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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 22 septembre 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1930-09-22, Collections de BAnQ.

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Volume XXI — Numéro 219 Abonnements par la poste.Edition quotidienne CANADA.S 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 DEVOIR Montréal, lundi 22 septembre 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .H Arbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 M.Neville Chamberlain parle Un discours qui tombe de haut et qui offre un grand intérêt Les dépêches de ce matin nous apportent, en matière de politique anglaise, deux nouvelles intéressantes: Lloyd George s’est fait couper les cheveux et Neville Chamberlain a jeté dans le public l’idée d’un tarif d’urgence.11 serait surprenant que l’abatage capillaire de Lloyd George n’inspirât point à 1 un de nos imaginatifs confrères quelque amusante fantaisie; nous ne parlerons donc, pour le moment, que de M.Chamberlain.Pour bien mesurer la portée des déclarations que celui-ci vient de faire, il importe de se remémorer sa carrière et le rôle qu’il tient actuellement dans la politique anglaise.Neville Chamberlain est le fils de Joe Chamberlain, Chamberlain l’ancien.II doit avoir une valeur considérable, car il a réussi à percer en dépit de deux gros obstacles: le nom et le prestige de son père et de son frère aîné, Austin, l’ancien ministre des Finances et des Affaires étrangères.Il est d'expérience en effet que si un nom fameux peut faciliter les débuts d’un jeune homme, il lui devient tout de suite un redoutable fardeau; car, on ne manque pas d’établir un parallèle entre le débutant et le grand homme d’hier.La situation est plus difficile encore quand deux hommes se réclament du même héritage et que l’aîné s’est déjà taillé dans le monde une place ^ de première importance.Le public hésite à croire que la même famille puisse manifester autant de talent.Neville Chamberlain a triomphé de ces deux impedimenta'.il a été ministre tout jeune,il l’est redevenu et chaque fois comme titulaire d’un portefeuille plus important (il fut en dernier lieu ministre des Finances), ce qui prouve, à tout le moins, que ses chefs furent satisfaits de ses premiers services; il est aujourd’hui l’organisateur général du parti conservateur, poste de tout premier ordre, qui doit le tenir en intime contact avec son chef, l’ex-premier ministre Baldwin, et permet de croire qu’il ne prononce point de discours considérable sans en avoir causé avec celui-ci.C’est donc cet interprète probable des sentiments de fond du parti conservateur anglais qui vient de ^prédire l’adoption probable, si ses amis reviennent au pouvoir, d’un tarif d’urgence, à l’exemple du Canada.M.Baldwin et ses amis seraient-ils donc, une fois de plus, disposés à risquer leur sort sur une politique protectionniste?Cela en a tout l’air.M.Chamberlain note bien que le tarif d’urgence de M.Bennett est de caractère provisoire, mais il n’ignore sûrement pas que ce tarif n’est provisoire que dans la mesure où il doit être complété par une opération plus considérable encore et du même type; il n’ignore point davantage que les droits protecteurs sont l’une des choses qui, une fois adoptées, sont les plus difficiles à supprimer; il prévoit sûrement aussi qu’une mesure tarifaire de ce genre, qu’elle prétende se justifier par.un motif d’urgence ou se qualifier de provisoire, devra dresser contre elle tout le vieux sentiment libre-échangiste.Mais les circonstances sont telles qu’elles expliquent cette tentative de rupture avec la tradition politique anglaise.Le nombre des chômeurs (chômage partiel ou total) va toujours s’augmentant.Il dépasse maintenant les deux millions.En une seule semaine, tout dernièrement, il a fait un saut de soixante-dix mille.Certains vont même jusqu’à prétendre qu’il dépassera les trois millions, qu’il atteindra peut-être les trois millions et demi d’ici quelques mois.Et cela, comme on le sait, n’implique point seulement le manque à gagner qui résulte de l’inactivité d’un aussi grand nombre de travailleurs, mais d'énormes frais pour le trésor public qui doit les aider.On comprendra qu’une pareille situation hante les jours et les nuits des hommes publics.Les chefs du gouvernement actuel paraissent convaincus que le libre-échange n’a rien à voir en l’affaire.Ils allèguent l’exemple des pays protectionnistes comme l’Allemagne et les Etats-Unis, où les chômeurs se chiffrent aussi par millions.Et les libéraux du type Lloyd George semblent partager leur avis.Il était inévitable qu’en désespoir de cause tout au moins une partie de l'opinion se tournât de l’autre côté et se dît: Après fout, il vaudrait peut-être la peine d’essayer d’un autre remède.Jusqu’ici on ne pouvait se battre là-dessus, car personne n’osait déployer le drapeau protectionniste.M.Baldwin, dégoûté par un premier échec, ne paraissait point pressé de tenter de nouveau le sort.Le discours de M, Neville Chamberlain laisse penser que, dans les conseils supérieurs du parti, on serait disposé à reprendre la lutte sur ce terrain.Il e.t permis de croire, par ailleurs, que travaillistes et libéraux préféreraient engager la bataille là-dessus que sur l’ensemble de la politique administrative.Ils y pourraient trouver un moyen de collaboration, et peut-être le principe de cette alliance où beaucoup les voient s’acheminer.En tout cas, la situation ne devrait pas tarder à se préciser et il serait extrêmement surprenant que le discours de l’organisateur général des conservateurs ne fût point l’annonce d’une manoeuvre de grande envergure.Et cela nous intéresse fort, puisque l’adoption là-bas d’une politique protectionniste entraînerait probablement une assez profonde modification de nos relations commerciales avec l’Angleterre.Orner HEROUX L’actualité Horreurs Dans un court article de Figaro, M.Jacques-Emile Blanche accentue une note pessimiste que M.Louts Bertrand avait déjà sonnée dans le même journal, au retour d’un voyage en Espagne."Qui donc expliquera, écrit M.Blanche, que nous nous soyons laissé dépasser par d'autres peuples en ce qui a trait à l’aspect des vttlcs, à Vhabttation?” H a cherché ta cause et il croit l’avoir trouvée: "Notre vue s'est trop accoutumée à l'indigence, à la hideur innommable de ces cabanons, dits pavillons, qui formèrent après la guerre autour des villes un zona, une ceinture d’affreuses pustules.Mats si les affections de la peau guérissent après quelques soins, l’épidémie de la construction pour lapin* de choux ne semble point devoir subir la même marche.Elle évolue, se transforme insidieusement.D’extérieur, superficiel, "le mal est rentré" — tl travaille, ron-qe l'ossature même de la cité, "Parfois on admire les efforts, sensibles un peu partout, les résultats qu’obtiennent d’ingénieux particuliers dans leur logis, ou dans les jardina, à la campagne.Malheu- reusement, le pilloresque à la mode, surtout celui du "genre rustique’’, qui comprend le mobilier aussi, — ie normand au premier chef, puis le breton, l'alsacien, le provençal, — instaure d’un bout à l’autre du territoire un style de rôtisserie pour exposition universelle.Devantures de magasins, terrasses de restaurants, cafés de province, boulangeries, banques départementales offrent d nos regards un décor omnibus, commode, certes, pour f/ jouer à volonté L’Ami Fritz, L’Arlesienne, Les Cloches de Cor-nevitle.Le.colombage avec poutres tartes {parfois simulées au pinceau sur un honnête mur de briques!) les porches pointus, à tuiles pati-nèes, embrasent de convoitise des commerçants ambitieux.” M.Blanche raconte les mauvais traitements que l’on a infligés dans une certaine ville à une préfecture du temps de Louis XIV pour raccommoder au goàt moderne.N’allez pas croire que ces fantaisies aient ému la population.On institue au contraire des concourt, suscités par les feuilles les plus conservatrices de la région et Bon prime, les "plus hardis destructeurs de la physionomie locale".* * * Ne sommes-nous pas, sous ce rapport, restés bien français?Ne donnons-nous pas chez nous aussi tout 1rs encouragements aux des- tructeurs de la physionomie locale?Hier, encore, un ami complaisant me conduisait à la campagne le long de la rivière des Prairies.Je songeais, chemin faisant, à l’article de M.Blanche.Nous l’avons, nous aussi, notre zona, notre ceinture d’affreuses pustules.La place de l'église avait naguère quelque caractère dans presque tous les villages.Le vieux temple — car il y a encore de vieilles églises — se laisse deviner à travers un mobile moustiquaire de verdure.Le presbytère est tout auprès, solide, spacieux, généralement entouré d’une pelouse et de massifs de fleurs.On a multiplié les statues, en ces derniers temps.Un grand nombre sont atroces avec leur peigne andalou d’ampoules électriques.Mais, généralement, l'église et le presbytère restent fidèles au type ancien.C’est le vis-à-vis qui est changé.On y trouvait autrefois les maisons des notables de la place: le notaire, le médecin, l’avocat parfois, maisons solides, confortables, sobres et dont la forme avait peu évolué depuis les premières construites dans le village, quand ce n’étaient pas des maisons centenaires, simplement rafraîchies et remaniées.Ce qui fait face à l'église aujourd’hui, c’est le relais d'essence et le marchand de chiens chauds.Et ces bâtisses sont bariolées et peinturlurées comme un visage de sauvage.On a hâte de sortir des villages pour voir enfin la nature et reprendre contact avec ce qui est sain, sobre, simple.Mais, pour obtenir cette sensation, il faut que le regard saute par-dessus ce qui s’offre au premier plan, pour plonger dans la forêt lointaine qui s’allume, à l'heure présente, de tous les feux de l’automne.Le premier plan est, hélas, la prolongation de ce que l’on a vu au village.Les bâtiments restent pas mal encore avec leurs toits en pente, mais c’est la maison des maîtres, cubique, tronquéti et très souvent, sans nécessité mais uniquement par manière d’ornement, flanquée d’un escalier en tire-bouchon, qui est atroce à faire lever le coeur.On tient peut-être là l’explication de la folie de la vitesse qui se développe de plus en plus.On passe vite devant ces horreurs que l’on ressent inconsciemment quand on ne les analyse pas.Qui nous sauvera de cette épidémie de laideur?Nous nous le demandons sans pouvoir donner de réponse.Nous paraissons souffrir collectivement de quelque maladie de la vite.La route aboutit i one plage célèbre.Il y a là plus de luxe, dans les maisons; mais y a-t-il plus de goût?Voici celle d’un homme qui a de l’instruction et qui a voyagé.Il suffirait d’y mettre quatre ou cinq reservoirs sous un toit en capuchon pour avoir un relais d’essence classique.Isa plupart des autres maisons ont du faux normand.Nous avions du vrai normand, puisque les premiers constructeurs n'ont fait qu’adapter ce qui se faisait dans leur pays.Nous y substituons quand nous voulons faire français des décors pour les Cloches de Corneville.Paul ANGER medi aux Communes, faisant la distinction entre leur cas et celui de M.Massey, qui devait alter représenter le Canada en Angleterre et dont M.Bennett a obtenu la démission dès avant qu’il prit ce poste.MM.Roy et Marier sont du service diplomatique, M.Massey en était lui aussi, tant qu’il fut à Washington; mais Londres ne relève uas de la diplomatie, notre représentant y tient de très près au ministère canadien, ce poste a été établi bien avant que notre service diplomatique le fût, et notre agent là-bas doit être en parfaite sympathie avec le gouvernement canadien du jour.Voilà ce que M.Bennett a fait entendre.La distinction vaut ce qu’elle vaut, et elle n’est pas mauvaise.M.Bennett, au surplus, se défend de vouloir introduire la politique dans ’.e service diplomatique canadien proprement dit.I] reste maintenant à voir comment son gouvernement traitera, en pratique, lev recommandations de nos ministre* en France et au Japon et quelfe initiative il leur laissera.La solution rendue publique par M.Bennçtt a l’air d’un moyen terme acceptabie, sauf aux amis de M.Massev.Yachting Sir Thomas Lipton reviendra peut-etre en Amérique l’an prochain avec un nouveau yacht, pour tenter une fois de plus d’enlever à l’Amérique la coupe qu’il n’a pu réussir jusqu’ici à lui prendre.On calcule que, présentement, les quatorze grandes rencontres entre yachts américains et anglais ont coûté au bas mot 15 millions de dollars, dont sir Thomas Lipton aurait dépensé le.tiers à lui seul.C’est une somme.A titre de consolation pour , n’avoir pas encore vu un yacht an-1 glais remporter la victoire, les quo-, tidiens d’Angleterre notent que les équipes américaines ont presque ! toujours été formées de matelots recrutés un peu partout, et dont les trois quarts étaient nés en pays européens.Cette fois-ci, l’équipe de VEnlerprise, le yacht de Vanderbilt, aurait été formée en très grande partie de marins d’origine Scandinave.Si c’est exact, cela ferait ressortir une chose, qui du reste n’est pas tout à fait inconnue, à savoir que les Sandinavcy sont aussi bons, sinon meilleurs marins que les Saxons.En fait, les Northmen d’où sont issues les races Scandinaves parcouraient les mers du nord au sud et de l’eat à l’ouest bien avant que les Anglo-Saxons eussent commencé à sortir de leurs Iles, et allaient d’Islande en Sicile et du ; Danemark jusqu'au Groenland alors que les Anglais se risquaient encore à peine sur ]a mer du Nord.Hardis navigateurs du Moyen-Age, les Northmen ont des descendants qui connaissent la navigation à voile comme peu d’autres Européens.LA SESSION D’URGENCE Il ne sert à rien d’accroître la production, si le consommateur ne peut acheter davantage Telln est en résumé la thèse de l’opposition, à Ottawa, samedi —La session d’urgence se prolonge — M.Bennett ne saura que ce soir s’il peut s’embarquer pour Londres demain — Qui l’accompagnera?— Aucun ministre de langue française n’est certain d’en être — M.Ferguson part pour l’Angleterre LES SEANCES DE SAMEDI SONT ANIMEES ET MEME ACRIMONIEUSES G.P.Chez les Mexicains LETTRE D’UN CANADIEN MISSIONNAIRE Bloc - notes A la prochaine session M.Bennett a déclaré qu’à la prochaine session son ministère entreprendra le refonte de tout le tarif douanier canadien.Il a déjà commencé, il ne veut pas s’arrêter en route.Les industriels français, belges, italiens, etc, souffriront à coup sûr des obstacles que le ministère met à leurs exportations au Canada.Les industriels canadiens en profiteront, dit M.Bennett.Tant | mieux s’il a raison.Mais aura-t-il raison?Et si nous fermons nos frontières à toute importation étrangère- -ne peut-on s’imaginer qu’il y aura choc en retour?L’on a lu ces jours derniers dans les quotidiens que la France aura cet automne une récolte de blé bien moindre que celle qu’il lui faut pour subvenir à ses propres besoins.Au prix où est le blé chez nous, il eût été possible de vendre des millions de boisseaux de blé canadien à la France, ces mois-ci.Mais, avec le nouveau tarif Bennett qui augmente de 15 à 20 pour cent les droits sur plusieurs articles français, il est à peu près certain que la France, à titre de représailles, ou simplement pour ne pas acheter chez qui fait voir nettement qu’il ne veut plus acheter chez elle, ira chercher son blé en Roumanie, et même en Argentine, plutôt qu’au Canada.Pourtant des commandes d’une trentaine de millions de boisseaux de blé, — déficit probable de la récolte de cette année en France, — contribueraient, si nos producteurs de céréales la recevaient, à diminuer les conséquences de la mévente des blé, chez nous.M.Bennett ne s’est pas occupé de cela, il hausse le tarif en toute hâte.Et ce que la France fera, — en s’abstenant d’acheter chez nous, — l’Allemagne, ITtnlie, plusieurs autres pays le feront aussi, c’est A prévoir.Ce qui se passera d’ici la prochaine session dans ce domaine amènera peut-être M.Bennett à réfléchir sur les dangers d’un bouleversement radical de notre tarif, comme il a l’idée de le faire.Ut resteront M.Roy, h Paris, et M.Marier, à Tokio, garderont leurs postes de représentants officiels du Canada en France et au Japon.C’est ce que le premier ministre a dit aa- Nous recevons par l’intermediaire de M.Olivier Maurault, P.S.S., qui veuf bien l’accompagner d’une note d’immédiate utilité, l’intéressante lettre qui suit et qui pourrait se suffire à elle-même : Fort Collins, Colorndi, 11 septembre 1930.Cher Monsieur Héroux, L’intérêt que le Devoir porte à l’oeuvre des missions me donne la pensée de venir vous présenter mes Mexicains.Chassés du Mexique par la révolution, la persécution religieuse et l’extrême pauvreté qui en est résultée, ils sont venus en grand nombre aux Etats-Unis.Nous en avons cinquante mille au Colorado.Profitant de leur dénuement de tout, les sectes protestantes les attirent de leur côté par les avantages matériels.Comme leur foi a déjà été ébranlée par les obstacles de toutes sortes que l’Eglise a rencontrés depuis de longues années au Mexique, nous sommes en danger de les perdre.Il faut les organiser, leur bâtir des chapelles, des écoles, des centres sociaux et industriels.Les catéchistes doivent se multl-nüer pour les visiter chez eux et les mettre en garde contre les artifice» de l’ennemi.C’est cette cause que votre îor-respondant a l’honneur de servir depuis dix ans.Bien à vous, J.-P.TR U DEL.P.S.S.On pourra feuilleter, an kiosque de Saint-Sulpice.à l’exposition missionnaire, un album de photographies des missions mexicaines de M.Pierre Trudel.O.M.Mort du général Cebsattel Munich, Bavière.22 (S.P.A.) — Le général baron Ludwig von Geb-sattel est décédé aujourd’hui à la suite d’une opération, à l’age de 73 ans.Il fut un des plus brillants officiers de la cavalerie allemande.H faisait partie de l’état-major du maréchal Waldersee lors de l’expédition de 1900 en Chine et il commandait le troisième corps d’armée de Bavière pendant la grande guerre.Cadavre trouvé dans le fleuve Le cadavre d’une inconnue n été repéché samedi aprèa-midi dans le fleuve, au pied de la rue Charron.La femme n’a pu être identifiée.Le corps est dans un état de décomposition très avancée.{Par Emile BENOIST) Ottawa, 22.—La prorogation va-t-elle se produire auiourd’hui?C’est ce que bien des gens prédisent.La chose n’est certes pas im-posible non plus qu’improbable mais elle n’est cependant pas du tout certaine.Samedi matin, comme la Chambre des Communes se mettait au régime des trois séances quotidiennes, d’aucuns prévoyaient que le travail sessionnel serait vite expédié, qu’avant la fin de la soirée il serait terminé.Il n’en a pas été ainsi.Les députés ont fait samedi une très grosse journée.La dernière des trois séances ne s’est levée que quelques minutes avant minuit.Mais à peine un tiers des modifications tarifaires soumises par M.Bennett avaient alors été adoptées, une quarantaine sur 135.On s’était d’abord attendu à mieux, après qu’une sorte d’entente eut été conclue le matin entre le premier ministre et le chef de l’opposition: le gouvernement s’engageait à laisser reprendre, lors de la prochaine session, quand il s’agira d’une revision plus complète du tarif, le débat sur les modifications que l’on vote maintenant.M.Bennett ajoutait qu’il n’interpréterait pas comme un acquiescement de la part de l’opposition le fait qu’elle ne prolongerait pas le débat actuel.Mais tout de suite après, comme on entreprenait l’examen des résolutions, libéraux et progressistes se mirent à harceler le gouvernement de questions.Le gouvernement, on pourrait dire que c’est en l’occurrence le seul M.Bennett car il n’y a que lui qui réponde aux oppo-sitionnistes.Vers quatre heures de l’après-midi, il était devenu certain que la prorogation ne se ferait pas avant aujourd’hui.Le Sénat s’était assemblé mais n’ayant absolument aucun travail à faire, il s’était ajourné aussitôt ;usqu’à cet après-midi à 2 heures.Il reste donc un nombre suffisant de résolutions tarifaires à voter pour permettre à l’opposition tant libérale que conservatrice, si elle le désire, de prolonger les débats assez longtemps pour empêcher le premier ministre de s’embarquer demain pour l’Europe.Celui-ci a d’àilleurs réitéré sa déclaration de l’autre jour.Même s’il lui faut contremander son voyage de Londres, il restera au Canada tant que la session d’urgence n’aura pas pris fin.Et M.Bennett précise que la prorogation n’aura pas lieu tant que toutes ses mesures tarifaires n’auront pas été votées.Le chef de l’opposition insiste.Il dit à M.Bennett qu’il pourrait faire comme le premier ministre de la Nouvelle-Zélande, M.Forbes, s’en aller à Londres en laissant le Parlement continuer son travail.Le gouvernement, dit M.Mackenzie King, ne dispose-t-il pas des $20,000,000 qu’il a demandés pour remédier au chômage?Les Communes et le Sénat lui ont voté aussi ses amendements à la loi des douanes à propos du dumping.Il reste les modifications au tarif, trop nombreuses et trop importantes pour que le parlement puisse en quelques heures seulement en faire une étude sérieuse.Il vaudrait mieux attendre que le premier ministre soit revenu de Londres.La Chambre se trouve dans un dilemme: empêcher M.Bennett d’aller représenter le Canada aux conférences de Londres ou renoncer à son droit d’examiner les résolutions tarifaires.Plutôt ce qu’on lui propose, c’est de faire semblant d’étudier ces résolutions.Que le premier ministre aille à Londres et à son retour une étude sérieuse de ses mesures pourra être entreprise.Cela ne changerait rien, observe M.Mackenzie King, à la situation de fait.Sans être adoptées par la Chambre, les modifications proposées sont déjà en vigueur.Mais il s’agit de malnteuir-le droit de la Chambre d’examiner à loisir les mesures qu’on lui soumet.Le chef des Fermiers-Unis est aussi d’avis que M.Bennett ne devrait pavs s’en aller ainsi à Londres juste après avoir imposé aux agriculteurs canadiens un tarif qui leur est préjudiciable.M.Bennett ne veut rien entendre, il tient à ce que ses modifications tarifaires soient bel et bien votées avant qu’il ne s’embarque pour l’Europe.A quoi va-t-il servir, a-t-il demandé,d’éterniser ce débat penda% six mois?Il y a un fait qui ne changera pas: c’cst que nous proposons ces changements au tarif dans un but bien défini, que tout le monde connaît: mettre fin au chômage.M.Bennett répète encore une fois que si la Chambre l’exige il est prêt à sacrifier son voyage à Londres.SI M.Bennett ne part pas demain, il y a de grandes chances qu’il’ n'assiste pas aux conférences impériale et tnlerimpériale de Londres.fl a lui-même annoncé que le Australia, à bord duquel le premier ministre de l’Ontario, M.Ferguson, doit lui-même s’embarquer.Le voyage de M.Ferguson A propos de cette coïncidence de départs, M.Ernest Lapointe interpelle M.Bennett.Celui-ci répond qu’il ne sait pas si M.Ferguson est intéressé à suivre la conférence.Ce qu’il sait, c’est d’abord que M.Ferguson avait décidé, même avant la dissolution du dernior Parlement fédéral, d’aller à Londres pour assister à l’inauguration d’une maison que le gouvernement de l’Ontario vient d’y établir, et ensuite que M.Ferguson n’p pas coutume de s’imposer à des réunions où il n’est pas invité.Cependant M.Bennett admet que M.Ferguson lui a écrit pour dire que sa province est opposée à ce que la conférence s’occupe d’amendements à l’Acte de l’Améri-mie britannique du Nord, à moins qpue las provinces n’aient été d’abord consultées.Les compagnons de M.Bennett Quels sont ceux qui accompagneront (M.Bennett à Londres si toute* fois il y va?M.Mackenzie King s’en informe.M.Bennett dit qu’il l’annoncera en tejnps et lieu.On entend dire cependant qu’aucun ministre de la province de Quéi>ec n’accompagnera le chef conservateur.Celui-ci aurait pour compagnons MM.Hugh Guthrie et H.H.Stevens ainsi que le sénateur Beaubien.Il avait d’abord été question de M.Maurice Dupré et aussi de M.Duranleau.Pour représenter la province de Québec, on parle maintenant de M.Beaubien.Les magasins» des Stata-Unis Le gouvernement a-t-il l’intention de prendre bientôt des mesures pour débarrasser notre pays de la littérature pornographique et nauséabonde que contiennent certaines publications qui nous viennent de étranger?Une déclaration que vient de faire le premier ministre permet de le croire.La Chambre était à étudier un changement à l’article 178 du tarif, abaisant de 15 h \2%% droit intermédiaire sur l'importation des annonces et des imprimés.Quelqu’un s’informe s’il s'agit de favoriser l’entrée au pays des magazines étrangers.M.Bennett a répondu que le changement actuel n’affecte pas les magazines.Le gouvernement a cependant l’intention de proposer, dès la prochaine session, a l’occasion de la révision générale du tarif, une mesure pour arrêter l’entrée au pays d’un certain genre de publicité dont l’influence néfaste se fait sentir au Canada depuis plusieurs années, d’un genre de publicité qui, à notre avis, a empêché le développement du caractère national canadien.Cette déclaration de M.Bennett a été applaudie par les deux côtés de la Chambre.Si vague qu’elle soit, on comprend qtie la déclaration vise la littérature faisandée qui nous vient surtout des Etats-Unis, sous forme de magazines, de journaux, de périodiques, de revues.Le ministère du travail En réponse 8 une interpellation de M.Mackenzie King, le premier ministre a déclaré qu’il n’a pas l’intention de remplacer le sénateur Robertson comme ministre du Travail.Il considère que celui-ci a toute la compétence qu’il faut pour administrer ce département, surtout au moment d’une crise du chômage.Le chef de l’opposition s’informe mssi à propos du ministère des finances.M.Bennett a-t-il l'intention d’abandonner bientôt ce portefeuille pour le confier à un autre?Le premier ministre répond qu’il n’a pas l’intention de faire rela avant son retour de Londres.En parlant de son voyage de Londres, M.Bennett a toujours la précaution d’ajouter: “si on me laisse aller là-bas." Le haut commissaire à Londres Le premier ministre avait dit qu’il aurait une déclaration à faire à ce sujet avant la fin de la session.Il l’a faite hier.II considère qu’il faut établir une distinction entre le haut-commissaire canadien à Londres et les ministres canadiens à Washington, à Paris, à Tokio.Ceux-ci sont des fonctionnaires permanents qu'un changement de régime à Ottawa ne doit pas affecter.Leur cas est un peu celui des membres du corps diplomatique britannique.Il en est autrement pour le haut-commissaire à Londres.Celui-ci fait presque partie de l’administration.H est comme le trait d’union entre le premier ministre du Canada et le premier ministre de la Grande-Bretagne.Il doit s’occuper, au nom du gouvernement, de questions fi- nancières, commerciales, des affaires de l’immigration.Dans ces conditions il est en contact intime avec le gouvernement d’Ottawa et il convient alors que ce gouvernement désigne l’homme de son choix.Cela signifie évidemment que M.Vincent Massey, dont les sympathies libérales sont connues, n’ira pas à Londres.Mais il ressort aussi de la déclaration de M.Bennett que MM.Roy et Marier conserveront leurs postes à Paris et à Tokio.Les résolutions tarifaires En comité des voies et moyens, la Chambre a d’abord étudié la résolution qui permet au gouvernement de retirer les avantages d’un tarif protecteur aux industriels qui en profiteraient pour exploiter le consommateur en haussant indûment les prix de leurs produits.Des libéraux et des progressistes se portent tout de suite à l’attaque.L’un d’entre eux, M.Cootes, progressiste, dit que le gouvernement devrait au moins créer une sorte de commission pour exercer ce contrôle des prix.II ajoute que déjà Vlmperial OU a haussé, le prix de l’essence, dans la ville de Saskatoon.M.Bennett répond qu’il n'en a pas entendu autrement parler.Mais il sait par exemple que quatre grandes compagnies d’essence lui ont promis de ne pas profiter du tarif pour hausser leurs prix.Il nomme ces compagnies: British-American Oil, Imperial Oil, Canadian OU et McColl-Frontenac.C’est par écrit que les quatre ont pris l’engagement de M.Bennett.Deux d’entre ces compagnies ont aussi laissé entendre qu’un tarif protecteur leur permettra d’établir de nouvelles raffineries au Canada.Si ces compagnies ne sont pas fidèles à leurs engagements, M.Bennett n’a pas l'intention de leur faire un procès mais il leur retirera les avantages protectionnistes qu’il leur accorde maintenant.Quant à l’établissement d’une commission de contrôle sur les prix, M.Bennett ne croit pas que ce soit une chose pratique.Le gouvernement peut parfaitement exercer un contrôle suffisant.Le premier ministre trouve étrange que tant de gens s’imaginent qu’à une hausse tarifaire doit nécessairement correspondre une augmentation du coût de la vie.Il considère que normalement c’est le contraire qui doit se produire.Une industrie prospère peut produire à meilleur compte et abaisser ses prix.Deux amendements Un premier amendement proposé par M.Hugh Guthrie a été adopté facilement.11 s’agit de restreindre ce droit du gouvernement à retirer la protection de façon à ce que les seuls produits industriels soient affectés et non pas les produits agricoles.L’ancien ministre du travail, M.Peter Heenan, a ensuite proposé que tous les industriels que favorise le nouveau tarif soient tenus de reconnaître a leurs employés le droit d’association, de leur accorder la journée de huit heures ainsi que des salaires raisonnables.M.Bennett riposte que le droit d’association est parfaitement reconnu au Canada.Quant aux deux autres parties de l’amendement, elles pourront être présentées lors de la prochaine session.L’amendement est rejeté par un vote en comité de 85 voix contre 45.Un projet' bien défini Le nouveau député libéral de Skeena, en Colombie-Anglaise, M.Olaf Hanson, qui est Islandais, est d’avis que le gouvernement devrait s’entendre avec le Pacifique Canadien et le Canadien-National pour que ces deux compagnies entreprennent ou cours de l’hiver prochain de faire couper et tailler 10,000,000 de traverses de chemin, de fer, de ‘‘dormants’’, comme l’on entend souvent dire.D’après M.Hanson, cela fournira du travail à 800 hommes pendant une période de cent jours.11 suffirait pour réaliser le projet que le gouvernement garantit aux compagnies l'intérêt sur le capital qu’elles dépenseraient ainsi avant le temps prévu.Mais ce serait un travail avantageux car les compagnies de chemins de fer ont toujours besoin de traverses pour l’entretien de leurs voies.Le premier ministre ne prend pas cette suggestion très au sérieux, car il ne répond même pas à M.Hanson.Le prix du pain Comme on entreprenait l’étude des modifications tarifaires sur le blé et les céréales, le premier ministre a rappelé que le gouverne* (Suite à la Je PM») » ' / lE DEVOIR.MONTREAL.LUNDI 22 SEPTEMBRE 1930 VOLUME XXI — No 219 La Semaine missionnaire De grandes cérémonies en marquent l’ouverture Crand’messes solennelles à la Basilique et à Holy-Family - Mgr l’Auxiliaire officie - Sermon de M.le chanoine Harbour - M.le chanoine Emile Chartier préside l’ouverture de l’exposition -Causerie de M.l’abbé Joseph Geoffroy à la radio E&rts la courte philosophie Premiers .Seconds.80s.Ces prix sont pour Montréal POMMES DE TERRE Prix fournis par la Maison A.La-londe., Les patates se vendent $1.10 le »ac de 80 lives pour les nouvelles.La mise en valeur d’un véritable paradis terrestre Il se fait, depuis plusieurs années, une grande propagande au bénéfice de la Gaspcsie.Les Gaspésiens désireux de tirer leur merveilleux pays de l’oubli où l’avait laissé l’indifférence publique, semblent avoir enfin réussi, à intéresser le monde de la finance au développement de la région.A leur initiative intelligente autant que patriotique, est venu s’ajouter l’appui unanime de notre clergé.Plusieurs de nos meilleurs écrivains ont vanté les beautés de sa campagne et de ses sites, el à leur témoignage est venu s’ajouter l’apport d’économistes et d’écrivains étrangers sur la richesse et les possibilités de la région.Le tourisme américain autant que canadien, semble déjà avoir élu ce pays de prédilection, pour son séjour de vacance et de repos et ce malgré l’absence d’hôtellerie convenable et d’organisation touristique.La Gaspésie doit à la seule grandeur de sa nature et à la salubrité de son climat, l’affluence de visiteurs, qui inondent sa campagne durant la belle saison.Grâce au désintéressement vt à la compétence qni ont présidé à la louable propagande des Gaspésiens, il semble aujourd’hui avéré, dans le grand public, comme dans les milieux financiers, que ce vaste domaine, hier encore ignoré, offre un champ d’exploitation incalculable, à l’esprit d’entreprise de nos compatriotes, tant sous le rapport des ressources naturelles que de la richesse de son sol, de son sous-sol, que du site avantageux de ses havres.Convaincus de la justesse des aspirations gaspésiennes et de l’avenir de la contrée, un groupe de financiers montréalais, ayant à leur tète M.Eugène Saint-Jean, architecte, et dont font partie MM.,î.N.Drummond, échevin de la cité de Montréal.Séraphin Bock, president de la Eagle Lumber Company, H.1*.Honey, notaire, et S.-L.Contant.président de la salaison S.-L.Contant, limitée, le Dr G.-E.Larin, médecin, et J.-Arthur Rousseau, industriel, ont jeté les hases d’une vaste organisation industrielle avec un programme ambitieux, mais dont l’objectif immédiat est de pourvoir à l'accommodation du tourisme et à l’expansion des pêcheries.A cette fin.ces capitalistes ont fait l'acquisition de la Seigneurie du Grand-Etang, un domaine de dix (10) milles carrés sur la côte de Gaspé, près de Saint-Hélier-sur-Mer, et ont incorporé leur société sous le nom de “Seigneurie du Grand-Etang, limitée, Montreal.” au capital autorisé d’un million cent mille dollars.Le choix de ce site, outre qu'il présente l’insigne avantage d’etre le plus bel endroit du golfe Saint-Laurent.à offrir un havre d’abordage naturel et sûr, à un grand nombre de navires, a aussi l’attrail d'une grève comparable aux meilleurs endroits de villégiature du continent.Outre le commerce des pêcheries.qui rapporte des profits substantiels depuis près d’un siècle, et qui prendra de l’expansion sous In nouvelle administration, on y verra s’ériger avant peu.une hôtellerie de grand luxe avec dépendances.terrain de golf, chalets suisses* parage, magasins d'approvisionnements, etc.Les ressources naturelles étant abondantes dans ro coin de noire pays, il est probable que nous y verrons surgir des villes prospères._____( Communiqué) Diminution des exportations de pulpe et de papier LA CANADIAN PULP AND PAPER ASSOCIATION RAPPORTE POUR LE MOIS D'AOUT UNE DIMINUTION DE $4,700.-000 sur le mois d'août 1929 La Canadian Pulp and Paper Association.dans un rapport qu'eüe vient de publuler, évalue a $12,700.337 nos exportations de pulpe et de papier pour le mo.s d’août dernier, soit une diminution de $2,208.000 sur le mois de Juillet, et une diminution de $4.700.003 sur le mois d’août 1929.Voici les chiffres détaillés: Août 1930 PULPE : Tonnes Mécanique 18,826 $ 555.796 Sulfite (BU .16.UJ8 1,141,310 Sulfite tn.b.» .9,411 Sulfate 4,927 284,086 Reouts.1,018 21,126 D'autres.763 58,515 BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée (Compilation de la maison L.-C.Beaubien) Ventes Valeurs Ouv.150 Abitibi .21Vs 55 Abitibi préf.75 85 Bell Teleohonp .156 Haut 21% Bas 21 ^ Midi 21% 75 156 PULPE.Mécanique Sulfite iBl.) Sulfite tn.bl.) Sulfate Rebuts .D'autres 51,033 $ 2,539,633 Août 194 94% 94 94 25 Can.Ind.Alcohol 3 3 350 (.an.Pow.and Pap 13% 14 13 13 67 Con.Smelting 188 188 187 187 610 Dom.Bridge 67 67% 66% 67 80 Dom.Textile 85 Va 85% 85% 85% 2025 Int.Nickel .24 24 23% 23% 25 Lake of Woods 38 38 60 McColl 18 - .18 105 Massey-Harris 19% 19% 19% 19% 970 Mont.Power 65% 66 64% 64% 215 Nat.Breweries 31% 31% 31% 31% 60 Nat.Steel Car 49% .,n 49 % 10 Ogilvie Flour 310 .310 45 Power Corp 68 - 68 - 67% 67% 25 Price Bros 60 60 250 Shawinigan 69 69 68 68 375 Steel oT Canada 47 47 46% 46% 25 Winn.Electric 38 38 BANQUES 14 Montréal 322 322 ~ 2 N.-Ecosse 323% ¦¦ 323% 32 Royale 311 311 310 310 pieds.A.Martineau vend â Montreal Quarry Ltd., $12,315.D.Pelletier, notai- Sur le Curb PULPE: Mécanique .Sulfite (B) Sulfite in.b.) Sulfate D'autres .507,568 $26,851,657 Huit- mois 1929 Tonne 128,438 173,781 126.852 92.253 24,005 * 3,525,118 13,183,095 6,276,353 5,459,557 425.721 545.329 $28.869.844 Huit mois 1930 PAPIER: Tonnes Journal .1,536,771 *88,701,600 Emballage .9,361 976,949 Impression.26.572 251,101 Calligraphie .2,015 17,426 D'autres- 2,318.457 PAPIER: Journal Emballage .Impression Calligraphie D'autres $92,265,533 Huit mois 1929 Tonnes .1,627,631 10.202 .50.324 3,806 $97,074,303 1,105,170 427.167 34,309 2,522,745 101.163.694 Les exportation de bols de pulpe ont été plus considérables, cette année.Pour les premiers huit mois les expéditions se sont élevées à 957,496 cordes représentant une valeur de $9,698,863.contre 933,397 cordes, représentant une valeur de $9,340,714 pour les mêmes mots de 1929.Transactions immobilières Dividendes déclarés Tooke Bros, nrh\! 1 3-4 pour nt, jwiyible 15 octobre mix fie- ront, ____________________ „„„ tinnnnirex cnrogixlré» le 00 sep tembre.Canadian Fairbanks-Morse Go., pHv.: 1 1,2 pour cent, payable le lo octobre «ux ocHonnalrew enregistré» le 30 septembre.Montreal Teiegroph Co.î 2 pour rent* jyiynhle le 15 octobre aux iirHonnalres enregistrés le 30 sep temiire.Les transactions Immobilières enregistrées samedi forment un total de $248,-269.45; dans le quartier Maisonneuve, deux transactions de $60.000 chacune ont été effectuées Voici la liste des propriétés vendues, par quartier: Quartier Maisonneuve, — Rues La Fon.talne et Slcard.bâtisses 4681 à 4699 La Fontaine et 1800 a 1816 Slcard.lots nos 2-854 à 856, terrain 82 x 110 pieds.E »i-neault vend à Adanac Realty Co., Ltd.$60,000.A Côté, notoire.1930.Rues La Fontaine et Slcard, bâtisses 4681 à 4699 La Fontaine et 1800 â 1816 Slcard, loto nos 2-854 a 456, terrain 82 x 100 pieds.P.-E Potter vend à E Hé-neauit.$60.000.A Côté, notaire.1930.Quartier Notre-Dame de Grâce — Ave Molroee.bâtisses 389, lot no 174-183.terrain 25 x 95 pieds.J -C Desautels vend â J.-R.Bonhomme, $13,500.U.Paquette, notoire, 1930 Ave Earnscllffe, vacants, loto nos 64-21, 22.23.76, 77 F.-O.Ellls vend â J P.Tremblay, *6,500.G.-H.Séguin, notaire.1930.Cité de Westmount — Ave Grosvenor, 567.lot no partie N.-O.102.terrain 46 x 111 pieds C.-C.Ourd, vend à dame E -S.Mills, $16.500.D.M.Rowatt, notoire, 1930.Quartier Vllleray — Rue Saint-Gérard, bâtisses 8056 à 8064, lots nos 2629-374-2, 3, 2629-375.3.partie S -E 2629-373.L.Perrault et al vend à J Rancourt, *12.000.J.-A Savoie, notaire, 1930.„ R'1?de Gaspé, vacants, lot» nos 2643-2049 à 2051.J.-O.Dubois, "In trust", vend a R Forest, $1,700.E.Botssonneault, notoire.1930, Quartier Saint-Paul.— Ave Atwater, vacant, lot no partie 3410 Le Séminaire de Salnt-Sulpice.vend â Canadian National Ry., $9.997, L Joron, notoire.1930 Rue Woodland, bâtisses, lot 4674-95 D Gordon vend â A.Fillon.*5 500 L.-E Hé-tu.notaire, 1930 Rue Woodland, bâtisses, lot no 4674-95 ^ "5 guette vend à D.Gordon, *3.500 L.-E.Hétu, notaire.1930 Ave de l'Eglise, bâtisse» 2164.loto nos 2929-11, 11-a.11-b.terrain 11.333 pieds E Saint-Germain, vend â G Salnt-Oermaln.*1.00 et autres considérations.A.Lubré-che, notoire, *1930 Quartier Saint-Jean-Baptiste.— Rue Saint-Hubert, bâtisses 4267 A 6273 J.O.MacXay.vend à E.Desnbyers, $13.001 E.Massicot te, notoire, 1930 Quartier Ahuntalc — Boulevard des Ormes.bâtisses 10546.10548.loto nos 224-95.96.terrain 50 x 94 pieds B Ménard vend à A.Provost.*4 740 45 R Dupuis, notoire.1930 Chemin public, vacant, lot no 448-703.terrain 25 x 130 pieds Dame O.Barbeau, et vtr, vtnd à F.-X Deséve, $2.000 P.La-Badle, notaire.1930 Rue Saint-Hubert, bâtisses 7592, à 7596 droits Ind, dans lot» nos 480-267 â 270 terra'n 100 x 87 pieds.J.-M.-L.Laurier vend â D Kochenberger, $1.300.J.-H Marin.notaire, 1930.Rue Fullum.vacant, lot no 476-95, terrain 25 x 90 pieds.J Bord us vend à E Fortin, *275.A Bélanger, notaire, 1930 Quartier Hochelaga.— Rue Montgomery, bâtisses 2515 à 2525, lot no 148-2503 A.Gurgurenwlez vend â I.Kublerskl *7.500 E.-H Lévelllé.notoire, 1930 Quartier Laurier — Avenue Hôtel-de-Ville, bâtisses 4661 à 4667, lot no 137-240 terrain 42 x 70 pieds J Silverman vend k Ai-?Iemner' W.OOO L.Labronse.notoire.1930.Rue Hutchleon.oatlese* 69B0 loto noe , 641-3-174, 175, terrain 50 x 91 pieds.W-H.McAllister vend â C Sabatlno, et al.$3.500.P.LaBadle, notoire.1930 Avenue Hôtel-de-VUle.bâtlsaes 4661 à 4667.lot no 137-240, terrain 42 x 8 70 I pieds.A Bremner vend * dsme 8 Bubrow- i sky, *6.000.L.Labrosse, notaire, 1930 Quartier Saint-Denis — Boulevard St-Joseph, vacant, lot 325-687, terrain 2,340 pieds, dame G.Laverdière vend à j!-a Perron.$4.644, E, Godln, notoire.1930 Quartier Saint-Jean — Rue Jean-Talon ! Loto noa 10-1967, 196H.terrain 50 x K» pleda, Beaubien Limitée vend â J.-I Oé-î5®?0' ° Conta, notaire, Î930 Cité de Verdun.- Av Moffatt.vacant, lot no partie 4«80-a, terrain 50 x 102 pied* J.Moffxt vend à W.Oêllnen, *2.200, J -H 1 R.Messier, notoire, 1930.Ville Saint-Laurent.—, Chemin Public I vacants, lot» nos 241-87 â »1 MU* A Le-gault vend à Mlle R-A Oreyf, 81 075.O - I P.Laurin, notaire, 1930.Rue Cambridge, vacante.Iota noa 2t! 175 â 178, J4fl à 248 Dam.O.OratUm vend à L.O'Brien, *600, o.-P Laurin notaire.1930.Quartier Saint-Edouard.— Rue Belle-chasse.vacant, lot no 4-M9, terrain 2,430 Ville Mont-Royal.— Rue Jeanne-Mance, 'â* .ses 6960 lot no 641-3 95.terrain 25 x 97 pieds, J.-R.D’Orsonnens vend â J.-P.Meunier, $1,195.A Boileau, notoire, 1930.Quartier Mercier.— Rue Hochelaga, vacants, lots nos 396-401.402, terrain 52 x 90 pieds.Dame J.Jannard vend à O.La-lancette.$500.A.Zappa, notoire, 1930.Cité de Lachlne.— 1ère avenue, bâtisses, lot no 916-97 Dame R.Masste.et al, vend â A.-N.Vigneault, $300.J.-S.-A.Ashby, notaire, 1930.Ville Pointe-Claire.— Chemin Brunte.vacants, lots nos 39-531, 532 , 548 , 549, 550, 567, 568, 569, terrain 39,525 pieds.Dame L.Brunet vend â J.-E.Fuger, $1.00 et autres considérations.L.-J.Boileau, notaire.1930.Quartier Saint-Henri.— Rue Beaudoin bâtisses 127, 129, lot no 1722-112.terrain 24 x 92 pieds.E Saint-Germain vend i G.Saint-Germain, $1.00 et autres considérations.A.Labrèche, notaire 1930.Les oeufs L’augmentation du prix des oeufs annoncée samedi prend effet aujourd’hui.Les "rix du gros aux détaillants sont augmentés de 1 à 2 sous.Les prix des oeufs d’entreposage restent les mêmes.Les nouveaux prix seront les suivants: oeufs frais spéciaux, 50 c.la douzaine; oeufs frais extra, 45 c.; premiers, 40 c.; seconds, 32 c.; extra d’entreposage, 40 c.; premiers d’entreposage, 36 c.; seconds d’entreDosage, 30 c.la douzaine.Bourse de New-York Cours iirarnii par la maison GEOFFRION St CIE.courtiers 231 ouest, rue Notre-Dame, Montréal Allied Chemical .262 American Can .1235 American & Foreign Power American Power & Light .American Smelting .American Water Works ,.American Tel.& Tel .211»i 211 Anaconda .Atlantic Refining .Baldwin Locomotive — Baltimore & Ohio .Bethlehem Steel .Canadian Pacific .Commercial Solvents Chicago Rock Island .94 Chrysler Motors .Columbia Gas & Electric Cons.Gas of New York Continental Can.Co.Corn Products .Commonwealth Southern .Dupont .LES COURS DE LA MATINES Cours tournis par 1a maison BEAULIEU & DUNCAN, 220 ouest, rue Notre-Dame MAGNIFIQUE ENTREPRISE GASPESIENNE Avex-vous de ces obligations du Trésor?“Seigneurie du Grand-Etang Limitée'’, 6Vt% à $100 Faction „ , du trésor avec boni généreux.Voir entre autre», détails re: «oïtos?r8™™?“‘“f® car,réa de terr® avec facade de tools milles sur le Ki-.L Bt-Laurent.environ 38 millions de pieds de bols; une vingtaine de nr«vmf?^ au très nouvelles devant être construites avec une partie du en nnération d8 actions; la pêcherie commerciale et florissante, en operation depuis près d un siècle.Combien d’actions désirez-vous?_ , .Pour renseignements: Forme “A" Ecrire, téléphoner ou faire par l’entremise de votre propre courtier.* FACTEURS GASPESIENS LIMITEE ,, ., Courtiers incorporés et licenciés ta8,eoar°8ta Montréal, Téléphone*: P Q.LAncaater 2346-2494 1% 1% Nat, Dlst.— Page Hersey .90 90 —— Perf.Glass 50 50 — Regent Knitting 5 5 8 9U, Reliance Grain 8 8 40 Abana .40 59 59 Amulet 51 56 2180 23.50 Noranda 23.50 24.75 .33 .35 Slscoe HUILES .30 .36 .38 .45 Assoc.OH and Gas 28 .40 .75 .75 Dalhousie 60.50 .86 340 4 00 Home OH .3.15 4.30 .41 .41 Southwest Pet.35 .35 Oyez! Oyez! Oyez! VOICI UN LIVRE DEPUIS LONGTEMPS ATTENDU La grande légende de la mer Une épopée canadienne par Char-le< de la Roncière.Le titre est mal- heureux; mais c’est ~tout ce qu’il y a de malheureux dans le vulumt — parce qu’il ne laisse pas devi ner qu’il traite des frères Leuioym (Iberville, Bienville, Marioourt Longueml, Ste-Hélène, Sériguy Chaleauguay), les Macchabées de fs NouveUe-France.N’en disons pa; plus.Cet ouvrage, édilé à la Renaissance du Livre, s’enlèvera trèi rapidement, soyez-en sûrs Com-marniez donc tout suite; il intéres se enfants et adultes et particulièrement tous ceux qu’intéressent ie< questions d’histoire.Omé de plu sieurs illustrations, dont deux portraits hors texte, près de 250 pages le volume ne se vend que 75 soui ^ti comptoir ; 85 sous -ar la poste Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires Our Mldt 117% 117% 262 123% 123% 65 ij 65% 78% 64% 64% 94 211% 211 44% 32% 44% 31% 31% 99% 65% 85% 184 25 94 26% 62% 62% 107% 107% 55% 55% 88;>» 13V 115', 116 Electric Power Si Light Corp.69% 69% Erie Railroad 40 Paramount 57% 57% Freeport Texas 45% 56% General Foods Corp.56% General Motors 43 43% Gillette .«5% General Electric 60% 68% Int Tel & Tel Co.40% 40% Kennecott Copper .33% Mack Trucks 55 Missouri Pacific 65 Montgomery & Ward Nash Car Co.34 34% National Biscuit .82% New York Central 161% New Haven 104 Packard Motors .12»; Phllltpps Pete Public Service of New Jersey Radio Corporation .Remington Rand .Sears Roebuck .Sinclair OH .Southern Railway.Standard Brand Standard Gas & Electric .Standard OH of New Jersey .! Standard OH of New York Studebaker .Union Pacific .United Gas Improvement U.S.Rubber .U.S.Industrial Alcohol , -.U.S.Steel .Western Union .Westinghouse .Willy* Overland ' |.Woolworth 31% 91% 36% 271,1, 67% 20% 83% 19% 97% 67% 30% 30% 218% 35% 17% 69 163% 161% 141% 6% 63% 36% 98 >, 17% Valeuis Assoc Breweries Brit.Am.OH Can.Celanese Dalhousie Eastern Dairies .Home OH .Imperial OH .Inter.Petroleum Walnwell Walk Gooderham MINES Abana .Amulet .Big Missouri Montreal Rouyn Noranda Pend Oreille .Sisco .Stadacona .Teck Hughes Vlpond .Wright Hargraves Sherrltt Gordon Ouv.Haut Bas 12 18 % 13% 75 25 3.90 22 % 19 3 a % .35 .55 60 2^ .95 .35 3 6.70 1.24 186 1.81 M1tl> 12 12 12 18% 18 % 18% 13% 13 % 13 */« 75 75 75 25 25 25 3.90 385 3.85 22 % 21 % 21 % 19 19 19 3 3 3 8% a % 8 % .35 .35 .35 .55 .55 .55 .60 60 .60 1 1 1 22.25 22 00 22.25 .95 .95 .95 • .35% .35 .35% 3 3 3 6,70 6.60 6.60 1.24 1.22 1.22 1.86 1.85 1.85 1.81 1.78 1.76 La semaine au Curb Tableau des fluctuations compilé par la maison GARNEAU Sc OSTIGUY, 215, rue St-Jacques ouest, Montréal.Cette semaine Plus Plus bas haut VALEURS 12 12% Assoc.Brew.18% 19 Brit.Am.Oil 18 18% Can.Malting 12 13 Can.Celanese - -Can.Dredge 5% 6 Can.Vickers .- -Can.Wineries .10% 10% Diet.Seagram 68 — ' La semaine dernière Plus Plue bas haut 12 13 18 18 68 25 «% 44% 13 20 Dom.Engineering 25% Eastern Dairies 8% Hiram Walker - Hydro Electric 38% 23% Imperial Oil .20% 10 Imperial Tobacco .9% 19 Int.Pet 18% 45 Int.Util.''A" .43 13 Int.Util.“B'' .21 Robert Mitchell .20 ARPENTEURS & INGENIEURS H.Labrecque, I.C.G.Papineau.I.C.et Arpenteur.M.Cailloux.I.C.Les Ingénieurs Associés LIMITEE INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentage — Expertise EDIFICE THEMIS 10, St-lacques ouest — HArbour 048?MONTREAL Raymond Beausoleil I.C.Spécialité t COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE— INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132, rue St-Jacques O.HA.1811 Chambra 526 BREVETS D’INVENTION g MM V&nûndej c
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