Le devoir, 11 septembre 1930, jeudi 11 septembre 1930
J Volume XXI Numéro 210 \ Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.5 6 00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 .UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 DEVOIR MonfrëaT,feuâni septembre 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Directeur.HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .« * HArbour 1241* SERVICE DE NUIT S Administration HArbour 1243 Rédaction ; M M ,« HArbour 3679 Gérant : M m « HArbour 4897 Un problème qu il faut étudier ¦¦ ¦ "" “ # Un fait topique — Les réflexions qu il commande - Solutions à rechercher ses oeuvres Ce fait est vieux de quelques jours a peine: Un client entre dans un magasin tenu par 1 une ue vieilles, connaissances, paroissien modèle, pilier des oei religieuses et nationales, l’un de ceux qui se donnent sans souci de la réclame et de la publicité.Le brave homme type, pourrait-on dire, avec un exceptionnel souci du bien public.Ce brave homme vend, à côté de sa marchandise courante, des journaux et quelques livres.Le client, qui a de l’âge et s’intéresse beaucoup aux questions de propagande, ouvre l’un de ceux-ci, dont le titre assez equivoque l’a frappé.Il en parcourt quelques pages: c est de la littérature faisandée, sans mérite littéraire quelconque, de celle qui ne trouve de succès assuré que dans la pourriture plus ou moins enguirlandée qu’elle colporte.Il aver-tit son ami le marchand.Celui-ci, en toute candeur, répond.Oh! on a laissé ça et je n’ai pas eu le temps d’y regarder.- Il va falloir renvoyer cela! II le renverra, car c’est, je vous l’ai dit, le brave homme type, qui ne voudrait faire de tort à personne.Mais l’incident illustre une situation trop générale: combien y a-t-il, en effet, a'Montréal, en dehors des spécialistes de la pornographie, de braves gens qui colportent ainsi, sans en rien savoir, sans même y penser, de la littérature plus ou moins dangereuse, que leur respectabilité même paraît en quelque sorte couvrir?Certaines agences, qui visent d’abord au profit, répandent en des centaines de petits magasins des éditions populaires dont plusieurs sont plus que discutables.Les vendeurs, qui n’ont aucune expérience de la librairie, acceptent cela de confiance et le livre se répand, empoisonnant trop souvent les coeurs et les intelligences.Que faire?Dénoncer, d’une façon générale, les lectures dangereuses, les marquer individuellement quand on le peut, c’est fort bien; mais l’un des plus sûrs moyens aussi d’éloigner de ces lectures les esprits curieux, avides de distraction, c’est bien de mettre à leur portée, et en abondance, une lecture saine.Celle-ci ne manque pas.En France, en Belgique, dans tous les pays de langue française — puisque c’est le français qui nous intéresse surtout — on a créé, à côté des grandes oeuvres, de celles qui sont plus accessibles aux hommes d’étude, une littérature populaire, abondante, variée, piquante d’intérêt, qui pourrait facilement remplacer les pièces plus ou moins dangereuses qui traînent aujourd’hui un peu partout.Le problème de la production est donc aux trois quarts résolu.Ce qui reste à organiser, chez nous particulièrement, c’est la distribution, c’est-à-dire la mise à la portée de tous de ces oeuvres saines.Nous ne contestons point l’importance de ce qui a été fait.D’excellentes bibliothèques paroissiales existent, des sendees de librairie s’efforcent de propager des oeuvres propres.(Nous en savons quelque chose, puisque notre propre service a été organisé avec ce dessein particulier et qu’il obtient d’intéressants résultats.) Mais, de toute évidence, ce qui existe n’est point suffisant.Il y a autre chose à faire, et qui, avec de la méthode, avec la coordination des bonnes volontés, pourrait assez facilement se réaliser.Le problème, chacun en conviendra, n’est pas neuf.11 s’est posé partout où on lit, et nous pouvons profiter de l’expérience des autres.Il vaudrait donc la peine d’étudier ce qui s’est fait à ce propos en Europe et ailleurs, de rechercher en même temps ce qui peut se faire, et nous serions reconnaissant à ceux de nos amis qui voudraient bien nous confier là-dessus le résultat leurs études et leurs projets.La question, — il suffit de regarder autour de soi et d’y réfléchir un instant pour s’en convaincre — est d’extrême importance.Et nous ne demandons pas mieux que d’aider, — par tous les moyens dont nous pouvons disposer—à sa prompte solution.Orner HEROUX L*actualité Le tramway s'en va L’un de mes lecteurs m’écrit: "Bien que je ne partage pas vos vues au sujet du rôle respectif des \ tramways et des autobus, je prends la liberté de vous faire parvenir, à titre de.documentation, l'article ci-joint, paru dans le Toronto Star de ce soir, le 8 septembre 1930).” Je remercie ce lecteur qui me signale de la sorte une entrevue très intéressante accordée par sir Daniel Stevenson, qui fut un temps lord provost de la ville de Glasgow et est depuis 22 ans membre du conseil municipal de cette ville.A Toronto, sir Daniel Stevenson a étudié [’administration des tramways qui dans cette ville est muid-cipalisée, comme dans la ville de Glasgow.Mais dans la municipalité écossaise, les tramways sont simplement administrés par un comité du conseil; tandis qu’à Toronto ils le sont par une commission permanente, désignée par le conseil.Sir Daniel ne croit pas que le système en usage chez lui soit infe-rieur à Vautre.Les membres du comité sont élus pour trois ans; mais U n’est pas rare qu’ils restent vingt ans membres de la commission.Cela marque la différence entre le fonctionnement du régime démocratique chez nous et dans le Royaume-Uni.Là-bas on cherche à élire des compétences.Une autorité en matières municipales britanniques nous disait que l’avènement des conseils municipaux travaiUistes n'amit rien changé à la chose.Au contraire, les radicaux ont tenu à démontrer qu’ils étaient capables de gouverner avec autant de savoir ti d’habileté que les représentants des classes bourgeoises et, dans nombre de cas, ils ont présenté des candidats dont la valeur passait de beaucoup celle de leurs adversaires., .„ De plus, Vadministration proprement dite est aux mains de fonctionnaires.Et on s; chers frères, “En ces jours-là, lisons-nous aitj sixième chapitre des Actes deil Apôtres, le nombre des disciples| augmentant, les Hellénistes élevèrent des plaintes contre les Hébreux parce que leurs veuvesl étaient négligées dans l’assistancoi de chaque jour.Alors les Douzfll ayant assemblé la multitude des| disciples, leur dirent: “Il ne convient pas que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables.Choisissez donc parmi vous,j sept hommes d’un bon témoignage^ remplis de l’Esprit Saint et de sagesse, à qui nous puissions confier cel office, et nous, nous serons tout| entiers à la prière et au ministère de la parole.” Dès les premiers jours de son| existence, comme le prouve ce passage des Actes des Apôtres, la Sainte Eglise a été soucieuse du soie des malheureux, elle a compris l'enseignement du bon Samaritain qui ne craint pas de se déranger, de donner sa sympathie, son temps et son argent pour secourir Tinconm blessé et souffrant qui gît sur chemin.Depuis les temps apostc liques, nombreuses ont été ganisalions de tout genre mises: pied par l’Eglise, pour prendre soin des malheureux qui gisent sur tens les grands chemins de la Mais pour excellente que soit la charité corporelle, il existe une tre charité meilleure, c’est celle qui a les âmes pour objet, c’est celle-là que les Apôtres veulent ré server leurs soucis et leur temps i laissant aux diacres le soin pauvres; “Et nous, nous serons tout entiers à la prière et au mH nistère de la parole.” C’est sur ce ministère éminenv] ment apostolique que je voudrais attirer brièvement votre attentior ce matin, chers frères, en cette ciH constance solennelle de la consé cration d’un successeur des apô très.La prière et la parole de Dieu voilà les deux grands besoins del l’humanité de toujours.L’activité] extérieure n’est pas blâmable, c'est une dos formes du zèle, mais à condition qu’elle ne substitue pas l'accessoire au principal, l'humain au] divin.C/est la grande leçon que nous donnent les Apôtres au sortir] do Cénacle où ils avaient reçu Ta-I bondance des dons du Saint-Esprit.J L’évêque successeur des apôtres] n’a donc pas de devoir plus urgent] que celui de la prière et de la parole sacrée.Le peuple va d’instinct | (Suite à la 2ème page) : sur des "WM LE DEVOIR, MONTREAL, IEUDI U SEPTEMBRE 1930 VOLUME XXI — No 210 e sacre de S.G.Villeneuve.(Suite de la 1ère paie) rnaturel au tjrêtre pour solliciter secours de ses prières.D’office prêtre doit prier pour ceux qui nt oonfiés à sa sollicitude pasto-ale.Cela est vrai de tout prêtre.'est essentiellement Vrai du Rrand rêtre qu’est l’évêque dans l’Egli-da Dieu: “Que les prêtres, ministres de éhovah.pleurent entre le portique ! puis longtemps et vous ont confié la t l’autel pargnez rais pas d’avis".Elle oubliait cette parole de Noire-Seigneur qui devrait la faire réfléchir et peut-être bien d’autres avec elle: “Si quelqu'un n’écoute pas l’Eglise qu’il soit pour vous comme un païen et un publicain’’.Mattb.XVIII, 17.Homme de prière, homme de doctrine, voilà, cher frère., dans le Seigneur, ce que Dieu, la sainte Eglise et le peuple fidèle attendent de vous.La divine Providence vous a admirablement préparé à ce rôle bienfaisant.Elle vous a doué d’une belle intelligence et d’un grand coeur.Les supérieurs de votre communauté ont reconnu ces dons de- (SiCUJ crui cutif I.»V puia ci Virus iriii et qu’ils disent: “Jéhovah, | très importante charge de former votre peuple”.Joël 11, 17.1 leurs futurs missionnaires.Vous ‘Tout grand prêtre pris d’entre s hommes est établi pout lps homes.en ce qui regarde le culte de leu, afin d’offrir des oblations et es sacrifices pour les péchés”, éb.V.1.Dieu entend la prière de ses mi-istres, les preuves n’en manquent s.C’est la victoire qui est accordée l’armée du peuple de Dieu aussi ongtemps que Moïse a les bras tendus cers le ciel et prie, c’est la éfaite qui menace, celte même ar-ée quand Moïse fait mine de ces-r de prier.C’est le pardon que Dieu accor-e, à la prière de Moïse, au peuple nfidèle qu’il a résolu de punir.C’est le ciel fçrmê depuis trois ns qui laisse tomber une pluie avez largement donné chez vous et ailleurs des fruits de votre intelligence et de votre coeur.Votre action, pour discrète quelle s’est efforcée d’être, n’a pas manqué d’attirer les regards vigilants de ceux qui ont charge de donner des évêques à l’Eglise de Dieu.C’est l’Ouest canadien qui va maintenant profiter des riches dons de la nature et de la grâce qui vous ont été si abondamment départis.Votre famille religieuse ne peut manquer de ressentir la perte qu’elle fait, mais elle est assez apostolique .pour se sacrifier quand le bien de Ta Sainte Eglise le demande.C’est d’ailleurs ce qu’elle fait tous les jours sur toutes les plages du monde.Nous nous réjouissons de ce que le flambeau dont la flamme aposto ienfaisante sur la terre à la prière j Ijquc a brillé jusqu ici ^jis 1 est u prophète.| du pays vienne donnera lumière Dans la nouvelle loi.c’est le Fils j à 1 ouest."Que votre lumière brille e Dieu fait homme qui passe sou- devant les hommes, afin que, voyant ent ses nuits en prière.j v°s bonnes oeuvres, ils glorify ( C’est l’assurance qu’il donne » ;1 ^Tr12.* CKULCLS “si!*-' E.TURCOT Musique et instruments NOUVELLE ADRESSE : 1003 RUE STE-CATHERINE, EST 1 escalier — Près Amherst (en face du Théâtre Amherst) POUR LA FABRICATION DE VOS —CONSULTEZ LA CLICHÉ! Photogravure Nationale Ltée 59, Ste-Catherine ouest :: Tel.M Arquette 4549 500, rue SainteXatherine Est, angle Berri M Arquette 6201A Avez-vous entendu parler de la grosse chicane qui cul lieu, l’autre jour, dans une famille écossaise parce que la femme avait lavé la savonnette de son mari?— ?* ¥ Ÿ Peut-on maîtriser toutes les langues?— Jamais celle de sa femme.* ¥ * Comment faire un fou de mon mari?— Lalssez-le simplement agir à sa fantaisie.¥ ¥ ¥ Un Tel vient de se suicider; qu’est-ce qui lui «a donc passé par la tête?— Une balle de revolver.¥ ¥ ¥ Quelqu'un me tombe sur les nerfs â force de nier tout ce que j’avance.Qu’en pensez-vous?A force de nier.il deviendra niais.¥ ¥ ¥ N’avez-vous pas remarqué que le Devoir a parlé de moi il y a quelques semaines?— Oui.il n dit que 300,000 person ns sont allés admirer le R-100; vous étiez du nombre.StVEL.Les lettres de Napoléon Bourassa ON DIRAIT QU’ELLES ONT ETE ECRITES PAR UN FRANÇAIS DU GRAND SIECLE “Je n’aime pas.les recueils de “lettres”.Leur lecture m’a toujours paru fastidieuse à l’égal de la visite d’un musée, où l’on voit des tas de choses plus ou moins belles, disposées pêle-mêle le long des murs.Eh bien! j’avoue que les lettres de Napoléon Bourassa seraient de nature à me réconcilier avec ce genre de littérature.Il y a là tant de finesse dans l’observation, tant de délicatesse dans le sentiment et dans son expression, qu’on se laisse prendre au charme.Ces lettres, qui s’échelonnent de 1856 à 1912 sont exquises, toutes, quoique à des titres et degrés divers.On dirait qu’elles ont été écrites par un Français du grand siècle; oui, un Français de la vieille France, égaré aux XIXe et XXc siècles.” E.C.(Annales du Mont Saint-Michel).Ce volume est en vente au prix de .75* au comptoir et .85* par la poste au Service de Librairie do "DEVOIR” 430, Notre-Dame Est, Montréal.La plus grande organisation canadienne-française de Montréal.Tousignant Frères, Limitée \ , Beurre — Oeufs Fromage — Thés Cafés — Epiceries Pâtes alimentaires Gros et détail A NOTER: Ce que nous pouvons faire avec avantage pour des clients qui demeurent à des milles et des milles d’ici, nous pouvons Je faire également à toute personne qui peut venir elle-même acheter ce dont elle a besoin à notre magasin principal ou à nos autres magasins.9-MAGASINS-g Le plus bas prix Bureau et Magasin Principal: 6312 St-Hubert 5167 rue Clarke 2929 rue Masson 1584 Ste-Catherine Est 2034 Mont-Royal Est 1148 Mont-Royal Est • 1587 rue Ontario Est 2309 rue Ontario Est 3539 rue Ontario Est Maison MONTESANO Doreur, argenteur, ntckeleur Spécialité: Ornementa d'église.1079, Amherst - CH.9325 | BONBONS Lécnie 366.rue Sherbrooke (est) Fausse Economie Cesser d’annoncer pour épargner de l’argent, c’est comme si l’on arrêtait sa montre pour sauver du temps.J Banquets, Réceptions et Noces \ TOUS n’avez pas à vous inquiéter des détails d’un dîner Y de noces, d'un souper, d’une réception ou d’un banquet quelconque, car nous pouvons vous préparer ces repas dans notre restaurant ou à votre domicile de façon à donner entière satisfaction.1^*4^011 1284, St-Denis MONTREAL Tél.: HA.7104 i VOLUME XXI — No 210 LE DEVOIR, MONTREAL.)EUPt 11 ïEPIfcMURE IV5U £>96 r hr Notre lingerie -A LIGNE CHANGE AVEC CELLE DES ROBES — UNE IDEE TRES PARISIENNE — LES COMBINAISONS ACTUELLES Une coquetterie très gracieuse, '.rès féminine, est celle de la belle lingerie; nous ne faisons en cela que suivre un goût ancestral, car nos aïeules avaient déjà la passion du beau linge.Mais qu’il y a de différence entre les maniérés dont s’exprimait jadis cette passion et celles dont nous la comprenons aujourd’hui t Le trousseau de nos mères était établi suivant un rite classique; il était composé d’un meme nombre d’objets, de même coupe et de semblable garniture.Aujourd’hui, au contraire, la fantaisie change sans cesse la coquetterie de la lingerie et nous met instamment en face d’une création nouvelle.Peut-il en être autrement alors que le linge a le destin de nos robe» et que sa coupe se renouvelle avec celle de nos costumes?Cette instabilité dans la façon du trousseau tient à la collaboration étroite qu’il y a entre la lingerie et la couture, et au désir général qu’ont les femmes d’obtenir une sil-nouette très mince et très élancée.Chez les couturiers.— Toutes les grandes maisons de couture n’ont pas manqué — depuis quelques années — d’annexer à leurs comptoirs de toilette un rayon de lingerie.Chiffons, légers comme un souffle, blanc, ivoire, rose pèche, dragée, paille, vert, noir, semblent de vaporeux nuages derrière les miroirs clairs des grandes vitrines contenant ces parures fragiles.Car il en faut de toutes les nuances, nos couturiers ayant eu l’heureuse et onéreuse pensée d’assortir la lingerie à chaque teinte ou à chaque garniture de la robe.C’est là un raffinement gracieux et une idée très parisienne qui se peut reproduire en plus modeste, c’est-à-dire en remplaçant la mousseline de soie triple par de la batiste de coton, les dentelles de prix par de très sobres guipures.Quant au travail des jours, est-il une femme qui ne les puisse imiter?et rayer le modeste linon que froissent ses doigts habiles des dessins ajourés les plus charmants et les plus travaillés.Que nous en voyons de jeunes et jolies femmes penchées sur des linons blancs ou roses, préparer ardemment les jolies parures dont le raffinement plait à leur coquetterie! Que de merveilles de tous genres naissent sous leurs doigts reproduisant les derniers modèles lancés.Car est-il une femme — même de condition très humble — qui n’ait une amie fortunée et bienveillante, pouvant lui prêter comme modèle l’objet qu’elle a pu, elle, se faire préparer chez la faiseuse renommée?Ainsi du grand au petit se propage la mode et se démocratise l’élégance.Mais que nous voici loin du trousseau ancestral, si stable et si classique! La mode participant à ta confection des trousseaux.— il est, pour le soir, pour les robes habillées, une nouvelle manière de comprendre la combinaison.Cette modification était inévitable.Les combinaisons devant répondre au développement des jupes et à leur allon-‘ gement.La combinaison garnie et courte n’a plus de raison d’être au-dessous de ces jupes d’un nouveau genre.Elle cède le pas aux volants en forme, aux panneaux plissés, aux godets en séries au bas du jupon.Il en est formées de lés étroits dont quelques-uns se terminent par ties pointes combinées de manière à correspondre avec celles de la jupe.D’autres ont des volants de georgette ou de dentelle sur les-nuols repose la robe de géo ou de tulle.Les jambes gainées de soie se devinent sous la transparence de ce double voilage, conservant ainsi un peu de l’esprit de la robe courte.Le corsage demeure simple.avec des épaulettes de mousseline chair dont la transparence et le ton se confondent avec la peau.Les combinaisons plus courantes sont légèrement en forme du bas ou élargies de côté par des panneaux plissés lingerie.Avez-vous besoin de bons livret?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: H Arbour 1241’" •n Feuilleton du “Devoir LE VOEU DE ZABETH par PIERRE ALCIETTE 32 (Suite) XII Les fleurs ont-elles jamais eu tant d’éclat?Le vent du Sud a-t-il jamais eu tant de douceur et le vieux château de poésie?Elisabeth est amoureuse.Aimer! Trouver aux choses plus de beauté, aux êtres plus de bonté.AimerI Sentir s’éveiller en soi, imprécis d’abord et plein de vague, puis obsédant, envahissant à l’extrême, le sentiment de ne plus exister que pour un autre.La jeune fille a vite donné un nom à l'ivresse oui.maintenant, la pénètre toute.Point n’est besoin, pour cela, d’expérience: le trouble que lui cause l’approche de Stéphane, la gêne qu’elle éprouve quand il est là, — une gêne qui la paralyse brusquement ou l’incite nu contraire à dire mille sottises* —cette sensation de vide, surtout, lorsqu'il est parti.Et ces larmes qu’elle verse, sans savoir pourquoi, et qui sont douces et bienfaisantes comme une pluie de printemps.Elisabeth sait bien que, tout cela, c’est l’amour.La jeune fille ne résiste pas.Sans réfléchir ou raisonner, elle sc laisse aller, comme la barque sur l'on- La femme, gardienne de la tradition11) Pas de famille, pas de société sans traditions.Qu’on le veuille ou non, et si novatrice que soit une époque, l’avenir est compromis si le présent coupe ses racines dans le passé.Sans doute, une tradition trop impérieuse figerait le corps social et arrêterait son essor.Mais c’est le rôle des réactions individuelles de rétablir l’équilibre.Nécessairement elles s.< feront un jour, et d’autant plus vives qu’elles partiront de sujets plus richement doués.La tradition maintient, la réaction individuelle élève.Les deux ouvrières sont nécessaires au travail de la vie.Le sillon s’ouvre dans le vieux sol où le germe nouveau veut éclore.Stabilité et mouvement, ce sont les lois de la vie.Il reste que rien de durable ni de fécond ne se fait qu’à Taide du temps.Aucune solution de continuité ne doit s'établir entre un siècle et un autre; au progrès il faut des étapes.Il faut la tradition.Dieu y a pourvu et, logiquement, il en a établi comme gardienne naturelle la gardienne même du foyer, celle qui transmet la vie.Toute enfant, la petite fille se montre respectueuse du souvenir.Elle ne détruit pas les jouets dont elle est lasse, comme font ses frères.Combien de femmes ont gardé leur première poupée! Et quand s’éveille la vie du coeur, elle s’attache jalousement, parfois puérilement, aux mêmes objets qui la lui symbolisent.Pli de nature qui abrite une des grandes forces de l’humanité.L’humanité est composée de plus de morts que de vivants.Les lots de l’hérédité et de l’atavisme sont à la base de la nature humaine.La personnalité dérive des ancêtres avant tout, puis de l’éducation, du climat, du milieu, et parce ou’elle se dégage chez la femme plus lentement, phTs sourdement, ne prenant ses contours précis qu’après le mariage, sa sensibilité n’est que plus imprégnée des facteurs qui concour-rent à sa formation.Aussi, chez la femme, “le sentiment accumulé crée un état mental difficilement transformable.Le sertiment vif et ancré finit par lui tenir lieu de toute sagesse.On peut affirmer que, dans bien des cas, la mentalité de l’homme est réformable, tandis que celle de la femme ne l’est que très difficilement, par Tusure, la longueur du temps et la marche des événements”.C’est que rien ne nourrit le sentiment comme la puissance de l'instinct, et rien ne fortifie l’instinct comme l’habitude, le souvenir, la tradition.La femme doit conserver, parce que c’est elle qui continue l’humanité.Par elle le passé se soude à l’avenir.Lucien Romier a écrit, au sujet de l’Amérique.ces lignes significatives: “L’homme peut inventer et promouvoir une civilisation, lui donner des rouages; il ne saurait garantir sa durée.C’est la femme américaine qui décidera de l’avenir social des Etats-Unis.Ou bien elle prendra goût de plus en plus aux avantages d’une vie toute extérieu-e et, dans ce cas, après vingt ou rente ans, ii suffira de quelques épreuves” pour que le cadre mo-,'al de la société commence à flé-•hir irrémédiablem nt.Ou bien la femme américaine réagira, s’effor-ant de donner à l’Américain ce qui 'ni manque aujourd’hui, le goût du raffinement, le sens de la durée et de ta continuité, auquel cas les Etats-Unis n'auront rien à craindre pour un siècle”.On reproche à la femme d’être obstinée.Nous revenons à l'exagération de la qualité qui devient aussi un défaut.Comme toute disposition de l’âme, celle-ci a ses excès qu’il faut prévenir liar le principe toujours essentiel dans l’éducation féminine: l'équilibre.Mettre l’équilibre dans le sentiment, dans la hiérarchie des devoirs, par la réflexion, la logique, l’étude des principes, les lois de la métaphysique.Qu’on apprenne donc à la jeune fille à no pas se faire de chacune de ses habitudes une espèce de petite patrie.Le jour où elle se trouvera en face de quelqu’un dont les habitudes seront différentes, un dépaysement sc produira qui la mettra en déroute.amènera des froissements.Il n’y a pire obstination d’esprit que de croire qu’il n’y a qu’une manière d’avoir raison, qui est la sienne.Qu’elle sache distinguer les vérités éternelles des contingences, l’essentiel de l’aceessoi- (1) Extrait du livre Autour de l’Ame féminine, d’après les notes du chanoine Crégut, par Ad.Gou-tay.Editions Spes, 17, Soufflot.Prix, 10 francs.OCCUPONS NOS LOISIRS f*1» * pv ' 3/r*- y y PfiTftON VENNAT u&f- t4 v •» :JL #3 J No 3177—Drap et oreiller de bébé.Oreiller patron à tracer 15c, perforé 40c, au fer chaud 25c.Tout étampé sur coton blanc ou sur linon, dessus et dessous 60c.Sur toile fine $1.00.Coton M.F.A.pour la broderie 16c.Drap de 36 x 48 pes, patron à tracer 25c, perforé 50c, au fer chaud 30c.Tout étampé sur coton fini toile $1.00, sur pure toile $2.00.Coton pour la broderie 24c.Papier carbone bleu 7c et 15e.Rouge 7c; blanc ou jaune 15c.Catalogue de Broderie 35c.Revue Mensuelle de Broderie et Musique 25c l’abonnement par an.Coupon de patrons Vennat I.e Devoir, Montréal.Ci-inclus .pour patrons No».Nom .Adresse .Adresser toutes commande*, au Devoir, 430, rue Notre-Dame ‘lV9J)UOW ‘JSJ re.Les idées fixes ne sont pas la volonté.“L’attachement aveugle de chacun pour les choses qu’il a toujours connues, dit Mgr Dupanloup, pour les idées, les habitudes,les systèmes qui l’ont entouré depuis son enfance, les femmes y sont plus sujettes que les hommes, dont l’éducation rompt souvent les habitudes et étend les idées.Combien de femmes se sentent malheureuses parce qu’elles n’admettent pas qu’on juge les obligations de la vie ordinaire autrement qu’elles l’ont toujours fait.Elles ignorent que, contrairement aux vérités éternelles, il y a beaucoup de vérités contingentes et d’exceptions aux règles sociales.Leur critique, intérieure d’abord, devient bientôt de la critique formulée, accompagnée de révolte”.Mais revenons au principe.L’homme est mouvement, la femme est stabilité.Les deux forces se compensent.L’homme représente ce qui est mouvant, ce qui disparaît.Il est fait pour la vie du dehors, pour l’agitation, le combat.Or, si l’agitation et le combat sont de tous les temps, les formes, les modalités varient, se dissolvent.Les éléments de l’activité d’hier ne sont pas les éléments de l’activité d’aujourd’hui.Il est donc nécessaire que l’homme se tienne plus éloigné des forces instinctives de l’habitude pour s’adapter à ces perpétuels changements.La reine du foyer, elle, au contraire, aimera la fixité.Comme la nature dont elle se rapproche par l’instinct, elle parera ainsi aux altérations que pourrait subir le plan providentiel dans une activité personnelle trop mouvante.Comme la nature encore qui ne varie pas et pourtant ne se répète jamais, la femme restera stable au milieu des variations incessantes de toutes choses.Elle non plus n’innove pas, elle est essentiellement conservatrice.Il n’est pas jusqu’à son rôle de maîtresse de maison qui ne facilite sa tâche en la faisant évoluer surtout à l’intérieur du foyer.Sa présence y remonte les coeurs.Elle y fait plus de bien par ce qu’elle est que par ce qu’elle dit, ua- ce qu’elle rayonne ou inspire que par ce qu’elle ordonne.Elle sent d’où vient sa force et s’en attache davantage à la tradition.Mis au service d’idées justes et tempéré par le tact, ce sens traditionnel de la femme suffirait à tenir lieu de la tradition sociale.La plupart du temps c’est quand l’homme ne trouve plus de tradition à son foyer qu'il va chercher le bonheur ailleurs.La famille alors n’existe plus.Elle devient un campement dont chacun se désintéresse.C’est la vie ouverte aux séparations, aux divorces.C’est avec la tradition que la femme bâtit son de, au courant qui entraîne son coeur vers un autre coeur.Et les jours passent.Et la joie ne tarit pas dans l’âme d’Elisabeth.II n’est plus, depuis longtemps, aucun obstacle aux relations de la petite châtelaine avec ses nouveaux amis.Mme d’Arthou n’a pas eu la déception redoutée pour elle par M.Larribat.Définitivement conquise par la déférence de Stéphane et les attentions de Lucienne, sensible, en outre, à la constante bonne volonté de sa petite-fille, elle donne dé-, sormais toutes les permissions.Qu’Elisabeth puisse s’éprendre de Stéphane?Cette idée ne l'a même pas effleurée.Elisabeth, pour elle, est une enfant, La jeune fille et ses amis ont parcouru ensemble, dans la petite torpédo, le pays basque, de la montagne à la mer.Ces excursions! Quel enchantement toujours nouveau pour Elisabeth! Enchantement auquel se mêle un peu de fierté.Ce pays dont Stéphane vante, à tout instant, le charme profond, ce pays qui a conservé.dans ses villages que ttûminc nid.Le progrès moral et le bonheur sont à ce prix.Et si du mari nous passons à l’enfant comment ne pas admirer cette disposition de son éducatrice-née à favoriser son premier besoin, celui de répéter les mouvements de la race, de garder l’empreinte des ancêtres?Si l’éducation maternelle sait déposer dans le subconscient de l’enfant les forces qui répondent à ce besoin, et auxquelles la vie plus lard se chargera bien d’ajouter les correctifs voulus pour qu’il soit de son temps, on est en droit ile tout en attendre.Cet instinct providentiel de la femme s’observe dans les moindres détails.Qu’on examine comment se comporte une femme la première fois qu’elle accomplit une tel ’ action.On peut être assuré que, dans les mêmes circonstances, c’est le même geste qui se "éuétera.Le fait est d’autant plus sensible que le sujet a moins de culture, chez les servantes, par exemple dont on arrive difficilement à changer les habitudes.Les nuances seules varient.Ne voit-on pas, d’ailleurs, les femmes professeurs elles-mêmes se composer presque toujours des méthodes dont elles refusent de se dé-partir?( Quand le chanoine Crégut voulait analyser un caractère féminin, il commençait par observer comment on s’y prenait pour opérer dans de telles circonstances, ’’savait que ce premier geste se répéterait et n’était lui-même que la répétition de beaucoup d’autres.C’était déjà une mainmise .-or les habitudes, sur le canevas de la vie où elles avaient laissé leurs traces.On peut dire, en somme, que l’homme est une force centrifuge, et la femme une force centripète.Sans la femme, l’homme instable serait la désagrégation du milieu social; sans l’homme, la femme stable serait la stagnation, l’immobilité.Du concours des deux forces qui neutralisent leur excès, naît l’harmonie providentielle.AD.GOUTAY Un père amaigri reprend, en 3 semaines, 15 livres et une énergie nouvelle ANSELMO, ALTA.— M.E.Ko-ther dit; “J’étais tellement épuisé, faible, nerveux, que je ne pouvais travailler.J'essayai alors la Levure Ferrugineuse1 (Ironized Yeast).En 3 semaines, j’avais recouvré 15] livres et ma santé.” Les gens décharnés, faibles, ner-1 veux recouvrent, avec ravissement, j de 5 à 15 livres en 3 «emaines.Les ! vilains creux se comblent, les membres osseux s’arrondissent.Une énergie nouvelle se manifeste dès le premier jour.Constipation, indigestion, nervosité prennent fin en une nuit.Ecarte le danger de maladies graves.La Levure Ferrugineuse, c’est deux Ioniques en un seul.La levure de brasserie qui fait engraisser, et le fer qui fortifie et enrichit le sang.Maintes fois plus efficace ?iuc la Levure non médicamentée, tésultats dans la moitié moins de temps.Ne.restez.pas maigre, faible, nerveux.Prenez ces agréables petits comprimés.Pas de goût de levure, pas de gaz.Si vous n’engraissez pas rapidement, le manufacturier vous remboursera.Procurez-vous aujourd’hui même la Levure Ferrugineuse chez le pharmacien.Vous vous sentirez merveilleusement bien demain.Votre poids augmentera rapidement.FAITS ET GLANES Les critiques dramatiques ne pèchent r>as, d’habitude, par excès de sévérité.C’est ainsi que, souvent, à grands coups d’éloges, Ils nous Invitent à contempler tes stupidités les plus authentiques.Parfois, pourtant, il leur arrive de dire cruellement leur fait aux baragouineurs modernes.A preuve, cette finale de compte rendu d’une répétition générale: “Comme, au dehors, il pleuvait ù verse, les spectateurs demeurèrent jusqu’à la fin de la représentation”.ANTICLERICALISME Durandard est allé dîner chez X.On lui demande, le lendemain, ses impressions.Il les donne: —Dîner épatant, fleurs, toilettes, tout ça très chic.Dommage seulement que X.ait des idées religieuses.—X.?Allons donc! —Parfaitement.A chaque service, le larbin, en versant du vin, invoquait “saint Emilion.saint Es-tèphe.saint Julien.saint Marceau”.—Alors?—Alors, pour lui rendre la monnaie de sa pièce, chaque fois que le larbin m’offrait à boire, je répondais: “Ainsi soit-il!” Au couvent d’Hochelaga MICHELLE LK NORMAND (Madame Léo-Pet Desrosiers) : Autour de la Maison.(Illustrations de Madame Lionel de Bedcfeuüle).Un «Tes plus grands succès de librairie du Canada français, ce livre dont la troisième édition vient de paraître en est à son sixième mille.“Livre immortel, chef-d’oeuvre mi terroir”, ainsi le qualifiait notre poète Albert Lozeau à sa parution.Rempli d’originalllé, de talent, d’émotion, ce livre intéresse tous les âges.Au comptoir.*1.00; franco, $1.05.Librairie dr Devoir.Les réunions de couture de l’Association des Anciennes élèves des Saint» Noms de Jésus et de Marie — Cercle Notre-Dame de Bon-Secours — auront lieu au couvent d'Hochelaga, tous les mercredis, à partir du 17 septembre, à 2 heures et 30 de l’après-midi.Le but de ces réunions est de travailler à l’oeuvre des tabernacles et de venir en aide aux pauvres et aux missions étrangères.Petite vie des saints Il SEPTEMBRE — SAINT PAPH-NUGE, Evêque.Saint Papbniice était Egyptien de naissance.Il passa plusieurs années dans le désert de.la Tbébalde.Devenu plus tard évêque, il donna au peuple que lui confia la divine Providence l’exemple des plus hautes vertus et.s’efforça d’en faire un peuple de saints.Or pendant qu’il s’appliquait, avec un zèle admirable, à toutes les fonctions de l’épiscopat, il eut à soutenir la persécution de l’empereur Maximien.N’ayant pas voulu renoncer à la religion chrétienne, il fut condamné à perdre l’oeil droit.Il eut aussi les nerfs du jarret gauche coupés et fut envoyé aux mines.Saint Paphnuce endura sans proférer aucune plainte, ces tourments et ces travaux.La mort des persécuteurs et l'avènement de Constantin ayant rendu la paix à l’Eglise, saint Paphnuce fut tiré des mines ri remonta snr Je siège de la Thébaïdc.Il reprit ses fonctions avec une telle ardeur qu’on ne s’aperçut pas de ses glorieuses infirmités.Au concile de Nicée, il défendit courageusement la foi.L’empereur Constantin l’appelait souvent dans son palais afin rie le consulter sur les moyens de rétablir lu paix de l’Eglise.Saint Paphnuce mourut dans une grande vieillesse.EATON f Deux séries de bas qui sont de bons exemples des prix EATON Les MAYFAIR Les BREAMORE Entièrement en soie épaisse et entièrement façonnés.Nuances: La Faire, grève, boréal, sable de plage, écureuil, naïve, brise, noir et ^ blanc, ces derniers pour gardes-malades.F ez-de-e haussée Entièrement en soie chiffon avec entrée et pied doublés de fil, ou en soie légère jusqu’à l’entrée.Nuances: tons de brun, tan, soleil, beige, fauve et gris.Hue Victoria
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