 95y» 158 possède déjà.Sur Te Curb LES COURS DR LA MATINES tour» tournis par la malaon BEAULIEU & DUNCAN, Ï20 ouest, tua Notre-Dame 57 Valav » A D.O .B.A.OU .Dist.Seagram Dom Engineering Home OU Imperial OU Imperia! Tobacco Inter.Petroleum 1 Page Horsey 88\ > > !.n L5 l’Utl 36’» Hydro Electric S.»D« Inter Uttl.B .JJ.MINES — 80T.| Arno i Abana .88 -t I Amulet -.- 47Ji Big Missouri .33^» Moss 511» i Montreal Rouyn 38'i Noranda 2' % | Slseo 44 3 » ¦ 74>.a 19 >» Haut Ba» ferme et à midi la plupart des changements, peu importants, étaient à ! la hausse.Atlantic Sugar recule de 2 1-2 à 25 1-2 et Brazilian de 1-2 à 23 3-4 i mais Abitibi.Canada Cement, Alt’cohol, Canada Power, Dominion! Mi* Bridge, Hollinger, Montreal Power, | h n.Shawinigan avancent de quelques 12 Ji fractions e! Canada Steamship priés ,, .vilégié de 2 à 26.13'» 14 35 .35 44 ' , 45 3t .31 .01 Opinion de sir H.Laporte, president EN MA H G F.DK~L\ MORT DE M.TANCREDE BIENVENU.2e3, H23» 234» 52’ » ; 20 ' , 31 » 79 3545 1 Teck Hughes Wright Uargr».1 Sherrltt Gord.Interviewé .sur la disparition de J 011 M.Tancrède Bienvenu, premier vi-j is m is üo i ce-préxklent de la Banque Provin-799 7 00 ^ riale du Canada, sir Hormisdas Ua- 2.20 2 20 j Porte, K.B., président du Conseil 1 •9i si j d’Admiimtrtdion, a déclaré: | “Bien que M.Bienvenu n’ait pas participé activement à l'administration des affaires de la Banque depuis 1927, date à laquelle il abandonnait la position de Génint-Géné-•n»] i , ., , ,, , , ., rnl, qui a été confiée à M.Chs-A.71»* iCanada a Milan, rapporte que la , ‘N, ’¦ > - -psJ 1,1^1 Le commerce du bic en Italie M.A.-B.Muddiman, commissaire ,, v e par suite de mal.olo- qui Mu j recolle du ble en Italie est l,u‘n I |c jninait déjà, maladie qui s'est ag-W j avancée et que la superficie sous oon|
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