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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 16 mai 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-05-16, Collections de BAnQ.

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V TROISIEME ANNEE-No.115 MONTREAL.MERCREDI 15 MAI, 1912 UN SOU LE NUMERO EXTRA MINUIT Directeur : HENRI BOURASSA DEVOIR EE FAIS CE QUE DOIS ! GOUVERNEMENT GOUIN EST MAINTENU A U POUVOIR Les rapports reçus jusqu'à onze heures indiquent que sa majorité sera de 45, ,e ministre de l’agriculture et trois députés ministériels sont battus, mais en revanche les libéraux enlèvent à l’opposition les comtés de Maskinongé, Beauharnois, Shefford et Charlevoix.—L’hon.Devlin est défait dans Témiscamingue Dans Saint-Louis, les trois adversaires de M.Godfroy Langlois, député ministériel, perdent leur dépôt.— Le candidat oppositionniste dans Sainte-Marie subit le même sort.M.J.TELLIER, CHEF DE L’OPPOSITION, EST REELU.LE RESULTAT Le gouvernement libéral est maintenu au pouvoir par une majorité très considérable.Au moment où nous allons sous presse, tout indique que cette majorité sera d’à peu près quarante-cinq.Ln fait, la Chambre prochaine sera la copie presque exacte de la dernière.Tous les ministres sont élus, à l’exception du ministre de l’Agriculture, M.J.Ed.Caron.Les leaders de l’opposition sont aussi réélus.Les mêmes adversaires se retrouveront donc face à face dans le prochain parlement.CE QUE M.TELLIER PENSE DU RÉSULTAT FINAL Aussitôt le résultat final des élections provinciales connu, le Devoir a eu une conversation avec M.Tellier, par téléphone.M.Tel-lier, de Jolietle, nous dit: “Je suis surpris du résultat final, surtout si je tiens compte du courage, de l’enthousiasme de mes amis, les vaillants lutteurs de Top-position.Le n’est pas pour moi que je regrette la défaite, mais pour la province en général et pour tous ceux qui se sont battus courageusement pour elle.J’offre mes remerciements à tous ceux qui ont combattu dans nos rangs, surtout aux journaux dont, au premier rang, je suis heureux de placer le Devoir.Je nie.félicite de la réélection de M.Armand Lavergne ainsi que de mes principaux lieutenants.Nous continuerons la bataille, sans désemparer.” ELUS DANS LA PROVINCE Partisans de M.Gouin, -Partisans de M.Tellier, Indépendants, - - - Magorité pour M.Gouin, — : 7 Les ministères de Québec depuis la Confédération P.-J.Chauveau .conservaleur .1867-73 1873-74 1871-78 G.Ouimet C.-E.de Boucherville .conservateur .Sir E.Joly J.-A.Chapleau J.-A.Mousseau .J.-J.Ross • libéral .conservateur .conservateur • consorvntpiir 1878- 1879 1879- 82 1882-84 1884-87 1887- 1887-91 1891- 92 1892- 95 1895-97 1897-1900 1900-05 1905-12 L-O.Taillon .conservateur .Honoré Mercier .C.-E.De Boucherville .L.-O.Taillon E.-J.Flynn .libéral .conservateur .conservateur .conservateur F.-G.Marchand .S.-N.Parent Sir Lomer Gouin .• libéral • libéral • libéral Députés décédés depuis les dernières élections Broet, (Lac Saint-Jean), décédé eri 1908.Perreault, (Chambly), décédé en 1909.Gabriel Marchand, (Saint-Jean), décédé en 1910.LA DURÉE Les ministères qui eurent la plus longue durée :— Le dernier (Gouin) 7 ans.Le premier (Chauveau,) fi ans.Le ministère qui eut la plus courte durée Celui de Taillon en 1887: Partisans de M, Gouin S0ULANGES J.-O.Mousseau .134 SHERBROOKE C.-E.Therrien 500 LOTBINIERE J.-N.Francoeur 1274 KAMOURASKA Ad.Stein 90 IBERVILLE J.-A.Benoit 500 MONTMORENCY L.-A.Taschereau 313 QUEBEC-OUEST John Kaine 64 QUEBEC-EST L.-A.Letourneau 600 | TROIS-RIVIERES J.-A.Jessier 297 ARTHABASKA P.Tourig'ny 500 1 CHAMBLY E.-M.Désaulniers 445 SAINT-SAUVEUR J.-A.Langlois 552 STANSTEAD P.-A.Bissonnet 13 BEAUHARNOIS F.-A.Robert RIMOUSKI Aug.Tessier 297 QUEBEC-CENTRE J.-E.Leclerc 400 WOLFE RICHMOND j P.-S.-G.MacKenzie .1500 ; MISSISQUOI 1 J.-B.Gosselin .42 MEGANTIC Jos.Demers .303 ' CHICOUTIMI ! IL Petit 500 i MATANE Donat Caron 150 j MASKINONGE R.Tourville LAC SAINT-JEAN J.-B.Carbonneau 800 ^ VAUDREUIL ht.Pilon 600 B0NAVENTURE J.-H.Kelly 1000 V BEAUCE j J.-A.Godbout 2000 ROUVILLE J.-E.Robert 425 SHEFFORD If.-S.Bullock 200 BAG0T F.-H.Daigneault SAINT-HYACINTHE D.-T.Bouchard 100 SAINT-MAURICE G.-I.Délisle.FRONTENAC G.-S.Grégoire.BERTHIER Jos.Lafontaine.40 BELLECHASSE ¦Ant.Galipeault.750 YAMASKA Ed.Ouellette.250 RICHELIEU Maurice Péloquin .310 SAINT-JEAN Sir L.Gouin.400 VERCHERES Geoffrion.202 CHARLEVOIX-SAGUENAY Ch.Bélanger.400 BROME HUNTINGDON W.-H.Walker.375 LABELLE NIC0LET C.-R.Devlin.283 NAPIERVILLE Gyp.Doris.134 CHATEAUGUAY IL Mercier.Elu L'ASSOMPTION il.Reed.200 QUEBEC-COMTE C.-F.Delage.Elu OTTAWA F.-A.Goudron.Elu CHAMPLAIN (7 polls à venir) -4- Partisans de M.Tellier 400 Ce nue les premiers ministres sont devenus C.-E.de Boucherville, sénateur depuis 1879.L.-O.Taillon, maître de poste à Montréal.E.-J.Elynn, pratique le droit à Québec.S.-N.Parent, président du régime des eaux.SONT DECEDES P.-J.Chauveau, G.Ouimet, Sir E.Joly, J.-A.Chapleau, J.-A.Mousseau, J.-J.Ross, Honoré Mercier et F.-G.Marchand.Au pouvoir Les ministères conservateurs au nombre de dix, ont été au pouvoir pendant 26 } ans.1 J.es ministères libéraux au nombre de cinq, ont été au pouvoir pendant 19 ans.PORTNEUF Sir L.Gouin.i2oo DORCHESTER Alf.Mnrrieset.30 (l*ne paroisse à venir) DRUMMOND Jules Allard ., 227 LAPRAIRIE F.-L.Pateimude.LEVIS Alp.Bernier.TERREBONNE Jean Prévost.l(i()() MONTCALM Jos.Sylvestre.100| CHAMPLAIN 1 G.Labissonnière.182 L’ISLET Morin .10 TEMISC0UATA Léo.Bérubé.Petite majorité J0LIETTE J.-M.Tellier.DEUX-MONTAGNES Art.Sauvé.M0NTMAGNY A.Lavergne .ARGENTEUIL H.Slater.,, 100 PONTIAC Geo.Campbell .gp TEMISCAMINGUE Dr.Aubin.Elu COMPTON Giard.rnn 147 Elu 100 A OTTAWA (Service particulier) Ottawa, 15.— La victoire libérale du gouvernement Gouin n’a surpris personne à Ottawa et à Hull.C’est que, en général, les conservateurs ont été dans ce district quelque peu tièdes pendant la campagne électorale.L’organisation faisait défaul, et Ton n’a pas voulu dépenser un sou.D’autre part, bon nombre d’électeurs étaient d’avis que la censure exercée par MM.Bourassa et Lavergne dans le gouvernement de Québec, avait eu pour résultat de forcer le gouvernement Gouin a se tenir dans certaines limites, puis de lui faire adopter certaines mesures favorables à la province.Le résultat de l’élection dans le comté d’Ottawa, prouve clairement que c'cst la ville de-Hull qui a élu M.Goudron.On a fait là une lutte de politique fédérale, et on a demandé aux libéraux de venger la défaite du 21 septembre dernier, sans considération pour la politique provinciale.C'est ce qui explique que les employés ri vils qui habitent à Hull et qui sont au nombre d’environ deux cent, ont voté pour le candidat libéral, M.Gendron, Dans les cantons ruraux, M.Gravel a obtenu un vole fort satisfaisant.A Ottawa, on semble porter que pru d’intérêt au résultat de ces élections, et c’cst à peine si, aux bureaux de journaux où Ton donne les rapports, on remarqua des petits groupes de cinquante personnes.MINISTRES REELUS SIR LOMER GOUIN.SAINT-JEAN SIR LOMER GOUIN.PORTNEUF HON.JULES ALLARD.DRUMMOND HON.L.-A.TASCHEREAU.MONTMORENCY HON.P.-S.-G.MacKENZIE.RICHMOND HON.JEREMIE DECARIE.MAISONNEUVE HON.CHARLES DEVLIN.TEMISCAMINGUE HON.JOHN KAINE.QUEBEC-OUEST Elus dans l’Ile de Montréal Partisans de M.Gouin MONTREAL-DORION Georges Mayrnnd.40(1 MONTREAL-LAURIER ,1 M.Turcot, ouvrier-indépendant 250 MONTREAL-SAINT-JACQUES C.Robillard, Mins.702 MONTREAL-SAINT-LOU IS G.Langlois, Mins.900 MONTREAL-SAINT-LAURENT J,-T.Finnie, Mins.134 MAISONNEUVE J.Déearie, Mins.853 MONTREAL-HOCHELAGA S.Letourneau, Mins.1100 MONTREAL-SAINTE-MARIE N.Séguin, Mins.2000 LAVAL J.-W.Lévesque.Flu -4- j La Dernière Législature } La dernière législature était composée comme suit:— Ministériels.59 Oppositionnistes.15 Majorités ministérielles .44 j Partisans de M.Tellier MONTREAL-SAINTE-ANNE D.Tansey, Opp.200 MONTREAL-SAINT-GEORGE C.-E.Gault, Opp.700 WESTMOUNT C.-A.Smart.Opp.525 JACQUES-CARTIER Pli.Cousineau.500 •-+- Ceux qui perdent leur dépôt SAINT-LOUIS Marcus Sperber.—Libéral-lnd.Mendoza Langlois.—Libéral-lnd.Charles Bruchési.—Conservateur.SAINT-GEORGES J.-H.ieggatt.—Ministériel.-4- LE DEPOT Chaque candidat fait, le jour de la nomination, un dépôt de $200.Ce dépôt lui est remis s'il obtient au moins LA MOITIE du nombre de votes donnés en faveur du candidat élu; dans le cas contraire le dépôt reste la propriété de la province.LIRE EN DERNIERE PAGE:— Toutes les dernières nouvelles.La Vie Sportive.ANCIENS DEPUTES VAINCUS MINISTERIELS L'HON.J.-E.CARON.—L’Islet.P.-C.N EAU LT.—Champlain.LAETARE ROY.—Lévis, J0HN,HAY.—Argenteuil.J.WALSH.—Sainte-Anne.DOCTEUR GAB0URY.—Pontiac.OPPOSITIONNISTES GEO.LAFONTAINE.—Maskinongé.ARTHUR PLANTE.—Beauharnois.L-P.BERNARD.—Shefford.P.D’AUTEUIL.—Charlevoix - Saguenay.t « LE DEVOIR, MERCREDI, 15 MAI 1912.LE RESULTAT DE L’ELECTION DU 8 JUIN 1908 Nos lecteurs seront sans doute très anxieux de faire dès maintenant leurs pronostics pour les prochaines élections, et c’est dans le but de fa-ïiliter leur tâche que nous mettons sous leurs yeux le tableau des majorités à l’élection du 8 juin 1908.On y trouvera les noms des députés avec les comtés qu’ils représentent, en même temps que le nombre de voix et la majorité obtenus par chacun d’entre eux.On peut découper ce tableau et le conserver jusqu’à l’élection alors qu’on pourra juger des changements d’opinion dans les comtés, et des succès des candidats vainqueurs.ARGENTEUÏL Weir, libéral.McDougall, conservateur 1,559 1,169 Maj.pour Tourigny .2,052 et 789 BAGOT Daigneault, libéral .1,773 f.éveillé, conservateur .1,558 Majorité pour Daignault .215 BEAUHARNOIS 'Mante, conservateur .1,827 lergevin, lib.1,811 Majorité pour Plante .16 BEI.LECHASSE Furgenn, libéral.1,936 Uidet, cons.1,001 Majorité pour Turgeon .935 M.Turgeon fut nommé conseiller égislatif.A l’élection du 2 janvier 1909, M.Xntonin (ialipeau fut élu par ac-lamntion.BERTH 1ER Lafontaine, libéral.1,892 Michaud, conservateur .1,637 Majorité pour Lafbntaine.BONAVENTURE Kelly, libéral.Verge .conservateur .Majorité pour Kelly .BROME Vilas, libéral.Westover, conservateur.Majorité pour Vilas .CHAMBLY Perrault, libéral.Lamarre, conservateur .Majorité pour Neault .CHARLEVOIX D’Auteuil, conservateur Taschereau, libéral .Majorité pour d'Autcuil .CHATKACCiUAY Desrosiers, conservateur .Merrier, libéral.381 1,778 1,720 58 1,195 1,165 Majorité pour Desrosiers .30 Desrosiers démissionna.A une autre rlccjiou Mercier le battit par 29 voix.CHICOUTIMI ET SAGUENAY Petit, libéral.2,338 Lévesque, conservateur .2,049 Majorité pour Petit .COMPTON Ciiard, conservateur.Bertrand, libéral.Majorité pour Giard .DEUX-MONTAGNES Sauvé, conservateur .Champagne, libéral .Majorité pour Sauvé .DORCHESTER Morisset, libéral.Pelletier, conservateur .Majorité pour Morisset .DRUMMOND Laferté, libéral.• .Brouillard, libéral.Garreau, indépendant.681 1,386 1,213 173 2,065 1,806 259 1,068 1,008 580 Maj.pour Laferté .60 et 488 L'élection de M.Laferté fut annulée.A l’élection partielle du 5 mars 1910, M.Jules Allard, triompha de M.Nap.Garreau, par une majorité de 100 voix.GASPE Lemieux, libéral.Accl.Lemieux fut nommé shérif.A l'élection partielle du 17 février 1910, M.L.-J.Perron, battit son adversaire, M.Gauthier par plus de 600 voix.HOCHELAGA Décarie, libéral.8,229 Coderre, conservateur .5,967 Francq, ouvrier.2,669 Majorité pour Décarie, 2,262 5,560 HUNTINGDON Walker, libéral.Aecl.IBERVILLE Benoit, libéral.1.095 I.nbelle, conservateur .217 Majorité pour Benoit , .878 ILES DE LA MADELEINE Thériault, libéral.411 Delaney, conservateur .363 Leslie, indépendant .261 Majorité pour Thériault 48 150 JACQUES-CARTIER Cousineau, conservateur.2,031 Wilson, libéral.i.ggi Majorité pour Cousineau.168 JOLIETTE Tellier, conservateur ., .2,065 Gaboury, libéral.2,038 Majorité pour Tellier ., ?27 KAMOURASKA Roy, libéral.1,812 Richard, conservateur .1,442 Majorité pour Weir .390 A l’élection partielle du 5 mars 1910, M.John Hay, liberal fut élu.M.Weir avait été nommé juge.ARTHABASKA Tourigny, libéral.2,480 Daveluy, conservateur .691 Fournier, indépendant .428 Majorité pour Roy .370 M.Roy fut nommé juge.A l’élection partielle du 1er décembre 1909, M.Dupuis fut élu par acclamation.LAC SAINT-JEAN Broet, libéral.2,506 Doyon, conservateur .1,783 2,654 702 1,952 1,477 997 801 1,431 1.163 Majorité pour Broet.723 Broet fut tué dans un accident de chemin de fer.A l’élection partielle du 14 octobre 1908, M.Carbonneau fut élu par acclamation.LAPRAIRIE Patenaude, conservateur .966 Cherrier, libéral.889 Majorité pour Patenaude .83 L’ASSOMPTION Beerl, libéral.1,227 Gauthier, libéral.1,144 Majorité pour Reed .83 LAVAL Lévesque .libéral.993 Leblanc, conservateur .989 Majorité pour Lévesque .4 Lévesque démissionna.Une élection partielle eut lieu le 28 décembre 1908 et donna le résultat suivant: Lévesque, libéral.1,193 Leblanc, conservateur .1,061 Majorité pour Lévesque ., 132 LEVIS Blouin, libéral.2,688 Bernier, conservateur .1,852 Majorité pour Perrault.268 A une élection faile en novembre 1909, M.Eugène-Merrill Desaulniers fut élu par 605 voix de majorité.M.Perreault, était décédé.CHAMPLAIN Neault, libéral.3,3,32 Béliveau, conservateur .2,951 Majorité pour Blouin .836 A l’élection partielle du 21 septembre 1911, Laetnre Roy battit M.Bernier par plus de 800 voix de majorité.LOTBINIERE Francoeur, libéral.1.985 Lemay, conservateur.787 Payment, indépendant .257 Maj.pour Francoeur 1,198 et 1,728 MASK1NONGE Lafontaine, conservateur.1,285 Gélinas, libéral.1,197 289 2,737 2,056 Majorité pour Lafontaine MATANE Caron, libéral.Gagnon, conservateur ., Majorité pour Caron .MEG ANTIC Pennington, conservateur.Smith, libéral.Majorité pour Pennington MISSISQUOI Gosselin, libéral.Giroux, conservateur ., Majorité pour Gosselin .MONTCALM Sylvestre, conservateur .Bissonnette, libéral .Majorité pour Sylvestre .MONTMAGNY Lavergne, nationaliste .I.islois, libéral.Majorité pour Lavergne .MONTMORENCY Taschereau, libéral .Cauchnn, conservateur .Majorité pour Taschereau MONTREAL (Sainte-Mari Lacombe, libéral .Tremblay, conservateur .Maj.pour Finnic .275 et 282 MONTREAL — Saint-Antoine Gault, eons.2,557 r)llff« lib.1.346 Majorité pour Gault .1,211 MONTREAL - Sainte-Anne" Tnnsey, eons.2 133 Walsh, lib.2,130 Majorité pour Tnnsey .3 ELECTION DU 28 DEC.1908 Walsh, lib.2,277 T.O’Connell, cons.2,196 Majorité pour Wnlxh .gi NAPIERVILLE Dorris, lib.Acel.Arthur Collette, cons., se retira de la lutte 2 jours avant la votation.\W\\\\’ P Complets ° Sacs à revers croisés POUR LE PRINTEMPS DE 1912 S 4fïï Confectionnés en serge bleue marine tU et en étoffe entièrement grise ou brune, très à la mode et très seyants.Nous avons ces complets en deux ou trois vêtements, doublés ou non.Les revers longs et souples font un attrayant parachèvement aux modèles exposés pour le printemps.On peut choisir dans le stock de la confection, ou se faire confectionner un complet sur mesure d’après 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lib.Breen, cons.1.071 603 Majorité pour Lacombe .1,089 A l’élection partielle du 21 septembre 1908, M.N.Séguin fut élu par acclamation.MONTREAL (Saint-Jacques) Bourassa, nationaliste.2,937 Gouin, libéral.2,895 Majorité pour Bourassa .42 M.Bourassa opta pour Saint-Hyacinthe où il avait été élu.A l’élection partielle du 12 novembre 1909 M.Clément Robillard, libéral, triompha de M.N.-K.Laflamme.par une majorité de 247 voix.MONTREAL (Saint-Louis) Langlois, libéral.1,891 Rainville, libéral.934 Bloomfield, juif.347 Maj.pour Langlois.957 et 1,544 MONTREAL (Saint-Laurent) Finnic, libéral.gup Fraser, indépendant .554 Clenrihue, conservateur .547 Majorité pour Kaine .468 RICHELIEU Cardin ,lib.2,048 Desjardins, cons.1,469 Plante, lib.242 Maj.pour Cardin .579 et 1,806 RICHMOND Mackenzie, lib.Aecl.RIMOUSKI D’Anjou, lib.1.812 Asselin.cons.740 Majorité pour d’Anjou .1,072 ROUVILLE Girard, lib.4,432 Ares, cons.1,283 Majorité pour Girard .149 M.Girard, nommé protonotaire de la cour Supérieure à Montréal.Election le 26 octobre 1908, Robert, lib.1,481 Ares, cons.1,292 Votre Diner vous Semblera Meilleur Grâce à la Bière DOW Elle étanche la soif d’une manière toute natu-reUe — et non pas comme le thé et le café qui agissent sur les nerfs et n’ajoutent rien aux forces.La bière Dow renforcit.La meilleure orge canadienne donne toute sa nutrition, tonifiant le système, tout en désaltérant.Demandez la “India Paie” Dow ou si vous voulez une Bière plus légère la “Dow Pale”.The National Breweries, Ltd., Montréal.Majorité pour Robert .189 SAINT-HYACINTHE Bourassa, nat.1,999 Morin, lib.1,961 Majorité pour Bourassa .38 SAINT-JEAN Marchand, lib.1,169 Snbourin, cons.861 Maj.pour Marchand .34g Marchand décédé, Marcelin Ro-berl élu à son siège le 29 décembre 1910.SAINT-MAURICE Delisle, lib.1,826 Dufresne, eons.1.695 Maj.pour Delisle.333 SAINT-SAUVEUR Côté, lib.Accl.Côté placé par le gouvernement J.A.Langlois, député ouvrier lui succède le 12 novembre 1909, SHEFFORD Bernard, cons.2.275 Duhamel, lib.2!o64 Mnj.pour Bernard ., .211 SHERBROOKE Pelletier, lib.Accl.Pelletier, nommé commissaire de la province de Québec à Londres, riierrion.lib., lui succède, (élu par iiccl.'i le 17 août 1911.SOULANGES Mousseau, 11 h.94g Bissonnette, cons.904 TKMISCOUATA Dion, lib.Lebel, cons.Jnienn A VENDRE hrande H riHlSTÏTI Is tuée rue Saint-Hubert, près Sherbrooke, conviendrait spécialement à un club.à un Log ARGENT A PRETER sur 1rs ¦ hypothèque.S'adresser à mm CHARLES HURTUBISE, Main 2034.99 rue Saint-Jacques.Maj, pour Dion.TERREBONNE Prévost, lib.Nantel, eons.PETITES ANNONCES Cartes Professionnelles SITUATIONS VACANTES APPRENTI PHARMACIEN demandé.S’adresser a 2097 rue Notre-Dame ouest.Tel.Westmount, 3266.Clicheur demandé AVOCATS BOURBONNOSKE, F J., C.B., av> cat, 76 rue Saiut-Gabriel, T 4L Bell Main 2679.Botte Postale 850.— Adreese téléfrephique, “Nshec, Montréal".T.Main 4186.Codes : Liebers, West, Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice de la Royal Insurance.Place d’Armes, Montréal.On 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(hoc.Peter Solid quantité d’objets volés aux onmips mi nier* de Donhldson et de Hitchcock, Ll femme de Gmiei était cuisinière, et ell« était employee, avec son mari, dam ces ileux camps.Souci s'est avoué cou-pable et le magistrat rie police McCar.thy l'a envoyé fa.rc deux mois de tra< vaux forcés ft North Bay.Le sort de Folke Brandt \o\y-\ ufK, 15.—-La Cour d’Appel « donne ordre nu préfet de la r ri son do Daim urn de ne pus ramener Folke E.1 Brnndt à In prison.Brandi devra rester nu\ Tombe jusqu'il or que la cour ail décidé si ede l'admettra à caution, en attindant qu’elle statue sur la rfe-ntandc d'hnbén.» corpus obtenue sur la représentation que l’ancien valet d» Mortimer Sebiff avait été condamné trente nnn'’ - ts de prison quand l'acte qui lui est reproché ne méritait pat une aussi longue lenteno*, r Tél.Bell Main 7675./ LE DEVOIR, MERCREDI, 15 MAI |9fZ Un Conte par Semaine • \ ! dans, c'est pour glacer la chaîne de ' temps en temps.m •If xf I —Bien intéressant, mère Madfcloche.JLCrflCLTl de lOL » pnthG Et ooniment appelez-vous cette petite tournetiw « côté de vous, là ?' ' ! - Mé\ un dividoué, ma chère démol- ir'ai vu beaucoup d'hymens; aucun selle, un dividoué pour y me'.ire la fu-d'eux ne me tentent: sée quand aile est filée.Hé ! mou Cependant des humains presque les Sauveur ! comme ça change ! De quatre parts j not’ temps, une fille aurait pu trouver S'exposent hardiment au plus grand à se marier, même les plus grosses de- des hasards moiselies, sans savoir conduire son Les quatre parts aussi des humains se i rouet comme il faut.repentent.- (Fable de La Fontaine).; L'appartement où les jeune.s filles et i la mère Madeloche se trouvaient réu-—Quel temps écrasant! Nous allons nies, était une vaste pièce formant le avoir de la pluie, c’est sûr.corps principal du logis, et servant, à —Sitôt dit, sitôt fait.Une large ]a fois de salon, de salle à manger.de gputte vient de tomber sur mon nez.chambre à coucher et de cuisine.[paris kid glove store Vente Réclame Annuelle Figurez-vous des murs blanchis à ia chaux, des plafonds traversés par des grandes poutres; de lougucs perches accrochées transversalement à ces poutres et servant de séchoirs; une longue table de sapin blanc, le lit dans un coin, recouvert d’une courte pointe aux couleurs variées et entouré de rideaux bien blancs, à la tête duquel se trou ve une fiole pleine d’eau bénite atta chée par un cordonnet de laine à un clou.d^rès du lit, un grand coffre, — le siège préféré des amoureux, — quel ques pauvres chaises, et vous avez, à peu d’exception près, l’intérieur des maisons de nos cultivateurs.A la place d'honneur, bien en vue sur un carré de papier peint ou d’un journal à fortes enluminures, est sus pendue la croix de tempérance, toute noire et toute unie, sévère d’apparence, comme les engagements qu’elle rappel le.A côté de la croix, une grosse branche de buis béenit encore parée de fleurs do papier bleu, blanc et rouge qui l’ornaient a udimanche des Rameaux.Dans la cheminée toute enfumée, sur es cendres demi éteintes, une chau-dronnée de pommes de terre achevait de bouillir pour le repas du soir.Le dressoir étalait les assiettes de faïence bleue, bien alignées et luisantes comme une fine porcelaine.Près de la porte, sur un petit banc deux grands seaux de forme oblongue, les habitués de la fontaine creusés tout près du jardin potager, derrière la maison.De cet intérieur se dégage une odeur de pain cuit sous l’âtre, de branches de sapin dont on frotte le plancher et d’où monte encore un parfum de forêt qui embaume.Tout, a un air simple et rustique bien en rapport avec les moeurs primitives et la naïve simplicité des “habitants” de nos campagnes.La pluie tombait toujours, fouettant les vitres avec rage; par les fenêtres mal jointes, l’eau filtrait jusque sur le plancher.—Croyez-vous que l’orage dure longtemps, la mère?-.—Non, mam’zelle, il y a.une éclaircie dans le sorouet; mais tout de môme la semaine va être tendre, car l’Evangile s’est fariné au nord, dimanche dernier.Holà! la Gothe, viens servir à ces d’moiselies de la crème et du lait.C’est tout ce que j’ai à vous offrir, mé c’est donné de grand coeur.A l’appel de la mère Madeloche, un pas lourd se fit entendre et celle qu’on appelait la Gothe descendit à reculons l’échelle du grenier.C’était une robuste gaillarde, d’environ trehte ans, à la mine grasse et réjouie.Elle s’avança en saluant gauchement, riant bonassement aux questions amicales de Louise, chez qui elle avait été servante penvan-te pendant plusieurs années.—Vous êtes avec votre grand’mère maintenant, la Gothe?C’est moins fatigant que d’aller en service, je suppose?—Oli! j’vas m’engager encore, mais e’te fois-eite, c’est à la longue année, reprit ia Gothe, en découvrant ûne ran.gée de dents larges et épaisses.—Que veut-elle dire?interrogeaient les yeux de Madeline, en regardant son amie.—Vous allez vous remarier?demanda Louise, traduisant ainsi, pour le bénéfice de la citadine, l’expression bizarre do la Gothe.—Oui, eune folie! grommelait la grand’mère, comme si aile s’était pas fait assez battre déjà avec son vieux.—Ah! ben, de la peau de femme on en verrait d’accrochée partout qu on se marierait toujours.—Vous n ’avez donc pas été très heureuse avec, votre premier mari, ma pauvre femme?La vieille se chargea de répondre: —Mé, i ne l'a pas prise en traître, mam'zelle.Le père Duque, son défunt, avait déjà fait mourir deux femmes de cryaiités et de misères; on y a dit ça ben des fois, niais aile voulait écouter personne et elle l'a marié malgré Dieu et scs saints.—Badaine! si ça n’avait pas été moi, c’en eusse été un autre! —Comment, exclama Madeline, mais vous n’étiez pas obligée de vous sacrifier pour une autre?—C’était ma destinée, reprit la Gothe en haussant les épaules.Le dernier mot était dit.Comment, se fait-il que le fatalisme soit si profondément enracinés chez nos paysans?La destinée c’est la grande chose qui explique tout, qui clôt toute discussion qiu console de tout.En malheur est-il arrivé?ou ne parle pas de moyens qui auraient pu le prévenir, on ne songe même pas à se protéger dans l’avenir, tout est résumé simplement, par: c'était In destinée.Inutile de s’opposer à telle dangereuse entreprise; si le destin le permet, l’auteur on reviendra sain et sauf; sinon, rien ne saura le garder du danger, il faut que son sort s’accomplisse.Qqi pourrait dire qu’ils ont complètement, tort?Malgré lo grand combat qui s’est livré entre le fatalisme et ce sens intime témoignant d’une liberté absolue dans toutes nos actions, qui peut affirmer que ce dernier soit victorieux partout?11 est, des événements indépendants de la volonté, prévus de toute éternité et dont les vaines précautions humaines ne sauraient empêcher le dénouement.Tout en parlant, la jeune veuve avait recouvert la table d’une nappe de toile, orgueil de ia.ménagère canadienne; rude au toucher, il est vrai, mais d’une blancheur immaculée.Puis, traînant ses pas jusqu’à la laiterie, elle en revint bientôt avec deux grandes terrinées de bon lait frais, recouvert d’une crème épaisse et appétissante''; et soulevant le cercle de la hurhe, elle en retira un pain énorme, croustillant et doré, qu’elle coupa ensuite en larges chanteaux pour les deux jeunes filles.—Mangez à votre réfection, mes belles demoiselles.F.t se rasseyant, elle reprit son tricot age : —Oui, eontinua-t-elle.comme si relie Dieu sait comme nous allons être arrosées.% —Excellente raison pour se hâter de chercher un abri.Ce petit chemin de traverse conduit à la demeure de la mère Madeloche, notre plus proche voisine.Suis-moi et nous y serons avant l’orage.C’était par une forte chaleur de juillet.Le soleil avait dardé ses brûlants rayons avec une ardeur telle qu’on aurait pu se croire aux jours de Phaeton rasant la terre au risque de l'embraser.L'atmosphère était lourde, étouffante, et les poumons rendaient avec effort l’air qu’ils aspiraient.La terre, enfiévrée, avait soif d’eau, de fraîcheur, de rosée; les plantes, recouvertes d’une épaisse poussière,avaient perdu leur verdeur printanière et paraissaient flétries avant le temps.Subitement le ciel s’assombrit et, du fond de l'horizon, montèrent des nuages menaçants.Le grillon cessa son cricri sous l’herbette, comme l’oiseau son chant dans les bois.Dans les prés, les animaux s’éveillaient de leur torpeur et regardaient au loin, inquiets, dans l'attente d’un événement pour eux inconnu, tandis que leur langue rugueuse pendait haletante.A la campagne, où l’on entend d’ordinaire plutôt les voix de la nature que lo bruit des hommes, l’heure qui precede la tempête est uen heure solennelle.Et quand tout se tait, les insectes, les oiseaux; quand la brise ne murmure plus dans les feuilles, un grand silence se fait, majestueux, troublant comme le recueillement qui devra préluder à la fin de toutes choses créées: la dissolution des éléments.Tout à coup, l'orage éclate, violent, terrible, comme une colère longtemps contenue.f Le vent recouvre sa voix, mais ce n'est plus le doux trémolo des feuilles sous la ramée.Il se lève en longs sifflements, châtiant ces mêmes arbustes qu’il caressait tout à l’heure: le grand maître n'a plus d’amour.Les frêles saules ploient et demandent grâces : courbés et pleurant, ils ne résistent plus, tandis que le peuplier indompta ble lance encore aux nues son insolent défi.L’orage se déchaînait dans toute sa force au moment 9Ù les deux jeunes filles, qui venaient d’échanger le petit dialogue qui précède, atteignaient, en courant, une maison basse et lougue, à toit pointu, blanchie à la chaux, aux , épais contrevents soigneusement retenus aux murs par des lanières en cuir.Une femme âgée, droite encore en dépit des années, vint répondre aux coups pressés des promeneuses.Elle était vêtue d’une robe d’étoffe du pays, de couleur sombre, et une câline blanche à larges garnitures ne cachait qu'à demi ses cheveux grisonnants; un tablier de coton à carreaux bleus et blancs complétait sa toilette.La mère Madeloche eut un bon sourire de bienvenue en reconnaissant Louise Bressoles, fille d’un riche propriétaire du village, qu’elle avait connue tout enfant.—Entrez, entrez, mesm’zelles, dit ’a bonne vieille.Qneu temps pour des chréquiens, dehors quand y mouille comme ça! —C’est terriblement beau, dit Madeleine, s’attardant sur le seuil de la maison à contempler les ravages de l’ouragan.Qui aurait prévu ce bouleversement, il y a quelques minutes! On a souvent comparé aux vents des passions.-Entre vite, cria Louise, tu feras de la philosophie tout à ton aise.bien abritée sous le toit hospitalier de la bonne mère Madeloche.—Entrez, entrez, mam’zelle ! vous allez tout maganner votre belle robe et vous mettre trempe comme une navette.O’cst un orage qui sera ben meilleur pour le grain et qui va faire mi-noter 'les pataquès, allez ! Assisez-vous.C’est pas souvent qu’on a l'agrément de votre compagnie.—Merci, mère Madeloche.La santé va toujours à ce que je vois.Voici ma cousine Madeline, dont vous avez connu la mère, ma tante Renaud, avant qu’elle aille demeurer à Québec.—Comment , madame Renaud ?Une bonne pelite dame si avenante ! E'He qui avait toujours la tête pleine, de saints et que j’ai bercée dans son ber quand aile était toute petite.Si c’est-y Dieu possible que e’to grande demoi-sellr-là, c’est sa fille ?ça fait vieillir, allez ?—Cependant, vous êtes encore toute gaillarde, la mère, comme à l’âge de vingt ans.—Sont-y charadeuses un peu ces demoiselles des villes, répondit la vieille.Inférieurement flattée du compliment.J’aurai soixante-dix ans vienne le mois des récoltes, et d’puis la mort du défunt, j’sus pas vigoureuse comme avant, y s’en manque.Tout en parlant, la bonne femme avait repris sa quenouille chargée de lin, dont elle passa le manche dans la ceinture de son tablier et le fil se mit à fuir entre scs doigts agiles.—Comme c’est joli un rouet ! et comme j’aimerais mieux filer que travailler à.nos éternelles broderies, exclama Madeline.Mais, que faites-vous donc là, miTo^ Madsl'oche ?ajouta-t-elle, oommo la vieille promenait son (fil sur les petits tenons de fer, fermant des pointes allongées et ree^uçbées à leur extrémité supérieure.-.le remplis l’fuseau égal tout du long ; si je ne changeais pas lo brin de plane sur les dents des ailettes, le fuseau, voyez-vous, ne s'emplirait nine d’un bord.—Et cette grosse vis en bois a’i bout du rouot ?—Ça mam'zelle, e est la chambrière qui règle le fil pour no pas le laisser aller ni trop dru ni trop court ; quand le rouet avale trop j’la serre ou j’in desserre au besoin.1.an roi, O est.la petite roue au bout du fuseau ous’ qu’on fait prendre la corde nui fait r’virer la grande.1 cite, mis’ que j’mets le pied, c’est la marchetfcc rjui mot.tout ça en mouvement.F.t etc petite éeuelle en bois, plantée près de la chambrière, ça s’appelle la gamelle-, | heure de tempête avait réveillé.dans vous voyez, il y a encore de l’eau de- son âme le souvenir do ses jours ora- JEUDI, VENDREDI ET SAMEDI Mai, 16, 17 et 18 Nous mettrons en vente la balance de quelques lots de notre grande vente du 6 mai.GANTS COURTS, 2 fermoirs, chevreau extra, tans, bruns, modes, gris, bleus, rouges,blancs et g0 ^ noirs.Assortiment extra dans les pointures 6^, 6y2, 6%.GANTS LONGS, 12 boutons, blancs ££ 39 et noirs.*** GANTS LONGS, 16 boutons, blancs, $1,50 noir - et couleurs, glacés et suède.*** GANTS EXTRA LONGS, 20 boutons, pour soirée.Valeur extraordinaire, blanc et noirs $1.99 Cet auto est d’une solidité à toute épreum Il est élégant et des plus confortables.Il marche facilement sur les mauvais chemins.11 monte aisément les côtes les plus raides.Il est excessivement facile à conduire et coûte peu à entretenir.PRIX $1200 — Complètement équipé F.O.B.MONTREAL.[ Magasin Ouvert, Samedi Soir.140 rue: pe:e:i_ PHONE UPTOWN 1068 geux, qu’il y a en a des hommes mauvais ! c’est moi qui connais ça ! Ben souvent que le mien m’a fait des bleus sur les bras et sur tout mon corps.I m’massacrait de coups ; ben souvent qu’y m’a cogné la tête amont le mur et qu’y m’a enfermée dans son grand coffre sans me donner à manger.Sainte bénite ! comme on peut faire pâtir une pauvre femme sans la faire mourir ! j’peux ben l’diie à c’te heure que c’est faite.Avec ça qu’y était jaloux comme un pigeon, repartit la grand’mère.—Comme jThaguissais ! comme jT-haguissais ! reprenait la Gothe, tandis qu’une lueur fauve s’allumait dans ses grands yeux pâles.Une rage sourde s’emparait de tout son être et la secouait au souvenir de ses douleurs passées.Cotte figure, si placide tout à l’heure, se revêtait d’une expression menaçante ; ses narines s’enflaient et frémissaient sous l’empire d’une puissante émotion ; cette bouche qui souriait si béatement, se crispait maintenant et les longues aiguilles do son tricot s’entrechoquaient brusquement entre ses doigts nerveux, l.es années, la mort mime, n’avait rien fait oublier, tant l’épreuve avait été cruelle, et les épaules saignaient encore sous le joug de ce dur esclava-gP- —Peut-être était-il sous l’influence de la boisson et pas toujours responsable do ses actes, dit Louise, qui sentait un vague besoin d’excuser une brutalité si férore.—Non, répondit durement la Gothe.J’aurais donné avec plus de contentement tout l’argent de ma gagne pour qu’il se saoule, parce qu’il était toujours meilleur pour moé quand i avait un coup dans la tête’.Mé, j’eré que la mauvaiseté et le plaisir de m’martyri-ser l’empêchaient de se mettre en train, vu que je pouvais me sauver dans ces escousses-là et qu’i voulait jamais m’avoir plus loin que !a longueur de son bras.—Combien d’années a duré ce supplice ?—Huit ans, mam’zelle, huit ans qui ne finissaient plus à le servir, à.travailler pour lui et à endurer toutes sortes do cruautés.Ça t’y été long ! ça t’y été long, bénite Maria ! On n’en meurt pas, pi c’est toute.C’est lui qui est mort avant, là, tout d’un coup, sans avoir le temps de s’recom-mander au bon Dieu ni à personne.H était assis dans la grande chaise, près du fouyer, et en se penchant 'pour prendre un tison pour allumer sa pipe, i ne s’est pus r'iové.Quand Toi-nette, la fille du premier lit, s’en a-t-a-perçue, i avait déjà les mains et les pieds, sous l’respcct que j’vous dois, frottes comme une belle glace et i ne ^gottait pus que d’un oeil.On a couru au prêtre vite et vite.Comme M.l’curé s'en r’venait à la course pour y donner l’extramonction, y a fallu que c’t’entremetteux de .laïques Bonsens aille y dire à la porte que le défunt était fini.M.Tcuré y a dit comme ça : Malheureux, pourquoi que tu m’as ilt ça ?Et y a r’viré sur ses pas ; y aurait pu au fin moins l’con-fesser.Gomment aurait-il pu le confesser, puisqu’il était mort ?—Mé, est-ee que vous ne savez pas, mcm’zelle, vous si bien éduquée, que du moment qu’un homme n’est point mort, quand M.l'euré laisse son presbytère pour aller le voir, qu’i a toujours le pouvoir de le faire r’vanir assez longtemps pour entendre sa confession ?Seulement i faut point dire au prêtre qu’il est mort, parce que dans ce temps-là, i peut pu il en faire.—Avez-vous eu peur de votre défunt mari ?demandait curieusement Madeline que cet étrange récit intéressait vivement.—Non, répondit-elle rageusement.Celui qui l’tenais mis’ qu’i était de l’aut’ côté l’tenait ben.je vous assure.M.Tcuré voulait que j'y fasse dire des messes, mais j'ie connaissais mieux que lui, et j’savais ben que l’défunt était si entêté qu’i ferait son temps sans s’fairo aider de personne,., d’mon surtout.André Lafon Un de nos confrères est allé interviewer M.André Lafon, le lauréat du prix de littérature, à l’Institution Notre-Dame de Sainte-Croix, de Neuilly, où ce jeune écrivain est répétiteur.On verra que c’est l'ombre bienveil lante de Jean Moréas qui a pris par la main M.Lafon pour le présenter à Barrés et l’introduire dans la gloire.M.André Lafon surveillait la récréation des élèves.Enfin le • journaliste put l’approcher.M.André Lafon n’a rien du “Petit Chose”, malingre, au teint pâli, aux traits douloureux, aux habits pauvres; c’est un garçon de bonne aux vêtements de bonne coupe.Il a le teint mat des méridionaux, les yeux vifs et droits, la lèvre et le menton rasés de frais.Ga poignée de main est franche, nulie-ment timide et sa voix, malgré l’émotion de la jetle soudaine, est assurée et pleine.—Vous êtes le premier journaliste qui venez m’interviewer, et vous me trouvez avec ma joie toute fraîche encore au coeur, de la dois à Maurice Barrés et à Paul Bourget.—Vos relations avec Maurice Barrés datent de .?—De février.On.donnait à l'Institution une représentation d’“Iphigénie” et M.Barr.s nous avait fait l’honneur d’y assister.J'ai demandé à lui être présenté, ce qui fut fait.Je confiai mon livre an maître, il le lut et me pria de venir chez lui.Là, nous causâmes, assez longuement et M.Barrés me promit son appui.Ma gratitude s’adresse aussi à M.Paul Bourget, à M.René Bazin, à M.Pau! Hervieu qui m’écrivit, une lettre trop aimable, à mes amis Téodore de Wyweza, qui me fit éditer.—Je suis à Paris depuis trois ans.Aujourd’hui, me voilà tout à coup lancé.Le plus beau prix de l'année m’échoit; c’est une chance inespérée pour moi.Et mon bonheur ne se voile que d’un nuage, c’est d'avoir enlevé le prix à mon ami Francis Jammes qui le mé ritait plus que moi.Mais il me le pardonnera, j’en suis sûr, car, lui, n’avait guère besoin d’un prix pour être ap préeié et aimé.Ce qui m’effraie pourtant, au seuil de ma fortune nouvelle, c’est la difficulté de soutenir cette réputation.Jo n’ai que des projets très vagues: un roman, ou plutôt, un récit encore, mais MODELE K-R-I-T DE TOURISME R.K.25 ch.v.—5 places.-v- — Société d’Administration Générale INCORPOREE EN 1902 Gérance de propriétés et de successions.Location et collection de loyers.Voûtes de sûreté ; Location de compartiments $ 5.00 par an.d’un autre genre que l’“Elève les”.Enfin je travaillerai.La cloche de l’étude mit fin à tretien.Cil- Des annonces Quelques annonces matrimoniales.D’un journal de Bristol ; Veuf, sans préjugés, propriétaire-agri-teur, désire correspondre pour mariage avec dame de 40 ans, “de préférence unijambiste.! La pluie avait ressé de tomber.Quelques nuages, chassés par le vent, couraient encore ça et là à travers le firmament, mais le soleil frais et radieux, au sortir de son bain, envoyait gaiement à la terre, du bout de l'horizon, son dernier baiser avant de s’endormir.-Etiez-vous à la maison quand mourut votre mari ?demanda encore Madeline.—Non, je lavais au battoite, » la petite rivière.ça m’a fouté une tape, allez ! quand on vint m’dire que Tdé-funt était trépassé.mé, j’peux ben dire, ajouta la Gothe, retrouvant tout à coup son gros rire niai*, que ça été la dernière qu’i m’a donnée !.D'un journal du Connecticut, Unis : Etats- On demande pour mariage, veuve ae-corte, dont le mari a été électrocuté ou condamné à mort, pour qu’elle ne vante pas tous les jours les mérites de son défunt époux.Autre demande humoristique duo à quelque mysogine anglo-saxon : Rentier, bien élevé, cherche pour épouse femme sourde-et-muette, âgée de quarante-cinq ans au moins, détestant la musique, les enfants, les petits chiens et lo whisky.Deux enfants MEGk TELEPHONE BELL EST 6101 Catalogue envoyé sur demande.Démonstration par appointemont.UNE SIMPLE COMPARAISON suffira pour vous démontrer la supériorité des voitures LEGARE 55 Comparez cette voiture qu'on aurait vendue en disant qu'elle était’’tout aussi bonne” que la voiture “LEGARE”, prenez ensuite une de nos voitures qui aurait été vendue dans le meme temps que cette première, voyez dans quel état se trouve chacun, de m vo.'arcs^t a Iicnne énal nous savons à Tavance que la voiture “LEGARE sera ne ou pom rent en meilleur état que n’importe quelle autre qui pourrait servir a la comparaison.NosyO^TURES ont été en usage depuis tes 37 dernières^années.^esCce que n^’sevm^,![["î.e savez ce’queTous r'revcz cir des rrS sont actuellement en usage à l'entière satisfaction d.nus rmbre“xfl”ients Ne placez pas votre commande avant d'exact,nur nus nouveaux modelés.De-mandez notre catalogue général et nos prix._ — P.T.LEGARE JA- • W UMITKK 273-287 Rue St-Paul.— 32-38 Rue St- Vatier- Q U K BEC.Une femme de lettres 'FRANÇOISE” ( Fleurs Ohampêtrci ) -?35 RUE ST-JACQUES MONTREAL Ce journal est imprimé, au No 71a, n» Saint*Jacqu**, à.Montréal, par "La Publicité’’ (à responsabilité Limitée) , Henri Bourassa, directeur-gérant.L'illustre, peintre R.ne dine plus guère en ville que quand «m médecin le lui permet ; mais il doit tsuivr© les prescriptions médicales.La maîtresse de maison, qui avait naguère l'honneur de lo traiter, ne lui laissait prendte d’aucun plse défendu par le sévère régime.On servit ,mc exquise friture de foie gras, et TJ Huître peintre y voulut goûter : mais Thôtcsso s'y opposa avec la plus ai niable sollicitude.Navré comme un petit garçon Injustement privé de desmztt, le vieux mal-ire se retourna ' ers «a voisine de gauche, uno mignonne fillette d« douze ans : -Dis-moi, est-«a que c’est bon, (vtte rhosc qui est là, dans ton assiette ?—Très bon, monsieur- —Alors, (torn"-m'en un peu, sans que ta maman nous voie.Rats de cale Québec, 1!i.— En arrivant ici ds Bristol, hier matin, le capitaine Hod-der.du “Montcalm”, de la ligne du Pacifique Canadien, a remis cinq rata de cale entre le* mains de la police.G* sont des jeunes gens solidement, bâtis qui devront cependant rester en prison jusqu’à cc quo le bateau retourne à Bristol.-.— — Une romancière, Mme Aurel, vient de faire une conférence sur “la journée d’une femme de lettres”.Elle, a décrit, avec une humeur un peu chagrine, tous les ennuis du métier.Il paraît que les romancières et les poétesse, pour lesquelles les petits ennuis de la femme du monde (car toutes so piquent de l’être) se surajoutent aux désagréments de la vie littéraire mènent la plus cruelle existence.C ’est donc l’appétit du martyre qui pousse tant de femmes à écrire.Mais, avec les hommes d’aujourd’hui, il est *i facile à une femme d’être martyre! Si les romancières renonçaient au bas.-bleu f Le nez de Sir Wilfrid Ottawa, 15 — M.Taul Chevré, le sculpteur français, qui n passé quelques jours chez sir Wilfrid Laurier, n fait une étude spéciale de son nez.La chose peut paraître étrange, mais c’est la pure vérité, et on voici l’explication.Lorsqu'on a placé le buste de sir Wilfrid clans la rotonde du château Laurier, tics mains imprudentes ont, laissé tomber le chef-d’œuvre sur le parquet et lorsqu’on a ramassé le buste, l’appendice nasal de Tex-premier ministre est resté à terre.Sir Wilfrid fut informé de la chose et voulut garder l’incident secret, de crainte qu'il ne soit interprété comme étant do mauvais augure.La nouvelle s’est tout de même répandue et M.Chevré fut mandé en toute hâte pour venir faire l'opération de la greffe d'un non l veau nez, Toujours à vos Ordres POUR EXECUTER VOS TRAVAUX.d’impressions Programmes, Revues, Brochures, Fatums, Têtes de comptes, Têtes de lettres, Cartes d’affaires ou de visites, Lettres de faire part, Circulaires, etc., etc.:: :: Voilà les travaux dont on se charge à l'atelier du “DEVOIR” TOUT ae FAIT VITE et BIEN.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX D'IMPRESSION.71a Rue Saint-Jacques « f LE DEVOIR, MERCRLLI, 15 MAI \Z*2.> Notre Page Féminine Lettre de Fadette LA FAIM Quand nous étions jjctits et r/ue ion disait pour nous la formule magique: “Il était une fois" quel champ d'or s'ouvrait à nos yeux émerveilles! Mais vous souvenez-vous'.' Chacun de nous réclamait le conte qui le transportait dans le monde qu’il préférait.Pour les poètes, les fleurs et les étoiles qui ont une ü/ue et qui parlent; pour les audacieux, les récits d’aventures périlleuses où le héros est constamment triomphant et invincible; pour les romanesques, les mariages des bergères et des rois; pour les vaniteuses, la liste des robes couleur de clair de lune et des voiles tissés d’or fin.Ce temps est bien loin.Pour la plupart, le souvenir des contes qui ravissaient notre enfance est perdu.Les rêveurs seuls,—toujours un peu poètes, persistent à chercher dans les choses une âme qu’ils entendent dans le silence de la campagnt, et comme dans les contes, les petites unes exquises des fleurs douces ou tragiques leur racontent leur histoire.Ct distraits, absorbés, tout au désir de ne pus perdre un mot de leurs confidences, ils excitent l’étonnement d’abord et puis la méfiance des gens qui savent tout juste voir le trottoir et les maisons.Vous voyez poindre une histoire?Plie est d’hier: un très vieil ami à moi, devenu sourd à la suite d’un accident, se retira à lu campagne, dans une vieille maison longtemps inoccupée, qu’il habitait seul avec une vieille servante douée de toutes les vertus, mais d’une laideur pointue phénoménale.Dès leur arrivée ils excitèrent la malveillance.Avec la timidité habituelle des sourds, il ne cherchait pas à lier connaissance et la vieille femme, imitant son mailrc, refusait absolument de "voisiner , ce qui est grave chez nous! Monsieur Vr.était un rêveur doublé d’un herboriste : toujours à la recherche de plantes nouvelles, il faisait par tout le pays des promenades interminables, et on l’avait souvent vu effeuiller une fleur en murmurant des paroles cabalistiques.Peu à peu l’opinion se formait.un soir un enfant avait vu autour de “la maison", se promener une ombre très longue qui agitait les bras; en revenant des noces, le soir, deux gars d’une ferme avaient entendu, en longeant la maison, comme des chants d’église tout à fait lugubres; souvent le soir d’étranges lueurs bleues et rouges dansaient sur l’étang avoisinant “la maison." Ces bruits et d’autres semblables circulèrent mystérieusement, de veillée, en veillée, pendant tonie une saison, sans que Monsieur V s’en doutât, naturellement.Mais ce qu’il ne tarda pas ci constater, ce fut l’éloignement des gens du village cl la frayeur des petits enfants.Il avait cherché la solitude douce et paisible, il trouvait l’abandon triste et la défiance étrange qu’il ne s’expliquait pas.Je fus.par hasard, mise au courant de ce qui se passait par une personne de l’endroit, bien près elle-même de croire toutes ces niaiseries.— Je lui dis sérieusement quel homme distingué, savant et bien connu était le prétendu sorcier, et que le village serait à jamais perdu de ridicule si on racontait cette histoire en ville.Je jurai d’être discrète et de taire le nom de ce village éclairé! .J’allai voir mon vieil ami qui s'amusa de mon récit: “Dans mon enfance j’ai beaucoup aimé les histoires de sorciers, j’ai même souvent joué ce personnage avec mes petits compagnons, mais je n'avais jamais, dans mes rêves les plus extravagants, imaginé que je deviendrais un vrai sorcier! Sont-ils bêtes tout de même! Racontez cela, on refusera de vous Lorsqu'au bord du chemin le laboureur s'arrête En entendant sonner les cloches de midi, Il frotte de ses mains son vieux dos engourdi, Puis tire du bissac la nourriture prête.C’est un morceau de pain qu’à l'avance il regrette.Il le serre àprement sous son pouce arrondi Et le coupe au couteau dans un geste raidi, Car il mêle à sa joie une peine secrète.Certes, il a grand'faim; mais il cannait le prix De ce pauvre repas si hâtivement pris, Quels soins, quel temps il faut pour que le blé s'accroisse II n’est jamais bien sûr du pain du lendemain; C’est pour cela qu'il mange avec un peu d'angoisse, Que sa bouche est avide et que lente est sa main.Maurice MONT AIGU.Jugez la vie telle qu’elle est, mais que nul ressentiment ne vous trouble et surtout ne voue aigrisse.Vous ne voudriez point croire à des paroles qui vous assureraient que les méchants ne se rencontrent pas et qui j vous prédiraient un avenir riant, exempt de toutes peines! Et vous auriez raison! i^uand les ronces déchireront votre coeur, souvenez-vous du mot si doux, si beau “Le Pardon’’.Ne devenez ja mais des révoltées, pardonnez à ceux qui vous blessent, pardonnez aussi à la vie si elle no vous donne pas tout ce que vous attendez d'elle.car il est des existences infiniment troublées et tristes et malheureuses! Courber la tête toujours cela est pénible surtout aux âmes orgueilleuses, pourtant il faut se résigner.Il est des âmes auxquelles on a tout pris.elles marchaient au-devant du bonheur.elles allaient l'atteindre et il leur a été enlevé.Il est des âmes auxquelles on a brisé leurs rêves les plus chers, les plus purs, les plus beaux.il est des âmes qui ont ressenti sans cesse les attaques de la vie et elles n’ont pas murmuré, elles ne se sont pas aigries, elles sont devenues des âmes exquises, des âmes admirables.Pour atteindre, Mesdemoiselles, à ce degré de perfection il faut jeter à chacun de vos pas des actes de douceur, d’indulgence, et oublier les injures qui vous sont faites.Vous goûterez, d’ailleurs,-dans chaque pardon accordé les joies les plus douces, les plus profondes, qui se puissent éprouver ici-bas.Lucienne KERVORS.N NOTRE ALBUM fl vaut mieux jeter au hasard une pierre qu’une parole.—Sextius.• • • Sois doux, ne frappe pas un animal inoffensif; ne brise pas un arbre domestique.—Pythagore.• • • La plaisanterie est comme le sel: il faut en user discrètement.—Pythagore.• • • Le fou, en riant, élève la voix, mais le sage rira à peine tout bas.— L’Ecclésiaste.• • • Je laisse après moi trois grands médecins qui préviendront plus de maladies que je n’en ai jamais guéri: l’exercice, l'eau et la dicte.— Boerhaave.• • * Vouloir faire de l’instruction sans Dieu, c'est vouloir faire de l’agriculture sans soleil, de la navigation sans boussole.• • • “La vie cl par conséquent, la sainteté se compose surfont de petites choses.Oui, surveillons tout, une pensée, un regard, un sourire, un battement de coeur, un rien nous souille ou nous blanchit.— Mgr de Scgur.• • • Si l'on dit du mal de foi et qu’il soit véritable, corrige-loi: si ce sont des mensonges, ris-en.—Epictète.croire.’ FADETTE.Lfapprentissage de la vie AUX JEUNES FILLES Bibliographie LA REVOLUTION, PAR LOUIS MADELIN.EDUCA TION L’éducation morale dos jeunes filles doit être, si j’ose le dire, un peu virile.Elle vaudra d'autant mieux, selon moi, qu’on en ôtern plus rmnplê-tement toute In mièvrerie, la peur des mots, et qu'on ira, qu’on leur donnera l'habitude d'aller plus loyalement au fond des choses, dans la mesure, bien entendu, que permet la délicatesse indispensable et la parfaite bienséance dont on ne doit jamais se départir.Le dernier mot du ridicule est la pédagogie qui jadis, dans les couvents, «lit la légende.faisait remplacer le mot ‘'amour" par le mot "tambour .Sur ce point, madamo de Maintenon a écrit des choses d'un grand bon sens qu'il faut avoir toujours présentes à l’esprit : “N ous me dites qu'il y en a qui no peuvent entendre le mot mariage sans rougir, ou sourire, ou prendre un air entendu.Les malheureuses ! Quand elles en auront tâté, elles m’en diront des nouvelles ! Parlez-leur simplement du mariage et de ses devoirs, d'un mari à soigner qui ne sera pas toujours de bonne humeur, et pour lequel il leur faudra bien perdre vêpres quelquefois." Amour, mariage, pourquoi pas ?dit à son tour M.Legouvé, pourquoi ne parlerait-on pas aux jeunes filles de ee dont elles se parlent à elles-mêmes toute la journée ?Pourquoi écarter de leur éducation ce qui porte sur leurs sentiments intimes.sur le fond meme de la vio ?C'est tout aussi sérieux que les dynasties de Pharaon." Toute la question est là : l'idéal de réducation des filles est il «fans une éducation limitative, «le compression et de préservation ?I .'st ce élever que d’asservir V Bien nu contraire : e est affaiblir plus un être dont la faiblisse est déjà le mal.C’est abuser d’une clo-rilité prérieuse, admirable si on 1 e-elnire et la prend pour auxiliaire actif, déplorable si on en ôte tout ressort.i litre bien gardé n’est pas synonyme j d’être bien élevé, tant qu’on ni1 se garde pas soi-même.C'est une vue pro- [ fonde de Fénelon et «pii lui fail honneur que- cette condamnation de 'Té duration des grilles «A «1rs verrous qui ne fait que corrompre les filles.Le devoir est toujours rhose positive et la pratique du devoir chose essentiellement aetix'e.La vrai»' éducation morale consiste à mettre en mouvement la volonté, à orienter en les épurant, mais aussi en les suscitant les libres tendances, e'est don«' tout le contraire rie briser, de plier : de mettre sous el«'f M sous cloche.La vertu ne s'impose pas du dehors comme par un martelage.Il faut la faire surgir de la eons-rienee elle-même, des profondeurs «du recur et de la volonté.Je ne «lis pas que la rigueur d'une discipline ne soit nas néressaire à certains moments.Nécessaire, oui, avec toutes plus ou moins, avec certaines natures surtout qu’il faut avant fotif faire rentrer en elles-mêmes, et corriger de défauts insupportables ou de vices précoces.Mais nécessaire tant qu’on voudra, la sévérité n’est jamais suffisante.Et pour ne pas faire un mal irréparable.la rigueur «loit.être suivie nu accompagnée de son contraire.Seule, elle ferme le errur, et l’éducation anormale, doit l’ouvrir ; seule, elle embucit et dessèche, et l’éducation doit.réchauffer, épanouir.Tous les moralistes de tous 1rs temps ont exprimé cela de mille manières : "Ce nVst pas avec le poing fermé qu’on ramasse la manne réleste”.dit Oeorgc Elliot.Aven la femme en particulier, la rigueur a quelque chose de choquant, sans doute parre que l’instinct nous avertit que sa grande richesse morale est dans les élans de son ctuur, cl que c’est la mutiler «|Ue de les réprimer «implement ger : toutes les explications propres à faire prendre à rouir à la jeune fille son propre perfectionnement qui ne peut être que “son œuvre" en fin de compte.Voilà ce qu’il faut avoir en vue L’auteur a fort bien saisi le caractère général de la Révolution, elle fut le phénomène le plus complexe qui ait existé, à la fois époque travaillée par de puissants ferments de progrès, sou-sans relâche et dès l’abord : le but! levée par do puissants clans d’enthou-est l'amélioration de ses dispositions giasme, minée par des doctrines dlssol-intimes.son perfectionnement person-jx-antes, flétrie par d’indicibles forfaits nel.Elle ne demande qu’à y travail- et de sanglantes abominations : de 1er ; c’est la forme que tend à prendre , l’héroïsme et de la peur, du crime ab-sa docilité naturelle, Voilà le pli lui donner, l’habitude par excellence à le lui faire prendre, l'habitude d’agir par devoir, de contrôler activement ses impulsions et «le choisir entre elles.Et eclte habitude là est identique au principe moral par excellence, loin de lui être en rien opposée.HENRI MARION.( L’éducation dos jeunes filles.) Ce qu'elle a chanté à I ject et de l’idéal.M.Madelin a eu j vrai talent de savoir saisir et prendre Pou to cette complexité de vie, son livre 'est bien de mix qui apprennent à mieux juger.Tous les volumes do cette collection sont à recommander pour le puissant intérêt qu’offre leur lecture, le sérieux dè leur documentation.C’est de l’his- | foire impartiale, et j«' ne sache pas I qu’on puisse mieux dire d’une œuvre j historique ; l’éloge du -este pourrait très justement servir d’épigraphe à l'œuvre entière de l’historien éminent «Hui dirige cette collection.M.Er.Funck Brentano.Dehors, le vent fait rage, la pluie fouette les titres.Blotti frileusement auprès d'un vrai feu qu; flambe, crépite et éclaire, j'attends la romance promise.Le murmure vague «les premiers ne cords semble venir «le très loin, et comme d’un passé mystérieux s’élève la voix pure, frêle, douce, qui .m'entraîne avec elle dans son rêve; l’ex quisc romance d'Augusta Holmes, “Au château du rêve’’.Dans un château d’autrefois, l'errlu dans les nues.Perdu dans les bois, Fleuri de fleurs inconnues, ('no princesse aux grands yeux.Chante à sa fenêtre; Sons les vagues cieux, Mon Prince viendra, Mon prince viendra.peut être! Sous la gloire «les vitraux, Elle écrit un livre, Où les vieux héros Pourront combattre et revivre! Sa robe est couleur de ciel Et «le clair de lune, Sa lèvre est de miel.Tout bruit humain l’importune! Cet être si loin d'ici, ("est toi, c'est mon âme.Contre le souci J'ai trouvé le pur dietame.En mon esprit pour jamais L'aurore se lève; Sur 1rs blancs sommets, ,1e chante, je chante, je chante Au château «lu rêve! La bizarre mélodie sinue à travers un accompagnement étrange dans lequel passe le frifrilis des fouilles, le murmure «le l’eau, la confuse rumeur des lointains crépusculaires.Si vous av ez entendu cette musique vous comprendrez l'émotion profonde, à peine définissable, faite d’angoisse nuancée de joie, qui me pénètre quand les vi brations des dernières notes lentement s'éteignent, (l'est comme une question en suspens lasse de s'être attaquée à un mystère impénétrable.l'n profond silenee règne dans lésa Ion; je vois sous la haute lampe du piano, la jeune (été pensive et dans les jolis yeux le rêve qui dure.L'éternel rêve qui berce les humains, dans lequel ils puisent l’inspiration, l'espoir et le courage.Le rêve qui sera peut-être leur seul bonheur! Laissons-la rêver, la petite princesse' Hélas, au sortir du songe heureux, elle sera étreinte par la réalité.Le Prince viemlra peut-être, mais.mais! Pren-«Ira-t-il son coeur et lui donnera t il ime pierre en éehangef I»'homme en s'emparant de sa vie, la fera descendre du château perdu dans les nues! Les blancs sommets, elle ne les apercevra plus qu'en levant les yeux aussi haut que le ciel! bit si pourtant ,1e rêve se réalisait, si Ile bonheur se laissait snlslrî Hélas I Hélas! La mort viendra et la jettera dans les abîmes de la désolation où il Un petit conseil de tante Pot-au-Feu Vous ne recommencerez pp à jouer au tennis, mes nièces, sans que je vous mette, en garde contre les jupes ridiculement étroites qui vous enlèvent tous vos moyens à ce jeu sans parler ho la mine ridicule qu'elles vous donnent.Déjà l'année dernière vous excitiez les remarques désobligeantes, et toute bonne tante que je sois, je les trouX'ais très justes.Oh ! si vous y tenez.mettez-vous dans des fourreaux à parapluie en ville; e'est laid, mais cela m’est égal ! mais de grâce, si vous voulez canoter, jouer au tennis et au golf,habillez-vous de façon à avoir ,le libre usage de vos membres.Que ne pouvez-vous vous X'oir quelquefois ! Les anglaises ont plus di‘ bon sens nye vous, mes jiièros.Quand elles jouent e'est pour s’amuser et elles se mettent à l’aise ! Chemin de Fer Canadien Nord de Québec SERVICE DES TRAINS D’ETE SUR L'EMBRANCHEMENT DE MONT FORT.A partir de samedi, le 4 mai et.jus qu'à avis contraire, le chemin de fc: Canadien-Nord de Québec fera raccer dement à la Jonction de Montfort ave; le train du Pacifique Canadien partant de Montréal (Place YigerL à 1,45 | m., arrivant à Huberdrau à 6.25 p.m au retour le train partira d'Huberdrau les dimanches suivants à 0.20 p.m., ur rivant à Montréal à 10.40 p.m., exo;*i-té le dimanche, 5 mai.alors qu’un train part d'lluberdeau à 5.10 p.ni.arrivant à Montréal à 9.30 p.m.A partir aussi du 5 mi», le service de trains du dimanche sera continué, un train partant de Montréal à 9.15 a.m,.arrivant à Jo bette à 10.35 a.m., de Ravcdon, à 7.30 p.m.et de Joliette à 3.20 p.m.arrivant à Montréal à 9.40 p.m.Après le 2 juin, il y aura raccordement pour Rawdon à l’Epiphanie.(réc.) Eprouver des désillusions, des tristesses, ne point se laisser abattre, réagir contre l’ennui, cela est bien.Il est certaines natures chez lesquelles l’orgueil prédomine voilant à tous les luttes de leur coeur.Mais cela ne suffit pas! Il faut non seulement surmonter tous les chagrins qui deviennent notre partage, mais encore pardonner, quand une main étrangère a été cause de notre souffrance.La rancune ?Est-il nécessaire de vous en parler?Est-ce qu’il peut y avoir place dans votre coeur pour un sentiment de vengeance, de haine J Qui dit “jeune fille” évoque une image de grâce, de tendresse, d’indulgence constante, tous vos efforts doivent tendre à faire régner la concorde autour de vous; à plus forte raison devez-vous établir en votre âme une paix de tous les instants.Une harmonie parfaite doit être en votre coeur et de cette harmonie découleront; la grâce, la poésie, la lumière.N’est-ce pas, Mesdemoiselles que vous avez été heureuses toutes les fois que vous avez oublié les meurtrissures faites à votre coeur par la faute d'autrui?N’est-ce pas que vous l’avez ressentie cette joie immense “pure”, “noble”, qu’apporte à notre coeur la victoire sur nos défauts?N’est-ce pas que vous avez été joyeuses quand vous axez voulu harmoniser votre âme?Harmoniser son âme! ce n’est pas là oeuvre d’un jour ni d’une année, mais pour parvenir à ce but, souvenez-vous qu’il est absolument nécessaire que votre âme s’habitue à l’indulgence et au pardon.Qu’elle est noble cette âme qui s’endort chaque soir après avoir souri à tous! Pardonnez à qui vous offense.—Deux âmes se sont croisées dans la vie.des rapports se sont établis entre elles, ces «leux âmes ne se ressemblaient point.Dans l’une fleurissait la grâce, la franchise, la bonté; l’autre était une âme moins belle, jalouse des hautes vertus d'autrui et elle a voulu blesser l’âme qui lui était supérieure.Lui en vouloir, serait devenir semblable à elle! Dans cette lutte qui s’engage dans le monde, au coeur même de nos relations, soyez persuadées que .si les âmes qui blessent semblent avoir une éclatante vù’toire, c’est pourtant l’âme blessée qui remporte la victoire véritable lorsqu’elle ne songe pas à mie basse vengeance.Oublier les injures.les offenses, c’est la marque d'une nature supérieure.Cela est pénible souvent, car même entre les.jeunes filles se déroulent parfois de petits drames sombres.Un soir, on a subi les sourires moqueurs, les paroles sous-entendues, chez une amie qui sans raisons a voulu nous faire souffrir.Et les larmes brûlantes.douloureuses, ont coulé dans la solitude rie la chambre.La révolte, «les pensées «le vengeance ont passé rapides en notre coeurI Puis nous avons senti la.noblesse dè notre, âme., nous n’avons pas voulu la rabaisser.et, doucement, nous avons murmuré: “Je lui pardonne et c'est moi qui devrai lui dire meroi! ’ ’ C’est à tout, instant.Mesdemoiselles, que la vie v ous blessera, et vous blessera par les armes que possèdent ceux qui vous entourent! Blindez votre âme, cuirassez votre eoeur.Le pardon devrait être symbolisé en une figure de jeune fille au sourire immuable! Elle ne laisse jamais pénétrer en son coeur des pensées de ressentiment.elle ne rend pas “blessures pour blessures” elle n’empoisonne pas son esprit par «les pensées de vengeance; elle n’établit pas en son âme un champ do bataille où la plus habile stratégie doit amener la souffrance du prochain! Elle connaît ceux qui lui ont causé du mal, mais son nom ne s’inscrit dans sa pensées en lettres dix feu, en caractères ineffaçables.Et, à travers les sentiers de la vie, elle s'avance, souffrant parfois, mais l’âme pure, sereine, très belle, et lorsque le malheur l’atteint, la force et la noblesse qui sont en elle lui sont déjà une consolation.Voyez-vous, Mesdemoiselles, toute souffrance s'apaise, toute blessure se cicatrise avec l’aide du temps; faites en sorte que vos chagrins, vos désillusions rendent votre ame plus belle et meilleure.Des trains spéciaux pour Empress Partiront de la gare de la rue Wind-soir à 8 h.30 p.m.jeudi le 16 mai et à 9.45 a.m.vendredi le 17 mai.se rendant au S.M.R.Empress of Ireland oui part de Québec vendredi, le 17 mai.Les trains se rendent directement aux abords du paquebot.(réc.) La Revue Canadienne SOMMAIRE DE LA LIVRAISON DE MAI 1912: I.—L’Ecole Normale Catholiqu», Mgr Archambault.II.—Une Résurrection Catholique .Tie article, E.Gouin.III.—Science et Surnaturel, J.Fla-hault.IV.—La Science Géologique, E.Duli-eux.V.—A travers les faits et les oeuvres, Thomas Chapais.VI.—Chronique des Revues, EJie-J.Au-elair.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR 0-! 5763 KOBE D'ENFANT Voici un bon modèle de vêtement d'école pour petite, fille.Il est fait de tissu à dessins.avec empiècement et panneau de devant en tissu uni.On peut se servir de madras, de percale, de guingan, de linon, de ohallis, ou, si l’on veut un costume de luxe, de foulard.Le guingan à grands ou petits carreaux bleus et blancs avec empiècement et panneau bleus ou blancs unis, est très attrayant.Le patron No.5,763 est taillé en grandeurs pour figes de 6 à 12 ans.La taille, moyenne exige 2 verges 1-S de tissu è dessins de 36 pouces avec, 5 8 de verge de tissu de 27 pouces.On peut se procurer le patron ri-dessus en envoyant 10 cents au bureau de ce journal.Les leetrirps du "Devoir" peuvent obtenir ces patrons aux conditions suivantes : Tlemnlir le coupon ri-deasous et retournez le su DEPARTEMENT DES PATRONS AO ‘‘DEVOIR".71a ru0 St-Jacques, Montréal.COUPON Département des Patrons au “Devoir’ .Ecrivez lisiblement.PATRON No.5,763 Nom No.Ville Ru« Mesure du buete De taille Quand voua désirez un patron soit pour fillette ou enfant, ne mentionnez Jamais la mesure; mentionnez l’Iga seulement.Oeuvres de RENE BAZIN de F Académie Française La Barrlèr*.$0-80 L« Blé qui lève.$0.80 De toute son âme.$0.80 Donatienne.$0.80 Contes de Bonne Perret-.$0.80 Le Guide de l’Empereur .$0.80 «««•••••^ L’Isolée.• *°‘80 Madame Corentine $0.80 Le Mariage de Mademoiselle Gimel, dactylographe.$0.80 Mémoires d'une vieille fille.$0-8° Les Noëllet.• • • $0.80 Les Oberlé.$0.80 La Sarcelle bleue.$0.80 Ma tante Giron.$0.80 Une tache d’encre.$0.80 Le Hommes de demain La Terre quUmeurt*$0.80 y^avidée Blrot,(vient de paraître) .$0-80 Questions littéraire*» et sociales.$0.80 A l’aventure.$0.80 Croquis de-Francedet d’O-rient.$0.80 Les Itallene d’aujourd’hui.$0.80 En Province.$0.80 Récits de la plainest de la montagne.t $0.80 Sicile.è$O.80 Terre d’Espagne.$0.80 Pages choisies.$0.80 La douce France.$0.40 Stéphanette.v .$0.35 L’enseigne de i vaisseau Paul Henry, v- .(vient de para!tre)i$0.10é L 79 RUE SAINT-JAOQUES, MONTREAL.20 RUE MECHANIC, WORCESTER, MASS.Pierce - Arrow PIERCE-ARROW 48 H.P.6 Cyl, 1912.Ceux qui aiment les voitures automobiles de haute qualité feraient bien de visiter nos salles d’exhibition et de voir notre splendide série de voitures Pierce-Arrow.Ces modèles sont trop bien connus pour que la descrip-tion en soit nécessaire.Elles sont les premières au monde sous le rapport de l’élégance, du fini et de la durée.FAITES VENIR UN CATALOGUE The MOTOR IMPORT Go.OF CANADA, LIMITED EDIHCE DU FORUM Envoyé* co coupon aprfcs que vous Taure* rempli.* hu RAYON DBS PATRONS, AU “DEVOIR* \ avec 10 cents, soit en timbres ou en argent et le patron ci-dessus vous sera envoyé quelques jotirs après.Ce journal est imprimé, au No 71a, rue Saint-Jacques, à Montréal, par •’La Publicité’’ ( à responsabilité Limitée).Henri Boiirassa, directeur-gérant fait, tri noir et où l'on est toujour* gci le! Rêve, pauvre petite princesse! Par le rêve tu échanpe* à la terre, tu reeule* la dure réalité, quand elles te reprendront, toutes deux, ton doux rêve prêtera à ta vie austère un pur reflet d'idéale beauté! 11 sera le sou venir que rien ne ternit: tu pourras y retrouver ton âme blanehe qui chante ai doueement “au château du rêve,” Jean DeaHAYBS.VIENT PE PARAITRE: A BOUT PORTANT de Nap.Tellier Il Un petit volume, sur papier mat, couverture en deux couleurs, contenant un choix des “Billets du soir” parus dans le Devoir.Il Les commandes sont reçues dès maintenant; on s’adresse à l’auteur au Devoir.Le volume: 25 cents; franco: 27 cents.PRIX SPECIAUX AUX LIBRAIRES.LES PARTS de la mine MALOUF ont obtenu une grande confiance auprès du public.Un syndicat de capitalistes se propose d'en faire l'examen et d'y placer des capitaux.I ES ACTIONS Son succf.è est assuré, Qui ne risque rien n'a rien.„„ Cobalt a donné ses preuves.SUIy I A ZUC Pour renseignements supplémentaires, s’adresser à HUDON GAULIN& CIE 85 ST-CHARLES BORROMEE.Tél.Main «>854.La première compagnie d'assurance anglaise établie en Canada, A.D.1804 FEU PHOENIX ASSURANCE COMPANY Limited, vie FONDEE EN 1782.i>E LONDRES, ANGLETERRE.CAPITAL ET ACTIF.$78,500,000 Sinistres payés depuis la fondation de la Compagnie.$425,000,000 Dépôt nu gouvernement fédéral et placomcnts en Canada pour la narantie des assurés en Canada.2.500.000 Directeurs pour lo Canada.— R.MacD.PAIERSON et J.B.PATERSON, No.lûü rus St François-Xavier, Montréal, P.Q.Agents pour la viUe,—Arthur Simard, E.Lamontagne, C.R.Blache, A.U.Mailloux, C.Galibert, F.X.Lanthier, C.H.Kouth, H.Joseph, E.A.Whitehead, Co., Limited.Agents demandés dans les villes et villages où nous no soiumos pas représentés.AUX AMATEURS DE PHOTOGRAPHIE Ghoix varié de Kodaks, Plaques, Pellicules, Papiers et accessoires photographiques.Spécialité: imprimer, développer travail photographique pour amateurs.Catalogue en français sur demande.LECOURS & LANCTOT, Pharmaciens, 310, rue Ste-Catherine Est, Montréal.PELERINAGE A SAINTE ANNE DE BEAUPRE ET AU CAP DE LA MADELEINE.EN BATEAU Sous la direction du Hévd.J.0.Payette, curé de Longueil, mercredi, le 20 juin 1912.3 h.1 C quai Bonsecours, 4 h.Traverse «le Longueuil.Pour oiliets et cabines, s'adresser à Desmarnis et RohitniUe, Tél.Bell Main 2327, 30.Notre-Dame-Ouest; Rév.J.P.Desro-iers, «•uré, Ville Saint Pierre, Tél.Bell Westmount 2401 et J.G.Payette, Prêtre, curé «le Longueuil, -'-j ' ÇE DEVOIR, MERCREDI, 15 MAI 101^ 1812-1012 Par EDOUARD DRUMONT La Russie va célébrer, cette année, par des fêtes exceptionnelles, le centenaire de la terrible campagne de 1812.Le 22 juin prochain, il y aura, en diet, cent ans que l’empereur Napoléon déclara la guerre à la Russie.Deux jours après, son armée fran-rhissait le Niémen : 170,000 hommes! 50.000 chevaux ! 1.180 pièces de ca- non ! dix corps d’armée ! Le 7 septembre, à Borodino, sur la Moskowa, 80,000 hommes tués et blessés arrosèrent de leur sang ce champ de bataille où Napoléon, las de carnage, se contenta d’une demi-victoire.Le 15 septembre, c'est l’entrée à Moscou.Le 13 octobre.la première neige marque le commencement du choc en retour, et le 17 novembre, c’est la Bé-rézina ! Les 40,000 hommes qui peuvent en-;ore marcher et combattre arrivent à ffilna.dénués de tout.Le IR décembre.Napoléon est à Paria.L* 11 janvier 1813, le Sénat lui accorde encore 350,000 hommes, et le 31 mars, les chevaux des Cosaques se reposent et mangent la paille de France Bous les arbres du Jardin des Tuileries ! Certes, nos amis et alliés ont le droit et le devoir d’exalter le patriotisme de la nation en réveillant les glorieux souvenirs historiques de la Sainte Russie.Mais, chez nous.en France, quarante et un ans après nos désastres de 1870, nous ne pourrons que songer mélancoliquement à cette rapide revanche des Russes qui.dix-huit mois après l’entrée de Napoléon è Moscou, pénétraient, eux-mêmes, dans notre capitale.Le tsar Alexandre, épouvanté d'abord par la perte de Moscou, s’etait levé et s’écriait éPoint d’abattement pusillanime.Vons de redoubler de persévérance ! t, .nnemi est dans Moscou déserte comme un tombeau ! l’Ennemi est au rœur de la Russie, mais pas un Russe n’est à ses pieds ! Cependant nos forces s'accroissent et l’entourent.Reculerons-nous quand l’Europe nous encourage de ses regards ?” Et les soldats russes ajoutaient: “Dans quinze jours, vos ongles tom beront et vos armes échapperont de vos mains! N’avez-vous donc pas, chez cous, assez de blé, assez d’air, assez de tombeaux?’ ’ Que de sang, que de souffrances, que de misères, que de héros mécon-aus des deux côtés! L’armée française, en retraite, attei-ïnit son ancienne route à Borodino et trouva le champ de bataille du 7 sep-;embre encore couvert de cadavres.Dès le 3 novembre, les vivres s'épuisaient; le froid commençait; les bivouacs étaient terribles pour ces hommes mal vêtus et mal nourris et chaque matin l’on trouvait des centaines de morts.Le désordre s’était mis dans tous les corps; les soldats jetaient leurs trmes et leurs cartouches; on abandon naît les canons faute d’attelages; les themins se perdaient sous la neige; des torrents qu’on avait à peine aperçus dans la marche en avant, étaient devenus des bourbiers d’où l’on ne se tirait qu’en sacrifiant les voitures, les munitions, l’artillerie.Enfin, l’on arriva à Smolensk le 12 novembre.Mais les vivres avaient été dissipés par les groupes de passage et l’armée, en retraite, dévora, en un jour, le reste des magasins.Napoléon se hâta de sortir de Smolensk.On forma, avec les soldats qui avaient conservé leur force morale et quelque discipline, une armée de 50,000 hommes partagée en quatre corps; mais chacun de ces corps était accompagné d’une multitude de voitures qui encombraient les ponts et les passages, et de douze à quinze mille individus de tout rang, de toutes conditions, de toutes armes, blessés, malades, traînards, dévorant les vivres, occupant ,‘ous les abris, jetant partout la confu » lion.Puis le froid descendit à dix-huit degrés; les vivres étaient épuisés; la route devint presque impraticable.Le vertige saisit les malheureux ac- cablés de tant de souffrances; les uns se tuaient, les autres se livraient aux Cosaques; d'autres ne voulaient pas' quitter le misérable foyer qu’ils avaient rencontré et y trouvaient la mort.Les chevaux périssaient, la nuit, par milliers.Notre cavalerie se trouva toute à pied; notre artillerie et nos transports n’eurent plus d'attelages Les Russes ramassèrent, de Smolensk à Krainoï, 26.000 traînards, 228 canons et 5,000 voitures! Au passage de la Bérézina, le spectacle fut horrible; charrettes, camions, fourgons, malades, femmes, traînards tojjt s’entassa, s’écrasa, tomba dans la rivière, fut mutilé par le feu ennemi.Après le départ de l’empereur, il n’y eut plus d’opérations militaires, plus de discipline, plus de drapeaux, plus de liens sociaux; chacun ne songea qu’à sauver sa vie; on jeta les armes, on se rua en cohue sur la route où, en trois jours, 20,000 hommes périrent de froid et de faim.Le reste, qui se montait encore à 50,000 hommes, se précipita dans Wilna comme une troupe de sauvages affamés, saccagea les magasins___ Quinze mille malades ou mourants restèrent dans cette ville et y furent presque tous massacrés.par les Juifs! Hélas! cent ans après 1812, l’Humanité poursuit «a destinée eg le sang coule encore et toujours, comme si les armées des nations étaient chargées, nobles victimes, d’expier les crimes et les abominations des grands malfaiteurs publics et des orgueilleux superbes.Ne les voyons-nous pas, chaque jour en effet, ces fils de Satan, se dresser insolemment et menacer du poing le Créateur du Ciel et de la Terre.Ils veulent, disent-ils, éteindre toutes les étoiles du ciel! Ils veulent vider les âmes, au nom de la Science et du Progrès, et ils déchaînent, partout, l'anarchie et la tempête.Oui, certes, il y a là un insondable mystère et quand nous cherchons à nous expliquer les causes des grandes calamités, des révolutions, des guerres, des désastres, des hécatombes, nos yeux épouvantés aperçoivent le spectre de la Mort et le doigt que le sombre Silencieux appuie sur son menton décharné! C’est le secret d’en haut, c est le secret du Justicier qui.quand l’heure est venue, punit les nations coupables et les hommes pervertis.Je songeais à ces choses étranges, tout à l’heure, pendant que mes pensées me transportaient, sur les bords de cette Méditerranée, le long des côtes d'F/spagne, de France, d’Italie, de Grèce, de Turquie.d’Egypte, de Cyrénaïque, de Tripolitaine.de Tunisie, d’Algérie et du Maroc ! Jfévoquais, sous le dôme du N atican la noble et, sainte figure du successeur de Saint-Pierre, de ce Pape, captif, tandis que le juif Nathan, maire de Rome pf grand-pontife de la Maçonnerie, le nargue d’un sourire sinistre.Et, de l’autre côté de la mer bleue, je voyais les soldats de l’Espagne, de la France, de l’Italie, les soldats des trois sœurs latines et chrétiennes, tenues en éebec par les guerriers de 1 Islam, par ees Turcs et ces Arabes qui n’ont pas peur de la mort_ et qui méprisent les Rounds qui obéissent, aujourd’hui, aux Juifs ! Et je me disais : —11 y a là.peut-être, des châtiments qui se préparent !.EDOUARD DRUMONT.( T.a "Libre Parole.”).- Actualités médicales : la gymnastique dans un fauteuil i) jj ST.LAWRENCE fwint THE REGAL FLOUR 7 LBS POUR vos GATEAUX ET VOS PATISSERIES employez la nouvelle farine, qui vous donnera une pâtisserie légère, riche et savoureuse : LA FARINE ST.LAWRENCE fabriquée avec la plus belle variété de Blés Canadiens—les meilleurs au monde-— dans les Moulins les plus Modernes—sous la direction d’experts.QUATRE MARQUES D’ÉGALE PURETÉ: “REGAL” “NATIONAL” “LAURENTIA” “DAILY BREAD” THE ST.LAWRENCE FLOUR MILLS Co Limited 1110 Rue Notre Dame Ouest MONTREAL Phone Bell : Mt 6741 a "LA FARINE ST.LAWRENCE, BLANCHE ET PURE COMME LE LYS” mmamm Quand vous aurez Goûté AUX PATES ALIMENTAIRES MACARONIS, VERMICELLES, SPA-OHETTIS, COQUILLES.PETITES PATES, N0UILLETTES AUX OEUFS.— de 1» — MARQUE “HIRONDELLE” Vous reconnaîtrez leut* supériorité sur leR produits importés.Cos derniers sont forcément fabriqués long! tnps d’avance, par conséquent ont perdu une partie de leur saveur.ESSAYEZLES: VOUS LEUR ACCORDEREZ LA PREFERENCE En vente dans toutes les bonnes épiceries La CieC,H,GATELLI,Limitée MONTREAL, CANADA * Bien souvent on voudrait faire prendre de l’exercice aux malades qui en sont empêchés pour une cause physique quelconque: obésité, goutte, etc., ou par un manque de volonté: neundhénie, faiblesse.L’idéal rêvé serait la “gymnastique passive”.M.le professeur Ber-gonic, de Bordeaux, a trouvé une solution dans une gymnastique électrique, s’accomplissant au repos, dans un fauteuil, sans intervention des muscles, ni de la volonté.Cette méthode a déjà fourni au docteur Laguerrière des résultats notables.Voici, d’ailleurs, la description du fauteuil employé par ce spécialiste: sur le dossier, deux larges électrodes; sur le siège, deux autres.Le malade s’installe, d’autres électrodes "toujours très larges” s’appliquent sur ses bras, autour de scs cuisses, de chaque côté du ventre.Le cobrant provient d’un appareil faradique spécial à interruptions régulières pour ne pas fatiguer le malade.Le voltage sera faible, mais le courant capable de produire une action prolongée et durable.Grâce à la largeur des électrodes, les contractions musculaires énergiques n’entraîneront avec elles aucune douleur.Le malade ainsi installé, on lance le courant; chaque muscle se contracte, le corps tout entier est légèrement soulevé.Tout cela d'une façon rythmée pendant toute la durée de l’exercice qui au début ne doit pas dépasser dix à quinze minutes.Dans la suite, on augmentera: certains malades supportent une heure au bout d’une semaine.Plus lard, et pour opposer une certaine résistance aux contractions musculaires, on placera sur les cuisses et le ventre des sacs de sable.Résultats: la respiration plus ample, le coeur se ralentit, l’appétit augmente, produisant une véritable impression de bien-être, même la perte de poids pourra s’élever, par suite de transpiration ou de meilleure respiration, à 300 ou 400 grammes en une seule séance, chez ceux surtout qui n’auront pas un régime trop fort.M.Bergonié signale que chez les obèses, on peut, pendant le traitement, diminuer sans inconvénient la ration alimentaire.Petit à petil, la musculature se reconstitue et l’exercice volontaire redevient possible.M.Laguerriè-m cite une personne absolument incapable de marcher pendant des années qui, après le traitement, fait par jour une heure de promenade à pied.Ces applications électriques ne sont aucunement douloureuses.EN MAI paraîtront les CHRONIQUES de Une interview de Maurice Rostand Extrait ô ’une interview de M.Maurice Rostand, gracieux, pâle, blond et très poudrerizé, si je comprends bien son interviewer, qui dit: “S’il pondre un peu trop sa figure, c’est p'ir modestie: il y scintille des taches de soleil.’ ' —J’aime les salons presque :i"taut que les bois, que la prairie, que les voyages: chaque femme évoque un pay .a ge et chaque regard évoque un cid.J’aime l’aris où l’on rencontre des poètes.ingénus comme des prêtres ou c ii-rassés d'orgueil comme un Romain, de gloire.J aime à admirer.1 'aime à comprendre.J’admire d'Annunzio, dont la personne m 'amuse, et dont l'oeuvre me crispe et m’ensorcelle.J’ai peur le!i eieusement de la puissance de Bernstein et je n’ai pas encore deviné le fond du regard noir de Mme de Noailles — et, tout enfant déjà, j’y perdais mes prunelles.Henry Bataille m’apparaît comme un fantôme si sensible que je n’ose dire quoi que ce soit.J’aime André Gide, j'aime Bouvelet.Nietsche avait du génie et Peter était grand.Quant aux poètes anglais : Shelley, Keats ; comme leur sensibilité, aristo- LÉON LORRAIN Un joli volume, petit format, imprimé en beaux caractères, avec couverture illustrée en deux couleurs.Se vendra 25 cents.L’auteur reçoit dès maintenant les commandes, au Devoir.Ajouter deux sous pour l’expédition.FORTE REMISE AUX LIBRAIRES Vapeurs pour Piques-Niques et Excursions i LA COMPAGNIE DE NAVIGATION RICHELIEU ET ONTARIO mf- j ds- 1 fectara dea vapeurs aux pique-niquas et excursions d’une journée, d’une le- , mi-journée ou au clair de lune, comme suit: jusqu'au 23 juin et après le 7 septembre, les lundis, jeudis et samedis, et du 24 juin au 7 septembre, les lundis et samedis.Pour renseignements s’adresser à GEO.PUJOS, agent d’excursion, etc.9 Square Victoria (Sième plancher).Tel.Main 4710.IF PACIFIQUE CANADIEN Toutn personne se trouvant le seul ches d’une famille ou tout individu mâle de plus de 18 ans, pourra prendre comme homestead un quart de section de terre de dispo- nible au Manitoba, à la Saskatchewan ou dans l’Alberta.Le postulant devra se présenter h l'agence ou à la sous agence de» terres du Dominion pour le district.L'entrée par procuration pourra être faite à n’importe quelle agence à certaines conditions, par le père, la mère, le fils, la fille, le frère ou la soeur du futur colon.Devoir.—Un séjour de 6 mois sur le terrain et la mise en culture d’icelui chaque année au cours de trois ans.Un colon peut demeurer à neuf milles “e son homestead sur une ferme d’au moins 80 acres possédée uniquement et occupée par lui ou par son frère ou sa soeur.Dans certains districts un colon dont les sffsires vont bien, aura la préemption sur un quart de section se trouvant k cAté de son homestead.Prix $3.00 l’ftcre.Devoir.—Devra résider six mois chaque année au cours de six ans à partir de la date de l'entrée du homestead—y compris le temps requis pour obtenir la patente du homestead, de cultiver cinquante acres en plus.Un colon qui aurait forfait ses droits de colon en ne pouvant obtenir sa préemption pourra acheter un homestead dans certains districts.Prix $3.00 l'ftcre.Devoir.—Rester six mois dans chacun des trois ans, cultiver 50 acres et bâtir une maison valant $300.W.W.CORT, Sous-ministre de l'Intérieur.K.B.—La publication non autorisée de cette acnonco ne sera pas payée.L’aménagement est hautement apprécié 4# toutes les voyageurs.éclair^ Wagons-lits et wagons rés à l’électricité.i compartimenta Montréal à Toronto Tous les Jours à 10.45 p.m., pour la garé Youge.Trains pour la Gare Union.Toronto, tous les jours S 8.15 a.m., et i 10.00 p.m.TRAINS SPECIAUX POUR EMPRESS partiront de la gare de la rue Windsor à 8.30 p m.jeudi, le 16 mai et à 9.45 a.m., vendredi le 17 mai, pour se rendre au S.M.R.Empress of Ireland, qui part de Québec, vendredi le 17 mai.Les trains se, rendent directement aux abords du paquebot.CONCOURS HIPPIQUE, Ottawa, Ont.Taux aller et retour, comprenant OC admission à la piste.WWaOv Billets en vente le 15 mal.Permettant de revenir jusqu’au 20 mai.TAUX REDUITS, ALLER ET RETOUR ! 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leur rêve suave à mes rêves suaves.Rêver.J'aime à rêver.Je cause avec l’luton sous des portiques de songe et cours avec Shakespeare dans des nuits embaumées.Kl j écris 'l’haéton' , et j’écris “Antinoiis”, et la “Victoire de Samothrace”, et I' “Adolescent merveilleux.” Kt si j’aime ma mère, bien plus que tout cela, c'est qu’elle m’a appris à lire dans des vers !.—Maurieo !.Une avalanche de plumes mauves, un sourire rose, un regard où reflète l’or île la chevelure, une délicate apparition pastellisée dans le cadre tout blanc d’une porte entr’ouverte.- Maman ! —Tu oublies ee pauvre “Bon petit Diable’’, qui nous attend ! —Oh ! tout de suite chérie !.Kt, sur ce mot délicieusement familier, l’hôtel Astoria est sens dessus- LA SEULE DOUBLE TKE MONTREAL, TON, NIAGARA FALLS, TROIT ET CHICAGO.* TORONTO en 7 ', HEURES par ‘i’International Limité” L« train le plus beau et le plus rapide du Oa- I node quitte MONTREAL à 9,00 a» m.tout < les Jours.QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR MONTREAL, TORONTO ET L’OUEST 9 a.m., 9.30 a.m.t 7.80 p.m., 10.30 p.m.W.igons-buffet, salon et bibliothèque aux: j traîne du jour; wagons lits “Pullman1’ éclat* r rés à l’électricité aux trains de nuit.PLUS HAUTE CLASSE D’EQUIPEMENT VICTORIA DAY Billets aller et retour seront en vente entrai toutes les gares du Canada, «insi qu’à Masse* 1 na Springs, Rouses Point, N.Y., Svvaaton, Island Pond, Vt., au ' PRIX SIMPLE D’UN BILLET DE PREMIERE CLASSE Départ, 23 et 24 mal; limite de retourn 27 mai.i CONCOURS HIPPIQUE, Ottawa, Ont.ALLER *T$3'g5 Les ombres On ne parle Que de peintres et, de tableaux.Voici une anecdote qui réjouira les portraitistes.Un de.nos pointres los plus connus, M.B.reçut un jour une commande.Un commerçant enrichi lui demandait de faire le portrait, de sa femme.B.se mit à I’ouvragv.I .r,portrait, s’annonçait fort bien Le marchand vint plus d’une fois le, contempler dans liatclier du peintre.Quelque, chose dans 1m fiurture de l’œuvre paraissait le contrarier.I n jour, il dit » l'artiste .—l’ai beau regarder ma femme, je ne vois pas de noir dan- son visage.Tandis que sur voire toile.— üa sont les ombres, expliqua le peintre.—Les ombres ?—Mais oui.Tous les tableaux ont des ombres.Demain) venez avec moi nu musée du J.ouvre, 'e vous montrerai.Lelendcmain, le marchand et B.vont au musée, et s’arrêtent devant les toiles les plus célèbres de Rubens et de Van Dyok.dessous.Les valets dévoués se sont précipités.La préciosité moderne serait bien plus amusante à peindre que celle de jadis.Mais Molière est mort.DE MONTREAL, RETOUR .(y compris tins admission au roncmirs) Départ, 15 mai, imito do retour, iO mai.' EXCURSIONS DE COLONS Des billots aller et, retour pour l’Ouest dit Canada, riA Chicago, aeront en vente le* es mai; 11, 25 juin; 9, 23 juillet; S, 20 août : 3, 17 septembre, à des prix très réduits.It UREAUX DES BILLETS EN VILLE ; 130 rue.St-Jacques.Tél.Main 6905, ou gae ro Bonaventure.Gle Générale Transatlantique Départs tous las Jeudis, à 10 a.m.DE NEW-YORK AU HAVRE,PARIS (Franea) , La Lorrains 23 Mai La Lorraine 13 Juin , France .30 Mai France .20 Juin La Provence 6 Juin La Provence 27 Juin I Départs supplémantalras le samedi Roebambeau 25 Mai La Tourraine .1 Juin Les paquebots partant la vamedl na transportent qu'une erùle classe de paseafere de cabine (seconde classe).Pour tous renseignements s'adresser | GENIN, TRUDEAU & OIE, LIMITER Agents généraux pour le Canada.£2 rue Notre-Dame-Onast.Montréal PROVINCE DE QUEBEC, Distriq* de Montréal, Cour Supérieure No 1563.-Dame Marie Pelletier, de Montréal,, énouse de Cléophas Falardeau, brique- ; tier, des cité et district de Montréal, j dûment autorisée à ester en justice,^ demanderesse, vs le dit Cléophas Falardeau, défendeur.Une action en sépa- ¦ ration de biens a été instituée en cet- ! te cause le premier jour de mars 1913.! Montréal, 15 avril 1912.A.O.RON-i DEAU, Procureur de 1a Demanderesse.| FEUILLETON DU ¦ DEVOIR " DUEL D’ÂMES par VICTOR FAVET U (Suite) “Rien de stupéfiant, achevait Jean, qu’elle me plaise.”- Il a'était iniapiné que.loin, Perle a‘évaniuirait pour lui comme un fantôme.Et, comme tout en elle moralement réloijjnait, il n'avait, pa.» été mécontent de son départ, t’e départ lui évitait, pensait-il, la perte Btérile de son corps ssntimental.^ En conséquence, il n’avait pas fait la plus petite tentative pour décider le» Beatimanoir à se plier aux voeux de Mme de Cherisey en combinant une villégiature commune.Et lorsque, les Adieux venu», le due et sa petite-fille l’engagèrent à un séjour au Palazzo Bianeo, c'ait évasivement qu’il répon dit sans rien promettre.VIII Perle était, partie depuis un mois.Depuis un mois, chaque jour.Jean voyait close la grille monumentale de Beau-manoir, Et cela, avec une sensation si désagréable fft’il s'en étonnait lui-tnême: “Il n'était plus un collégien, Alors pourquoi le fait, matériel et puéril de cette grille fermée lui était-il physiquement pénihloî” Depuis un mois il se sentait, au milieu des siens, seul comme il ne l'avait jamais été au désert et dans l'exil lointain.Ban» reléehe, il luttait contre la sensation tenace de cette solitude qui l'écrasait.Ceux qui l'entouraient,ceux qu’il aimait le plus» son père, Oilette, lut apparaissaient soudain,léintains, fa lots, étrangers.Leurs faits et gestee n'éveillaient chez lui nul intérêt.Il lui fallait fournir un effort, constant pour ne pas trahir sans cesse cette indifférence.inexplicable de la part de Uètre affectueux qu’il était d'ordinaire.Quan.aux menus incidents de son existence quotidienne, ils lui représentaient une suite d’obligations lourdes, insipides et totalement dépourvues de sens.— “ C’est 'inouï, se disait-il, c’est la première fois que xévre m’assomme.” Kt pour ee cerveau sain et bien équilibré, c'était la pire des disgrâces.La persévérance de son ennui le résolut A tenter une diversion.— “ Coite vie stagnante, engourdie dans la chaleur et le farniente, ne me vaut rien”, songea-t-il.Et il agita un beau jouir, devant son père et Mme de Cherisey, divers projets de déplacements, 11 était, convenu de toute éternité que ,lenn ne séjournerait pas à lïvian.Cette bourgade mondaine demeurait très loin de ses appétits de solitude ou de nature sauvage.Personne n- songeait n s'élever contre cette vérité.Jean ne pouvait paa vivre sagement (’existence de mollusque élégant qu'on mène à Evian.C’élait admis.On ne le voyait pas du tout à la buvette, alternant avec correction le flirt et les verres d'eau.Ni sur la Promenade en complet de flanelle blanche.Ni au tennis, sautillant sur le ‘‘Court”' en faee de» ‘'misses” en chemisettes empesées ; ni en bateau à vapeur, allant goûter à Ouchy : ni en smoking, dînant au Grand Hôtel.Ni nulle part.Ces rites n’étaient pas faits pour empêtrer sa personnalité brusque, volontaire et un peu fruste.11 lui fallait les libres espaces, les horizons larges, pour se mouvoir à l'aise.Le cadre étroit d’une ville d’eaux grouillante d’humanité désoeuvrée lui représentait l’horreur par excellence.Un soir dans la eharevte anglaise, en revenant du Sarré-Cocur, Gilette de- res du Sacré-Coeur si heureuses: elles ont toujours la mémo robe et elles no sortent jamais.—Idéal facile à réaliser, petite.l’as si facile.Si je m'avisais de vouloir me l'offrir a la maison, maman ne le souffrirait pas.—Et elle aurait raison.— Sais-tu que tes bonnes joues ro«*s ;urent avez cette austérité!.Une singulière petite angoisse traversa les yeux bleus si limpides de 0t- manda : : lette.Où iras-tu.lean, pendant que nous —lean, jet‘en prie! ne dis pas; “tes •epons à Euan ?-bonnes joues roses”, supplia-t-elle.Dans des Alpes quelconques.Pourquoi! s'informe t-il a.vec une Tu es heureux, Jenn.d’aller où tu ! surprise amusée.—Cela m’humilie.confia Gilette.Cette fois, il rit tout à fait, —Cela U humilie!.Et pourquoi, grand Dieu! — l’arec que “tes bonnes joues ro- veux.-•Voyez-vous a carrière de jockey fut également très brillante, et c’esti comme entraîneur qu’il occupe aujourd'hui une place permanente dans le monde ries courses.L'écurie Br oeil,-riale aux frères Dymenl, sera représen.tée A Blue Bonnets par Mareoval.on des prochains partants dans la King’s Plaie de Woodbine.On voit, par cet-lo liste que le meeting de juin, à Blue Bonnets, sera le plus intéressant de tous ceux qui ont eu lieu jusqu’ici it Vet.endroit si aimé de tou» les véritables turfmen.Les jeunes de Billy Lush ont eu aujourd’hui l’occasion de faire preuve de leur habileté, dans la partie d’exhibi tion contre le club Richmond, champion de la ligue de la cité.La plupart des réguliers étaient au repos.Geo.Leclaire, le gars de Farnham, officiait pour les Royals, alors que Ashton et Moran, la batterie des Richmond avait à faire face à nos professionnels.Lush et Mattern étaient les arbitres de cette joute.Alignement des équipes: Richmond.— Pelland, c.f.; McGra nahan, s.s.; Larne, 2b.; Webster, r.f ; Starr, l.f.; O’Reilly, 3b.; Leduc, Moran, c.; Ashton, p.Montréal.— Connolly, l.f.; Nattress, 3b.; Irving, r.f.; E.Lush, lb.; Russell, c.f.; Purtell, 2b.; Hartman, s.s.; Cur tis, c.; Leclaire, p.Dans la première repris» aucun point ne fut compté par Richmond et Montréal compta un point.Dans la deuxième reprise les deux clubs ne furent pas plus heureux l’un que l’autre car aucun joueur ne put sc rendre au troisième but.La reprise suivante donna l’avantage aux Royals; ceux-ci comptèrent trois points tandis que ses adversaires furent impuissants à compter.Richmond joua très bien dans la quatrième reprise et empêcha les hommes de Lush d’augmenter leurs chances et il où.fut ainsi pour eux et la cinquième (Étprise fut une répétition do la reprise H’fécédente.Montréal avait constamment l’avantage du jeu dans la sixième reprise et réussirent à rendre le score à 5.La partie était gagnée par les Royals niais ils ne voulaient pas en rester là et ajoutèrent deux autres points dans la septième reprise.Le résultat à ce moment était de 7 à 0.Voici les résultats détaillés:— Tî U 15 Montréal.1030012—7 6 2 Richmond.0000000—0 1 0 Le nouveau receveur du club Toronto HIGGINS S’EST RAPPORTE AUX LEAFS, LUNDI APRES-MIDI.— C’EST UN EXCELLENT JOUEUR, TANT AU CHAMP QU’AU BATON.Un beau record Toronto, 15 mai.— Le président McCaffrey a annoncé ce matin que le nouveau receveur du club Toronto, Higgins, s’est rapporté au club, lundi après-midi.Le« Leafs comptent beaucoup sur leur nouvelle recrue et considèrent qu’il fera sensation dans la ligue internationale, cette année.Higgins jouait l’an dernier pour le club Chattanooga, de la ligue du Sud, et dans 132 parties il eut une moyenne de .97.3 au champ et .239 au bâton, et avait un record de 20 buts volés.Les sports et le1 Devoir9 Le “Devoir” publie tous les jours une page complète dans laquelle sont résumées les nouvelles sportives du monde entier.Un rédacteur très compétent, qui lût mêlé très activement, il y a quelques années, au mouvement sportif en cette ville, a charge de ce service et y apporte une attention toute spéciale.De plus, le “Devoir” reçoit tous les jours, de tous les points do la province, des correspondances intéressantes au moyen desquelles on peut suivre au jour le jour le mouvement sportif dans ccttc province.Nous invitons tous les sportsmen à communiquer au “Devoir" leurs impressions ou opinions en ce qui concerne les sports.Les parties dans les autres lignes RESULTATS DES PARTIES D’AUJOURD’HUI DAMS LES LIGUES AMERICAINE, NATIONALE ET CANADIENNE.Toronto, 15 mai.— Le record établi par le club Toronto, cette année, sera très difficile à battre.Le fait qu’il a compté dix-huit poiuta en deux reprises, deux jours consécutifs, est une très bonne marque, et après leur exploit de jeudi dernier, alors que les joueurs des Leafs frappèrent neuf coups réussis, qui comptèrent pour huit points, et ce la sans qu'un seul homme ne fut retiré, il était difficile d’espérer quelquecho se de mieux, mais pourtant c’est ce qui arriva samedi dernier, lorsque McCon nell, qui tient la tête des frappeurs des torontoniens, ouvrit le feu et avant que le troisième joueur eût été retiré, les Leafs avaient réussi à compter dix points.Les records de la semaine dernière ont beaucoup amélioré lu moyenne des joueurs au bâton.Benny Myer, qui a pris part à dix-sept parties sur les dix-huit jouées jusqu’à samedi dernier a atteint la marque de .300.H prit part à cinq parties jouées en cette ville et son travail au bâton dans chacune de ces parties a été excellent, il en fut ainsi de son jeu au champ.La position des joueurs au bâton jusqu’à samedi dernier est la suivante: l’arties AB 11 P.C.Steele .McConnell ., .Shaw.Fitzpatrick ., Meyer s .Rudolph .O'Hara .Lush.Dalton .Jordan .Bachman , .Holly.Winter .Bradley .Fischer .Mueller .Wilson .Corey.Maxwell .LIGUE NATIONALE Détroit.110010100 — 4 Pittsburg.03000000 — 3 Brooklyn.1000 Saint-Louis.2700 Stack et Phelps; Willis et Wingo.Arbitres, Eson et Johnstone.Boston.000201 Cincinnati.003000 Brown et Kling; Keefe et McLean.Arbitres, Klem et Bush.LIGUE AMERICAINE Détroit.1.M3 New-York.11020 Willett et Stanage; Warhop et Williams.Arbitres, Westervelt et O’Ljug-lin.Dans la ligue Internationale Voici les résultats des parties jouées aujourd’hui; R.H.E.Providence .00300300.1—7 11 3 Toronto.20000033x—8 9 2 Baily et.Schmidt; Lush et Higgins.Arbitres, Doyle et Outhrie.Jersey City.00001300 — 4, Rochester.10000000 — 1 Frill et Remis; Holmes et Blair.Arbitres, Harnell et Matthews.Baltimore.10002 — 3 Buffalo.10010 — 2 Shukey et Bergen; Beebe et Se hang; Arbitres, Kally et Nollin.-?- Ces cinq évadés Un.journal d’hier ayant annoncé que cinq enfants s'étalent évadés de l’écola industrielle d» Montfort, M.A.Chevalier, direeUwr de l'Assistance Municipale, a tfqiit une enquête et, a, trouvé qua c’est do l’écola Un réforme de Shaw-Weidga que les enfant* se sont sauvés.Chicago.00300 Philadelphie.03020 Lange et Kuhn; Houck et Lapp.Arbitres, Hart et Connolly.Saint-Louis.00000100 — 1 Boston.10000001 — ; Pelty et Stephens: Wood et Numa maker.Arbitres, Evans et Egan.Cleveland-Washington.— Partie re mise à cause de la pluie.; LIGUE CANADIENNE Ottawa, 5; S.-Thomas, 1.London, 8; Guelph, 0.Brantford, 3; Berlin, 4.Collette, 15 — L’ouverture de la saison de baseball aura lieu ici dimanche.I» club local a engagé le pitcher DelAge, qui s’est si fou distingué l’an dernier, alors qu'il jouait avec le Ail Montreal.Avec ce nouveau lanceur, le Joliet te est certainement l'égal des meilleure clubs de la province, et devrait donner satisfaction aux amateurs de baseball de Joliette.Le Jo-liette jouera sa première partie avec le St-Charîes.Le 26.il recevra la visite des Wanderers ; le 2 juin, celle du Britannia Ind.et le 16 juin, celle des Stars.Le 9 juin, le Joliette louera avec un club de la Ligue de la Cité.Inf.R.Lanthier, 275 Mont-Royal Est.Montréal.VICTOIRE DU JEUNE CANADIEN DF.I.ONGUEUIL Le jeune Canadien de Longueuil a défait le Lafontaine par 5 à 4.Score: Lafontaine.101000011 —4 Jeune Canadien.01300001x —5 Le lanceur Honario Soea a retiré 20 hommes au bâton.Noms des joueurs: Lafontaine: A!.Dumont, Mérinéa, Chalut, Pépin, Vézina, Guy LaroseJ Bordeau, Crevier.Jeune Canadien: P.Valiquette, H.Sosa, C.Talbot, L.Dépatie, W.Valique-te, G.Gagnon, G.Perrault, A.Roy.Les clubs de 13 à 14 an» ui voudraient arranger des parties, voudront bien écrire à H.Sosa, collège de Longueuil.LE ST-JOSEPH TRIOMPHE Le St-Joseph de la Ligue Fédérale., a triomphé, dimanche, du Canadien de Vilierai, par un score de 8 à 3.Le jeu a été brillant des deux côtés, ej les spectateurs au nombre de deux cents, ont vu un intéressant spectacle.Le St-Joseph doit sa victoire au beau tra vail du pitcher Roy, qui a retiré douze hommes au bâton, et qui n’accorda que 5 hits.Ceux qui se sont le plus distingués sont: R.Lcspéranee, qui frappa un 3 buts; R.Dupont, L.Beauchemin, A.Parent et P.Gougeon, qui frappèrent chacun un deux buts.Score par inning: St-Joseph .10101122X—8 12 .4 Can.de Vilierai .001000200—3 5 5 UN DEFI AUX JEUNES CLUBS 1,0 club St-Louis lance un défi à tous les clubs de 13 a 15 nns, pour jeudi, fête de l'Ascension.Pour informations, s’adresser 131 Lagauehetière Ouest.Téléphone Main 1030.LE CLUB ORIENT S'ORGANISE Le club Orient vient do se réorganiser pour cette saison avec les joueurs suivants : O.Clément,p ; R.Bienve,-nu, c.; CorbciL, 1b.h Garanti, 2b.; Chs.Sauvé, c.l.; Martel, r.f.; Cusson, s.s.; Tessier, c.et 3b.Allaire, c.f.; Chollette, substitut.L’Orient aimerait à jouer avec tout club dont les joueurs n’ont pas plus de 15 à 16 ans.Pour plus amples informations s’adresser citez’ Orner Clément, 1856 De la Roche.HARVARD-BLUE BELLS I,e club Harvard jouera dimanche le 19, avec le Blue Bells, à Rosemont.Ia:s amis des deux clubs sont invités.Le Marvard aimerait à arranger des parties avec le Joliette, Saint-Jérôme, Iberville, Ckambly, Granby, Mariewilie Saint-Rémi, Drummonville, Epiphanie, pour le mois de juin et avec tout bon club de la ville.Pour informations s’adresser à George R.Garrett, gérant Harvard A.e., SSA rue des Inspecteurs.Un voilier centenaire Les dernières nouvelles de là Capitale LEO PARENT, ARRETE POUR VOL DE FOURRURES.— LES EaJX DE LA RIVIERE MONTMORENCY.— TROIS RELIGIEUSES CELEBRENT LEURS NOCES D’OR.(De notre correspondant) Québec, 15.— Léo Parent, ancien employé de la Hudson Bay Co., à Winnipeg recherché par la police provinciale du Manitoba iiour_ vol considérable de fourrures, a été arrêté hier après-midi, à Lévis, par le detective Beauchamp, de Winnipeg et le détective Laçasse de Québec, à l’arrivée de l’express de Campbelilnn.Parent avait été arrêté, après le vol et admis à caution, mais ne parut pas en cour au jour fixé.Il vint à Québec, puis s’en alla à Camp-bellton.Pour le faire revenir les détectives qui avaient réussi à le retracer lui tendirent un piège dans lequel il donna lête baissée.Le détective Laçasse lui téléphona à Campbellton et se disant son frère, il lui demanda de revenir immédiatement à Québec qu’il avait une excellente affaire pour lui en ce temps d’élection.Parent répondit qu’il prenait l’express le jour même, et les deux détectives lui firent, à Lévis, la réception qui lui convenait.Le détective Beauchamp est parti hier soir, pour Winnipeg avec son prisonnier.• • • L’eau de la rivière Montmorency a monté considérablement à la suite des pluies abondantes de ces jours derniers.La chute offre aujourd’hui un spectacle magnifique que des centaines de personnes vont voir.Son volume d’eau lui donne un aspect qu’on ne lui a pas vu depuis vingt ans.On a craint beaucoup les inondations.Les usines de la Quebec Railway Light and Power Co., et les moulins de la Dominion Textile Co.ont été menacés.Tout danger n’est pas encore disparu, mais avec le changement de température l’eau a commencé à baisser, et on croit maintenant que la rivière reprendra son cours normal.• * # Trois religieuses de l’Hôtel-Dieu ont célébré aujourd’hui leurs noces d’or de vie religieuse.Ce sont; Sr St-Bonaventure (née Adélaïde Hardy, de Cap Santé), Sr.St-Hono-ré (née Philomènc Lachance, de Lévis) et Sr St-OHvier (née Marcelline Goulet, de Québec).Leur jubilé a été célébré ce matin, par une messe dite par Sa Grandeur Mgr l’Archevêque, L.N.Bégin, à laquelle le choeur de la com mimante a fait du chant très joli.La fête en l’honneur des jubilaires se continue toute la journée.Christian X est acclamé LE NOUVEAU ROI DU DANEMARK EST AGE DE 42 ANS; IL A EPOUSE LA PRINCESSE ALEXANDRE NA DE MECKLEMBOURG QUI LUI A DONNE DEUX FILS.Copenhague, 15.— Le fils aine du feu roi Frédéric VIII, Christian X, a été proclamé roi du Danemark et a répondu à l’appel de son peuple en venant, avec la reine Alexandrins, saluer la foule immense assemblée devant le château d’A-malienborg.# Le nouveau roi est âgé de 42 ans.Il a épousé, à Cannes, le 26 avril 1898, la princesse Alexandri-na de Mecklembourg, dont la soeur est la femme du Kronprinr allemand.Il a deux fils, Christian-Frédéric François Michel Charles Walden Georges, né le ,11 mars 1899, aujourd’hui prince héritier, et Knut Christian Frédéric Michel, né le 27 juillet 1900.La reine Alexandrina a trois mois de moins que son mari; elle est née le 24 décembre 1870 et le roi Christian X est né le 26 septembre de la même année, à Charlottealund.Leur union fut un mariage d’amour.Le drapeau danois est le plus ancien d’Europe, selon la légende.Le roi Waldenor était à la tète de son armée en 1219, quand une croix lui apparut dans le ciel.Il l’adopta comme son emblème et lui donna le nom de Dannebrog ou force du Danemark.Christian X est colonel du 14e régiment de hussards prussiens, chevalier de la Toison d'Or, de FAi gle Noir, de l’Eléphant, de l’An-nonciade, de Saint-André et des Séraphins.Londres, 15.— La cour prendra le deuil jusqu’au 5 juin et le demi deuil pour la semaine suivante.Humbourg, 15.— Quand le roi du Danemark s’est affaissé pour la première fois au marché aux Oies, le Dr Ludwig Seligman était la seule personne dans les environs.Il revenait du théâtre quand il vit un vieillard qui lui semblait malade Il lui offrit le bras, mais le vieil lard refusa et continua son chemin vers le Hamburger Hof.Le voyant s’affaisser au bout de quelques pas, il courut à son aide.Et voyant que le pouls ne battait plus, il le mit dans une automobile et le mena à l’hôpital des matelots.-1-;— Les nouvelles pièces de monnaie Cork, Irlande, 15.—uI.e vieux bateau australien Success qui servait au transport des convicts et qui est probablement le plus vieux voilier du monde, a été amené à f'ook où il ira en r^lb-sèche.il est parti de Glasgow le 15 avril pour New-York.11 fut construit à Monlevem, Birmaaie, en 1790.(i 15 LS 12 17 tî 12 5 16 18 fi 18 I S 15 fi 4 1 1 9 fil 64 38 55 .13 44 11 59 67 12 60 9 25 51 12 15 21 oo 13 17 4 13 3 1H 18 3 17 .355 .344 .344 .342 .309 .304 .295 .273 .271 .289 .250 .24(1 .222 .200 .137 .083 .061 .000 .000 Knox prendra part à plusieurs épreuves Toronto, L5 mai.— Les promoteurs Ao la course, internationale de 13 milles, à relais, qui doit avoir lieu eu cette ville le 24 mai proohaiu, ont retenu les services de Walter Knox, pour prendre ipart â plusieurs épreuves préliminaires.Knox n’a pris part à aucune course en cette ville depuis 1907, alors qu'il défit Bobby Kerr, à Hanlan’s Island.Knox a passé l’été dernier en Brosse (OÙ il défit, tous ses adversaires dans Ins (différentes épreuves pour sauts et pour le lancé des poids.M.Barrow n’est pas très populaire chez les torontoniens Toronto, .15.— Le président Barrow n’est pas très populaire en cette ville depuis qu’il a suspendu Fitzpatrick, pour une période do trois jour», k cause do quelques petites diffienltées que ce joueur eût avec l'arbitre Byron, su cours do la partie do jeudi dernier.On prétend que Fit/., ne méritait pas uno telle punition.L’arbitre Byron tenait irontinuollfMnpnt des propos injurieux envers les joueurs et.c’est ce qui a “monté” la tête à Fitzpatrick.A l'ouverture de la saison LES CLUBS PARADERONT DANS LES RUES DE MAISONNEUVE.— DEUX PARTIES AU PROGRAMME L’ouverture de la saison de la ligue de baseball, Maisonneuve, dimanche, au Parc Voau sera tout un événement.La ligeu a organisé une grande parade de tous les jeunes clubs de la localité, dans les rues de Maisonneuve.Le départ se fera du No 21 de la Deuxième Avenue, l^es deux parties au program nie sont les suivantes: General Film vs Notre-Dame des Victoires et Tricolore vs Saint-Clément.V “ Olympic ” est parti Southampton, 15 — L’OIympio a enfin pu quitter Southampton, où il était retenu depuis le 24 avril, par la grève de ses ehauffeursr Avant le départ, on a exercé l’équipage à la manœuvre des canots.Une audience du roi Londres, 15 — Le premier ministre McBride, de la Colombie Anglaise, a été présenté au roi Georges V par M.Winston Churchill ; il a ou uno conversation de trois-quarts l’heure avec Sa Majesté.La construction La présidence du Grand-Tronc UN JOURNAL DE TORONTO AN-NONCE QUE M.G.P.GRAHAM, ANCIEN MINISTRE DES CHEMINS DE FER, SERA PRIE DE L’ACCEPTER.Toronto, 15 — Le “Globe” d’aujourd’hui annonce que M.G.P.Graham, ancien ministre des chemins de fer dans le cabinet Laurier, a reçu l'offre de la présidence de la compagnie du Grand-Tronc en remplacement de Charles M.Hays.M.Alfred W’.Smithers, président du bureau d’administration, s’en vient au Canada pour conférer à ce sujet avec M.Graham.On ne sait pas ce que celui-ci répondra.Il est à Brockville et n’a entendu parler de rien.Ses amis no croient pas en oette nouvelle, mais personne n’a de renseignements ci nets Le bord de la mer La partie de samedi n’aura pas lieu La joùte de crosse d’exhibition qui avait, été annoncée pour samedi prochain entre les clubs National et Ca-nadien, à Maisonneuve, n’aura pas lieu.Les directeurs des deux clubs ont eu une conférence â ce sujet et ont finalement décidé dans ce sens.Un bon programme de courses au trot à Saint-Laurent TL COMPREND DEUX CLASSES.-SEPT CHEVAUX SONT INSCRITS DANS LE FREE FOR ALL.Le chef du service de la voirie démissionne M.A.F.Dillon, commis en chef du «ervice de la voirie, a donné »a démi>-eion.M.T.J.Flynn, qui fut pendant 34 an» secrétaire du bureau municipal d’hygiène, et qui est malade depui» le printempa dernier, a été mia à la retraite avec demi traitement.La direction du Parc Saint-Laurent i arrangé un autre bon programme de courses au trot pour jeudi.Tl comprend deux classes, l’une nommée, avec, six partants, et l’antre, un free-for-all avec sept concurrents.Voici les noms de» chevaux.(liasse nommée: Spices Boy, M.Gariény.Black Diamond, Art.Barrette.Prince, S.Sévigny.Royal Case, J, Fraser.St.Michel Girl, Aristide Pigeon.Cheval Brun, Alex.Clément, Laebi-ne.Freefor-alL— The Liar, J.Fraser Collingwood Rocker, F.St Vineent.Wild Hunter, A.Saucisse.W.J.Lewis.0.Robillard.Glen H, M.Thérien.King Gazette, M.Bergeron.Billy Brino, J.Charette.Le programme qui devait être donné dimanche dernier, a été renia A dimanche prochain, h cause de la pluie.Permis de construction accordés à î'Hotel d« Ville : Commission Scolaire de St-Grépoire le Thaimiaturgto, une maison rue Rachel 825,000.OPlinas Frères, une maison rue .St-Laurent.815,000.-4- Hôpital des varioleux Le nouvel hôpital des varioleux, construit sur les plans do MM.Marchand & Haskell, sera inauguré la semaine prochaine.—Le truc du dompteur.—Vous ne craignez pas d’être dévoré par vos lionst —Nullement.avant le travail je leur administre des cachets qui les dégoûtent de la viande.—On vous a pincé en train de briser la vitrine d’un bijeutierf —Pas par mauvaise intention, j’voulais quequ’morceaux de vitre pour les noircir et le» vendre pendant l’éclipse do soleil.Ces bons domestiques.— O’est cher, mai* enfin, c’est convenu.150 franc» par mt*s.deux jour» de sorti» par semsdno et un groom pour laver la vaisselle.-Une dernière question.Est-ee que c’est madame qui allume le fourneau ?C’est le moment.-Voilà qu’une société anonyme sa propos* d’instituer des monts-de-piété dans l’empire chérifien.—Espérons que les Marocains noua en auront quelque “reconnaissance".Five o’clock.—x villégiatures et que les plaisirs de la mer attiéeni i(ll grand nombre de siens, ceux qui désirent se rendro à une plage des plus ait,rayantes n- peuvent faire mieux que rie se procurer un exemplaire de la nouvelle brochure intitulée “Le Bord de la Mer.' Cette brochure traite d’un grand nombre de plngoa de Long Island, oi 1 on se rend par New London, t’onn., et dont, l’ari’.ès cat rendu facil ¦ par (li“i train* rapides bien aménagés du cho-min de fer Grand Tronc Pacifique.Les bains chauds) de ressac il La pêche à eau profonde sont de» atlra • .ions spéciale».La brochure est i ité,-, ssario et abondamment, illustrée do photographies diverses.On peut • n obtenir un exemplaire en en faisant ia di mande.réc.Ottawa, 15 — On a fait ici hier, la vérification des nouvelles pièces de monnaie.Cette importante, cérémonie est accomplie, en Angleterre, par les représentants de l’Hôtel de la Mon naie, mais comme il n’y a pas ici d’institution de ce genre, l’essai est fait par des métallurgistes.Le cérémo niai demande que le député chef de la monnaie, choisisse quelques pièces au hasard qu’il vérifie puis il les place dans une enveloppe cachetée.Les vérificateurs pèsent ensuite sur des bal an ces très sensibles fournies par le ministère de l'Intérieur, les diverses pièces pour constater qu’elles ont bien le poids prescrit par la loi.On connaîtra par la “Gazette du Canada” le résultat de la frappe.—»-f—- La marine allemande LE REICHSTAG VOTE SANS DISCUSSION LES SUBSIDES DE LA MARINE.Un témoignage sensationnel LE TROISIEME LIEUTENANT DU CALIFORNIAN DEPOSE A L’ENQUETE QU’IL EST CONVAINCU QUE LE BATEAU MYSTERIEUX: ETAIT LE TITANIC QUI SOMBRAIT.(Service particulier) Berlin, 15.— Le Reichstag a voté en deuxième lecture et sans discussion, le projet de loi pour l’augmentation des subsides de la marine.11 n’y eut que deux discours prononcés par des socialistes.Les socialistes polonais et hano-vriens votèrent contre le projet.Londres, 15, — Charles Grovev troisième lieutenant du “Califor-1 nian” a donné son témoignage ce-l matin, dans l’enquête du “Titanic”.-Il était sur la passerelle de 8 heures^ à minuit, le soir de la catastrophe.A 11 h.15, il vit une lumière, 11 h.25, il vit deux lumières blan-' ches de tête de mât.Le capitaine vint sur la passerelle et lui dit: “Cela n’a pas l’air^ d’un bateau à passagers.” GrovesT répondit: “C’en est un, il a éteint ses lumières â 11 h.40.” En réponse à lord Mersey, Groves! dit que le bateau avait éteint ses! lumières avant que le capitaine vint! sur la passerelle.Il le dit au capi-i taine qui répondit que le seul ba-*1 teau à passagers qui fut près était1 le “Titanic.” Après avoir quitté la passerelle* Groves alla trouver Evans, le télé-1 graphiste de T.S.F., qui dormait* Il le réveilla et lui demanda:* “Quels bateaux avons-nous rencontrés?” Evans répondit: “Le “Titanic” seulement.” A 6 h.40 du matin, le premier officier Stewart lui fit dire qu’on le demandait sur la passerelle et l’avertit que le “Titanic” était coulé et que les passagers étaient dans les canots de sauvetage.Groves alla trouver le deuxième officier qui lui confirma la i.y velle en ajoutant qu’il avait vu
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