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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 22 mars 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-03-22, Collections de BAnQ.

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TROISIEME ANNEE—No.69 MONTREAL, VENDREDI 22 MARS, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS UNIS.93,00 ONION POSTAIiE.{§(> 00 Edition Hebdomadaire : 91.00 CANADA .ETATS-UNIS .èï 50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration : 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADN»' .,/TRATlON ; M.m 7461 RED* .'ON : Main 7460 S- Vf Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’ANNEXION DE L'UNGAVA ET LES DROITS DE LA MINORITE On trouvera, dans vraie autre colonne, la traduction d’un court article du Mail and Empire, qui démontre à quel incroyable degré les nommes et les organes les pins autorisés à renseigner l’opinion publique ignorent les éléments essentiels de la constitution canadienne.Cet article prouve aussi jusqu’à quel point le provincialisme des journalistes et des politiciens d’Ontario et leur lamentable ignorance du français les aveuglent et leur font commettre les erreurs les plus grossières, les coq-à-l’âne les plus ridicules, lorsqu’ils parlent de ce (pii se passe dans la ,province de Québec en général et du mouvement nationaliste en partite uâier.Notez que cet article, écrit en termes courtois et convenables, est un éditorial du principal organe du parti conservateur d’Ontario; que le Mail and Empire est, depuis quelques années, l’un des journaux les plus modérés et les plus larges de Toronto; qu’il est beaucoup moins que le fr/obe porté au péché d’hypocrisie, moins que le World et le News ¦livré à l’exploitation des préjugés et de l’ignorance de ses lecteurs, moins que le Telegram esclave d’un étroit sectarisme.A quoi se résume l’article du Mail and Empire i * L’üngava va être annexé à la province de Québec, comme le Ké-ivatin est partagé entre les provinces d’Ontario et de Manitoba.Si c/uelqu’un qui ne fût pas du Québec, un député de la législature mam-iobaine, par exemple, parlait d’imposer à la province de.Québec la moindre restriction relative, an régime scolaire dans l’Ungava, M.Bou-rassa, député à la législature québécoise, serait parfaitement justifiable de protester contre cet attentai à l’autonomie de sa province; de quel droit sc mêle-t-il donc de demander au parlement du Canada d’entraver en quoi que ce.soit la liberté du Manitoba?11 est difficile d’accumuler, en aussi peu de mots, autant d'hérésies de droit et de fait.Essayons de les réfuter et de répondre non-seulement au journal conservateur, mais à tous ceux qui partagent ses erreurs.* * * 1' M.Bourassa n’est pas seulement député à la législature de sa province: il est aussi journaliste, citoyen et électeur du Canada, sujet britannique; et à ces divers titres, il a le droit et le devoir d'exprimer son opinion sur toute question dont le parlement de son pays est saisi, et de faire valoir cette opinion dans la presse et à la tribune publique, tout comme le rédacteur du Mail and Empire et n'importe quel journaliste ou simple citoyen de Toronto, de Winnipeg, d’Halifax ou de Vancouver.Ce n est pas à la législature de Québec que M.Bourassa a parlé du projet d’annexion du Kéwatin au Manitoba, mais dans son journal, en réunion publique à.Montréal, et aussi devant le peuple de Toronto.Ni M.Bourassa ni personne dans la province de Québec, ou ailleurs, n-ont jamais demandé d’entraver la ‘‘liberté constitutionnelle’’ du Manitoba.-M a te M.Bourassa et ceux qui pensent comme lui, demandent que le droit constitutionnel des minorités des Territoires du Nord-Ouest, y compris le Kéwatin et l’Ungava,—droit créé, en 1875, par le parlement canadien, sous l’autorité d’un statut impérial,—soit maintenu intégralement dans toute partie de ces territoires annexée soit au Manitoba, soit à l’Ontario ou au Québec.:>° En formulant cette demande, nous ne réclamons rien autre chose que le maintien, par le parlement de 1912, d’un engagement moral contracté par le parlement de 1875; le respect de la parole d'honneur donnée par les chefs des deux ‘'grands partis”, par Mackenzie, Blake, Scott et Le tuilier, ministres libéraux, par Macdonald et Campbell, leaders de 1 opposition conservatrice; la conservation d’une garantie dont George Brown lui-même a reconnu le caractère constitutionnel et permanent.4° Le parlement, en se rendant à notre demande, ne porterait aucune atteinte à l ’autonomie des provinces.Car l’un des principes fondamentaux de la Constitution canadienne, c’est que l’autonomie des provinces est subordonnée au droit des minorités à leurs écoles confessionnelles séparées.Ce principe est reconnu en blanc et en noir, à 1 article 93 de la Constitution elle-même: à l’article 22 de l’Acte du V anitoba ; à l'article 10 de l’Acte des Territoires du Nord-Ouest ; à l’article 17 des Lois constitutives de l’Alberta et de la Saskatchewan; à l’article 14 de la Loi du Yukon.5° Nous demandons l’adoption d’un texte particulier pour la conservation des droits de la minorité dans la partie du Kéwatin annexée à la province de Manitoba, parce que la constitution de cette province, telle qu interprétée par le comité judiciaire du Conseil privé, garantit aux minorités des droits moins étendus que ceux que possède actuellement.la minorité du Kéwatin sous 1 empire de la Loi des Territoires du Nord-Ouest.Par conséquent, en entrant dans le Manitoba sans texte particulier qui garantisse ses droits, la minorité du Kéwatin perd une partie des droits et.des garanties qu’elle possède actuellement et que le parlement canadien s est engagé dès 1875 à conserver pour toujours.b Nous ne demandons l’adoption d aucun texte particulier pour la conservation des droits de la minorité dans l’Ungava, annexé à la province de Québec, ni dans la partie du Kéwatin annexée à la province d'Ontario, parce que le paragraphe 2 de l’article 93 de la Constitution canadienne, qui s’applique particulièrement à ces deux provinces, garantit aux minorités des droits plus étendus que ceux que possèdent actuellement la minorité du Kéwatin et celle de FUngava.sous l'em-ipii'o de la Loi des Territoires du Nord-Ouest.Par conséquent, on entrant dans le Québec, la minorité de l’Ungava acquiert, sans loi nouvelle, plus de droits et de garanties quelle n'en possède actuellement et que le parlement canadien ne s’était engagé à lui en conserver.Il en est de même pour la partie du Kéwatin annexée à.l’Ontario.* * * A ces déclarations explicites, j’ajoute ceci.Si 1 opinion formulée dans le sixième paragraphe n'est pas fondée en loi ; si une seule 'autorité compétente croit qu’il existe le moindre doute à ce sujet:—en d’autres termes, si la minorité de FUngava, en entrant dans le Québec, n,’acquiert pus tous les droits il garanties de la minorité de la province, et qu’en entrant dans l’Ontario la minorité de la partie annexée du Kéwatin n'acquiert pas tous les droits ci garanties de la minorité de l’Ontario,—alors le Devoir et tous les nationalistes sincères demandent au parlement du Canada de faire disparaître ce doute en introduisant dans les trois projets de loi, un texte semblable à celui que M.Lamarche a.proposé pour la protection de la minorité du Kéwatin.Et nous reconnaissons à.tout Canadien, fût-il journaliste à Toronto ou à Vancouver, fût-il député à la législature du Manitoba ou à celle de la Nouvelle-Ecosse, le droit, indiscutable d’exprimer ce doute et.le devoir de réclamer ces garanties, s’il les croit nécessaires.Plus que cela : si le Parlement du Canada se rendait à cette demande et introduisait dans les trois bills un texte garantissant les droits des minorités, je ne crois pas qu’une seule voix s’élèverait dans la législature de Québec contre l'adoption de cette loi.Mais si par hasard il s’en trouvait une, la première riposte jaillirait spontanément des lèvres “démagogiques” de Lavergme ou de Bourassa—non pour protester contre ce que les vrais démagogues appellent, faussement une “atteinte à.l’autonomie des provinces.” mais au contraire pour approuver la reconnaissance du principe de la liberté et des droits des minorités, catholique ou protestante, dans chacune des provinces de la Confédération canadienne.Et en cela, nous ne ferions que continuer la lutte sur le terrain où nous l’avons toujours poursuivie, nous appuyant sur des principes dont nous ne nous sommes jamais écartés.* * * Dans la lutte que nous avons faite en 1905, pour la conservation des droits de la minorité de l’Alberta et de la Saskatchewan, et que nous reprenons aujourd’hui pour les droits de la minorité du Kéwatin, nous n’avons exigé aucun privilège particulier et nouveau pour les minorités catholiques et.françaises: nous avons réclamé la conservation des droits que la loi et la constitution assurent à toutes les minorités, catholiques ou protestantes.Dans la campagne que nous avons poursuivie et que nous poursuivrons encore pour le maintien ou l’extension de la langue française dans les lois, dans l’administration, dans les sendees publies, nous n’a-von: jamais demandé l’expulsion de la langue anglaise, même dans le recoin Je plus exclusivement français du Québec : mais nous voulons partent la coexistence des deux langues, ainsi que l’esprit et la lettre de la Con stitution y pourvoient.A Toronto, en présence de trois mille Canadiens d’origine anglaise ou irlandaise, j’ai affirmé le droit des Canadiens-français de jouir de tous leurs privilèges naturels et constitutionnels dans chacune des provinces du Canada, sur chaque pouce du territoire canadien, A Montréal, en 1905 et l’autre jour encore, en presence d’un nombre égal de Canadiens-français, j ai déclaré aven1: non moins de force que jamais la majorité de Québec—quelles que fussent, les provocations—ne devrait user de représailles et priver la minorité protestante du moindre de ses avantages, même en dehors des lois.Quel journal d’Ontario a reproduit ces paroles?# * * Sans doute, jusqu’ici, nos luttes et nos revendications, sur ce terrain, ont eu pour objet les droits des minorités catholiques et françaises.Est-ce notre faute si seuls les droits de ces minorités ont été violés, tandis que ceux de la minorité anglo-protestante ont toujours été respectés?Grâce à ces circonstances toutes particulières, grâce aussi à la haine despolifieiensetdes journalistes de parti,dans le Québec, dont nous avons dérangé les calculs et heurté les intérêts, un grand nombre de journaux anglais se sont appliqués à peindre les nationalistes comme une bande d’énergumènes.toujours prêts à enflammer les “préjugés” du peuple de Québec, à prêcher la “conquête et la domination française” à enrégimenter la “hiérarchie” et le clergé dans une guerre anti-protestante.A ce sujet, la peinture grotesque que le Globe a faite de la dernière assemblée du Monument National est un modèle du genre.Ces ’‘scores and scores of priests in their robes of office”—tandis qu’il y avait moins de prêtres qu’au Massey Hall, lundi dernier, et pas un seul vêtu autrement qu’en tout autre endroit de la ville; ces “hundreds of pupils from the religious schools”—tandis qu’il n’y avait pas vingt-cinq élèves de collèges ou d’écoles!—C'est vraiment fantastique! Et quand je songe que ces contes de croquemitainc s’impriment dans le journal du Rév.J.A.Macdonald, celui-là même qui.au sortir d’une réunion où j’avais exposé toutes nos idées: écoles séparées, enseignement du français, immigration française, résistance à l’impérialisme, etc.—me happa au passage pour me crier, en me serrant les mains avec effusion: “Mais votre nationalisme de Québec ce n’est pas autre chose que le libéralisme du Globe!”—j’ai presque des remords d’avoir ressuscité Tom Trumbull dans la peau de ce pauvre vieux Dou-gaill, du Witness! Il frétillerait plus à l’aise encore dans F ample redingote du rédacteur-en-chef du “grand organe libéral ” de Toronto.* # * Mais, Dieu merci! pour l’honneur du Canada, du journalisme canadien, de la grande province d’Ontario, cette hypocrisie systématique, ce parti-pris de mensonge, cette exploitation des préjugés, rendus si faciles par la déplorable ignorance de la langue française où gît malheureusement presque toute la- population canadienne d’origine anglaise,—tout cela n’est pas le fait de la majorité des journalistes de Toronto ou d’ailleurs.Un grand nombre sont eux-mêmes victimes de leur ignorance du français, de leur ignorance de l’histoire, dé leur ignorance de ce qui se passe en dehors de la sphère très étroite de leurs intérêts et de leur circulation, et surtout dans le Canada français.Il y a aussi une question de nature.Certains de ces crânes de Saxons ou de Celtes saxonisés sont terriblement durs, étroits et préjugés.La lumière des faits y pénètre lentement, celle des idées y rentre plus péniblement encore.Mais sous cette croûte épaisse, se cachent souvent des natures droites et loyale,s-^uand l’esprit de parti et l’intérêt de boutique ne les a pas corrompus comme tant de nos politiciens et de nos journalistes.Ne désespérons pas.à force de piocher, d'arriver à leur faire comprendre que les Canadiens-français en général, et les nationalistes en particulier, sont avant tout Canadiens et sujets britanniques.A ce double titre, nous croyons à la Constitution du* Canada; nous en acceptons toutes les charges; nous en exigeons toutes les garanties.Nous demandons pour toutes Las minorités françaises et catholiques ce que nous trouvons juste et bon de donner, à large mesure, à la minorité anglaise et protestante de Québec.A ce même double titre, nous ru voulons pas être entraînés à l'aveugle dans une nouvelle politique impériale; nous réclamons pour les électeurs du Canada, les Canadiens-français y compris, le droit de décider s'ils accepteront de nouvelles obligations impériales ; et nous affirmons qu’en assumant une part quelconque du fardeau do la défense de l’empire, le Canada a droit à une représentation directe, élective, démocratique et réelle dans le gouvernement de l’empire.# # * Dégagés des deux partis politiques, n’ayant aucun intérêt, sordide à servir, aucune faveur à attendre d’aucun gouvernement, nous invoquons à la fois les doctrines et les principes concordants des hommes les plus illustres des deux partis.Nous ne sommes jamais allés jusqu’au point de penser et de dire, comme sir Richard Cartwright, que le Canada ne doit pas autre chose à l’Angleterre que le “pardon chrétien de tout le mal qu’elle a fait au Canada.” Nous n’avons jamais déclaré, comme sir Wilfrid Laurier, que nous préférons le dollar américain au shilling anglais.Nous n’avons jamais tendu la main, comme plusieurs des patrons et amis du Globe, à un syndicat de New-York pour en recevoir les trente deniers de Judas et vendre U indépendance de notre pays à la république américaine.Mais nous répétons, après sir Charles Topper, que le Canada a fait sa large et noble part pour la défense de l'empire ; que la meilleure manière d’aider à cette défense est “de s’occuper du Canada”; que ceux qui veulent ent raîner le.Canada dans la participation à la défense extérieure de l’empire poursuivent “une politique fallacieuse et erronée”.Nous ajoutons, avec sir Wilfrid Laurier, que c’est un “crime” et un “suicide.” Avec Edward Blake, nous croyons que le droit des minorités à des écoles eonfessionmielles séparées, dans toutes les provinces du Canada, est l’un des principes fondamentaux de la Constitution.Enfin, avec le plus grand peut-être des hommes d’Etat canadiens, avec sir John A.Macdonald, nous disons: “L’affirmation, maintes fois ré peace, que h Canada est un pays conquis vient à propos de rien.Que.le pays ait été conquis ou cédé, nous avons maintenant une constitution par login Ile tous les sujets britanniques jouissent d’une égalité absolue, cl possèdent des droits absolument égaux en toutes matières: langue, religion, propriété ou personne.Il n’y a pas de race dominante ici, il n’y a pas de.race conquise en ce pays.Nous sommes tous sujets britanniques, d ceux d’entre nous qui ne sont pas Anglais n’en sont ptott moins des sujets hritanniyurs.” Ces doctrines et ces opinions étaient sages et légitimes quand ceux qui les exprimaient s’appelaient Tapper, Blake, MacDonald.Elles sont, devenues “démagogiques”, “séditieuses”, “révolutionnaires” depuis que ceux, plus humbles, qui les formulent aujourd’hui s'appellent Lavergne.Héroux ou Bourassa.Si c’est devenu “démagogique”, “déloyal” et “révolutionnaire” de soutenir ces doctrines, qui furent, celles de nos plus grands hommes d’Etat, eh! bien, qu’on le sache: mous sommes des démagogues, des rebelles, des révolutionnaires, et nous continuerons de l’être, envers et contre tous, sous tous les régimes, avec ou contre tous les partite! * • • Et “afin, que nul n'en ignore”,—comme disait la vieille langue des lois normandes, qui fut longtemps celle de la cour d’Angleterre,— nous publierons demain la traduction intégrale, en, anglais, de cette déclaration de principes.J’espère que tous les journaux de langue anglaise, qui ont si souvent, à, leur insu, je veux le croire, fourni à, leurs lecteurs de fausses traductions ou des rapporte fantaisistes des déclarations nationalistes, reproduiront cet article intégralement.Je défie qui que ce soit de prouver que nous avons jamais soutenu d’autres doctrines, dans la presse, à.la tribune, populaire ou dans les parlements.J’ajoute ceci, pour mes confrères en journalisme des provinces anglaises.A travers tous les articles qui ont paru dans le Devoir, depuis sa fondation, on ne trouverait pas disséminées la moitié des dures vérités que je ramasse aujourd’hui, dam un seul article, à leur intention.Tout adversaire sincère, et loyal reconnaîtra sans hésiter que ces rudes paroles ne cherchent .pas à les blesser.Pour plusieurs d’entre eux, elles dissiperont les nuages de malentendu.Quant à ceux qui, soit en.anglais soit en français, persisteront à défigurer et a calomnier notre oeuvre, afin de servir les intérêts de leurs partis respectifs, leur besogne insidieuse ne.nous arrêtera pas un instant et ne nous fera pas dévier de la voie où nous sommes entrés.Henri BOURASSA.BILLET DU SOIR PLAINTES.LETTRE D’OTTAWA Depuis qmlquc temps, tout le monde constate la lenteur désespérante du service postal.“Quatre boeufs attelés, d'un pas tranquille et lent,” ne transporteraient {ms ¦nos missives avec u ne plus sen inc nonchalance.-4 quoi cela tient-ü?Certainement pas aux, timbres.Mc trouvant à court de ers petits papiers d’un sou, j'ai apposé sur trois enveloppes lisiblement adressées des timbres de de ux sous: même retard.J'ai risqué un timbre de cinq sous sur une lettre qu’un messager aurait livrée en dix minutes.Eh bien! ça n’a pas marché plus vite! 1m lettre, mise à la boite après souper, n’a été reçue que le lendemain soir, à la dernière distribution.Faut-il croire èi fin fluence des services publies les uns sur les outres?Le service téléphonique mus y donne à penser.Bien n’est plus agréable, quand, on appelle, que d’entendre les demoiselles du bureau principal, causer avec, animation, sans daigner s'occuper de nous.Ce n’est pas que nous sommes très intéressants, à leur avis: si, parfois, elles connaissaient notre opinion à leur égard! Trois ou quatre mauvais numéros donnés de suite suffisent à noms renseigner sur leurs qualités morales, intellectuelles et.physiques! Elles sont détestées entièrement, des pieds à la tête, de fond en comble! — Moi, me disait une de ce s demoiselles, je ne donne jamais de marnais numéros! Malheureusement, je n'ai pas eu le loisir de lui demander son nom, son âge et sa patrie, ni, surtout, quelles son! ses heures de service.Selon sou expression, avec cUe, ce serait un plaisir exquis de téléphoner.Que y aie encore nue fois la bonne fortune de l’entendre sur ma, ligne, pourvu qu'elle ne sc soit, pas vantée! Rien n ’est parfait ici-bas, 11 le plus sage est de se contenter de pen : c’est ce que nous avons.Le service des postes et celui du telephone en soient bénis! Albert LOZEAU.A qui la faute ?Il est peut-être à propos de revenir sur l’extraordinaire conduite tenue hier par la commission des bills privés du Conseil législatif.Rarement les législateurs de Québec ont si clairement, affiché leur mépris de la volonté et de la liberté des citoyens de Montréal.On sc rappelle les faits.Par un vote spécial, qui ne faisait que confirmer les intentions maintes fob exprimées de leur conseil municipal, les électeurs de Montréal, ont déclaré qu’il leur paraissait préférable, dans l’intérêt de leur ville, que l'accès aux charges de maire et d’échcvin fût complètement libre.La décision est d'autant plus remarquable, d’autant plus significative, qu’elle suit l’expérience faille, dans l’élection du bureau des commissaires, pour lequel on a.supprimé toute “qualification fou ci ère.’ ’ Mais cela, n’affecte pas ces messieurs du Conseil législatif qui déclarent: Nous savons mieux que les Montréalais ce qui leur couvient.Nous avons biten admis et décidé que M.Ainey pourrait être commissaire ; nous n ’admettons pas qu’il puisse être candidat à l’échevinage.Et, pour bien souligner le fait, qu’ils se moquent des citoyens de Montréal, ils décrètent aussitôt que la ville de Montréal devra verser à l’Ecole technique une subvention annuelle de $40,000! Echevins et, commissaires, élus par le peuple de Montréal, responsables au peuple de Montréal, pour ront estimer qu’il vaudrait mieux employer une partie de cette somme à, la lutte anti-tuberculeuse, à telle autre oeuvre d'utilité pressante.Si la décision des Conseillers est.ratifiée par leurs pairs et par F Assemblée, ils n’eu pourront rien fa ire 1 A ce compte-là.on ne voit pas pourquoi la législature no décréterait, pas demain que la ville devra verser à la prison de Bordeaux une somme die $60,000 ou $75,000 et ainsi de suite.En fait, cette prétention de la part de la législature de Québec de disposer elle-même des fonds de la ville de Montréal est quelque chose de fantastique.Mais à qui la faute, si de pareils actes se perpètrent impunément?A ceux qui les commettent sans doute, mais à ceux qui les tolèrent aussi.Il y avait, à Quél>ee, quand la commission a pris cette extmordi-naire décision, une délégation du conseil municipal.Elle s’est, i inclinée .La, ville ne fera respecter ses droits que le jour où elle enverra à l ’Hôtel de Ville et nu parlement des hommes qui aient le souci de mettre chaque chose à leur place.Orner HEROUX.Une journée de millions.— Nos relations commerciales avec la France.— Ce que dépensera le ministre des chemins de fer.— La fin de la session.Z.t r F1?aUn “’’T1, sous-comité chargé j Je préparer li s régi-nu nts cher, "‘L’As-sociaticm Nafionale Champlain, limitée”, s’pst, rnorc réuni mercredi soir.Ea plu» grande partie du travail nécessaire fous ce rapport est maintenant accomplie.Les grandes lignes des règlements d’urgence sont tracées.La besogne faite sera commise à rassemblée générale des membres de I ’association Champlain, à IfHétle! de Ville.Nous avons tout lieu fie croire qu elle sera presque entièrement approuvée.Cette réunion est fixée à mercredi prochain.I.association Champlain étant in-eorporée par lettres patentes provinciales.c'est choses sûre qu’on prendra les précautions v-oiilues pour procéder toujours régulièrement.Toutes les affaires seront transigérs par l’intenmé-di aire fie la Banque Nationale, et nous présiinions qu’un aviseur légal sera himtûf ohrUsi.La marche de l’Association Champlain ne doit pas être d’une vitesse étourdissante, mais elle sera prudente.-4- On veut ramener M.H.McLaughlin à la présidence ACCEPTERA-T-IL D’ETRE CANDI DAT ?TL N’A PAS ENCORE DONNE DE REPONSE.Le groupe des ’’anciens” de l'A.À.1 d'A.Shamrock a l’intention de proposer M.Harry McLaughlin comme can-: didat à la présidence aux prochaines i élections.Interviewé, à ce sujet.M.| McLaughlin n'a pas voulu donner Je j réponse quant à son cas, mais il a 1 laissé entendre que les “anciens” mettront sûrement un candidat suit les Nos Canadiens à New-York L’Association dt* la C asqiuWto qui a maintenant terminé la saison '77, je m’engageai dans le handicap de I mille, marche de In réunion d‘i Birmingham Vthletie Club, je reçus 15 vngrs do handicap.Je fiais demi hr,J avec un autre concurrent.Du coup, ou s’occupa de moi, et un pro.habitué (tu Sheffield Handicap, secondé par plusieurs amateurs, «omit à me faire travailler.A il heures du matin, j’étais debout, avalais une soiqio et m’entraînais plus ou moins dur avant le petit déjeuner pris à S heures, puis, tout eotirnnt./allais ouvrir la boutique.Les heure» passaient insuite, jusqu’au moment de la récréation.•le mu rendais alors sur le Pitrh-croft, champ de course du pays, et couvrais toutes sortes de distances à toute allure.Huis, le travail à l’étude reprenait jusqu’à neuf heures,instant oft 1e souper était servi.Enflin, avec mes rama rades, les autres petite tiares, nous étudions jusqu'au moment Tout le monde, en ce siècle d’automobile et de mécanique à outrance, s'accorde à reconnaître que l’équitation, reste de l’élégance des temps passés, constitue le plus beau et le plus noble des sports.Ce n’eet là encore qu’une partie de la vérité; envisagée à ses différents points de vue, que ce soit, comme exercice en plein air, de manège, comme travail de dressage ou d’école, ou comme prétexte aux diverses manifestations qui en sont la conséquence, chasse à courre, polo, eon cours hippique, etc., l’équitation est le sport le plus complet qui existe.Elle ne met pas, en effet, uniquement en jeu les qualités physiques du cavalier: souplesse, endurance, résistance, mais encore ses qualités morales et intellectuelles, car le dressage et le maniement du cheval sont affaires de tact, d’observation, de raisonne ment, de psychologie, par suite des rapports et des associations par contiguïtés qu’il faut faire naître dans la mémoire du cheval.Et ainsi l’on pent, dire que l’équitation est tout à la fois une science et uu art, science que bien peu connaissent, art auquel un plus petit nombre eneo-j re peut prétendre.Le cheval, en effet, est le moteur! a.nimé jamais semblable, à lui-même,! dominé à certains jours par ses nerfs qu’il faut dompter, opposant des résistances qu’il faut combattre, des caprices qu’il faut dominer, des défenses dont il faut devenir maître.Ce n’est pas tout: il importe de tenir compte1 également de la conformation extéri-! cure de certains chevaux qui, malgré; leur bonne volonté, sont inaptes du fait de cette construction défectueuse à être poussés très loin da.ns leur dressage.Vous tous, donc, jeunes gens qui as-, pirez à devenir de bons cavaliers et qui vous sentez irrésistiblement poussés vers ce que vous estimez avec, raison comme le plus notule des sports, considérez le cheval comme un être très sensible, comme la maehine la pins merveilleusement organisée pour vous obéir si, par le langage des aides, vous savez en tirer parti et vous en faire obéir.Bâchez que le cheval est un être routinier et impressionnable, assez peu intelligent, mais doué d’uno mémoire remarquable dont âl faut savoir tirer parti; que les fautes commises par le cavalier, le cheval ne les oublie pas et les enregistre.Gardez-vous surtout d’imiter l’exemple de ces débutants pressés qui veulent savoir monter à cheval avant que d’avoir appris et dont la seule ambition est de se montrer nu Bois, dont ils parcourent les allées à tombeau ouvert, à une allure dangereuse pour eux, pour leur cheval et pour les voisins.Dites-vous, qu’avec de bons principes et de la patience vous pouvez tous devenir, en un temps relativement restreint, de bons et solides C/avaliers, à condition de raisonner et, de réfléchir.Lo débutant qui a fait sa première sortie sur un cheval de manège routinier qui l’a conduit pdutôt qu’il ne s’est laissé diriger, rentre chez lui avec la fatale et dangereuse illusion de savoir monter et de croire que l’équitation n ’a plus de secrets pour lui.Et cela jusqu’au jour où, aux prises avec une difficulté, la désillusion s’emparera du jeune cavalier dont l’éducation hippique aura, été insuffisante.Pour que l’équitation, devienne accessible à tous et ne constitue pas l’apanage de quelques privilégiés seulement très favorisés physiquement, il est essentiel tout d’abord do s’adapter au cheval par une sorte de culture physique, de gymnastique suédoise, appropriée et raisonnée, à laquelle il conviendra ensuite d’apporter les ressources de l’intelligence et du savoir faire.E.G.SEE.1913 $1000.00 La “Hupmobile” Grand Modèle Voiture de tourisme à cinq passagers La plus Haute Valeur pour 1912 Le fini et l’aménagement sont les meilleurs.Prix $1000.Livrée à Windsor, frais de douane payés.On ne dispose que d’un nombre limité.Cela vous paiera de vous informer.The Motor Import Co.OF CANADA 14M1TED EDIFICE DU FORUM Pierce-Arrow Franklin Hudson 33 Hupmobile Pour une tournée aux Etats-Unis LE CLUB DE CROSSE DE L’UNT-VERSITE DE TORONTO PARTIRA LE 25 MAI PROCHAIN.Toronto.22.Le club de crosse de l’Université de.Toronto partira le 25 mai pour une tournée aux Etats-Unis.Il rencontrera les clubs John Hopkins, Swarthmore, Crescents, Lehigh, etc.L’équipe quittera Toronto le 25 mai.Peter Campbell et Jack Maynard, de l’équipe de Rugby feront partie du club de crosse.Kilbane lui rend visite Cleveland, 22.— John Kilbane, champion poids-plume, a rendu visite à Andy Dohol, qui fut transporté dans un hôpital à la suite d’un accident d’automobile.Andy, âgé de neuf ans, voula’it à tout prix voir Kilbane, un automobile vint le frapper dans le dos et Andy fut immédiatement conduit à l’hôpEtal de l’endroit.Kilbane.voyant sur le journal du soir que ce bambin fut victime de cet accident eu essayant » le voir, s’empressa d’acheter des fleurs et d’aller à l’hôpital pour se rendre au désir ardent d’Andy.” Andy veut me voir, dit Kildane„ch “ Andy veut me voir, dit Kildane, où il souffre à cause de moi.” Le Club Québec défait le Wanderer New-York, 22.Le club Québec a défait les Wanderers hier soir par un score de 5 à 4.Jos Malone donna la victoire aux Champions à la troisième période.de nous coucher, à 10 heures et demie.Le dimanche et 1erceptlon des taxes, les deux ou trois employés, qui sont qualifiés pour faire des sous-percepteurs de taxes, setnt des Canadiens-français, et c'est ce qui fait mal au coeur à M.Robertson.11 ne veut pas d’un Canadien-Français comme assistant, et c’est pourquoi if a voulu prendre un Irlandais d’un autre département, T e conseil n’a pas voulu reconnaître ce choix, et M.Robertson préfère s’en aller plutôt que d’avoir un assistant Canadien-français.Les échevins qui surveillent ce qui se passe et qui ne veulent pas s’en laisser imposer, sont bien décidés à accepter la démission de M.Robertson.On trouvera, du reste, facilement à le remplacer, a déclaré le contrôleur Mc-Cicnnag'han.- T ne grande rallonge sera construite sous peu à l’hôpitai de Hull.Les travaux coûteront $35.000.—Les laitiers d’Ottawa ont décidé de ne pas réduire le prix du lait.l'eté prochain, comme la chose se fait chaque année.Iprix restera à huit cents lu pinte, comme en hiver.- M.F.W.Berg-eman.gérant de l'hôtel du Château Laurier „ été nommé gérant-général des hôtels du Grand Tronc et du Grand Trône Pacifique.“Le gouvernement n acheté 1„ propriété Egan, qui se triture à côté de l’hôtel des Postes d’Ottawa.In prix convenu est :'250,000.Le terrain sera consacré à 1 agrandissement du bureau.faite par écrit, et comme le demandeur avait fait des pas et démarches pour trouver un acheteur, la commission sur la vente que vient de faire elle-même la défenderesse ddit lui être payée.L’ECHEVIN MARTIN PERD SA CAUSE Un écho des récentes élections municipales vient de se perdre en cour supérieure par le renvoi de l'action en dommages de M.Médéric Martin contre M.J.A.Lamarre.AI.Martin prétendait qu’au cours de la dernière élection, on lui avait -of fert une somme d’argent pour se retirer de la lutte.Tl poursuivit Lamarre, alléguant que, d’après la loi électorale, il avait droit de réclamer une pénalité; il plaidait aussi qu’il avait souffert des dommages par cette tentative de le faire retirer de la lutte, L'action a été renvoyée hier, parce que le demandeur ne s’est pas conformé à un ordre de la cour lui ordonnant de fournir un cautionnement, avant que les procédures ne soient continuées.SON CHIEN N’EST PAS UNE NUISANCE PUBLIQUE Alfred Bagg, qui passait, le 19 décembre, dans la cour d’un M.Tapley, fut mordu par le chien de ce dernier.11 porta plainte contre Tapley comme gardant une nuisance publique.Le juge Bazin renvoya l’accusation parce qu’il n’avait pas été prouvé que le chien était féroce et dangereux pour le public en général.DEMANDE D’UN NOUVEAU PROCES POUR MANCONI Aitre Alban Germain, qui a découvert deux nouveaux témoins oculaires, de la fatale tragédie, et qui demande un nouveau procès pour Alanconi, présentera, samedi, son plaidoyer devant la Cour du Banc du Roi composée des juges Archambault, Lavergne, Carrol], Trenholme, Cross et Gervais.Nouveaux membres du R.C.I.Londres, 22.— Ont été élus, aujourd'hui, membres du Royal Colonial Institute.AIM.Hugh Allan, II, A, Buhver Harry Colebourue, A.-T.Glazcbrook.Richard Grigg, Duncan Hamilton, Rév Dr Hanson, William Jephson, Robert •lakes.Edward Parlby, John Retalla ek, Kenneth Roberts, R.11.Smioh, et Geoffrey Walker.Un jeune homme se suicide 23 ans, Médéric Paré, habitant rue Notre-Dame ouest, employé fi la Montreal Light Heat and Power Co s’est suicidé à l’bôlel Majestic en se tirant une halle dans la tête.Avant de se tuer il avait écrit sur une fettilii' de papier qu’il n’était pas responsable de son acte et il demandait d’avertir son frère de sa mort.s,., «vj.v.y.»\ V j YORK GRAND TRUNK system' Saule double voie ferrie entre Montreal, T* ronto, Hamilton.Niagara Falla, Détroit et Chicaco * TORONTO en 7'^ HEURES par “l’International Limité” Le train le plus beau et le plus rapide df Canada Quitte MONTREAL à 9.00 a.tous les jours.QUATRE TRAINS EXPRESS par JOUR MONTREAL, TORONTO ET L'OUEST 9 a.m., 9.45 a.m., 7.30 p.m., 10.30 p.nu La plus haute clasae d’équipement sur toui les trains.Wagons-buffet, salon et bibliothèque g,ur les trams du j«mr, wagons-lits.Pullman éclairés à l’électricité, avec lampes pou* lire dans les lits sur lea trains de nuit.EXCURSIONS DE COLONS Des billets pour 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Canadien et ceux du Canadien-Nord, ou a décidé d’imposer un embargo sur tous les envois à.Duluth.L’embargo entrera sous peu on vigueur.Cela signifie que c’est la dernière chance qui reste aux fermiers «anail ions d’envoyer le grain sec aux Etats-, Unis, car les séchoirs canadiens seront occupés jusqu'au mois de mai prochain.INCENDIE D’UN SECHOIR Windsor, 22.— Le séchoir à poqimes a été rasé par un incendie hier soir.A dix heures, lo feu «> déclarait «et, eu moins de cinquante minutes, l’édifice était complètement en flammes.Les pertes s’élèvent à $15,000 couvertes partiellement par les assurances.IL MEURT A BORD Saint Jean, N.-B,.22.— l?n jeune Autrichien, Russell Kramarink, 26 ans, qui venait d'Anvers sur le steamer “Montréal” et se dirigeait vers-Sault Sainte-Marie, est mort sur le paquenot en faisant la.traversée.il a succombé à une attaque d’épilepsie.DANS LA LOGE ORANGISTE Kingston, Ont,, 22.— Les membres de la grande loge orangiste de l’est Ontario ont adopté unanimement hier après-midi une résolution approuvant l’attitude du gouvernement Borden relativement à la question des frontières du Manitoba, ils se sont opposés en bloc, dans une autre ' résolution, au Home Rule pour l’Irlande.Une troisième résolution fut, passée à l’efbfet de demander au gouvernement d’Ontario de promulguer un règlement rendant illégal et impossible l’enseignement du français dans les écoles.Départ Ions les jours A 10.4G p.m., poui la garo Yonne.Ayn-uno autre rompagnia ne possède cei équipement de hnute classe.Service Double tous les Jours Pour Winnipeg et la Côte du Pacifique Maintenant en opération 10.10 u.m.10 30 p.m.TAUX REDUITS JUSQU’AU 15 AVRIL Ttillets de seconde classe pour colons de Montréal à NELSON ET SPOKANE, VANCOUVER, VICTORIA, SEATTLE ET C éj T PORTLAND .s»6» I • f U SAN FRANCISCO, LOS ANGELES, SAN DIEGO, CITE DE MEXICO, ££{} QQ Taux réduits puur plusieurs autres si*, tiens.EXCURSI0NSa DE COLONS MANITOBA, SASKATCHEWAN ET ALBERTA Avril 'J, 16 et 30 et les deuxièmes mardis jusqu'au 17 septembre 1912.Billets bons pour H0 jours.Wagon-lit de touristos pour Vancouver e| gares intermédiaires, 10.10 a.m.et 10.30 p.m., terus les jours.BUREAU DES BILLETS 218 ruo St Jacqucs.Téléphone Main 3732-373.3 ou aux gares Vigor «t Windsor ÉTRANGER POUR SAUVER RICHESON Boston, 22.— William A.Morse, avocat do Clarence Uieheson, le mour trier de Avis Linnell, fait do grands efforts pour sauver son client de la chaise électrique.Il a eu plusieurs conférences avec le gouverneur Boss et croit quo la Commission du Pardon accueillera favorablement une demande do commutation de peine.L’exécution do Rieheson doit- avoir lieu le 19 mai.MORT D’UN PROFESSEUR Ithaca, N.V., 22.— Le professeur Stockman Tnrr, de l’université Cbr-nell, est mort subitement hier d’une hémorragie cérébrale.Il était un géologue bien connu et l’an dernier il avait fait l’inspection «les glaciers de l’Alaska.Cie Générais Transatlantique Départs tous les Jeudis, ft 10 a.m.DE NEW-YORK AU HAVRE,PARIS (France) La Touraine 2H mars La Touraine 18 avril Lh Savoie 1 avri* La Savoie, 25 Av ru La Provence, 11 avril France.2 Mit Départs supplémentaires lo samedi Roehambe.aii 80 Mars lift Bretagne 6 Avrf Lch paquebots partant le samedi ne trans* portent qu’une seule elasso de paasngcrs d4 cabine (seconde classe).l’our tous renseignements s’adresser i GENIN, TRUDEAU & OIE, LIMITEE Agent» généraux pour le (Janada.22 rue Notre-Dame-Ouest, Montréal.ci Toute personne so trouvant le ni chef d une luinilit! ou tout individu niâ-le d« plus df 18 uns.pourra prendre comme bomostead uq quart de section de terre de l’Etat disponible au Manitoba, fi la tSaakatchewnn ou dans l’Alberta.Lo postulant devra so pésenter & l’a-geiico ou ft la sous-agonc» des terrea du I)®« minion pour lo district.L’entrée pur procura* tion pourra otre faite à n'importe quelle agen* eo ft cer nies conditions, par le père, la mère, le f tu fille, lo irèr* ou lu soeur du futui I colon.Devoir.—Un séiour de O mois sur le terrais et In mise on culture d'icelui chaque année au cours de trois ans.Un colon pout doraeti.rer à neuf niillos de «on homestead sur uns ferme d'au moins 80 acres possédée unique* ment et occupée par lui ou par on frère oïl au soeur.Dan» certains districts un colon dont les »f* faire» vont bien, aura la préemption sur un quart de section se trouvant à côté de soi homestead.Prix $3.00 l’ftcro.Devoir.—Devra résider six mois chaque année au cour< do six ans h partir de lu date do l'entrée in homestead—y compris lo temps requis pour o| tenir la patente du homcatead, de cultiver cia4 quuntc acres en plus.Un colon qui aurait forfait ses droits d< colon en no pouvant obtenir «a préemptioa pourra acheter un homestead dans certain! d; tricts.Prix $8.00 l'acre.Devoir.—“Rester six mois dans chacun dsS trois ans, cultiver 50 acres et bâtir une ma5 son valant $300.W.W.TORT.Sous ministre de l’Intérieur.N.B.—La publication non autorisée «rtto annonce n« sern nas cs.’ée.f f FEUILLETON DU "DEVOIR Le “ Miroir Sombre ” par VABBE MOREUX 12 f Suite) —AU right ! clans huit mois nous aurons Hu nouveau, rt .(‘aurai un poste rlc télégraphif- aver 1rs Martians, aussi vrai qua aa mêrloc vianl an droite ligna da ah-az ninn ami ch Lussaa I Oh ! ra «tara um beau jour, \rc-nsrn, at qui roll rotin ara nos efforts ! L'hom-mo sortira anfin da rat ta via da pri-sonniar, dt aotta via d’oisaati an aatta.ii aommuniqiiiarft nvar las mondas, n'ar sas frères de l’aspacr ; rom,ma il atim-prandra mieux sa pat-itassa ! F.t qui sait à il apprendra paut-âtre des aho-ws marvaillausas que nous na soupçonnons pas ! Ca jour-là.Monsieur Dali, un soleil notivaati sa lèvera sur la monda at c-earn la commanrfmou*, d'uw ère nouvelle ; et ne serez vot/t pan fier d'avoir travaillé à cette œuvre ?A la fin de act, entretien, je me trouvais dans la situation île tlohn Bell, je comprenais de moins in moins.Algol n'avait pas trahi une seule fois son secret.Fn nouveau métal qui devait servir à étudier Mats, à an prendra des photographias.à communiquer nvar las Martiens, tout cela me paraissait de plus an plus invraisemblable.-la n'étais pas éloigné da croire que décidé-m.nt M.Algol avait un grain de folie.Après tout, bien des rhoses sont, possibles, la science n'a imais d'it son dernier mot.I i n fait s, illcnmiit était acquis : nous 'd viotH partir pour un- Ile éloignée; A relis- n rt Bell Venaient aver nous.! D II.ce ma semblait, nVti savait guère plus long que moi.Quant A Atrnseti, sans aucun douta, il était au courant d - tout.Alors, je na pouva s supposer qua deux savants comme MM.Algol et Arensen pussent s'illusionner aussi grossièrement sur las résultats à obtenir.• I aurais au beso'iti de quelqu'un Pour me conseiller, mais j’étais seul à prendre parti.et j'avais Un bagage scientifique trop mince pour savoir si las vues de M.Algol avaient quelque-vraisemblance.Maintenant je commençais à douter des expériences des deux savants.Fit ; cependant il fallait prendre une décision.i.a nuit porta conseil : dès demain j’aviserais.VT lUlTIIF.BFFRD OBSERVATORY 16 juin.•le n'ai pu résister à la tentation de I m’éclairer sur un point capital et quli ; me tient au cœur avant tout : il - faut 'pie je sache à quoi m’en tenir sur la vraisemblance des projet» rte M.I Algol.Oà an est la science nu sujet de la planète Mars ?Ce que j'en ai lu ne m'a presque rien appris.•1 ni donc demandé un rongé d'un j jour, et voilà pourquoi je suis en c?moment en pourparlers avec un jaune boy qui elnsae la courrier des astronomes de l’observatoire de Rutherford près de New-York : - Pourrnis-jp parler « M.Peter Owen.dliracteur da la section planétaire ?—Vous avez votre carte, Monsieur ?• le tendis- ma Carte sur laquelle le boy aperçut mon nom : •II I IDS SNOW.Reporter at.the Light 222, Lexington Avenue, N.-Y.Cette annonce put l'effet de lancer le boy entnme une balle de tennis dans la direction du bureau de M.Peter Owen apparemment.C'est du moins ce que je fus obligé d’imaginer, car le boy disparut sans mot dira.Deux minutes après, il entrebâilla la porte- Suivez moi, dit il.M.Peter Owen me reçut fort aima blâment et me fit asseoir.—En quoi puis je vous être utile, Monsieur) —Quelques renseignements au sujet da la planète Mars, notre voisine.—Voisine! 11 uni! nui, si vous voulez, à 56 millions de kilomètres lorsqu'elle passe le puis près de la terre.—Pourriez-vous ma résumer, char Monsieur, ca que l'on sait de eettr intéressante planète ?N'oubliez pas que vous avez devant vous un ignorant, et faites comme si je ne connaissais pas un mot d'Astronomie.—Bien, dit M.Owen, et s'emparant d'un “Nautical Almanach’’ pour 1909: “Vous comprenez, ajouta t-il, que nous ne pouvons tout savo'r pur coeur; il y a des chiffres qu'il es* Inutile de ro-tenir, nous les avons sous la main.Commençons par 1rs éléments de.In pis nète, «a grandeur, sa distance du Su leil, son volume, elc.Vous pouvez prendre dos notes, cher Monsieur, *ic vous gênez pas.” •l’avais précisément ouvert un earner et m’apprêtais à écrire: “Mars, continua M.Owen, est la quatrième des planètes à partir du Soleil, vous avez appris cela à l'école: Mercure eommen-cc la série, puis viennent successivement Vénus, la Terre, Mars enfin, à 227 millions de kilomètres do la Terre.“Le diamètre de Mars étant deux fois plus petit environ que celui de notre globe, il s'ensuit (pie son volume est très restreint lTne miniature de our $300,-000 soit $12 le pied carré.Ottawa, 22.— (1 y a de l’émoi, dans les cercles parlementaires, ce matin.Le comité des chemins de fer vient d’a dopter un bill du Grand-Tronc, pour des renouvellements tie chartes, des cm branchements, et autres détails de ce genre, Mais deux ministres, celui des chemins de fer, M.Cochrane, et celui du Travail, M.Crothers.ont déclaré publiquement, que ce bill ne recevrait pas l’approbation du ministère et des communes, lundi, si d’iei là, la compagnie dif Grand-Tronc n 'a repris à son service d'une manière permanente, les cent trente-huit, grévistes de 1910 qu’elle n'a.pas encore réinstallés, au mépris do toutes les ententes entre les grévistes et.le Grand-Tronc.“Si cette compagnie s’imagine qu'elle va senio quer île nous ,nous allons lui donner des preuves du contraire,” disait un député ministériel influent, qui approuve l'attitude de MM.Cochrane et Crothers.Québec, 22.— Ce matin, M.Geof-4’rion soumet un projet d'amendement à l’article 5639 des statuts refondus de 1909.11 s'agit du raccordement des égoûts privés pour les lots vacants à l’égoût collecteur en même temps que l’on fait des pavages de façon à ce que lors de l’occupation du lot, il ne soit pas nécessaire de briser le pavage.On revient à l’Ecole Technique de Montréal.M.Gouin est mieux pourvu de renseignements qu’hier.Le revenu de l’école est pour le moment d’à peu près $6,500 par armée et le salaire total des professeurs et des accessoires du professorat est de $25,000 environ.La dépense totale annuelle est d’environ $80,000 actuellement, la subvention de la province et celle de la ville s’élèvent à $45,000 ce qui laisse un déficit de $30,000 à peu près.A même l’emprunt de cent mille piastres que l’on autorise cette année, il y aura une vingtaine de mille piastres pour combler ce déficit.L’an prochain la province fournira $40,000 et la cité de Montréal $40,000 faisant un total de $80,000 qui devra couvrir la différence entre la recette et la dépense.Voilà autant de détails que la province devra à la persistance dn M.Cousineau.La résolution est finalement adoptée en comité général.Ou passe aux résolutions concernant les licences qui proposent de réduire à 60 le nombre total des licences pour la ville de Québec à partir du mois de mai 1913.Ce sera une diminution «le 36 sur le chiffre actuel, replis le gouvernement, prend bon soin de ceux qui perdront leur lirtence en les indemnisant d’une somme de $3,000 qui sera remboursée par les autres hôteliers en dix versements annuels portant intérêt à 4 pour cent.Le premier ministre prétend que les buvetiers et les membres de la société de tempérance sont également satisfaits.Au sujet de la commission pour l’étude de l’application de la loi des licences, le premier ministre admet qu’il n’y a pas grand chose qui va mal, mais qu’il y a cependant des questions à étudier comme celle de la fermeture de certains hôtels.Il déclare que cette commission est demandée également par les sociétés de tempérance et les hôteliers.M.Lavergne approuve le principe de la mesure qu’il trouve excellent parce que c’est un bon moyen d'arriver à réduire le nombre des lieences qui, à Québec, par exemple est certainement trop considérable.M.Giard doute que cette commission soit demandée unanimement par les cantons de l’Est.M.Prévost admet, que le principe d’indemnité en faveur de la personne que l’on prive de la loi lorsqu’elle a respecté la loi est juste, si ce principe est généralisé il facilitera peut-êfre l’annulation de.; licences à la campagne car l’on sait que ce qui fait hé siter les conseillers c’est le fait que la cancellation dépouille souvent deux personnes, celle qui a la licence et son créancier.Le député de Ter-rebonne demande que lu présente loi s’étende à toute la province, les hôteliers qui perdront, leur licence devront être indemnisés soit parla province soit par les antres hôteliers de la province.La discussion se continuera à.la prochaine séance.Le Conseil des Métiers et du Travail demande de nouveau l’abolition de la qualification foncière.Le comité du Conseil législatif n'a tenu compte ni de la demande du conseil, nti du vote populaire et il a fait revivre cette institution antique que tout le monde veut faire «ïsparaitre de notre charte.Le Conseil a adopté, hier, deux résolutions énergiques demandant aux députés de Montréal et aux délégués de la Ville de porter de nouveau la question devant la Législature.Voici le texte dc ces deux résolutions : I.—Première résolution adressée à la délégation municipale qui est à Québec.Resolution Francq-Foster ; — 1.Attendu que le maire et les éche-vins de Montréal ont été élus, aux élections générales du 1er février 1912 par la même majorité des électeurs qui se sont prononcés en faveur de l’abolition de la qualification foncière.2.Attendu qu’en conformité du vote populaire, le Conseil dc Ville a décidé, à l'unanimité, do demander à la Législature de la province de Québec d’abolir la dite qualification.3.Qu’i! soit résolu qu’en présence de l’opposition faite par le Conseil Législatif à la réalisation du vœu exprimé par la majorité fies échevins de Montréal, le 1er février 1912, la délégation municipale, chargée de protéger les intérêts do la ville, à Québec, reçoive instruction de renouveler la pressante demande qu’elle a déjà faite, auprès du Conseil Législa- Gràce au dévouement et au sang-froid des religieuses, les pensionnaires réussissent à s'échapper.Les pertes totales se chiffrent à environ trente mille dollars.tif en vue de faire inscrire de nouveau la clause abolissant la qualification foncière.Adopté à l’unanimité.IL—Seconde résolution adressée aux députés de Montréal: RESOLUTION FRANCQ-FOSTER lo.Attendu que le Conseil Législatif du Parlement de Québec vient de rayer du projet de loi de la Cité «le Montréal la clause abolissant la qualification foncière, exigée des candidats aux charges de maire et d’échevins de la dite cité.2o.Attendu que le Conseil des Métiers et du Travail lutte depuis sa fondation, pour l’abolition de cette qua lification; 3o.Attendu que le dit Conseil Législatif vient de prendre sur lui de défaire ce que le peuple a fait lors des dernières élections générales municipales, en votant l’abolition de la dite qualification foncière; 4o.Attendu qu’il importe que les députés de Montréal s’unissent pour protester contre l’action injustifiable du Conseil Législatif; Qu’il soit résolu: Que les députés de Montréal au Parlement de Québec soient, priés de proposer à l’Assemblée Législative de faire revivre dans le projet de loi de la Cité de.Montréal, la clause abolissant la qualification foncière pour les charges do maire et d’échevins de la ville de Montréal.Unanimement, adopté.La Jamaïque, 22.— Le couvent de St-Boniface a été détruit ce matin et l'église adjoignante fortement endommagée, par un incendie.M.l'abbé Ignatius Seelar, curé de la paroisse, estime les pertes à $30,-000.Par suite du travail efficace des six soeurs résidentes, les trente pensionnaires ont pu s’échapper.Il était temps, car un quart d’heure après la première alarme, l’édifice entier était en feu, et le toit de l’église brûlait déjà.Le Bill du Les mineurs ne sont pas satisfaits MALGRE QUE LE GOUVERNEMENT ANGLAIS SE DECLARE PRET A ACCEPTER L’AMENDEMENT PROPOSE PAR EUX, LES MINEURS REJETTENT LES OFFRES D’ASQUITH.(Service particulier) Londres, 22.— Le Premier Asquith a annoncé ce matin, que le gouvernement acceptait l’amendement proposé par les mineurs et fixant le minimum de salaire journalier à 5 shellings pour les hommes et deux shillings pour les garçons.Toutefois, dit-il, nous y, ajouterons la clause demandée par les patrons et Jé finissant le minimum d’heures detra vail.En apprenant cela, les délégués de la Fédération se sont réunis et ont décidé de rejeter les offres du Premier Ministre.Enoch Edwards, le président, déclara qu’il est impossible d’établir un minimum d heures de travail pour tons les districts, car les conditions d’extraction ne sont pas les mêmes partout et dans bien des cas.les mineurs ne sauraient se conformer à la loi.Le Chef du Cabinet a alors retiré les tleux- amendements que les députés ouvriers ont toutefois présentés à la Chambre des Communes.Le juge renvoie la cause L’opinion de l’échevin N.Lapointe Tramway MALGRE LES PROTESTATIONS DES DEPUTES DE MONTREAL, IL EST ADOPTE AU COMITE DES CHEMINS DE FER.Un incident aux Communes Les licences à Québec LA LEGISLATURE EN REDUIT LE NOMBRE DE 1U0 A 60.Québec, 22.—A l'assemblée légri lative, hier après-midi, lo premier ministre a présenté «ne résolution réduisant de 100 A 60 lo nombre des been ces dan* la ville de Québec.La résolution pourvoit à ce qu 'une Indemnité dc $3,000 soit payée à toute personne qui perd sa licence en vertu de la nouvelle loi.Elle dérrète égnle ment que le revenu provenant des 60 licences devra égaler celui que rapportaient les 100 licences.La dernière partie de la résolution dit qu'une commission sera nommée pour faire une enquête sur la vente des liqueurs enivrantes et suggérer les changements à apporter à In loi nc-tuelle.•» Subs des de $52,000,000 (Rlawft, 22.— Dans la soirée, hier, la Chambre B voté cinquante deux millions, pour les chemins de fer, le revenu du l’Intérieur, et les poids et mosu- VIENT DE PARAITRE : “Pour la Justice” Brochure grand format de 50 pages Contenant le discours dc M.Bourassa au Monument National, les deux consultations de M.Cahan, le vote sur l'amendement Lamarche et l’article de M.Bourassa : ^ Des sommets aux bas fonds n •••««•«•• \ 10 soui l'exemplaire ; $7.50 le cent ; $50 le mille S'adresser aux bureaux du rue Saint-Jacques, DEVOIR", 71a Montréal Ottawa, 22.— l.es longues veillées de la Chambre des Communes, de ec temps-ci, remlont irraisotuinbles plusieurs des députés.\1.Carvcll.libéral, a fait, ce matin, une scène aux Communes, et il menaça le gouvernement de prolonger la session jusqu'à l'été s’il avait l’intention de continuer une certaine enquête dont la commission des comptes publics vient de parler, au commencement do la séance, dans son rapport.Récemment le ” Star ”, tie Montréal, publiait une déclaration du président de la Diamond l.ight & lient Company, de Montréal, dans une affaire en justice.Ce fonctionnaire déclarait que.depuis quatre ans.la compagnie a fait pour $112.000 d'affaires, en tout et partout, que, «le ce chiffre, elle a fait 3109,000 avec le gouvernement fédéral, et qu’elle a dù payer à même ce montant pour 841,000 de pots de vin.La commission dos comptes publics demande une enquête, depuis cinq nns, sur les montants payés à.cette compagnie par le ministère Laurier.-M.Carvell se fâche, dit quo le gouvernement actuel veut tout simplement commencer une enquête avant la prorogatum, faire sa preuve et laisser pendant six mois lo public sous l'impression qu'il y a là un scandale de "administration Laurier.“ Nous ne tolérerons pas cela, dit-il, nous allons tenir bon, ic voir que le Conseil Législatif a approuvé l’expropriation de la rue Notre-Dame, entre les rues Fulford et Atwater.“La Ville, dit-il, devrait toujours faire ses expropriations de cette façon.Fin expropriant non seulement la bande de terre «tout elle a besoin, mais aussi toutes les propriétés en profondeur, elle peut vendre ce qui reste et faire un profit qui peut, en certains cas, payer le coût do toute l’expropriation.Dans lo cas actuel, il lui restera des terrains profonds de SU pieds qu’elle revendra avec avantage.“Je ne puis cependant louer de la même façon la décision du Conseil de ne pas se conformer au résultat du référendum touchant l’abolition de !a qualification foucière requise du maire et des échevins.Si l’on tient compte qu’en même temps, on nous force à payer $40,000 par année à l’Ecole Technique, sous le prétexte que nous sommes asser, riches, ou ne peut que déplorer la tutelle dans laquelle nous tient, une législature composée de personnes qui, pour le plus grand nombre, -• soucient bien peu de Montréal et de la volonté de son peuple.” Québec, 22.— Le hill du Tramw ay a reçu l’approbation du comité des chemins de fer du Conseil Législatif?sans beaucoup de discussion.L’échevin Giroux a demandé le rim-voà du bill à Fan prochain sur quoi M.Chapais a fait remarquer que les autorités municipales n’étaient presque jamais d’accord sur ces questions et il a demandé au maire quelle était son attitude.Celui-ci a répondu qu’il suivait l’avis des aviseurs de la cité et «pic ceux-ci l’assurent qu’avec Famendt-ment inséré d'ans lo bill, Montréal se trouve amplement protégé.Le distours «le M.Perron en réponse J M.G?roux a été très amusant.Il a déclaré que le renvoi de ce bill signifiait.tout simplement la ruine de Montréal.M.Atwater a demandé au moins «|ue l’on déclare que ce bill est un bill privé.J,a suggestion n’a pas été acceptée.L’échevin Larivière a combattu le bill dont la ville n’a aucun besoin dit-il, et qui est dans l'intérêt unique de compagnie dont l’attitude a toujours été plus ou moins cavalière à l’égard de la cité.Finalement, le bill a été adopté à l’unanimité.AU CONSEIL LEGISLATIF Québec, 22.— Le conseil législatif a passé en troisième lecture ce matin les bills Suivants : Tramways de Montréal : chemin «lé fer d’Argenteuil ; ville dc Westmount: ville ôc Farnham ; ville de La Tuque.Il a reçu de l’Assemblée le bill de l’école technique de Québec et les yuc! ques bills amendant le code municipal qui ont été passés hier à l'Assamblée Le conseil a ajourné à 4 heures him., après-midi.M.Bourassa sort de ses attributions Une relique de 1759 ON A TROUVE HIER SUR LA GREVE A SAINT-ROMUALD, UN VIEUX CANON.(Service particulier) Québec, 22.— On a trouvé hier, à Saint-Romauld, sur la grève, un vieux canon, à demi-enfoncé dans la vase, que l’on croit être une vieille relique des hostilités de 1759 car à cette époque, vers la prise de Québec par les Anglais, une frégate française s’est échouée à cet endroit.A cette saison l’eau baisse beaucoup plus qu’à l’ordinaire et c'est ce qui a mis nu jour cet, objet antique.Le canon a été retiré dc sa position et fait la convoitise des antiquaires.de.Toron- Dernière Heure (SERVICE PARTICULIER DU “DEVOIR”) AURONS-NOUS UNE NOUVELLE GREVE ?Fall-River, Mass., 22.—A moins que les propriétaires des filatures ne donnent l'augmentation de salaire exigée, vingt-cinq mille tisserands voteront la grève ce soir, à une assemblée spéciale.Ces jours derniers les patrons ont offert une augmentation de dix pour cent et une autre additionnelle de cinq pour cent; les tisserands n'ont pas voulu les accepter.Du “ Mail and Empire to, 19 mars 1912 ; T/Ungava va être donné à la province de Québec, comme le Kcewatin est partagé entre le Manitoba et l’Ontario.Si un parti, ou une faction, ou un politicien, n’appartenant pas à la province de Québec, insistait pour qu’on attache à l’adjonction de ce territoire à la province de Québec des clauses qui l'imiteraient la liberté du gouvernement de Québec en matière d’instruction ou en toute autre matière, M.Bourassa aurait le droit de protester de la plus énergique façon.Cependant, M.Bourassa demande que le Manitoba soit, enchaîné en matière d’instruction dans la partie du Kcewatin qu’on lui transporte.M.Bou-rassa est membre de la législature de la province de Québec.Bon devoir est do voir à ce que l’autonomie de Québec ne soit en aucune façon attaquée par les termes de l’Acte qui prolonge les frontières de retic province aux confins «le FLngava.11 aurait tout à fait raison de croire outrageusement impertinente toute demande faite par un membre de la législature du Manitoba de mettre à l’annexion «le l’Ln-guva toute condition qui restreindrait dans ee district l’exercice d’un droit inhérent à l'autonomie gouvernementale de Québec.11.Bourassa ne voit-il pas qu’il est tout aussi déplacé pour lui de s’arroger le droit «le dicter au parlement du Canada des restrictions à, la liberté constitutionnelle d'action «lu Manitoba ?La province «le Québec obtient un traitement juste.M.Bourassa n’e*t obligé de demander à personne de ne pas toucher à cette province.Pourquoi se eroit-il forcé de se mêler «les affaires du Manitoba * LES FEMMES DANS LES UNIONS Un déraillement près de North Bay (Service particulier) Winnipeg, 22.— T'n train dc colon* mené par deux locomotives, et vensnt de Toronto, a déraillé et.n.dégringolé le talus, d'une hauteur de 30 pieds, e* matin, à l’ouest, de North Bay.Vingt personnes out été blessées, dont trois grièvement.Copenhague.22.—Les Unions ouvrières du Danemark ont consenti à l'admission des femmes dans leurs rangs.On demandera le même salaire pour les femmes qui font le même ouvrage que les hommes.L’EMPEREUR GUILLAUME CHEZ CAMBON Paris, 22—L'ambassadeur de France à Berlin et Mme Cambon ont offert hier soir à l'empereur Guillaume un dîner suivi d'une soirée.C'est la deuxième fois depuis 3 ans que le kaiser se trouvait en terre française.Le chancelier impérial, le secrétaire des affaires étrangères, et le chef de l'état-major général accompagnaient l'empereur.La présence de sa majesté impériale à l'ambassade de France avait pour but de consacrer l’accord marocain du 4 novembre 1911 dont l'échange de ratifications a eu Heu tout récemment.La ;olrée s'est terminée par la représentation d'une comédie en un acte, “Le Caprice”, pour l'interprétation de laquelle M.Cambon avait fait venir de Paris les meilleurs artistes.Deux journalistes en prison (Service particulier) Londres, 22.— A la Cour tuiiley, au jonrd’hui, Ben Buck et Charte* Buck, propriétaires du magazine le‘1 Hyuéfea listeont été condamné* à *is moi* de prison pour avoir toléré «lans leur journal que des appel* soient faits *ux soldats «le ne pas tirer sur les grêvis tes s'ils en recevaient l’ordre.Ce magazine avait été très répandu dans tontes les garnisons.Ony Bowtn.l’autenr de l'article, admit volOntitf* l'avoir écrit.11 a été condamné à neuf mois de prison.M.H.JoHeoeui-, épicier, a eonsimti n faim eossioti «le scs biens, à la te quête do M.André Boche.J* natal' s'élève à 14,000,
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