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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 24 octobre 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1930-10-24, Collections de BAnQ.

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Volume XXI — No 247 abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS Montreal, vend.24 octobre 1930 TROIS S oTTs LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .H Arbour I241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Après Baldwin, Smuts Où l’on pose en grand problème international la question de Palestine— L’Angleterre, la Société des Nations, les ‘‘Puissances alliées et associées” — Une grosse bataille en perspective.Après Baldwin, Chamberlain et Amery, voici que M.Smuts, Pancicn premier ministre de l'Afrique-Sud, prend position aux côtés des chefs sionL-tes contre le gouvernement actuel de la Grande-Bretagne.Baldwin, Chamberlain.Amery traitaient la question d’un point de vue à la fois britannique, impérial et international.Ils ne se contentaient point de blâmer, du point de vue anglais, la conduite de leur gouvernement, ils déclaraient cette conduite de nature à créer, aux Etats-Unis et aiileurs, “un sentiment de méfiance à l'endroit de la bonne foi britannique, qui est le plus précieux actif de notre politique impériale”.Ils ajoutaient que cette même, conduite leur paraissait en contradiction avec les sentiments du conseil de la Société des Nations, tout aussi bien qu’avec l’esprit de la déclaration Balfour et la politique des divers cabinets britanniques depuis douze ans.M.Smuts va plus loin que les chefs de l’opposition conservatrice anglaise.11 affirme, dans un télégramme au gouvernement britannique, que la déclaration Balfour est une expression d’opinion internationale, approuvée à l’avance par les puissances ailiées et associées (c’est-à-dire, par la Grande-Bretagne, la France, ITtalic, les Etats-Unis).Il déclare qu’à son avis la récente attitude du gouvernement britannique constitue une dérogation à la promesse (pledge) de 1917 et qu’en tant que telle elle ne peut être appliquée sans le consentoment de chacune des nations qui donnèrent leur assentiment à la déclaration Balfour.Voici donc la question posée sur le plus large terrain possible.Nous avions, dès le premier jour, annoncé qu’on allait assister, contre le gouvernement britannique, à la mobilisation des forces sionistes de l’univers.Nos prévisions étaient trop modestes: c’est une grande partie des forces politiques non juives qui se dresse en même temps contre le cabinet MacDonald.La bataille va s’engager, d’ici quelques jours, au parlement britannique.L’intervention des chefs conservateurs ne laisse là-dessus aucun doute.Elle se poursuivra à la Société des Nations: la lettre Baldwin-Chamberlain-Amery l’indique assez clairement aussi.Du reste, l’Angleterre, nous le rappelions ces jours-ci même, n’est en Palestine, officiellement, qu’à titre de mandataire de la Société des Nations: il est naturel que le pouvoir qu’elle y représente surveille et contrôle l’exécution de son mandat.Il l’a déjà fait d’ailleurs.Un débat à la Société des Nations, cela veut dire, par définition, une querelle à laquelle pourront prendre part les gens de tous les pays.Et cela suffirait à poser sur un théâtre qui couvre les trois quarts de l’univers la question de Palestine.Cela veut dire qu’un peu partout on discutera sur l’attitude que devront prendre à Genève les délégués des divers pays.Et, comme le Canada siège là-bas, fl ne serait point étonnant que la question fût soulevée dans notre propre parlement.Si l’on s'avisait même de la poser à Québec, M.Taschereau — encore tfue l’affaire ne concerne guère notre législature provinciale — serait assez embarrassée pour l’écarter; car, voici quelques mois, lors des massacres de Palestine, il ne se contenta point d’exprimer sa sympathie pour les victimes, il affirma — du moins, telle est la substance d'une déclaration que publièrent les journaux du temps — que la province de Québec appuyait la déclaration Balfour (stands by the Balfour declaration).Mais ce qui pourrait se passer à Québec n’offre guère d’importance, d’un point de vue général en tout cas.Ce qui peut ?tre singulièrement grave, c’est la manoeuvre qu’aimorce M.Smuts.Ce sont toutes les nations alliées, et même les Etats-Unis, puissance associée, que l’ancien premier ministre de ! Afrique-Sud entend, au nom de la bonne foi, du respect de la parole donnée, de la fidélité aux engagements internationaux, dresser contre le cabinet britannique et sa politique.On entend bien qu’une expression d’opinion de M.Smuts, même si Ton se rappelle qu’il a été l’un des auteurs de la politique des mandats, n’aurait en soi qu’une importance secondaire et relative.Mais la note qu’il vient de donner sera, selon toute probabilité, reprise dans tous les pays alliés et associés par les Sionistes et leurs amis.Cela peut vouloir dire, notamment aux Etats-Unis, une formidable campagne de presse, de conférences et de réunions publiques.(Cela peut vouloir dire aussi — les chefs sionistes envisagent-ils cette éventualité ?— une contre-campagne qui pourrait devenir ennuyeuse pour les Israelites des divers pays.Aux Etats-Unis, voici quelques jours à peine, certains fuifs se plaignaient d’un antisémitisme sous-jacent.S’il en est ainsi, il est probable qu’une manoeuvre qui tendrait à faire intervenir dans la question de Palestine le gouvernement, de W ashington ne manquerait point d irriter cet antisémitisme latent).En tout cas, la question mérite d’être suivie avec soin Le problème palestinien lui-même, avec la complexité que laisse deviner le rapport du commissaire anglais sir John Hope Simpson, est d’abord d'un très vif intérêt; puis, cette question, ainsi que nous "venons de le voir, promet de se hausser au niveau des grands problèmes de la politique impériale et internationale.L’attitude probable des Arabes et de leurs alliés musulmans n’en diminuera vraisemblablement point l’importance.Orner HEROUX t-’actualifré La faillite de Malthus //Irvestia, organe du comité exécutif central du parti communiste, admet que le programme d'industrialisation qui porte sur une période de cinq ans, n'a pas, an bout de la deuxième année, donné tous les résultats attendus.Cette deuxième année s'est close au 1er octobre et le relevé des progrès accomplis révèle que i objectif est manqué par environ 5%.La Russie, grâce â la publicité organisée, est devenue pags de Gascogne, mais i! n’en reste pas moins vrai que les exagérations reposent sur un fond de vérité.Cette faillite ou ptutât cet écart de cinq pour cent entre le but et les résultats obtenus n'empéche pas que le pans a ilonnê un effort considérable dont tes répercussions mondiales sont à surveiller./,’T*vpstia se réjouit particulièrement de ce qu'elle appelle le grand succès de la culture collectiviste; elle prétend que durant Vanné* écoulée, on a cultivé un lofai de 123,700,000 hectares dont 38,000,-000 ont été exploités selon les données du collectivisme.Les chiffres dépassent, dit-on, le programme portant sur cinq années par 23,-000.000 d'hectares.Mais ce n’est pas tout.Le journal attire l'attention sur le fait que Von a distribué 12,000 tracteurs et pour environ 400,000,000 de roubles, soit $240,000,000 de notre argent, de machines agricoles.La récolte de coton de 1930 ar-cuse une augmentation de ô0% sur celle de Vannée précédente, et celle de la betterave saccharifère, une augmentation de 150 pour cent.Que donnera ce réservoir sans fond qu'est la .Russie quand l'industrialisation agricole sera partout appliquée?Jusqu'Ici, selon l'expression,chère aux Anglais, c’est tout juste si Von a gratté la surface du sol et on se plaint de ce que tes céréales russes sèment le désarroi dans tes halles aux blés; que le bols russe fait tomber le prix du bois canadien, que le coton russe ruine le coton américain, etc.On dit, il est vrai, qu’afin d’exporter davantage, le gouvernement russe, affamé d'argent, contraint ses sujets A se serrer la ceinture, Qu'importel le résultat est le même que si les Russes mangeaient à leur faim.La population moscovite subira nécessairement une baisse- Le divorce est en honneur chez elle plus que dans tout autre pays; la prostitution y est officiellement encouragée, ta famine et la misère régnent partout.Ce ne sont pas des conditions favorables à la haute natalité.Mais l’univers s’en portera-t-il mieux quand la papulation russe aura décru?La richesse du soi restera intacte et il est possible de nos jours de remplacer cent, votre mille bras par une seule machine.Les chiffres que nous venons de donner concernant la Russie sont extraits d'une dépêche de la Presse Associée que publiait te Star d’hier.Dans le même journal, en troisième page, un certain Monsieur L.-R.Mordecai, actuellement à l’Hôtel Mont-Royal et qui est négociant à la Jamaïque, se plaint de ce qu’il y a dans son pays une telle surproduction de bananes que Von paie deux sous le régime aux gens qui veulent les emporter.Et si Von feuillette les pages financières, on y voit que notre immense récolte de blé, qui ne trouve pas preneurs, remplit les entrepôts à les faire craquer, force les navires à s’immobiliser pour jouer le rôle d'élévateurs.Nous sommes pauvres, , nous crions misère avec un garde-manger trop plein! On voit, toujours dans te même journal, que M.Macaulay, président de la Sun Life, de par sa situation plus à même que quiconque de parler doctement des choses de l’économique, prétend que les denrées sont à l’heure actuelle, chez nous et aux Etats-Unis, tellement abondantes qu elles se vendent au-dessous du coût de production.Et ne voit-on pus tous les jours chez nos voisins que le bureau de l’agriculture conseille de donner du blé, au lieu de l’avoine ou du sarrasin, aux bestiaux, afin de diminuer le surplus?Le gouvernement du Brésil vient, à l’instant même oà ces lignes sont écrites, de tomber.Quelle est la cause qui a entraîné sa chute?Ne trouve-t-elle pas sa source dans la crise provenant de la surproduction du café et du malaise consécutif qui a fait baisser le milreis?Partout, donc, surproduction.Il y a un certain Malthus qui ne serait pas populaire s il se montrait de nos jours.U craignait la disette, si la population continuait de croître.Ses âneries ont été prises au sérieux.On a contracté les naissances et on a décuplé les moyens de production.Ce qu’il faudrait pour absorber le surplus ce sont des bouches.On recourt désormais à celles de bestiaux.Avec cent millions de population au Canada le problème du blé serait résolu.Mais il y a de la famine en Chine, il y a de la famine aux Indes et, dans d’autres parties de l'Asie, elle sévit là chroniquement.De plus la Chine rouge s'agite et commet les pires excès; elle massacre nos missionnaires ou exige pour les relâcher des rançons écrasantes.Est-ce que la faim, la misère et tous les maux sociaux ne sont pas à la racine de cette agitation?La civilisation y a déposé ses ferments mauvais et voyez te résultat.Quel est l’homme de génie qui trouvera le moyen de racheter les fautes de notre civilisation envers ces peuples en les inondant de notre surplus de froment?La rançon qu'il faut pour nos missionnaires c'est notre blé d’or.H ne reste qu’à trouver un moyen de le distribuer, d’établir des crédits.Et l'Aste rassasiée sera pacifique.Autrement elle continuera d'écouter les pires conseils que lui souffle' le Moscovite, apôtre d'anarchie.Mais les hommes de génie, qui dominent la finance mondiale, ne portent point au loin les yeux.Ils sont fascinés par le profit immédiat et il n'entre pas une once de coeur ni de soucis humanitaires dans leurs immenses spéculations.Périsse le monde pourvu que la cote monte; mais le monde, ou une partie du monde, est en train de périr et ta cote baisse toujours.Paul ANGER Nos enquêtes En marge d’un congrès à Mont-Laurier Notre industrie laitière n’est pas encore complètement organisée —- La production fromagère — Caséine et gablith — L'Ecole d’industrie laitière de Saint-Hyacinthe La Société d’industrie laitière rie la province de Québec a tenu ré-c win ment, à Mont-Laurier, son congrès annuel.Non seulement un grand nombre de ses membres y assistaient-ils, mais S.G.Mgr Limoges, évêque de Mont-Laurier, un représentant du gouvernement provincial, M.J.-E.-L.Ouellette, ministre sans portofeuine, les deux députés de Label le, M.Henri Hoorax-sa, le député fédéral, et M.Pierre Lortie, le député provincial, de même que Je maire de Mont-Laurier, le Dr Albini Paquette, avaient tenu à y prendre une part active.I,e« uns et les autres ont souligné l’Importance de l’Industrie laitière dans notre économie rurale en même temps que l'urgence qu’il y a de travailler à son développement.Depuis bientôt cinquante ans qu’elle existe — comme question de fait elle célébrera l’année prochaine son jubilé d’or — la Société d’industrie laitière a fait énormément pour l'avancement agricole.Sa fondation en 1881 par le gouvernement de Québec —- celui-ci ne s’est jamais désintéressé de la Société et encore aujourd’hui, c’est un fonctionnaire provincial qui remplit la fonction de secrétaire — marquait comme le commencement d’une renaissance agricole dans notre province.A cette époque, par suite de la construction d’un premier transcontinental, l’Ouest commença à produire des céréales et peu à peu les provinces de l’Est durent en cesser la culture.Leurs terres appauvries ne rendaient plus suffisamment pour soutenir la concurrence.C’esit la grande cause de la crise de 1885.Les cultivateurs des vieilles provinces durent subitement changer leurs méthodes de culture, se livrer à la culture mixte, organiser l’industrie laitière.L’on voit cependant que la Société d’industrie laitière ne s'est pas fait attendre puisque sa fondation est de 1881.C’est peu de temps après cela qu'elle organisait l’Ecole d'industrie laitière de Saint-Hyacinthe, qui a rendu d’éminents services à la classe agricole en formant des gens capables de diriger des fabriques de beurre et de fromage.A propos de l’Ecole d’industrie laitière, quelqu’un qui s’y intéresse et qui, de par la fonction qu’il occupe, est à même de sc rendre compte des besoins du producteur laitier nous fartsait quelques remarques qui paraissent fort opportunes.Cette Ecole nous a rendu, il faut le redire, de grands, d’inappréciables services.Sa fondation est survenue juste au moment propice.Mais depuis presque un demi-siècle, l’Ecole d’industrie laitière de Saint-Hyacinthe ne s’est occupée que de deux branches de l’industrie laitière: la fabrication du beurre et la fabrication du fromage.Et encore, pour le fromage, ne s’est-on préoccupé que de quelques espèces.M.Henri Bouxassa disait aux délégués du congrès de Mont-Laurier qu’il est important et urgent de former des techniciens pour apprendre la fabrication du fromage aux cultivateurs de la province de Québec, séton les conditions du pays.II suggérait que le gouvernement envoie des jeunes gens en Europe pour apprendre les procédés de fabrication du fromage ln-bas.La province de Québec pourrait assurément produire des fromages d’aussi bonne qualité, das fromages aussi recherchés que ceux, par exemple, de Hollande ou de Suisse.Il y a quelques années, grâce à une heureuse initiative de l’ancien ministre de l’Agriculture, M.Caron, les gens du comté de Charlevoix entreprenaient la fabrication * d’un fromage du type gruyère.La direction de la fromagerie fut confiée à un technicien venu d’Europe.L’expérience fut concluante.Tous ceux qui ont mangé du gruyère de Charlevoix, pour peu qu’ils s’y connaissent en fromage, s’accorderont à dire qu’il est excellent.Au point de vue de l’industrie laitière québécoise, il vaut mieux que nous produisions à domicile plutôt que de l’importer, le gruyère que nous consommons.Mais il faut savoir le fabriquer.Les gens de Charlevoix l’ont compris et ils se sont organisés en conséquence.La même chose ne pourrait-elle pas être faite dans d’autres régions?Notre production fromagère pourrait et devrait se varier.Il ne s’agit pas de se lancer dans une entreprise risquée: n’y a-t-il pas déjà le fromage d’Oka, dont la réputation s’étend bien au delà des frontières de notre pays, les frainages à la crème de Saint-Bruno et de file d’Orléans?Mais il n’y a pas que du beurre et du fromage que l’on puisse fabriquer avec du lait et ceci nous ramène à l’Ecole d’industrie laitière de Saint-H ysr inthe.La ville de Montréal, la province de Québec sont des consommateurs d’importance.Nous avons vu, dans un article précédent, que l’approvisionnement quotidien du lait frais à Montréal est de 65,000 à 70,000 gallons.Mais le consommateur montréalais comme tous les autres consommateurs de la province achètent encore non seulement du beurre et du fromage mais aussi du lait en poudre et du lait condensé.Ces deux produits nous viennent principalement de la province voisine d'Ontario.Le produit ontarien n’est pas à dédaigner et la meilleure preuve c’est qu’une bonne part du lait frais consommé à Montréal est de provenance ontarienne.Mais si nous avions ici mémo des établissements pour la fabrication du lait condensé et du lait en poudre, l’industrie laitière québécoise en profiterait.Ce serait un débouché de plus.Nous n’avons pas à l’heure actuelle les techniciens qu’il faut pour diriger de tels établissements.L’Ecole d’industrie laitière de St-Hyacinthe ne forme que des fabricants de beurre et de certains fromages.Quelques grandes laiteries de Montréal fabriquent elles-mêmes du lait condensé dont elles se servent dans la préparation de la crème à la glace.Elles ont fait venir pour cela des techniciens de l’étranger ou encore elles ont envoyé quelques-uns de leurs employés pour se former à l’étranger.L’Ecole de Saint-Hyacinthe ne pourrait-elle entreprendre cet enseignement?J’avoue qu’en toutes res questions je ne m’offre pas eomme expert.Je ne fais que rapporter en substance et aussi fidèlement que possible une conversation que j’ai eue, l’autre jour, avec quelqu'un qui revenait du congrès de Mont-Laurier.Cette personne est d’ailleurs fort bien disposée à l’endroit de l’Ecole i de Saint-Hyacinthe.Elle voudrait simplement que cette Ecole soit en mesure de compléter son enseignement, pour le plus grand bien de l’industrie laitière de notre province.Une autre chose que l’on me signale: l’utilisation des sous-pro-duits du lait.C’est une chose à peu près complètement négligée chez nous.Le petit lait qui reste de l’écrémage peut servir à la fabrication de la caséine commerciale et du galalith.Pourquoi ne pas récupérer de notre industrie laitière jusqu’à la moindre parcelle de profit?Il nous faudrait pour cela des techniciens.L’Ecole d’industrie laitière de Saint-Hyacinthe devrait les former.On devrait lui fournir les moyens nécessaires pour en arriver à cela ear rien ne se fait sans argent.A la Chambre française, au beau milieu d’un débat sur l’industrie laitière, un député eut d’abord un succès d’hilarité en parlant de l’influence des manches de parapluies sur l’industrie laitière.Ses collègues ne savaient pas que le manche d’un parapluie peut être en ga-lalilh.produit de la caséine, sous-produit de l’industrie beurrière.La fabrication du beurre laisse, en énorme quantité, la matière albuminoïde du lait ainsi que le sucre.La chimie trouve moyen d’employer ce résidu.Des caséineries existent en Fiance, en Allemagne, aux Etats-Unis.Il parait même qu’il en existe maintenant une ou deux à Montréal.Elles achètent à vil prix le petit lait des laiteries.La caséine industrielle est employée dans la fabrication de divers corps isolants employés par l’industrie électrique.Le galalith, dont la fabrication a commencée en Allemagne, est un produit de la caséine.11 remplace le celluloïd mais en offrant cet avantage qu'il est ininflammable.A l’occasion des fêtes du cinquantenaire de la Société d’industrie laitière, l’année prochaine, ne serait-il pas pratique de fournir à l’Ecole d’industrie laitière de Saint-Hyacinthe les moyens de compléter ses cours de façon à ce qu’ils couvrent tous les aspects de l’industrie laitière?Emile BENOIST Bloc-notes Pères et fils L’élection de M.Itobert Taschereau dans le comté de Belleehasse aura entre autres choses cette conséquence qu’il y aura désormais deux Taschereau, —le père et le fils, membres de la même étude d’a> vocats,— députés à l’Assemblée legislative québécoise.Voici maintenant que le fils de M.Arthur Sauvé, —pendant vingt-deux ans député des Deux-Montagnes à Québec,— est candidat au mandat que détint longtemps son père, présentement ministre des postes à Ottawa.M.Sauvé a changé de champ d’action, mais les électeurs conservateurs des Deux-Montagnes veulent confier ftu fils Je mandat que leur a remis le père.M.Sauvé fils, plus jeune que M.Robert Taschereau, n’a pas encore l’expérience légale de celui-ci, déjà avocat depuis quelques années, il ne fait que commencer à pratiquer le droit.Aussi n’est-ce pas sans un louable sentiment d’hésitation que M.Arthur Sauvé a consenti à ce que son fils s'engageât dans la politique si jeune, alors qu’il est au début d’une carrière absorbante, pour quiconque veut s’y donner comme il le faut.L’élection de M.Paul Sauvé ne fait guère de doute.Ce ne sera pas la première fois, au Canada, que le père et le fils sont en même temps députés.Sir John Macdonald eut un fils, Hugh John, député aux Communes en même temps que lui: et sir Charles Tup-per, alors qu'il était dénuté d’un comté des Provinces Maritimes, vit son fils, Charles Hibbert, député! lui aussi à Ottawa, mais d’un comté situé à l’autre extrémité du Canada.Tandis que les deux Taschereau siégeront à la même assemblée, les deux Sauvé représenteront, eux, la même circonscription électorale, l'un à Ottawa et l'autre à Québec.L’on a fait remarquer que les deux Taschereau seront du même côté comme jadis les deux Macdonald et les deux Tupper, et comme les deux Sauvé appartiennent au même parti, le cas le plus piquant c'est celui de M.Baldwin, chef du parti conservateur à la Chambre des Communes, à Westminster dont le fils, député au même parlement, appartient, lui, au groupe socialiste, — ce qui veut dire que, publiquement, le nère et le fils sont aux antipodes l’un de l’autre.M.Doumcrgue Le terme d’office de M.Gaston Doumergue, président de la république française, expirera en juin j prochain.L’on se demande déjà ce que fera M.Doumergue, qui fut sénateur avant de passer à l’Elysée.On estime qu’il devra retourner; pendant quelque temps du moins à la vie privée et en profitera pour revoir à loisir l’Algérie et ITndo-Chine, deux pays où il fut jadis magistrat et dont H tiendrait à constater quel développement ils ont pris, depuis qu’il en est rentré en France.Des prédécesseurs de M.Doumergue à la présidence, MM.Mlllerand et Poincaré sont retournés à leur étude d’avocat, tout en se faisant élire au Sénat, où ils continuent de s’intéresser à la vie politique de leur pays.On se rappelle que depuis qu’il a cessé d’être président île la république, avant et pendant la guerre, M.Poincaré fut chef de gouvernement oendant plusieurs an- Le gouvernement du Brésil est renversé Le président Périra de Souza a démissionné — Il occupait son poste depuis 1926 — Trois semaines de révolution — Formation d’un gouvernement militaire RIO DE JANEIRO, 24, (S P A.) — Le gouvernement du Brésil est renversé aujourd'hui, le président Washington Luis Périra de Souza ayant résigné ses fonctions.UNE JUNTE MILITAIRE PREND LE POUVOIR BUENOS-AYRES, 24 (S.P A.) — Une dépêche de “La Na-cion", de Rio de Janeiro, cet après-midi, annonce qu’une junte militaire composée de Tasso Fragoso et du généra! Menna Barrette et d’autres personnes dont les noms ne sont pas révélés a pris le pouvoir après la démission du président Périra de Souza.AUCUNE NOUVELLE OFFICIELLE WASHINGTON, 24.(S.P.A.) — Ni le secrétariat d’Etat ni l'ambassade du Brésil n'avaient été informés, ce matin, de la chute du gouvernement brésilien.Informé des dépêches annonçant la chute du gouvernemenf Périra de Souza, l’ambassadeur du Brésil, M.Do Amaral, a répondu que c’était abî-ande.Il a ensuite refusé de faire d’autres commentaires.LE GOUVERNEMENT DEFAIT Le gouvernement Périra de Souza défait se composait de MM.Mangabeira, ministre des affaires étrangères, Annibal Preire, ministre des finances, Alfonso Penna, ministre de la justice, le général Setembrino Carvalho, ministre de la guerre, l’amiral Arnaldo Pinto Luz, ministre de la guerre, Miguel Calmon, ministre de l’agriculture, Francisco Sa, ministre des transports, et Alfonso Penna, ministre de l’intérieur.La révolution qui a écrasé le gouvernement du président Washington Luis Périra de Souza a commencé le 3 octobre, il y a donc exactement trois semaines aujourd'hui.Elle s’est répandue rapidement dans dix-sept des vingt Etats de la république; seuls les Etats maritimes de Rio de Janeiro, de Sao-Paulo et de Bahia sont restés fidèles jusqu'à ce jour au gouvernement qui vient d’être renversé.Elu à la présidence le 15 novembre 1926, Washington-Luis-Perira de Souza devait, en vertu de la loi, exercer ses fonctions jusqu’au 15 novembre prochain, date de l’ascension à la présidence du président-élu Julio Prestes.L'administration Périra de Souza est le quatrième gouvernement sud-américain à succomber sous une révolution cette année, les gouvernements bolivien, péruvien et argentin ayant subi un sort semblable.Les gouvernements cubain, chilien et mexicain, d’autre part, ont eu aussi à faire face à de l’agitation révolutionnaire, mais ils ont réussi à se maintenir au pouvoir.Dans tous ces cas, sauf celui du Brésil, le mouvement révolutionnaire n’a duré que quelques jours.La révolution brésilienne paraissait devoir durer plusieurs mois.La démission du président Périra de Souza y met fin soudainement.LA REVOLUTION Pour motiver leur mouvement, les révolutionnaires brésiliens soutenaient que les régions métropolitaines, y compris Rio de Janeiro, Sao-Paulo et Bahia, exercent une sorte de dictature.Le par ti libéral, sous la direction de Vargas, affirmait qu’on lui avait enlevé par fraude la dernière élection à la présidence.Comme dans les autres pays sud-américains où il y a eu renversement du gouvernement cette année, les révolutionnaires taxaient aussi l’administration d’extravagance et de malversations.De son côté, le gouvernement renversé attribuait la révolution à un mouvement communiste Pour corroborer cette assertion, il soulignait l’usage de drapeaux rouges par les révolutionnaires.A cela les révolutionnaires répondaient que le drapeau rouge avait toujours été le drapeau des chefs libéraux de la révolution.Le gouvernement révolutionnaire de Pernambuco a à diverses reprises nié que la révolution fût d'origine communiste.Depuis le début, le gouvernement a toujours soutenu qu il était maître de la situation.Ces jours derniers encore, les dépêches disaient que sauf l’arrivée de blessés, de temps à é.utre, rien dans les grandes villes de Sao-Paulo et de Rio de Janeiro ne faisait penser à l’existence d'une révolution.On se rappelle qu’au début de la révolution le gouvernement a décrété que les banques suspendraient leurs opérations pour quinze jours.Mardi dernier, les banques ont repris leurs opérations et fonctionnaient normalement, sauf que seule la Banque du Brésil pouvait pratiquer le change étranger.nées, après M.Clemenceau.Un autre prédécesseur de M.Douraer-tfue, M.Fallières, vit encore dans le midi de la France, où s'était aussi retiré M.Loubet, lui aussi jadis président et qui est mort ces mois derniers dans une propriété qu’il avait, en sa province natale.Jadis sénateur, M.Doumergue pourra, s’il veut, le redevenir, quand il rentrera chez lui de sa tournée sans caractère officiel aux pays où il débuta dans la carrière.- à moins qu’il ne se retire définitivement à Aigues-Vives, en Provence, d’où il est originaire et où on l’appelle familièrement “Monsieur Gaston”.Fraudeurs On recherche ces Jours-ci dans le voisinage de Boston un nommé Cooke et une femme du nom de Saunders, qui seraient l’un et l’autre à la tête d'une sorte d’association fort bien organisée, pour faire la vente de faux meubles et objets d'art anciens, dont les Américains riches, qui ne sont pour la plupart pas du tout connaisseurs, sont souvent grands acheteurs et à des prix élevés.A ce que dit la police américaine, Cooke et la femme Saunders viendraient d'extorquer $51,000 dans une seule vente à un prétendu connaisseur de Boston, et leurs escroqueries sc monteraient à plusieurs millions, en ces dernières années.Des collectionneurs qui se piquent de connaître les meubles anciens auraient été nu nombre de leurs victimes.Le goût du meuble ancien est coûteux.et parfois imprudent.Son ambition On explique maintenant, chez nos voisins, tout le tintamarre que W.-R.Hearst, propriétaire d’une vingtaine de quotidiens populaires, et milliardaire, mène A la radio et dans ses journaux à propos de son exclusion de France, ces mois derniers.W.-R.Hearst s’est fait banqueter.à Chic»»r» et ailleurs, par des gens qui tiennent de près ou de loin à ses vastes entreprises de presse, mais le grand public s’est désintéressé jusqu'ici de ces manifestations, trop bien organisées pour être spontanées.11 vient de paraître à Los-Angetks, Californie, pays d’où W.-R.Hearst est originaire et d’où il est parti , pour New-York afin d’pntreprendre de devenir l’un des maîtres de la presse sensationnelle du monde, des insignes qu’on distrilnm parmi la population qui port» it ces mots: Hearst-for-President.On en conclut que si W.-R.Hearst Vit un tel tapage et une si vive campagne de discours et de banquets, c’est qu’il recherche la candidature à la présidence des Ktats Unis, à la fin du terme de M.Hoover.Il serait à préparer sa campagne.W.-R.Hearst nVst plus du tout jeune, mais il reste d'une ambition effrénée.S’il a réussi à amasser une fortune considérable à exploiter et à servir la curiosité populaire, il n’a jamais pu arriver où il aurait voulu, dans le inonde politique.Il au tait désiré devenir sénateur à Washington, mais il n’a pu atteindre ce but malgré sa presse et ses millions.A l’heure présente, quelles que soient ses ambitions à propos de la Maison Blanche, personne, à peu près, ne les prend au sérieux.Et les deux grands partis politiques ne veulent avoir rien k faire avec cela, même s’ils le ménagent à cause de ses journaux.Cela fait un peu penser — st parva licet componere magnls, — A ce qui se passe chez nous même, n propos d’un homme qui veut entrer au Sénat, n fait pour cela une cour effrénée aux conservateurs et aux libéraux et qui a si bien assommé ceux-ci avec un pavé de l’ours, pendant leur dernière campagne électorale qu’il est désormais certain de ne pas aller plus loin qu’au Conseil législatif.C’est déjà beaucoup.c.*. UE DEVOIR, MONTREAL.VfcNDRËDt UCiOURÉ IViü VOLUME XXI — No 24‘t MJ.-P.Sauvé dans Deux-Montagnes Les conservateurs de ce comté choisissent le fils du ministre des postes pour faire la lutte — Allocutions de MM.Arthur Sauvé, du candidat et de Joseph Renaud — M.Duplessis fait un vigoureux réquisitoire contre le gouvernement Taschereau Sainte-Scholastique, 24.(De notre envoyé spécial).— M.Jean-Paul Sauvé, jeune avocat de 23 ans, fils de M.Arthur Sauvé, ministre des postes, a été choisi candidat conservateur pour l’élection complementaire des Deux-Montagnes.La convention a eu lieu hier après-midi, à Sainte-Scholastique, sous la présidence de M.Daniel Duquette, préfet du comté.Pendant une demi-heure, la foule empoignée, assista A un spectacle presque cornélien.Les électeurs avaient demandé à M.Paul Sauvé de recueillir la succession paternelle à la législature provinciale, et le jeune homme, animé d’un bel enthousiasme, voyait s'ouvrir à l’aurore de la vie, les plus magnifiques perspectives, une vie de combats et de victoires éclatantes, tout ce qu’un jeune homme frémissant des plus ardentes ambitions peut désirer.Mais le père, vieux guerrier blanchi sous le harnais, porteur d’une vie faite d’honneur et de vaillance, qui, depuis vingt-deux années avait M.ARTHUR SAUVE M.Sauvé était vivement ému.Le silence le plus profond régnait dans la salle et on eût entendu voler une mouche.“Vous comprenez facilement, dit M.Sauvé, mon émotion.J'ai eu des traverses dans ma vie publique, des époques tourmentées qui m’ont commandé de prendre et d’accepter de grandes responsabilités.Mars jamais, je vous l’avoue, je n’ai eu à prendre une responsabilité comme celle que vous m’offrez aujourd’hui.Non parque je veuille vous en faire des reproches, car l’estime que vous manifestez envers mon fils, m’honore et me touche profondément.Mais vous comprendrez, vous, pères de famille, quelle conséquence peut avoir la décision que les délégués de cette convention viennent d’arrêter.Et je me demande s’ils n'auraient pu jeter les yeux sur d’autres amis, plus âgés, ayant plus de mérites, à cause des services qu’ils ont rendus, et d’une expérience plus avancée.Je l’ai dit et je le répète, nous avons dans Deux-Montagnes, de nombreux enfants du comté capables de représenter nos intérêts à la Législature de Québec.Et pour ma part, je regrette que le sort ne soit pas tombé sur un autre que mon fils.Il sort à peine de l’Université.Le voici lancé par une convention dans la vie publique qui, comme vous le savez, présente non seulement des honneurs mais aussi des dangers, qui présente des responsabilités considérables, qui impose des devoirs, et qui exige d’un jeune homme beaucoup de réflexion.Je ne parle pas seulement en père de famille, mais aussi comme homme d’expérience.Je sais quels été le mandataire ties siens, son-iPrincipes il faut maintenir en soi, geait que la vie publique est rude, j quelle énergie dans la conduite il semée d’obstacles et d’embûches, j faut avoir, pour n’avoir pas à un, Et il pensait avec angoisse n l’ave-1 moment donné, à sombrer devant i .' les mille et une choses qui s’offrent j à l’homme public.“Je comprends que vous insistez | surtout pour avoir dans la présente lutte, mon fils Paul, parce que vous considérez que le mandat que vous m’avez si généreusement accordé en 1927, doit être continué nir de son fils, lancé si jeune dans une carrière aventureuse, exposé à tous les dangers.Il sentait aussi tout ce que le témoignage d’affection de ses électeurs avait de profondeur, de délicatesse et de véritable grandeur, fl voyait aussi la route du succès ouverte à son fils, l’oc- casion qui peut-être ne reviendrait!311 moins jusqu’aux élections géné-plus et il se demandait s’il avait le |‘‘aies par quelqu’un qui me reprédroit de l’arrêter en plein succès.de ruiner peut-être son avenir com me citoyen.Au début de la convention, les délègues, réunis dans la salle municipale, sont montés sur la scène et le rideau a été descendu pour laisser délibérer les délégués.Ceux-ci ont choisi immédiatement M.Paul Sauvé comme candidat.MM.Mau 1 sente plus personnellement.C’est un honneur dont je vous remercie cordialement, et que j’apprécie hautement et qui me va droit au coeur.Plus que jamais je me sens heureux d’avoir travaillé pour vous pendant vingt-deux années."Dois-je vous refuser et demander à mon fils de rejeter la proposition faite en ce moment?Je rice Duplessis, député des Trois- comprends que ce serait provoquer Rivières, et Joseph Renaud, député!une déception chez vous et je vous de Laval, et le président, M.Daniel1 estime trop pour vous causer cette Duquette ont alors dit aux délégués, déception.Mais je demande à Dieu que le choix du candidat leur ap- j d’abord de veiller sur celui en qui partenait.C’était aux délégués ! i’*! mis toute ma confiance et sur seuls à choisir le candidat, de nel^i j’ai fondé les plus grands es-pas craindre de proposer un autre ÎPoRs de l’avenir.Et je demande à candidat, s’ils le croyaient utile.! mes fidèles amis, à mes bons tra- Mais les délégués ont déclaré unanimement qu ils voulaient M.J.-P.Sauvé comme candidat.Le président a alors proclamé M.Sauvé comme le choix de la convention, vailleurs, aux fidèles lieutenants qui m’ont toujours soutenu, de l’aider non seulement dans la lutte qui va commencer, mais aussi dans aa carrière, de vos conseils et de ne et deux délégués sont allés chercher j Pas les lui ménager.Vous rendrez MM.Sauvé, père et fils, qui étaicul ainsi service non seulement à mon restés a un hôtel voisin.fils, mais aussi à moi-même.Le ministre des postes et le can- “H a entendu souvent la voix qui didat sont arrivés quelques minu- h» prêchait le respect du peuple, tes plus tard.M.Paul Sauvé pa- Qui lui signalait les besoins de la raissait triste, comme sous le poids ; classe agricole, qui lui disait com-d'une profonde émotion.Il décla- bien le* députés et les gouvernants ra aux électeurs qu’avant de don- ' devaient de protection à cette clas-ner sa réponse, il devait s’effacer , se qui travaille et qui peine, et qui d’abord pour laisser la place à son ! n’est pas suffisamment rémunérée père qui avait le droit d'être con-i'iaus un pays comme le nôtre.J’es-sulté et de donner sa réponse.ipère que les échos de cette voix ‘lui serviront de conseil si vous .—-j l’élisez à la Législature de Québec.Avi* de décès “Vous allez entendre mon fils.Il est encore temps de refuser s’il ne *««« » 76 iSÏ*irn1î.tî3 ££££% Ise croi' Pa?.en mesure de porter les I.VMARRE poux de feu KuhAmr* mÜcÛT" Funèriu- ^ responsabilités de la vie publique, j iua«u.2?«ourant.Le convoi funèbre Vous êtes parfaitement libres de partira du No lits rue Ixjngueuü, Ue la rhniair un nufre nnnHiitit pt vmic oemeure de son fils Alfred a 7 h 45 du cnt)lslr m* aune tanuuiui U VOUS maun, pour te rendre * t'eglise paroissiale ne trouverez pas chez moi le °o ‘r îervlce sera célébré.Ut de là au Tiimndr.» ressentiment cimetière, lieu de sepulture Patents et 1U UUrt reasenumem.août sont prié* d y «sauner aaua aube j "Je n’ai pas l'intention, au cours invitation_________________________de Ja pr^st,nte |uttei cjc prendre oravel ~~ a Montréal, décédée a ci part à une bataille que je n’ainierais co’é.^* £r*convo^îuS parur" du ,,a?’ ,,U «Cnre de ce,le qUC j'ai été No bz3 rue De Coure matin, pour se renar, sabetn du Portuiuil ot iebre a 8 heures.Et de la au eimeuere de la Cote des Neigea, lieu üa ecpunure.Parents et aims sont priés d v ass.sttr sans autre invitation.n « duj^blige de subir, moi-même, lors de a l'église ste-Ku-! la dernière élection fédérale.Je le seruce sera ce-! sajs qut, vous me comprenez — ftécrvlogie — vous me comprenez et qu’il est inutile d’insister.Le candidat adversaire est un de mes I vieux amis de Saint-Eustache, et je (lie voudrais pas aujourd’hui lui dire la moindre personnalité.C’est j une lutte loyale qui s’engage, je ! l’espère.Et si mon vieil ami : ii'était pas poussé pour des fins BERUBE - A St-Laur«ni, le 19, a 7»' L ,j“ ’ s, octavie Berube, Soeur Marie de 8t- : *' vlictions, je suis porte a Cl oil C les senti- BERUBE ans, Eugène de la Congrégation des soeurs de > qu'il partagerait encore *souxàiLU*R - a Montré*!, le 22.*1 «>Çnts qu’il avait dans le passé au as ans, Konit'o aot .hiiiier.epoux ae Mar-j sujet du gouvernement.caivPRin iiivn.— a Montréal, le 22, a si ' sera courte mais vi- ans, joeepn Carpentier, epoux de Joseph.- j goureuse.Vous allez entendre mon “cÆrr - A Contrecoeur.1.22.O.-Jo- 1 Vicil nmi M Jos’ ^puté seph Chabot, epoux de leu Albina »(.-Jacques.DÜfKESNE — A Montréal, le 23.A 61 ans, Joseph-Adélard Duiresne, pât.saier DUPittAd — A Verdun, le 22, a 78 ans, Alexma Lauzon, épouse d'Allred Dupms.LAFOND — A Montreal, le 22, A 4, ans, Mme Anselme Lai ou cl, uee DolorOa Lau-gevlu.nablBERTE-BRIEN — A Montréal, le 22, A 15 ans.Marie-Louise Brien, épousé do Thomas La liberté LALONDii — A Montréal, la 23.Nélé-time Daoust, épouse de Victor Lalonüe.LALONDE-FAlhLE — A Montréal, le 22, A 32 ans.Yvonne Faille, épouse d'Elie La-londe.boucher.LAMOTHE — A Montréal, le 21.a 49 ans, Bibiane Brodeur, épouse de J.-E.Lamothe.autrefois de St-HyaclnUie.LATKA VERSE — A ‘ de Laval, M.Armand Crépeau, dé puté de Sherbrooke, Maurice Du- ; plessis, député des Trois-Rivières, | Âldéric Blain, député de Dorion.“Vous entendrez aussi M.Zéphi- | rin Fillon, un enfant du comté, si | dévoué et si généreux.M.Fillon, i j’espère que vous aurez avant peu la récompense que vous ne voulez peut-être pas avoir, par suite de votre beau désintéressement, mais que vous méritez tant.Vous entendrez aussi MM.Presseau, La-framboise, Gratton.Thibodeau, et J autres, qui auraient mérité de re-se^rÂdéïard utrav*rie, boucher époux ! Pr qll(, l’étouffer, de tous nos amis et je suis assure Aujourd’hui, grâce à leur résistan-que tous feront leur pnrt pour rem-1 ^ chneun des trois groupes aca-p or ter cette victoire.dims détient, pour ses écoles, une Le ministre des postes fau ! condition qui n'est plus celle des appel aux libéraux comme aux lois spoliatrices — condition in-conservateurs.Il rappelle les sor-| certaine, toutefois, malaisée à dévices qu’il a rendus au comté qu’il ;fjnjr et qui révèle, de In part des est encore en mesure de rendre.Je autorités, le souci du marchanda-suis assuré, dit-il, que vous resterez ; ge et de la lésinrrir.O souci se tous fidèles au drdpeau de la cause j révèle dans les programmes «coque j'ai défendue.Vous me donne- 'laircs et dans la formation des ins-rez donc votre dévouement comme ; tltuteurs.Selon la lettre rigoureu- je voua ai donné le mien dans le , se do la loi, renseignement fran- .passé et que je vbus réaffirme au-.çais ne serait admis qu’au 9e des | praarffm/nenf rfn Marché flonse* jourd’hui.La victoire ne fait au-j douze degrés de l’école publique.'cours et df mandant à l'administra- et encore à titre facultatif et au rang des langues mortes.La pratique vaut mieux heureusement que la lettre de la loi.Un système scolaire bilingue fonctionne dans les trois provinces, mais dont le vice profond est de n’être pas véritablement bilingue.Tout y est laissé à l’imprécision ou au caprice, qu’il s’agisse du programme, de l’horaire scolaire, des manuels, de la formation des maîtres.Le maître bilingue, aucun moyen de le former efficacement n’existe, à vrai dire, dans les trois provinces.Cette situation n’offrirait rien que de fort attristant pour la race acadienne si elle n’avait trouvé, dans son magnifique vouloir-vivre, de quoi corriger la mauvaise volonté des gouvernants.A l’Etat qui se dérobait, elle suppléa par des institutions libres, oeuvres de son ingénieuse et héroïque pauvreté, Elle s’est donné des collèges, des couvents, des maîtres, des congrégations religieuses enseignantes.En ces maisons, elle a su résoudre la question du bilinguisme sans sacrifier la primauté de la langue maternelle.Efforts admirables dont le mérite se hausse si on les place dans leur cadre, entourés de tant d’autres labeurs qui les ont provoqués ou soutenus: fondations de journaux de langue française, de sociétés nationales, conventions acadiennes, qui toutes ont aidé l’oeuvre commune.Tenaces par tempérament et par un attachement singulier, à leur langue et à leur foi, il n’est pas dans le caractère des Acadiens de subir indéfiniment le régime actuel.Aussi bien, ceux de la Nouvelle-Ecosse comme ceux du Nouveau-Brunswick, ont-ils tenté d’obtenir plus de liberté.En 1928 ils obtinrent l’adoption des Règlements où peut-être eût pu s’achever l’émancipation de l’école aca-diqnne.L’Ordre d’Orange a empêché ces réformes d’aboutir.Est-ce à croire que les Acadiens vont capituler devant le nouvel adversaire?Ce dénouement est assez peu probable.' Et c’est de quoi l’on se convainc lorsqu’au spectacle de leurs pénibles recommencements vers 1760, l’on oppose, ne serait-ce qu’en réduction, le tableau de leur condition actuelle: la revanche silencieuse mais triomphante de leurs berceaux, la rapidité de leur réadaptation économique.Rien ne semble devoir empêcher que bientôt, que demain, ils ne soient de ces peuples à qui l’on ne marchande phis la liberté.LETTRES_AU DEVOIR Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui naralt sous cette rubrique.La question du marché M.le Rédacteur, Dans un premier Montréal, siqnè par M.Louis Dupire, le projet de changer de site pour le marché central est qualifié de "proposition folle".Le même rédacteur est revenu à la charge quelques jours plus tard dans un article où il insinue que /’Union des Cultivateurs cherche à s'ingérer indûment dans les affaires de la ville.Nous avons ton jours admiré M.Dupire pour l'intérêt qu’il apporte aux choses municipales.Les campagnes qu’il a menées' avec tant de constance pour Vhygiène et l’embellissement ont obtenu d’appréciables améliorations.Néanmoins, en ce qui concerne la question du marché, je crois one le jugement qu’il a exprimé est empreint d’un peu trop de sévérité: et puisqu’il met en cause /’Union des Cultivateurs, nous jugeons opportun de faire une mise au point sur la question, pour que le public de Montréal sache à quoi s'en tenir.L'Union des Cultivateurs n’a nullement la prétention dj' dicter leur conduite aux autorités munir/pales.De concert avec /’Association des Maraîchers, elle leur suggère, pour la question du marché, une solution qn’aprês cinq années d’ê-tnde nous jugeons la plus économique et la seule réalisable.Suggérer et demander n’est pas dicter.Lorsque M.Dupire, qui n’est pas directement intéressé dans tous les quartiers de la ville, suggère, demande avec objuraatlon la multiplication des parcs, la suppression des escaliers extérieurs, etc., personne ne songe à l’accuser de vouloir dicter leur conduite aux autorités.Tout le monde le loue de suggérer des améliorations qui s’imposent bien qu’elles ne le concernent pas directement.Or les cultivateurs et les maraîchers sont Intéressés directement dans la solution dn marché.Nous ne voyons pas de quel droit l’on voudrait les empêcher de se mêler de leurs affaires en suggérant à la ville une solution qui les accommode.Mais maraîchers et cultivateurs ne sont vas 1rs seuls Intéressés dans la question et avant de marcher de l'avant.Us ont tenu A tes consulter.Nous sommes heureux d'apnrendr" aux citoyens de Montréal ave /’Association des Bouchers, celle des Epiciers et des Marchands détaillants.la Ligue des propriétaires, le Board of Trade, ont étudié le projet des maraîchers et an'lls ont voté des résolutions condamnant l’a- Demandez nos biscuits de choix MIGNON COCO PUFF PISTACHE FONDANT BON TON En vente chez votre épicier Cie de Biscuits Aetna Ltée tlon de la ville de construire un grand marché central sur un autre site.On n’accusera pas ces associations de s’ingérer indûment dans les affaires municipales.M.Dupire conseille aux cultivateurs de ne pas mettre la charrue avant les boeufs et d’attendre la nomination d’nne commission d’urbanisme.Or il existe déjà une commission d’urbanisme composée de iéchevin Tré.panier, de l’ingénieur Fortin et de MM.Perçu Nobbs, Nou-lan Cauchon et Raoul Lacroix.Nous n’avons pas en le temps d’entrevoir tous ces Messieurs.Mais tout le monde sait que l’échevin Trépanier s’est déjà prononcé ouvertement contre l’agrandissement du marché Ronsecours et M.Percy Nobbs, un des hommes les plus au fait des choses qui concernent l’urbanisme, partage l’avis de son collègue.Pourquoi tous les corps intéressés, après avoir étudié la question pendant de longues années, se sont-ils prononcés unanimement contre l’agrandissement du marché Bon-secours?Nous essaierons de l’expliquer dans une prochaine lettre.L.LEDEL, S.J., Aumônier de /’Union Catholique des cultivateurs.N.D.L.R.— Rien n’est salutaire comme de référer aux textes.Voici ce que nous écrivions samedi dernier au sujet de i’Unlon des Cultivateurs-.“On prétend que c’est à la demande de l’Union Catholique des Cultivateurs qu’on en agirait ainsi.L’Union n’a pas la prétention de dicter aux autorités municipales leur conduite”.Notre estimé correspondant, dont l’indignation est à peine contenue, force donc un peu les textes.Attendons pour lui répondre la fin de ses articles^.Lu L/.Décès de Madame C.-J.Burroughs Nous apprenons la mort, survenue hier soir, de Mme C.-J.Burroughs, née Edmée Dionne, à l’âge de 76 ans, à sa résidence, 1645, avenue Lasalle.Lui survivent, deux fils: Charlie, de Montréal, et John Burroughs, d’Ottawa; deux soeurs, Mlle Léonie Dionne, de Montréal, et Mme veuve Napoléon Desrosiers, d’Ottawa.Fille était également alliée aux familles Têtu, Chapais, Taschereau et Carneau.Les funérailles auront lieu lundi, le 27 courant, à 7 heures 45, à l’église du Saint-No mde Jésus, et le départ pour Québec, lieu de l’inhumation, après le service.Le Devoir offre ses condoléances à la famille.Demain soir, au Cercle Universitaire A sept heures et demie, demain soir, samedi, le 25, au Cercle Universitaire, dîner d’honneur offert à M.le comte Robert de Caix de Saint-Aymour, ancien rédacteur politique au Journal des Débats, de Paris, délégué à la Commission des Mandats à la Société des Nations, à Genève.Présidence de M.E.-R.Décary.L’hôte d’honneur entretiendra l’assistance de ses souvenirs de journalisme et de diplomatie.Remerciements de M.Edouard Montpetit.Les dames sont invitées.Nos lettres CONSEILS ET FORMULES POUR TOUTES LES CIRCONSTANCES — PAR BERTHE BERNAGE Un fort A’olume in-16 de 400 pages, relié sous papier marbré, fers spéciaux de Pintn.Ce nouvel ouvrage de Berthe Bernage ne sera pas moins bien accueilli que Le Savoir-Vivre et tes Usages du Monde.Tous les embarrassants problèmes qui surgissent souvent lorsque nous avons une lettre délicate à écrire, Berthe Ber-nage sc les est posés pour nous.Elle les résout avec toute sa bonne grâce et son indiscutable compétence.Quelques chapitres principaux: L’art d éenre; La composition de nos IcttresT Les divers événements de la vie (naissance, fiançailles, mariage, etc.) et les lettres qu’ils provoquent; Les relations mondaines; Les fêtes et le nouvel an; Lettres commerciales cl lettres d’affaires; Lettres officielles et pétitions; etc,, etc.En vente au Service de librairie du "Drvoir" au prix de 90».franco. CALENDRIER- VOLUME XXI — No 247 D E E N 1 E £?£ Ü E IJ IQ P Montréal, vendredi 24 octobre 1930 - DEMAIN « Demjün: SAMEDI, 25 octobre 1930 Saints Crépit» et Crépinlen, martyrs.Laver du soleil, 6 h.28.Coucher du soleil, S h.Lever de U lune.10 h.50.Coucher de la lune, 1 h.11.Dernier qusr.le 13, a e n.1» m.du matin.Pleine lune, le T, à 2 h.2 m.du soir.Premier quar.le 29, k 4h.28m.du matin.LE DEVOIR BEAU ET FRAIS MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 47.Mêm» date l’an dernier 51.Minimum aujourd'hui 35.Mfme date l'an dernier 45.BAROMETRE 10 heures a.tu.29.74.11 heures a.m.29.72.Midi: 29.71.Chiffres fournis par la Maison M-R.ds Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de !’“A.B.C.” et de la “C.D.N.A.” MeslA.1610 St-Denis.Montréal.La question de Palestine aux Communes britanniques LONDRES, 24.(S.P.A ) — Dans un discours dans sa circonscription, habitée en grande partie par des juifs, sir John Scurr, député travailliste, a dit qu’il saisira la première occasion de soulever aux Communes la question de la politique du gouvernement à l égard de la Palestine.L’exécutif du mouvement sioniste mondial a convoqué son comité d'action à une réunion extraordinaire pour le 4 novembre, pour étudier la situation que cause la nouvelle politique britannique à l’endroit de la Palestine.Les Indiens appuient la cause sioniste BOMBAY, Inde, 24.(S.P.A.) — L’“Agence télégraphique juive’’ apprend que le congrès national indien a décidé d’appuyer la cause sioniste et de s’opposer à la récente déclaration du gouvernement anglais à l’égard de la Palestine.Cette décision a été prise à une réunion de l’exécutif du congrès indien qui déclare: "La trahison de la Grande-Bretagne à l’égard des juifs ne surprend pas les peuples d’Orient.La Grande-Bretagne n’a jamais tenu une promesse ou une entente, et n’a jamais respecté un traité, avec une nation à moins qu’elle n’y ait trouvé son profit.Nouveau timbre bilingue de livraison spéciale OTTAWA, 24.(D.N.C.) — M.Arthur Sauvé, ministre des Postes, vient d’émettre un nouveau timbre bilingue de livraison spéciale.L’ancien timbre de livraison spéciale était unilingue.On remarque que le nouveau timbre est simplifié et qu’il contient les ceux mots français “Exprès” et “Postes”.Une mère accusée du Le procès Bureau meurtre de son enfant finit brusquement Juliette Simard a été tenue criminellement responsable ce matin, par le jury du coroner, de la mort de son jeune enfant qu’elle aurait étranglé aussitôt après sa naissance dans la nuit du 16 au 17 octobre courant, à Verdun.L’accusée, qui est la femme d’un nommé Bélair mais qui est divorcée depuis plusieurs années, a comparu devant le juge Monet sous une accusation de meurtre.Son enquête a été fixée au 31 octobre._ Au congrès des universités de TEmpire L’Université de Montréal prendra tout probablement part au Congrès des universités de l’Empire, qui se tiendra à Edimbourg, Ecosse, du 7 au 11 juillet 1931.La Commission des Etudes de l’Université, a nommé un comité spécial qui se réunira cet après-midi aux fins d’étudier la participation que doit prendre l’Université de Montréal, h ce congrès._ Bénédiction de trois cloches Sa Grandeur Mgr l’Archevêque présidera dimanche après-midi une bénédiction de trois cloches à l’église du Très-Saint-Rédempteur.C’est M.l’abbé M.-E.-L.Derome, assistant-chancelier de l'archevêché, qui prononcera l’allocution de circonstance.Deux chalands coulent près de Champlain Trois-Rivières, 21 (S.P.C.) — Deux chalands chargés de charbon à destination de Québec ont coulé un peu en amont du quai Champlain, la nuit dernière.Ceux qui étaient à bord ont pu se sauver.Par économie Hobart, Tasmanie, 24 (S.P.A.) — La Chambre d'assemblée a rejeté une motion oppositiopniste demandant l’abolition du poste de gouverneur de l’Etat, pour raison d’économie."leux aviateurs français se tuent Paris, 24.(S.P.A.) - Deux avia- teurs français, Gilbert Lane et Pierre Nicholas, partaient de l’aéroport du Bourgot pour le Caire et Addis Ababa, pour assister au couronnement du ras Tafari, empereur de l’Ethiopie, lorsque leur aéroplane est tombé sur une maison avoisinante, qui a pris feu.Les deux aviateurs sont morts.Le feu s’est communiqué à plusieurs maisons.Le mariage du roi Boris Assise, 24.(S.P.A.) — Le mariage du roi Boris de Bulgarie a la prin ressc Giovanna, d’Italie, aura lier demain matin, è Assise, Les familles royales d’Italie c! de Bulgarie y assisteront, On compte que quarante-quatre princes et princesses prendront part aux cérémonies.Le roi Boris a 3fi ans et la princesse Giovanna, 23.Boris est monté sur le Irône de Bulgarie en octobre 1923.à In suite de l’abdication de son père. ///7////7#J/fifilillilJlllllUllimiUIUUVV\V\\\\ C.W, LI N «J S AV & CO- LIMITBP J.-A.HEBERT, Prés, et gér.gén.MAGASIN PRINCIPAL G885 rue St-Hubert (Prè* Bélanger) 1112 rue Ste-C»therine ouest (Junte à l'ouest de Pee!) 580 rue Ste-Cntherine est tAnfle Rt-Hutiert) MONTREAL 4232 rue Wellington VKRDVN.yj /J Droit de “dumping” Etat pitoyable de imposé sur le beurre la prison de Saint-Jean Vancouver, 24.(S.P.C.) — Un droit de dumping de 40 sous par boite de 45 livres de beurre a été prélevé par les douanes canadiennes sur les 38,000 boites de beurre de la Nouvelle-Zélande, qui sont arrivées le 11 octobre à bord du A’oa-gara.Ce droit a été ajouté au droit régulier d’un sou d’après Tancien traité, qui expira le 12 octobre.Cela représente environ $16,000 d’ajoutés sur les 2,000,000 de livres de beurre de cette consignation considérable, arrivée juste à temps pour éviter d’être frappée du nouveau droit de 8 sous la livre.Terre-Neuve aura la poste aérienne Saint-Jean, T.-N., 24 (S.P.A.) — La première envolée inaugurant le premier service de courrier postal aérien dans Terre-Neuve se fera probablement durant janvier.Un contrat avec la New Foundland Airways, signé par le ministre des postes et télégraphes, exige six voyages de deux jours entre Saint-Jean et les territoires du nord de Terre-Neuve.MM.A.-D.Sullivan et p.-C.Fraser, pilotes et membres de la compagnie d’aviation, sont partis pour Toronto, où ils prendront charge de l’avion Gypsy Moth qui servira au transport du courrier.Ils reviendront à Terre-Neuve en avion et feront escale à Montréal, a Rimouski et à Sydney-Nord.Saint-Jean sur Richelieu, 24.— Les membres du grand jury, après avoir terminé {lier leurs délibérations, ont visité la prison locale.Ils ont été dégoûtés de la façon dont les prisonniers sont traités à cet endroit, non par Ig faute de Tunique gardien qui est un excellent homme, mais parce que les conditions matérielles sont atroces.Cultivateurs pour la plupart, les membres du grand jury ont été unanimes à dire que leurs animaux dans les étables sont logés plus confortablement que les prisonniers à Saint-Jean.Comme la moyenne des prisonniers est de douze par jour dans cette prison et que le gardien, M.Moïse Bourdeau, est seul pour tout faire, il s’ensuit nécessairement qu’il y a bien des choses qui laissent à désirer.L’un des jurés faisait remarquer qu’un détenu, avec un esprit ordinaire, pouvait facilement s’évader.—“Il n’y a que ceux qui veulent bien rester dans la prison qui ne s’évadent pas”, a fait remarquer Tun des jurés.—“Ceci explique pourquoi il y eut tant d’évasions ces années dernières”, de dire en manière de conclusion un autre juré.Le jury s’est attelé à la besogne de rédiger un rapport que le juge Louis Cousineau enverra au département du procureur général.Ce rapport sera probablement rendu public dès qu*on l’aura expédié à qui de droit.Département de service de \ LINDSAY M Arquette 7701.Local 7 Service de Radios Tous les travaux de réparation sont faits par des experts — depuis la mise au point du mécanisme jusqu’au polissage de la caisse.Nos estimateurs expérimentés se feront un plaisir d’aller examiner votre instrument et de vous dire ce qu’il en coûtera.Cela ne comporte aucun déboursé ni aucune obligation de votre part.Accordage de Pianos Chacun de nos accordeurs est membre de l’Association canadienne des accordeurs de pianos.Nos prix sont ceux qu’on demande ordinairement Réparation de Pianos Nous avons aussi un personnel compétent d’ingénieurs en radio afin de vous assurer un service prompt et efficace.Quelle que soit la marque d’appareil que vous avez, nous pouvons le réparer.Nous posons les antennes selon des données scientifiques et à un coût nominal.LI N DSAV £ f ///////^W/fJ/JHHllHHlHIUUillVlVUV\VUUYA ; C.W^L» ND S AV & COvLIMIXAD 1112 rue Ste-Catherine ouest (Juste à l'ouest de Peel) MONTREAL i N.-R.BEAUDBT, F W.BENN.! ! Imm.Confédération, 305.Im.Transport'n, ! • Montréal.Montréal.ejtÆ .! Veuille* m’envoyer dee rraeeignemene» C/W CttCZ ! compléta sur lea assurances à prix réduits 1 Confédération, émisas par la Confederation ce coupon ; Association.à la posted Nom__________________________________________ de suite plus Séria i Lifa Adresse* l Occupation* mA Z*'.'.» I " Comme un parfum venu des deux” incapaciti Deux Chaque moût, il reçoit son chèque de ^100 pour ité.______jours après avoir reçu sa police, M.——- fut presque tué dans un accident.Il n’avait payé qu’une prime; néanmoins, durant le coure entier de T incapacité dont il avait été frappé, on lui a envoyé $100 par mois, sa police a été maintenue en vigueur, et on Ta exonère du paiement des primes parvenant è échéance.Confederation Life Association, Messieurs: Je tiens à vous dire que je vous suis sincèrement reconnaissant du service que vous m’avez rendu.Je ne me rendais guère compte que deux jours après avoir reçu ces polices, je serais victime d’un si pénible accident.J’ai été frappé d'une incapacité telle, qu’on a dû me mettre dane le piètre pendant plusieurs mois; je ressemblais alors à une statue en marbre, im* mobilisé par la fracture d’une vertèbre.Etendu sûr un lit, j'avais tout le loisir de réfléchir sur la sagesse que j'avais eue de prendre ces deux policée.Ce chique mensuel de $100 pour incapacité m’arrivait comme «a parfum venu des deux.Et penser que mon assurance de J 10,000 était maintenue en vigueur, ce n’était pas peu pour me tranquilliser l'esprit Encore une fois.Confederation Life Association, laissez-tnoi vous remercier de l’attention, de la courtoisie et de la promptitude dont vous avez fait preuve en l'occurrence.Sincèrement vôtre.La polices de U nouvelle Série Confédérstion avec le bénéfice en cas d’incapacité et celui de double indemnité à la suite de mort accidentelle, et avec participation aux profits fournissent la forme la plus économique d’assurance sur la vie.Nous vous prions instamment de nous écrire pour obtenir des renseignements voua expli.quant pourquoi il vous importe de prendre ca polices.Utilisa le coupon ci-attaché.Confederation Life Siège Social Association Toronto 7 VOLUME XXI — Ne 247 LE DEVOIR.MONTREAL.VENDREDI 24 OCTOBRE 1930 fë Pe 9 € Z EN VOYAGE NICE Nice, — Nicaea: victoire.Ce jour c'est la victoire du soleil sur la pluie diluvienne de la nuit.Mer et ciel rivalisent pour nous jeter plein les peux leur lumineuse beau- L’ancienne Nicaea des Massalio-tes est aujourd’hui envahie par tous leg peuples des deux continents.Rendez-vous cosmopolite, la promenade des Anglais longe la mer sur une longueur de 7 k.; les palmiers atténuent l’ardeur des râpons solaires, tandis que se dressent les façades trop blanches et si neuves des hôtels où gitent ces foules de Babel.Le luxe n’a d’égale que la coquetterie des ladies, des Américaines, des donne, des signorita, noire même des Canadiennes qui se promènent avec désoeuvrement sur cette large avenue marine.L’oeil se lasse vite de ces marivaudages, perpétuellement les mêmes dans le fond sinon dans la forme; il découvre avec plaisir le vieux Nice qui a gardé, évocateur, l'aspect des choses d’antan.Le marché aux fleurs et aux fruits bat son plein.Coloris, parfums, animation, élégance des acheteurs et gestes tg-piques des vendeurs se fondent en une harmonie charmante dans un site pittoresque et vieillot.Le long des quais les maisons profilent leurs toits anciens brûlés par le soleil.On entre dans des rues étroites, pas toujours propres, où des enfants s'ébattent avec désinvolture.Un air de violon qui vient d’une mansarde, me rappelle soudain que c’est à Nice qu’est mort Paganini; et je cherche, rue de la Préfecture, le no.35, où le Maître a joué la dernière note de cette “Marche sublime’’ : une vie humaine.Arrêt à la vieille église du Gesù, puis montée vers le Château, reste d’une citadelle détruite en 1700, et d’où l’on contemple un magnifique panorama.Je m’attarde dans le faubourg qui s’étend le long du Paillon et reviens par le pont Garibaldi vers l’église Saint-Jean-Baptiste.L’Angélus divQmidi tinte.Je sonçe uu retour à travers l’avenue Félix-Faure, la très mouvementée Place Massèna et le charmant jardin du roi Albert 1er.* Ÿ Ÿ Des fleurs, encore des fleurs, toujours des fleurs.C'est la bataille.Les estrades se dressent sur le ?iuai des Etats-Unis décoré pour la été.Le soleil n’a pas manqué d’as-I sisfer à l'éphémère triomphe de ses amies les fleurs.Impatience, agitation, tumulte, ïputs hourras, voici les chars.Ils ' s'avancent majestueux ou simple-t ment ravissants, ' pour l’enchantement des peux.i Voici une délicieuse^ cage d’oiseaux, faite de violettes de Parme, de mimosas et de fougères.Là, un superbe cygne.lys, muguets, roses blanches.que guident de gentilles Niçoises en costume du pays.Puis c’est le tour d’un exquis berceau, celui du Roi de Rome, entièrement en fleurs jaunes, — de l’or, sous le soleil; — et plus loin, c’est le Printemps, une féerie de coloris que mène la Reine du jour.Les fleurs s’entrecroisent, lancées avec gaieté, avec force, sans aucune réserve, de l’estrade aux chars et vice-versa.Elles volent dans l’air, coquettement, joyeusement.Pendant deux heures elles semblent danser une ronde folle avec une frénésie inouïe.puis elles ferment leurs corolles, elles sont blessées, déchiquetées, et bientôt ce ne sont plus sur le pavé, sur les degrés de l'estrade, que squelettes graciles de combattantes qui, pour donner de la joie à de pauvres humains égoïstes et inconscients, ont sacrifié leur vraie destinée.Je m'aperçois alors, les bras chargés de bouquets encore tout pimpants.C’est vrai.J'ai oublié de relancer les défis qui me vinrent de l’Oiseau, du Roi de Rome, du Printemps.C’est que, — suis-je sotte!— je n’ai pas eu le courage de livrer à nouveau, aux mains de leurs bourreaux, les jolies fleurs que j'aime tant.Je suis confuse un moment.Allons! je les déposerai près du Sacré-Coeur, dans une vieille église, perdue dans une cour, que i'ai entrevue au passage.Ainsi les heureuses survivantes prieront pour leurs soeurs défuntes et pour les vilains hommes qui oublient si souvent le précepte divin: “Aimez-vous les uns les antres.’’ — "Seigneur, pardonnez-leur car ils ne savent ce qu’ils font’’.Et A ma correspondante, Céline Soyez la bienvenue, chère nouvelle collaboratrice.Je publierai votre conte certainement, mais en temps opportun; il n'est pas nécessaire d’attendre qu’il soit publié pour me revenir.Je vous conseille de continuer d’écrire; donnez libre cours à votre imagination et fuyez le plus possible la banalité.le mot de l’agonie épandra des parfums vivifiants “Dans le soir mauve, où s’angé-lisent les clartés.” Berthe DELISLE Ottawa, octobre 1930.__ Le code de l’élégance 1930-1931 UNE LONGUEUR POUR CHAQUE HEURE — PLUS DE FEMINITE — LES CORSAGES ET LES JUPES La mode 1930-1931 n’apporte point d’innovations brusquées, mais elle nous réserve ce délicat plaisir de voir disparaitre l’esprit de sécheresse et de bravade qui la caractérisait durant ces dernières années.Plus de silhouettes bru»a!e-ment précisées, de jambes découvertes, de décolletés outrés, de tailles descendues; la mode estompe les lignes, allonge et amplifie les jupes, revêt les bustes, remet la taille à sa place; elle habille au lieu de déshabiller.La femme redevient femme, c’est-à-dire élégante et gracieuse.modestement.Voyons comment, dans les diverses parties de la parure, se précise et s’affirme ce changement.Les jupes, — Les voici allongées jusqu’à mi-mollet, pour les robes simples; au-dessus de la cheville, pour celles d’après-midi; au-dessous et jusqu’à terre, pour celles du soir.Le haut demeure collant grâce à des pinces, des plis piqués, un empiècement, des fronces, etc.Les couturiers, suivant la diversité de leur génie, prolongent ce collant plus ou moins bas: les uns l’arrêtant au-dessous des hanches, d’autres allant jusqu’à le fixer un peu au-dessus du gpnou.L’ampleur, dès qu’elle apparaît, est donnée par des panneaux, des plis libérés, des soufflets incrustés, des plissés, des volants en forme, un tablier, un panneau plissé.La largeur que donnent à la jupe ces divers modelages n’est pas toujours répartie également; elle est, le plus souvent, groupée en un endroit: au tablier, de côté et même dans le dos.Lorsqu’elle est régulièrement répartie, elle est faite d’un plissé à plis ronds partant d’un empiècement très long, au bas duquel chaque pli se monte par un capucin piqué; ce capucin est liséré de soie de couleur vive.Les jupes sont — en général — garnies et compliquées; si parfois elles nous apparaissent simples, cette simplicité n’est qu’un adroit résultat d’une coupe très savante et d’artifices très étudiés.Les enroulements, les draperies, les tuniques, les volants, sont le partage des jupes habillées.Leurs ondes moelleuses aiment la beauté des tissus riches, le luisant des satins, la grâce des georgettes, alors que plis et incrustations sont réservés aux lainages et aux draps.Avec le gros tissu tressé que Pau-tomne met à la mode, se voient des jupes droites, à tablier plissé, ou s’élargissant du bas par un gros pli rond placé au milieu et piqué jusqu’à mi-hauteur.Sur la jupe tailleur, les plis sont de préférence mis de côté, formant une quille à la fermeture du croisé.A la jupe entièrement en forme est réservé le sort destiné à tous nos engouements; elle se voit partout préférer les plis en long et en travers.Son ample abat-jour se retrouve cependant sur les basques, les godets incrustés, les volants.Où situer la ligne de la taille et la ceinture de la jupe?— La ceinture a repris sa place naturelle.Bien à la taille, elle rappelle la beauté de la statuaire antique, elle rend à la silhouette ses proportions exactes.Un l’uban étroit, une lanière de EN VOYAGE.L’AUTOMNE cuir, indiquent d’une façon nette la taille; ou bien encore, c’est simplement la jupe qui s’incruste un peu haut sur le corsage, supprimant ainsi l’intermédiaire d’une ceinture.Souvent, comme dans la robe princesse, corsage et jupe sont d’une seule pièce.La taille est alors indiquée simplement devant, de côté, dans le dos, par un drapé, des pinces en travers, des fronces, des plis, qui jouent le rôle de la ceinture.On revoit aussi des corselets en velours, en tissu de teinte différente de la robe, cerclant la taille et sur lesquels corsages et jupes se boutonnent.Les modifications des corsages.Les corsages dessinent le buste, mais sans le préciser brutalement.D’aspect très simple, ils sont cependant souvent zébrés de découpés, d’incrustés, de gansés, de plis, de fronces, qui rendent leur façon très savante.De même que le sculpteur modèle sa souple glaise pour obtenir le contour souhaité, de même ces travaux complexes permettent de placer aimablement l’ampleur suivant la ligne du buste.Que de fantaisies, d’inattendus, dans la coquetterie des corsages 1 Les uns sont simples, boutonnés, sévères, se terminant par un petit col droit ou un col Claudine; les autres s’ouvrent sur un plastron clair allant presque jusqu’à la taille; certains ont des empiècements piqués prenant le haut de la manche, empiècements qui sont en velours ou en tissu d’une autre teinte que la robe.Voici les blousants: les uns vagues, légers; les autres très accusés devant et dans le dos, si accusés même qu’ils semblent un boléro flottant au-dessus de la ceinture.'?• Les dos des corsages sont intéressants et quelquefois plus garnis que le devant, de plis, d’incrustés, de pointes, de noeuds, de piqûres.La garniture du dos, jusqu’ici demeurée détail insignifiant, va être fonction de l’élégance de nos toilettes.Nous allons revoir même les corsages fermés dans le dos par un boutonnage, des lacets, des petits noeuds.Quelques-uns ont des basques en forme, très courtes et plates comme un empiècement.La note très féminine de ces corsages est fournie par la fraîcheur des encolures en georgette de ton clair.Découpés en dents, en pointes, en feuilles de rose, mousselines ou crêpes rose, thé, ciel, safran, crème, mettent au col des robes hivernales un joyeux souvenir de l’été.Les manches.— Nos corsages courants ont la manche longue, mais il est permis d’apporter quelque fantaisie à leur correction.La .gaine qui modèle le bras peut s’élargir, former un ample poignet du bas, s’ouvrir sur une seconde manche, se rayer de plusieurs tons, s’incruster, se boutonner, se ganser, se décorer de raille manières.“N’Hésitez Pas, Essayez-Le” “Votra Composé Végétal «st un bon remède.Quiconque est en mauvaise santé ne devrait paa hésiter de l’essayer.Tout eu i>renant le Composé Végétal, ’essayai l’échantillon de Pilu-es pour le Foie inclus dans le paquet.J’en ai pris tous les soirs, depuis, et ma santé s’améliore.Je suis si reconnaissante du bien que J’en ai retiré que je le dis à plusieurs femmes.”— Mme.G.W.Posliff, 263 rue Huron, Stratford, Ont- Composé Végétal de Lydia E.Pinkliam l.ydi* E Pinkfcair MfHicijj CiE Lnin.M»îj , , 1, li.A;, fl Cobaiag.On!itOîull.‘ politesse est un ciment qui a fait vivre un monde, évanoui aujourd’hui, mais qui avait sa grandeur et son charme.Par quoi, s'il vous plait, l'a-t-on remplacée?BRADA (Petit Echo de la Mode).La politesse Je me la figure sous l’aspect d’une belle dame avec un visage jeune et des cheveux blancs, et quand je crois l’avoir rencontrée, je la salue avec empressement.Tout bien pesé, elle est peut-être la personne qui tient en mains — ces mains sont tantôt douces, tantôt rudes et gercées comme les mains d’une travailleuse — un pouvoir efficace pour présider aux destinées humaines! Qui, dans su vie intime, obéit aux lois de la politesse est à peu près sûr de couler des jours paisibles; elle sert de tampon contre les heurts, rend les déceptions tolérables, et permet aux âmes romantiques de cultiver la petite fleur bleue.Je dirai presque: soyez poli et faites tout ce que vous voulez.Du reste, l’essai est à la portée de chacun.Ne me parlez pas de la cruelle sincérité, qu’on ne peut comparer qu’à un bistouri! Nul n’est absolument maître de ses sentiments intimes; mais il n’y a qu’à le vouloir pour les habiller de politesse et les rendre — même les plus hostiles — inoffensifs.La Vcture et profession Saint-Hyacinthe, 21 (D.N.C.) — Une imposante cérémonie de vê-ture et de profession religieuse, présidée par Mgr Philippe Desran-leau, P.A., vicaire général du diocèse, a eu lieu lundi, jour anniversaire de l’approbation des Constitutions de l’Institut, au monastère des Soeurs Adoratrices du Précieux-Sang.Mlle Victorine Loiselle, de Saint-Liboireî a revêtu le saint habit de la communauté sous le nom de Sr Marie de la Rédemption, et la R.Sr Catherine de Jésus, née Annette Comeau, de Warwick, a prononcé ses voeux perpétuels.Le sermon de circonstance fut prononcé par M.l’abbé Edmour St-Pierre, aumônier des RR.SS.de St-Joseph, qui parla de l’excellence du mérite de la vie contemplative.Au choeur on remarquait M.le chanoine C.-A.Beaudry, ancien ciré; M.le chanoine P.-N.Desmarais, curé de la cathédrale de Saint-Hyacinthe; MM.ies abbés Jean-Baptiste Nadeau, aumônier du Précieux-Sang; Raoul Péloquin, vicaire à St-Ours._ Partie de carres à l’Hospice Auclair Le 28 octobre, mardi, à 2h.p.m., aura lieu, à l’Hospice Auclair, une partie de cartes organisée par les Dames de charité.— A cette réunion se fera le tirage de la magnifique montre en rafle depuis quelques mois et celui de l’horloge promise comme chance supplémentaire aux intéressés.Billets en vente à l’Hospice Auclair.Adoration nocturne Les adorateurs sont convoqués fiour trois réunions: 1.samedi, à ’église Sainte-Catherine, pour 8 h.2.dimanche, le 20 octobre, à l’église Notre-Dame du Carmel, rue Dorchester est, pour 3 h.3.dimanche soir, à l’église Saint-Stanislas I pour 8 h.30.Un baccalauréat en musique A la collation des grades et diplômes qui a eu lieu dernièrement au Collège Mar* guerite-Bourgeovs, ave West-mount, la révérende Soeur Thérèse des Séraphins, des Soeurs de Sainte-Anne, a reçu le baccalauréat en musique avec grande distinction.MICHELLE LE NORMAND (Madame Léo-Pot Desrosiers) : Au* tour de la Maison.(Illustrations de Madame Lionel de | Belle feuille).Un des pins grand succès de librairie du Canada français, ce livre, dont la troisième édition vient de paraître, en est à son sixième mille.“Livre immortel, chef-d’oeuvre du terroir”, ainsi le qualifiait notre poète Albert Lozeau à sa parution.Rempli d’originalité, de talent, d’émotion, ce livre intéresse tous les âges.Au comptoir, $1.00; franco.$1.05.Librairie du Devoir.EATON Robes du soir en tons de pierreries Une grande offre spéciale, samedi 15.75 Deux modèles sont illustrés Ici pour vous donner une idée de l’élégance de ces robes.remarquez la grâce de la ligue grecque.Robes en beau crêpe plat de vraie soie, modèles tout à fait nouveaux, et si vous voyiez les nuances .turquoise, saphir, ru- ¦ bis, topaze, aigue marine, blanc perle, noir onyx .tous les tons de pierreries dont on parle tant à Paris.Tailles 34 à 44 dans le groupe.Au troisième chez EATON—Rue Sainle-Catherinc ,s 48% 33% 50% 34% 3Vb 51 % 62 20% 29% 20% 43 40% 23', 28 76% 135 >« 88% 9% 47 66 21% 82% 22% 18% 21 52% 15 117% 40% 62 53% 75% 198% 74% 42- HD, 18% 44% 96% 49 76% 94% 48% 31% 49% 35-ï 50% 35% 37% 52% 63 21 25% 44% 41 24 28 V 78 136 PRIX DE GROS A MONTREAL GRAINS (Prix au boisseau pour commandes jpatr wagons.) Blé no 6.69 Blé d’alirneidation.58 Orge no 4.42 Orge no 5.4Ü Avoine no 2.46 Avoine no 3.43 Avoine d’alimcntafion extra no 1.43 Avoine d'alimentation no 1 .41) Avoine d’alinicnlation no 2 .37 Blé argentin.80 FARINES (Prix au boisseau.Escomipte de 10 sous le baril pour co-mmandes au comptant.) Première patente.$6.00 Seconde patente.5.40 Forte à boulanger.5.10 ENGRAIS (Prix la tonne, sacs compris, moins 25 sous pour commandes au comptant.) Son.$21.25 Gru rouge .22.25 Gru blanc.29.25 FOIN (Prix à la tonne.) Extra no 2 .$15.00 No 2 .14.00 No 3.13.00 BEURRE (Prix la livre aux détaillants.) De crémerie, en boites.33 De crémerie, en boites.34 FROMAGE D’Ontario.1514 De Ôuéibec.14)4 OEUFS (Prix la douzaine au détaillants.) Frais: Spèciaux.60 Extras.55 Premiers.48 Seconds.35 D’entrepôt»: Extras.41 Premiers.38 Seconds.34 VOLAILLES (Prix la livre aux détaillants pour volailles plumées de la qualité “A”.La qualité “Standard” commande des prix de 3 à 4 sous de plus la livre alors que la quaiité “B” est à 3 sous plus bas.) Poussins dodus à griller .36 à .38 Poussins choisis à griller.33 à .35 Poulets choisis.28 à .35 Poules choisies .23 à .32 Jeunes eannetons.27 Uannelons domestiques.25 Canards choisis.22 Oisons choisis.20 Dindons choisis.34 à .41 POMMES DE TERRE Green Mountains, les 80 Ibs: $1.00 à $1.05 Cobblers, les 90 Ibs.1.15 à 1.20 A date, raporte-t-on, le volume des ventes de la Robert Mitchel Co.est de 3.2 Vv plus élevé que pour la période correspondante de l’an dernier.Par contre, le chiffre d’affaire est moins élevé à cause de la chute des prix et s’il semble que le volume d’affaires se maintiendra d’ici la fin de l’année, il est difficile de dire quels seront les profits réalisés d’une manière précise.En 1929, la compagnie a gagné $4.33 par action.Le montant cette année sera moindre mais il dépassera certainement la moyenne des cinq dernières années qui a été de $2.45 par action.Dans ces conditions il est certain que la compagnie fera beaucoup plus que ce qui est nécessaire pour le dividende de $1.par action.Une émission de Drummondville La Ville de Drummondville vient d’adjuger aux maisons Ernest Sa-vard Limitée et Crédit Anglo-Français Limitée, une émission de $58,-000 d’obligations, portant intérêt au taux de 5 p.c.et venant à échéance par séries de 1931 à 1960.La ville a obtenu le prix de 99.22 et l’intérêt couru.Les autres soumissionnaires étaient: L, G.Beaubien et Cie, Ltée 98.85 Hodgson Jarvis and Co.98.82 A.E.Ames and Co.98.69 Banque Prov.du Canada 98.60 Hanson Brothers Inc.98.57 Mcl-cod Young VVeir Co.Ltd 98.48 Dominion Securities 98.33 L.A.Burgess and Co.98.19 Lucien Côté Inc.98.13 Une autre soumission au prix de 99.63 a aussi été reçue, mais comme elle n’était pas dans l’ordre elle n’a pas été considérée.Dividendes dédarés London Canadian Investment Corporation, 1)4% sur les actions privilégiées pour le trimestre finissant le 30 novembre, payable le 1er décembre aux actionnaires inscrits le 15 novembre.BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée (Compilation de la maison L.-C.Beaubien) J.-Paul Benoist, C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICJENCIB Spécialités: Vérifications municipales, scolaires, commerciales et industrielles 487 rus St-Krancol*-Xavier - Ch.203 T4L MArquette 5339 Diminution dans les prêts aux courtiers New-York, 24.— Le rapport hebdomadaire de la Federal Reserve Bank sur les prêts aux courtiers, dont la publication a eu lieu après j la fermeture de la bourse de New-York hier, accuse une diminution I de $139,000,000.Le total des prêts aux courtiers à date est de $2,613,-! 000,001).Cette forte réduction n’est nullement surprenante, si l’on tient ! compte du mouvement plutôt réac-1 tionnaire du marché de Wall Slreet, durant la majeure partie des séan-] ces couverte par ce rapport.Au- i run changement dans le taux de j réescompte n’a été annoncé.Le I taux reste toujours à 2 1-2 pour i cent.LA BOURSE et le TARIF NOTRE revue du moia d’octobre traite de la répercussion probable du nouveau tarif au Canada sur le prix de certaines valeurs.La question de la réforme du tarif canadien est également exposée.Nous vous adresserons avec plaisir une copte de cette revue sur demande.JOHNSTON —WAR1J Immeuble de la Banque Royale HArb.8381.800 rue S.-Jacquee MONTREAL M.AYME LA FONTAINE, C.R., Directeur du Service Françale.Membres : Montreal Stock Exchange, Toronto Stock Exchange, Montreal Curb Market, Winnipeg Grain Exchange, Chicago Board of Trade, New York Curb (Assoc.) 70 * I Sinclair OU 13% Southern Railway 70% Standard Brand 16% Standard Uns * Electric 75*» Standard OU of New Jersey 54 Standard OU of New York 2f,% Southern Pacific .103% Studebaker 20 Union Pacific .79% United Oas Improvement 29% U.8.Rubber 13% 3.8.Industrial Alcohol 64% J.S.Steel 148 Western Union .138 Westinghouse .104% Wlllys Overland 4 Woolworth 63 22% 84‘ii 23% 18 % 53% 15% 13% 72% 16% 54% 26 104 20% 30 149% 139 105% 63% Hors-liste Coûte fournie par Oee.Beeueoltll a 132 Olivet me st-Jacu'’i>4 — — 37 % 100 Alb.Grain 6 — — 6 14 Bell Telephone 14714 147% 147)3 147% 3690 Brazilian 25 % 26% 25)9 26 490 Can.Car 18 18)9 18 18 385 Can.Car préf 24% 25% 24% 25 Va 60 Canada Cernent 14% — 14% 7 Canada Cement préf.92 — 92 385 Coekshutt Plow 12 12% 12 12% 5% G 5% 6 15 Can.Steamship préf.• •••••• 25 — — 25 110 Chs.Gurd .25 — — 25 25 Con.Smelting 133 — — 133 655 Dom.Bridge 55% 55% 55 55 15 Dom.Glass 100 — — 100 10 Hamilton Bridge 17 — — 17 100 Holiinger • • • a .» • 5.75 — — 5.75 1380 Int.Nickel .• 17% 18 17% 18 550 McColl .15 — 15 50 Massey-Harris 12% — 12% 975 Mont.Power .54 Vk 55 54 % 55 465 Nat.Breweries .25 ,25% 25 25 30 Nat.Steel Car 31 — 31 1380 Power Corp .• • • • t « 52)9 52 % 52 52 175 Price Bros 45 — — 45 235 Quebec Power .46)4 _ — 46% 870 Shawinigan 53 53% 53 53 90 Steel of Canada 3(5 — — 36 BANQUES 10 Canadienne 172 — — 172 10 Commerce .« • .«* • 238 — — 238 35 Montréal 280 283 280 283 27 Royale 287)4 287)4 287 287 Le marché des changes Cote des devises étrangères fournie par la maison L.-G.Beaubien et Cie, banquiers et agents de change., ____ octobre 1930 Montréal .86 2-3 4.86% 3.92 .0393 13.9 .1395 19.3 .0525 19.3 .1941 40.2 .4025 19.3 .1070 26,8 .2680 20 .2674 26.8 .2674 U.32 10.75 .5-32% esc.23.8 23.80 Cours moyens le 24 Angleterre, liv.st.4 France, franc .Belgique, belga - Italie, lire .Suisse, franc .Hollande, florin - Espagne, peseta .Suède, couronne .Norvège, cour.Danemark, cour.Brésil, milreis .Etats-Unis, dollar .Allemagne, R.marks Sur le Curb LES COURS DK LA MATINKB Cours fournis par la maison BEAULIEU & DUNCAN, 220 ouest, rue Notre-Dame Valeui* Ouv.Haut Bas Midi Brlt.Am.OU 14 Vs 15 14% 15 Dalhouste 50 50 50 50 Home OU 2.50 2.50 2.50 2 50 Imperial OH 16 % 18 % 9 % 16 % Imperial Tobacco 9 % 9 % ^ Inter.Petroleum 14% 14 % 14 % r Mitchell Robert .14 14 13% Nat.Distilleries 1.00 1.00 1.00 Walk Qooderham UTILITES PUB.6 6 % 6 6 % Beauharnois .MINES 9 9 9 9 Abana .26 .29 .28 .29 Amulet 25 .25 .23 .23 Big Missouri .40 .40 .39 .39 Montreal Rouyn .01.01.01 .01 Noranda 14 25 14.25 14.14.Pend' Oreille .60 .60 .60 .60 Slsco 32 .32 .30 .30 Teck Hughes .5.90 6.00 5.90 6.00 Vlpond .95 .95 .95 .95 Wright Hargraves 1.75 1.76 1.75 1.76 Sherrltt Gordon .88 ,90 .82 .85 Le facteur psychologique de la dépression Aux facteurs matériels qui entretiennent le malaise économique mondial s’ajoutent des facteurs psy-) chologiques dont l’influence n’est 1 pas négligeable, rappelle le dernier Bulletin de.la Banque Canadienne National.Si le pouvoir d’achat est affaibli, la volonté d’achat est défaillante.Une multitude de consommateurs, dont les revenus n’ont subi depuis plusieurs années aucune fluctuation sensible, n’en compriment pas moins leurs dépenses, sous prétexte de prudence.A notre époque où la ligne de démarcation entre le nécessaire et le superflu tend à s’effacer, les besoins sont aus-si^ compressibles qu’extensibles.L’extravagance des quelques dernières années appelle du reste, par réaction, des restrictions excessives.Devant cette situation, l’homme d’affaires hésite à prendre des engagements à longue échéance, il se borne à satisfaire à la demande courante et se préoccupe surtout d’alléger ses stocks, d’effectuer ses rentrées et de réduire ses frais généraux.Il attend la reprise de la de-mande dont il cherche le premier symptôme dans la hausse, ou du moins dans la stabilisation des prix de gros.LA COURBE DES PRIX Aussi les cours des grands marchés sont-ils en ce moment l’objet de sa plus étroite attention.Il semble bien qu’il ne compte plus sur l’intervention étatiste pour relever ou même maintenir les prix.L’impuissance de cette méthode s’est avérée dans plusieurs pays où le» initiatives les plus Ingénieuses n’ont pu soustraire au jeu de l’offre et de la demande ni le café, ni le sucre, ni le blé, ni le caoutchouc, ni le papier-journal.La baisse ne sera enrayée que par l’amélioration générale des conditions économiques dans le monde.Elle est entretenue par les stocks importants de certaines grandes matières qui engorgent les marchés à la suite du flé- Pour vos placements d'automne Tltr* Fabrique de St-Jean Damascene 1935-50 5.40 SS.de Ste-Catherine (Berlin) 1932 à 1941 6.00 SS.de la Provid.en Col.Àngl.1934 à 46 5.55 SS.Franciscaines Miss, de Marie 1939 à 45 5.50 Collège de St-Césaire (FF.de Ste-Croix) 1935-45 5.50 Ville de Greenfield-Park 1940 à 44 5.50 Ville de Dolbeau 1940 à 45 5,50 Pères Oblats 1940 è 45 5.50 Rolland Paper Co.1948 5.80 Par.de S.-Clément de Beauharnois 1940 à 45 5.00 et autres valeurs de tout repos.Liste eomplite et renseignements sur demande.L.G.BEAUBIEN & C|E, LIMITEE Banquiers en valeurs mobilières QUÉBEC TROIS-RIVIÈRES MONTRÉAL 94 ou«t, rue Netre-Deme T4L LAnceeter 1136 PARIS» S, ti TV, rue St-Pierre T4L r — 176, rue Notre-Dems T4I.1190-1161 TéL, Leurre 04-06 Grande Fabrication Canadienne N FiVH H II % ii] y mi mui ük Voici vraiment, une rare occasion offerte aux hommes d’affaires de Montréal d'augmenter ou renouveler leurs accessoires de bureau.Plusieur* de nos lignes de Pupitres, Chaises, Ameublements, Classeurs, Coffres-forts sont mis en vente avec des rabais substantiels parce que nous sommes forcés de vendre tout notre assortiment actuel avant de déménager dans notre nouvel immeuble présentement en voie de construction sur la me Craig, près du Square Victoria.Cette occasion vous arrive dans un temps où la règle est de pratiquer l’économie en affaires.Venez dans l’un ou l'autre de nos deux magasins et faites votre choix promptement.^FHCTSPEaALTYMfftfil 894, ras S«i«t-Antoiae, G.I».Dalton, Gérant.922, sq«ar« Victoria G.A.Crlte*, Gérant.Sié|4 social at astMt: Newmarket, Ontario.Sarearaalra k Taraata, Ottawa.Slaatréal, Qaébae, Halifax.St-Jeaa, N .B.Hamilton.Wlaalpaff, Késlaa.Calaarr.Kdaiaatoa.Vaacaarar.41S chissement de la consommation.Elle parait être aggravée par l’âpreté de la concurrence que suscite le resserrement des débouchés.Il y a peut-être lieu de tenir compte aussi du fait qu’aux Etats-Unis le crédit à la consommation, qui a pris une extension considérable depuis quelques années, a accumulé chez les consommateurs des objets fabriqués de toute sorte dont plusieurs ne seront pas renouvelés dans un avenir prochain.Il n’en reste pas moins que la pratique des achats au jour le jour, qui s’est généralisée dans le commerce et dans les industries où elle est possible, a empêché la constitution d’abondantes réserves.et que dans plusieurs branches, la question des réapprovisionnements ne pourra pas être ajournée beaucoup plus longtemps.Personne ne saurait dire si la courbe de la baisse a terminé sa longue évolution, mais certains signes d’amélioration partielle commencent à apparaître.Si l’indice des prix de gros de l’Office fédéral de la statistique a fléchi de nouveau d’août à septembre, il n’en a pas moins manifesté dans l'ensemble plus de stabilité qu’il n’en avait montré depuis quelque temps.Les prix de gros, qui tendent à se raffermir aux Etats-Unis, sont légèrement en hausse en France et en Allemagne.Cette nouvelle orientation, si peu marquée qu’elle soit encore, constitue sans contredit un symptôme favorable.Immeuble général et Prêts hypothécaires 5504, Avenue Verdun TéL TOrk 4707 Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS H.Labrecque, I.O.Q.Papineau, I.O.et Arpenteur.M.Cailloux.I.O.Les Ingénieur» Associés LIMITEE INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentage — Expertise EDIFICE THEMIS 10, St-Jacques ouest — HArbour 0482 MONTREAL Raymond Beausoleil 1.C.BpéciaUté : COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE- INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132, rue St-Jacques O.HA.1841 Chambre 520 — avocats BERTRAND, GUERIN GOUDRAULT Cr CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm.Ins.Excb., 278 ouest, me Bt-Jacques Ernest Bertrand, C.R.Substitut Senior du Procureur Général.C.-E.Guérin, C.R.Maur.Goudrault, C.R.Antonio Gameau, M.L.L.Hon.-N.ctarceau.Aldérlc Blsln.LX.L.MAX.Roger Pinard.XL.L.BLALN & PINARD AVOCATS Imm.Dnrnth, chambre *ï EAR.4464 84, rue Notre-Dame ouest - Montréal Jacques Cartier, n.t,.t».T4L LA a.7209 Jean-Victor Cartier.LX.la.L.J.Barcelo, LX.B.J.-Eugène Rivard.XX X Cartier, Barcelo & Rivard AVOCAT» Chambre «», "Tramway» Bldg" 1S9 ouest, rue Craig - Montréal Maurice Dupré, L.L.L.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR DE L’ETUDE Fitzpatrick, Dupré.Gagnon et Parent Immeuble Morin m COTE DE LA MONTAGNE Téléphones: 212 et 21J QUEBEC ST-GERMAIN & ST-GERMAIN AVOCAT» Tél.HArb.9116-9117 - 10 St-Jacquet E.P.Bt-Germaln, XL.L.C.R.Jean Bt-Germaln, L.L.B.- " Anatole Vanter.C H Guy Van'er.CR.VANIER & VAN1ER AVr»C*TS 67 ouest, rue Salnt-Jacquee Tél.HArbour 2MI BREVETS D’INVENTION V itemanaej ce ffLOAueletceti* ÜrcmulsdeŸcauoe dlnoenMcn eiurousi < ALBERT FOURNIER 93URUE STE CATHERINE EST fVl C» IW( T" E.A l_ COMPTABLES P.-A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 Ouest rue Craig Téléphone : HArbour 5990 LARUE & TRUDEL COMPABLES AGRfcfS CHARTERED ACCOUNTANTS Ouébeo Montréal A ïïï —1J -aiB, v,.r».i/BTiu rvomiisru, a.Maurice Boulmn*«.C.A.Jean-Paul Oauthiar, O.I LAKUE TRUDEL A FICHER Pyndi» et Liquidateura Téléphona: HArbour 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DUCFIARMRt PxksaiDRMr VOLUME XXI — No 247 LE PbVUlK, MuNiKEML, VfcNunijUl 24 OCTOBRE l»3ü C SPCCTIVC HOWIE MORENZ A SIGNÉ POUR LE CANADIEN “Pit" Lépine a repris son entrainement hier au gymnase du professeur Lambert car le joueur de centre du Canadien est complètement remis de son indisposition.Lépine a souffert d’un gros rhume et le médecin lui avait ordonné un repos de plusieurs jours mais lorsqu’il s’est rapporté hier il paraissait en parfaite santé.Tous les joueurs du Bleu Blanc Bouge étaient au gymnase hier et le gerant Hart s’est déclaré fort satisfait de la condition de ses hommes mais cependant irl a déclaré de nouveau que ses champions ne pratiqueront pas sur la glace avant la fin de la semaine prochaine.Il s’est fait du gros travail aux bureaux du Club de Hockey Canadien hier avant-midi.En premier lieu il y eut une conférence entre les directeurs et Howie Morenz et on a annoncé que Morenz avait signé un contrat pour deux ans.Personne n’a voulu dire le prix qui avait été garanti à Howie mais les gens bien informés s’accordent à dire qu’il est au nombre des plus 2ros salarié?de la Ligue de Hoc-ey Nationale.L’engagement de Morenz vient à la suite de plusieurs autres, et on nous a confié ce matin que,troisou quatre joueurs seulement n’étaient pas sous contrat.Sylvio Mantha.Albert Leduc, Hainsworth, Hivers, etc., sont dûment engagés.Quant à Johnny* Gagnon, après avoir été quatre ans dans les ligues mineu res, on le croit mûr pour la compagnie senior, et il sera avec le Canadien cet hiver.Pour les deux Giroux et Cook, le frère de Bunny et de Bill, des Rangers, leur sort est encore incertain, et on est indécis.S’ils manifestent de la forme d’ici quinze jours, ils seront peut-être retenus quelque temps, sinon ils seront prêtés à des clubs cadets.On a aussi annoncé que le Canadien avait conclu des arrangements avec le club Providence pour deux parties d’exhibition qui auront heu au Forum les (5 et 8 novembre et le 11, le Bleu Blanc Rouge ira jouer à London, Ont., avec le club de l’endroit.Il a aussi été décidé que les joueurs du Providence s’entraîneront à Montréal et les joueurs à l’exception de Léo Gau-dreault et Roger Cormier, qui sont déjà ici, arriveront lundi matin, alors que Sprague Cleghorn en prendra la direction.REUNION DES GERANTS Dans le but d’éviter toute discussion au sujet des règles du jeu et de leur interprétation, Je président Calder, de la Ligue de Hockev Nationale, a convoqué tous les gérants et instructeurs des clubs de son circuit ainsi que les arbitres de se réunir dimanche à Dhôtel Windsor alors que toutes les règles du jeu seront discutées.Le président Calder a eu une excellente idée en réunissant tous ceux qui sont chargés de la direction des équipes car lorsque tous les intéressés seront bien au cou: cant des changements qui ont été laits il y aura moins de discussion.Comme la plupart des gérants sont actuellement avec leurs équipes qui s’entraînent à Montréal ou dans la province d’Ontario tout porte à croire qu’ils seront tous présents à l’exception cependant de Bill Tobin, des Eperviers Noirs de Chicago, qui est à Tower.Minn.LE MONTREAL AU FORUM Les joueurs du Montréal, qui s’entraînent depuis plusieurs jours au Stade de la rue Delorhnier, commenceront leurs exercices au Forum, demain matin, car le gérant Cayford a annoncé que la glace sera prèle ce soir et que les Mar-roons pourront chausser leurs patins et se mettre à l’oeuvre dès demain matin.Les joueurs du Montréal auront leurs pratiques avec les équipes du Windsor à partir de lundi prochain.JOUEURS A VENDEE Toronto, 24.— Le fait que lé» Millionnaires de Toronto ne joueront pas cette saison a mis nombre de joueurs sur le marché.Quesnel, centre du Niagara, a été acheté par Roy Brothers, du club London.Plusieurs seront pris sous option par différents clubs.Citons entre autre» Frock Lowery, Rus Catman, Pug Herrington, Speedy Désy, Freddy Elliott, Harry Meekling, Jimmy Smith et F'reddy Faught.Plusieurs figures bien connues disparaîtront celte saison de la Ligue Internationale.Alfie Moore, gardien de buts du Cleveland a été pris par le Pittsburg, et vendu aux Rangers, Abbie Cox, gardien de buts de Windsor est allé au club Montréal, mais il passera peut-être une autre saison à Windsor.Johnny Sorrell, du club London, a été réclamé par les Falcons de Détroit.Mike Neville, Frank Car-son, et Emms ont été rappelés par le club Montréal et vendus à l’Ame-rican.Eddie Rodden, du club London, a été vendu aux Rangers, et Bobby Connors et Pierre Bellefeull-le.de rOlympfc de Détroit ont été vendus au club Seattle de la Côte du Pacifique.Gordon Raxler, du club Brantford jouera dans les buts pour le •lub Cleveland, remplaçant Alfie Moore.Percy Lesueur, ancien gérant des rulbs Windsor, Détroit, Buffalo, qui sera cotte saison à Syracuse, aura ane formidable équipe.Il y aura Paddy Farrel, Gray, dans les buts, tené Fournier, Valo Hoffingcr, Pass Paridon et Graham Teasdale, défen-«es; Dutch Hamel, Wilf.Heller et Flallv McAlmon, centres; Art.Randle, Wally Bact* et Jack Markle, ailes droites et Marty Lauder, Freddy Brown et Scotty Martin, ailes gauches.Cari Voas a été acheté par le Buf- Dans ia ligue des Brasseries Voici les résultats obtenus lors des dernières parties jouées dans les séries de la Ligue de Quilles de* Brasseries, aux allées Amherst: DOW CAPS Boss.119- 141 148—498 Norton .155 175 128—458 Dorais .138 141 12()—105 Desroches’.152 171 137—460 Mignault .150 148 170—474 Dawes Rouge gagne 3 parties.N.B.L.714 776 715 2295 DAW’ES NOIR Beauchamp, .158 139 183—480 ‘ ‘ 173 136 115—424 155 154 100—415 138 141 159—438 104 184 157—505 Lachance., Ménard .Duplessis ., Sicotte .788 754 720 2202 Dawes Noir gagne 2 parties.MOLSON BLANC Gingras, .132 150 159—447 Lalonde .111 147 135—393 Meihan .109 105 131—405 Laporte .144 157 145—440 Larivlère.144 195 157—490 700 820 727 2247 EKERS BLUE Gingras.121 104 137—422 P.Des autel s .155 184 129—408 Desjardins .122 100 128—350 Blais.101 133 129—303 E.Desautels .145 144 191—480 044 731 714 2089 Moison Blanc gagne 3 parties.Molson XXX Mercier.120 112 128— 300 Fredette.122 151 114— 377 Gagnon .177 143 135— 415 Gibault .115 141 133— 389 Charbonneau 140 112 155— 407 674 059 605—1998 Dawes Kingsbeer L.Dubois .127 104 121— 352 Boucher.128 115 109— 355 Clarke.108 121 96— 325 E.Dubois .102 94 87— 283 Caselli.146 157 118— 411 611 594 531— 1736 Molson XXX gagne 3 parties.Dow I.P.Gaves .102 72— 265 Nicolet .79 127 86— 292 Nixon .123 114 85— 322 Bobert .123 102 129— 354 Saunders .133 76 76— 285 Totaux.549 521 448— 1518 Hill.61 95 114— 4240 Aubé.117 130 92- 340 Provost.126 150 155— 431 Henfy.113 122 154— 389 Stack., .110 190 139— 439 527 687 654—1 1868 N.B .L.CHAMBRE 2 Labonté.125 101 114— 339 Lafrance.86 154 96— 336 Brault.144 150 115— 409 Cadieux.99 95 145— 339 Mathew.194 112 105— 411 648 612 515—1834 N.B.L.gagne 2 parties.DAWES VERT Jenkevice.134 108 101— 343 Turner.103 108 107— 318 Aînesse.126 137 115— 378 Callan.169 132 150— 451 Graham.155 183 150— 488 687 668 623—1978 FRONTENAC Landry.128 141 177— 446 Laperrière .126 156 129— 411 Beauchamp .149 117 120— 386 Sicotte.137 147 136— 420 Giroux.159 180 120— 459 699 741 682— 2122 Frontenac gagne 3 parties.Souper aux huîtres au Conseil Verdun Les Chevaliers de Colomb du Conseil Verdun, organisent leur ¦ septième souper aux huitres annuel qui aura lieu le 29 octobre ! prochain dans le local du Conseil situé Boulevard Lasalle, coin Ave-1 nue de l’Eglise, Verdun.Un appel est fait aux membres et I à leurs amis pour y participer.Billets en vente au conseil et pai les membres.__ Pinet et jarry victorieux Le Pinet et Jarry a remporté sa deuxième victoire consécutive, lundi dernier en triomphant du Larry Carmel, à l’Académie Saint-Hubert.Résultat de la partie: LARRY CARMEL Xante! U.140 99 99— 338 Beaupré A.108 113 99- 320 Brown G.110 135 143— 394 Carmel E.108 107 109— 324 Carmel L.113 126 142— 381 Les ventes d’immeubles (Benselgnements fournis pa — - * Cl») Adélard Raymond élu président A l’assemblée annuelle du “Park Tobogganing Club “M.Adélard Raymond a été réélu président pour un autre terme et tous les membres présents ont été unanimes à lui renouveler leur confiance.Le président a annoncé que c’était l’intention du club d’ouvrir la maison du club au commencement du mois prochain alors que seront organisées plusieurs soirées pour les membres et leurs amis.Voici la liste des officiers élus: Président, Adélard Raymond; vice-président, F.-L.Benedict; se-crétaore, R.B.Daville; auditeur, E.C.Cole; directeurs, G.P.Cole, R.Papineau-Couture, G.A.Cowan, W.H.R.Denman, Dr J.H.Finnie, K.W.Harrison, A.B.Morris, H.L.Paton, T.Russell, B.Watson et J.C.Dickson.Reise passe au club London Dawes Export Tardy.148 112 131— 391 Tardy.100 127 132— 419 Jarry .78 92 99— 209 McCaughaa .124 114 70— 3U Couillard .121 154 123- 408 Totaux.631 599 Dawes Export gagne 3 Dawes Fut Saint-Pierre .130 139 Phelan.Boisvert.Lacombe .Lussier .Totaux.Cadette .Dubuc.Duchatel .Turgeon.Lefrançois.138 113 123 125 111 145 134 113 561—1791 parties.122— 397 118— 309 165— 413 199— 455 155— 402 .042 635 759—2036 Garage .148 149 159— 456 .129 108 145— 382 .122 153 137— 412 132 129 135— 390 .118 145 100— 423 Totaux.049 084 736—2069 Garage gasne 2 parties.EKERS EXPORT Mongeon.Lachance.Gauthier.Paradis.Hébert.London, Ont., 24.— Léo Reise, joueur de défense des Rangers de New-York, a été acheté par le gerant Roy Brothers du club London, de la Ligue Internationale, et se rapportera ici aujourd’hui même.Reise, qui jouait pour les Américains de New-York, a été acheté par Lester Patrick il y a deux ans, mais hier soir le pilote du club new-yorkais accepta l’offre du gérant local et Reise s’alignera sur la défense en compagnie de Clem Loughlin et de Toots Holway.„ Reise avait manifesté l’intention d’abandonner le hockey comme joueur et de faire application comme arbitre mais le salaire offert par Roy Brothers Pa décidé à reprendre le bâton et de chausser les patins pour une autre saison.Roy Brothers a également fait des offres j aux Sénateurs d’Ottawa pour obte-! nir les services de Len Grosvenor et il semble avoir de grandes chances de s’assurer ce joueur.585 580 592—1757 PINET HT JARRY Landry A.95 114 130— 339 Michaud R.112 112 110— 334 Lapierre E.142 lit) 105—’357 Laniel R.142 110 123— 381 Maillé C.-W.147 126 f44— 417 638 578 612—1828 Pinet et Jarry gagne par 71 points.11 accordera un match-revanche au Larry Carmel pour le 17 novembre.Lundi le 27 octobre à 9 heures il rencontrera le Carrière et Senécal aux ailées Amherst.Tout club désirant jouer avec le Pinet et Jarry est prié de s’adresser à M.Art.Landry, au no 7.542 rue Saint-Hubert, Cal.3204.Hockey à Lachine Le Larhine Junior Amateur invite tous les gérants des clubs de 18 à 20 ans à venir s’enregistrer à l’assemblée de ce soir, qui aura lieu à son chalet, abide 18e avenue et Broadway, ou chez M.Emile Valois, 72, 16e avenue, Lachine.Les clubs Ville Saint-Pierre, Dominion Park et Dorval préférés.140 144 132— 425 .108 99 90— 277 .123 154 159— 436 .164 117 206— 487 .135 119 120— 374 Totaux.679 033 707—2019 DOW’ OLD STOCK Chevrier O’Brien .128 155 147— 430 Doré.Collin.134 153 158— 445 .140 143 116— 399 .13!) 179 134— 449 673 731 " 715 2119 Stock gagne 2 parties.USINE * .127 127 105- 362 .155 132 148- 435 .75 102 80— 257 129 157- 286 .177 123 121 421 534 613 614- -1761 Costes arrive au Havre Le Havre, France, 24.(S.P.A.) -— Le capitaine Dieudonné Costes, le héros de la récente envolée transatlantique, est débarqué incognito du paquebot France, à 8 heures du matin aujourd’hui et il a rapidement oublié les difficultés militaires prévues pour lui lorsqu’il $ rencontré Mme Costes, qui l’attendait sur le quai.Ils sont partis tous les deux en automobile pour Déauville.Ils reviendront à quatre heures cet après-midi alors qu’aura lieu le débarquement officiel.Costes et Bellonte, le mécanicien, seront reçus officiellement par le maire Léon Meyer et tout le conseil municipal.Quatre missionnaires C.S.V.pour la Chine Ottawa, le 24.— A l’occasion de la fête de St-Viateur, le 21 octobre, le R.P.Supérieur Provincial des Clercs de Saint-Viateur a fait connaître les noms des premiers missionnaires, clercs de St-Viateur, qui partiront pour la Chine en septembre prochain.Ce sont le R.P.Crevier, C.S.V., les Frères Pinault, C.S.V., Mi-chaud, C.S.V., et l’Espérance, C.S.V._ ar la maison Ernest put et Au cours de la Jouroéa d'hier, 38 ventea ont éU effectuées au montant de $208.-048 W.Sur ce nombre.25 étalent au montant de $2,000 ou plu*.Le quartier Vil-leray prit la tête avec un total de $21.250 pour des vents» sur lee rues St-Oérard, Bt-André et Foucher, La cité de Verdun •ult avec $18.300.Au cour» de l'apré*-mldl.quatre ventea ont été transitées au montant de $31.825.Voioi la Uite compléta des ventea subdivisées par quartier et par ordre d'tmpor-tance: QuarUer VlUeray.— Rue St-Qérard.bâtisses 7021 à 7027: iou No# 2628-592.2620-503-1; terrain 37 8 x 75 pieds A.Lamontagne vend â J.-M.-L.Joltcoeur, $14,800.J.-A.Lalancette, notaire—1930.Rue Foucher, bâtisses 8406a.8408; lot No 2820-764.R.Lalonde vend â A.Plante.$5.500 J.-A Savoie, notaire—1930 Rue St-André, vacant; lot No 480-184.Dame A Cantin vend à O.Oalarneau et Fila.$350.J.-A.Savoie, notaire—1930.Rue Foucher, vacant»; lot» Nos 2629-826.827; terrain 50 x 82 pieds.H.Croteau vend à L.Binds.$300.A.Boulais, notai-rfr~»1930.Rue Foucher, vacants; iota No» 2829-838.827; terrain 50 x 82 pieds.L.Binda.es-qual vend â H.Croteau.$300.A.Boulais, notaire—1030.Cité de Verdun.— 5e avenue, bâtisse# 809 â 819; lot» No» 4671-327.partie N.-O.326, partie S.-E.328; terrain 40 x 89 pieds.E Lanthler vend à Dame M Monette.$15,300 J.-A.Savoie, notaire—1930.Ave Baanantyne, vacants; lots Nos 4679-683 â 685; terrain 73 x 75 â 95 pieds H.Hadley vend à Ideal Home* Ltd.$2,000.J.-H -R.Messier, notaire—1930.Ave Allen, vacants; lots Nos 3403-31.32; terrain 50 x 80 pieds.La succession J.Allen vend â H.-N Oauthler, $1,000 égal à $0.25 le pled.R.H.Barron, notaire— 1930 Quartier St-Deni».— Rue Chambord, bâtisses 5067 à 5081; lots No» 331-148; terrain 50 x 73 pieds.W.Begnoche vend â D.Oamache, $18,000.J.-E.Jeannette, notaire—1930.Quartier Mont-Royal.— Queen Mary's Road, bâtisses; lot No partie 147; terrain 89 x 384 pieds.W.B.Converse vend à R.H Oland.$17,500.W.B.S.Reddy, notaire—1930.Cité de Westmount.— Rue Dorchester, bâtisses 4258; lot No 941-293; terrain 26 pieds en front.E.J.Kussner vend â Kussner ’ Investment Corporation Ltd, $16,000.J.Klineberg, notaire—1930.QuarUer Et-Jean-Baptlste.— Rue Parc Lafontaine, bâtisses 1331; lot No 6-3; terrain 26 x 100 pieds D.Oamache vend â W.Begnoche, $16,000.J.-E.Jeannette, notaire—1930.QuarUer St-André.— Chemin Publie, bâUsaes; lots Nos 1639-18-1.2, 1639-19-1, 2.A D.PalUel vend â Mlle M.Plchette.$12,500.R.-T Beaudoin, notaire—1930.Quartier Notre-Dame de Grâce.— Ave Melrose, bâtisses 2471, 2473; lot No 174-339; terrain 25 x 88 pieds.W.L.Kaskell vend à Dame F.Déearte, $8.500.A.-K.Prud'homme, notalr»~1930.QuarUer St-Laurent.— Blvd Bt-Laurent, bâtisses 1604; lots Nos partie S.-E.326.lots 327 , 328; terrain 129.9 x 41 à 77 pieds.E.J.Kussner vend à Kussner Investment Corporation Ltd, $8.500 et autres considérations, J.Klineberg, notaire—1930 Quartier Laurier.— Rue Clarke, bâUases 5847 â 5851; lot No molUé N,-O.11-395; terrain 25 x 84 pieds.G*.Duclos es-qual.vend à H.Alarte, $7,100.J.-H.-R.Messier, notaire—1930.Cité de Lachine.— Rue Notre-Dame, 26e avenue, bâtisses 30.26e avenue; lots Nos 224, partie B-O.232-1, lots 238-189.190 L.-J.Boyer vend à J.Folsy, $3,000.J.Malouln.notaire—1930.Rue Notre-Dame.26e avenue, bâtisses 30.26e avenue; lots Nos 224.partie S.-O.232-1, lots 238-189.190 J.Folsy vend à L.Léger, $2,500.J.Malouln, notaire—1930.18e avenue, vacant; lot No 293-420.O.Thouln vend à A.Jollcoeur, $600.J.-A.Meunier, notaire—1930, QuarUer St-Edouard.— Rue Gamier, bâtisses 6357 â 6361; lot No 3-305; terrain 25 x 85 pied».A.Tougas vend à Dame J.G.Wheeler et vlr, $7.000.J.-R.Cré-peau, notaire—1930.Quartier Ahuntaic.— Rue Cartier, bâtisses 6922.6924; lots Nos 480-34, 431-69; terrain 25 x 82 pieds.A.Beaudoin vend â Dame J.Urbain et vlr.$6,000.J.-R.Crépeau, notaire—1930.Quartier Delorlmler.— Rue Masson, vacant; lot No 161-282; terrain 25 x 90 pieds.J.Laporte Vend â The Shell Co.of Canada Ltd, $6,300.F.K.Stevenson, notaire— 1930.Quartier Rosemont.— Rue Dandurand, vacants; lots Nos 172-1314, 1315; terrain 48 x 90 pieds.J.-N.Drapeau vend â P Picard et al.$2,200.P.Gulllet, notaire— 1930.Are Delorlmler, vacants; lots Nos 209-540.541; terrain 50 x DO pieds.G.-K.Bernier vend â J.-H Lamarre, $2.100.G.Leblanc.notaire—1930.Rue Bennett, bâtisses: lot No 191-994; terrain 25 x 82 pieds.J.Prévost vend â O.MarchlUello, $575.J.-M.Savlgnac, notaire—1930.Quartier Ste-Anne.— Rue Charron, va-vants; lot» Nos 31, 32, 33.R.Chenevert vend â A.N.Paxton, $3,033.45.W.Thuot.notaire—1930.Quartier Mercier.— Ave Hayes, vacants; lots Nos 326-10-80 à 83; terrain 75 x 86 pieds D Wolfe vend à L.Wolfe, $2.000.J.Klineberg, notaire—1930.Rue Mercier, vacant; lot No 397-87.La succession J.Latretlle vend à J.Houle, $400.J.-E.Prieur, notaire—1930.Ville Montréal-Nord — Ave St-JuUen, bâUsses 45; lots Nos 63-14.15.I.Ethler vend â J.Carrières.$1,13220.C.Archambault, notaire—1930.Ville Montréal-Nord.— 1ère avenue et 2e avenue, vacante; lot» Noa 38-194 â 187.38-32.St.Regie Land Oo.Ltd vend à J.R.Dragon, $600.G.-H.Séguin, notaire— 1930 QuarUer Montcalm.— Rue CarUer, bâ-Ussee 6024; lata Nos 211-135, 136; terrain 40 x 56.6 pieds.Dame F.Jutras vend â J.-E Pilon.$1,500.A.Brien, notaire— 1980 Ville Pointe-Claire.— Ave Coolbreexe, vacante; lot No 53-U.Dame O.Mardi vend â W Coiling», $1,250.J.-A.Allard, notaire—1930.Quartier Maisonneuve.— Ave Vlau, vacants; lots noa 1-738.739, 740.C.Obrecht vend à J.Leclerc.$833.34.J.-R.Crépeau.notaire—1930.Ville Bt-Michel.— Ave Nlcolet.vacant: lot No 343-1207; terrain 25 x 80 pieds.W.T.Heney vend â Dame A.Forget, $250, J.-M.Vermette, notaire—1930.VENTES DE L’APRES-MIDI QuarUer St-André.— Ave Woodstock, bâtisses 931 à 935; lot No 1639-18-1; terrain 1980 pieds.Mlle M.Plchette vend à E.C.Chase.$8,200.R.-T.Beaudoin, notaire—1930.Ave Woodstock, bâtisses 937 à 941; lot No 183» 19-1; terrain 195» pied».Mlle M Plchette vend à J.-R.Chase, $8,200.R -T.Beaudoin, notaire—130.Cité de Westmount.— Ave Windsor, bâtisses 23; lots Nos 214-4D, partie SB; terrain 22.9 x 106.6 pieds.A.D.Sawyer vend â J.D.Hutchins, $8,100.J.Fair, no-talre—1930.Quartiers Hocbelaga, Rosemont.— Ruee Hogan, Das Ecoras, bâtisses rue Hogau; lots Nos 148-2608.•!‘76-300, 301.La succession N.Chauveau vend a Dame C.Caycr, $7,125, E.Beauchemln, notaire—1930 La ratification du Japon Southampton, Angleterre, 24.(S.P.A.) — Les documents par lesquels le Japon ratifie le truité naval de Londres, sont arrivés ce mutin en Angleterre; ils seront déposés au ministère des affaires étrangères, 10 Downing Street.C’est Pierre Deboal, du secrétariat d’Etat américain, qui les a apportés.Un secrétaire de l’ambassade américaine doit rencontrer Deboal à l’arrivée du train cet après-midi et ils sc rendront ensemble chez l’ambassadeur du Japon, M.Matsudalra.Des avions ont transporté les documents à travers le continent américain du navire qui les avait apportés sur la côte du Pacifique jusqu’au Levia-thaji, qui leur a fait faire la traversée de l’Atlantique.L’ambassadeur Matsudaira et l’ambassadeur Dawes déposeront ensemble les documents de ratification de leurs pays respectifs, lundi.l Bouliannc est trouvé coupable LE JUGE W’ILSON RENDRA SA SENTENCE, LUNDI Le jury des assises a rendu hier après-midi un verdict de culpabilité dans la cause de Maurice J.Bou-lianne, courtier, accusé d’opérations frauduleuses; le jury a cependant délibéré pendant quarante minutes avant de rendre son verdict.Le juge Charles A.Wilson rendra la sentence lundi prochain.Au cours de son adresse au jury, le juge a fait remarquer nue Bou-lianne était le seul proprietaire de la maison portant sop nom et qu’il appartenait au jury de décider de la prétention de ia défense que Bouliannc ne savait pas ce qui se passait dans ses bureaux.Boulian-ne savait qu’il faisait beaucoup d’argent et il serait étonnant qu’un homme de son expérience ne se rendit pas compte que ces revenus ne provenaient pas d’une source légitime.Quant à Staats que la défense a traité de Judas, il n’y - pas à douter de sa complicité s’il y a eu crime.Mais il a obtenu, comme témoin de la Couronne, la protection de la Cour et (’immunité.Mtre Philippe Brais, pour la défense, avait prétendu que Staats était le coupable- Mtre Bertrand s’est contenté de répondre pour la Couronne que si la défense admettait que Staats était coupable, il s’ensuivait que Bouliannc l’était aussi.Et c’est Bouliannc seul qu’il s’agil de juger.Il est fortement question parmi les amis de Bouliannc de porter ia cause en appel.«4 M Les débris du City of Rome Speziu, Italie, 24.(S.P.A.) — Les débris de l’aéroplane anglais à trois moteurs City of Home qui, le 26 octobre 1929 était forcé d’amerrir près d’ici, sombrant en haute mer avec trois passagers et quatre hommes d’équipage, ont été trouvés aujourd’hui par un bateau de pêche, le Mamma Maria.Ou a retiré un sac à main en cuir qu’on croit contenir des papiers diplomatiques parce que l’un des passagers était un envoyé diplomatique.On n’a pu retracer les cadavres.PETITES AFFICHES TOUTES DEMANDES - Locations.msisons.chambres, msttsln».ete.—A vendre, Perdu, Trouva, ste.— 1 sou 1* mot, minimum 25 sou».— L* même annonce, un mots, remise de 10
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