Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 29 avril 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1912-04-29, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
TROISIEME ANNEE—No.100 MONTREAL, LUNDI 29 AVRIL.1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .„ , .$3,00 UNION POSTALE.« * * .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .- .«.- $1.00 ETATS-UNIS .» » $1.50 ONION POSTALE .¦ « ., > $2.00 Rédadtion et Administration i 71 a RL’ 'NT-JACQUES M EAU.TÉLÉPHONÉ ADMINISTRA % ¦ Mai.7461 REDACTION : im 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE PASSE ET L’AVENIR A propos du discours de M.Gouin Ce n’est sûrement pas sur l’exemple de M.Gouin qu’il faudra fixer l’attention de la jeunesse pour lui inspirer le goût de l’effort intellectuel.Pour la troisième fois depuis la dissolution de la législature, le premier ministre a prononcé vendredi soir, au Monument National, ce que ses amis qualifiaient pompeusement d’avance de discours-programme, et ce discours n’est en somme que la réédition de la harangue préparée pour le banquet Décarie et réchauffée pour les auditeurs de l’Auditorium de Québec, qui n’était d’ailleurs que le cliché quelque peu retouché des discours ministériels de ces dernières sessions.L’on aura beau dire que les faits sont les faits, et que l’essentiel doit être de les connaître, cela n’excuse pas de les présenter toujours sous la même forme.C’est précisément le talent de varieV la forme qui a toujours assuré à M.Laurier des auditoires nombreux, comme il a fait dire de la dernière campagne du chef conservateur dans l’ouest que M.Borden apprenait rapidement l’art d’intéresser le peuple aux questions publiques.Montréal compte au moins cent mille âmes dans un rayon restreint du Monument National; le Monument National peut contenir trois à quatre mille personnes; et songez que la présence du premier ministre lui-même n’a pas pu rassembler plus rje quinze cents personnes.Ce seid fait constitue une réponse suffisante au cri que l’idée libérale telle que représentée par le cabinet de Québec est “plus puissante, plus aimée que jamais.Fait encore'plus déprimant pour les ministériels: ceux qui se sont abstenus, — et c’est l’immense majorité, — n’ont rien à regretter.# # M.Gouin a dépensé les trois-quarts de son temps à ressasser son vieux thème: nous n’avons pas taxé et nous sommes plus riches.Les textes de loi et les chiffres officiels que nous avons mis sous les yeux du public depuis quinze jours nous dispensent de revenir sur ce sujet.M.Gouin a dit un jour à la Chambre qu’il se rappelait toujours le conseil que lui avait donné son professeur de droit, M.Jette: n’admettez jamais rien.Il n’admettra donc pas qu’il trompe le public sur la situation financière de la province.Ni lui ni ses journaux ne réussiront cependant à nous contredire victorieusement.Ils restent convaincus d’erreur pour ne pas dire de mensonge.# * # Pour le reste, M.Gouin se résume comme suit: nous ferons dans l’avenir ce que nous avons fait dans le passé; la voie ouverte est lionne, nous la continuerons.Or le passé du régime actuel, c’est, en matière de finance, la perception de ce qui nous était dû, le paiement de ce que nous devions.N’importe quel bon caissier fait de même, c’est aussi l’augmentation des taxes existantes et la création de nouveaux impôts; c’est même la tentative de taxer jusqu’aux donations entre vifs.(Voir journaux de l’Assemblée Législative, 1903, page 3437).Doit-on conclure que M.Gouin taxera encore, et que le jour où il pourra surprendre la vigilance populaire, il frappera de l’impôt les donations elles-mêmes.En matière d’agriculture, le passé de M.Gouin, ce sont les emprunts par intermédiaires, dépense inconsidérée, à tel point que la province de Québec malgré les différentes variétés de son sol et de son climat, ne peut actuellement se suffire à elle-même et qu’elle est obligée d’aller chercher ailleurs la moitié de son alimentation.Si l’avenir doit être la continuation du passé que servira au gouvernement fédéral de nous donner des subventions nouvelles?Dans le domaine de l’instruction publique, c’est l’empiètement hypocrite sur les pouvoirs du Conseil de l’Instruction publique; c’est la nomination de quelques bons esprits pour masquer le choix de radicaux de façon à gangrener le conseil des tendances qui forment le programme de certaintes tètes chaudes; c’est tantôt l’écrasement par ordre de M.Gouin lui-même, de ses propres partisans hostiles à la faction Langlois, et tantôt l’éloignement apparent de cette même faction suivant le bruit momentané des courants d’opinion; c’est l’application de sommes exorbitantes sur de gros édifices an profit du petit nombre et au détriment des masses; c’est la mise des deniers publics au service de la cabale électorale.Belle perspective pour l’avenir! S’agit-il de colonisation?Le passé de M.Gouin est une contradiction flagrante de ses promesses.Le ministère de la colonisation est resté dépendant du ministère des Terres.Celui qui détient les terres cultivables est en même temps le maître du commerce de bois et, par conséquent, amené à protéger d’abord le commerçant, et, dans une certaine mesure, à lui obéir.Pas un colon n’obtient un lot sans la permission du marchand de bois.Aussi est-ce, partout, la dualité d’intérêt, le mécontentement, le conflit qui font que les lots concédés sont “cancelés” dans une proportion de cinquante pour cent, et que le nombre de lois en établissement aujourd’hui est de vingt pour cent moindre qu’en 1897-98 (voir Procès-verbaux de la dernière session, pages 368 et 309).C’est le colon découragé par mille tracasseries et traqué pour la moindre peccadille.Ce sont des réserves de colonisation sur le papier seulement.Ce sont des inspecteurs ou incompétents ou malhonnêtes dont les rapports contradictoires trompent le ministre et obligent le colon à des démarches si coûteuses qu’elles le ruinent promptement.Et M.Gouin veut continuer dans la même voie! Au moins, si cette fourberie ou cette incurie profitait au domaine public.Mais là encore, c’est l’imprévoyance, ou la malhonnêteté, en tout cas le sacrifice de l'intérêt public.Ce sont d’immenses concessions forestières faites à réduction de 50 pour cent de la mise à prix, la location à vil prix de magnifiques pouvoirs d’eau, la disparition des réserves forestières déclarées indispensables par les propres officiers du gouvernement, le favoritisme des amis puissants, la vente des lots de grève à un prix dérisoire.Joli passé et quel avenir! En fait d’administration générale, ce sont les contrats sans soumission, les prix exorbitants payés pour les impressions publiques, le refus aux représentants du peuple de s’enquérir de la perception du revenu de la province, les enquêtes brutalement refusées ou habilement bloquées, quand elles ont été accordées, la juste sévérité à l’égard des petits spéculateurs comme Lajoie, mais l’injuste et scandaleuse inaction à l’égard des gros spéculateurs comme Leblanc, (voir Journaux de la Chain-, bre pour 1911.) Continuera-t-on toujours le même système?Continuera-t-on de briser les testaments et même de violer les actes des vivants?Donnera-t-on aux monopoles main-mise sur toutes les franchises municipales et leur permettra-t-on d’étendre et de prolonger indéfiniment les immenses pouvoirs qu’ils possèdent déjà?Car tout cela aussi fait partie du passé de M.Gouin, et il est même étonnant qu’il n’en ait soufflé mot au Monument National.* # # Oh! l’homme qui devait détruire les monopoles, libérer la ville de Montréal, ouvrir toutes les portes à la concurrence et briser l’esclavage sous lequel il voyait gémir ses compatriotes! C’était le motif déterminant qui l’engageait à aller à Québec et on pouvait le croire sincère tant qu’il semblait faire face au trust d’alors.Seulement tout cela n’était que comédie.Grâce à lui, grâce à la majorilc qu’il mène, et ramène à son gré, soit pour taxer, soit pour détruire la volonté des tentateurs, soit pour faire emprunter par des intermédiaires,—grâce à lui et à sa majorité un trust autrement plus dangereux et plus puissant encore s’étend sur notre ville, cherchant des alliances nouvelles pour dominer complètement tout le territoire que devra comprendre le plus grand Montréal.L’homme qui devait tout changer à Québec! Le parentisme l’avait exaspéré, disait-il.Il fallait améliorer la politique forestière, la politique de colonisation, briser avec l’absolutisme.Et le passé de M.Gouin dit que la loi des terres a été empirée; que là colonisation souffre peut-être encore plus quo sous M.Parent; que M.Gouin comme M.Parent, a vendu le domaine public à vil prix cl d’une façon plus adroite, mais avec les mêmes conséquences, sacrifié de belles forces hydrauliques à l’appétit de ses amis; qu’à la tyrannie ouverte,ct familière de M.Parent a succédé la tyrannie sournoise et solennelle, mais moins courageuse aussi de M.Gouin: qu’il n’y a de changé à Québec que les bénéficiaires directs et les fondés de pouvoir du régime; bref qu’entre le parentisme et le gouvernement actuel, qu’on l’étiquette du nom que l’on voudra, il n'y a de différence qu’une conspiration peu honorable pour celui qui l’a montée à son profit.Voilà pourquoi le vide se fait autour de cet homme, premier ministre de sa province réduit à parler devant quinze cents personnes dans une salle d’une capacité double et dans une cité d’un demi million d’habitants.Plus juste, mais moins cruel que M.Gouin le fut pour son chef M.Parent, par son délaissement le peuple seiuWe vouloir habituer le premier ministre à la défaite qu’il lui prépare, dans l’espoir d’assurer à la province l’avenir sûr et fécond qu’il ne peut attendre du régime actuel.jean DUMONT.BILLET DU SOIR.PRIÈRE.La Gazette de samedi malin, annonçant la venue prochaine de la mission française apportant le buste de Rodin, la France, qui servira de bas-relief au monument Champlain, engageait ses lecteurs à fqire le pieilleur accueil aux représentants distingués d'une grande nation amie qui a contribué, avec VAngleterre, à bâtir notre ville.Ce sont là propos aimables, encore que tout naturels.Quant à nous, Canadiens-Français, il va sans dire que nous ne devrons rien négliger pour que ces messieurs, en arrivant chez nous, s’il trouvent tout à fait chez eux.Xotrc sympathie, notre admiration vont si naturellement à cette élite française qu’il n'est nul besoin de les provoquer on de les échauffer par d’inutiles phrases: aussi n’esl-ce pas là l'objet de ce billet.Pins d'un lecteur se rappelle qu’en septembre 1910, lorsque le congrès eucharistique nous amenait de hauts dignitaires du clergé, la Presse publiait une petite note dans ce genre-ci: Pour se rendre à un désir exprimé par S.G.Mgr l’Archevêque de Montréal, la Presse suspendra, durant le congrès eucharistique, la publication de son supplément comique.La Patrie ne soufflait mot, mais clic privait également de sa page drôle, durant le congres, ses lecteurs exclusifs.Sans doute.S.G.Mgr l’Archevêque de Montréal lui en avail-il aussi exprimé le désir.Les délégués du gouvernement français, de.l'Institut, de l'Académie française, des Beaux-Arts.etc., arriveront ici le samedi 4 mai.Comme il s’agit dans l’occurence d'une fêle laïque, Mgr l’Archevêque ne voudrait pas exprimer un désir que partagent cependant tous les Canadiens-Français soucieux de la dignité de noire race.El pourtant, il faut bien que quelqu’un parle! Le hasard veut que ce soit la voix-la plus modeste qui s'élève pour prier nos deux bienveillants confrères de vouloir bien faire, encore une fois, le sacrifice, de lenrs pages désopilatives, — libre à eux d’en reprendre la publication quand nos hôtes seront partis.Léon LORRAIN.i - La destinée du Canada “Que sera, politiquement parlant, le Canada, dans un demi-siècle ou dans un siècle?” se demandent parfois les Canadiens soucieux de l’avenir de leur pays.11 est fort difficile de le dire.Mais tandis que les uns prédisent l’union plus intime du Canada à la Grande-Bretagne, et la présence de députés canadiens à Westminster, d’autres parlent d’annexion, tandis que plusieurs inclinent à croire, — non pas qu’ils la désirent, mais parce qu’ils la prévoient, — (lue l’indépendance sera, dans un siècle, le véritable status politique du Canada.Nous relevons, à ce sujet, dans le Saturday Night, de Toronto, livraison du vingt-sept du courant, un intéressant article et qui illumine la mentalité de nos concitoyens d’origine anglaise.M.Frederic Davidson est l’auteur de cette étude; et quoique M.Davidson semble être partisan de la fédération impériale, ou tout au moins soit favorable, à la perpétuité de la dépendance du Canada envers la Grande-Bretagne, il conclut que, noire destinée réelle pourrait bien être l’indépendance, si, d’ici à cinquante ans, on ne s’empresse (rétablir des relations plus suivies entre .Canadiens et Anglais.“Nous sommes maintenant une nation sous le drapeau britannique”, écrit-il, “et plusieurs croient ou feignent de croire que ceci est notre condition finale et permanente.Les discours d’après dîner et les harangues politiques, des articles retentissants et le chant enthousiaste du Dieu sauve le Roi, dans les grandes cérémonies publiques, affermissent noire loyalisme.Il semblerait donc que ce soit superflu de discuter de la possibilité de l’indépendance.Et cependant, je crois que ce peut bien être là notre destinée réelle.” M.Davidson, qui est un Canadien de la troisième génération, et dont les ancêtres sont venus au pays il y a plusieurs années, dit «pie sa vraie patrie, c’est le Canada, et non pas la Grande-Bretagne, et que la majorité des Canadiens partagent ce sentiment.“Le sentiment canadien d’attachement à la Grande-Bretagne est, dit-il, un sentiment obscur, Von pourrait presque dire, un sentiment théorique.’’ Il constate aussi que l’Angleterre “pour l’ordinaire des Canadiens, n’a que l’intérêt d'une terre étrangère,” même si l’on y est familier avec le pays et si l’on y a des amis.Et il croit que le point de vue des continentaux, leurs manières d’agir et de voir les choses “sont plus en sympathies avec les nôtres que ne le sont le point de vue et la manière d’agir et de voir les choses, chez les Anglais.” ‘“Ceci, dit-il, m’amène à la considération de faits que l’on semble avoir négligé d’examiner, dans les discussions diverses que nous avons eues au sujet de l’impérialisme.Ceux qui se sont fait les interprètes de notre loyalisme, pour la plupart ou sont nés en Grande-Bretagne, ou sont les fils de parents qui y naquirent.En d’autres termes, ils sont plus près du “home” que le reste de nous, nous le sommes.Et le reste des Canadiens se sont contentés de les laisser parler, tandis que nous sommes plus intéressés aux affaires du Canada qu’à une question d’apparence plutôt académique.La majorité des Canadiens est loyale au Canada plutôt qu’à la Grande-Bretagne.Outre les Anglo-canadiens qui sont au pays depuis plus de deux générations, il y a les Canadiens-français, et puis aussi les nouveaux Canadiens, d’autre rare que les Anglais, et dont le sentiment à l’égard de la Grande-Bretagne brille par son absence.Et le levain de canadianisme de ces éléments a tôt fait d’imprégner les nouveaux arrivants britanniques.Le fait est que si nous osons l’examiner de près, nous avons vite constaté le factice extrême de l’union du Canada à la Grande-Bretagne.Les trois mille milles d’océan qui nous séparent sont en eux-mêmes un espace au-dessus duquel ii est difficile de lancer le pont d’une compréhension mutuelle.Et personne ne niera que, en ce qui regarde le temps, nous nous éloignons davantage chaque jour de notre origine.” Après avoir constaté les différences de langage qui existent entre les Anglo-Canadiens c! les véritables Anglais ,e! s’être moqué de la prononciation pseudo-londonienne des femmes de Toronto, M.Davidson poursuit: “Nous sommes Canadiens, et non Anglais, el quelque bon jour, à propos d’une nouvelle question des frontières de l’Alaska, survenue alors que nous aurons une plus grande population, nous pourrions bien nous réveiller et constater que nous ne sommes pas même aussi britanniques que-nous le pensions.Ce n’est pas de ce que les deux nations soient hostiles, elles sont plutôt bien amies.Il y a cependant une friction considérable, quand il y a contact d’intérêts, au Canada, entre les Canadiens et les Britishers, tant, à cause des points de vue différents (pie des méthodes d’activité, et ceci s’exprime dans le dicton: No British need apply, que l’on rencontre souvent dans l’Ouest.Mais la friction adoucit bientôt les angles et te Britisher prend sa place dans l’organisme.Mais si les deux nations venaient en conflit à propos de question d’un intérêt vital, serait-il aussi facile de s’entendre?” M.Davidson remarque avec justesse qpe ce qui est le plus dangereux, dans un tel cas, ce n’est pas l’hostilité, mais l'indifférence réelle d’une partie à l’égard de l’autre.11 constate que le Canadien, d’une part, et l’Anglais, de l’autre, dans les classes moyennes, sont tout à fait indifférents à ce (pii se passe de l’autre côté de l'Atlantique.“Ce qu’il y a de pire, dit-il, c’est qu’il est presque naturel qu’il en soit ainsi, presque naturel pour nous d’être des lilltr Canadians, comme ce l’est, pour eux, d’être des little Englanders: et de nous intéresser, d’abord, par-dessus tout, et presque tout le temps aux affaires qui sont le plus intimement! les nôtres, et d’exclure les vastes idéaux d’un grand empire britannique.” M.Davidson, cependant, en ce qui regarde la désirabilité du statu quo, l’admet entièrement, cl croit (pic tous les Canadiens le voudraient.Il n’y a, à son sens, pour en arriver à une entente qui puisse prolonger le maintien des liens britanniques, que des rapports plus fréquents et plus intimes, entre les deux pays, d’un côté, et de l’autre, la représentation impériale et un intérêt défini dans les affaires de l'Empire.Et cette entente, pour être effective, devrait se faire, dit-il, d’ici à vingt-cinq ou à cinquante ans au plus tard.Comme on le voit, même un observateur anglo-canadien constate comme il est difficile pour les Anglo-canadiens dont les familles sont établies ici depuis au-delà de cinquante ans, de garder le sentiment purement britannique et impérial.L’article de M.Davidson, sur ce point, vaut la peine qu’on le signale; et venant d’un Anglo-canadien, il projette un jour singulièrement curieux sur la mentalité de nos concitoyens d’origine anglaise.“Ils sont Canadiens avant d’être Anglais,” dit M.Davidson.Alors, pourquoi faut-il que tant de journaux anglo-canadiens le prennent de si haut avec les Canadiens-français et leur reprochent de n’avoir pas le ciille impérial, quand même des Ango-Canadiens de vieille souche admettent que ce culte n’exlstc pas chez la niasse de nos concitoyens de langue anglaise?Gaoraes PELLETIER.Chacun chez soi, chacun son tour On ne saurait trop souligner l’à-propos de la déclaration faite vendredi par M.Gouin sur l’indépendance des deux domaines politiques, fédéral et provincial.Le premier ministre avait parfaitement raison de demander qu’on le juge sur ses faits et gestes et sur son programme, et qu’on laisse de côté toutes les questions purement fédérales.Il ne s’agit point en l’espèce d’apprécier la politique navale de M.Laurier ou celle de M.Borden; pas davantage de juger la conduite de M.Monk ou celle de M.Rodolphe Lemieux.Le débat est entre MM.Tellier et Gouin.Quels (pie soient la volonté ou les désirs des électeurs, i! leur esl impossible d’atteindre, au scrutin du 15 mai, l’un ou l’autre des groupes fédéraux.Par contre, ils auront, tôt ou tard, l’occasion de dire, en dehors de tout débat d’ordre provincial, ce qu’ils pensent des ministres d’Ottawa et de leurs adversaires.M.Gouin a donc absolument raison de vouloir restreindre le débat au domaine provincial.Le discours de M.Tellier indique que cette conception de la lutte répond également à ses préférences personnelles.Quant à nous, nous avons trop souvent déclaré que les deux politiques doivent être jugées indépendamment l’une de l’autre, et selon leur mérite propre, pour avoir besoin d’y revenir.» • • On dirait (pic le premier ministre tient à grouper, au moment de la lutte, les traits caractéristiques (iu régime sous lequel la province vil depuis quinze ans, pour lui permettre d’en mieux apprécier et d’en mieux prévoir tes conséquences probables.Après avoir chassé, à coups de boite, M.Parent, il s’en va l’arracher à la retraite pour le mettre, avec un salaire fort élevé, à la tête d’une commission importante; après avoir laissé M.Tur-geon somnoler pendant des années dans un fauteuil doré, il le lance, en pleine bataille, comme directeur général des forces ministérielles dans la région de Québec, et sans évoquer les souvenirs de l’Abbitibi, le voici flanqué des deux hommes (pii ont présidé à la vente, dans des conditions désastreuses, d’une vingtaine de mille milles carrés du domaine public.Au lendemain du choix de M.Langlois comme candidat libéral, on annonce, aux acclamations de la presse ministérielle, la candidature de M.Bobert, le président de la Compagnie des Tramways de Montréal: le gouvernement aurait entrepris de rendre sensible aux veux de tous son extrême sympathie pour le groupe de la Canadian Light qu'il n’en eût pas agi autrement.* * * Le débat est entre MM.Gouin et Tellier! Et c’est pourquoi, en face du régime qui s’en va, avec son dossier, avec son entourage, en face du chef de l’Opposition et des garanties qu’il offre, nous appuyons M.Tellier.Nous verrons plus tard à juger selon leurs mérites les politiciens fédéraux, bleus ou rouges.Chacun chez soi, chacun son tour! Orner HEROUX.Feu Mme Dorion Une dépêche de Québec nous apprend la mort de la vénérable mère de notre confrère Dorion, directeur de YAction Sociale.Madame Edouard Dorion était âgée de quatre-vingt-sept ans.Elle laisse derrière elle sept enfants, quarante-cinq petits enfants, vingt-deux arrière-petits-enfants.Il semble presque indiscret de parler dans un journal d’une femme qui a voulu passer dans la vie presque ignorée, héroïquement dévouée à ceux que Dieu lui avait confiés, uniquement soucieuse d’accomplir son devoir.Mais on pardonnera à ceux qui ont eu la joie de l’approcher de saluer d’un dernier regard attendri cette humble en qui s’est incarné le type supérieur de l’épouse et de la mère canadienne* Que notre confrère veuille bien agréer l’assurance de notre profonde sympathie.0.H.L’École Sociale Populaire L’Ecole Sociale Populaire célébrait, hier, par une réunion intime cl une fête religieuse, son premier anniversaire de fondation.Nous publierons demain un récit assez détaillé de cette réunion.Voici le résultat des élections faites hier: Président, en remplacement de M.l’obbé Perrier qui a décliné toute candidature, M.le Dr Joseph Gauvreau; vice-présidents; Les catastrophes permanentes LA TUBERCULOSE M.Gaston Leury, l’un des champions de la campagne anti-tuberculeuse, nous adresse une vibrante communication que nous sommes contraints de résumer un peu, mais dont nous extrayons ces passages qui feront réfléchir: On parlera quelques temps encore du grand désastre du Titanic.et le silence se fera autour du monstre vaincu, autour du profond sépulcre de la mer, autour des deuils et de la misère.en attendant une autre catastrophe.Les catastrophes sont dans l'humanité, ce que sont les coups de fusil dans un mélodrame.Elles seules, semble-t-il, piquent la curiosité et soulèvent l’émotion des populations entières.Mais tes catastrophes de tous les jours, les catastrophes permanentes ne nous inquiètent pas; elles sont le cadre ordinaire de la vie et nous nous y faisons.Catastrophes intellectuelles et morales, catastrophes sociales, catastrophes ouvrières, ruines de toutes sortes amoncelées au cours des jours avec une précipitation effrayante, cela ni* compte pas! ' il n’y aurait donc que les eatas-Irophes de la mer qui seraient terribles?Et cependant alors que les Etats-Unis s’alarment après ce naufrage épouvantable de 1600 personnes, la Tuberculose leur enlève à elle seule aussi, et par année, et tous les ans, 140,000 citoyens.Chez nous qui n’avons (pie quelques victimes dans ce malheur, l’émotion n’a-t-ellc pas été démesurée?N’avons-nous pas tressauté trop vivement sous la brusquerie de la catastrophe?Pourtant, il meurt chez nous, dans la province de Québec plus de 3000 personnes par année, et tous les ans, dans le grand naufrage tuberculeux.Etiez nous, il meurt la force du peuple; les adultes, les artisans de l’industrie, du commerce et de l'agriculture.Etiez, nous, il menti l’avenir du peuple; les femmes et les enfants, qui nous sont nécessaires pour conserver Je nombre dans la population cosmopolite.Etiez nous, il meurt la faiblesse el l'innocence,.et pour les sauver, l’homme ne peut pas faire l’héroïque sacrifice de sa vie.Et de cette catastrophe bien autrement épouvantable, on ne parle pas, on ne s'émeut pas, on ne s’alarme pas! Autour de ces désastres qui passent, les gens s’inquiètenl, on recherche les causes, on discute les responsabilités, on calcule l’énormité des pertes, on cherche après, des messages de sympathie, à mettre à profit la leçon que les forces de la nature donnent à la science de l’homme.Puis c'est tout.Autour des désastres qui demeurent, on continuera le même silence apathique, la même stoïeité dans le malheur.La grande catastrophe tuberculeuse, clic, est causée par la misère.Enfants tarés, anémiques, brutalisés par la faim et le froid; femmes affaiblies, qui ont donné leur vie et leur santé à de nombreux enfants sans compensation; femmes abandonnées par un mari ivrogne, femmes rangées sous le joug du travail démesuré, après la mort du seul soutien; hommes, adultes portant encore au front lo stigmate de la privation dans l'enfance, hommes sacrifiés à la Peste blanche par des métiers dangereux, hommes ruinés par une famille nombreuse et un travail insensé: voilà ses naufragés.Et l’heure du naufrage est longue .elle est douloureuse.elle est angoissante.Petit à petit, après le premier choc du microbe sur la carène fragile, le mal monte.et l’homme descend.lit long temps, très longtemps, il se voit disparaître dans le gouffre, parce qu’il n’est rien fait pour son salut.Très longtemps, il s’attache à toutes les espérances et ne veut pas croire que le flot qui va l’engloutir monte étage par étage.Et même encore quand il se sent porté sur la cime de la vague en-, gouffrée, il se croit sauvé, et il meu rt.Peut-être autour de lui a-t-il mut-1 tiplic polir sa famille et pour son entourage ces ennemis mystérieux qui ne pardonnent pas! Et ceux qui restent, femmes, enfants?Le même naufrage les engloutira.Le père est parti dans lai misère, les autres y demeureront jusqu’à l’échéance fatale.Eombien sont-ils dans la catastrophe permanente de la tuberculo*' se?Ee ne sonl pas les rari nantea d’un naufrage, si horrible soit-il.E’est la multitude qui grouille.Ee ne sont pas les millionnaires ou les riches qui traversent l’océan par plaisir.(’.’est la masse qui travaille efi qui souffre.Ee ne sont pas les choyés de la, vie, à qui la justice immanente réclame quelque chose.Ee sont les sacrifiés, ce sont leSt holocaustes offerts en rançon poui* les injustices dont ils souffrent.Eombien sont-ils?150.000 en Angleterre.f> 140.000 aux Etats-Unis.140.000 eu France.120.000 en Allemagne.3,000 dans Québec.Les pertes matérielles?Comptez si vous pouvez.Travail perdu, sa-! laires perdus, frais de médecin et de remèdes, sacrifices de la socié-) té pour l’éducation, l’instruction, la bien-être rendus inutiles.Campiez tout cela.La Province (ta* Québec perd 820,000,000 par nnnctv Ecs catastrophes qui demeurent, sont-elles autrement épouvantables que celles qui passent et dont on na parlera plus demain?GASTON LEURY.MM.Edouard Monlpetit, le B.P.L.Hudon, M.Ed.Ilurtubise; secrétaire, M.Arthur Saint-Pierre; trésorier, M.J.W.Harris; secrétaire-conjoints: MM.l’abbé Dcschcnes et C.J.Bcaudin.Sur le Pont d’Âvignon.Il y a quelques mois, la ville de Londres devait mobiliser presque tous ses sergents de ville et quelques centaines de soldats pour venir à bout de quelques anarchistes dangereux.Paris vient d’avoir aussi sa bataille contre deux anarchistes.^1 a fallu dynamiter le garage où ils s’étalent abrités.Les deux capitales n’ont rien à s’envier, toutes deux ont leurs criminels.m m 9 Il est opportun de se demander si les deux bandits parisiens, chefs d’une bande dangereuse, ne sont pas des produits de l’école neutre française.• • • Tandis que l’on lirait des balles contre deux malfaiteurs, et qu’on les faisait finalement sauter à la dynamite, des propriétaires d’établissements cinématographiques en-régistrnient toute la scène sur des pellicules (pii se loueront un prix fou.C’est h* “jaunisme’’ de l’image, la propagation des spectacles malsains.Bonnot et son collègue, grâce aux journaux jaunes et aux pellicules cinématographiques, feront école de jeunes brigands dans toutes les parties du monde.La civilisation, voyez-vous I • • • Les survivants de l’équipage du Titanic viennent de débarquer en Angleterre.On s’imagine avec quelle joie leurs familles les ont accueillis.Matelots et chauffeurs ne sont pas millionnaires, mais ils sont aussi chers à leurs familles que M.Astor l’était à la sienne.• • • I/cx-président Hoosevelt vient de parler, d’une arène de boxeurs, où la foule s’élnit réunie nour l’enten- dre, disent les dépêches de presse, M.Roosevelt esl tellement combatif (|ue le local lui convenait admirablement.Mais c’est le pouvoir et non les recettes qu’il cherche, quoi qu’il lape aussi dur que n’importe quel pugiliste.m m m L’élément anglais de la provineoi de Québec fait mine de vouloir s'intéresser aux élections provinciales.Et e’est une excellente affaire.Nos concitoyens de langue angtah se n’ont rien à gagner et tout à perdre, en se tenant à l’écart, quand les gouvernants de la province font des lois et poursuivent une politique désastreuse pour ta province.r?o s» Anglais et Américains échangent des remarques aigre-douces, dans les journaux, à propos de J’enquête de Washington, sur le désastre du Titanic.Eette cataslrophe a rapproché un moment Ions les hommes, dans un sentiment de tristesse commune.Elle menace maintenant de mettre un peu de discorde entre deux nations.Si les journaux des deux pays mettaient un frein à leurs accès de mauvaise humeur et d’orgueil national mal placé, les choses n’en iraient que plus eon< venablement.Le Veilleur.Le Parler Français Deux assemblées ont été tenues hier, en faveur de l'oeuvre du congrès du parler français: la première à Pointa Saint-Charles, la seconde fut une assemblée conjointe pour les paroisses de Saint-Zotique et Sainte Clofilde.POINTE SAINT-CHARLES M.le ouré Laçasse présida cette rém nion à laquelle assistaient plus de troi( cents hommes.Il fit un vigoureux ap< pet en faveur de l’oeuvre et demand* ii ses paroissiens de devenir membre* adhérents.^ M.Anatole Vanicr.avocat, et 'M.Gustave Laçasse, étudiant, traitèrent de la nécessité du congrès et surtout de son prolongement en une oeuvre da durée et de défense.Plusieurs citoyens do Pointe Saintç Charles dirent aussi quelques mots eg faveur do l'oeuvre du congrès. Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Devoir Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 LE DEVüm, Lundi, 29 Avril 1912 LE TITANIC A DONNE UNE FAUSSE POSITION .e capitaine du Mount Temple déclare à Washington, que le Titanic était à $ milles plus loin que ne le disaient les télégraphistesMsmay appa-rait sous un jour plus favorable.1 J i •V Washington, 29.— D'après les témoignages donnés, samedi, à l’enquête du énat, il ressort clairement que le nau-rage du "Titanic” a été causé par les erreurs suiv’antes : Ne pas avoir donné ia position exacte du navire et avoir marché à une vitesse exagérée alors pic le ‘'Titanic” était dans une mer le glace.C’est-à-dire que l’imprudence t joué un grand rôle dans le désastre.:t; que dit le capitaine mooke Le capitaine James H.Moore, du )tearner Mount Temple, qui s’est dirigé vers le "Titanie” lorsqu’il demanda du sceours, fit aux membres du comité •' récit de ses recherches et déclara pie, la mer était remplie de glace, d’est ce qui l'a empêché d'arriver à ;emps au secours des naufragés, A une forte distance de son navire, e capitaine Moore vit un autre vais-icau, une goélette qu’ont vu sans doute les naufragés anxieux.Le capitaine Moore a qualifié de très imprudente la conduite du capitaine Smith qui dirigeait son navire à une vitesse de 21 milles lorsqu’il était averti de ia présence de banquises.Le ïapitaine du "Mount Temple’ déclara qu'il avait voyagé 27 ans sur l’océan Atlantique et que chaque fois qu’il avait été averti de la présence des glaces, il doublait la surveillance et réduisait la vitesse, et s’il lui arrivait d’etre entouré de glace, il faisait arrêter les machines et se hissait aller a la dérive jusqu’à ce qu’il eut trouvé une ner libre.POSITION INEXACTE Le témoin déclare aussi énergiquement que la position envoyée par le Titanic ” n’était pas exacte.Selon lui, le navire était à huit milles plus i l’est que les télégraphistes l’incWquè-rent en demandant de l'aide.Cela Est prouvé, dit le capitaine Moore, par les observations prises le lendemain du désastre.Une autre preuve de mes avancés, dit Moore, e'est qu’il y avait plusieurs navires tous à des distances do moins de cinquante milles du “ Titanie ” et personne n’a pu arriver à temps.ISMAY RESPIRE • I.Bruce Ismay, directeur gérant do T International Mercantile Marine Co., a été beaucoup encouragé par les témoignages rendus aujourd’hui.Durant toute la semaine il semblait inquiet, était silencieux et parlait rarement à ses associés.Aujourd'hui, durant les séances du comité, il a écouté attentivement le récit de sa conduite par le commis de bord et les marins qui le virent le soir du désastre.Ses yeux devinrent rayonnants lorsque le com mis de bord raconta comment il avait appelé les femmes pour les faire embarquer dans les chaloupes et la réponse qu’il fit à une femme qui lui déclara qu’elle était femme de chambre: ‘ Vous êtes une femme, prenez place dans la chaloupe”, lui cria Ismay.ISMAY SOUS UN NOUVEAU JOUR.Ismay écouta attentivement Te commis do bord Bright qui déclara que ,1e Hirrrteur-gérant n’avait pas quitté le navire après que 1rs grandes chaloupes de sauvetage eurent été parties et qu’il ne restait plus qu’une chaloupe pliante.Bright vit Ismay travailler à tribord et dit qu’après qu’il eut quitté ie navire le canot à bord duquel il se trouvait ne put faire qu’une eu, samedi dernier.Kinsman, Graydon, Green, Yeaman, Felker, Collins, Mc—enzie, Rountree, Rowland, W’endorf, Godard, Hairthorne, Fletcher, Hilts, Fan, -Tack Dunn et Joe Gorman y ont pris part.Lafitte, le lanceur du club Détroit, ira au club Providence.Montréal cherchait depuis longtemps à retenir ses services, mais hélas, pas de succès.La saison, au Parc Atwater, s’ouvrira lundi prochain.-4- L’Exposition de San Francisco TOUS LES PAYS DU MONDE PROMETTENT D’Y PRENDRE UNE PART ACTIVE.— LE JAPON, LA CHINE, LES INDES ET L’EGYPTE SE FERONT LARGEMENT REPRESENTER.(Seniee particulier) Paris, 29.— M.H.De Young est -le retour d’un voyage en Europe et en Amérique.AL Young est vice président de la société d'exposition Panama Pacifique, et il .a rencontré à peu près tous les gouvernements du monde pour les intéresser dans le projet d’uue exposition universelle à Ran Franciszo en 1915.M.Young dit que clans tous les pays on a reçu avec faveur le projet de l’exposition qui marquera l’inauguration du canal de Panama.Le -lapon s'est moutré un enthousiaste du projet et a promis de prendre sa large part dans eette exposition.M.Young a rappelé aux ministres du Japon que les Etats-Unis mettraient $1,200,000 à l'exposition de Tokio on 1917 et lo gouvernement japonais n.promis de rendre la réciproque aux Etats-Unis pour l’exposition de 8an-Franctseo, De Tokio, le vice-président s'est rendu à Yokohama où il a rencontré les hommes de commerce qui ont promis de prendre une part très active à i’exposition américaine.L’ouverture -tti Canal de Panama, en effet, met le Japon en communication plus directe avec l'Europe, le Brésil et la République Argentine.De son côté, la Chine entend bien profiter largement de l'exposition américaine pour faire connaître ses produits â.l’étranger, et établir partout de plus amples relations commerciales.Los marchands do Shanghaï sont très enthousiastes du projet et ils enverront de nombreux exhibits à San Francisco.et.nonobstant la guerre civile, M.Young croit que la Chine sera avantageusement représentée.M.Young a ensuite visité Geylau et Colombo, et la grande lie asiatique prendra part it l’exposition.Il en est do même pour les Philippines, de l’Egypte et des antres pays.Le comte Mart i un a également promis que l'Italie ne resterait pas on arrière et prendrait sa place parmi les nations qui prendraient part à l'exposition l’an a ma-Pacifique.Tout fait prévoir un magnifique succès en 1915.-r^'4- A Iff easrrne.—Voyons, clairon, je vous commande d’appeW le piquet o iurrndie, et qu’est ee que vous me son nez-là ?-Dame! mon lieutenant, l’extinction do» feux.Hgü HOMMES D ’ AFFAIRE S.—Du cerveau ! C’est du cerveau qu’il vous faut.Le cerveau, c’est l’organe autour duquel vous devez monter la garde; que vous devez entourer de tous vos soins.Car c’est avec le cerveau qu’on arrive; comme c’est avec l’estomac qu’on digère, avec le coeur et le poumon qu’on gagne.la course.Mais tout se tient dans l’homme.Vous savez la fâble des membres et de l’estomac.Toutes les fonctions sont solidaires.Voulez-vous réussir, cultivez votre santé.Faites-vous “Un esprit sain dans un corps feain’ ’.Tel.Eit 1060 oq 5969 550* ST-DENIS AGENTS THYSI- SPECIALITES.§UEJLE-îIPLOYI!S’ Neurasthénie.Rayons X.Ozone Lumière.Chaleur, Hydrothérapie.Electricité médicale.Culture physique.Orthopédie, Massage.Obésité.Maladies Nerveuses.Maladies de la peau.Tuberculose.Cancers.Taches de vin.Poils follets.à* Y ÿ.Yi.vV lyV H m Mil es»?'"-» f EN MAI I paraîtront les CHRONIQUES — de — LÉON LORRAIN Un joli volume, petit format, imprimé en beaux caractères, avec couverture illustrée en deux couleurs.Se vendra 25 cents.L'auteur reçoit dès maintenant les commandes, au Devoir.Ajouter deux sous pour l'expédition.FORTE REMISE AUX LIBRAIRES PROVINCE DE QUEBEC, District de Québee, Cour de Cireuit, No 1361.Joseph F.Lemieux, demandeur, vs.Jacob Lecker, défendeur.Le Sème jour de mai, 1912, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 67 rue Esplanade, en la cité de 1 Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en piano, meubles et effets de ménage.Conditions: argent comptant.J.8.LAVERY, H.C.8.Montréal, 27 avril 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 8,863.C.Auger, demandeur, vs.Wilbrod Beaulieu, défendeur.Le Sème jour de mai 19)2, à onze heures do 1 'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 269 rue Des Erables, en la ville de Bt-Pierre, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en eette cause, consistant en meubles de ménage, etc,, etc.Conditions: argent comptant.L.J.S.RACETTE, H.C.S.Montréal, 29 avril 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour do Circuit, No 3742.The Office Specialty Manufacturing Co.Ttcc, demanderesse, vs.The Ford Iron Company, Ltéo., défenderesse.Le dème jour de mai 1912, à 2 heures do l’après-midi, à la plaeo d’affaires, de la dite défenderesse, Bâtisse Beardmo-re, rue St-Pierre, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en meubles, etc.Conditions: argent comptant.S.C.MARRON, H.O.S.Montréal, 25 avril 1912.Roiroau et.Taupin se rendant au Pa-lon, rencontrent eux ('hamps-È.lysées deux vieilles coquettes de leur connaissance.Comme la conversation menace de s'éterniser, Taupin tire son ami par la manche et lui Hit : —Mon ami, ne trouves-tu pas qu’il est.temps d’aller voir les autres tableaux ! PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit.N ci 19749, The White Packing Co., Ltée.demanderesse, vs.R.A.I).Young, défendeur.Le 6ème jour de mai 1012, à 10 heures de 1 avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 560 rue St-Joseph, en la cité de Lachine, seront vendus Par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cotte cause, consistant en chevaux, wagons, etc.Conditions: argent comptant, etc.S.C.MARSON, H.C.S.Montréal, 25 avril 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 3219.The Harry AV ebb Co.Ltée., demanderesse, vs.R.A'oung et al, défendeurs.Le 6ème jour de mai 1912, à .10 heures de l’avant-midi, à la place d’affaires des dits défendeurs, nu No rue Saint-Joseph.en la cité de Lachine, seront vendus par autorité de pustioe les biens et effets des dits défendeurs saisis en cette cause, consistant en chevaux, wagons, etc.Conditions: argent comptant.F.B.GODIN, H.O.S.Montréal, 25 avril.1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 639.—Sa Majesté lo Roi, demandeur-, vî Stuart H.Artbuthnot.défendeur.Le tOième jour de mai 1912, à.dix heures Je l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 44 me Ontario Ouest, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets du dit défendeur, saisis en eette cause, consistant en meubles dp mena, ge, etc.Conditions: argent comptafit.J.E.OOUTU, H.C.S.Montréal, 21 avril 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 1899.Arthur Proulx, demandeur, vs.Joseph O, Normand, défendeur.Le Oème joui dp mai 1912, à dix heures de l’avant-midi, su domicile du Hit défendeur, au No 164a rue Marquette, en la cité de Montréal, seront vendus par autoriU de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en eette cause, consistant en un piano, meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.,T E.COUTU, H.C.S.Montréal, 27 avril 491 St LE DEVOIR, Lundi, 29 Avril 1912.ar son nom, —n'y est plus du t0ut.Lisez avec moi ce qu’elle publiait dans son numéro de samedi sous le titre : “Le Concert des Elèves du Cours de Solfège”: "Ijes élèves du cours gratuit de solfège, 0nt donné leur douzième concert annuel jeudi soir, au Monument National, sous la direction du professeur •! J.Goulet.Iæ chant et la musique, par un chœur nombreux et puissant et un orchestre bien dirigé, ont été très bien rendus.M.RAOUL PUGNO.LE FA Mill V PIANISTE A JOUE AVEC TALENT UN MORCEAU DE SA PROPRE COMPOSITION : “LA RESURRECTION DE LAZARRE”.— C’est moi qui souligne.Suivent six lignes et demie dédiéies nux solistes.Un point, c’est tout.Or, ;'e prenais une part active au concert.J'ai donc été des plus surpris d'apprendre par la "Presse” — nouvelle qu’elle étgit "seule” à publier -, quo M.Raoul Pu gnu était aussi aui programme.Je ne l’ai pourtant pas vu ni entendu.“La Presse” a la berlue.Pour la "propre” information de son gérant de rédaction ::e lui dis quo M.Raoul Pug-m est en eo moment de l’autre côté de l’Atlantique ; flue le "morceau de 9a propre composition” est une scène religieuse intitulée "La Résurrection do Lazare” avec mi seul "r” et que cette scène religieuse lut chantée par le chœur du cours de solfège et accompagnée par un orchestre.Voilà les faits.PAUL G.OUIMET.Le Père Gauvreau dans TOuest Le R.P.Gauvreau, O.M.I.de la Maison Provinciale rue Visitation, part pour l’Ouest la semaine proeh t ne, en mission spéciale.Trois académiciens au Monument National Une manifestation grandiose s’orga-niso pour dimanche prochain au Monument N'ational, en faveur de l’œuvre dm congrès du parler français.f/on est déjà assuré de la présence de trois académiciens des plus célèbres : MM.Réné Bazin, Gabriel Hiano-ta'ix et Etienne Lamy.rous les membres de la délégation française sont invités et l'0n compte qu’ils seront presque tous présents.Le comité France-Amérique et l’Association Saint-Jean Baptiste, organisent conjointsurient rot te manifestation.Tous les délégués français prendront la parole.L’arrivée du navire-morgue (Service particulier) Halifax, 20.— Vu le mauvais temps en nier, le “ Mackay-Benuett ”, le nî-A ire morgue, ne pourra accoster que demain, vers neuf heures du matin.L’histoire des Oblats au Canada Le R.P.Georges Simard, O.M.I., est parti ce matin pour l’Ouest, où il s’emploiera pendant un an à recueillir les renseignements nécessaires pour la publication d’une histoire de la Cougrc-grégatiou des Oblats au Canada.-4- Les résultats d’une lettre anonyme (Service particulier) Brantford, Ont., 29.— Une jeune fil.le de dix-huit aus, Lottie Gibson, s’est suicidée à la suite de l’envoi d’uue lettre anonyme que sa mère avait reçue, Cette lettre menaçait de la déshonorer.Reginald Robbins, un jeune homme soupçonné de l’envoi de la missive, a été arrêté puis mis en liberté sous caution.Le cadavre de la désespérée a été retrouvé, ro matin, après deux jours de recherches.La “ Royal Bank of Canada ” (Service particulier) Toronto, 29.— Quoique l’on ait.suggéré que le nouveau “merger” financier s’appelle ‘‘Royal Traders”, il a été décidé de conserver l’ancien nom de la principale institution, “Royal Bank of Canada”.Tout lo personnel do la “Traders Bank” passera au service de la nouvel, le organisation et participera au fonds de retraite institué par la “Royal”.Le bureau principal sera à Toronto.Ce a’est que dans les endroits où chacune des deux banques possède une succursale, que l’on supprimera la moins importante.Conseil Lafontaine No 1356 CHEVALIERS DE COLOMB M.P.Valère Quay, décédé le 28 cou rant, était membre du Conseil.Bas iu-nérailles auront lieu mardi, le 39 courant, à 8.15 a.m.Départ du No 777 rua Baint-Hubert, pour se rendre à Saint-Louis de France.Les membres sont priés d’y assister.Le SECRETAIRE .(Service particulier) New-York, 29.— La délégation française chargée de représenter la France aux fêtes de Champlain est arrivée à New-York à bord du nouveau paquebot la “France”, vendredi.Les délégués furent reçus avec enthousiasme par le comité de réception nommé à cet effet.Le comité de réception se composait de MM.Lanel, consul-général de France à New-York; les sénateurs Hill et Foley, de l’Etat de New-York; Walter G.Witherbee; le vicomte Dejean, attaché de l’ambassade de France à Washington; MacDougall Hawkes, de l’Institut français en Amérique; Paul Fuller, ,lr., président du comité France-Amérique de New-York et IJeadel, l’architecte qui dessina le monument Champlain.La délégation française, non prévenue, est dispersée un peu partout.Aussi n’est-ce qu’après un long moment d’attente dans l’un des magnifiques salons du paquebot que la cérémonie de réception commence.Des souhaits de bienvenue sont exprimés par l’un des représentants de l’Etnt de New-York.M.GABRIEL HANOTAUX M.Gabriel Hanotaux, membre de l’Académie française, ancien ministre des affaires étrangères et président de la délégation française aux fêtes de Champlain, répond en son nom personnel et au nom de, ses collègues, se félicitant d’avoir été choisi pour venir apporter aux Américains un nouveau gage de l’amifié de la France.Il présente ensuite à ceux qui sont venus recevoir la délégation, tous les membres don! cette dernière sc compose: M.René Bazin, de l’Académie française; M.Etienne Lamy, de l’Académie française; M.Louis Bar-Ihou, membre du parlement, ancien ministre des travaux publics el de la justice; le baron d’Estour-nelles de Constant, sénateur; ie général Lebon, ancien membre du conseil supérieur de la guerre et grand officier de la Légion d’honneur; le vicomte de Ghambrun, se-crélaire d’ambassade, représentant M.Poincaré, président du conseil; M.Fernand Cormon, membre de l’Institut de France; le comte de Horambeau; M.Léon Barthou, de l’Aéro-Club de France; M.Blériot, l’inventeur de l’aéroplane de ce nom; M.Girard; le duc de Ghoi-scul; jU.Dal Piaz, directeur général de la Compagnie générale transatlantique.Pour commémorer l’arrivée aux Etats-Unis d’une délégation composée de personnages si distingués le comité de réception offre alors une médaille à chaque membre de celte délégation.AL LOUIS BARTHOU M.Louis Barthou, membre du parlement français et ancien ministre.des travaux publics et de la justice, va s’approcher du bord, lorgnettes à la main.Nous l’arrêtons.Mais M.Barlhou, ancien jour naliste, esl rebelle à l’interview.11 sc souvient même assez de son ancienne profession pour intervertir les rôles.C’est lui qui nous interroge pour nous demander des détails sur l’assassinat par le bandit Bonnot, du sous-chef de la sûreté de Pgris.Nous lui donnons de bonne grâce les renseignements demandés, car durant la traversée les passagers de la “France” ne purent avoir de nouvelles que par des messages sans fil très laconiques.M.BLÉRIOT Parmi les personnalités littéraires ou mondaines de la délégation se trouvait un seul représentant de l’industrie française.Et celui-là représente une industrie moderne, bien française, l’aviation.M.Blériot, l’aviateur qui le premier franchit par la voie des airs le pas de Calais, et le célèbre constructeur des fameux monoplans Blériot, nous dit: "Ne croyez pas que je sois venu ici pour affaires.Je fais partie de la délégation et je m’en retournerai avec elle.Je ne m’occuperai donc pas d’aviation pendant mon court séjour en Amérique.” — N’avez-vous pas au moins songé, durant la traversée, à la future route des airs transatlantiques?lui demandons-nous.Le célèbre inventeur sourit et nous assure que dans un avenir relativement proche les aéroplanes traverseront l’Atlantique.“Pour l’instant, continue M.Blériot, nous ne pensons qu’à des tentatives plus modestes: Pékin-Paris, par exemple.C’est un raid aérien qui sera certainement dur à exécuter, mais il ne présente pas les difficultés que l’on croit.Ce sera même un jeu si on le compare à celui qu’ont accompli ceux qui naguère ont parcouru cette roule en automobile.” M.RENE BAZIN Prié de nous donner quelques impressions de voyage, Fauteur des “Oberlé” nous dit tout d’abord que ces impressions ne sont guère nombreuses.Soi voyage, en somme, ne fait que commencer ou plutôt ne commencera que lorsqu’il aura mis le pied sur la terre américaine.‘“Ce qui m’a le plus frappé en arrivant ici, continue l’écrivain, c’est l’aspect des “gratte-ciels” du bas New-York.Ils m’ont impressionné et m’ont paru élancés, voire élégants.Mais ce ne doit être là qu’un effet de la brume, ajoute-t-il en souriant.“La traversée?Elle s’est passée sans incidents notables.Je n’ai pas été malade, pas plus que mes collègues.En somme l’Académie s’est bien conduite.” A bord de la “France” se trouvaient les délégués de la Croix Rouge française à la conférence internationale de la Croix Rouge qui doit avoir lieu à Washington du 7 au 17 mai prochain.Parmi ces délégués se trouvent le général Mi-chal, le médecin-général Jean, directeur du service de santé de la marine (délégué officiel); le comte Jacques de Pourtalès; la comtesse Paul de Pourtalès; Mme Lardin de Musset; Mme Viallet; M.Emile Charrier; M.E.Thernyssen et M.Declet.Une Conflagration à Constantinople (Service particulier) Constantinople, 29.— Lo quartier les Grands Bazars dans Damas, a été détruit par le feu.Plusieurs personnes sont mortes et beaucoup d’autres bles- sées au cours de l’incendie qui a commencé vendredi, à minuit, et u’a été sous contrôle que samedi soir.Les pertes s’élèvent à dix millions de piastres.Plessisviile est visité par un incendie LE FEU SE COMMUNIQUE A UNE GRANGE ET EN QUELQUES HEU RES QUATRE MAISONS ET DES DEPENDANCES SONT LA PROIE DES FLAMMES.gl)o notre correspnndaul) Québec, 29.— La ville de Plessis-ville a été, samedi après-midi, le théâtre d'une conflagration.Vers 1 heure 30, le feu s est déclaré dans une grange appartenant à M.Grégoire Côté, demeurant rue Saint-làdouard.En un instant, le bâtiment fut réduit en ceu dres et le feu so communiqua auxmai-sons voisines, qui devinrent «n amas de ruines.Du coté ouest do la rue, les propriétés do MM.Grégoire Côté, Joseph Chabot et Manseau, ont été consumées et le feu traversa ensuite ia rue.Du côté est, la résidence do M.Antoine Latulippe et colle de Mme Veuve Gédéon Carrière, ont été rasées.Toutes ces portes considérables furent causées dans l’espace de deux ou trois heures.A cinq heures, les pompiers, aidés des ouvriers des usines do la localité qui se sont généreusement dévoués pour combattre les flammes, avaient réussi à mettre le feu sous contrôle, niais il fallut garder une équipe d’hommes sur les lieux toute la nuit.L’efficacité du nouvel aqueduc a été encore une fois démontrée.Le nouveau système a beaucoup contribué à diminuer les dommages et à empê-cser le feu de se propager davantage.Les pertes sc répartissent comme suit: M.Grégoire Côté, maison, grange et dépendances, pertes $1.500, assurances.$450.Joseph Chabot, de Manseau, maison occupée par M.Eugène Leblanc et M.Desmarais, pertes $1,000, assurances.$600; mobilier des deux locataires corn plètement détruit.M.Latulippe, maison, grange et dépendances, pertes $2,200, assurances, $1,000.1 Mme Veuve Gédéon Carrière, pertes $800, assurances, $400.Mlsslsquol Famhmn, 20.— Une grande assemblée libérale nuça lieu, ici, demain, le 30 avril.Sir Lomer Gouin, ainsi que plusieurs autres, adresseront la parole.Chûte mortelle de l’aviate r Jules Védhnes LE PLUS FAMEUX DES AVIATEURS FRANÇAIS FAIT UNE CHUTE D’AEROPLANE CE MATIN, PENDANT QU’IL SE PREPA-PARAIT A ETABLIR UN NOUVEAU RECORD.( Service particulier ) Paris, 29.- Jules Vedrines, Vaviateur le plus fameux et le plus populaire do France, va probablement mourir des suites d’une chute d’aéroplane, ce matin, à St-Denis, dans la banlieue de l’aits.Vedrinos avait l’intention d’établir un nouveau record, en volant de Bruxelles à Madrid, en 21 heures.Il quitta Paris jeudi dernier, pour se rendre à Bruxelles, mais, son moteur lui ayant causé des difficultés, il résolut de commencer son envolée à Douai, dans le département du Nord.il parcouru les 117 milles qui sépare la capitale de cette ville, en une heure et quarante minutes.Ce matin, ayant fait arranger son moteur, il repartit vers le sud.On lui préparait, à Madrid, une réception grandiose.11 fut aperçu au-dessus do St-Denis, vers S heures du matin, volant à (,0 pieds.Tout à coup, le monoplan descendit rapidement.On se précipita et le malheureux fut trouvé gisant sur la voie ferrée, le crâne fendu.La cause de 1 accident n’est pns connue.Les uns disent «pie l’appareil s’est brisé sur les poteaux télégraphiques et que l’aviateur a été précipité sur le sol.D’autres assurent que Vedrinos fut frappé par un train alors qu’il réparait son moteur.Quoiqu il en soit, on s’empressa de transporter lo blessé à Paris et.1* trépanation fut pratiquée sans retard, à 1 hôpital, mais on conserve peu l’espoir de sauver le vainqueur de tant de course, l’un de ceux qui ont .fait le plds pour l’avancement de la locomotive nouvelle.La Campagne Provinciale Tout n’est pas rose chez les ministériels dans le quartier Ste-Anne.— Les dieux devront intervenir.—Les candidats se préparent avec acharnement d’un bout à l’autre de la province.LAVERGNE CONTRE TASCHEREAU DANS MONTMORENCY ( Service particulier ) Granby, Qué., 28.— L’assemblée tenue ici hier par le chef do l’opposition provinciale, M.J.M.Tellier, et les distingués orateurs qui l’accuinpa-guaient a obtenu un franc succès.En dépit de la température 5nccriai-no et d’un ciel nuageux des représentants de tous les 'joins du comté do Dhefford et même des comtés voisins vinrent acclamer M.Tellier et donner leur adhésion à la grande cause dont il s’est fait le défendeur.Dès deux heures la vaste salle de l’Hôtel de Ville était remplie.L'assemblée eut lieu sous la présidence de M.J.C.Barr, maire de Granby, et de M.H.Paré, conseiller.M.Romulus Cloutier, avocat de Waterloo et président de l’Association conservatrice du comté de Sheftord, souhaita la plus cordiale bienvenue à M.Tellier, aux orateurs et à toute la foule, M.Uj ou tier, en termes énergiques dénonça la politique rétrograde du gouvernement Gouin ei traita en linéiques mots les questions importantes du programme ne l’opposition.Aux applaudissements chaleureux de toute l’assemblée, M.Tellier prit ensuite la parole.Ceux qui ont entendu, ne fût-ce qu’une
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.