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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 26 mars 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-03-26, Collections de BAnQ.

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TROISIEME ANNEE-No.72 MONTREAL, MARDI 26 MARS, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3,00 UNION POSTALE.SoioO Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration: 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 REDACTION • in 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! La question des écoles au Sénat L’amendement Costigan en faveur des droits de la m orité est rejeté par un vote considérable.Le sénateur Landry quitte le fauteuil présidentiel pour plaider la cause de la minorité.A LA CHAMBRE Ottawa, 26.—A minuit, -ce soir, le Sénat, à un vote de treize à trente, repoussait un amendement du sénateur Cçstigan, et adoptait en seconde lecture le bill du Manitoba, qui fit tant de bruit aux Communes.Le Sénat en fera la troisième lecture aujourd’hui même, sans grande discussion.Mais le sénateur Choquette a de nouveaux amendements à proposer, il y a eu, toute la soirée, de nombreux discours, dont Lun, assez étendu, du président du Sénat même, M.le sénateur Landry, qui a aussi voté contre la seconde lecture du bill.Détail intéressant.M.Landry s’est fait rappeler à l’ordre par le sénateur Dom-ville, qui affirmait que le président ne parlait pas de la question.Mais il était trop tard, M.Landry avait dit ec qu’il entendait dire, quant au règlement Laurier-Grcenway.• 4 * M.Costigan, ancien ministre conservateur, représentant des catholiques du Nouveau-Brunswick, au Sénat, et qui est maintenant libéral, a saisi le Sénat de l’amendement suivant .lors de la.seconde lecture du bill : “Que cette lecture ait lieu avec l’entente qu’en temps opportun, on ajoute à ce bill une clause affirmant le principe que les droits eu matière d’enseignement, que peut avoir la population du territoire annexé par ce bill au Manitoba, droits existants en' vertu de lois impériales, fédérales, constitutionnelles ou provinciales, ou provenant de traités ou d’ententes quelconques, seront sauvegardés.” M.Choquette seconde cet.amendement, auquel MM.Belcourt, David, Cloran, Landry se déclarent favorables ,tandis que MM.Macdonald, (Colombie Anglaise) et Danduramd s’y opposent en des discours plutôt brefs.Il est tard dans la soirée quand le Sénat en vient au vote.M.Landry a fait un discours d’une heure et quart, où il a traité à fond de la question, et s’est prononcé nettement contre la rédaction actuelle de ce bill.11 a établi, à l’aide de citations des déWts de la Chambre des Communes, que les législateurs d’autrefois, lors de la constitution de la Confédération, ont nettement affirmé leur volonté de donner des écoles séparées à la minorité des territoires de l’Ouest; et il a rappelé l’entente conclue à ce propos entre les représentants des Métis, et le ministère fédéral, vers 1870, lorsque l’Angleterre eût cédé au Canada les territoires achetés de la Compagnie de la Baie d’Hudson.Il a fait un discours franc, sans équivoque, et qui ne plaira certes pas au ministère non plus qu'aux ministres camadiens-français.M.Gostigan a souligné avec justesse le traitement que la majorité, dans Québec, donne à la minorité, depuis la Confédération, et s’est demandé pourquoi les provinces anglaises n’ont pas; en matière d’enseignement, la largeur d’esprit des Canadiens-français, moins arriérés sur ce point que la masse des Anglo-Saxons.Et M.le sénateur David a fait un discours quasi-nationaliste.11 a eu plusieurs des arguments que le Devoir et M.Bourassa ont toujours exposés, au cours de oe débat.Mais, pendant le discours de 51.le sénateur Landry, il a repris celui-ci à.maintes circonstances, parce que à son sens, 51.Landry était trop irrespectueux à l’égard de M.Laurier.M.le sénateur Dandurand a fait Déloge de la concialiation, avec emphase, et le sénateur Macdonald, de la Colombie Anglaise, tout en disant qu’il est injuste de faire payer une double taxe aux catholiques manitobains, n’en vote pas moins le rejet de l’amendement Gostigan.# * # 51.le sénateur Costigan commence par regretter que cette question des droits de la minorité revienne si souvent.Mais la faute en est, dit-il, à l’étroitesse d’esprit de certaines gens, forts de leur nombre, et qui pourraient prendre exemple, dans leur traitement des minorités, sur la manière dont Québec traite les protestants anglais de cette province.H rappelle que, sans une garantie formelle quant au respect de ces droits, lors de la Confédération, en 1867, elle n’eût jamais existé.Tl est heureux de constater que Québec s’est en tout et partout soumis à l’esprit de la constitution, et que même, en certaines circonstances, il a poussé cette soumission au point d’accorder à la minorité anglaise un traitement auquel elle n’avait pas tout d'abord droit, à.strictement parler.Ainsi, vers 1867, la majorité de Québec s’engagea à adopter en matière scolaire une législation que réclamait la minorité, et qui ne pouvait être adoptée avant la mise en vigueur de l’acte de la Confédération.Québec tint parole à la session suivante.51.le sénateur Costigan rappelle aussi que Québec s’est engagée à ne pas changer les limites des quatorze comtés anglais de Québec sans le plein consentement de tous ees comtés.Il dit que les écoles séparées doivent exister, dans l'intérêt des protestants comme dans ceux des catholiques, afin que chacun puisse faire donner à ses enfants l’enseignement qu’il estime être le meilleur.Et il manifeste son étonnement de voir le 51anitoba s'en tenir, en matière scolaire, à un règlement injuste, en ce sens qu’il permet aux écoles neutres de subsister à même les fonds des catholiques, tandis que si ceux-ci veulent avoir des écoles de leur choix, il leur faut payer une taxe supplémentaire.11 faudrait, ajoute-t-il en conclusion, après avoir déploré le traitement injuste que le Nouveau-Brunswick a imposé aux catholiques de cette province, depuis 1871, que toutes les provinces du Canada imitassent la largeur d’esprit de Québec, en fait d'écoles véritablement justes pour la minorité.Aussi propose-t-il l’amendement dont nous donnons le texte plus haut, et que le sénateur Choquette seconde tout de suite.' * « 9 L' texte de cette proposition no plaît guère à certains sénateurs.Ils n'en veulent pas.Un sénateur commence par dire qu'il est hors d’ordre de vouloir faire un tel amendement, parce que cette mesure du 5Ianitoba est un bill qui comporte une dépense d 'argent et que.de la, sorte, le Sénat ne peut U amender, car ceci est de la juridiction exclusive des Communes.Sir Mackenzie Boweil est du même avis.Mais 51.Landry, président, déclare le texte de l’amendement Costigan absolument raisonnable et juste.“Noms ne changeons rien aux termes pécuniaires de cette mesure, nous faisons seulement une déclaration de principes, nous élargissons la.portée de ce bill, mais sans le modifier, en tant que mesure qui entraînera une dépense d’argent,” dit-il.M.Choquette cite Bourinot.il y a des allées et venues autour de la table du secrétaire du Sénat, mais, finalement, la décision de 51.Landry prévaut, et la discussion se poursuit.51.le sénateur 5racdonald, de la Colombie Anglaise, regrette que cette question des écoles revienne sur le tapis, grâce, dit-il à certains fanatiques de la province de Québec.Fuis il regrette que la.minorité mani to haine soit obligée de payer une double taxe pour avoir ses écoles à, elle, il croit tout de même que ceci devrait, ne pas exister; puis il parle des conditions matérielles de l'annexion du Keewatin au Mani toba, et exprime l'opinion qu’il faudrait maintenant donner justice à la Colombie Anglaise.Le grand ami de 51.Laurier, 51.le sénateur David, continue le débat.'‘Plus j’entends parler de cette affaire, et plus je crois que le Sénat devrait se montrer à la hauteur de sa tâche, cette fois-ci, et donner à la minorité la protection à laquelle elle a droit, déclare-t-il franchement.A étudier les textes, il est facile de constater clairement que les Pères de la Confédération ont voulu donner des écoles séparées à la minorité dans tout l’Ouest.On peut bien ne pas s’accorder sur les textes, mais on conviendra que l’esprit de la loi est clair: elle respecte les droits de la minorité.Et je soutiens que.dans le cas du Keewatin, les droits de cette minorité sont plus clairs que jamais.Des ordonnances et toute une législation provinciale ont obscurci la question, dans l’affaire des écoles de l'Alberta et de la Saskatchewan, avant 1905.Ata is.dans le Keewatin.rien de tout cela.Et rien qui nous empêche de légiférer à notre gré.11 peut y avoir des difficultés techniques, et de peu d’importance.Mais au-dessus de ces difficultés minimes, il y a la justice, le droit, les obligations morales, le droit naturel.L’acte de 1875 a créé des droits à la.minorité, il nous impose des obligations morales.Il faut les rencontrer, ces obligations.On nous dit, aujourd'hui, qu il n y a pas d’écoles dans le Keewatin, mais il y en a à Le Pas; on nous dit qu’il n'y a pas eu de conseil de nommé au commi-saire.-.C'est, vrai, mais les gens de Le Pas en ont demandé un à maintes reprises, et, tandis que le ministère Laurier a fait son possible.dans l’affaire des écoles de l’Albert» et de la Saskatchewan, le ministère Borden, aujourd'hui, n’a rien fait.On nous dit: “Attendez .ayez cou fiance on la majorité.” .Il y a longtemps que nous attendons.On a dit cela en 1871 à la minorité du Nouveau-Brunswick, et elle attend encore.On a dit cela en 1891 aux catholiques manitobains, et l’on sait si les conservateurs ont agi, avant 1896.Le temps de la temporisation est passé.On «irons a souvent trompé, nous, la minorité, pour que nous ne puissions plus nous fier aux belles promesses et pour que nous ne voulions plus de la temporisation.Il faut être maintenant au poste et.faire tout notre devoir, envers la minorité.Attendre demain, niais cela équivaudrait, dans ce cas-ei, à une sentence de mort.C’est aujourd'hui qu’il faut sauvegarder les droits de la minorité du Keewatin.La conciliation est une excellente chose, mais il faut tenir compte, cette fois-ci, de la volonté nettement exprimée des Pères de la Confédération.Les deux partis, en 1875, ont mis leur signature à un contrat clair et net.5Iac-kenzie et Blake ont exprimé sans équivoque leur volonté de donner des écoles séparées aux habitants des Territoires du Nord-Ouest, oû le Keewatin se trouvait alors, èlacdonald a consenti' à ce pacte.George Brown lui-même a reconnu que dès qu’on donnait des école® séparées à ces gens, ce serait pour toujours.Il faut respecter tous ces engagements, et j’ai confiance que les sénateurs des deux partis le feront, ce soir, et seront à la hauteur de, leur fonction,” conclut 51.David.51.le sénateur Belcourt se déclare, lui aussi, en faveur de l’amendement-, qui lui paraît absolument bien fondé, en droit .et respectueux des règlements du Sénat.C’est, à son sens, une question de principe, oû les finances n’ont rien à faire, et partant, le Sénat a pleine juridiction d'amender ee bill, quant aux droits scolaires de la minorité.Et c’est aussi l’avis du sénateur Cloran.Il se lance dans des considérations nébuleuses, passe au récit d’entrevues qu’il aurait eues avec 5151.5Iartin et Greenway, dès 1889, au sujet de l’abolition des écoles séparées du Manitoba, et reproche avec violence aux protestants ma-nitohains de prendre l’argent des catholiques pour en faire bénéficier leurs seuls enfants.“C’est un vol pur et simple, une infamie,” déclame-t-il.Il est rappelé plusieurs fois à l’ordre, et finit par se soit mettre.51.Choquette dit en deux mots qu'il est du devoir «lu Sénat d’intervenir an plus tôt, de compléter le bill qu’il étudie actuellement, et qu’il y a là une question d’équité, de conscience et d’honneur.Puis 51.le sénateur Landry abandonne temporairement son fauteil de président, oû il appelle.51.Bekourt, et entre, en scène.Il commence par donner lecture au Sénat du télégramme suivant, éloquent, dans sa concision : “Le Pas, Kemmli-n, 23 mars 1912.M.le président du Sénat et MM.les sénateurs, à Ottawa.La minorité Keewatin proteste contre annexion au Manitoba sans droits scolaires gaamtis, demande rejet du hill, pétition signée swit.{Signé) 0.CH AELE BOIS, Pour minorité.” Puis 51.Landry en vient à la question scolaire elle-même.Il rappelle que lorsque la.Confédération s’organisa, il y eut des ententes entre les diverses provinces, et que la base de la Confédération, c’est le respect des droits et des sentiments religieux de toutes les provinces.C’est pour cela qu’il y eut une répartition des pouvoirs provinciaux et fédéraux.L’autre principe fondamental de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, c’est, dit-il, le respect des droits de la minorité, surtout quant aux lois scolaires.Il établit ensuite que les territoires de l’Ouest sont soumis à la loi fédérale, depuis l’entente entre les autorités anglaises et le Canada, et qu’il faut respecter les lois fédérales qui établissent des droits spéciaux, en fait d’écoles, pour la minorité de cette région.11 maintient que la loi de 1875 s’applique au Keewatin, qu’elle donne droit à la population de ce territoire à des écoles séparées, “pour toujours,” disait George Brown.11 cite l’avis de M.Fitzpatrick, ministre de la Justice dans le cabinet Laurier, en 1905, et, à ce point de son discoure, expose, d’après un document officiel produit en 1891,—une lettre de 51on«eigneur Taché au gouvernement fédérai,— les conditions auxquelles les Métis de l’Ouest ont consenti à entrer dans la Confédération.Monseigneur Taché rappelle, dans ce document, qu’une conférence eut lieu entre les représentants des Métis et le ministère canadien ,après l’achat des Territoires du Nord-Ouest, par la Grande-Bretagne, de la Compagnie de la Baie d’Hudson.Pendant cette conférence, les ministres canadiens promirent aux Métis de leur conserver, leur langue,—la langue française,—leur garantirent le libre exercice de leur religion et leur promirent de leur apurer dies écoles séparées dans tout ce territoire.Le Keewatin en faisait partie.Il faut donc aujourd’hui faire honneur à cette signature.51.Landry rappelle ensuite la législation de l’Alberta et '(he la Saskatchewan, en 1905, regrette que M.Laurier ait substitué au mot: écoles religieuses” {denominational schools) l’expression: “écoles séparées”, ce qui fait, une différence considérable, cite à ce propos les opinions de 5151, Laurier et Fielding, et, venant à la question immédiate, dit qu’à son avis la résolution toute récente où les catholiques de Winnipeg disent qu’ils accepteraient comme règlement minimum, pour l’heure présente ,des cou ditions comme celles consenties à la minorité de l’Alberta et de la Saskatchewan, en 1905, doit être l’oeuvre d’un politicien habile, qui a trompé les gens en leur faisant croire que l’école séparée et l’école religieuse sont une seule et même chose.—“5la is alors, vous n’êtes pas de l’avis de Monseigneur Legal, qui se déclare satisfait dos écoles séparées de l’Alberta?” demande 51.Dandurand.Et M.Landry répond tout de suite: “Non.J’ai une opinion bien arrêtée, là-dessus, et je n'en fais pas mystère.” Il rappelle ensuite les paroles récentes de 51.Laurier, qui disait, il y a deux semaines: “La minorité n’a, jamais demandé au Conseil Privé le rétablissement des écoles séparées”, dit que ce que la minorité voulait faire établir alors, c ’était son droit à des écoles séparées, et non pas une législation ordonnant le rétablissement de ces écoles.” 11 déclare aussi que le règlement Laurier-Greenway n’est pas un compromis, mais une spoliation pure et simple, un vol, une monstruosité, et que la question reste ouverte, tant que la minorité manitobaine n’aura pas obtenu pleine et entière justice, et que le 5Ianitdba violera aussi ouvertement la {Suite à la 2ème page) Le prix de la Tripolitaine Moins de six mois de guerre en Tripolitaine ont coûté à l’Italie deux cent millions de francs—soit quarante millions de dollars, environ.Et la guerre est loin d'être terminée.L'Italie a proclamé l’annexion de l’oasis de Tripoli et de la Cyrénaïque, mais elle n’a pas encore réussi à s'assurer la possession paisible de ees territoires.Il luï'faudra du temps et de l’argent pour pacifier ces régions, même après la conclusion de la paix qui se fait toujours attendre.Les Turcs et les Arabes des confins du désert font une véritable guerre sainte, protégés qu’ils sont par les vastes étendues désertiques où ils trouvent un refuge presque inexpugnable contre les envahisseurs.Il est donc probable que cette, campagne, qui a excité au début la ferveur patriotique des Italiens, va se continuer indéfiniment en guerilla.Quelques critiques italiens prétendent que le gouvernement aurait pu assurer l’occupation des ports et des territoires adjacents de la même façon dont la France s’est emparé de Tunis, évitant d’énormes pertes d’argent et do vies humaines.Quoi qu’il en soit, la partie paraissait belle au début, et elle a provoqué un enthousiasme comparable à celui qui a accueilli la guerre de l’unité ita- lienne.5Iais on commence à s’effrayer de la durée de l’aventure et des frais qu’elle entraîne.Et pourtant, cette guerre, faite d’un seul côté, contre une puissance incapable d’opposer une résistance sérieuse sur mer, ne donne qu’une bien faible idée des frais énormes nécessités par la guerre moderne.La guerre de Crimée a coûté aux cinq puissances qui y étaient engagées $1,700,000,000.ha même campagne faite sur le pied des armements actuels absorberait des sommes incalculables.La guerre franco-allemande de 1870-71, dont la durée a été relativement courte, a fait une trouée d’un billion de dollars dans les trésors de Paris et de Berlin, sans compter l’indemnité payée par la France ni le tribut exigé des villes françaises par les soldats allemands.Le conflit russo-japonais et celui du Transvaal sont des exemples récents des désastres causés par la guerre dons les finances nationales.A l’heure qu’il est,dix-neuf nations européennes, plus les Etats-Unis et le Japon contribuent annuellement deux billions de dollars aux frais de la guerre eu temps de paix, sous forme d’intérêt sur le coût des conflits passés et d’entretien des armements existants.L’assurance d’une occupation permanente de la Tripolitaine serait, pour ITtalie, une compensation au sacrifice de $40,(100,000; mais après avoir rencontré les dépenses déjà encourues pour la guerre, le budget du pays restera obéré jusqu’en 1918.BILLET DU SOIE CRUEL SUPPLICE.FAMEUX CONtRAT 'J\ I que vous me voyez ou que vous ne me voyez pas, je suis un type dans h genre du Dante: j’arrive de chez le, diable.AV faites point le facétieux en me répondant que je veux sans doute dire que j’ai rendu, visite à ma belle-mère.Xnn, je viens des Enfers dirretnnent, du royaume sulfureux de messire Helzébuth.J'y ai reçu, en ma qualité de journaliste, un accueil des plus chaleureux; je ne sais pas si Mêlait en mon honneur, mais tout de même on avait fait des frais d'illumination.On me présenta au Maître de céans qui me souhaita ta.bienvenue en un discours plein de feu.Je visitai ensuite les fameux neuf cercles, bourrant mon cahier tout plein de notes qui me serviront un J ou r ou l’autre.J’allais prendre congé quand mon cicerone me dit : — Mais vous ne visitez pas le dixième cerclet — Le dixième?J’avais toujours cru qu’il n’y en avait que neuf! — Nous en avons un nouveau, depuis quelques jours seulement.— Ah ! cl c’est?.— Le cercle vicieux.— Vicieux! — Oui, quand on y est on n’en peut plus sortir, répondit mon interlocuteur, qui était un Esprit.drolatique.Et il me conduisit au dixième cercle.Là, je vis, attaché à une colonne par des liens de parti, un pauvre type qu’un co-damné badigeonnait de peinture indigo au moyen d’un énorme pinceau, depuis les pieds jusqu’à la tête.C’était, je.le crus, plus cocasse que cruel.— Quel est ce peintre?., — Lanctôt.— Et.le badigeonné ?— Blondin.Je compris l’atrocité du supplice.et je m’éveillai.Nap.TELLIER.Une lettre de Mgr Charlebois 5Igr Obarletbois, vicaire apostolique dtii Keewatin, a.bien voulu nous adresser la lettre suivante : Le Pas, District du Keewatin, le 11 mars, 1912.A M.le, Directeur ë+n “Devoir”, Montréal.Cher Monsieur, Vous avez droit à toute ma reconnaissance punir la noble et courageuse atiitmle que vous avez prise, dans votre estimé journal, au sujet de la question des écoles du Keewatin.Nous n’entrevoyons que trop les injustices qui se préparent contre, mus, nous en mesurons toute la portée et en pressentons avec, angoisse les conséquences funestes.Et pourquoi ces injustices?Est-ce- une faute, est-ce un crime d’être la minorité?Pourquoi donc méconnaître ainsi, de parti-pris, les droits du pim faiblr?Nos droits cessent-ils d’être dus droits là où nous ne sommes pas en majorité?Hélas, ceux-là même qui ont mission de nous protéger nous abandonnent.Bien grande est donc notre gratitude envers ceux c/ui nous restent, fidèles; je veux dire envers ceux qui restent fidèles au droit, à la justice, et qui soutiennent de tout leur pouvoir la cause des pauvres opprimés.A eux aussi nos félicitations; üs sont de ceux qui aiment la vérité, qui la.recherchent, l’exposent, la dé fendent en amis sincères.Continuez, cher Monsie ur, à corn battre vaillamment le bon combat.L’union se fait déjà, elle se fera pins vast a et plus solide à mesure (lue vous éclairerez davantage l’o-pinÀon publique.Nombre d’associations, de parois ses, s’unissent pomr réclamer les droits méconnus de leurs frères, (l’est un beau mouvement que nous voudrions voir se généraliser rapidement.Ve uillez remercier pour nous les généreux amis de.la justice, epii ont bien voulu nous donner cette grande consolation au moment d,e l’épreuve.Leur beau geste mus a été d’un grand réconfort dans la cruelle deception que d'autres nous ont causée.Nous ne perdons pas courage; nous croyons et disons avec vous tons quo ' ‘ Le droit ne.meurt pas.’ ’ Je bénis vos généreux efforts.Puissent-ils aboutir à l’union des esprits et des coeurs, qui sera le gage, du triomphe final de notre cause sacrée.OVIDE CHARLEBOIS, O.M.I.Vicaire Apostolique du Keewatin -ma * - La dette totale de ITtalie est actuellement de $2,500,000,000.Il semble évident qu’après avoir soldé le coût de son expédition africaine, l’Italie devra se reposer quelque temps avant de courir d’autres aventures.Texte de l'arrangement intervenu entre le gouvernement et la Compagnie du “ Canada ” 5 «ici le texte du contrat intervenu entre, la Compagnie du Canada et le gouvernement provincial, à propos du Journal d’Agriculture, que commentait hier 51.Dumont.L’abondance des matières nous contraint de remettre à domain la correspondance échangée entre la Gazette et le gouvernement, qui complète ce document: D.No 6061-11.Entre ie gouvernement de la province de Québec, représenté pai 1 honorable Joseph Edouard Cirrni, Ministre de l'Agriculture de 1« province de Québec, demeurant en la paroisse de Bainte-Louâse, comté de 1 Islet, spécialement autorisé aux fins des présentes par un arrêté ministériel No 1124, approuvé par le Liemtenant-Gouvemeur de la province de Québec, le seizième jour du mois de décembre mil neuf cen t onze : ht Monsieur Benjamin 5Iichaud, secrétaire du Département de l’Agriculture de la province de Québec, demeurant en la cité de Québec, D’une part; Lt La ( o-iupagnic de Publication du “Canada”, corps politkpn (d incorporé, ayant son principal siège d’affaires en la enté de Montréal et représenté aux fins du présent contrat par 5L.J.B.Lapointe, gé taait-genera], agissant, en vertu d une resolution adoptée par le bureau de.direction de cette compagnie le vingt-et-un décembre mil neuf cent onze, dont copie est annexée aux présentes.D’autre part; II est convenu ce qui suit: Attendu qu il est important, dans l’intérêt de la classe, agricole, de continuer la publication du Journal d’Agriculture -, Attendu qde le gouvernement entend contrôler complètement h dépensé occasionnée par la publication de ce journal et se rendre compte, par l’expérience, du coût de l'mpresdon ainsi que des profits qui peuvent être réalisés par l’imprimeur, soit avec les annonces, soi! av-a: le travail d'impression lui-même; Attendu que le meilMour moyen d'arriver à ce but est de fixer: le une base pour le prix annuel de chaque numéro; 2o de faire participer le gouvernement dans les revenus des annonces; Attendu que le gouvernement croit pouvoir équitablement fixer k prix annuel de tel numéro à trente cents, quelle que soit la base qui sera fixée ci-après.Article 1.Le coût annuel du Journal d’Agriculture et d’Horti culture illustre de la province de Québec, pour chaque personne dont k nom aura été transmis par le ministre de l’Agriculture, ainsi qu’il est dit ci-après, ne sera jamais plus élevé que de trente cents (30 cents).Article 2.—La dite “Compagnie de Publication du “Canada” s’en gage à publier le Journal d'Agriculture it d’IIorticulture et The Journal of Agriculture and Horticulture, sous le même format qu’ont actuellement ces deux publications, dont un exemplaire est annexé à l ’ar-rete ministériel précité, soit de 10*/û” x 14”, chaque numéro de chaque edition devant contenir eu tout trente-doux pages, domt vingt pages de texte et de vignettes, ainsi que mentionné au paragraphe 2 du présent article, et douze pages et’annonces.( es journaux d agriculture seront publiés tous les mois à, quatre colonnes, avec du.caractère “Brevier , interligné de deux points, avec vingt pages d articles de rédaction et de reproduction, à savoir sur pages de 12 pouces de hauteur die composition, outre le titre, par quatre colonnes de 13 ems pie a de largeur, de manière à donner pour chacun.des dits deux journaux 105,000 ems j>ar mois, et.en y comprenant autant de gravures, vignettes et photogravures qu'il en sera requis, lesquelles cependant devront faire partie des vingt pages de texte stipulées dans le premier paragraphe du présent article, les frais de gra vure et de photogravure étant, dans tous les cas, supportés par la dite “Compagnie de Publication du “Canada”, mais les plans et dessins devront être fournis par le Département de VAgriculture, aux frais de ce dernier.Le tiers de la première page du journal sera réservé pour le titre, sous forme de gravures du même genre que colles du journal actuel, dont le dessin sera soumis au ministre de l’Agriculture de la province de Québec; tout le reste de l’espace de cette page sera laissé à, la dite compagnie pour annonces.(«Les 106,000 ems ci-dessus mentionnés représentent la capacité normale de vingt pages du format adopté; les 135,072 oms mentionnés au contrat de 1907 ne peuvent être contenus dans les vingt pages, et, c’est par erreur de copiste que le chiffre de 135,072 a été fixé dans le dit contrat, de 1907).Article 3.—Ce journal paraîtra le premier de chaque mois pour l’édition anglaise et le quinze de chaque mois pour l'édition française, et la distribution devra s’en faire dans les trois jours de sa publication pour l’édition anglaise et dans les dix jours pour l’édition française, la “iCompagnie de Publication du “Canada” devant, dans tous les cas.faire la plus grande diligence pour que cette distribution se fasse sans-interruption dans les dits délais, au fur et à mesure de l’impression.Article 4.—L’ensemble de ces caractères et de l'impression sera de belle apparence et, d’une lecture facile.Article 5.—Les grands litres de section du journal seront composés avec des caractères élégants ou de fantaisie.Article 6.—Les titres et les sous-titres des articles et des gravures, et les sous-titres des différentes parties des article» seront composés d'an moins trois grandeurs de lettres grasses très apparentes, afin qu’ils se détachent bien sur le fond! du journal, et d’un ou deux autres genres de caractères élégants.Article 7.—Le journal sera imprimé sur du papier format 28 x 42 poids 60 livres à.la.rame, super-calemdré.Ce papier devra être, comme celui du journal actuel, de texture assez fine et l’encre d'assez bonne qualité pour (pie les gravures et les photogravures accompagnant le texte aient une bonne apparence.Le papier devra être blaaie et uniforme de couleur et de qualité.L’im pression devra être faite avec soin, avec presse à cylindre et nor avec presses rapides.Article 8.—Les vignettes, gravures et photogravures seront très bien faites et, imprimées avec le plus grand soin.Article 9.—Tous les articles envoyés par le Département de l’Agriculture pour publication dans le journal devront être composés avec grand soin par l’imprimeur.La copie de l’édition anglaise devra être fournie régulièrement dans une moyenne de trois à quatre pages par jour, à partir du 10 de chaque mois et, les épreuves retournées tous les jours dans la même proportion, de façon, que toutes les épreuves soient entre les mains du rédacteur le 24 et retournées le 25 le plus tard.La copie de l’édition française devra être fournie de la même manière, à partir du 15 et retournée le plus tard le 4, de façon que le journal puisse commencer à être imprimé le 5.Article 10.—Avant l’envoi des épreuves, l’imprimeur en fera faire, à ses frais toutes les corrections par un correcteur d’épreuves habile et compétent, de manière que le Département die l'Agriculture n'ait pas à s'occuper de la correction des épreuves typographiques.Article 11.—Chaque mois, l’imprimeur du Journal, ou son représentant ou Temployé préposé à l’expédition du journal,, enverra au Département, de U Agriculture une déclaration constatant que le journal a été adressé correctement aux persoomas inscrites sur la liste qui devin, accompagner la dite déclaration, et la subvention mensuelle dont il est question, plus loin ne sera payable qu’après réception an Département de cette déclaration.Cette liste sera.la.même que le Département corrige chaque mois pour l’expédition du mois suivant.Article 12.—Le ministre de l'Agriculture fournira à ladite “Compagnie de Publication du “Canada” une liste de tous le® membres des sociétés d’agriculture et d’horticulture, des membres des cercles agricoles, ainsi que de toutes autres personnes qu’il jugera à propos et auxquels les dits journaux seront adressés et, expédiés aux frais des éditeurs; il aura, le droit, en tout temps, de modifier cette liste, soit en retranchant on en ajoutant des noms.Article 13.—Le gouvernement s'engage, sans préjudice du second paragraphe du présent article, qui fixe le prix maximum payé par le gouvernement à trente cents à payer à la dite “Compagnie de Publication du “Canada”, la somme annuelle de quarante-trois (0.43) pour chaque personne dont le nom aura été t ransmis à la dite compagnie par Uldéric TREMBLAY.ï Suite à la 3c pnj») 9 LE DEVOIR, Mardi, 26 Mars 1912.La question des écoles au Sénat (Suite de lu 1ère page) constitution qu'il le fait présentement.“Ce que nous voulons, dit-il, ce n’wrt pas créer des droits à la minorité, c’est maintenir les droits qui peuvent exister présentement.’’ Il cite les objections faites a des amendements de ce genre, par les ministres, plus spécialement MM.Monk, Pelletier et Doherty,-et c’est alors que M.Domville le rappelle à l’ordre, sur quoi M.fteleourt déclare que si M.Domville I eût fait précédemment, il eût eu raison, tandis que, à l'heure actuelle, il est trop tard.M.Landry parle de la question.M.Landry, aux gens qui disent : “Mais la minorité n'a pas de droits!” dans le Keçwatin.répond en citant les lois et en rappelant la garantie donnée par les différents traités à la minorité canadienne.Il dit que s’il n'y a pas eu de conseil au commissaire des Territoires du Nord-Ouest, la faute en est au ministère, qui le lui a refusé, et qui, parlant, ne saurait se prévaloir aujourd’hui de cette inobservance des conditions imposées par la loi; et.à ceux qui disent : “Mais nous ne pouvons changer la constitution, il rappelle l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord.1871, qui déclare que.dans le cas de changement de limites d’une province, le parlement fédéral peut, modifier la constitution de cette province.Il conclut cet exposé elair et précis de toute la question en disant qu'il appartient au Sénat de ne pas faillir à sa mission, et.de maintenir les droits de la minorité dans toute leur intégrité.M.le sénateur Dawlnrand proteste contre maintes assertions de M.Landry.—interrompu aussi à maintes reprises par M.David, qui s'objecte A ee «pue M.Landry traite M.Laurier sans trop de cérémonie—et fait l'éloge de la eonciliation.Il ne croit pas 1 amendement Oostiigan utile, et, le dit même inconstitutionnel.M.(Wigan ajoute en deux mots qu’il ne faut pas abuser de la eonciliation, et.que le temps est venu de faire respecter m leur entier les droits die la minorité c ' e.Puis c’est le vote, vers minuit, quand à peine la moitié des sénateurs sont au poste.Votent pour l’amendement Costigan et la sauvegarde des droits de la minorité: MAI, Landry, David, Thibodeau, Godbout, McHugh, Costigan, Coffey, Tessier, Mont plaisir, Belcourt, Choquette, Clorai) et Lav-ergno, soit treize.Votent contre l’amendement: MM.La-rivière, Forget, Dan du nmd, et plusieurs Anglais, en.tout trente, sénateurs, ce qui donne comme ré.suât at le rejet de l’amendement A une majorité d‘e dix-se.pt voix.La seconde lecture, pure et simple, a lieu, à la même majorité, sur un vote inverse au précédent.Ceux qui ont voté pour l’amendement votent contre la seconde lecture.Puis M.Loughecd, leader ministériel, pro- \ pose que le bill ne subisse pas ensuite l’épreuve du comité, puisqu'il ] n'a.trait, qu’à des conditions pécuniaires auxquelles le Sénat ne peut rien changer.Les sénateurs y consentent, mais comme M.Choquette et quelques autres ont des amendements à, faire, lors de la troisième lecture de cette mesure, le Sénat la remet à une autre séance,—probablement A, celle de cet après-midi.# • * Aux Communes, des mesures d'intérêt secondaire ont pris tout le temps de la Chambre; on a augmenté le traitement de certains juges, créé une commission du havre pour Saint'Boni face, Manitoba,—ce qui a fait rire leu gens de l’Est, peu au courant de la navigation qui se fait sur la Rivière Bouge,—et adopté différentes autres mesures analogues.Des fleurs de la.Colombie Anglaise—et qui poussent en plein air, de ce temps-ci!—décoraient la table du secrétaire des Communes; et ceci a fait penser A lout le monde que voici Pâques et la fin de la session.Mais il n’est pas certain que la prorogation ait maintenant lieu cette semaine.Les gens de l’Ouest maugréent contre un contre-temps possible, qui les condamnerait A.passer Pâques en chemin de fer, si la session ne se clôt que le jeudi, quatre avril.Tous les députés veuleni bien mettre les bouchées doubles afin de finir plus tôt l’ennuyeux repas parlementaire; mais encore faut-il qu’ils aient le temps de les met-tré doubles, les bouchées; ils s’y efforceront; mais comme, aujourd'hui même, le ministre des Finances mettra sur la table des Communes les prévisions budgétaires supplémentaires pour le prochain exercice fis cal, il n’est pas très sûr que nos représentants puissent exécuter le pro dige de tout déblayer d’ici à samedi matin.Georges PELLETIER.LETTRE DE QUEBEC M.TELLIER REPREND SON SIEGE.— UNE VACANCE TROP PROLONGEE.— LES PONTS LACHAPELLE ET VIAU: LA VILLE DE MONTREAL DEVRA PAYER—LES SUBVENTIONS EN TERRES: DISCOURS DE MM.TASCHEREAU ET TELLIER.CE FAMEUX CONTRAT Québec, -•).—Bien qu.'encore faible, le chef de l’opposition, M.1 ellier, n a pas voulu laisser finir la session sans venir reprendre son poste de combat.Quelques minutes après 4 heures, il était à son siège salué par les applaudissements dis deux côtés de la Chambre.Sans manquer complètement d’intérêt, la séance de cet après-midi n n pas été mouvementée.Deux ou trois députés de chaque côté ont pris part au débat ; les autres ont passé- le temps à lire les journaux, à “tirer une touche” dans les chambres avoisinantes ou dans les corridors.Le chef de l’opposition a signalé son retour à la Chambre par une motion de blâme au sujet de la vacance du siège de Lanaudière au Conseil législatif.La division Lanaudière.comprend les comtés de Joliette et Berthier et M.'Fellier a in vité M.Lafontaine, de Berth 1er, à appuyer son protêt auprès du gouvernement.M.Lafontaine était, à, son siège a ce moment-là.Il avait à choisir entre blâmer ou approuver le chef de l’opposition ou quitter la Chambre pour éviter le.vote.Tl a choisi Je plus facile: il s’est sauvé.Bon enfant, M.Geoff non.de Ver-chères, 1 a accompagné jusque dans le corridor peur atténuer la sortie.Voici la motion proposée par le chef de l'opposition: •'Que tous les mots après “qu*”, | Montréal.Lors de cette annexion, la datte la motion principale, soient re- | rite de Montréal deviendra pronriétaire tranchés et remplacés par les sui- du pont et devra pourvoir à son en-vants ; tretien.) * Attendu quril est décrété par la La partie du chemin macadamisé de-eonstiVu-bion.article 72 de l'acte de puis le pont Lachapelle, du côté, sud, l’Amérique Britannique du Nord, 186", jusqu’à la rue Principale de Cr.rtier-que le f-onset 1 Législatif de Québec I ville, devient la propriété de cette mu-doit se composer de vingt-quatre mem-; nicipalité qui: doit pourvoir à son on-tm-s, nommés par le Iheutenant-grtu tretien.vemeur au nom du Roi ; " 8.Les chemins macadamisés qui "Attendu que l’article 74 de la conduisent au pont Viau sont entre-«onsti tut ion décrète ce quit suit : j Par l('s municipalités de Tile Jé- "Survenant une vacance dans le ('on- f'UK I*»*** !a partie située, resprct.ive-eoil Législatif de Québec, par démis- ««mt.dans leurs limites.Toutefois, le s ion, décès ou autre cause, le Lient.- 'hr'm'" compris entre le pont A’iau et nant-gouverneui, au nom de la Heine, ; ,p M age de Sainte-Rose est entretenu, nommera, par instrument sous 1,.• «mw Je contrôle du conseil du comté grand sceau de Québec, une personne c,f 1Lav?111 (de -csus) par 'edit comté capable et ayant les qualifications t'f 1» ville de Laval dos Rapides sui-voulues pour la remplir : va,;t )o'^ évaluation respective, à 1 ex- , , .ception do la municipalité do.Saint- Attendu que le siege de conseiller Fra„ç0jg de Sales qui ne contribuera Jogislaii Pour la division de I.anaur ^ re^ entretien qu’après l’abolition des chère est vacant depuis plus de deux Uux de péage actuellement existant ans.savoir depuis Je mois de fe.vner ; ÊUr je chemin de péage de Terrebonne ff1’1! : , , I ou chemin Masson entre la municipali- "Attendu que cette vacance a (te de Saint-François de Sales et le créée, en foxJ'iri IfHO, |)ar la demission village de Saint-Vincent de Pau!.de l’honorable M.Iules Allard, lequel ]ÇQ ctor non A* '4 tei Styl es de Printemps Semi-ready pour Hommes Le même prix partout ! Qu’eft-ce que cela signifie ?Exactement ce que vous comprendrez.Chaque marchand vend le même dessin de complet ou pardessus Semi-ready au même prix que vous paieriez pour le même dessin de vêtement: partout ailleurs au Canada.Les manufacturiers en garantissent la valeur.Ils placent en chiffres lisibles sur le vêtement le prix qu’il vaut, et il eSt vendu à ce prix—ni plus, ni moins.Depuis Halifax jusqu’à Vicftoria, d’un océan à l’autre—ce prix type domine.Il n’y a pas d'à peu près au sujet des complets Semi-ready—vous pouvez compter là-dessus ! La marque est dans la poche.EUGENE BOURASSA & CIE 631 rue Sainte-Catherine-Est Rodrigue gangster Jr, 2Ô6-278 rue gamt-Jacques.Riley Hem, 505 Sainte-Catherine Ouest, près Peel.privant de toute représentation au somme do quarante mille piastres pour l’établissement et le maintien de l’Ecole Technique de Montréal, cette Chambre étant d’avis que cette disposition viole l’autonomie de la cité de, Montréal.” La motion est rejetée par un vote de plus l’addition que les !.norabh -, , - • I ,if ,1„.,,, ci lomr conseillers législatifs ont te’te à la om-,1 Legislate durant un si long c]ausR ,2 x> La*motion est rejetée ,v.r 35 à 9.i‘'h,?p,7U«à fi,i!'t'0VOtm- ,!,iÀlions tîTa' Peu do tvmjis apron M.Lafontaine ° .millions eil1t'^tlv quelques-unes mais on ne priété de la Lite de Montréal qui doit uous les montre pas.Kn D04 veille j pourvoir à leur entretien.” ' | ÿ8 flcctums, et on H>0>; veille des Quant au pont Lachapelle et aux élections encore Ion a fait voter des chemins macadamisés, voici ce qu'ils resolutions semblables engageant plus I deviennent : j w* millions oiupiers par le téléphone, les emplo yés de la Compagnie des Tramways ont causé un retard d’une quinzaine de minutes.On est parvenu à protéger les cours à bois de Laidlaw.Il n’y a pas eu d'accidents, mais plusieurs pompiers ont failli être rôtis dans une étroite ruelle.L’effu7u ^ EN FAVEUR DE M.GODFREY O C’EST CE QU’ON CRAINT PAR SUITE DE LA REMISE DE LA CONFERENCE QUI DEVAIT AVOIR LIEU HIER A LONDRES.LES POURPARLERS R E P R E N-DRONT AUJOURD'HUI ALORS QUE LES TROIS PARTIES ESSAIERONT D’EN VENIR A UNE ENTENTE.TROIS MILLIONS D'HOMMES SONT SANS TRAVAIL, ET TOUS LES TRAINS SERONT ARRETES D’ICI A LA FIN DE CETTE SEMAINE.' -— Une Grande Assemblée aura lieu mercredi soir, à 8 hres, à la Salle de l’Hotel de Ville de Ste-Cunégonde, coin Vinet et Workman.IVI.Godfrey, candidat ayant l’appui des Associations Ouvrières, de la Chambre de Commerce, du Board of T rade et de l’Association des Citoyens de Montréal, adressera la parole ainsi que plusieurs orateurs distingués.Le public est invité à venir à cette Grande Assemblée.Taft défend le comité du tarif DANS UN MESSAGE AU CONGRES LE PRESIDENT DEMANDE L’ABAISSEMENT DES DROITS SUR LE COTON.Washington, 26.—-Go Président Taft a adressé ce metis au Congrès un message dans lequel il recommande l’abaissement des droits sur le coton.Ce message prend vigoureusement la défense du comité de tarif et demande $20,0(10 par mois pour que le dit comité piiinac continuer ses travaux.A !a Chambre, les démocrates ont pris des mesures pour que, au contraire, le comité disparaisse.Londres, 26.— La conference qui devait avoir lieu hier entre les proprié taire» do mines et les mineur» a été remise à plus tard.Les membres du cabinet ont eu des conférences séparées avec le» doux parties; mais après do longues heures de discussion on n ’a pu trouver do terrain commun d’entente et la conférence a été jugée inutile dans les Urconstattces.La situation est de plus en plus grave et l’on ne voit pas de possibilité d’un règlement satisfaisant.L'intervention du gouvernement parait ne pas avoir eu beaucoup do résultats pratiques.On ne parle plus guère de cette fameuse loi du salaire minimum, on semble ne plus croire à son efficacité.Dans les milieux financiers on croit que les mineurs, poussés par la misère, reprendront le travail et l’on escompte que la grève se terminera ainsi à cause de la famine qui se fait déjà sentir.Si la grève n’est pas terminée vers la fin de cette semaine, tous les chemins de for du royaume arrêteront leur circulation et le» villes du Royaume-Unis seront isolées les unes des autres.On compte aujourd ’hui près de trois millions d’hommes sans travail et la misère entre dans tous les foyers.Si la grève n’est pas réglée d’ici peu ,000 Columbus.40 000 l>'xington.30,000 8315 500 —-f- Les pavages Le rapport par lequel les commissaires municipaux présentaient au conseil une liste des rues qui peuvent être pavées cette année au coût d’uu peu plus d’un million leur a été renvoyé.Le conseil veut avoir d’autres renseignements quo ceux que renferme le rapport.-4-— Une barque en feu Rio Janeiro.25.— La goélette italienne “Gasso’’.partie de Pensacola le 21 janvier dernier pour Santos a brûlé en mer.L’équipage a été recueilli par le transatlantique anglais “Oravia, qui est parti de Liverpool le sept mars pour Callao.On ignore l’origine du feu.-4- L’ex>maire de Saint-Henri M.Eugène Guay, ex-maire de Saint-Henri et ex echevin de Montréal est retenu chez lui dvpuis une quinzaine, par une grave indisposition et il n’y n guère de changement dans l’état de sa maladie depuis quelques jours.-Y- La construction La compagnie, de la brasserie Mol*on a pii» un permis pour in construction d’un entrepôt au prix do $66,000, Politique Etrangère Roosevelt attaqué par des suffragettes L’une de ces dames interrompt Teddy pour lui demander si le droit de gouverner n’appartient pas aux femmes comme aux hommes.— La musique intervient pour apaiser le tumulte, et la suffragette est expulsée de la salle.La rencontre de deux monarques à Vénise Le Kaiser et le Souverain d’Italie font échange de courtoisies au cours d’un banquet dans la ville des doges.— La Triple Alliance serait renouvelée pour une période de six années, à partir de 1914.New-York, 26.— Le colonel Roosevelt qui n tenu, depuis quelques jours, plusieurs assemblées pour les élections primaires qui ont lieu aujourd’hui, a eu, hier soir, beaucoup de trouble avec une suffragette.M.Roosevelt, après avoir attaqué, dans sou discours, le nouveau bill des Primaires, proclama que “le droit de gouverner appartenait au peuple”.A ee moment, une femme, dans l’assistance, se leva et cria : “Qu’appartient-il donc aux femmes ?” Beaucoup de tapage eut alors lieu dans rassemblée, et plusieurs criaient “Mettez-la dehors”.Le colonel es-1 saya de calmer la foule et d’apaiser rindignation de la suffragette, Mlle Malone, mais il ne réussit qu’à s’attirer de nouvelles apostrophes de la part de cette dernière.La fanfare joua un morceau pour tenter de ramener le calme.La vacarme ne fit qu’augmenter, et, on dut, à la fin, faire expulser la suffragette de la salle, par un constable.Le colonel Roosevelt put alors se faire entendre, et il fit les déclarations suivantes sur le suffrage féminin : “Je consens volontiers à accorder aux femmes ce qu’elles réclament.Si elles désirent avoir le droit de voie, je n’ai pas.d’objection à le leur donner.Mais si tel n’est pas leur désir, je n’irai pas jusqu’à prétendre que je connais l^urs besoins mieux qu’elles-mêmes.Je considère que c’est ainsi la plus franche manière d’agir”.M.Roosevelt n’était pas escorté de la police.Tl fut acclamé par une foule considérable et enthousiaste.ANGLETERRE Vienne, 25.— L’empereur Guillaume et le roi Victor Emmanuel se sont rencontrés aujourd’hui.La population a fait aux deux souverains une enthousiaste réception devant le palais royal.Trois mille enfants d’école se sont rassemblés devant le palais royal et ont fait entendre des chants patriotiques.Guillaume II, en faisant allusion à la guerre actuelle, a dit que l'Italie donnait un touchant spectacle d’union et de loyauté.Ce soir, l’empereur a donné un banquet au roi Victor Emmanuel à .bord du yaeht “Hohenzollern”.En se quittant, Guillaume II et Victor Emmanuel se sont embrassés à plusieurs reprises.Le roi partit pour Rotne.Le “fîohenzoliern” se mettra en route demain pour les îles Brioni, dans l’Adriatique, où l’empereur d’Allemagne rencontrera l’héritier présomptif : d’Autriche-Hongrie avant de se ren- | dre à Corfou.Le premier ministre Gioletti et le ' ministre des affaires étrangères, le marquis Antonio Di San Giuliano, n’ont pas accompagné le roi Victor Emmanuel dans cette ville.On ignore les raisons de cette absence, car ils devaient être présents.Si l’on en croit certains rapports, il paraîtrait que les souverains italien et allemand ont décidé de renouveler la triple alliance pour une période de six année, à partir de 1014.1913 SlOOO.OO La “Hupmobiie” Grand Modèle Voiture de tourisme à cinq passagers La plus Haute Valeur pour 1912 Le fini et T aménagement sont les meilleurs.Prix $ 1000.Livrée à Windsor, frais de douane payés.On ne dispose que d’un nombre limité.Cela vous paiera de vous informer.The Motor Import Go.OF CANADA LIMITED EDIFICE DU FORUM ,nE?™“ Pierce-Arrow Franklin Hudson 33 Hupmobiie SCISSION DANS LE CABINET Elle pourrait fort bien se produire si la grève des mineurs ne prend fin bientôt.DANS LE Monde Ouvrier Londres, 26.— Des opinions pessimistes sont émises, dans les couloirs de la Chambre des Communes, sur la grève des mineurs.La rumeur veut que les négociateurs aient modifié leur attitude, et, que l’espoir d’une entente soit maintenant abandonné.Le gouvernement pressera l’adoption de son nouveau projet de loi, si une entente n'est pas bientôt effectuée.Plusieurs journaux ministériels se montrent impatients à ce sujet, mais le parti libéral est fort divisé quant aux meilleurs moyens à employer.Hier soir, quarante chefs libéraux se sont réunis en caucus.Ils voulaient organiser un mouvement pour forcer la main au gouvernement mais il s’aperçurent vite qu’ils ne s’entendaient pas eux-mêmes sur la meilleur manière de résoudre ce grave problème.Les journaux unionistes prétendent qu’il existe une grave scission dans le cabinet, à propos de la grève des mineurs.MEXIQUE LES TROUPES FEDERALES SUBISSENT UNE DEFAITE Mexico, 23.— Une dépêche reçue par le journal El Impafcial annonce que les troupes fédérales ont subi une défaite à Jimnez.Le général Salai, s'est suicidé.Les deux généraux Blonquet et Tellez sont blessés; plusieurs autres officiers ont été blessés et cinquante faits prisonniers à Chihuahua.Orozco se dirige sur Torreon avec plusieurs milliers de soldats rebelles.DES EMISSAIRES DU MEXIQUE Des délégués de l'insurrection sont de passage à Montréal en route pour Washington.“Si le gouvernement de Washington refuse de nous reconnaître comme des belligérants il n’en résultera qu’un retard, qu’un peu plus de sang répandu; la rébellion fera son oeuvre, la ville de Mexico et le gouvernement de la république tomberont aux mains des rebelles maintenant tout-puissants dans l’état de Chihuahua”.C’est la déclaration que firent hier soir à l'hôtel Windsor les trois représentants du général rebelle Orozco, vainqueur dans plusieurs batailles et qui a maintenant trente milles hommes sous ses ordres.Les envoyés mexicains sont: le major R.Campa.MM.Manuel Luhan et Juan Prieto Quemper.Ils visiteront Saint-Louis, Chicago et San Francisco avant de sc rendre à Washington.Un des employés mexicains déclare que Madero est un rêveur, un spiritualiste et qu'il prend ses ordres d'une table tournante.Orozco n.actuellement sept mille hommes dans la province de Chihuahua contre quatre mille hommes de troupes fédérales.Madero est combattu pour avoir violé toutes les promesses faites au peuple mexicain et pour ne pas avoir su créer un gouvernement fort.La paix règne dans la province de Chihuahua où les rebelles dominent.Nulle part le capital canadien n’est en danger.Dans le cas d’une invasion américaine, le pays tout entier s’unirait comme un seul hommes pour défen-.drc le sol mitai contre l'envahisseur.LES MINEURS AMERICAINS Cleveland, Ohio, 26.—- A une réunion préliminaire des officiers de l’Union tenue hier il a été décidé que les délégués des mineurs qui prendront part à la conférence d’aujourd’hui s’eil tiendront à la demande d’augmentation de 19 pour cent et à la réduction des heures rie travail.John P.White, président des United Mina Workers a dit que toute proposition de compromis devra venir des patrons.De leur côté, les patrons ne veulent pas accorder autre chose qu’une extension du contrat aux teneurs de l’an dernier.Dans ces conditions on ne voit pas comment on pourra éviter la grève lundi prochain.FEDERATION DU TRAVAIL La Fédération américaine du travail publie chaque trois mois une liste officielle des organisateurs qui travaillent dans l’intérêt de toutes les unions ouvrières.Il y a actuellement 292 organisateurs ' généraux et 1428 organisateurs de districts.Ces derniers, pour la plupart, travaillent gratuitement.Au Canada, l’on compte à peu près 75 de ces organisateurs de l’Internationale.CLUB ST JEAN BAPTISTE M.le commissaire Ainey a fait hier soir nne jolie conférence au Club Ouvrier Saint-Jean-Baptiste.Il a traité de la question ouvrière à travers les siècles.Il a pris la question ouvrière dans les premiers .siècles, dans les plus beaux jours de.Rome et d’Athènes et I l’a conduite jusqu'à nos jours.Au ! temps des anciens, dans Rome et dans : Athènes, l’ouvrier était esclave, et réduit à la pire condition.Avec le Moy-i en-Age, la condition do l’ouvrier entre j dans une phase nouvelle.Le servage i existe encore, mais l’on voit apparaître j les Communes qui étaient un pou eom-j mo notre syndicalisme sous un autre ¦ nom.L'orateur étudie ensuite la condition de l’ouvrier dans la pratique à ; cette époque où elle s’est un pen améliorée.Lo jeune homme entrait déjà i comme apprenti; il ne pouvait pas quitter la boutique de son patron et.U de .ait se spécialiser, et il ne lui était pas permis d'empiéter dans un autrs métier que celui qu’il avait choisi.Il ; passait ensuite à la condition de valet et pouvait se chercher une position, se choisir un patron.Il était par exemple très d’fficilc de passer à la condition de maître.Il se forma alors des eorpo rations ouvrières qui furent reconnues par Saint.Louis qui les légalisa.Ce fut leur âge d’or qui dura pendant tout lo Xlle siècle, et le N'IIIe siècle, et une partie du XlVe.Mais devenues très puissantes, ces corporations dégénérèrent en de véritables sociétés d’oppression pour l’ouvrier.Les maîtres devinrent arrogants et ne pouvaient devenir maîtres que ceux qui étaient fils de maître ou ceux qui pouvaient verser une forte somme entre les mains des directeurs de la corporation.Cet état de choses dura jusqu’à la Révolution française.Louis " Le Hutin avait aboli le servage dans les Etats mais les seigneurs qui étaient tout puissants en France ne le laissèrent pas moins subsister dans leurs domaines.L’orateur fait ensuite le tableau des conditions ouvrières dans le temps présent, en France, en Angleterre et en Amérique où partout on fait de grands et rapides progrès.Repassant le programme du parti ouvrier il montre les nombreuses victoires déjà remportées entre autres, celles remportées ici, dans la province de Québec: la loi établissant la responsabilité des patrons dans les accidents de travail, la fermeture de bonne heure, le macadamisage des routes par l’Etat, l’abolition du vote plural.IL termine en disant que le parti ouvrier veut implanter une doctrine d’honnêteté et de probité.Son programme est un programme de justice au plus grand nombre et qui pourrait se résumer dims ces mots: “Honnêteté et justice pour tous.’’ Dans notre numéro de samedi le 16 du courant nous avons donné le texte de cette belle et intéressante conférence que M.Aiaev avait déjà donnée ail- Exposition de Canots-Automobiles et d*Articles de Sport Cette semaine, à 1’Arena.Musique l’après-midi et le soir.Admission 50c.ATTRACTIONS SPECIALES.leurs.Nous y renvoyons nos lecteurs.C’est une page d’histoire instructive qui mérite d’être conservée.RELIEURS Il y aura une grande assemblée .de l’Union des Relieurs mercredi soir, le 27 mars.Tous les membres sans exception devront se faire un devoir de s’y rendre de bonne heure.Des questions nouvelles et très importantes y seront discutées.—Par ordre.TAILLEURS-COUTURIERS Grande assemblée du local 317 des Tailleurs-couturiers, mercredi soir, à 8 heures au Temple du Travail, 2ème étage.Les membres aussi bien que tous les couturiers sont invités.Affaires importantes.SECTION DE L’ETIQUETTE Tous les délégués de la Section de l’Etiquette sont instamment priés d’être présents jeudi soir à 8 heures, au Temple du Travail.Entre autres choses, il sera discuté de l’organisation d’une fête pour la section et aussi d’autres affaires qui demandent une solution immédiate.—Par ordre.La révision du Code Municipal M.Sylvestre a demandé : — 1.Quels sont actuellement les membres de la commission ehargée de la refonte du Code municipal V Quel est.leur salaire ou traitement ?Quelle est la date de la nomination de chacun d’eux 7 2.Quel est le secrétaire de cette Commission ?Quel est son salaire ?3.Cette commi"sion a-t-elle fait rapport depuis qu’elle a commencé ses travaux ?Dans l’affirmative, quel est ce rapport ?4.Les travaux de cette commission sont-ils tetminés ?Dans la négative quand le seront-ils ?On lui a répondu : 1.L’hon.M.Mcithieu, Thon, juge MeCorkill et.M.L.-J.Gauthier, de la cité de Montréal.Les commissaires reçoivent chacun ?2.000 par année (8 Ed.VIT, c.8, s.8).Ils ont, été nommés par arrêté ministériel No 525, du 7 juillet 1910.2.Deux secrétaires, un français et un anglais : MM.Arthur Trahan et Alfred Eugène Harvey.Nommés par le même arrêté ministériel, avec un trai-ternent de 81.000 par année chacun.( 8 Ed.VII, c.8.s.8) .3.Los membres de la Commission ont, de temps à autre, mis le procureur général au courant du progrès do leurs travaux.4.Les travaux ne sont pas encore terminés, mais il y a lieu de croire qu’ils le seront bientôt.Aux amateurs de photographie La Pharmacie Lecours et Lanctôt, coin St-Denis et Stc-Catherine, Montréal, offre un choix varié ce kc-deks, pellicules, plaques, papiers et accessoires photographiques.Spécialité: imprimer, développer et agrandir travail photographique pour amateurs, catalogues sur demande.(réc,) La Bourse de Paris LES GREVES MINIERES CAUSENT UNE DEPRESSION SUR LE MARCHE.Paris.26.— La Bourse de Paris est très faible et déprimée par suite des ordres de vente venus de Berlin et !e Francfort, l’ince titnde de la s tuatiou balkanique, les grèves minières d’Angleterre rt sur 'e continent.La baisse n'a épargné aucune valeur.Los valeurs russes et industrie les ont le plus souffert.Les rois de la finance son* découragés.Lo seul fait encourageant est la nouvelle émission d’obligations de chemins de fer de l’Etat de 500 francs à 4 pour cent.CLEMENT OLGA - PAWLOSIvA SALLE WINDSOE.—JEUDI, 28 MARS, 8.30 P.M.Sièges réservés, chez Willis, Ste-Cathe-rine-Ouest; Archambault, Ste-Ca-therine-Est; Giroux, 498 Ste-Cathe-rine-Est, Cartes Professionnelles AVOCATS BOUKBONNJLERE, F.J., C.B., av> cat, 76 rue Saint Gabriel, Tél.Belt Main 2679.Boîte Postale 3.56.— Adresse télégraphique, “Nahae, Montréal”.T.Main 4186.Codes : Liebers, West, Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice de la Royal Insurance, Place d’Ar-mes, Montréal.Ingénieurs Civils et Arpenteurs HURTUBISE & HURTUB1SE, ingi.nieurs cujils, arpenteurs-géomètres.Eu.-tice BanXjUe Nationale, 99 St-Jacques, Montréal, Tél M.7618.ârthur'survëÿerVIT INGENIEUR-CONSEIL Mem.Ass.‘'Can.Soc.of Civil Engineers’* Mem.Assoc.Inter, des Congrès de Navigation 66 SEAVEE HALL Téléphone : Uptown 3808 .MONTERAS De GASPE BEAUBIEN Ingénieur Conseil, Bâtisse Liverpool, London & Globe, Montréal.Tél.Main, S814.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, nota res ( Léandre Bélanger et Adrien B langer), 30 rue St Jacquea.Tél.Ma 1859.Résidence, 240 Visitation.A gent â prêter sur hypothèque à bon condition, et achats de créances.GIROUX LUCIEN, Notaire, Saint-Charles, 43 Si-Gabrtgl.Main 2785.Résidence 405, Dulu Tél.St-Louis 3585.Ar at à , Règlement de succession.LEMIRE, JOSEPH E., L.L.L.TAIRE PUBLIC, de L’ghthal] & hall, 303 Edifice Banque de < Tél.Main 531.Bureau lu so:r, 1 Bailles.Tél.Bell Up Town 1671 sur hypothèques, règlement et a tration de suceessions.DENTISTES GENDREAU & GENDREAU, Chirurgiens-Dentistes, 117 Saint-Denis, coin Dorchester.Tél.Bell Est 2916.Dr J.G.A.Gendreau, Dr Conrad Gendreau.NOLIN, Dr.JOSEPH, CWmrgien-dentisle, 308 Sherbrooke-Est.Consultations de 4 à 6 heures n.m.Tel.Est 1162.¦»-» - - , -,i~, f* ,, ^ ^| n ^ ^ Dr ARTHUR BEAUCHAMP, chirurgien-dentiste.Tél.Bell Est 3549, 163 mo St-Denis, 4 nortes de l'Un.versité.CARTES D AFFAIRES ACHILLE DAVID LuUepreueur 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homme une technique, s mots français sont tout aussi oflieiels que les autres, qu’on a la, manie de toujours employer.F.P.Eug.Banville est condamné Le salon des arts féminins A la Chambre provinciale En Fhonneur La grève de Champlain du travail Le juge Roy condamne à dix-neuf mois de prison le meurtrier involontaire du Dudley Causton, l'impres-sario du pianiste Mark Hambourg.Eugène Banville, dont les cheveux ont blanchi depuis la malheureuse affaire, écoute, en pleurant, la sen- % tence du tribunal.C’est en célébrant le triomphe du député de Rimouski qu'il avait tiré imprudemment du revolver.Une exposition organisée par un groupe de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, s'est ouverte au Monument National hier.Le Bill du Manitoba ( Service particulier) Ottawa, 26.- l,e yénnt n’a pu faire la troisième lecture Hu bill du Manitoba.ce matin, et l’a remise à cet après-midi.Mais il a rejeté plusieurs amendements, dont l’un de M.t bonnette, voulant référer toute la question des droits do la minorité du Keewatin à.la Tour Suprême.Vote lO à 37.Majorité contre l’amendement 21.Des amendements de MM.David, deux autres de M.Choquette, ont été rejetas sur la même division.M.lîéique en a proposé un où U y aura vote à trois heures.Le bill subira sa dernière étape aujourd’hui.-4- M.Foster en Australie Ottawa, 20.— 11 est probable que ]'été prochain, l'honorable Geo.E.Poster ira en Australie oit il passera quelques semaines.Le but de son voyage est d’améliorer et de développer les relations commerciales entre le Canada et l’Australie.(Service particulier) Rimouski, 26.— Le procès d’Eugène Rajivi’lk-, accusé d'avoir tué M.Dutllt-y Laits tou, au soir d’u.n triomphe politique, sur le quai de Rimouski, vient de se terminer par un verdi et d homiicicte itwalon taire.La salle d’audience était remplie quand .Mire Louis Taché, avocat de l’aeeusé, eommonea sa plaidoirie.Mire Auguste Tessier fit un très fort réquisitoire contre Iinimité et Llion.juge Rod.Roy résuma.la preuve, eu quelques minutes, après quoi les jurés «e retirèrent dans la’ salle dis délibérations.A huit heures, ils revinrent au prétoire et rendirent un verdict d’homicide involontaire en demandant la clémanee de la cour, liarr ville pleura beaucoup pendant les remarques que lui adressa le président du tribunal.Celui-ci déclara que .vu les circonstances, la sentence ne serait pas rigoureuse.Il condamna Banville à dix-neuf mois de détention dans la prison de Rimouski.En entendant la sentence, 1.’accusé s’écria avec soulagement : 1 ‘ Ah ! mon Dieu ! ’ ’ M.Jules Tremblay Ottawa, 26.— Une rumeur veut que M.Jules Tremblay, homme de lettres, ait, donné sa démission comme secrétaire de l’association d’Education caua-1 dieniie-françaisc de l’Ontario.M.Tremblay occupait ce poste depuis plus d’une année.Pour M.Godfrey LES COMMISSAIRES ET L’EX-MAIRE GUERIN SE DECLARENT TOUS POUR LE CANDIDAT DU I.OARD OF TRADE ET DE L’ASSOCIATION DES CITOYENS.Une protestation A la séance du conseil municipal d’hier, l'échevin Emard a donné un démenti à la nouvelle parue dans certains journaux quo les éehevins délégués à yuébco avaient accepté sans protester l’amendement à la charte de Montréal relatif au paiement des 5M0,-000 do l’Ecole Technique." Nous n’avons, dit-il, rien approuvé, ni rien accepté, puisque, nous avons protesté,—et moi le premier— contre la clause qu’on nous a imposée.C’est à la suite do cette protestation et d’un caucus qui a suivi, que le gouvernement a cru plus prudent de ne pas essayer de nous imposer le paiement des ponts Viau et Lachapelle.” Le Kaiser à Corfou ( Servit» particulier) Venise, 26.—Le Kaiser a quitté notre port à bord de son yacht royal pour Corfou, ce matin, où il séjournera quelque temps.-—4—-— Le docteur L.N.Delorme Nous apprenons que M.le Dr I .N.Delorme, professeur à ITniversité l aval, est retenu chez lui, depuis une quinzaine de jours, par une grave maladie.Bouliane au National Ernest Bouliane fera partie de l’é quipe du National la saison prochaine.71 a signé son engagement en matin.Mort de F.X.Dion (De notre correspondant) Québec, 26.— AL François Xavier Dion, secrétaire de la corporation des pilotes est mort hier à l’âge de 77 uns.Signor A.Ariani Signor Adriano Ariani, qu ota a surnommé le poète du piano, donnera, ce soir, à la salle Windsor, un récital entièrement composé des principales rouvres de Chopin.Signor Ariani nous est fortement recommandé par Madame Dominique Dueharme, femme du célèbre professeur dont le souvenir restera à jamais gravé dans la mémoire de ceux qui ont eu l’avantage de le ronnaître.Mademoiselle Dueharme nous a fait également les plus grands éloges du pianiste italien.Ne manquons donc pas ce concert qui promet beaucoup.P.G.O.La richesse de la France UNE EMISSION D’OBLIGATIONS DE CHEMIN DE FER DE L’ETAT COUVERTE 32 FOIS.Paris, 26.— L’émission d'obligations de ehemius de fer de l'Etat qui a eu lieu hier a été couverte trente-deux fois en l'espace de quatre heures, La somme souscrite atteint un milliard neuf cent millions de francs.Ces chiffres sont fournis par une note officielle communiquée une heure après la fermeture des registres de souscription.Tous tes membres du: bureau exé-eulff se sont prononeés ce matin pour M.Tl.II.Godfrey, candidat au poste de commissa.ire municipal.Le Dr Guéri u, ancien maire de -Montréal, qui se trouvait à i’Ilô-tel de Ville, s’est même exprimé d’une façon très sévère sur M.Cleariihue qui fut, dit-il ,un éehe-vin sans idées originales et qui ferait un pauvre commis-aire.L’aide quo lui donne l’échevin Giroux, ajoute M.Guérin, le conduira à la défaite.AI.Lachapelle croit que le désir qu'a le bureau exécutif de voir élire M.Godfrey suffira à inciter les électeurs à voter pour lui.AL Dupuis pense que le fait que M.Godfrey a été choisi par le “Board of Trade”, l’Association des Citoyens et la Chambre de Commerce contribuera le plus à le faire élire.M.Ainey se propose de prendre part à la campagne pour -M.Godfrey.L’échevin Larivière dit que puisqu’il y a tant de candidats, il ne se mêlera de rien.M.Clearihue a répondu ce matin à certaines questions qu’il regrette de ne pouvoir s’effacer devant ,M.Godfrey.“Ri je le faisais, dit-il, ce serait la mort du Comité des Citoyens.car ï’éohevm Giroux battrait aertaimemenit M.Godfrey; ce serait le pire service à rendre à mes concitoyens canadienK-fran-çais que de les'laisser élire un candidat do leur langue, quand la place appartient à un Anglais.” Le but est de manifester la sympathie que méritent celles qui s'appliquent à embellir l'intérieur du foyer familial.Les exhibits sont nombreux et variés — Les visiteurs auront l’occasion de les admirer toute la semaine.L’ouverture tic l’exposition des arts féminins a eu lieu hier après-midi à trois heures, et a remporté un véritable succès.De trois heures à cinq heures et demie l’exposition fut visitée par au-delà de quatre cent dames, narrai lesquelles se trouvaient plusieurs acheteuses.Cette exposition qui se tient au Monument National, dans la salle No.6, 1er étage, a été organisée par un comité spécial de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, à la lête duquel, nous retrouvons les noms de nos femmes bienfaisantes, heureuses de se dépenser une fois de plus pour venir au secours des femmes qui dans l’ombre de leurs foyers, s’appliquent aux jolis travaux dont, le bénéfice adoucira le bient-être de la famille.(les travaux d’arts féminins sont, nous le savons, très difficiles à vendre, il fallait établir entre la vendeuse et l’acheteuse une sympathie, et voilà le but de l'exposition, qui se tiendra toute cette semaine au Monument.L’exposition ouvre à deux heures et demie tous les jours, et se ferme à cinq heures et demie.Elle restera ouverte mercredi, jeudi, samedi soirs de huit à dix heures, afin de permettre aux personnes occupées le jour de se procurer les jolis articles offerts en vente dons cette magnifique exposition.Des travaux exposés, nous n’avons rien dit, car il faut les visiter pour se rendre compte du bou goût et de l’activité de nos laborieuses Canadien nés.Cette exposition inspire beaucoup de fierté et d’admiration pour nos femmes, et nous sommes heureux de leur offrir ici notre humble hommage.Parmi les dames qui ont organisé cette exposition, citons Mmes Alfred Thibaudeau, W.-A.Huguenin, E.Bouthillier, J.-I.Tarte, E.DuVer-ger, M.MacDonald, L.-J.Tarte, F.-J.Curran, A.Lemaire, J.Lambert, L.Bourgeois, J.Laurence, L.Favreau, (1.Moncel, Mlles Rodier, Bea, champ, etc., etc.Nous invitons, au nom du comité, toutes les Montréalaises à visiter l’exposition des arts féminins, et à collaborer au succès financier d’une oeuvre si belle dans sa haute philanthropie.Le nouveau projet de loi de Sir Lomer Una délégation française, ayant à sa A Lowell, 30.000 ouvriers textiles ont Gouin a pour but de protéger les tête M.Gabriel Hanotaux, vient été remerciés de leur service ce présenter un buste du découvreur matin, par suite d’une grève qui par Rodin, aux Etats-Unis.! ailleurs paralyse le travail.compagnies contre l’exploitation de certains individus.Le contrat d'achat des ponts Viau et Lachapelle fait le sujet d’un débat fort intéressant, auquel prennent part plusieurs députés.A l'unanimité, on adopte en troisième lecture le projet d'achat de ccs ponts.Pour coups et blessures UN NOMME SHIEVECK RECLAME $25,000 DE DOMMAGES D’UN DANSEUR RUSSE QUI L’AVAIT BLESSE GRAVEMENT AVEC UN SABRE ALLEMAND.Les délégués visiteront Montréal et; Québec, vers le commencement de mai, et seront les hôtes des conseils j municipaux.Les houilleurs du pays de Galles reçoivent ce matin une nouvelle qui jette un peu d'espoir dans les familles.A Boston, l'ancien ambassadeur américain en France, recevra les représentants français.La loi des compensations LA MERF.D’UN JEUNE OUVRIER QUI AVAIT PERDU LA VIE EN TRAVAILLANT, OBTIENT UNE INDEMNITE DE LA COUR (De notre correspondant) Québec, 26 mars.— Mme Arthémise Samson qui réclamait des dommages à la compagnie Davie de Lévis pour la mort de son fils qui a perdu la vio à la suite d'un accident dont il a été victime en travaillant à la construction d’un caisson, a obtenu gain de cause hier devant la cour Supérieure.L’hon.juge Dorion lui a accordé $1.484 de dommages-intérêts.L'action prise par Mme Samson était basée sur la loi des compensations connue, sous le nom de loi Taschereau.M.St-Laurent était le procureur de la demanderesse.Hamilton, Ont., 26 — On plaide en ce moment à Hamilton, la cause de Shicveek qui réclame $25.000 de Mi-kaèl.M.ot’dkin, un danseur russe.On se rappelle qu’il y a un un, ce dernier, au cours d’une représentation laeha le sabre dont il so servait et que l'instrument alla frapper le témoin.Shieveok dit qu’il a, depuis, perdu 35 Ibs de son Poids.U est sujet à tie violents maux de tête, de plus, il a le côté gauche de la figure et le bras gauche paralysé.I n tenjoin, M.Rodet, maître d’armes français habitant Buffalo, dépose comme expert ; il dit que le sabre est de fabrication allemande et que la façon dont la lame est fixée à la poignée, est dos plus primitives.C’est une mauvaise arme.! Il semble, interrompt l’avocat de la J defense, E.F.B.Johnston, que vous j ayez à vous plaindre des sabres allemands.Bas du tout, répond le témoin, je les dédaigne.lx> juge a pris !’affaira en délibéré.Construction d’une goélette en acier ( De notre correspondant ) Québec, 26.—MM.(Too.T- Davis & Fons de Lévis, ont obtenu du gouvernement un contrat pour la tonstruc-tion d'une goélette en acier d’une capacité de 800 tonnes, h hélice gtnre ’’hopper".Elle aura ISO pieds do long sur 32 de large et une profondeur de ] t pieds 6 pouces et sera de 500 chevaux-vapeur.Les moulins Fitch ferment leurs portes (De notre correspondant) Québec, 26 mars.— Les moulins Fitch, de Saint, Romuald, qui ont fermé leurs portes il y a quelques mois, sout devenus la propriété de Henry Atkinson Eng.qui le« ont achetés pour en reprendre l’exploitation.Une partie des bâtisses sera employée pour l’écorçage du bois de pulpe.La repri se du travail à ces usines est une aubaine pour la population de Saint-Ro-muald.-4- Tragédie à Saint-Jean, N.B.Saint-Jcnn, N."., 26 • In" loco- motive de rintoroolcmial « tué avant-hier soir.Froderidk Arnold, Agé de 2fl ans, sa ftinnnc H uu enfant.Les victimes ne faisaient qu’arriver de l'Angleterre.Courrier d’Ottawa DE LA LUMIERE! Ottawa, *26.Le village de la Pointe Gatineau va.cet été avoir sa "Voie lactée” tout comme les grandes villes.C'est le maire de l’endroit, le Dr Infortune, qui a entrepris le mouvement et il a parfaitement réussi.La municipalité va dépenser $25,000 pous l'installation d’un système d’éclairage.A PLUS TARD LA CONSTRUCTION Les locataires des maisons que vient d’acheter le gouvernomont dans la rue Wellington, ont été informés qu’ils ne seront pas obligés de déménager de si-tftt.Tl est.assez, probable que le.gouvernement ne commencera pas cette année â démolir ces maisons, afin de construire son nouvel édifice.VENTE DE $200.000 7il est juste que les municipalités fassent la leur aussi."Je dis, réplique M.Prévost, que Montréal proteste, que Montréal a refusé de laisser introduire cette clause dans sa charte et Montréal cède simplement devant une force supérieure.J’ajoute que dans le premier projet do ldi on autorisait seulement la ville de Montréal à payer tandis que dans le bill réimprimé, on oblige la cité de Montréal.” M.Lévesque prétend que la part de Montréal n’est pas disproportionnée et les délégués de Montréal n’ont pas voulu laisser inscrire cette clause dans leur bill simplement parce qu’il n’avalent pas d’autorisation -spéciale à cet effet.M.Gault proteste énergiquement contre cette manière de traiter la cité de Montreal, dans les derniers jours de la session.Les délégués de Montréal n’ont pas protesté, simplement parce qu’ils avaient devant la législature un bill pour amendër leur charte et qu’ils ne voulaient pas s'exposer à, être maltraités.Suggestionné â partie égale par M.Geoffrion et M.Francœur, M.Levesque répond que M.Gault ne Veut de l'autonomie municipale que lorsqu’elle gêne les améliorations dans la partie Est, tandis qu’il s’en moque lch-s-qu’il s'agit d’expropriation pour la partie Ouest.M.RobiHard, de Saint-Jacques et M.Séguin, de Ste-Marie, trouvent qu’il es-t à propos que la cité de Montréal paie une partie de 1 abolition des péages.M.Langlois proteste contre la façon do procéder des représentants de Montréal, qui sans autorisation aucune ont engagé tacitement le crédit de la cité.M.Lavergne n’est pas surpris de l’attitude du député de Laval.Ce bill est le rachat des promesses faites par M.Gouin pour faire élire M.Lévesque.C'est faire payer une ville un peu cher pour faire réélire un député comme ça.Rien 2 mai ils seront les hôtes de Boston où ils rencontreront le sénateur Henry ( 'aboi Ixwlge, Robert Bacon, ancien ambassadeur américain en France; le président, Lowell, de Harvard et plusieurs autres citoyens distingués du Massachusetts.Le jour suivant ils se rendront à C’hamplain, N.-Y., où le buste du fondateur de Québec* sera placé.Le 5 mai, la délégation française visitera Montréal, puis le 6, Québec.L’hôpital des tuberculeux LE COLONEL BORLAND RENOUVELLE AUX COMMISSAIRES SON OFFRE DE DONNER $100,000 POUR LA CONSTRUCTION DE CETTE MAISON SI LA VILLE PAIE UN TIERS DES FRAIS ANNUELS D’ENTRETIEN.Les résultats de la conférence de ce matin à Londres ne font cependant augurer rien de rassurant.Les commissaires ont reçu trois délégations ce matin.La première représentait l’institut Royal Edward et était composée du colonel Burland, de l’ex-maire Ouerin, du Dr.Adami, de M.F.Robertson et du Dr.Harding.Le colonel Burland dit qu’il est prêt à donner $100,000 pour la construction d’un hôpital des tuberculeux à condition que la ville de Montréal et le gouvernement provincial contri bnent chaqun pour un tiers aux frais annuels d’entretien.Le Dr.Harding dit que oes frais seraient de $21,000 par année et que la ville aurait par conséquent à payer $7,000.M.Lachapelle dit que le bureau exécutif étiuliex-a cette offre avec toute la considération qu’elle mérite.Les délégués ont fait remarquer qu’ils ne demandaient pas une réponse immédiate, mais qu’ils avaient seulement voulu expliquer aux commissaires le projet du colonel Burland.M.C.-N.Armstrong et d’autres représentants du “Montreal Central Terminal Railway” sont venus exprimer leur surprise de ce que la ville veut combattre la requête de la compagnie à Ottawa, quand elle n’a rien à y voir, puisque la compagnie ne lui demande aucune faveur.M.Lachapelle a.répondu que cette question ne regardait pas le bureau, le conseil municipal ayant décidé de prendre position contre la requête.Il y aura cependant une conférence vendredi.Les représentants des compagnies urbaines de transport s’opposent à ce que la Compagnie de Tramways des Comtés du Sud se serve de la rue de la Cathédrale.M.Lachapelle a répondu que le bureau avait déjà refusé à la compagnie le droit de se servir de cette rue.(Sendee particulier) Lowell, Mass, 26.— Les choses se compliquent de nouveau dans les filatures de Lowell.Cinq cents ouvriers en charge des métiers se sont mis en grève pour une augmentation de 10 pour cent.Ces ouvriers seront difficiles à remplacer.Les ouvriers eu grève sont au nombre de 6,000 et les autres songent à suivre leur exemple.Lowell, Mass., 26.— Trente mille ouvriers textiles ont été remerciés de leur service ce matin à la suite de la grève des tisserands des filatures Hamilton et Prescott.La compagnie Lawrence seule n’a pas encore fermé ses portes.Londres, 26.— Un télégramme du pays de Galles, reçu ce matin, dit que l’on a affiché ce matin, aux abords des houillières, des placards annonçant aux employés qu’ils obtiendraient le minimum de salaire dès que celui-ci sera fixé par le comité du district.Us offrent aussi de remettre toute l'affaire entre les mains d’un comité d’arbitrage composé de patrons et d’ouvriers.Londres, 26.— A la suite d’une nouvelle conférence entre les délégués des mineurs et ceux des patrons, on a déclaré qu’il n’y a aucune perspective de règlement La pierre d’achoppement consiste en ceci que les patrons ne veulent pas ac cepter d’accorder le minimum de cinq schellings pour les hommes et deux sehellings uour les garçons, ainsi que le réclament fps ouvriers.Quelques minutes plus tard, le premier ministre confirmait que la situation est sans espoir en déclarant aux Communes que le gouvernement ne pouvait accepter le minimum de salaire ni l’insérer dans le projet de loi.La misère est grande dans les districts en grève, ainsi que là où les industries souffrent du manque de charbon.A moins que la question ne soit réglée rapidement, il est certain que le gouvernement se verra obligé de voter des secours pour aider les malheureux.Un désastre dans une mine de la Virginie UNE EXPLOSION DE GRISOU 6E PRODUIT ET TROIS HOMMES SEULEMENT, SUR 86, REUSSISSENT A S’ECHAPPER.(Service particulier) Welch, Virginie occidentale, 26.— Une explosion de feu grisou s'est produite, ce matin, à 7 heures 30, au fond de la mine "United States t'o-il and Coke Co.”, à Jed, un petit Tillage situé à trois milles il’ici.Il y avait quatre-vingt six hommes au travail, et trois d'entre eux seulement ont pu revenir au jour.On désespère do sauver les autres, car le gaz mortel s’est répandu dans toute la mine et rend les travaux de sauvetage impossibles.6 Jean Dubuc dans un accident DEUX WAGONS TRANSPORTANT LES MEMBRES DU CLUB DE BASEBALL DE DETROIT ONT DE RAILLE CE MATIN.(Service particulier) Vicksburg, Wis., 26.— Deux wagous spéciaux dans lesquels avaient pris place les membres de l’équipe baseball de Détroit, ont dévalé une pente de la voie et sout venus frapper l’autre partie du train qui était à l’arrêt.Dix joueurs out été légèrement blessés.Ce sont: Hughey Jennings, Georges Mullin, Jim Dolahacdy, John Onslow, Davis Jones, Charlie O’Leary, Eddie Summers, Jim Maroney, Henry Perry et Jean Dubuc.\ Le plus rapide des “ Dreadnoughts » Rockland, Maine.26.— Los Américains réclament le record de vitesse |pour les Dreadnought, avec le cuirassé j Florida" qui, au cours des essais officiels, a filé 22.54 nœuds, i Le vaisseau de guerre considéré comme le plus rapide du monde, jusqu’à présent, est le “Vauguard”, à l’Angleterre.i Ijes essais de vitesse ont eu Heu ; par un gros temps.L’amiral Aaron Ward était à bord du cuirassé.Les Assises à Hull Hull, 26 — Il ne reste que trois eatises au dossier de la Cour d Assises, et l'on s'attend que tout le travail sera terminé vendredi de cette semaine.PLUSIEURS CAVES INONDEES La ville devra payer des dommages à plusieurs propriétaires pour l'inondation de leurs caves la suite de la rupture d'une borne fontaine de bonne heure hier soir, au coin des rues Ca-dieux et Napoléon.Des ouvriers Ira vaillaient à ht dégeler quand la borne-fontaine éclata.L'eau inonda les trottoirs avoisinants et pénétra dans plu sieurs caves.On dut enlever la borne-fontaine et creuser la terre pour pou voir bloquer .le courant.Tamponné par un convoi d’explosifs Toronto.26.— Le Surintendant A-rundel, ou Pacifique Canadien, a reçu avis du fait qu’un train chargé de poudre cl de bétail a frappé, dimanche matin, près de Woodstock, une pile de dormants qui ont été lancés à 60 pieds plus loin.TI n'y a pas en d’explosion heureusement.Une enquête est ouverte.Action en dommages M.Ulric Marcotte, maçon, de Montréal, récilnme $2,500 de dommages de la compagnie Montreal Concrete Tile Limitée.Il allègue qu’il a donné à la compagnie défenderesse une commande pour des blocs de ciment.la commande a été remplie à temps, mais les blocs étaient tellement défectueux qu’ils se sont effrités, causant ainsi un grave dommage an demandeur.MM.Handfield et Handfield sont les avocats du demandeur.Les contre-coups de la grève LES GRANDES COURSES DE CHEVAUX QUI DEVAIENT AVOIR LIEU A LIVERPOOL VENDREDI SERONT PROBABLEMENT CON-TREMANDEES.Londres, 26.— Il est à peu près certain que les grandes courses de cho-vaux qui devaient avoir lieu à Liverpool vendredi seront contremandées.Le roi Georges avait résolu d’être présent, mais les représentants des compagnies de chemin de fer lui ont fait savoir qu’à cause du manque de charbon il leur serait impossible de transporter les foules et même les chevaux qui devaient prendre part aux courses.Le boulevard King Edward LES TRAVAUX SONT INTERROMPUS SUR L’ORDRE DU GOUVERNEMENT.Québec, '26.— Le gouvernement a donné ordre d’arrêter les travaux Ju boulevard King Edward à Laprairie, à cause de la contestation du règlement municipal de cette dernière municipalité.BOURSE DE MONTREAL MM, L.C.Beaubien & Cie, courtiers, 104 rue S.-François-Xavier nous fournissent le rapport suivant à 12,30 ürs, p.m.Pour mépris de Cour Le juge Laurendeau a condamné M.E.Bel a ir à un an de prison, pour n’avoir pas comparu, sur assignation dans une règle “Nisi” obtenue contre lui par M.C.Trottier.M.Bcla’r était requis de venir déclarer en cour, en vertu de l'article 59(> du Code de procédure civile.Il devra maintenant, pour s’exempter la prison, donner des raisons valables pour son défaut do s’êtrc conformé à l’ordre de la cour ; il devra, de plus, payer les frais encourus par sa négligence supposée.STOCKS Vend Ach.STOCKS Vend Ac'i Am.As’tos Mex.L.&P.82 81 •’ pfd." pfd.Fell TéLCo iôü Uk; M.& S.-P .13Sè 135 i B.C.i’a.C.75 73 " pfd.B.C.Pk.P A .M.L.H.&P.195 194$ B.Lake.As.Mt.Cot.Ltd 48 “ pfd.“ pfd loi B.Co.F .N.Mt.L.fc M.*1 pfd, .Mt.St.Ry.250 Can.Car.Mt.St’l.Wk “ pfd.“ pfd.Can.Cem.27} Mt.T’eh.C.15 i 147 “ pfd.S9 Nipis.inx.Can.Cot.L.i-i 21 Nor.Ohio.“ pfd.73 72} North W.L Ca.Conver 39 N.S S.ACL.Ü3} Can.C.Rub 86 “ pfd.130 127 “ pfd .Ogil.M.Co.!80 128 Can.G.EL “ pfd.Cau.Pacif.334 j 2335 Ott.L.A P.iisj 148} Can.Loco.Ptn.Mfjf.C.75 52 j “ pfd.Pen’s Ltd.75 56 j Crown Res 3.15 " pfd.89 Dét.El Ry.64 fi-!} Porto Rico 80f SO Dia.F.G a.63 Québec Ry 453 40} Dom C.C o.63 (it; R.& O.N.C.50 1201 *' pfd.Rio Jan.L.120} 116} Dora.C.pd.ilô R.C.Co.Cm 116} 102 100^ Dom.S.Cot.57 66j Sao Paulo.Dom.T C.67} “ pfd pfd.102 Sm.Bag.Co 90 D.S S.& A.“ pfd.100 “ pfd.Shawinig.1Ô1 m Dul.Sup.Sherwiu W t:ti| 87} E.C.P.&P.C “ pfd.38 >14} G.M.C.Co.103 St.Co.ofC.m 32 “ pfd.:oo’t “ pfd.32?H.Elec.Ry.1554 133 Toledo Ry.88} Hav.Elec.Tor.Ry .tà;i} 1331 111.Trac.pd do 90 “ pfd.In.C.Com.Tri.City pf 88 “ pfd.Twin City.103* Int.C.& C.“ pfd.m Kaministi.W.india.Laur.Com.ire; Winn.Ry.265 L.of.Wri.C.133 133 Wind HtT.266 “ pfd.122 .Mack Cm.‘ ‘ pfd.70}
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