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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 7 mars 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-03-07, Collections de BAnQ.

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TROISIEME ANNEE—No.56 MONTREAL.JEUDI 7 MARS.1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Rédaâion et Adminiftration: Edition-Sienne: 1 H 71.R^E SAINT-JACQUES et .s«3.oo SI MJÊ hH HB flK B SB USi BB ESJS^ r:'ioN postale.«6.oo ^ Kni m ÿM WÊ ff n mê H HMST -a v Edition Hebdomadaire : m “a flB Hf BB BB TELEPHONES: ^Skxs ÎÎ-Ü2 H J JH J M# W mL#M_jBHJ administration.^ «7461 union postale .hBbÉI ÆSæ0^ ^BmB IB ¦Bli ¦flll Br REDACTION: Main ?\ Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! % Samedi Soir, au Monument National MM.Henri Bourassa, Armand Lavergne et leurs amis discuteront, dans une grande réunion publique, la question des Ecoles du Keewatin.— ENTREE LIBRE.LE DE M.L.P.PELLETIER SIMPLES COMMENTAIRES Le discours ste-it maintenant au Keewatin ?C Vet un fait connu de tous qu’il y a quelques écoles, et que ee sont des écoles publiques.11 n y eut jamais d’écoles séparées établies dans cette partie du pays, il n’y a là qu une école privée où vont quelques enfants catholiques, et l’on nous a dit pourquoi il n’y eu a pas eu.Le Commissaire des Territoires iu Nord-Ouest, sur une demande faite en 1909, a fait rapport que la chose était impossible.Voici ce que dit sur ce sujet le rapport qui est en date du 18 novembre 1910: “Le ficaire Apostolique du Keewa-tin, Monseigneur Charlebois, a fait der nièrement des démarches dans le but d’établir avec l’aide du gouvernement, une école séparée de mission, à “Le Pas”, pour les catholiques seulement, et il s’est informé des avantages que le gouvernement accorderait à ce genre d’écoles, et aussi à quelles obligations il serait tenu de son côté.“Sa Grandeur est évidemment sous l’impression que l'Ordonnance scolaiv» des Anciens Territoires du Nord-Ouest est en force dans les Nouveaux Territoires.Cet acte qui comprend 232 articles ainsi que des annexes et plusieurs formules, ne peut pas s’appliquer du tout aux conditions présentes du Nouveau Nord-Ouest.' l‘Respectueusement soumis.(Signé): FRED WHITE, Commissaire.’ ’ Pouvions-nous, en face de ee rapport, établir ees écoles, qui n’auraient probablement eu aucune existence légale?Il me semble que cela aurait été enfantin et peu digne, d’hommes sérieux d'aller aaire cela au moment même où tout le monde sait que le Keewatin deviendra sous peu partie du Manitoba et où les journaux de cette Chambre contiennent depuis deux ans des résolutions adoptées à l’unanimité, déclarant que le Keewatin doit être annexe au Manitoba.Si une telle école séparée avait été créée eu ce moment, son existence légale aurait raisonnablement pu être mise en doute, et je ne crois pas que c'eût été là une bonne politique, il n’en serait résulté que des difficultés, de grandes difficultés, et je pense qu’il y a plus à gagner pour la minorité en n’agissant pas ains^.•le désire attirer l’attention do cotte chambre sur le fait que, lien que Ton puisse trouver dans quelques-unes de inas lois des dispositions en vertu desquelles il existe un droit d’appel au Gouverneur Général en Conseil, pour demander un ordre remédia leur ou une législation remédiairice, (et ce sont là les clauses dont s’est prévalue la minorité en 96), il n’y a rien, dans l’Acte des Territoires du Nord-Ouest, tel qu’il apparaît aujourd’hui dans les Statuts de 1906, qui accorde semblable remède : la seule clause de cet Acte qui a rapport aux écoles séparées est la clause 10, et elle se lit comme suit : ( Traduction ) “Le Commissaire en conseil, “s'il est “autorisé à faire des ordonnances au “sujet de l’éducation” passera toutes “les ordonnances nécessaires à ce su-“jet : pourvu, toutefois, qu’au sujet “des lois ou ordonnances sur i’éduea-' tion, une ma.orité des contribuables “du district ou portion de territoire, “ou de toute partie moindre, ou sous-“division d’iceux puisse établir de tel-“les écoles dans ccs parties comme ils “le jugeront à propos de faire.prélever “les taxes et Taire les perceptions do ta-“xes nécessaires à cette fin : et pourvu “aussi que la minorité de ccs dits con-“tribuablos.qu'elle soit protestante “ou catholique-romaine, puisse établir “des écoles séparées, et au cas où les “contribuables établiraient de telles “écoles séparées, protestantes ou ca-“tholiques romaines, ils ne seront te-“nus de payer que les taxes qu’ils se “seront imposées eux-mêmes à, ce su-“ jet.” Il aurait, donc fallu créer un conseil, et cela n’a pas été fait avant la résolution d’il y a deux ans déclarant que le Keewatin allait au Manitoba.Quant à nous, on nous a fait la même demande.dit-on, en décembre.Ceux qui nous ont fait cette demande n ’étaient certainement pas assez désireux qu’elle fût accordée pour prendre la peine de venir dire quelques mots nu moins n l’un des quatre ministres catholiques du Cabinet.Si ce conseil avait été nommé, il aurait fallu faire des ordonnances, et après les ordonnances établir des écoles séparées et dire au Manitoba: attendez que tout cela soit fait et ensuite nous annexerons le Keewatin.Je pose ici carrément la question: même s il s agissait d’une minorité protestante, y aurait-il moyen de trouver un gouvernement qui aurait consenti à accepter de semblables propositions?La clause 10 pourvoit à l’existence d'un administrateur et d'un conseil ; pouvons-nous raisonnablement demander que dans une partie du Manitoba agrandi les affaires publiques soient gérées par un administrateur et un conseil, comme dans les Territoires du Nord-Ouest, et que T autre partie du Manitoba soit soumise à son propre gouvernement ?Non, n’est-ee pas ?Quand ce bill sera passé, il y aura là-bas une grande province.Pouvons-nous demander à cc Parlement qu'il y ait une loi pour le côté sud de la frontière, où se trouve maintenant la limite) du Manitoba, et un autre système de loi pour l’autre côté de cette frontière.là où le Keewatin commence, une loi différente pour le sud et une autre pour le nord d’une même province ?Trouverions-nous, même dans la province de Québec, une majorité pour dire que ce serait une demande raisonnable ?Parmi les homines distingués qui ont droit de parler et qui ont insisté auprès de moi pour protéger la minorité de l’avenir au Keewatin, pas un ne s’en est tenu à cela, excepté comme arme de combat, pour obtenir autre chose.AU MANITOBA Je suis convaincu d'une chose : c’est que, quand la Législature du Manitoba aura à faire des lois pour le Keewatin sous son gouvernement actuel, ces lois scolaires respecteront 1rs droits de la minorité, et ces lois devront être les mêmes pour tout le Manitoba.On nous dit qu’un autre gouverne-imm.t.libéral, juaut value uu .pouvais at mais n’est-il un gouverne-ce renverser tout cela ; pas évident que si ment libéral recommence ce jeu-là, ses lois seront sujettes à l’appel afin d avoir, en vertu do l’Acte créateur du Manitoba, un ordre remédiateur et une législation remédiatrice.Ceci, c’est la protection générale prévue pour toutes les provinces par l'Acte de l’Amérique Britannique du Nord, et c’est la meilleure, d'abord parce qu’elle nous vient d’un statut impérial, en second “.ca parce qu’elle a subi l'épreuve du Conseil Privé, et enfin parce que c’est celle qu’une majorité mal disposée aurait le plus de difficulté à ignorer ou à en freindre.Personne ne voudra prétendre, je suppose, pour un seul instant, que la loi Greenway a aboli l’Acte créateur du Manitoba, et quel est l’homme de bonne foi qui dira que si une nouvelle loi injuste était passée au Manitoba, le statut primitif ne pourrait pas être invoqué; c’est la charte du Manitoba et elle reste en force tant que nous ne la changerons pas ici.Mais pour cela il faut qu'un gouvernement bien disposé au Manitoba y passe d’abord une loi juste.Et celle-là aura ainsi des garanties de durée sérieuses.J’ai dit, Monsieur l'Orateur, que j'a-vais de grandes espérances.N’ai-je pas démontré maintenant que j'ai encore plus que cela?Il me semble que la minorité sera mieux protégée si nous ne mettons pas dans ce projet, de loi-ci des clauses nouvelles qui seraient inutiles, qui pourraient être Inconstitutionnelles et.qui pourraient surtout présenter ee dangers, est encore la meilleure ga-plus tard que nous avoua perdu au change.Après tout, la constitution de notre pays, malgré ses dangers, et encore la meilleure garantie des minorités.Le Keewatin annexé à Manitoba se trouve à tomber sous l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord.Quelques-uns de nos électeurs, inspirés par des personnes probablement bien intentionnées, et par le journal dirigé par M.Henri Bourassa, le “Devoir”, nous envoient des lettres et des requêtes nous informant que nous devons être très énergiques, que nous devons faire ceci et cela.J’ai pour l'opinion de M.Bourassa le plus grand respect.Il est un des principaux citoyens de la province de Québec, un homme d’une haute intelligence et doué d'un grand patriotisme.Je regrette beaucoup de ne pas voir cette question sous le même jour qu’il la voit; mais je suis tellement convaincu que j’ai raison, que je dois suivre la route que je me suis tracée.Attendons quelque temps encore et l'avenir prouvera lequel de nous aura raison à la fin.Cette question, il faut le remarquer, est absolument différente dés questions de 1,’Aîberta et de la Saskatchewan.qui furent traitées en 1905.La loi est absolument différente quand vous créez une province nouvelle et quand vous annexez un territoire à une province déjà existante.Dans le premier cas, ce Parlement a le droit de donner à la nouvelle province ainsi érigée la constitution qu’il juge à propos, pourv u qu’elle soit conforme à l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord.La province à ériger n’a rien à dire, sauf que ses habitants peuvent faire des représentations et des demandes qui seraient acceptées ou refusées.Mais dans le cas d'extension de territoire ou de limites, cette extension ne peut être faite que dans des termes et conditions acceptes par le Parlement : du Canada et la législature de la pro-j vince existante.En conséquence, nous I ne pouvons imposer au Manitoba des termes et conditions qu’il n’accepterait pas ; et puisque nous n’imposons pas ces termes à l’extension des provinces de Québec et d’Ontario, peut-on le faire pour le Manitoba ?On peut dire, et avec raison, qu’Ontario et Québec n’ont jamais refusé obilssanee à la loi et à la constitution do ce pays, et que le Manitoba, mal avisé à un certain moment.commit cette erreur.J’admets qu’il y a beaucoup dans cette réponse, mais devons-nous- présumer que cela va se renouveler ?Moi je"dis non ! pas avec un gouvernement con-servateur au pouvoir ! j Ceux qui croient différemment, ont j peut-être raison d’avoir leurs doutes et j leurs craintes, mais moi, je n'en ah pas.‘ Je le dis de nouveau et je le répète, j’ai confianoe en ceux qui gouvernent cette province; ils appartiennent au parti qui a fait notre pays ce qu’il est maintenant, et ce parti n'a.rien danondres, 7.— Plus le temps passe, moins il semble que la grève des mineurs puisse se terminer bientôt.Chaque jour les dépêches disent que l’on espère la fin de la grève dans quelques jours ou même quelques heures.Mais ce bel espoir n’est basé sur aucune donnée sérieuse et l’on peut croire que ça durera encore longtemps.Les représentants des mineurs ont eu une conférence de trois heures avec M.Asquith hier après-midi, et * ou dit qu’ils s’en tiennent énergiquement à leur première demande.Us ne veulent rien changer à l’échelle des salaires qu’ils ont arrêtée ensemble en décembre dernier.Le Premier Ministre a déclaré aux Communes que le gouvernement ne présenterait pas de loi de salaire minimum.C 'est une invention des journaux.Les propriétaires de mines d’Ecosse et (du Pays de Galles se sont réunis les premiers à Glasgow et les seconds à Cardiff.Les uns et les autes refusent de se rendre aux demandes des mineur.Tous ies propriétaires ont été convoqué» pour demain à tenir, à Londres, une réunion générale.Le comité exécutif de la Fédération des mineurs se trouvant ici, on croit que M.Asquith fera de nouveaux efforts pour amener les parties sur un terrain d’accord.Un demi-million d’ouvriers travaillant dans d’autres industrie» sont sans travail, par suite du manque de char bon, ce qui.ajouté au nombre des mineurs en grève, donne un total de plus d’un million et demi d’hommes actuellement sans travail.Les compagnies de chemin de fer de tout le Royaume-Uni, continuent à remercier leurs employés.Ce matin, à Newcastle, un millier d’hommes s’est ajouté au nombre de ceux qui subissent le chômage forcé.On réduit chaque jour un peu plus le service des trains.Quatre cents étudiants d’Oxford se sont formés en organisation volontaire pour travailler dans les mines et, aider à régler le différend.Castellon de la Plana, (Espagne), 6.—En conséquence de la grève des mineurs anglais, de nombreux vapeurs se livrant au transport des fruits entre l’Espagne et l’Angleterre ont suspendu leur service et les exportateurs cessé leurs envois.Les cultivateurs de cette province sont menacés de la ruine; des milliers de travailleurs sont sans ouvrage.Santander, (Espagne), 6, — Les ouvriers employés aux mines de San Salvador et de Sateres qui exportent en Angleterre de grandes quantités de minerai de fer, se sont mis en grève aujourd’hui.Dix-neuf d’entre eux ont été arrêtés pour atteinte à la liberté du travail.Berlin, 6.— Les ouvriers qui avaient déclaré la grève hier, dans une des trois mines de Bochurn, ont repris au-jourd Tiui le travail.Le mouvement ne s’est pas propagé à d’autres mines.C’est aujourd'hui que les propriétaires de mines doivent donner leur réponse à la demande -ormuléo par les ouvriers d’une augmentation de salaire de 15 pour cent.Southampton, 6.— Les paquebots “Philadelphia” et.“New-York” delà ligne américaine qui devaient partir de ce port pour New-York .e 13 et le 20 mars respectivement n ’effectueront pas cette traversée à cause de la grève anglaise.Londres, 6.— Un officier de la Fédération des mineurs a déclaré ce soir qu’une entente était impossible cette semaine, mais qu’il espérait que les mineurs feraient leur possible pour retourner au travail la semaine prochaine.Ottawa, 7.— La rareté du charbon mou se fait sentir dans les petites villes qui entourent Ottawa.Depuis la semaine dernière, le Pacifique Canadien fournit du charbon aux différentes in dustrie.s d’Almonte qui sans cela auraient dû fermer leurs portes.Arnprior, Pembroke, Renfrew, Perth sont dans la mémo situation, lo charbon manque partout.-f-™- L’Association Saint- Jean-Baptiste Ravages causés par la tuberculose en 1911 Les Canadiens-Français forment à Montréal un peu plus des deux tiers du total des décès causés par la pe^te blanche.fléau.Suisses O 1 Nous donnons ci-après le tableau des Finlandais 0 1 décès par nationalités.Hindous 0 1 1910 1911 Inconnus 4 2 Canadiens-Français .521 489 Irlandais .88 84 Totaux 785 737 Anglais .74 * 72 — Ecossais .36 31 Diminution OC D’après un rapport sur le nombre de décès causés par la tuberculose à Montréal en 1911, on trouve que sur un total do 737 décès, les Canadiens-Français en donnent 489, c’est-à-dire que toutes les autres nationalités réunies figurent dans la liste pour un peu plus d’un tiers du total.Nos com.patriotes forment à peu près les qua-tre-tfnquièmes de la population, la proportion n’est pas trop exagérée.Les chiffres que nous citons montrent pourtant que la situation est grave et que ee n’est pas trop de toutes les bonnes volontés pour enrayer le Juifs.20 Italiens.12 Américains.11 6 3 2 1 Syriens.1 Français.Chinois.Allemands.Autrichiens- Russes.1 Grecs.1 Hollandais.1 Suédois.1 Belges.1 Kspagnols.1 Polonais.0 Gallois.0 12 7 2 11 3 1 7 1 3 1 0 3 2 0 2 1 (SERVICE PARTICULIER DU “DEVOIR”) Les assassinats augmentent aux Etats-Unis LE DIVORCE, L’ALCOOL ET L’INCONDUITE SONT LA CAUSE DES DRAMES SCANGLANTS DANS TOUTES LES PARTIES DE LA REPUBLIQUE AMERICAINE.New-York, 7.Les assasinats et les drames de - toutes sortes augmentent d’une façon alarmante aux Ltats-LTnis depuis quelque temps.Un attribue au divorce, à l’ivrognerie et à I inconduite, la plupart douces fatalités.CEUX QUI PEUVENT BOIRE Chicago, 7.— Le juge de paix cully a décidé hier que si un homme était forcé de faire le travail manuel à la maison, il était justifiable d* boira et de chercher dans l’ivresse l’oubli de ses ennuis.MEURTRE ET SUICIDE Georgetown, Texas, 7.— R.O.Hilliard a assassiné hier, J.T.Sneed, puis s’est fait sauter la cervelle.L’assassin a déclaré que c’était une vengeance.J.T.Snecd était le père de J.B.Sneed qui subit dernièrement son procès pour le meurtre du capitaine A.G.Boyce qui s’enfuit un jour à Winnipeg en compagnie de la femme da meurtrier.IL TUE SA FEMME DIVORCEE Fremont, Ohio.7.— Henry Doman, furieux que sa femme eût obtenu le divorce, l‘a assassinée puis s’est suicidé NOUVELLE OFFRE AUX TISSERANDS Lawrence, Mass., 7.— Les filateurs d’Arlington ont fait afficher des avis par lesquels ils offrent, ce matin, une augmentation de salaire de 11 pour cent si les ouvriers veulent reprendre le travail.Ceci signifierait des gages de $8.70 à $9.00 par semaine.LES HAINES DE VOISINS Lynn, Mass., 7.— Mme Jessie Chapman a tué sur la rue son amie et voisine, Mme Florence Ingalis.Elle fut immédiatement arrêtée.Mme Chapman tira six balles sur sa victime puis s’enfuit chez une autre amie.DRAME DE FAMILLE LE BILL DU C.N.& T.EST RETIRE * Ottawa.7.—Le bill du “Montreal Canadian Northern & Tunnel Company” est retiré par ses promoteurs.Et ie comité des chemins de fer a donné une charte à la compagnie Montreal-Ottawa Georgian Bay Canal Company.UNE PROCLAMATION DES MAIRES Londres, 7.—Les maires de nombreuses villes ont lancé des proclamations conseillant la plus grande économie à leurs administrés.Dans plusieurs endroits, l’éclairage des rues est arrêté à dix heures du soir pour économiser le charbon producteur du gaz.Des centaines de personnes privées de leur emploi, sont à charge des municipalités.« GREVE CHEZ LES MINEURS DE PRUSSE Cologne, 7.—On s'attend pour lundi prochain, à une grève générale des mineurs, en Prusse.Le gouvernement prend des mesures de précautions en concentrant des troupes dans les principaux centres d’agitation.Les patrons ont rejeté toutes les demandes des houilleurs.SIR FREDERIC KITCHENER EST DECEDE Hamilton, Bermudes, 7.— Le lieutenant-général Sir Frédéric Walter Kitchener, gouverneur-général des Bermudes et frère de Lord Kitchener, est mort aujourd'hui de l’appendicite.Né en 1858, il entra comme lieutenant dans l’armée anglaise en 1876.Il prit part aux campagnes d’Afghanistan du Dongoia et du Soudan Pendant plusieurs années, il commanda en second l'armée des Indes.TRAVERSEE DE LA MANCHE EN AERO Paris, 7.—L’aviateur Halney a traversé la Manche en aéroplane, ce matin, parcourant 237 milles en 325 minutes.Il a eu un voyage particulièrement mouvementé, car son appareil a été secoué par des vents violents à plusieurs reprises, il a été près de chavirer dans la tempête.Halney a atterrit complètement exténué, à l’aérodrome d’Issy.UN JOURNAL MANQUE DE CARACTERE Londres, 7.—Les suffragettes continuent leurs exploits.Hier, armées de marteaux, elles ont parcouru les rues commerciales dans le voisinage du Palais de Buckingham et ont brisé des douzaines de vitrines.Vingt arrestations ont été opérées.Le numéro de ce matin du “Votes for Women” contient plusieurs pages en blanc.Les éditeurs ne voulant pas publier plusieurs articles particuliè-! rement enflammés, signés des chefs du mouvement, donnent comme excuses qu’ils n’ont plus assez de caractères pour imprimer tout le journal.Au dernier moment, on a supprimé l’article de rédaction signé par Mme Christabel Pankhurst, Atlanta, Ga., 7.— Eugène H.Grace, un jeune entrepreneur bien ctfahu, a été gravement blessé, à sa résidence.Les médecins n’ont que peu d’espoir de lui sauver la vie.Sa jeune femme a été arrêtée et remise en liberté sous caution.Grace ne cesse de toutenir qu’elle a fait le coup.IL TUE SON ANCIENNE EPOUSE Philadelphie, Pa., 7.-— Mme Jenui# Collaud, la femme d’un manufacturier de gants de cette ville, a été tuée à sa résidence aujourd'hui par Johu Leich-tle, âgé de 50 ans, et qu’elle avait délaissée il y a huit ans à Cross Keys, N.-J.Leichtle s’est ensuite suicidé eu se tirant une balle dans la tête.-f- La Sun Life Assurance L’assemblée annuelle des porteurs da police dans la Sun Life Assurance Company avait lieu, hier après-midi, à 2 heures.M.S.H.Ewing, présidait .D’après le rapport, de l’année, il est évident que la Sun Life a réalisé des progrès sans précédent dans tous sc» départements.Comme il a été annoncé, hier, les nouvelles polices émises et payées sont au nombre de 15,161, représentant un montant do $26,536.-781.19, ou une augmentation sur l’année précédente, de 785 polices, soit un total de 82,924,403.38.Le nombre des assurances en vigueur est de 754, soit $164,572,073 représentant nn excès de 821,022,797 sur l’année précédente.J.es revenus continuent d’augmenter rapidement et se chiffrent à $10,557,-335.52, soit ,8981,881.58 de plus que l’anifée dernière.Quant à l’actif, il s’élève à 843,900,885.98, soit une augmentation de $5,736,095.61.J.a valeur des parts de la compagnie sur le marché excède la valeur inscrite aux livres de 8791,918.47.Pendant l’année, le transfert des affaires de la Royal Victoria Life Insurance Company of Canada a été terminé, les polices s'élevant à $4,306.-385.25.Le profit total réalisé s’éleva à $1,243,763.02.De ce montant $470,126.83 ont été distribuées aux porteurs do police, et $764,036.19 ont été ajoutées au surplus non-partagé.Le surplus total, tout le passif et les parts payées, s’élèvent maintenant à $4,717,073.73.On a expédié les affaires de routine et les directeurs de l’an dernier furent réélus.M.R.Macauley, président; M.S.H.Ewing, vice-président, et M.T.B.Macauley, directeur-gérant général.M.Raoul Dandurand fait également pairie du bureau de direction.¦» SECTION ST-LOUIS DE FRANCE DOUBLE ACCIDENT DANS L’OHIO Hier soir a eu lieu dans le soubassement do l’église, l’assemblée générale des membres de l’Associattion St-Jean-Baptiste, section St-Louis de France.L'assemblée était présidée par M.H.A.Cholette, avocat : M.l’abbé J.A.Bélanger, curé de la paroisse, et chapelain de la section, était au nombre des assistants.Tour à tour, M.l’abbé Bélanger et M.H.A.Cholette démontrèrent les multiples avantages qu’il y aurait pour nous.Canadiens-français, de s’unir, de se coaliser en un tout compact pour au besrthi obtenir nos droits lorsqu’ils sont méconnus, ou en danger de ’’être.Tous sont donc invités à venir s’inscrire comme membres de l’Association et nous devons dire comme résultat que la section St-Louis do France compte depuis hier au-delà d’une centaine de membres.l.'on procéda ensuite à l’élection des officiers.Furent élus : M.l’abbé -1.A.Bélanger, curé do St-Louis do France, chapelain : M.H.A.Cholette, avocat, président : M.Br J.E.Racicot.1er vice-présidont ; M.J.O.Bousquet, 2e vice-président ; M.L.A.Clavel, secrétaire ; Jos.do Vaudrouil, trésorier, et Edouard Provencher.commandant.MM.les officiers élus ainsi que les membres de cette section se mettront incessamment à l’œuvre afin d’organiser une fête locale pour le 24 juin prochain.Les citoyens de cette paroisse qui seraient disposés à se faire inscrire comme membres do cette section, sont priés de s’adresser à M.L.A.Clavel.secrétaire.567 Berri, ou à M.Joseph DeVaudrcuil, trésorier, 900 St-Hubert.Bellefontaine, Ohio, 7.—Le “Vingtième Siècle Limité”, le train le plus rapide circulant sur le New York Central, entre St-Louis et la Métropole, a déraillé ce matin.La locomotive s'est renversée, mais les wagons, quoique quittant les rails, sont restés droits.Il n’y a pas eu de blessés.Presque au même instant, l’express roulant vers Cleveland, à une allure de cinquante milles à l'heure a aussi sauté de la voie près de Collinwood.Quatre wagons-lits ont été s'écraser contre une cabane d’aiguilleur.L'employé qui l’occupait, H.-W.Maur, a été tué.Il y a, de plus, onze passagers blessés, dont un, C.-L.Hall, de Wonso-cket, R.I., sérieusement.M.Chs Desjardins en Europe M.Charles Desjardins, le marchand de fourrure bien connu, s’est embarqué vendredi dernier, sur le “Tunisian” de la ligne Allan.11 se rend en Angleterre pour assister au grand marché annuel des fourrures.M.Desjardins visitera aussi l’Allemagne et.la France dans I intérêt de aon eommerce.Il sera de retour en mai prochain.L’élection d’un nouveau commissaire LE BUREAU EXECUTIF RECOMMANDE DE SOUMETTRE A L’ELECTORAT LA NOMINATION DU SUCCESSEUR DE M.WANKLYN.Les commissaires ont rédigé le rapport qu’ils soumettront au Conseil Municipal, lundi prochain, pour recoin-«mander qu’on fasse élire conformé-ment à la loi le successeur de M.F.L.Wanklyn.Après avoir relaté les circonstances dans lesquelles M.Wanklyn a donné sa démission, lo rapport se continue ainsi : “La charge de commissaire qu’occupait monsieur Wanklyn est maintenant vacante, et d’après ics dispositions de la loi 1 Georges V, dans le cas do Jê mission do l’un de ses membres du Bureau des Commissaires, le Conseil doit procéder il l'élection de son remplaçant conformément aux dispositions de l'article 31 de la loi 62 Victoria, chapitre 58, telle que remplacée par ia loi ,'î Edouard VU.chap.62, section '• “( 'est pourquoi le Bureau des corn miss -ires recommande à Votre Conseil de taire procéder i l’éJec,' rn du rem plaçant de monsieur Wanklyn, déni s-sionnaire, en agissant conformément L’article de la charte dont il git dit que le commissaire sera élu la même façon que le maire, c ’es dire par toute la ville.Dans les 15 jours qui suivent 1 reptation de la démission, le maire via fixej une date pour la mise on mination d’un candidat et.s’il ; plus d'un candidat il fixera un pour le scrutin lequel devra avoir dans les 30 jours qui suivent la vai ce.On dit que M.Eugène W.Villei ve sera candidat.Le procès de Hormisdas Trépanier ('Service particulier) Trois-Rivières, 7.— On a commencé, ce matin, la formation du jury pour la cause de Hormisdas Trépanier.Un seul juré, M.Valèro Gélinas, de Saint-Grégrtre, avait été rhoisi avant l’ajournement de In cour à midi.T.es avocats de la Couronne et l’avocat de la défense, Mtre J.A.Bésy, dès ce matin, paraissent décidés à mener rondement la bataille.SEAKCE DE LA COMMISSION DES LICENCES Il y nurn j des licences i 'xes et demie séance de la commission et après-midi à doux heu BOURSE DE MONTREAL MM, L.C.Beaubien & Cle, courtiers, 104 rue S.-François-Xavier nous fournissent le rapport suivant à 12.30 hrs.p.m.STOCKS Vend Ach.STOCK* Vend AC 1 81} " pfd.“ pfd.Uell Téi.Co H7l M.& S.-P.135 B.C.Pa, C.7tt 72 “ pfd.155 118 B.C.Pk.P A 98 92 M.L.H.&P.191 UI0) B.Lake.As.Mt.CotXtd 47 “ pfd." pfd 101* 100* B.Co.F.N.M.“ pfd, Mt.St.Ry.Cat.Car.65 02 Ml.StM.Wk 235 230 105 J 105 “ pfd.Can.Cem.2 Mt.T’rh.C.146} " pm.88 87} Nipissittg.Can Cot.L 21) in “ nfd.72 70 North W T.Ca.Converj .lN.SS.*ci.95 Can.C.Rub 86 “ pfd.“ pm.; ., Offil.M.Co.129 125 Can.O El.“ pfd.Can.Pacif.228J 228S OttX.ft P.149 148} Can.Loco.Ptn.Mfe.C.75 52 j “ pfd.Pen’s Ltd.57 Crown Kes 3.6ô “ pfd.58 Dét.El Ry.57 5(5) Porto Rico 76 75) Dia.F.Gla 55 Québec Ry 49) Dom C.Co.«G (50 K.& O.N.C.i»ô JJ 9 - pfd.Rio Jan.t.115^ tli} Dom.C.pd.K.C.Co.Cm Dom.I.pfd 1081 10.n " pfd.Dom.S.Cor.68} 58* Sao Paulo.194 193 Dom.T C .68, 66) “ pfd.pfd.l Sin.Bag.Co D.S S.& A.“ pfd.r#» " Pfd.Ôhawinig.12(5 Dill.Sup.Sherwin W 36* k.c.p.np.c “ pfd.G.M.C.Co.IftO St.Co.ofC.32 “ pfd.I0DJ 95 “ pfd.87) H.üleo.Ry.mo 150 Toledo Ry.“ pfd.! Tookc Bro 381 III.Trac.pd 95 90 “ pfd.88 In.C.Com.“ pfd.Tri.City pf Twin citv.Int.C.A c." pfd.Kaministi.w.lndin.Laur.Com.1781 176 I.of.Wd.C.ISO 132) wind Htrl " pfd.122 M»ck Cm.‘ ' pfd.:::.
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