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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 4 juin 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-06-04, Collections de BAnQ.

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TROISIEME ANNEE—No.131 MONTREAL, MARDI 4 JUIN, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .$3,00 UNION POSTALE $6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA ^ $1.00 ETATS-UNIS .* .$1.50 ONION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration i 71 a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELE.^NES : ADMI RATION : Mail 7461 REDAL "> ' : Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’AMELIORATION DE LA Un aveu à méditer BILLET DU SOIR Condoléances et dégraissage.Il y a dans le dernier rapport du gouvernement d’Ontario sur l’amélioration des chemins une foule de renseignements utiles pour ceux qui s’intéressent à cette oeuvre.* * * On y voit d’abord qu’il ne suffit pas de dépenser de l’argent pour faire des bons chemins.“Il est généralement admis”, écrit le chef du service, “que, comparé à celui des autres pays, l’état des chemins dans la province d’Ontario est extrêmement imparfait et que ce qui devrait être un agrément de là vie rurale,^—la promenade à la campagne,—est souvent un ennui.Cela est vrai malgré que nous dépensions chaque année des sommes considérables en réparations.Depuis vingt ans les autorités municipales d’Ontario seules ont dépensé sur les chemins de cantons, 19 millions de piastres en argent, sans compter les 22 millions de jours de travail fourni, une moyenne de 40 millions de piastres, et cependant la plus grande partie des chemins cantonaux d’Ontario ne sont guère meilleurs, si meilleurs, qu’ils étaient il y a vingt ans”.Malheureusement, le rapport ne précise pas assez les eau ses de l’insuffisance dos résultats.La loi d’Ontario paye aux rrfunicipalités de comtés un tiers du coût de confection des chemins de comtés; quant aux che mins locaux ils sont à charge des municipalités locales.“Bien que la contribution aux municipalités locales soit, à première vue désirable, l’expérience a cependant démontré, tant dans l’Ontario qu’aux Etats-Unis, qu’une dépense limitée produit plus de résultats si elle est faite sous la direction du conseil de comté, que si elle est répartie sur plusieurs points locaux.Lorsque les chemins sont sous le contrôle des conseillers locaux il y a une tendance «à faire le travail de façon à assurer des vo tes plutôt que des bons chemins”.# * # - Le rapport insiste aussi sur l’importance d’entretenir les chemins en bon ordre.“Construire des chemins sans en assurer l’entretien n’est pas une politique économique.Les municipalités qui se proposent d’améliorer leurs chemins doivent prendre cela en considération.Il n'y a rien d’alarmant au point de vue du coût de l’entretien pas plus qu’au point de vue du coût de construction; car il est démontré qu’on peut construire un système de bons chemins et l’entretenir sans impôt trop lourd.Mais la tendance des municipalités est de négliger l’entretien et voilà ce qui devient onéreux, car un service constant de réparations coûte bien moins cher que la reconstruction”.Le défaut d’entretien serait-il la cause du mauvais état des chemins, malgré tout l’argent dépensé pour les améliorer?C’est probable.La confection aussi laisse à désirer, car le rapport se plaint qu’on ne porte pas assez d’attention au drainage et aux fondations et à la qualité des matériaux.# * * Très peu de pays ont adopté le système que le gouvernement se propose de suivre dans la province de Québec.En Angleterre les chemins sont classifiés par ordre d’importance.Les municipalités de comtés construisent les chemins principaux et les chemins locaux sont construits par les municipalités locales.Il en est de même en France.L’Etat construit les routes nationales, et défraye aussi la moitié du coût de confection des routes départementales.Les routes vicinales subdivisées en chemins de grande communication, d’intérêt commun et de petite communication, sont construites, les deux premières aux frais du département et de la commune, la dernière par la commune seule.Fin Belgique les chemins de l’Etat représentant 79 pour cent de toute la voirie, sont construits par l’Etat, les chemins provinciaux par la province et les chemins vicinaux par la commune.En Espagne et en Autriche, le système est à peu près le même qu’en Franco.Dans l’Etat de New-York où l’on a volé un crédit de 50 millions pour la voirie, le système de subvention aux municipalités locales a été abandonné et le contrôle de la confection des chemins a été donné à une commission qui procède d’après le système suivant: chemins de l’Etat construits entièrement aux frais de celui-ci; chemins de comtés construits aux frais conjoints de l’Etat, du comté et de la commune dans une proportion de 50, 35 et 15 pour cent respectivement.L’entretien de ces chemins sera défrayé par l’Etat et la commune.Enfin, il y a les chemins locaux cà la construction desquels l’Etat contribue encore une proportion de 33 1-3 pour cent.En Pennsylvanie, l’Etat contribue pour les trois-quarts et le comté et la commune pour un huitième chacun.# # * Quelques autres Etats Américains tiennent encore au système de la coopération avec les municipalités locales, mais les résultats sont loin d’être excellents.Notre ministre de l’Agriculture à Québec disait lui-même que la voirie rurale des Etats-Unis n’est pas ce que l’esprit d’initiative et d’entreprise américain nous porte à croire, à distance.Cela peut être consolant par comparaison, mais cela ne nous justifierait aucunement de persister dans un système qui a été abandonné ailleurs précisément à cause de 1 insuffisance de ses résultats.Fin tout cas, l’aveu du chef de service d’Ontario est bon à retenu et a méditer.Si les quarante millions dépensés depuis vingt ans par nos voisins pour l’amélioration do leur voirie l isse celle-ci à peu près dans le même état qu’au début, il importe que le pouvoir public ici prenne les movens d’éviter un pareil résultat: sans quoi nous aurons fait un placement à fonds perdu.Jean DUMONT.Toujours l’Empire Chacun prend son.profit où il le trouve, c’est entendu: mais il y a tout de même des gens qui le cherchent dans de drôles de circonstances.Ainsi, un nommé X., qui s’intitule "Manufacture de lits de plume et matelas”, qui se vante de faire le “stimage par la vapeur”, et dont la marque de commerce est faite d'un coq perché sur un sommier, guette les décès avec l’avidité d’un croque-mort.Dès qu'il apprend la mort de quel 'qu’nn, il adresse aux parents une circulaire imprimée ainsi rédigée: “Laissez-moi en venant vous offrir mes plus vives sympathies et mes plus sincères condoléances pour la perte douloureuse que vous venez de faire en la personne de votre bon et vénéré père bonne et tendre mère fils ou fille chéri on chérie vous offir nies humbles services si vous avez quelques réparations ou achats nouveaux à faire en literies”.etc.Ce nommé X.est un homme sensible; son coeur est un réservoir de sympathies et de condoléances, prêt à déborder à la perte de n’importe quels bon et vénéré, père, bonne et tendre mère, fils ou fille chéri ou chérie.Mais il ne se borne pas, comme vos amis, à rom patir à votre douleur, il vous dé graisse en plus: réparations et .stimage par la vapeur.Il convient, sans doute, de remercier cet homme sensible pour les condoléances qu’il prodigue si libéralement; mais l’on ne peut manquer de se demander si le temps qu’il consacre à sympalhiser avec tous ceux dont il apprend la moçt de quelque parent, ne lui fait pas perdre celui qu’il devrait cou sacrer au dégraissage.Il y a eu, autrefois, des pletimi-ses de profession qui, pour un tarif arrêté d’avance, gémissait autour de n’importe quel mort, seulement ces pleureuses ne faisaient pas concurremment le dégraissage.LEON LORRAIN.t L’ISLET L’élection des sénateurs aux Etats-Unis Etrange mentalité Un confrère des Provinces Maritimes signale le cas d’un entrepre neur de Toronto comme une preuve additionnelle de la malhonnêteté croissante dans la vie publique au Canada.Cet entrepreneur admet, dit-il, rpi’il avait l’habitude de réclamer de la ville beaucoup plus que ce que celle-ci lui devait.Sa méthode consistait à majorer le temps de ses ouvriers.Il avait perdu de l’argent sur un contrat antérieur, et il voulait se refaire, ajoute-t-il.C’est l’excuse du plus grand nombre de ceux qui fraudent le trésor public.Notre confrère se demande si le coupable sera puni.Peut-être, mais cela est loin d’être certain.La mentalité canadienne est des plus étranges sous ce rapport: autant elle est sévère pour celui qui vole un particulier, autant elle a d’indulgence pour celui qui vole la communauté.Nombre de pages de nos documents publies fourmillent de témoW gnages déplorables contre la probité de l’administration publique, et presque tous les coupables ont échappé à la punition qu’ils méritaient.I.a plupart du temps on n’ose même pas les eiter en justice, parce qu'on est à peu près sûr que c’est peine et temps perdus.On a presque posé en principe que s’il s’agit d’un homme public la perte de la confiance dé scs mandataires est une condamnation suffisante.Et le peuple s’est dit, sans doute, que si les gros devaient toujours échapper, il serait injuste de punir les petits.Principe et déduction absolument contraires à la saine morale, qui nous ont eonduits à un état de chose qu’on déplore pour la forme et contre lequel on s’occupe peu de réagir.Nos voisins, les Américains, sont plus sévères.Malheur à celui qui est découvert.On ne craint pas de l’appréhender et, règle générale, il est condamné.Au Canada, tout l’effort du pouvoir public sc borne à bourrer les statuts de lois très sévères dont se moquent ce qu’on appelle les “habiles.” PIERRE LAUZON.Il est fort probable que la constitution des Etats-Unis sera amendée, dans un avenir prochain, de façon à modifier le mode d’élection des sénateurs.A l’heure actuelle, les sénateurs américains sont élus par les législatures des Etats, c’est-à-dire au deuxième degré du suffrage; les électeurs de l’Etat ne peuvent se prononcer sur le choix de leur représentant au Sénat que par l’intermédiaire de leurs députés à la législature locale.Il est aujourd’hui fortement question de rendre les sénateurs éligibles par le suffrage direct du peuple, comme les députés à la chambre des représentants.Ce changement a été suggéré à la suite de scandales retentissants qui ont accompagné récemment l’élection de certains sénateurs par les législatures.Le corps électoral étant relativement peu nombreux, il est facile à un candidat corrompu d’acheter son élection.Ainsi dans les Illinois, des sommes considérables avaient été prélevées pour acheter l’élection du sénateur Lorimer en corrompant les députés à la législature de l’Etat.Le sénateur a subi son procès devant le Sénat et a été acquitté par ses collègues, c’est vrai; mais ce lavage en famille n’a pas satisfait l’opinion.On est re,sté convaincu, aux Etats-Unis, qu’un tribunal impartial eût condamné le sénateur Lorimer.Outre le danger de corruption qui milite en faveur d’un changement, il y a aussi la détermination d’un grand nombre de citoyens des Etats-Unis de s'assurer autant que possible le contrôle direct de tout le mécanisme législatif et administratif.Le système de l’autorité déléguée leur paraît faux et dangereux dans son fonctionnement; il a cessé d’être populaire, il est tombé dans le plus complet discrédit.Il s’agit aujourd’hui de réduire, d’annuler autant que possible et à tout prix l'influence des bosses, des politiciens de profession qui sont la plaie de In vie publique aux Etats-Unis.Tous les moyens susceptibles de conduire à ce but, même les plus révolutionnaires, seront jugés bons et recevront l’adhésion de la majorité des citoyens.Le Sénat des Etats-Unis et la Chambre de représentants ont adopté une résolution favorable à la modification de l’élection des sénateurs.Dès que les trois-quarts des Etats auront approuvé rette résolution, la constitution sera amendée en conséquence.Un journal de Toronto, le Saturday Xight, relate qu’une fillette, de famille anglo-saxonne, après avoir été entendre, l’après-midi du vingt-trois mai, des discours à une fête publique, disait à son retour, à sa mère: "Maman, je hais ce mot Empire.L’on a passé l’après-midi à nous dire qu’il faut aimer l’Empire, et il faisait si chaud! Il y avait là un monsieur brun et quand je lui ai vu le nez, j’ai cru qu’il serait amusant.Mais il ne l’a pas été du tout.U a passé le temps à se promener de long en large et à nous dire que nous devons apprendre ù aimer l’Empire.Et il y avait là un antre monsieur, chauve, et il s’est mis hors de lui, et à chaque fois qu’il disait: "l’Empire”, il s’écartait les genoux, puis il se haussait sur la pointe des pieds.C’éluit un peu amusant, mais il a été terriblement ennuyeux, lui aussi, et nous avons tous été si malheureux que nous avons cru que.jeûnais on ne nous renverrait chez nous.Quelques-uns des pelils garçons se sont endormis, mais moi, j’ai juste réussi « me tenir éveillée." Le Saturday Xight affirme que ces remarques sont la transcription exacte des réflexions de la fillette.Elles sont trop naturelles pour n’ê-tre pas vraies.Et voilà à quoi aboutit toute la propagande impérialiste, parmi les jeunes enfants d'Ontario et des provinces anglaises: leur inspirer du dégoût pour le mot empire, en attendant qu’ils en aient pour la chose elle-même.Car, à force de le leur corner dans les oreilles, ce mot, les propagandistes jingoes finiront par leur faire prendre en horreur tout ce qui a trait à l’Empire.Et ce ne sera pas surprenant.Si les predicants chauvins se demandent ensuite quelle est la source de l’indifférence des jeunes générations à l'égard de l’Empire, Us n’auront, s’ils sont sincères, qu’à se désigner aux-mèmes et à regretter leur faute.Car, à tout prendre, l’Empire britannique est une chose de convention, une abstraction que personne ne peut se représenter, chez les enfants, qu’on ne peut leur montrer, et qui n’existe, somme toute, que dans les conceptions des politiques impérialistes.L’Empire est une belle et grande fiction, Vnais une fiction; et comme il n’y a ni parlement impérial, ni fonctions impériales, ni empereur britannique, comment veut-on que les enfants et même la masse des citoyens britanniques puissent s maginer et se représenter l’empire sous une forme concrète?Il peut y avoir, il y a un idéal impérial, il existe dans l’esprit de certains hommes publics anglais.Mais il n’existe pas dans l’esprit du public, et, lui prêcher le dévoue ment à ce qu’on ne peut lui mon trer, à ce qu’il ne peut saisir, parce qu’il ne connaît, règle générale, que le coin de terre étroit où il vit paisiblement, c’est prêcher dans le désert.Par contre, tous les Canadiens connaissent leur pays, si jeunes Soient-ils.Aussi, au lieu de leur parler sempiterneîlement de l’Empire, pourquoi ne pas leur enseigner plutôt, en toutes circonstances, l’histoire de leur pays à eux, les noms et les exploits des gens de guerre, des explorateurs et des politiques canadiens, — qu’ils soient Anglais ou Français, — et ne pas leur prêcher le dévouement aux institutions canadiennes?Ils sont et seront fiers de leur pays, parce qu’ils y sont nés, y vivent et y passeront toutes leurs années.Et c’est en travaillant pour le Canada, en Vaimant et en cherchant à le faire plus grand et plus beau qu’ils travailleront le plus ef-ficaccmen't pour l’Empire.Et que l’on parie plus sobrement de celui-ci.Car, ainsi que l’écrivait ccs jours-ci un journaliste anglo-canadien, “c’est un danger sérieux que les Impérialistes fatiguent les jeunes gens, avec le mot Empire, et les rendent indifférents à ses destinées, en lui en parlant trop souvent.” {There is a serious danger that Imperialists will make the younger generation tired of hearing the word Empire and indifferent In its concerns by talking to much about it.) Georges PELLETIER.L’examen des bulletins par le juge, donne au candidat opposition-niste 24 voix de majorité, au lieu de 9 que lui concédait le rapport des présidents d’élection.Le ministre de l’Agriculture devra donc se chercher un siège ailleurs.A Québec, beaucoup de libéraux disent que M.Gouin devrait profiter de l’occasion pour se débarrasser du personnage qui s’engagea un jour à livrer la tète de sir Wilfrid Laurier aux conservateurs.si l’opération ne dépendait que de son vote.Il est peu probable que le premier ministre acquiesce à ce sentiment.M.Caron n’est pas le moins intelligent du cabinet.Il possède en Agriculture des connaissances pratiques et une habileté de parole qui lui permet de se tirer d’affaires convenablement.D’ailleurs M.Gouin ne peut s’offenser des intrigues qu’on reproche à son collègue.Si M.Caron a voulu décapiter M.Laurier, M.Gouin a bel et bien décapité M.Parent; et dans ce temps-là M.Parent, pour beaucoup de libéraux, c’était presque Laurier.On a dit que M.Caron était battu par l’ingratitude.Le détail du scrutin montre plutôt qu’il a été défait par le ressentiment de ses propres amis politiques.Les conservateurs ne lui devaient rien et pourtant il y a des paroisses conservatrices comme St-Pamphile, par exemple, où M.Caron a pris un vo|u l'Ius considérable que d’autres candidats libéraux.Par contre, ITslet, paroisse essentiellement libérale, lui a donné beaucoup moins de suffrages que d’habitude.C’est le vote de l’Islet qui l’a mis en minorité.J.D.POUR LES VACANCES Le DEVOIR offre à ses amis et à ses lecteurs qui veulent un abonnement spécial pour le temps des vacances, des conditions tout-à-fait avantageuses.Un abonnement de vacances, du quinze juin au quinze septembre, — trois mois— coûtera cinquante sous.Ceci couvre toute la période du Congrès du PARLER FRANÇAISE Québec, qui sera l’événement important de l’année pour les groupes français de l’Amérique.Cet abonnement s’impose pour le temps des vacances.Enregistrez votre nom tout de suite, donnez l’adresse, et dès le quinze juin, le DEVOIR servira le nouvel abonnement.Sur !e Pont d’Avignon.EVANGELINE Une édition nouvelle.— Préface inédite d’Edouard Richard REMISE Forcément remise à demain une lettre de M.Napoléon Garceau, président des commissaires d’écoles de Drummondvilic.POUR DEMAIN Nous publirons demain, une lettre de France, de notre collaborateur, M.Joseph Dennis, député au Palais Bourbon.Elle a trait au nouveau président de la chambre, M.Deschancls ,et à la fin du parti UldérlC TREMBLAY.Lradic* - La Gazette dit ce matin que l’intention exprimée par M.Laurier de se battre à outrance n’inquiétera pas beaucoup les conservateurs.En quoi ils auront tort.Le discours de M.Laurier n’est pas dangereux, certes; mais les circonstances qui l’ont amené le sont peut-être davantage.Ca toujours été le point faible des conservateurs, de ne se battre qu’à intervalles.Leurs adversaires, eux, se battent tous les jours.• • • Le gouvernement fédéral saisira la Chambre des Communes, dès les premiers jours de la session, de la refonte de la loi des banques, disent les dépêches.Tant mieux.D’habitude, le ministère arrive avec ses projets île loi les plus importants vers le milieu ties sessions.C’est trop tard.Et si l’on occupait le commencement des sessions à moins parler et à travailler davantage, ce serait excellent.Mais les sceptiques en politique, — et il y en a beaucoup, — n’osent attendre de prompte réforme chez les politiciens, à cet endroit pas plus qu’ailleurs, dans le domaine politique.* « « L’Amirauté anglaise a décidé de garder dans les eaux de la Mediterranée une escadre très forte; il y a aussi l’escadre de la Mer du Nord.La Nouvcdlc-Zélande vient d’y ajouter son dreadnought.Nous invitera-t-on à y joindre quelques navires canadiens, à l’heure précise où l’Australie refuse d’y ajouter les siens?M.Borden nous dira cela lors de son retour.• • • Un sociologue français quelconque s’est ému de la diminution des natalités en France; et il propose que l’on donne des primes aux femmes qui sont mères de plusieurs enfants.Les célibataires de plus dé trente ans paieraient un impôt spécial, et le produit de cet impôt servirait à payer les primes aux nombreuses familles.Le projet peut sembler avoir un peu de bon sens sur le papier, Mais, à l’étudier quelque peu, l’on s’aperçoit vite qu’il n’en a guère.Et ce n’est pas une législation de ce genre qui enrayera les progrès du néo-malthusianisme en France.Toutes les lois du inonde n’y feront rien.Home se trouva jadis en face d’une telle situation, et les sé-natus-consultes les plus sévères ne l’améliorèrent pas.Le christianisme seul rénova la famille.Et c’est encore lui qui seul peut la rénover aujourd’hui.• • • Le cabinet chinois a à peine quelques mois d’existence et il est déjà en pleine crise politique.Les ministres menacent de donner leur démission si l’assemblée nationale n’approuve pas les ternies d’un nouvel emprunt.La Chine semble avoir pris comme modèle de gouvernement la façon de procéder de certaines républiques où le pays se porte comme il peut, tandis que les politiciens font et défont, d’une semaine ou d’un mois à l’autre, les ministères et les gouvernements.C’est ce que pratiquent les petites républiques de l’Amérique Centrale et certaines autres de l’Amérique du Sud, Une telle anarchie n’est pas de nature à mettre la Chine aux premiers rangs des nations, si elle l’adopte.• • • Paris vient de recevoir avec cordialité la petite reine de Hollande.C’est la ville du monde la plus hospitalière aux rois.Elle n’a pas toujours traité aussi bien ses souverains ,au temps jadis.Mais son accueil aux rois contemporains indique peut-être un changement d’attitude à l’égard «le la royauté.Le Français aime les rois, Il en voudra peut-être un à lui, avant de longues années.Le Veilleur.M.Pamphile Lcmay vient de nous donner une nouvelle édition île sa traduction française de VE-vangéline.de Longfellow.Le vieux poète canadien a revu et modifié son oeuvre de jeunesse.II y n ajouté la traduction de trois ou quatre autres poèmes de Longfellow qui l’avaient particulièrement intéressé.Le tout forme un joli volume de plus de deux cents pages, illustré du portrait de Longfellow et précédé d’une préface d’Edouard Hi-ehard, l'auteur û’Acadia.Cette préface, encore qu’elle soit datée de juillet 1902, est aujourd’hui publiée pour la première fois.On nous saura gré de la reproduire ici.Quant à l’oeuvre de Longfellow, il faudra la relire dans le livre de M.Lemay.PREFACE Un siècle s’était écoulé depuis l’accomplissement du monstrueux forfait qui avait arraché le peuple Acadien à ses foyers, et l’avait dispersé sur des rivages lointains et souvent inhospitaliers.L’auteur de ce crime inouï voulait anéantir, dans la mémoire de ce peuple, le souvenir même de son origine et de son passé.Tout avait été combiné avec une adresse diabolique pour effacer les traces de l’infamie, prévenir les re-vendiicatioms, tuer l’idée du retour et hâter l’absorption: ies archives furent détruites ou mutilées, les maisons et les églises brûlées, les familles, divisées et jetées au hasard parmi des étrangers.Tout semblait faire croire que le cupide tyran avait pleinement réussi dans son projet.L’historien, soit impuissance à démêler les vrais motifs du drame, soit complicité bienveillante, enregistrait sommairement la version que l’intérêt ou ies préjugés tendaient à accréditer.Un événement de suprême importance, unique en son genre, méritant une large place dans l’histoire, était devenu, par la conspiration du silence, un épisode insignifiant.Mais, ô puissance de l’idéeI ô puissance du rythme, le triomphe de l’erreur et des méchants n’allait pas être éternel.Là où l’historien ne peut pénétrer, entre le poète.La légende qui sc forme autour de certains événements est son domaine, et souvent, aidé de l’imagination, attiré vers les humbles, les oubliés ou ceux qui ont souffert de l’injustice humaine, il devient un guide plus sûr que l’historien lui-mème avec sa froide logique, son indifférence ou ses préjugés.Initié à la vie douce et paisible des Aradicns par un historien nu coeur large et généreux, qui avait deviné le crime que l’on avait voilé, Longfellow, en relatant In vie et les souffrances de deux êtres dont cette tragédie avait brisé le rêve, devint la Némésis qui devait venger les victimes et clouer, au pilori de l’histoire, Lawrenre et ses compilées.Le coeur n été ici, comme il l’est souvent, le chemin de la vérité.C’est par lui, c’est en le touchant que Longfellow n réveillé l'attention et suscité le désir d'approfondir les faits.I.c résultat est connu.De patientes recherches ont comblé les vides, soudé les anneaux brisés, recomposé ,1a trame, éclairé les motifs.La vé- rité, devenue lumineuse, occupera désormais sa place incontestée dans les annales de l’histoire, et marquera sur ce continent la fin «les drames qui ont préludé à sa civilisation.Après bien des vicissitudes, le* exilés acadiens, épars dans ies vastes possessions britanniques, ont fondé de nouveaux foyers dans la Louisiane, dans la province de Québec, et enfin dans leur Acadie, où ils trouvent aujourd’hui la paix et la tranquillité.L’amertume s’csl adoucie et le pardon est tombé de leurs lèvres.Mais ils doivent .se souvenir do leur histoire douloureuse et retenir les leçons qu’elle enseigne.Ils doivent bénir les noms de ceux qui, comme Longfellow, ont tant fait pour leur attirer les sympathies du monde civilisé.Le poème (VEvangéline a plaré Longfellow au premier rang parmi les écrivains qui ont honoré l’Union Américaine, cette terre de liberté où les sentiments généreux trouvent une éclosion si facile.Ce poème, devenu classique dans la patrie de son auteur, y est le livre de chevet de toute la jeunesse studieuse.Si l’on pouvait faire le compte de l’influence bienfaisante qu'il a exercée sur les esprits en Amérique, on trouverait que nul autre livre, tout au moins nul autre livre, tout au moins nul autre poème de production américaine, ne peut lui être comparé.Il n’a pas, connue le livre de Mme Beecher Stowe, amené de convulsions politiques, mais, comme lui, il a touché les coeurs, élevé les pensées, adouci les sentiments, et son action, douce et pénétrante, durera indéfiniment.Il a été dit quelquefois, que Longfellow n’avait pas su tirer de son sujet tous les avantages qu'il en pouvait tirer, et n’avait pas rendu toute l’intensité dramatique qu’il comportait.Ceux qui ont exprimé cette opinion n’ont pas, je crois, pleinement compris les faits (pii se rattachent à la vie dos Acadiens et à la situation désespérée qui leur fut faite après la déportation.Bien vrai, si Longfellow avait introduit, dans son récit, des résistances, des conflits sanglants, des actes de vengeance comme l’excès du malheur en inspire souvent; s’il eût fait d’Evangéline une Camille vibrante et tragique, brandissant un poignard, exhalant ses imprécal ions, il aurait pu secouer plus violemment l’imagination, mais il eût été à l’encontre de la vérité historique, il eût fait une héroïne quelconque pouvant appartenir à Borne, à la Grèce ou à la Judée, mais non aux simples et paisibles paysans qui venaient d’être chassés de l’Acadie.Il ne faut pas oublier (pie 1rs Acadiens vivaient depuis un' demi-siècle sous le régime anglais; que, traités généralement avec une'certaine douceur ou laissés à eux-mêmes, exemptés par leur serment de fidélité du service militaire, ils avaient perdu l’ardeur guerrière qui les animait autrefois.La sérénité de leur vie n’était troublée que par Irois seules préoccupations qui s’avivaient ou se calmaient nu gré des événements: conserver les terres qui leur donnaient l'abondance, la patrie ai- (Suiic à la page 2) * 2 V *\ LE DEVOIR, MARDI, 4 JUIN 1912 EVANGELINE (Suite de la 1ère page) mée, la seule qu’ils connussent; pratiquer librement leur religion; ne pas avoir à combattre contre la France.Kn premier lieu, primant tout, venait le motif religieux, auquel, le cas échéant, ils étaient prêts à sacrifier les deux autres.Si grand que fût l’attachement à leurs biens, ils les eussent abandonnés plutôt que de prendre les armes contre les Français, jugeant en leurs âmes primitives et simples que c’eût été là un acte criminel, contre nature, tenant du fratricide.Qu’on ajoute le respect tout religieux qu’ils portaient au serment de fidélité qu’ils avaient prêté, et l’on a tous les mobiles qui les faisaient agir.Et eette façon d’agir, toujours la même, ils la maintinrent avec une fermeté que ne purent jamais ébranler les menaces, les subtilités, ni les promesses non étayées de l’écrit ou des sanctions les plus formelles de l’autorité.En même temps, sachant que la conservation de ces avantages deviendrait impossible, sans une soumission empressée dans toutes les questions d’ordre secondaire, et particulièrement sans une loyauté scrupuleuse à leur serment de fidélité, ils allèrent jusqu'à former des comités pour dénoncer ceux d’entre eux qui violeraient ce serment.Bref, ils étaient prêts à toutes les soumissions, pourvu qu’on respectât les choses qu’ils considéraient essentielles.C’est encore dans cet esprit qu’ils livrèrent leurs armes dès que l’ordre leur en fut donné; qu’ils se rendirent à Halifax à la première sommation de Lawrence alors (pie l’incarcération, ils n’en pouvaient douter, devait être le résultat de la réponse qu’ils avaient mission de porter.C’est encore dans ce même esprit qu’ils se livrèrent à Winslow, Murray, Handfield et Monkton, et cela, lorsqu’Ms avaient devant eux tout un déploiement militaire qui faisait présager de sinistres desseins.Leur faute n’a pas été de manquer do isoumission, mais bien d’en trop avoir.Dispersés sur des plages éloignées les unes des autres, désarmés, réduits à la plus abjecte misère, pleurant leurs fils tra.nés ils ne savaient où, que pouvaient-ils, sinon gémir et implorer la pitié?Quelle que soit la superbe d’un homme, quelles que soient sa volonté et sa force de résistance, il arrive toujours un temps où son impuissance et la persistance du malheur le courbent humble et soumis.Réduits à cet état, obligés de pourvoir aux besoins pressants de leurs familles, les Acadiens n’avaient d’autres armes (pie leur douceur, leur soumission, la droiture de leurs actes.Ce sont ces vertus, partout manifestes, qui ont laissé autour d’eux dans la mémoire du peuple américain, cette sympathie dont Longfellow a réveillé le souvenir attendri.La vie des Acadiens, isolés du reste du monde, formant un peuple distinct où tous se connaissaient où tous étaient unis par des liens divers et des souvenirs communs, avait été une idylle de paix, de bonheur et de douce simplicité, et il convenait de leur conserver dans l’adversité les traits qui les avaient distingués dans le bonheur.Il convenait que l’héroïne choisie pour fixer dans les esprits les péripéties douloureuses de ce "grand dérangement”, restât la douce et pieuse fille qu’était l’Acadienne; cpie ses souffrances fussent supportées avec cette muette résignation particulière aux âmes simples et droites.Longfellow a été le fidèle interprète de la vie et des sentiments des Acadiens, et c’est ce qui donne à son poème un charme indéfinissable, (le charme ides Jam ours sincères et vraies, qui s’appuient sur ce que notre nature complexe a de meilleur.Quel que soit le mérite de ses autres oeuvres, c’est par eelle-ri surtout qu’il a conquis l’admiration du monde.Et le grand poète américain s’est montré reconnaissant et fier de l’oeuvre superbe du poète canadien.Puisque ce poème est fait des souffrances de nos pères; puisqu'il est en quelque sorte comme notre chair; puisqu’il est le plus populaire et le mieux connu chez nos voisins, ne convenait-il pas qu’il fût traduit cl popularisé chez nous?M.LeMay, en s'acquittant rie cette tâche avec l’habileté supérieure qu’on lui connaît, a fait là une oeuvre utile et patriotique.Edouard RICHARD.Paris, le 2 juillet 1902.• —?->—• Blue Bonnets Tteux trains spéciaux pour Rhin Bonnets seront mis en circulation partant de la gare Windsor à 1.40 p.,m.et 3’rOO p.m.et revenant immédiatement après la dernière course, les billets 15c.par voyage, ou 25c aller et retour sont en vente au bureau des billets du C.P.R.en ville 23S rue St-darques, à l’hôtel Windsor, et à la gare Windsor.(réc) -4- Un message de Taft à George V Washington 4.— Le président faft a envoyé hier le message suivant de félicitations au roi fteorge: “A l’occasion de votre anniversaire 3e naissance, j’adresse à Votre Majesté, au nom du gouvernement et du peuple des Etata-Ünia, de cordiales félicitations, et en mon nom des voeux sincères pour votre santé, le bonheur st une proepérité continue dane l’efïpire sur lequel vous régnes.’* Gomez voudrait suspendre la Constitution LE PRESIDENT DE CUBA DEMANDE AU CONGRES DE FAIRE UNE LEGISLATION DE FAÇON A EN ARRIVER A CE RESULTAT.— DES MESURES SEVERES CONTRE LES REBELLES.La Havane, 4.— Le président fiomez a envoyé hier soir au Congrès un message demandant l’adoption (t’une loi l’autorisant à suspendre les garanties constitutionnelles dans toute la république ou dans une partie de File selon qu’il le jugera nécessaire.La chambre n’a pris aucune décision par suite du manque de quorum, mais le message a été référé au comité des lois et une séance spéciale a été convoquée pour aujourd’hui afin de discuter cette importante mesure destinée à fournir les moyens de réprimer l'insurrection.On aura ensuite recours à une rigoureuse politique de concentration des troupes dans la province d’Oriente, de façon à empêcher les recrues venant des villes d’aller grossir les forces insurgées; le pays sera dénudé afin d’enlever aux rebelles tout moyen de subsistance et de les priver de leurs sources d’informations sur le mouvement des troupes régulières.A cause du manque de quorum également, les députés n’ont pu (lier soir prendre en considération le rappel de la loi Morna qui interdit l’organisation de partis radicaux.Des projets de lois dans ce sens ont été préparés par le général Freyre Andrade, chef des conservateurs et ancien président de la chambre, et par le général Campo.s Marguetti, député nègre influent.Il est probable' qu’à sa séance spéciale d’aujourd’hui, le congrès donnera au président le pouvoir qu'il demande de suspendre les garanties constitutionnelles.Le général dominicain Victoria-no Lopez est arrivé à la Havane hier sur un paquebot espagnol, venant de Puerto Plata.Il a été immédiatement arrêté par la police secrète, ainsi que ses compagnons, sous soupçon de vouloir prêter main forte aux insurgés.A La Havane l’inquiétude règne au sujet de la rumeur persistante d’un soulèvement général des nègres.Un grand nombre d’Américains de la province de La Havane cherchent un refuge dans la capitale, et même les résidents de Vadada, une localité de la banlieue, ont été mis en émoi hier.La police prend des précautions extraordinaires et les autorités recrutent des constables spéciaux.Elles ont aussi concentré les réserves aux gares des chemins de fer.Tous les trains et les automobiles qui entrent dans la capitale ou en sortent sont perquisitionnés.Toutes les villes dans un rayon de trente milles de la capitale sont occupées par des troupes volontaires (pii font la police des routes.En grand nombre de suspects ont été arrêtés.L’ordre règne partout dans l’île, excepté dans la province d’Orien-te; cependant, il reste encore des bandes de rebelles qui errent dans la province de Santa Clara.Une institutrice violentée par des nègres près de Palma Soriano, est morte hier à l’hôpital de Santiago.CUBA IMPOHTH DES FUSILS Washington, 4.— Le ministère des affaires étrangères a autorisé le ministère de la guerre à remplir une commande de 5,000 fusils et d’un million de cartouches, rie-va.nt servir à armer les volontaires et les gardes recrutés par les propriétaires de plantations pour protéger ecs dernières contre les insurgés de Cuba.Le président Gomez avait demandé le dernier type rie fusil Spring-field.semblable aux 10,000 déjà fournis à l’armée cubaine.Mais comme la commande n’aurait pu être remplie sans l’autorisation expresse du Congrès et qu’il aurait fallu quelque temps pour obtenir la législation nécessaire, le gouvernement cubain a décidé d’accepter le Krag-Jorgenson.ON DEMANDE DES SECOURS Santiago, Cuba, 4.— A une réunion de la Chambre de Commerce, les marchands cubains ont proposé une résolution portant qu'une requête soit adressée au gouvernement de l’île, lui demandant d’accepter l’aide des Etats-Unis pour rétablir l’ordre, les troupes actuelles étant insuffisantes pour y parvenir.Ea motion a été repoussée, mais la chambre a adopté une résolution demandant au gouvernement de fournir des armes aux propriétaires et aux employés des magasins dans les villages des environs de Santiago, Le général Mon-teajudo est aussi prié de renforcer les garnisons dos villes dans toute la province d’Oriente.Six colonnes de réguliers qui (levaient opérer leur jonction à Ramon De Los Vaguas dans le but rie cerner les rebelles sont arrivées ici; mais en même temps les rebelles ont disparu.¦-?—- Fabrique incendiée à New-York LE FEU RAVAGE UNE BATISSE SITUEE PRES DU PONT DE BROOKLYN.PERTES $100,000.New-York, 4.— Un bâtiment comprenant sept étages et situé presque sous le pont de Brooklyn, a été complète ment détruit par un incendie.Le bâtiment était occupé par MM.Lewis frères, fabricants d’encre.Plusieurs explosions ont eu lieu et des quantités de débris de bois et de briques ont été projetées de l’autre côté de la rue.Plusieurs centaines d’agents de police étaient sur les lieux et la brigade du feu dftt lutter plus de trois heures avant de pouvoir contrôler l’incendie, Une douzaine de pompiers ont été blessés.Les perte* sont évaluées à plus de $100,000.4- Rareté du ciment Toronto, 3 — L’hon.W.T.White, ministre des Finances, qui est revenu à Ottawa, ce soir, s'occupe des plaintes de l’Ouest oà l'on prétend qu'on ne peut obtenir les quantités do riment nécessaires et que les affaires en souffrent.On a suggéré que cet état de choses pourrait être amélioré par une suspension partielle du tarif sur le riment.Les causes de la démission de M.Rutherford ELLE SERAIT DUE, PARAIT IL, A L’ESPRIT D’ACCAPARE MENT D’UN SOUS MINISTRE, M.O ’ HALLARAN.— QUELQUES DETAILS INTERESSANTS ET LES EFFETS DE LA DEMISSION.Un monument à la mémoire du poète Bornier LES FETES PROJETEES EN L’HON NEUR DE L’AUTEUR DE LA “FILLE DE ROLLAND” AURONT LIEU A LUNEL LES 23, 24 ET 25 JUIN.(Service particulier) Ottawa, 4.— Il existe depuis 2 ans au ministère de l’Agriculture, une difficulté qui a fini par amener une état de chose regrettable pour l’industrie des viandes.Elle est due en grande partie, af-firme-t-on, à l’esprit d’accaparement du sous-ministre, M.O’Hallo-ran.Le sous-ministre est une créature de M.Fisher.Il y a deux ans, M.OTIalloran avertit tous les chefs de service d’avoir à communiquer uniquement avec lui, au lieu d’aller directement au ministre comme ils le faisaient lorsqu’ils jugeaient à propos.M.Rutherford, pour un, s’aperçut bien vite que ce système amènerait des retards déplorables au point de vue de l’efficacité du service et avertit les autorités qu’il se retirerait bientôt.A force d’instances on réussit à le faire rester jusqu’à l’an dernier, alors qu’il donna sa démission.Dans l’intervalle, M.Borden prit le pouvoir et divers intéressés prièrent le premier ministre d’insister pour retenir M.Rutherford.Celui-ci qui ne voulait créer aucun embarras au gouvernement consentit à ajourner sa démission.De pressantes interventions furent alors faites auprès de l’autorité compétente poulies amener à des changements qui permettraient à M.Rutherford de rester, mais sans succès évidemment, puisque M.Rutherford a définitivement démissionné.On s’accorde à dire que son départ est une grande perte pour l’industrie animale et l’on se demande à quoi attribuer l’autorité de M.OTIalloran qui se substitue au ministre.Les aspirants à la succession de M.Rutherford ne manquent pas, mais .ceux qui seraient compétents, refusent de la prendre dans les conditions actuelles.-4.- Un plaidoyer pour Fanglais M.THOMAS HARDY DEPLORE L’INVASION DE LA LITTERATURE DE PACOTILLE ET DES JOURNAUX AMERICAINS.(Service particulier) Londres, 4.— En recevant la médaille d’or de la Société Royale de Littérature que lui ont présentée MM.Henry Ncwbult et W.B.Yeats, à l’occasion de son 72e anniversaire, l’écrivain anglais Thomas Hardy a fait un vigoureux plaidoyer pour la pureté de l’anglais et a déploré l’augmentation alarmante de la littérature de pacotille.M.Hardy croit que la prépondérance accordée au reportage descriptif à la vapeur est responsable de cet état de choses.Il s’en prend aussi à l’invasion des journaux amc ricains et à leur influence sur les journaux anglais où se voient aujourd'hui des titres faits pour l’oeil et totalement incompréhensibles.L’élection au Nouveau-Brunswick Saint-Jean, N.-B., Les libéraux du comté de Charlotte, ont aujourd’hui choisi Harry McAllister, Harry W.Mann, Daniel Gillmore et George M.Byron comme candidats à l'élection provinciale.Dans le comté de Queens, les candidats libéraux sont George W.Carpenter, Les conservateurs seront H.W.Woods et A.K.Slipp.-4- Mort de Lady Shykes Londres, 3 — On annonce la mort de Lady Shykes, femme de Sir Patton Sykes qu'il avait mariée en 1874 alors qu elle n’avait que 1S ans.Lady Sykes a fourni une carrière très remarquable.Outre qu'elle a été une des maîtresses de la société lon-donnienne, elle fut un jour rédacteur et éditeur d’un journal.Durant la guerre d’Afrique elle fut garde-malade dans un hôpital.Elle était née Christine Cavendish-Bentinck.fille du Très Honorable Geo.Aug.Cavendish-Bentinck.-4- Les paroles d’un ambassadeur ( Service part iculier ) Constantinople, 3.A un banquet d’ndieu, hier soir, le baron Marsohall, \ on Richer, nommé ambassadeur a Londres, n déclaré en faisant allusion à son nouveau poste."Ma route est escarpée et semé,- de roches, mais, fidèle aux ordres de mes maîtres royaux, je leur donnerai tous mes efforts.’ On croit que le nouvel ambassadeur a pour mission de tenter d'améliorer les relations anglo-allemandes.-4- Terrible ouragan en France Beauvais, 3 Un ouragan de grêle s’est abattu sur la ville.Les rues sont inondées, les arbres ont été déracinés.(ht signale plusieurs accidents de personnes et des dégâts importants.-f- Digue rompue Seotstown.4 — La ente des eaux a causé des Hommages au montant de $40,000 ici samedi.La digue, propriété de la Emberton 1,umber Company, s’est rompue et l'usine d'électricité, située à l’extrémité sud de In digue, a été enlevée.La ville sera sans lumière pour on ne sait jusqu’à quand.Près de deux cents pieds de rails de la compagnie du Pacifique Canadien ont été complètement couverts par l'eau.-f- "A BOUT PORTANT” do Nnp.Tellier Le vol.franco.27cts EN VENTE AU DEVOIR (Service particulier) Montpellier, France, 4.— Les fêtes projetées en l’honneur du grand poète Henri de Bornier sont définitivement tixées au 23 juin et dureront trois jours.Elles se dérouleront dans la coquette ville de Lune] (Hérault), pays d’origine du célèbre poète, et débuteront par l’inauguration du superbe monument dont je vous ai adressé une photogro-phie.Cette belle oeux-re d’art est due au ciseau du statuaire Léopold Morice, Nîmois d’origine et créateur de productions remarquables, parmi lesquelles le monument élex’é à la gloire de Montcalm et la statue qui orne la place de !a République, à Paris.A l’occasion de eette inauguration, les sociétaires de la Comédie-Française x-iendront représenter dans les Arènes, sous la présidence effective de M.Jules Claretie, leur administrateur, le chef-d’oeuvre du poète, la “Fille de Rolland”.—-A-— La duchesse est malade UN MEDECIN DE MONTREAL REÇOIT L’ORDRE DE SE RENDRE EN TOUTE HATE A QUEBEC PAR CONVOI SPECIAL, AVEC DEUX INFIRIMIERES._ On a appris hier soir que Son Altesse Royale, la duchesse de Connaught était malade à Québec et que le Dr A.E.Garrow avait été appelé avec une telle hâte qu’il a dû prendre un convoi spécial à qui on a donné droit de passage On craint une attaque d'appendicite.Québec, 4.— On a appris dans la matinée que la duchesse de Connaught était indisposée.Plus tard, on a annoncé qu’elle était assez remise pour que le duc pût assister au dîner donné par le Keutenant-gou/verneur à l’occasion de l’anniversaire du roi.Dans la soirée, on a télégraphié à Montréal pour faire venir le Dr A.E.Garrow, avec deux infirmières.A la citadelle, où demeurent Leurs Altesses, on a déclaré hier soir que c’est une simple précaution et que la duchesse dormait paisiblement.Le convoi spécial est parti ponr Québec à f) heures 45 avec ordre de faire le trajet de 172 milles en trois heures et demie.-4- Echos télégraphiques de France VIOLENTS ORAGES Toulon, 3.— De (dolents orages ont causé de nombreux dégâts de-s tonte la région.Les rivières, gonflées par les pluies ont débordé.MORT D’UN GENERAL Paris, 3.— On annonce la mort du général de Bremond d’Ars, commandant de la 4e brigade de dragons, (4e division de cavalerie).L’AERONAUTIQUE Laimotte-Breuil, (Oise), 3.— Le dirigeable “ Cléiment-Bayard ” au cours d’essais de vitesse, a atteint 54 kilomètres à l’heure.LE SABOTAGE Saint-Etienne, 3.— La police a arrêté cinq saboteurs des lignes du télégraphe et du téléphone, accusés également de vols.GUILLOTINE Saint.-Pol, 3.— L’assassin Duperrat a été guillotiné samedi.AVIATEUR BLESSE Parts, 3.— L’aviateur Buc-Boisgar-che a eu la.jambe cassée dans une chute qu’il fit pendant un vol en aéroplane.Son , appareil a été détruit., GREVE DE TRAMWAYS Paris, 3.—Les employés de la Compagnie générale des tramways de l’Est parisien se sont mis en grève.-4- Le feu au Château Frontenac Québec, 3 — Vers une heure et demie.ce matin, le feu a éclaté au Chateau Frontenac, toute la brigade s’est rendue sur les lieux.feu a été découvert dans le toit de l’aile où est située la ruisine.Un moment tout le Chateau parut en danger mais après un rude travail les pompiers contrôlèrent les flammes qui ne ravagèrent que la cuisine.-4- Les recettes du Canal de Suez Paris, 3 — Les directeurs de la compagnie du canal de Suez, annoncent que les recettes seront de $Sfifi,000 plus fortes eette année que l’année dernière.T,p total des recettes s'élèx’e à 827.762.000.On réduira encore les taux de passages en janx’ier.Les rapports indiquent que le Japon a augmenté son commerce aver l’Europe.-f- Excursion anglaise à Paris Parts, 3.— Quinze cents excursionnistes anglais, membres de différentes coopératives, sont arrivés aujourd'hui à Paris où ils séjourneront quelque temps.Ils ont été reçus à leur arrivée par le vice-président du conseil municipal.L’avocat des McNamara est décédé l/os Angeles, Cal.1.—Cyrus F.McNutt, eanseil He U défense dans le procès des McNamara, est décédé, loi, hier soir, après deux semaines de maladie.Un évêque anglican décédé Londres, 3—Le Très Réx'érend John Sheepshanks, évêque de Norwiek de 1S93 à 1909, et un écrivain remarquable, est décédé aujourd’hui.Un enfant se noie sous les yeux de sa mère TRAGIQUE ACCIDENT SURVENU SUR LE LAC SAINT-LOUIS DIMANCHE.— UNE CHALOUPE CHAVIRE ET CINQ PERSONNES SONT PRECIPITEES A L’EAU.Un malheureux accident s’est produit dimanche après-midi, sur le lac Saint-Louis, près de Dorva).M.et Madame Haekett se promenaient en chaloupe avec leur petite fille âgée de trois ans et deux de leurs amis, MM.Nicholson et Wallace.Vers cinq heures, le temps s’assombrit et le vent augmenta de violence.Tout à coup la chaloupe chavira sous la poussée du vent.M.Haekett et un de ses amis pouxaient nager.Us se portèrent au secours des autres naufragés et réussirent à les faire se suspendre à la quille de la chaloupe renver sée.Cependant, on ne put trouver l’enfant.Son père plongea sous l’eau dans toutes les directions sans pouvoir le troux-er.On ne songea pas une minute que le bébé pouvait être resté pris entre la rame et un banc, dans la chaloupe, où il était en effet.Les naufragés ont été sauvés par le Dr Fry qui se rendit à leur secours avec son yacht.Une autre chaloupe à gaz.oline traîna à sa suite celle de M.Haekett dans laquelle on trouva le corps du bébé.Le Dr Fry essaya en vain de pratiquer la respiration artificielle.LA NAVIGATION Le niveau d’eau exeeptionnedeonent haut, dans le port, pour cette époque de- l’année se maintient, et il en résulte un tas de dérangements bizarres.A plusieurs endroits il a fallu construire des passerelles pour aller à pied sec des navires à terre, tandis que sur le quai Laurier, un train de fret a de l’eau jusqu’aux essieux.PAS D’ARRIVAGES La journée d’hier a été marquée par une tranquillité extraordinare dans le port.11 n ’y a eu ni arrivages ni départs.Le “Polonza” s’est ancré pendant la nuit à l’entrée du port, mais n’a accosté à son quai que ce matin, au lever du jour.Le “Megantic de la ligne White Star, arrivera cet après-midi.Enfin d’ici dimanche l’activité renaîtra de nouveau.EN ROUTE POUR MONTREAL Paquebots De Date Manchester Engineer.Manchester .18 mai Pallanza.Rotterdam.20 mai Turcoman.Bristol .21 mai Mount re-mple .Anvers .23 mai Sicilian.Londres .23 mai Matatua.Londres .24 mai Megantic.Liverpool .25 mai Manchester Corporation.Manchester .25 mai Lake Champlain .Liverpool .25 mai Hesperian.Glasgow .25 mai Peruviana.Liverpool .2(5 mai Benguela.Hambourg .29 mai Royal Edward .Bristol .29 mai Croxvn of Castille.Barbades .v 29 mai Corsican.Liverpool .30 mai Teutonic.Liverpool .1 juin Letitia.Glasgow .1 juin Manchester Trader.Manchester .1 juin Scandinavian____Glasgow .1 juin Beugore Head.Middlesboro .1 juin NAVIRES DANS LE PORT.Thocle Fagelund, Punta Arenas, quai Laurier, T.R.McCarthy.Rokeby, Manchester, Pointe au Moulin — McLean, Kennedy.Cervona, Middlesboro, Section 23 — Robert Retord.Pisa, Hambourg, Brèmes et Rotterdam, hangars de la ligne Canada, White Star Co.Montfort, Londres et Anvers — C.P.R.Manchester Inventor, Manchester, hangar Manchester Line — Furness, IV i thy.Dalton Hall, West Hartlepool, hangar Canadian Northern — Furness, Withy.Bray Head.Maryport, Section 24 — McLean.Kennedy.Virginian, Liverpool, H.et A.Allan.Preforian, Glasgow, hangars de la ligne Allan, H.et A.Allan.Bornu, Progreso, Section 42, Elder-Dempster.ARRIVAGES Paquebot A De Nïpuw Amsterdam.New-York .Rotterdam Chicago.New-York .Havre Maniton.New-York .Anvers Grampian.Glasgow .Montréal Cameronian.Glasgow .Montréal Kaiser Wilhelm 11 .Plymouth .New-York Cincinnati.Plymouth .New-York United States.Christiansand N.-York Berlin.Cherbourg .New-York Holmside.Buenos Aires .Louisbourg, N.-E.NAVIGATION INTERIEURE Port Colhorne, Ont., 4.— En has: Brandon, Chicago à Ogdensburg, cargaison générale; Keyport, Port Colbor-no à Montréal, blé; Acasian, Fort William à Montréal, cargaison générale; Ziannotta, Buffalo à Toronto, allège.En haut: Arlington.Ogdtnsburg à Chicago, cargaison générale; Porter, Picton à Eric, allège; Keyport, Montréal à Port Colhorne, allège; Key-storm, Montréal à Ashtabula, allège; Parent, Montréal à Chicago, allège: City of Montreal, Montréal à Fort William, cargaison générale; Gordon, Belleville à Fort William,, riment.-4- Le quai de M.Pugsley Ottawa.4 — On a en ce moment dans notre ville un écho du petit sean-dnte causé par la construction d'un quai en sriure de bois sous l'administration Laurier.On se rappelle que M.Pugsley, pris sur le fait au moment où il payait 85.00(> pour un quai qui n’en valait pas S100, en appela au témoignage de la maison A.U.lx>g-gie.Un représentant de eette maison jura que le quai x'alait bien la somme qu'on l’avait payé et.plus tard, on apprit que la maison en question avait acheté pour 83.500 la moitié du quai.Ceci faisait bien l’affaire de M.Pugsley cjtit était sur le point de subir une éleetion.11 appert maintenant que la maison I.oggie refuse d'accepter la propriété et par conséquent de payer la somme précitée.1st gouvernement presse néanmoins la maison boggie de compléter ion bon marché.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTEr Agence demandée Je vendrais a commission des lots si tués le plus près possible de la ville, 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des grands lads, pour diriger le grain de l’ouest vers le canal de Panama.Ses ingénieurs sont à travailler dans toutes les provinces de 1 ouest, et il a déjà obtenu ses chartes.Ses associés à Fort Williams,ont déjà acheté beaucoup de terrains riverains et il est ù préparer ses plans pour parvenir là du cœur de la prairie.Dans la Colombie Anglais# il est à bâtir sous le nom de la Vietorin Vancouver, et il a presque percé 1rs Montagnes Rocheuses.Ts>s chartes qu'il possède lui permettront d’atteindre le grand plateau de blé de Winnipeg.-f- Le meurtre de Halifax Halifax, N.-F.4.— On a découvert que Htfbert Grant, retenu ici sous l'ao-eusatif»n d’avoir tué Thomas 8.Donaldson.demeurait à Antigonish.Son frère Carter Grant habite ln rue Hawthorne.Antigonish.I,’identification a été faite par D J.Patrick, propriétaire de l'hôtel Vendôme, New-Glasgow.N.-F,.le 16 mai Grant s’in»-crivit n (vt hôtel sous le nom de H.Grant, le lendemain il partait sans payer sa note, laissant derrière lui son »ao de voyage.On l'a ouvert, aujourd’hui et.on a découvert à l’intérieur une note ainsi conçue : ”Fn cas d'accident avertissez, s'il vous platt Carter Grant, Antigonish.” Un télé* phone à Antigonish a suffi pour s'a*-surer que Carter Grant était bien réel-le«n««t la frer* du prisonnier.—.“-N i ' " ." — »! DOMINION GOAL CO.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS PE CHARBON DOMINION pour VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé- ] (slack) Pour renseignements, s’adresser aux i BUREAUX DE VENTE 112 me St-Jacques.Montréal Téléphone Main 401 un quart de section de terre de l’E t ar cela même, une des plus conserva-rices contrées du monde, le conseil nunicipal est allé fouiller dans les ar-' hives pour connaître les usages qui loivent être observés en cas d’une telle dsite.Aucune reine du rang de la reine de ïollande n’a été reçue à Paris depuis la dernière visite officielle de la reine Victoria, qui a eu lieu sous le second impire.11 a donc, fallu consulter le pro-jramme des fêtes données il y a en-Wron quarante-cinq ans.Les fêtes commencées .hier donnent ïn nouvel élan au patriotisme français, ear le peuple regarde la visite de ta reine AVilhrlipine comme une preuve Kidente que la nation hollandaise est absolument détachée des influences allemandes.Jusqu’à la récente mesure du gouvernement des Pays-Bas au sujet des Jortifieations de Flushing, on pensait en France que les influences alleman des menaçaient l’indépendance de la Jamille régnante, et même de la nation hollandaise.La majorité des Français ont.jusqu’aujourd’hui.regardé la Hollande LES PLUIES TORRENTIELLES SONT VENUES S'AJOUTER DANS L’ONTARIO AU FLEAU DE LA CHENILLE ET LES FERMIERS SONT QUELQUE PEU INQUIETS.DANS LE Monde Ouvrier "Washington, 4.— Les chefs démocrates de la Chambre des représentants ont décidé d’accepter la bataille contre les républicains du sénat au sujet du rappel de la loi de réciprocité avec le Canada.Ce projet a pris la forme d’un amendement au bill Underwood relatif à la révision du tarif sur le fer et l’acier; il décrète en outre l’imposition d’un droit do $2 par tonne sur la pulpe de bois.Aucune de ces "propositions ne convient au président Underwood et à ses collègues démocrates du comité des voies et moyens.A une séance de ce comité, hier, les démocrates se sont prononcés carrément contre l’amendement du sénat relatif à la réciprocité.Le président Underwood a reçu instruction, quand le bill reviendra devant la Chambre, d’en proposer le renvoi au sénat en déclarant que la Chambre n’accepte pas l’amendement.Cette procédure a pour but de permettre au sénat de retirer l’amendement.Cette la réciprocité.Il est peu probable que le sénat se rende à ce désir, puisqu’il résolu d’ajouter le même amendement à chacun des bills financiers adoptés par les démocrates de la Chambre.Les chefs du sénat manoeuvrent pour entraver les projets des démocrates au moyen de l’amendement rappelant la loi de réciprocité,, afin d’amener un “deadlock” à la conférence des deux chambres.Les démocrates, de leur côté, comptent éviter la conférence en renvoyant le bill au sénat pour lui permettre de retirer son amendement.Tout indique que la réciprocité est le roc sur lequel les efforts des démocrates viendront se briser, et que le président Taft ne sera pas dans la nécessité d’opposer son veto à aucun des bills financiers.1 12 ETATS-UNIS Tucson, Ariz., 4.— Les délégués de Taft et de Roosevelt ont tenu ici h;.«r et dans la même salle leurs réunions.Six délégués furent choisis de chaque côté pour aller à la convention de Chicago.1 11 y eut un peu de désordre quand on voulut nommer un Taftiste comme président.Rooseveltistes protestèrent ,envahirent la tribune, et installèrent un des leurs sur la chaise présidentielle.Chicago, 4.— Au cours d’une lettre adressée au colonel Harry S.(Service particulier) Ottawa, 4.— C’est avec beaucoup d’appréhension que les fermiers de notre région voient tomber les pluies torrentielles qui, depuis quelques semaines, transforment les champs en marécages.Un autre fléau menace cette année la récolte.Nous voulons parler des chenilles dont les nids plus nombreux que jamais, ont envahi les arbres et les haies.On sait que chacun de ces nids contient plusieurs centaines d’insectes voraces.M.John Clarke, l’agriculteur bien connu de City View, a confirmé hier ce qu’avaient déjà déclaré de nombreux fermiers.Si le temps ne change pas dans un très bref délai, la récolte sera compromise dans bien des endroits.Lorsque le printemps est aussi extraordinairement pluvieux, dit M.Clarke, cela cause beaucoup de tort à certains produits, alors que d’autres en bénéficient, au contraire.Ainsi, par exemple, le foin, dans la vallée de l’Ottawa, promet de donner la plus belle récolte vue depuis bien des années.Les fruits à baie viennent aussi très bien.La pluie n’a pas fait tort aux arbres fruitiers, mais, comme nous le disons plus haut, ils courent un grand danger, du fait des chenilles.D’autre part, les pommes de terre risquent fort de pourrir, si la pluie n’arrête pas de suite.La maturité du grain sera aussi retardée et la moisson ne pourra se faire que plus tard.En résumé, dans la vallée de l’Ottawa, dont la principale ressource est le foin, la pluie a fait plus de bien que de mal.Les hauts plateaux ont beaucoup moins souffert que les terres basses, déclare, de son côté, M.Charles Dewar, marchand important de Chelsea, la vallée de la Gatineau est privilégiée sous ce rapport.Il y a lieu de craindre maintenant ce qui s’est produit déjà: qu’à un printemps pluvieux, ne succède une période de sécheresse excessive, ce qui compromettrait la recolle en général, au moment cri-iique de la moisson ou de la cueillette.privée , .New, président du sous-comité républi tomme une sorte de point stratégique cain national, le Président Taft a de-dépendant de 1 Allemagne.Maintenant, man(}£ qUe ;es plaidoiries des délégués r r r tout est ehangé, et, pour la première lois, la France se rend compte de Fin-dépendanre militaire, politique et économique des Pays-Bas.T.a reine Wilhelmine charme, les Parisiens par ses m altières gracieuses.Fille parle parfaitement le français, et,dans (a conversation,- elle sait, avec tact, (aire allusion au (ah qu’elle esi une, nr-rièro-poute-fille de Louise de Ooligny, Fille du fameux amiral de Coligny, et que, par conséquent, un bon sang français coule dans ses veines.Sa visite, signe q,ue.la Hollande est émancipée des maehinatinns des Hô-henzoliern, esi une cause de joie et de satisfaction pour 1a France.Voici la liste des personnes attachées V la reine des Pays-Bas et au prince es Pays-Bas pendant leur séjour en ance : MM.le vice-amiral de Fauque de.Jon-quières, membre du conseil supérieur do la marine, inspecteur général du matériel ; Le général de brigade Chabaud.Commandant la 13e brigade de cavalerie.Le capitaine de frégate de Faramrmd de Lafajole, attaché naval à la léga-àion de la République française à La Haye : Le lieutenant-colonel d’infanterie Bou-amrê, attaché à la personne du Prési-lent de la Républiqiue ; Le capitaine d’infanterie Génie, atta-thê militaire à la lécation de la République française à La Haye.M.Bizouard de Montille, secrétaire l’ambassade, sous-chef de cabinet du président du Conseil, ministre des Af-iaires étrangères, sera qjttaché à •la Dersonne du ministre des Affaires hrangcrcs des Pays-Bas.contestés soient rendues publiques, L’IDAHO EN FAVEUR DE CLARK Coeur d’Alêne, Idaho, 4.— La convention des Démocrates a adopté une résolution disant aux huit délégués do 1’Idaho de favoriser Champ Clark.L’intérêt que perd la Ville BELGIQUE Liège.Belgique, 3.— Des désordres sérieux ont eu lieu ici ce soir.C’est devant l’édifice du Club Socialiste que se produisit la plus sérieuse rencontre entre les manifestants et les représentants de l’ordre.Les gendarmes ont été obligés de tirer sur la foule, trois personnes ont été tuées et une quinzaine blessées.Une manifestation a égale-mment eu lieu en face de l’hôtel de ville.Une foule énorme réclamait la mise en liberté d’un manifestant qui avait été arrêté.Plusieurs ^amways ont été jetés hors de la voie et brisés et un grand nombre de fenêtres mises en pièces par les manifestants.Les gendarmes et la police ont dû faire plusieurs charges et un grand nombre de persones ont été sérieusement blessées.Les commissaires ont donné des instructions pour que les étais des pavages de l’an dernier soient terminés le plus tôt possible.D maire ne s’accorde pas avec l’échevin L.A.Lapointe qui prétend que le retard est cause que la Ville perd 840,000 d’intérêts.Quarante mille dollars, dxi-i!, repré-Fonten l'intérêt d'un an sur un million, or les états auraient dû êtr» prêts en mars.S’ils ne le sont qu’on juin, on ne "perdra donc que 810,000.Il pense que le retard daris l’envoi des comptes est dû à ce qu’on n a pu encore prendre les mesures de l'ouvrage qui n'est pas encore terminé.UNE MESURE IMPOPULAIRE Au club ouvrier Mont-Royal, hier soir, une violente discussion s’est élevée qui a failli amener la démission d’un officier et peut-être du bureau exécutif tout entier.La séance était présidée par M.J.C.E.Tardif, président.Les délégués au Comité général, qui avait eu sa séance dimanche matin firent leur rapport.D’abord, ils annoncèrent que, faute d'unanimité parmi les membres du comité de législation, ce aomité n’avait pu faire de rapport sur l’avis de motion du délégué Gédéon Martel, trésorier du club Ouvrier Mont-Royal.Cette motion comportait la demande que, dans toute la période électorale, tout membre du parti Ouvrier ait le droit de travailler pour un candidat de son choix, dans les circonscriptions où le parti Ouvrier n’est pas directement intéressé.| (fout en regrettant l’incident, les membres ont exprimé leur espoir dans l’adoption de cette mesure, au comité général, en septembre prochain.Mais la discussion la plus violente fut soulevée par la proposition Lespé-rance, tendant à enlever aux clubs ouvriers le droit de se choisir eux-onêmes leurs propres membres.Unanimement, le Club ouvrier Mont-Royal a condamné ce projet de règlement, comme étant, d’abord, impraticable, et ensuite dangereux pour l’existence des clubs, dont le recrutement sera des plus difficiles.Le secrétaire-arcniviste, M, René Daguerre, protesta énergiquement, et à l’appui de sa protestation, déposa sa démission sur la table.Mais sur les instances des membres du club, il consentit à garder sa charge jusqu’à ce que le comité général ait définitivement décidé sur le mérite de cette proposition et pris action.Le club s’est ensuite ajourné.ILS VEULENT DU FRANÇAIS.Les ouvriers barbiers organisés de Montréal et do la banlieue, viennent d’adopter une mesure, qui ne peut manquer de leur attirer la sympathie du public canadien-français.Sur la proposition de M.Z.di Muro, trésorier de l’Union No 4âô des bar-birrs de Montréal, une requête a été signée par les trois locaux des barbiers: le 423 de St-Hyacinthe, le 667 de St-Henri, et le 455, de Montréal, demandant que, dans le journal officiel de l’union internationale qui paraît chaque mois, il soit réeervé six pages de publication en français.La requête demande la même faveur pour les Italiens et pour les Allemands.Cette requête a été adressée, avec une lettre personnelle de M.Z.di Muro, au bureau exécutif général de l’union internationale des barbiers qui siège actuellement à Indianapolis.Dans les cercles des ouvriers barbiers, on espère beaucoup que cette demande sera favorablement accueillie.Ce sera un point gagné, en faveur de la langue française.La liste de Souscription sera Fermée Samedi Prochain, 8 Juin pour les $100,000 D’ACTIONS PRIVILEGIEES CUMULATIVES A 7 p.c.de Canada Brick ~ .,, Limited (Incorporée en vertu des lois du Dominion du Canada) Et qui sont actuellement offertes à $95.00 VAction, avec Bonus de 40 p.c.sur Actions Ordinaires par la MONTREAL BOND COMPANY,Limited CAFITAXJLSATION DE LA CANADA BRICK COMPANY, LIMITED Autorisé Stock Privilégié Cumulatif à 7 p.c.$400,000.00 Stock Ordinaire.600,000.00 Emis $200,000.00 300,000.00 Sur les $200,000 d’Actions Privilégiées maintenant émises, $100,000 ont été prises par les actionnaires, ne laissant que $100,000 disponibles pour l’offre présente LES SOUSCRIPTIONS SERONT PAYABLES COMME SUIT: 25 p.c.le 1er Sept.1912 95 p.c.TURQUIE Londres, 4.— Une dépêche de Saloni que au ‘'Times” rapporte que, les rebelles albanais ont attaqué de nuit Tm-pek .dans la vallée de Kossovo.Ils forcèrent les avant: postes turcs, s’emparèrent des différents passages et tentèrent de pénétrer dans la ville, mais furent repoussés par al garnison après plusieurs heures de combat.LE ROI OE BELGIQUE ET LES MINEURS Le château de la marquise deMontespan LA SOMPTUEUSE DEMEURE HISTORIQUE DE TONNAY CHAREN-EST OFFERTE EN VENTE.Rochefort, 21 mat.— (De notre correspondant).— Je vous signalais la semaine -dernière, que le château 3e Mènera, ancienne demeure de Mme de Pompadour, venait d’être vendu.C’est maintenant le tour du château historique de Tonnay-Charente, ancienne propriété d "une des grandes favorites du règne précédent, Mme de Mou-tespan.Cb château, ancienne demeure féodale, est entré au XIVo siècle en la possession de la famille de Rochechou-art - Mortemart, dont l’un des représentants porte encore le titre da prince de Tonnay-Charonte.Il a été res.aurê et remanié sous Louis XIV, après avoir subi les assauts do la.guerre de Cent-Ans et des guerres de religion.Il a été habité par la célèbre marquise de Montespan, qui, dit on, a consacré 300,000 écris à sa restauration.La sécurité des passagers sur les paquebots UN PROJET DE LOI TIRE DES CONCLUSIONS DU RAPPORT SUR LE DESASTRE DU ‘‘TITANIC,” EST SOUMIS AU SENAT AMERICAIN.Réunion annuelle du Conseil des Arts, mardi prochain La réunion annuelle du Conseil des Arts et Manufactures aura lieu à Montréal, mardi le 11 juin,, à dix heures de F avant-midi.Avant oetta séance les membres de cebtr institution qui vde-m ou rent, dans diverses villes do la piv>-vinoe où des écoles d’arts et métiers sont organisées, feront une visite à l’exposition générale qui sera inaugu-gurée le soir après la distribution des prix aux élèves des cours de Montréal.Ensuite on procédera à l'élection des officiers et aux affaires se rapportant à la séance publique du soir.Voici la composition du Conseil qui relève du ministère, du Secrétaire Provincial : M.Thomas Gauthier, Montréal, président.M.Cyrille Duquet,Québec, vice-président ; MM.G.F.Tanguay, N.P.L.Meya, Québ^ .N,ombre de garç0ns Te festau baisser serait impardonnable.faut et d’hôtel ont refusé de se mettre manquons de nerf, nous reculons de- nt lui.il mais-he dessus.Mais quand j Durant la jour„ée et la veillée, 260 1m résiste, A nous respecte.Rester j garç0ES de restaurant se sont mis .m puis 1890, par manque de poigne.On m'a accusé tour à tour d’être conservateur et libéral, je suis ni conservateur ni libéral, je suis un évêque.Lorsque le gouvernement du Manitoba voulut enlever le crucifix de nos écoles, je répondis qu'il aurait à choisir entre les orangistes et nous, et le crucifix est resté à la place d’honneur.en grève William P.Mueller, membre du conseil de l’International Hotel Workers' Association a été suspendu pour avoir conseillé aux grévistes de ne pas insis ter sur la reconnaissance de l’unioa.Trois des plu® grands restaurants de Nbw-York ont reconnu l’union.Les chefs de la grève en tirent les meilleures augures.Pour célébrer le centenaire de la paix LE COMITE CANADIEN S’EST REUNI A OTTAWA HIER DANS LE BUT DE DISCUTER LES PREPARATIFS DE LA PETE.—LORD GREY PRESIDENT DU COMITE.Un quartier de Stamboul est incendié A travers l’histoire SINGULIERES ANTIPATHIES UNE CONFLAGRATION MENACE LA CAPITALE TURQUE.—DEUX MILLE MAISONS SONT BRULEES — LA MISERE ET LES PERTES SONT GRANDES.Un ténor français aux Etats-Unis M.EDMOND CLEMENT EST ENGAGE POUR CHANTER A L’OPERA DE BOSTON.Paris, 4 juin.— M.Edmond Clément, le ténor français, a été engagé pour chanter à l’Opéra de Boston.11 débutera le 25 novembre prochain dans les “Contes de Hoffman”.Il a également un engagement pour vingt-cinq concerts aux Etats-Unfs.Un clocher frappé par la foudre L’EGLISE HISTORIQUE DE COMPÏEGNE SUBIT D’IMPORTANTS DEGATS.La grève des débardeurs à Londres Ottawa, 4.— Le comité canadien chargé de préparer les plans d’une mamiestation à l’occasion des fêtes pour commémorer le traité, de Gand signée le 24 -décembre, l‘814, autrement dit le centième anniversaire de la paix, s’est réuni aujourd’hui dans l’ancienne salle de la Commission des Chemins de fer, au Parlement.C’est lord Grey, ancien gouverneur-général du Canada, qui est l’instigateur de ce mouvement.C’est lui qui, maintenant, est président du comité général anglais et l’on sait qu’une puissante organisation travaille ferme aux Etats-Unis dans le même but.Le comité d’Ottawa se compose des messieurs suivants: MM.les sénateurs Cox et Dandurand, sir Edmund Walker, sir Louis Jette, sir Alexandre Lacoste, sir William Mackenzie, sir William Meredith, sir William Mu-lock et sir Thomas Shaughnessy.Plusieurs de nos hommes publics les plus éminents ont manifesté le désir de faire partie de l’organisation.On croit que sir Edmund Warner sera nommé président du comité d’organisation.Constantinople, 3.— Un terrible incendie a consumé aujourd’hui une partie de Stamboul, un des quartiers de la capitale turque.A huit heures ce soir, le feu faisait encore rage, mais on espérait pouvoir en arrêter le progrès.Deux mille résidences et plusieurs mosquées ont été brûlées.Les flammes ont rasé tous les édifices, sur une dis tance d'environ trois quarts de mille à partir de l’ancien Palais Seraglio jusqu'à la mosquée Aya.qui n'a subi aucun dommage.Le progrès des flammes vers le quartier aristocratique fut arrêté pax l’Hippodrome et la mosquée du sultan.De cet endroit la conflagration s'étendit vers le rivage Marmora, où les résidences sont plus petites.Un autre incendie s’est déclaré aussi dans les quartiers grecs, à Tatavla, en face de Pero.La misère de la population qui était déjà pauvre avant cette conflagration, fait peine à voir.Des milliers de familles ont perdu tout ce qu’elles avaient.(De nstre correspondant) Compïègne, France.21 mai.— La foudre est tombée ce soir, à 6 heures, sur l’église Saint-Jacques, où elle a fait d’importants dégâts.Une partie de la tour est endommagée et environ quatre mètres de pierres se sont détachées du monument et ont crevé uwe partie de la toiture de l'édifice.Les maisons avoisinantes ont eu leurs vitres brisées, et l’employé d’un marchand boucher a reçu d’un cheval effrayé une ruade en pleine poitrine.Son état est grave.L'église Saint-Jacques, qui vient d’etre ainsi si fâcheusement .détériorée, est classée comme monument historique.Elle date du Xllle siècle et a été remaniée à la fin du XVe; elle possède de beaux viteaux et des tableaux de Pal-lippe de Cjiampaigne.Sa tour est haute de 50 mètres.Londres, 4 — Des faits significatifs annoncent la fin de.la grève.Lundi, deux fois plus d’hommes que samedi ont travaillé dans le port et les armateurs disent que les débardeurs ont tout le travail qu’ils veulent.Le seul point qui empêche la grève de se terminer se trouve dans le fait que les gabariers ont une charte qui leur donne le monopole dans leur genre d’ouvrage.En conséquence ils ne peuvent être remplacés.Les meneurs affirment que 5000 autres travailleurs se mettront en grève aujourd’hui.-é- Les marchands de chaussures Les industriels d’Angleterre UN GROUPE DE SOIXANTEOINQ PERSONNES EST PARTI HIER DE LIVERPOOL ET PASSERA DEUX MOIS AU CANADA .— IL Y AURA DE NOMBREUSES RECEPTIONS.Anarchistes à couteaux tirés UN ANARCHISTE ITALIEN ACCUSE UN DE SES COMPATRIOTES D’ETRE UN INDICATEUR DE LA POLICE.Il y a aura une assemblée spéciale de la Section des Marchands de Chaussures.succursale de Montréal, de l’Association des Marchands Détail leurs du Canada, Inc., mercredi le 5 courant à 3 hrs 30 p.m.précises au No 80 rue St-Denis, ( soubassement ) .A cette assemblée, le comité de la Section des Marchands de.Chaussures fera rapport de l’entente faite avec les marchands de nouveautés au sujet de la prochaine excursion qui aura lieu jeudi, le 11 juillet, 1912, à l’Ile Perrot.Toute autre question dans l’intérêt du commerce de chaussures sera aussi à l’ordre du jour.L’hygiène en France LA COMMISSION CHARGEE IFETU DIER LES PROGRES DECLARE QU ELLE EST TRES IMPARFAITE DEPUIS QUELQUES ANNEES U PACIFIQUE CANADIEN L’Association des Inventeurs Ce soir a huit heures précises, les membres de l’Association des Inventeurs du Canada se réuniront à l’Ecole Polytechnique, 228 Saint-Denis, où ils feront l’élection de leurs nouveaux officiers.Les industriels et les financiers an-lais qui s’en viennent passer deux mois au Canada, pour étudier l'état des industries et du commerce, sont partis hier, de Liverpool, pour 1 ‘ Empress of Ireland.” Ils sont au nombre de soixante-cinq.M.John Boyd qui s'occupe de la tournée dit qu'ils arriveront vendredi ou samedi à Québec, où ils seront reçus par un délégué du ministre du commerce, le maire Drouin, et la Chambre de Commerce.Us iront ensuite saluer le premier ministre qui les recevra au nom de la province.11 y aura aussi probablement réception par le duc de Connaught, à la citadelle, et le lieutenant-gouverneur Langelier, à Spencer Wood.Les visiteurs feront ensuite un voyage dans les Provinces Maritimes.1s ne passeront qu'une journée à Montréal, avant d’aller dans l’ouest.11 y aura réception par le maire Lavallée, promenade en ville et déjeuner au Mont-Royal.A leur retour de l'Ouest, les visiteurs passeront plusieurs jours à Montréal.Paris, 3.— La commission spéciale de l’Académie de Médecine faisant ran port au ministre de l’intérieur sur les dernières épidémies qui ont ravagé la France et les colonies déclare que “l’organisation de l’hygiène dans la France n’est tout simplement qu’une vaste façade derrière laquelle il n’- a Tfen.” Ce rapport déclare que durant les dernières dix années on n’’a appliqué aucune des lois concernant l’hygiène.On attribuera à trois cause le peu de progrès de l'hygiène en France: au manque d’unité dans les différents services, à la mesquinerie de l’administration et à, l’absence d’un département d’inspection qui tiendrait les autorités toujours en éveil.Tragique dispute entre voisins (Service particulier) Londres, 4.— Le comte»Jtalien Mala-testa, anarchiste connu, réfugié politique, a comparu devant la cour d’assi ses pour diffamation à l’égard d’un antre Italien, le libraire Bellini, qu’il avait accusé, dans des factums imprimés, d’être un indicateur de la police.M.Bellini appartenait jadis an groupe des anarchistes italiens de Londres, qui compte une centaine de membres.Ayant renoncé aux théories anarchistes il s’était biouiüé avec M.Maiatesta, à l’occasion des assassinats d’Houn ditch.La Cour d’assises condamne le comte Maiatesta à trois ans de prison et aux dépens.Le jugement ordonne que le condamné sera expulsé à l'expiration de sa peine.France-Italie Chambéry, (France), 4.— Notre compatriote Gondrand, qui a les bu reaux de l’entreprise des transports à Modane et Milan, a offert 20.000 francs au gouvernement français pour acheter un aéroplane qui portera le nom d’Italie, et 20,000 francs au gouvernement italien, pour acheter un aéroplane, por tant le nom France.Meurtre d'une étudiante (Service particulier) San Francisco, 4 — Bernice Lilian Godair.dix-sept ans, étudiante, a été tirée et tuée sur le perron de sa résidence, par H.Bonner, dix-neuf ans Bonner a été capturé immédiatement par la police.A-t-on pincé le bon ?Le détective Chaput a arrêté, hier soir, William Skelton, âgé de 1" ans, qu’on croit l'auteur de plusieurs vols commis dans la partie est de la ville durant les deux dernières semaines.Il est détenu au poste de la rue Beaudry.Il a été surpris au moment où il sortait de la maison de M.Bichette, 870 Sainte-Catherine-Est.Fouillé par la police on trouva sur lui une montre volée chez Bichette et deux autres Au profit de l’église Sainte-Clotilde C’est demain qu'aura lieu, au Monument National, la soirée dramatique et musicale donnée au profit de l’érection de l’église Ste-Clotilde.Cette soirée est organisée par le curé de la paroisse, M.l’abbé .1.A.Rourassa, et elle promet de remporter le plus vif succès, Les élèves du Conservatoire Lasalle joueront "Ste-Clotilde”, drame en trois actes de l’abbé Lemeunier.Ce drame comprend des ehœurs qui seront sous la direction de Mme McMillan, un des plus distingués professeurs de chant de notre ville.Mlle C.Bouras-sa touchera l’harmonium et M.le professeur Georges Houle accompagnera montres dont il ne peut expliquer l’o- I au piano.Les costumes sortent de ia rigine.Skelton qui dit habiter rue maison Guênette et Rénécal et sont Champlain comparaîtra en cour des d'une grande beauté.Il y aura des Sessions pour répondre à plusieurs ac- billets à vendre dès 7 hrs à la porte cusations de vol.Parc Otterburn Endroit idéal pour excursions: canotage, bonne pêche, salle tie danse, grands arbres ombreux.Ouvert tous les jours ; la saison est maintenant commencée.Pour taux spéciaux, désignation de date.etc., s’adresser à J.Quinlan, A.D.P., chemin de fer du G.T., gare Bonaventure.Tél.Main 5700.( réc.) Garde-chasse adjoint (Service particulier) Welland, Ont., 4.— Sur la recommandation du Dr Jessep, député Ho Lincoln, M.A.R.Tufford, de Beams-ville, a été nommé garde-chasse adjoint.du Monument National, mercredi soir.En attendant, on peut s’en procurer aux magasins Archambault, rue Ste-Catherine, près St-Denis, ou chez MM.Granger Frères, libraires, rue Notre-Dames, près de la Place d’Armes.(Service particulier) Glasgow, 4 — A la suite d’une que relie entre leurs deux familles, John McClusky a été tué d’un coup de fusil, hier soir par Thomas Temple.Us demeuraient voisins et travaillaient dans la même usine.Quand la dispute commença, on leur envoya un mot et tous deux sc précipitèrent vers l’endroit de la rixe.Temple pénétra dans la maison et prit un fusil avec lequel il tua McClusky.Il retourna ensuite au travail, mais il fut bientôt, mis en état d’arrestation.Séance par les élèves Dans le cours de la semaine dernière les élèves de l’école privée de.Mlles Lagacé donnaient à leurs parents et à de nombreux assistants une charmante soirée littéraire et, musicale.Melle.Idola St-Joan, professeur de diction, était l’organisatrice, de rette petite fête et avait prêté le concours de quelques-unes de ses élèves privées.Inutile de dire que tout, fut du meilleur goût et d'une parfaite exécution.Décision bizarre Le mariage Larivière-Villeneuve (Service particulier) Pittsburgh, 4 — Une femme qui n’a pas vu son mari depuis 27 ans, peut, se considérer comme veuve, telle est la décision rendue ici par jury dans la cause d’Anna Duclanery.La femme était accusée de polyandrie et de parjure, par son second mari qui avait appris qu’elle n’avait jamais su que son premier mari était bien mort, qu’elle ne l’ait pas vu depuis 21 ans.Au Juniorat de Papineauville Hier matin, a eu lieu, à la cathédrale le manage de Mlle Yvonne Lariviè-re, fille unique de M.F.f.Larivière et de M.Arthur A'illeneuve, fils unique de M.Léonidas Villeneuve.Mgr l’ar-ehevêque a présidé lui-même la cérémonie et a donné la bénédiction nuptiale.Sa Grandeur était assistée de Al.l’abbé Albert Benoit, cousin du marié, et de M.l’abbé Harbour, chancelier du diocèse.L’“Echo dn Merveilleux” a colligé une vaste quantité de faits singuliers relatifs à des sympathies et à des antipathies instinctives.En voici quelques-uns: ' Amatus Lustimanus connaissait, dit-on, un moine qui tombait en faiblesse quand on lui présentait une rose et se refusait à sortir de sa cellule lorsque les rosiers commençait à fleurir.Catherine de Médicis ne pouvait supporter également l’odeur de la reine de nos jardins.Sealiger (Jules-César) mentionne un de ses parents qui ne pouvait supporter la vue d’un lis.et son fils Joseph s'arrêtait tout pâle à la vue d’une botte de cresson ou d’un verre de lait.Zimmermann raconte qu’une dame tremblait au toucher de la soie, du satin ou de la peau veloutée d’une pêche.Montaigne parle de certains soldats qui avaient plus peur d’une pomme que d’une balle.Deslandes raconte, dans le “Mercure de France”, d’autres faits aussi bizarres.Entre autres, il cite un soldat qpii tombait en faiblesse lorsque l’on déchirait du linge en sa présence.Un gouverne/ur de ville frontière tombait en convulsion à la vue des oeufs de carpe; une dame avait la même incommodité à la vue d’une écrevisse cuite.Erasme, qui était né à Rotterdam, avait tant d’aversion pour le poisson, qu’il n’en pouvait sentir sans avoir la fièvre, et, si l’on en croyait Ambroise Paré, une personne fort considérable ne voyait jamais d’anguille dans un repas qu’elle ne tombât en défaillance.Le célèbre physicien Pierre d’Apano ne pouvait endurer l’odeur du fromage; il s’évanouissait lorsqu’on en mettait auprès de lui, et nous croyons qu’il existe encore aujourd’hui un traité sur ce sujet: De Aversione casei, du professeur de philosophie Martin Schooe-kins, qui éprouvait également une antipathie ]>rofonde pour l’odeur du fromage.Cardan avait horreur des oeufs.Henri III de Franee s’évanouissait à la.vue d’un chat, et le maréchal d’A1-bret à la vue d’un porc.Le maréchal duc de Schomberg, gouveneur du Languedoc, avait une grande aversion des chats .Le cardinal Richelieu vivait entouré de ees animaux.Al.A’anghneim, grand veneur de Hanovre, tombait en faiblesse, ou s’enfuyait, quand il voyait un cochon rôti.Le duc d’Epcrnon s’évanouissait à la vue d’un levraut tué, bien qu’il pût regarder un lièvre sans crainte.Vladislas Jagcllon, roi de Bologne, avait horreur des pommes ; et si l’on en faisait sentir quelqu’une à Duchesne, secrétaire de François 1er, il lui sortait une prodigieuse quantité de sang par le nez.Le pape Honorius eroyait sa vie liée à eelle d’une poule noire, appelée “Rome” ; on sait que l’astrologue Galeotti avait persuadé à Louis XI ( qui voulut le faire mettre à mort pour lui avoir conseillé de se fier à l’hospitalité du Téméraire) que sa vie était liée à la sienne.C’est un des plus amusants chapitres du “Quentin Durward” dp Walter Scott.Le peintre Mignard ne pouvait dormir qu’avec une poule dans sa chambre.Tyaho Brahé s’évanouissait à ta vue d’un lièvre ou d'un renard.I^> maréchal de Brézé à.la vue d’un lapin.Bacon, tombait en défaillance pendant les éelipses de lune ; Daumesnil a eu sa vie empoisonnée par la terreur des comètes.Thomas Hobbes avait une telle horreur de l’obscurité qu’il s’évanouissait aussitôt qu’on le laissait sans lumière.Baseal voyait un gouffre à côté de lui.Bayle avait des convulsions quand il entendait l’eau tomber d’une gouttière ou d'un robinet.L’auteur du “Dictionnaire historique”, ee même Bayle, mentionne le cas d’un homme qui avait un dégoût si profond du miel, que lorsqu’on en avait introduit, sans qti’il le sût dans un emplâtre, qu’on lui appliquait d ordinaire sur le pied, il s’en apereovait.immédiatement et demandait instamment qu'on le lui enlevât.T-*’ Plril osophe Chrysippe avait une si grande aversion pour les révérences, qu’il tombait quand il était salué : et, ce qui paraîtra beaucoup plus bizarre, Fabrice Campant assure que don Juan Roi, chevalier d’Alcantara, tombait en syneope, quand il entendait prononcer "lana”, quoique l’habit, qu’il portait fût de laine.Julie, une des filles de Frédéric, roi de Naples, ne pouvait avaler le plus petit morceau de viande sans les conséquences les plus graves.Tl y a des personnes qui ne sauraient, voir des araignées, et l’on sait que les Chinois s’en font un régal.L’astronome Lalande mangeait ecs insectes aptères de la famille des ara-néides.Briestley était pris de fou rire quand passait un enterrement.Vauban erovait.avoir été femme dans une vie Changement d’Horaire MAINTENANT EN VIGUEUR On peut avoir des indicateurs sur demand** Montréal à Toronto Pour U gara Tonga à 11.15 p.m., tous lag Jour».Traîna poor la Gare Union, Toronto, tons la» Jour» & 8.45 a.m.et X 10.00 p.m.SERVICE D’OTTAWA Dép«rt à» 1» gare de U ru» Windsor, n 7.60 ».m , ; b 8.40 a.m.,-, » 9.15 a.m., ; clO.lü a.m.,; aA4.00 p.m .; b7.45 p.m.,; c9.50 p.m., : clO.80 p.m.(A) Rapide «e rend à Ottawa en deux heurea et quarante-cinq minutes.(B) A un wagon-lit pour OMawa.Départ de la gare Place Viger.a8 30 a.m.; a5 30 p.m.rToue les jours, a tous les jours excepta le dimanche, bdimanche seulement.SERVICE DE QUEBEC Départ de la gare Place Viger.a9.00 a.m., ; cl.30 p.m., ; cS.OO p.m.,f cil.80 p.m.cTous les jours, aTous les jours excepté le dimanche.BLUE BONNETS JUSQU’AU 8 JUIN Trains spéciaux quittent la gare de la ru* Windsor à 1.40 p.m., et 2.00 p.m.Passage simple 15c.Aller et retour 25û* Taux réduits aller et retour pour le»1, cotes du Pacifique DE MONTREAL A r VANCOUVER, VICTORIA, SEATTLE «t PORTLAND, et S93.00 : SAN FRANCISCO, LOS AN dflS AA 1 GELES, et retour .^ ¦ WOeWW j Départ par le C.P.R., retour par les lignes Etats Unis et Chicago ou vice-versa.Départ, les 3.4 et 5 juin.Limite de retour 27 juillet 1912.BILLETS D’ETE POUR TOURISTES e« j vente jusqu’au 30 septembre.Bons pouPi retour jusqu’au 31 octobre 1912.EXCURSION DE COLONS MANITOBA.SASKATCHEWAN El ALBERTA i 11, 25 juin et tou» le» deuxièmei mardi* 1 jusqu'au 17 septembre 1912.Billets bons pour 60 jours.Wagon lit do touristes sur les trains d« 10.10 a.m., et 10.30 p.m.tous les jourf.BUREAU DES BILLETS 2S8 rue St-Jacques.Téléphone Main 3732-3733 ou aux gares Viger et Windsor ! GRAND TRUNK s ys tTm * TORONTO en 7 < HEURES par “l'International Limité” L» train le plu» beau et le plus rapid» dn Canada quitte MONTREAL 1 9.00 a.m., ton* le» jour».QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR MONTREAL, TORONTO ET L’OUEST 9 a.m., 9.30 a.m., 7.30 p.m., 10.80 p.m.Wagons buffet, salon ot bibliothôaue au* trains du jour; wagons-lits “Pullman’’ éclfti-rés à l’électricité aux trains de nuit.SEULE DOUBLE VOIE FERREE PLUS HAUTE CLASSE D'EQUIPEMENT! { SERVICE DE TRAIN AMELIORE MONTREAL-OTTAWA Laisse Montréal, c a 7.80 a.m., b 8.30^ a.m.Arrive A Ottawa, 10.30 a.m., 11.15 a.m.Laisse Montréal, n 3.55 p.m., b 8.00 p.m» Arrive à Ottawa.7.10 p.m., 11.15 p.m.b—Tous les jours.aTous les jours excepté le dimanche, c A un wagon salon Pullman.Tics autres trains ont des wagons-restaurant-salons.DEVOILEMENT DU MONUMENT CHRISTOPHE COLOMB Washington, D.C., 8 juin, aller OC et retour, rie MONTREAL Départ 6, 7 juin, limite de retour 11 juin.TOURS D’ETE A LA COTE DU PACIFIQUE De Montréal, via Chicago à Vancouver, Victoria, Seat- AA tic, Portland, etc.Départ jusqu'au 5 juin; limite de retour 27 juillet.San Francisco.Los Angeles, San Diego, viA lignes directes, dans les deux direc S97.25 Départ du 11 au 19 juin; limite de retour 31 août.San Francisco, rift Portland, Ore., dans une seule direc $108.00 Départ jusqu’au 5 juin; limite de retour 27 juillet, ainsi que départ du 11 au 19 juin; limite de retour 31 août.TAUX D’ETE aux points ci dessus, en vigueur du 1er juin au 30 septembre; limite dt retour 31 octobre, 1912, EXCURSIONS DE COLONS Dpr billet» aller et retour pour l'Ouest dq Canada, rift Chicago, aeront en rente le» 11, 25 juin; 9, 23 juillet; R.20 août; 8, 17 septembre à des prix trèa réduit».BUREAUX DES BILLETS EN VILLE: 130 rue St-.Tarquea.Tél.Main 6905, ou g», re Bonaventure.Papmeauvillp, 4.—Dimanche, malgré la pluio pt la chnlrnr, il y avait au juniorat do notre villa une fort intéressante Roiréo dramatique, dont les élèves firent Ips frais.Ur jouèrent “L’Elève raporal”, “Le Reliquaire”, et.“Le colonel Gringallet”.Chacun des1 "itéricurc ; M.de Lancrc.conseiller an interprètes s'acquitta magnifiquement j Parlement de Bordeaux, fémoigne.dans de sa tâche et tout le monde sortit en-! p™ "tableau de Binconstance déchanté de sa soirée.: nions”, qu’il avait connu un fort hon- 4___________________i nête homme si effrayé à.la vue d’un hérisson, qu’il crut plus de deux ans que ses entrailles étaient mangées par - cet animal, et qu’il avait vu un gen- W.Georges Beaudet, agent consulai-1 tilhbmme fort brave qui ne l’était re et assistant maître de poste de Vio- ! point assez pour oser attendre, l’épée Feu Georges Beaudet toriaville, est décédé à Montréal, hier.Les funérailles auront lieu mereredi, le 5 juin, à Victoriaville.à la main, une souris Arrêtons nous là T,a plupart de ces faiblesses, de ces PROVINCE DE QUEBEC, Pistolet de Montréal, Cour Supérieure No 3499.—Dame Aliee Lévesque, épouse commune en biens de Hector Dubuque, agent, tous deux de la cité et du district de Montréal, cette dernière étant dûment autorisée à ester en justice, demanderesse, vs le dit Hector D ibuque du même lieu, défe-ndeur.Une action en séparation de biens a été intentée en rette cause contre le défendeur, le dix-huitième jour d’avril mil neuf cent douze.Montréal, le 23 avril 1912.LEBLANC, BROSSARD et FOREST, Procureurs de la demanderesse.manies étaient bien connues : mais on est toujours content dp les relire et de voir que tant de grandes hommes ont eu leur petit grain d’extravagance.mon Dieu ! comme nous-méme.s FEUILLETON DU DEVOIR DUEL s D’ÂMES par VICTOR FA VET ) 27 (Siiffe) —Ni de ae donner dee yeux comme ies pommes à force de pleurer.finit CHlette avec, un petit rire.—A la bonne heure, vous voilà raisonnable, approuva Céphise enchantée d’avoir distrait Gilette par sa confidence.La grosse natte lourde et dorée était, achevée .Céphise la noua d’un ruban bleu marine et roula sur ses doigts épai» et habile* le tirebouchon volumineux du bout.—Die donc, Céphise demanda Gilot-te très gaie., Pourquoi croi» tu que Jean a aimé Perle de Beaumanoirl C’est 1 parce qu’elle est très belle, n’est-ce ; past —Oui, certalnemeat, un peu pour cela.Mois surtout parce quo o'est use personne à manigances.Gilette rit: —A imanigances!.Quelles manigances t.__Des manigances de coquette.—Perle coquette! Oh! elle avait ici des robes très simples, la plupart du temps.—Je sais ce que je dis.appuya Céphise avec l'autorité d'un docteur ès séduction.Mam ‘selle de Boaumanoir sait prendre les hommes, c’est moi qui vous le dis.Je l’ai vue cinq ou *ix fois, par hasard, se chamailler avec M’sieu Jean, ça me suffit.Gilette eut un regard admiratif pour la science insoupçonnée de Céphiae, ma-jestueuae sous son bonnet de dentelle noire, à ruban» de bonne compagnie.Imperturbable, -l-’arbitr»- continua; —Ce n ’est pas seulement avec des robes qu'on les prend, les hommes, Mam’selle Gilette, c’est avec des mines.On fait semblant de ne pas même se douter qu’ils existent.On s'agrippe avec.eux.On leur laisse savoir que les autres Messieurs vous trouvent jolie.On se moque d’eux à leur barbe.On les envoie se promeier.et le tour est joué.Us sont pris.Tandis que si, par malheur, ils savent qu’on tient à leurs moustaches: c’est fini.Ils font leurs renchéris et ne vous regardent même pas.—Alors, il faut mentir pour se faire aimer, Céphise?—Qu’est-ce que vous voulez, Mam’-selle Gilette, c’est la faute aux hom mes! C’est le seul plat qui leur plaise, il faudra bien le leur donner.Mainte nant, voulez-vous mon avis qui pourra vous servir?Les meilleurs hommes ne valent pas cher,-et les femmes qui s’en tourmentent sont de grandes bêtes de vant le bon Dieu.Sur cette profession de foi, scandée d’un hochement de rubans expressif, Céphise, vieille fille et dragon de ver tu, s’en fut vers d’autres apostolats XXIV Troia mois ont passé.Le temps est gris et l’air humide.La bise des novembres parisiens dépouille les arbres du jardin de l’hôtel de la rue de Vv rennes, où Perle de Beaumann.r fl-t revenue avec.Mias Burton, dapnig qu'au» a iwitté-le Palazzo BUico.D’une fenêtre du premier étage elle contem pie, pensive, le décor morose, les parterres grelottants sous le ciel boRtil-*.—Vivre éternellement ici.j'ai bien fait, murmure-t-elle.On annonce: “Mme la vicomtesse de Germondy.’ ’ Dans une très parfaite ribe ôo visite garnie de zibeline, sous un chapeau sa vamment harmonisé à son visage étroit, pâle et spirituel, Edith de Germondy i perdait son allure garçonnière du lac t de Garde.—Tu es très bien en petite Madame, approuva Perle.—Oui, mais c’est l’enfer (a’une ro be comme çâ à traîner.soupira Edith d'un ton excédé.Elle vint se blottir dans un fauteuil vaste et profond où elle se recroquevilla, ses pieds très loin de terre, et demanda: —Que deviens-tu depuis quinze jours?Je n’ai pas pu venir, et tu ne m'aurais pas fait l’honneur de te déranger.-’J'ai été très occupée.—A quoi! —Ch! à rien.Ah! si, j’oubliais, tu sais, je suis fiancée.Edit bondit hors de so nfauteuil, regarda Perl* dans les yeux, puis se rassit en tapotant sa robe.—Tu me fais poser.Tu aurais l’eiï autrement transportée.—Pourquoi, transportée?—Parce que, malgré tout, en dépit de ta volonté, tu l’aimes.Debout devant une table, Perle tournait maottaelement lee fUU d’iuv al- bum.Elle le ferma.—Pardon, Edith, mais de qui parles-tu?—Pas du «chah de Perse.De M.de Chcrisey.Perle eut un sourire vite éteint.—Ah! très bien, je comprends.Tu] t’imagines que.Non, M.de Chcrisey; n’est pas revenu du Congo ou du Da ! homey (je ne sais plus au juste) pour | le p'aisir approximatif de m 'épouser.—Alors, moi je ne comprends plus.| —N'y a t-il donc que M.de Chovi-! sey au monde?—Je suis très sûre que .pour toi, 11 n 'y a que lui.—Vois comme on se trompe.Il y a aussi mon fiancé, Edward Sirley.Tout cela était dit d’une voix vague et distraite.Mlle de Beaumanoir, revenue à la fenêtre et le dos tourné à Edith, regardait le jardin.D’un élan, Edith fut de nouveau près d'elle: —Tu n’a pas fait cela?—fli, j'ai fait cela.répéta Perle, très lentement.—Non! 1 Si.—Alors, tu es folle, conclut Edith avec flegme et résignation.Tu aime» Jean de Cheriséy .Toi, Perle, tu l’ai mes.scanda t elle en «’animent.Je t’ai vue la tête perdue de douleur lorsqu’il «et parti, te fuyant, sacrifiant ia soif d» t»i à je ne sai» quel «ciupuio stupéfiant.Si jo n’avail pas veillé sur toi pat à pas, avoue que tu avais une envie énorme de te tuer?—Une envie énorme.concéda Perle 1 sans -esser de regarder au loin.—Et tu veux maintenant épouser Sir ley?Mais pourquoi, enfin, pourquoi?—Parce que j'en ai assez d’être pauvre.Je le lui ai dit.Il le suit .Ce n'eat, doue pas dégoûtant vis à vis de lui, ce que je fais là.C'est tout ce qu’il faut.Edith t’était rassise.Cette fois sur le bras d'un fauteuil.Elle balança sa jambe droite avec indignation.—Pauvre, réprouva-t elle en embras jant d’un regard estimatif de commissaire prigeur le salon Louis XVI pur, authentique, introuvable, derrière lequel s'étendait en enfilade, tnnt d'au très salons de styles divers mais non moins purs, non moins authentiques, non moins introuvables.—Oui, pauvre!., répéta Mlle de Beau (manoir avec une énergie subite, et ,u ' le sais bien! 1 Tu étais là quand le premier homme d'affaire?, aur l’ordre du notaire de Paris, vint an Palazzo Bianco nie dire i -tout de suite après la mort de grand-père — que toute la partie immobilière de.notre fortune était hypothéquée.Que la brèche au portefeuille ae créa-; sait tant et si bien chaque année que, |fi'il reetait neuf cent mille franee ’i-! quides.C‘était el bout du monde.Pau-, v.-c grand père! Dieu sait que mon
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