Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 20 avril 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1912-04-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
TROISIEME ANNEE—fio.93 MONTREAL, SAMEDI 20 AVRIL, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3,00 ONION POSTALE ., .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.ETATS-UNIS .UNION POSTALE x M m M.M 91.00 91.50 92.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration 1 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES • ADMINISTRAT! REDACTION: M.us 7461 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! & POUR LE FRANÇAIS Le Congrès de Québec.— Les réunions publiques Il ne faudrait pas que la tourmente électorale fit oublier le congrès de la Langue française.Le mouvement est très bien lancé, il faut qu’il s’accentue chaque jour davantage.Mgr Roy, le président de la Société du Parler français, achève actuellement une tournée aux Etats-Unis.De tous les coins du Canada arrivent de fort encourageantes nouvelles.A Montréal même, le comité régional se propose d’organiser une série de réunions qui convieront toute la ville; mais on aurait tort d'attendre son impulsion pour aller de l’avant.Le congrès n’est pas l’oeuvre de quelques hommes; il est celle de tous les Canadiens-français.Que ceux donc qui s’intéressent à cette campagne se mettent au travail sans plus de retard.Le secrétaire du comité régional, M.J.-B.Lagacé, fournira aux volontaires tous les renseignements et tous les imprimés dont ils peuvent avoir besoin.Il suffit de s’adresser à lui de vive voix ou par écrit, à ses.bureaux du Monument National, 296 Boulevard Saint-Laurent.A notre sens, il devrait être tenu des réunions et l’on devrait organiser une campagne de souscriptions dans toutes les paroisses de la région.Combien d’institutions aussi pourraient se jeter dans le mouvement! Il importe que pas un Canadien-français ne reste indifférent à cette oeuvre.# # * Le nombre des adhésions doit être recherché parce qu’il témoignera de l’intérêt que nous portons à notre langue et parce qu’il ajoutera au poids des voeux exprimés.L’argent est utile parce qu’il permettra non seulement de donner aux fêtes un éclat considérable et d’assurer la publication des comptes-rendus, mais parce qu’il facilitera l’institution d’un secrétariat permanent qui continuera l’oeuvre du congrès.Mais le plus important esncore, c’est d’inspirer à tous la juste fierté de leur langue, c’est de leur donner la claire intelligence des problèmes qui s’y rattachent et des luttes qu’elles commandent.Et voilà pourquoi surtout la propagande doit être portée jusque dans les plus humbles villages.Organisons donc des réunions, organisons la souscription et qu’au milieu des querelles qui vont marquer les semaines prochaines, cette lutte pour la langue nous*soit un terrain d’entente et de communication.Orner HEROUX.Une colère de la Presse Autour d'une dépêche La Presse rage.Mercredi, le Devoir la prenait En flagrant délit de jaunisme.Elle avait donné comme mort dans le désastre du Titanic un M.Cummings qui, dès lundi, travaillait paisiblement dans son bureau de Montréal.Et pour prouver comme elle ne néglige aucune informa-iion, elle publiait la photographie de M.Cummings.Or le Devoir fit remarquer que la commère se méprenait.“M.Cummings n’est pas mort, disait-il, et la Presse s’est mis un doigt dans l’oeil.” On comprend que la Presse, prise en si piètre attitude, a fait tête, et sorti tout son intéressant vocabulaire à l’usage des nationalistes.Elle parle de scandales pharisai-qucs, d’hypocrite jérémiade, trouve chez nous le fiel de la haine et dit qu’il faut avoir l’âme bien petite pour s’arrêter ainsi à chercher la petite bête dans celte circonstance; or, nous nous sommes tout simplement contenté de taquiner la grosse et de la montrer au public une fois de plus dans son vilain naturel.Bref, à en croire la Presse, ions les gens du Devoir sont d’étroits rédacteurs, d’hypocrites pleur nichards, qui ragent de n’être pas lus, qui meurent d’envie basse, qui crèveront même tantôt de dépit dans le marais où ils croupissent.Nous reconnaissons bien là le caractère aimable de la Presse et la politesse exquise dont elle fait parade chaque fois qu’il s’agit de ces maudits nationalistes.Nous ne lui contestons ni ne lui envions sa place dans le monde des feuilles jaunes, dont on parle surtout à cause de leur poids matériel, et de leur utilité pour envelopper les paquets.Mais nous ne lui reconnaissons pas le droit de mentir et de vouloir nous ravaler à son niveau de Presse.C’est ce qu’elle tente néanmoins de faire.Car elle écrit: “Il est bon de noter que le “Devoir”, dans cette circonstance, (à propos de la nou velle controuvée de la mort de Pie X, le 11 avril) n'a pas hésité d recourir au mensonge en s’adressant à lui-même, dans son propre bureau, un cablôgramme spécial de Madrid.Pour s'assurer une primeur, crime horrible qu’il reproche.si sévèrement aux autres, il a eu recours d des méthodes dont ne voudraient pas même les journaux jaunes.’’ C’est faux; la Presse fait là allu-lion à une information publiée dans Vextra du Devoir mis en vente dans les rues de Montréal, le 11 avril dans la matinée, à l’heure où la Presse somnolait encore paresseusement dans son hôtel: voici le texte en question : “La nouvelle est confirmée, (cablôgramme au “Devoir”) Madrid, 11.—Sa Sainteté Pie X est morte ce matin.La nonciature de Madrid nous communique officiellement la nouvelle.” C’est cette dépêche qui fait rager la Presse.Il y a vraiment de quoi.Car la Presse et la Patrie donnaient la même nouvelle, à deux heures de l’après-midi, le onze, quand le Devoir, lui, l’avait donnée le matin même, puis l’avait supprimée dans son édition de l’après-midi, et publiait alors un démenti formel de la mort du pape, de Rome même.En fait, si nous prenons la Presse, — avec des pincettes, lecteur,— livraison du 11 avril, nous trouvons en première page, trois dépêches photographiées, dont une de Madrid, comme suit: “Madrid, 11.—A private despatch received here from Rome which was confirmed at the nonciature announces that the Pope is dead.” Et tout de suite au-dessous de ce texte anglais, la Presse en donne la version française suivante: “Madrid, 11.—Une dépêche privée, reçue de Rome et qui a été confirmée à la nonciature annonce que le pape est mort.’’ De même, dans la Patrie du même jour, même heure, — la Patrie non plus n’a pas publié d’ex/ra, ce jour-là, — nous lisons: “(Service spécial de la “Patrie”).Madrid.11.—Une dépêche privée reçue ici de Rome et qui a* été confirmée à la nonciature annonce que le Pape est mort.” Donc, Presse et Patrie publiaient à deux heures de l’après-midi, le 11 avril, une dépêche identique à celle parue dans le Devoir, édition de la matinée, et supprimée dans la seconde édition, pour l’excellente raison que des nouvelles subséquentes démentaient cette information.Voilà pourquoi la Presse fait une colère.Elle, qui se prétend le journal le mieux informé de Montréal donne, quelques heures après une feuille modeste et sans prétention, une dépêche intéressante pour le public, et transmise le matin même par le télégraphe.Qui a le plus vite informé le publie?Au reste, voici une déclaration catégorique du télégraphiste du Pacifique posté aux bureaux du Devoir: “Montréal, 19 avril, 1912.Le Devoir, Montréal, Que."En réponse à votre demande d’information, je dois vous dire que.le 11 avril courant, de bonne heure dans la matinée, j’ai reçu, par l’entremise de la “British and Colonial Press,” agence de dépêches télégraphiques, de Toronto, une dépêche de Madrid, annonçant que la nonciature, confirmait la nouvelle de la mort de Pie X, dépêche publiée dans l'extra du "Devoir”, ce.jour-là.” (Signé) J.A.ROBILLARD, Télégraphiste pour le C.P.R, Cela démantibule proprement toutes les histoires de la Presse! Georges PELLETIER.BILLET DU SOIR Décoré ! L’ile flottante, le “Gigantic” vient de frapper la banquise énorme.Un craquement retentit, le vaisseau se cabre pour plonger dans la “verte”, l’instant d'après; à l’intérieur, passagers et passagères, une minute, demeurent figés de slu* peur, sous les lustres éblouissants.Puis un cri vibre dans les salles, luxueuses: “Xous sombrons!.” C’est une ruée affolante vers les ponts.L’équipage, en toute hâte, s’apprête à descendre les chaloupes à la mer; mais, chose stupéfiante, personne ne veut y embarquer.Soudain, le “Gigantic” prend la bande d’une façon dangereuse, l’instant est décisif.Le commandant ordonne aux femmes de prendre place dans les embarcations.Personne ne bouge.Va-t-on risquer sa vie sur d’aussi fragiles bateaux?Est-il possible de se lancer dans la nuit opaque, sur une mer sans fin, quand le “Gigantic” est réputé insubmersible?Et pourtant, l'eau monte; graduellement le vaisseau fait plus grande sa trouée dans l’Atlantique, quelques pouces encore et la mer, balayant le pont, ira, clapotant dans les somptueux salons, éteindre les vibrations des dernières mélodies aux cadences langoureuses, dont les pianos résonnent encore.Le danger est imminent.Il faut décider les mères, les fiancées, les enfants à monter dans les chaloupes.Les vieux loups de mer eux-mêmes tremblent à l’idée de mettre le pied dans les barques et comme les femmes “ils refusent purement et simplement d’y monter.” Mais un terrien se présente, un brave! Un officier, tremblant de peur a Vidée d’être forcé de donner l’exemple aux femmes, supplie cet intrépide, de faire le premier geste.“J’embarquai courageusement,” écrivait-il vingt ans plus lard dans ses Mémoires, “et toutes les femmes me suivirent.” Aux journalistes qui Vaccueillirent au port, il montra, d’un signe orgueilleux, sa bouionnière.On l’avait décoré, “ce héros au sourire si doux.” DeMARCHETS.Pièces officielles CONCERNANT LA COLONISATION On trouvera plus loin les pièces dont nous annoncions la publication hier.Voici brièvement résumés, les faits qu’elles établissent.Deux colons, l’un du comté de Wolfe, l’autre de Montréal demandaient des lots dans le canton Campbell.Le département leur dit que les lots cultivables sont disponibles.Sur cette déclaration, .Tos.Beau-bien, du comté de Wolfe, fait les frais d’un voyage dispendieux au Nominingue.Rendu là, Beaubien essuie un refus de l’agent Page.Tl s’en plaint au département.Le département lui répond qu’il y a eu erreur, que certains de ces lots sont sous réserve forestière, La réserve n’est cependant pas encore établie.De bonne composition, Beau-bien demande qu’on lui en donne ailleurs, mais qu’on ne le trompe plus.Plus tard on consent à lui vendre l’un des lots qu’il a demandés.Son fils, Camille, qui est sur les lieux, se présente de nouveau chez l’agent Page.Celui-ci ne refuse pas précisément, mais l’ajourne à plus tard.Le département et l’agent ne se comprennent pas sur les lots disponibles.De ce méli-mélo résulte une situation dont l’autre colon va souffrir.C’est Charles Roy, de la rue Duf-ferin, Montréal qui voyant que le lot demandé par Beaubien n’est pas vendu, le demande à son tour pour aller s’établir à côté de son père.On lui répond, un mois et demi après ,que le lot est vendu, qu’on ne sait pas au juste quels lots du canton Boyer sont disponibles pour la colonisation, et finalement on lui conseille de chercher ailleurs.Et voilà comment on est traité quand on veut “ouvrir une terre,” accroître la richesse de la province, contribuer au développement du commerce et de l’industrie.Avertis par les déceptions des autres, les colons prudents ont beau s’adresser au ministère pour s’éviter des voyages inutiles, le résultat est le même.Mauvaise foi ou incompétence, le gouvernemenf donne aux colons des réponses qui les conduisent à de nouveaux déboires.Et les ministres endurent celai Qu’est-ce que ça leur fait qu’un colon dépense $50 pour rien?Quand ils voyagent, eux, les ministres, c’est la province qui paye.Ceux qui veulent la continuation de ce système auront bientôt l’occasion de le dire.Jean DUMONT, Les routes du tramway LE PROJET POISSANT Le Dr Poissant, échevin du quartier LaFontaine, a soumis à ses collègues du conseil municipal le tableau synoptique d’un projet de dégorgement du service des tramways qu’il portera aux autorités de la compagnie.Il prétend que l’encombrement, dont on se plaint à si juste titre, ne cessera que si l’on cesse de faire passer presque toutes les lignes de tramways par le centre commercial de la ville.Et voici le remède qu’il propose: Supprimer les circuits; ne faire aller les tramways que dans une seule direction, avec retour au point de départ naturellement; enlever cinq lignes à la rue Craig.Les parcours seraient divisés en trois groupes: Nord-Sud, Nord-Est, Est-Ouest.Le premier comprendrait: lo.ligne Papineau, partant de Rosemont descendant à la rue Notre-Dame, avec prolongement facultatif par la rue Craig à la rue Gosford; 2o.ligne de Lorimier, parlant de la rue Rachel, descendant à la rue Craig et passant par les rues Craig, Gosford, Notre-Dame, Saint-Jacques, pour tourner à la Place d’Armes; 3o.ligne Amhersl, partant de la rue Papineau .passant par les rues Laurier, Dufferin, Rachel, le parc LaFontaine, les rues Amherst, Craig, Bcrri, des Commissaires et retournant à la rue McGill; 4o.ligne Saint-Denis, route actuelle; 5o.ligne Saint-Laurenl, route actuelle; 6o.ligne de l’avenue du Parc, route actuelle et retour au square Victoria; 7o.ligne Atwater, route actuelle, avec raccordement à la rue Wellington.Le deuxième parcours serait composé ainsi: lo.ligna de l’avenue Pie IX, partant de la rue Notre-Dame et passant par les rues Létourneux, Ontario, Pie IX, boulevard Rosemont, chemin des Carrières, rue de Fleurimont et aboutissant à la rue Saint-Laurent; 2o.ligne Mont-Royal, descendant par la rue Frontenac jusqu’à la rue Notre-Dame; 3o.ligne Rachel, descendant par les rues Frontenac, Forsyth et retournait à la rue LaSalle; 4o.ligne du Beaver Hall, route actuelle jusqu’à la rue McGill et passant ensuite par les rues des Commissaires et Berri pour retourner à la gare Viger.Enfin le troisième parcours serait formé par les lignes suivantes: lo.ligne de l’Avenue des Pins (nouvelle) de la rue Saint-Denis à la rue Guy, et le boulevard de Westmount; 2o.ligne Ontario, route actuelle et continuation par les rues Burnside et Saint-Luc; 3o.ligne Sainte-Catherine, route actuelle; 4o.ligne Saint-Denis, roule actuelle; ">o.ligne Craig, route actuelle; 6o.ligne Saint-Laurent, route actuelle; 7o.ligne Notre-Dame, route actuelle; 8o.ligne Wellington, route actuelle; 9o.ligne Centre, route actuelle; lOo.ligne Hôtel de Ville, roule actuelle; Ho tour de la Montagne, partant de l’avenue Papineau et passant par l’avenue Laurier, le chemin Sainte-Catherine, etc., jusqu’au boulevard de West mount.Par ces nouveaux parcours, la compagnie enlèverait à la rue Craig, entre les rues Saint-Denis et Bleary, là où se trouve l’encombrement, les lignes Outremont, Avenue du Parc, Amherst, de Lorimier et Ontario.L’échevin Poissant recommande en outre l’accouplement de deux tramways et des arrêts plus espacés.Telles sont les grandes lignes de son projet.Il semble certain que, à moins d’obstacles que seule la compagnie pourra trouver, ces parcours contribueraient à soulager la congestion du trafic dans le rentre de la ville et surtout dans la rue Craig.Il est tout aussi facile de prendre deux ou trois correspondances que de n’en prendre qu’une et l’on se rendrait pins vite à destination que maintenant.Le Dr Poissant utilise les voies actuellement posées, à une couple d’exceptions près.La compagnie, qui réclame des routes nouvelles depuis si longtemps, ne saurait voir cela d’un mauvais oeil.On remarquera que le projet ne met pas de lignes dans les rues Dorchester et Sherbrooke.Son auteur croit qu’il vaudrait mieux se servir de la rue Burnside et de la rue Saint-Luc., qui continuent entre les deux grandes rues d’habitation, les rues Ontario et Craig.Cela non plus ne déplaira pas aux habitants de ces rues qui combattent les demandes de la compagnie avec tant d’acharnement.Nous ne pouvons prédire quel sort la compagnie fera au plan du représentant de La Fontaine, mais elle ne saurait refuser de le mettre à l’étude.Fred.PELLETIER.i ^ chaloupe sans avoir un ordre écrit d’un des officiers du bord.Combien, parmi les hommes sauvés, pourraient montrer, comme le dit M.Pcuchen, "leur raison de continuer de vivre honorablement?” A propos d’inondations et de famine Les annales de la Chine parlent fréquemment de famines causées par la sécheresse ou par d’autres causes.Mais la première grande calamité de cette nature qui ait été connue des peuples d’Occident, est celle de 1877, alors que huit millions de personnes périrent, assure-t-on.Les missionnaires commençaient, après un temps d’arrêt imposé par une réaction contre les étrangers, à pénétrer dans des régions restées inaccessibles à l’apostolat chrétien, et les tableaux qu’ils firent des spectacles entrevus frappèrent de stupeur les peuples civilisés.On ne connaissait rien de comparable en horreur à la famine dans l’empire chinois.Depuis, le monde s’est familiarisé avec les scènes maintes fois décrites de fléaux périodiquement répétés.Mais on dit que la famine de cette année, succédant aux calamités inséparables de la guerre civile, est encore plus désastreuse que celle de 1877.Les pertes de vies sont innombrables, et la famine a pour cause, non plus la sécheresse, mais l’inondation.Ge ne sont pas les ardeurs du soleil qui ont causé la mort des récoltes, mais les eaux des fleuves débordés qui ont balayé la terre arable, emportant talus et maisons avec les mois, sons, ne laissant sur leur passage que ruines et débris informes.Les agriculteurs ont péri au milieu de leurs champs, et les orphelins épar gués par le fléau sont demeurés sur un sol trempé et moisi auquel seuls d’importants travaux de drainage pourront rendre sa fécondité.Ce sont le bassin de la rivière Awaï et celui du grand fleuve Yang-Tsé Fleuve Bleu — l’une des grandes artères de navigation de l'Asie orientale, qui sont particulièrement affectés par les inon-dations.Ceux qui ont souffert de la crue des eaux du Saint-Laurent en ees dernières semaines, n’ont pas même une idée légère de ce que peut être une inondation en Chine.Que leurs sympathies se portent vers les peuples qui, à l’heure actuelle, crient leur detrc^sc au monde entier et demandent des secours et du pain.Uldéric TREMBLAY.Sur le Pont d’Avignon.M.Lerinox, un député ontarien, vient d’être fait juge pour un tribunal de sa province.Il nous semble que, pendant longtemps, les conservateurs dénoncèrent jadis les députés libéraux qui acceptaient des positions du gouvernement; les conservateurs se trompaient-ils alors, ou se trompent-ils aujourd’hui?M.Carnegie a eu le mot juste, quand il a écrit à quelqu’un, à propos du désastre du Titanic: “Qu’-est-ee que ce navire faisait dans les glaces, quand il avait au sud tout un océan libre d’icebergs?” Mais M.Carnegie ne comptait pas avec, l’orgueil stupide des propriétaires du malheureux navire, qui voulaient, eux, faire de la grande vitesse.• * • Un journal calcule que les Montréalais dépensent annuellement 12 millions pour le tabac.Quelque malin statisticien nous dira-t-il combien Toronto dépense par an pour les stimulants et les raf raichissements ?• • • 11 nous vient, paraît-il, des milliers d’immigrants américains, ce printemps, dans l’ouest canadien.Au train où ces Américains nous envahissent, nous aurons bientôt ici une réplique des Etats de l’Ouest de.la république.Groit-on que l’influence britannique s’y affirme bien longtemps?Ceux qui molestent l’élément ca-nadien-français de ces régions feraient bien d’y réfléchir.• • • M.Ismay, le désormais célèbre président de la International Mercantile Marine, admet avoir pris place dans un des premiers bateaux de sauvetage du Titanic.Il s’est comporté d’une façon inqualifiable, et la compagnie de navigation qu’il dirige ferait bien de le mettre au ban; car elle souffrira longtemps du manque de courage de ce personnage.• • » Ne frappez pas, avait fait écrire sur la porte de sa cabine, à bord du Carpathia, M.Bruce Ismay.Ne frappez pas, monsieur sommeille après la catastrophe, où, grâce à l’incurie de sa compagnie, 1,600 hommes se sont noyésI.“I will follow the ship.—Je suivrai mon navire,” a dit le capitaine Smith à un chauffeur qui voulait le sauver.Et le capitaine Smith a suivi le navire./ leave the ship, — Je quitte le navire,” a dft se dire M.Bruce Ismay; et H l’a laissé.Quel fut le plus courageux, de M.Smith ou de M.Ismay?• • • Le major Pcuchen, de Toronto, un des survivants du Titanic n’a jjhs voulu s’embarquer dans une L’ODYSSÉE DE DEUX COLONS Malgré toutes les précautions pour s'éviter un voyage inutile, on leur refuse des lots LE DEPARTEMENT DONNE DES ORDRES CONTRADICTOIRES Et les colons attendent des mois avant de pouvoir s'établir La correspondance qui va suivre est extraite du document No 30 produit mi cours dé la dernière session de la Législature.L.5052-11 Québec, P.Q., 18 décembre, 1911.Monsieur Joseph Dumont, Sous-secrétaire de la Province, Québec.Monsieur, .1 ai I honneur de vous transmettre la réponse à un Ordre de FAS' semblée Législative, en date du 15 mars 1911, pour copie de toute corres pomlance se rapportant au lot 3 B du canton Campbell.J’ai l’honneur d’être, Monsieur, Votre obéissant serviteur, E.E.TACHE, Sous-Ministre L.1777-1 1 • • • Saint-Camille, 31 janvier, 1911.A l’IIonorable Jules Allard, Ministre des Terres et Forêts.Monsieur, Ayant deux de mes fils Iravaillant dans les bois, dans la partir de la Province dite Nominingue, et ayant l’intention d’aller les trouver pour y choisir ties lots de colons, mais comme ce voyage est un peu coûteux, je serais heureux de savoir de vous avant de partir si les lots dans le canton de Campbell ainsi que des cantons avoisinants sont ouverts à la colonisation d’ici a la fin d’avril.Une réponse à ce sujet m’obligerait beaucoup.Votre dévoué (Signe) JOSEPH BEAUBIEN, Saint-Camille, Co.Wolfe.* * # L.1777-11 Département des Monsieur Joseph Beaubien, Saint-Camille, Co.Wolfe.Terres et Forêts.Québec, 7 février, 1911.Monsieu r, J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre du 31 Ultimo et de vous informer (pie les lots propres à la culture, dans le canton Campbell, peuvent être vendus aux colons de bonne foi qui en feront la demande.Cependant, je dois vous dire que M.l’agent Page a reçu instruction de soumettre au Département toutes demandes d’achat qui seront faites dans ce canton afin d’en obtenir l’autorisation de vendre.(Signé) J.G.et C.L.L.4416-11 J’ai l’honneur d’être, Monsieur , Votre obéissant serviteur.(Signé) E.E.TACHE, Sous-Ministre, VOYAGES INUTILES—PREMIERE DECEPTION Saint-Camille, 8 mars, 19H.A l’Honorable Ministre des Terres et Forêts, Québec, P.Q.Monsieur, Par une lellre en date du 31 janvier, je vous demandais si les lois du canton Campbell étaient en vente, et sur votre réponse affirmative avec une petite condition cependant, vous me laissiez entendre que je pouvais avoir des lois par une lettre du 7 février No L.1777-11.Sur cette réponse, confiant que je ne ferais pas un voyage pour rien, je me suis rendu dans ees endroits où travaillent deux de mes fils, et après avoir fail le choix de lots (pii, d’après leur formation et leur position étant traversés par un chemin dont le gouvernement a fait faire les premiers travaux, l’automne dernier, nous paraissent assez avantageux pour y commencer des défrichements, nous nous sommes rendus au Bureau des Terres, et là on nous a répondu que ces lots n’étaient pas en vente, et c’est lout ce que nous avons pu avoir d’eux, et je me trouve par ce fait à avoir fait mon voyage pour rien.Maintenant, Monsieur le Ministre, je m’adresse à vous, espérant d’être plus heureux, car je ne vois pas pourquoi le gouvernement dépense de l'argent pour ouvrir des chemins à travers les bois et ensuite refuser la vente des lots le long de ces chemins d’autant plus que ces lots sont dans la Réserve de Colonisation du Chemin Gopin.Ces lots sont le lot 2 rang B demandé par mon fils Camille et le lot 3 du même rang demandé par un autre de mes fils Jules, et moi, comme j’ai encore trois jeunes garçons avec moi, j’ai demandé le lot 1 rang A, ce lot étant plus grand que les autres.Ces lots sont dans le canton Campbell, et j’espère que vous ferez droit à ma demande, et si vous aimez à avoir quelques références, sur mon compte, M.E.W.Tobin, notre député fédéral, nie connaît très bien et je suis certain qu’il se fera un plaisir de vous renseigner sur mon compte.Je demeure, Monsieur le Ministre, en attendant une réponse comme je l’espère, me sera favorable, Votre tout dévoué, (Signé) JOSEPH BEAUBIEN.LE DEPARTEMENT EST MELE Ile: Le lot 3 du rang B du canton Campbell.Le 31 janvier 1911, L.1777—11, M.Joseph Beaubien, de Saint-Camille, a écrit au Département pour savoir si le canton Campbell et les cantons avoisinants étaient ouvertfe à la colonisation.I.e 7 février, nous lui avons répondu que les lots propres à la culture, dans le canton Campbell, pouvaient être vendus aux colons de bonne foi qui en feraient la demande, et nous ajoutions que M.l’agent Page avait cependant reçu instruction de soumettre au Département toute demande d’achat qui lui serait faite dans ce canton, afin d’obtenir l’autorisation de vendre ees lots.Le 8 mars courant (L.4116—11), M.Beaubien demande, pour lui et ses fils, le lot 1 du rang A, ainsi que les lots 2 et 3 du rang B de ce dit canton.Sur un rapport de M.Piehé, ingénieur en chef Forestier, L.9575-10, en date du 3 janvier 1010, M.le Ministre a décidé de mettre en Réserve Forestière les lois non occupés des rangs A, B, C, D et E du canton Camubell.Le Département n’a pas mentionné ce fait dans sa réponse à M.Beaubien, pour la bonne raison qu’il ne pouvait supposer que ce monsieur choisirait la partie de Campbell la plus manifestement impropre à la colonisation pour s’y établir avec ses deux fils.Les lots du rang A forment partie de la Réserve de Colonisation du chemin Gouin; lorsqu’il s’est agi de mettre en Réserve Forestière les lots des rangs A, B, C, 1) et E, le sous-ministre de la Colonisation, M.Du-fault, consulté à ce sujet, déclara qu’il concourait dans cette décision du Ministre des Terres et Forêts, même pour les lots du rang A.Plus tard, il a demandé de ne pas mettre dans cette Réserve les six premiers lots de ce rang A.Le lot 1 du rang A contient 255 acres., Si le Département de la Colonisation croit devoir le vendre à MM.Beaubien et fils, je crois que ces messieurs auront lieu d’être satisfaits, L’Arrêté en conseil pour mettre en Réserve Forestière les lots des rangs sus-mentionnés dans le canton Campbell n’est pas encore passé; nous attendons que la question de la révocation de la vente de certt^ns lots rapportés par notre agent comme n’ayant pas été améliorés selon les exigences du billet de location, soit définitivement réglée.Humblement soumis, (Signé) J.GRENIER.13—3—11./ {Suite à la 2ème paye) « LE DEVOIR, Samedi, 20 Avril 1912.I m L’ODYSSÉE DE DEUX COLONS {Suite de la 1ère page) BEAUBIEN ATTEND L 4416-11.Département des Terres et Forêts.Québec, 16 mars, 1911.Monsieur Joseph Beaubien, Saint-Camille, Co.Wolfe.Monsieur, En réponse à votre lettre du 8 du courant, j’ai l’honneur de vous informer qu’il a été décidé de mcltre en Réserve Forestière les lots 2 et 3 du rang B de Campbell.Le lot 1 du rang A se trouve dans une Réserve de Colonisation, et contient deux cent cinquante-cinq acres.Nous ransmettons une copie de votre lettre au Département île la Colonisa-;ion, et si ce Département croit devoir vous vendre à vous et à vos fils le lot 1 du rang A, je crois que vous aurez lieu d’être satisfait.J’ai l’honneur d’être, Monsieur, Votre obéissant serviteur, (Signé) E.E.TACHE, Sous-Ministre.(Signé) J.G.BEAUBIEN ESPERE L.5333-11.Saint-Camille, 20 mars, 1911.\ l’Honorable Jules Allard, Ministre des Terres et Forêts Québec.Monsieur, En réponse à votre lettre, en date du 16 courant, No 4416-11, j’ai l'honneur de vous informer que j’aurais aimé avoir tous les lots que nous avons demandés en premier lieu, vu que nous sommes plusieurs, mais comme je n’ai jamais eu l’idée de causer aucun ennui au Gouvernement en faisant cette demande, j’accepterai pour le moment le lot 1 rang A, espérant que plus tard le Gouvernement changera d’avis et mettra cette Réserve en vente pour le plus grand bien de tous et ce faisant, je maintiens ma demande pour les autres lots, et je ne cesserai de prier et j’espère que je ferai droit à ma demande pour ce lot, afin que mon voyage n’ait pas été fait en vain dans cette région.Je demeure sincèrement votre tout dévoué, (Signé) JOSEPH BEAUBIEN., LE DEPARTEMENT L’AMUSE L.5333-11 Département des Terres et Forêts.Québec, 4 avril, 1911.Monsieur Nap.Page, Agent des Terres, Nominingue.Monsieur, Le Département de la Colonisation n’ayant pas d'objection à la chose, vous êtes autorisé à vendre à MM.Camille Beaubien et Jules Beau-bien, le lot 1 A de Campbell.D’après une entente avec le Département de la Colonisation, les six premiers rangs de Campbell ne seront pas compris dans la Réserve Forestière projetée.J’ai l’honneur d’être, Monsieur Votre obéissant serviteur, (Signé) E.E.TACHE, Sous-Ministre.(Signé) J.C.et C.L.DEUXIEME VOYAGE—DEUXIEME DECEPTION L.6977-11 Nominingue, 7 avril, 1911.A l’Honorable Ministre des Terres et Forêts, Québec.Honorable Monsieur, Je vous informe que je me suis rendu au bureau de M.Pagé, agent des Terres au Nominingue, et lui ai donné ma lettre que vous m’aviez donnée l’autorisant à me vendre le lot 1 du rang A de Campbell pour moi et mon frère.J’ai été très désappointé.Je vous inclus sa réponse par écrit, espérant que le Département voudra bien agir conformément à sa lettre le plus toi possible afin de m’éviter des dépenses inutiles.» J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre Votre très dévoué, (Signé) CAMILLE BEAUBIEN.Adresse: Chemin Gouin, Co.Labelle, P.Q.P.S.—Veuillez donc donner immédiatement instruction à M.Pagé d’émettre sans plus de retard un billet de location en ma faveur et en relie île mon frère pour le lot 1 A de Campbell.En le faisant, vous m’éviterez des dommages considérables.(Signé) C.B.L’EXCUSE DE L’AGENT Nominingue, 7 avril, 1911.MM.Camille et Jules Beaubien, Je ne refuse pas de nous vendre les lots, comprenez-le bien, mais je uru.r régulariser ma position en faisant annuler les instructions du 8 juillet dernier, afin que je puisse mettre dans mes livres le nouveau permis.C’est purement une formalité à remplir.Votre tout dévoué, (Signé) NAP.PAGE, Agi.T.F.• • • Département des Terres et Forêts.Québec, 11 avril, 1911.L.6977-11 M.Camille Beaubien, Chemin Gouin, Co.Labelle.Monsieur, En réponse à votre lettre du 7 du courant, j’ai l’honneur de vous informer que nous donnons aujourd’hui à M.l’agent Pagé, les explications nécessaires et qui lui permettront de faire la vente du lot 1 du rang K de Campbell, à vous et a votre frère.J’ai l’honneur d’être.Monsieur Votre obéissant serviteur, (Signé) E.E.TACHE, Sous-Ministre.(Signé) J.G.et C.L.# # * Département des Terres et Forêts.Québec, 11 avril, 1911.M.Nap.Pagé, agent des T.de la C.Nominingue.Monsieur, Veuillez lire dans la nôtre du 4: "D’après une entente avec le Département de la Colonisation, les six premiers lots du rang A de Campbell ne seront pas compris dans la Réserve Forestière projetée.” J’ai l’honneur d’être, Monsieur Votre obéissant serviteur, (Signé) E.E.TACHE, Sous-Ministre.(Signé) J.G.et C.L.AU TOUR DE ROY L.6741-11 Montréal, Qué., 6 avril, 1911.Monsieur Allard, ( Cher Monsieur, J’ai été voir l'agent des Terres à Nominingue, M.Pagé, pour demander le lot No 1 rang A Campbell el j'ai pas eu une réponse favorable; alors je vous demande si je pourrais avoir ce lot,—la raison est que mon père a les lots 32 et 33 rang 6 de Boyer, et ce lot est juste à la suite de mon père, si je pouvais avoir ce lot, je serais bien content, mais si, par hasard il était vendu, veuillez donc me donner des lots qui sont à donner ou en vente dans les cantons Boyer, Campbell et Rochon, Co.Labelle.— J’ai intention de m’établir sur une terre de la Couronne et si on m’accorde un lot je serais bien content.Monsieur, je désire vous demander une réponse à ce sujet.Je reste votre bien dévoué, (Signé) CHAS.ALEX.ROY, 312 Dufferin, Montréal.LIN MOIS DE RETARD—ROY TRANSFERE DE CANTON EN CANTON L.6741-11 .Département des Terres et Forêts.Québec, 19 mai, 1911.Monsieur Charles A.Roy, 312 rue Dufferin, Montréal.Monsieur, Référant à votre lettre du 6 ultimo, à laquelle, nous l’avouons, nous aurions dil répondre plus tôt, j’ai l’honneur de vous informer qu’à cette date le Département avait déjà promis de disposer du lot 1 du rang A du canton Campbell en faveur de M.Joseph Beaubien et de ses fils.L’a-ffent Pagé avait été tout d'abord informé que tous les lots disponibles des rangs A, R, C, D et E du canton Campbell, seraient mis en Réserve.Forestière.Les lots du rang "A" formaient partie d'une Réserve de Colonisation; un peu plus tard, M.Dufault, sous-ministre de la Colonisation, manifestait le désir de ne pas inclure dans la Réserve Forestière projetée, les six premiers lots du dit rang “A”.Le lot 1 dont vous demandiez à faire l’achat et qui a été vendu à M.Beaubien et à ses fils, se trouvait parmi ces six lots, et c’est pour cette raison que l’agent a reçu autorisation d’en disposer Le Département a eu ensuite à étudier la question de savoir s’il ne LUNDI ET MARDI * CHEZ O.LEMIRE&Cie Ste-Catherine Nouveautés en Etoffes du Printemps Quelques Indications Suggestives Notre Rayon d’Etoffes pour Robe» et Costume» est rempli exclusivement de» plus hautes qualités des tissus fabriqués en France, en Angleterre et en Ecosse.Quelle que soit la qualité, le tissu ou la teinte, vous êtes certains de trouver ici l article que votre goût vous suggère.Nouvelles serges étamine, popeline, panama, vénitienne, etc., unies ou fantaisie, de 40 à 54 pouces.Prix, 65c, 59c, 79c, 89c, $1.00 à.SI.75 Nouvea Tweeds gris, 54 et 56 pouces de largeur.Prix, $1.25, $1.59, $1.89, $2.00, $2.25 $‘4.50 Nouvelles serges françaises dans les noir, gris, et bleu.Prix: 59c, 75c, 89c, $1.25, $1.50, $1.75 Nouveaux tissus dans les différentes teintes de tan et brun.Prix: 55c, 59c, 75c, 89c, $1.15, $1.29 devait pas aussi mettre en Réserve Forestière, tous les lots vacants du canton Boyer.Plusieurs de ces lots formant partie d’une Réserve de Colonisation, nous avons dû soumettre la question au Département de la Colonisation pour ce qui le concerne, et nous attendons sa réponse avant de procéder.Je dois vous dire immédiatement que quelque soit la réponse qui nous viendra de ce Département, au sujet des lots qui sont dans une Réserve de Colonisation, le Département des Terres mettra en Réserve Forestière fous les autres lots qui ne sont pas encore vendus dans le canton Royer.Il reste le canton Rochon.Là aussi il y a une Réserve de Colonisation, et, naturellement, on a dû tailler cette Réserve dans la partie la plus fertile du canton, et c’est de ce côté que nous vous invitons à diriger le choix que vous désirez faire d’un bon lot pour vous y établir.Les lots du canton Rochon qui forment partie d’une Réserve de Colonisation et qui paraissent encore vacants dans nos livres, sont, les suivants: Rang 5.—Les lots 1 à 18 inclusivement, et 20 à 31 inclusivement.Rang 6.—Les lots 4, 5, 6, 9 à 14 inclusivement, 16 à 21 inclusivement et 29 à 31 inclusivement.Rang 7.—Les lots 4, 5 et 9.Rang sud-est.—Les lots 1 à 9 inclusivement, et 13, 19 et 20.C’est au Département de la Colonisation ou à l’agent Pagé que vous devrez vous adresser pour faire l’achat d’un lot parmi ceux ci-dessus mentionnés, dans le canton Rochon.J’ai l’honneur d'être, Monsieur Votre obéissant serviteur, (Signé) E.E.TACHE, Sous-Ministre.(Signé) J.G.et C.L.(Signé) J.A.mm, AVANT DE CHOISIR VOYEZ LES PIANOS ED.ARCHAMBAULT 312-314 STE-CATHEKINE EST prAisms obgu:es’ ri/AlWà, PHONOGRAPHES, MUSIQUE EN FEUILLE» Distributeur du Piano PRATTE La Musique à Montréal LE GRAND CONCERT DE JEUDI SOIR AU MONUMENT NATIONAL PAR LE COURS DE SOLFEGE SOUS LA DIRECTION DU PROFESSEUR J.J.GOULET.— LA ‘-LONDON SYMPHONY ORCHESTRA” SERA A L’ARENA VENDREDI SOIR PROCHAIN.— LES DAMES DE L’ASSOCIATION ARTISTIQUE DONNERONT “ UN CONCERT MERCREDI AU Y.M.C.A.LE GRAND CONCERT DE JEUDI PAR LE COURS DE SOLFEGE C'est jeudi soir prochain qu’aura lieu au Monument National, le grand concert des élèves du cours de solfège sous la direction du professeur J.J, Goulet.Cette soirée musicale promet de remporter un splendide succès si l'on en juge par le beau travail accompli pendant l’année par les élèves du cours.Quelques uns et quelques unes se proposent de surprendre agréablement le public amateur de Montréal.Ils possèdent de jolies voix bien ex orcées et accusent une assurance qui ferait envie à.bien des professionnels.TG chantent avec un goût exquis, ob servant la moindre nuance.M.(rouler, est en droit d'être fier de ses élèves, et les directeurs Au Conseil des Arts et Manufactures ont raison de se féliciter d’avoir à leur service un homme de la compétence de M.Goulet.Mous avons déjà parlé des oeuvres qui seront interprétées jeudi soir.Ce sont dos productions des meilleurs maîtres français et nous ne doutons pas que le nombreux public qui se pressera au Monument National sortira enchanté de la magnifique soirée que les élèves du cours de solfège se pro patron des concerts qui se donneront dans la capitale fédérale et la métropole.Ainsi qu’on peut le constater les encouragements partent de haut et nul doute que l’immense salle de 1’Arena sera remplie vendredi soir.Nous publions ci-après le programme qui sera exécuté: Ouverture, “Egmont” .Beethoven Symphonie No 6, ‘‘Pathéthique ’ ' .Tschaikowsky Prélude et Mort, “Tristan et Tseult” .Wagner Scène de la .Forêt, “Siegfried” .Wagner Ouverture, “Les Maîtres Chanteurs” .Wagner LES DAMES DE L’ASSOCIATION ARTISTIQUE Le mercredi soir prochain, 20 avril courant, dans la salle Y.M.C.A., Square Dominion, les Dames de l’Association Artistique donneront un concert dont nous publions ci-après le programme.Le prix d’entrée est de vingt-cinq cen-tins.PROGRAMME BEBES y*,-! ne peuvent pas se yTvl passer de PEPTOKINE B et particuliè- B K rement durant^ B cette saison de^ P temps chaud.Non W K seulement elle conser I f ve leur santé,mais elle leur donne de la vi.gueur et enrichit leur sang.EN VENTE PATOUT.J.A.EM0ND posent de lui faire, passer.Ne manquons pas ce concert.Il reste encore quelques bonnes plaees à réserver soit chez Archambault, soit chez Willis, les deux magasins de musique bien connus de la rue Sainte-Catheri- LA SYMPHONIE DE LONDRES Ije vendredi soir, 26 avril courant, la célèbre Symphonie de Londres donnera un splendide concert à l’Arêna.Ce sera l'un des événements les plus importants de la saison musicale et artistique de Montréal.On sait que le roi et la reine d’Angleterre ont accordé aux musiciens leur pal rouage pour toute la tournée des Etats-Unis et du Canada.Dernièrement Mme K.G.Lawrence, IEmpressa ri o des concerts qui auront Hou a Montréal et à Ottawa, recevait une lettre du secrétaire particulier du Duc de Connaught lui annonçant que Son Altesse Royale avait accepté d 'être le Le monument Cartier NOS COMPATRIOTES DE NEW-YORK APPUIENT AVEC ENTHOUSIASME CE PROJET.New-York, le 18 avril 1012.Monsieur le Directeur, Vos lecteurs apprendront avec plei-sir que le projet dériger un monument national à l'occasion du centenaire de Georges-Etienne Cartier a créé parmi l’élément canadien-français du Greater New-York un intérêt enthousiaste, puisque à sa réunion mensuelle du 9 courant L'Association Démocratique des Canadiens et Français de la métropole américaine a adopté des résolutions endossant ce projet patriotique.A cette assemblée, présidée par M.,T.C.Bogue, les résolutions suivantes étaient présentées,: “Proposé par MM.R.D.Daigneau.lt, S.Babinean, Marcel de la Cour et Edouard L.Marcil, et appuyé par l’honorable Henri Stanley Renaud et MM.Louis Lemieux et Arthur Chagnon: “Que l'Association Démocratique des Canadiens et Français du Greater New-York, apprend avec grand plaisir qu’un monument national est projeté pour honorer la mémoire de George-Etienne Cartier, en reconnaissance des grands services rendus au Canada par Mosz Kowski.— Mme Demers.Chant.—Charlotte lisant la lettre de Werther, J.Massenet.—Mlle Clara Bé dard.Récitation.—Napoléon II, Victor Hugo, Mlle Chaput.Chant—A toi mon âme.“Extrait de Mireille”, Ch.Gounod, Mme Dec,elles.Trio en ut majeur, E.Ratez, Mme D.Mason, Mlle Desjardins, M.J.Lamontagne.Chant—Le Grand air de Roméo et Juliette, Ch.Gounod, Mlle B.Payette.\ iolon.—Au choix.Mlle Desjadins.K-hant.—-Oui, c'est, lui (Aben Ila-met), Théodore Dubois, Mme Bavard Bessette, Chant—(a) Prière, (Chant do la Cloche), Vincent d Tndy.(b) Air de Cendrillon, Massenet, (c) Le départ, Paul Bourget, M.Arthur Pruneau.Comédie: Les Rivales; Mlles Le-gault et Martel.Accompagnatrices: Mmes D.Masson et Demers, Mlle L.Lefebvre.xci.neu «us.Spécialité d’anneaux de mariage L» pins beau choix en or solide : 10K.de SS,00 &.$7.0 14K.de S5.60 &.*n.e 18K.de $6.60 &.*13.0 Tout auneau acheté chez mol et gravé gratuitement.ce digne et inoubliable patriote, dont les travaux ont signalé une ère de progrès pratique par la codification des lois et statuts de la Province de Québec, pour le concours infatigable qu’il a apporté à l’abolition de la Tenure seigneuriale dans la même province, et, enfin, par sa participation pondérable à la création de la Puissance du Canada; mesures d’Etat, qui toutes ont hautement contribué à Père de prospérité et d’avancement dans l’ordre moral et matériel qui aujourd’hui règne dans notre mère-patrie.” Proposé par M.Camille Moraehe et appuyé par M.Lucien H.Baratte : “Que le Président et le Secrétaire de l’Association soient autorisés à signer ces minutes et chargés de communiquer cette expression de nos sentiments à la presse canadienne-française du Canaad et des Etats-Unis.” PROPRIETES A VENDRE G, E, L.DESAULN1ERS & FILS 1X86 Berri, près Mont-Royal OftH—Bréboeuf, près Mont-Royal 4 9W9K-UU beaux flats.CI f! cnn—Sanguine!, 10 flats.Rappor-9 I Uf%rUll tant 25 pour cent.nnn—Bienville, coin de commerce, 9 I DsUUU loué $1,500.v CIO nnn—St'Hubert, près Mont-Royal, ^ I fafUUU 3 flats de 30 pieds de front par 180 do profondeur.nnn—Drolet, 4 flats, rapporte 50 9WfUUU pour cent.Cfi Rnn—près Rachel, 3 flats.Comptant $1,000.SIZjOOO"1™' 9 Mont-Royal.*12,000, $14.000 $16,000, $20.000.Munn—^ beaux flats.Comp JWUU tant $1.000.Près Ontario.ffpC Villeneuve, coin tie maga ain, logements, place d’ave nir.Duluth, coin, loué $700; $7,000, comptant $1,000.S7 500—I,r*s Rachel, 4 flats CIO nnn—JH8 Pr*s Ste-cstherme 9 I OlUUU 12 flats, loué $1,800.Onn“^or*on- R’x Guis, avec épice ^ ¦ jOUsr rie.loué $780.Venta pour cause do santé.i -5fin—B,rri' T,r*s Mont-Royal, 4 91 IwWW grands logements, écurie.Comptant $1.000, Hasalle.près Mont-Royal, flats.Comptant $500.Mance, 4 flats.J.C.HOGUE, Président.R.D.DATONEAULT, Sec.$3,200 $10,000 i $8,500“W>T""'T'4 fUl"' $7,500“s‘'TIrb"io'4 "*“• $7,000-1;^ Colomb, 8 beaux Résidence, 1186 Berri.Téléphone St-Louis, 318.L’Express of Britain Londres, 20.— “L’Empress of Britain” est partie hier avec 180 passagers de première classe, 480 de deuxième, et 800 de troisième.Elle peut transporter environ 1600 passagers.DEMENAGEMENTS AVIS.— Nous faisons une spéc de déménagements.Voitures simp doubles, aux plas bas prix et le ntf service.Pianos: ($2.50 en mon Prix sujet à.changement.CHAM LAND FREHES, Est 4189.Grande u„- „ A VENDRE IVIslIxnn Située rue Saint-Hubert, près IVIUIUUII Sherbrooke, conviendrait epé- eialement à un club.> ¦ g hypothèque.S’adresser à a un Le aement charles hurtubise, gui 1 ¦ UH i Main 2034.99 n» Saint-Jacques PETITES ANNONCES Cartes Professionnelles SITUATIONS VACANTES JEUNE PELLE On demande immédiatement, jeune fille comme sténographe.Devra connaître parfaitement les deux langues.Spécifier salaire demandé et référen ces.S’adresser par lettre: B.de P.484 Montréal.AVOCATS BOURBONNlEKE, F.J., C.R., av* cat, 76 rue Saint-Gabriel, Tél.Main 2679.Boite Postale ,356.— Adresse télégraphique, “Nahac, Montréal”.T.Main 4186.Codes : Liebers, West.Un.C.M.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice de la Royal Insurance.Place d'Af-mes, Montréal.À LOUER A LOUER LABELLE, 1836 à 1838a.A louer, 5me maison Nord Beaubien, bains, réservoirs et fournaise à eau chaude, 3 lo- fis, 7 et 8 pièces, ménage fait §15 à 16.00.Propriétaire à 1838 Labelle de 6 à 8 heures a.m.Information à 1834 Labelle.A LOUER Ancien magasin de ferronnerie pendant 15 ans; bonne place d’affaires, avec 3,200 pieds de plancher attenant en anrière pouvant servir pour une légère manufacture, situé coin des rues St-Jacques et St-Ferdinand, ainsi que logement privé.Eugène GUAY, 100 Agnès.Tél.West 464 et 1002.A LOUER LABELLE.1836 à 1838a.A louer, 3c maison Nord Beaubien, bains, rés«:-voirs et fournaise à eau chaude, 3 io gis, 7 et 8 pièces, ménage fait.Louera bien bon marché.Propriétaire à 1818 Labelle, de 6 à 8 heures a.m.Informations à 1834 Labelle.APPARTEMENTS A LOUER 56 rue Sherbrooke Ouest, près de la rue St-Urbain, 4 pièces et chambre de toilette ; chauffés, eau chaude toute l’année; poêle à gaz, glacière, installation d’éclairage électrique, accommodation de premier ordre.Loyer $40.00 par mois.817 Boulevard St-Joseph, à l’ouest de l'avenue du Parc, 7 pièces et chambre de toilette; même accommodation que ci-haut; loyer $47.50 par mois.245 rue Mance, près de la rue Prince.Arthur, 7 pièces et chambre de toilette; même accommodation que ci-haut.Loyer $55.00 par mois.S’adresser aux concierges ou à R.Bédard, 55 St-François-Xavier.Téléphone Main 3869.MAGASIN A LOUER 1402-1406 Notre-Dame Est, angle de la rue Poupart.Réparations nécessaires pour nouveau locataire.S’adresser à Rodolphe Bédard, 55 SainfrTrançois-Xavier.A VENDRE A VENDRE Un violoncelle première qualité, vendra à sacrifice.S’adresser 1650 Saint-Denis.Ingénieurs Civils et Arpenteurs HUBTUBISE ù HL'KTUBISE, ingénieurs cr-liiis, arpenteurs-géomètre».Edifice Baaflue Nationale, 99 St-Jaequea, Montréal, Tél.M.7618.De GASPE BEAUBIEN Ingénieur Conseil, Bâtisse Liverpool, London de Globe, Montréal.Tél.Main, 3814.ARTHUR SURVEYER, I.C INGENIEUR-CONSEIL Hem.Ass.“Csn.Soc.of Civil Enginea!»1’ filem.Assoc.Inter, des Congrès de Nsrigatioa 66 BEAVER HALL Téléphona : Uptown 380» - - - - MONTREAL N0TAIv.ES GIROUX LUCIEN, Notaire, éd fies Saittn-Charlee, 43 St-Gabrigl.Tél.Muin 2785.Résidence 405, Dulu.-i Est.Tél.St-Louis 3585.Ar- tt à prêter.Règlement de succession.DENTISTES GENDREAU & GENDREAU, Chi-rurgiens Dentistes, 117 Saint-Denis, coin Dorchester.Tel.Bell Est 2916.Dr J.G.A.Gendreau.Dr Conrad Gendreau.NOLIN, Dr.JOSEPH, Chirurgien-dentiste, 308 SberbrooUe-E»t.Consultations de 4 & 6 heures p.m.Tél.Es» 1162.ROUSSEL, EMERY A., chirurgien-dentiste.502 Ste-Catherine-Est, Montréal.Tél.Est 2971.CARTES D'AFFAIRES ACHILLE DAVID üiiurepreueur électricien, 250 ru» Saint-Paul.Tél.Bell Main, 929.Ré»i-dence: Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Systématiste-consultant.Administrateur d< successions.Téléphone Bell, Main 3369 Suite 46, 46, 47.— 65 Èt-Françoi*-Xavier, Hontréal- ROD.LANGLOIS, Courtier d’Immeubles et assurances, 54 Notre-Dama Est, Chambre 58 et 59.Tél.Main 7305.Montréal, ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES J.-A.-W.DUFAULT, entrepreneur do Simpes funèbres.No 784, Ontario Est, ontréal.Tél Bell Est, 2323.Tél.Mar-ch am de 1704.DOMINION GOAL CO.A VENDRE Trois lots sur l’avenue “Old Orchard”, à Notre-Dame 'de Grâces.Conditions faciles.J.O.Dupuis, J07 rue Saint-Jacques, Tél.Main 7815.A VENDRE Deux fabriques de beurre et de fromage, pourvues des améliorations modernes, avec séchoir pour la caséine, dans des centres considérables.Pour prix, conditions et informations, s’a-dresc-'r à L.J.Bérubé, notaire, Sainte-Anne d la Pocatière, P.Q.A VENDRE Une couchette simple et un berceau en fer émaillé bleu, presque neuf ; vendra à bas prix.S’adresser à 681 Papineau.BEURRERIE A VENDRE A Saint-Jacciues-le-Mineur, comté de I.aprairie, une beurrerio et toutes les choses nécessaires à l’exploitation du printemps.Aussi un séparateur.Bonne clientèle.S’adresser à Mlle Azilda Bellemare, St-Jacques-le-Mineur.FERME A VENDRE Située à 5 minutes de marche du Bureau de Poste de Farnham — 90 ar-I pents x 20 arpents.Bois, érablière, bâtisses sur la propriété, loués $22 par mois.Le sol produit un tabac de première qualité.A vendre, à conditions faciles.S’adresser à F.W.Jutras, Farnham, Québec.LOTS A VENDRE sur les rues St-Laurent, Saint-Dominique, Casgrain, de Gaspé et Rolette, Quartier Laurier.Tramway à proximité.Canaux, électricité, etc.Prêts à bâtir.Conditions: 10 p.c.comptant et la balance en 8 ans en 16 paiements égaux.Ne perdez pas de vue les progrès très rapides du quartier Laurier et empressez-vous d’acheter.11 n ’y a rien comme de précéder immédiatement la construction pour réaliser de gros bénéfices en peu de temps.Présentement les terrains que j’offre en vente sont environnés de constructions.Pour plus amples informations écrire à Casier 72, ‘1 Le Devoir ’ ’.TERRAIN A VENDRE Un terrain situé sur la première avenue à Rosemont.Titres clairs.Un bargain: on échangera contre petite propriété.S’adresser à 1209 Cadieux.DIVERS ACCORDEUR "DE' PIANOS-" J.A.ROBHiLARD, 260 rue Panet, Montréal, Québec, accorde les pianos, en règle le ton, et répare le mécanis-me.Bell Main 7460.March.1709R.AVIS AUX DENTISTES ET MEDECINS Beau logement, 9 chambres, bain, électricité, gaz, fournaise, cuve, chambre pour provisions, voisin de la nouvelle église 8ainte-Catherine, rue Amherst, 388 Amherst.Tél.Bell Est 6269.Gardes-malades à $100 par jour Sans éludes spéciale», mais bien reccmv mandéee.Bureau ouvert tous les jours de 9 heurts à midi.Tél.Est 2503.SEPARATIONS Réparation» d» meuble» d» tout genre, rtmbourè» avec soin, matela»1 ratait», remi» à neuf, $1.00 s plume»1 dé»infectée».Charle» Turcot, 435 Yiai-taiion.Tél.Bell.Eit 2075, -LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS Dïî CHARBON DOMINION pour VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements, s’adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 rue St-Jacques.Montréal.* Téléphone Main 401 rNOUS A VONS ! $20,000.00 A PRETER Sur lire Hypothèque à 6 p.c.| Gravel & Ouimet, 97 St-Jacques ’ TEL.MAIN 3971.i.- BUREAU D’OPTIQUE CANADIEN 168 BUE ST-DENIS En face de l'Univereité Laval, Montréal.Lunottos, Pince-Nez, Jumelles, Pacee I main, yenx artificiels.Exécution rapide des ordonnances de MM.les docteurs-oculistes.Heures de bureau g a.m.à 8 p.m.Tél.Bell Est 980.ANTIKOR-LAURENCE Clare R tore fret ocs Cors 1 sûre, trncscc, sans oouuub,- rWANCO PBB LA PQ3TC.* || A J LAURENCE MONTREAL L.Theriault, ETAïlH EN tSSS Entrepreneur de Pompes funèbres Voitures doubles & louer 24 RUE SAINT URBAIN Téléphone Main 1399 .355 RUE CENTRE.Tél.Main 3514 LE RELAIS HOTEL FASHIONABLE Coin Berri et Saint-Louis, à esté du Vlgsr Magnifiques ehsmbres, Salles dt bain.Grandes salles d’sttcnte, Salons, Cabinets par.tieuliers pour dames, Salle de Banquet, Service de 1ère classe.Repas h 86e.NAP.GEOPFBOY.PROPRIETAIRE 6APH0 DIIHUIT , usCOQUERElltSmEsPUNAISES ROD.CARRIERE Henri SENEGAL Optométriste et Opticien» Salon d’Optique Franco-Britannique 206 et 207 RUE STE-OATHERINE-EST Tél.Bell Est 2267 .Montréal A l’Hfttel Dieu, de 9.80 à 11 heures, excepté mercredi et samedi.Aux salons d'Optlque, de B heures a.m., » 8 heureé p.m.^LUMES-FONTAINES (Waterman).Ensign Cameras et accessoires. 'tr tE DEVOIR, Samedi, 20 Avril 1912.LA CATASTROPHE DU “TITANIC” U Comment le Carpathia ” a reçu l’appel LE TELTGEAPHISTE EST RESTE A SON POSTE DIX MINUTES DE PLUS QU’IL NE LE DEVAIT.— ON PRIE POUR LES MORTS.New-York, 20 — Les 745 survivants du ‘‘Titanic” doivent leur salut au fait ((Uc le télégraphiste du ‘‘(.'arpa-thia” est resté à son poste dix minutes plus tard' qu’il ne le devait.Telle est la versioft du Dr J.F.Kent, du ‘‘('arpirthia”.Sur le point de.se retirer dimanche soir le télégraphiste dit au docteur : “Je crois que.je vais attendre encore une dizaine de minutes avant d'aller me coucher.” Ce fut quelques instants après que le message de détresse du “Titanic” arriva.Lundi, à R heures 30 du soir, nous avons eu à bord un service funèbre pour les victimes.A ce service assistaient une trentaine de veuves dont vingt à peu près étaient Agées de vingt ans et la plupart mariées depuis quelques semaines ou quelques mois.Elle ne savaient pas dans le temps que leur mari était mort.Pour témoigner à l’enquête sur le désastre DES EXPERTS D’ANGLETERRE SE RENDRONT INCESSAMMENT A NEW YORK ET DONNERONT LEUR OPINION SUR LES CAUSES DE LA CATASTROPHE.Londres, 20 — Le ‘‘Morning Post” annonce que plusieurs experts techniques et autres.d’Angleterre, se rendront aux Etats-Lnis, pour prendre part à l’enquête sur le désastre du Titanic.Ces experts rendront témoignage sur la rond ruction du navire.Expérience de la “ Flandre ” New-York, 20 — Le paquebot belge, la ‘‘Flandre”, arrivé fyier à New-York venant d’Anvers, a traversé le II avril à 9 heures du soir par 42 degrés 2 de latitude et 50 degrés 7' de longitude un champ de -glaçons.Le capitaine Claude g déclaré qu'à un certain moment les glaçons amassés devinrent si serrés' que son paquebot ne put les entamer.Dans toutes les directions, aue-si loin que la vue pouvait porter, la glace couvrait la mer.Le paquebot fut forcé de s’écarter de sa route, à vingt milles plus aü sud, pour se tirer d" sa difficile position.T.a température de l’eau était à oe moment de 34 degrés.Il est évident que les malheureuses victimes du Titanic qui sautèrent dans une eau aussi glacée, n’ont pu.résister bien longtemps à oe terrible froid.La mort de Charles Hays en Angleterre LES JOURNAUX DE LONDRES FONT DE GRANDS ELOGES DE L’EX-PRESIDENT DU GRAND-TRONC ET DONNENT Di 11 DE TAELS SUR SA DERNIERE VI SITE DANS LA CAPITALE AN-ANGLAISE.Londres, 20 — Les journaux de Londres ont abandonné tout espoir concernant M.t‘.M.Hays et iis publient des notes très éiogieuses con-oernant sa personnalité et sa carrière.Iæ ‘‘Times” Parle de lui comme de l’un des plue renommés, parmi les constructeurs de chemins de fer du continent, et le cite en exemple de ce que peuvent produire la volonté, la persévérance et le taknt.Tl répète ce qu’en disait Sir Wilfrid Laurier : “c’est une acquisition sans pareille pour le Canada et il est devenu Canadien de cœur.” Quelqu’un qui le connut lorsqu’il succéda à Sir Charles Hivers Wilson, dit que l’habitude des grandes entreprises lui avait donné ce cachet particulier aux véritables hommes d’affaires.11 possédait à fond les connaissances les plus complexes, en matière de chemin de fer.SON DERNIER MOT AUX ACTIONNAIRES Les actionnaires du Grand Tronc se souviendront surtout de lui par le1 fait que toujours il chercha leur intérêt.Dans le dernier supplément financier du “Times” on trouve les derniers conseils qu’il leur donnait avant de s’embarquer sur le ‘‘Titanic”.11 niait que les Anglais eussent placé trop d’argent daos les entreprises canadiennes, m-ais il conseillait de faire ces placements avec plus de soins dans l’examen des propositions et stu-lement sur avis de maisons financières responsables.Sir Charles Ross est un homme heureux (De notre correspondanl ) Québec, 19 avril.— Sir Charles Ross President de la Ross Rifle Go., :1e Québec doit se déclarer heureux d’avoir échappé au désastre du Titanic.En effet, quelques joursavantle départ du navire naufragé, Sir Charles était en Angleterre et reçut un télégramme Je demandant en toute hâte à Ottawa.Immédiatement, il s’inscrivit comme passager sur le “Lusitania” qui devait se mettre en route pour New-Yt rk, quelques heures plus tard, nais à la.dernière heure, le voyage fut cancellé et le millionnaire québecqur*-; dût s'embarquer sur un antre paquebot.,Sa.femme et ses amis lui conseil!‘rent alors de faire la traversée sur le “Titanic”, et comme il ne s'en souciait guère, ils firent des instances pour le faire consentir.Mais Sir Cha.'les persista dans son refus et revint an I avs sur le “Oarmauia”.Ce navire qu'ta Liverpol trois jours avant de “Titanic”.Le capitaine était à causp- avec Sir Charles Ross lorsque le télégramme lui fut remis et'c’est ce dernter qui fut obligé de traduire e.t anglais le message rédigé en français.On conçoit l'émotion qu'il éurouva en lisant le message.S’il avait cédé aux Instances faites pour le fibre prendre passage sur le “Titiaic”, il aurait probablement en le même soit que les malheureuses victimes da désastre.: La rougeole parmi les naufragés QUATRE BEBES ATTEINTS DE CETTE MALADIE SONT TRANSPORTES A L’HOPITAL.New-York, 20.— Quatre bébés, sa i-vés du naufrage, étaient atteints de la rougeole quami le “Carpathia” entra au port avec les survivants du malheureux navire de la compagnie White Star.Les officiers de ganté avaient donné ordre au navire d'arrêter fi la Quarantaine, mais le “Carpathia” ne fit aucun arrêt au poste les officiers de santé.Les naufragés, ainsi que les passa gers du vaisseau sauveteur, furent ex aminés près du port et de la North River.Les quarte bébés furent, tviinspo'tés à.l’hôpitql Wi(liard Parker; .Is sont âgés de moins d'un an.Leurs «rents étaient des passagers de troisième classe sur le “Titanic”.Faits principaux du désastre New-York, 19.— Les faits principaux qui ressortent du désastre du “Titanic”, qui a en traîné un si grand nombre de pertes de vies, peuvent se résumer comme suit: Que le paquebot filait à une vitesse de 21 noeuds à l’heure ou plus au moment du désastre; Que la partie du glacier que le paquebot frappa était submergée; Que le paquebot fut ouvert comme un boîte à sardines sur une longueur de la moitié de sa coque au-dessous de la ligne rte flottaison; Que les appuis des comparti ments étanches furent rompus; Que, par conséquent, on ne put les fermer, l’eau ayant pénétré par torrents1 dans le navire; Que les oficiers, le capitaine et les autres, sourirent d’abord vec mépris à l’idée que le “Titanic” pouvait couler.Que, lorsqu’ils se rendirent à l’évidence de la catastrophe et tentèrent de désabuser les" passagers, les femmes refusèrent, d’embarquer dans les chaloupes, sous prétexte que le ‘ ‘ Titanic ’ ’ était insubmersible.Que beaucoup d’espace demeura par là même inoccupé dans les chaloupes; Que d’autre part, il n'y avait pas suffisamment de chaloupes pour sauver un tiers des passagers et de l’équipage qui se trouvaient à bord.La “ Provence ” a rencontré 12 icebergs CE PAQUEBOT FRANÇAIS A EU FORT A FAIRE MAIS IL A PU S’EN TIRER, CAR IL N’AVAIT PAS A PARTICIPER A L’ABSURDE LUT-E DE VITESSE.Des offices religieux dans les églises A LONDRES ET A NEW-YORK, PLUSIEURS CEREMONIES RELIGIEUSES ONT EU LIEU POURLB REPOS DES AMES DE VICTIMES Pour se sauver ils se déguisent en femmes On a bien soin des 200membres de l’équipage Ils s’embarqueront aujourd’hui sur le steamer “Lapland" pour retourner dans leur pays.— Le récit d’une femme de chambre.New-York, 20.— Des préparatifs immédiats ont été.faits hier pour le renvoi en Angleterre des 202 survivants de l’équipage du “Titanic”.Selon les renseignements donnés hier soir par Stafford Wright, directeur de l’Union des Matelots, des vêtements seront distribués à 182 hommes et 20 femmes qui doivent retourner immédiatement par le “Lapland”' de la^Red Star Line, quittant New-York, ce matin.Des vêtements ont été donnés, aux maîtres d’hôtel, cuisiniers, garçons, femmes de chambre, chauffeurs et matelots qui ont été recueillis par le “Carpathia”.Leurs parents ont été avertis par télégraphe de leur retour dans les huit jours.Les membres de l’équipage racontent les détails de la catastrophe qui corroborent les versions données jusqu’ici.Mme F.Pritchard et Mlle Kate Smith, deux femmes de chambre, disent qu’elles étaient couchées quand le choc se produisit.Elles furent réveillées par un matelot.“Tout d’abord, dit Mlle Smith, nous ne pouvions pas croire qu'il y eût eu un accident.De fait, plusieurs d’entre nous se couchèrent de nouveau, mais elles furent vite réveillées une seconde fois.On nous a, pour ainsi dire, jetées dans les chaloupes de sauvetage qui quittèrent immédiatement le navire.Des femmes et des enfants criaient pour demander du secours et la mer était remplie de malheureux qui cherchaient à monter dans les chaloupes.Jusqu’au dernier moment, le pont était plein de monde”.Ce p'est pas le choc qui nous a réveillées mais un des matelots et nous ne pouvions croire que notre vie fût en danger.C'est seulement une demi-heure après le choc, alors que le navire commença à couler de l’avant, que nous vîmes le danger que nous courions.Deux des membres de l'équipage, Brids.l’opérateur du mareonigraphe et un des maîtres d’hôtel ont été blessés.Ils sont maintenant à l’hôpital St-Vincent et hors de danger.-4- La Bourse de Montréal ELLE AJOURNE SA SEANCE HIER FAR RESPECT POUR QUELQUES UNS DE SES MEMBRES, VICTI MES DU “TITANIC”.I nc réunion du comité de la Bourse de Mont mal a eû lieu hier après-midi : mais en signe de deuil rassemblée a immédiatement été ajournée.M.Thornton Davidson était membre de ce eqmité.Avant srn départ pour New-York, M.Davidson avait assisté à une réunion du comité.L'assemblée a épi gjournée à la semaine prochaine.La Société (l’Administration Générale INCORPOREE EN 1902 Gérance de propriétés et de successions.Location et collection de loyers.Voûtes de sûreté ; Location de compartiments $ 5.00 par an.35 RUE ST-JACQUES MONTREAL MME M.FORTUNE, DE WINNIPEG, RACONTE LE DESASTRE.DANS LA CHALOUPE OU ELLE SE TROUVAIT AVEC SES FILLES ETAIENT EGALEMENT UN ITALIEN, UN CHINOIS ET UN HOMME HABILLE AVEC DES VETE MENTS DE FEMME.New-York, 19.— Les histoires des naufragés du “Titanic” continuent à pleuvoir de tous les côtés.Mme Mark Fortune,de Winnipeg, raconte comment ses trois filles et elles se sont sauvées.Elles furent mises dans un bateau avec un chaut-leur italien, un Chinois et un homme habillé avec des vêtements de femme.De tous les occupants de cette chaloupe de sauvetage,un seul, dit Mme Fortune, savait ramer, et ses filles prirent chacune leur tour aux avirons.Quand la collision se produisit, Mme Fortune et ses filles s’habillèrent précipitamment.Comme elles moulaient sur le pont, elles furent rejointes par M.Fortune et Charles Fortune, son fils.Dans le haut de l’escalier, dit Mme Fortune, mon mari et mon fils furent arrêtés par un groupe d’officiers qui leur dit qu’on ne leur permettrait pas d’aller plus loin.On donna instruction aux femmes (te s’em barquer sur les chaloupes de sauvetage.Les femmes ne se rendaient pas compte que le navire était en péril et ne disaient même pas adieu aux hommes avant de s’embarquer dans les chaloupes de sauvetage.L’une des demoiselles Fortune dit cependant en se re-lournant vers son frère Charles: “Veille sur le père”, et ce fut là le seul adieu échangé entre eux.Mme Fortune et ses filles prirent place dans le dixième bateau qui quitta le navire.Quatre membres de l’équipage qui avaient été désignés pour celte chaloupe avant qu’elle prit la mer, furent désignés pour une autre embarcation, et les passagers qui, pour la plupart, n’étaient que des femmes furent alarmés de se trouver avec un seul hom me d’équipage.Les Fortune ont vu sombrer le “Titanic” et ont perçu les cris des naufragés qui s’enfonçaient.Les musiciens ont continué à jouer, disent-elles, jusqu’à la dernière minute.Pas un seul d’entre eux n’essaya de sc sauver.Mme Fortune croit que le dernier air qu’ils jouèrent, fut "Nearer My God To Thee.” Mme Fortune est d’opinion qu’on ne fit aucune distinction entre les passagers de première, de seconde ou de troisième classe pour l’allocation des places, dans les chaloupes de sauvetage.Cependant la règle ne s’appliquait qu’aux femmes.Quand le paquebot frappa l’iceberg, dit-elle, les officiers réussirent à éloigner les hommes qui voulaient s’emparer des chaloupes de sauvetage, à coups de poing, mais à mesure que les passagers devenaient plus surexcités, les officiers se mirent à se servir plus fréquemment de leurs revolvers Mme Fortune dit qu'elle vit blesser un homme au bras, ce qui réussit à intimider les autres passagers de troisième.La chaloupe sur laquelle elle se trouvait avec ses filles fut recueillie à dix heures par le “Carpathia.” ; C.A.Hogg .simple marin, a raconté ce soir la fin du capitaine Smith.Hogg.dit que pendant que le “Titanic” enfonçait, il fut balayé par une immense vague et qu’il tomba sur une embarcation chargée de .’15 personnes.” Un moment après il aperçut le capitaine qui nageait auprès de notre embarcation et je dis: “^)là, les amis, voilà le capitaine, aidez-le.” Les passagers lui tendirent la main, en effet, mais il se dégagea et il s’écria: “Laissez-moi, les gars, je veux suivre le navire.” Nous n’eûmes plus de nouvelles de notre capitai-ne.Dans la chaloupe, déclare Hogg, se trouvait une femme absolument nue, engourdie par le froid.Quelques hommes lui donnèrent leurs habits, mais elle mourut quelques instants après.Paris, 20 — M.Myron T.Horriok, le nouvel ambassadeur des Etats-Unis à Paris, arrivé iei avant-hier après-midi, a dit que la ‘‘Provence” avait rencontré plusieurs icebergs au Cours de S(m voyage.L'ambassadeur a a-jouté que lundi à 1 heure du matin, a “Provetace” avait été touehee par les signaux de détresse ou “Titanic”.Mais comme le paquebot français se trouvait à une distance de 600 milles et qu’on savait à bord que le “Baltic” se Portait au secours du navire en détresse, la “Provence” continua son chemin, sachant bien qu’elle ne Pourrait être d’aucun secours.La “Provence” avait été infirmée par le “Niagara” ce la présence d'icebergs.Les passagers purent les aper-oevvtir samedi matin vefs 6 heures.Ils étaient au nombre de douze et se trouvaient à 15 milles environ de la “Provence”.Quelques-uns avaient de 300 à 900 pieds oe hauteur.D’après certains passagers le “Titanic” fut informé par la “Prctvence” et le “Niagara” de la présence de oes icebergs sur sa route.L’ambassadeur Herricjc a été reçu par M.Robert Bacon et les membres de l’ambassade américaine à Paris.Dans les milieux maritimes français on croit que la terrible leçon donnée Par la catastrophe, du “Titanic”, aura pour effet de créer une entente internationale qui mettra fin à cette absurde lutte de vitesse entre l’Europe et New -York.C’est pour gagner quelques heures sur leurs concurrents que les capitaines des paquebots transatlantiques oublient les lois les plue élémentaires de la prudence.On pense aussi que la vitesse des navires doit être réduite dans le voisinage de Terreneuve.La Compagnie générale transatlanti eue a donné l'ordre aux commandants de ses paquebots de prendre une route plus au sud.L’effet qu'aura le désastre sur l’immigration IL SE PEUT QU ÜN GRAND NOM BRE D’EUROPEENS CRAIGNENT D’IMMIGRER EN AMERIQUE A CAUSE DES DANGERS QUE PRESENTE LA TRAVERSEE Londres, 20 — 1 /• bureau principal île la Canadian Steamship Ici, affirme qu’attenhe diminution dans le nombre dra inscriptions, par suite du désastre du ‘‘Titanic”, n’a élé’eond'atée domine on s’y attendait.A ceux qui ont demandé l’annulation de.leurs pas«;a)ges sans donner des raisons suffisantes, on a répondu que leurs dépôts seraimt forfaits.Cet aver-tissement les a généraleni n; engagés à faire le voyage entrepris.Bien plus, on a pu convaincre tout le monde, à l'exception des personnes les plus nerveuses, que les précautions exceptionnelles prises après un désastre aussi colossal, rendent la traversée à l’heure actuelle plus sure qu’en aucun autre temps.l.es cas du “Virginian” et des “Empress” en route Sont cités pour démontrer que tous les commandants des navires canadiens ne sont pas hommes à foncer sur les obstacles.Ils' veillent à la sûreté (tes passagers avant de [tenser à ‘faire de la vitesse.Cependant l'un des agents des compagnies de navigation dit que les ins-cripbiqns sont moins nombreuses depuis une coupé de jours, et il attribue cette diminution au désastre du “Titanic.”.Le trafic Canadien qui commençait à bien faire, dit-il, est tombe tout à coup, et après un tel désastre, il faudra quelque temps pour que le mouvement reprenne le dessus.En attendant, le nombre des départs sera certainement affecté.Le gérant et d'autres agents des compagnies de navigation dis'-nt qu’un grand nombre de personnes nerveuses seront indubitablement influencées par les conséquences du désastre du “Titanic”.Elles trouveront toutes sortes do prétextes p< tu r remettre à plus tard le voyage qu’elles avaient décidé de faire.Londres, 20 — In service funèbre pour les victimes du Titanic a eu lien hier à la Cathédrale St-Paul.Une foule immense assistait à la cérémonie le Roi cependant n’était pas représenté.M.John L.Griffiths, consul général américain était présent.L’hon.Alexander M.Carlisle qui avait fait les plans du “Titanic” a été pris de faiblesse au cours rlc la cérémonie ; on dût le transporter chez lui.Londres, 20 — M.William Mohon KacPhorson, président de la Banyue Mol son.assistait au service religieux à la cathédrale St-Paul.Assistaient aussi au service le peintre Ernest Parton et Herbert Stegxi, frère du journaliste naufragé.New-York, 20 — Plusieurs centaines de membres du Men and Religion Can-geess devant qui William T.Steaei devait donner une conférence e>n( assisté à une cérémonie funèbre à l'occasion ele la mort du journaliste anglais.Stead devait assister à la séance d’inauguration du Congrès.M.W.J.Bryan a fait hier soir l’éloge du journaliste anglais qui portait, dit-on.un granel intérêt à l’œur vre du Congrès.les autres orateurs furent M.J.A.MacDonald de Toronto et Cari Milliken de Island Falls.Pour conserver le souvenir du désastre' LES MEMBRES SURVIVANTS DE L ’ EQUIPAGE DU ‘ ‘ TITANIC ’ ’ EMPORTENT AVEC EUX DES CEINTURES DE SAUVETAGE.New-Y
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.