Le devoir, 15 mai 1912, mercredi 15 mai 1912
TROISIEME ANNEE-No.114 ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3 00 UNION POSTALE.^(]'.00 Edition Hebdomadaire : .$1.00 MONTREAL.MERCREDI 15 MAI.1912 UIN MJU LE iNU/tILKO CANADA ETATS-UNIS .Union postale $1.50 $2.00 DEVOIR Rédadhon et Administration i 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPF.>TES: • ADMIN TION: Mais 7461 REDAC1*> / Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! VIEILLES BATISSES A Montréal comme à Québec existent des vestiges de ta période héroïque canadienne-française, des traces de l’ancien régime des gouverneurs venus de France.Ces souvenirs du passé subsistent, vieilles églises modestes et charmantes d'intimité, où s’agenouillèrent nos aïeux et sous la voûte humble desquelles plane encore un encens de prières séculaires, solides maisons de pierre brûle, à la charpente et aux ais de pin ou de cèdre odorant, où se rassemblent, semble-t-il, aux heures de paix et de calme, les âmes de disparus héroïques, défenseurs de la colonie d’aulrefois.Mais ces souvenirs se font de plus en plus rares.Le pic du démolisseur mord dans les murailles, des journaliers jettent bas les charpentes, les clochers minuscules descendent dans la rue, des mains pro-fânes empilent ces débris dans des tombereaux; et, quelque bon matin, une équipe d'Italiens, dirigés par un contremaître irlandais aux jurons énergiques, entreprend la construction, sur cet emplacement histori-que, de gratte-ciels audacieux et vastes.Le progrès pousse au fossé toute une période d’histoire modeste, et les marteaux à air comprimé bruis-sent où résonnèrent jadis les simples outils des charpentiers d'autrefois.Et tout le monde, ou presque, applaudit à cela.“Les vieilles bicoques s’en vont,” disent dédaigneusement les courtiers en immeubles et les grands entrepreneurs en maçonnerie.La physionomie des vieilles rues s’altère, le soleil n’y paraît plus, et le promeneur les évite; car à la ville ancienne l’on substitue la nouvelle cité américaine, tout de métal et de ciment, où les capitaines d’industrie remplacent les chevaliers, les soldats et les bons bourgeois du temps jadis.C’est le progrès et l’évolution des civilisations grandissantes.Ils sont fatals à ces reliques du passé.Où Dollard réunit ses compagnons pour le portement glorieux, une banque érigera ses comptoirs magnifiques.Où Lambert Clossc tint garnison, une grande compagnie édifiera des magasins.Et des paysans vendront des légumes où Champlain s’enfermait dans son enceinte fortifiée.Et, tandis que, dans les vieux pays,—comme le disent nos habitants au langage franc,—des gens protègent les constructions historiques, classent les monastères, les églises et les châteaux d’autrefois, et défendent contre la profanation et la vétusté les anciens monuments, ici, l’on s’empresse de les jeter bas.Ces vieux immeubles, n’étant plus utiles, ne valent plus rien, décrètent de fervents hommes d’affaires, ignorants de tout un passé de gloire.Dans quinze ans, au train où vont les choses, plus rien ne subsistera de res vieilles maisons.Il en est sans doute d’obscures, où nul dévouement ne s’abrita; celles-là, personne, si ce n’est les amateurs de pittoresque, n’a objection à ce qu’elles disparaissent.Mais les autres, pourquoi ne pas les conserver cotftme des reliques de notre histoire, ne pas les préserver contre Je démolisseur, ne pas les garder dans la cité nouvelle, comme dans un écrin neuf l’on serre parfois de vieux bijoux de famille, précieux malgré leur forme démodée, leurs pierres éteintes et leurs montures bizarres?Mais le nom de nos héros vivra dans l’histoire, dira-t-on; et à quoi bon laisser debout des ruines branlantes, ou dépenser de l’argent à les restaurer?A quoi bon?Mais parce qu’il s’agit de garder pour les générations futures autre chose qu‘un nom écrit sur des feuillets, et dont seuls les historiens se souviendront, ou les fouilleurs d’archives.Une vieille église debout, c’est une leçon d’histoire vivante,—ainsi l’humble Notre-Dame des Victoires, blollie dans le vieux quartier de Québec, sur la place exigüe où jadis les Français célébrèrent par un Te Deurn fervent une défaite de l’ennemi;—et quand les enfants passent devant cette relique, ou quand l’ouvrier, le commerçant ou l’homme de profession, de même que le touriste, s’arrête un instant devant le menu clocher, c’est l’histoire qui s’évoque à l’intelligence; le passant rapprend que tout n’est pas effort manuel ou travail intéressé, dans la vie, que le peuple eut jadis ses héros et ses gloires; et, dans le soir qui tombe, c’est un retour vers le passé, une méditation brève sur la gloire et la foi des aïeux, une détermination soudaine d’être plus digne, désormais, des ancêtres, et de vivre, comme eux, fidèle au devoir, si obscur soit-il, avec une ferme confiance dans l’avenir, si dur soit le présent avec son cortège d’heures pesantes et laborieuses.Et la vieille église, debout dans le soir,a mis au coeur du passant un peu de l’idéal dont il a besoin pour la tâche du lendemain.Georges PELLETIER.nous nous emploierons demain comme hier.C’est le meilleur moyen de protéger le ministère, quel qu’il soit, contre la poussée des appétits et de l’intérêt personnel.Orner HEROUX.LES MINISTERES A QUEBEC LA CONFERENCE DE M.LAMY Depuis la Confédération BILLET DU SOIR N’EN JETEZ PLUS.La révolution au Mexique La situation au Mexique s’améliore chaque jour, peut-être pas aussi vite que chacun le voudrait, mais sûrement.Les défaites successives infligées aux révolutionnaires par les troupes fédérales ont fait renaître dans la capitale la confiance et l’espoir.Dans le nord, la victoire de Cor-ralitos, au commencement d’avril, fut pour les insurgés une victoire à la Pyrrhus puisque, tellement affaiblis par cette lutle, non-scule-nent ils ne purent aller de l’avant, nais ils durent se replier sur Gui-menez pour se réapprovisionner d’armes et de munitions.La bataille livrée ces jours derniers devant Conejos et qui a eu pour résultat la déroute complète des insurgés, semble avoir porté un coup fatal à la cause du général Orozco.Ce dernier affirme, il est vrai, que la révolution ne fait que commencer et qu’elle finira par avoir raison de la puissance du président Madero; mais la perle d’une division commandée par les généraux Campa et Artugumedo paraît avoir considérablement affaibli les forces révolutionnaires, et il n’est guère possible qu’elles puissent se relever de ce désastre pour peu que les fédéraux poursuivent leurs avantages.D’autre part, de graves dissentiments se sont élevés entre les chefs des insurgés, et il est bien possible que les rivalités intestines achèvent parmi eux l’oeuvre de désorganisation commencée par les armes.I.e reste du pays est calme et les zapatistes ont été délogés de l’Etat de Morelos.Les opérations contre eux continuent dans le Guerrero et elles sont menées avec vigueur.Les autorités mexicaines se plaignent fort des nouvelles alarmistes répandues dans le monde énlier par les journaux à sensation des Etats-Unis.Le gouvernement a même cru devoir user de rigueur à l'égard de quelques journaux, notamment El Hcrnldo Mexicano, et donner des avertissements à ['Associated Press.11 en est résulté dans 1» presse américaine une recrudes-cenre de nouvelles à sensation qui n’ont pas tardé à faire le tour du monde, Le journal français de Mexico, le Courrier du Mexique, rite quelques-unes de ces informa- tions transmises par les agences américaines, et voici comment il les juge: “Tout serait à relever dans ce tableau outrageusement poussé au noir.Pour démontrer la mauvaise foi qui a présidé à la confection de ce télégramme, il suffit de faire remarquer que la légation américaine à Mexico, n’a reçu que quelques centaines d’armes, pour les distribuer à ses ressortissants qui en feraient la demande, et non pas dix mille carabines qu’elle serait probablement bien en peine d’utiliser.De même, les affirmations relatives à la situation à Mexico, aux préparatifs de prochain départ de M.Madero et aux menaces d’intervention, ne sont-elles pas révoltantes par leur absurditéI” De ces faits et de ce texte, il résulte qu’il est bon de se tenir en garde contre les nouvelles de source américaine, les seules qui nous parviennent ici par voie directe.Uldéric TREMBLAY.DEMAIN La lutle est finie.C’est vers l’avenir maintenant qu’il faut se tourner.Nous garderons à l’égard du gouvernement de demain — quelle que soit l’issue de la bataille et qu’il ait pour chef M.Tellier ou M.Gouin — la même attitude.Nous userons à son endroit de notre pleine liberté d’appréciation; nous tenterons de l’aider dans ce qu’il fera de bien, nous le combattrons sûrement toutes les fois qu’à notre avis, il paraîtra trahir l’intérêt public.M.Bourassa prenait, en notre nom à tous, le même engagement au soir du 21 septembre.L’événement a prouvé que ce n’était pas une vaine parole.Nous sommes fermement couvain eus — et c’est l’unique motif qui a dicté noire conduite au cours de lu campagne — nous sommes fermement convaincus que le cabinet Gouin mérite condamnation et que M.Tellier offre à la province des garanties supérieures; mais nous savons aussi que M.Tellier ne donnera sa pleine mesure que s’il est aidé et soutenu par une opinion publique éveillée et agissante.C'est la condition de toute action gouvernementale sous noire régime.Fi c’est à créer cette opinion que Décidément, il devient de plus en plus difficile d’être honnête, ou du moins, d’éviter la prison.Combien de malheureux, criminels sans le savoir, s’étaient entendu déclarer par un juste juge que l'ignorance de la loi n’excuse pas les fautes que l’on commet contre elle?Mais de cette façon, l’homme d’une instruction moyenne et doué de quelque intelligence pouvait en arriver, après un nombre respectable de condamnations, ci savoir ce qu’il faut ne pas faire pour conserver cette liberté dont la plupart du temps on ne sait que faire, mais qu’un flâneur a appelée le plus grand bien de la vie.Mais voici que la police s’avise d’enrichir le code pénal de nouveaux délils.C'csl à ne plus savoir quoi ne pas faire! Aidant vaut s’aller livrer tout de suite: Ca sera fini, el nous serons bien tranquilles.Au fait, vous ignorez peut-être l’aventure de Charlie Green; el peut-être ne connaissez-vous même pas Charlie Green?.Charlie Green, qui avait la faiblesse d’esprit de croire encore à l’adage que chacun prend son plaisir où il le trouve, sc promenait, l’autre jour, dans les rues de Londres, en jet-tant des poignées d’argent.aux petits oiseaux.Vous vous imaginez sans doute que, si tel était votre désir, vous auriez le droit de.vous balader rue St-Jacques en jetant dans les jambes des électeurs des trente-sous et des écus; et vous croyez que la police ne serait pas justifiable d’intervenir, à moins que vous ne blessiez avec ces projectiles quelque pauvre mendiant aveugle de naissance.Erreur.La police londonnaise opéra, sans tarder l’arrestation de Charlie Green, qui fut amené devant sir William Dunn.Nous ignorons malheureusement sous quel chef d’accusation comparut ce facétieux mauvais riche; quoi qu’il en soit, on formula contre lui une accusation, puisqu’il confia à un avocat le soin de le défendre et que cet heureux disciple de Thémis — comme on dit pour ne pas répéter avocat — allégua que son client avait plus d'argent qu'il ne pouvait en dépenser.Le juge, apres l’avoir semonce vertement, comme il convenait, lui indiqua différents moyens d’utiliser d’une manière, profitable à la communauté l’excédent de sa fortune.Si quelqu’un d’entre vous se proposait d’imiter Charlie Green, plutôt que de jeter son argent dans la rue, qu’il le verse au fonds que l’on devrait créer pour solder les frais d’élection des candidats qui seront défaits ce soir.Léon LORRAIN.LESTRADE SERA RESERVEE AUX ETUDIANTS DE McGILL ET DE LAVAL Sur le Pont d’Avignon.Guillaume II vient de dire à la Diète alsacienne qu’il lui serait facile, à lui, le kaiser, d’abolir la loi qui donne une constitution à l’Alsace, comme province séparée de l’Allemagne, et d’en faire simplement une province prussienne.Des journaux allemands blâment leur souverain de ces paroles intempestives.Après ses déclarations favorables au duel, Guillaume eût pu garder le silence.Car il sait bien qu’il ne peut jamais faire un discours en public sans commettre un impair.11 s’imagine à tort que c’est lui qui fait et défait les lois, à son gré.Le Heichstag a son mot à dire à ce sujet; et il n’esl pas probable que, en dépit de Certains sentiments gallophiles des Alsaciens, il fasse disparaître la cons-titution de cette province.Encore une fois, Guillaume aura parlé, corn me disent les Anglais, “à travers son chapeau.” t • • Des journaux lancent le nom de M.Graham, le député de Renfrew, et l’ancien ministre des chemins de fer, comme le successeur de M, Hays à l’administration du Grand-Tronc.M.Graham pourrait peut-être remplir ce poste avec avantage.Mais les Communes et l’opposition ont besoin de lui, M.Laurier compte le garder comme son principal lieutenant, et il restera dans la vie publique.Il y a encore plus d’aptitudes que pour la direction des voies ferrées.L’affaire du Grand-Tronc-Pacifique l’a prouvé.Le casino de Monte-Carlo où lant de joueurs vont se ruiner, chaque année, dans un décor splendide, a fait en 1911 un bénéfice de iFfiOO,-000 de plus qu'en 1910.Et les actionnaires de cette maison de jeux touchent un dividende de 64 p.c.pour cet exercice financier.Ceci ne convaincra pas de leur folie ceux qui pensent, grâce à des martingales de leur invention, faire sauter la banque, quand ils s'as-soient au tapis vert pour y perdre quelques milliers de francs.Ils enrichissent les araignées qui ont tissé des toiles de soie autour Le cabinet Gouin qui subit actuellement l’épreuve du suffrage, est le quinzième de la série commencée par le régime provincial à l’époque de la confédération.Le premier eut pour chef l’hon.P.J.O.Chauveau, l’une des plus belles figurés du monde politique et littéraire.Ses collègues étaient MM.Gédéon Ouimet, procureur-général; C.Dunkin, trésorier; J.O.Beaubien, Terres de la Couronne; C.B.de Boucherville, président du Conseil; G.Irvine, solliciteur-général; Ls Archambeault, Agriculture cl j Travaux Publics; et à partir de 1869, J.G.Robertson comme Trésorier, i Seul de Ions ces hommes qui inaugurèrent le gouvernement de la pro- ' vince de Québec, Thon.M.de- Boucherville est encore vivant.M.Chauveau n’avait pas le tempérament politique.N’einpèche qu’il fit un premier ministre irréprochable et d’une dignité qu’aucun de ces successeurs n’a surpassée.Décédé depuis plusieurs années.Ton aurait pu croire que le premier à la tâche et à l’honneur il serait aussi le premier à qui le gouvernement de la province érigerait un monument.On sait qu’un autre passe avanl.Quand M.Chauveau démissionna pour devenir shérif de Montréal, Thon.M.Gédéon Ouimet lui succéda comme chef du gouvernement.Il remplaça M.J.O.Beaubien par M.P.Fortin aux Terres de la Couronne, M.de Boucherville par M.J.1.Boss, comme président du Conseil et donna le portefeuille de solliciteur-général à M.Chapleau.Deux ans après, M.Ouimet faisait place à M.de Boucherville, qui prit le portefeuille de secrétaire provincial, conserva la trésorerie à >1.J- G.Robertson, appela M.Lemaire à la présidence du Conseil, donna les Terres a M.A.G.Mailhot, fit M.L.B.Church procureur-général, M.Pierre Garneau, ministre de l’Agriculture et des Travaux Publics et M.A.R.Angers, solliciteur-général.MM.de Boucherville et Angers sont les seuls survivants de cette administration.Au mois de janvier 1878, MM.Mailhot, Lemaire el Robertson démissionnèrent; M.de Boucherville les remplaça par MM.1.J.Ross, J.A.Chapleau et G.B.Baker.En 1878, le parti libéral prenait le pouvoir avec M.Joly comme premier ministre.Il s’adjoignit MM.I).A.Ross, comme Procureur-Général; Pierre Bachand, comme Trésorier; F.G.Marchand, comme Secrétaire; Henry Starnes, comme Président du Conseil; François Langelier aux Terres de la Couronne; Alexandre Chauveau, comme Solliciteur-Général, et plus tard, Honoré Mercier pour remplacer M.Bachand.La génération moyenne se rappelle encore le règne de M.Joly, Se maintenant au pouvoir par une ou deux voix, le gouvernement Joly ne pouvait résister longtemps à Tassant que lui faisait M.Chapleau.Un an après, M.Chapleau l’emportait.Du cabinet Joly, les seuls survivants sont le lieutenant-gouverneur Langelier et M.Alexandre Chauveau.M.Chapleau forma son administration comme suit: J.A.Chapleau, Agriculture et Travaux Publies; J.J.Ross, Président du Conseil; J.G.Robertson, Trésorier; L.O.Loranger, Procureur-Général; W.W.Lynch, Solliciteur-Général; E.J.Flynn, Terres de la Couronne; E.T.Paquet, Secrétaire Provincial.Plus tard, M.C.J.Wurtele devint trésorier à la place de M.J.G.Robertson et M.P.B.de la Bruère succéda à M.J.J.Ross comme Président du Conseil.M.Ross, passant à T Agriculture jusqu’en mars 1882, alors que M.Elisée Dionne lui succéda comme chef de ce département, j A la fin de juillet 1882, sir John désirant avoir M.Chapleau à Ottawa, M.J.O.Mousseau lui succéda à Québec.Deux ans après, M.Mousseau était nommé juge et M.J.J.Ross devenait chef du cabinet.C’est lui qui fit les élections de 1886 d’où Mercier sortit avec une majorité composée exclusivement de nationaux.Croyant que son effacement permettrait aux nationaux de rester avec les conservateurs, M.Ross démissionna et M.Taillon forma un nouveau gouvernement.Il dura deux jours.M.Mercier fut appelé et composa le cabinet suivant: Honoré Mercier, Procureur-Général; Pierre Garneau, Terres de la Couronne; D.A.Ross, sans portefeuille; A.Turcotte, sans portefeuille; J.Shehyn, Tré-sohier; C.A.E.Gagnon, Secrétaire et Régislraire; J.McShane, Agriculture el Travaux Publies; G.Duhamel, Solliciteur-Général.Deux remanie-ments amenèrent MM.Rhodes, Boyer, Robidoux et Langelier dans le cabinet.Les ministres survivants de cette période sont: MM.Shehyn, Robidoux, Boyer et Langelier.La crise de 1891 ramena M.de Boucherville à la direction des affaires.Il prit pour collègues: MM.L.O.Taillon, Ls Beaubien, E.J.Flynn, T.C.Casgrain, G.A.Nantel, J.S.Hall, L.P.Pelletier, John McIntosh.Deux ans après, il passait les rênes à M.Taillon qui conserva les mêmes collègues.Un peu plus tard, M.Hall donnait sa démission et a différentes dates, MM.Chapais, Hackett et A.W.Morris entraient dans le cabinet, MM.Chapais et Morris sans portefeuilles.Quand la réorganisation du cabinet fédéral avec l’avènement de sir Charles Tapper, appela M.Taillon à Ottawa, Thon M.Elynn recueillit la succession à Québec.Le ministère resta à peu près le même; M.Atwater seul était un homme nouveau.A l’exception de MM.Hall, Macintosh et Nantel, décédés, tous les autres membres de ces trois administrations sont encore plus ou moins mêlés à la politique.Ramenés au pouvoir par le scrutin de 1897, les libéraux formèrent un gouvernement dont le chef fut Thon.M.Marchand qui sc donna pour collègues: MM.J.E.Robidoux, II.Archambault, F.G.M.Déehène, S.N.Parent, A.Turgeon, T.Duffy, Joseph Shehyn, G.W.Stephen et J.E.Guerin.A la mort de M.Marchand, M.Parent devint le chef du parti libéral à Québec, et conserva les mêmes ministres, moins M.Robidoux qui préféra se retirer.M.Gouin remplaça M.Robidoux.A la mort de M.Déehène, M.Amédéc Robitaille devint secrétaire provincial c» au décès de M.Duffy, M.McCorkill devint Trésorier, La crise de 190.') amena bien d’autres changements.MM.N.Garneau et D.Monet remplacèrent temporairement MM.Turgeon et Gouin.Puis M.Gouin l’ayant emporté sur M.Parent, réorganisa le cabinet en prcnanl MM.Auguste Tessier, Rodolphe Roy el Jules Allard.Actuellement le cabinet se compose de sir L.Gouin, Premier et Procureur-Général; L.A.Tnsehercau, ministre des Travaux Publics; Jules Allard, ministre des Terres.J.Déearie, Secrétaire Provincial; G.Devlin, Colonisation; J.E.Caron, Agriculture; P.G.Mackenzie, Trésorier; J.C.Kaine et N.Pérodeau, sans portefeuilles.Que sera-l-il dans quelques jours?C’est le secret du scrutin d’aujourd’hui.Jean DUMONT.A peine mis en vente, les billets pour la conférence de samedi soir s'en-lèvent avec une grande rapidité.Plusieurs même avaient pris soin de les retenir avant la mise en vente officielle.Nous avons décidé de réserver Testrade aux étudiants de McGill et de Laval.Nos amis ries deux grandes universités montréalaises n'auront qu'à se presenter, munis de leurs cartes ou de leurs insignes, pour y être admis sans billet.Nous avons cru qu'il leur serait particulièrement agréable d applaudir I éminent orateur qui veut bien nous faire l’honneur de parler sous les auspices du "Devoir ".Ainsi que nous I annoncions hier.M.Lamy racontera l'évolution religieuse de Brunetière, qu'il connut personnellement et dont la pensée l'intéressa toujours.Les billets sont en vente à la pharmacie Migneron, 540, rue Saint-Denis, et au bureau du "Devoir ", 71a, rue St-Jacques: 75 sous pour les sièges d oi chestre, et les premières rangées du balcon, 50 sous pour le parterre, 25 sous pour le reste de la salle.(Loges: $5.00).LES FEMMES AUX PREMIERS TEMPS DES COLONIES AMERICAINES Une conférence d’un professeur de Queens d’eux.L’étonnant, c’est que le gou vernement de Monaco tolère l’existence de celle institution sur son territoire, diront les naïfs, qui lisent de temps à autre le récit du suicide d’un joueur malchanceux.Ils s’étonneront moins, s’ils savent que le prince de Monaco touche la forte somme, à cause de sa tolérance.En fait, c’est l’un des principaux actionnaires de Monte-Carlo.T.e représentant de la province de Québec à Londres écrit au gouvernement québécois pour se plaindre de l’ignorance où le Ministère fédéral de Tlnlérieur et l’agence canadienne de Londres tiennent le pu blic anglais, en tout ce qui a trait à la province de Québec.Il n’y a de réclame que pour l’Ouest.Ceci serait un demi-mal, si Ton n’employait celle méthode a notre égard que dans la Grande-Bretagne.Mais c’est un fait reconnu que nulle part en Europe notre ministère de l’Intérieur ne fait de réclame â Québec.Serait-ce qu’on ne veut pas en accroître In population par une saine immigration, triée sur le volet, et venue de* pays de langue française, en Europe?Québec paie pourtant près d'un tiers des imnftts eanadiens; pourquoi veul-on tant la tenir dans l'ombre?Embarrasse-t-clle les "faiseurs d'Empire?" Le Veilleur.L’extension des frontières (Service particulier) Ottawa, 15.— A partir d’aujourd’hui, les frontières de Québec, d’Ontario et du Manitoba, seront élargies, conformément aVec la législation passée à lu dernière session.Comme résultat Manitoba aura droit à deux nouveaux sénateurs.Quant à Québec, le status du passé y sera maintenu.Réunion de la Société Royale (Service ’particulier) Ottawa, 15.— Les membres de la socilé royale du Canada se sont réunis à Ottawa, hier soir, pour leur session annuelle.M W.Lu-fleur agissait comme président.11 y a eu conférence par le Dr King, astronome en chef du Canada, A lire en seconde page: — La Lettre de France de M.Joseph Denais.M.James Douglas publie dans le bulletin des cours d’histoire et de science politique et économique de TUniversité Queens, de Kingston, un travail sur la situation des femmes dans la Nouvelle-Angleterre cl dans la Nouvelle-France.C’est une étude comparative, où il recherche l’influence qu’ont eue les femmes, aux premiers temps des colonies anglaises et françaises d’Amérique.Il conclut son travail par ces lignes: "L'on peut difficilement contredire que le groupe des femmes charitables, au Canada, soi! qu’elles eussent prononcé des voeux,on fussent des volontaires, — ainsi Mu daine de la Pellrie.Mademoiselle Mance, et Marguerite Bourgéois, — fut le levain de la charité et de la pureté qui pénétra ta vie sociale de toute la colonie.Quoique les femmes de la Nouvelle-Angleterre fassent indubitablement aussi dévouées et aussi charitables, les usages sociaux et les passions religieuses de l'époque les empêchèrent d’exercer leur influence avec autant de résultats et aussi manifestement que le firent tes femmes de lu Nouvelle-France".M.Douglas estime que l’élément féminin, dans les deux colonies, ne fut jamais dans la même situation.Aux femmes de la Nouvelle-Angleterre, les lois, les coutumes el les moeurs assignaient un rôle effacé qui contraste étrangement avec la large part que les femmes de la Nouvelle-France prirent à la vie de la colonie.De 1621 à 1629, au dire des collectionneurs d’archives, i! n’y eût dans la colonie française que deux mariages et six baptêmes.Le premier mariage célébré avec les cérémonies ordinaires, d'après Tabbé Ferland, fut celui du fils aîné de Louis Hébert avec Etienne Jon-quisl, en 1617, et il fut stérile.Le premier mariage dûment enregistré, dit M.Douglas, fut celui de Guille-inctte, la seconde fille de Louis Hébert, à Guillaume Couillard, Tun des premiers colons de la Nouvelle-France; et il eut lieu deux mois el demie après le premier mariage célébré dans la Nouvelle-Angleterre, relui d’Edwin Winslow à Susan While, qui fit beaucoup de bruit, même en Angleterre, parce qu’il cul lieu devant un magistrat seulement.Quand Champlain abandonna Québec à David Kirke, cinq femmes restèrent dans celle colonie; et de 1021 à 1661, il n’y eût que 764 enfants baptisés dans la région de Québec.Un seul était illégitime.Ceci témoigne do la bonne conduite de la population d’alors, dit M.Douglas.M.Douglas note que, tandis que les habitants de la Nouvelle-Angleterre y arrivaient avec leurs femmes et leurs enfants, la plupart des Français venaient ici seuls.El il fallut que les autorités s'occupassent de faire, venir des jeunes filles en âge de se marier, afin d’établir ici des familles.Mademoiselle Mance en amena quelques-unes, à Montréal.En 1664, la Reine de France en expédia d’antres, au pays, sous la conduite d’une religieuse.En 1070, Ton demanda à l’archevêque de Rouen d’user de son influence pour induire des jeunes filles à aller volontairement au Canada.Colbert, la même année, demande à un marchand de Rouen d'induire deux jeunes filles de chaque paroisse à émigrer au Canada afin d'y trouver des maris.Et Frontenac, assure à Colbert que si Ton envoyait chaque année cent cinquante jeunes filles nu Canada, elles y trouveraient tout de suite des épouseurs.M.Douglas remarque qué.lcs jeunes filles expédiées au Canada étaient choisies avec soin et «pie les mariages des Canadiens-français avec les Indiennes étnicnl excessivement rares, Il n’y en a que quatre de portés aux registres de l'époque, dit-il.Et ceci fait justice de la prétention d’historiens mal Informés qui disent que les Canadiens-français ont du sang indien.Dans la Nouvelle-Angleterre, h May/lower amena en 1620, 75 homines et 29 femmes.En 1623, Je un vire Little James and Ann ameiui 35 hommes et 9 femmes.Et la lis te de tous les autres navires arrivés ensuite comprend un nombre assez grand de femmes et de jeunes filles.Tout d’abord, il n'y oui que des traiteurs, au Canada, et ils ne s'occupèrent que peu de (lève topper la colonie, tandis que, dan! la Nouvelle-Anglelerre, les famille; entières s’y établirent, dès les pie mières années.Mais s’il n’y eut pas beaucoup di femmes, dans les premiers temps d( la colonie, dans la Nouvelle-France elles y exercèrent par contre uni influence bien plus visible que col les de leurs soeurs de la Nouvelle Angleterre, chez elles.Dans la Non velle-Angleterre, l’esprit purilaii dominait.Et les Turitnins regar liaient les femmes, ainsi qu; Milton l’écrit, "comme des créa turcs d’une classe inférieure et su bordoitnée.L'homme était la ruisoi d'être de la création, et la femiih n'existait que pour te servir.Le Puritains avaient mis de côté tou ce qu’il y avait de chevaleresque comme imbu de catholicisme, c avaient adopté, quant aux femmes la théorie hébruique de l'esclavage et de la retraite totale des femmes.' Les Puritaines étaient de bonne mères et d'excellentes femmes; ni ai elles ne prenaient aucune part à b vie politique du pays.Au contrai rr, la doctrine catholique n’assi gnait pas un rôle aussi effacé qui cela aux femmes de la Nouvelle France, elles pouvaient enseigner soigner les malades, évangéliser le infidèles, et "c’est en remplissan ces fonctions bienfaisantes que dans 1rs premiers temps de la Non vello-Francc, les femmes jnucren un rôle important et remarquable' dil M.Douglas.Parmi les femmes qui contribué rent davantage à élever le niveai de la vie intellectuelle el politique nu pays, M.Douglas cite Madam (l’Aiguillon, et Madame de la Tel trie, donl il apprécie la vie méritoi re, puis les Ursulines, qui s’occupé rent de l’instruction des femmes ra [indiennes, et (pii conlinucnl au jourd’hui cette oeuvre d’éducatri ces.Lu Mère Marie de l’incarna lion vint fonder les Ursulines d Québec.Puis il y cul Jeanne Man ce, qui fonda THôtel-Dieu de Monl réal, et fui celle qui eul le plu d’influence, à Ville-Marie, aux pre mières années de cette colonie Puis vient Marguerite Bourgeois fondatrice des Soeurs de la Con grégation et qui se dévoua à Ten seignement, dans la région de Ville Marie.Tandis que ces femmes travail laient dans l’intérêt bien entendi de la Nouvelle-France, il n’y ri avail, dans la Nouvelle-Angleterre aucune qui s’occupât activement di l'instruction publique, de Tévangé lisation et des oeuvres de charité Les femmes qui s’y firent remar quer davantage, en public, furen des Quakers, ou des déséquilibrées ainsi les fameuses sorcières de Sa lem.Et,les autorités religieuses r.JOSEPH, Chirurgien-dentiste, 308 Sherbrooko-Est.Connut-tâtions de 4 6 heures p.m.Tél.Es* 1162.Obligations de chemin do fer et autres, débentures et valeur».15,661,350.76 Bilieta et chèques d’autres banques.,.*•• 5,407,003.78 - 120,667,610.41 Edifices de la banque et succursales.4,000,000.00 Prêts courants et escomptes au Canada et ailleurs, (l’intérêt de réduction réservé) et autres actif.115,157,029.55 Dettes par hypothèque ou autrement.147,058.83 Dettes dues (avec provision pour les pertes) .251,257.08 ——-.115.555,845.46 $240,222,955.87 Mort subite du roi de Danemark FREDERIC VIII A SUCCOMBE HIER A LA PNEUMONIE DANS UN HOTEL DE HAMBOURG A SON RETOUR DU MIDI DE LA FRANCE.Hambourg, 15.— Le roi Frédéric VIII de Danemark est mort subitement à l’hôtel “Hamburger Hof” la nuit dernière.Christian Frederic avait été proclamé roi du Danemark le 30 janvier 1900 à la mort de Christian IX, son père.Il était le frère de la reine-mère d’Angleterre Alexandra, de l’impératrice douairière de Russie, du roi Georges de Grèce, et père du roi de Norvège Haakon VIL Le défunt monarque était né à Copenhague le 3 juin .1843, Il a succombé à la pneumonie qu’il avait contractée il y a quelque mois.Il avait dû alors abandonner le travail.Il se remit cependant assez vite, mais deux semaines plus tard il eut une rechute.Le II avril, il était parti avec la reine pour le midi de la France et il retournait à Copenhague lorsque la mort vint le surprendre.-4- Mort du curé de Sainte-Agnès L’abbé William Joseph Casey, curé do la paroisse Ste- Agnès, est mort avant-hier soàr à l ôge de 48 nnt-M.Casey était malade depuis iléià un certain temps ; mais ses paroissiens ne s’attendaient pas à une lin aussi soudaine.Jj'mhhé Casey fil ses études classiques au séminaire de Sic-Thérèse et étudia la théologie au Grand Sommaire rie Montréal.H fut ordonné prêtre le 25 juillet 1889.Après son ordination, l’abbé Casey fut nommé vicaire de la Paroisse St-.lean-Baptiste et s’occupa tout particulièrement des catholiques de langue nndaiso.Lorsque fut fotv dée la paroisse irlandaise de Stc-Agnès il fut nommé curé.C’est l’abbé Patrick McDonald, premier vicaire de la paroisse, qui administra les derniers sacrements au curé Casey.Cet après-midi.« quatre heures, en fera la translation des restes de M.Casey, du.presbytère dans l’église Stc-Agnès.Demain matin, à dix heures aura lieu le service funèbre.Dnns l'après-midi, le corps sera transporté à Sherrington par le convoi du Grand Tronc.C'est dans le cimetière de celte dernière paroisse que l'abbé Ca-sev sera enterré.—- Le prince vivra en Galles Londres.15.— On croit (pie le pi*n-cc de Galles aura un clnltrau à lui dans sa propre principauté.I.a mort récente de la douairière, Lady Pcn-rhyx, permettra d'acheter le château Penrhyx, pour la jeune altesse, en que l’on se proposait depuis longtemps.Ce château n été construit en 14 ans et a coûté 82,500,000.-4- Le chapeau au théâtre Berlin, 14 — Le commissaire en rhef de la police de Berlin, Jagow, a été mis en échec rette semaine, par les femmes, au sujet du chapeau au théâtre.Il y a quelques mois, sur la plainte dns spectateurs, M.Jagow publia une ordonnance de police disant que les dames devaient désormais enlever leur chapeau, afin de permettre à ces messieurs de jouir tin peu de la vue de la scène.11 mettait les directeurs de théâtre en demeure de faire respecter cet ordre.Ceux-ci prièrent leur eiientes “d’np-tempérer”, mais elles ne voulurent rien entendre, pas même les pièces, car elles cessèrent de venir an spectacle, ee qui laissait aux hommes le champ libre.Trop libre, ma foi ; les recettes baissaient de plus en plus et les directeurs, pris par leur côté sensible, demandèrent aux tribunaux de régler le différend.Ceux-ci viennent de décider que le décret de police est illégal et ces dames jubilent.La Sibérie à perpétuité TEL EST LE SORT D’UNE JEUNE ANGLAISE CONDAMNEE EN RUSSIE.Harsow, 15.— On assure maintenant que les quatre années de prison infligées à Mlle Moleska, la jeune Anglaise trouvée coupable de faire partie d’une société polonaise prohibée, ont été changées en l’exil-à vie, en Sibérie.Les journaux anglais vont faire de l'agitation autour de cette affaire, pense-t-on, et forcer le bureau des affaires étrangères de Londres, à s’en occuper.Cette femme fut arrêtée le 14 juillet 1911, étant accusée de complicité dans 1rs complots de révolutionnaires polonais.Le secrétaire des affaires étrangères fit des représentations au gouvernement du Tsar à rette époque, malis la Russie, tout en admettant que la jeune fille était née d’une mère anglaise et d’un père polonais naturalisé citoyen anglais, prétendit que ce dernier n’avait jamais reçu la permission d’échanger sa nationalisation, et que par conséquent, d’après la loi anglaise, il restait sujet russe et sa fille aussi.-4- La Commission des Chemins de Fer ELLE DECIDE D’OBLIGER LES COMPAGNIES A ENTRETENIR A SES FRAIS DES GARDES-FORESTIERS QUI SURVEILLERONT LES FORETS.Ottawa, 14.— La commission d4s chemins de fer s’est réunie hier pour la première fois depuis la mort du juge Mabee.File a, discuté le» règles préparées par la commission de conservation pour la protection des forêts.Ces règles qui sont quelque peu longues, disent que toutes les locomotives devront à l'avenir, être pourvues d’un tamis pour empêcher l’écha-p lemeiit des braises enflammées.Chaque compagnie nommera des :ns prêteurs qui.du premier avril :i i premier novembre examineront au terminus des lignes, les machines en usage.Le chef inspecteur du département du feu aura, l'autorisation d’inspecter en tout temps les locomotives et de te fuser le permis de circuler à ee! -s qi i seraient défectueuses.Il sera défendu au compagnes de déposer des cendres chaudes ou du charbon allumé on dehors de leuis cours, à moins que de les éteindre immédiatement.Tl faillira aussi des coupe-feux des deux côtés de la voie ferrée.Un des points les plus importants, c'est que les compagnies devront entretenir des agents forestiers qui surveilleront les bois du premier avril au premier novembre.Leur nombre sera fixé par le chef inspecteur dans chaque région.On veut aussi exiger deo compagnies, en Colombie Anglaise, de ne se servir après le 1er avril 1914, que de locomotives brûlant de l’huile au lieu de charbon.Le» compagnies protestent sur ee point car, disent-elles, cela causerait un tort considérable à l’industrie minière dans l'Ouest.-1- Le pont de Brooklyn n’est plus solide (Service particulier) New-York.14 On craint en ce moment, pour la solidité du vieux pont de Brooklyn qui sert â un trafir considérable entre Manhattan et Brooklyn.I.a ville vient d'en défendre l'accès aux voitures pesantes et elle enjoint aussi au chemin de fer élevé de cesser son service aux heures de foulesi jusqu'à ce que des réparations importante» y aient été effectuée*.17,138,758.10 4,543,590.36 - 104,243,624.40 600,000.00 $111.863,185.20 241.155.71 211.709.07 - 112,316.049.98 $217,159,674.38 Le premier ministre à Toronto LES CITOYENS LUI SOUHAITENT LA BIENVENUE SANS DISTINCTION DE PARTI POLITIQUE.Toronto, 15.— Le.très honorable AL R.L.Borden a visité Toronto pour la première fois depuis qu’il est pre mier ministre.Il est arrivé hier en compagnie de Aime Borden.Pendant les quatre heures de leur séjour ici, les distingués visiteurs ont été les hôtes de sir Edmund Osler.Les citoyens des deux partis politiques ont tenu à honneur d’aller rendre leurs hommages au premier ministre et à Mme Borden.L’honorable Al.W.T.AV-ite a parta gé avec son chef les honneurs rendus par les citoyens.Un lunch a été offert par le conseil municipal aux ministres à l’hôtel King Edward.Une adresse a été lue à AL Borden de la part du conseil et le premier ministre a présidé à la pose de la pierre angulaire du nouvel édifice central de la Y.M.C.A.A chacune de ces manifestations, AL Borden a adressé la parole; au lunch de la ville, le premier ministre a fait allusion aux édifices que le gouvernement se propose de construire à Toronto; il a laissé entendre que ces édifices seront de ceux dont la ville et le pays ont raison d'être fiers.Après la pose de la pierre angulaire de l’édifice de la Y.AI.C.A., Al.Borden a dit que l’oeuvre de l’association était de la plus haute importance pour le développement du Canada, parce qu’elle a pour but de former les jeunes gens qui dirigeront plus tard les'affaires du pays.L’avenir du pays dépend dans une grande mesure de la foi et de l ’idéal du peuple.Les immenses ressources du Canada sérient de peu d’u-tTité sans la force de caractère de la population.AI.Borden s’est déclaré heureux de s’associer à une oeuvre d’une si grande importance.Un banquet a été donné à la Y.M.C.A., après la cérémonie de la pose de la pierre angulaire.-4- La taxe des baignoires LE CONSEIL MUNICIPAL DECIDE DE L’ABOLIR A PARTIR DU 1er MAI 1913.— NOMINATION DES MAIRES-SUPPLEANTS Ex' DES COMMISSAIRES D’ECOLES.Le conseil municipal a aboli la taxe sur les baignoires des maisons.Cette mesure sera en vigueur l’an prochain.L’échevin L.-A.Lapointe a expliqué que le but de l’amendement au règlement est de permettre à toutes les r.eaisons d’avoir des baignoires.La taxe actuelle est d’un dollar par bain dans les maisons dont le loyer annuel est do plus de $150.Ijc réglement amendé sera en vigueur le 1er mai 1913.Les éehevins Monahan et Bastien ont été élus maires-suppléants pour les deux trimestre» de mai à novembre.L’échevin Tétreau a fait remarquer qu’on aurait dû ehoisir de» éehevins plu» ancien» que ceux-là, l’éehevin Clément, par exemple.L’échevin Lapointe a répondu que précisément l’écho-vin Bastion avait droit à la position par rang d'ancienneté.L’échevin Giroux a été réélu commissaire de» écoles catholiques.L'é-ehevin Fraaer a été élu commissaire des écoles protestantes en remplacement de M.R.Turner, ancien éche-vin.-f- Un autre leviathan Berlin, 14.— Le lancement du nouveau géant des mers, V " Imperntnr ”, de la ligne Hambourg-Américaine, a été fixé au 24 mai.Le navire fera probablement »on premier voyage a tra-vrr» l’Atlantique, l’hiver • roehiin.L* ’’Imperator" est le plus gro» navire allemand et il n'a pour supérieur que le “ Aquitanania” de la ligne Ou-nard.Tl jaugera 50.000 tonne», il aura 900 pied» de long.Tl sera mû par de» engin» à l’huTle.S,000 passager» pourront y trouver tout le confort poesible.PROPRIETE A VENDRE Coin Lagauehetière, No 122, 124, 126, «t Hôtel-de-Arille, Nos 84, 86, 88, 92, 94.Bâtisse pierre et brique, terrain 42 x 86.Prix, $18,500.00, comptant, $5,500, balance facile.Revenus : $1,634.00.287 St-Denis.Tél.Est 2547.TERRAINS Plusieurs magnifiques terrains à vendre, à Queens Mary Park, près du Couvent du Sacré-Cœur, Sault-au-Ré-oollet.Pour être vendus sous court délai, de 15c à 45c.le pied.Sur le chemin public ,en face du Boulevard réservé par la ville de Montréal.Jouissant du magnifique coup-d’oeü de la Baie Rivière-des-Prairies.J.B.Allaire, 532 Dorchester Est.Bell Est 304.^TERRAINS A vendre, de 1 à 10 beaux terrains, situés sur la rue Alice, près des usines de la Alontreal Street Railway, près d’une manufacture de portes et châssis.L’eau est posée.Une bonne occasion de se procurer des terrains à bon marché.Conditions faciles.S’adresser à J.B.Allaire, 532 Dorchester Est, Tél.Bell Est 304;_____________________ TERRAIN A VENDRE Un terrain situé sur la première avenue à Rosemont.Titres clairs.Un bargain: on échangera contre petite propriété.S'adresser à 1209 Cadieux.CARTES D’AFFAIRES ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien, 250 rua Saint-Paul.Tél.Bell Main, 929.Résidence: Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Systématiste-consultant.Administrateur ,1* ¦accessions.Téléphone Bell, Main 3869 Suite 46, 46, 47.— 65 St-François-Xa-vier, Montréal- RENE CHARBONNEAU Diplôme de l’A.A.P.Q.Architecte eh Evaluateur.Tél.Main, 2f".Béa» Westmount 2S60, 52 St-Jacques, Montréal.GOAL CO.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS DK CHARBON DOMINION peur VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements, s’adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 rue St-Jacques.Montréal.TéléDhone Main 401 DIVERS ACCORDEUR DE PIANOS J.A.ROBILLARD, 260 rue Panet, Montréal, Québec, accorde les pianos, en règle le ton, et répare le mécanisme.Bell Main 7460.March.1709R.ARGENT A PRETER $10,000 à placer sur premières hypothèques sur propriétés en ville.S’adresser avec toutes informations, à Casier 28, “Le Devoir”.ON DEMANDE A ACHETER des propriétés de rapport de $2,000 à $25,000 dans n’importe quelle partie de la ville.S’adresser à A.LAFRE-NIERE, 575 Marie-Aune Est.Saint-Louis, 5513.PENSION D’ETE à Saint-Faustin; sur le bord du Lac Carré, à deux minutes de la gare.Bonne place de pêche.Prix modérés.S’adresser a Isidore Légaré, Saint-Faustin Station, Qué.REPARATIONS Réparation» de meuble» de tout genre, rembourés avec soin, matelas refaits, remis à neuf, $1.00 5 plume» désinfectée».Charles Turcot, 435 Visitation.Tél.Bell.Est 2076.ED.ARCHAMBAULT marchand de /M CT ttl/WO ^ies COOUEREltEStntsPUNAISES H.BEAUREGARD, Entrepreneur général en conetraction Tel.Bell Main 735.70 St-Jacquei.MONTREAL Ville de Maisonneuve SOUMISSION AVIS PUBLIC est par les présentes donné que des soumissions cachetées, portant l’endos “Soumission”, adressées au Secrétaire-Trésorier de la Ville de Maisonneuve, à l’Hôtel-de-Ville de Maisonneuve, seront reçues jusqu’à samedi le 18 courant (1912), à 12 heures a.m., pour la fourniture, la livraison et le posage d’un pavage permanent sur les rues Notre-Dame, Ste-Catherine et Ontario, dans toute leur longueur dans les limites de la Ville, et sur la rue Lasallc, à partir du fleuve Saint-Laurent jusqu'à la rue Boyce.Ce pavage devra être de la meilleure qualité et construit de façon à résister au plus gros trafic et aux diverses conditions climatériques et tous les constructeurs de pavages permanents sont invités à soumissionner et à fournir devis îles pavages offerts.Le soumissionnaire dont la soumission aura été acceptée, devra, avant de signer le contrat, déposer un chèque accepté à l’ordre de la ville de Maisonneuve, en garantie de l’exécution complète et satisfaisante des travaux, équivalant à 10 p.c.du montant de la soumission.La Ville de Maisonneuve ne s’engage pas d’accepter la plus basse ni aucune des soumissions.Donné à Muisonneuve ce dixième jour du mois de mai, mil neuf cent douze., (Signé) M.G.ECREMENT, Sec.-Très., de la Ville de Maisonneuve.PtANCiS orgues, rmnvjj, PHONOGRAPHES, MUSIQUE EN FEUILLES 312.314 STE-CATHERINE-EST PHONE EST 1842 Avantage spécial al voua déairoa échanger votre vieux piano.Avis Public REGLEMENTS Nos.4SI et 452 Avis public est par les présentes donné que le Conseil de la Cité de Montréal, en vertu des pouvoirs que lui confère la charte de la dite Cité, a adopté un règlement intitulé; “Règlement No 451 amendant le règlement No 432 concernant les contributions foncière», la taxe d'affaire», la taxe de l’eau, ia taxe »ur le capital, le» taxes personnelle» et le* permis (licence»)”, et ans-si un règlement intitulé “Règlement No 452 amendant le règlement No 29(1 concernant les marchés.” L.O.DAVID, Greffier de la Cité.Bureau du Greffier de la Cité, HAtel de Ville, Montréal, 14 mai 1912, Banque de Montréal AVIS est pat le» présentes don qu un DIVIDENDE DE DEUX ET D MIE POUR CENT sur le Capital-! tiens payé de cette Institution a « déclaré pour les trois mois sa tern nant le 30 avril 1912, ainsi qu'un V nus d un pour cent, lesquels sero PAYABLES aux bureaux de la Banqt en cette ville, et à ses succursale», et après le SAMEDI PREMIER -101 DE Jt IN prochain, aux actionnait inscrits „u 30 avril 1912, Par ordre du Bureau, H.V.MEREDITH.Gérant Général Montréal, 16 avril 1912.Au Mexique El Psso, Tex«s, 14 - i,P Général Huerta commandant les troupes fédérales.nui ont chassé dimanche, de Co-néjos les rebelle», a donné ordre de marcher contre le* troupe» d'Orozo »•-' formée» à Escalon et Relano.8463 7 LE DEVOIR, MERCREDI, 15 MAI 1912.9 LA MELINITE A RAISON DES BANDITS FANTOMES Garnier et Vallet, les derniers membres de la bande Bonnot, succombent sous les balles de la police, après un siège de huit heures, à Nogent - sur -Marne.— M.Lepine voit la mort de près; plusieurs policiers sont blessés L'INDISCRETION D'UNE FEMME A PERDU LES BRIGANDS Paris, 14.— Une nouvelle bataille en règle a eu lieu entre les autorités policières et militaires de Paris et les bandits-fantômes ou meurtriers eu auto, à Nogent sur Marne à quatre milles à l'est de la ville.(larnier, le lieutenant de Bonnot qui fut tué le 28 avril, après une lutte acharnée a été assiégé dans un bâtiment dans lequel * il s’était réfugié ; avec son principal lieutenant Vallet.Garnier et Vallet avaient décidé de vendre leur vie bien chèrement.Us ont tenu parole, et ce n’est qu'après une lutte de huit heures qu’ils ont succombé sous les balles de la police.Us maintinrent une fusillade continuelle des fenêtres du bâtiment dans lequel ils s’étalent réfugiés.-M.L.Lépine, le préfet de police, accompagné d’une nombreuse escouade d’agents de police se rendit à la hâte en auto ur les lieux et le chef prit la direction des opérations.OUVREZ, AU NOM DE LA LOI! M.Guichard, surintendant des détectives arrivés à l’endroit qu’occupaient les bandits et qui était connu sous lo nom du “Moulin Rouge’’ arbora sa ceinture tricolore et s’écria: “Ouvrez, au nom de la loi”! La seule réponse qu'il reçut futplu-sie,urs coups de revolvers tirés, par un homme caché dans les arbustes du jardin.Le siège fut alors organisé en *è-glev Une fusillade continuelle fut maintenue entre la force publique et la populace qui surveillait ce bâtiment dans lequel s’étaient réfugiés les bandits et les officiers de la justice." M.Guichard ne fut pas atteint et so retira.Les gendarmes et une compagnie de zouaves armés de fusils à répétition vinrent se joindre aux forces qui déjà assiégeaient le bâtiment.On fut forcé do faire reculer la foule qui empêchait la manoeuvre des troupes.Six inspecteurs,protégés par des boucliers d’acier s’approchèrent de la maison.Un feu meurtrier les accueillit, mais pas un d’eux ne fut atteint.Trois des agents de la sûreté furent cependant blessés par les halles des assiégés.Les spectateurs aidés des agents de la sûreté lancèrent alors d’énormes rochers sur le bâtiment occupé par ’es brigands, et démolirent le toit, mais les bandits continuèrent le feu.Une femme du nom de Wuillemin, qui s’était échappée de la maison, fut arrêtée.ON DECIDE DE SE SERVIR DE LA DYNAMITE Quand M.Lépine arriva sur les lieux, il prit immédiatement le commandement.Il y eut un conseil de guerre avec les officiers de la gendarmerie, et il fut décidé qu’on ferait sauter à la dynamite, le repaire de Garnier.Le clairon des zouaves sonna le‘'cessez'le feu” et ensuite “la retraite”.Ou dut repousser la foule qui emav chait la manoeuvre des soldats et la populace se retira pour donner place à la force armée.Quelques instants après on entsnlit une formidable explosion et l’on crut que le repaire des brigands venait de sauter.L’explosion avait été très violente, mais après que la fumée et la poussière se furent dissipées, on s’aperçut que les bandits tenaient encore la place.Ils répondirent encore au feu des zouaves et des soldats.A ce moment, M.Lépine qai se trouvait à une certaine distance de la villa assiégée, entendit une ba' e lui siffler aux oreilles, il fut frappé par des fragments d’une muraille que frappa lo projectile.La foule cria: “Mort aux assassins, qu’on les pende”.Une brigade do réserve de p’oli’e arriva sur 1rs lieux et on résolut de faire le siège de la cave dans laquelle les brigands s’étalent réfugiés.LA FUSILLADE DANS L’OBSCURITE Comme il commençait à faire nuit, la fusillade sc continua dans une obscurité, éclairée seulement par le reflet des torches des agents de la Sûreté.A 10 h.lü, M.Lépine fit venir des projecteurs de Paris, car' il craignait quo les tirailleurs volontaires qui s’étaient rassemblés en masse autour du repaire no blessassent ceux qui assiégeaient les bandits.Le préfet de police fit demander de l’aide à la caserne de Vincennes et un certain nombre d’agents de la sûreté protégés par des boucliers d’acier purent s’approcher h quinze pieds du bâtiment qu’occupaient Garnier et scs compagnons.On craignit que l’usage do la dynamite ne détruisit quelques unes des villas qui se trouvaient aux ouvrons.Un zouave domanad la permission bombe et il y eut un fracas de vitres et do murs qui s’écroulaient.La fusillade continuait, les bandits semblaient protégés par une force suraaturïl'e.Us luttaient comme des démons.Un zouave demanda al permission d’aller poser une bombe sous le mur do la maison mais on le lui ’•efusa Le mémo troupier grimpa alors sur le toit d’une maison voisine et tira une don zaine de coups sur le “Moulin Rouge” sans cependant ttlrtenir aupin résultat.On fit alors appel au fort Nogent pour du renfort.A 11 h.25 on réussit à.lancer deux autres cartouches de dynamite au pied de la retraite des bandits.Une pau:e des murs s’écroula, ^nais les assiégés réussirent à s’abriter derrière les pans do murailles qui restaient.LA MELINITE A RAISON DES BANDITS On demanda, à la fin, au min’.scè'c de la guerre d’envoyer des bombes à la mélinite et celles-ci furent plaices contro les murs de la bâtisse qui abritait les bandits.Après plusieurs explo sions, les murs s’effondrèrent et la po lice s’élança dans la brèche, après avoir criblé les ruines do balles.Quelques une,s de cos balles par ricochet blessèrent des agents de la force publique.Les agents, quand ils ré ussiront à pénétrer dans le dernier refuge des bandits trouvèrent les deux tnnemis de la société couchés mourants dans uno des chambres.Garnier était complètement nu, il lemblait avoir succombé aux blessures Infligées par les balles de ses ennemis St Vallet était mourant.La foule se rua sur les ruines, elle voulait faire justice sommaire des ban dits, les lyncher, La police eut toutes les peines du monde A retenir ceux qui voulaient venger la société.Les spectateurs criaient: “Vive Lépine” et à plusieurs reprises on essaya de s’emparer des corps dos bandits que l’on voulait éearteler.LE REFAIRE DE GARNIER Ofitave Garnie/ avait choisi comma dernier refuge une demeure cachée en partie par les broussailles et les arbustes et l’attaque en était bien difficile.Bonnot et Dubois avaient fait la lutte dans un garage dont on pouvait s’approcher de toutes parts; il avait été plus prudent.Le sinistre bandit était un artiste dans le maquillage, il aurait même réussi à changer ses sourcils pour se rendre méconnaissable.11 avait réussi à dépister tous -ceux qui le poursuivaient, même les plus fins limiers de la Sûreté de Paris.Garnier commit cependant la bêtise de chercher à négocier des actions volées dans une banque de Pa^-is et il fut suivi lui et ses compagnons, Guiïlemin et Noget, jusqu’à Nogent, où ils furent cernés.L’INDISCRETION D'UNE FEMME CAUSE LA PERTE DES BRIGANDS./ Ils avaient tous trois teint leurs cheveux, mais l’indiscrétion d’une femme permit à la Sûreté de les retracer, Cette femme, c’était la maîtresse de Garnier, elle était d’origine basane, et comme elle portait uno cruche sur l’é-paule, elle fut arrêtée par un photographe qui insista pour qu’il lui fut permis de la photographier.L’artiste s’aperçut que sa chevelure était teinte, et en avertit la police, ce qui décida M.Lépine à la suivre.Elle conduisit à son insu les officiers au repaire des bandits.On sait ce qu'il advint.LES MEUBLES DE BONNOT ET DE DUBOIS SONT VENDUS AUX ENCHERES Paris, 14.— Les meubles de Dubois et Bonnot, les anarchistes qui furent tués H y a deux semaines par la police au garage de Choisy-le-Roi, furent vendus hier aux enchères sur le fameux emplacement du combat.U y avait quelques curieux de la localité.La collection de porcelaine trouva un acheteur à neuf francs.Lo prix des ustensiles en ferblanc fut élevé à trois francs, mais lorsqu’il fut constaté qu ’un.bidon était percé d’une balle, l’enchère s’éleva à sept francs.Le lit sur lequel mourut Bonnot fut vendu cinq francs.Une couverture de lit rapporta cinq francs mais huit francs furent donnés pour une autre couverture tachée de sang.On paya cent francs la motocyclette sur laquelle Dubois sc préparait à fuir lorsqu’il fut surpris par la police.LES FORFAITS DE LA BANDE BONNOT GARNIER CONSORTS.le ! Voici la liste des attentats commis par la bande Bonnot, dont les derniers membres viennent de tomber sous les balles de la police: 8 mars 1911._ Charleroi: Tentative de meurtre sur l’agent Desmaray; Août 1911.— Nancy: Cambriolage chez les époux Diemer; 27 novembre 1911.— Châte-let-en-Brie: Assassinat de Man-dino; 15 décembre 1911.— Boulo-gne-sur-Seine: Vol d’une automobile au préjudice de M.Le-normand; 21 décembre 1911.— Paris : Tentative d’assassinat sur garçon de recette Caby et vol 24 décembre 1911.— Paris : Cambriolage chez M.Foury, armurier, 70, me Lafayette; 31 décembre 1911.— Anduze (Gard): Cambriolage du bureau de poste; Cambriolage chez M.Rocher, diplomate en retraite; 3 janvier 1912.— Thiais : Double assassinat de M.Moreau et de sa domestique; 10 janvier 1912.— Paris: Cambriolage d’un magasin d’armurier, 54, boulevard Haussmann; 25 janvier 1912.— Gand: Vol d’une automobile au préjudice du docteur Vemieuwe; 31 janvier 1912.— Etampes-Orléans: Cambriolage à la gare d’Orléans; Meurtre du brigadier de gendarmerie d'Etampes; 16 février 1912.— Béziers ; Vol d’une automobile au préjudice de M.Malbec (abandonnée à Arnay-lo-Duc.) 26 février 1912.— Saint-Mandé: Vol d’une voiture automobile au préjudice de M.Buisson; 27 février 1912.— Paris (place du Havre): Meurtre de l’agent Garnier ; 28 février 1912: — Pontoise: Cambriolage chez Me Tintant, notaire ; 19-20 mars 1912.— Chaton : Tentative de vol d’une automobile.25 mars 1912.— Montge- ron: Meurtre du chauffeur Ma-thillé et vol de l’automobile de M.de Rougé; 25 mars 1912.— Chantilly : Assassinat de MM.Trinquier et Legendre, tentative d’assassinat sur M.Gullbert, et mise à sac de la succursale de la Société Générale ; 24 avril 1912.— Petit-Ivry : Meurtre' de M.Jouin et tentative de meurtre sur M.Colmard; 28 avril 1912.— Choisy-le-Rol: Tentative de meurtre sur l’inspecteur Augène; Bonnot est tué.—+~ Le prince de Galles en France ( Service particulier ) Paris, 14 — Le prince de Gailes, qui est en France depuis quelques semaines déjà., chez le marquis de Rreteuil, se rendra prochainement à Toulon et, le premier juin.il embarquera sur In Danton, cuirassé battant pavillon de l’amiral Roué de la Peyrière.11 assistera pendant trois jours, aux évolutions de l’escadre de la Méditer- LE CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE MGR ROY A JOUETTE On nous écrit : I n heureux accident de chemin de 1er en privant les Canadiens-français de New-York, du plaisir d’entendre Sa Grandeur Mgr Roy, a fourni à la population de Joliette, l’occasion d’écou-ter et d’applaudir l’éloquent évêque auxiliaire de Québec, qui est venu exposer le but du Congrès du Parler Français.La grande salle du marché était remplie d’une foule sympathique, enthousiaste et vibrante qui n’a cessé de faire écho aux paroles ardentes et patriotiques de i’éminent conférencier.Sa Grandeur Mgr Archambault, pré- j sente Mgr Roy d’une façon charmante, ; lui décernant le beau titre d’ “apô- I tre des œuvres sociales catholiques au Canada”, wuvre de la bonne presse, : œuvre de la tempérance, œuvre des .caisses rurales, œuvre du parler Iran- ! çais.Mgr Roy remercie cordialement les ! gens de Joliette ‘‘que les grandes eaux qui tombent du ciel et les tourbillons- i politiquet qui rawnt la terre”, n’ont pas empêchés de se rendre à l’invita- ! tion que leur a faite ce matin leur bon : cure ; il saisit là la qualité de leur pa- ; triotisme, les félicite et s’en réjouit.i Le Congrès du Parler Français, qui j se tiendra à Québec, du 24 au 30 juin ; et qui a déjà rencontré de si nombreu- | ses et si précieuses adhésions, promet d’obtenir un immense succès.On compte qu'il réunira 100,('00 membres, dont 30,000 ou 40,000 seront présents.Des délégations viendront de tous les centres où se trouvent des groupement de Canadiens-français : de l’Ouest, de l’Acadie, des Etats-Unis, même de la Louisiane.11 sera le ralliement des forces françaises en ^Amérique, l’affirmation de notre patriotisme et de nos droits.Voilà bien des fois que des prophè-ies de malheur prédisent la disparition de la langue française, et même celle de la race française en Amérique ; mais nous pouvons espérer que ces prédictions ne sont pas encore près de se réaliser, puisque les 60,000 Français qui restaient après la conquête sont devenus aujourd’hui une grande famille de trois millions.Cependant, il est bon, il est nécessaire de nous prémunir contre les dangers qui menacent et la langue et la rare.Trojs sortes de mort peuvent faire disparattre uno langue N la mort naturelle, la mort légale, et le suicide.Grâce à la merveilleuse fécondité de la race canadienne-françaisc, la mort naturelle n’est pas à craindre.Lorsque les vainqueurs, après la conquête, voulurent imposer le régime sectaire anglo-saxon, afin de protestanti-ser tout le pays, il se trouva des patriotes et des catholiques qui préférèrent priver leurs enfants do toute science profane, plutôt que de les exposer à perdre leur foi ; et ils obtinrent la liberté d’enseignement.Plus tard, lorsque Ton espéra établir le parlement absolument anglais.Sir Louis-Hyppolite Lafontaine se leva dans l’enceinte législative et prononça ces énergiques paroles : “Je vais parler en français.pour deux raisons, d’abord parce que l’anglais ne m’est pas familier ; ensuite, pourrais-je parler mieux en anglais qu’en français, que je parlerais encore français, parce que c’est la langue que Dieu et ma mère ont mise sur mes lèvres”.Et l’usage des deux langues fut officiellement reconnu au Canada.Nous pouvons donc avoir confiance que jamais la langue française ne sera étouffée dans le lacet d’aucune législation.Troisième sort de mort : le suicide.Et c’est là le danger réel qui menace notre langue et dont certains symptômes alarmants se sont déjà révélés.Parmi ces symptômes alarmants, mentionnons la littérature baroque, ridicule de nos annonces, de nos affiches commerciales ; le mauvais français de nos journaux et de nos orateurs ; cet emprunt quotidien de mots anglais et d'expressions anglaises, comme si noire langue était une langue ‘pauvre, quêtçuse, mendiante, alors qu’elle est la langue la plus riche du monde, la plus belle, la plus expressive, la langue diplomatique et universelle ; cette manie d’admirer tout ce qui est anglais ; cette mauvaise habitude de ne juger de la valeur de nos maisons d’éducation que par le plus ou moins d’anglais qu’on y enseigne ; ce crime de prendre des enfants créés par Dieu avec toutes les nobles et belles qualités de l’àme française, et de les déformer en leur faisant donner une éducation exclusivement anglaise.tels les Chinois qui emprisonnent les pieds de leurs femmes et leurs filles dans des souliers trop étroits.Que le Congrès soit un geste de fierté.Ayons conscience de posséder” une langue riche, belle et harmonieuse ; soyons-en fiers parce que c’est celle de nos aïeux ; et, à l’instar des congressistes qui, le 3(' juin prochain, feront serment de fidélité au verbe français, promettons de faire tout en noire pouvoir pour le conserver et le parler dans toute sa pureté et son intégrité, en toute occasion, et d’en faire la sauvegarde de notre foi catholique ! M.J.A.Guibault, maire de la ville, félicita et remercia Mgr Roy de ses admirables paroles, et lui promit que la ville de Joliette se fera une gloire et un bonheur de joindre sa note dans l’hymne de foi et d’amour que la vieille cité de Champlain chantera bientôt à la louange de la langue française.LES ARRESTATIONS DIFFICILES La police a eu jusqu’ici la main heureuse dans la capture des membres de la fameuse bande des bandits automobilistes.Il est à souhaiter que les malfaiteurs ,qui restent encore à arrêter tombent entre ses mains avec la même facilité.Mais, avec des individus aussi bien armés et déterminés à tout, que de précautions ne faut-il pas prendre pour éviter les surprises et l’effusion du sang! Quand les policiers connaissent la retraite d’un bandit que l’on sait capable de tout risquer, ils se gardent bien de l’attaquer en face.L’homme est longtemps filé, tous ses gestes sont observés; il se méfie certes; mais il ne peut prendre garde à tous les passants qui le coudoient, à cet ouvrier qui, sous sa cotte, à ce garçon, qui, sous sa livrée, cache peut-être un agent de la Sûreté.Un instant, il semble oublier qu’il est pourchassé, son geste est inoffensif, deux mains solides on profitent pour s’abattre sur son épaule, le maîtriser et le ligotter.Les assassins les plus célèbres ont été pris ainsi, les Tropmann et les Lachenaire.S’il s’agit de tout une bande de malfaiteurs, souvent la tâche devient plus facile encore; car la police a une arme redoutable: la trahison de quelque affilié qui, dans l’espoir d’un gain, ou plus simplement afin de s’attirer l’indulgence de la justice pour ses propres méfaits, livre les autres sans remords, et introduit les gens de la loi, dans la place, en toute sécurité.Ce fut le sort de Cartouche et des Cartou-chiens qui furent vendus par le principal lieutenant du chef, IMiohâtelet; ce fut le sort de Mandrin, pris au gîte dans son château de Rochefort, oè il se croyait hors d'atteinte.La trahison également permît à la police de se rendre maîtresse à l’époque de la Révolution, de la fameuse bande de chauffeurs d’Orgèrcs, redoutable entre toutes par ses crimes atroces.Soixante hussards et trente gendarmes avaient été mis en campagne, et vainement avaient battu les buissons, dans le département d’Eure-et-Loir, où s’étaient réfugiés les bandits.Il a suffi que l’on s’assurât de l’un d’entre eux, “le borgne do Jouy”, pour qu’aussitôt, sur ses indications, les autres fussent capturés sans effusion de sang et sans lutte.Mais, malgré la puissance morale dont dispose la police, malgré sa force, malgré ses ruses, malgré les déguisements qui rendent les agents méconnaissables, il faut trop souvent en venir aux mains; attaquer le malfaiteur do front.Celui-ci, » billets de saison des elubs National et Canariicn sont maintenant en vente.Le club Vancouver compte dix-neuf joueurs actuellement, et ceux qui désireront conserver leur position auront ft travailler forme.î^s joueurs de Con Joncs sont les suivants : Cary Hess, Ran McDonald, Harry Griffith, Dan Cameron, Harry Pickering, Mickey Ion, Harry Godfrey, Billy West, Geo, Matheson, Ernie Murray, Dot.Phelan.Nick Carter, Newsy l.alonde.Bones Allen, Kibby Nichols.Max MacGregor, Fid Cummin**, 1,.McDougall ot Archie Adamson.Propos Sportifs Johnny Kilbane, de Cleveland,champion poids-plume, a défait Frankie Burns, di Jersey City, dans une rencontre de dix assauts qui eut lieu hier soir à New-York.æ club Jersey City a acquis deux lanceurs hier, K.C.Hagerman, des Boston, Américain et Frill, autrefois des St-LouiS Browns.Le club de baseball Wanderer ouvrira la saison à Drunimondville, le dimanche, 19 mai.Une victoire du Montréal, hier,, l’aurait fait abandonner la dernière pos -tion.Le club Newark arrivera aujourd'hui en cette villa et jouera la première pariie de la série avec Montréal, demain après-midi.Joe McKinnity, le gérant du club Newark, arbitrera la partie Richmond-Montréal, cet après-midi.Baltimore a perdu cinq parties consécutives.Ce club n’a jamais été heureux à l’étranger.Leurs Excellences, le Duc et la Duchesse de Connaught, assisteront à I ouverture des courses à Woodbina.Sir William McKenzie a mis sa résidence à la disposition du groupe vice-royal.C’est samedi prochain que s’ouvrira a réunion du printemps au Parc Delo-rimier.Les officiers de la piste espèrent faire un grand succès de ce mee-ting.Charlie Que*rie est apparemment satisfait de lft tenue de s»n équipe depuis le commencement de In saison.11 a déclaré ce qui *uit aux journaliste».”I« résultat de notre partie avec le National parait un peu bleu, mais notre éampe ne s’est pas trop mal remportée comme ensemble.’’ L’équipe de Jim Mcllwaine s'entra! ne apeo ardeur et entrain.George Ken rtedy veut marquer ses débuts dans U crosse par une victoire.Lettre financière L.G.Beaubien et Cie, banquiers et agents de change, rue Saint François-Xavier, 104, Montréal,’.CSnada.Lévis, P.Q.5 Square de l’Opéra, ’Paris, France.Adresse télégraphique, “Beau-bran, Montréal”.Montréal, 11 mai 1912.Les grèves, les menaces confuses qui semblent sourdre des masses profondes du prolétariat américain, les rapports du ministère de l’Agriculture de Washington indiquant partout des diminutions de la surface ensemencée sont des symptômes de probable aggravation dans un prochain avenir de la situation aux Etats-Unis.Un seul phénomène favorable à l’industrie sidérurgique de nos voisins s’est produit récemment: l’augmentation des commandes, qui .-.e chiffrent par 360,000; -tonnes pour le-seul United States Steel.Tl est de toute évidence que cette brugmentation n ’est pas susceptible de contrebalancer à elle seule les facteurs mauvais de la situation économique présente aux Etats-Unis.Il semble donc que l’optimisme que certains grands spéculateurs de Nlew York affichent, ne doive être accepté que sfius les plus extrêmes réserves.fl est même permis d'en penser qu’il s'agit d’une manoeuvre en vue de leur permettre de se débarrasser avantageusement de valeurs dont ils sont surchargés.Quoi qu’il en soit, nous avons cette semaine assisté ft une énorme reprise en hausse de notre Bourse.Montréal s'est affranchi de New-York et la semaine écoulée a été la plus active que nous ayons vue depuis le commence ment do l'année.Toutes les valeurs de la liste ont enregistré une plus-value appréciable et particulièrement certaines actions ordinaires de pulperie dont le cours normal se trouve évidemment dépassé.Certaines de ces actions représentent des entreprises qui ne sont pas encore en marche et dont la rués-site, malgré les perspectives et les discours optimistes, n 'est, pas encore établie en faits.Nous mettons en garde la clientèle contre cette superfétation évidente et même contre son propre entraînement.Tl est toujours dangereux de baser ses opérations sur la prolongation d’un mouvement spéculatif que rien ne justifie.A travailler les cours, les professionnels réussissent souvent ft entraîner le public, ft.lui passer leurs titres dont la valeur est fictive pour une bonne part: quittes de rire quand se produit l’effondrement fatal et nécessaire.En présence d’un marché comme celui que nous avons, la prudence semble de mise.A tout mouvement de hausse correspond toujours un mouvement de baisse: il conviendrait donc d’attendre que la réaction se produise avant de s’engager.Même à ce moment, nous ne conseillerions que l’achat de titres représentant des entreprises bien établies dont les recettes sont certaines.La valeur la plus en vue de la liste a été durant la semaine écoulée le “Dominion Steel Corporation”.Le mouvement commencé la semaine précédente s'est accentué ot en fin de semaine, le cours s’est établi ft 63:'i.Comme il arrive toujours dans les mouvements semblables, de nombreuses rumeurs circulent.Pour nous, la hausse du Bteel est simplement le fait de l’absorption par l’Angleterre en prévision de l’admission de la cote de Londres.Nous considérons comme probable la constitution d’un syndicat d’accapar-ment du titre et nous ne serions pss surpris de voir avant l'eu le cours toucher 70.Le “Tèronto Railway” a touché 140: nous renouvelons le conseil douné il y a quelque temps, ft la clientèle do réaliser.Cette valeur n’est plus ft C"ii-sidérer comme de tout repos.Dans neuf années la charte de la compagnie viendra ft expiration et il est ft prévoir que In population de la Cité Reine manifestera alors envers la compagnie, une hostilité dont les symptômes ne sont déjft que trop apparents.Déjà certains capitalistes de Toronto appréciant la situation réelle de la coin pagnie et.ce que l’avenir a pour elle de menaçant, réalisent le titre.Ils manoeuvrent certes habilement puisque ic cours de l’action monte.A eciix qui savent prévoir il convient de profiter de la hausse et de vendre avantageuse nient.Le “Detroit United” a aussi continué A monter «ans que ce mouvement ne soit attribuable ft ce fait particulier.D’aucuns y voient un réflexe de la hausse du Toronto, d’autres affirment que les Américains rachètent le titre.Peut-être ce»- dernier» ont-il» reison, 4 ondredi, le trenta-unième jour de mai courant ( 1912), à onze heures du matin, sera vendu au plus haut enchérisseur, au bureau du notaire soussigné, chambre 20, No 35, rue St-Jac-ques, édifice du Crédit-Foncier, Montreal, l’immeuble ci-après décrit dépendant pour une moitié de ia succession de feu Léon Perrault, en son vivant, rentier de Montréal, et pour l’autre moitié do lu succession de feu Sophie 1 essier dit Lavigne, en son, vivant du même lieu, sa première épouse.I n terrain à Montréal, connu sous le numéro quatre cent treinte-un j No 4;’1 ) des plan et livre de renvoi officiels du quartier St-Louis à Montréal, avec maisons, dépendances et servitudes.Pour les conditions s’adresser à, P.C.LAÇASSE, Notaire.Montréal, 15 mai 1912.rAlmanach du Téléphone de Montréal est en train de préparation.Il est devenu nécessaire de clôturer la liste pour la prochaine publication le 16 MAI Si vous désirez un changement quelconque dans votre inscription, ayez soin de l’annoncer avant la date ci-haut mentionnée à Ra Fa JONES m m m GCTâllta La Compagnie Canadienne de Téléphone Bell.LAXATIFS NA-DRU-CO senties meilleures pour les 1 mères qui allaitent parcequ’elles^ n’affectent pas les autres parties 1 du système.Elles sont modérées, [‘mais certaines.25 cents la boîte chez votre pharmacien.NATIONAL DRUS AND CHCMICALCO.DF CANADA, LIMITED.163F Vente par autorité de justice AVIS est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le^ lieutenant-gouverneur de la province/ de Québec, des lettres patentes, en date du troisième jour de mai 191*2, constituant en corporation MM.Clarence Ettrick Joslin, et Alfred Joslin,confiseurs.George Harrison, Jos.lin.opérateur de télégraphe, .John Luder Gibson, teneur de livres et Richard Hedges, contre-maître, tous de la cité de Montréal, dans les buts suivants:— Manufacturer, acheter, vendre et faire le commerce de confiseries, biscuits, gâteaux, pains et tous les articles ayant rapport aux , affaires d’une boulangerie et confiserie, dans ¦ toutes ses diverses branches; Pourvoir à l’entretien des soirées, bals, as-| semblées, réceptions de toute sorte, y compris les aliments nécessaires, décorations et tous les accessoires nécessaires ou y ayant rapport : Acheter, vendre et faire le.commerce de tous les objets et articles nécessaires ou requis pour la manufacture de confiseries, biscuits, gâteaux, pains et pâtisseries; Acquérir et prendre comme une affaire en opération, les affaires maintenant conduites au Xo.339, rue Bleury, dans la cité de Montréal, sous les noms et raison de Joslin Bros., et tons au oucun des biens et obligations des dites affaires; Acheter, louer ou acquérir autrement, en tout ou en partie, les affaires de toute compagnie, société ou personne faisant toutes affaires semblables aux affaires de la compagnie, ensemble avec les bâtises,’stock de commerce, clientèle et actif en général ; Prendre, en tout ou en partie, les obligations de toutes telles affaires, et les payer en tout ou en partie en stock acquitté et non sujet appel de la compagnie, ou en argent, obligations, débentures, hypothèques ou autres garanties; S’amalgamer avec, ou prendre comme une affaire en opération ou autrement, toute autre compagnie ou affaires ayant des objets, en tout on en partie, semblables à ceux do lacom-pngnie, aux termes ef conditions qui peuvent être jugés à propos ; Acheter, posséder, acquérir, transporter les actions, stock ou debentures de imite autre compagnie ayant, deg objets semblables, en tout ou en partie, n ceux de la compagnie, ou pour faire toutes affaire» capables d’être conduites pour le bénéfice de la compagnie, ou en disposer; Vendre l’entreprise de la compagnie ou toute partie d’icelle, pour telle considération que la compagnie, jugera à propos, et en particulier, pour actions, débentures ou garanties de toute autre compagnie ayant des objets, en tout ou en partie, semblables à ceux de cette compagnie, ou en disposer; Faire ou entreprendre toutes affaires, entreprise, transaction ou opération ordinairement conduites ou entreprises par les confiseurs, boulangers et pourvoyeurs et toutes autres affaires qui peuvent, de temps en temps paraître, aux directeurs capables d’être conduites convenablement on rapport avec les susdits objets, ou calculées directement, ou indirectement pour augmenter la valeur ou rendre profitable aucun des biens ou droits de.la compagnie, sous le nom de “Joslin Bros.Limited”, avec un capital total do quarante-neuf milles piastres ($19,000.00), divisé en quatre cent quatre-vingt-dix (-190) actions de cents piastres ($100.00) chacune.La principale place d’affaires de la corporation.sera dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire do la province.ce troisième jour de mai 1912.C.J.SIMARD, Sous-secrétaire de la province.BÜSTKED £ LANE.Avocats des Requérants.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieure.No 3537.Geo.K.Léger, demandeur : vs Albert Lemoine, défendeur.Le 27ième jour de mai 1912, à onze heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, nu No 1300 rue Simard, eu la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en oette cause, consistant en meubles de ménn;r(', épiceries, viandes, rtc.Conditions : Argent comptant.J.8.LA VERY, H.C.S.Montréal, 15 mai 1912.Pierce - Arrow PH7R.CE-ARROW 48 H.P.6 CyL, 1912.Ceux qui aiment les voitures automobiles de haute qualité feraient bien de visiter nos salles d’exhibition et de voir notre splendide série de voitures Pierce-Arrow.J Ces modèles sont trop bien connus pouri que la descrip*/ tion en soit nécessaire.Elles sont les premières au monde sous le rapport î-da l’élégance, dn fini et de la durée.FAITES VENIR UN CATALOGUE The MOTOR IMPORT Go.OF CANADA, LIMITED EDIFICE DU FORUM ¦#?de PKysftothèra L’Institut est jeune mais l’infini l’at- ftire.Le But marqué n’est pas douteux.Et dans l’oeuvre de Dieu que l’homme | calomnie Ceux-là sont les plus grands qui’ par |leur génie Font reculer la mort devant eux.(PASTEUR).LE MOYEN?CULTIVER SA SANTE Tel.Eut 1060 ou 5969 550» ST-DENIS AGENTS THYSI- SPECIALITES.QUES EMPLOYES.Bayons X.Ozone Lumière.Chaleur, Hydrothérapie.Electricité médicale.Culture physique.Orthopédie, Massage.Neurasthénie.Obésité.Maladies Nerveuses.Maladies de la peau.Tuberculose.Cancers.Taches de vin.Poils follets.LES PARTS de la mine MALOUF ont obtenu uue grande confiance auprès du public.Un syndicat de capitalistes se propose d’en faire l’examen et d’y placer des capitaux.r ro Ar’T/O/VV Son succtè est assuré, Qui ne risque rien n’a rien.c/a a jtt a bA*0 Cobalt a donné ses preuves.oUfy 1 A 20c Pour renseignements supplémentaires, s’adresser à HUDON GAULIN& C/E 85 ST-CHARLES BORROMEE.Tel.Main 6854.PROVINCE DE QUEjaEC, District de Montréal, Cour de Circuit No 5367.— D.Sieotte, demandeur vs Donat Bélisle, défendeur.Le 23ième jour le mai 1912.à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 337 rue Richmond, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice.les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de.ménage, etc.Conditions: argent comptant.JUS.M.S.Montréal, 13 mai 1912.M MAYER, 1T.C.mais en tout état de cause nous ne conseillons pas l’achat do placement le cotte valeur.Le “Montreal Power” ot !e “Sha winigan” ont repris leur mouvement de hausse; l’un n touché £04 et l’autre 136.H ne semble pas que ce mouvement ait encore pris son plein développement.Les actions “Canada Cernent” o>rt réagi assez sensiblement ft la suite Je l’annonce de la constitution d’une nouvelle société cimentière.Ce recul ne semble pas justifié, car en tout état de cause la nouvelle compagnie ne pourra avant, deux ans mettre du ciment sur le marché.D’ici là, il y aura place au Canada pour deux compagnies et même pour trois, Le Canada Cement, en-effet, malgré l’accroissement énorme de sa capacité de production, n’est, pas encore on mesure de répondre ft la demande.Le Canada n dft Fan deride'1 recourir ft l’importation et vraisemblablement il devra y recourir cette an née encore.PROVINCE DE QUEBEC, District de Saint-François, Cour de Circuit No 2147.— The Bowker Fertiliger Co.de manderosse.vs M.Shaughnesscy, défendeur.Le £.-iième jour de mai 1912 ft dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1807 rue Saint-Urbain, eu la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens ot effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en piano, meubles et et fois île ménage.Conditions: argent, comptant.J.B- LAVE-11Y, 1I.CX Montréal, 14 mai 1912.PROVINCE DF, QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieure.No 37)37.Geo.E.Léger, demandeur; vs Frody Gnudette, défendeur.Le 27iètno jour de mai 1912, à dix heures de l’avant-midi, au doiv.feilc du dit défendeur, nu No 307 rue Marquette, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice Ici biens et effets du dit défendeur, si,1 sis en cette cause, consistant en mcub’i et (flots de ménage.Conditions Vrgent ounptnnt.-t.S.1.V-VERY, 11.C.S.Montréal, 15 mai 1912.Toute pçrsonno se trouvant le seul chet *,x"nJs « Partir de la date de l'entré» du "omestoiid—y compris le temps requis pour el.t.'iiii la patente du homestead, de cultiver cinquante at n s en plus.cnlne rel0.'’ ,,”i "ttr"it f0rf"it '>
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.