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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 15 janvier 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-01-15, Collections de BAnQ.

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Volume XXII — No 10 Abonne.nents par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 DEVOIR Montréal, jeudi 15 janvier 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .SERVICE DE NUIT Administration : H Arbour 124 P HArbour 1243 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Experts et tribunaux Une réforme dont tous remercieront qui la fera Devant un tribunal de notre province.Un pauvre diable plaide avec une importante compagnie de transport.Il pretend avoir été blessé dans un accident qui l’a rendu partiellement invalide.Il réclame une indemnité, se fondant sur le^ témoignage de ses médecins.Ceux-ci viennent de déposer.L’homme souffre de hernie double, disent-ils, il n'a plus sa vigueur d’avant l’accident.L’avocat de la défenderesse produit à son tour des médecins.Ils ont examiné le demandeur.Il n’a pas de hernie.Sa réclamation est mal fondée.Le magistrat qui entend la cause interroge de part et d'autres les médecins.Ceux-ci affirment un fait: le demandeur souffre d’un mal certain.Ceux-là nient son infirmité: il n’a rien.Les uns et les autres s’enracinent dans leurs dires.Le tribunal ne sait qui croire, des deux camps d’experts, les uns payés par le demandeur, les autres par la défenderesse.Et le public présent au procès se dit: “Ces médecins, ils parlent pour qui les paie; mais où est la vérité?” Elle est quelque part; comment la découvrir?Voilà ce qui rend le magistrat perplexe et incertaine la justice.Pareil cas est d’occurrence fréquente, sous le régime d'experts que nous avons, — que ce soit une cause où paraissent tantôt des médecins, tantôt des ingénieurs, tantôt des experts en écriture, tantôt des aliénistes, tantôt des arpenteurs.Plus il défile de spécialistes assignés par les camps adversaires et moins leurs dépositions ont de force.Elles s’annulent, tant elles se contredisent.Qui ne se rappelle ce procès pour meurtre où cinq aliénistes vinrent jurer que l’accusé était irresponsable, tandis que, d’autre part, cinq concluaient à son entière responsabilité?Ce q’est pas lui qui fit figure de fou.Il y a des années que pareil régime dure, des années que tous les corps de professions demandent l’un après l’autre une réforme en ce sens, des années qu’elle tarde.Pendant ce temps l’administration et le prestige de la justice en souffrent ; les professions voient leur réputation minée; les quolibets et les réflexions malicieuses des justiciables se multiplient.Les experts sont de plus en plus déconsidérés.Et cela se comprend: le peuple les regarde comme des salariés qui jurent pour quiconque les engage— tel ce témoin banal des Plaideurs de Racine — et n’ont guère le souci de la vérité.Les magistrats, eux, sont appelés à démêler du mieux qu’iLs peuvent, avec les rares éclaircissements qu’ils réussissent à tirer de propos nettement contradictoires sur des théories et des faits qu’il leur est impossible de constater ou d’étudier à fond, des causes sauvent grosses de conséquences et à rendre des arrêts motivés qui feront jurisprudence, s’ils ne sont infirmés en appel.Il existe en France, dans maints autres pays, des corps d’experts jurés attachés aux tribunaux et qui.sur plusieurs points, sont consultés par les juges, leur rendent de grands services, leur fournissent un fil conducteur quand il s'agit de questions de médecine, de génie civil, de commerce, d’ordre technique, etc.Le magistrat n’est pas ici plus omniscient qu’en France.Et nos prétendus experts, ici, sont assignés par telle ou telle partie.Ce sont des témoins; comme tels, il s’en trouve souvent de partiaux.Ils servent qui les retient.Ima-gine-t-on en effet qu’une compagnie d’assurances contre les accidents fera paraître à titre de témoin un médecin qu’elle aura consulté et qui lui aura donné tort, lui aura conseillé de régler une réclamation qu’elle veut contester, pour une raison ou une autre?Elle en touvera de plus accommodants et qui la serviront.L’autre partie se protégera de façon analogue.Ces experts ne sont au vrai que des sortes d’avocats déguisés des gens qui les font entendre.Aussi le nombre de médecins, d’ingénieurs, de spécialistes, de.techniciens consciencieux qui refusent de paraître devarat les tribunaux, sous le régime présent, est de plus en plus grand.Us ne veulent pas risquer dans une bagarre judiciaire la réputation d’honnêteté et d’intégrité qu’ils ont acquise par une longue pratique de leur profession; on ne saurait les blâmer de se protéger.en écartant les propositions des gens qui les recherchent dans leurs procès.Autre chose ce serait si les tribunaux, dans une cause où il se débat des points d’ordre technique, étaient assistés directement d’experts qui aviseraient le juge, au lieu de paraître pour telle ou telle partie.Ils ne représenteraient personne, que la justice.L’Etat les paierait et non les plaideurs.Le tribunal solliciterait leur avis.S’il y en avait deux et qu’ils ne s’entendissent point, leur différend ne serait point public, ils consulteraient un troisième expert qui les départagerait.Les professions ne subiraient plus le préjudice don» elles souffrent, quand ceux qui les pratiquent s'opposent ouvertement sur un fait même,, expriment là-dessus des théories contradictoires, s’échauffent, se traitent mutuellement d’ignares.Et surtout l'administré saurait où il en est, les magistrats aussi, la justice serait mieux éclairée et donc davantage la justice.* On ne comprend guère comment il se fait que pareille reforme, dont tous les esprits éclairés admettent, de toutes parts, la nécessité, ne soit pas encore du domaine accompli Oui nous la donnera?Ce devrait être le procureur général de la province.M.Taschereau, mieaix que personne peut-être vu sa longue expérience des tribunaux, — sait qu’elle s’impose.Souhaitons qu il 1 exécute, — quand ce serait à la veille des élec-Ce serait de sa part louable et execllente initiative.Georges PELLETIER lions.L’àctualîté Cast ça qu’on veut sauver M.Lee De Forest est litn des pionniers de la radio.Il ne cèle pas ton dégoût des programmes qui sont radiodiffusés aux Etats-Unis.Si l’annexion par le sol du Canada aux Etats-Unis n'esl pas réalisée, elle t’est depuis longtemps, depuis l'existence de la radio, par l'atmosphère.Non fHfs seulement parce que les programmes américains se répandent chez mais parfois mieux que les nôtres, mats aussi parce que nos propres programmes ne sont neuf fois sur dix que les ftarents patwres des programmes américains, que la caricature ou que l'or-wait de ce que donnent nos voisins.Je trouve dans un journal de New-York une déclaration de M.de Forest accomnwdèe il ta sauce pt-'’atlante d'un humoriste; même avec cette sauce, les déclarations du célèbre inventeur ne s’écartent pas de la vérité, nous l'allons voir.La réchtme, dit notre humoriste que nous traduisons librement.Joue maintenant un rôle si important dans la diffusion que les divertissements de l’air nr sont plus qu’un petit nogga de matière estimable entoure d’une croûte d'ingrédients les plus divers ailant des biscuits à chien aux traverses de chemin de fer.M.de Forest croit que l’amateur dr radio pourrait se procurer un amusement plus agréable en jetant son poste récepteur et en y substituant un disque de dictaphone de n'importe quel congrès de publicistes.U est d'avis que la radio es! devenue désormais la version verbale de la plaie des pannemix-réclames.De mime que Vanlamobiliste voit une foule d’annonces de pilules, de pâtes dentifrices et de jarretières lui souiller la vue d’un magnifique panorama rural, ainsi Tamateur de radio se fait remplir l’oreille d’une fouie de réclames pour liqueurs douces, céréales, bandes herniaires, quand il est A ta recherche d’un peu de musique calmante.Il a soif d'entendre la rhapsodie hongroise et II attrape une causerie d'un quart d’heure sur la supériorité ries poignées de porte en rut-vre.Et ainsi de suite.Mais n’est-ce pas une peinture exacte de l'atmosphère musicale?Voilà pourtant ce que, par leurs cris de putois, veulent sauver les partisans de la radio libre.Evidemment leur intérêt les dispense de s’occuper de celui des programmes.Et le pauvre contribuable qui paie son droit d’écoute reçoit un scorpion.pour le prix du pain.Le grand argument des adversaires de l’étatisation de la radio, c’est que l’étatisation de la grande presse suivra fatalement.Comment cet argument peut-il émouvoir des gens qui voient clair ou qui entendent clair?Autant menacer de la baleine Jonas quand il est déjà dans le ventre d’icelle.J’en tiens pour l'étatisation de la radio et la désétatisation de la presse avec ou sans majuscule.Une franche étatisation de ta radio, qui mettrait en garde tous les usagers, qui leur ferait dresser les oreilles et en ferait autant de surveillants du gouvernement, serait bien moins dangereuse que la pénétration de l’Etat dans les colonnes de rédaction des journaux en passant soit par les colonnes d’annonces, soit par les colçnnes de publicité déguisées, soit encore par la location de postes d’émission.Celle-ci peut rapporter jusqu'à $7,5(M) par année, comme on Va vu récemment.Défions-nous de la vertu de ces demoiselles de la presse qui ont si peur d’être prostituées ou de se postituer.Denmndez-leur de produire leur wasermann.C'est plus prudent.Pour l'heure, il n’existe pas Je moindre contrôle de l’air et ce contrôle est nécessaire, cette police est indispensable.Tel est l’avis des hautes autorités mondes qui ont donné leur approbation au groupe de citoyens consciencieux et courageux désireux d’amener l’étatisation de la radio.Ce contrôle manque particulièrement du point de vue moral.Les kitt kat dut» et tous les autres établissements où l’on danse devraient-ils être autorisés à sotiieiter les auditeurs qui sont tranquilles chez soi, à faire miroiter aux yeux de la Madame Bovary qui s’ennuie au logis cl des jeunes gens les splendeurs du dancing, comme on dit en français élégant?Quel dossier il serait facile de dresser à ce sujet! Par ailleurs, il n’y a pas de contrôle du point de vue de la qualité des programmes, pas de sécurité pour les auditeurs.On peut les tromper impunément.Un petit trait à ce sujet.Un professeur de français donne des leçons à la radio à ses auditeurs anglais.Il est anglais évidemment.L’antre soir.U apprenait a ses auditeurs à prononcer te mot cuillère qui n’esl pas facile à un gosier saxon.Lui-même s’en irait assez bien; mais, soudain, il joint au mot l'article: Le cuillère.le cuillère à thé.Sa connaissance des genres n’est pas précise.(Je n'ai pas entendu cette leçon, mais plusieurs personnes m’en on* parlé.) Devrait-on laisser ainsi répandre un enseignement’ erroné chez nos compatriotes anglais qui veulent apprendre le français?Ce n’est qu'un détail; mais ab uno dlsce om-nes.Et, soi dit en passant, les institutions anglaises qui ne veulent pas d'un Can aven comme professeur, ne perdraient pas toujours au change.Le Quebec French vaut bien ie Parisian French.S’il n’est pas toujours tiré à quatre épingles, il ne se trompe tout de même pas de genre et sait distinguer te féminin du masculin autant qn’nn homme d'une femme.Ces erreurs grossières ne peuvent qu’inquiéter sur la science de celui qui les commet.Nos pauvres compatriotes anglais, en outrant leur défiance, vont se faire tromper ailleurs.Le Toronto French des annonces et des circulaires est né d'un stncère désir non seulement de nous plaire, mais de nous apprendre, à mieux parler notre langue.La fable de l’ours et de l’amateur des jardins n’est pas près de perdre de l’aclua-litè.El nous voilà rntrainés loin du sujet; moins loin qu’il n'y parait, cependant, puisque en exposant l’un des méfaits de la radio actuelle nous continuons d’en faire le pro- Paul ANGER — * mmm ’ .L’Encyclique sur le Mariage UNE OFFRE SPECIALE A CEUX QUI VEULENT FAIRE DE LA PROPAGANDE L’Aide aux étrangers Une partie des oeuvres de la Maison Ignace Bourget - Le Refuge de l’Aide à la Femme reçoit un triste cas de misère - Cinq enfants abandonnés par la mère et par le père L’Aide aux Familles Etrangères, c’est l’une îles sections de la Maison Ignace Bourget dont nous avons le moins parlé jusqu’ici.Elle n’en est pas moins active.Née pendant i’avanl dernière semaine de décembre, dès la veille de Noël elle pouvait, grâce à la générosité d’un particulier qui tout en gardant l’anonymat tenait à ce que son geste servît d’exemple, distribuer une somme de $1,000 aux curés catholiques des pins pauvres colonies d’étrangers de la ville de Montréal.Cet argent, bien entendu, ne devait pas servir au secours des seuls nécessiteux catholiques mais de n’imiporte quelle famille d’origine étrangère, sans qu’il soit question •de religion.La misère n’est-elle pas toujours pitoyable?L'Eglise est catholiqrie, c’est-à-dire universelle.Tous Jes hommes sont ses enfants, les uns qui lui «ont soumis, les autres pas.Ces derniers n’en sont pas moins ses enfants et sa sollicitude miséricordieuse ne peut tes oublier.La Maison Ignace Bourget ayant obtenu Je privilège insigne de se mettre sous les auspices de la St-Vincent-de-Pauil.sa section de l'Aide aux Familles Etrangères tient à peu près le rôle d’une conférence mais d’une conférence qui serait un ministère des Affaires Etrange-res.Hier soir, l'Aide aux Familles Etrangères a reçu sa part de vêtements donnés par le ministère fédéral de la Défense Nationale et distribués par \& Croix-Rouge iiux diverses institutions de charité.Depuis douic ans que la gucçre est finie, ces vêtements étaient restés dans les magasins militaires.Ils devaient servir à l’équipement des conscrits qui eussent été appelés sous les armes si l’armistice n’avait pas été signé, le 11 novembre 1918.C’était là, au sens économique du mot, une richesse accumulée dans un (but de destruction.Les circonstances veulent qu’elle soit employée à des fins de charité.En somme, ça n’est qu’une juste rétrocession.Tout le peuple canadien a souffert tlon Co.deux mal»ona de rapport sur la rue Old Orchard, N -D, de Grâce, I $53,000; A.-C.Boucher.12.321 rue N.-D 1 de» Anges, une maison, un logement sur la me Rivoli.Alumtele.$2.000; D.Flo-rtant.7349 rue Henri-Julien, une maison, deux logement», «m magasin.$ur la me ! Mozart.St-Jean, 19.060 Avez-veut «««orn «le boni livret?Adpc«scz-vous au Service de librairie du "Devoir”;; 430 rue Notre-Dame ett, Montréal.(Té* I2-L-___U A -L.__1 Tdl * Voici le texte du discours prononcé par Thon, sénateur F.-L.Béique, président de la Banque Canadienne Nationale, à la réunion de ce midi: En proposant l’adoption du rapport du Conseil d'administration de la Banque, je désirerais attirer votre attention sur la situation satisfaisante qu’il révèle.Les points saillants du bilan de notre institution, à savoir: l’importance et la liquidité de l’actif, le montant considérable des dé-ôts d’épargne et le maintien, à % près, de la somme des prêts courants et escomptes, montrent que la Banque Canadienne Nationale a fait au cours de l’année écoulée un volume d’opérations presque aussi important qu’en 1929, qui avait été, comme on sait, une année de grande activité économique.Ils indiquent en outre que 1a Province de Québec, où se concentrent en grande partie les affaires de la Banque, a été moins affectée que plusieurs autres provinces canadiennes par le ralentissement industriel et commercial qui se fait sentir dans le monde.Le rapport financier de la Province de Québec, dont les chiffres préliminaires sont déjà connus, accuse du reste une situation dont il convient de se féliciter.La position privilégiée dans laquelle se trouve, en cette période difficile, la vieille province de Québec tient sans doute à l’équilibre qui s’est maintenu jusqu’ici entre la production agricole et la production industrielle, mais elle tient peut-être davanfage encore à l’esprit de travail, d’économie et do prévoyance de ses habitants, qui so sont constitué des réserves pendant les bonnes années, et à l’harmonie qui règne dans les relations entre le capital et le travail.Les théories de ceux qui s’efforcent d" mettre en antagonisme le capital et le travail sont contredites par les faits, puisque les deux forces qu’ils prétendent opposer l’une à l’autre sont faites pour collaborer en se complétant.La situation économique au cours de l’année dernière n’a-t-elle pas mis en lumière la solidité qui les unit?La crise qui sévit dans tous les pays les atteint toutes les deux, puisque la dé- Eression économique provoque d’a-ord le chômage des capitaux, qui a pour conséquence le chômage des travailleurs.Les capitaux engagés dans les entreprises productives ne sont pas autre chose que des outils mis à la disposition des ouvriers sous forme d’usines et fabriques, d’outillage et de matières premières.Vouloir soulever le travail contre le capital, c’est engager l’ouvrier à détruire ses outils.Ceux qui apportent à la production les capitaux dont elle a besoin et ceux qui lui apportent leurs services, dont elle n’a pas moins besoin, sont donc dans un état d’étroite in terdcpendance.Le bien-être des uns et des autres dépend de leur loyale coopération.Les causes de la crise mondiale sont trop nombreuses et trop complexes pour que les économistes puissent s’entendre sur leur importance relative.Le rapport dont vous venez d’entendre la lecture indique celles qui nous paraissent être les plus importantes.Plusieurs facteurs défavorables s’atténueront sans doute d’eux-mêmes avec le temps, mais quelques-unes des conséquences financières de la Grande guerre ne cesseront pas d’entraver sérieusement les relations économiques internationales sans l’intervention des Etats intéressés.Dans l'Introduction de l’Histoire économique et financière de la nation française, publiée en 1927, M.Germain Martin, professeur à la Faculté de Droit de Paris, s’exprime en ces termes: “Une croyance enfantine à la possibilité d’imposer à l’Allemagne' des annuités de paiement, jusqu’à concurrence de centaines de marks or, au titre des réparations, causa un trouble international qui n’ejst point encore disparu et qui ne le sera que le jour où les Etats-Unis, créanciers de l’Europe, consentiront a une revision générale des dettes et à leur annulation totale ou partielle.Le monde entier a d’autant plus de peine à retrouver son équilibre que l’endettement de la plupart des nations belligérantes a causé un avilissement de la valeur des unités monétaires des grands Etats européens.La variabilité de 1a mesure des valeurs engendre l’incertitude dans les échanges nationaux et internationaux.” Cette opinion, qu’exprimait, il y a trois ou quatre ans, M.Germain Martin, comportait une si claire prévision des événements qw’elle était confirmée ces jours derniers par le président de ta plus grande banque du monde, qui n’envisage la situation que du point de vue de l’homme d’affaires.M.Albert H.Wiggin, dans le rapport annuel de la Chase National Bank, déclare que le facteur défavorable qui af fecte le plus profondément la si luation est l’impossibilité où se trouvent les pays étrangers de se procurer les dollars nécessaires au service de.s intérêts de leurs dettes envers les Etats-Unis, à l’amortissement de celles-ci et en même temps à l’absorption d’un volume suffisant des exportations des Etats-Unis.Il suggère en conséquence que le Gouvernement de la Bépubli-que prenne l’Initiative de négociations en vue de réduire les dettes interalliées.L’autorité dont jouit M.Wiggin donne beaucoup de poids à son projet.qu’il justifie d’ailleurs au moyeu d’arguments irréfutables.Il n’est pas douteux qu’un allégement des dettes de guerre, qui sont une cause de dépression économique dans tous les pays, contribuerait beaucoup à ta reprise de l’activité économique dans le monde.Société d’une messe M.Joseph-M.de Bray, curé de St-Jean Damascène, décéslé le 13 janvier cour a nt, à l’hôpital Sainte-Jeanne d’Arc, était niemibre oie ta Société d’une Messe.Albert Valois, chanoine, DYSPEPSIE, DIABÈTE, OBÉSITÉ, ENTÉRITE, ARTHRITISME, ALBUMINURIE, ALIMENTATION DES ENFANTS.fjeude&ekt r , f JAieugn* | !—1 ircg^ru Spècial Diabetic beuMeit P«ïnï«GÏüiën |RF^1 i,e5S,in.i 1 AGENT GENERAL POUR I E CANADA J.Alfred Ouimet 84.Paul Est, Montreal Cavité Ne se bouche pas, ne r&le pas, n’envoie pas de jus dans la bouche.No 1, $1.00 — No 2, 50c.Cavité de Luxe faite à Londres Avec étui et bouquin en ambre, monté ez or, $6.00 Avec sac en chamai* aette et bouquin en Cavité—Pas de tabe vulcanite.S2.50 E.-N.CUSSON, 7062, St-Denia, Montréal LA BANQUE VOUS CONNAIT-ELLE ?IL importe à l’homme désirant réussir d'être connu du gérant de sa succursale locale.Le meilleur moyen d’y parvenir c’est de déposer régulièrement à sa succursale.Celui qui est ainsi connu de son gérant aura de bonnes chances de réussir surtout s’il l’informe de ses projets de transaction, s’il sait profiter de l’expérience du gérant, do ses conseils désintéressés.Si le gérant vous connaît par la régularité de vos dépôts, s’il est renseigné sur vos projets, .il pourra vous guider comme seul un spécialiste peut le faire.Faites une visite à notre gérant local et ouvrez un compte courant ou d’épargne sans tarder.LA BANQUE PROVINCIALE.DU CANADA ’'où les épargnants déposent” La grancTmaman d'adoption Une grand'maman, mats pas or-dinaire, la tête remplie d'histoires , et qu’elle conte avec une verve in- ; ta/fssable qui fait la joie des en- \ fonts depuis plusieurs générations, • voilà Mme la comtesse de Sègur.Les parents qui aiment leurs enfants et veulent développer chez eux le goût de la lecture saine pour qu'fis apprennent à se repaître d’au- \ tre chose que de journaux épais et plus dégoûtants encore quand ils se trempent dans l’eau bénite, voudront leur faire cadeau d’un ou de trois de ces ouvrages.OEUVRES DE MME DE SEGUR Volumes reliés percaline rouae, 5 x 7Va, nombreuses gravures, chacun, .75 au comptoir et .85 par la poste.— Après la Pluie le beau Temps — Eh mauvais Génie — Comédies et Proverbes — Diloy le Chemineau — François le Bossu — Jean qui grogne et Jean qui rit — La Soeur de Gribouille — L’Auberge de l’Ange-Gardien — Le Général Dourakine — Les bons Enfants — Les deux Nigauds — Les Malheurs de Sophie — Les petites Filles modèles — Pauvre Biaise Vacances Service de Librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, MonlréiL ERNEST LA VIGNE Organiste à St Jean-Baptiste Professeur de piano, orgue, théorie, solfège 058, avenue Duluth est TH.FRontenae 5544 Month DR J.D.FAQUIN CHIRURGIEN-DENTISTE 10 ans d’expérience et de bon* services au public.Le REEL SANS DOULEUR 1297, SAINT-DENIS Coin Stc-Catherine.LAn.8361 Protégez votre bouche et votre bourse en voyant Prévisions atmosphériques Toronto, 15 (S.P.C.).— Dans les bassins de l’Outaouais et du haut Saint-Laurent, il fera beau et froid ce soir, plutôt beau et moins froid vendredi.L*Ettcyclique sur le mariage Le DEVOIR en publiera le texte intégral, en une édition populaire L’Encyclique sur le mariage est de toute évidence l’une des plus importantes qui aient été publiées depuis un demi-siècle.Elle rappelle, avec une autorité souveraine, des notions essentielles; elle répond à des objections et elle réfute des erreurs qui sont répandues à profusion, particulièrement peut-être en Amérique.Le Devoir a décidé de faire de ce document, qui couvre, nous annoncent les dépêches, une vingtaine de mille mots, une édition populaire, à un extrême bas prix.Il sera de.la sorte très facile de le propager ej, s’il en est besoin, de le découper, etc.Le texte — nous nous servirons naturellement de la version française officielle — sera publié en une brochure de 40 à 18 pages, avec couverture, d’un format commode.Il se vendra 10 sous l’unité et $1 la douzaine, franco.Au cent, $7; pour les ôOO, $30; au mille, $50, port en plus pour ces derniers cas.On est prié de nous adresser tout de suite les com-mandes, afin que nous puissions régler notre tirage.La brochure sera mise sous presse et expédiée aussitôt après l’arrivée du texte officiel de l’encyclique.Toute commande pour moins de cent exemplaires doit être accompagnée de la remise correspondante.# * « Ce texte inaugure une série de publications périodiques, où le Devoir s’efforcera de conserver pour le public et de mettre à la disposition de ses lecteurs les principaux documents qui les Intéressent.Ix?prix des divers numéros dépendra naturelle* ment de la longueur des pièces publiées.C’est une entreprise dont nous reparlerons. » CALENDRIER - Demain : VENDREDI, 16 Janvier 1111.Saint Marcel, pape et martyr, l ever du soleil, 7 b.37.Coucher du soleil, 40 h.43.Lever de la lune, 6 h.26.Coucher de la lune, 2 h.21.Pleine lune, le 4, a 8 h.21 m.nu matin.Dernier quart, le 11, à 1S m.du matin.Nouvelle lune, le 18, à 1 h.42 m.du soir.Premier quart, le 26, à 7 h.11 m.du soir.VOLUME XXII — No 10 CtUNIE&f HELIE»; Montréal, jeudi 15 janvier 1931 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de T'A.B.C.” et de la “C.D.N.A.” - DEMAIN - BEAU ET FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum S.Même date l'an dernier 2*.Minimum aujourd’hui —1.Même date l'an dernier IA.BAROMETRE IA heures a.m.30.07.11 heureo a.m.30.03.Midi: 30.04.Chiffrée fournis par la Maleon M-H.do Meslé.1010 Bt-Donls.Montréal.La ligue du dimanche A SA REUNION ANNUELLE TENUE HIER, ELLE DEMANDE DE NOUVEAUX INSPECTEURS REGIONAUX ET LA CESSATION DES TRAVAUX DE REPARATIONS, LE DIMANCHE, DANS LES USINES.La Ligue du Dimanche a tenu hier, à Montréal, sa réunion générale annuelle, sous la présidence du juge Fabre-Surveyer, assisté du vice-président, le Juge C.-E.Dorion, de Québec et de l’aumônier général, le R.P.Archambault, S.J.Les comités diocésains suivants étaient représentés: Montréal, Québec, Ottawa, Chicoutimi, Trois-Rivières, Sherbrooke.Parmi les délégués.on remarquait Mgr Lapointe de Chicoutimi, le R.P.Bonhomme, O.M.I., de Hull, M.J.-E.Bolduc, des Trois-Rivières, l’abbé Bourassa de Sherbrooke, MM.Paul Carignan, A-natole Vanier, Clovis Bernier, Jean-Chrysostome Martineau, Alphonse de la Rochelle, Aquila Lapointe, etc.de Montréal, Chaque comité a présenté son rapport sur la façon dont la loi du dimanche est observée dans sa région, puis différentes questions se rapportant au repos dominical ont été étudiées.Parmi les résolutions adoptées à la fin de la réunion et qui seront transmises au premier ministre de la province, il en est une qui demande la nomination d’inspecteurs pour les régions de Chicoutimi et des Cantons de l’Est — la situation dans cette dernière région, en particulier à Asbestos, Brornptonville, East Angus et Disraeli, paraît déplorable—et une autre qui insiste pour que les réparations dans les usines le dimanche, condamnées par la commission d’enquête du gouvernement en 1926, soient sévèrement réprimées.Le comité central de la Ligue pour 1931 sera ainsi constitué: Juge Fabre-Surveyer (Montréal) président; juge C.-E.Dorion (Québec >, vice-président; Charles Bourgeois, C.R., (Trois.Rivières), vice-président; J.-C.Martineau (Mom-tréal), secrétaire; Lieul.-colonel Henri Desrosiers (Québec), magistral Roland Millar (Hull), M.J.-E.-A.Dubuc, M.P., jChicoutimi; M.J.-A.Julien, C.R., (Montréal), direc-teurs; R.P.Archambault, S.J., au-mnier._ Deux ans pour Jules Dagenais Le juge Lacroix a condamné ce matin Jules Dagenais, un récidiviste, à deux ans de pénitencier pour avoir commis un vol à un étal de boucher sur la rue de Lanaudière, le 10 janvier dernier.Dagenais était en compagnie d’un autre individu qui s’est échappé en automobile en abandonnant Dagenais aux mains de la police.M.Robichaud succède à M.Cenest Ottawa, 15.— M.D.-T.Robi-:haud, traducteur aux Communes, * été élu hier président de la Commission des Ecoles catholiques d’Ottawa par un vote de 14 contre 7.II succède à M.Samuel Genest.M.Aurélien Bélanger a donné sa démission comme directeur de l’enseignement bilingue.Celle-ci a été acceptée.Le R.P.Gillet s’embarquera demain New-York, 15.Le Paris, de la L'ie générale transatlantique, parti-•a pour Plymouth et le Havre demain soir, à six heures.Parmi les passagers il y aura: le T.R.P.Uillet, maître général des Dominicains, Mgr J.-A.Bresliu, recteur du Collège des Etats-Unis à Rome.Mgr Philippe Bernardini, conseiller de la délégation apostolique à Washington, les RR.PP.Garde et Ratisseau, Dominicains, qui accompagnent le T.R.P.Gillet.Il y aura aussi le romancier André Maurois.Contre la vente de la bière au verre Victoria.Colombie britannique,,, 15.(S.P.C.), A 1,713 voix de majorité.les citoyens de Victoria se sonl prononcésj contre la vente de la bière au verre., * Un ouvrage magistral Une trêve politique M.Sav i£iiac les approuve LE PRESIDENT DE LA CHAMBRE DES DEPUTES EN FRANCE FAIT APPEL A TOUS LES PARUS EN FAVEUR DU CABINET STEEG - L’AFFAIRE DE LA BANQUE OUSTRIC Paris, 15.(S.P.A.) — Le président de la Chambre des députés, M.Fernand Bouisson, a préconise, aujourd’hui.une trêve politique assez longue pour permettre au cabinet Steeg de remettre en mouvement l’administration du pays.Il a dit, dans son discours, que la France doit se féliciter d’avoir évité les plus durs coups de la crise économique qui affecte la plus grande partie du inonde, mais que la période de tranquillité paraît terminée.Le Parlement peut en une large mesure, a-t-il -continué, enrayer les mauvais effets de la crise économique.Il est nécessaire d’agir avec prudence, particulièrement en matière de politique étrangère.M.Bouisson a exprimé une cordiale approbation de l’initiative française relativement au projet d’union européenne.Faisant allusion à l’affaire de la banque Uus-tric, il a réclamé un rapport complet, afin de déterminer si les détracteurs du Parlement avaient tort de lancer des accusations.L’interpellation au sujet de l’affaire Oustric, fort périlleuse pour le cabinet, a été ajournée jusqu’au retour à la santé de M.Henri Chéron, ministre de la Justice.Balbo repart Bahia, Brésil, 15 (S.P.A.).— L’escadrille aérienne du général Halo Balbo, ministre de l’Air d’Italie, a quitté Bahia à 8 heures 17, ce matin (6 heures 17, suivant l’heure normale de l’Est), pour Rio de Janeiro, qui sera le terme du voyage de près de 7,000 milles qu’elle a commencé de la ville italienne d’Orbetello le 17 décembre.On sait que l’escadrille, composée de quatorze hydravions à son départ d’Italie, ne compte plus maintenant que onze unités, par suite d'accidents.On croit que les onze hydravions seront vendus au gouvernement brésilien.Nos anciennes églises M.Marins Barbeau, membre de la Société Royale du Canada et anthropologiste au Musée National du Canada, prononcera ce soir à 8.30 heures, une conférence sur “Nos anciennes églises” avec projections lumineuses, dans la grande salle des conférences de l’université de Montréal.Celle conférence est la trente et unième conférence publique organisée par VAssociation Ca-nadienne-françaisc pour [’avancement des sciences.La taxe des amusements Montré Sherbrooke; L.Langlois, de Varen-nes; J.-A.Cloutier, de Ste-Thérèse: Major T.-O.Grotbé, de Cartierville; Rodrigue Langlois, directeur-gérant de I’,Association,___ M.Baxter proteste LITURGIA.L’abbé R.AIGRAIN, professeur aux Facultés catholiques de l'Ouesi, Liturgia, eneg-rlopédir populaire des connaissances liturgiques, in-8 cartonné de XV-II41 p., nombreuses illustrations, Bloud."Un ouvrage magistral, publié par un prêtre savant qui est.aussi un apôtre, Malgré les collaborateurs nombreux et variés qu’il s’est adjoints, il a gardé â son oeuvre une parfaite unité, tant sa méthode était sûre et son érudition éclairée.Tout ce que les fidèles doivent savoir, non pas pour exécuter les cérémonies, mais pour en comprendre l'esprit et en apprécier les beautés, tout est dans re livre instructif, équilibré, captivant.Nous ne le recommanderons pas autrement: les catholiques qui nous lisent se feront un honneur de le posséder et d'en faire leur profit.” — Revue des Lectures (tée.1931.En vente au Service de Librairie, «u prix de $2.50 nu romptoir, rt $2.75 par la poste.Bucarest, Roumanie, 15 (S.P.A.).— Un a opéré l’arrestation de sept1 des principaux chefs de l’organisation antisémitique, fasciste et à moitié militaire dirigée par Zclea Co-dreanu.Tous les sept subiront un procès.On croit que le gouvernement veut supprimer l’antisémitisme.Les princes sc préparent Londres.15 (S.P.A.) Le Prin-j ce de Galles et le prince George, j qui partiront demain pour l'Amé- j rique du Sud, par vole de Paris et ; de Santander, complètent leurs préparatifs aujourd'hui.Si le temps ' le permet, les deux princes se rendront en France en avion.Cet après-midi, â 4 h.15, le Prince de Galles conversera avec sir Herbert Gibson, qui est â Buenos-Ayres, pour y organiser l’exposition industrielle britannique que l'héritier de In Couronne inaugure ' ra, le 14 mars.La epnimuntealioo j sera établie en partie par télépho- j "c et en partie par radio.Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.15 (S.P.C.) - Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.J.R.M.Baxter, a protesté auprès de la Commission des chemins de fer, aujourd’hui.rontre la demande faite â la commission d’inclure la ville de Québec dans le territoire bcnc firianl des laux de fret des provinces maritimes.M.Baxter a nf firmé que.sauf le respect dû à h Commission, le Nouveau-Bruns- wirk est prêt â la défier en eelt" matière.Il a ajouté que l’inclusion de Québec aurait tm but purement politique et qu'eu outre ni la rom mission ni le gouvernement n’ont L» pouvoir d’étendre les bénéfices des taux de fret établis en vertu du rapport Duncan.M.Houde narlcra avec M.Blain Le maire Houde adressera la nn-role à rassemblée que tiendra M.Aldéric Blain, député de Dorion.vendredi soir â l’Ecole Snint-A^è-ne, La terre tremble au Mexique DES FORTES ~S~ÊC0USSES CAUSENT LA MORT DE SIX PERSONNES, EN BLESSENT NEUF ET ENDOMMAGENT UNE CINQUANTAINE D'IMMEUBLES -A MEXICO, LA POPULATION EFFRAYEE, PRIE A GENOUX DANS LES RUES Mexico, 15 (S.P.A.) —- Un fort tremblement de terre a secoué Mexico et le sud du Mexique, il v a quelques heures.Six personnes ont élé tuées, neuf ont été blessées et une cinquantaine d’immeubles ont été endommagés.Un froid exceptionnel et une chute de neige ont marqué les trois jours qui ont précédé le tremble ment de terre.A Mexico, ia population effrayée a prié à genoux dans les rues, malgré un violent orage.Pour quelques heures après le tremblement de terre, une lumière jaunâtre, effrayante, a illuminé le firmament, bien qu’il plût.On croit qu’elle provenait d’une petite éruption du Popocatepetl, qui est éloigné de Mexico d’environ 55 milles.Les secousses ont été si fortes qu’elles ont déréglé les sismographes de Tacubaya, après quatre minutes.D’après d’autreç sismographes, le tremblement de terre a duré vingt-huit minutes dans diverses parties du Mexique.Il s’est fait sentir dans quinze Etats et dans le.district fédéral.Le froid continue aujourd’hui.La nuit dernière, il a gelé.Trois personnes ont succombé au mauvais temps, à Mexico.Il y a plusieurs victimes à la campagne.Le projet Briand Geoiève, 15 (S.P.P.).—La commission européenne pour l’étude du projet Briand d’union des Etats européens commencera son travail demain.Cette commission, que la Société des Nations a nommée en septembre dernier, est aussi celle qui a tenu, sans succès, une conférence en novembre pour une action économique concertée en Europe.La situation présente ne parait guère favorable à une coopération plus étroite des nations européennes.La Russie et la Turquie n’ont pas de représentants dans cette commission.On croit que M_.Curtius, ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, proposera la participation des deux pays à l’étude du projet Briand.____ Elections municipales à Saint-Antoine A Saint-Antoine de Padoue, M.Joseph-Ignace Archambault a éié réélu pour un sixième terme, maire du village.' MM.Félix Hébert, Georges Gen-dron et Louis Petit ont été réélus conseillers.Maire et conseillers, tous ont été élus par acclamation.M.Emery Gaudette a été élu mar-guillier en remplacement de M.Sergius Millier.A Saint-Antoine sur Richelieu: M.Jean-Baptiste Archambault a été réélu pour un deuxième terme, maire de la paroisse.M.Orner Malo a été réélu conseiller; M.Antoine Saint-Germain a été élu en remplacement de M.Joseph-Edouard Lecours, et M.Joseph Gen-dron en remplacement de M.Ser-qius Millier.Maire et conseillers, tous ont été élus par acclamation.11 y a deux ans, le maire Jean-Baptiste Archambault et ses conseillers, après une lutte très vive, n’avaient été élus que par 4 voix de majorité.Grâce à l’administration de ees messieurs, le prélevé municipal de 1931 n‘est que de .10 par $100, alors qu’il avait atteint parfois 30 et 40 pour cent.Les électeurs ont voulu témoigner de leur confiance envers leurs administrateurs en les acclamant.La nouvelle aile de Polytechnique L’INAUGURATION DU 31 JANVIER AURA UN CARACTERE SIMPLE — LES FETES DE L’ANNEE PROCHAINE Les cérémonies d’inauguration de la nouvelle aile de l’Ecole Polytechnique de Montréal auront un caractère plutôt simple, le 31 janvier prochain, alors qu’elles coïncideront avec la réunion annuelle de l’Association des anciens élèves de Polytechnique, selon ce que nous déclarait ce matin M.Augustin Frigon, directeur de l’Enseignement technique pour la province de Québec.Mais, a ajouté M.Frigon.l’an prochain lorsque les laboratoires de la nouvelle aile seront organisés, les fêtes d’inauguration revêtiront un caractère plus solennel.Des invitations seront adressées aux représentants des gouvernements, de la ville de Montréal et autres.Pour la cérémonie prochaine de cette fin de janvier, les invitations seront plus rares et se limiteront presque exclusivement aux représentants universitaires et éducationnels.Les anciens élèves et les visiteurs pourront visiter toutefois le gymnase qui sera terminé.11 y aura réunions, élections des officiers et banquet le soir au Cercle Universitaire.L’heure de fermeture des greffes Québec, 15 (Ï)N.C.) — D’après une décision prise ce matin, au comité des bills publics, les greffes de nos Cours de justice .seront ouverts jusqu’à 1 h., le samedi, comme d’habitude.Le Barreau de Montréal avait | suggéré la présentation d’un bill pour obtenir la fermeture des greffes à midi, mais les membres du comité ont été unanimes à rejeter celle clause.Les ayocats estiment qu’il vaut mieux laisser la loi telle qu’elle est afin de ne pas abréger les délais d’appels.Un malin ajoutait: “Il vaut mieux priver les golfeurs d'une heure de jeu que de priver les clients d’une heure pour se protéger en justice”.Et la clause fut biffée unanimement.Un trust du nitrate Santiago, Chili, 15 (S.P.A.).-— Le miniis&ne des finiamces a ainnon-cé, il y a quelques heures, le parachèvement de négociations faiies à New-York pour un trust de nitrate, capitalisé à 300 mi liions de dollars, désigné sous 'l e nom de Cosac h (mot formé des initiales de Com puni a Salitrera de Chile).L’organisation de ce trust a commencé l’année dernière, à l’issue d’une série de conférences de producteurs chiliens et de fabricants européens de nitrates synthétiques.Le gouvernement chilien et Je groupe américain Guggenheim étaient parmi les principaux intéressés.La grève des houilleurs Londes, 15 (S.P.A.).— On croit, aujourd’hui, que les propriétaires de houillères et l'union des mineurs trouveront un compromis qui permettra aux 150,000 grévistes du pays de Galles de retourner à leur travail lundi.Les maladies contagieuses Le rapport annuel de ta division des maladies contagieuses du service municipal de samité pour 1930 indique que le nombre des cas des diverses maladies conlagieaises est passé de 15,078 en 1929 à 16,026 en 1930, tandis que le nombre des décès est descendu de 1,346 en 1929 à 1,309 eji 1930.A la dérive Boston, 15 (S.P.A.) Par sui»e d'une rupture de l'arbre de l’hélice, le vapeur Effingham est à la dérive à environ 1,200 milles à l’esl de ce port.Victimes des bandits chinois LE TRAIN DANS LEQUEL SE TROUVAIT Mgr LAPIERRE DERAILLE — QUELQUES CONTUSIONS — LABRE TURCOTTE REÇOIT QUELQUES COUPS DE.BATONS — LES ASSAILLANTS EMPORTENT DES EFFETS Des journaux annonçaient que des missionnaires canadiens, dont que Mgr L.-A.Lapierre, préfet apostolique du territoire assigné en Chine aux prêtres des Missions Etrangères de la province dont la maison se trouve A Pont-Viau, et quelques compagnons dont les familles demeurent dans les environs de Montréal, avalent été les victimes de bandits chinois.M.l’abbé Jo-seph Geoffroy, du Séminaire des Missions Etrangères, avec qui nous ayons communiqué cet avant-midi a bien voulu nous raconter les deux événements qui se sont produits en décembre dans (lesquels nos missionnaires se trouvèrent exposés à perdre la vie ou leurs biens.Le 9 décembre, nous dit M.Geoffroy, Mgr Lapierre accompagné de M.l’abbé Léon Lacroix, revenait de la ville de Leao Yuan vers Szepig-kai, où il avait confirmé la veille, jour de l’Immaculée-Conception.Le train filait à environ 40 milles à l’heure lorsqu’il sortit de la voie à l'approche d'un endroit appelé Ba-mien.Une quarantaine de bandits armés et A cheval étaient postés là et dévalisèrent les voyageurs.Heureusement, le wagon dans lequel avaient pris place Mgr Lapierre, son compagnon et quelques Chinois, fut renversé sans qu’ils fussent blessés, si ce n’est Mgr Lapierre qui souffrit de quelques contusions, et les bandits furent incapables d’ouvrir les portes.Us n’eurent pas l'idée de briser les fenêtres, de sorte que nos missionnaires s’en tirèrent A peu près indemnes.Lin train de secours vint les prendre et les conduisit le soir même à leur destination.Quelques jours plus tard, le 15 décembre, les mêmes bandits, croit-on, forcèrent les portes et s’introduisirent dans la maison où se refirent les missionnaires qui desservent la mission catholique de Par-meen Tcheng.Seul M.l’abbé Né-rée Turcotte (qui vient de Ste-Bri-gide de Nicole!) leur fit face.M.l’abbé Ernest Jasmin (originaire de Laval-des-Rapides) était dans une autre pièce et ne fut pas aperçu et crut mieux de ne pas bouger si le danger ne devenait pas grave pour son compagnon.Les bandits forcèrent par quelques coups de bâton M.Turcotte â leur remettre l’argent qu’il avait, des vêtements et d’autres objets de valeur.Ils emportèrent finalement des biens pour ia somme de $800.à $1000.Grâce à la présence d’esprit de M.Turcotte, les bandits ne répétèrent pas leur pillage au couvent des Soeurs de l’immaculée-Conception situé tout près de là.Il leur dit qu’elles n avaient pas d’argent et que de plus, qu’étant femmes, elles crieraient et mettraient toute la ville en éveil, et çpie par conséquent ils seraient pris au piège et emprisonnés.Us l’écoutèrent.M.Geoffroy n fait remarquer que les nouvelles publiées dans d’autres journaux ont peut-être grossi les choses.Le public n’a pas raison de s’effrayer pour ces missionnaires éloignés, dit-il.Les deux actes de banditisme qui furent commis en Chine et dont furent victimes les missionnaires, auraient aussi bien pu se produire en notre ville.Ces bandits étaient des gens ?[iii étaient pauvres, qui avaient aim et qui eurent recours à ces moyens pour se procurer de l’argent, de la nourriture et des vêtements.Mgr Lapierre est natif de la paroisse de St-Hermas, comté, de Deux-Montagnes, et M.Turcotte, de Québec._ La vente des journaux La commission échcvinale chargée d'étudier le projet de règlement pour la vente des journaux dans la rue se réunira pour la première fois vendredi, à 3 heures.Des représentants de journaux assisteront à celte réunion.Le nouveau présidcnl de Panama, RTCAR110 ALFARO, el na femme.1 La conférence indienne LORD SA N KEY PRESENTE SON RAPPORT — AVANT-DERNIERE SEANCE Londres, 15 (Par George Bamble-ton, de la Canadian Press).— La Confèrence indiemne « tenu une assemblée plénière aujourd’hui, La communication du projet de lord Sankey, grand chancelier, pour l’établissemenit du home rule dans l’Inde» a marqué l’assemblée.II y a six semaines, a dit lord Sankey, le pranjer ministre a semé le projet.Nous avons surveillé sa croissance.Ne fautez pas aux pieds Ja jeune plante.Permettez-Im de croître.Appontez-la aux Indes e* trainsplautez-la dans Je bon sol indien.Cette assemblée est l’avant-dernière scène du grand drame qui se déroule entre les murai Ue® du par lais de St.James depuis environ deux mois.A l’issue de la séiance, «n des délégués indiens a dit: Nous avons établi La fondation d'un Dominion autonome de l’Inde.La nouvelle fédération sera une des plus grandes de l’histoire.Elle comprendra un territoire à peine plus grand que Sa moitié du Canada, mais une population presque trois fois plus notn-breusie que celle de® Etats-Unis.Déclaration de M.Legault LE RAPPORT SIMMONS SUR LA VOIE DE CEINTURE DU C.N.R.— L’OUVERTURE DES RUES M.il’échevin Legault a donné, ce matin, aux journalistes, ia déclaration suivante: "La population du nord de Montréal devra tenir Je maire, l’exécutif et sa "gang” responsables si l’on n’obtient nas l’ouverture de toutes les rues du nord, le maire et ses partisans n’ayant pas cru bon d’accepter l’offre du Canadien National, en date du 19 août dernier, à ce sujet, offre qui parlait de ia construction de viaducs aux rues existantes et qui seront ouvertes à l’avenir, et ce, aux frais de la compagnies."Quant au rapport de l’ingénieur Simulions, je ne l'aprouve pas, attendu qu’il ne permet que l’ouverture de douze rues.L’administration aurait donc dû forcer le Canadien National à donner suite à la concession mentionnée plus haut, et qui fait partie du rapport Lancaster, le fait étant signalé à Ja page 8 dudit rapport.“De plus, le rapport de l’ingénieur en chef de la commission des chemins de fer ne parle pas d'électrification des locomotives, et il ne permet, sur une distance d’un mille, que l’ouverture de deux rues.“Ix’s autorités, au lieu de monter l’opinion publique, auraient dû prendre les dispositions nécessaires pour obtenir l’ouverture de toutes les rues.Je trouve extraordinaire de voir que le rapport, reçu le 27 décembre, n’ait pas été mis devant le public phi s tôt.On n’avait pas le droit de cacher ce rapport aussi longtemps.” Une affiche immorale Le capitaine A.Vaillancourt, do la police des moeurs, sur représentation de la Ligue contre l’immora-rité, a fait enlever une affiche immorale placée à l’Exposition de Publicité qui se tient à l’hôtel Mont-Royal.La plainte avait été faite hier.M.Vaillancourt a donc agi sans délai.M.Albcric Célinas M.Albcric Gélinas.fils de M.AI-béric Gélinas.ancien maire de Pointe-aux-Trembles, sera candidal dans l’élection municipale de la Pointe-aux-Trembles qui aura lieu à la fin de janvier.4 WALL STREET Le marché est lourd New-York, 15.— Les ferroviaires constituent le seul groupe qui ait résisté, enflant que groupe, à ta lourdeur manifestée par tout le reste de lu liste ce matin.Les industriels.les utilités publiques et les oétrolcs.un peu plus actifs que les Jours derniers, ont aussi été plus lourds.Père Marquette, Atlantic Const Line.Rock Island, Katy, Lackawanna rt Illinois Central sc sont avancés de 1 1-2 à 2 1*2 points chacun.Kastman Kodak s’est mis en vedette par une dégringolade de cinq points tandis nue Lambert, Shell Union, American and F’oreign Power ont reculé île 3.American Can.Westinghouse et Coca Cola on| reculé de 2 points chacun, U.S.Steel.Woolworth, National Biscuits.Standard (HI of N.J„ American Telephone DuPont et North American ont fléchi do 1 point et phis chacun.Vient d’arriver : -Saint Augustin, par Ciovani Papini, 75s.franco.Service de librairie du DEVOIf LE DEVOIR.MONTREAL, |EUDI 15 JANVIER 1931 VOLUME XXII La page des PETITS TRAITS.DE PLUME Les nôtres et ceux des autres Jeudi, 15 janvier 1931 PRIS DANS LA GLACE ‘‘H était un petit navire, Il était un petit navire.*’ Vous connaissez la chanson et l’histoire triste de ce bateau.Rien triste aussi est l’aventure des 17 vapeurs pris dans la glace du golfe de Finlande.Elle nous rappelle l'autre chanson populaire: ”Dix-sept bateaux pris dans la glace Pas capables de s’arracher.Faut attendre que la glace parte.Pour s’en aller!” Comme vous le voyez c’est très poétique et réaliste.et aussi spirituel qu’une vérité de l.apalisse.* * * AHUM.Le gérant généra! du Metropolitan Opera, de New-York, sept vedettes.un directeur de mise en scène et dix choristes souffrent de rhume et de maux de gorge.Oui.i’ai remarqué que tous les gens importants étaient enrhumés de ce temps-ci.Ahum! hum!.* ¥ * •VOLEZ.VOLEZ.BELLES-MERES.La belle-mère de John Kripruck se mord les pouces d'avoir donné gratuitement en Cour de police un conseil à son gendre.Kripruck était accusé d’avoir battu sa femme.11 attribuait sa recalcitrance à sa belle-mère.Celle-ci se leva de son siège eu Cour et lui donna de “bons conseils” que le magistrat Berry écouta attentivement avant de faire la remarque suivante: “Kripruck, vous êtes disculpé.Avec une pareille belle-mère, vous ne pouvez faire autrement que de sortir de votre tempérament.Chassez votre belle-mère hors de chez vous.Vous avez marié la fille, non pas toute la famille.” LE AUTILUS” Le “Nautilus”, sous-marin sur lequel le capitaine sir George Hubert Wilkins espère entreprendre an voyage sous les glaces au pôle Nord, a été sorti des chantiers de la marine à Philadelphie et conduit à ceux de Camden pour y recevoir les derniers apprêts.Trois perforeuses spéciales, chacune d’environ 15 pieds de long, >our percer la glace polaire dans e sens de la hauteur, un pont glis-uuit en bois qui servira de gouver-lail lorsque le sous-marin voyage-•a sous l’eau, et d’autres appareils .seront installés.On s’attend à ce que le radouba-te et la mise au point soient para- chevés dans la seconde semaine de mars, après quoi le sous-marin retournera à Philadelphie pour s'ap- | provisionner et partir immédiate- j ment pour un voyage d'essai dans i la région du Saint-Laurent.* * * CHANCE ET HABILETE Tom Anderson, de Chicago, est un garçon chanceux autant qu’habile.Il lire si bien du fusil qu’il rem- | porla un dindon dans un concours 1 de lir.Dans le gésier de l’animal, sa femme a trouvé un diamant.L'oiseau vient d’une ferme de la région de Michigan.D’une balle.deux coups! L’ECONOMIE DES ECOSSAIS L’économie écossaise est une caractéristique nationale, un produit | de plusieurs siècles de vie dure sur j une terre mesquine et avare.La parcimonie des Ecossais a suscite souvent l’hilarité.Il né faut pas oublier que leur jndience s’est exercée pendant des siècles sur un sol incuite.Ils avaient à faire des provisions pendant des mois d’été très courts, pour l’hiver qui ne finissait plus.Un climat rigoureux’et la lutte contre les éléments ont imprimé au caractère écossais une certaine rudesse, une -sorte d’aigreur et leur a formé une nature sévère, rébarbative.* * GERME DE PARALYSIE INFANTILE Un organisme qui n’a jamais été vu auparavant et qui pourrait bien être le germe depuis si longtemps recherché de la paralysie infantile a été photographié par Francis F.Lucas, des laboratoires du Téléphone Bell, à New-York, au cours de ses recherches au microscope ultraviolet.PREPARATÏoN D’UNE ENCYCLIQUE >11 n’est pas sans intérêt rie connaître comment le Pape a préparé son encyclique sur le mariage.Savez-vous qu’une vingtaine de savants ont travaillé à l’ébauche de ce document pontifical pendant deux mois pleins?Ces aides ramassèrent la masse de documents nécessaires à l’élaboration de l’en-cyolique.Sa Sainteté en prit connaissance et en fit la critique.Les aides du Pape reprirent l'ouvrage et le retravaillèrent.C’est alors qu’un expert du Vatican rédigea en latin une ébauche de l’encyclique que le Pape ensuite corrigea et recorrigea jusqu’à la veille de sa publication.Il est à se demander si, dans la préparation de n'importe quel document d’Etat, on met autant de soin que le Vatican en apporte dans la rédaction de ses encycliques.Où a-t-on vu une telle préparation dans la rédaction d'un document de 16,000 mots?C’est dire la peine que le Pape se donne lorsqu’il parle au monde.jy» «fr N’EN FAUT PAS TROP Trop de repos nous engourdit.Trop de fracas nous étourdit.Trop de froideur est indolence.Trop d'activité, turbulence.Trop d'amour trouble la raison.Trop de remède est un poison.Trop de finesse est artifice.Trop de rigueur est cruauté.Trop d’audace, téqiérité.Trop d’économie, avarice.Trop de bien devient un fardeau.Trop d’honneur est un esclava-ge- Trop de plaisir mene au tombeau.Trop d'esprit porte dommage.Trop de confiance nous perd.Trop de franchise nous dessert.Trop de bonté devient faiblesse.Trop de fierté devient hauteur.Trop de complaisance, bassesse.Trop de politesse, fadeur.LA CURIOSITE .Souvent l'art de l’annonce n’est pas celui de piquer la curiosité humaine.N’est-ce pas ce que prouve ce libraire de Budapest?Le bonhomme voulait écouler une certaine quantité d'un livre quelconque.Il publia alors dans les journaux l'annonce suivante : “Ce quç toute jeune fille doit savoir.Conseils extrêmement utiles et nécessaires ù toutes celles qui se destinent au mariage.Vu la nature de ce livre, on n’acceptera que des commandes par la poste; l'expédition aura lieu au reçu de la valeur du livre, soit un dollar”.Les demoiselles, aspirant au mariage, répondirent en grand nombre à l’appel du libraire.La première semaine, il se vendit deux mille volumes.Les acheteuses, cependant, se montrèrent fort mécontentes.Ce qu’elles avaient reçu, ce n’était pas le livre qu’elles attendaient, mais un simple manuel de recettes culinaires.L’affaire alla devant les tribunaux.Le juge donna raison au libraire.“Ce qu’un grand nombre de jeunes filles ont besoin de savoir à notre époque, dit-il, c’est bien un peu de cette science domestique que les préoccupations mondaines et les plaisirs font délaisser de plus en plus”.Tout en ne trompant pas ses clients, ce libraire, un psychologue, leur avait donné une intelligente leçon.Ce ciu’il y a de mieux en instruments de musique se trouve chez Archambault Quelques-uns des manufacturiers célèbres dont les instruments figurent ici: BESSON —- Manufacturiers des instruments de fanfare servant à l'armée de terre, à la marine, aux forces aériennes et aux troupes de réserve de Sa Majesté.Dans tous les centres musicaux, le mot BESSON est parfaitement connu et signifie toujours "ce qu'il y a de mieux” en instruments de fanfare.ClBSON.— Instruments d’une magnifique sonorité.Ouvrent la voie aux grandes exécutions musicales Assurent de nouveaux triomphes et un accroissement de prestige aux artistes et aux professionnels .aident les étudiants et les ambitieux dans la voie qui conduit au succès artistique.LA QUALITE SELMER—Reconnue partout où se jouent de bons instruments L'établissement Selmer est réputé le pourvoyeur d’instruments à vent de qualité.Fabricant et distributeur des meilleurs instruments à vent au monde.ainsi que des accessoires.J THIBOUVILLE-LAMY (Paris) — Luthiers et Facteurs d'instruments de musique.Sonorité veloutée, justesse impeccable dans tous ses registres.L instrument idéal pour les exécutions si délicates qu’on exige aujourd'hui.LES INSTRUMENTS DE FANFARE MODELE REVELATION’’ DE HOLTON sont les meilleurs produits de cette industrie d’art, I oeuvre des plus grands virtuoses du genre en Amérique.Fabriqués par des musiciens, dans une atmosphère artistique, les instruments de fanfare, modèle ’’Révélation ”, de Holton, ont atteint un degré de perfection musicale qui ne sera probablement jamais égalé.Créés par des artistes, ce sont aussi les préférés des artistes.ON PEUT VISITER NOTRE RAYON DE LUTHERIE EN TOUT TEMPS.»->>>>>,>.>?»>>>* ?»>?>» »>>>>>>>>>»> '*¦¦»¦> >»>>.>>>>>>>> » j».(fy.CfricJuMtlSaufy 500, rue Sainte Catherine Est, angle Berri MArquette 6201* LA PEINE DE MORT La peine de mort réservée aux meurtriers est un sujet qui a fait couler bien de l’encre de la part de ceux qui voudraient qu’elle n’existe pas.v A l’heure actuelle, aux Etats-Unis, la controverse est encore engagée entre ceux qui sont en faveur i de la peine de mort et ceux qui la 1 I combattent.Le Saturday Evening Post est dhti^ dans le déoat.Tous les arguments qu’on invoque contre la peine capitale sont ; de deux sortes, écrit la revue amé-ricainc: Ils sont sentimentaux ou pratiques.Or, ‘Texécution d’un meurtrier n'a rien de l’horreur dont s’accompagne l’assassinat d’un homme innocent.La Société a le droit de se protéger elle-même, el si l’exécution d’un meurtrier a pour effet d’empêcher un autre criminel de commettre un acte semblable, alors on sauve une autre vie innocente”.Suant au reste, continue le Sat-ay Evening Post, il est prouvé avec des chiffres que là où est appliquée la peine capitale, fe nombre des meurtres est infiniment moins grand que là où Ton se contente de l’emprisonnement à vie des meurtriers dont la culpabilité est prouvée.* * # L’ELECTRICITE DEPUIS 40 ANS On trouve difficilement aujourd’hui une ville ou un village américains où.l’électricité ne serve à l’éclairage et à d’innombrables autres emplois.Et pourtant il y a 40 ans l’énergie électrique était une chose encore inexploitée sinon totalement inconnue.La dynamo avait été inventée mais personne n’osait s’aventurer à la mettre en essai sur une grande échelle.La première organisation commerciale s’est formée à New-York; elle devait fournir l’électricité au public.Edison avait déjà fait connai-tre au monde sa lampe électrique ef la lampe à arc s’était révélée excellente pour l’éclairage à l’extérieur.Mais la plus grande difficulté venait de l’indifférence du public pour toutes ces découvertes.I Peu à peu les efforts persévérants d’Edison et de ses compagnons ! aventureux obtinrent des résultats.La compagnie naissante reçut des encouragements et poursuivit son chemin.Entrée en activité le 4 septembre 1882 elle prit bientôt une importance considérable et suscita des imitateurs qui ont créé aux Etats-Unis et dans le monde une ère toute nouvelle de confort et de progrès industriels.* Ÿ ¥ LE CHEVAL TROP COURT Lalande, musicien, violon de la chapelle de Versailles, était connu comme un homme iovial et qui aimait beaucoup le plaisir.Jeune, il lui prit envie, pendant la semaine sainte, d'aller figurer à Longchamps.11 va trouver Mousse!, loueur de chevaux, retient un cheval richement caparaçonné, et donne neuf francs d’arrhes à compte sur dix-huit, prix convenu de la location.Sorti de l’écurie, il rencontre un ami qui lui parle d’une partie de Longchamps.en quatuor, dans sa voiture.“Si seulement.dit Lalande, je pouvais retirer les arrhes que je viens de donner En tout cas, allons chez Mous-set, et nous verrons.—M.Mousset, montrez-moi encore une fois le cheval que je vous ai loué.—Monsieur, le voici.—Savez-vous, monsieur Mousset, que ce cheval-là est bien court?—Comment Monsieur, bieneourl?—Mais certainement.-Puis, s’adressant à son ami: —Voilà bien nia place, voilà la lionne, voilà celle de Daigremont.Mais où donc se placera Mondon-ville, et cependant il vient avec |nous?- -Comment, Monsieur, vous montez à quatre?! —Mais oui.-Tenez, voilà vos arrhes; allez chercher un cheval ailleurs; je ne loue pas le mien pour qu’on l’éreinte.” ¥ ¥ CHEZ L’ARTISTE Cher maître, mon portrait n’a | pas de vie.Alors, madame, si vous voulez qu’il ait de la vie.c’est cinq mille dollars de plus; la vie est très chère.LA CARTOMANCIENNE Je puis même parler avec feu votre épouse.Alors, ça loin he bien! Deman-dez-lui donc où elle a fourré mes boulons de manchettes?.POUR ETRE TRANQUILLE ('.'est curieux, mais le samedi il y a toujours beaucoup de déclarations de faillite.Ce sont des gens qui veulent passer le dimanche tranquille.BUREAU DE PLACEMENT Le préposé.— Et pourquoi voulez-vous un emploi chez quelqu’un qui soit au bureau le dimanche?Le chômeur.— Darnel.pour pouvoir toucher la paie; la semaine je ne suis pas libre.jf, JL C’EST TROP HONTEUX Le professeur.— Vous devriez être honteux, c'est la troisième année que vous restez dans la même classe.L’élève.Bien, et vous, monsieur! Voilà plus de quinze ans que vous y êtes.S1VEL.LES NOUVEAUX VERRES “Taït-Favreau” Correcteurs et protecteurs de le vue Un examen de vos yeux par un de nos SPECIALISTES et une explication précise de ces merveilleux verres vous permettront de juger de leur qualité et exactitude.Ces verres sont faits exclusivement dans nos laboratoires TAIT-FAVREAU, Ltée SPECIALISTES Opfométristen Opticiens Liceneie» 265, Ste-Catherine Est :: Tel.LAn.6703 Cloches d’églises Carillons, cloches neuve* et d'occasion, de différents poids et prix.Ecrire ou voir Z.-Q.TOURANGEAU 16SS, Boni.St-Joseph (Est) Appt 6 - Tél.IR.6272 - Montréal C.-EMILE MORISSETTE, LIMITEE 232-236.rue LatoureUe, Québec Léon-A.HURTUBISE C.P.A.Comptable public licencié 60, St-Jacques ouest Montréal Téléphone: HArbour 5065 Donnez vos commandes à J.-A.DES Y Limitée 1459, Avenue Deiorimier Ils Importent directement leur CAFE et leur THE Ils manufacturent eux-mêmes leurs CONFITURES Qualité - Prix Modérés — Service Les lettres de Napoléon Bourassa ON DIRAIT QU’ELLES ONT ETE ECRITES PAR UN FRANÇAIS DU GRAND SIECLE “Je n’alme pas les recueils de “lettres”.Leur lecture m’a toujours paru fastidieuse à l’égal de la visite d’un musée, où l’on voit des tas de choses plus ou moins belles, disposées pêle-mêle le long des murs.Eh bien! j’avoue que les lettres de Napoléon Bourassa seraient de nature à me réconcilier avec ce genre de littérature.Il y a là tant de finesse dans l’observation, tant de délicatesse dans le sentiment et dans son expression, qu’on se laisse prendre au charme.Ces lettres, qui s’échelonnent de 1856 à 1912 sont exquises, toutes, quoique à des titres et degrés divers.On dirait qu’elles ont été écrites par un Français du grand siècle; oui.un Français de la vieille France, égaré aux XIXe et XXe siècles.” F„ C.(Annales du Mont Saint-Michel).Ce volume es» en vente au prix de ,75s au comptoir et ,85s par la poste au Service de Librairie do "DEVOIR” 430, Notre-Dame Est, Montréal.POUR LA FABRICATION DE VOS —CONSULTEZ * LA ‘fc'CHfe Photogravure Nationale Ltée 59, Ste-Catherine ouest Tél.MArquette 4549 La plus grande organisation canadienne-française de Montréal.Tousipant Frères, Limitée Beurre - Oeufs Fromage — Thés Cafés — Epiceries Pâtes alimentaires Gros et détail A NOTEB: Ce que nous pouvons faire avec avantage pour des clients qui demeurent à des milles et des milles d’ici, nous pouvons le faire également à toute personne qui peut venir elle-même acheter ce dont elle a besoin à notre magasin principal ou à nos autres magasins.9-MAGASINS-9 Le plus bas prix Bureau et Magasin Printipal: 6312 St-Hubert 5167 2929 1584 2034 1148 1587 2309 3539 rue Clarke rue Masson Ste-Catherine Est Mont-Royal Est Mont-Royal Est rue Ontario Est rue Ontario Est rue Ontario Est Maison MONTESANO Doreur, argenteur, nlckeleur Spécialité: Ornementa d'église.1079, Amherst CH.9323 BONBONS * Lecnie 36G, rue Sherbrooke (est) «SSSBgÇL*-— f V > f \r LE “DEVOIR” m A j j j k X'r >r > r.compte sur vous.j < j k ; k i k - k V V 'if * A J OU5 avex certainement besoin d'im- >k M V V v pressions soignées : cartes d'affai- A , k rcs, cartes de visite, cartes de faire-part.A J II V > f cartes et tributs mortuaires, remercie- A J , 'f ments, convocations, programmes, me- ; ; nus, adresses, en-têtes de lettres et d'en- ; J > ' veloppes, circulaires, etc.i ) \ j k XTOUS sommes en mesure de vous > ; k y k ' ' faire ces travaux d’une façon artis- A >k > ' v tique, rapide et à bon compte.A A A 'VT OU S mettons à votre service une y k y k A \ [ y y J-> équipe de maitres-ouvriers en art A y k >f typographique.Voyex-nous ou télépho- y k y k ne*: notre représentant passera chez >k > > r vous.y < ; k A ; k V' ¦' ' > '• > ' LC “LEVCIL** ; ! y k y k y k > F 430, Notre«Dame est - Tél: HA.1241 »»¦>¦»> >»¦>¦> > > >->¦».> »>„»>> > > > v,y k "A Banquets, Réceptions et Noces \/f ADAME, pourquoi prendre la peine de pré-parer un déjeuner de noces, une réception, un banquet, un souper?Nous vous servirons, soit à notre restaurant, soit à votre domicile, les plats les plus fins présentés avec élégance.1284, St-Dcni.MONTREAL Tél.: HA.710 f r VOLUME XXII — No 10 LE DEVOIR, MONTREAL, )£UDI 15 JANVIER 1931 9 e Nouvelle ï-cs ciseaux (A mon amie Thérèse) Avec la permission de grand’maman, je cherchais un jour dans ses tiroir^, où sont accumulées maintes reliques du passé, si je ne tropve*, rais pas un morceau de soie, reste d'une toilette d’autrefois, et un bout de dentelle dont je me proposais de confectionner une robe pour la poupée d’une petite amie.Il ne m’était pas donné tous les jours de fureter dans les "trésors" de grand’mère, aussi cette investigation dans les tiroirs qui recelaient tant de choses disparates avait un charme tout neuf pour moi et plus d’un objet me tombant inopinément sous la main était le prétexte de bien des questions aux- Ïuelles grand’maman, qui aime eaucoup sa petite-fille quoiqu’elle la gronde parfois, répondait volontiers.< Voilà que je découvris un étui de velours jadis bleu, aujourd’hui très défraichi, qui contenait une paire de ciseaux très ornementés, de vrais bijoux.qui ne coupaient plus du tout comme je le constatai en les essayant sur une retaille.“Les jolis ciseaux, grand’mère/ Quel dommage qu’ils ne puissent plus servir! —Remets-les soigneusement en place, ma petite.Ils sont bien plus vieux que toi, ces ciseaux.Je les ai gardés en souvenir.” Et grand’maman dont les yeux usés avaient perdu leur éclat, parut soudainement rajeunie.Son regard, qui semblait fixer quelque lointaine vision, brilla un instant.Alors, refermant le tiroir, je gardai entre mes mains les ciseaux mignons et ouvragés qui rappelaient à grand’mère des heures tellement bonnes, sans doute, que leur seule évocation semblait lut donner un regain de jeunesse.“Ne saurai-je point l'histoire de ces jolis ciseaux, grand’mère?—Oh! elle est courte! C’est le premier cadeau que ton grand’père m’a fait.Je vois que tu as envie de me demander comment cela est arrivé,! Dans le temps ton grand’père n’était qu’un étudiant en vacances dans sa famille voisine de la nôtre.Il partageait les divertissements de mes frères, ses soeurs étaient mes amies et nous étions toujours les uns chez les autres.Chez mes parents, non loin de la maison, il y avait une pièce d’eau entourée d’arbres.Autour nous y avions installé des bancs et nous y allions passer les belles journées d’été.Une après-midi de juillet, nous y étions tous réunis et j'avais pris une broderie.Machinalement, René s'amusait avec mes ciseaux et il les échappa dans la pièce d’eau.La perte n’était pas grande mais il tenait à la réparer et le lendemain il m’apportait ees ciseaux, beaucoup plus jolis que tes miens pour lesquels je n’avais pas d’étui.—Mais, grand’mère, on dit qu'accepter des ciseaux, cela.coupe l'amitié.—Superstition que cela, ma petite.Trois ans plus tard, j’épousais Ion grand-père et nous avons été heureux, ce qui prouve que les ciseaux nous ont plutôt porté bonheur”.il m'en coûtait de remettre l’étui il sa place.Grand'mère a vu mon hésitation.En souriant, elle m'a demandé: “Ils te plaisent donc bien?” — “S’ils me plaisent! (1 rand'maman, votre petite fille ne peut se défendre d'être un “brin” superstitieuse.Il me semble que.ces ciseaux qui vous ont porté bonheur pourraient bien.—Te porter bonheur ét toi aussi.?Allons, prends-les, pourvu que tu les conserves aussi précieusement que je l'ai fait”.Et c’est depuis ce temps que, dans "ma boite aux souvenirs”, j’ai fait une place pour les ciseaux île grand’maman! ARIAXE OCCUPONS NOS LOISIRS A * r PATRONS VENN A T ¦93Sf Il No 9359, dessin délicat pour oreiller et drap assortis avec dentelle.Drap patron à tracer 25c, perforé 50c, au fer chaud 50c.Tout étampé faux drap de 1 x 2,/& sur coton fini toile suivant qualité, $1.35 ou $1.95.Drap complet 2 x 2¥j verges, $2.35 ou $3.60.Oreillers patron à tracer 15c, perforé 30c, au fer chaud 20c la paire.Tout étampés sur coton fini toile circulaire, la paire, suivant qualité, $1,10 ou $1.50.Coton M.F.A.pour la broderie 24c.Dentelle en fil de toile garantie à la main, pour la bordure, 15c la verge.li en faut 6 verges pour le drap et les oreillers ensemble.Un ovale à 25c dans le milieu du drap, 2 à 18c et les coins du drap, et 2 à 38c dans les oreillers, 2carrés à 15c sur le drap, soit $1.49 d’appliqués en tout.Catalogue de Broderie 35c.Revue Mensuelle de Broderie et Musique 25c l’abonnement par an.(Coupon de patrons VENNAT) 15 janvier 1931 Le Devoir, Montréal.Ci-inclus .pour patrons Nos.Nom .Adresse .Une Messe de minuit à Fort Résolution Une prescription remplie PHARMACIE’’LAURENCE St-Denis et Ontario signifie toujours confiance, exactitude, soin, précision, santé, économie.Tel.HA.7907 (Nous croyons intéresser nos lectrices en reproduisant ici une lettre d'une Soeur Grise Missionnaire au Nord-Ouest, chez les Esquimaux).Ecole Saint-Joseph, 28 décembre 1939.Ma chère soeur.J’ai reçu ta iettre hier.Elle était datée du 14.N’est-ce pas qu’il y a du progrès?13 jours seulement pour venir à Résolution.Tu me dis que tu aurais aimé venir à la Messe de minuit ici?C’est dommage que tu n’aies pu réaliser ce désir: elle a été vraiment belle.Veux-tu y venir en imagination?Figure-toi une belle grande église toute neuve, c’est-à-dire reluisante de propreté, décorée de tentures vertes et ronges qui vont de la voûte jusqu'aux tribunes.Une parure abondante de fleurs de velours rouges (fleurs de Noël) avec plusieurs lampions verts, rouges et blancs.l.a crèche y est magnifique: petit Jésus en cire et autres personnages en plastique.La ville de Bethléem y est représentée au-dessus par des petites maisons en carton (vieilles boites de bottines peintes par une de nos Soeurs, artiste), le tout bien éclairé par des lampions ou par des lampes électriques: nous avons l’électricité de puis deux ans.C’est un coup d’oeil féerique pour nos bons Indiens qui arrivent de très loin dans le bois.Oh! Mais ce qu’il y a de monde! L’église est bondée.Tous les bancs sont remplis et même les allées où s’accroupissent les bonnes femmes avec leurs nourrissons.Je prélude par une marche éclaboussante: “Ça Bergers” en variations, que j’invente puisque je n’ai pas de musique.Ensuite, M.X., bourgeois à la Compagnie d’Hudson (bon Canadien de Québec) chante le “Minuit, Chrétiens” d’une belle et puissante voix.Les enfants répondent en choeur avec beaucoup d’entrain.J’ai à peu près 32 filles à la tribune et 7 garçons pour m’aider à la basse.Ensuite vient la grand’messe Royale.Je joue des refrains de Noël, chaque fols que j'en ai la chance, entre les parties de la messe.A l’offerloire, un chantre indien entonne “Il est né le Divin Enfant" en indien.Tout le monde crie le refrain.Ça fait un choeur puissant comme tu n’en as jamais entendu.Ensuile vient la communion gé-1 nerale pendant laquelle les gêna chantent sur l’air “Le voici l’Agneau.’’: c’est interminable.Comme le bon Jésus doit être consolé de voir tous ces gens de bonne volonté si simples en apparence, mais si agréables par leur innocence.Quand les femmes s’approchent de la sainte table, c’est un pleur con-tinuel des poupons qui croient la fin du monde arrivée, Join de leurs mamans.Enfin celles-ci reviennent et le calme se fait; la messe de minuit s’achève.A la première messe basse qui suit, ce sont des chants indiens.Ces pauvres Montagnais y mettent tout leur coeur et toute leur gorge aussi.A la troisième messe, nous chantons “Bergers, réveillez-vous”.Ce n’est pas très grégorien; mais l&s enfants chantent avec tant d’en-tram et d’ensemble que tout le monde en est émerveillé.Ensuite: “O Hoi de la nature”, par M.X.et le B.Frère Y.(un Allemand), les enfants chantent les refrains.Et c’est tout.Je joue une espèce de marche sur des airs de Noël avec tous les jeux que je puis tirer et.c’est le réveillon.Il est deux heures du matin : tout le monde paraît satisfait de la fêle et la musicienne plus que tous; car c’est un surcroît pour les nerfs.Maintenant ce sont les étrennes qui s’en viennent.Les enfants sont pétillants d’espérance en attendant qu’ils soient fous de bonheur en recevant les jouets et les bonbons qu’on leur distribuera la veille du Jour de l’An.Et puis, pour les Rois, une pëtile séance, que je suis en train de préparer, viendra clore nos fêtes et la classe recommencera.et nous serons en 1931.Est-ce croyable?Je me rappelle qu’étant petite, à mon premier paroissien je voyais sur la première page la lisle des fêtes mobiles avec les années consécutives.La feuille allait jusqu’à l’année 1930.On était en 1910.Je me disais: “C’est certain que je ne verrai jamais 1930”, cela me semblait être éloigné d’un siècle.Et voilà que je suis en 1931 et que nous y sommes.Verrons-nous encore bien d’autres années?Dieu seul le sait.Fin tout cas, essayons que tous les jours en soient bons, que ce soient des jours qui comptent pour le ciel.Sr Y.M., des Soeurs Crises de Montréal.Fort Résolution, Territoire du Nord-Ouest.Pour le Refuge de la Merci Au nombre des personnes qui ont souscrit pour le grand tirage de charité organisé au bénéfice du Be-fuge Notre-Dame de la Merci, qui aura lieu en avril, on remarque: lady Leblanc, lady Forget, Mmes F.- L.Bèiquc, L.-J.Béique, J.-L.Per- ron, Rosaire Thibodeau, Aimé (leoffrion, Régnier Brodeur, Ernest Tétreau, Henri (iérin-Lajoie, J.B.C.Walsh, Pierre Beullac, Maurice Cormier, Victor Beaudry, Victor Morin, L.-P.Bèrard, Charles Viau, J.-T.Cardinal, François Faure, Noël Décarie, Jos.S.Stanford, E.St-Jacques, J.-A.Leduc, E.Lareau, Alphonse Racine, H.Dalbec, Arthur Berthiaume, Th.Viau, E.-M.Dé-saulniers, H.-A.Terrault, Pierre Charton, Mlle Ant.Young, Mmes Léopold Fortier, Bienvenu-Simard, P.-E.Ostiguy, Mlle Marie Desjardins, Mme W.E.Morgan, Dr J.F.McIntosh, Mmes J- F.McIntosh, Charles Laurendeau, Maurice Char-tré, A.Perreault, W.R.Watson, A.Dupuis, M.Forget, la pharmacie Quenelle, Mmes P.Bienvenu, L.Gérin-Lajoie, J.-O.Mathieu, J.-A.Germain, Légaré, E.-H.Tellier, L.-E.Bernard, E.Biron, Balcer Thibodeau, M.l’abbé a McNabb, Mme Henri Laureys, M.l’abbé N.Hurteau, M.l’abbé A.Perrier, Mmes Paul-J.Leduc, M.-R.Portelance, Nap.Tétreault, Jean Chauvin, A.Valiquette, Philippe Brais, Milles Claire Bourassa, Marie St-Onge, Mmes Jean Béique, L.-J.de Ladurantaye, J.Duchasteï de Montrouge, T.Bruneau, H, Fortier, R.Duguay, C.H.Hargraves, A.Bazin.E.Gadbois, Mlles Y.Perreault, Thérèse Galipeault, Mmes Arsène Laroque, L.O’Sullivan, A.E.Morgan, Tancrède Bienvenu, R.Gauthier.T.-Arthur Gauthier, Jos.-B.de Boucherville, MMe M.Pelletier, Mme A.Bruneau, M.R.Chenevert, Mmes R.Chenevert, A.Favreau, Jos.Laurence, Emile Simard, Henry Hamilton, A.-E.Cholette, R.Pony, J.Rrosseau, A.-C.Hébert, Mlle C.S.Quinn, Mmes G.Norman* din, B.-A.Larin, C.-A.Dugas, Hector Barsalou, J.-1I.Gauthier, Eugène Viau, Mlle A.Harrison, Mme A.Ddonne, Mlles Jacqueline Gæriépy, Marcelle Gariépy, Mmes J.-L.Gui-mont, James Mayer, A.Boucher, P.-H.Dubuc, U.Wilson, Mlle A.Church, Mmes Gosselin, E.Beau-champ.E.Poirier, Rév.Père Cart ieux, Mmes P-N.Boudreau, L.-P.Luise!le, Mlle G.Longtin, MM.Yvon Loiselle, Guy Loiselle, J.Demers, Mmes Louis Gbarbonneau, R.Claude, L.Forget, H, Savard, M.J.-A.Dagenais, Mlle Corona Robert, Mmes G.Amyot, C.-A.Bertrand, O.- M.Lavoie, L.Désautels, Mille Annette Poirier.Les personnes qui veulent ^e procurer des livrets pourront s’adresser aux endroits suivants: Mme Emile Castonguay, 416 Sherbrooke Ouest, LA.54111; Mme Israël Tarte, 267, avenue Oliver, WE.8252; Mme Remi Goyer, Côte de la Vertu, BY.0123-3; Mme A.Aubin, 467 Gounod, CA.2372; Mme Henri Bradley, 3917 St-André, FR.4977; Mme M.Necker, 4554 Esplanade, BE.5513-M; Mme Eugène Mathieu, 3903 de Bullion, LA.0624; Mme Arthur Ricard, 3467 Saint-Hubert, FR.2522; Mlle Jeannette Dé-saulnicrs, 518 Sherbrooke, FR.7773; Mme Georges-Etienne Cartier, 3814 St-Denis, HA.0312; Mlle Aimée Lacoste, 735 Outremont AT, 4139; Mme Théo.St-Germain, 1566 Church, FI.6602.Un père amaigri, malade, recouvre, en 3 semaines 15 livres et sa vigueur ANSBLMO, ALTA.— M, E.Ko-ther dit: “J’étais tellement épuisé, affaibli, nerveux, que Je ne pouvais travailler.J’essayai alors la Levure Ferrugineuse (Ironized Yeast).’ J’engraissai de 15 livres en 3 semaines et recouvrai ma santé.” Des personnes décharnées, faibles, nerveuses ont constaté, avec ravissement, des gains de 5 à 15 livres en 3 semaines.Les vilains creux se remplissent, les membres émaciés s’arrondissent, les teinls blêmes s’éclaircissent, il y a regain de vigueur dès le premier jour.La constipation, la nervosité, l’indigestion disparaissent en une nuit.EU* écarte le danger de maladies graves./f ., La Levure Ferrugineuse (Ironized Yeast), c’est deux grands toniques en un seul: la levure de brasserie, qui fait engraisser, et le fer qui donne des forces et enrichit le sang.Maintes fois plus efficace que la levure non médicamenteuse.Donne des résultats dans la moitié moins de temps.Ne restez pas décharnés, faibles, nerveux.Prenez ces agréables petits comprimés.Pas de goût de levure, .pas de gaz.Si vous n’obtenez pas promptement d’heureux résul-tals, lie manufacturier vous remboursera votre argent.Procurez-vous aujourd’hui même chez votre pharmacien la Levure Ferrugineuse (leonizer Yeast).Vous vous sentirez merveilleusement bien demain et vous engraisserez rapidement.Pensées - 1 —«— Ne lias savoir supporter la pauvreté est une chose honteuse; ne pas savoir la chasser par son travail esl une chose plus honteuse encore.PERICLES C'est par pitié pour les riches qu'il y a des pauvres.Mme SWETCÏIINE Nous vivons dans un siècle où les idées superflues surabondent et qui n’a pas les idées nécessaires.J.JOUBERT Quelque mérite q.u’il puisse y avoir à négliger les grandes places, il y en a peut-être encore plus à les bien remplir.VAL’VENARGUES Il est faux que l'égalité soit une loi de la nature.La nature n’a rien fait d’égal.Sa loi souveraine est la subordination et la dépendance.VA UV ENARGUES Retraites fermées Au Monastère de Marie-Réparatrice, 1025, Mont-Royal ouest, Montréal: Janvier, 16 au 19, jeunes filles; février, 23 au 26, dames; mars, 13 au 16, jeunes filles.Aux Trois-Rivières, 117 rue St-Charles: janvier.20 au 24, dames; janvier, 26 au 30, jeunes filles de St-Philippe; février, 5 au 9.jeunes filles de St-Philippe; février, 12 au 16, jeunes filles.Prière de s’inscrire à l’avance et pourtous renseignements s’adresser à la directrice.^ Au Foyer Sainte-Claire La récollection mensuelle pour les anciennes retràitantes aura lieu dimanche, le 18 janvier, au Foyer Ste-Claire d’Assise, 5045 rue St-Do-minique, Montréal, tél.Dollard 8026.La messe aura lieu à 8 b.Le prédicateur sera le R.P.Zénon, O.F.M.Toutes les jeunes filles seront les bienvenues.Nous rappelons aussi qu’il y aura une retraite prê-chée par le R.P.Salvator, O.F.M., du 30 janvier au 3 février.MICHELLE LE NORMAND (Madame Léo-Pol Desrosiers): Autour de la Maison.(Illustrations de Madame Lionel de Bellefeullle).Un de% plus grand succès de librairie du Canada français, ce livre, dont la troisième édition vient de paraître, en est à son sixième mille.“Livre immortel, chef-d’oeuvre du terroir”, ainsi le qualifiait notre poète Albert Lozeau a sa parution.Rempli d’originalité, de talent, d’émotton, ce livre intéresse tous le» fige».Au comptoir, $1.00; franco, $1.05.Librairie du Devoir.Histoire de tortues Le peintre américain Gilbert White, président de ('American Legion, à Paris, et qui fut, avant la guerre, le premier maître en France du peintre Foujita, est un fameux mystificateur.Il avait acheté, dans une poissonnerie de la plaine Monceau, son quartier, une tortue minuscule, un véritable bijou vivant, et, résolu à l’élever, la mit en garde chez sa concierge afin qu’elle prospérai en liberté sur le gazon de la cour.11 paya même une petite pension pour la laitue indispensable.Mais la nuit, subrepticement, il remplaça sa tortue mise en nourrice par une plus grande.Et, le lendemain matin, il s’exclama; — Oh! c’est merveilleux.La tortue a tellement grossi que je double la pension! Il poursuivit le jeu.remplaçant toujours la tortue présente par une tortue plus grosse, jusqu'au jour où la concierge crédule demeura médusée devant la tortue géante qui s’étalait sur sa pelouse.Elle ameuta tout le quartier; — Venez voir, venez voir ma tortue phénomène qui grandit à vue d’oeil.Mais, dès le lendemain de ce soir mémorable, Gilbert White décidait Vente Semestrielle de Meubles et d’A rticles d’Ameublement Des foules se succèdent à notre Magasin depuis l’ouverture de la Vente — nous avions dit que ce serait la plus grande de nos Ventes Semestrielles, et c’est vrai.C’est le bon temps de faire vos achats chez EATON.Jamais encore une telle qualité à ce prix Chesterfields désassortis Prix de la Vente, velndredi .29.75 Plusieurs désirent acheter un chesterfield pour placer dans une grande salle à manger, une bibliothèque, un boudoir, une salle de billard, etc.Ceux-ci sont de bonnes proportions et superbement rembourrés et finis.Environ 72 pouces de longueur, avec sièges profonds, dossiers et bords à ressorts.Devant de fantaisie, pieds Reine Anne, couvertures de denim ou damas.(Autres couvertures moyennant un léger supplément.) Quelques détails de leur fabrication 1.Cadre de bois dur de choix, séché au four.?.Rembourrage, lout à fait neuf.1.32 bons ressorts dans le siège.Coussins à ressorts garantis.5.Fabrication garantie par The T.RATON CO.JJmüed.6.Produits de la fabrique canadienne Snyders î À mi ted.Cinquètne étage T.EATON C?, LIMITED DE M O NTR C Ai- de continuer sa farce: la tortue rapetissait chaque jour.La concierge se désespérait: — Je n’y comprends rien.Plus je lui donne de laitue, et plus elle rapetisse! réduisit tellement devint invisible.Et Gilbert White a dc-dées très spéciales La tortue se qu’un jour elle la concierge de puis lors des i sur l’existence de ces petites bêtes.Le Petit Café Le Petit Café, coite .anui.ra'i*»-re pleine d’observation et d’esprit, sera interprétée de façon remarquable par des initernreks choisis de la section de comédie de la Société Canadienne d’Opérette mardi et jeudi delà semaine prochaine, au Monument National.On verra en effet en scène MM.Henri Poitraa, dams le role du garçon Albert Lori-flitn, Claude Sutton, dans .celui du Lorenzo Bariteau, Wilfrid I la moud on, Emilie Cartier, André Colmar, Lucien Quiratal, tony Lnbelle, Jean Fontaine, E.Fi-Mon-Payoutx, Lucien, Sainl-Laurent.Mmes Jeanne Maubourg, Madeleine Davis, Armand* Lebrun, Margot 1 remblay, A.-M.Duc harm c et M.Dosa u I ni ers.Avex-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 ruo Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241* Feuilleton du tfDevoir y y TROP CPEK par Marie LE MIÈRË PREMIERE PARTIE I Des arbres, encore des arbres, serrés en touffes, alignés en avenues, éparpillés au hasard, couronnant les hauteurs, dévalant les pentes.emplissant les ravins; de larges coulées de lumière cl des om- !rcs profondes; des mousses veloutés, des lapis de bruyères, des sources vives; un ciel radieux, des éclaircies lointaines fascinant le regard et sollicitant le songe; la magic et la poésie de la forêt: voilà le tableau que Georges Fresnay contemplait depuis deux heures, assis devant sa toile, le pinceau à la mmln.t-a clairière se creusait douce- ment comme une coupe; en arrière et à droite du peintre, elle était bornée par de» futaies massives; à gauche, un ruisseau coulait en jasant.et fuyait obliquement entre ses rives qii'onubraceaicnt des files de saules.En avant, par une vaste échancrure, on apercevait des pelouses étagées, lumineuses, et, tout au fond, tout en haut, une construction éclatante de blancheur, qui ressenilblait à un château de rêve.Le décor était charmant, et l’artiste était heureux.11 peignait, posant çà et là des touches vigoureuses; il pensi.it, fermant à demi ses yeux bleus, rejetant en arrière, sa tête fine et blonde qu'une barbe en pointe af- finait encore.Artiste! il l’était, certes, pour reptroduire, avec cette maîtrise, la fraîcheur et la richesse des bois; mais il était, «plus encore peut-être, un dilettante épris de jouissances délicates, curieux d’impressions neuves, d’émotions charmeuses, Il allait dans la vie com-j me sur une route fleurie par l’art.Iles relations agréables, les plaisirs • intelligents.' Oui, c'était bon de vivre, d'être riche, libre comme l'air, de n’éprouver aucun souci, d’avoir con-iquis, à vingt-sept ans, une place | honorable dans le monde artistique.C’était bon de parcourir à loisir cette splendide propriété d’un ami, i de peindre et de flâner à sa guise I sous ces merveilleux ombrages, de ¦respirer ces parfums piquants, et de senlir, en cette chaude atmosphère, s’épanouir son esprit et son coeur! Car Georges Fresnay ne manque point de coeur; comme toute âme jeune, non gâtée par le vice, il porte en lui des rêves de dévouement.Oh! lc dévouement pour une créature aimable et bien-aimée, ce serait une fête: la joie des joies.Et quand, à certaines lieurcs, devant certains spectacles, if écoute vibrer plus fort la chanson de sa jeunesse, H est plus heureux que jamais.Fresnay travaille maintenant avec une sorte de fièvre: le temps passe, et il veut terminer dès ce matin son ébauche.Tout à coup, en levant les yeux, il fait un mouvement de surprise.11 n’est plus seul: une femme est là, sous les saules, près du ruisseau.Par où est-elle venue?depuis combien de temps se tient-elle immobile, à celte place?Georges se le demande à peine, tant cette vision de grâce et de clarté semble émaner naturellement de son cadre.Elle a une taille longue, un peu frêle, une robe très simple, un grand chapeau.Le jeune homme s’est détourné cl s'est remis au travail; mais il l'a rapidement enveloppée de son regard de peintre, habitué à saisir promptement les moindres détails d’un site ou d'un visage.Il a vu de lourds cheveux châtains aux reflets d'or, un loin! mat, de grands yeux, un profil délicat.Elle est jeune: vingt ans peut-être.Toute sa pure silhouette exhale un indéfinissable charme de noblesse et de candeur.Sa tête et se,s épaules sont en pleine lumière, tandis que l’ombre confond les plis de sa robe em un nuage vague, la* tableau est d'une fraîcheur, d'une couleur exquises.La jeune fille contemple le paysage, sans s’inquiéter nullement de la présence de l’inconinn.Georges prend une feuille, enlève un cru- I quis rapide.A peine ose-t-il regarder son modèle: A la réserve de l’homme discret se joint, en re moment, chez lui, une timidité qu'il s’étonne de ressentir.Il se* détourne légèrement et fait un geste de déception: elle n’est plus là! elle a disparu comma cite était venue.l’eu importe: il achèvera de mémoire son esquisse.11 efface, relouche, crayonne encore, avec une i hâte étrange de réussir.Des insectes dorés bourdonnent à ses oreilles, le soleil le brûle et l'enivre.| Oh! la belle journée! — Eh bien! eh bien! mon cher Fresnay?.A cet appel, le jeune peintre se 1 redresse en sur.vaut; un homme gri-honmianf, court et trapu, débouchant d’un sentier, s’avance à gran-j des enjambées.— Je me doutais bien qu'on se-! rait' obligé de battre le bois pour vous retrouver.Ah! ces artistes!.Ma femme vous croit tombé don» quoique ravin! Savez-vous qu’il est ! midi et demi?Oh! s’exclama Fresnay, je suis oonfiw.Voyons donc cela, continue l’arrivant, se penchant sur la toile, l’anfait! Alors, il vous plaît, mon petit Préau mont?Et !’homme cm brasiso d’un regard satisfait, un peu glorieux, ie bois magnifique et le blanc château lointain.C'est très beau, mon cher Monsieur Grandlieu; j’ai passé là des heures dont je me souviendrai.Le jeune homme se leva, très élégant dams son veston bleu, it prit un carton pour y serrer la fouille qu’il avait gardée à la main.— Et ceci! poursuivit Grandlieu en s’approchant.Un portrait?Tiens, tiens.Mais c’est ma nièce, que diable! - Votre nièce?Mais oui, ma petite Yvonne, la fille de mon frère.Ah çà! Comment se fait-il?Mon Dieu! c'est bien simple: tan It'd comme je travaillais, j'ai aperçu là.près du ruisseau, une jeune inconnue.Gotte apparition, dams cette verdure, produisait un effet ravissant, j'aà regardé., Cela m'était permis comme «i tout le monde.J’ai admiré.Et voilà! El voilà! répéta Grandlieu.frottant l’une contre l'autre, selon son habitude, .ses mains grasses c! blanches, H coulant un regard ma- licieux vers son jeune ami.Oui.elle est gentille, la pauvre petite; sa vie ,n’est pas gaie, .son père la cloître comme une Bénédictine! Il étendit le bras vers la gauche.— La IKuefte esl là, fit-il; nous pourrons y aller, ce sera une jolie promenade.Georges me répondit pas; il pliait son chevalet.Bientôt les deux hommes montèrent côte à côte vers le château blanc.Les yeux de Fres-nay étaient attirés à gauche comme par un aimant; ils cherchaient la Binette, invisible sous les hautes futaies.Il savait, d'ail leurs, que les deux frères Graindlieu me sympathisaient guère.Léopold était à la tète d'une maison de banque où l'on lu assart des affaires énormes.Ses bureaux, •contigus à son hôtel du boulevard Ma-leshtrbes.voyaient défiler des foules; sa femme était renommée pour son élégance.L’hiver, W dormait à Paris des bats brillants; l'automne, il organisait de grandes chasses dams ses bois de Préauimont, proches de la forêt de Saint-Germain.C’élait le type du millionnaire fier de sa fortune et rêvant d* l’augmenter sans ceaaa.(A suivre) C* journal -n ttnpnm# au No «sa.ru» ] oti*-I>*m ¦ Km.h Mostrtal par IIM-1IUMEMIC VOPITT.AIBK (à rMPmuablUtl Unité»).OKOltciM FZUAXXtt *4aü» | «t t «critaira j.1 DEVOIR, MONTREAL, )IUDI 15 JANVIER 1931 VOLUME XXII — No 10 LA RADIC« CONCERTS DE JEUDI Postes extérieurs 7 h.p.m.WEAF — PROGRAMME D'HYMNES.— Louange au Dieu rt*Abraham, de Hebrew, par un quatuor mixte.Fairest Lord Jésus, solo de soprano, par Muriel Savage.Le Dieu terrible, de Lvoff, par le choeur.Dieu est ma Forteresse, de Luther, par le quatuor mixte.Awake, O Lord, solo de baryton, par Arthur Billings Hunt.**!ique.Toute commande pour moins dr cent exemplaires doit être accompagnée de la remise correspondante.Ue texte inaugure une série de publications périodiques, ou te Devoir s’efforcera de conserver pour le public et 'de mettre i 1» disposition de ses lecteurs les principaux documents qui les intéres-sent 1«c prix des divers numéros dépendra naturellement de la longueur de» pf tee* publiées.T’est une entreprise dont nous reparlerons.« CONTRAT POUR LE TRANSPORT DES CORRESPONDANCES DES SOUMISSIONS CACHETEES, adressées au Ministre des Postes, seront reçues à Ottawa.Jusqu’à midi, vendredi, îe 27 février.1931 pour le transport des corres-; pondances de Sa Majesté, sous les conditions d’un contrat pour un terme de quatre années, six fols par semaine sur la route rurale No 1 de ST-ANICET.à commencer le 1er avril, 1931 prochain.Des avis Imprimés contenant des renseignements plus détaillés au sujet des conditions du contrat projeté peuvent être vus aux Bureaux de Poste de ST-ANICET et au bureau de l'Administrateur du District où l'on pourra aussi se procurer des formules de soumission.J TAYLOR Administrateur de District.Bureau de l'Administrateur de District.Montréal.14 Janvier, 1931.ANNONCES MUNICIPALES AVIS DEMANDE a été faite _ _ à la CITE DE MONT- REAL par J W McConnell.No 1475 Ave des Pins O .pour permission d’emmagasi-ncr la gazoltne pour usage personnel sur le lot No 1722.subdivision 5, quartier St-André.No 1518 Des Cèdres.Toute opposition à cette demande doit être communiquée dans les dix Jours, à J -ETIENNE GAUTHIER.Greffier de la Cité Montréal.15 Janvier 1931 AVIS DEMANDE a été fatté a la CITE DE MONTREAL par Mongeau-Robert Cle Ltée No 1800 rue Marie-Anne Est, pour permission d'emmagasiner et vendre la gazoltne sur le lot No 1*1 subdivisions #00-604 tier Delorlmler.No ( voisin i 5445 rue rlmler Tout* opposition A cette demande doit être communiquée dan* les dix Jours, à J -ETIENNE GAUTHIER Greffier de la Cité, Janvier 1931 quar- Delo- Raymond Beausoleil, 1.C.Spécialité : COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE — INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132, rue St-Jacques O., HA.1841 Chambre '529 AVOCATS BERTRAND, GUERIN, COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm.In».Exch., 276 ouest, rue St-Jacques Ernest Bertrand, C.R.Substitut Senior du Procureur Général C.-E.Guérin, C.R.M.Goudrault, C.R.Antonio Garneau, L.L.L.H.N.Gwrceau Aldérlc Blain.L.L., L., M.A.L.Roger Pinard, L.L.L.Blain & Pinard AVOCATS Imm.Duluth, chambre 22 LAn.4469 S4, rue Notre-Dame ouest - Montréal Jacques Cartier.Li.L.L.Tél.LAn.7209 Jean-Victor Cartier, L.L.L.L.-J.Barcelo, L.L.B.J.-Eugène Rivard, L.L.L.Cartier, Barcelo & Rivard AVOCATS Chambre 920, ‘Tramways Bldg" 159 ouest, rue Craig - Montréal Maurice Dupré, L.L.L., C.R.AVOCAT ET PROCUREUR DE L’ETUDE Fitzpatrick, Dupré, Gagnon et Parent Immeuble Morin 171, COTE DE LA MONTAGNE Téléphones: 212 et 211 QUEBEC SAINT-GERMAIN & SAINT-GERMAIN AVOCATS Tél.HArb.9116-9117 - 10 St-Jacques E.P.8t-Germaln, L.L.L.C.R.Jean St-Germaln.L.L.B.Anatole Vanler, C.R Guy Vanier.C.R.Vanier & Vanier AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2841 Tel.HA.9116-9117 Paul Viau, L.L.B.AVOCAT Ch.20 — 10, rue St-Jacques Est, MONTREAL BREVETS D’INVENTION I INTENTIONS I Il «*t important de k hlter 4>n< !« dépél ât H demande de brevet.N« coum pal ht ri».«“'«if voi* («Ire devancer.Envoyer rroauli au modèle pour notre ivia ou demande» notre Manuel de I Inventeur'’ et notre formule de Preuve d invention" envoyé» GRATIS Aucun fruit pour rentefgnemonta ai conaella.Correa-pondance atrlctement - - - tenue confidentielle.Service prompt et efficace.Bureeu Technique Albert Fournier, Procureur» de Brevet» d'inven-BeT' «' " jyCD"*iir ,M Ste-Catherine M F MMfcéa b Manuul traita ne tbo Et, d’IntnrtMon, Marquee, ate.MARION a MARION
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