Le devoir, 1 février 1912, jeudi 1 février 1912
TROISIEME ANNEE-No.26 MONTREAL, JEUDI 1er FEVRIER, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA EX ETATS UNIS.$3.00 ONION POSTALE ., .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .ONION POSTALE $1.00 $1.50 $2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINF 'v 'TlON : Mua 74U REDACT» •_ H Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DE L’ANGLETERRE Le télégraphe nous transmettait lundi deux dépêches qui ont passé presque inaperçues.Elles relataient pourtant deux faits d’une importance capitale pour l'empire et le Canada.L’une résumait nn discours récent de sir Edward Grey, ministre des affaires étrangères.L’autre annonçait la publication de l’ouvrage depuis longtemps promis, où lord Charles Beresd'ord fait le procès de l’amirauté impériale.Le premier de ces incidents—on pourrait l’appeler à juste titre un événement—marque une modification profonde dans la politique étrangère de la Grande-Bretagne.Il indique que le gouvernement britannique a résolu de lâcher la bride, ou plutôt qu’il renonce à brider les autres puissances dans leurs tentatives d’accaparement.Il laisse sans protestation la Russie s’emparer de la Perse et de la Mongolie, l'Allemagne acquérir, si elle le veut, le Congo belge et arracher les derniers débris de la puissance portugaise sur les côtes d’Afrique, l’Italie s’établir à Tripoli et la France au Maroc.Sans doute, cette attitude ne diffère pas sensiblement, en apparence, de celle que la Grande-Bretagne adopta lorsque les Etats-Unis s’emparèrent des Philippines, de Porto Rico et de Cuba, ou encore au moment où le .lapon mit la main sur la Corée.Mais entre ees attitudes précédentes et celle que sir Edward Grey adopte aujourd’hui au grand jour, il existe une différence essentielle.En tolérant les conquêtes des Etats-Unis et du Japon, l’Angleterre favorisait des nations alliées dans le but présumé d’obtenir pour elle-même des avantages particuliers.Aujourd’hui, elle livre les pays mal défendus et les régions sauvage à la conquête des puissances qui ont intérêt à s’en emparer et le moyen de les dominer.Et elle consent à ees conquêtes dans le but avoué de rendre ses relations plus faciles, en désarmant la jalousie et l’animosité des nations qui voyaient en elle la grande aempareuse.• * • Ceux des journaux anglais qui sont opposés à cette politique re prochent au gouvernement de renoncer à son “isolement splendide” et à son “rôle traditionnel” de “champion des libertés du monde”, de ‘'protectrice des nations faibles contre les spoliations des peuples conquérants.’ ’ Sir Edward Grey et ses collègues ne semblent pas trop s’émouvoir de ces phrases creuses et hypocrites.Et ils ont raison.La politique de l’Angleterre, comme odile de toutes les grandes puissances, a toujours été dictée par son intérêt.Grâce à la continuité de son action extérieure, à la magnifique tradition de son gouvernement et de sa diplomatie, elle a su, mieux que toute autre nation, cacher son jeu, choisir ses occasions et couvrir ses accaparements et ses conquêtes de l’invocation, parfois sincère cl toujours opportune, des “ droits de la civilisation et de la liberté.” A ceux qui lui reprochent d’abandonner “la tradition civilisatrice et libertaire” de la Grande-Bretagne en Chine, sir Edward Grey n’aurait qu’à rappeler le souvenir des odieuses guerres de l’opium, aux protecteurs de la Perse et de Tripoli, l’histoire du sud-africain.# # * Que le ministre des affaires étrangères abandonne également, et même qu’il dénonce la politique d’isolement, il n’y a là non plus rien qui doive étonner ceux qui ont étudié d’un peu près l’histoire et la politique anglaises.Cet isolement, plus ou moins forcé, les hommes d’Etat et le peuple d’Angleterre l’ont trouvé “splendide” surtout à cause de cette faculté particulière, qui constitue l’un des éléments caractéristiques de leur force, de leur grandeur, de leur magnifique tempérament national : cette faculté, c’est celle qui leur permet de donner aux autres peuples, et peut-être à eux-mêmes, l’illusion de croire qu’ils veulent et admirent ce qu 'ils sont forcés de subir, # # # Mais la légende “humanitaire” écartée, la politique d’isolement abandonnée, il reste un fait considérable qui ressort des déclarations de sir Edward Grey: c’est que le gouvernement de la métropole semble avoir renoncé au rôle d'arbitre des grands conflits mondiaux, non seulement en Europe, mais en Asie et en Afrique également.Jusqu'ici, une fois sa part prise—primo nominor leo—la Grande-Bretagne défendait la neutralité ou l’intégrité des débris sous un prétexte quelconque—porte ouverte, commerce libre, droit des nations, etc —en réalité, pour le plus grand avantage de son commerce.Et elle appuyait ses motifs apparents ou occultes de toute la puissance de sa flotte.On pourrait écrire des valûmes sur les origines et sur les conséquences prochaines ou ultimes de la politique, sinon nouvelle, au moins formulée ouvertement pour la première fois par le ministre des affaires étrangères.Je me borne à en signaler deux aspects particuliers, qui ne se rattachent qu’indirectement au discours de sir Edward Grey, mais qui intéressent plus particulièrement le Canada.Le premier, c’est le jour décisif que cet incident projette sur la situation des colonies autonomes, des “nations-soeurs”, comme les appellent pompeusement les fabricants d’empire en chambre.* * * La politique énoncée par sir Edward Grey tend à modifier profondément la situation du monde: elle peut accroître ou diminuer la prospérité économique et la sécurité territoriale des divers pays de l’Empire.De l’abandon des nations protégées au sacrifice des droits ou des prétentions, justifiées ou non, des colonies, il y a moins loin qu’on pense, surtout si l’on songe que le but serait le même : concilier les puissances rivales.En ce qui concerne particulièrement le Canada, la nouvelle attitude du gouvernement impérial peut affecter considérablement nos lois d’immigration, nos relations douanières, la sûreté de notre commerce, de nos ports, de nos frontières—sans parler du problème tripartite qui reste toujours pour nous le plus épineux et le plus important: celui des relations de l’Angleterre et des Etats-Unis à cause de la situation particulière du Canada, pays américain, mais possession britannique.Et cependant, le Canada ni aucune des “nations-soeurs” de l’Empire ne peut rien faire, rien dire, pour ou contre l’adoption de cette politique.# ste 34, ca.pt.Ouimet; poste 35, A.Gingras; poste 36, capt.Couin.-.-*- Les conduits souterrains LES INGENIEURS SE PLAIGNENT QU’ILS NE PEUVENT OBTENIR DES RENSEIGNEMENTS DE DEUX COMPAGNIES.La commission des services électriques a écrit hier aux commissaires qu ’elle ne peut pas obtenir certains renseignements de la Canadian Light and Power Compary et de la Compagnie des Tramways.Elle demande que la Ville force ces deux Compagnies à répondre.11 s’agit des conduits souterrains de la rue Atwater, -.e l’avenue Atwater à la rue Papineau.Le chef Tremblay demande 400 paires de bottes pour les pompiers.Ceux-ci, dit-il, se plaignent qu’ils sortent si fréquemment qu’ils sont obligés de porter presque continuellement des bottes sales Les commissaires discuteront la question.M.Ephrem F.à auquet a été nommé sous-mécanicen de l’aqueduc.-f- La guerre au trust de Tacier CARNEGIE ET ROCKEFELLER SE DEFENDENT DE LEUR MIEUX.Trenton, N.J., 1.— La United States Steel Corpnration oppose le plus formel démenti aux accusations portées contre elle et présentera aujourd’hui devant la cour sa réponse & la demande de dissolution.Andrew Carnegie et les deux John D.Rockfeller ont fait connaître leur part de responsabilité dans cotte affaire.Les Rockfeller rs-re et fils disent qu’ils n’ont pris aucune part active dans la formation du Steel Corporation.Carnegie alirme qu’il n’a rien eu à faire non plus avec l’organisation de ee trust.li admet cependant avoir vendu la Carnegie Steel Company à la Corporation .H y a en tout 56 intéressés dans cette affaire du Steel qui feront tous leurs déclarations devant la cour, le gouvernement aura ensuite 30 jour pour répondre à la défense.Après ces formalités remplies, un commissaire sera nommé pour recueil* lit- les témoignages et la cour jugera ensuite oe la cause au mérite.-*- Traversée de Tadousac à Fraserville (Service particulier) Fraserville, 1.— Le “Mahone” a fait hier son quatrième voyage en janvier, de Tadoussae à notre port.Le fleuve, aujourd’hui encore, était couvert de glace.Cependant le “Mahone” a pu faire la traversée de Tadoussae.ici en quatre heures et sans éprouver trop de difficultés.Le “Mahone” a aussi fait dans ce mois deux voyages de Tadousac à Es-coumains.Si on considère que ce vapeur ne mesure que cent pieds de longueur, c’est un beau record qu’il vient d’établir.L’accès facile qu’il a trouvé à notre port démontre aussi que Fraserville offre des avantages remarquables à la réalisation pratique du problème de la navigation d’hiver sur le St-Lau-rent.-^- La grève échoue en Portugal ( Service particulier ) lé abonne, 1.— Après une nuit d’émeute, au cours de laquelle plusieurs personnes ont été blessées, la police de Lisbonne a pu prendre le contrôle de la situation.fies troupes appelées à ia rescousse ont été renvoyées dans leurs quartiers sauf quelques piquets qui patrouilleront autour des quartiers des grévistes.lx's autorités assurent que le mouvement tenté pour organiser une grève générale a complètement échoué.UNE Société peut administrer bien plus économiquement que les particuliers, parce que ses frais, se rêpartissant sur une grande somme d’affaires, sont réduits à un minimum.Les propriétaires désireux d’avoir quelques loisirs eu de s’affranchir des ennuis de l’administration de leurs propriétés pourront la confier à La Société d’Administration * Générale 35 RUE ST-JACQUES MONTREAL Electeurs du Quartier Laurier CANDIDAT TURCOT Parce que c’est lui qui a fait le Quartier Laurier ce qu’il est Aujourd’hui.0n a signé hier le décret d’abdication YUANG SHI KAI SERA PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET AURA COMME ASSISTANT LE Dr SUN YAT SEN.—LA COUR EVACUERA PEKIN D’ICI UN MOIS.— TROUPES JAPONAISES A MOUKDEN.Londres, 1.— Lno dépêche de Tien Tsin annonce que l’édit d'abdication de la Cour Impériale Chinoise a été signé hier.Les souverains ne quitteront toutefois pas Pékin maintenant, car les soldats mandchous furieux do la décision, menacent do les mettre à mort, Pékin, 1.H Or croit que Y tiang Shi Kai et les républicains sont maintenant parfaitement d’accord.Il cherche à persuader les Mandchous d’accepter paisiblement les faits accomplis, et prend on même temps des mesures pour empêcher tout soulèvement de leur part.Un décret impérial publié avant l’abdication indique que Yuang a trouvé moyen de' refuser le marquisat qu’on lui offrait.Suivant une dépêche de Pékin, les révolutionnaires de cette ville proposent de nommer président de la république Y’uang Shi Kai, Sun Y'at Sen serait vice-président, ïong Shao Yi premier ministre et Li Yuen Heng, ministre de la guerre.LES JAPONAIS A MOUKDEN St-Pétersboufg.1.— Une dépêche de Moukden, Mandchourie, annonce que des troupes japonaises dont on ne dit pas le nombre sont arrivées en cette ville pour protéger In vie et les propriétés des sujets du Mikado.Cette mesure aurait été dictée par l’arrestation de plusieurs Japonais suspectés d’avoir fait, ht la propagande révolutionnaire.L’arrivée des soldats nippons a causé une grande excitation à Moukden.Un grand nombre d'habitants ont fui et la plupart des magasins sont fermés.L’exécution des révolutionnaires, par ordre du vice-roi Chang Ehr Hsuan, continue.Trente-sept d’entre eux ont été décapités depuis mardi.UN PRET AUX REPUBLICAINS Shanghaï, L M Le cabinet républicain a signé hier un contrat avec des financiers japonais qui fourniront le capital pour ies metallurgies du Hang Yang.Les conditions de cet arrangement sont que la Compagnie ainsi constituée fera plus tard un prêt de 5,006,000 do taels (13,500,000) au gouvernement de Nankin.-+- Courrier de Québec (Service partieuLer) WATSON CANDIDAT M.Dave Watson, gérant du “Chronicle ’ sera tout probablement candidat à l’échevinat dans le quartier St-Louis où l'échevin Cummings ne briguera plus les suffrages à cause de ia mafadïe.On annonce pour la mairie l’appari-t on prochaine d’un candidat dont le nom n 'est pas encore connu.M.GEORGES PARENT SE MARIE M.Georges Parent, ex-député de Montmorency, épousera prochainement Mlle “Kate” Greuier, filile aînée de M.Gustave urenier, greffier du Conseil exécutif de Québec.LE JUGE LEMIEUX FARDERA A TORONTO.Québec, 1.— L’hon.juge Lemieux, président de la Ligue anti-alcoolique ira faire une conférence sur la loi des licences de Québec, lo 15 février pro chain au Massey Hall de Toronto.IL PERD SA LICENCE Québec, 1.— M.Alphonse Roy, hô-tedier de la rue St-Augustin s’est vu enlever sa licence par les commissaires de licences.C'est le seul des quarante-six hôteliers obligés dé produire de nouveaux certificats ¦ ù n’a pas rempli les conditions requises.Avec la suppression des deux licences décrétée, la semaine dernière par la commission, ceci diminue de trois le n imbre des licences à Québec Les quarante-cinq autres restaurateurs ont fait confirmer leurs certificats.Le greffier do la commission continue à recevoir des requêtes eu opposition à ces licences.LE “MONTCALM Québec, 1.— Le secrétaire de la Chambre de Commerce de Québec a reçu hier un télégramme de 1 hon, L,.P.Pelletier l’informant qu’l est décidé que le “Montcalm” fera un voyage aux Sept-Iles le ou vers le 8 février.Si la chose est possible, il se rendra même jusqu’à Anticosti, A Maisonneuve Le Conseil Municipal do .Maisonneuve a tenu pon assemblée hebdomadaire hier soir souir la présidence du maire Michaud.Il a accorde 19 patentes de bar, le chef de police MarchesrauH ayant déclaré qu il n'y avait pas eu d’infraction à la loi pondant l’année, on „ refusé 1 rois patentes et on n accordé 24 permis de vente de liqueurs aux épiceries.Arrestation mouvementée FUSILLADE ENTRE POLICIERS ET CAMutuIOLEURS, A ORLEANS, FRANCE.— DEUX DES BANDITS SE SUICIDENT.ON EN ARRETE UN; C'EST UN NOMME WILD DE MONTREAL.Orléans, France.1.— La police a surpris ici, hier rot, quatre hommes en train de pililer la gare Les cambrioleurs prirent la fuite et voulurent sau ter sur ]e train.Pour les effrayer les gendarmes déchargèrent leur revolver dans leur direction, mais les bandits ripostèrent; une fusiilladc en règle suivit.Le sous chef de garo et un agent de police furent atteints.Enfin, deux des fuyards se voyant cernés, se firent sauter la cervelle.Un troisième allait, lui aussi, mettre fin à ses jours, lorsqu’un projectile l’atteignit à la jambe et le fit tomber entre les main» des gendarmes.Le quatrième cambrioleur en profita pour disparaître.Celui qui a été blessé fut amené au poste où U fit la déclaration suivante: Mon nom est Oscar .ud.Je suis né à Montréal, Canada, le 27 décembre 1881.Je suis le fils de Francis Harry Wilson; je suis -décorateur en bronze.Wild ou Wilson serait l’un des ban dits recherchés au sujet de l’attentat commis récemment, sur un garçon de banque, rue Ordener, à Paris.-?- Assemblée des Marchands de Chaussures CETTE SECixON DES MARCHANDS DETAILLEURS PROCEDE HIER SOIR A L’ELECTION DE SES OFFICIERS.Hier soir avait lieu l’assemblée dos march an ds-dé tailleurs du Canada, sec tion des marchands de chaussures.La réunion, bien que peu nombreu se, fut très intéressante.On procéda à l’élection des officiers pour l’année 1912-13.xies messieurs -dont les noms suivent comp seront le bureau de direction: Président, M.J.E.Dé-saulnie's; 1er vice-président, Denis r éméré; 2ème vice-président, J.O.Boullerice; secrétai re, J.F.A.Alain; trésorier, J.Morivr; auditeur, J.W.Watson.Quelques uns des membres présents ont fait remarquer que la société des marchands de chaussures comptaitprès de 300 membres.Il est à déplorer que bon nombre d’entre eux font preuve d une regrettable négligence en n'as sistant pas aux réunions.Tous les nouveaux officiers, élus et.réélus, se sont engagés à promouvoir les intérêts de, l’Association et à aug menter le nombre des membres de l’Association.Sur proposition de M.LaSalle, on a résolu d’autoriser le secrétaire à écrire à certains manufacturiers, les priant de cesser de vendre au prix du gros, mais en détail, les chaussures que certains privilégiés se procurent, au détriment des marchands détaitleurs.TRIBUNE LIBRE M.LEMIEUX ET LES DESTITUTIONS A M.le rédacteur du “Devoir”, Monsieur, lie public en général s'indigne ici de voir M.Lemieux attaquer i hon.M.Monk, au sujet du renvoi d’employés surnuméraires et qui se mêlaient de politique.M.Lemieux aurait mauvaise grâce à venir parler de cela à Saint-Jean où les destitutions des “bleus” pleuvaient après, sous le gouvernement Laurier.Je vais mentionner quelques noms pour l’édification de ceux qui ont commis ces injustices.Depuis .1896 recevaient leur congé, sans raisons, sans enquêtes : O.N.E.Boucher, officier d'accise ; Dr.Wood, percepteur des douanes; Jos.Pinson-neault, éclusier; Wm.Fiulay, éclusier; J.E.Pinsonneault, ancien-député, maître du hâvre; Henri Hébert, surintendant des travaux sur e eanal; Euclide, Pinsonneault, percepteur des douanes à Laeolle ; Dr.Tassé, médecin du hâvre; P.B.Benoit, ancien député, surintendant du canal, mis à sa retraite forcément, ainsi que Jules Qucsnel, pereep-teur du canal; J.A.Fournier, assistant-percepteur.Les gardiens dos bâtissee publiques et les journaliers sur le canal renvoyés.Dans la milice, ont été forcés de sortir du service : Lt.-Col.D’Or-sonneus et le major Dr Campbell.Jugez du peu.Vous remorçiant M.le rédacteur de votre accueil, j’ai l’honneur d’être Votre, etc.P.J.DORE, Avocat.Saint-Jean, 30 janvier 1912.- Les frasques d’un cheval Un cheval appartenant à M.Arthur Hoofstetter, maître-charretier, a pris l’épouvante ce matin, rue Maisonneuve et s’cist dirigé rue Ontario, pour venir s’abattre dans la vitrine du magasin occupé depuis quelque temps, par M.d’Argencourt, épicier.L’animal mit la grande vitre en morceaux, et reçut de graves blessures aux pattes.On craint que la bête ne puisse survivre à l’accident.DEMAIN Vous recevrez un Echantillon Gratuit ANTI-DUST LA POUDRE A BALA YER Tout ce que nous vous demandons, c’est de v ESSA YER Et ensuite d'Examiner vos Planchers et «os Tapis.FAITES FAIRE VOS IMPRESSIONS Vous obtiendrez toujours satisfaction en donnant vos com- mandes à notre niirpaii.•* •• v .A I T n ! Nous sommes -J 4 DEVOIR outillés pour tous les gen- ^—-—m— • -i res de tra- vaux.:: TELEPHONE MAIN 7461 [ Demandez nos i prix avant de don- ner vos commandes t 1 ailleurs.:: :: :: 71a RUE ST-JACQUES Le “ Devoir ” en Province FEU Mme O.COTE Wcedon, Co.Wolfe.30.— Mme Olivine Côté, épouse do feu Eusèbe Fou-tainc, est décédée hier matin après quel ques heures de maladie.Les funérailles auront lieu mercredi.M.Noxic, représentant de la compagnie East Canadian Smelting est de passage en notre ville.M.Michel Bouchard, fils, a épousé, ce matin, Mlle Rose Delima Goudreau.de Berlin Falls.M.Charles Lcmey, chef d'une équipe de bûcherons, fait la coupe du bois sur les nouvelles limites de M.A.B.Skinner.ON FETE M.LE PRINCIPAL Pierreville, Yamaska.— Les élèves et professeurs de notre école ont fait à M.le principal Demers une jolje dé monstration à l’occasion do l’anniversaire de sa naissance.Us lui ont présenté un cadeau et une adresse.MAIRE POUR LA QUATRIEME FOIS Saint-Janvier, Co Terrebonne, 31.— M.Joseph Forget, élu par acclamation conseiller, vient d’être réélu pour la quatrième fois maire de notre paroisse, au cours d’une séance spéciale du conseil.—M.Napoléon Brière, a été élu com-seiller par acclamation.BRILLANTE MASCARADE CHEZ LES COLLEGIENS Uit magnifique fête d’hiver a eu lieu, dimanche soir, au collège Saint- Laurent, organisée et exécutée par le9 élèves de la Division des Moyens.A 7 heures 15, salué d’une salve d» mousquetterie, le roi, entouré de s» cour en habits de gala, fit.majestueusement son entrée sur le terrain de la démonstration.Ce fut alors le signal d’un joli feu d’artifice.De la tour crénelée s’élancèrent, en gerbes lumineuses, les grosses pièces pyrotechniques; le palais déglacé était, illuminé par de nombreuses chandelles romaines, le feu do bengala jeta mille couleurs sur le décor déjà si brillant.Plusieurs ballons furent ensuite lancés.Les membres du comité d’Organisation étaient MM.Léo Pepin, René Germain, René Lefebvre et Paul Lepine.Le comité offre ses remerciement* aux membres de la fanfare du collège, et à Messieurs Benjamin de Montigny, et Henri Scott, pour leur gracietix concours.La fête était sous la direction d« Rév.Père R.Clément.Ce fut un succès complet.Vente Autorisée en Justice LUNDI, le dix-neaf février courant, à otuq heures du matin, en l’étude du notaire sousai- Pné, No.30 rue St-.Tacques, seront vendus ^ encan, au plus haut et dernier enchérisseur, les immeubles ci-aprA* décrits, appsrtennnf indivisément à Dame Geneviève Dîna Lafor* rière, veuve de M.Michel Théodule Lefebvre, et à ses enfants, majeurs et mineurs, savoir: Deux lots de terre connus sons les Nos.qua* rnnte-sept et quarante-huit de la subdivision officielle du lot No.onse des plan et livre 6m renvoi officiels du Village incorporé de !» Côte St-Louis, avec bâtisses dessus érigées et les servitudes y attachées.Pour les conditions s'adresser au notait* eoussigné., RENE LEROUX, Notaire* i Montréal le premier février, 1913, i I ! I i LE DEVOIR, Jeudi, 1er Février 1912 Notre Page Féminine CAS DE CONSCIENCE Rrlpttp | 1 .GU I C UC 1 < ! GIvJlv^LLVs CONTRE L’OURS ¦h nr savais quai vous dire, je ne son-qeais à rien devant nia feuille blanchi, et mes yeux se sont fixés sur le litre de votre journal.Les six grande* lettres de.e.e mot profond s'étalaient en relief dur sur le.bout dt- nia table, et évoquèrent à l'instant 1rs obligations pénibles, les heures difficiles, la lutte, les faiblesses et aussi tant d’héroïmes obscurs et sublimes! Le Devoir, un polit mot qui résume toute la pkilosophii de la rie ! Une.idée, qui s'empare d’wne existence pour la dominer et la faire grande ¦.On peut mettre, le De voir de côté, vivre sans soieci etc ses obligations, mais on ne, le supprime, pas: qu’on en fasse son Maître ou qu’on le dédaigne, il demeure, : règle de vie ou remords, il ne nous quitte qu’à la mort.Cette conscience de scs obligations existe ch es tous; pas un être mi monde qui n ’ait à remplir certaines obligations et ejui ne le sente: cl qui n’entende en dedans la voix mystérieuse qui lui dit : “C’est ce.ci cl non cela que tu dois faire ; tu peux -ne pas m’obéir, mais lu as tort, et il n’y a pas de puissance au monde qui t’empêchera d’avoir tort.’’ // ne s’agit ici, ni de, mysticisme, ni ele- rive poétique, mais d’un fait: un fait cfue je ne.saurais expliquer, mais un fait positif : j’en appelle à tous, petits et grands.Notre Devoir, c’est donc 1rs obligations qui s’imposent à nous.U’est quelquefois aussi les obligations que nous ne, voyons pas bien et que d’autres plus éclairés nous indiquent, et la merveille, c’est que la voix, intérieure ne se, taise, pas, et que dans mes aveuglements vendus ou involontaires elle ne, cesse de nous dire: “Ceci est mal, tu te trompes.” Elle se tait, cette voix, pourtant.oui, quand l’âme, agonise: c’est le, plus grand, malheur qup, soit et c’est toujours la faute de celui qui ne l’entend plus.Plus on s’arrête ei l’idée, de celle obligation morale, plus on la trouve mystérieuse et déconcertante.A la fois supérieure à nous, en dehors de, nous, et cependant si profondément enracinée dans nos âmes qu’elle, vit avant d’avoir été développée par U éducation, qu’elle parle quand nous refusons de, l’entendre, qu’elle éclaire même si nous voulons fermer les yeux.La mère, l’épouse, le médecin, l’homme de loi, Je politicien peuvent mépriser U devoir, refuser de s’y soumettre, mais ils savent dans leur conscience qu’ils se, révoltent contre la loi la plus raisonnable et la meilleure.Ils sont forcés de reconnaître en eux-mêmes qu’ils sont inférieurs à ce qu’on pouvait attendre d’eux.Ils n’ont pas toujours une, perception aussi nette, de leur infériorité, ear à fora d'étouffer la voix, elle se, fait plus faible, mais c’est une impression vague, inquiétante qui les incommode sourdement : elle se change en remords et c’est le salu t ou elle s’émousse, ci meurt et c’est le, terrible mal b air! Le Devoir, ne semble-t-il pas que ce, soit Dieu, au-dessus de nous qui dispose les choses comme il l’entend, et Dieu en nous qui nous dit comment agir.Si nous croyons cela, comment pouvons-nous ne pas avoir Je culte du Devoir?FAI-ETTE Sur Mme de Staël Le don par excellence chez elle i'nt, l'esprit de conversation,—non pas l’esprit des mots, persiflage de Riva roi, cet étrange prodigue qui dépense ses pins belles heures à faire des ricochets sur l’eau, — mais l’éloquence, la parole improvisée, soudaine, la voix harmonieuse et.chargée d’idées qui faisait dire à Madame de Tcssé: “Si j’étais reine, j’ordonnerais à Mme de Staël de parler toujours.” Parler était pour e!l!c une fonction de la vie, la fonction essentielle.Il lui fallait son cercle, son salon, scs amis, je dirais volontiers ses auditeurs, il lui fallait Paris, la société brillante où elle trouvait des auditeurs dignes d’elle, capables de la comprendre et de lui répoudre.Nulle pari son esprit merveilleux, sa conversation prestigieuse ne jetèrent plus d’éclat que dans cette fameuse entrevue de Weimar où elle éblouit Gothe et Schiller.Ce fut en 1804, les Allemands avaient peur de la rencontrer; ils l'attendaient comme un ruétéor, comme un phénomène: “Si seulement elle comprend l’allemand,— écrivait Schiller, — nous aurons le dessus.” Goethe eut toutes les peines du monde à accepter la rencontre.Elle arriva donc et elle produisit sur ce monde un peu lourd et compact “quelque chose comme l’incursion d'un écureuil dans une fourmilière.” Tout de suite le duel s'engage: elle veut se faire expliquer l’Allemagne et le génie allemand, mais sans abdiquer un atome de l’esprit français et de la supériorité des lettres françaises.A table, dans les salons, en courant, elle aborde tous les problèmes, les discute, les tranche d’un mot éloquent, d’un beau mouvement du coeur.Et ces hommes à la pensée lente ne peuvent la suivre : ils sont sur les dents au bout tie quelques jours.Schiller n’eu revient pas: “L’étonnante volubilité de sa parole! — écrit-il, — il faut se faire tout oreille pour la suivre.Charlotte Schiller n’a plus le temps de respirer: “Nous sommes dans une perpétuelle tension.c est un mouvement perpétuel, elle veut tout savoir, tout voir, tout pénétrer.” Elle aborde Fichte un jour, et lui demande à brûle-pourpoint: “Pourriez-vous en un quart, d’heure me donner im aperçu de votre système et m’expliquer ce que vous entendez par votre moi ; je le trouve fort obscur?” Fichte avait employé toute sa.vie à établir son système sans parvenir à.le rendre clair.Un quart d’heure! C’était trop peu.Tl sua sang et eau pour expliquer ce qu’il ne comprenait pas lui-même.Au bout de dix minutes, madame de Btaël l’arrête: “CW, assez, monsieur,, je sorte une consolante réponse aux interrogations d’usage cbn-ecrnant la foi, le regret des fautes et le pardon des injures.Ali ! de quelle étreinte, n’est-ce pas, eût-elle souligné ta réponse à une demande com/ine celle-ci, par trop cruelle à faire: “Croyez sains sur l'écueil de I île Madame.Le 18 août 17‘Jt, on débarque Es moribonds dans l’atmosphère torride de nie.Deux cent soixanle-dix pre- f _________ 1 très succombèrent ; deux cent quinze t lavaient été enterrés déjà à I île d Ai\.sion éternelle, qu’il doit régler.Je! Les survivante, dans un admira»?i ?j eunLprends mal qu’on pu sse alors ba j pacte d'humilité, se promirent les uns lancer entre un sentiment de crainte j aux autres de taire 1 histoire de vo'.3 éphémère et des responsabilités qui ne; tortures, et c’est ià sans doute aussi, liassent pas; je soutiens qu’il faut par ; la raison pour laquelle on en «ma 1er et agir, et n'admets qu'une excep 1 De des Sainis d.une e- IL DEPIE LE JUGE.Régina, Sash., 3L — Richard Crispe n, enfermé pour sept ans au pénitencier de Prince Albert a refusé de témoigner dans la cause de Lafort et a répondu dédaigneusement aux menaces du juge.Le tribunal dut renvoyer le jury et remettre la cause au prochain terme.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR H.5483! BLOUSE POUR DAMS se à l’Angleterre ?.Il y a oans ce dente, et ce fut un Anglais, Sir John Sud-Ouest d’autres héroïsmes qu’on Fayrer, membre de la Société Royale de Londres et chef du service sanitaire des Indes, qui osa, écrire: “Une expérience de soixante années me fait vous declarer très nettement: je n’admets pas que la mort surprenne un malade sans qu’il en ait été averti.”C’est maintenant plaisir et justice de dire qu ’interrogés à leur tour, la plupart de nos médec'ns canadiens, tant catholiques que protestants, eussent volontiers signé cette fiè.re déclaration.La réponse de Sir John Fayrer est également conforme au droit uatureil et aux plus formelles intentions de l’E-f gilise.Si le droit à la vérité existe quel-j que part, n’est-ce pas chez lie malado ' à qui la douleur ôte parfois tout moyen de la découvrir.V érité cruelle, dans ce cas, tout la monde en convient, mais vérité inéluctable, et, sans aucun doute, corrélative à l’état d’homme, puisqu’il s’agit s implement d’apprendre à un mortel qu’il va mourir.Et vérité très opportune, si l’on considère que les dernières heures peuvent tenir une part incalculable dans l'existence de l'êtiro laisse oublier, d’autres martyrs qui at tendent leur monument commémoratif.Je veux parler oes ‘270 prêtres de l’île Madame, morts victimes de Révolution, confondus à fleur do sol dans le même oubli, sans une pierre, sans une croix qui signale cet ossuaire sacré.C’est une tragique histoire que celle de ces morts ! Sur décret de la convention, les prêtres qui refusent le serment à la Constitution civile ou clergé sont poursuivis, traqués, emprisonnés, condamnés à la déportation, ils sont dirigés sur Nantes, Bordeaux ou Rochefort.On les entasse dans l’entrepont des vaisseaux, à destination de la Guyanne, mais le départ est retardé chaque jour.Enfermés dans un étro-it espace, à demi asphyxiés, ou parqués sur le pont, gelant ou étouffant tout à tour ! Obligés parfois de dérober leur nourriture dans l’écuelle qui sert aux bâtes, privés de tout ré-corü.'ort religieux sous la surveillance incessante et féroce des gardiens qui les ont dépouillés de tout objet pieux, les déportés des pontons commencent Le scorbut et la La blouse est utile pour la femme à nui ses revenus ne permettent d’avoir qu’une garde-robe limitée.On peut confectionner de jolies Louses chez soi, à très peu (la frais, et notre modèle illustré ici en est un boa exemple.On peut se servir de linon, de batiste ou de dimity pour confectionner ce vêtement.Le modèle Xo.5,689 est taillé en six grandeurs, 32 à 4d pouces, mesure de buste.Pour le buste de 36 pouces il faut 2 verges 1-2 de ]n j tissu de 36 pouces.On peut obtenir ce patron en envoyant 10 cents au bureau de ce journal.Les lectrices du “Devoir” peuvent obtenir ces patrons aux conditions suivantes : Remplir le coupon ci-dessous et retournez-le au DEPARTEMENT DES PATRONS AU "DEVOIR”, Tla vue St-Jacaues Montréal.o ae ‘Curo!une agonie.menace pourvu qu’il réalise nettement ; {(èvrfl pHtride sp d^,flrent parmi les sa position,.Et, nous dox ons envisager j majjlfll|reux.Los cadavres sont jetés à Ta question Tioiuseuaemprit au point dejja et, s'enlisent dans les vases'd’où vue de l’héritage et des autres dispo-j |0 f|0t l,,s arrache pour les rejeter sitions testamentaires, mais encore et ;u r |es côtes et contraindre les fitlfles surtout, au peint do vue des liquida j j, leur donner une sépulture moins tiens spirituelles, des sacrement?à re-j sommaire.cevoir, des suprêmes mérites et des su- j Quand le nombre des malades gran-rprêmes satisfactions.Tout montrant ajdissant, la pestilence, gagne l’équipage, des affaires d’ordre intime, à répercus on prend le parti de jeter les agoni- COUPON Département des Patrons au TOlr”.Ecrivez lisiblement.PATRON No.5,689 Nom.‘De- No.Ville Euo Mesure du buste .De taille.Quand vous désirez un patron soit fiour fillette ou enfant, ne mentlonnea amais la mesure; mentionnez l’figc seulement.Envoyez ce coupon epres que vous l'aurez rempli au DEPARTEMENT DES PATRONS, AU “DEVOIR”, avec 10 cents, soit en timbres ou en argent et lo patron ci dessus tou» sera envoyé quelques jours après.liff.Causerie Ménagère Dans toute maison bien tenue, le.' heures régulières dea ropfts forme u comme l’ossature de la vie commune Quand ile sont servie exactement, c que chacun a soin d’y venir fidèlement uu moment voûta, poreonne ne perd sir trnnips à at vendre les autre*, le eervlci cet bien fait, ta cue'no soignée, tou le monde est content; mémo le» doime< tiques sont satisfaits et encouragé» dam.dans Mur bonne volonté, Les homme* tiennent spécialement à cette régutarité dea repa», mémo ceux qui, volontatrnmont on non aont sou vent en retnedl O’eat à la matiretwie de maison qn’l! appartient de maintenir Isa bonnes traditions avec un tact qui «xititat la rigidité, (l'eut ede encore qui veitte à ne point trop proionanr le* sô niions à table, afin qua «.Hue heur* d’in tiralhé faanlHata, «injiJoyée aaaa hétei eomme sans durée snsgéréo, pu1 as» ôtr» I L’A CH A T D’UN MANTE A U DE MOUTON EST CHOSE SI IMPORTANTE en considération du prix que vous payez et du temps que ce manteau vous durera* qu’il est du plus haut intérêt de quiconque veut faire un bon marché de consulter de véritables spé-cialistes dans cette iSrOÜT™ A"* I A RPR r.F i F ERSk Nous Sommes Spécialistes, Importateurs et Manufacturiers.Noue n ’importons que les meilleures peaux et nous confection-non* nos manteaux dans nos propres ateliers.C’est pourquoi voua gsrantûwona une meilleure marchandise pour un prix beaucoup que vous vous exposes à payer ailleurs.LABERGE, CHEVAUER & CIE, FOURRURES EN GROS 516 ST-PAUL.J LE DEVOIR, jeudi, 1er Février 1912 LES RELATIONS - DO CANADA AVEC L’EMPIRE Traduction française de la conférence prononcée mardi soir devant le “ Canadian Club ” de Boston, par M.C.li.Caban.Ce que pense un Anglo=Canadien des tendances nationalistes et de l’avenir de l’Empire.— Historique de la question navale au Canada et en Angleterre.— Des textes et des documents.UNE PIECE A LIRE ( Suitp et fin ) “La Chambre approuvera cortliable-nient toute dépense nécessaire destinée a encourager l’organisation rapide d’uu service naval canadien en coopération et relation intime aver la marine im-périaJe.conformément aux recoramau-dations de 1 .mirauté faites lors de la demi ere conférence impériale, et en complet aceord avec l’idée que la suprématie navaile de la CirandcBreta gtfe est essentielle à la protection efficace du commerce, - a sûre., de l’empire et au maintien de la paix mondiale.' ‘ La Chambre est fermement convaincre que, chaque fois que le besoin s’en fera sentir, le peuple canadien se montrera prêt et disposé à taire tous les sacrifices requis pour donner aux autorités impériales la coopération la plus loyale et la plus cordiale a toute mesure propre à maintenir l'intégrité et l'honneur de ! ’empire ’ ’ Je désire attirer tout spécialement votre attention sur la déclaration renfermée dans la seconde clause de cette résolution, que, dans l'état actuel des rapports constitutionnels de la Mère-Patrie avec, les Dominions autonomes, le versement de contributions régulières et périodiques dans le trésor impérial pour des fins militaires et navales ne serait pas, en ce qui concerne le Canada, la solution la plus satisfaisante de la question de la défense.Observez aussi cette déclaration d'alternative pour l’organisation rapide d’un service naval canadien qui coopérerait en relation intime avec la marine impériale.Il devint bientôt clair que le compromis accepté par les chefs des deux partis politiques des Communes ne serait pas reçu avec unanimité par le peuple canadien.Dans l’interval.Sir William II.White ancien directeur de la construction navale, apaisa un peu l’alarme générale, en écrivant dans le '‘Nineteenth Century” d’avril 1909, un article au cours duquel ‘I parlait "des déclarations exagérées et des questions hystériques que .l’on avait faites en certains quartiers”, et dans lequel il ridiculisait "les pronostics de politiciens, dépourvus de connaissances techniques, comme le premier ministre, M.Balfour, le premier Lord de l’Amirauté ei plusieurs autres.” Toutefois, on convoqua une Conférence Impériale de la Presse, de bonne heure en juin.Des représentants de la presse venus de toutes les parties des Dominions autonomes se réunirent à Londres ; les leaders de l’opinion politique anglaise leur demandèrent avec éloquence d’amener 1rs Colonies à coopérer dans l’œuvre de la déîcnse de tout l’Empîrè.Lord Roseberry leur dit : ‘ Rappor- tez avec vous ce message que la Vieille Patrie a le cœur fort, qu’il n’y a riiez elle ni reculade ni faiblesse, qu’elle se réjouit de renouveler sa jeunesse au sein de ses Dominions géants d’outremer.Pour son salut, elle so fie à elle-même ; si cela lui manque, elle devra se confier à vous.” Sir Edward Grey leur dit : “L’essentiel est que nous gardions ouverts les chemins do la mer ; c’est là le grand problème stratégique auquel l’Empire doit maintenant faire face.La marine est la sauvegarde commune de tout l’Empire.Si elle faillit ù cette tâche, nous n’aurons pas besoin de discuter d’autres sujets.” "La dépense locale, déclara M.Bal-fnur doit, être subordonnée à la défense impériale.Les parties qui constituent l’Empire ne pourront jamais être sauvées, ne pourront jamais être puissantes, ne pourront jamais être fortes, si leur défense est purement locale.” LA CONFERENCE DE DEFENSE IMPERIALE Entre temps, ie gouvernement impérial faisait, en mai, des préparatifs inattendus pour convoquer les représentants des colonies à une CorJtérenee de Défense Impériale, à Londres.Cotte conférence s’ouvrit en juin.Le gouvernement canadien consentit, avec d’ailleurs peu d’empressement, ù y prendre part et délégua deux représentants, le?mi-nistres canadiens de la Marine et de la IMilice.Leurs instructions avaient pour liases la résolution unanime de la Chambre des Communes canadiennes, citée plus haut.Au temps même où Sir Wilfrid Laurier décidait de prendre part à la Corl.’érence, il déclarait à la Chambre dcS" Communes, le 18 mai : “Je comprends tués bien que le Canada est rendu à la période de son histoire, où.en tant que nation et que partie de l’Empire britannique, il doit accepter carrément ce fait et, préparer, en autant qu’il le peut, sa propre défense.Nous devons donc faire tout ce que nous pouvons pour que cette préparation soit efficace.mais je ne suis pas prêt à dire jusqu’à qu’elle limite nous devons aller.” Plus tard, le -5 juillet, le ministre canadien de la Milice déclarait à la presse de Londres : "L’opinion s’ac-'Vordo virtuellement au Canada sur la "ligne de conduite que nous devons "prendre au sujet de la défense impé-"rinlp.La résolution du Parlement èa-' nadieu règle la question et fait la "base de nos instructions.” Dans le mémoire soumis à cette conférence, M.Reginald McKenna, pve.mier Lord de T Amirauté, admettait que ses suggestions étaient modifiées par les circonstances différentes où se trouvaient les Dominions d’outremer et que ‘‘leur histoire et leurs conditions physiques donnent naissance à ‘'un sentiment national particulier à “l'expression duquel il faut faire une “place.” R déclarait cependant que : j "L Amirauté est d’opinion que le gou- i “vernement, d’un dominion qui désire ' ‘créer une marine doit viser à en faire ‘une unité navale distincte".Au taux que paie l’Angleterre, cette création, disait-il, coûterait, $17,500,000, plus 8.1,000,000 par année d'entretien.Il imrisrtait pour que l’unité navale formée par un gouvernement colonial fut "traitée comme partie intégrante des "flottes impériales”, parce que “Tuni-"té de commandement et, de direction "est, en temps de guerre, la condition "absolue d’unc action heureuse”.Il a-joutait aussi : "Les gouvernements eo-"loniaux ont reconnu qu’en temps de "guerre les armées de mer doivent "passer sous la direction générale de "l’Amirauté.” Los représentants du Canada à la eonférenee ne voulurent pas accepter tout entière la recommandation de l'Amirauté.Ils demandèrent de modifier le projet sur la c»n»™*«ition de 1 unité navale proposée en prenant pour base une dépense annuelle de $3.000,000 et de 000,000 respectivement.OPINIONS CANADIENNES CONTRADICTOIRES Pendant ce temps, la presse canadienne était devenue une véritafblo tour de Babel, les uns approuvaient, les autres répudiaient Je projet de marine de Laurier, d’autres proposaient des plans différents, chacun disait ses préférences, comme politique et comme détails ; enfin il était clair qu’il n'y avait aucune véritable unité d’opinion j publique comme avait d’abord semblé l’indiquer la résolution unanime du Parlement canadien.M.Borden, chef de l’opposition, s’en tenait à la résolution des Communes i canadiennes.En juillet, il déclarait | à Londres que "les Canadiens doivent , "certes faire tous les sacrifices possi- j “blés en temps de danger, mais les “contributions régulières, ou périodi-"ques au trésor anglais ne sont pas la i “meilleure méthode à employer”.Plus; tard, en octobre, il disait, à Halifax: ! "Nous devrions nous laisser guider pari ‘‘ce principe dominant que nous dc-"vrions tirer, en autant qu’il est pos-“stble, tous nos moyens de défense na-"valo de nos propres matériaux, de no-"tre propre travail, de l’instruction et "de l’habileté de notre peuple ; de cet-"te façon nous donnerions à l’industrie “canadienne de ia construction • des "vaisseaux, l’émulation et l'encourage-“ment dont elle a si longtemps man-“qué.” M.Monk, député, chef des conservateurs de la province de Québec, proteste, dans un banquet politique donné à Lachine au commencement de novembre 1909, contre la politique projetée de centralisation militaire et navale qu’il déclara devoir être fatale au prin- j cipe du gouvernement autonome : "La j "democratic de notre pays, dit-il, ne "peut pas admettre que le peuple ne 'doit pas être le maître de ses propres “destinées.Nous ne devrions pas être "liés avant d’avir été consultés et "d’avoir manifesté nos désirs.” De son côté.Sir Wilfrid Laurier répondait à M.Monk, dans un discours prononcé à.Toronto : "Si nous avons une "marine, elle ne prendra part à aucune "guerre, à moins que le Parlement du “1 anada ne décide de l’y envoyer.” t M.Roblin, ancien premier ministre du Manitoba, qualïfiait le projet naval, de Laurier de séparatiste comme caractère, d’inutile, comme efficacité, de coûteux comme prix, et déclarait que “le Canada devrait taire sa part de “la meilleure façon possible pour le! “soutien de la suprématie britannique “sur les mers par une contribution “prompte et directe à une marine im-j “pénale grande et unique.” M.Mc-Bride, premier ministre de la Colombie Anglaise, M.Hazen, premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Haultain.leader conservateur dans la province de! la Saskatchewan, insistèrent avec vi-! gueur, à plusieurs reprises, pour que le! Canada fît une contribution directe en argent ou en vaisseaux.A un banquet donné à Montréal, le 2 décembre, sir Thomas Shauglinessy donna une note nouvelle en faveur de la coopération impériale, en disant que, dans l’avenir, ,e Canada deviendrait “une grande nation, une influence “puissante dans les conseils du peuple, “anglais, un facteur puissant dans les “affaires impériales”.A cela, M.Hen-it Bourassa, qui était destiné à prendre une part grande et influente à la discussion de la politique navale du Canada, rétorqua avec concision, à un banquet donné une semaine plus tard: “Si le Canada doit prendre part aux guerres de l’Angleterre, il doit être représenté dans la diplomatie anglaise.” A partir de ce moment, on fit circuler à profusion dans l’Ontario et dans l’Ouest, des requêtes qui attira’ent l’attention publique sur le fait que: “Il n’y a aucun moyen constitutionnel qui permette au peuple du Canada d’exercer son influence sur la dé,cia.at ion de guerre, sur sa conduite, ou sur la conclusion de la paix.” La “Canadian Grange” et le Con sell National Canadien d Agriculture insistèrent aussi sur la nécessité de faire voter le peuple sur La question d.e la marine.En novembre 1909, le Parlement canadien se réunit de nouveau et, le 10 janvier 1910, le premier ministre présenta le bill de la Marine, en expliquant que le gouvernement canadien n’avait pas adopté la proposition de l’Amirauté britannique d’une unité navale comp.te, mai® que le gouvernement s,e proposait de construire onze vaisseaux au coût de $11,000,000.el la construction se faisait en Angleterre, et au coût d’au moins $15,000,000, fi elle se faisait au Canada.1 ajoutait: “Je dois dire que nntis avons l’inten tion de commencer le plus tôt possible à construire cette flotta et de la faire construire au Canada, si c’est possible.’ ’ Le premier ministre attira aussi l'at tention sur une clause spéciale du bill qui mettait la marine sous l’autorité du gouvernement canadien, mais qui disait en même temps que, “en cas d'urgen ce.le gouverneur généTail-en-conseit — c’est-à-dire le gouvernement canadien — pourrait, mettre les vaisseaux, officiers et matelots canadiens à la.disposition de Sa Alajesté pour le serv.ee généra] dans la manne royale.” C’est cette clause du bill qui souleva une guerre de guérilla si furieuse et.si pro longée.M Borden, qui est maintenant premier ministre en fit cette critique mordante: ' -*vee ce projet, la marine canadienne serait canadienne en temps de paix seulement; en temps de guerre elle deviendrait une marine n arrôté-cu"Conseil.” D’un autre côté, M.Monk, député, aujourd’hui ministre des Travaux Pu blius, déclara que: "On propose aujourd’hui de nous inviter à devenir responsables de la politique, de la di plo-mat e, des traitée, des alliances (du gouvernement impérial!) dont nous ne connaissons rien, sur lesquels nous n'a vous aucun contrôle, que des hommes qui peuvent, être exi clients, mais qui ne nous sont pas responsables, ont faits.] On nous demande d'assumer toutes ces responsabilités, sang que nous joui as:- : ons des privilèges de la représenta ; tion.' ’ M.Monk ajoutait plus tard : “Ce1 “qui est plus important que tout,d’est “que nous n avons pas voix dans la “conduite des affaires impériales et “que cependant nous serions liés par “les obligations de l’Empire vis-à-vis “les autres pays.Nous deviendrions “liés par les résultats politiques et fi-"nanoiers de ses obligations, sans que “nous ayons de représentation ou de “responsabilité administrative.” M.Doherty, député, aujourd’hui ministre de la justice, insista aussi pour que toute politique de contribution à la défense impériale comprit le droit de participation au contrôle où à la direction de la politique étrangère de l'Empire.“ Je suis ici pour dire, né-“clarait-il, qu’en nous imposant ce de-“veir de prendre part au soutien des “forces navales de l'Empire, on nous “impose nécessairement en même “temps un autre devoir, celui de pren-“dre voire part du pe.sant fardeau de "la conduite des affaires étrangères de “l’Empire.” M.Perley, député, qui fait maintenant partie, sans portefeuille, du cabinet canadien, insistait aussi sur l’importance du maintien de l'unité de l’Empire, et sur l'obligation qu’a le Canada de contribuer efficacement à la défense de l’Empire, mais pour obtenir éventuellement le drolit d’être représenté dans le gouvernement de l’Empire.LA CAMPAGNE DANS QUEBEC Le bill de la marine devint loi sur division, par le vote du parti libérai et le Parlement fut prorogé en mai 1910.Au mois de janvier précédent, M.Henri Bourassu.ancien partisan de l’administration Laurier, puis député à la Législature de Québec, Canadien de descendance française, possédant à fond son histolire constitutionnelle, doué d’un sens'politique aigu, de qua- s littéraires et oratoires non surpassées, fonda dans la ville de Montréal le “Devoir”, journal dans lequel, du jour en jour, il prêcha la doctrine du Nationalisme et de T Autonomie, et livra à la politique navale oe Lauri.-g un assaut persistant dans sa eritiqi* mordante et sa satire toujours en éveil.MM.Monk.Bourassa, Nantel, Blondit!, Lavergne .et d’autres encore firent dans la province de Québec une campagne politique de discours qui dura tout l’été suivant, tandis que Sir Wilfrid Laurier et quelques-uns de ses collègues, traitant la campagne dans Québec avec un- apparente indifférence, firent une tourn-'e dans les provinces de l’Ouest en débitant les platitudes politiques usuelles et en soulevant,par par-ci, par-là.un peu d’enthousiasme en décrivant l’édifies impérial comme une1 “théorie de jeunes nations entou-“rant la Grande Bretagne, chacune “avec ses responsabilités nationales, “unies entre elles par la chaîne d’une “allégeance commune.’’ Mais, au commencement d'octobre 1910, le mandat fédéral de la division Drummond-Arthabaska devint libre : le gouvernement émit les br t s pour une nouvelle élection, et, dans la courte campagne politique qui suivit, l’énergie et l’enthousiasme exaspérés des partis opposés se, fit jour avec une expression entière, libre et franche.Sir Wilfrid Laurier entra lui-même hardi dans la lutte qui se faisait, dans son ancienne circonscription électorale.On n’avait probablement jamais encore vu, dans une unique campagne électorale au Canada, tant d’orateurs politiques et l'on n'avait jamais entendu autant d’appels passionnés aux électeurs.Le 3 novembre, le coup por ta et la répercussion s’en fit sentir par tout le pays.Le candidat de sir AVilfrid Laurier avait été complètement battu sur la question de la marine, dans la circonscription de son choix, dans sa province de Québec.Le 9 novembre, les nationalistes célébrèrent leur victoire par une manifestation monstre dans la ville de Montréal.Quinze mille personnes applaudirent à tout rompre Monk, Bourassa, Lavergne et Gilbert, le candidat heureux; à l’unanimité elles réaffirmèrent leur foi politique par la résolution suivante: “Cette, assemblée approuve et ratifie le verdict rendu par la circonscription électorale de Drummond et Artha baska, réitère la volonté du peuple canadien de défendre les droits de la couronne britannique au Canada, se décla re prête à approuver toutes les mesures nécessaires et efficaces pour assurer la défense du territoire canadien, mais considère comme contraire au principe de l’autonomie du Canada et à la réelle unité d» l’Empire toute politique tendant à imposer au Canada, qui n’a aucune voix dans le gouvernement de l’Empire, une part quelconque de ses charges extérieures et de sa défense militaire, en dehors du territoire canadien — la seule partie de l’Empire sur laquelle le peuple canadien puisse exercer une action politique et, constitutionnelle.’ ’ Cette lutte et cette déclaration catégorique de principes politiques mirent dans Ja conscience du peuple canadien une perception plus intelligente de la vraie portée de la question navale.Le peuple commença à comprendre plus clairement qu’une décision prise sur la question de la marine impliquerait la nécessité de résoudre, ou tout au moins de faire un effort rationnel pour étudier, comprendre le problème des rela fions politiques du Canada avec le Royaume Uni de la Grande-Bretagne et de 1 Irlande et avec les colonies-soeurs d’Australasie et de i’Afrique-Sud, et pour paver la route à la solution de ce problème.Plus tard, en novembre 1910, le Par lement canadien se réunit de nouveau.Au cours du débat sur l’amendement à la réponse au discours du trône.M.Borden, alors chef de i’opposition et au jgurd’hui premier ministre du Canada, fit cette déclaration d-nne si liante importance cpIP l’adoption par le Canada d une politique permanente de contribu tion à la défense navale de l’Empire comporte nécessairement, la modifica ' tion des relations politiques du Canada avec l’Empire.Je ne vols pas qu’il soit possible "de maintenir la suprématie navale de "l’Empire par une série de marines "désunies, eu oeltors d’un contrôle "central unique.Je crois que la : “coopération du Canada à la défense ; “impériale, sur la base de la perma- ! "nence, implique des considérations j "d’une tic s grande importance.Si le! "Canada ci les autres Dominions de "l’Empire doivent participer, en qua-"lité de nattions de cet Empire, à la "défense de l'Empire tout entier, fau- ‘ dra-t-il que nous, qui contribuerons “à cette défense de torn l’Empire, “n'ayons, comme citoyens de ce paya, "rien à dire dans les conseils de TEm-'’pire ?Je ne crois pas que cela soit "tolérable, -le ne crois pas que le "peuple du Canada consente, un seul "instant, à se, soumettre à une eondi-“tion pareille.“Les membres de cette Chambre, qui “représentent 221 circonscriptions de “ce pays de l’Atlantique au Pacifique, “n’ont-ils pas le droit de se prononcer “sur ces vastes questions impériales, ‘''¦fout autant que le plus humble con-“tribuable des Iles Britanniques! “Je ne crois pas que pareil était de “ choses soit favorable à l’intégrité de “l’Empire, à une plus intime coopéra-“ tion avec l 'Empire! De» considérations si importantes devraient rete “nir l’attention; il faut trouver une “politique permanente, et, quand nous “l’aurons trouvée et expliquée au peu “pie canadien, à chaque citoyen de es “pays, il sera du devoir du gouverne-“ment de demander au peuple du Ca “naila quel est le mandat qu'il lui don-“ne, d’aece]y>‘pr son verdict et d’agir “selon que le peuple approuvera ou “désapprouvera cotte politique.” A partir du jour ou M.Borden fit cette déclaration publique, presque conforme aux vues clairement exprimées par les protagonistes de Tidéal nationaliste au Canada, il devint clair aux observateurs intelligents des affaires politiques du Canada qu’il venait de faciliter au groupe nationaliste l’acceptation des principaux articles de son programme politique, et aux chefs de ce groupe, dans le cas où il triompherait aux urnes, l’union entre eux et lui, comme ses collègues dans le cabinet, pour travailler à établir une politique permanente sur la base de la sauvegarde des intérêts nationalistes et du maintien île l’unité impériale.Devant cette fusion de forces adverses qui promettait de Râper complètement la suprématie politique de ,Sir Wilfrid Laurier dans sa province natale de Québec, on ne doit pas être surpris qu’il ait ensuite encouragé les projets de négociation d’un traité de réciprocité avec les Etats-Unis, qu’il ait ensuite adopté le programme de la réciprocité et cherché à restreindre la bataille électorale qui s’ensuivit à la solution de cette unique question.Mais revenons à la question de la marine dont ïa discussion avait, à cette heure attiré Fattention du public sur les relations politiques du Canada avec l’Empire, Sir Wilfrid, dans l'espoir peu douteux de rallier à son étendard les électeurs de la province de Québec qui hésitaient encore à enchaîner leur fortune politique au mouvement nationaliste, déclara, pendant le débat sur la réponse, à ht Chambre des Communes, en novembre 1910 : “Dans les circonstances actuelles, le Canada ne devrait pas se mêler des armements de l’Enaipire.Nous devrions nous en tenir à notre propre politique de rester maîtres chez nous, d’avoir une politique qui nous appartienne et.de laisser au Parlement canadien, au gouvernement canadien et au peuple canadien la faculté de prendre part aux guerres, — pour lesquelles on ne les consulte pas, —- dans le cas seulement où ils jugeront bon de le faire.” CONFERENCE IMPERIALE DE 1911 Plus tard, en juin 1911, à la Confê-renoe Impériale de Londres à laquelle il prit part avec un manque évident d’empressement.Sir Wilfrid Laurier discutait l’approbation à donner aux règles de guerre projetées inscrites dans la Déclaration de Londres pour la conduite des guerres qui pourraient surgir à l’avenir entre la Grande Bretagne et toute antre grande puissance d’Europe.Il prit sans ambages cette position que.le C anada ne désirait pas être consulté dans les négociations diplomatiques du gouvernement britannique.Il donna pour raison do son refus que si le Canada était consulté, il devrait aviser le gouvernement impérial, que s’il avisait, il devrait assumer la responsabilité de faire la guerre pour donner effet aux avis donnés.Il déclara en somme que le Canada.dans l’exercice de sa discrétion, se réservait le droit de refuser toute participation aux guerres de la Grande Bretagne avec une autre puissance.Se tournant vers les représentants des autres possessions anglaises, présents à la conférence.Sir Wilfrid Laurier leur dit : "C’est, dajjfi.nion humble opinion, “une question dont nous devrions lais-“ser l’entière responsabilité nu gouver-“nement du Royaume Uni pour cette “raison-ci : C’est un traité qui établit “certaines règles concernant la façon “dont les grandes puissances d’Europe “doivent faire la guerre.Je suis d’avis “quest vous voulez être consultés et “ire avis soit suivi quant à la manière ‘ ‘ et que si vous exprimez le voeu que “votre avis soit suivi quant à la ma “nière de faire la guerre, vous vous “obligez à prendre part à cette guerre.“Comment donnerez-vous des avis sur “la façon dont on devra faire la guer-‘ ‘ re, si vous n ’êtes pas prêt à prendre “la responsabilité de faire la guerre?“Nous pouvons donner notre avis, si “on nous le demande.Mais si on vous “demande votre avis, ou si vous l’of-“frez, je ne crois pas que le Royaume-“Uui puisse mettre cet avis à exécution, à moins que vous ne soyez prêts “à l’appuyer de toutes vos forces, à “prendre part à la guerre et à insister “pour qu’on observe e.es règles de la “façon que vous pensez que la guerre “doit être faite.Au Canada, nous cro-“yons que nous ne sommes pas obligés “de prendre part à toutes les guerres, “que notre flotte ne doit pas être ap “pelée dans tous les cas.Pour moi, je “pense qu’il vaut mieux, dans les cir “constances, laisser le soin de négocier “ces règles sur la façon de faire lu “guerre au chef de la famille, à ce-“lui qui devra porter une partie du “fardeau en quelques occasions et “peut être tout le fardeau en d’autres.’ ’ Cette déclaration, sitôt connue au Canada, souleva une véritable tempête de critiques adverses.On dit que si le Canada se déclarait neutre, adve-nant une guerre entre la Oirande-Breta-gen et une autre puissance, ce ne se rait pas antre chose qu'une déclaration d’indépendance, que même en admettant qu’une puissance ennemie respecterait !a neutralité du Canada, dans les circonstances — chose tout au moins douteuse et difficile — ce serait une lâcheté et un déshonneur pour le Canada que de chercher à sauvegarder son territoire par une déclaration d’indépendance politique, pendant que l’Empire serait engagé dans la lutte su prême pour la conservation de «on existence politique.Pendant l’année précédente, des ora-ieurs et des journaux avaient demandé l’indépendance du Canada avec un« insistance et une fréquence plus grandes qu’on n’avait jamais vues auparavant.Mais cette idée d’indépendance n’avait pas évoqué beaucoup de faveur dans tout le pays; elle n’avait même éveillé aucun enthousiasme dans la pro vinee de Québec, où beaucoup do Cana diens de descendance française com prennent qu’une déclaration d'indépeu dance de la part du Canada abolirait la constitution actuelle créée par l’Acte do l'Amérique Britannique du Nord et mettrait le droit des minorités, ga rantis par cet Acte, à ie.merci d’une majorité anglaise et protestante eoinpo-sée des représentants des provinces de langue anglaise du Dominion.Lo maintien du lien britannique re devint donc un mot d'ordre politique puissant dans la province de Québec.M.Henri Bourassa.dans un discours qu'il prononça au cours de la campa gne suivante à Sudbury, Ontario, ex prima sans doute possible l’opinion d’uu très grand nombre d habitants di sa province, lorsqu'il déclara que Je maintien du.lieu britannique est ic premier principe du nationalisme, mais qu’il s’eu tenait strictement au principe, déjà énoncé par lui, que si le Canada doit participer aux guerres de l'Empire, il doit aussi participer à la direction de la politique étrangère de l’Empire.“Je déclare, dit-il, qu'aucun gouvernement, qu’il so:t tory ou libéral, qu’il ait à sa tête un Anglais ou un Français, u 'a le dro t -de nous plonger dans une guerre eu dehors des frontiè res du Canada, jusqu 'à ce que le peuple canadien ait son mot à dire sur la déclaration de ces guerres, comme l’a le peuple de la Grande-Bretagne.En par lant a nsi, j’en appelle à la pierre an gulairo même du droit de citoyen britannique.” LES ELECTIONS GENERALES -»U CANADA La campagne électorale qui se termina lo 21 septembre dernier eut pour ré sultat la défaite du cabinet Laurier et l’élévation au pouvo r de M.Borden et de ses collègues.La première déclaration du nouveau premier iminietre (Ut que la politique navale de Laurier était abandonnée ou tout au moins renvoyée à plus tard pour être étudiée avec soin.l.e fait que M.Borden, le nouveau premier-ministre invita AIM.Monk, -ohertv, Nan-te] et Perley à entrer dans .son cabinet et.qu’ils Se sentirent tous justifiés d’accepter un portefeuille sous Al.Borden, était par lui-même la garantie que la longue discussion publique qui venait de se faire avait servi à mettre presque d’accord leurs opinions sur les questions de politique navale et de re latious inter-imipériales.Je n’ai pas la présomption de suggé rer les bases de la polit que du gou vernement.actuel du Canada et les grandes lignes de la politique qu’il for-mulera.Les événements de la récente lutte politique sont trop récents pour me permettre, à moi qui ai participé à cette lutte à un degré fort limité, il est vrai,, d’exprimer une opinion tout à fait impartiale, sur les bornes que les vues communes du peuple canadien Imposent à la politique do construction positive du nouveau cabinet.Il est cependant généralement admis, je pense, que le Canada ne peut pas encore s'isoler parmi les nations du monde.Le lien britannique convient bien mieux aux traditions du Canada, il est beaucoup plus honorable pour les deux races du Canada que toute antre alliance politique que nous pourrious former phis tard pour sauvegarder notre autonomie et nos intérêts nationaux en général.Aiais je crois que toute forme d’n n.lté impériale qui implique la dépendance et la subordination de la colonie, l’asservissement et la servilité de ’fi colonie -u'éplaît souverainement à presque tous les Canadiens, lis peuvent pour uu certain temps permettre vo lontiers que leurs relations extérieures, en temps de paix et en temps de guerre, soient sous le contrôle exclusif du gouvernement du Royaume-U ni qui, impérial de nom et impérial par sa ;ju-ridetion exécutive et législative, n'est pourtant élu que sur des questions purement locales et jamais impériales de nature et de but, par les électeurs du Koyaunio-Uni toujours ignorants de l’opinion publique des Dominions d'ou tremer et jamais influencés par elles; finals ils ne le permettront pas tou jours NATIONALISME ET IMPERIALISME Les affaires extérieures de l'Empire sout, de fait dirigées par la sélection accidentelle, an moyen du vote populaire des électeurs du Royaume-Uni, de représentants qui peuvent être ou uon qualifiés pour remplir les devoirs et assumer les responsabilités de l’Em pire.Ces représentants sont choisis à cause dos opinions qu’ils expriment suides questions insignifiantes de politique de province ou de clocher, telles que les licences des buvettes, la séparation des Eglises, les lois des pauvres, ins pensions de vieillesse, les taxes locales, l’instruction locale; mais les représentants choisis sur ees questions insulaires, locales ou paroissiales contrôlent les araires extérieures de l’Empire sans s’occuper de l’opinion des peuples des soi-disants “Dominions autonomes.’ ’ Quand ees Dominions obtinrent !e droit de se gouverner eux mêmes, on posa des bornes claires à ce droit.Il ne s’étendit qu’à leurs affaires inter-mes; pour leurs relations avec l’étranger, les Dominions sont restés, au point de vue de la constitution, dans une po sition aussi dépendante, dans un vasse-lago politique presque aussi complet que le sont les colonies de la Couronne aux Tropiques, colonies habitées par les descendants rebelles au progrès des victimes de la traite des noirs en Afrique.Ces Dominions n’ont jamais obtenu droit de cité impérial (imperial franchises); ils n’ont, jamais eu les responsabilités et les obligations Impériales qui correspondent à ne droit, ils sout privés de toute participation constitutionnelle aux affaires étrangères de l’Empire, quand môme ils y seraient directement intéressés.Us ne possèdent aucun moyen constitutionnel d'avoir pour eux-mêmes ou d’aider au gouvernement du Royaume-Uni à avoir une politique étrangère, quel que soit le point vital par où leurs intérêts sont affectés.Ils sont exposés aux risques des guerres faites par le gouvernement du Royaume-Uni, mais ri’ont pas ’a droit constitutionnel d'être consultés pour faire ou terminer ees guerres.C’est là qu’est, le noeud de toute la situation.Pendant combien de temps l’unité impériale pourra-t elle sa maintenir sur cette base?Je ne vois pas qu’aucun Canadien, qu’il soit d’origine française ou anglaise, puisse accepter avec plaisir que se j>erpétue l’état colonial actuel; c’est un empêchement à l’expansion du véritable patriotisme canadien et uu encouragement à une loyauté senile de colonial qui n’existerait que sur les lè vies et qui ne s’accordera jamais avec, lo respect de soi-même du Canadien.Les chefs du mouvement nationaliste au Canada ont rendu et rendent encore un service sans prix à leur pays et à l’Empire en définissant plus claire ment les aspirations do l'autonomie canadienne que l'unité impériale devra toujours respecter.Us ont fait clairement comprendre que l’unité impériale ne peut pas s'inspirer do l’idée d'une nationalité commune, qu’elle ne doit pas consister en une fédération politique organique de nationalités diverse?ou d’état» épars ou loin ; mais qu’elle doit plutôt assembler à une alliance de nationalités indépendantes pour la direotion et la protection on commun de leurs intérêts collectifs, que l’objet et l’organisation d’une pareille alliance doivent être tels qu’ils donnent satisfaction aux nati-onalités jalouses do leur autonomie et do leur indépendance politique actuelle dans l'adm'ivistrntion de leurs affaires internes ; que limité, impéria-ie ne petit se perpétuer de façon à en que le Canada, par ( .up!-.n puisse être maître de se» affaire?internes, comme la protection des droits des minorités, qu’il n’ait riwn A dire non plus dans de» affaires de politique inférieu- re.comme l’immigration des Hindous qui affecte si vivement ses intérêts nationaux.Les chefs du mouvement nationaliste ont rendu un splendide service au Canada en inculquant à ses habitants un latriortisme plus vrai, en augmentant eur sentiment de confiance en eux-mêmes, en enseignant que le Nationalisme est la vraie sauvegarde de l’unité impériale, en définissant les aspirations que l’unité, impériale devra respecter, si elle veut être permanente, en faisant entrevoir’ la possibilité d’un Impérialisme nouveau qui durait un but plus élevé et plus noble que la seule défense ou les intérêts commerciaux.La croissance des colonies à l’état de nation nécessita un changement correspondant dans la nature des rapports coloniaux et la disparition certaine des vieilles formes de rim|>éria-lis-mc organique centralisé.Mais l'unité impériale des races blanches de l’Empire est sans aucun doute possible ; non pas une unité basée seulement sur le sentiment de race ou les traditions insulaires du peuple anglais par lesquels seraient ignorés les Français du Canada, les Hollandais, du Sud-Africain.les nombreuses populations nées au pays ou venues de pays étrangers qui peuplent tous les Etats d'outremer.mais une unité impériale fondée sur l'alliance permanente des nations de l’Empire, pour la conservation de leurA-entiments et de leur traditions distincts quoique convergeant au même but.pour la protection de leurs intérêts extérieurs communs pour l’exercice et la mise en oeuvre les plus effectifs des responsabilités et des devoirs moraux, clout ils sont ensemble les héritiers; ce serait une puissance civilisâtrioe incomparable dont l’influence et l’efficacité se ferait sentir par le monde entier.L'affection politique de la majorité du peuple canadien est avant tout pour le Canada : les intérêts qui touchent à la vie du pays sont les siens.Mais quoique les colonies canadiennes, fondées par des exilés français et anglais soient devenues la èiation canadienne de leurs descendants, il me semble que la vie nationale du Canada peut le mieux s’exprimer en perpétuant, au moins pendant plusieurs générations à venir, l’union intime du Canada avec la Grande Bretagne et, avec les Dominions d’outremer de i'Empirs, sur des bases suffisamment.larges et élastiques pour qu’elles laissent se développer par elles-mêmes les caractéristiques nationales de chacune des nations formant cette union impériale.LES BASES DE L’UNITE 1MPE-RI ALE La base de cette union çxlsie déjà dan» le sentiment qu’ont les DominioiiH autonomes que leur sécurité contre toute agression étrangère continuera à dépendre de leur alliance et de leur coopération ; que plusieurs des problèmes interimpériaux se résoudront le plus facilement par leur sagesse commune : la politique étrangère de l’Empire les intéresse intimement et conjointement ; qu’ils ont ie droit de participer ensemble à la direction de la puissance incomparable de civilisation de l’Empire et à la perpétuation do, cet idéal de lilverté politique qui appartient par droit do naissance à tous les peuples britanniques.La basa de cette union existe aussi dans la forme monarchique du gouvernement fondée sur les institutions démocratique» actuelles et dont on peut encore, en toute sûreté, étendre le ea-raetpre représentatif.En autant qu’ils pouvaient le faire au moyen d’un pactq solennel, et en autant que le lour permettait, leur juridiction législative au moyen d'actes légaux bien mûris, les ancêtres immédiats des deux races qui habitent les colonies canadiennes voulurent, en 1886-67, que le Souverain de 1 Grande-Bretagne Kit dorénavant le bouverain uu Canada.Leurs descendants no peuvent-ils pas, no doivent-ils pas mémo aller au devant do l’agrandissement futur des hases sur lesquelles est fondée l'union impériale, en réunissant les représentants de toutes les rares blanches qui forment cet to union impériale coin pie aviseurs conjoint» du Souverain sur toutes les questions qui leur sont stric-teim-m, commmiè'yet qui les intéressent tous ?L’unité impéi/ale peut-elle, se main-Tenir sur une autre base que celle-là ?Nous reeonîiatfffëons tous que le» des-tlnéas du Canada sont dans le?main» du peuple canadien, et que tout changement qui les affecterait d t.d’abord être soumis au peuple.Nous n'avons certes aucuen raison de ne pas avoir confiance dans lo verdict final du peuple.A l’automne, les oiseaux s'envolent vers des zones plus tempérées; au printemps iis reviennent à leurs nids dans lo Nord.Ils n’ont pas d’étoile dans le ciel pour les guider; ils n’ont aucune boussole pour leur indiquer leur chemin, cependant ils se fient à leur instinct et leur instinct ne les trompe pas.Ainsi le désir instinctif de toutes les races blanches qui vivent sous la Couronne d’Angleterre les conduit vers la consommation et ie maintien d'une forme d’unité impériale; et l’instinct d’un peuple est souvent un guide plus sûr que l’intelligence prévoyante du plus sage des hommes d’Etat.La solution du problème se trouve dans l'équilibre de la balance entre le Katioualisme des colonies et l’unité de l’Empire.Elle doit être l'accord au plus haut degré de la liberté et de l'au toaomio de chaque Dominion avec la force et la sécurité d’une alliance intime, pour l’administration et la sauvegarde des intérêts collectifs de tout l'Empire.L’Impérialisme d’autrefois qui impli qua it 1 "acceptation continuelle de la politique do la Mère-Patrie par ses colonies, tant au sujet, des affaires extérieures qn'à celui de la ((épense dei fonds communs, doit faire place à in Impérialisme sain quj, tout en reconnaissant la nécessité de conserver les intérêts nationaux des parties qui composent le plus grand tout, concédera à ces parties le droit de se prononcer sur le contrôle et la direction des questions d’intérêt impérial qui les affectent tout autant que la Grande-Bretagne.L'ancienne conception d’une réunion graduelle des colonies à la Mère l’atrie, par la représentation dans les deux Chambres du Parlement britannique peut finir par passer.Mais ne pouvons-nous pas espérer qu’elle sera remplacée par l'idéal plus noble de l'uaité impériale née de la conscience qu’a le peuple Je chaque Dominion autonome, non seulement, de son individualité nationale, mais aussi des hautes responsabilités morales que lui impose son existence même, responsabilités qui lui font un devoir d’assumer et d'accomplir ie, travail alloué à tous comme l’iine des forces intellectuelles et civilisatrices du monde?Si, dès le début, au lieu de concentrer lour attention sur des affaires de détail, les hommes d’Etat dp l’Empire commençaient par fixer le plan général de l'édifice politique qu’ils entendent réellement construire, les lignes de détail, ia charpente, la couleur des matériaux viendront, sous la main inconsciente des constructeurs, prendre chacun sa place, dans l’accomplissement du travail.Les questions de défense impériale, utilitaire ou navale, les questions de législation et d’administration sur la navigation et le commerce maritime, les droits d'auteur et la naturalisation, la politique domestique et 1er- relations extérieure*, se seraient réglée* facilement et effectivement.conformément aux principes britanniques de gouvernement autonome et responsables par les autorités out com cerne chaque cas, autorités formées sur la base de la i-eprcscntatifp et travaillant do concert chacune dams juridiction prescrite.L'ATTITUDE DU GOUVERNEMENT* BRITANNIQUE 11 me semble que ee n'est pas tant la pression qu’exerce de l’extérisuA 1 Allemagne, ou toute autre grandes puissance navale ou militaire qui n efe en danger l'unité impériale, que la répugnance visible du gouvernement dt4 Royaume-Uni à admet t re les jgouverne-4 meats des Dominions d’outremer à W responsabilité de conseiller le Souvet rain sur les questions de politique es» térieure, comme la négociation dnà traités, la déclaration de la guerre, 1m conclusion et le» conditions de la paixjj que son refus, en un mot.de partage» avec eux la responsabilité de donncD au souverain des conseil» sur toute* les questions qui ont trait à la politic que étrangère de l'Empire.A la dernière Conférence Impérial^ de Londres, le président, qui était If premier ministre Asquith, a clairement montré cette attitude du gouvernement britannique actuel, en répondant, au nom du gouvernement, à 14 proposition de 81 r Joseph Ward d'admettre les Dominions autonomes dan^ les conseils de l’Empire, il déclara: “Quelle est la signification de la proposition de Sir Joseph Ward?J’ed puis dire l’effet en une couple da phrases, sans entrer dans les détail!*.Cette proposition paralyserait, si même.elle ne détruisait pas complètemenfl l’autorité du gouvernement du Kovau-me-Uni, dan* de» questions aussi graves que la direction de la politique étrangère, la conclusion destraité*, la déclaration et le maintien do .a paix^ ou la déclaration do la guerre, enfla dans toutes ces relations avoc les puissances étrangère» qui sont nécessairement ai délicates et qui à 1 heure actuelle, sont confiées au gouvernement impérial, responsable au parlement impérial.Cette autorité ne peut se partager.’ ’ Il résulte clairement de cette déclaration que les gouveruemei-ts des Dominions autonomes peuvent, à contrecoeur, être forcés de choisir entredeu» alternatives: restreindre leurs dépenses navales et militaires ce qui est strictement nécessaire pour la protection de leurs côtes et de leurs frontières internationales, jusqu'à ce que l'accroissement do leur populat ion et le do-veloippement.do leurs propres ressources leur permettent do prendre la dif ?** tion de leurs relations internationales en prenant leur placé parmi les nations du monda comme états souverains et indépendanta ou bien mettre leurs ressources ch leur argent ù la disposition du gouvernement impérial, dans les conseils de qui ils n’ont aucune représentai ion, pour soutenir une politliquo étrangère sur laquelle Ils n’ont ni droit ni con* U L’ESPOIR DANS L'AVENIR Quoi qu'il en soit, l’accroissance «f l’expansion de la constitution britannique ont toujours pour bases les compromis raisonnables que se concèdent les forces politiques opposée» ; il »4 peut qu’on puisse en arriver à un ¦'modus vivendi” sarisfnisant pour lai solution provisoire des dfficuliés tout) au moins.Je ne puis donc prendre sur moi da uire de quelle maniéré ou puf quel» moyens les hommes d’Etat) canadiens devraient déterminer pour l’instant la politique qu’ils suivronl concernant l.'i défense navale et inni-tJffro.Je ne puis que penser que l'existence de l’individualité politique du Canada, la conservation fle scs droits et; intérêts politiques, ia défense effective du Canada tant comme nation qui grandit que comme partie de l’Empire, doivent toujours être leur soin principal et leur responsabilité particulière.Si l’Empire, dépend, pour la continuation de son existence, du maintien Jd la suprématie de ia marine britannique^ — et une enquête approfondie montré que cette suprématie est vraiment i u danger, — ne pouvons nous pas espérer encore que le gouvernement britannique se montrera digne de son nom d’impérial eudWTfftauif, de concert j*vee"le gouvernement du Canada d ceux des autres Dominions d outre mer, les moyens, conformes aux principes reconnus de gouvernement responsable, A( sauvegarder cette suprématie navale, ¦ 'I tant qu’elle est nécessaire à la protection (ie l’Empire et des intérêts de! parties qui ie composent?A cause de l'attitude actuelle du gouvernement britannique, le problème es( certainement l’un des plus difficile! qu'ait jamais eu à résoudre le gouvernement canadien.Nous pavons que les membres du gouvernement du Canada ne s’inspirent, que des motifs du plus pur patriotisme, ris reconnaissent pleinement que la destinée politique du Canada est,à l’heure actuelle, confiée H leur soin et à leur direction.Ne pouvons-nous pas espérer aussi que dan.1 l’accomplissement de leurs devoirs ef de leurs responsabilités ils soient tou/ jours guidés par la Sagesse Infinie î -4- M.du Roure à Laval A L’UNIVERSITE LAVAL HIER SOIR, M.DU ROURE A CONTINUE LA SERIE DE SES CONFERENCES, ET NOUS A PARLE DR FENELON.Fénelon, a dit en substance ie conférencier, par l'agitation de sa vie.'a complexité de son caractère, la curiosité de son esprit, l'originalité de se! idées, est le véritable antithèse du génie simple, uni et méthodique de Bour-daloue, si bien A l'unisson avec, sel contemporains: aussi ses idées sur l‘é-(Oquonee, et son éloquence «lle-mêm! seront-elles la critique directe de i'é-loquence do Bourdalou*.De famille et de lompérament aristocratique, il montre de bonne heurü '.es qualités le» plus séduisante».El'et ,ui valent bientôt un renom considéra bie et font qu'on lui confie le préceptorat du Duc de Bourgogne.La fortune lui semble assurée, et il rêve de l’appliquer au bien et de mettre en pratique un jour ses idées politiques, lorsqu’il en ruine lui-même tout l’édifice) Son attachement à la doctrine de l’amour pur, prêchée par Mme Guyon, .uf vaut l’exil et la condamnation; et sa soumission a tant de noblesse qu’ells vaut presque une victoire.La mort du duc de Bourgogne vient enfin rninei tous ses espoirs et, il meurt à son touï en 1714, de la mort la plu* édifiante.L’esprit qui animait ses doctrine* tbéologiqnes, nnime aussi ses théorie* sur l’éloquence.Il faut mépriser le* formules, les ornements, celles d’apprendre son sermon par coeur, et e* laisser aller à l'ardeur et à la passion de son inspiration naturelle, — 'non sans s'y être préparé par la méditation.Ainsi prêchait Fénelon lui-même eé sa prédication avait infiniment du charme.Nous n ’en pouvons juger que par un petit nombre d’oeuvras.Mai* le sermon sur la Vocation des Gentils notamment, est inspiré par un sentiment fougueux et souvent empreint d’un véitable lyrisme, Fénelon, devançant son siècle, e’eetî bien fait l’idée de ce que devait Itref l’orateur par exeellense, l’orateur 94 tou* lee tempi.4575 LE DEVOIR, Jeudi, 1er Février 1912 LA VIE SPORT VE Automobilisme J.E MANEGE DE LA RUE CRAIG SERA PRET POUR L’EXPOSITION D'AUTOMOBILES, SAMEDI.—MAGNIFIQUES DECORATIONS, ORNEMENTATIONS ET ILLUMINATION.Ligue Canadienne de l’Est BRILLANTE VICTOIRE DU SOREL SUR LE VIDER.Sorel, 29.— Lu Sorel Amateur A.A.a continué sa marche ascendante vers le championnat de la Ligue Canadienne de i ‘Est, et battant les fameux “Rushers" du gérant Aubé, qui se croyaient déjà les futurs détenteurs de la coupe Brégent, par un score .le •ï à 4.Ce fut sans contreu.t une joute splendide, pleine d’intérêt, et souvent même d’émotions.Il était doux heures précises quand les deux équipes firent leur apparition sur la glace; après les avertissements d’usage, l'arbitre Villandré met le disque au jeu et la partie commence ave/ une rapidité extraordinaire.Thomas, s'emparant du disque, s'élance ver,: les buts du Sorel Am., mais il est arrêté dans sa course par Uirard qui renionte la patiuoire aidé de ses deux compagnons Paul et.Chrétien.Après (rois minutes d 'un jeu très serré et o:< empt de toute brutalité, Lasnier, déjouant la défense des Sorelois, réus ait à prendre Fleury en défaut et par là lui fit perdre son pari, car le gur dieu des buts du Borel Amateur avait parié que le Vigor n’entrerait pas un point.Surpris, les Sorelois ne perdent cependant pus courage; ils s’élancent a l’attaque avec le ternie désir d’égalise- les chances: chaque joueur se sur-j pas-e, fait des prouesses, et, pendant I plus de dix minutes, ou se fait une lut- ! te de corsaires; les deux cquipc.s mè lient le jeu à une nlli -c endiablée et le disque est partout; les avants des deux clubs descendent et remontent avec une vite-se telle qu’on peut à pei ne les suivre de l'oeil; les comsessen riationneües (rush) sont impossibles; les cninhinaisons les pins habiles et le, pus belles sont déjoué es avec ai sauce par l'une et.l’autre équipe.Paul et (iirard tirent mais sans suc cès.Enfin, Chrétien, arrêtant, au pas sage une montée des adversaires, s'en j are du disque, descend a, ce une \i tasse vertigineuse, lait culbuter (ilo ble iskv.le pilier de la défense des Vj ger, et loge la rondelle dans Je filet à la grande surprise du petit d’Auray.Score:- ) à I.Peu de temps après, Thomas, qui joue comme un forcené, enregistre un second point pour son clnli, à la suite d'un démêlé devant les buts de Fieu ry.Le jeu recommence et les “Rush ors” s'aperçoivent que les “habitants ’ se servent à me-reille du “body-check1': demande/, à Thomas, Lasnier.Lu un et Ulobensky, il, en savent quelque chosr.La première période prend fin avec les Noreiois à l’attaque.¦Score; 2 à 1 en faveur dos.Viger A.Aè Concours de Billard UN MATCH INTERNATIONAL S’OUVRIRA A NEW-YORK LE 12 FEVRIER.Raicevich - Zbyzsko LES GERANTS DES DEUX LUTTEURS EN SONT ARRIVES A UNE ENTENTE SUR LES CONDITIONS DU MATCH.(Service particulier) New-York, 1.— Les gérants des deux New-York, 1.— M.Edouard Roudil, champions de la lutte, Raicevich et de Montpellier (France), un des meil-| Zbyzsko, sont enfin arrivés à une en-leurs champions amateurs de billard, en i tente finale pour toutes les conditions Europe, est arrivé dimanche dernier, àldu match qui aura lieu, lundi soir, 12 New-York, par la “Lorraine’’.I février, au Madison Square Garden.Il fut reçu, au débarcadère, par le: La question de l’arbitre a dû, toute-comité du Liederkranz Club et acoom- 1 fois, être une fois de plus mise de côté pagné jusqu’au siège même de la so ciété, où se disputera le championnat international pour amateurs, qui commencera le lundi 12 février prochain.Dans ce concours, M.Roudil, se rencontrera avec les meilleurs amateurs américains dont voici les noms : MM.C.F.Conklin, de Chicago, le champion international actuel; J.F.' en sa science et son entraînement.Poggenburg, de New York.E.W.Gard-j était si enthousiaste, hier encore, qu ner, de Upper Montclair, New-Jersey ; i offrait, au manager du Polonais, de li loseph Mayer, de Philadelphie, le Dr L.! Ier les conditions qui stipulent “le ristown, New-Jersey.I gagnant a tout’’.et les deux lutteurs ont une semaine pour trouver celui qui fera le troisième dans l’arène.Dans le cas où il y aurait désaccord d’ici huit jours, les deux champions choisiraient alors deux juges qui, à leur tour, nommeraient l’arbitre.Le champion italien a la plus grande confiance I! 'il lut L’admission à ce concours ne se faisant que par invitation, tous les amateurs de billard -sont priés de se présenter au comité du German Liederkranz • lull, II] à 119 Est, USe rue, où il leur sera remis une carte d’entrée.Les parties seront jouées en 400 points, au cadre de IS poue.es, et 2 carambolages, sur un billard de 5 pieds par 10 pieds.Ligue de la Cité rURNKR.DES GARNETS, A ENREGISTRE LE PLUS GRAND NOMBRE DE POINTS.JUSQU’ICI.Deuxième période Apr« s di mi u u 0 1 (1 ’un repos bien mérité.les deux éq.Jl es repre nucuti lour ;t i^nci n< nt c; h‘ j eu revom neticc .plus se y ré; on joue P bu vile mai -¦ H us si plus ru cl 2 ment.- .à quelques mi u li- le.(,1,’i uterv a lies.1 ’nul i t Thomas ront ron Jro visi e a u r égVn en ta ire.Sept minute s s ‘étaient, dé jr ée niées sans a lie un ré- iltnt.qua n 1 “Mat* ’ Bé- ranl, pa un mn lencontreux hasard.poussa la r onde! le dans ses prop es lï lots, donnant ains un troisième poi nt a.s e x advo rsa i es.T vos Niger j.nient.jouent en ia rtie sur 1, défensi cc et essaien t de tuer h 1 e m P s, car i s ont maintenant un a\ antaj ,re marqu é.Crépeau et Tremipe cognent dur: ce clern'er applique un “body-check" à Lasnier et l’envoo rouler à cinq pieds plus loin; Globensky, ayant voulu malmener C'hrét en un peu trop rudejnent, est m:s hors du jeu pour te reste de la joute; à la reprise, Thomas s'empare du disque, pa.s e à Lasnier qui sVinnco à toute vitesse et enregistre le quatrième et dernier po ut pour son çlub après treize minutes de jeu.Il ne reste plue que cinq minutes à jouer et la victoire sourit aux visiteurs: le < apitaine Paul donne le signal du ralliement, car il faut à icut prix arracher à l'adversaire cette victoire qui s'échappe.Profitant de l’absence de Globensky, i’uul après avoir devancé toute l'attaque des \ iger, n'a pas de misère à déjouer la défense et loge le disque dans le filet adversaire en une minute.Scor ¦ 4 à 2.Le Sorel Amateur joue avec une telle rapidité et une si grande habileté, que les fameux “Rushers'’ du gérant Aubé n'en voient plue clair; ils tombent plus souvent qu'ils ne touchent le disque, car les “Habitants’’ jouent rudement et veulent montrer à tous ce dont ils sont capables quand ils veulent s'en donner la peine.Ghrét eu veut faire sa part de travail et le Sorel Amateur lu: doit un troisième point après une minute de jeu.Les joueurs du Vigor se découragent l'espoir renaît dans le camip des Sondons qui crient, chantent et demandent euoore un point à tout prix: Paul se rend à leur demande et en moins < 'une minute il enréigislre un autre point égalisant par là -les chances; l’enthousiasme est à son comble, il no reste plus que deux m mites et demie à jouer.Le gérant Aubé proteste ce dernier po nt et ses joueurs sont avisés de quitter la glace; j 'arbitre Y il an dré accorde le point en question et un coup de si., et rappelle les joueurs sur la glace: les “Rushers" refusent de s'y rendre, afin de ne pas avo'r l’humiliation d’être battus par les petits Habitants de Borel.L'arbitre Yilandré met quand même le disque au jeu et Girard donne la victoire à son club en enrégistrant un Sème et dernier po nt en 10 secondes.Somme toute, dans l'esipacc de cinqi minutes nos vaillants Sorelois ont fait; baisser pavillon aux Viger qui escomp-j (aient déjà la v ctoire comme certaine; 2—Canadien.l'allaire pendant toute la jouto ils ne l'avaient | 3—-Wanderer.Russell fumer, des Gurnets, esl encore en tête des scorers de la ligue de la cité, dont voici le classement.Turner, Garnets .('ojligan, Stars.Liièvremont, St-J arques ., , Fennell, Stars.•lo'hnston.Garnets.W.Eva.Ruillargcon.Kane, Garnets.E.Arnold, Sf-.Iaèques.C.Kvn.Bnillargoon.S.Strike.Rnillargcon .Allan.Baillargeon.Walsh, Garnets .Kiri in, Garnets.E.Kelly.Stars.P.Heffernan, Stars.Lajoie, St-I aeques.O'Grndy.Garnets.3 Palctiaude, National-lnd.3 Grnnnarv .Rtars.¦_> Hart.Stars.-j E.Kelly, Stars .2 Lanmlicc, National-lnd.2 Dclaronde, National-lnd.•I.Heffernan.Astor-Can.J Ib'il.St-Jacques.‘J .1.Johnson.Baillargeon.2 • I.Arnold.P.aillargeon.2 Breard.Garnets .2 ¦1.Dunlop.Stars.1 George, St-lacques.I lord.St-lacours.I Div'nln, A slot-('an.1 Loekxvood.Astor-Can.I Earley, Astor-Can.I Mciroe.National-lnd.1 l.r.flcur.National-lnd.1 Laviolette.Nationa’-lnd.I Linklnter, Baillargcon.1 Wanderer est victorieux Les courses au National ON CHOISI LES OFFICIERS POUR SAMEDI._ CLOTURE DES ENTREES CE SOIR.Comme nous l’avons déjà annoncé c est après-demain, samedi, qu’auront beu, au terrain du National, les grandes courses de nos raquetteurs, sorte d épreuves préliminaires, pour le championnat tie Québec.A une assemblée tenue hier, les officiers suivants ont été choisis : Arbitre, Dr Joe.A.Cousineau, président de l’Association.Starter M.Emile Larose, président du riub ne raquetteurs.Peseui M.Albert P\:con.Commis tie la piste : M.Alcide Gagnon ; Chronométreurs : MM.J.N.O.Ledoux, National, Timothée Martel, St-llenri.James McDormlo, M.A.A.A., N.McLain, Holly.Grâce à l'activité d'une douzaine d ouvriers, l’intérieur du manège de la rue Craig se transforme rapidement pour l’exposition d’automobiles dont 1 ouverture aura lieu samedi prochain.Les décorations, l’ornemtntation et l’illumination seront d’un effet splendide.L’un des travaux les plus Importants à exécuter sera Ja mise en place de l’immense drapeau anglais qui formera comme une toiture d’une extrémité à 1 'autre du manège.Au centre du drapeau, qui sera aussi le centre de I exposition sera placée une gigantesque couronne formée de brillantes lumières de multiples couleurs.Ce sera sans aucun doute l’un des attraits de cette superbe exposition.('eue couronne aura 15 pieds dédia mètres et sc tiendra dans l’espace à une hauteur de quinze pieds.Elle est I couvre de Al.West, l’électricien (bargee de l’illuminatîon.Elle est de quatre couleurs or, rouge, blanc, et bleu.J,a couronne est formée do 100O lampes ; le drapeau sera illuminé de 3000 lumières.L’installation de toutes ces lumières sera très difficile.Ou a l’assurance que la mise en place de ce drapeau permettra aux directeurs >le maintenir la tempéra "ire è un degré très confortable, à l’intérieur.Au reste, on a déjà installé trois grandes fournaises qui donneront une température agréable.Il a fallu trois wagons de chemin do fer pour transporter ici les matériaux divers qui entrent dans les 'installa-t'.ons diverses, sans compter, naturellement les nombreux matériaux que l’on s’est procuré à Montréal même.Encore une fois, on peut avoir l’assurance que l’ouverture de l’exposition aura lieu samedi.au manège, avec un éclat sans égal dans l’histoire de nos expositions.Plusieurs des voitures qui figureront, au salon sont arrivées en ville.Elles seront transportées au manège aussitôt que le travail des décorations sera terminé.M.Wilcox, gérant général arrivera aujourd’hui pour surveiller l’installation générale.I/î "Boston Imperial Ladies Orchestra’’ sera ici samedi et jouera dans la journée et dans la soirée.Le travail des décorations avance rapidement ; quinze hommes sont à 1 œuvre et l’intérieur de la grande salle esi à peine reconnaissable sous l’abondance des décorations ni ni l'.rolol'es.Bout le plafond est maintenant recou- ¦I uges MAI.5 Dumouchel, W.\.Fetch, Holly, Ed 51 Gernaey, Montagnard, O.Dufour.Tri-5 colore oe Maisonneuve, W.Green, Ali-1 j kado, ,)os.Thouin.t: Scorers : MM.1.G.Albert Decel-1 1 4 q 3 CE CEI B BAI' LE CANADIEN PAR UN POINT, HIER SOIR, A L’V-RENA.Chacun son tour ! Hier soir, cc fut celui du Wanderer qui battit le Canadien à l’Arena, en presence de 3,500 amateurs, par l’infime score de 2 à 1.l-a pariie très contestée comme le résultat l indique fut rude et chacune des équipes se trouva dans l'obligation de mettre des substituts sur la glace.Bernier et Tétreauit remplacèrent Ross et Russel, cependant que Leduc.Dalluire et Payer étaient substitués à Pitre, Payan et Dtibeau.Les points saillants de la partie furent le jeu effectif de Boyos, le nouveau gardien des buts du Wanderer, et le travail de Daila'ire, à cpti revient I honneur d’avoir compté le seul point au crédit de son club.Ross et Odie I lo.ghorn tilnsi que Russell jouèrent une grande partie pour les Wanderers.Les joueurs de chaque camp se nion-trêre.nt très prudents.Leur jeu fut cat-cule et.cela explique le score final qui donne une idée assez exacte de la joute.L’e.xpttlïtion de Pitre et de Payan due à l’excès de sévérité de l’arbitre, enleva à l’équipe du gérant Dorx'a! toute chance de succès.Vézina dans les buts, fit de la bonne besogne.Ix's clubs s’alignaient, comme suit : Canadien Yézlna Duboau Laviolette Glass Pitre Payan Arbitre ; Assistant Wanderer Boyes Ross Roberts Russell S, Cleghom O.Clqghorn Russell Boxvie.Duncan Campbell.Buts Point s Couverts Avants vert de draperies rouges et bleues et W.Labrecque, Raou.O ‘m commence à installer les lumières .• qui formeront le grand Union Jack.(/immense couronne qui formera le rentre de Union Jack est actuellement sur le plancher ,-Mondant d’être hissée a sa place, à cinquante pteds plus haut.Les lumières à arc, qui éclairaient autrefois la salle ont été eialevces et serpnl remplacées par cent lumières Tungsten, placées sur des appuis dorés qui porteront eux-mêmes les oriflammes des diverses maisons qui auront des exhibits à l’exposition.La salle qui servira de bureau à la direction a été superbement décorée par M.Soutens, (gardien du manège, avec des objets militaires parmi lesquels on voit des reliques du Moyen Age.L's electroliers sont formés de baïonnettes et les murs sont couverts d’épées, de fusils, etc.Nous pourrions écrire des colonnes et des colonnes sur les voitures qui figureront au salon, 11 est étonnant comment le, goût féminin a été observé et servi pat les manufacturier.[.es couleurs qui commencent à iouer un grand rôle dans les automobiles sont, cotte aimée, en rapport avec les couleurs qui seront en vogue pour les costumes des dames, les, Champêtre, Gordon Bowie, ALA.A A., H.Rochon, Corduroy, Art.Lama lice.Eloi Dulude.St-Paul.A.Bonneville, < linmpeire.).Brophy, St-IV Iriek, Rod.Eauzon, National.Les inscriptions seront closes ce soir à six heures et devront être adressées à AI.Emile T.a rose, 325 St-Laurent.Québec triomphe des Sénateurs IL REMPORTE la victoire APRES UNE PERIODE SUPPLEMENTAIRE Queute.|., Ci' n'est qu’après une période suppléim nlaire do 5 minute# (pie le Québec a pu triompher de l’Ottawa, ici, hier soir.Le résultat fut alors do 5 pour le club local et de 4 pour les visiteurs.Inutile de dire que la joute fut très mouvfmentée.( club de hockey de Harvard a défait le St François-Xavier, d'Antigonish, N.F.par 7 à ».à I Arena de cette ville, hier soir.BOURSE DE MONTREAL MM, L.O.Beaubien & Cle, courtiers 1U4 rua B.-FrançoiE-Xavier noua four : nisaent le rapport suivant t 12.30 lira : p.m.Série Complète d’Etudes en Français sur les Valeurs Canadiennes fcTOCKS Vend Ach.STOCK.» Vend \c i Am.Aft'tos .L&ur.Pap.100 t 1 UcJ " pfd “ pfd.! Bell Tél.Co 148 ( 146 Mack Cm.D.C.Pa.C.72 i ** pfd.71 , 69 R.C.Pk.P A ’ (• n i Ü1 Mex.L.&P.851 ; «»i *• P.9'J* “ pfd.BJ.ake.A».130* 130 “ pfd.- pfd.P.Co.F.N.M.L.H.&P, ISSf :88 *' pfd.Ml.Cotton.' ; 5U Cao.Car.SI 5# .Mt.L.ék M.‘‘ pfd 10'j 104 Mt.St.Ry._______ .Can.Cem 27J r'S Mt.st’l.Wk __________ 228 “ pfd.88 .“pfd.Can.Cot.1.15 Mt.T’gh.C.147 :»6 “ pfd.72 64 Nipissing.Ca.Conver .34 Nor.Ohio.57 Can.C.Rut».86 XorthW.L .“ pfd.N.S S.4C1.1 93 I Can.G.Et.“ pfd.130 126 Can.Pac.22J 2>SJ Ogil.M.Co.(2i 125 Crown Rc» 3.00 2.99 " pfd.12'.* J.Dét.El Ry.58} 58 Ott.Y.* P.151* m, Di a.F.Gla.55 Ptn.Mfg.C.| 70 52, Dom C.Co.;wj Pen’s Ltd.5J 57 pfd.104 ÿ “ pfd.00 87j Dom.C.pd.Porto Rico 77 76, Dom.I.pfd 104 i Québec Ry 48, Dom.S.Cor.j 53§ K.& o.N.c.i:oi 12 J Dom Park.Rio Jati.L.U3 112 j Dom.T C.; 66 i 36 R.C.Co.Cm p ft 102 90 “ pfd.D.S S.St A.£ao Paulo " pot Saw.M.Cm 40 38 Dul.Sup.pfd.: 94 S2 E.C.P *i> c SI.W.& P.I23Î 124) G.M C.Co.SherwinWj 37 36 ¦ pw.•• pfd.941 94) H.Blec.Ky ! ir>6 150 St.Co ofC.’il 33.Hav.F.lec.! “ pfd.! “ pfd., 8J ill.Trac.pd in.C.Corn.ao Tor.Ry .Tri.City pf .131 pfd.Twin City.105 104J 7nt.C.S C.“ pfd.Kaministi.i W.India.L.of.Wd.c.13'.130 Winn.Ry.26- pfd 125 12ü Wind Ht’l t30 12) Pour la première fois, en Canada, les capitalistes easadlens-français peuvent se procurer une série d’articles en français sur les principales compagnies canadiennes Industrielles et d’utilité publique.Ces articles ont été rédigés spécialement par notre Département de Statistiques sur des données telles que lee capitalistes canadiens-françals en retireront certainement les plus grands avantages.Au nombre des compagnies analysées, notons les suivantes : a ^ MONTREAL L.H.& P.CO.PACIFIQUE CANADIEN LAKE OF THE WOODS MILLING DETROIT UNITED RY SHAWINIGAN WATER & POWER OTTAWA L.H.& POWER TORONTO RAILWAY PENMAN’S LTD.Nous venons de publier ces études sous forme de livret et nous en adressons un exemplaire i tout capitaliste canadlen-françals qui en fera la demande à un de nos bureaux.McCU AIG BROS.& CO.Membres de la Bourse de Montréal.17 RUE ST-SAGREMENT, MONTREAL.Ottawa.Sherbrooke, Granby, Sorel, Danville ' (2D 1912 S1000.00 g La “Hupmobile” Grand Modèle Voiture de tourisme à cinq passagers La plus Haute Valeur pour 1912 Le fini et l’aménagement sont les meilleurs.Prix $ 1000.Livrée à Windsor, frais de douane payés.On ne dispose que d’un nombre limité.Cela vous paiera de vous informer.The Motor Import Go.OF CANADA LIMITED EDIFICE DU FORUM ™ Sta-CATHEBim OUEST AVENUE ATWATER Pierce-Arrow Franklin Hudson 33 Hupmobile L.Theriault, ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES VOITURES DOUBLES A LOUER ETAHL.I EN 1808 24 RUE SAINT-URBAIN Téléphone Main 1399 .355 RUE CENTRE.Tél.Main 3514 La première compagnie d’assurance anglaise établie en Canada, A.D.1804 feu PHOENIX ASSURANCE COMPANY Limited, vie FONDEE EN 1782.©E LONDBES, ANGLETERRE.CAPITAL ET ACTIF.$78,500,000 Sinistres payés depuis la fondation de la Oompagnie.$-425,000,000 Dépôt au gouvernement fédéral et placements en Canada pour la parantie deB assurés en Canada.2.500.000 Directeurs pour le Canada.— B.MacD.PATERSON et J.B.PATERSON, Ko, 100 rut St-François-Xavier, Montréal, P.Q.Agents pour la ville.—Arthur Simard, E.Lamontagne, C.R.Blache, A.U.Mail* lou.x, C.Galibert, F.X.Lanthier, 0.H.Routh, H.Joseph, E.A.Whitehead, Co., Limited.Agents demandés dans les villes et villages où nous ne sommes pas représentés.Bulletin Financier DE L.G.BEAUBIEN & CIE, BAN QUIERS ET AGENTS DE CHAN GE, RUE ST FRANÇOIS-XAVIER, 104, MONTREAL, CANADA.Montréal, 31 janvier HM2.I.a Bourse, au cours de la semaine, a vu se produire un effondrement d’autant plus angoissant qu’il était inattendu.Le mouvement qui s’est produit a été tel, que pour retrouver I équivalent il faut se reporter aux périodes les plus dramatiques do la crise de 1307.(>n avait jusqu’ici fait à l’électorat de la ville de Détroit, confiance de logique ou.à son défaut, de simple bon sens ; e’était évidemment iui faire trop d’honneur.Ayant élu maire M.Thompson, précisément sur cette question qu’il devait ratifier par un référendum supplémentaire, il n’était pas à prévoir que l’électorat dut rendre une dérision diamétralement opposée à la première; qu’il dut, sans raison comme sans motif, se condamner lui-même.Quoi qu'il en soit des tenants et des aboutissants de la décision populaire hostile à la compagnie des tramways de Détroit, elle n’en a pas moins eu sur la Bourse de Montréal une réper-eussiôn énorme.On sait, en effet, que les actions de cette compagnie, sont dans une forte proportion détenues par des Canadiens-Français.Une très lourde liquidation s’est produite qui n entraîné le cours à 55 1-2.Fl est.présentement assez difficile do fixer une limite ii la basse et à la liquidation, car la confiance du public est très fortement ébranlée.Certes la position de la compagnie des tramways de Détroit n’est pas, présentement très enviable.Cependant on doit reconnaître qu elle est surtout atteinte moralement.Ses recettes, il convient de le signaler, accusent toujours un accroissement énorme et constant, (lequel s’est chiffré, pour décembre à plus de vingt-quatre mille piastres.II va donc, sans dire que le dividende de l’action n’est nullement on danger, dans le présent et ni dans l’avenir.Le publie cotte semaine a cédé au découragement, à l*onnui bien compréhensible de eet éternel litige.Il est à prévoir que lorsque lo calme et la sai ne appréciation de.la situation se produiront, que les cours subiront un sensible relèvement.C’est pourquoi, à ceux qui seraient disposés à liquider, nous conseillerions volontiers d'attendre un peu : ils ne pourront qu'y trouver bénéfice.Lorsque, il y a dix-huit mois, nous commençions la publication de nos études hebdomadaires du marché de Montréal.nous avions surtout pour but do diriger l’épargne et le capital canadiens vers les bonnes valeurs canadiennes.Njous avions alors l’opinion bien arrêtée que mieux vaut pour les Canadiens placer chez eux leurs capitaux car ils y trouveront meilleur rendement et surtout meilleures garanties.Sans nous réjouir du grave mal économique dont souffre le pays voisin, il nous sera bien permis de constater à l’avantage du nôtre, que chez nous la situation faite au capital est toute différente.Depuis quatre ans, les politiciens américains font de la surenchère, ils flattent les instincts populaires les plus vils, et de plus en plus, montrant au peuple, le capital comme une proie, ils agitent à ses yeux la loque rouge de la révolution sociale.Au Canada, bien an contraire, les hommes au pouvoir à quelque parti qu’ils appartiennent, s'entendent cependant sur ce point que les garanties les plus absolues.les protections les meilleures, doivent être accordées au capital.Les uns et les autres ont compris que le capital est le grand levier économique qui seul est susceptible do créer cc pays, de faire rendre à son sol, les richesses immenses et multiples qu’il recèle encore.Iæ peuple lui-même a réalisé que c'est à cette politique qu’il est redevable (les progrès inouïs réalisés en ces dernières années.Cette politique.bien comprise au Canada, commence à être pleinement appréciée à l’étranger.Par suite du courant énorme de réalisation du DETROIT, qui en quelques jours a entraîné le cours de 71 12 à 55 1-2.il est compréhensible qu'une assez sensible dépression se soit produite sur les autres valeurs de la liste.Après le premier moment, les valeurs se sont immobilisées, dans l'attente évidente de la fin de la crise.A cause de la quantité très forte de ses actions en flottement le DOMINION IRON, a été une des valeurs les plus sensiblement atteintes de la liste.ls> cours un moment est tombé à 58, mais s’est rajld.•>inent relevé.Un fermeture de fin de semaine s’est effectuée à 59.Par suite d’une grève, d’ailleurs sans aucune importance et vouée à un échec risible, le cours du STE EL OE CAN ADA est tombé à 34 : à ce prix c’cst un achat avantageux nu double point de vue de placement et de spéculation.Le SHAWINIGAN est la seule valeur qui ait eontinué son mouvement de hausse, pendant l’effondrement du Détroit : la fermeture de samedi s’est effectuée à 127.Le POWER, est resté inactif à 193 1-2.re (pii prouve l'excellence de sa position en Bourse les CANADA CI MENTS se sont bien comportés, mais ont été inactifs.-4- CITOYEN DE CORNWALL TUE.DuUnth, Minn., 1.— Herman Smith, 2(1 ans, natif da Cornwall, Ont., a été tué instantanément en tombant du haut d'une fournaise à la compagie Minnesota Btcel.La discussion sur le traité franco- allemand INTERROGE PAR UN JOURNALISTE, M.CLEMENCEAU DECLARE QUE SON OPINION SUR L’ACCORD FRANCO ALLEMAND EST ENCORE LA MEME, MALGRE LA DEMISSION DE M.CAILLAUX.— LE PROCHAIN DISCOURS DE L'EX-PREMIER MINISTRE.(Service particulier) Paris, 1.— On s’attend à ce que M.Clemenceau prenne part à la discussion, au sénat, du traité franco-aile-inand du 4 novembre.M.Clémenceau, quesiionné par un journaliste parisien, a laissé entendre que son opinion sur l’accord fran-o allemand était encore la même après la démission de M.Caillaux.L’ancien président du conseil estime que cet accord est désastreux et de nature à aboutir ù la guerre.Dans le discours qu’il compte p o-noneer au sénat.M.Clémenceau expliquera, dit-on, pourquoi le traité du 4 novembre ne donnera pas les résultats que l’on pourrait en attendre.“Du reste, a ajouté M.Clém.-m^au, je suis décidé à donner ma confiance au gouvernement de M.Poincaré.” ¦-?- Le duc de Connaught à Laval Son Altesse Royale ayant remis à plus tard son voyage ù Montréal, l’Université Laval qui avait lancé des invitations officielles pour la réception qu’elle devait faire au Gouverneur-i.enéral, se voit obligée de remettre à une date ultérieure cette réception.His Majesty’s Theatre CoTïipagnie d’Opéra de Montréal REENGAGEMENT Une semaine » j* i r n -• commençant Lundi, le 5 reVTiei La vente des billets est maintenant commencée LUNDI.—‘‘Louise’ f.'t 1 MARDI.—“Le Chemineau”.MERCREDI.—“Madame Butterfly”i JEUDI.—“Le Jongleur de Notrai Dame”.VENDREDI.—' ‘ Rigoletto ’ ’.SAMEDI, MATINEE, — Concert paj l’Orchestre.SAMEDI SOIR.—“Mme Chrvsanthè me”.Banque d’Hochelage Avis est par les présentes donné qu’un dividende de deux et un quart pour cent (2J-4p.c.) égal au taux l« neuf pour cent (9 p.e.) par an, sur !« Capital payé de cette Institution a été déclaré pour le trimestre finissant le 29 février prochain et sera payable i.u Bureau-Chef de la Banque ?i Montréal et à ses Succursales- le et après le Ici mars prochain, aux actionnaires inscrits au Registre le 15 février prochain.Par ordre du Conseil de Direction.M.J.A.PRENDERGAST, Gérant-Général RECLAMATION CONTRE WINNIPEG Winnipeg, 31.— La compagnie de» tramways électrique» annonce aujour d’hui qu’elle poursuivra la ville parc« qu ’elle change la disposition de scs po teaux et crée ainsi des dommages à s« propriété et des dangers pour la vie de* citoyens. .iL LE DEVOIR.Jeudi, 1er Février 1912 , Les grévistes de Lawrence retournent à l’ouvrage Les filatures ont ouvert hier leurs portes, malgré que la ville soit encore sous les armes.— Le colonel Sweetser refuse aux grévistes d’assister aux funérailles de la femme tuée au cours d’une manifestation.COUR TES DEPECHES Marché de CANADA VENDEUR POURSUIVI.La chaleur persiste et de pluie» continuent à tomber.fortes ! LES PRETENTIONS DE CARBON bugarman, RIDICULISEES Lawrence.1er.— La ville est véritablement sous la loi martiale et les I .^00 soldats du col.Sweetser font la patrouille par toute la ville.Les vingt mille grévistes n’ont -tenté de faire aucune manifestation depuis lundi dernier.Lorscpie les filatures ont été rouvertes, lundi matin, un groupe de Syriens a tenté de faire une manifestation, mais les soldats faisant une charge à la baïonnette, ont dispersé la fouie.On assure que plusieurs personnes ont été blessées.Les grévistes ont été lents à obéir aux ordres des officiers.Près des filatures Arlington, des amis des grévistes ont tenté de paralyser le service des tramways, en coupant les fils.ils ont causé des dommages importants.Le gouverneur Foss a fait publier line note dans laquelle il demande aux grévistes de reprendre leur poste dans les filatures.Il leur promet que presque dans un mois, le différend sera réglé, si les ouvriers montrent de la bonne volonté.Les contremaîtres assurent que 40 pour cent des ouvriers sont retournés au travail, de leur côté les grévistes disent qu’il n’y a pas de defection dans leurs rangs.• loseph J.lïttor, le chef des grévistes.et M.Giovanniti son principal assistant qui ont été arrêtés sous l’accusation de complicité dans le meurtre d'Anna Lopizo.ont comparu devant la cour de po,ice.ce matin,- et se sont dits innocents.Giovanniti est le pro- priétaire d'un journal socialiste de New-York.ÎI.F.ttor est un citoyen de la métropole américaine.Des cautionnements offerts par les deux hommes ont été refusés.Leur arrestation n a causé aucun désordre, bien qu’on craignit une.manifestation de la part des grévistes.Et-tor et Giovanniti ont été conduits à la maison de Correction du comté d'Essex pour y attendre leur procès qui aura lieu le 9 février prochain.Le colonel Sweetser, le commandant militaire a cru prudent de révoquer la permission qu’il avait accordée aux grévistes d’assister en corps aux funérailles de la femme Lopizo, cette seconde décision n’avait pas été rendue publique à l’heure des funérailles et déjà plusieurs grévistes étaient rendus à la maison mortuaire, lorsqu’une escouade de cavalerie arriva sur les lieux.A son arrivée, la foule se dispersa silencieusement.L’enterrement de l'infortunée fille n’eut lieu que cet après-midi.L’autopsie de
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