Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 13 avril 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1912-04-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Lisez le NATIONALISTE de Demain l TROISIEME ANNEE—No.87 ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE gfi.OO Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1 50 UNION POSTALE , «., gg.OO MONTREAL.SAMEDI 13 AVRIL, 1912 LE DEVOIR OU LE NUMERO A Rédaction et\ 'ministrations 7la RUE SAI% \CQUES M O N T R L.TELEPHONES : ADMINISTRATION: Mù 7461 REDACTION: Mrà 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! UNE PERFIDIE DE LA “VIGIE” Un confrère nous signale un passage de la Vigie de Québec, où elle résume comme suit la doctrine nationaliste: “.Vous voulons (les nationalistes), que chaque groupe ait toute sa force en jouissant de la plénitude de ses droits.Et, quand les catholiques de langue française auront, en leur qualité de descendants des Français, tous les droits auxquels ils pourraient prétendre, s’il n’y avait que des Français dans le pays, et, en 'leur qualité de catholiques, tous les droits d’user et d’abuser qu’ils pourraient avoir, s’ils avaient un gouvernement théocratique, nous n’objectons pas à ce que nos concitoyens d’autres croyances et d’autres nationalités aient leur place dans le pays puisqu’il ne nous est pas possible de les en exclure.” Le rédacteur de la Vigie est, ou d’une mauvaise foi et d’une perfidie rares ,ou d’une ignorance crasse.Jamais les nationalistes n’ont entretenu les idées et exprime les théories que la Vigie leur attribue dans celte citation.Il n’est personne, parmi ceux qui ont un tant soit peu suivi l’évolution de la doctrine nationaliste canadienne, telle qu’exposée par le Devoir, son directeur et les principaux chefs du mouvement, qui puisse trouver une ombre de fondement à tout ce que dit la Vigie.Los nationalistes veulent le respect des droits des minorités.Ils ne demandent pas que les Canadiens-français soient traités comme s’il n’y avait qu’eux au Canada; ils veulent tout simplement que les principes fondamentaux de la confédération, et surtout celui de l’égalité des races, reconnu par sir John Macdonald, ne soient pas violés chaque jour, et sans cesse au détriment de la minorité canadienne-française.Ceci, les nationalistes l’ont dit assez de fois, et assez clairement, pour qu’il ne puisse subsister d’équivoque à ce propos.Us ne demandent pas et n’ont jamais demandé de “gouvernement théocratique”, si le primaire de la Vigie entend par là, comme ses confrères d’Europe, le gouvernement par les prêtres, qui n’a jamais existé dans aucune nation civilisée; d’autant plus que le clergé catholique, pas plus que le clergé protestant du pays, n’entend gouverner le Canada.Le primaire canaille de la Vigie nous semble avoir employé cette expression sans savoir au juste ce qu’elle signitie; car s’il connaissait le moindrement le sens français des mots qu’il emploie, il n’écrirait pas des balivernes comme celles dont s’ornait la dernière livraison de son journal.Ce contre quoi les nationalistes ont lutté et lutteront toujours c’est contre la tendance de l’Etat à s’ingérer dans les questions qui ne le regardent pas, à imposer par exemple un système d’enseignement neutre, ou areligicux ou anti-religieux dans certaines provinces du Canada.Ils ont réclamé le respect des droits du père de famille et de la conscience des enfants; si c’est là ce que le rédacteur de la Vigie appelle “un gouvernement théocratique”, nous nous demandons quelle est.sa conception des droits du père de famille, en matière d’enseignement.Et quant au désir des nationalistes de proscrire du pays, s’ils le pouvaient, leurs concitoyens de croyances et de nationalités différentes «le la leur, il n’a jamais existé, pas plus qu’il ne s’est jamais manifesté.Les nationalistes prêchent une politique d’immigration prudente et sage, qui ne noie pas la, population canadienne sous un flot de gens dépourvus i d’idéal national, qui ne nous amène pas ici des repris de justice, les tarés et les malades de la Grande-Bretagne et de l’Europe continentale.Ils veulent que le Canada choisisse, pour en faire ses nouveaux citoyens, des gens de races susceptibles de vivre en paix avec celles qui sont déjà au pays.Nos théories, sur ce point, sont connues de tous ceux qui s’intéressent à l’immigration canadienne, il est inutile de les exposer plus longuement.Et c’est en prenant la contre-partie de toute la vraie doctrine nationaliste que le primaire de la Vigie a réussi à accumuler en quelques lignes un résumé fantastiquement mensonger de ce que notre directeur et ses lieutenants ont toujours prêché, tant à la tribune «[ue dans la presse.C’est grâce à de telles manoeuvres, d’une canaillerie admirable,—s’il fallait admirer la canaillerie,—que la presse à la solde de nos ennemis réussit à propager chez des lecteurs naifs l’idée que les nationalistes sont «les ennemis acharnés de la confédération et de tout ce qui est anglais.Ce sont des articles comme celui de la Vigie qui entretiennent chez la presse anglaise la légende que nous voulons bouter hors du Canada tout ce qui n’est pas français et catholique.Et les gens de la Vigie seraient à la solde des fauteurs de discorde désireux d’entretenir la mésentente et l’hostilité entre les deux grandes races du pays «pi’ils ne sauraient trouver, pour y réussir, de pins sûre méthode que celle dont ils font un aussi déplorable et honteux emploi.Georges PELLETSEB.Le coût scandaleux de la confection des chemins UNE EXPLICATION L’on a vu par les chiffres officiels que lions avons cités, à quel prix scandaleux revient lia.confection des ohemim dans la province die Québec.¦ Moins die deux cent .milites de chemins ont coûté un million et quart tant au gonvennement qu’aux mnintedpKiUtéfi, en réalité au peuple qui (paye (pour remplir k caisse provinciate aussi bien que la caisse municipale.Et l’on se rappel le la piteuse explication du ministre.Cette somme, dit-il.comprend les frais ipré-Mminairea.Tl y a une.autre explication qu’on trouve à la page 468 des procès-verba uix de la dernière session.Par M.Giard.1.Le gouvernement a-tril il ’imitenjt.iom, d.’acheter ce tte année 'des concasse uns de pierre avec tons leurs aocessoires complets ?2.Dans l’affirmative a-t-il demandé des soumissions par la.voix des journaux ?2.Dans quels journaux ces soumissions ont-elles été demandées?4.Quels sont, noms des soumissionna ires et les montants respectifs de l eurs soumissions ?5.An cas où le contrat .pour l’achat de.ees ma chines serait‘donné, à qui est-il donné, et quel sera lie prix de chaque machine, tous accessoires compris?6.Dans l’affirmative, pour combien de machines ce contrat est-il donné?Réponse par l’hon.M, Caron.; 1.Si la chose devient nécessaire.2.3 et.4.Non.5.Un contrat, a été donné en 1911 à la Cie Chs.A.Paquet, .pour le fourniture des concasseurs.Le prix de chaque oonoasseur et accessoires est de $3,000.00.6.Ce contrat a été donné pour 22.Donc, le gouvernement confesse qu’il a donné un comtrait de $66,-000 sans demander de soumission, soit par la voie des journaux, soit par lettres aux compagnies susceptibles de construire ees machines.Or à la page 467, des mêmes procès-verbaux l’on voit que Faucher et Fils de Montréal ont fourni 6 concasseurs et accessoires à $2,532 chacun, que la Oie Chs.A.Paquet elte-mémo en a fourni à $2.-600 chacun.Pourquoi $3,000 plutôt que $2,-500 ou $2,600?Sur un contrat de 22 concasseurs la différence entre $2.600 et $3,000 forme un total de $8,800: de quoi const mire 2 miles et demi de chemin au prix fixé par le ministre.Autant d’argent iperdr pour la province et les cultivateurs.Voilà une explication du coût scandialleux de k.confection des chemins.Et si le gouvernement Gouin dépense de cette façon l’argent «pte te gouvernement fédéral vient de lui confier pour l’agrieuJt.mre, les entrepreneurs favoris des ministres profiteront beaucoup plus do cet argent, que les cultivateurs.Jean DUMONT.M.Emile Flourens Le ralliement à la monarchie «le M.Emile Flourens, l’ancien ministre des Affaires Etrangères du cabinet Go-blet, est un intéressant symptôme.Ainsi que nous l’indiquions hier, cette adhésion suit celle «le Paul Bourget, de Jules Lemaître, du général Donop, l’aneien membre du t'onseil Supérieur de la Guerre, du général Bonnal, le fameux théoricien militaire, etc.Elle correspond à un état d’esprit dont il ne semble plus possible de nier l’existence.LAVERGNE ET Deux LAMARCHE A SAINT - BONIFACE réceptions.— Les discours Winnipeg, 13.—(Service particulier du “Devoir”).—Le cercle La Véren-drye, de l’Association Catholique de la Jeunesse, a donné hier à onze heures, au Collège de Saint-Boniface, une réception en l’honneur de MM.Lavergne, député de Montmagny, et Lamarche, député de Nicolet.Les membres du cercle, les professeurs, les élèves et quelques amis y assistaient.M.Lamarche a fait éloquemment l’éloge des Jésuites, ses anciens maîtres; il a donné aux jeunes élèves des conseils de travail et d’énergie et il a annoncé que le matin, Lavergne était allé déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Kiel.11 s’est dit enchanté de l’ovatipn que les Anglais lui ont faite au banquet de jeudi.Je leur avais parlé, net, a-t-il dit, et c’est une preuve nouvelle qu’ils respectent ceux qui savent se tenir debout.Le docteur Lachance fait une brève allocution, puis M.Roger Goulet, l’une des personnalités les plus distinguées du monde métis, prend la parole.Il remercie Lavergne de son geste, et Lamarche, de ses bonnes paroles à l’endroit de sa race qui est toujours vivace, toujours catholique et française.Si jamais elle doit «Us-paraître comme groupe distinct, nous serions heureux de la voir se fondre dans les rangs de la nationalité ea-n adieu ne-française.^ Lavergne; très applaudi, prend la parole et dit que Winnipeg n’est pas le milieu fanatique qu’on a coutume de dire.Winnipeg sait entendre la vérité.Il demande aux jeunes de viser plus haut que l’acquisition de connaissances purement livresques de tremper leur caractère.Souvent le talent, sous le caractère, a conduit à la trahison et a fait de celui qui le possédait le plus dangereux des ennemis.A trois heures, MM.Lamarche et Lavergne ont été l’objet d’une seconde réception, publique, celle-là, mais au Collège toujours.Le docteur La-chance présidait.M.Lamarche a réaffirmé sa satisfaction d’avoir rencontré les hommes d’Etat de Winnipeg.L’étoile qui doit nous guider dans toutes nos difficultés, dit-il, c’est l’esprit du pacte fédéral et de la Constitution Catholique, et protestants, orangistes et athées m’ont applaudi à outrance, hier, quand je leur ai «lit cela.Lavergne reçoit, en se levant, une ovation enthousiaste.Il dit qu’il emporte le désir de revenir et que la mino rite ’du Manitoba a de sanglants reproches à faire à Québec pour ses négligences passées.Mais quelque chose est changé, dans Québec.Vous y trouverez des amis qui ne vous abandonneront point : C’est vous, les viais lutteurs! Que sont nos luttes pour le français comparées à celles que vous avez dû subir sur le terrain de.l’école?Votre persévérance, voire ténacité sont pour nous une grande leçon.La victoire finale ne saurait tarder à couronner vos efforts.11 faut que les Anglais—je le leur ai dit —nous aident à établir dans l’Ouest des boulevards oanadiens-français et catholiques pour protéger le drapeau britannique contre la poussée américaine.A l’issue de la réception, Lavergne est allé saluer Mgr Langevin.La visite de Lavergne et de Lamarche a fait grand plaisir à tous ici.Nous avons été également heureux de la visite du vaillant docteur Paquet.Les Anglais déclarent que c’est Lavergne qui a fait le maître-discours du banquet Roblin.A propos d’instruction publique Une voix de l’Ontario.—Le devoir de Québec Une dépêche de Toronto disait l’autre jour que l’un des principaux éducateurs de la province venait de déclarer que le système scolaire de l’Ontario constitue un crime contre cette province.Les journaux qui relatent les délibérations de l’Association des éducateurs qui tenait cette semaine à Toronto sa réunion annuelle sont pleins des récriminations de professionnels qui se plaignent de l’apathie des parents, de la surcharge des programmes, do l’insuffisance du personnel enseignant, etc.Nous serions fort en peine d’établir ce qu’il y a de fondé dans toutes ces critiques et nous ne les citons point pour déprécier les écoles de l’Ontario.Nous voulons simplement constater qu’il n’est pas de pays où tout soit parfait et où l’on n’entende point «le récriminations.C’est une chose très compliquée qu’un système scolaire, infiniment plus compliquée que ne le paraissent supposer beaucoup de gens.Nombre de projets qui, aux yeux de plusieurs, constituent un idéal de progrès, sont considérés par d’autres comme le symbole même de la réaction.Telle méthode en faveur, hier, est aujourd’hui dépréciée.Il faut compter aussi avec tout l’ensemble des circonstances extérieures, qui réagissent sur l’école.C’est ainsi que les éducateurs de l’Ontario se plaignent amèrement du fait qu’il y a vingt-cinq ans, il leur était infiniment plus facile qu’aujour-d’hui «l’obtenir les services d’institutrices de valeur.La sténographie, les écoles de gardes-malades, les multiples carrières ouvertes aux femmes depuis un quart de siècle ont drainé vers les villes une large portion du personnel où se recrutaient naguère les institutrices.Du côté des hommes, c’est un peu la même chose.Le progrès général du Canada, la possibilité de faire rapidement fortune, dans un pays dont les ressources naturelles sont à peine entamées, éloignent naturellement du corps enseignant, tous ceux qui n’y sont point poussés par une sorte de vocation.Les coalitions géographiques et économiques du Canada créent pareillement, du côté des élèves, des obstacles multiples.Nous poussons a la colonisation des terres nouvelles, à la mise en valeur de notre domaine forestier.C’est très bien, mais il est évident que par là nous créons une situation qui est relativement défavorable à la diffusion de l’instruction, par suite du défaut d’organisation des colonies pendant leur première période d’existence.Mais il faut prendre notre pays tel qu’il est, qualités et défauts, et tirer des ressources dont nous disposons le meilleur parti possible.Sur cette question de l’instruction publique, le salut se trouve d’abord dans la volonté des pères de famille et des contribuables.La direction technique de notre système est actuellement aux mains d’hommes qui veulent le progrès, qui sont plus soucieux que personne de voir notre province fortifier son organisation et perfectionner ses méthodes.Mais leurs efforts ne seront jamais qu’à demi heureux, s’ils ne sont fortement appuyés par une opinion publique éveillée et agissante.C’est une croisade incessante qu’il faudrait prêcher pour le relèvement de l’école.Il est pareillement absur- de de dénigrer sans cesse, ou de louer sans mesure.(Il est certain que, pas plus que nos voisins, nous n’avons atteint la perfection; nous avons simplement l’indiscutable avantage «le vivre sous un régime qui respecte, absolument la liberté religieuse).Etudions nos points faibles, cherchons les remèdes et appliquons-les avec énergie.On se plaint avec raison—et nous avons fait écho à ces plaintes—de la modicité des traitements.Que tou^ ceux qui disposent de quelque influence insistent auprès des commissions scolaires pour leur faire entendre qu’il y va de l’intérêt des enfants, et de tout leur avenir, qu’ils soient dirigés par des maîtres et des maîtresses de valeur et d’expérience, et que ces maîtres soient convenablement rétribués.Insistons auprès des parents sur la nécessité de la fréquentation scolaire; répétons aussi souvent qu’il le faudra, «pie le temps arraché à l’école est du temps volé à l’enfant.Ce sont là, à vrai dire, des vérités de la Palice, mais le jour où elles feront réellement corps avec l’esprit public, il y aura quelque chose de changé dans notre province.Nous ne nions point le progrès, certes, et, sur coite question même du traitement des instituteurs et institutrices, les chiffres indiquent pour la dernière décade un effort réel.Mais il reste, il restera toujours tant à faire ! Et c’est un terrain sur lequel, à part ceux qui rêvent de destruction, nous pouvons tous nous donner la main.Omer HER0UX.-¦mi - Une convention à'Vaudreuil aujourd’hui Les principaux chefs du parti conservateur se réuniront aujourd’hui à Rigaud pour faire le choix d’un candidat pour tes prochaines élections orovinciales.Ce choix se fera entre MM.A.Herwood, Dr.Bellemare t Dr.Montpetit.M.de Lery MacDonald déclare qu’il ne veut aucunement être candidat.Sur le Pont d’Avignon.Il est ainusant de voir la “Presse” faire la leçon aux autres journaux, trompés par les dépêches au sujet de Pic X, quaud on sait que la commère a hissé tout do suite son drapeau à.mimât, joudi matin, pour indiquer qu’elle prenait le deuil! M.Rodolphe Lemieux assistera an banquet Décaric.Si cela continue, il y aura là une belle collection de grands hommes nuis! La “Presse” annonce en ces termes aimables la présence de M.Lemieux an banquet de lundi: “A ces deux jeunes gens au talent remarquable”, (deux éphèbes tourneurs do phrases vides,) “répondra le virtuose de la parole, celui dont le charme disert est fait de profondeur de pensée et de haute tenue littéraire, l’honorable Rodolphe Lemieux”.Ouf! “Vous avez une brigade de pom piers comme il n y en a pas en Amérique”, aurait dit hier un monsieur do Toronto à un journaliste de Montréal.' C’est juste; les pompiers de Toron to ne viennent pas de Saint-Eloi.La “ Patrie ” ferait bien de dire au public qui l’avait télépathée l’an dernier, dans l’affaire des tramways, et, la semaine dernière, dans l’affaire des amendements Coldwell-Hoblin.* Ri elle s'exécute, nous lui donnerons, en cadeau, les photographies do M.Codfroy Langlois et du ministre actuel des postes.Beattie Nesbitt, le président rie la défunte banque des Agriculteurs, — la “Farmers Bank”, — vient de sc faire mettre la main au collet, à Chicago.Force, lui sera de revenir au pays et de subir son procès.La justice, cette fois-ci, si elle fut lente, — il y a près de deux ans qu’elle court après Nesbitt, — a eu le souf-I fie long.M.le shérif Lemieux veut retourner à la politique, disent les journaux.-Il y a assez longtemps qu’on nous corne cctto histoire là dans les oreil les, que M.Lemieux s’exécute enfin; nous aurons fini d’entendre parler de lui, le jour où il sortira du Palais.La “Presse” fit jadis une réclame insensée au capitaine Bernier, et la voilà maintenant qui entreprend de le défaire.Comme Saturne, la vieille croque ses enfants.A LIRE PAGE 2:— —Nouvelles de partout.PAGE 3:— —La Musique à Montréal.PAGE 4;— —Page Littéraire.PAGE 5:— —Le Congrès de Calgary et l’Action ouvrière.—Fra Angelico, de M.Louis Gillet, ancien professeur à Laval.PAGE 8:— —La Vie Sportive.—Opinion de journaux et d’hommes politiques sur le Home Rule.PAGE 7:— —Nouvelles de Paris.—Fédération Saint - Jean -Baptiste.DERNIERE PAGE:-—Toutes les dernières nouvelles.Non; quand la vieille a entrepris de démolir le capitaine, elle n’avait pus sous les pieds do peau d’ours blanc rapportée du Nord à bord de 1’“ Arctic ’ ’.Un journal, à titre de plaisanterie, lance la.nouvelle de la candidature d’un M.Adélard Lanctôt, dans Richelieu.Adélard Lanctôt?Mais il nous semble avoir entendu jadis ce nom-là; ne serait-ce pas celui d’un peintre célèbre?Le “Star” lance maintenant le péril japonais, après avoir usé jusqu’à la corde le péril allemand.Les jingoes du “Star” prennent évidemment leur public pour des gogos.Un pauvre diable de Trenton, Nouveau-Jersey.vient de mourir après avoir souffert d’insomnie pendant trente ans.Et dire que s’il avait lu la “Presse” nu la ‘ ‘ Patrie ”.! Le Veilleur.L’élection de Lotbinière (Do notre correspondant) Québec, 13.— Los objections préliminaires dans la contestation «le l’élection de Lotbinière ont été rejetées hier, en oonr Supérieure, et la cause s«'ru instruite.La cour a renvoyé les objections avec dépens contre le défendeur, M.Fortier.EN FEUILLETANT LES REVUES U Inde et ses Monuments Lors du séjour du roi Georges V dans l'Inde, et pendant les fêtes grandioses et coûteuses du récent ‘’dur-bar” de Delhi, des voyageurs européens ont communiqué aux revues de Paris, do Londres et des autres capitales transatlantiques leurs impressions sur l’Hindoustan.Tout récemment, la “Revue du Foyer”, de Paris, publiait sur l’Inde et ses monuments une chronique de M.René Defougy, fort intéressante pour ceux qu’intéressent les récits de voyages dans les pays lointains.Ainsi que le remarque M.Defougy, “L’Inde présente beaucoup moins d’homogénéité qu’on pourrait le supposer au premier moment.C’est un agrégat, une mosaïque de races, de religions tout-à-fait dissemblables.Dans ce qu’on nomme aujourd’hui l’empire «tes Indes, il y a non-seulement des brahma nistos, dos musulmans, des bouddhistes, mais encore des Parais à Bombay, des Sikhs à Amritsar, dos Djains, «tes Thibétains dans l’ext.rême-nord et dans l’Hima-layn”.M.Defougy a d’abord visité ITnde du Sud, où fleurit 1e brahmanisme.“Le brahmanisme, d'it-ii, règne en maître dims le Knd.'poutnna, «tans les provinces du Bengale, dans le pays d Orissa et dans tout le sud de l’Inde.Mais «pii n’a pas vu Benares, ses rites compliqués, son mysticisme religieux, l'idolâtrie de son culte ou «les fetiches, barbouillés de vermillon, sont a-d'orés au milieu des jonchées de fleurs et des simiu'grérs d’un peuple en délire; qui n’a l'as vu Bcnarès, ne peut s’imaginer ce qu’est devenu le brithmanisnie, ce qu’est devenu: au cours des siècles la vieille religion «les Aryens, modifiée, transformée par uni' foule ignorante.Ce
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.