Le devoir, 15 septembre 1930, lundi 15 septembre 1930
Volume XXI — Numéro 213 Abonnements par la poste; Edition quotidienne CANADA E.-Unis et Empire Britannique .UNION POSTALE $ 6.00 8.00 10.00 Edition hebdomadaire CANADA E.-UNIS ET UNION POSTALE .2.00 3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal» lundi 15 septembre 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Un document parfait ! Un état de choses auquel II faut mettre un terme - Pour le ministre du Commerce et quelques autres On nous communique la pièce suivante (nous citons 1 ori-ginal français) adressé à un homme d’affaires de Montreal: Ministère A.1.du Commerce BUREAU FEDERAL DE LA STATISTIQUE Canada Adressez toutes communications à R.H.COATS, Statisticien du Dominion Ottawa /ECs Monsieur, L’Annuaire du Canada, 1930,^ demandé par votre lettre que je viens de recevoir, ne paraîtra en français que dans quelques semaines.Celui dont la parution a été annoncée dans les journaux est l’édition anglaise, qui précède toujours forcément de quelques semaines l’édition française, cette dernière étant une traduction de l’autre.Si vous voulez renouveler votre demande vers la mi-novembre, je serai heureux de répondre à vos désirs.Votre tout dévoué, 4 R.H.COATS, Statisticien du Dominion.Le document, on en conviendra, est parfait.Il constate officiellement un état de choses, il en affirme en même temps le caractère ordinaire et.constant, il en fournit l’explication matérielle.Il appelle toute une série de commentaires qu’il peut être particulièrement opportun de formuler au lendemain d’un changement de ministère.* * *¦ M.Coats, et c’est assurément l’homme qni peut parler de ces choses avec le plus de compétence, nous affirme que la version française de Y Annuaire statistique du Canada paraît toujours plusieurs semaines apres l’anglaise.(Cette fois-ci, d’après le texte même de sa lettre, il s’écoulera plus de deux mois entre les deux publications).Que suit-il de là?Que les Canadiens de langue française, —- qui paient les mêmes taxes que les autres — sont traités en inférieurs, en citoyens de seconde zone; qu’ils sont contraints, pendant plusieurs semaines, ou de se passer des renseignements dont bénéficient les Canadiens de langue anglaise ou d’acheter la version anglaise de Y Annuaire, et donc d’encourir doubles frais s’ils veulent plus tard se procurer la française.Que s’ensuit-il encore?Que la version française, publiée aux dépens du pax’s tout comme l’autre, se trouve, par cette publication tardive, privée d’une partie de son marché naturel.— Ce qui, pour se passer au ministère du Commerce, où l’on devrait avoir des méthodes de vente la plus claire notion possible, n’en apparaît que plus absurde.Du moment qu’on fait les frais de la version française, le plus élémentaire bon sens ne veut-il pas d’ailleurs qu’on s’efforce d’en tirer le maximum de profit, et pour les clients, et pour le gouvernement qui la vend?* * * On agit autrement, on se moque pratiquement des citoyens de langue française.Pourquoi ?Parce que, dit M.Coats, l’édition française de YAnnuaire est la traduction de l'autre.Le fait peut expliquer le retard actuel, il ne dispose point de l’essentiel de la question.Car, si l’on veut que les deux versions — comble tout l’exige et le commande — paraissent en même temps, on n’a qu’à livrer simultanément aux imprimeurs, avec ordre de les produire au même jour, les deux versions, anglaise et française.Ces choses-là se font, quand le maître l’ordonne.Le bon sens le crie et, si nous ne nous trompons, l’expérience de M.Euler avec la Reoue du Revenue national le démontre sans conteste possible.Ajoutons que.dans le cas particulier de YAnnuaire, il serait peut-être à propos, à raison de l’abondance des tableaux statistiques, d’étudier la possibilité d’une publication rigoureusement bilingue sous la même couverture.Cela se fait ailleurs pour des publications du même genre.Mais c’est là un détail à régler par les gens du métier.L’essentiel, c’est que les deux groupes de la population soient traités de la même façon et que le bon sens règne dans ce domaine.* -V * On comprendra que nous n’élevons point de plainte particulière contre le nouveau ministre du Commerce.Il n’a pas dû avoir le temps encore d’intervenir dans cette question; mais il a une magnifique occasion d’innover dans le bon sens, de mettre fin à une injustice et à une absurdité qui durent depuis trop longtemps.Nous espérons qu’il saura en profiter.Orner HEROUX Ottawa, 9 septembre 1930.Canada L’actualité Tony Pi»xo La Patrie, dont le crédit — dans tout le sens du mot — baisse journellement, est devenue une sorte de dépotoir de la Presse.Elle hérite des stunts de publicité que celle-là trouve trop bétes pour elle.Jugez de ce que cela peut valoir! Depuis quelques semaines, elle a entrepris le lancement de.certains films avec un tapage aussi saugrenu qu'américain.(D'ailleurs, notons-le en passant, nos quotidiens avec leurs illustrations et leurs pages comiques empruntées aux Américains.leurs réclames de cinéma et de théâtre américains, sont devenus une décoction de presse américaine, mais sans saveur, sans couleur, plate, grise, terne, émétique), ,VofoJi.t, pour être juste, que la réclame de samedi dernier autour des futurs exploits de Tony Ptzzo a, sur les précédentes ou sur certaines des précédentes, l'avantage d'être en français.On n'accorde pas au bienfaiteur de l'humanité la réclame que Ton prodigue à Tony Pizza, Vous êtes donc curieux de savoir quel peut-être cet homme d'exceptionnelle valeur et à quels exploits mirifiques il peut employer ses talents.Tony Pizza est un recordman dans le genre de ces pauvres déséquilibrés américains qui, uniquement pour avoir leur nom à la première page des quotidiens, ont entrepris, l’été dernier, de rester perchés dans des arbres pendant des heures, des jours et des semaines.Ce soir, dans un quelconque théâtre de Test, Tony Pizzo sera enchaîné par le poignet gauche, an volant de sa machine.Mais citons plut At: L’automobile sortira du théâtre et roulera, sans sortir une seule fois de la ville et sans s’arrêter, comme nous l'avons déjà dit, jusque samedi soir à huit heures, heure h laquelle Pirro remontera sur la scène du théâtre, où on le délivrera.Ceoi revient donc à dire que.pour faire son plein d’essence, par exemple.Pixro devra trouver quelqu’un qui puisse lui remplir son réservoir sans immobiliser la voiture.que pour lui donner a manger.il faudra lui apporter sa nourriture dans la rue et la lui donner sans le forcer à arrêter.LE CHEF DORAIS Nous avons voulu que Pizzo soit enchaîné par quelqu’un dont la réputation bien établie et la situation en vue écarteraient tout soupçon de supercherie.Pour passer les menottes à un homme, à qui pouvons-nous mieux nous adresser qu’à l'un de nos plus brillants policiers?C’est pour cela que nous avons demandé au chef Dorais, de la Sûreté provinciale, de bien vouloir venir lundi soir au théâtre, s’assurer lui-mème que Pizzo ne pourrait pas, quand bien meme il en aurait l’intention, s’évader de sa voiture avant samedi soir, à la fin de sa randonnée.Nous ne conseillons pas à Pizzo d’essayer de tricher!!! Vous avez bien lu: le chef Dorais, de la police provinciale, (on croyait jusqu’ici que c’était M.Maurice Lalande qui avait assumé la fonction, mais peut-être M.Charles Lanctôt ne veut-il pas ratifier la nomination du cabinet), le chef Dorais, de la police provinciale, doit être partie à cette farce.De deux choses Tune: ou Tony Pizzo doit réellement accomplir ou tenter d'accomplir l'exploit annoncé par la Patrie, ou c’est de la supercherie.Dans ce dernier cas cette obtention de réclame sous de fausses représentations relève directement de la police et M.Dorais devrait prendre Tony par le bout de sa chaîne et le conduire au poste.Dans le premier cas, c’est-à-dire, si Tony Pizzo doit réellement tenter d’accomplir son exploit, cela veut dire que tous les piétons et les autres conducteurs d’autos seront pendant cinq fois 24 heures, en grand danger d’être écrasés.Les chauffeurs, maîtres de leurs nerfs, bien reposés par un sommeil normal, ont assez de peine à éviter les enfants que depuis le commencement de Tannée scolaire il y a eu au moins trois écrasements.Est-ce que tous les piétons qui seront sur la route de M.Pizzo ne courront pas le risque de se faire écraser?Le cas Pizzo est un cas qui relève de la Société protectrice des animaux, quant à lui.Voyez-vous les lettres au Star et les démarches auprès de la police de la part de cette société, si un quelconque imprésario annonçait qu’il va faire travailler un chien, un écureuil ou un lapin pendant cinq jours et cinq nuits consécutifs?Dans le cas présent, il ne s’agit, il est vrai, que d’un homme! Quant à la sécurité des passants elle relève de la Ligue de sécurité de la province de Québec.Nous espérons que M.Gaboury voudra mè-riler une nouvelle décoration en intervenant pour assurer la sécurité de la chaussée.Sans quoi nous avouons que nous ne comprendrons plus la raison d’être de son association.Enfin, le rôle que joue la police provinciale en cette affaire scandalisera peut-être un certain nombre de gens; mais elle ne soulèvera pas une levée de boucliers, sans allusion à celui dont cette même police recherche depuis des semaines, avec si peu de succès, les meurtriers.U y a, en effet, longtemps qu’on est habitué à la voir fonctionner à Tenvers.Et beaucoup de gens croient qu’il ne cessera pas d’en être ainsi tant que le gouvernement de Québec sera entre les mains de M.Lanctôt.Paul ANCER Bloc-notes s “Journal” et M.Bennett Mis en face de certaines de ses omesses électorales, M.Bennett, x Communes, la semaine dernie-e» est sorti par une tirade dé-nçant les comptes rendus de ses icours publiés par la presse cana-:nne en général, pendant la der->re campagne politique.“11 se ut que les erreurs qu’on y a fai-, ne l’aient pas été de propos dc-éré.Je dois cependant dire que ns certains cas on les a commi-i de propos délibéré’’, a déclaré tre autres choses M.Bennett, qui st exclamé: “Heureusement qu’il î eu la radio.• Les gens qui s’en nt servis savent que les comptes ndus de discours dans les quo-liens étaient tronqués (garbled)’’.reille accusation lancée en bloc ntre la presse du pays a fait sur-nter plusieurs quotidiens dont n, entre autres, le Journal, d’Ot-va, est foncièrement conserva-ir et ami de M.Bennett.Le Jonr-l n’y va pas par quatre chemins ur mettre M.Bennett au défi de ouver ses accusations contre la esse en général.11 dit: “Le urnal a pris la peine d'examiner igneusement chacune des 114 ci-ions que M.King a empruntées x quotidiens ayant rapporté les scours de M.Bennett.Cet exa-*n clos, il est tenu de conclure isi: il n entendu M.Bennett plu-nrs fois à la radio, il a pris con-issance du compte rendu sténo-aphié de son discours-program* • de Winnipeg et il n’a trouvé aune erreur dans tous les extraits comptes rendus lus par M.King.M.Bennett peut y relever une de erreur, s’il peut choisir l’une ces citations et dire: “Je n’ai s tenu pareil langage”, ce sera I et bien.Mais comme M.Bénit néglige de le faire, se contcn-it de condamner en bloc toute la esse du pays, ce n’est pas aussi •n.Ce n’est même pas décem-nt juste, — It is not even decent-fair.Il n’a uas relevé une seu- le des 114 citations pour dire qu’elle h’était pas fondée.Dans de telles circonstances les paroles de M.Bennett au sujet de “comptes rendus tronqués”, son insinuation quant à l’intégrité et à l’intelligence des journaux en bloc, ne cadrent pas du tout avec ce que l’on est en droit d’attendre d’un premier ministre, encore moins d’un premier ministre dont la carrière a dû lui apprendre les règles les plus élémentaires de la preuve.” En conclusion, le Journal réaffirme que la plupart des comptes rendus dont se plaint .M.Bennett ont été l’oeuvre de représentants accrédités de la Canadian Press, qui sert la plupart des quotidiens canadiens, et dont l’honnêteté est au-dessus de tout soupçon.M.Bennett négligera sans doute de répondre au Journal; mais il reste qu’il a porté contre l’honnêteté des comptes rendus de ses discours, pendant la campagne, une accusation gratuite et sans aucun fondement.Il est vrai qu’il a fait tant de promesses qu’il préférerait maintenant qu'il n’en restât pas trace dans les colonnes des quotidiens.Le malheur, c’est qu’elles y sont toutes notées.La radio Incidemment, dans sa tirade contre les quotidiens, M.Bennett a parlé de la radio.Il est heureux, dit-il, qu’elle ait été là pour distribuer les discours et démontrer la fausseté de certains comptes rendus.A cela encore, le Journal riposte au point : “Pour une personne qui a entendu M.Bennett à la radio, cent au moins l’ont lu dans les quotidiens; et de plus, — il est bon de le lui dire, — tandis que la radio s’est fait verser des milliers de dollars pour “répandre ses discours en l’air”, — le traitant précisément comme elle traite Amos & Andy on encore n’importe quelle sorte de savon, — les quotidiens canadiens ont donné ses discours et un grand nombre d’autres A leurs frais, — ils ont été considérables.— et sans en rien demander.Ils rendaient ou tentaient ainsi de rendre en quelque sorte un service au publie.La presse du Canada B’est pas infaillible.Comme les politiciens, même ceux qui deviennent premiers ministres, elle fadt parfois des erreurs.Mais les quotidiens canadiens, dans l’ensemble, — et cela est aujourd’hui encore plus vrai que jamais, — lâchent de rapporter fidèlement et honnêtement les discours des hommes publics et, au total, nous pensons qu’elle y réussit bien.T,a critique qu’on en fait doit être juste, et à tout le moins intelligente, quand elle vient du premier ministre du Canada.” Si cela n’est pas touché.Danger de Fironie Dans un de ses derniers discours aux Communes, M.Bourassa a dit: “La minute ou j’entendis le discours du budget et que j’appris de quelle généreuse façon cette grande puissance du Canada se préparait à rencontrer la chétive nation anglaise, "in no petty bargaining spirit", je dis à mes amis libéraux.” M.Bourassa pratique l’ironie et le sarcasme; mais, cette fois, il n’a pas fait attention que certains esprits manquent tout à fait d’intelligence, dès qu’il s’agit d’entendre l’ironie.Elle leur échappe tout net.Ainsi, le Citizen s'indigne du contraste ironique que le député de Labclle a fait entre “this great power of Canada" et “the puny nation of England ”.N”est-ce pas jadis M, Thomas Chapais qui donnait à de jeunes journalistes ce conseil amical: “Et surtout, gardez-vous de l'ironie; il y a si peu de gens qui la saisissent”.Il citait lui-même des exemples manifestes de cette incompréhension, notés au cours de sa carrière de journaliste.S’il élait à Ottawa ces jours-ci, il ne manquerait pas d’ajouter A ses fiches le dernier article du Citizen en marge du discours de M.Bourassa.Le Citizen a commis IA une fort plaisante méprise.C.P.Pourquoi cet étalage?Le Canada déclare qu’avec de fortes protections le vice commercialisé sévit à Montréal.Il prétend en avoir la preuve, et il fait évidemment bien, puisqu’il est convaincu de l’existence de cet état de choses, de le dénoncer vigoureusement.Mais que vient faire la-dedans l’étalage de la comptabilité des maisons de prostitution?Que viennent faire les prénoms des malheureuses victimes du vice?A quoi rime cette dissertation sur les profits et les pertes de ces entreprises?Une chose serait intéressante: les noms de ceux qui "protègent” ces maisons.Le Canada se contente de les promettre pour plus tard; dans les tableaux qu'il publie ce matin, il supprime un nom de "protecteur”, qui, prétend-il, se trouve sur l’une de ces pièces.C’est cela, pourtant, qui importerait.Le Canada paraissait vouloir garder une allure tout à fait respectable.Il est en train d’obliger les pères de famille à ne pas le laisser pénétrer chez eux.Nous avons reçu tout l’avant-midi des protestations qui ne laissent pas de doute sur les sentiments que provoque l'étalage de ce matin.Nous ne doutons point des bonnes intentions de notre confrère; mais il est en train d'utiliser un bien regrettable procédé.O.H.Dans la vallée du St-Maurice De Crand'Mère vers La Tuque Nous sommes partis de Grand’-Mère, mercredi après-midi, le 27 août pour le camp Bigué situé sur la rive du lac Vassal.Il faisait un temps merveilleux.La rivière floiuhait.sous un soleil de feu; et, emportés par les rapides autfts, nous nagions dans une brise molle et chaude qui caressait comme un velours soyeux.Aux abords de la route, le long des taillis, poudroyaient des myriades d’insectes, telle une pluie fine de poussière de diamant.Le Saint-Maurice allongeait ses eaux paresseuses et endormies au long des rives verdoyantes, qu’elle reflétait avec des coins de ciel bleu ensoleillé.Quelques billes de bois de pulpe emportées dans des remous invisibles se poursuivaient lentement, sans jamais rider le miroir des eaux noires; elles tournaient en cercles sans cesse agrandis, puis reprises par le courant continuaient leur route.Dans cette partie de son cours, les eaux du Saint-Maurice prennent une teinte sombre.Elles coulent entre des rives escarpées formées de montagnes, de gorges tapissées par des forêts de conifères, ou de larges falaises de sable doré.Parfois des lagunes de sable dénudées de toute végétation surgissent du lit des eaux, hérissées de billes amoncelées au temps des crues et qui attendent de nouvelles crues pour reprendre leur long et interminable cheminement vers les usines.La route qui relie Grand’Mère à la Tuque a été percée en pleine montagne, dans une région d’une incomparable beauté.Elle longe continuellement la rivière, qu’elle surplombe parfois de six à sept cents pieds; elle saute des ravins et des torrents sur des ponts hardiment jetés, serpente au flanc des pics, descend dans des gorges profondes, au milieu de sous-bois admirables.Et partout la rivière, un instant cachée par la ramure, surgit dans son incomparable majesté de fleurs avec ses nappes moirées et sombres ou flamboyantes comme une coulée d’étain en fusion sous i le soleil éclatant, avec la dentelure j des montagnes en plein ciel, et le sombre tapis de sapins qui les couvrent.La route suit des méandres capricieux comme un ruisseau qui flâne au coeur du bois sous un dôme de futaie.Les cèdres, les sapins l’embaument de senteurs violentes; ce sont des détours ravissants, des ruisselets dont les eaux se changent en écume blanche qu’irisent les rayons solaires.Le voyageur n’y trouve pas seulement des émotions esthétiques.Quand j’y songel J’y ai goûté les frayeurs les plus vives, ce qui, avec la beauté du paysage, forme un ragoût d’émotions assez compliquées.Sans doute la chaussée est fort bien faite, mais la route est bien la synthèse des casse-cous.Percée i en pleines montagnes — et des I montagnes de sable, — elle est fai-te de brusques détours, de plongeons dans des gorges profondes de j cent pieds et plus, de raidillons et de cotes interminables en points ; d’ourlet.Elle longe des ravins, des précipices.Et vous pensez i sans cesse qu’une distraction, une toute petite distraction de rien du I tout du chauffeur, vous précipite-; mit dans le gouffre, à quelques centaines de pieds plus bas, qu’il n'y ; a pas de raison pour qu’une panne | ne se produise pas pour vous, d’ici une minute bu deux, qu’une roue peut déraper et entraîner l’auto el vous-même clans la mort.Et ce n’est pas le pire.La route nouvellement faite est étroite et de fond sablonneux.Car toute la région de la Saint-Maurice est un immense plateau de sable; et la rivière est bordée de larges coulées de sable en perpétuelle érosion par les eaux et les pluies.Or, on voyage dans les deux sens, sur cette route, et comme vous n’y voyez pas à plus de cinquante pieds, sur les trois quarts du parcours, par suite des courbes continuelles et in-j cessantes, imaginez le charme de filer A trente-cinq milles A l’heure et de se trouver soudain nez à nez avec nac autre voilure qui roule à quarante milles, au milieu d’un raidillon incurvé, avec un précipice de cinquante pieds à quelques pouces sur le droite ou sur la gnu-I che.1 Au départ, nous avions demandé ; A notre chauffeur, un compagnon | charmant et des plus sympathiques, ; si le trajet serait long.| “Oh, ça va prendre quatre ou (cinq heures, car il y a quelques petites côtes.” Et notre homme avait un petit sourire ironique.Ah! oui, il peut j en parler de ses “petites rôtes”, surtout celle de l’Oiseau.Imaginez un pic de sable d’une hauteur j de sept ou huit centaines de pieds.La route y grimpe en ruban.Et d'instant en instant, vous voyez le précipice se creuser avec, au bas, un ruisseau aux eaux glauques et noirâtres.Le ruisseau diminue, s’éloigne, devient un simple filet.Puis le chemin se rétrécit, se serre le long d’un mur de sable fin en équilibre plus ou moins instable; vous côtoyez le précipice A quelques pouces près, et l’émotion aillant, il vous vient la sensation très nette, la conviction absolue, certaine, évidente que s’il arrivait une autre machine à la rencontre, tout le monde dégringolerait dans l’éternité.Et comme le panorama est grandiose, d’une sauvage beauté, vous sentez que ce serait bien dommage.Lorsque le chauffeur, enfin rendu au haut de la côte, stoppe, nous nousi empressons de dégringoler de l'automobile avec une satisfaction non simulée de sentir sous nos pieds le terrain des vaches, ou plutôt des chèvres.Et nous nous apercevons alors que la chaussée, faite de sable, est soutenue par une cloison de billots de cinquante pieds de hauleur retenue par un câble d’acier attaché au sommet de la montagne.Le chauffeur nous explique qu’à chaque grosse pluie, une bonne partie du chemin formé uniquement de sable, était emportée.D’ailleurs l’arrivée à la côte de l’Oiseau est savamment préparée comme une bonne pièce de théâtre.Deux milles auparavant, on commence à grimper des côtes de plus en plus raides; puis, juste au moment d’arriver à la montagne, le chemin longe le bord de la rivière.Cette partie de montagne étant uniquement de sable qui descend constamment dans la rivière, les ingénieurs ont été forcés de faire un pilotis de grands arbres qui coupe le chemin à pic, et ne laisse d'espace que pour une voiture.On ne peut songer à élargir de l’autre côté, puisque c’est un véritable mur de sable.Comme nous sommes engagés sur ce casse-cou, voilà qu’une autre voiture se présente; nous sommes forcés de reculer sur un tournant coupé à pic qui présente les conditions les plus favorables pour dégringoler dans la rivière.Passé la Côte de l’Oiseau, notre chauffeur qui, véritable praticien de ces routes, s’amusait énormément de nos frousses,consent à nous dire que le pire est passé.Il nous raconte que la route est maintenant fort.belle.Car les ingénieurs de la voirie l’améliorent constamment depuis deux ans; ils diminuent les angles, redressent les courbes, élargissent la chaussée, consolident les rebords.Mais il faudrait absolument faire de grands travaux pour la rendre o’unc sécurité relative, quelque chose qui coûterait au moins cent mille dollars.Chose curieuse, il n’arrive presque pas d’accidents sur cette route si dangereuse par la force même des choses.Mais les chauffeurs de cette région sont d’une remarquable habileté; et la connaissance précise de tous les détours leur permet de les parcourir à une vitesse assez grande sans trop de dangers.* * * Pour se rendre nu camp Bigué, on quitte la route principale à vingt milles de ha Tuque.Le soleil était descendu à l'horizon pt se couchait dans un lit de nuages éclaboussés de rouge.La rivière en élait toute rose et nacrée.Au loin, un canot glissait lentement dans l’ombre de l’autre rive, dans le silence du soir qui jetait une vague obscurité dans les détours des montagnes.Nous entrons alors en plein bois, par une route cahoteuse.—“Attention aux bosses”, crie placidement notre chauffeur.Et nous voilà cahotés, lancés de côté et d’autre, dans le froissement des feuillages écartés par la machine.Nous arrivons enfin au camp devant la nappe blanchissante des eaux du lac.Vassal, pendant que «les rumeurs joyeuses s'élèvent de la maison, ou les premiers arrivés soupent avec gaieté, et un superbe appétit.M.Bigué nous reçoit avec la plus charmante cordialité; nous faisons largement honneur à rune des fricassées les plus homériques qui soient et d’un goût excellent.Les heures «le veillée coulent rapidement; vers minuit, un groupe de journalistes s’en vont, à la clarté d’un fanal, vers un camp plus éloigné où des lils et nn grand feu de foyer nous attendent.On collationne, on jase puis c’est le silence et le sommeil.Le lendemain des cris joyeux m'éveillent et de la porte j’aperçois des baigneurs matinaux qui s'ébattent dans les flots après une pêche à la truite aussi bruyante qu’infructueuse.Nous nous en irons à La Tuque.Alexis GAGNON Les Etats-Unis d'Europe Genève, 15.(S.P.A.) — Les “Etats-Unis d’Europe” de Briand ont trouvé ce matin un champion résolu A l’Assemblée de la Société des Nations dans la personne de M.Ma-rinkovitch, ministre dea affaires étrangères de Yougoslavie.Il a combattu la proposition de certains délégués qui voulaient envoyer le projet aux oubliettes par l’intermédiaire de la Commission politique.11 ne veut pas que l’étude du projet soit indéfiniment retardé et il a proposé un comité spécial des nations intéressées pour étudier le projet et élaborer une constitution.On sait que cette procédure est celle que préconise M.Briand et qu'elle vient en conflit avec les idées de plusieurs gouvernements qui n’ont accepté que prudemment le principe de la coopération entre Etats européens.Le “Colombia" partira demain Charlottetown, I.-du-P.-Edouard, 15.(S.P.A.) — Les aviateurs Boyd et Connor, arrivés ici à bord du “Columbia”, venant de Saint-Hubert, partiront probablement demain matin pour Havrc-de-Grftce, Terre-Neuve, d’où Ils s'envoleront vers l’Angleterre.Le mauvais temps les a empêchés de partir aujourd'hui.La chapelle funéraire épiscopale On peut constater dès mainte* nant qu’elle prendra place aux premiere rangs des édifices religieux d’Amérique, pour la beauté et la richcase da sa décoration.Mgr l’Archevêque a signalé à ses diocésains, dans une lettre circulaire lue dimanche, la chapelle funéraire épiscopale de Montréal.Mgr l’archevêque a rappelé dans cette lettre que de pressantes sollicitations de fidèles désireux de prier auprès des restes de Mgr Bourget l’ont déterminé à édifier au grand évêque montréalais un tombeau accessible au public, et à assurer, en même temps, aux autres évêques et archevêques d« Montréal une sépulture en rapport avec leurs hautes fonctions.La nouvelle chapelle funéraire n’est pas tout à fait terminée.Néanmoins l’état des travaux permet aux connaisseurs d’affirmer qua par la beauté et la richesse de son ornementation elle se classe aux premiers rangs des édifices religieux d’Amérique.La bâtisse de la nouvelle chapelle n’est pas une construction neuve.On s’est servi en effet d’une chapelle latérale de la Basilique, du côté de l’Evangile, et on lui a fait subir les transformations qu’exigeait sa nouvelle affectation.Cette chapelle n’a pas de sortie à l’extérieur.On y accède de la Basilique.Tous les matériaux qui ont servi à sa transformation sont incombustibles, mais un incendie dans la Basilique pourrait endommager irrémédiablement la chapelle.Aussi des portes coupe-feu qu’on fermera tous les soirs parent à ce danger.Le jour, sauf à certaines cérémonies, une grille de fer forgé interdira l’accès A la chapelle funéraire, sans toutefois empêcher les fidèles de voir le tombeau de Mgr Bourget; au pied de la grille un large degré de marbre permettra de prier en ayant les yeux sur ce tombeau.Cette grille de fer forgé, de lignes très simples, est flanquée de deux bas-reliefs de bronze ciselé, figurant d’un côté un évêque revêtu des ornements épiscopaux de la Renaissance, de Vautre, un èvètrue portant les ornements contemporains.Ele est ornée d’une croix et des monogrammes IHS et AM.en bronze doré.L'ami lecteur voudra bien, avant de franchir la grille avec l’auteur des présentes lignes, se pénétrer des indications suivantes que l’architecte de la chapelle, M.Ludger Lemieux, lui a fournies dans une entrevue.M.Lemieux a d’abord fait observer qu'il a respecté le style de la Basilique, dans la décoration de la chapelle funéraire.On sait que la Basilique est, dans ses grandes lignes, une réduction de Saint-Pierre de Rome.La présence abondante de marbres tirant sur le violet, a-t-il continué, rappelle la couleur épiscopale.M.Lemieux a ensuite souligné l’extrême diversité des motifs ornementaux.Ainsi, par exemple, les bas-reliefs des steles qui ferment les loculi, ou tombeaux, sont tous différents.Trente-quatre des quarante-deux pilastres portent des motifs différenciés.Pour la quasi-totalité de la mosaïque, a-t-il expliqué, nous avons employé de la mosaïque d’émail, parce qu’elle est chatoyante.Cette mosaïque d’ailleurs est d’une durée extraordinaire, comme l’ont prouvé notamment les fouilles de Ra-venne.Le travail artistique du marbre, de la mosaïque, etc., fait honneur à l’établissement T.Carli-Petrucci, de Montréal, et à l'atelier Luisi, de Pietrasanta, Italie, sous-entrepreneur.Le nouvelliste ayant demandé a M.Lemieux s’il est possible de faire exécuter au pays des sculptures comme celles qui viennent de l’atelier Luisi.de Pietrasanta, l’architecte a répondu que cela n'est pas absolument impossible, mais que les ateliers italiens offrent tous les avantages des anciennes corporations fortement encadrées par des “maîtres” et fidèles à de puissantes traditions de métier.Ces avantages prennent des proportions considérables quand il s agit d’entreprises comme la nouvells chapelle funéraire épiscopale.Ln outre, les ateliers italiens sont en mesure de produire à meilleur mar- c * Avec ces explications de M.Lemieux, franchissons maintenant la grille.Présentement la place qu occupera le tombeau de Mgr Bourget, au centre de la chapelle, est libre.Ce tombeau et un haut-relief de bronze qui surmontera l'autel ne sont pas encore arrivés d’Italie.Leur exécution a été confiée à l'artiste italien auteur du tombeau de Benoît XV, à Saint-Pierre de Rome.Ce tombeau a la réputation d’être une oeuvre de rare beauté.Ia: tombeau Bourget consistera en un sarcophage de marbre de Sienne surmonté d'une statue de bronze du grand évêque, qui sera représenté «tans l'attitude du dernier soqimeil.Le haut-relief qu» surmontera l’autel aura pour motif la gloire de saint Pierre.La cTiapelle a la forme d'une croix grecque, c'est-à-dire d’une croix A branches égales.L’autel se trouve dans l’enfoncement qui fait face à la grille.Les locult, ou tombeaux, au nombre de dix-huit, occupent les enfoncements latéraux» à (Suite A ta page 3) L i» LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 15 SEPTEMBRE 1930 VOLUME XXI — No 213 Uns granite manifestation catholique Les fêtes de saint Emeric à Budapest Pendant quelques jours, la Hongrie a vécu dans une ambiance toute spirituelle; les préoccupations, pourtant graves de l’heure présente, senilblaient avoir été mises à l’écart pour que seuls dominent les grands souvenirs religieux du passé.C’est dans ces souvenirs, placés à l’origine même de la nation, c’est dans la loi chrétienne que leur, donna alors leur premier roi que les Hongrois puisèrent les sentiments dont ils viennent de donner un nouvel exemple en rendant un éclatant hommage au roi qui leur en assura le bienfait, à son fils qui fut le premier saint de sa racé.Et c’est pour commémorer le IXe centenaire de la mort de ce jeune duc, que des fêtes uniquement religieuses viennent d’être cé- Seipel.ancien chancelier d’Autriche; l’abbé Bergey, député; les RR.PP.Delattre, Doncoeur, etc.A ces hôtes de distinction, s’étalent joints plus de 200,000 étrangers, ce qui donnait à Budapest l’aspect d'une ville cosmopolite.La journée du mardi fut le point culminant des fêtes consacrées à saint Emeric.Nulle église n’eût été assez vaste pour recevoir cette affluence de fidèles, aussi est-ce en plein air que i’office fut célébré, dans la plaine du Vermezoe, au pied du mont Saint-Gérard, à Buda.L’n autel, superbement décoré, avait été élevé; Je trône du légat, les fauteuils des cardinaux étaient abrités par des baldaquins; des tentes étaient dressées pour les personnages officiels.Dès les premières heures du matin, la foule se di- lébrées en Hongrie, avec une una- riRea avec Buda, les mesures d’or-ninute remarquable.Pour, én rehausser l'éclat, le Saint-Père avait bien voulu envoyer un légat çn, Hongrie, S.Bm.le cardinal .Sincere, qui quitta Rome le 16 août.L’ambassadeur pontifical s’arrêta le lendemain à Venise, il se rendit à l’üe de -Murano pour y cé-lébrej la messe » l’autel de Saint-Gérard; il voulait, disait-il, s’inspirer de l'esprit de ce saint évêque fui instruisit le duc Emeric.A rieste, une délégation hongroise salua le cardinal et l’accompagna; ce fut à laJrqntièxe de la Hongrie, à Nagy-Kaniisa, que* la réception eut lieu, elle fut magnifique, et renthdusiàsnie de la foule fut grand lorsque le légat prit la parole en langue hongroise, il dit la satisfaction d’avoir été choisi par le Souvei-àin Pontife pour se rendre en Hongrie; les assistants s’agenouillèrent et reçurent la bénédiction du cardinal; quand le train s’éloigna, le wpgon du légat, tout couvert de feuillage et de fleurs semblait Un bosquet.Le train s’arrêta è Székestfehérvar où l’évêque, Mgr, .Shvoy, salua le cardinal au nom du Coruitat et de la ville, cette ville qui fut celle de saint Emeric puisqu’il y vécût et y mourut.Sur tout Iç parcours, que le train s’arrêtât ou simplement ralentît sa marche, les habitants apportaient des fleurs, le cardinal les bénissait.L’arrivée à Budapest fut triomphale et rappela le départ du nonce apostolique, Mgr Orsenigo.Le comte Karolyi avait mns à la disposition du cardinal Sincero son palais qui fut entouré d’une garde d’honneur.Le légat se rendit aussitôt à la basilique de Saint-Etienne pour y donner lecture du Bref de Sa Sainteté l’accréditant en Hongrie.11 fut ensuite reçu officiellement par l’amiral Hortfiy, régent de Hongrie.Le dimanche, 17 août, eut lieu l'inauguration du monument érigé en l’honneur de saint Emeric; ce monument, d’un beau mouvement, a été offert par l’archiduchesse Isabelle.La statue en bronze du jeune duc est entourée de figures allégoriques.Ce fut le cardinal Scredi qui bénit la statue, en présence du légat, du régent Horthy.de toutes les personnalités .officielles qui.au cours des jours suivants, allaient souvent se tkuiver réunis.Ils le furent le jour même.aU déjeuner, offert nar lé régent en l’honneur du cardinal légal.' Le cardinal Bourne, archevêque de Westminster, avait précédé le cardinal légat, qu'accompagnait le cardinal La vitra no, archevêque de Palerme; puis arrivèrent successivement le cardinal Hlond, primat de Pologne; le cardinal Pif fl, duc-archevêque de Vienne; le cardinal Faulbaber, archevêque de Munich; NX, SS.les archevêques Baudril-lart, de Mélytène; Pietro, de Pise; Filippi, de Montréal; Pasvlikow-ski.de Sèckun; Gzeptycki, de Lemberg; les évêques Heylen, de Namur; Diepen, de Bois-le-Duc; Noll, d’Amérique; Waltz, de Feldktrch; Henning, de Shantung; Schrems.de Cleveland; Gioellner.de Linz; Mgr REMERCIEMENTS ARCH\MBAULT — La Jamllte J -Her-manégüde Archambault remercie atneire-msnt les personnes qui ont bien voulu lui tAmotftner de* marques de sympathie A l’occasion de la mort du Révérend Père Mnrte Dominique Archambault, soit par offrandes de messes, bouquets spirituels, visites ou assistance aux funérailles Avis de décès SEGUIN — A Montréal (Bordeaux), le 13 septembre 1830.décédée A 60 ans et 6 mois.Candide Labemté.épousé de Napoléon Béguin, gouverneur de la prison de Montréal Funérailles le mardi, le 18 courant.Le convoi funèbre partira du No 7Vi, bout.Oouln ouest A 8 h 45 du matin, pour se rendre A l'église 8t-Jo*eph de Bordeaux oO le service sera célébré.Et rie IA an cimetière du Bault-au-Récollet.Heu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre Invitation.HERî’RT A Loraueull, le 14 courant, décédé subitement, Joseph Hébert.Inspec- teur d'écoles A l’Age 65 ans.Funé- ralllos mercredi A 8 heures (heure solaire) A Longueutl.Le convoi funèbre partira A P h.45 a m.du No 192 St-Thomas.dre avaient été si bien prises, les indications si précises, les commissaires si courtois, les agents si empressés, que, sans le moindre heurt, toutes les délégations occupèrent leurs places, tous les assistants trouvèrent leurs places réservées, et quand les trompettes d’argent annoncèrent l’arrivée du cardinal légat, le cortège put se déployer dans toute son ampleur.Les sept cardinaux, accompagnés de leur suite, les archevêques, les évêques, les Abbés mitrés, les supérieurs d’Ordre, traversèrent la foule et se dirigèrent vers l’autel , .- , qu’entouraient les personnages of-1 Lücnne, e^ c est ficiels et les magnats ayant revêtu '* le costume national.La messe fut célébrée par le cardinal légat.Grandiose cérémonie où son devait s’imposer à son esprit, en contemplant ces peuples libres, rendant hommage à leur Dieu, et le peuple russe auquel on enlève la liberté de prononcer le nom du Tout-Puissant?Le bateau revint à son point de départ, et, avec le même cérémonial qu’à l’arrivée, la procession se reforma, et à travers les rues pa-voisées et illuminées retourna à ia basilique où un Te Ueum fut chanté.# * * Le lendemain dès l’aube, comme les jours précédents, les habitants étaient réveillés par des musiques parcourant les rues.C'était la fête de saint Etienne, fête nationale, mais aussi fête religieuse, puisqu’elle consiste en une messe solennelle et en la procession de la sainte droite, la main miraculeusement conservée du premier roi de Hongrie, la main qui conduisit le peuple hongrois à la foi catholique et l’y ancra si profondément qu’elie y fut toujours inébranlable et y est encore inébranlée, occupant dans l’Etat la place que lui assigna, il y a neuf siècles, le roi saint Etienne.La sainte droite est conservée au château royal; le jour de la fête de saint Etienne, elle est transportée solennellement à l’église du couronnement; mais les rues de Buda ne sont pas toutes larges, et pour accéder à l’église, les chemins sont rudes, aussi, en prévision de l’affluence des visiteurs, a-t-on cette année modifié l’itinér^re, et c’est sur la rive gauche que ia procession a eu lieu.Le reliquaire avait été transporté à la basiUque Saint-là qùe i Nécrologie ARCHAMBAULT — A Montréal, le a.A 63 ans.Alfred Archambault, BEAUCHAMP — M.Eèphtrln Beauchamp, le 28.inhumé le 30.à L'Epiphanie, époux de Mme veuve Charles-Edouard Crcvler.BLAIS — A Montrtal, le 12, à 35 ans.Irène Blanchette, épouse de OulUaume Blair BIBEAU — A Borel.le 13.à 67 an*, le capitaine Pierre Bibeau, époux d'Alma Julien.BUTLER — A Montréal, Ville Outremont.le 13.Catherine-?.Kane.deuxième fille de feu M et Mme John Kane et femme de Tobla* Butler.COLLETTE — A 1 Hôtel-Dieu, le U.A 70 ane.Alphonse Collette, époux de feu Roee-Anna Lagacé.ORANGER — A Montréal, le 12, A 60 an», Camille Qrangor, époux de feu Maria Dion, et fils de feu David Oranger.MIRE AU - A Montréal, le U.A 79 ans.Mme Vitamine Chabot, épouse de Camille Mtreau.PETIT — A Montréal, le 11, A 89 an».Christine Bourdeau, épouse de feu Elle Petit.la pompe liturgique déployait toute sa magnificence sous la voûte immense du ciel; où les chants et la musique étaient répercutés au loin; où tant de peuples, venus de contrées éloignées, étaient unis par une même pensée: rendre gloire à Dieu, honorer ses saints.Le recueillement de cette foule immense était profond, impressionnant au delà de toute expression.La messe terminée, le cardinal légat prononça une allocution qu’il termina par ces mots: “Vraiment, ce peuple mérite la bénédiction céleste dans toute sa plénitude et la jouissance des biens terrestres de ce sol qu’il a mission de garder.” Des applaudissements éclatèrent, car les assistants, les étrangers, devenus des amis, approuvaient les paroles du légat, et tous l’acclamèrent, mêlant à son nom le nom du Saint-Père.Lorsque le cortège des princes de l’Eglise quitta l'autel, la foule émue et vibrante de joie acclama les cardinaux, les archevêques, les évêques qu'elle Reconnaissait au passage, puis s’inclinait pour recevoir leur bénédiction.Lentement, les assistants se dispersèrent, tandis que les membres du Congrès eucharistique se réunissaient en une séance solennedie.Le discours inaugural fut prononcé en latin par le comte A.Apponyi, le grand orateur, infatigable défenseur des causes sacrées.Puis Mgr Bau-drülart, i’éminent recteur de l’Institut catholique, prit la parole en français; d’autres orateurs se succédèrent encore; cette intéressante séance devait trouver sa conclusion dans la procession du Saint Sacrement, qui eut lieu le soir, sur le Danube.Ce fut de la basilique de Saint-Etienne que la procession du Saint Sacrement partit pour se rendre sur le quai où le plus beau bateau de la flottille du Danube, tout drapé de velours, pavoisé, orné de fleurs, était réservé au légat, portant le Saint Sacrement.Il y prit place, entouré des archevêques, des évêques, des membres du clergé.Quand l'embarquement fut terminé, un coup de canon retentit; à ce signal.deux monitors portant la reproduction, l’un de la croix, l’autre de la sainte Couronne, se mirent en route devant le bateau cardinalice.Au même moment, de tous les débarcadères, se détachaient les bateaux où avaient pris place le» membres du gouvernement, les membres des deux Chambres, les délégations étrangères, les membres des associations, les étudiants, les enfants, etc., et bientôt, dix-huit bateaux, pavolsés, illuminés, formaient, au milieu du fleuve, une procession superbe qui prit la direction de l’tle Sainte-Marguerite.En passant devant le Parlement, superbe édifice gothique qu’une croix étincelante surmontait, le bateau s’arrêta et le cardinal donna la Bénédiction.In procession descendit alors le fleuve: sur ses deux rive, distantes de plus d'un demi-kilomètre, une foule immense était massée; partout des chant» religieux se faisaient entendre, des musiques jouaient et, dans le lointain, les cloche» tintaient joyeusement.Plusieurs fois, le cardinal donna la Bénédiction.Après avoir passé devant le mont Saint-Dèrard, la procession prit le chemin du retour, l’obscurité était devenue complète.el sur les deux rives, des cierges s'allumèrent, semblant des milliers et des milliers de petites étoiles; un feu d’artifice fuit tiré, dont les fugitifs éclairs se reflétaient dans les eaux du Danube.Cette procession s’avançant majestueusement au milieu du large fleuve.ces chants montant ver» le ciel, cette foule concentrant ses regards sur l’ostensoir étincelant, entre le ciel et l'eau, toute cette harmonie était un hommage au Christ.S je devait penser l’archevêque i “ " - - - _____ se déroula la cérémonie traditionnelle.Ce fut le cardinal légat qui officia pontificalement.A côté de son trône, le régent Horthv avait pris place, l’autre côté était réservé aux cardinaux; puis venaient le comte Bethlen, président du Conseil, .i les membres du gouvernement; le corps diplomatique ayant à sa tête Mgr Botta, les archiducs et les archiduchesses, les membres des deux Chambres, les chefs de l’armée, le» membres de l’Académie, les délégations étrangères, les hauts fonctionnaires, etc.Après l’allocution habituelle, prononcée cette année par le cardinal Serèdi, la procession se forma, toutes les personnalités qui venaient d’assister y prirent part.Les pèlerins étrangers, avec leurs drapeaux, furent accueillis avec sympathie; la délégation française, avec ses scouts, fut longuement acclamée.Les habitants de la province et de la campagne portaient les costumes nationaux.Les corps de métiers avaient restauré une vieille coutume et défilèrent en pittoresque» costumes de jadis, avec les insignes de leurs métiers.Etudiants, enfants des écoles formaient des groupes innombrables.Des musiques militaires, des chorales saluaient au passage, la procession se déroulant sur le large boulevard conduisant au bois, là où se dresse la belle colonnade du monument du millénaire.Au centre des colonnes, un autel avait été dressé; le reliquaire renfermant la sainte droite y fut déposé, des prières furent dites par le cardinal légat qui donna ensuite la Bénédiction.A côté de la sainte droite, d’autres reliquaires avaient été déposés, l’un venait d’Aix-la-übapelle, U renfermait des reliques de saint Etienne et de saint Emeric offertes au XIVe siècle par le roi Louis le Grand, de la maison d’Anjou, à la chapelle des Magyars, à La cathédrale d'Aix-la-Chapelle; un autre reliquaire renfermait des reliques de saint Gérard, apportées de Svékesfehérvar.Lorsque de légat pontifical et les cardinaux se furent éloignés, les pèlerins, puis la fouie, purent vénérer les reliques, le défilé semblait interminable.L’n soleil radieux donnait à cette grandiose manifestation religieuse un air de fête, mais de fête recueillie.Une dernière cérémonie restait à accomplir, l’inauguration d’une plaque de marbre, apposée dans la grande salle du Parlement.Sur cette plaque sont gravés quelques-uns des “Conseils” donnés par saint Etienne à son fils Emeric.En Kaçant ce mémorial au Parlement, même où les lois sont votées, on a voulu consacrer le souvenir de LETTRES AU DEVOIR Nous ne publions que des le'tre» signée», ou de» communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas ia responsabilité de et qui parait sou» cette rubrique.L’Oeuvre des vocations On nous prie de publier cet émouvant appel: Les institutions d'éducation, dans cette province, sont dans une situation bien désavantageuse, si elles veulent, tout en accomplissant le programme anglais gui est en force, former les enfants au catholicisme et au français- Ces institutions doivent consentir des saenfr ces matériels énormes pour fournir tous les professeurs nécessaires et compétents.Et, comme les institutions ne sont patronnées que par une population minime, leur situation financière n’a rien de brillant.C'est le cas du couvent de l’Assomption d'Edmonton, qui s’est efforcé, depuis son établissement, de prouver qu’on avait eu raison de le fon-der.Après ces quelques années de service, pendant lesquelles l’institution a réussi tant mal que bien à se suffire, le couvent de l’Assomption se voit obligé de recourir à l’aide de notre population.C’est pour elle, pour celle de demain qui doit être la continuation de celle d'aujourd’hui, que nous travaillons.Elle se doit de nous aider selon ses moyens et nous avons la ferme confiance qu’elle ne voudra pas se dérober à ce devoir.Les écoles de l’Alberta manquent d’instituteurs et d’institutrices bilingues et catholiques.Nombre de vocations sont prêtes à éclore ici, pour peu qu’il soit possible d’anéantir les difficultés matérielles.C’est dans ce but que nous demandons de l’argent.Ce qui sera ainsi récolté servira à l’oeuvre dite des vocations, qui nous permettra de sub' venir aux dépenses de celles qui veulent entrer en religion pour, plus tard, travailler à l’éducation des petits Albertains, mais dont les moyens sont trop restreints pour tes rendre capables de répondre à l’appel de la vocation.C'est donc en somme pour vous-mêmes et vos enfants que nous vous tendons la main.Vous connaissant comme un ami de la cause française et catholique, nous vous exposons respectueusement ces faits et nous vous prions de considérer et notre but, et notre utilité, et la pénurie de nos ressources.Après cela, nous sommes convaincues que votre bourse s’ouvrira largement, aussi largement que vous le permettent vos moyens, et quel que soit votre don, te couvent de l’Assomption vous en sera profondément reconnaissant, car vous aurez contribué, dans la mesure du possible, à rendre notre oeuvre plus féconde.Agréez à l’avance nos sincères remerciements.LES SOEURS DE L’ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE, Edmonton, Alla.Chez les Canadiens français de Calgary UNE COMMUNICATION INTERESSANTE La Société Coopérative DB FRAIS FUNERAIRES ftjtrepreneur* de Pompe* Funèbre* n Aseurance» Funéraire» HArbour 5555 m.RUE SAINTE-CATHERINE EST J.BRUNET Limitée — MONUMENTS — Tél.WEstmcjnt 2640 675 C6éc-d«s-Neiges MONTREAL catholique grec, Mgr Czeptyckl qui, après une longue et dure captivité, avait pu échapper aux geôles soviétiques, quelle comparai- ce» Conseils qui furent en quelmie sorte les première» lois Imposées au peuple magyar; comme on a placé ces Conseils en tête du Corpus Juris hongrois, non pour être appliqués comme loi, mais pour établir la continuité, la pérennité du droit.Cette inauguration à laquelle assistaient les cardinaux, les archevêques, les évêques, toutes les personnalité», fut marquée par quelques discours d’une rare élévation.Pendant ces jours de fête le» réceptions, les dîners, les déjeuners, les thés offerts en l’honneur du légat pontifical se succédèrent sans relâche.Les cardinaux, les personnalité» étrangères et hongroises se retrouvèrent tantôt chez le régent de la Hongrie, tantôt chez le prince primat, chez le président du Conseil, chez le ministre des Affaires étrangères, chez le nonce, chez d’autres ministres, tantôt à Buda ou à Esztergom, ou à Goedoelloe, ou à Budapest, partout des testes prononcés, des voeux échangés et, dominant tout, une cordialité qui fait naître la sympathie.L’esprit qui a régné à Budapest, pendant la semaine passée, a été remarquable; il y avait là un courant de fraternité, de cordialité qui mettait l’âme en Joie et y faisait naître l’espérance de réconciliation réelle, puisque l’union est possible puisqu'elle est réalisée dans le domaine le plus élevé de la pensée.Emile HORN.(La Croix, 2A août 1930).On nous écrit de Calgary: Le petit groupe de langue française de Calgary est rempli d’activité de ce temps-ci.Les organisations paroissiales ont en effet enrôlé pratiquement tous les paroissiens et chacun se dévoue avec un zèle et un désintéressement à nul autre pareils à l’oeuvre du bazar qui a déjà été lancée depuis quelque temps.Sous l'habile direction de notre vénéré curé, M.l’abbé Clovis Beauregard, nous célébrerons en octobre prochain notre deuxième anniversaire, et c’est à cette occasion que se fera notre grand tirage.Déjà d’un peu partout l’on reçoit les retours de billets que nous avons envoyés à nos fidèles compatriotes de Québec.Nous profitons de cette occasion pour venir remercier sincèrement ceux qui sont venus nous encourager de leurs souhaits et de leur obole.Nous espérons qu’un plus j grand nombre encore trouvera moyen de nous faire parvenir leur modique contribution; nous les en remercions à l’avance.Nous avons besoin de l'aide commune pour pouvoir, non seulement survivre, mais plus encore, grandir fiers et ! forts.Le Devoir en date du 19 août vous exposait notre situation, nous n'avons rien à y ajouter.D’après ceux du Québec qui sont venus nous visiter, soit à l’occasion du voyage de l'Université de Montréal, ou autre, Calgary est une des plus jolies villes de l’Ouest.Elle a un cachet et des institutions qui attirent.Aidez-nous à donner à ia paroisse canadienne-française de Cal-gary un aspect qui nous fasse honneur.Nous comptons sur vous.Le comité de propagande: M.le curé Clovis Beauregard, 513, 18ème avenue ouest; Mme J.-R.Mi-quelon, 1150, avenue Prospect; Dr L.-O.Beauchemin, 201 Alberta Corner, Calgary.Inauguration du monumant Vauquelin à Diappa DOCTEURS.VISITEZ!!! _ ., NOTRE STAND Con»rèt 6m MAdeeln* 6* langue frençal*.de l'Amfriqu* du Nord Hâtai Windsor — Montréal 1S-1T.1S.I» «eptrmbre 1910 CAIFFE, CALLOT & PILON 34.Boulevard do Vauglrurd — PARIS XV JUyoaa X Dlatnermi* Eleotrothérmpl# Société GALLOIS & Cia .M, Cbcmtn VlUon — Lyon Letnpoe Aaclsttquee — Ultm-vloleU.Infr»-rou*M, Electrode* d* quarts Eleotrmrdlngrtpb*.Tenilophone.Mét*bo!time bawl.AppiretU mMloaus d* précision; atérlltMtion *t déslnlectlon.pour Hôpitaux S4SS, RUE ST-DENIS •t cabinet* pgrttculter* PAUL CARDINAUX.D.S.Précision fronçai*® — MONTREAL TEL.: RA.JMT A k Réparation LE PELERINAGE D’HIER ORGANISE PAH LA SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE La Société Saint-Jean-Baptiste, a clos hier après-midi la série de ses pèlerinages historiques par un pèlerinage à caractère nettement re-ligeux au sanctuaire de la Réparation.Environ 75 automobiles décorés quittaient le Champ-de-Mars à 2h.f escortés de huit agent» de police en motocyclette, pour se rendre à la Painte-aux-Trembles.Les pèlerins ont été reçus à la porte du monastère par le R.P.Alexis qui leur souhaita la bienvenue et refit en quelques mots l’histoire des RR.PP.Capucins au Canada.Il rappela le travail d’évangélisation qu’ils accomplirent en Acadie pendant une vingtaine d’années, au dix-septième siècle.En 1890, lorsque les Capucins durent s’exiler de France à la suite des persécutions, il fut question de s’établir en Amérique du Sud.Le P.Alexis fit alors remarquer au conseil qu’il y avait en Amérique un pays où le climat était moins doux, mais où les coeurs étaient plus chauds, où les coeurs étaient français, un pay» qui promettait toute une floraison de vocations religieuses.Les RR.PP.Capucins vinrent donc au Canada, ils y reçurent le plus chaleureux accueil de la part des évêques et de la population et ils ont pu y accomplir du travail et y établir des oeuvres comme celle du sanctuaire de la Réparation.En entendant le R.P.Alexis rappeler avec tant d’à propos l’histoire des Capucins au Canada, dit M.Guy Vanier, président de la Société Saint-Jean-Baptiste, je me disais que nos pèlerinages historiques et nos pèlerinages religieux se complètent, que nos traditions religieuses et nos traditions nationales se compénètrent tant il est vrai que toutes nos traditions sont à base de religion, que le catholicisme est même la première de nos traditions.Notre grande société nationale a deux raisems d’organiser ce pèlerinage.Elle accomplit un devoir national en posant un acte de foi public: nous avons des fautes à nous faire pardonner comme peuple; nous avons à nous faire pardonner des misères dans notre vie privée.Nous venons en demander réparation.Nous accomplissons un devoir national de reconnaissance, nous accomplissons aussi un devoir de reconnaissance.Auprès d’une ville cosmopolite comme Montréal, un sanctuaire comme celui de la Réparation est un paratonnerre.Nous nous abandonnerons maintenant aux RR.PP.Capucins.M.Vanier vient de prononcer des paroles dorées, dit alors le R.P.Alexis, mais ce n’est pas la seule chose dorée que nous a donnée la Société Saint-Jean-Baptiste: et du geste il indiquait la statue du Sacré-Coeur qui étincelait au soleil du sanctuaire.La foule qui comptait des centaines et des centaines de personnes se porta alors au jardin pour suivre le Chemin de la Croix en plein air, la cérémonie qui caractérisé les pèlerinages à la Réparation.C’est le Révérend Père Urbain, vicaire provincial, qui prêcha le Chemin de la Croix.Le but du sanctuaire de la Réparation, dit-il, c’est l'Exaltation de la sainte Croix.La Société Saint-Jean-Baptiste a exalté la croix en érigeant la croix lumineuse qui étend ses bras sur la ville, elle répète cet acte aujourd’hui plus modestement.Les pèlerins ont alors parcouru une à une les étapes de la voie douloureuse à travers les allées du parc illuminées par le soleil.La cérémonie s’est terminée par un salut en plein air devant la grotte de Lourdes.S.G.Mgr Deschamps officiait.Toutes les hymnes et les cantiques du salut furent chantés en coeur par la foule.Après la bénédiction du Saint-Sacrement, quatre des principaux dignitaires de la Société Saint-Jean-Baptiste, dont le président général, M.Vanier.portèrent processionnellement la statue du Sacré-Coeur jusqu’au sanctuaire.* La dette du Canada diminue Dieppe.France, 15.(S.P.C.) — Sous la présidence de M.Alphonse Lj ' *f?!,s',ecr^tiilre d’Etat, a eu lieu y“'r.• 'nnuguration du monument élevé à Jean Vauquelin, lieutenant de vaisseau.M.Jean Désy, conseiller de la légation canadienne à Paris, représen- iîU canadien en France, M.Philippe Roy.MM.Pamphile du Tremblay, di-recteur de 1» “Presse”, de Montréal, et Emile Vaillancourt, représentaient le comité du monument élevé à Vauquelin.à Montréal.prix d«t cigarette* New-York, LL — La United Cigar Stores Company et la Shulte Retail Stores Corporation augmentent le prix des principales marque» de cigarette» à partir d’aujourd’hui.Les nouveaux prix seront de 13 cents le Saquet ou deux paquets pour 25, 1.19 le carton et 30 cent» l’étui en fer-blanc contenant 50 cigarettes.Ottawa.15 (S.P.C.).— La dette totale nette du Canada au 31 août était de 12,144,860,443.93, soit une diminution d’environ $4,000,000 sur le chiffre de $2,148,702,415.93 d’il y a un an.Ces chiffres donnés dans la dernière livraison de la Gazette du Canasta, ne tiennent pas compte de l’actif improductif.La dette totale au 31 août, sans en soustraire $442,190,353.32 représentant l’actif improductif, était de $2,587,050,797.25, soit une diminution de plus de $57,000,000 sur le chiffre correspondant de $2,644,-422,653.64 à la même date en 1929.De la dette consolidée, $1,807.112,-033.82 sont payables en Canada, $311,668.136.39 à Ivondres et $165,-916,200 à New-York.Les taxes perçues par le gouvernement du Dominion jusqu’à la fin d’août se chiffraient à $165,371,-428.34, une diminution considérable sur le chiffre de $192,645,454.62 pour la même période de 1929.En ajoutant les revenus des postes et autres, dont des recettes et crédits spéciaux au fond» consolidé, les recettes totales pour la période passée en revue ont été de $187,-960.287.11.Le grand total des dépenses a été de *155,076.772.33.contre $147,-557,626.22 au 31 août 1929.Le total des dépenses ordinaire)» a été de $142.386,755.18.contre $135,639,-792.23.A rôté des dépenses ordinaires, le grand total comprend des paiements en règlement de réclamation» de guerre, des paiement» pour travaux publics, chemins de fer et canaux, et divers prêts et avances au Canadien National, à la marine marchande du gouvernement canadien, et à la Commission du port de Québec.LA CHAPELLE FUNÉRAIRE Fortifiez-vous avec le célèbre ÉPISCOPALE VIN TONIQUE Avts-vowa besoin de bon» livret?Adrcssei-vous tu Service de librairie du “Devoir", 430 rue Notre-Dame ett, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241* (Suite de la 1ère pape) raison de neuf chaque côté, disposés en trois rangées surperposées de trois.L’autel est de marbre dit “fleur de pèche”, d’une belle teinte tirant sur le violet.La table, qui est formée d’une seule pièce, porte sur son bord visible des figures symboliques inspirées de celles des Catacombes.Ainsi on y voit les poissons, les pains azymes, les colombes, et on y lit, au centre, le mot grec “icthus”, dont chacune des lettres est, comme on sait, l’initiale des mots grecs signifiant “Jésus-Christ, F'iis de Dieu, Sauveur”.Des colonnettes de marbre enrichi de mosaïque soutiennent la table.Au-dessus de l’espace réservé au haut-relief de bronze, on lit l’inscription suivante, en lettres de mosaïque: “Tu es Christus, Filius Dei vi-vi”.Chaque côté de l’autel, il y a une fenêtre, qui recevra bientôt une verrière.Une des verrières représentera le Sacré-Coeur, l’autre, la Sainte-Vierge.Ces verrières viennent des ateliers O’Shea.Les loculi de droite sont réservés aux évêqueÿ et archevêques de Montréal proprement dits, ceux de gauche étant destinés aux auxiliaires.Deux stèles du côté droit portent en mosaïque noire sur mosaïque dorée, le nom de Mgr Lartigue, né en 1777, mort en 1840, devenu firemier évêque en 1836, ainsi que e nom de Mgr Fabre, né en 1827, mort en 1896, devenu troisième évêque en 1876 et premier archevêque en 1886.Elles portent aussi les armes de ces prélats.Les stèles des dix-huit loculi sont du plus beau marbre de Carrare.Les divisions des loculi sont en marbre dit brèche française, qui tire un peu sur le violet.Les stèles ont un tombeau en bas-relief comme motif ornemental.Ce motif comprend aussi des cartouches pour l’inscription et pour les armoiries.Un degré de marbre longe les deux rangées inférieures des loculi.Chaque degré porte quatre lionceaux de marbre de Carrare.Des urnes du même marbre surmontent les deux rangées supérieures de loculi.Un seul des loculi de gauche est présentement affecté à une sépulture.C’est celui qui recevra les restes de Mgr Racicot.Aux angles de la croix grecque dont elle a la forme, la chapelle est ornée de grands pilastres formés de monolithes du plus beau marbre de Carrare finement sculpté.Une mosaïque de trois nuances d’or met en pleine valeur les motifs ornementaux de ces pilastres.Les pans opposés à ceux des fenêtres recevront, comme pendants aux verrières, deux tableaux de mosaïque.Un de ces tableaux représentera saint Jean-Baptiste, l’autre, sainte Thiérèse-de-liEnfant-Jiè-sus.Aux quatre angles, des niches de marbre de Carrare recevront les statues des évangélistes, aussi sculptées dans du marbre de même provenance.Près de ces niches, qn posera des appliques de cuivre ciselé pour assurer une partie de l’éclairage électrique de la chapelle.Près des quatre angles, sous la frise de la voûte, des médaillons, encore de marbre de Carrare, rappellent les attributs des évangélistes: l’homme de saint Matthieu, le lion de saint Marc, le taureau de saint Luc et l’aigle de saint Jean.Ces statuts et attributs des évangélistes ainsi que la représentation, sur la frise, au-dessus des principaux pilastres, des attributs des douze apôtres, évoquent la mission propre aux évêques.Les parties des murailles libres d’ornementation sont, revêtues de marbre de Pavonazzo, qui est blanc et vert, veiné de noir et de jaune.Bien que simplement recouverte d’enduit, la voûte est d’un heureux effet, grâce à des caissons dorés d’un beau travail.La surface entre les caissons, d’une nuance jaune en harmonie avec la dorure des caissons, ayant subi l’opération dite de l’essuyage, réfléchit une_ lumière douce.L’éclairage artificiel en est assuré par des ampoules dissimulées dans la corniche.L’établissement montréalais T.-X.Renaud a été chargé de la décoration de la voûte.Le posage de la lumière électrique de toute la chapelle a été confié à M.J.-A.Saint-Amour.Au centre de la voûte, une verrière ayant pour motif la colombe symbolique du Saint-Esprit éclairera d’un jour tamisé la statue de Mgr Bourget.Sur la frise on lit.en caractères dorés, l’inscription suivante: “Ve-nit hora in qua omnes qui in monu-mentis sunt audient vocem Filii Dei et procèdent, qui bona fece-runt, in resurrectionem vitae”.Entre cette inscription et les deux rangées supérieures de loculi quatre anges à trompettes évoquent le jugement dernier.Le parquet de la chapelle est fait de pièces de marbre noir de Belgique, rose de France, vert antique, brèche rose foncé et brèche blanche, disposées en motifs géométriques.On y remarque, près de la grille, la représentation, en mosaïque de marbre, des armoiries de l’archidiocèse.Avant de sortir, on peut examiner au sommet de 1' grille, faisant face à l’autel et au bas-relief de la gloire de saint Pierre, une sculpture, dans le plus beau marbre de Carrare, des armoiries de Sa Sainteté Pie XL Au visiteur qui en a le loisir, un examen prolongé de la décoration de cette chapelle funéraire révélera beaucoup d’autres détails.Tristan PENSYF Au pays du soleil ANITA BELLE AU On trouve dans cet ouvrage de jolies descriptions du pays enchanteur de Cuba, des moeurs, des coutume* et des fêtes de ses habitants.Il s’y mêle une monture romanesque qui fait ressorffr la façon diamétralement opposée dont les races du Midi et celles du Nord comprennent l'amour.Cette opposition seule rendrait la lecture dt ce livre captivante et instructive.On peut se procurer le volume au Service de librairie du Devoir au prix de $1.00 franco.fébrifuge QUINIUM LABARRAQUE, Recommandé convalescence Montréal HArbour ahtikor-laurehce EHVSkTEPARrOÜTZStruc^ y CONCERT POPULAIRE AU PARE LA FONTAINE La Société Saint-Jean-Baptiste a donné de nouveau hier soir un concert populaire en.plein air.Plusieurs milliers do personnes s’étaient massées autour du kiosque du parc La Fontaine pour entendre les airs de chez nous.Les directeurs de la Société ont profité de la circonstance pour faire de la bonne propagande: on a lancé dans la foule dans toutes les directions des paquets d’Oiseau bleu, l’intéressante et canadienne revue pour les enfants, et de copies de chansons canadiennes.Le concert fut une véritable fête de famille: plusieurs des officiers de la Saint-Jean-Baptiste payèrent de leur personne en entonnant quelques-unes de nos chan sons.Le» membres du conseil municipal ont tenu une fois de plus à donner à la population un exemple d’attachement aux traditions; ils n’ont pas perdu la bonne vieille gaieté française à étudier le problème des voies élevées.Lors du récent concert de la Saint-Jean-Baptiste, M.le maire Uamillien Houde avait chanté “Alouette” et “A la claire fontaine”; hier soir, U n’a pu venir et il a dû se.faire représenter par le maire suppléant, M.Bruno Charbonneau, échevin de Villeray.M.Charbonneau a félicité la foule d’être venue si nombreuse à l’appel de la Société Saint-Jean-Baptiste: ceux qui prétendent que notre langue se meurt sont des pessimistes.Que la foule chante avec entrain pour que sa voix se répercute dans tous les coins de la métropole.M.Gaston Demers, échevin de Saint-Jean-Baptiste, a chanté “Alouette”.M.Henry-L.Auger, échevin de Saint-Jacques, a donné “A Saint-Malo, beau port de mer”, qui lui valu un rappel; il s’est contenté alors de dire quelques mots pour féliciter la Saint-Jean-Baptiste et remercier la foule d’avoir si bien répondu à l’invitation.M.Alf.Bernier, un des directeurs de la Société, a chanté “Marianne s’en va-t-au moulin”, tandis que son collègue, M.le Dr Lefebvre, obtenait un succès avec “Il était un petit navire”.M.Alfred Normandin, qui fut un des bons artisans du succès des concerts populaires, était encore au programme; il a réussi comme d’habitude à entraîner la foule, d’abord avec “En roulant ma boule”, puis avec “Envoyons dTavant, nos gens”, que le regretté Charles Marchand a fait chanter à tous les auditoires français d’Amérique.L’Harmonie des Syndicats catholiques a exécuté un excellent programme: des marches militaires et des chants harmonisés d’Ernest Ga- gnon.P.V.Mort de Mgr Vau Budapest, 15.(N.C.W.) — Mgr Joseph Vass, ministre du bien-etre social et du travail, dans le cabinet hongrois, est mort subitement.11 remplaçait le comte Bethlen, le premier ministre de Hongrie, actuellement à Genève.Mgr Vass fit partie de tous les cabinets hongrois, depuis dix ans.La retraite au collège Notre-Dame Jeudi dernier, les élève* du Collège Notre-Dame entraient en retraite sous la direction du R.P.Roméo Boileau, C.S.C., du Collège de St-Laurent, qui en était le prédicateur.C’est dimanche matin, par une messe solennelle, que se terminaient ces saints exercices.Les quatre conférences données chaque jour furent suivies avec un vif intérêt.Les exemples si frappants du Père Prédicateur, son éloquence et sa voix si sympathique lui attirèrent de la part de ses retraitants des appréciations très favorables.Us garderont sûrement de cette retraite un souvenir pratique qui se traduira par la réalisation de leurs pieuses résolutions.__ Au cimetiûra de l’est Le pèlerinage annuel au cimetière de l’Est a eu lieu hier, sous la direction de M.le curé Beaudoin.M.Pat*-bé Emile Lambert, curé de Salrt-Léonard de Port-Maurice, a donné le sermon de circonstance.Mgr Lepaiîleur, curé d’Hochelaga, a présidé le chant du “Libera , I - CALENDRIER - Demain: MARDI, 16 septembre 1936.Saint Crprien, évêque et martyr Lever du soleil, S h.38.Coucher du soleil, 6 h.12.Lever de la lune, 10 h.57.Coucher de la lune, 2 h.$9.Premier quar.le 1er, h 7 n.3£ m.du matin Pleine lune, le 9, à 6 h.4 m.du matin.Dernier quart, le 17, A 6 h.37 m.du matin Nouvelle lune, le 23.à 10 h.48 m.du soir.VOLUME XXI— No 213 OECNICIRC HEURE Montréal, lundi 15 septembre 1930 DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de (’“A.B.C.” et de la “C.D* N.A.’ - DEMAIN - INCERTAIN MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 75.Même date l'an dernier 73.Minimum aujourd’hui 57.Même date l'an dernier 3.BAROMETRE 10 heures a.m.29.68.11 heures a.m.29,66.Midi: 29.66.Chiffrée fournis par la Maison M.-R, de Ueslé, 1610 St-Denis.Montréal.Fn Incident à propos de M.Donmergue La “Presse Associée” nous apporte la dépêche suivante, que nous |JU'blions sous toute réserve.Un >urnal français récemment arrivé attribuait au président Itoumer-gue une phrase de ce genre: A quelque confession que l’on appartienne, en France, on a le coeur catholique.IŸ * Ÿ Cité Vaticane, 15.(S.P.A.) — L’ambassade de France a protes-é auprès du cardinal Pacelli, se-rétaire d’Etat du Saint-Siège, con-re la publication, dans YOsservato-e Romano, d’une prétendue décla-ation du président Doumergue, à effet que “la France est un pays ssentiellement catholique” .h’Osservatore Romano annonçait amedi que le président Doumer-:ue, qui est un protestant, avait dit Inu cours d’une récente conversa- tion avec Son Eminence le cardinal Verdier: “La France est un pays essentiellement catholique.Je suis plus que jamais convaincu des sentiments profondément chrétiens de notre race.Nous sommes une grande nâtipn catholique et nous devons le demeurer.Votre Eminence est parmi nous le représentant de cette immense puissance morale qu’est l’Eglise catholique.N’hésitez pas à agir librement, parce que l’anticléricalisme qui se manifeste en France n’est, que superficiel”.L'Osseroatore Romano a publié cela sans indiquer de source particulière.On dit ici que l’ambassade française demande une rétractation imprimée dans le numéro de cet après-midi et que le gouvernement français essaiera de faire le silence sur cet incident dans la presse française.Dans Bellechasse LES DEUX UANUIDATS LIBERAUX TIENNENT DES ASSEMBLEES Québec, 15 (D.N.C.).— Bien que la date des élections partielles n’ait pas encore été annoncée, les deux candidats libéraux de Belle-chasse., M.Robert Taschereau, fils du premier ministre, qui a été choisi par une convention, il y a quelques mois, et M.J.-A.Nadeau, qui n a pas voulu reconnaître cette convention et se présente comme franc libéral, ont commencé leur campagne.M.Taschereau a parlé hier à Saint-Camille et à Sainte-Sabine et M.Nadeau a tenu une assemblée è Saint-Charles.Le dimanche précédent, M.Taschereau avait adressé la parole à Saint-Raphaël.Les candidats avaient conclu une trêve pour toute la durée de la campagne fédérale, mais depuis quelques semaines, ils sont devenus très actifs.Les conservateurs n'ont pas encore choisi leur porte-drapeau.Même s'ils n’en choisissent pas, la lutte serait très intéressante.Hier, M.Taschereau a parlé devant des auditoires considérables et la foule qui était venue entendre M.Nadeau était de I, 500 à 2,000 personnes.Le candidat officiel du gouvernement était accompagné de MM.Oscar Boulanger, député de Bellechasse à Ottawa, J.-N.Roy, maire de Saint-Michel et préfet du comté, J.-M.Fortin, J.-E.Parent et L.-D.Tremblay qui tous ont adressé la parole.Dans ses deux discours, M-Taschereau insista sur le fait qu’il n’a pas sollicité l’honneur d’être candidat.Il ajoute que depuis la convention du début de l’été, il a réussi à obtenir plusieurs octrois pour Bellechasse.M.J.-A.Nadeau était accompagne de M.Gérai d Mousseau, avocat de Montréal, et de M.Paul Lacroix.E.E.M.Le candidat prétendit de nouveau que la convention libérale du début de l’été est inacceptable.I! tenta de prouver que les requêtes en faveur' de son adversaire n’avaient pas la portée qu’on leur réclamait et il fit une mise au point, au sujet de M.Boulanger.“Je n’ai pas travaillé contre lui.lors de la campagne f/dérale.dit-il, et je » ai pas travaillé pour lui davantage.J’ai agi ainsi pour deux raisons.“D’abord, ses organisateurs étaient les mêmes que ceux de M.Taschereau.Ensuite, je l’avais invité à une assemblée à Saint-Michel.Il n’a pas voulu y prendre part, bien qu’il lui eût été très facile de le faire.Je ne pouvais, après cela, me promener à ses côtés.” M.Nadeau demanda aux libéraux de ne pas craindre de voter pour le candidat libéral non officiel, car il v en a plusieurs qui ont été élus dans des conditions analogues.R cita tout particulièrement le cas de M.Jean-François Pouliot qui a triomphé de son adversaire ministériel, avec l’appui de M.Boulanger lui-même.___^ t _________ Les portraits des 35 maires de Montréal D'ici quelques jours, on procédera au dévoilement des portraits des 35 maires qui ont siège au conseil municipal depuis 1832, a-t-on appris aujourd’hui.Ces portraits seront placés dans la grande salle d’honneur à l’hôtel de ville.Commission Métropolitaine La Commission métropolitaine a tenu une assemblée à 11 heures pour régler des questions de routine.Elle a consenti des prêts de 5300,000 à Hampstead et de $347,000 a Montréal-Est ainsi que des avances de $29,500 à Lachine et de $56,200 à Verdun.Etaient présents à cette assemblée, l’èchevin Maurice Gabias, président; les maires Beaubien, Hogg, Allen, Viau, Léonard; James Bal-lantyne; les échevins Quintal, Hol-lan, Deguire.Lippens; H.-A.Ter-reault.ingénieur on chef; Charles Laurendeau, c.r., avocat conseil; J.-B-A.Mérineau.contrôleur; Victor Pelletier, auditeur.E.T.Samp-jon.secrétaire; E.Brisebois, -omptable.Mort de M.-A.-Z.Trudel à Cobalt Cobalt, Ontario, i 106 31% Le marché des changes Cote des devises étrangères fournie par la maison L.-G.Beaubien et Cie, banquiers et agents de change.rés comme attrayants dans les ccn-1 sommation de combustible, la forties où la nourriture est abondan- ce motrice, les importations et ies te- exportations de chaque groupe d’industries: cotons, laines, soie naturelle et artificielle, confection, sacs de coton et de jute, cordages, teinturerie, nettoyage, blanchissage.etc.Ce rapport est envoyé gratuitement à ceux qui en font la demande au Bureau fédéral de la Sta- M.A.H.Smith, pendant nlu-lieurs ^inées gérant de la suceur-sale de la maison Nesbitt, Thomson and Co.à Ottawa, vient d’être nommé directeur résident de la compagnie à Toronto.Il aura le contrôle de toutes les affaires de la compagnie en Ontario.1 Les exportations d’outre-mer se chiffrent à 130 tètes à la Grande-Bretagne et 125 tètes à Anvers, Belgique.Le marché des veaux dans l’Est, est ferme et un peu meilleur sous l’influence d’une demande active et des arrivages modérés.Les marchés des veaux de l’Ouest sont un ; tistique, Ottawa, peu meilleurs, pris comme tout.Les pores continuent à être les meilleurs vendeurs sur le marché et on constate une augmentation de >>0 cents les 100 livres sur la plupart des marchés importants: un des parcs â bestiaux seulement sem-J blait être dans une meilleure condition.Les marchés des anneaux sont dans des conditions variées.Sur un ; des marchés où les arrivages I étaient plus abondants, les prix de-j vinrent moins élevés; sur d’autres, j la demande locale était suffisante j et, comme résultat, il y avait une J bonne fermeté.Un autre marché si-i anatait une assez bonne augmenta-1 tion dans les arrivages et une demande locale assez considérable; par conséquent, il devenait ferme et en très bonne condition.BETES A CORNES Montréal vendait 1.024 bêtes û cornes à peu près dans les mêmes conditions que la semaine dernière.Bien que le marché aurait payé plus, R n y avait pas de bouvillons valant plus que $7.l^es offres étaient, en majorité, de qualités commune et assez moyenne, et les ventes se faisaient lentement.Les bouvillons moyens et bong rappor-talent $6 à $6.75; quelques-unes un peu plus.Les bouvillons et les gé-ni;ses communs et légers se vendirent à environ $4.75 et le génisses seules $4 à $6.Les vaches de Cours moyens le 15 sept.1930 Montréal Angleterre, 1.ster.$4.86 2-3 $4.85% France, franc.0392 .0393 Belgique, belga.1390 Italie, lire .1930 Suisse, franc .1930 Hollande, florin .4020 Espagne, peseta .1930 Suède, couronne .2680 Norvège, couronne.2680 Danemark, couron.Brésil, milreis .Etats-Unis, dollar.Allemagne, r.marks .1396 .0526 .1939 .4024 .1090 .2686 .2675 .2674 .1015 5-32% esc.2380 .2380 .2680 .3200 Les actions de Power Corp.bien réparties Gérant à Ottawa depuis 9 ans Le dernier rapport annuel souligne la répartition des titres de la Power Corporation et de ses compagnies affiliées.On constate que le nombre total des actionnaires dans le groupe est de 38.194.Sur ce total 33.252 sont des Canadiens; il y a 2,522 actionnaires dans le Royaume-Uni et 2,103 aux Etats-Unis.En tout et partout il y a 32 pays étrangers représentés sur les listes des actionnaires y compris la France, la Suis-jse, ITlalie, l’Espagne, la Belgique, l’Australie, le Japon, la Chine, le Pérou, l’Afriqué* Sud et l’Inde.Comme on pourra le constater, c’est un groupe bien connu et on considère que cela constitue un bel actif pour toute compagnie que d’avoir ainsi une telle répartition de ses titres.On estime aussi que ces gens sont, en quelque sorte, intéressés à la prospérité du Canada vu que la Power Corporation et ses compagnies affiliées desservent un million et demi de personnes au Canada.Elles possèdent, en effet, quarante usines hydro-électriquea et â vapeur représentant un placement de près de $300,000,000.PETITES AFFICHES — Tarif — TOUTES DEMANDES — Location», maisons, chambres, magnat ns.etc.—A vendre.Perdu, Trouvé, etc.— 1 sou le mot.minimum 25 sous.— La même annonce, un mois, remise de 10
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