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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 17 avril 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-04-17, Collections de BAnQ.

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TROISIEME ANNEE-No.90 MONTREAL.MERCREDI 17 AVRIL, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3,00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédadtion et Administrations 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHr ,vV,S ; ADMINi.^ VnON : Mai, 7461 REDACTi .^Main 7460 Diredeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Les Elections Provinciales DECISION A PRENDRE La Chambre provinciale est dissoute.Dans un mois les électeurs de la province de Québec seront appelés à élire une majorité ministérielle qui disposera de ses lois et de son administration durant les quatre ou cinq années ù venir.Ils ne sauraient mieux faire, à notre avis, que d’accorder leur confiance à un ministère que dirigerait M.Tellier, député de Joliette.Après trente ans de vie professionnelle et vingt ans de vie publique, M.Tellier offre à sa province une réputation sans tache, une intégrité à toute épreuve, une rare puissance de travail et,—ce qui vaut mieux que tout cela, ou plutôt ce qui gouverne et coordonne ces remarquables qualités i)crsonnelles,—des principes fermes et éclairés et une grande largeur de vues.Imbu, par conviction et non par simple habitude, des meilleures traditions conservatrices, le député de Joliette a su prouver qu’il n’est pas encnrcané sous le joug imbécile du parti.Il a fait accueil aux idées nouveiles et généreuses.Et ceux qui l’ont connu de près savent que cet accueil a été sincère et réfléchi.11 a été un leader d’opposition vigilant, énergique et d’esprit ouvert.Il serait un chef d’Etat à la fois sûr et progressiste.Il n’avancerait pas sans savoir où il met le pied, et quand il aurait fait un pas en avant, nulle difficulté ne le ferait reculer.Il opposerait une volonté irréductible aux entreprises louches, aux idées mauvaises.Il n’est pas homme à ménager la chèvre et le chou, à hurler avec les loups, à se faufiler dans tohs les camps interlopes.M.Tellier est à la fois un idéaliste et un homme d’action.11 a donné à la ville de Joliette une administration modèle.Il connaît à fond le besoin des villes et des campagnes, des centres industriels ët des régions de colonisation.BILLET DU SOIR.LA VILLE NOYËE Les armateurs avaient dit au capitaine: “C'est le premier voyage du “Titanic”, faites de la vitesse.” Et, debout sur la passerelle du com mandant, vingt fois le jour, le président de la compagnie s’informe du trajet fait et recommande de presser l’allure.Plus vite, toujours plus vite! Tout à fond de cale, cent cinquante chauffeurs, masques noircis de charbon, bras et torses mis et inondés de sueur, en dépit du souffle puissant des manches à air, alimentent sans trêve, les fournaises voraces, gueules tout grand ouvertes, dans un rougeoiement de flammes, où les tonnes de charbon s’engouffrent et se consument aussitôt.Les trois hélices de bronze tournoient vertigineusement, et lancent à travers les vagues le paquebot colossal, où les grands construc-Jeurs ont déployé tons les efforts de leur science et dont ils s'enorgueillissent.Les milles s'ajoutent aux milles, tandis que dans les salons grands et somptueux comme ceux d’un palais de rêve les orchestres jouent languissamment des airs de fête et que, sur les ponts arrondis les promeneurs nombreux vantent le confort de l’énorme navire.• • • A part l’intérêt évident et la grande satisfaction tpic tous les hommes de bien peuvent avoir d’appuyer M.Tellier, ils ont aussi de nombreux motifs de combattre le ministère Gouin.D’abord, toute l’histoire du Canada et celle des autres pays constitutionnels démontrent qu’il est dangereux de laisser les mêmes partis et les mêmes hommes trop longtemps au pouvoir.La déplorable inertie du ministère en tout ce qui touche à la question vitale de la colonisation devrait suffire à entraîner sa chute.Il est grand temps que les contribuables de toutes les régions de la province, ceux des villes commé ceux des campagnes, sc rendent compte que c’est là la question provinciale par excellence; que le commerce et l’industrie y ont un intérêt primordial; que l’importance politique de la province dans la Confédération en dépend directement.Sous une fausse apparence d’équilibre, l’administration budgétaire du gouvernement Gouin a été, en somme, routinière et extravagante.L’engouffrement des millions dans la prison de Bordeaux et la construction des écoles techniques et commerciale ne sont que les exemples les plus saillants du régime.La politique agricole est nulle; la nouvelle politique de voirie est incohérente; la politique scolaire semble viser à étonner la population à coups de millions dépensés plus ou moins judicieusement, plutôt qu’à répandre et vulgariser le véritable enseignement technique et à stimuler dans le peuple le souci d’une éducation vraiment efficace, à la fois chrétienne, nationale et pratique.Enfin, le ministère actuel a témoigné, depuis les dernières élections, d’une sympathie croissante pour certaines entreprises louches.M.Gouin qui manifestait autrefois tant de zèle contre les monopoles a servi les intérêts de la nouvelle compagnie des Tramways avec un incroyable mépris des droits et des franchises de la ville de Montréal.* • * $ Tl ne suffit pas toutefois de voter pour M.Tellier et ses candidats ou contre le ministère et ses partisans.Les multiples exemples du passé doivent ouvrir les yeux de ceux au moins qui sont susceptibles de voir clair et de profiter des enseignements de l’histoire et des expériences de la politique.Moins que jamais les programmes des partis, les professions de foi des candidats, ne sont une garantie de saine politique et de bonne administration.On sait ce que valent ces amorces entre les mains d’hommes sans conscience, sans conviction ou sans énergie.Quelles que soient la valeur personnelle de M.Tellier, son intégrité et ses excellentes dispositions, il ne fera profiter la province de ses qualités individuelles et de ses saines conceptions politiques que dans la mesure où il sera entouré, non pas d’esclaves, attirés au pouvoir par l’appât des faveurs, mais de collaborateurs intelligents, actifs, dévoués et indépendants.Or, ce choix, il appartient aux électeurs de chaque circonscription électorale de le faire avec discernement.Les peuples onl les gouvernements qu’ils méritent.Il est encore plus vrai de dire que les électeurs ont les députés qu’ils méritent.Il ne s’agit pas d’envoyer à Québec une majorité de députés bleus qui distribuent à leurs amis les faveurs que les députés rouges prodiguent aujourd’hui aux leurs.Il ne s’agit pas davantage de faire dépenser dans les comtés conservateurs l’argent qui alimente maintenant les comtés libéraux.Il faut choisir et élire des candidats qui aient assez de courage, de bon sens et d’esprit public pour faire passer l’intérêt général avant les sordides et mesquines cupidités des partis et des coteries.Dans l’exercice de ce choix, les hommes les plus désintéressés et les plus indépendants de chaque comté peuvent exercer une action décisive: qu’ils s’y emploient dès cette semaine.Qu’ils ne se laissent pas entraîner,’surtout, par la tentation de dire: “A quoi bon?Nous avons été si souvent trompés par les hommes qui Mous faisaient les plus belles promesses!” La vie, et la vie publique en particulier, est un éternel recommencement, une lutte qu’il faut reprendre sans cesse pour le bien et contre le mal.Apprenons à châtier tour à tour et sans distinction de partis tous les trompeurs, tous les parjures, tous les malfaiteurs—et le nombre en diminuera plus rapidement qu’on ne croit.C’est la confiance dans la triste longanimité du peuple, dans l'abrulissement du patronage et dans l’esclavage de parti, qui a fait et multiplié la race des politiciens sans scrupules et sans vergogne.Qu’on s’efforce donc de tarir ces trois sources pestilentielles de la corruption politique.* « * I Quant à nous, au Devoir, notre ligne de conduite est toute Iracéc.Libres de toute attache de parti, n’attendant aucune faveur d’aucun gouvernement, nous nous appliquons à juger chaque gouvernement, chaque parti, chaque groupe à sa valeur intrisèque, à la mesure de ses principes et de ses actes.Nulle trahison, nul abus de confiance de la part de tel ministère ou de tel groupe, ne nous empêcheront d’accorder notre confiance et notre appui à tel autre groupe, dans une autre sphère d’action, fussent-ils censés appartenir au même parti.En d'autres termes, nous ne ferions aucune difficulté d’appuyer un ministère conservateur à Québec et de combattre un ministère conservateur à Ottawa.D’autre part, nul appui antérieurement donné de bonne foi et avec raison, nulle lutte faite en commun, ne nous empêcheraient de tourner nos armes contre n’importe quel ministère, fédéral ou provincial, conservateur ou libéral, qui manquerait à ses devoirs essentiels.Et pour appliquer cette attitude très nette à la situation actuelle:— nous désirons ardemment le succès de M.Tellier; mais si, par malheur, son ministère ne donnait pas à la province le gouvernement qu’elle a le droit d’en attendre, nous serions les premiers à reprendre la lutte et à préparer sa défaite ultérieure.Peu de lecteurs du Devoir douteront aujourd’hui de la sincérité et de l’efficacité de cette déclaration.L’Amérique se rapproche.Dans quarante-huit heures, ce sera le port.Là-haut, sur sa passerelle, le commandant est inquiet; du brouillard entoure le “Titanic”; tes sirènes hurlent lugubrement, de minute en minute, leur avertissement monotone; mais le navire va toujours, dans sa course rapide, tranchant les vagues de sa gigantesque étrave d’acier.Sur les ponts vastes errent quelques passagers transis, et qui les désertent, à la tombée de la nuit, pour les salles tiè-des et illuminées doucement.Tandis que, dans le hall monumental du paquebot, un groupe de gens en toilette de soirée causent devant la cheminée où flamboient des bûches crépitantes, le commandant, tout là-haut, partagé entre l’ordre des armateurs, et sa prudence tie vieux loup de mer, hésite à donner le signal de ralentir la marche effrénée dans la'brume sans cesse épaississante.Soudain, une grande vague de froid; à quelques encablures à peine de l’avant du “Titanic”, surgit, masse formidablement blanche dans le brouillard gris, un iceberg énorme, ennemi muet et redoutable poussé invinciblement vers le paquebot qui lui court dessus.Les officiers se précipitent vers le tableau des vitesses, enregistrent des ordres et le commandant, pâle .signale: “Toutes machines arrière!”, les hélices, affolées, battent et tentent d’enrayer la marche vers la catastrophe, et le bloc envahit l’horizon étroit, barre la route, ferme toutes les issues.Et les passagers, dans les salons et dans les cabines, comme dans l’entrepont, chancellent soudain sous un choc effroyable.Un moment de stupeur, puis c’est une ruée acharnée vers le pont, où déjà vacillent les feux électriques, tandis que, dans la coque déchirée, écrasée sous l’assaut surhumain, les eaux glauques s’engouffrent, arrachant les tôles, tordant les portes, défonçant les cloisons étanches, noyant pêle-mêle les feux et ceux qui les alimentaient, et montent, furieuses et mugissantes, derrière ceux qui tentent de s’échapper vers l’extérieur.Des coups de sifflets, brefs et tragiques, dominent les cris; de sa chambre où crépite l’électricité, te télégraphiste sans fil lance des appels désespérés au-dessus de.l’océan; des matelots jettent précipitamment les chaloupes à la mer, des femmes et des enfants s’y entassent, mi-vêtus, et des hommes s’y précipitent, acharnés à sauver leur vie, oublieux qu’ils laissent sur le paquebot qui va couler, d'autres femmes et d’autres enfants en péril.Dr son poste, le commandant dirige le sauvetage, jette des ordres, commande le calme.Mais la panique sc propage; des passagers de troisième coudoient les millionnaires, des coups s’échangent, on se bat férocement autour des ceintures de sauvetage, des êtres timides se révèlent courageux, des hommes sont lâches, des femmes pleurent aux bras de leur mari ou de leur fils, des fiancés serrent sur leur poitrine celle qui ne sera jamais leur femme; et, pendant que, dans le brouillard, s’éloignent les chaloupes, au sommet des mâts déjà inclinés vers les flots meurent les derniers appels du navire, les eaux, lentement, montent, noient le pont, éteignent les dernières lumières, ferment brutalement les bouches qui crient, lèchent des visages convulsés .emplissent de leur tumulte des oreilles où vibraient tantôt des mots d’amour, puis engloutissent le “Titanic” et douze cents vies humaines en un dernier remous où surnagent quelques débris épars de toute cette ville magnifique lancée ù pleine vitesse d’un continent à Vautre, Henri BOURASSA.SATBICE GRAND VILLE.La confection des chemins LE TEXTE OFFICIEL A L’APPUI DE NOS CHIFFRES Nous basant sur les chiffres officiels donnés par le ministre de l’Agriculture aux pages IV et V de son dernier rapport, nous avons montré vendredi dernier que le coût de la confection des chemins dans la province dénotait ou une incompétence notoire ou une exploitation scandaleuse, et qu’à ce compte, les dix millions que l’on fait miroiter aux yeux des cultivateurs pourraient bien tourner au désastre.Il va de soi que cette conclusion devait déplaire au gouvernement.Nous nous y attendions et l’exotique aux gages des ministres nous apprend que nous ne nous étions pas trompé.Se flattant de nous prendre en flagrant délit de majoration de chiffres, il nous qualifie modérément de malhonnête et de canaille, épithètes dont nous nous moquerions tout simplement, si elles n’étaient pas de nature à induire en erreur le public qui va payer, épithètes que nous mériterions d’ailleurs richement si nous appartenions à sa catégorie.Tout le différend vient de ce que ce domestique, malgré un séjour assez prolongé dans la province de Québec, n’a pas encore songé à se renseigner ailleurs que dans les brochures électorales de son parti.La loi, pour lui, ne compte pas, parce qu’il ne la connaît pas ou peut-être aussi, parce que son état de domesticité ne lui permet pas de savoir autre chose que ce que ses maîtres lui permettent de dire.* * * C’est pourtant en vertu d’un texte de loi que s’accordent les subventions provinciales pour la confection des chemins.En voici le paragraphe qui détermine les conditions de la subvention: “2012.11 est loisible au ministre de l’agriculture d’accorder, chaque année, à toute municipalité rurale une subvention égale ù la moitié des dépenses qu’elle a encourues pendant l’année expirée te 31 décembre précédent pour la con fcction, l’amélioration et l’entretien de ses chemins, pourvu que celle subvention ne dépasse pas quatre cents piastres et que le conseil de la municipalité à subventionner ait adopté un règlement conforme aux prescriptions de Par tide 2013.“Il est aussi loisible au ministre de l’agriculture d’accorder, chaque année, à toute municipalité de village une subvention égale à quarante pour cent des dépenses faites pour la confection, l’amélioration et l’entretien de ses chemins, pourvu que cette subvention ne dépasse pas deux cents piastres et que le conseil de la municipalité à subventionner ait adopté un règlement conforme aux prescriptions de Par tide 2013.” Sanctionnée le 14 mars 1907 et déclarant que la subvention serait payable pour les travaux exécutés durant l’année expirée le 31 décembre précédent, elle nous donne donc le droit de compter les paiements faits durant l’année financière 1906-07 comme elle nous autorise à compter aussi les paiements prévus pour l’année courante qui devront couvrir les dépenses de l’année terminée le 31 décembre 1911, et par conséquent de diviser le tout par le nombre de milles confectionnés avec cette somme jusqu’au 31 décembre 1911.Or celle somme se compose des montants suivants: 1906-07, S15,-404.56; 1907-08, $20,117.85; 1908-09, $60,146.92; 1909-10, $60,- 000.00; 1910-11, $95,000.00; 1911-12, $350,000.00, formant un total indiscutable de $600,669.33 payées par le gouvernement.Mais la loi décrète que cette somme ne peut-être payée qu’en autant que les municipalités auront dépensé un égal montant, savoir $600,669.33.Donc, la confection des 106 milles de chemin gravelé et des 72 milles de chemin empierré a coûté tant à la province qu’aux municipalités un million deux cent mille piastres.• • • Naturellement, si l’on adopte la théorie officielle qu’il faut déduire de ce chiffre ceci et cela, on peut arriver facilement à un résultat tout différent, tout comme M.Gouin fait “disparaître complètement la dette” en la niant.Ainsi l'honnête monsieur qui contredit nos conclusions nous dit qu’il faudrait déduire $18,000 payés pour des tuyaux de béton, 814,000 pour frais divers.S’il avait pris la peine de consulter la page V du rapport du ministre, il aurait vu que nous déduisons beaucoup plus que cela en omettant de compter tout ce qui a été payé de 1902 à 1907, savoir: $61,000 en chiffres ronds, que ce même ministre donne pourtant comme partie de la dépense encourue pour l’amélioration des chemins.Il ne nous demande pas d’écarter la contribution des mu- La province est-elle riche ?“Nous avons fait la province plus riche,” déclare sentencieusement M.Gouin.Et pour preuve, il cite le montant de taxes qu’il prend plaisir à percevoir de tous côtés.Répondre que la province est pauvre et qu'elle n’a aucunement prospéré depuis vingt ans serait aussi ridicule.La province doit une partie de son progrès à l’industrie laitière.Or ceux qui ont créé et développé cette industrie, ce sont l’hon.M.Beaubien et les membres de la société d’industrie laitière.Mais suffit-il de payer des taxes pour être riche?Et la province de Québec est-elle aussi riche que le prétend M.Gouin?Alors, que valent donc toutes les raisons qu’il donne pour justifier les détournements qu’il pratique à même les subventions statutaires ou les crédits affectés aux municipalités pauvres?Tous les ans ,l’opposition dénonce cette manie du gouvernement de prendre des milliers et des milliers de piastres à même les crédits destinés aux colons pour les donner ailleurs ou encore d’enlever (lesmilliersde piastres aux municipa lités scolaires pauvres pour les donner à d’anciennes municipalités apparemment très à l’aise.Et chaque fois M.Gouin, M.Taschereau et M.Décarie répondent: ce sont de pauvres gens endettés, ce sont des municipalités qui doivent beaucoup, etc., etc.Evidemment M.Gouin considère la province pauvre ou riche suivant les besoins du moment et de son intérêt politique.Par exemple, M.Gouin trouve la province très riche quand il s’agit d’entretenir un journal politique aux dépens du budget agricole; mais s’agit-il d’autre part de faire disparaître les péages sur les chemins et ponts du comté de Laval ou de maintenir l’école technique, il la trouve trop pauvre pour payer, et c’est sans doute pour cela qu’il se rue sur le trésor municipal de Montréal et lui ordonne de payer soixante quinze mille piastres d’un seul coup! J.D.Respect à la vérité Le journal que le gouvernement provincial fait entretenir à même l’argent retenu sur les subventions aux cercles agricoles, par conséquent à même l’argent destiné aux cultivateurs, écrit ce matin: “Plus riche, certes, la province de Québec l’est maintenant de beau coup et si l’on se rapporte au temps où les conservateurs, obligés de courir les offices des courtiers pour solder, par des emprunts les déficits de leurs administrations extravagantes, empruntaient à 25 p.c.d’escompte, on mesurera le chemin parcouru pour remonter notre crédit au point que nos obligations sont aujourd’hui cotées aussi haut que celles du gouvernement fédéral.” Un peu plus de respect pour la vérité.Le temps où la province courait les courtiers pour avoir de l’argent remonte un peu plus loin.Nous n’aurions pas songé à le rappeler, mais le journal entretenu nous oblige de le faire.Quand ce pauvre M.Mercier fit décréter son fameux emprunt de dix millions en 1890, il partit pour l’Europe où il séjourna pendant plusieurs mois.Son voyage coula vingt mille piastres à la province, et il dut revenir sans scs dix millions.Les capitalistes ne voulaient plus prêter à la province, parce que le régime avait épuisé ses ressources.De peine et de misère, M.Mercier n’obtînt que deux millions à un taux exorbitant et pour un terme de deux ans seulement.On sait à quelles ressources il fallut recourir pour solder cette succession dont les excès n’étaient pas étrangers à certains politiciens actuels.Et c’est de ce jour que date la restauration des finances provinciales.P.L.M.BOURASSA M.Bourassn est parti ce matin pour New-York, d’où il .s’embarquera demain pour la France.Il sera absent une dizaine de semaines.nicipalités, mais il l’ignore complètement.Est-cc par malhonnêteté, par canaillerie?La Joi est si claire qu’on est tenté de le croire.Mais, en fait, s’il ne connaît pas la loi.JEAN DUMONT.L’affolante catastrophe du “Titanic” • Voir en pages 2 et 3 tous les détails supplémentaires.Voir la Dernière Heure en dernière page.L’hon.M.Crothers chez les ouvriers Le Ministre du travail réunit les officiers du Conseil des Métiers et des Unions affiliées au Temple du Travail, hier soir Le Ministre se déclare favorable aux Unions et conseille aux ouvriers l’entente et l’harmonie avec les patrons L’hon, ministre du Travail, M.Crothers a rendu visite hier soir aux officiers du Conseil des Mé-t'.ers et du Travail et des unions af-filiées.C’est à la demande même de M.Crothers que la réunion eut lieu; le Ministre tenait beaucoup à prendre contact directement avec les ouvriers de Montréal.M.G.R.Brunet, président du Conseil, souhaita la bienvenue à l’honorable ministre et lui exposa la situation du travail organisé dans notre ville, définissant bien le but des unions, leurs moyens d’action et leurs aspirations.Ce fut tout le temps un échange de vues avec le plus de franchise et de sincérité possibles.Les ouvriers firent connaître au Ministre leurs griefs et leurs réclamations, et le Ministre, tenant compte des circonstances, les assura de son plus efficace concours pour régler tous les différends, et aplanir toutes les difficultés.On fit d’abord remarquer à M.Crothers que le correspondant actuel de la “Gazette du Travail” ne plaisait pas beaucoup aux travailleurs de Montréal, tant à cause du journal où il est déjà employé, le Star, qui est, dit-on, antipathique aux unions ouvrières, qu’à cause de ses relations inconnues avec les travailleurs organisés de cette ville.Les ouvriers auraient préféré avoir un des leurs pour les mettre en relation avec le ministère et renseigner le gouvernement sur le mouvement ouvrier ici.On porta ensuite à la connaissance du Ministre le fait que les ouvriers .employés à certains travaux de la Commission du Havre, ne sont pas payés d’après les salaires éla-blis pour les travaux de la Ville-Dans le port, on fait, dit-on, beaucoup d’opposition aux unions ouvrières, et certains contremaîtres vont jusqu’à refuser l’entrée sur les chantiers aux agents d’affaires, à l’heure du midi.Cela ne se prati-que nulle part sur les chantiers des entrepreneurs.On se plaint aussi (pie les ouvriers, employés direclement par le gouvernement aux travaux à la journée, ne reçoivent pas toujours les salaires que les ouvriers du même métier reçoivent des entrepreneurs particuliers, el l’on apporte comme fait à l’appui les salaires payés aux peintres du bureau de poste; ces derniers sont payés $50, et $55, par mois, tandis que leurs confrères du dehors reçoivent $2.25 et $2.50 par jour.Après toutes ces remarques, M.V.Dubreuil, commissaire des salaires raisonnables, résume les réclamations des ouvriers et suggère que la loi des salaires raisonnables soit amendée de façon à ce qu’elle s’applique à tous les travaux du gouvernement, faits par contrat ou à la journée.Il termine en disant (pie plusieurs rapports importants, concernant l’amélioration des conditions de travail en cette ville, sont dans les bureaux des différents ministères, et que les ministres n’onl pas encore eu le temps de les prendre en considération.L’hon.M.Crothers prend la parole après avoir entendu toutes les remarques qui avaient été faites.Le ministre se déclare très favorable aux unions ouvrières, il dit (pie c’est le seul moyen pratique pour les ouvriers de défendre leurs intérêts.On ne saurait trouver mauvais, dit-il, (pie les ouvriers s’unissent, quand toutes les autres classes de la société unissent leurs énergies.Les avocats, les médecins, les marchands, les financiers, les hommes d’affaires forment des unions puissantes pour mieux promouvoir leurs intérêts.Le principe de l’union est entré dans nos moeurs et les ouvriers doivent avoir le même droit de s’unir que les autres classes.Le Ministre déclare que la nomination du correspondant de la “Gazette du Travail” a été fnile au meilleur de sa connaissance, et il demande aux ouvriers de faciliter Ig tâche au correspondant en lui fournissant toutes les informations utiles à l’organisation et aux ouvriers.Quant aux travaux du port, il déclare qu'il n’est pas actuellement en position de donner une réponse définitive aux réclamations des ouvriers; étant donné (pie les Commissaires jouissent d’une grande autonomie par acte du gouvernement, mais il étudiera la question plus à fond; H conseille aux ouvriers de se mettre en relations avec les autorités du port, qui sauront ,à n’en pas douter, leur rendre justice.Pour ce qui regarde les salaires, payés par le gouvernement aux ouvriers, employés aux travaux faits à la journée, M.Crothers dit qu’il n’est pas besoin d’amender la loi des justes salaires, et il assure les ouvriers de Montréal que le gouvernement aura assez d’esprit de juslice pour accorder les salaires courants à tous ses ouvriers quels qu'ils soient.Les ouvriers n’auront qu’à présenter leurs justes réclamations pour qu’il y soit fait droit sans retard.M.Crothers, en réponse à une question faite par l’un des assistants, dit que, d’après son inter-pretation des salaires raisonnables, un entrepreneur du gouvernement est tenu de payer les salaires cou-laiils tout le temps que dure son contrat.Si les salaires montent du-rant le cours des travaux, l’entrepreneur du gouvernement doit augmenter les salaires de ses ouvriers.“Ce serait le cas, dit-il, de M.Bourque, que vous venez de mentionner, (fui a entrepris les travaux du bureau de poste.Ce contrat est donné depuis trois ans; mais la clause des salaires raisonnables, d’après l’interprétation du Ministre couvre toute la durée des travaux.M.Crothers demande qu’on lui donne des cas spécifiques, bien établis et il s’occupera d’y faire droit.M.Crothers termine en conseillant aux ouvriers de mettre à la base de leurs organisations le principe de la bonté et de la bienveillance à l’égard de leurs patrons et d’avoir à coeur le bien du patron comme le leur propre.De ne pas considérer le patron comme l’ennemi du travailleur, mais le coopérateur de son bien-être.Le Ministre dit qu’il est d’autant plus à l’aise en leur donnant ce conseil de bonne entente, qu’il ne perd jamais d’occasion de prêcher la même doctrine aux patrons.Les paroles du Ministre furent souvent couvertes de sympathiques applaudissements.M.Brunet termina cette entrevue en exprimant au Ministre toute la satisfaction des ouvriers de Montréal de sa visite amicale au milieu d’eux.Pour l’information des ouvriers présents, nous dirons que dans le temps même où l’hon.Ministre s’en Iretenait avec eux de leurs intérêts, son petit-fils était presque mourant à l’hôpital Western.Mais M.Crothers nous déclara qu’il attachait beaucoup d’importance à cette entrevue avec les ouvriers de Montréal et qu’il ne voulait pas manquer l’occasion de les rencontrer tous et de prendre contact avec eux.Sur le Pont d’Avignon.Plusieurs millionnaires ont péri, dans le naufrage du Titanic.Leur fortune même a été impuissante à les sauver.Le poète avait raison, qui appelait la mort la grande niveleuse.WWW Les journaux annoncent que le gouvernement canadien va faire faire l’essai d’un thermomètre dont l’usage révélerait de loin l’approche des icebergs aux navires transatlantiques.Les inventeurs ont beau multiplier les moyens de sécurité pour le public voyageur, il n’en reste pas moins vrai (pie la nature sera toujours plus puissante (pie l’homme.• • • Les agents de change de New-York ne veulent pas que les femmes fréquentent Wall Street.Serait-ce parce qu’elles ont la réputation d’être mauvaises joueuses?• • • Il est singulier que le gouvernement ontarien ait attendu à la tout dernière heure de la session pour exprimer son intention de restreindre l’usage du français dans les écoles de la province-soeur.Voit-on l’agitation que la presse anglaise ferait, ici, si le gouvernement québécois profitait de l’avantage de la dernière séance d’une session pour interdire l’enseignement de l’anglais dans nos écoles?Cette agitation serait fondée; pourquoi nos protestations contre lu conduite du ministère ontarien, en cette affaire, seraient-elles donc taxées de fanatisme et d’appels aux préjugés de race?• • • Le bill du Home Bute vient de franchir la première étape parlementaire, aux Communes, à une majorité de 94 voix.Il va donc falloir qu’Ulster prenne les armes?• • • Le Titanic avait-il toutes les chaloupes suffisantes pour sauver ses passagers?L’homme est aujourd’hui si présomptueux qu’il neglige les moyens do salut les plus élémentaires, en cas d’accidents; il s'imagine que sa science les rend impossibles.Le Veilleur. t LE DEVOIR, Mercredi, 17 Avril 1912.VOIR A LA TROISIEME PAGE La catastrophe du ‘Titanic” Le Gouvernement Canadien AU COURS D’UNE INTERVIEW, L’HON.M.FOSTER, PREMIER MINISTRE INTERIMAIRE, EX PRIME SES SENTIMENTS DE SYMPATHIES ET CEUX DU GOUVERNEMENT.Ottawa, 17.— (.’honorable George E.Foster, qui agit comme premier ministre en l’absence du Très Honorable K.L.Borden, a déclaré ce qui suit au sujet du désastre du “Titanic”: “Ce n’est pas assez de dire que tout le Canada est frappé et éprouve une douleur profonde devant ce désastre affreux.Il fut si soudain et on s’y attendait si peu! Nous avions lu les descrip tiens du “Titanic” cette merveille d’architecture maritime, et nous attendions avec anxiété les résultats de son premier voyage.Le paquebot s’en venait gaiment vers son terminus de l’ouest.Il portait dans ses flancs des personnages très distingués et des fortunes.Tout à eoup, il frappe cette banquise et en quelques heures disparaît pour toujours dans un gouffre sans fond.En vain la télégraphie sans fil apporte un appel au secours.En vain quatre navires filent à toute vapeur vers le lieu du désastre.Tous arrivent trop tard.I.es destinées sont cruelles et seul le sacrifice humain peut ies satisfaire.Les mots sont impuissants à traduire l’anxiété qui règne en ce moment et l’attente mêlée d’nn faible espoir d’obtenir enfin de bonnes nouvelles.“L’héroïsme de.certains hommes no doit pas nous laisser froids.Ceux qui étaient à bord du “Titanic” ont bien mérité l’admiration universelle.Ils ont refusé d’embarquer dans les chaloupes de sauvetage avant que toutes les femmes et les enfants n ’y eussent mis le (lied.Eue telle conduite nous rend fiers de la race anglaise et raffermit notre foi dans la noblesse de l’humanité.“Des larmes, tout le Canada en verse en ce moment.Nous sommes tous très attristés.En mon nom et en celui du Gouvernement du Canada, je prie toutes les familles que le désastre plonge dans le deuil de vruloir bien agréer les meilleurs sentiments de cordiale et très vive sympathie.” Pour soulager les souffrances LES DAMES DE NEW-YORK FREN DRONT SOIN DES PASSAGERS D'ENTREPONT.New York, 16.— Un comité de trei se des principales dames de la haute aristocratie de New-York, ayant il sa tète Mme Nelson Henry ,l’épouse de l’inspecteur en chef du port de New York, s'est formé afin de subvenir aux besoins des survivants de l’entrepont du malheureux “Titanic” quand ils arriveront ici.Le comité est composé de Mme Cornelius Vanderbilt, Mme Henry F.Dimock, Mme Herbert L.Latterlee, Mme .lames Sherman Aldrich, Mme' Richard Irvin, Mme William v-nureh, Osbnrn, Mme Edw.Ringwood, Hewitt, Mme Yan Vechten Oleott, Mme Henry Whitney Munroe, Aime Arthur Mur ray Dodge et Mlle Virginia Potter.“Nous ne savons pas.a dit Mme Henry, combien de passagers d’entre pont ont été sauvés, mais il faudra qu’on fasse quelque ehosc pour secourir ees pauvres gens quand ils arriveront ici et qu’ils n’auront personne pour leur aider.Nous voulons leur donner tout le secours financier possible afin de diminuer autant que possible leurs souffrances.” Autres passagers du “ Titanic ” CEUX QUI SE SONT EMBARQUES A CHERBOURG.Cherbourg, 17.— Aroici les noms des passagers de première qui se sont embarqués sur le “Titamic” dans ce port.Leurs noms n’étaient pas sur la liste publiée antérieurement.PREMIERES CABINES Mile M.IIayes.A.T.Compon.Mme E.S.Ostby.Mme J.S.White et deux serviteurs.Mlle K.Evans.Mile T.Newell.M.,T.Frauenthal.M.A.Flegenheim.M.Henry Boank.M.et Aime L.T.Smith.Mme H.A.Casseber.Mme C.Oandee.Mlle tîowdon.Mme P.Schabcrt.Mme P.E.Mock.Mme Carter et servante.Jacob Birnbaum.PEUX IBM ES CABINES P.Pern et.Mme Widener, sa servante et son serviteur.Mme Irvin.La carrière du Capt.Smith LE COMMANDANT DU “TITANIC’’ ETAIT UN OPTIMISTE DE GRANDE ENVERGURE.— QUARANTE ANS DE NAVIGATION HEUREUSE AVAIENT FAIT SON CARACTERE.Le capitaine Smith, du “Titanic’’ qui a tout, probablement péri avec son navire, eut une oarrière plutôt- tranquille.Pendant quarante ans il ne lui arriva aucun accident sérieux.Un ne saurait rion mentionner avant le désastre ou “Hawne.” Smith monta en grade très rapidement.En 1S6S, lorsqu’il était tout jeune garçon, il com mem; a sa carrière de marin sur le “Senator Weber’’, un l’élit bateau américain acheté par A.Gibson & Co., de Liverpool.En 1880 il fut nommé quatrième offieier ou paquebot “Celtic”, de la ligne Whïte Star.En HSS", capitaine du "Republie" et plus tard, du "Baltic”.Aveu les anuées, il jnont„ en grade, et comme sa earrii-ra avait été: sans tache et qu’il était considéré oommu un marin d’une très grande expérience, il fut choisi par ses chefs pour prendra la commandement du “Titanic.” Ce n’est qu’à la fin de sa carrière que lu capitaine Smith eut des malheurs.Avant le désastre du “Hawke” il n’avait subi aucun accident sérieux.Eu 1907 lorsqu'il exitrn %ans le port de New-Yom et qu’il était capitaine de {’"Adriatic”, il dit : “ Lorsqu’on me (temande do définir nia carrière de quarante années, tout ce que je puis ré pondre est- sans incident ou événement remarquable.Naturellement j’ai dû faire face à des tempêtes do toutes sortes, j’ai dû traverser des brouillards, nia'is j'ai été assez heureux d’éviter tout accident dont- on puisse faire anen-tion.Je n’ai vu qu’un seul navire en détresse durant toute ma carrière.Je.n’ai jamais assisté à un naufrage ou autre désastre.Comme vous voyez je n’ai rien de bien intéressant à vous raconter.“Depuis mon enfance j’adore la mer.Son immensité me ravit et sa puissance me réserve tous les jours des surprises.’’ Le capitaine Smith était convaincu que les dangers en nier avaient pour jamais disparu.La solidité des nouveaux paquldbots, leur magnifique co-ns-truction les rendaient absolument stirs à son dire.Il avouait que dans un désastre on aurait toujours le temps de sauver tout le.monde avant que le navire coulât.“ J'irai plus loin”, dit le, capitaine, "je ne puis concevoir qu’un vaisseau moderne puisse couler.-Je ne puis pas penser qu’un désastre puisse se pro duii'o de nos jours.N D ST.LAWRENCE THE REGAL FLOUR (t 7 IBS POUR vos GATEAliX ET VOS PATISSERIES employez la nouvelle farine, qui vous donnera une pâtisserie légère, riche et savoureuse : LA FARINE SX.LAWRENOB fabriquée avec la plus belle variété de Blés Canadiens—les meilleurs au monde— dansles Moulins les plus Modernes—sous la direction d’experts.QUATRE MARQUES D’ÉGALE PURETÉ: “REGAL” “NATIONAL” “LAURENTIA” “DAILY BREAD” THE ST.LAWRENCE FLOUR MILLS Co.Limited 1110 Rue Notre Dame Ouest MONTREAL Phone Bell : Mali 6741 » ' «LA FARINE ST.LAWRENCE, BLANCHE ET PURE COMME LE LYS" Les plaines d’Abraham PLUS DE $350,000 SERONT DEPEN SEES FOUR L’EMBELLISSEMENT DE CES CHAMPS HIS’j.0 BIQUES.r La Commission Nationale d«s Champs de Bataille s’est réunie, hier, au Board of Trade, et a discuté le projet d’embellissement des champs de bataille, à Québec, pour lequel $1150,000 ont été affectées, à part le coût d’achat des terrains.Bien que la Commission des Champs cl- Bataille ait été créée spécialement La construction pair Québec, on se propose de deman moderne est au-dessus de tout.” Comme on peut le constater, le capi t aine d'n “Titanic” était un optimiste ¦ per de la conservation et de l’embel de grande envergure.Il avait compté jlissoment des champs do bataille histo oor l’extension de ses pouvoirs, afin ! que, dans l’avenir, elle puisse s’occu- avcc les brouillards, il se souciait peu des tempêtes, il n’avait oublié! qu’un chose, les icebergs.Les réceptions ! tiques, dans tout le Canada.| M.Frédéric G.Todd, l’architecte qui jqui a été chargé de préparer les plans I du parc des Blaines d’Abraham, est V'iiu donner des explications et discu-t r les estimés, devant la Commission, hier._ # i Les travaux vont être entrepris sans Ifinnnampc délai, et c'est l’intention de la Com-11T1jgsjon (]0 fgjro Bp ce parc le plus - J beau du Canada.A part L'intérêt his- ELLES SONT REMISES A PLUS foriclu(; îf1" s’>’ J’attache, ce parc, par si position élevée, commandera une TARD PAR SUITE DU DEUIL QUI vue splendide du Saint-Laurent et des FRAPPE LES CERCLES SOCIAUX ; Paysages environnants.Au centre sera érigé un magnifique monument.- I La plupart des terrains nécessaires; Washington, 16.—Presque tous les P,ur cc Parc ont déjà été achetés ; ce- j réceptions et fêtes ont été contreman- Pédant, il y a quelques cas actuelle-1 dées; M.J.G.Gusserand, ambassadeur mont devant la Cour d’Echiquier de! de France, devait recevoir aujourd ’hui l’ambassadeur japonais, le vicomte Chinda, mais la fête a été remise à plus tard.Le comte Woltke, ministre plénipotentiaire du Danemark avait aussi invité plusieurs membres du corps diplomatique à un dîner qui devait avoir Heu ce soir, mais en signe de deuil, à l’occasion du désastre du “Titanic”, cette réception n’aura pas lieu.Messages de sympathies Québec, et ou devra attendre la décision de ectte cour avant de pouvoir posséder tout le terrain nécessaire.Fin tragique d’un ouvrier EDMOND HOUGH SE TUE EN TOMBANT DANS LE PUITS D’UN ASCENSEUR.Ottawa, Ont., 16.— La dépêche suivante a été envoyée cet après mi F d: la part de Son Alterne Royale le duc de Connaught à la Ligne White S;:ir: “Compagnie Transatlantique White Star.Broadway, New-York.Je suis chargé par Son Altesse Royale le duc Connaught de vous transmettre le message suivant: On surveillera les côtes canadiennes LE SERVICE DE LA MARINE, A OTTAWA, DONNE DES ORDRES A CET EFFET.Ottawa, 17.— Le département de la marine a donné ordre il toutes les stations de télégraphie sans fil de communiquer à la presse tous les message qu’elles pourraient recueillir concernant le naufrage du “Titanic”.Les experts en navigation ne croient pas que des cadavres soieut rejetés à la côte canadienne.Le Gulf Stream coule avec beaucoup de force dans la région où le “Titanic” a fait naufrage et l’on est d’opinion qu’il entraînera les cadavres vers le sud.Triste coïncidence M.HAYS VENAIT D’ETRE NOMME COLONEL HONORAIRE.Ottawa, 17.— M.C.M, Hays, qui vient de périr dans le désastre du “Titanic”, avait été nommé colonel honoraire.On devait l’annoncer officiellement cette semaine., Le major A.Q.Peuchen, de Toronto, qu'on dit sauvé, est promu lieutenant colonel d’un des bataillons des Queen’s Own Rifles, Edmond Hough, âgé de 17 ans, fils i de Daniel Hough, 15-1 rue Lagauohe-tière, s’est tué, de bonne heure, hier ! oir, à la bâtisse f’aron, 233 rue Bleu-ry, en tombant dans le puits de l’as- i censeur.Il accompagnait un petit mes- ; sager de la St.Lawrence Press qui a ses bureaux au second étage.Au lieu de.suivre son petit compagnon qui descendait l’escalier, il se dirigea vers l’ascenseur et tomba dans le vide.11 1 fut transporté à l’Hôpital Général, | Je désire par la présente que les pro- niais ex[fra avant d'y arriver, priétaire du Titanic ex-priment mes | Le corps a été transporté à la mor-plus profondes sympathies aux parents Ig"® où aura lieu l’enquête, et aux amis do tous ceux qui ont perdu la vie dans ce terrible accident.(Signé) Lieutenant-colonel Lowther, Secrétaire militaire.Londres, 16.— Le roi Georges a en voyé la dépêche suivante à la Ligne White Star: “La Reine et moi, nous sommes terrifiés par l’épouvantable désastre arri vé au “Titanic” et les nombreuses pertes de vie qui en sont le résultat.Nous sympathisons profondément avec les parents affligés de ceux qui ont perdu lu vie.(Signé) GEORGES, R.et E.La.Reine douairière Alexandra a aussi envoyé un message de sympathie à la Ligne White Star, conçu ainsi: C’est avec douleur que j’apprends la nouvelle du terrible désastre arrivé nu Titanic et des nombreuses portes devin.Je sympathise grandement avec les familles affligées.Le de Clavigraphe Demain Le clavigraphe d’AUJOURD’HUI et de DEMAIN doit être construit de façon à pouvoir imprimer tous les rapports, documents spéciaux et les mille autres détails (le tout bureau bien administré.Pour cela U faut nécessairement un chariot d’au moins 14 pouces 1-2 de longueur.Mais il faut qu’il soit en même temps assez léger et assez facile à manier pour pouvoir servir à la correspondance et autres travaux de petit format.Il doit être as-si rapide et durable.Les clavigraphes dont il faut déplacer le chariot pour faire les lettres capitales n ’offrent pas eet avantage parce que leur long chariot est trop lourd et trop encombrant.La vitesse est diminuée, l’ouvrage retarde et la clavigra-phiste se fatigue.Le clavigraphe MONARCH, lui, donne entière satisfaction.Le MONARCH est la seule machine en vente ici dont on ne déplace pas le chariot pour obtenir les capitales.Ce chariot est solide, léger, fort, souple et même dans les plus gros modèles il est plus commode et plus facile à contrôler que les chariots plus courts de n’importe quelle autre marque • Le MONARCH a neuf grandeurs différentes de chariots, de 9 pes 6-10 à 32 pes 6-10.Mais le modèle qui convient à peu près le mieux pour tout, bureau d’affaires est le No 3 B, pourvu d’un chariot de 14 pouces 6-10.Il possède tous les perfectionnements les plus complet que l’on puisse trouver dans une machine à écrire, qu’il s’agisse d’une simple correspondance ou du tableau le plus compliqué.Il possède cette touche légère, souple, et nullement, fatigante qui a rendu le MONARCH célèbre dans le monde entier.Des centaines de banquiers, de manufacturiers, de compagnies d’assurances, de marchands de gros, d’hommes de loi, de courtiers, — les hommes d’affaires les plus importants enfin, ont complété leur installation avec, ce modèle parce qu’il pourvoit auxbesoins du présent et de l’avenir.Monarch THE MONARCH TYPEWRITER COMPANY LIMITED SUCCURSALES: ET HAMILTON.MONTREAL, OTTAWA, LONDON Condamné à la prison pour mépris de cour Grande Maison A VENDRE Située rue Saint-Hubert, près Sherbrooke, conviendrait »pé-cialement à un club.ARGENT A PRETER sur Ire hypothèque.S’adresser - hypothèque.S'adresser a à un Logement charles hurtubise, ** Main 2034.09 rue Saint-Jacques PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES FILLE DEMANDEE Fille demandée pour légers travaux de ménage.S’adresser à 202 Villeneuve ouest, près avenue du Parc.84-6 À LOUER A LOUER LABELLE, 1836 à 1839a.A louer, 5me maison Nord Beaubien, bains, réservoirs et fournaise â eau chaude, 3 lo- ris, 7 et 8 pièces, ménage fait S15 à 16.00.Propriétaire à 1838 T.abelle de 6 à 8 heures a.m.Information à 1834 Label le.A LOUER Ancien magasin de ferronnerie pendant 15 ans; 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Commission des Chemins de fer Pour ne s’être pas conformé à un ordre de la cour lui ordonnant d'amener devant le tribunal sa petite fille, Léon Sohier a été condamné à un Ottawa, 17.— La Commission des mois de prison.Cependant, si du- Chemins de fer a entendu hier la plain rant cet intervalle, la petite fille est te de la Dominion Millers Association amenée devant la rrfir, le grand’père au sujet du retard apporté au trans- La nouvelle au Hâvre LA CONSTEENATION EST TELLE QU’ON A RETARDE LE PREMIER VOYAGE DU NOUVEAU PAQUEBOT “LA FRANCE”.sera immédiatement remis en liberté, Comme le "Devoir” l’a déjà publié, il s'agit d’une bref d’Habeas Corpus pris par A.Lenain contre son beau-père pour se faire remettre sa fille qui vivait, depuis la mort de sa mère, chez ses grands parents.Mais quand la grand’mère eut connaissance des démarches du père, elle prit la fuite avec sa petite fille.Le grand’père vient d’être condamné pour mépris de cour, parce qu'il s Havre, rntnoe, 16.la?désas- |a eomparu, hier, devant le juge Lufon-tre du “Titanic” a assombri l’inaugu-jtaino en Cour de Comparution.La ration du transatlantique “La Fran cuise u été remise â eet après-midi, co” qui, comme le “Titanic” fait son premier voyage, cette semaine, et part d’ici le 20 pour New-York.La délégation française qui assistera aux fêtes de Champlain prendra passage à bord.L’ambassadeur Bacon et Madame Bacon et plusieurs personnes remarquables sont aussi sur la liste des passagers.Des convois spéciaux ont amené aujourd’hui au Havre un grand nombre d’invités.Un banquet fut donné sur “La France”.Le gouvernement américain a fait cadeau d’un drapeau étoilé pour le navire.Pour la nièce de leur fondatrice Vendredi, le dix-neuf du courant, à huit heures a.ni., les Sœurs de la Charité He la Providence, feront chanter, à leur Maison Mère, un service solennel pour le repos de Pâme de feu Madame François Leclaire, nièce de leur vénérée fondatrice, Mme Gomelin.Parents et amis sont respectueusement priés d'y assister, te à Toronto le 29 avril.Cours de Solfège Des soumissions seront reçues par le soussigné d’ici au 20 avril 1912, à midi, pour l’achat de l'édifice de la Banque de Saint-Jean, magnifique édifice •'on, William et ®n ^ def tai11" Pt en bfri(ïup- à onard Gihson Mlle Dorothy Oihson Mme Samuel Goldenburg Mlle Ella Goldenburg Sir et Lady Cosmo Duff Gordon Col.Archibald Gracie Mme Graham Mme Wm.Graham Mlle Margaret F.Graham Mme L.T).Greenfield M.William H.Greenfield Henry Ha muer M.et Hme Geo.A.Harder Henry S.Harper et domestiqua Mme Henry D.Harper Henry J.Hawdesford Mme Chas.M.Hays M lie Margaret Hays Mme Henry B.Harris Mlle Jean Hippach Mme J.C.Hogéboom M.et Mme Fred M.Hoyi J.Bruce Ismay Mme A.F.Leader Mme Ernest Lines Mlle Mary C.Lines Mlle G.F.Ixmgley Mlle Gnorgiette A.Madill Pierre Maréchal Mme I).W.Marvin Mme IV.E.Minnihnn Mlle Daisy Minnihan Mlle Madeline New all Mlle Marjorie Nowall Mlle Helen Newsom E.G.Ostby Mme Ostby Mlle Helm R.Ostby M.F.Ormond Major Arthur Feuehm Mme Thos.Potter, jr Mlle Ida B.Hippach Mme Geo.Rheims Mme Edward G.Roberts G.Itoimano Mlle Edith Rosenbaum Mme Martin Rothschild Comtesse de Rothes Adolphe Saalfield Abram Salomon Mme Paul Sobabert Frederick Seward R.Spencer Silverthorne Mme William D.Silvey Col.Alfonso Sinnonius William T.Sloper M.et Mm® John Snyder Mme W.A.Spencer et servant® Dr Max St/ohelin M.et Mm® C.E.H.Stengal Mm® P.Stephenson.Mm® Geo.H.Stone Mme Frederick J.Swift M.et Mme J.B.Thayer J.B.Thayer Mlle Ruth Taussig M.et Mme E./.Taylor Gilbert M.Tucker Mme F.H.Warren Mm® J.Stuart White Mlle Mary Wiek Mm® Gro.D.Widencr et servante Mlle Constance Willard Hugh Woolner Mlle Marie Young DEUXIEME CLASSE William Angle, Hanna Abelson, Ada 1).Balls, Mlle Lillian Bentham.Mlle Kate Biss.Edward Beane.Mlle Dagmar Bryhl.Mlle Karolina Bysrrom.Mme Charlotte Collyer.Mlle Marjorie Collyer.Mlle Alice Christy.Mile Julia Christy.Mme Ada M.Clarke.Mlle Cameron.Mme Stuart Collette.Albert F.Caldwell.Alden G.Caldwell.Mme L.Drew.Mlle Agnes Favia.John M.Davis.Florentina Duran.Ascuncion Duran.Mlle Mary Davis.Mme Ada Doling.Mila Lizzie Faunthropo.Mlle Ethel Garside.Mile Mary D.Hewlett.George Harris.Mme Jana Herman.Mile Kate Herman.Milo Alice Herman.Mile Annie Hcfld.Mme Esther Hart.Mile Eva Hart.Mile Nina Harper.Mme Anna Hamalainer et fils.Mme Elizabeth Hocking.Mile Nellie Hocking.Mm® Amy Jacobson.Mile Nora Kean".Mile Fannie Kelly7.Mile Louise Laroche.Mile Jessie W.Lcitch.Mme Lamore.Mine Alice Louch.Mile Bertha Lohinnn.Mme Elizabeth Mellingor et enfant Mme A.Mallet.Mtre André Mallet.Mme Elizabeth Nye, Mile Alice Phillips.Emilio Pallas.Julian Pttdro.Mme I/.Parish.Mme Emile Portaluppi.Mme Jane G.Quick.Mile W.0.Quick.Mile Phillis Quick.Mme Lucy Ridsdale.Mme Lillie Rebour.Mile Emily Rugg.M.et Mme Emile Richard et fils.Mile Maude Sineock.Mme Marion Smith.Mile Edina S.Trout.Mme Matilda Wales.Mile Suzan Webber.Mile Marjorie Wright.Mile Bessie Wait.Milo Bertha Watt.Mme West et deux enfants.Mme Addie Wells.Mlle J.Wells.Ralph Wells.Charles Williams.SURVIVANTS DONT LES NOMS NE SE TROUVENT PAS SUR LA LISTE DU “ TITANIC ” Karl Barrett.Edith Brown.T.IV.S.Brown.Mme G.M.Burns.W.M.E.Charles.R.M.Carmacion.MH® D.D.Casebero.Mlle G.Driscoll.A.Dreuchetistal.Mlle Ellen Formery.Mlle A.Flegheim.Mme Marcy Gerreai.• lames Googht.Mlle Norah Hcaly.Henry R.Homer.Mme Jennie Hansen.Massefanie Hosesons.Mlle Roberta Maimy.Mlle Annie McGowan.Mlle Letitia McDermott.Mme Melicard.Mlle A.Bassina.Mlle Bessette.Mme William Buoknell.Mme Victorine Chaudasen.Mlle Sarah Daniel.Mlle Deselte.Philip Emock.Mlle Francestelli.Mlle Augusta Horspoon.Mme Alex.Halverson.Mlle Haussig.Mlle Bertha Lavery.Gustave J.Lesueur.Mme Mark Fantini.Mme Florence Mare, Olivia Middle.Mlle Rossi Penagy.Mlle Nanetw Panhart.Mme W.II.Skellery.R.D.Sheddell.Mme Jessie Trout.Mlle Helen Wilson.Mme Washington New all.Mme H.Rosinbee- Mme M.Renago.Mlle Annie Renaît.E.J.StoWanson.Mlle Emma Segessere.Mme P.R.Smith.Mlle Hilda Stalyon.Mme l.ucia P- Smith.Mlle Emma Ward.Mlle Ella Thor.Mme Tucker et servante.-+- L’opinion d’Albert Ballin Hambourg, 16 — Albert Ballin, directeur gérant do la ligne Hamhurg-Ameriean, répondant aujourd'hui à la question posée par un journaliste s’il était possible aux compagnies maritimes de ee procurer des inventions pour protéger plus efficacement les gros transa/tlanitiques, dit : “l'es grandes oorrvpaignies transatlantiques doivent faire tout leur possible pour prendre des précautions afin d’assurer la plus grande sécurité possible et répondre aux exigences des compagnies d’assurances.Il est clair à tout hrfmme raisonnable que 1® grandeur, la vitesse ot les autres qualités du Titanic n’ont rien eu à faire avec son naufrage.Je suis même fermement convaincu que le navire était pourvu de tous les appareils de sauvetage modernes.La raison pour laquelle ils ont été insuffisants cette fois ne sera trouvée qu’après examen sérieux par des experts.Ainsi on pourra augmenter les mesures de .précaution.DES FEMMES PERDENT CONNAISSANCE ET TOUTE LA JOURNEE DES FOULES ENVAHISSENT LES BUREAUX.New-York, 16.— Des milliers de personnes ont visité les bureaux de la Ligne White Star, aujourd’hui et ce soir pour avoir les nouvelles récentes des passagers du “Titanic”.Des scènes pathétiques se sont déroulées -sur le Broadway et à Bowling, Green Park.Un grand nombre de personnes ro-stij; rent dans les environs de Bowling Green, attendant toujours une dépêche qui leur apprendrait que des êtres aimés sont au nombre des survivants.CONSTERNATION GENERALE Quand la nouvelle fut annoncée aux hommes et femmes assemblés dans les corridors étroits des bureaux de la International Mercantile Marine Company- que le “Virginian” et le “Parisian” de la ligne Allan n’avaient à bord aucun des passagers du “Titanic”, la consternation fut générale.Peu de ceux qui attendaient cependant, no voulurent retourner chez eux avant que la liste complète des survivants qui étaient à bord du “Carpathia” ne fût reçue.Le vice-président Franklin s’enferma dans son bureau, et peu de personnes purent lui parler.Avant midi, la foule était considérable et il fallut avoir recours à la police pour rétablir le trafic.Tous eurent la permission d’entrer dans les bureaux de la compagnie pour lire 1rs bulletins, mais la place était si encombrée que peu d’entre eux purent rester en dedans.MME GUGGENHEXN Mme Benjamin Guggenhoin, femme du millionnaire, était au nombre des premiers visiteurs dans l’avant-midi.Quand on l’informa qu’on n’avait pas de nouvelles de son mari, elle eut une crise d’hystérie.Ne peut on rien faire?plaida-t-elle.Ne pouvez-vous envoyer des navires pour rechercher les bateaux de sauvetage qui flottent peut-être encore?” On répondit à Mme Ouggenhein que tous les navires se trouvant dans les environs avaient été prévenus par télégraphie sans fil do prêter leur assistance.Après avoir eu l’assurance qu’on lui téléphonerait aux premières nouvelles, Mme Guggenhoin regagna son hfi-tel.A ce moment, une pauvre vieille femme venait demander des nouvelles de «on mari et de scs enfants qui étaient passagers d’entrepont.C’était une véritable procession d’automobiles et de taxis, les femmes de la Cinquième Avenue et celles de Bowery se cfltoyaicnt dans l’édifice où elles suivaient avec, anxiété les nouvelles affichées sur les bulletins.Et c’était partout des supplications ot des pleurs.Après avoir attendu au Bowling Green Park pendant plus de quinze heures, Mmo W.A.Wheelock, de cette ville, fut appelée quand la première liste des survivants fut reçue.On l’informa que sa nièce, Mme D.W.Marvin qui, avec «on mari, revenait, d’un voyage de noces, était sauvée, mais qu’on n’avait pas de nouvelle de M.Marvin.Plus tard, M.et Mmo Marvin vinrent demander des nouvelles do leur fils.TELEGRAMME DU PRESIDENT Des télégrammes demandant des informations furent reçus du président Taft et d’un grand nombre de fonctionnaires de Washington et d’ailleurs.Plusieurs câblogrammes sont venus de Londres et de Paris.Pendant une grande partie do la nuit, nombreux sont ceux qui se tinrent en communic-atiori téléphonique constante avec leur maison.Dans le haut de New-York, la foule était assemblée en face des placards où étaient affichées les nouvelles.Dans les hôtels, les listes des survivants étaient affichées, et de temps en temps d’autres noms arrivaient, et c’était tantôt la joie tantôt le désespoir.GEORGE D.WIDENEE Une profonde tristesse régnait, ce soir, parmi les amateurs de vieux livres à la vente de la troisième partie do la collection Hoe, quand on sut que les messages du “Carpathia” ne mentionnaient pas le nom de M.George D.Widener, de Philadelphie, parmi les survivants: M.Widener avait assisté aux deux premières ventes et revenait pour assister à la troisième.Des services funèbres pour ceux qui ont perdu la vie dans le naufrage du “Titanic” seront célébrés dimanche matin, à la cathédrale de Saint-Jean lo Divin.L’évêque Greer y adressera la parole.•-*- 14 chaloupes seulement C’EST TOUT OE QU’AVAIT LE “TITANIC”, DECLARE UN OFFICIER DE LA COMPAGNIE WHITE STAR.Belfast, 17.— Un officier de la ligne White Star corrigeant une dépêche du télégraphe disant que le “Titanic” possédait 20 chaloupes de glides dimensions, déclare que le “ Titanic *’ n’avait que 14 chaloupes d’une capacité de 85 passagers, deux côtres et quelques bateaux de sauvetage.Il a ajouté qu’il était impossible ds faire plus.Un expert en navigation, discutant la question du manque d’appareils de sauvetage sur le “Titanic”, a vertement blâmé la conduite du Board of Trade qui permet une pareille chose.Le professeur Byles, tout en blâmant le Board of Trade, déclare qu’il est impossible de faire plus sur des navires de i* d-unesaLoa A® “Titanic”.RICHES COMME PAUVRES SONT BOULEVERSES FAR LA TERRIFIANTE CATASTROPHE.Londres, 16.— Le roi, par une dépêche à la ligne White Star, et le premier ministre à la Chambre des Communes, out tous deux exprimé les sentiments du peuple britannique sur cette calamité qui impressionne vivement le publie, non seulement à cause de la nature du terrible désastre, mais aussi en raison des circonstances particulières.Les premières dépêches annonçant que tous les passagers étaient sauvés et dont l’origine fait réfléchir, puis l’c-vanouissement de toute espérance a contribué à attirer l’attention du public.A mesure que les heures s’écoulent, l’espoir que les autres navires ont recueilli des naufragés s’évanouit ot le cueilli des naufragés s'évanouit et le public anglais «e rend compte de toute l’étendue de la terrible catastrophe et des scènes d’horreur qui ont dû so dérouler entre les heures de l’accident et du naufrage.L’anxiété avec laquelle les survivants attendaient leurs sauveteurs n ’a pas dû être moins terrible.AU BUREAU DE LA WHITE STAR Des scènes pathétiques so sont déroulées toute la journée au bureau do la White Star, dans les hôtels et les autres endroits où les amis des passagers du malheureux navire s’assemblaient pour avoir de tristes nouvelles.Tous les autres sujets de conversation étaient bannis.Le parlement discutait le “Home Rule” mais cette question n’était d’aucun intérêt si on la compare avec l’épouvantable désastre.Par le nombre de femmes et d’enfants sauvés, on voit que les belles traditions maritimes ont été pratiquées, et que les hommes ont fait leur devoir.Sans vouloir jeter le blâmé sur la compagnie, on discute vivement les mesures à prendre pour éviter la répétition de semblables désastres et surtout la question du nombre des chaloupes de sauvetage à bord des gros ua-vires.-4.- Une législation préventive DES RESOLUTIONS ONT ETE ADOPTEES PAR LE CONGRES DE WASHINGTON HIER.Washington, 16.— La nouvelle du désastre du “Titanic” a provoqué u 110 sensation énorme dans la capitale et dans les bureaux du gouvernement on discute déjà les mesures à prendre pour éviter la répétition de semblables malheurs.Le Congrès a déjà préparé plusieurs projets do loi destinés à réglomen’.er l’institution à bord des navires des appareils modernes de sauvetage, et le Président Taft, qui a été particulièrement éprouvé par ia mort de son ami et aide-de-camp, le major Archibald W.Butt, a eu une longue entrevus avec les membres du cabinet fédéral en vue de la préparation d’une loi réglant le service et le contrôle de la télégraphie sans fil.Une enquête sera faite sur les causes du désastre et sur les mesures de protection qui devraient être pris?».Deux motions ont déjà été prés m* ms à la Chambre, par MM.Mott et Hardwick.La première demande une enquête par le Comité de la Marine Marchande et la seconde s’occupe des :è-glements qui gouvernent l’installarion d’appareils de sauvetage à bord des navires.La question du contrôle du service de télégraphie sans fil a été longuement discutée entre le président Taft, le secrétaire du département de la Guerre, et les secrétaires Meyer et Nagel, et i’avocat général Wickirs-kam.L’ex-avocat général Griggs et M.Sheffield, représentant la compagnie Marconi, ainsi que l’amiral Cone et ^’ingénieur en chef du département de la Marino out également pris part à la discussion.Une résolution de condoléances, proposée par le député républicain, M.Austin de Tennessee, a été soumise à la Chambre, et adoptée à l’unanimité Cette résolution se lit comme suit: Cette -Chambre a appris avec un regret très profond et une grande tristesse la nouvelle de l’horrible perte de vies survenue au cours du sinistre du “Titanic” et elle désire exprimer «a sincère sympathie pour les parents et amis de ceux qui ont péri dans cette épouvantable catastrophe.” -4- Le “ Minia ” n’avait pas de nouvelles IL IGNORAIT COMPLETEMENT QUE LE “TITANIC” A\~T SOMBRE.New-York, 16.— Le télégramme suivant a été reçu par télégraphie sans fil hier soir du vapeur “Minia” delà compagnie Western Union Cable doet le port d’attache est Halifax, V.E.“Arrivé ^mercredi matin.Puis j ar-tir le soir si le charbon est prêt.Brouillard très épais.S’il faut remorquer au donner de laide, puis le faire, suis muni de meilleurs cables -l’acier qi-e les navire* ordinaires, mais n 'ai pas de place pour les passagers.’ ’ Ce message semble indiquer qus 'flf “Minia” croyait que le “Titanic’* n’avait pas encore coulé. IE DEVOIR, Mercredi, 17 Avril 1912.LA VIE SPORTIVE Le Baseball aux Etats-Unis ! RESULTATS DES PARTIES D'HIER.LIGUE NATIONALE Dans la classe “B” MOYENNE INDIVIDUELLE JOUEURS OUI ONT PRIS AU TOURNOI.DES PART La moyenne individuelle des joueurs île quilles qui ont pris part aux parties de la classe "R” „ été publiée par le secrétaire de l’Association, M.R.F.Cookburn.En voici la liste : Aux courses de Jamestown j THRIFTY A GAGNE LA TROISIEME; COURSE ET HARVEY F., LA QUATRIEME.*4* *!* * * *****JMut* ! OUI ILS JOUENT I AUJOURD’HUI I 6 3 12 2 MONTREAL A NORFOLK NATIONAL P.C.T.Laroche .189.7 T.St Martin .177.1 P.Madgin .170.2 (iauihior .168.0 R.Brodeur .164.8 L.Brunet .164.2 J.Keiffcr.162.8 J.Cattarinich .162.6 i K.Meunier .146.8 J.N.Ledoux .144.6 Trahan .129.6 Dubé .loi SAINT-LOUIS G.Bauchaud .I7F4 F.* astonguay 1(37.^ B.Miron .165.6 R.Guerard .163.0 G.i harron.162.1 H.Beauchamp, jr .157.6 R.Chevalier R.I.atrciile.M.Vadion.Léger.M.A.A.A.CUBS Gough .Perry.Mansfield.Davidson.D.E.S.u.A.0.Jarvis.C.A.Meighcn.S.McCuaig.J.McIntyre .G.A Stenhouse.A.W.D.Kelly.Hitch.BEAVER ROUGES J.O’Hara.Kelly.Tweedie.Gibson.E.Bogert.Baker.Stuart .Candlcn.Kerr.Joslin.J.( .J.A.H.r.A.j.A.ii.Hay.U.R.Y.M.C.A.BLEUS J.Farmiehael.H.Carmfchadl.J.( hishulm.IV.Birstles.G.Clayton.J.Black.J.iCutbhert.EDEN R.Kennedy.L.Brown .J.Duffy.M.Buchanan.A.Reid.J.H.Isaacson.J.Mallet.H.Ilieks.W.G.Townsend.M.Nagle.W.Ornstein.B.Kemp.II.Frigon.L.Jones.Geo.Hoskins.N.G.Labadie.E.Brodeur.150.t | I 11 j 131.3 : 1603 I6S.J 167.3 162.1 ! 160.3: 150.11 I5M.2 151.1 151.6 151 125.6 187 159.91 158.1j 1.51.7 151.6 151.6 154.21 153.21 152 150.2 131.3 172.11 168.8 165.3 Dio .6 164.8 162.4 159.3 173.8 157.3 154.7 153.9 151.8 147.3 147 147 146 145.3 1 tt.S 143 136 134.3 130 120.3 129 Jamestown, 17 — Ijes vainqueurs d'hier n’ayant pas été, offerts à une eote très élevée, leurs preneurs n" fi- ; rent pas grosse fortune.Voici les résultats des épreuves : Première course, 1 furlongs : 1.Latent, 111, Martin, 9 à 5, 3 à 5.2.Pink Lady, 106, Ambrose, 5 à 2 4 à 5, 1 à 4.3.Swrce Times, 109, Skirvin, 13 à 1, 4 à 1.Temps — 18 t-5.PonKatasset, Dogwood, Grosvenor rfnt aussi eouru.Deuxième course, six furlongs : 1.Black River, 99, Martin, 2 à 1, 7 à 10, | à i.2.Vesper, 07, MeCahey, 4 à 1, 8 à 5, I à 5.3.Pons Asinorium, 102, Obcrt, 7 à 2, 6 à 5, 3 à 5.Temps — 1.15 2-5.Rapaeious, A la Marchmont, Sb^rift Gnien’nger, Miss Stannell, Captuin In-glish, Bait, Petits Chevaux ont aussi couru.Troisième course, 5 1-2 furlongs : 1.Thrifty, 902, Ambrose, 6 à 1, 4 à 5, I à' 2.2.Ladv Irma, 103, Sohutbmger, 1 à 2, 1 'à 4.3.Chilton Squaw, 107, Obert, 7 à 1.7 à 5, 1 à 2.Temps — LOS.Li-ttie Erne, Chilton Queen, Rue, Mason, Red Bob ont aussi eouru.Quatrième Course, 1 mille : 1.Harvev F., 107, MeCahey, 6 à 5, 2 à 5.2.Golconda.102, Ambrose, 15 à 1 3 à 1.Mollit S., 107, Schuttinger, 8 à 5, 2 à 5.Temps — 1.42.Tom Melton, Rose-burg II, McLeod F.ont aussi couru.Cinquième Course, six furlongs : 1.Magazine, 125, Estep, 7 à 5, 1 à, 2.2.Sherwood, 118, Schuttinger, 7 à 2, 3 à 5.3.Berkeley, 108, Forsyth, 2 à 1, 1 à 2.Temps — 1.14 2-5.Canal, King Avondale, Catpoke ont aussi rouru.Sixième Course, 1 1-16 mille L Woodcraft, 113, Forsyth, 4 à 1, 6 à 5.2.Hedge Rose, 106, Estep, 6 1 1, 8 à 5, 2 à 5.3.Lord Elani, 106, Obc-rt, 5 à 1, 6 à 1, 1 à 3.Temps - 1.18.Silver Knight, Elk-art, Joe Madden, ont aussi couru.LIGUE NATIONALE New-York à Boston Philadelphie a Brooklyn.LIGUE AMERICAINE Washington à New-York Boston à Philadelphie Detroit à Chicago St Louis à Cleveland.Le club Montréal reste invincible NOS HOMMES ONT TRIOMPHE DU CLUB RICHMOND PAR 8 POINTS A L — LUSH S’EST SERVI DE SEIZE JOUEURS.Sur la piste de Charlestown CALEDONIA •1.Rooney.D.Ferguson.S.Me Ewan.B.Howard.T.Roberts.J .( urrie.R.P.Niven.1.MoAulcy.H.McPheé.W.Johnston .R.R.Y.M.C.A.ROUGE! Lindsay.King.Raker.VV.Brown.l.aing.Simpson.McBrcarty.Smith.Kearney.Marshall.Marshall.Collins.Mann.M ason.Vincent.LA DEUXIEME COURSE D’HIER APRES-MIDI A ETE REMPORTEE PAR DONAU, JOUE A 7 POUR 1.H.C.W.G.I).H J.F.I).VV.P.J.G.P.T.E.L.J.R.P.C.J.F.STANDARD Orr.Scott.Einr.'e.McRobie.jVIcGillivray.C.Harte.Soly.Donovan.Hogge.COLONIAL J.Perkins.Poudrctte.Buchan.Heffernan.Brodeur.Besner.Tannenbaum.Bean.P.Poirier.Stevens.Aubin.Labadie.Dussault.L.Richcv.165 151.8 152.2 149.3 146.7 146.9 145.5 145.3 128.3 122 162.5 157.6 157 155.5 155.2 155.1 153.S 152.3 143.5 1 43.3 142.6 142.5 135.5 131 123.6 163,3 156.1 156.1 151.1 151.2 14s.7 147.2 143.6 136 163.8 161.4 155.4 154.4 154.0 147.8 145.7 145.2 141.7 1 40.5 130.6 126.2 119 115.6 Charleston, C.du S., 17.—Une grande assistance a vu les courses d’hier après-midi.Voici les résultats des trois premières courses : 1ère course, 5 1-2 furlongs : J.Dominica, 108, McTaggart, 2 à I, 7 à 15, 1 à 3.2.Jack Nunnelly, 111, Peak, 18 à 5, 9 à 5, 9 a 10.3.Star Blue, 99, Turner, 6 à 1,2 à L 4 à 5.Temps : 1.07 1-5.Masks and Faces, Howdy H awdv, Stare, Sping et Bodkin ont aussi couru.2ème course.6 furlongs : 1.Donau, 108, Fain, 7 à 1, 3 à 2.2.Carlton G., 108, Sehweibig, 11 à 5, 2 à 5.3.James Doekerv, 97, McCabe, 10 à l, 2 à I.Temps : 1.13 3-5.Saxon Baron et T.M.Green ont aussi couru.3è.me course, 1 mille : 1.New Star, 145, Reardon, 1 a 6.2.Joe Rose, 152, Pons.1 à 5.3.Frog, 145, Foss, 15 à 1, 3 à 1, 1 à 5.Temps : 1.46.Indian Maid et Single File, ont a issi eouru.Pour la réunion du printemps VINGT-SIX CHEVAUX DONT LA PU PART VIENNENT DE JUAREZ, SONT ARRIVES AU PARC DKLO-RIMIER.Richmond, 17 avril — Le club Montréal a remporté sa deuxième victoire contre le club Richmond, hier après-midi, par 8 points à 4.Les joueurs locaux ont frappé avec force et ont fait une belle résistance mais les hommes de Billy Lush se sont montrés supérieurs et ont triomphé.Le gérant des Royals s’est servi de seize joueurs durant cette joute.Avers lança durant les cinq premières reprises pour le club local et n’accorda que trois coups réussis, detnt deux à la cinquième inning, qui donnèrent fieux points aux visiteurs.Lush changea fréquemment ses hommes et il était difficile aux spectateurs de savoir la composition de l’équipe.Canuburn remplaça Ayers à la sixième reprise, mais on lui substitua .Stain à la reprise suivante, mais cela n’cmpêcha pas les visiteurs do compter trois autres points.Le club Montréal a fait une excellente impression sur le public local.RICHMOND AB.R.H.0.A.E.Cable, s.s.5 1 1 1 1 0 Griffin, 2b .4 I 3 0 2 0 Flournov, c.f.3 0 1 5 1 0 Mattis, ‘l.f.401100 Burke, r.f.4 (• 0 0 0 0 Raley, 1b.4 1 3 8 1 0 Graft, 3b.3 0 8 2 3 0 Thackers, c.2 0 0 5 0 0 Mace, c.2 0 1 1 0 (• Ayers, p.2 0 0 0 1 0 Camburn, p.0 0 0 0 0 0 Strain, p., .2 0 2 5 1 0 Baker.0 1 0 (¦ 0 0 3 4 12 23 10 0 MONTREAL AB.R.H.0.A.E.French.2b.3 0 1 2 1 0 Nattress.2b.2 0 1 0 0 0 Yeager, 3b.4 0 0 5 2 0 Russell, c.f.8 0 0 0 0 0 E.Lush.c.f.2 2 2 1 0 0 Oandil, 1b.4 1 25 1 0 Demmitt, l.f.411 00 Connolly, r.f.21 1 010 Irving r.f.1 1 1 0 0 0 Purtell, s.s.010010 Averett, p.2 0 1 0 0 0 Leclaire, p., .0 0 0 0 0 0 Roth, c.1 0 0 6 1 0 Bridges, c.2 1 0 3 1 0 Siiton, p.1 0 0 0 1 0 Hartman, s.s.3 0 3 2 1 0 32 8 13 27 10 0 Score par innings — Richmond.000006031 — 4 Montréal.Qû0002312x — 8 Sommaire : Coups bons pour deux buts, Griffin ; coups bons pour trois buts, Strain.Coups de sacrifice, Yeager, Graft, Bridges, Leclaire, Irving.Buts volés, f’ur-tcll, Flo'umny.Double jeux.Cable à Thackers; V eager (sans assistance).Buts sur quatre balles, de Avers, 2 ; de Sitton, 1.Laissés sur les buts, Richmond, 9 ; Montréal.6.Coups réussis, sur les balles de Avers, 3 ^ de Camburn, 5 ; de Strain, 5 ; de Sit-tnn, 3 ; de Averett, 6 ; de Leclaire, 3.Retirés au bâton, par Avers, 4 ; par Sitton, 5.Frappé par la balle, Purtell.Balles écartées.Bridges.Durée de la partie, 1.50.Arbitres, Lucia et Curtis.-4- À.A.Â.Saint-Louis New-York, 8 ; Boston, 2.Pittsburg, 8 ; Cincinnati, 2.S,-.tnt-Louis, 20 ; Chicago, 5.Philadelphie, 4 ; Brooklyn, 2.Boston.000002000— 2 New-York.010034000— 8 Tyler, Dickson et Kline et Rariden ; Marquard et Myers et V• Don.Bittsburg.021001310— 8 10 1 Cincinnati.000100010— 2 5 3 Ü’Toole et Gibson ; Smith et MacLean .St-Louis.]0210250x—20 Chicago.01000013— 5 Arrêté à cause de ta ;i i.rc-ur.Steele, Willis et Bliss, Mingo ; Pearce et Archer, Cotter.Philadelphie.01000030— 4 Brooklyn.02000000— 2 Batteries ; Brennan et Dooin ; zer et Phelps.Umpires ; Gigler et Fin neran.POSITION DES CLUBS G.P.16 10 Cole, 7 1 8 0 Knct- P.C 800 800 600 600 400 400 200 200 14 1 12 l Dan- 11 9 Cincinnati.4 1 St-I.ouis.4 1 Boston.3 2 Philadelphie.3 2 New-York.2 3 Brooklyn.2 3 Chicago.| 4 Pittsburg.1 4 LIGUE AMERICAINE Détroit, 10; Chicago, 1.Boston, 9 ; Philadelphie, 2.Washington, 10 ; New-York, 3.Cleveland, 9 ; Saint-Louis, 8.Boston!.430020000— 9 Philadelphie.100100000— 2 Mood et Nunamakor ; Krause, forth et Lapp.Egan.Washington .203120020—10 New-Y'ork.002010000— 3 Groom et Henry ; Ford, M’arhop, McConnell et Milliams, Street.Chicago.00000001— 1 4 Détroit.000130123—10 16 Peters, Delhi et Block ; Millctt Stanagc.Cleveland.300100320— 9 12 St.Louis.401102000— 8 13 Baskette, James, Blending et O’Neill; Frill, Brown et Stephens.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Boston.4 1 800 Philadelphie.3 1 750 Cleveland.4 2 667 Chicago.3 3 500" Détroit.3 3 500 St-Lou'is.2 4 333 Washington.2 2 500 New-York.0 5 000 C’est dimanche l’ouverture CETTE ASSOCIATION DONNERA, JEUDI SOIR.SON CINQUIEME EUCHRE-CONCERT MENSUEL.ELK E.McCaffcrty.J.Rubtie.J.Moriarty.F.Kerr.S.George.G.Hudson.11.H.Aver.G.M y ness.P.Ouimet.REAVER BLEU D.Allan.W.Peareey.C.Mahoney.Gord.Finlayson .W.Clarabut.R.Boyer.C.Crocker.E.Baker.G.W.Finlayson.A.Sharpe.D.McOallum.164.0 162.5 157.2 151.4 147.7 144.8 144 136.9 129 153.2 151.1 149.8 148.8 148.5 146.7 146.5 144.4 140.8 136.5 125.2 SPECIAL POUR EMPRESS En vue du départ du SS.Empress of Ireland de St.John, N.-R., vendredi le 19 avril, un train spécial pour le vapeur, composé de chars à bagages, wagons de première niasse et wagons-restaurant, wagons-lits, partira de la gare de la rue Windsor A Montréal, à 8 h.15 p.m., .jeudi, le 18 avril et se rendra à l’embarcadère, St-John,Ouest, N.-B.(réc.) Les chevaux inscrits au prochain meeting du Montreal Driving Club sont arrivés en Cette ville.Seize viennent de Juarez et des applications arrivent de Charlestown.Jamestown, Pimlico, Laurel et de plu sieurs autres endroits.Tout fait prévoir que la réunion du printemps réunira les meilleurs ehtvaux encore vus à Montréal.M.A.Scott ïves, secrétaire honoraire du Montréal Driving Club a reçu une dépêche de Charlestown lui annonçant que deux chars fie chevaux sont en route pour Montréal.1 tes lettres reçues de MM.Milbourin, Burton et Kirkpatrick, rie Kentucky et rie Klori-rie, indiquent qua leurs coursiers seront ici bientôt.Des vingt-six rhe\-aux netuellemont dans les écuries du Pare Delorimier, seize.nous Sont arrivés do Juarez, dont la saison rie course est terminée à cause de la révolution en cet endroit.L’éeuric rie M.Striker comprend : Lady Mnxin, FVna/ng, Boana, Nila, Little Marchmont.Casanova, Philope-na et Chess.M.Fitzgerald mettra sur la piste : Marier, W.T, Buckner, Fundamental.Miss Gene, Mitchell Rice.Golden Ruby, Cap.Nelson; M.J.T.Strito a envoyé ; Vono Von, Aid Gibraltar.Icvclr, Queen rff the Turf ; M.C.Reynolds aura Dr Young, Mirdli, Evclynn Doris, et M.John Oatvnon fera courir Team ay et Bright Start.do de St- L'accusation est très grave îx> procès do Rose Leu»eux qui devra répondre à une grave accusation au •ujet d’une jeune filin que la police dns nmeurs trouva dans sa maison au cours d’une descente, a été remit A jeudi prochain.f.'Association Athlétique d'Amateurs St-Louis donnera son cinquième eu-chre-conccrt mensuel, jeudi soir, 18 avril, à la salle de l’ancien hôtel ville, quartier Laurier, situé coin I avenue Laurier et du boulevard Laurent.De magnifiques prix seront distribués aux vainqueurs et lo prix dp présence consistera en un cinq piastres en or.Les billets sont en vente aux salles rie l’A.A.A.Saint-Louis, 1744 Boulevard St-Laurent, ainsi qu’à l’entrée de la salle, jeudi soir.DANS LA LIGUE DE BASEBALL DE LA CITE AU TERRAIN DES SHAMROCKS.Les amateurs de baseball attendent avec impatience la journée de dimanche alors que sera inaugurée la saison, locale, au terrain des Shamrocks.Deux grandes parties sont au programme de la ligne de la Cité, la première entre Vil Montreal et Mascotte et la seconde entre Chénier et Athlé-tkuc.Le premier engagement sera un duel de lanceurs entre Heuser et Harry Tuok.Les lanceurs dans la seconde partie seront Paquette pour Chénier et Cne-vier ou Tuero pour Athlétique.On a fuit poser un nouveau grillage en arrière de la position du receveur, afin de prr!léger ies spectateurs contre les "foul balls”.Cette section sera réservée, à 35 centins et les dames seront admises gratuitement Ccfliime toujours.On s’attend à une assistance considérable, dimanche après-midi au parc Shamrock.LE “ BIG FOUR ” L’ASSEMBLEE ANNUELLE AURA LIEU SAMEDI A TORONTO.Toronto, 17 — La première assemblée annuelle du Rig Four aura lieu samedi prochain en cette ville.Le président Percy Quinn, a convoqué les délégués pour 10 lire rtn « m à l’hôtel "Prince hrs 30 a.m Gorrrg-e”.Une nouvelle ligue dans Maisonneuve ELLE PORTERA LE NOM DE “ LIGUE DE BASEBALL MONTREAL-EST.” -f Réunion annuelle du club Star La quinzième réunion annuelle du club rie baseball Star, champion indépendant d’ Montréal et de la Ihovincr de Quebec, aura lieu jeudi soir, 18 avril, à 8 hrs 15 a'* café Kastel.Lè rapport rie la dernière saison et l’éUetion des officiers seront à l’ordre du jour.Tous les inemjbres et.les amis du club sont invités.M.Raymond La Haye, est venu nous rendre visite, ce matin et nous avons été heureux d’apprendre qu’il est a organiser une nouvelle bgie Je baseball qui portera le nom de “ Ligue de Baseball Montreal-Est Les clubs qui feront partie de eettn ligue sont les suivants ; Canada, de Maisonneuve ; Saint-Clément, de Viau-viilc ; Locomotive, rie la Longue-Pointe.et Parc Terminal, du Parc Terminal.Les directeurs rie Cette nouvelle ligue qui promet d’être i’org i il de la ville fie Maisonneuve, désireraient faire jouer les parties au Parc Viau.et comme ee terrain est la propriété de ta ville, >ds ont l’intention do s’adresser au Conseil afin d’obtenir la permission de jouer à ect endroit.Il est ù espérer que les échevins et le maire de Maisonneuve, M.Michaud, qui est un fervent du sport, se r, v, riront de bonne gr-Vce à leur demande.-f- Au tournoi du Club Canadien CLARKE ET GARDNER SONT EN TETE DES EQUIPES DE J (Kl \ JOUEURS.Les “ Beachers ” Toronto, 17 — Un export ordinairement au courant des ohcrt'os de cros-se.dans la capitale do l’Ontario,expriruo l’avis que le Hub Toronto va constituer son équipe avec facilité, parmi les joueurs suivants: Gibbons, buts ; Harsbaw, point ; Rradden ou Davidson, couvre-point ; Powers, Pickering, Marshall, défense ; West ou Dandeno, contre ; Spring, L.Turnbull, W.Fitzgerald, attaque : G.Kails, extérieur ; Art.Warwick, intérieur ; McGInshan, de Ste-Cathcrlne ; Warren de Woodbridge ; Spellcn, de Maitland*, joueur» de réserve.BOURSE DE MONTREAL MM, L.O.Beaubien B de.courtier».104 rue 0.-Prançott-Xavler noue f omissent le rapport suivant A 12.50 hrs.p.m.*TOCK» Vend Ach.STOCK» Vend .Ach Am.Af’to* ¦ pfd.Sell Téf-Co HSi Us “ pfd.M.& S.-P.i«» B.C.P a.C.76 75 u pfd.B.C.I'k.P A V.L.H.&P.StM) *’ B.99} Mt.CotCo.B.Lake.A*.Mt.Cot.Ud 47 “ pfd.^ pfd 107 P.Co.V.S.MLL.& M.175 pfd.Mt.St.Ry.Mt.St’l.Wk 250 Can.Car.71 T0* m ¦¦ pM.103* “ pfd.Can.Cem.?.q 28» 9*.Mt.T’gh.C.“ pfd.SI* >•1 pissing.Can Cot.L.20 701 Nor .Ohio.pfd.Ca.Convet 73 724 41 39 N.S S.&CL.MJ Can.C.Kub 80 - pfd." pf.i ObU.M.Co.:2a) Can.G.HJ.pfd.ny Can.Pacif.2)1) 25i* Ott.L.A P.l’tn.Mfff.C \u2 Can.Loco.35 75 “ pfd.90 89 Pen's Ltd.56» Crown Resj-i.15 3.i3 fc- ptd.m Dét.El Ry.I Dia.F.G a.Dom C.C o.j pot Iiotn.C.pd.j Doni.I.pfd Dom.S.Cor.Dom Park.Dom.T C .pfd.D.S S.& A.“ pfd.Dul.Sup.K.C.P.&P.C G.M.C.Co “ pfd.H.Klec.Ry.Har.Elec.pfd.Jll.Trac.pd In.C.Com.i “ pfd.Int.c.h C.Kamioisti.Laur.Com.L.otWdX.- PM.Mack Cm.‘ ‘ PfdJ 64 i ; tu «>5 61 105 m rt0| 70 102 !00* 155} 178 145 122 70* 101 Porto Rico j 78J Québec Ry !.R.& O.N.C.i 122* Rio J an.L.I 118} R.C.Co.Cml.pot’.'Sao Paulo, j 197 Saw.M.Cm i “ pfà- Sm.Bag Co L.” ,p.of- Ibhawimg,.jSherwiu W “ pfd.St.Co of C.“ pfd.Toledo Ry.j T or.Ry .iTooke Br o “ pfd.ITri.City pf Twin City.!77i 139J 86è W.India.l\Vinn.Ry.'Wind Ht'l.38 ’iÔ5 1381 811 M2 * àiï *48 ’ 105 150 H7 94 izéi 118 151* 52J 504 132 « 88 !Ô5j 784 *11 122 116* 190 3d .i.94 1024 1388 “m *881 132 1034 Une belle affaire Il est aujourd’hui reconnu que la ville s’étend vers le nord; c’est donc de ce côté que les; terrains sont destinés à prendre le plus de valeur dici à quelques années.Chacun prévoit que bientôt les rues traverseront Hie de Montréal, du St-Laurent à la Rivières-des-Prai-ries.C’est vers les terrains situés dans cette partie de la ville que s’est plus particulièrement portée l’attention des spéculateurs.C’est pourquoi il n’en reste plus à vendre dans le voisinage immédiat de la ville.Pour trouver des terres sur le marché il faut se rendre de plus en plus loin.Or, en ce moment il se présente une affaire qui tient en réserves de très gros bénéfices dans un prochain avenir, pour qui disposera des fonds qui lui permettront de la saisir.Il y a justement dans cette partie du nord de l’île de Montréal, la plus recherchée de tous ceux qui cherchent des propriétés, une terre qui se trouve être immédiatement à vendre.Elle est à quelques minutes, en tramway, du centre de la ville.Sans avoir eu besoin de recourir à une publicité quelconque on a déjà vendu de cette terre 3,500 lots et il en reste encore à vendre, toute une vaste section qui ne comporte pas moins de 750 ou 800 lots.En raison d’un règlement à présenter d’ici à la fin du mois, les propriétaires actuels doivent en disposer le plus rapidement possible et la vente doit se faire en un bloc.Il est à remarquer que dans le voisinage immédiat de cette terre, il ne se trouve plus rien do disponible.La terre à un mille plus loin, se vend de cinq à six mille piastres l’arpent.La terre dont on désire disposer immédiatement est toute subdivisée en lots.La preuve sera fournie sur plans, que 3.500 lots en ont déjà été vendus et que nulle publicité n’a été faite.11 y a là on vérité une belle affaire à faire pour celui qui disposera de la somme nécessaire et qui saura saisir l’occasion exceptionnelle qui se présente.Choisir l’occasion, opérer à coup sûr.savoir discerner une belle affaire d’une mauvaise, ce sont là les plus puissants leviers de ceux qui ont réalisé de grandes fortunes.A ceux que cette affaire intéresserait, il serait possible d’obtenir des renseignements supplémentaires en écrivant à Casier 69, le Devoir.réc.Pierce -Arrow prERCE-ARBOW 48 H.P.6 CyL, 1912.Ceux qui aiment les voitures automobiles de haute qualité feraient bien de visiter nos salles d’exhibition et de voir notre splendide série de voitures Pierce-Arrow.Ces modèles sont trop bien connus pour que la descrip-tion en soit nécessaire.Ellee sont les premières au monde sous le rapport do l’élégance, du fini et de la durée.N FAITES VENIR UN CATALOGUE The MOTOR IMPORT Go.OF CANADA, LIMITED EDIFICE DU FORUM ANTI - DUST Poudre à Balayer Désinfectante La poussière qui s’élève quand vous balayez est dangereuse pour x^ous et nuisible à vos meubles.Servez-vous d’ANTI-DUST pour nettoyer Pair et vos planchers En canistres de 15.n de Physiothera: HOMMES D’AFFAIRES.—Du cerveau ! C’est du cerveau qu’il vous faut.Le cerveau, c’est l’organe autour duquel vous dorez monter la garde; que vous devez entourer de tous vos soins.Car c’est avec le cerveau qu’on arrive; comme c’est avec l’estomac qu’on digère, avec le coeur et le poumon 3u’on gagna - .la course.Mais tout ae tient ans l’homme.Vous savez la fâble des membres et de l’estomac.Toutes les fonctions sont solidaires.Voulez-vous réussir, cultivez votre santé.Faites-vous “Un esprit sain dans un corps sain”.Tél.Est 1060 on 5969 550k ST-DENIS AGENTS FHYSI-QUES EMPLOYES.Rayons X.Ozone Lumière.Chaleur, Hydrothérapie.Electricité médicale.Culture physique.Orthopédie, Massage.SPECIALITES.Neurasthénie.Obésité.Maladies Nerveuses.Maladies de la peau.Tuberculose.Cancers.Taches de vin.Poilg follets.Pour Tlrish-Canadian Cazeaux aura un digne adversaire EMILE MAUPAS RENCONTRERA LF.BEARNAIS AU PARC S0HMER CE.SOIR.- PARADIS CONTRE TREMBLAY.Charlie George, qui joua l’an dernier pour le club Shamrock, a été engagé, hier, par Geo.Kennedy.Le gérant de l'Ixish-Canadien n’a pas encore perdu l'espoir d’engager Fred Scott, du club Montréal.Il espère réussir à obtenir sa signature d’ici à quelques jours.Voici les résultats d’hier soir dans le tournoi de quilles du Club Athlétique Canadien : Equipes de 5 joueurs : National .849 896 998— 2743 Equipes de 2 joueurs ; Clarke et Gardner.1133 Quiam et Nelson.1115 Batch et Holdring .D»>7 Dolletier et Lob,die.108 Bryson et Hartoom.1012 Orr et Copenian .949 Partiessimplcs : N.Label! .255 R.Pelletier.254 P.Boulinne .210 R.Darling.203 U.C.Batoh.202 Les amateurs de lutte verront, re soir, au Pare Sohmer, un spectacle j comme rarement on en voit, lorsque Raymond Cazeaux rencontrera Emile Maupas.le lutteur français que les amateurs aiment toujours à voir à l’œuvre.Cette rencontre est sans contredit la plus importante de la saison, car l’adversaire de Cazeaux est certainement le plus scieattfique que nous ayons jamais vu à .’.ancre.A part cette lutte qui sera au gréco-romain, deux c’j.ris «vois à finir, nous aurons aussi l'avantage ne voir John Paradis, de Manchester, .* protégé d’Emile Maupas.aux prise» axec Eugène Tremblay, nu genre Xhre et deux dans trois à 'inir.Condoléances A l’assemblée tenue vendredi soir le ; 12 courant, les membres de T "Asso-| (dation rie La Casquette", ont appris | avec regret la mort de la mère de M.j ! C.A.Gobeil, membre de l'Association.; j “Il est proposé par Oscar Deoelles, ‘ seconde par L.Lapointe, et résolu I unanimement, qu’une lettre de condoléances soit transmise à M.0.A.Gr>-beil.exprimant ies plus sincères sympathies rie la part des membres de l'Association de La Casquette’’, dans Ir malheur oui frappe ee membre, et quo copie soit transmise K la famille auisi qu’aux journeaux.I* Secrétaire.Propos Sportifs Charlie Querrie a dix-uouf jeuerr» d’engagés jusqu’è.dnt-* Gvaydon • et Murton sont les seuls qiri n’out pas encore apposé leur signature.“ Mon oncle ” n’a pas encore signé avec le National pour la saison 1912, n’en déplaise à “ La Patrie ’.On disait, hier soir, que Richard Duckett avait signé, pour le National.Les jouçurs suivants joueront pour Tlrish-Canadien : Brennan, Aspell, Havard.Henry Scott, Dot Phelan, Donald Cameron, Shea.Lavelle et Bobby Pringle et Charlie George.J* club Trish-Canadian jouera ses parties au terrain de Maisonneuve.Une nouvelle ligue de crosse a été organisée dimanche dernier.La nouvelle organisation comprend les clubs National.Caughnaxvaga.Canadien do St-Henri et Points.Les joutes auront lieu le dimanche après-midi au terrain du National.Charlie Hanford s’est fatigué de tirer de l'arrière, et a adressé son contrat rigné au président Lichtenhein, hier.Burke et.Hardy sont actuellement les deux seuls joueurs des Royals qui se fassent tirer l’oreille, mais le président des Montréal s’attend A ce qu’ils rentrent sous peu au bercail.Ia président du club de baseball Montréal part aujourd’hui pour New-York, où il rencontrera Clark Griffith.Celui-ci désire avoir les services do Oandil.Celui-ci sera probablement vendu si GAffiths peut offrir deux bons lanceurs aux Montréal en plus de la somme qu’il devra verser pour Gandil.Banque de Montréal AVIS est par les présentes donr qu’un DIVIDENDE DE DEUX ET DI MJE POUR CENT sur le CapHal-Ai tions payé, de cette Institution a ét déclaré pour les trois mois se terni• nant le 30 avril 1912, ainsi qu’un b< nus d un pour cent, lesquels seror PAYABLES aux bureaux de la BaDqm en cette ville, et à ses succursales, 1 et après 1e SAMEDI PREMIER JOUI DE JUIN prochain, aux actionnam inscrits au 30 avril 1912.Par ordre du Bureau, .H.V.MEREDITH.Gérant.Général.Montréal, 16 avril 1912.“ L’Espion Prussien ” L’Association Dramatique, du Cm oie Paroissial rie Sainte-Brigide inter prêtera, ce soir, pour la première fois à Montréal, le beau drame qu’es U'‘Espion Prussien”, à la salle de l’é cole Sainte-Brigide, coin des rues Mai sonneuve et SainteRose.Cette soirée, qui tst sons le patron* ge rie M.le curé J.M.Deniers, prome ri ’obtenir un très beau succès.Il y aura chant, et déclamation pa ries amateurs de tout premier ordre une mise en scène parfaitement régléi et de superbes décors.Ee program mi musical sera exécuté par l’orchestre dt Cercle Paroissial Sainte-Brigide qui esi composé de très bons musiciens.Aux amateurs de prendre note et d< se rendre en foule ce soir à la salle dt collège Sainte-Brigide.-tf- Le beau temps Comme un Prince, le beau temp: s’est fait annoncer par des cours dt .tonnerre.N’oublions pas que s< «jlus belle Dame d’honneur, est It chaleur.Dame chaleur, est la dispeu satriee îles bienfaits de son Prince Kl|e exile les fourrures et les lourd vêtements pour les remplacer par le; gracieuses et légères toilettes d’été.Attention, donc, à vous, jeunes gem et jeune* filles, car “toilettes d’été’ veut dire grâce et élégance, qui, tou tes deux sont solidaires des oliaussnre; de THOS.DUSSAULT, bottier à li mode, 281 Sainte-Catherine Est. LE DEVOIR, Mercredi.17 Avril 1912.a , LETTRE D’ALGERIE Le “Ttonic ”ét3it Ain-Tédeles.Un village d’Algérie.Les produits du sol.La vie catholique.Les émigrants espagnols.Une race nouvelle.i ( Suite et fin ) H n’est que juste d'avertir le lecteur que ce n'est pas l’élite des hidalgos, qui émigre.Ces émigrants n’en gardent pas moins leur fierté native.C’est une idée courante, parmi eux,pa ra?t-il, qui, si les Français possèdent et | gouvernent l’Afrique du Nord, qui de; droit appartient à l’Espagne, c ’est par- | ce qu'ils en ont reçu l'autorisation de; la reine Christine.Pour ces pauvres gens évidemment la guerre hispano-américaine, où a été mise, en un s» vif relief la profonde décadence de leur nation, est inexistante.Ils ren contrent d'ailleurs assez de traces de la domination espagnole sur la côte africaine pour se faire illusion.Ils n ’ont qu a lever les yeux vers la montagne, qui domine Oran à l’ouest.Perché" là-haut est un vieux fort, qui fut bâti par Ximenès, et qui porte encore le nom du célèbre cardinal.Seulement il n’est conservé là que comme monument historique: les vrqis forts défensifs sont ailleurs et ce ne sont pas les sujets d’Alphonse XIII qui les ont construits.(Je ne sont pas eux non plus qui ont sillonné l’Algérie de routes et de voies ferrées, qui ont creusé de grands ports maritimes et y ont déterminé un mouvement d’affaires, auquel les armateurs de Marseille ue peuvent plus suffire.La présence des Espagnols et autres étrangers a au moins l’avantage de préserver l’Algérie du fléau de la * dépopuu.ion.Jugez-en.Dans une des principales paroisses d’Oran la statistique religieuse, pour 1911, constate 857 baptêmes contre 431 sépultures.Dans les autres paroisses de la" province, c’est à l’avenant; et il ne s'agit que de la population catholique, à laquelle, sous ce rapport, les Juifs et les musulmans ne sont nullement inférieurs.On se doute bien que ce n’est ^as l’élément français, le principal responsable dans ce superbe excédent de naissances.Il est vrai, les enfants nés d’étrangers sur le sol algérien, sont par le fait meme Français; du moins les jeunes gens, arrivés à l’âge de 21 ans, doivent opter entre l’Espagne et la France, et leurs intérêts leur commandent, la plupart du temps, de choisir la France.I.e gouvernement français ne tolérant point d’écoles espagnoles, dès ’a seconde génération, les enfants ne parlent guère d’autre langue que 'e fronçais.Toutefois la voix du sang ne cite pas en eux en faveur de la France.Ils t auront peut-être quelque honte de se I dire espagnols, parce que ce serait se ranger, aux yeux do leurs concitoyens, dans une classe inférieure ; mais ils ne se diront pas davantage français ; ils seront Algériens ou Africains, ce que sont d’ailleurs les fils de colons français nés id, et ce qui représente un type assez différent du français de la métropole.Avant un siècle, il y aura une race algérienne issue du mélange des différents éléments que l’Europe aura versés sur la côte Africaine : et cette race sera volontiers autonomiste.Malheureusement, à cause de la masse des Arabes, auxquels il faut absolument la crainte d.une Puissance grande et forte, l’Algérie, qui a déjà un embryon de parlement dans ses délégations financières ( se réunissant à Alger) et quiréclame à grands cris une autonomie économique plus large, pour •ra difficilement obtenir tfne autonomie complète.Ce que je viens de dire des Espagnols peut se dire également, à peu d’exceptions près, des Italiens et des Maltais qui sont surtout nombreux dans les départements d’Alger, de Constantfne, et dans la Tunisie.Pour le moment la fusion est loin d’être faite entre ces diverses races ; il y a même peu de sympathie entre elles, ce qui se traduit dans le peuple par l’échange d’épithètes malsonnantcs.Je.mets à part les Juifs, qui inspirent une antipathie à peu près unanime aux Arabes et aux Européens, mais qui n’en continuent pas moins à pros-^pérer et, à regarder l’Algérie comme une sorte de seconde Terre Proitfse à leur race.Naturellement, on est bien obligé de reeonnaitre la supériorité du français; car il est le maître ; il a en son pouvoir l’administration, l’armée, et toutes les grandes entreprises commerciales et industrielles.Telle fille espagnole ou italienne sera très fière de s’unir à un français.Les Arabes eux-mêmes ne dédaignent pas les décorations que ces chiens 3e chrétiens veulent bien piquer sur leurs poitrines ; ils ne manquent pas dp relever leur burnous juste du côté où brille la rosette ou la croix de la légion d’honneur.Ils ont du reste le culte de la force.Ils peuvent bien traiter de créations du diable les chemins de fer, les bateaux à vapeur, les tramways électriques, ces créations ne leur en inspirent pas mas naréa.H.BEAUREGARD, Entrepreneur général en conBtrnction Tel.Bell Msin 735.70 St*Jacques.MONTREAL A FEUILLETON DU "DEVOIR " Le “ Miroir Sombre ” par U ABBE MOREVX 33 ’( Suite V —QupIIp rst.la position de la planète aujourd’hui ?Il fit quelques calculs, manœuvra les manettes en homme habitué de longue date à tous ces instruments.—All right ! fit-il en se levant, nous voilà prêts, à condition toutefois que nous ayons des pellicules.Vite au laboratoire.Je l’arrêtai d’un geste brusque : —Un mot, lui dis-je, mon cher ami ; ce que je vais vous demander est très ^délicat.Il est bien entendu que c’est vous qui faites la besogne, que sans vous je ne serais arrivé à rien, accor-dez-moi néanmoins une faveur.Je désire publier moi-même les résultats et annoncer au monde stupéfait la grande nouvelle.Glass sourit.—Ah '.ces reporters, tous les mêmes.Quelle mentalité ! Eh bien ! soit ; faites comme il vous plaira.Moi, je travaille pour la sricnce.et je vous laisse volontiers le soin d’avertir le public par tel moyen que vous jugerez bon.Les savants ne sont jamais pressés et les académies attendront.D’ailleurs faut-il Ivous l'avouer, je ne suis pas homme à vendre le secret de M.Algol : nous lui laisserons le plaisir d'expliquer ses procédé.s.Tout était pour le mieux et, fort de ces paroles, j’ouvris le laboratoire.—Voici, dis-je à Glass, des notes qui vous seront utiles, ne les dérangez pas.J'ai tout copié.—Eh bien! si, avec ces documents je n'arrive à rien, j'aime mieux perdre mon nom.—Vous vous avancez beaucoup; reste la question du coffre-fort.—Voilà! Diable, ajouta-t il, i! m’a l'air solide.Le coffre fort ressemblait à toutes les caisses de ce genre.Quatre boutons portant les lettres de l'alphabet.Il suffisait de trouver la combinaison pour ouvrir la porte, car la serrure était absente.—Parbleu! dit Glass, à quoi peut avoir pensé Algol en cherchant un mot?Voulez-vous parier que je l’ouvre du premier coup! Essayons ‘ Mars’.Le mot a quatre lettres, ça doit être cela.L’essai ne donna rien.—Prenons le mot retourné S R A M.Le dernier bouton était peine sur a lettre M.que la porte s’ouvrit.—Parfait, parfait.Apportez la lampe.Julius.Je me précipitai pour éclairer tes casiers.Le coffre-fort était vide.Rien ne saurait peindre notre stupéfaction.Le soupçonneux Algol avait tout emporté avant île quitter l’île.—C’est incroyable, répétait Glass.Il n'a pu cependant s’embarrasser de toutes les pellicules! Qu’il ait mis sous clef les plaques exposées et développées, soit; mais qu’il ait déménagé tous ses rouleaux de celluloïd, c’est impossible.Nous avons le temps, faisons l'inventaire.Je ne sortirai pas'd’ici avant d'avoir trouvé les pellicules sensibili- sées.Le laboratoire d’Algol était un monde.Deux heures durant, nous avons fouillé tous les placards, exploré toutes tes caisses sans résultat.Ivous étions déconcertés.Impossible de renouveler les expériences.Nous allions remonter, lorsqu’il me vint à l'idée de chercher ailleurs.—Reste le laboratoire où je développe les sismogramnips.Si les pellicules étaient là?m ’écriai-je.Elles y étaient, en effet, bien enveloppées dans un épais rouleau, do papier noir, placé lui-même dans une simple boîte en ferblanc.A la lueur de la lumière rouge, Glass tailla une large bande qu’il plaça dans un châssis et nous revînmes aux instruments.C’était merveille de voir Classe j,o promener au milieu des appareils, les disposant aveo méthode et précision.—M'expliquerez-vous, lui-dis je, ce que vous allez faire?Photographier des rayons qui traversent des plaques métalliques, qui sont réflétées par des surfaces non réfléchissantes, c’est pour moi un véritable mystère.—Et c’est cela qui vous met en peine, mon pauvre Julius?Où donc avez-vous appris la physique?Ignorez vous que tous les jours nous prenons des photographies à travers les corps opaques?Et les rayons X, qu'en faites-vous?Je commençais à comprendre.—Entendons-nous bien, continua Glass.Il ne s’agit pas ici de rayon# X, mais le procédé est analogue.De grâce, - i me faites pas perdra un temps précieux.Plus tard je vous expliquerai.Surveillez le chronomètre.Top.je eommence.Nous allons poser quatre minutes et nous développerons.Attendez.J’oubliais.Il se dirigea vers lo tableau de distribution électrique, tourna plusieurs manettes.Cette fois attention! nous posons.Il était alors 10 heures 40 du soir du 3 août 1909.J’ai tenu à noter ce moment avec une scrupuleuse exactitude puisque cette heure marque le commencement de nos étapes vers la conquête d’un nouveau monde, mille I fois plus difficile à explorer que les | terres reconnues par Colomb.Lorsque la pose fut terminée: —Quelle région de Mars avez-vous photographiée?demandai je.—J’ai pris une photo d'ensemble pour commencer.La longitude du méridien central égale 90o environ.Nous allons donc voir se dessiner la Baie de l’Aurore et le Lac du Soleil fi.mt-être apercevrons nous le Gange, déjà bien marqué.Et maintenant au développement.A mesure que le bain révélateur, composé par Algol, rendait apparents les détails, nos regards scrutaient anxieusement la pellicule.—Je n 'y comprends absolument rien dit Glass.Enfin nous terrons au fixage.Voilà qui est étrange, reprit l’astronome lorsque tout fut terminé.Ce dia- que ne ressemble en rien à ce que je connais de la géographie martienne.Et, de fait, je ne m'y reconnaissais pas davantage.D’un pôle à l’autre ce n’étaient que des bandes plus ou moins grises, distribuées en cercle autour de la planète.Elles suivaient grossièrement tes parallèles; on eût dit Jupiter avec ses nuages.De temps à autre certaines échanchrurcs rompaient la monotonie de ce parallélisme très évident; mais aucune configuration mart’enno n’é tait reconnaissable.—Bizarre! étrange! répétait Glass, qu’en dites vous —Ce que je puis vous affirmer, mon cher ami, c'est que jamais, lorsque j'ai développé les pellicules obtenues par Algol, je n’ai eu de détails semblables.—Comment, vous avez développé tes pellicules do M.Algol et vous no me le disiez pas?Et qu'avez-vous vu?—Je no saurais vous le dire, car, au sortir du bain, les épreuves étaient aussi noires que si je les eusse trempées dans l’encre.—Alors, reprit Glass, je suis complètement désorienté.Mon cher, croyez-moi, nous ne sommes pas au bout de nos peines, mais j'arriverai, il faut que j’arrive; c’est une affaire de tâtonnements.Je n'ai pas donné le voltage voulu.Nous allons recommencer.—Do quel voltage parlez-vous?Qu’a-vez-vous besoin d’électricité pour observer Mars?Je comprends de moins en moins.—Patience, vous saurez plus tard.—Vous m’avez déjà dit cela, mon cher, de grâce, exp!iqtiez-moi, peut-êtr< pourrai-je vous être utile, vous donne! une idée.Mais Glass ne m’entendait plus.D’un bond, il s’était élancé vers les indicas tears électriques où je le rejoignis aussitôt.—Nous avons 840 volts, c’est déjl beau — 810 volts avec 675 ampères, Je n’ose mettre davantage; j’aî peu! do détériorer la lentille.Julius, n’avez-vous jamais remarqué à quel taux travaille M.Algol?—Que voulez-vous dire?Une lentil'll dans laquelle passe un courant électrique; mais c’est invraisemblable, cell ne rime à rien, c ’est de la folie! —Et cependant cela est.Ignorez-vou| que génie et folie marchent souven( côte à côte.Cette lentille opaque qui vous inquiète tant, cette plaque de métal qui masque l’ouverture du puits, pour travailler et être utilisable, eetts plaque doit être traversée par de puissants courants.Alors.mais seulement alors.—Elle devient transparente peuh être.Ah! elle est bien.bonne et voui me la deviez I.(A suivre) 1S 4 LE DEVOIR, Mercredi, 17 Avril 1912.Nos abonnements de session Les deux sessions fédérale et provinciale étant terminées, ceux de nos abonnés qui avaient souscrit des abonnement spéciaux continueront de recevoir le journal à titre d’abonnés réguliers, au prix de $3.00 par année à moins qu’ils n’en décident autrement.Les prochains mois offriront un Intérêt spécial à cause de la campagne électorale qui semble s'annoncer, du conqrès df la îanque française et des graves événements qui se préparent un peu partout.Banquet du Club Cartier à M.Tellier Aura lieu, mardi, lc_23 avril courant à l’arsenal du (iâe régiment avenue des lJins.L’on compte sur la présence d’une délégation de toutes les paroisses des comtés environnant Montréal et d’autres parties de la province.Les billets, au prix d’un dollar, sont actuellement en vente au bureau du secrétaire du club, M.Armand Grenier, t»7 St-Jacqucs, et au siège de l’organisation conservatrice, No 45 rue St-Vincent.Cette démonstration prend véritablement un caractère national.D’après les demandes de billets reçues de toutes les parties de la province, chaque paroisse sera représentée.L’intérêt que ce banquet suscite s’augmente du fait que M.Tellier et ses lieutenants profiteront de la circonstance pour énoncer leur pro gramme et répondre au discours du premier ministre au banquet Décarie.L’HON.M.TURGEON Le Soleil annonce bruyamment que Thon.M.Turgeon va prendre une part active à la campagne électorale.C’est un indice qui ne doit pas déplaire à l’opposition.Depuis des années maints ministériels disent à «lui veulent les entendre qu’ils sont fatigués de porter M.Turgeon et qu’après ses dernières équipées politiques il devait naturellement choir sur la grève.Pour qu’ils consentent à le tirer de là il faut qu’ils soient bien désespérés.VOIR POUR LES AUTRES NOUVELLES: PAGES 2 ET3 La Catastrophe du “Titanic” Un message de 1’“ Olympic Tout a été fait pour voler au secours du “ Titanic Pendant toute une journée le navire est resté sur les lieux du désastre.(Service particulier au Devoir) De M.B.U\ Howard, à bord de “iüli/inpic”, allant vers l'Est, par marcoiiigratnmc via Cap Huer cl New-York.Avril, 17.— Le “Californian”, de la ligne Leyland ramènera à Boston, tout au moins les cadavres d’un cer tain nombre de victimes.Le 1’.S.F.nous avise, en effet, que plusieurs corps ont été recueillis, déjà.Nous ne savons dire quand le “Californian” arrivera au port.“L’Olympic” continue sa marche.Nous ne savons rien d’autre au sujet du désastre.Quand on a su que Je “Titanic” sombrait, “l’Olympic” a fait force vapeur pour se rendre sur les lieux.On espérait contre toute espérance.A bord, tout le monde est atterré; on considère avec tristesse, le siège dans la .salle à diner, la cabine, tout ce qui évoque à bord de “l’Olympic”, le souvenir du malheureux Smith, le capitaine mort à son poste de commandement sur le navire englouti.On s’apitoie sur le sort des victimes et une souscription pour venir en aide aux familles des matelots s’élève rapidement.Nous sommes restés sur les lieux pendant toute la journée de mardi, transmettant mélancoliquement la liste des survivants recueillis par le “Carpathia”.Ge n’est qu'après que le navire eut repris sa marche, que le capitaine autorisa l’usage du T.S.F.pour le service régulier des passagers.Sans nouvelle de M.Hays A la denüèra heure, la compagnie du Grand-Tronc nous informait qu’elle n’avait reçu aucune nouvelle de son président, M.C.M.Hays.B le devrait être prévenue en ce moment, et ce retard porte à croire que M.Hays est au nombre des victimes du désastre.M.Charles M.Hays BIOGRAPHIE DU PRESIDENT DU GRAND-TRONC Jaune toujours, avant tout et malgré tout La Presse, qui met en oeuvre tous les procédés, même le mensonge — surtout le mensonge — pour faire le plus jaune possible, publiait hier, le portrait de M.J.Cummings avec la légende suivante: M.J.P.Cummings, de.la maison McComber et Cummings, de.Montréal, passager du “Titanic”.Le nom de Mme Cummings est parmi la liste des échappés (sic) du naufrage.Or, par malheur pour le confrère sans doute, M.et Mme Cummings étaient déjà arrivés à Montréal depuis deux jours et l’associé de la maison McComber et Cum-
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