Le devoir, 29 août 1930, vendredi 29 août 1930
Volume XXI ~ Numéro 200 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, vendredi 29 aoQt 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME j uoirrnBAL TELEPHONE: .« « H Arbour J 241* * SERVICE DE NUIT a Administration t HArbour 1243 Rédaction 1 «j « * » HArbour 3679 Gérant • ou m ¦> n k HArbour 4897 A nous, cette fois, de tirer les premiers Ce qu’il faut faire pour que nos concitoyens anglais nous jugent mieux tique, une goélette tend ses mâts, et avant de revenir vers Cacouna, nous faisons le détour par la Pointe de la Rivière-du-Loup.Elle garde une espèce de sauvagerie, cette pointe hérissée de sapins odorants et bordée de rochers gris et verts, tourmentés, fendillés ou lisses.Ce sont les nôtres ici qui, à leur tour, ont leurs châteaux.On nous montre la résidence du premier ministre québécois et d’autres.Iai lumière passe par les larges baies des salons fleuris de cretonne et, d'un travers à l’autre, on voit la A Ottawa, il se fait de ce temps-ci une formidable cabale contre la nomination de deux commissaires du port de langue française, pour Montréal.très habile, beaucoup plus que le Star qui a dû, d ailleurs et très vite, amener de la voile, cette cabale se contente de dix'C qu’il faut désigner à cette importante organisation “des hommes de poids, des hommes compétents, au courant des affaires et de la navigation, du commerce des céréales, des questions de génie civil, des hommes, enfin, dont la compétence soit reconnue par leurs pairs dans la finance, l’industrie et le haut commerce”.Le but est de placer si haut la timbale que personne n’aura chez nous, croit-on, le bras assez long pour la décrocher.Nous nous irritons de cette morgue saxonne, de ce sentiment de supériorité.Dans le cas qui nous occupe, nos amis anglophones prennent quelque liberté avec les faits.Les Anglais qui ont occupé naguère la présidence ou le poste de simple commissaire à la Commission du port de Montréal n’ont pas tous brillé par l’éclat exceptionnel de leur génie, ni même de leurs compétences.Il y en a même eu quelques-uns plutôt mornes et il n’apparaît pas qu’il soit si difficile, soit dit sans vouloir les déprécier, de remplacer le docteur McDougald et M.Hersey, dont pourtant les journaux anglais ont dit grand bien.Notre premier mouvement d’irritation calmé, demandons-nous ce qui peut amener nos concitoyens anglais, même les plus Intelligents, à entretenir à notre sujet d’aussi puérils préjugés.Comment peuvent-ils être amenés à nous connaître?D’abord et surtouit par la politique, par les échevins et les députés que nous élisons, par les gens que nous nommons parfois dans la magistrature et souvent aux autres services de l’Etat.En tenant compte de ce fait, avons-nous tant à nous étonner de leur jugement?Ne leur fournissons-nous pas nous-mêmes des données sur lesquelles ils peuvent le fonder?Rappelons-nous que les contacts sont assez rares entre les deux éléments qui vivent, en somme, presque aussi séparés que s’ils étaient l’un et l’autre de chaque côté d’une muraille de Chine.Il s’établit certes des relations dans le monde du commerce; mais cela est peu de chose par rapport à l’ensemble.Les Anglais sont donc quasi contraints de nous juger par les hommes que nous mettons en évidence en leur confiant les postes d’honneur dans les.administrations publiques: les parlements, les conseils municipaux, les diverses commissions, etc.Si nous sommes persuadés qu’il y a lieu de les amener à modifier l’opinion qu’ils ont de nous, c’est le cas, pour une fois, de tirer les premiers.Commençons par élire, dans les conseils municipaux et les parlements, surtout le parlement fédéral, des hommes qui soient réellement représentatifs.Dans le fonctionnarisme, ne nous laissons pas entraîner à recommander des candidats qui n’ont d’autre actif que la superposition de quelques vestes ou les services politiques, souvent de nature peu recommandable, qu’ils ont rendus.Les Anglais ne nous jugeront plus de la même façon quand nous aurons acquis cette pratique.Ceux qui s’obstineront à nous regarder de haut seront de simples exceptions, les quelques inguérissables du fanatisme devenus aveugles à force de préjugés.Ces truismes que nous venons d’évoquer, nous les rappelons chaque fois que l’on forme un nouveau gouvernement à Ottawa; et ce n’est pas sans raison.On les perd encore trop souvent de vue.Louis DUPIRE mer.La mer, la grande ensorceleuse, la belle, la bien-aimée mer! Michelle LE NORMAND Cacouna, août 1930.Bloc-notes Cette session Fixée au huit septembre, la session d’urgence promise par M.Bennett ne s’occupera pas que du chômage, à ce que font entendre les correspondants d’Ottawa.Le premier ministre, pour donner suite à l’un de ses engagements, voudra que les députés y légifèrent à propos de tarif douanier, — ce qui veut dire une hausse importante des barèmes tarifaires.A ce qu’on a lu hier, la session ne devrait durer qu’une quinzaine.Au vrai, l’on ne voit pas bien comment elle peut être si courte, si l’on y aborde le problème tarifaire — à moins que l’opposition ne donne carte blanche au gouvernement.Tout le débat sur la protection peut s’ouvrir à nouveau, et l’on ne sait pas où cela conduirait, sauf que cela ne manquerait pas de prolonger les travaux parlementaires.Outre le relèvement des droits sur les importations de légumes et de fruits, l’on s’attend à une hausse générale des droits sur les textiles, promise par M.Bennett à de grands industriels qui ne seront, au vrai, satisfaits que lorsque les cotonnades et les tissus étrangers ne pourront entrer ici sans être frappés de droits équivalant à cent pour cent de leur valeur réelle.Et puis, il y a les fabricants de lainages, de soie artificielle, etc.Si le ministère ouvre la porte des remaniements douaniers, toutes les industries vou-droftt y passer.Gela signifie qu’il est vain de compter sur une session très brève.Londres aura sa conférence impériale le 30 septembre; M.Bennett, qui veut y aller, devra donc s’embarquer à Québec le 23 ou le 24 septembre au plus tard, pour arriver là-bas à la date même de l’ouverture.Donc le premier ministre quittera Ottawa bien avant la fin de la session d’urgence.Il devra, confier la direction des troupes parlementaires à M.Guthrie ou à M.Perley, pendant son absence, à celui-là plutôt qu’à celui-ci; car M.Perley ne .se souciera guère de participer très activement aux débats, tandis que M.Guthrie, lui, est l’un des meilleurs debaters des Communes.Pas à Londres Chronique Randonnée Vn orage violent avait compromis la promenade.Le ciel restait gris et nous n’espérions plus sortir quand notre amie surgit avec son auto.Le temps, voj/ant que nous le bravions, changea d’humeur.Nous n’avions pas encore pris la grande route que déjà le soleil clignait des peux entre les nuages.Le Cacouna cossu défila pour nous.Comme ils sont parfois riches, ces Anglais, et quelles épreuves ont-ils bien pour remplacer nos misères?Hélas! là comme ailleurs, point n’est besoin de chercher loin.Le plus beau château de la côte, cette Immense maison jaune aux terrasses étagées au plus haut de la falaise, ce château de rêve, où les fleurs sont innombrables et les pelouses d'un vert si tendre, et qui embrasse librement les couchers de soleil féeriques, deux petites filles autrefois rhabitcdenl : elles sont mortes sans même atteindre Vado-lescence, dans un naufrage aux horreurs inoubliables.Et la maison immense parait presque vide et personne n’anime beaucoup les vastes pelouses.Après ce château, mus dépassons CacouncfrSud, groupe de maisons d’été coquettes, contentes d’être juchées sur une énorme côte pour mieux mtr couler le fleuve.Puis, le chemin descend et Fan volt bien tur sa montagne la ville de Rivière-du-Loup.Nous dépassons la route qui mène à la Pointe, nous contournons l’anse que fait la rivière quand, après ses sauts, calmée, elle rejoint le Saint-Laurent.Passant un petit pont, nous admirons Veau sirupeuse de sa dernière chute et nous entrons dans la ville ancienne et moderne, pittoresque et feuillue, et si charmante.Trois églises sur trois collines différentes la dominent.Les rues montent, descendent, remontent, et au faîte c’est la vue la plus étendue des environs.De tous les côtés, des pointes, qui rampent dans Veau lourde et bleue, festonnent l’immense ruban du fleuve, tandis que la rive nord s’aHonge avec ses montagnes énormes, sombres, plaquées de taches de sable blanc on de rochers pâles.Et le plaisir que Ton doit éprouver à vivre sur une hauteur pareille, à respirer un air neuf, tonifiant et eanaureur! Nous litdbom féglise SeÉnt-Pa- trice.Elle est ravissante et nous étonne par sa beauté, jusqu’à ce que nous apprenions que.les plans sont de Napoléon Bourassa.Gothique, blanche, sobre et riche à la fois, elle ajoute à ses lignes harmonieuses, au-dessus du maitrc-autel très beau, une grande toile de Charles Hnot : Jésus sortant du tombeau.Le chemin de croix est du même artiste: des couleurs chaudes, une interprétalion pieuse et poignante des scènes, des figures qui ixirlent, contrairement à celles des mascarades plâtrées qu’il faut, hélas! si souvent suivre ailleurs.Autour de l’église, une grande place où respirer.Par des rues grirn-pautes nous atteignons l’hôpital, au flanc de la ville.De ses larges fenêtres les malades prisonniers ont un horhon unique.Iis dominent le pays entier.Redescendant, nous apercevons une buée couleur d’arc-en-ciel et nous allons vers un petit Niagara: la belle chute éblouissante, mousseuse, formidable.Et nous n’en avions jamais entendu jMirler.Il faut la quitter, continuer la route, pour voir le plus possible.Nous traversons Saint-Patrice, place d'été un peu plus anglaise que ca-nadienne-française.Il g a un golf, une maison de club défigurée par une peinture jaune et gros bleu effarante.Mais en revanche, que de superbes propriétés! On les envie malgré sol.Et voici, — non sur la falaise comme Cacouna, — mais appuyée à la colline abrupte et boisée, et étalée sur la grève ou presque, Notre- Dame-du-Po rtage.Ici, villas et hôtels ont tous de charmants petits noms français, et quelle vie! Toutes ces galeries avancées sur la mer comme des ponts de navire, pour ne rien perdre du soleil, de la vue et de l'air satin, sont animées et brillantes des robes claires des jeunes filles.Partout sur des tennis presque battus par les flots, riant, criant, on lance des balles.Il n’y a pas de châteaux, mais une série de villas accueillantes et gaies, aux yeux bien ouverts.L’église humble, un peu fanée, est jolie et amusante avec ses statues anciennes aux visc^fes naïvement taillés.La route continue: passera-t-elle là-b Os près des "Pèlerins de Saint-André’’ qui s’anmeeni Fun derrière l’autre, collines allant A la queue leu leu se baigner an fleuve?Mais nous ne pouvons pas toujours nous en aller.Il faut rentrer.Nous retraversons Saint-Patrice, Ri-vtère-dn-Loun, puis l'anse où, poi- M.Massey ne remplacera pas M.Larkin à Londres.C’est chose entendue, bien que M.Massey n’ait nas voulu donner sa démission.M.Bennett a d’autres vues et ses journaux ne le cachent pas, quelque temps que M.Bennett mette à révéler le nom du prochain commissaire général du Canada dans le Roy-aume-Uni.Les journaux ont parlé ces jours derniers de sir R.-L.Borden, parti il y a peu de temps avec M.Chapais pour Genève; ils ont dit que ce serait lui, le remplaçant de M.Larkin.Sir Robert Borden vient de donner un démenti catégorique a cette nouvelle.Et l’on comprend très bien qu’il ne veuille pas de la la place.Retiré de la vie publique active depuis une dizaine d’années, ayant pris de l’âge et le goût d’une demi-retraite studieuse, possesseur d’une belle fortune, l’ancien premier ministre du Canada n’aspire pas du tout à quitter le pays pour aller finir, si brillamment que cela soit, sa carrière en Europe.Quel que soit l’attrait de Londres et de l’Angleterre pour un Canadien d’origine anglo-saxonne, cela ne peut faire oublier à sir Robert Borden que son vrai pays, c’est le Canada; c’est ici qu’il désire terminer ses jours.On avait d’abord parlé du général McRae comme successeur de M.Larkin, si M.Massey ne devait pas aller à Londres.Tl est plus évident que jamais que l’organisateur général des conservateurs aura la place, s’il la désire, “Idole du peuple anglais4* On a sans doute forcé le trait, quand l’on a fait dire à lord Dawson of Penn, médecin du roi, de passage à Winnipeg, que "lord Bea-verbrook est l’idole du peuple anglais".Beaverbrook, propriétaire de quotidiens à grand tirage et manoeuvrier politique astucieux, exerce assurément de l’influence au moyen de sa presse et de la propagande qu’il mène dans plusieurs milieux d’Angleterre.Mais de là à ce que le peuple anglais l’adore, — on adore les idoles ou on les renverse,—Il y a de la distance.Ici, où l’on connaît bien T’idole”.elle peut avoir ses flatteurs et même scs adorateurs.Mais c’est le petit nombre.Et Beaverbrook reste un homme vivement discuté là-bas comme ici.Un homme prudent M.P.D.Ross, propriétaire du Journal d’Ottawa, et l’un des journaliste* les plus en vue de la génération précédente, donne & son quotidien des souvenirs de sa carrière Pour les amateurs de botanique et de littérature La vie et la mort du pin M.MacNider a présenté ses lettres de créance Le corps diplomatique à Ottawa lui rend ensuite visite (par le R.F.Marie-Vicèorin) On sait que le Frère Marie-Victo-rin, des Ecoles Chrétiennes, est tout à la fous un botaniste de très grande réputation, un écrivain élégant et un homme d’nn exceptionnel dévouement.La part éminente qu’il a bien voulu prendre à l’entreprise de propagande qu’est notre Concours de botanique suffirait à le déifiontrer.Oh nous saura gré de détacher aujourd’hui de l’une de ses études cette page, à la fois poétique et scientifique, sur la vie et la mort du pin.Elle intéressera tous les amateurs de littérature et de science.La vie de l’arbre, la vie du Pin! Le geste de conquête, de lutte, de mort, de vie triomphante que la nature impose à tous les êtres possédés de la flamme de la vie! Ecoulez: Sur le flanc de la Lau-rentide sauvage, fortement raciné dans une blessure de la pierre, un Pin somptueux se penchait sur la vallée creusée au-dessous de lui.Il était si vieux, le Pin, qu’il avait oublié le nombre des étés et des hivers passés sur sa tête, et le mystère de sa naissance.Le soleil succédant à l’orage, et l’orage au soleil, chaque année, lorsque les autres arbres, souffletés par les bises d’automne, jetaient leurs feuilles à tous les coins de l’horizon, le géant, croyant sa fin venue, concentrait le génie de son espèce dans les longs cônes bruns qui s’en allaient eux aussi, cueillis par les rafales, rouler en bas.au loin, dans la vallée.Et il se trouva qu’après un siècle, deux siècles de semence prodigue, cet ondulement figé de cimes, le long de la rivière torrentueuse, c’étaient ses enfants à lui et les enfants de ses enfants.Juste en contre-bas du rocher moutonné où se penchait l’Ancien, une corniche de granit se parait des joyaux polychromes de la montagne.L’ancolie écarlate V balançait ses fleurs compliquées, et les saxifrages couleur de neige et les campanules couleur de ciel passaient la tête au travers des tapis gris perle du lichen des caribous.Pourquoi, se disait le prolifique semencier, cet espace perdu pour la noble race du Pin?Et chaque année, plein d’espoir, doucement, bien doucement, il laissait tomber de ce côté quelques-uns de ses cônes les plus lourds, les plus richement nourris.Mais la corniche inclinait légèrement vers le précipice, et les cônes glissaient, glissaient, sur le tapis de lichen, tombant tout à coup d’un bond, jusque dans la buée humide de la grande forêt.Un jour vint cependant où le cône, gorgé des sucs les plus rares de la terre et du ciel, flancs gonflés par toute la vie rassemblée de l’espece, allait conquérir.Un grand silence.Un horizon noir.La tempête qui charge avec fureur les rochers dénudés, qui blesse et mutile le vieux lutteur.Au vent les cônes et la myriade des graines! Et tout à coup, un «rondement, comme de tonnerre! Un bloc de granit qui d’en haut croule, frappe l’arbre à la souche, le culbute et le roule dans un craquement d’agonie.* * * Maintenant une branche cassée net, portant un seul cône, mais le plus beau de tous, repose sur la qui ne manquent ni d’intérêt ni de piquant.Dans l’un des plus récents chapitres de ses mémoires, — dont il fout espérer qu’il fera un volume, — il raconte qu’en 1908, il eut l’occasion de présenter au marquis de Salisbury, de passage au Canada, M.C.A.Magrath, alors député de Medicine Hat, Alberta.M.Magrath, incidemment, dit au marquis de Salisbury que son comté était grand comme les deux tiers de l’Irlande et renfermait assez de terre arable pour produire, s’il le fallait, tout le blé necessaire à la consommation des Iles Britanniques pendant un an.Lord Salisbury crut à une plaisanterie.Peu de jours après, il rencontra M.Martin Burrell, alors député de Yale-Caribou, en Colombie anglaise, — aujourd’hui conservateur, avec M.Taché, de la bibliothèque du parlement fédéral.M.Burrell dit tranquillement à lord Salisbury que son comté à lui était presque aussi grand que l’Angleterre et l’Ecosse reunies; et c’était vrai à l’époque, si l’on a depuis taillé une couple de nouveaux comtés à même celui que représentait alors M.Burrell.A M.Boss, présent à la conversation, lord Salisbury demanda combien il y avait de comtés dans tout le Canada.“Deux cent trente-cinq”, dit M.Ross.Lord Salisbury le regarda d’un air sceptique, puis perplexe, et fit cette sèche réflexion: “II vaudrait peut-être mieux que je m'en retourne dans mon pays avant que je me perde dans l’immensité canadienne.” Qu’est-ce qu’il aurait dit, s’il eût rencontré de nos jours M.Black, député du Youkon et de,s Territoires du Nord-Ouest, dont le comté comprend à peu près un tiers du Canada, ou M.Pierre Casgrain, député de Chicoutlml-Saguen*y, dont le comté s’étend des portes de Québec aux confins du Labrador et Je la baie d’Hudson, —soit un cinquième à peu près de tout le pays?II aurait cru avoir affaire à dés Marseillais.corniche, parmi les fleurs admirables, ruisselantes de la pluie d’hier.Le soleil revenu dissout en douceur le sceau des résines, soulève discrètement les rideaux des alcoves où dorment, ailes repliées, les délicates graines brunes.D’une anfractuosité voisine,-voici que dévale une petite créature aux yeux fins dont la queue pelue, comme une antenne, nerveusement, explore l’air.Entre ses petites mains agiles, l’écureuil tourne et retourne le cône, visite chaque chambret-te, dépouille chaque graine de son aile diaphane, et transporte l’amande à son nid.Mais il n’a pu empêcher, le gentil rongeur, qu’au cours de ses manoeuvres quelques graines ne soient tombées à son insu, entre les petites feuilles rondes des saxifrages.Et maintenant que le cône est vide, l’écureuil déserte la corniche qui retombe dans la paix et l’immobilité.L’biver.Le chaud édredon de neige ouatée qui protège les graines dormantes.Puis le printemps et le réveil, la poussée à travers les feuilles mortes, vers la lumière et la chaleur.Sur la corniche, dix jeunes pousses, dix petites touffes plumeuses puisent maintenant, par une grêle radicule, au sein de la mère Nature.En apparence frêles comme de minuscules fougères, ces plan-tules sont cependant de forte lignée et portent en elles l’obscure puissance de vie qui triomphera de toutes les forces de mort liguées contre elles, puissance qui, avec le temps, les fera colonnes dans le temple de la forêt et qui, durant cent ans, deux cents ans, leur assurera la suprématie de la montagne.Mais la loi de la Nature est inexorable et cette loi décrète la lutte pour la vie.Et la lutte pour la vie supprime les faibles, exalte et couronne les forts.Ainsi, dès ce premier joue, la guerre commence entre les dix plantules et les éléments hostiles de la terre et du ciel, — guerre silencieuse, mais sans trêve et sans merci.Toutes sont assoiffées de lumière, toutes sont assoiffées d’eau pure.En ce prime été de leur petite enfance, toutes trouvent à souhait l’une et l’autre, sauf une infortunée qui, placée sur un épais tapis de feuilles de chêne solides et coriaces, doit bientôt renoncer à atteindre le sol nourricier, et meurt sans bruit, tuée par le soleil qui exalte la vitalité de ses soeurs.H n’y a plus sur la corniche de granit que neuf jeunes Pins.Or, voici que, au milieu d’une nuit calme et lumineuse, le Froid que le Printemps n’avait pu mettre complètement en déroute, et qui rôdait encore par là, revint à l’im-proviste pour étreindre silencieusement une plantule née, pour son malheur, en dehors du surplomb du rocher protecteur.Au matin, il se trouva que la frêle vie s’élait exhalée dans la nuit glacée.Une forte brise, levée avec le soleil, passa et cueillit la petite chose morte, noircie et recroquevillée.Il n'y a plus, sur la corniche de granit, que huit jeunes Pins.Et maintenant ils montent, ils montent tout droit vers leur destinée, qui est au zénith.Et l’été vient, et puis l’hiver, et puis un autre printemps.Et voilà que les petits Pins, frères jusque-là, commencèrent à se quereller sérieusement des racines et des branches.Il arriva que la corniche se trouva bien petite pour tant d’ambition et tant d’énergie vitale, et que, chacun voulant plus large sa place au soleil, ceux qui se trouvaient à l’extérieur grandirent plus rapidement et étouffèrent ceux du centre.Maintenant déclassés dans la lutte, ces sacrifiés faiblirent, s’amenuisèrent; ils connurent l'humiliation de l’ombre perpétuelle, des grands coups de vent qui cassent les branches trop fines et ouvrent dans les * écorces des balafres béantes.Alors, par une chaude journée de juillet, arrivèrent, portées sur les ailes de l’air, des millions de fines spores cherchant où implanter leur mortelle végétation.Semences de vies scélérates, elles venaient, comme toute mort, invisibles dans l’air.Les blessures du jeune Pin béaient sur leur chemin: elles s’y jetèrent par milliers, renouvelant leur vigueur conquérante dans l’élixir de ia sève.Bientôt d’infimes champignons pullulèrent sous l’écorce, dévorèrent la chair blanche du Pin, ne laissant en son lieu qu’un bran livide.Et les arbres malades vécurent à l’automne, au milieu de la pourpre des érables, de l’or des verges et de la gloire de toutes choses, des semaines d’agonie.L’hiver se présenta, brutal, couvrant d® sa voix sifflante toutes les autres voix de la Nature.La tempête, venue du Nord, entra dans la vallée, déferla sur les flancs de la montagne, se jeta sur la famille des Pins immobiles sur la corniche.Incapable de résister longtemps aux coups de la rafale, le pauvre petit OTTAWA.29.(S.P.C.) — M.MacNider, nouveau ministre américain à Ottawa, a présenté ses lettres de créance au gouverneur général à 11 h.30 cet avant-midi.La cérémonie a été privée.Le corps diplomatique d’Ottawa a ensuite rendu visite au nouveau représentant des Etats-Unis dans notre pays.On croit savoir que le ministre américain attendra la fin de la session spéciale qui s’ouvrira le 8 septembre avant d’entreprendre une tournée dans les villes canadiennes.Il se rendra d’abord à Belleville où habitèrent ses ancêtres.SIR GEORGE PERLEY LUI REND VISITE OTTAWA.29.(S.P.C.) — Sir George Perley, premier ministre intérimaire, a reçu hier après-midi le colonel Hanford MacNider, le nouveau ministre des Etats-Unis au Canada.Le ministre des Etats-Unis était accompagné du chargé d’affaires de son pays, M.B.-R.Riggs.Sir George Perley avai été un des premiers à aller saluer le nouveau diplomate américain à l’arrivée de celui-ci dans la capitale, mercredi.Les Acadiens louisianais rentrent dans leur pays NOUVELLE-ORLEANS, Louisiane, 29.(S.P.A.) — Les Acadiens de la Louisiane sont revenus hier soir, de leur pèlerinage en Nouvelle-Ecosse, patrie d#>leurs ancêtres.“Ce fut un voyage mémorable, je crois pouvoir dire un voyage sans précédent dans l’histoire, a déclaré M.Dudley-).-Leblanc, le chef de la délégation, je n’oublierai jamais le spectacle de cette foule de 10,000 de nos frères qui nous disaient “au revoir”, les larmes aux yeux, lorsque nous sommes partis de Moncton.A Montréal, il devait y avoir 15,000 personnes qui nous applaudissaient pour noua exprimer leurs sentiments.” Chaleur suffocante en Europe LONDRES, 29.(S.P.A.) — Une chaleur suffocante sévit en Europe depuis la Scandinavie jusqu’au bord de la Méditerranée.En Grande-Bretagne, cette chaleur a causé 29 morts depuis deux jours.Au nord, au centre et à l’ouest de l’Europe, les thermomètres n’ont pas dépassé 94 degrés Fahrenheit, mais au sud ils ont atteint 120 degrés.Au sud du pays de Galles les aciéries ont chômé il y a quelques heures parce que les hommes ne pouvaient pas supporter la chaleur près des hauts-fourneaux.Des employés en ferblanterie, dans la même région, ont aussi été obligés d’interrompre leur travail.arbre au coeur fougueux craqua tout à coup près de sa base, et bascula dans le vide! Jour après jour la neige tomba, chargeant les branches d’un éblouissant fardeau.Une nuit de gel intense, un bruit sec sidéra un instant le silence de la montagne.La cime de l’un des jeunes Pins, émaciée par l’ombre délétère de ses voisins, avait cédé, et le gros bouquet d’aiguilles vertes avait roulé à son pied.L’arbre décapité revit quand même un nouveau printemps; il concentra toute sa force, tout son élan à ériger vers le ciel, pour se refaire une lête, l’une de ses plus hautes branches.Mais combien lent ce travail de la sèvel Et durant ce temps, les arbres voisins, intacts, prirent une nouvelle avance sur lui, le surmontèrent et le rejetèrent définitivement sous leur ombre.Dans la ténèbre ainsi accrue autour de lui, le pauvret lutta encore; mais, à la fin, désespéré de pouvoir jamais atteindre la lumière du soleil, qui est la vraie nourriture des Pins, il dut s’avouer vaincu.Ses aiguilles jaunirent lamentablement, une à une ses branches tombèrent ou s’atrophièrent en un moignon aigu, et le tronc gracile, graduellement bruni et craquelé, se figea en une contorsion de supplicié.Il n’y a plus maintenant, sur la corniche de granit, que six jeunes Pins.• • • » w «m* • r sm sr m'v • • Un autre hiver, et un autre printemps.Avec les premières chaleurs parurent une armée d’insectes dont les larves s’établirent dans le tronc d’un arbre mutilé par la tempête du bord de la corniche.En peu de temps les envahisseurs eurent foré sous l'écorce d’innombrables galeries, dévoré le tissu générateur et mis l’arbre à l’agonie.Plusieurs saisons passèrent.Un soir, après deux jours d’une pluie torrentielle qui avait déchaussé ses racines, l’arbre fut emporté par un coup de vent.Dans sa chute, il entraîna son voisin, branches et racines étroitement mêlées aux siennes.U n'y a plus maintenant, sur la corniche de granit, que quatre Jeunes Pins.Avec les années, les plantules d’autrefois sont devenues des troncs solides qui fusent d’un jet vers l’azur.Les Pins ne se font plus 1a guerre, ayant réappris, à l'école du malheur, à vivre fraternellement, le frère appuyé sur son frère, tête à l’ennemi commun.Un jour d'été, lu chaleur avait été intense et l’air s'imprégnait de l’âpre odeur des résines.Depuis de longues semaines, le ciel implacablement serein desséchait le sol sous les arbres, nlanguissunt les feuilles sur In montagne et jusqu’au fond de la vallée.Mais soudain, vers le soir, un grondement sourd, des lueurs sinistres sur les croupes granitiques, un voile jaune sur la face du ciel, une immense inquié- tude de toute la Nature qui fait frissonner les ailes, les herbes, les branches! Le feul Les arbres ont frémi dans les profondeurs de leur chair et se sont serrés contre la male heure qui vient dans les hauteurs du ciel flave où passent, tourbillonnant dans les spires invlsib'es du veut, les brandons enflammés.Et voilà qu’un tison, trop lourd pour voyager longtemps, s engouffre, rouge et grésillant, dans la cime du plus altier des Pins de la corniche, de celui qui dépassait les autres de toute sa tête hardie 1 Un sifflement prolongé, une sorte de rugissement féroce 1 Une grande lueur subite qui plaque un instant de gigantesques ombres sur la faca livide de la montagne, et le feu pétille, descend, rabat en grondant autour du géant une camisole sanglante.Lorsque, nourrie en une minute de la substance ardente des millions d’aiguilles, la grande flamme a vécu, le feu, maître désormais, continue son oeuvre en profondeur, se coule aux veines, s’infiltre dans la moelle pour ta dévorer en secret.Durant des heures et des jours se prolonge la besogne de mort jusqu’à ce que, du Pin magnifique, il ne reste plus qu’un fût noirci et creux, victime désignée pour la prochaine tempête.• • •• •» «• •• •• •• •• •»••• ¦•••• « •' Il n’y a plus, sur la corniche da granit, que trois Pins géants.Ayant vécu longtemps et maîtrisé tant d’ennemis divers, ni le vent qui hurle et qui frappe, ni la pluie qui secoue, ni les insectes ravageurs, n’ont maintenant de prise sur eux.Chaque printemps, aguichés par la jeunesse du soleil, les trois vieillards, ayant secoué la neige amoncelée sur leurs membres séculaires, s’adornent de pompons verts qui s’allongent rapidement, s’érigent et portent toujours plus haut l'ambition des branches.Les oiseaux nichent en paix dans l’abri sûr des rameaux, et sur les chemins d’écorce s’oriente la course des écureuils.Bons géants, les Pins voient un Jour avec débonnaireté s’établir à leur pied de nouveaux protégés, ia famille menue des souris des bois aux yeux doux.Mais à ces petits rongeurs la vie est dure sur la corniche où manquent les écorces juteuses des trembles et des cormiers.Aussi, un clair matin, à défaut d’autre pitance, les souris des bois com-mcncèrent-elles à gruger la base des pins.L’écorce extérieure Imprégnée des Arrêtés du tannin fut bien vite enlevée, puis l’écorce intérieure et le liber, et bientôt l’assise génératrice étant entamée un anneau blanc continu encercla la base de deux des grands Pins de la corniche.Mais quand les souris des bois, mises en appétit, voulurent s'attaquer au troisième, il se trouva que la résine coulant à flot, et une substance sucrée exsudant également de la blessure commen-çaule, une légion de fourmis noires VSult» à ta page 3) 2 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 29 AOUT 1930 VOLUME XXI — No 200 our les amateurs de botanique.(Suite de la lire paac) nt s’attabler au banquet servi par a Nature.Les ravageurs firent la oue, se dégoûtèrent et s’en allè-ent ailleurs tenter fortune.L’ar-re était sauvé, mais les deux au-res, atteints dans leurs parties yi-ales, étaient condamnés.Par mil-ions les spores mortelles qui tou-ours flottent dans l’air des bois, herchant qui dévorer, vinrent se oiler à la blessure, et en quelques emaines firent courir sous l’inti-e de l’écorce le réseau cadavéri-ue des mycèles.Un an passa, uis une autre année.Et l’inéluc-able arriva.Les deux Pins, le oeur pourri, se laissèrent aller à la fale et plongèrent k leur tour jans le précipice.Il n’y a plus maintenant, sur la orniche de granit, qu’un seul Pin éant à qui est dévolu le rôle de arder, en ce lieu sauvage, la pri-auté de l’espèce.Comme son pro-éniteur qui, d’un peu plus haut, durant deux siècles, sema la vie sans compter, lui aussi il lance ous les ans sur la vallée la bénédiction de ses cônes et de ses graines.Et il rêve au bord de la corniche solitaire.Il rêve le rêve des arbres, impénétrable et sans réveil, celui qu’ont rêvé ses ancêtres sans nom et sans nombre au cours des âges révolus.Il rêve, fortement ra-ciné au granit surplombant, et fortement arc-bouté à l’arche bleue du ciel.Frère MARIE-VICTORIN Explosion meurtrière JN EDIFICE DeTtROIS ETAGES EN PARTIE DEMOLI, AUX TROIS - RIVIERES.—UNE FEMME MEURT DE SES BRULURES.Les Trois-Ffivières, 29, (D.N.C.).Une explosion qui a coûté la vie une femme, Mme Emile Trudel, démoli en partie un édifice de rois étages et provoqué un incen-ie qui a causé des dommages pour u moins $10,000 a eu lieu vers mi-uit moins un quart, la nuit derniè-e, à l’angle des rues St-Maurice et te-Cécile, dans la bâtisse où se rouyait la succursale de la Phar-acie Normand et deux logements.L’explosion qui parait s’être pro-uite au deuxième étage a été par-iculièrement violente et a ébranlé outes les maisons voisines.Des ans de murs, des débris de brique, e pierre, de ciment et de bois de outes sortes furent projetés à une onne distance, jonchant te rue Ste-'cile et la rue St-Maurlce.Aussitôt après l’explosion, les lammes jaillirent de toutes parts ’es brèches de l’édifice alors que es voisins réveillés par le choc, et es rares passants qui se trouvaient ’ans la rue à ce moment se hâtèrent ur les lieux.Ayant l’arrivée des pompiers sur e lieu du sinistre, des cris de dé-resse jaillirent du brasier, et une emme affolée apparut bientôt à ne des fenêtres du deuxième éta-e, n’ayant pu trouver aucune issue pour s'échapper.Pour éviter d’être brûlée vive, la malheureuse dut se jeter du deuxième étage et fut eçue dans les bras du pompier chilling et de deux ou trois personnes qui arrivèrent les premières sur les lieux.Bientôt, M.John Martin, de la rue St-Maurice qui avait entendu l’ex-losion alors qu’il se trouvait à angle des rues St-Martin et Ste-écile, arrivait sur les lieux en au-omobile.Il prit dans son auto, Ime Emile Trudel, qui était horri-lement brûlée et la transporta en oute hâte à l’hôpital St-Joseph.M.ontaine, avec qui nous avons com-uniqué ce matin, nous a déclaré ue Mme Trudel faisait peine à oir.“Elit avait, dit-il, la figure t les mains noircies, carbonisées, our ainsi dire.Elle était aussi orriblement brûlée aux jambes et “s bas étaient troués de toutes arts.Quant à sa robe, elle tom-ait littéralement en lambeaux.’’ En effet, Mme Trudel avait reçu es brûlures mortelles et, apres ne nuit d’atroces souffrances, elle xpirait, ce matin, vers 7 h.30 à 'hôpital St-Joseph où elle avait été onduite par M.Fontaine.Concours botanique du “Devoir L'organisation d’un herbier d’amateur L’organisation d’un herbier d’amateur est chose fort simple.Il importe seulement de suivre attentivement quelques directions peu compliquées qui ont pour but d’assurer la conservation des spécimens et d’en tirer le maximum de profit.1.LA RECOLTE DES SPECIMENS Les arbres et les arbustes peuvent être récoltés depuis le début de la végétation jusqu’à l’automne.On ne conserve que des rameaux, soit fleuris, soit simplement feuilles.Certains arbres comme les saules et les peupliers fleurissent avant d’avoir des feuilles.Dans ce cas l’on conseille de faire des récoltes aux deux périodes.Aux récoltes d’arbres, surtout pour les bouleaux et les merisiers, il est quelquefois intéressant d’ajouter des lambeaux d’écorce.Pour ce qui est des plantes herbacées, il est préférable de les récolter en fleur ou en fruit.Ces parties sont nécessaires à la détermination des espèces.11 faut aussi récolter les racines touîes les fois que cela est possible.Quand il n’est pas possible de les conserver entières, on peut parfois prendre une section transversale ou longitudinale.Sur le terrain, l’amateur-botanis-te portera un cartable constitué par deux solides cartons contenant un certain nombre de feuilles de journaux pliées en deux( soit environ 17 pouces par 11) dans lesquelles les plantes seront étalées dès leur récolte sur le terrain même.L’expérience a montré que cette méthode est la meilleure.Il faut autant que possible remplir chaque feuille et ne pas se contenter d’y déposer seulement un pauvre petit specimen plus ou moins complet.Quand il s’agit de très petites plantes (1 à 2 pouces de hauteur), chaque feuille d’herbier devrait en contenir de quinze à vingt; pour des plantes de 4 à 5 pouces, trois ou quatre spécimens suffiront et ainsi de suite.On doit joindre également à chaque feuille une étiquette provisoire.2.L’ETIQUETAGE Toute plante doit être accompagnée d’une étiquette portant l’indication de: a.Le nom latin; le nom français ou vulgaire peut aussi s’inscrire.(Cette inscription ne se fait généralement qu’après la saison d’herborisation.11 n’en est pas de même pour les cinq articles suivants qui doivent être inscrits dès la récolte sur le terrain).b.La localité (y compris le comté) où la récolte a été faite.c.La date de la récolte.d.L’habitat; c’est-à-dire le milieu où la plante croît.Par exemple: bois humide, champs incultes, bois d’épinette, tourbière, ruisseau vaseux, rocher sec, etc.e.Le nom du collecteur.f.Un numéro d’ordre, afin de ne pas confondre des récoltes de plantes voisines faites la même journée dans la même localité.C’est simplement un ordre chronologique des récoltes qui les individualise.Si l’on conserve plusieurs spécimens semblables venant de la meme plante ou de la même colonie, tous doivent porter le même numéro.3.LA CONSERVATION DES SPECIMENS Pour conserver les spécimens d’herbier, il faut les sécher sous presse.Chacune des feuilles contenant des plantes est placée entre de* cartons sécheurs.Des sections de journaux pliés en deux peuvent remplacer avantageusement le carton sécheur.Les paquets de plantes ainsi empilées sont placées sous presse.Une caisse remplie de cailloux ou un poids quelconque peut remplir l’office de presse.Ou bien, on place le paquet entre des planches qu’on serre énergiquement au moyen de courroies.Un procédé ingénieux consiste en un levier forme d’une planche deux ou trois fois plus longue que le paquet de plantes et d’un poids.La planche qui appuie sur le matériel à presser est retenue à l’une de ses extrémités en, position fixe.Sur l’extrémité fixe qui excède longuement on dépose le poids.On laisse sous presse, dans un endroit sec, pendant une journée.Après quoi les feuilles sont étendues à l’air sans être superposées.Il ne faut pas les ouvrir encore, sinon les spécimens fanés se déplaceront et se froisseront.Il faut prendre comme règle que la feuille qui contient les spécimens ne doit pas être ouverte jusqu’à dessication complète.Après une exposition de trois à six^ heures, selon la température, on les replace de nouveau sous presse en ayant soin de remplacer par des cartons ou des journaux secs les premiers, trop chargés d’humidité.Le lendemain et les jours suivants on recommence la même opération jusqu'à ce que les plantes soient complètement sèches.On reconnaît qu’elles sont à point lorsque leurs feuilles sont devenues cassantes.Ne pas oublier que le secret pour bien sécher les plantes est de les sécher vite.Dans les régions très humides ou lorsque, en voyage, l’on ne dispose que d’une réserve limitée de sécheurs, on peut employer le procédé dit du toasting, qui consiste à utiliser toujours les mêmes sécheurs que l'on soulage de leur humidité en les passant sur un poêle très chaud.4.LE MONTAGE DES SPECIMENS Les spécimens séchés sont montes sur du papier blanc assez fort.Les dimensions standard sont 16 pouce.s de hauteur par 11 Va de largeur.On y fixe les spécimens au moyen de petites bandes de taffetas gommé ou bien en les collant entièrement.Dans ce dernier cas, on ne dépose pas la colle directement sur les spécimens, mais sur une surface plane, une plaque de verre par exemple.La plante qu’on y place ensuite s’enduit de colle sur une de ses faces et peut être fixée dèfintivement à la feuille de papier blanc.Pour que les spécimens adhèrent bien, on les met alors sous pression modérée pendant 24 heures en ayant soin de placer du papier paraffiné entre les feuilles pour les empêcher de se coller l’une à l’autre.On doit également coller l’étiquette dan* un coin de la feuille, à droite préférablement.CONDITIONS DU CONCOURS DE BOTANIQUE i.t, REMERCIEMENTS PERRAULT — La famille tie M Narelsee errault remercie sincèrement toutee les -rsonnes qui ont bien voulu lui tèmol-er de» marque* de sympathie a l'occa-on de la mort de M.Narcisse Perrault.It par offrande» de messes, bouquets irltuels, tributs floraux, téléaramraes, vîtes ou assistance aux funérailles, A tous n cordial merci.Nécrologie COLLETTS — A St-Hyaclnthe, le 28.A 7 ans.Adrien Collette, ancien marchand e 8t-J®an-Baptlste de Rouville, époux de eu Emma Lambert.COSTE-MONTREDON — A Montréal, le Mine Jules Montredon DAOENAIS — A Montréal, le 28, k 72 ns.Rose-de-Llma Vezeau.épouse de J.-Ifred Dagenale, DAMIEN — A Montréal, le 28.A 83 ans.rie Damien, époux de Des Neiges Dellsle.DEMONTIONY — A Montréal, le 28.k 4 ans.Raymond DeMontlgny.fils de Qa-elln de Montlgny.DUCHARME — A l'hôpital St-Jean ne 'Arc, le 28, à 31 ans.Mme Parfait Du-harme.5732 Delorlmler, née Irène Brlee-ols.FONTAINE — A Montréal, le 28, k 88 ns.Mme veuve Joseph Fontaine, née Ma-"e Rainville.OUAV — A Maisonneuve, le 28, k 80 ans, apolèon Quay, époux de feu Alexandrine eellères, L'ESPERANCE — A Montréal, le 28.à 30 s, Gustave L'Espérance, fils de Delpbls Espérance et d'Adéllna Lafrance.PAIEMENT — A St-Eustaehe, le 28.à 84 ¦ns, Jérémie Paiement, époux d'Elmlre Au-bertin.PERRAULT-MORSE — A Montréal, le 28, k 77 ans, Mme veuve Wilfrid Perrault, née Délia Morse POIRIER — A Montréal, le 27.k 84 ans, Mme Emile Poirier, née Malvina Bernier.ROBILLARD - A Montréal, le 23.k 75 ans, Joseph-Edmond Robillard.autre-foia marchand de St-Paul l'Ermite.THERRIEN — A Montréal, le 28, i 84 ans, Mme veuve Callxte Therrten.nee Mary Corbeii.La Société Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES Entrepreneurs de Pompee Funèbre* m Assurance» Funéraires HArbour 5555 S«, '•RUE SAINTE-CATHERIN* P,ST Le concours de Botanique du "Devoir" est ouvert sans limite d'kge aux étudiant! des deux sexes fréquentant les classes de renseignement primaire et de l’enseignement secondaire de la province de Québec.Les concurrents sont classés en trois catégorles: ai Enseignement primaire Jusqu'à la 3e année inclusivement; b) Enseignement primaire depuis U 6e année Jusqu’à la 8e année Inclusivement; enseignement secondaire (éléments, syntaxe, méthode, versification; écoles normales primaires (deux premières années); c) Enseignement primaire supérieur: 9e.10e, Ue années; enseignement «econ-dalre (belles-lettres, rhétorique, philosophie); Mont-S»Int-Louls (les trois dernières année* du cours scientlllque) ; écoles normale* primaire* (le* deux dernières années).SI le nombre des concurrents eut suffisant, dix prix seront attribués à chaque catégorie.Dans chaque catégorie U y aura des prix à part pour récompenser les travaux où primera l’élément dessin, l'élément photographie ou Téléme.nt cinématographie.Les concurrents devront fournir an Jury un herbier comprenant au moins 25 plantes, et au plus 100.Chacun des spécimens devra être accompagné, outre l’étiquette ordinaire, d’un texte concernant les observations PERSONNELLES faites sur U plante.Cette condition est éliminatoire.S’il est possible, on accompagnera ce texte de croquis ou de photographies illustrant lo port de la plante, les détails de U fleur, l’habitat, le paysage environnant, etc.Il ne sera tenu compte que des plantes indigènes ou sauvage», c’est-â-dlre de celles qui composent le cadre de la nature laurentienne.Les plantes de Jardin ou de grande culture sont exclues du concours.H est surtout recommandé de récolter et d’observer les arbres, qui sont nos plantes les plus Importantes et les plus négligées.L’Identification, c’est-à-dire l’application du nom scientifique ou vulgaire de U plante est désirable; mais en raison du manque de manuels facilement accessibles, cette Identification n’est pas obligatoire.5, La plus grande initiative est laissée aux concurrents, et le Jury s’appliquera a rechercher et à récompenser surtout l’originalité et la précision de l’observation Il est Inutile d’essayer de puiser des texte* tout fait* dans le» livres floristique* édités en France qui, en raison de 1a différence des flores, ne peuvent qu égarer les concurrents.6.Le Jury se réserve la droit de retenir tel ou tel spécimen qui constituerait «n document scientifique important, et de l’offrit — en en donnant crédit au concurrent — * l’herbier de l’Université de Montréal.T.Les envols devront être faits à CONCOURS DE BOTANIQUE, LABORATOIRE DE BOTANIQUE.UNIVERSITE DE MONTREAL; le, ou avant le 15 octobre 19J0.L’envol devra être accompagné du coupon du "Devoir", et d’un certificat du directeur ou de la directrice de l’école on du Collège, attestant le degré scolaire du concurrent.8.Le Jury est composé du R.F.Marte-Vlctortn.titulaire de la chaire de Botanique de rualveratté de Montréal; «le M Jules Brunei, chargé de Cours de Cryptogamie a à la Faculté de* Sciences de L’Université de Montréal; de M.Jacques Rousseau, chef des Travaux Pratiques de Botanique à la Faculté des Sciences de 1 Université de Montréal; du Dr Geo.Prétentaine, assistant-professeur de Biologie à U Faculté des Sciences de lUntversUé de Montréal; d’un représentant du ’’DevoIrV B.Les prix seront décernés en séance publique de la Société Canadienne d Histoire Naturelle le premier samedi de novembre 1930.L U NAVIGATION LES NAVIRES QUI ONT CESSE DE NAVIGUER D’après les statistiques de Lloyd, le total des navires marchands qui ont cessé de naviguer en 1929 par suite de naufrage ou de mise au rancart s’est élevé à 794, pour le monde entier.Ces 794 navires formaient un tonnage global de 1,543,602 tonnes.DEPART DU “LADY SOMERS” Le “Lady Somers” de la Canadian National Steamships, est parti de Montréal, aujourd’hui, pour les Bermudes, les Bahamas et les Antilles, toutes ses cabines occupées.Parmi les passagers il y a: M.R.Carignan, gérant de la “National Life”, et Mme Carignan, M.et Mme A.-B.Saint-Arnaud, M.A.-G.Gillett, échevin d’Outremont, et Mme Gillett.DEUX DEPARTS DE CUNARD L*“Alaunia”, de la compagnie Cunard, partira demain, à destination de Plymouth, du Havre et de Londres.Parmi les passagers, il y aura: Mme M.Taschereau, le docteur L.Hurtubise, de Montréal; le docteur et Mme Larochelle, de Québec.L’“Antonia”, aussi de la compagnie Cunard, partira en même temps que r“Alaunia”.Les athlètes écossais qui ont pris part aux jeux de l’Empire en Ontario retournent à bord de P’Antonia”.A BORD DU “VOLENDAM” New-York, 29.— M.van Star-kenborgh Stachouwer, gouverneur du Groningen, Hollande, s’embarque ce soir, à bord du “Volendam”, de la ligne Hollande-Amérique.M.van Starkenborgh Stachouwer retourne dans son pays, après avoir rempli une importante mission aux Etats-Unis.Sa femme et ses deux filles l’accompagnent.MOUVEMENT DES PAQUEBOTS Le "Duchess of Richmond", du Pacifique Canadien, parti de Liverpool, doit arriver à Montréal demain matin, vers onze heures.Le “Duchess of Atholl”, du Pacifique Canadien, parti de Liverpool, doit arriver à Montréal demain soir, vers 8 heures.Le "Montcalm”, du Pacifique Canadien, parti de Hambourg, arrivera à Montréal demain soir, vers 8 heures.Le “Doric", de la Cie White Star, parti de Liverpool, arrivera à Montréal dimanche.Le "Letitia”, de la Cie Anchor-Donaldson, parti de Glasgow, arrivera à Montréal dimanche.Le "Mepantic”, de la Cie White Star, parti de Liverpool, arrivera à Montréal dimanche.L”‘Ausonia”, de la Cie Cunard, parti de Glasgow, arrivera a Montréal lundi.L’“Empress of Australia”, du Pacifique Canadien, parti de Southampton, doit arriver à Québec cet après-midi, à 5 heures.L’“Ascania”, de la Cie Cunard, parti de Montréal, arrivera à Plymouth samedi.Le “Laurentic’*, de la Cie White Star, parti de Montréal, arrivera à Liverpool dimanche L’“Athenia”, de la compagnie Anchor-Donaldson, parti de Montréal, arrivera à Glasgow lundi.L’“Kmpress of France”, du Pacifique Canadien, parti de Québec, arrivera à Southampton lundi.Le "Duchess of York”, du Pacifique Canadien, parti de Montréal, arrivera à Liverpool mercredi.Le "Metagama”, du Pacifique Canadien, parti de Montréal, arrivera an Havre vendredi prochain.Au Pérou LES NOUVEAUX GOUVERNANTS ARRETENT DE NOMBREUX AMIS DE [.’ANCIEN REGIME — LE PRESIDENT DEPOSE, LE-GUIA, DEVRA RENDRE DES COMPTES M.Sauvé à Toronto Toronto, 29.— M.Arthur Sauvé, ministre des postes, est arrivé à Toronto accompagné du maître de poste Lenien et de M.Vies.Gibson, inspecteur pour le district.Durant son séjour dans la ville.M.Sauvé inspectera les bureaux de poste.On lui fera remarquer le manque d’espace du bureau de poste principal de la rue Adélaïde.Au Mexique Mexico, 29.(S.P.A.) — Dans un communiqué, la société internationale d’aide communiste affirme qu’une perquisition et cinq arrestations que le gouvernement a effectuées aux quartiers généraux communistes font partie d’un plan formé par le gouvernement pour faire taire le prolétariat et ainsi épargner des embarras au président Hoover pendant le voyage que celui-ci fera à Mexico sous peu.Le gouvernement mexicain, ajoute le cortynuniqué, s’est vendu À l’impé- rialisme yankee.En dépit des méthodes de terreur qu’on lui applique, le prolétariat fera entendre sa voix lorsque M.Hoover arrivera à Mexico._____ _ ________ La nouvelle loi de* grain* Winnipeg, Manitoba, 29 (S.P.C.) — La nouvelle loi des grains du Canada.revisée, amendée et adoptée à la dernière session, entrera en vigueur lundi, le premier septembre.Les fermiers et ceux qui opèrent des élévateurs devront maintenant suivre de nouveaux règlements dans la vente de leur blé.Le mélange des quatre premières qualités de blé qu’une enquête de In Commission des grains de la Saskatchewan a constaté être une pratique courante prendra fin cette semaine.___________ Avax-vout besoin de bon* livres?Adrcsses-vous eu Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241* Lima, Pérou, 2D, (S.P.A.) — La main du nouveau gouvernement du Pérou s’est abattue lourdement aujourd'hui sur les favoris de l’ancien régime.On parle de nombreuses arrestations de gens qui sont accusés d’avoir pillé le trésor public et qui devront subir leur procès.Le nouveau président, le lieutenant-colonel Luis M.Sanchez Cer-ro, a promis de transporter bientôt du pont de l’“Almirante Grau” à la prison le président déposé, Auguste B.Leguin, qui devra rendre compte de ses "méfaits".Focian Mariateguin, le president de la Chambre des députés, qui, croyait-on, avait cherché refuge auprès d'une des légations étrangères, aurait été arrêté.Parmi les autres qui ont été jetés en prison, il faut remarquer Charles W.Sutton, chef des travaux d'irrigation dans le département de Lambayeke, et Jorge Arrospide Loyola, gérant des “Caja Consignariones ’, qui perçoivent une forte nnHie des revenus intérieurs du Pérou.RESPECT AUX TRAITES Santiago de Chili, 29.(S.P.A.) La chancellerie a fait savoir aujourd'hui que la nouvelle junte militaire qui gouvernement le Pérou avait informé l’ambassadeur de Chili à Lima que le gouvernement respecterait les traités internationaux conclus sous l’administration du président Leguia.Derrière la scène •LHCinVD 3Slo5\’VHT JM L’heureux petit livre! L’ave*-vous lu?Il est réédité quelques mois à peine après son apparition, et revient en troisième mille.C’est un recueil de billets, dont le thème inspiré du hasard des faits et des Jours, est présenté, non dans une auréole de rêve, mais danw la grisaille de la vie quotidienne, pour que la leçon porte mieux.Lisez-le.Il est en vente à la librairie du Devoir, 75 sous l’exemplaire.L’INDÉPENDANCE par la pratique constante de L’ÉCONOMIE LA BANQUE D’ÉPARGNE DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL "Le Grande Banque des Travailleur*" Fondé* «n 1146 Succursale* dan» toutes les partie* de la ville.E.51» Coffrets de sûreté i toutes tes Succursales.Service de "La garde des titres" au Bureau Principal Histoire de la Littérature Canadienne par Mgr CAMILLE ROY Nouveau manuel Illustré, 300 pages dont 25 consacrées à la littérature anglo - canadienne.Unique en eon genre chez nous; pour l’enseignement secondaire et primaire supérieur.Indispensable à tous ceux qui veulent connaître la vie Intellectuelle du Canada.Cent page» consacrées aux écrivains actuels.Chez les principaux libraires et chez l’auteur, Séminaire de Québec et au "Devoir”.Prix modique; centlns.60 LETTRES_AU DEVOIR .Nous ne publions que des lettres «ignées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous no prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique.Dans notre empire du nord REGION ABITIBIENNE Dans le canton Béarn, en Abitibi, des “faiseur” de chantiers, des gens de la ville ont pris des terres du gouvernement, les ont en partie défrichées mais ne les habiteront jamais.En visitant ces fermes on voit que les unes ont de 15 d 25 acres de terre en labour, parfois plus, qu’il g aurait encore 50.75 acres de terre presque prête à labourer.Quelques-unes de ces fermes ont des bâtisses.Le sol est d'une fertilité extraordinaire.C’est de la bonne terre argileuse qui produit tous les grains, plus spécialement le blé, les légumes, le foin.C’est la terre par excellence pour la production du trèfle.Sur ces terres, de bons cultivateurs qui feraient de l’industrie laitière et de l’aviculture, deviendraient vite à Taise.Des gens qui s’g connaissent prétendent aue ce sera un fameux pays pour l’élevage des bestiaux et des moutons, De l’eau, on en trouve en abondance.I ne belle petite rivière et un ruisseau arrosent la région.Vn bon chemin relie le Canton Béarn directement à Saint-Félix et à Amos.II n’g a pas de roches.L’égouttement des terres est facile.Mais il faut admettre que l’un des inconvénients les plus sérieux de l'Abitibi c’est justement la facilité d’égoutter les terres.Trop de gens $e fient que les pentes naturelles suffisent et Us ne font jamais de fossé.Cette terre grasse non fossogée retient Tenu, avec le résultat que durant les années pluvieuses les légumes souffrent et que les grains donnent de faibles rendements.Vne école sera bâtie bientôt.De grands brûlés permettent de labourer la terre de suite.Pour des centaines d’acres un homme suffit û "clairer” devant une charme.Et pour les premiers 30 acres sur ees terres en brûlé, le gouvernement page une prime de défrichement et de labour de $20 l'acre.A raison de 10 acres par année, soit un bonus de $600 par lot.Près de là, on trouve des lots en forêt, permettant de se loger à bon marché.et de gagner quelques Croisière de gala au Saguenay TOUS FRAIS COMPRIS TOUS FRAIS COMPRIS sous les auspices des Chevaliers de Colomb Conseil d’Etat du Québec DE MONTREAL A LA RIVIERE SAGUENAY ET RETOUR sur le vapeur Québec DIMANCHE, LE 31 AOUT Départ de Montréal à 10 h de l’avant-midi (heure normale), descente du Saint-Laurent, montée de la rivière Saguenay et arrivée aux Caps Trinité et Eternité à 8 heures du matin.Au retour, le vapeur arrêtera à Ta-doussac puis deux heures à La Malbaie, revenant à Montréal à 8 heures le mardi matin 2 septembre.Musique et autres divertissements à bord.Vous avez là l’occasion de passer de délicieuses petites vacances en naviguant dans un décor grandiose de beauté.Ce prix de $22 00 aller et retour comprend repas et cabine./ Poiu tout renselgnemMit «t réservations, s'adresser à U i CANADA STEAMSHIP LINES 715 SQUAME VICTORIA, MONTREAL TT 6X31 Hfttel Mt-Itérai «Ftoam 7545 H8t«i Windsor Uptown 4744 HAtel Queen's JHArqnette «536 HOtel Fard UPtown 4954 piastres par Tes Temps pas pressés.Et ceux qui achètent des terres en brûlé peuvent prendre du gouvernement des lots en forêt.Ces terres ayant de 15 à 30 acres en labour, les habitants qui ont des enfants à établir peuvent les acheter pour de $150 h $300.C'est pour tien comparativement à leur valeur réelle.Il en coûterait plus seulement pour faire faire la moitié du travail fait sur ces terres pour la mise en culture de la partie labourée.Et les bâtisses sont données pour rien.Partant d’un lac magnifique, le lac Harrieanna qui, par la rivière du même nom, relie directement le Canton Béarn avec Amos, par eau, ces belles terres sont dans un beau rang qui, une fois habité, aura pour le moins une quinzaine de milles de longueur.Pour bien réussir sur les riches ferres du canton Béarn, il faudrait que les cultivateurs qui y établiraient leurs enfants, leur fournissent aussi une couple de vaches, un cheval, quelques moutons, des uo-lailles, ou l'équivalent en argent.Et ees enfants seraient mieux établis que beaucoup de fils de cultivateurs installé» par leur père dans le voisinage, au prix de milliers de piastres.Quelles sont les dix familles qut iront cette année s'emparer des terres du centre de cette région?Celles-là, en écrivant au missionnaire-colonisateur, l’abbé Chs Minette, à Amos.Abitibi, ou encore au Service de la colonisation, Chemin de fer National du Canada, à Montréal, pourraient avoir des renseignements additionnels, si elles le désirent.J.-E.LAFORCE Ces matelots avaient volé de la bière Maurice Lefebvre, Philippe Lacroix et Emilier Baril, trois matelots à l’emploi ne la Canada Steamship Une, ont été traduits devant le juge Lacourslère ce matin sous l’accusation d’avoir dérobé onze bouteilles de bière, propriété de la compagnie.Ils ont avoué leur culpabilité.Le juge a condamné Maurice Lefebvre à six mois de prison parce qu'il avait déjà mérité d’autres condamnations précédemment.Les deux autres accusés s’en sont tirés avec quinze jours de prison chacun. - CALENDRIER - VOLUME XXI — No DERNIERS: E E E C E Montrai, vendredi 29 août 1930 - DEMAIN - Demain: SAMEDI, 30 AOUT 193».Sainte Rose de Lima, vierge.Lever du soleil, 5 h.17.Coucher du soleU, 6 h.42.lever de la lune, S.1.08.Coucher de la lune, 10 h.01.Premier quar.le 1er, A 7 n.3e m.du matin Pleine lune, le 9, à 6 h.4 m.du matin.Dernier quart, le 17, A 6 h.37 m.du matin LE DEVOIR BEAU.— UN PEU PLUS FRAIS MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 85.Même date l’an dernier 70t ¦ Minimum aujourd’hui 62.i V Même date l’an dernier 48.BAROMETRE 10 heures a m 29.92.11 heures a.m.29.91.Midi: 29.00.Nouvelle lune, le 23.A 10 h.48 m.du soir.Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de r“A.B.C.” et de la “C.D.N.A.” Chiffrée fournis par ta Maison M-R.de Meslè.1610 St-Denis.Montréal.Manoeuvre d’obstruction C’EST AINSI QUE SIR HENRY THORNTON CARACTERISE L’INTENTION QU’ON PRETE AUX PARTISANS DU PLAN LANCASTER DE SOUMETTRE Aux Indes LE CHEF MUSULMAN PIPAGARO EST CONDAMNE A DIX ANS DE PRISON ET A UNE AMENDE DE 2,000 ROUPIES Agitation 'Les échevins révolutionnaire Karachi, Inde, 29.(S.P.C.) — Le chef musulman Pipagaro, surnommé le “saint du turban” par ses fi- LES 'PROJETSL< FERROVIAIRES dèles qui ^ Bat^qaient.u"e^utis‘ DU C.N.R.A MONTREAL, A LA AU PEROU, AU BRESIL, EN ARGENTINE ET A CUBA COMMISSION DES CHEMINS DE FER, POUR DECISION FINALE Au sujet d’une certaine suggestion avancée par un journal du matin, voici ce que dit sir Henry Thornton, président du Canadien National: “Je vois dans un journal du matin que quelques parties intéressées favorisent un projet de nature à retarder davantage les travaux au terminus du Canadien National, à Montréal, et qui serait de faire étudier le projet Lancaster et les plans du Canadien National par la Commision des chemins de fer pour en obtenir une “décision finale”.Ce geste doit être jugé à sa valeur, c’est-à-dire comme une nouvelle manoeuvre pour bloquer la construction, par le Canadien National du terminus ferroviaire dont Montréal a un si pressant besoin.Cette monoeuvre ne devrait pas avoir une chance de réussir.Il existe déjà un acte du parlement autorisant le Canadien National à construire son terminus d’après des plans bien définis arrêtes après sept ans d’études par des ingénieurs et des experts en chemin de fer dont l’autorité ne peut être contestée.Le genre et le site des travaux en cause ont été approuvés à l’unanimité par ja Chambre des Communes et le Sénat.Ni le Canadien National ni personne autre ne peuvent employer l’argent voté par le parlement pour des travaux différents de ceux qui ont été autorisés.Ceux qui encouragent cette manoeuvre | H’aVnir T’ivff ayant pour objet d’empêcher la vil- : * farj a 1 ^•‘•e ont de le de Montréal d’avoir le terminus |arre,es plus tard\ ferroviaire dont elle a besoin ren sance presque divine, vient d’être condamné à Sukkur, à 10 ans d’emprisonnement et à une amende de 2,000 roupies.Plusieurs accusations ont été portées contre le chef, entre autres celle de posséder illégalement des armes, d’avoir enlevé un petit garçon et de l’avoir tenu emprisonné.L’arrestation au commencement de l’année avait causé toute une sensation.La police, à la demande de quelques-unes des femmes de la maison de Pipagaro, avait visité sa forteresse en pleine nuit et délivré plusieurs des femmes de son harem qui voulaient s’échapper.Au cours des perquisitions, la police a trouvé un dépôt considérable d’armes et de munitions dissimulées; elle a aussi trouvé un adolescent du nom d’Ibra-him, enchaîné dans une boîte où on l’avait laissé depuis quatre ans.Pipagaro a été acquitté sur l’accusation d’avoir assassiné la mère d’Ibrahim.DEUX POLICIERS ANGLAIS BLESSES Calcutta, Inde, 29.(S.P.A.) — F.-J.Lowman, inspecteur général de la police, et E.Hodson, surintendant de la police,, ont été grave-ment blessés ce matin en quittant 1 hôpital Mit ford à Dacca.Un em-ployé de l’hôpital a saisi le jeune homme qui a tiré les coups de revolver, niais il n’a pu le tenir et le jeune homme s’est enfui en abandonnant son arme et scs souliers.Deux jeunes gens soupçonnés dent à cette grande ville et au pays en général un bien mauvais service et portent la responsabilité de priver des milliers d’ouvriers de travail”.Une bmque volée Un aufre vol à main armée a été commis dans une succursale de la Banque Provinciale aujourd’hui.Vers midi et quinze, des bandits sont entrés à la succursale du no 1894 de la rue Ste-Catherine E.et, sous la menace du revolver, ont enlevé $3,400, au caissier.Leur coup fait ils se sont enfuis.Un quart d’heure plus tard les constables Archambault (4471 et Foy (464) opéraient l’arrestation d’un individu à l’angle des rues St-|acques et St-Jean.On a trouvé sur lui la somme exacte qui avait été volée à la banque.L’identification de cet homme n’est pas encore faite au moment où nous allons sous presse.M.Squires est en route pour Londres North Sydney, Nouvelle-Ecosse, 29 (S.P.C.) —Sir Richard Squires, premier ministre de Terre-Neuve, est arrivé ici hier à bord du vapeur Kyle.Il est en route pour New-York d’où il doit s’embarquer pour Londres où il se rend pour assister à la Conférence impériaie.Le tableau Huot est installé Québec, 29 (D.N.C ).—Le grand tableau du peintre québécois Charles Huot.décédé récemment, a été installé hier au Conseil législatif.11 a pour sujet une séance du Conseil souverain.Il remplace le tableau de Henri Beau: Champlain remontant le Saint-Laurent vers 1622.Vient de paraître Une oeuvre posthume de Louis Raoul de Lorimier: “La Haute Aventure de Guillaume de Palmoye”, tableaux épisodiques de la guerre de sept ans 1756-1763 avec annotations.Préface de M.Edouard Montpetit.Deux dollars franco.En vente au Service de Librairie du “Devoir”.Un appel du maire Walker POUR METTRE UN FREIN A LA ÇORRUPTIQN DANS L’ADMI NEWnvOTR,KN_^N,CIPALE DE New-York.2{T — Le maire Walter a adresse un appel général à la population de New-York pour qu elle laide à faire disparaître le graft et la corruption dans l’administration municipale.En une brève allocution, M.Walker a demandé aux chefs de tous les groupes civiques et commerciaux de lui signaler tous les cas de corruption qu’ils pourraient découvrir: “Si vous faites cela, a-t-il promis, je désignerai des enquêteurs spéciaux.Je vous garantis que toutes les affaires seront rapidement instruites et que les coupables seront non seulement mis à la porte de leur service, mais aussi chassés de la ville.” Le maire Walker a bien fait remarquer à ses auditeurs qu’il ne ! leur demandait pas de se livrer à une sorte d’espionnage.Le maire Walker désire simplement que tous ceux qui ont été victimes de quelque abus que ce soit portent plainte à l’hotel de ville.“Naturellement, a-t-il dit, je suppose qu’il n’est pas possible d’atteindre ces citoyens qui tentent les inspecteurs avec des pots-de-vin qui ne sont pas sollicités.” Le maire a examiné presque exclusivement dans son allocution les voies et moyens de mettre fin au “graft”.Cependant, avant de terminer, il a demandé aux représentants des organisations de New-Ycrk de se faire entendre, l’automne prochain, au moment de l’élaboration du budget de 1931, notamment pour la répartition des impôts.M.Walker, pour conclure, a fait remarquer que la corruption était possible, surtout “parce que ceux qui étaient victimes ne voulaient pas porter plainte, et rendaient ainsi la répression impossible."Je vous ai réunis pour vous exposer cette proposition de façon à ce que vous alliez dire, à ceux que vous représentez ici que l’administration fait son possible pour faire disparaître la corruption, mais que resistance de ceux qui payent est indispensable.” Kingsford-Smith opéré Middleburg, Hollande, 29.— L’aviateur Kingsford-Smith a subi l’opération des amygdales dans le même hôpital où il a subi l’opération de l’appendicite, récemment.(De la Canadian Press) L’agitation se fait sentir aujourd’hui dans quatre des républiques de l’Amérique latine, le Pérou, le Brésil, l’Argentine et Cuba.La révolution est triomphante au Pérou où le président Le.guia a été déposé; le lieutenant-colonel Luis M.Sanchez Cerro, le chef du mouvement, vient de prêter serment comme président et le lieutenant-colonel Ortega est installé comme commandant militaire de Lima.Les nouvelles de Montevideo dirent que l’Etat brésilien de Rio Grande do Sul est troublé par une révolution que dirige Juan Francisco de Souza; les troupes fédérales ont reçu ordre de ne pas quitter leurs baraques.On apprend de la Havane que le gouvernement se propose de proclamer la loi martiale à Maximo Gomez, Mantazas, où les_ questions politiques ont occasionné des bagarres qui durent encore.On a aussi découvert un complot contre le gouvernement à Cruces, Santa Clara, et une vingtaine de politiciens ont été arrêtés.L’arrivée à Buenos-Ayres de trois contre-torpilleurs est venue donner plus d’assurance au gouvernement d’Argentine,menacé par une révolution.Le président Hipolito Irigoyen n’est cependant pas sorti de sa résidence et des édifices du gouvernement, protégés par un fort détachement de troupes.On ne s explique pas à Buenos-Ayres la raison de ces mesures extrêmes et on est ainsi porté à croire que la situation est grave.* ^ Accusé de vol René CharlandTde Ja rue St-Hu-bert, a comparu ce matin devant le juge Lacoursière sous l'accusation d’avoir volé une somme de $4,500.alors qu’il était à l’emploi de la maison A.Robert en qualité de gérant.L’accusé, qui a protesté de son innocence, subira son procès le 4 septembre.Déclaration de la S.-Vincent de Paul Nous recevons du conseil central de la Société Saint-Vincent de Paul la déclaration suivante: Monsieur le rédacteur, le Devoir, en ville.Cher monsieur, Nous lisons dans les journaux de ce matin que la Société de Saint-Vincent de Paul a adopté une résolution demandant d’exécuter immédiatement le plan du terminus du Canadien National.Nous nous demandons d’où peut provenir pareille nouvelle.Nous avons tenu, ces jours derniers, la réunion mensuelle de notre Conseil central et il n’a été nullement question de cette affaire.Nos règlements, au reste, nous défendent de nous mêler de questions de cette nature et nous nous gardons bien d’y déroger.Nous n’avons non plus aucune compétence pour nous prononcer sur ce point et pareille résolution n’avancerait pas beaucoup les affaires des parties intéressées et encore moins les nôtres.Le Conseil central seul peut parler au nom de la Société de Saint-Vincent de Paul.Vous remerciant bien cordialement de ce service nue vous voulez bien rendre à notre Société, je vous prie de me croire, Votre tout dévoué, le président, J.-A.JULIEN, 84, rue Notre-Dame ouest.Arrivée de M.Georges Claude à La Havane La Havane, 29.— M.Georges Claude, le grand savant français, dont le public suit avec intérêt les expériences en vue d’utiliser l’énergie thermique de la mer, vient d’arriver de Paris où il a expliqué son projet à l'Académie des sciences.Deux nouvelles unités sanitaires Québec, 29 flTNrC.).-M.le Dr A.Lessard, directeur du Service provincial d’hygiène, a annoncé ce matin que deux nouvelles unités sanitaires avaient été créées, l’une dans Châteauguay-Laprairie et l’autre dans Argenteuil.Le personnel de ces deux unités est actuellement à l'entraînement.LE VIADUC DU C N R.AU MARCHE A FOIN > B «Ta tiennent un autre caucus ILS CONTINUENT D’ETUDIER LE PLAN LANCASTER MAIS SANS PRENDRE AUCUNE DECISION — M.L’ECHEVIN GAB1AS, A LA SUITE D’INFORMATIONS FOURNIES PAH ME LAURENDEAU, ANNONCE QU’IL PROPOSERA LA SUPPRESSION DU RAIL DU CANADIEN NATIONAL, DE TURCOT JUSQU’A BONAVEN-TURE Ce dessin d’architecte donne une très bonne idée du genre de viaduc prévu par les plans du Canadien National, entre la Gare Centrale et le Font Victoria.Il montre l’apparence qu’aura le viaduc *au marché à foin.Ls trains passeront au-dessus de l’édifice que l’on volt au centre et les voies reposeront sur un ballast qui préviendra le bruit.A gauche et à droite, c’est-à-dire aux rues Williams et Saint-Paul, l’on aperçoit les deux ponts sur lesquels passeront les trains.L’espace sous les voies dans l’édifice du centre peuvent servir de garage et d’entrepôts et des édifices peuvent être construits de chaque côté de la soie qui communiqueront entre eux par en-dessous.Les trains qui passeront sur f J_— -__ — — ?^ Ê1 mm ^ A m, l ^ m m 1 * mm V% mm 1*4 #1 1 A ^11 A i EY11 è rv Z A ri r 1 {am n 4 ï rm A 1 \ Les échevins ont tenu un deuxième caucus ce matin pour étudier le projet Lancaster.Cette fois les journalistes ont été admis.Le maire, M.Camillien Houde, présidait.M.Lancaster et son collègue, M.Fraser, assistaient à cette réunion de même que MM.Laurendeau et Butler.avocats de la ville.Des Informations intéressantes ont été fournies par M.Laurendeau.Celui-ci a appris aux échevins qu’en vertu du bill qui a été passé à Ottawa, en 1929, le Canadien National ne peut changer le site de la gare-terminus qu’il doit construire et qu’il ne peut modifier non plus les plans pour la voie élevée qui va du pont Victoria à la gare du tunnel.La Commission des chemins de fer garde cependant juridiction quant aux détails pour la construction de ce viaduc aux passages des rues.Pour tout le reste du projet, le bill donne entière juridiction à la Commission des chemins de fer.C’est ainsi que la Commission est parfaitement libre d’autoriser la construction de voies souterraines, de voies en tranchées ou de voies élevées du site actuel de Bonaven-ture jusqu’à Turcot et jusqu'à la Pointe St-Charles.Pour changer le site de la nouvelle gare-terminus, pour construire cette gare à Bonaventure et non pas à l’entrée du tunnel de la rue Lagauchetière, il faudrait d’abord que le parlement fédéral adopte un nouveau bill rappelant celui de 1929.Ces informations ayant été données, l’éehevin Gabias a demandé à M.Laurendeau s’il serait possible au Canadien National, sur demande expresse de la ville par exemple, de faire complètement disparaître ses voies à travers les quartiers de l'ouest de Montréal en construisant sa gare de marchandises à Turcot et non pas à Bonaventure.M.Laurendeau dit que le Canadien National pourrait oarfaitement faire ce-Ja parce qu’il n’y a rien dans le bill qui l’oblige à construire une voie ferrée jusqu’à Bonaventure.Il faudrait cependant l’autorisation de la Commission des chemin de fer.Là-dessus, M.Gabias a annoncé qu’à une prochaine réunion du conseil il proposera que la ville fasse une demande dans ce sens au Canadien National.Il considère que ça serait encore le moyen le plus pratique de débarrasser les quartiers de l’ouest de l’inconvénient des traverses à niveau.A l’endroit où passe actuellement le rail on pourrait établir un large boulevard, ce qui décongestionnerait la circulation.Ce sont les choses les plus Intéressantes qui se sont dites au caucus.Les échevins ont employé le reste du temps à poser des questions à M.Lancaster.Presque chaque fois, M.Fraser se chargeait de répondre.DU TRAVAIL A PLUS D’OUVRIERS Le maire a tenu à faire dire d’une façon bien précise à M.Lancaster que son plan donnerait du travail à une fols plus d’ouvriers que Je plan du Canadien National.On sait que le plan Lancaster comporte trois alternatives.Celle que recommande tout particulièrement l’ingénieur new-yorkais signifierait la construction" de la nouvelle gare à Bonaventure.H en résulterait.d'après M.Lancaster, une économie de $4,000.000 dans le coût, sans compter que ]e Canadien National réaliserait plus tard un profit de $10.000.000 par suite de la veinte des droits de surface.Au commencement de la séance, M.Lancaster, en réponse à une question de l’échevin Demers, a dêc'aré qu’on lui a laissé toute latitude dans la préparation de son rapport.Evidemment il n’a donné son avis qu’à propos des choses spécifiées dans son contrat.L'érhevin Trépanier trouve étrange que dan* le préambule du contrat il soit dit que la ville avait déjà manifesté son opposition à la construction de voies élevées.Le conseil n’a jamais adopté une seule résolution qui autorise pareille affirmation.Quelques échevins rappellent alors que la ville, en mai 1929, a approuvé le bill tel que passé à Ottawa et autorisant le Canadien National à réaliser le plan que Ton voudrait maintenant remplacer par le plan Lancaster.M.Brav dit qu’il ne s’agissait alors que de voter le principe d’une dépense de $50,00,000 pour améliorer le terminus montréalais du Canadien National.C’est alors que Me Laurendeau est appelé à donner son opinion à propos des choses que contient le bill voté à Ottawa en 1929.Il Indique les modifications que le Canadien National peut faire subir à son plan et celles qu’il ne |>cut pas autorisé par le ce viaduc aeront électrifiés afin d’éviter Tennui de la fumée.faire sans y être parlement.DANS UN BREF DELAI MM.Lancaster et Fraser expliquent ensuite que si le plan Lancaster est adopté, le* travaux pour (Photo Canadien Natloial) | ront commencer dans un bref dé- Déraillement près de Pembroke LA LOCOMOTIVE.LE WAGON A BAGAGES, LE WAGON-BUFFET ET DEUX WAGONS-LITS DU TRAIN MONTREAL-VANCOUVER DU C.P.R.SAUTENT HORS DE LA VOIE, A EAST SWITCH, LA NUIT DERNIERE — LE MECANICIEN A UNE JAMBE BRISEE ET LE CHAUFFEUR EST CRUELLEMENT EBOUILLANTE AINSI QU’UN NOMME KING Les bureaux du Pacifique Canadien à Montréal ont public ce matin la déclaration suivante au sujet de l’accident survenu de bonne heure ce matin près de Pembroke.“A 12h.40 ce matin, le train numéro 7 du Canadien Pacifique, Mcntréal-Vancouver, conducteur X.Paquette, mécanicien G.Clark, chauffeur J.Shouldice, a déraillé à East Switch, près de Pembroke, Ontario.Le tram était à l'heure.La locomotive, le wagon des bagages, le wagon-buffet et deux wagons-dortoirs ont quitté la voie.“Les premiers rapports reçus indiquent qu’aucun des voyageurs n’a été blessé, si ce n’est de légères contusions, mais que le mécanicien a eu une jambe brisée et que le chauffeur a été cruellement ébouillanté.Tous deiîx sont à l’hôpital de Pembroke.On a appris plus tard qu’un nommé Basil King, d’Ottawa, voyageait à bord de la locomotive et qu’il avait été lui aussi gravement ébouillanté.“Un train composé de même façon a aussitôt été envoyé en toute hâte de Montréal pour transporter les voyageurs à destination.La voie principale était libre à 7h.30.La cause de l’accident n’a pas encore été définitivement déterminée, mais on croit que la voie d’aiguillage était ouverte.” M.Roosevelt en tournée Oswego, N.-Y., 29~(S.P.A.) — J.e gouverneur Roosevelt, en partant de cette ville aujourd’hui pour continuer sa tournée d’inspection à travers TEtat, s'est dirigé du côté des pouvoirs hydrauliques.Il ira à Wa-tertow'n, une petite ville qui a construit sa propre usine, et à Alexandria Bay où le Saint-Laurent commence à se rétrécir avant de former les rapides du Long-Sault, à 40 milles en aval.Le gouverneur parlera probablement à Watertown sur le développement municipal de l’énergie électrique.Il se rendra ensuite à Alexandria Bay ce soir pour aller rencontrer samedi la nouvelle commission hydraulique du Saint-Laurent.Les* membres de la commission accompagneront le gouverneur pendant deux jours pour faire une inspection des lieux à boçd du navire de l’inspecteur de TEtat.Cinq mille maisons incendiées New-York.29 (S.P.A.) — Une dépêche de Changhaï au New-York Times apprend qu’une conflagration a détruit 5.000 maisons, boutiques et entrepôts à Chungkins.en Chine.On soupçonne les communistes d’avoir mis le feu.A bord du “Paris” New-York, 29 — Le Paris, de la Compagnie générale transatlantique, arrivera à ce port déniai n matin.Parmi les passagers il v a M.Mieczslaw de Marehiewski.consul général de Pologne à Ncw-^ork.Il y a aussi une quinzaine de banquiers français qui viennent aux Etats-Unis pour se rendre compte des méthodes bancaires américaines.1, d’ici quatre ou six semaines.Houde observe que d ici là le Il nécessaire pourrait être passé r le parlement qui va se réunir session spéciale.L’échevin Seiider est d avis que n commence immédiatement les ivaux que les deux plans, relui M.Lancaster *t celui du Cana-pn National, reconnaissent corn-a nécessaires.De cette façon les ômeurs n’auront pas à souffrir, êchevin Schubert répond que ce-esl impossible.Si la ville recom-mde le plan Lancaster tous les ivaux selon Tautre plan doivent rêter immédiatement.D’après M.Fraser.Tétablisse-¦nt de voies souti rraines a - lieu voies élevées de Turrot à Bona-nture et ensuite jusou’à la gare-•minus de la nm Lagauchetière, r voie d’un tunne' occasionne-it une dépense de #14,000,000 de js ou’il n’est prév i pour Texécu-m du plan du Canadien National.Ce n’est cependant pas celui des iis projets Lancaster qui est le is recommandable.11 vaudrait ¦n mieux accepter le projet qui ne la gare terminus à Bnnaventu* Ce projet coûterait $4,000,000 National.A la fin du raucus, le maire a demandé aux journaux qui avaient dit 3ue la Commission métropolitaine ’urbanisme était opposée au projet Lancaster, de faire une rectification.Il a expliqué que la Commission avait nommé un comité technique composé de six membres pour étudier la question.Ce comité n’ayant pas encore fait de rapport, on ne peut donc pas dire que la Commission esf opposée au projet Lancaster puisqu'eTe ne s’est pas encore prononcée.M.Léon Lortie IL A OBTENU.AVEC MENTION HONORABLE ET FELICITATIONS DU JURY, LE DOCTORAT EN SCIENCES PHYSIQUES DE LA SORBONNE—IL FERA DES RECHERCHES A L’UNIVERSITE CORNELL AVANT DE REPRENDRE SES COURSA MONTREAL Après deux ans d’étude en Sorbonne, M.Léon Lortie, docteur ès sciences physiques de la Sorbonne, chargé de cours à la faculté des sciences de l’Université de Montréal, dont il est ancien élève, est de retour à Montréal, avec sa femme et ses deux enfants.M.Lortie et sa famille séjourneront peu de temps dans cette ville.A la mi-septembre, en effet, M.Lortie partira pour Tu-niversité Cornell, à Ithaca.New-York, où ir- fera des recherches, avec le professeur Dennis, sur les sels de germanium.Il restera à Cornell jusqu’en juillet prochain, puis il reviendra à Montréal reprendre le cours dont il est chargé.A la fin de ses études en Sorbonne, M.Lortie a obtenu avec mention honorable et félicitations du jury son doctorat ès sciences physiques.Ce jury se composait du professeur de M.Lortie, M.Georges Urbain, membre de l’Institut, dr M.Jean Perrin, aussi de l’Institut, gagnant d’un prix Nobel pour la physique, et de M.Paul Job.Les thèses de M.Lortie portaient sur des recherches sur le cérium, corps dont il a isolé une douzaine de ccmposés nouveaux, et sur le potentiel d’oxydatioivrédiiction.Le creusage du Richelieu LE MINISTRE DE LA MARINE ANNONCE QU’ON ELARGIRA ET CREUSERA LE CANAL DE CHAMBLY —'BATEAUX A CONSTRUIRE _________ Ottawa, 29 (S.P.C.).— Le ministre de la marine, M.Alfred Du-ranleau, est d’avis que les taux d’as^ surance actuellement en vigueur pour la navigation du Saint-Laurent sont un obstacle à l’exploitation de ce cours d’eau.Au cours du voyage qu’il a fait récemment à bord du Lady Grey, en compagnie d’experts de son departement, M.Dura.nleau a acquis la conviction que le gouvernement doit faire tout ce qui est possible pour améliorer cette voie navigable, qui a un actif d'une grande valeur pour le Canada tout entier et plus particulièrement pour la province de Québec.M.I)u-ranleau a laissé entendre qu’il s’emploiera à l’élargissement du chenal du Saint-Laurent de même qu’au creusage de la rivière Richelieu.Le chenal du Saint-Laurent entre Montréal et les Trois-Rivières a une largeur minimum de 450 pieds et une profondeur minimum de 35.Le ministre entend faire creuser et élargir le chenal.L’élargissement des courbes sera particulièrement considérable.Ainsi la largeur de certaines courbes sera portée de 650 pieds à 800 et même à 1,000 pieds.Au sujet du Richelieu, le ministre fait observer que le canal Chambly est très vieux et qu’il faut le creuser et l'élargir pour répondre, aux besoins de la navigation.Vu la crise du chômage, le ministre désire donner maintenant le plus de travail passible.11 a commandé la mise en construction immédiate à Sorel d’un certain nombre de bateaux pour desservir les dragues.Des allocations avaient déjà été votées pour la construction de ces bateaux.Le ministre fait terminer la construction de deux puissantes dragues, à Sorel.M.L,ifcrtc revient (Tune tournée dans Charlevoix Québec, 29.TdyÜC.) — M.Hector Laferté, ministre de la colonisation et des pêcheries, sera de retour ce soir d’une tournée dans Charlevoix, où il a visité les fermes de renards.Nous apprenons également que M.L.-A.Richard, sous-ministre, qui a pris un repos de quelques mois, sera de retour à son bureau la semaine prochaine.Une révolution au Brésil Montevideo, Uruguay, 29 (S.P.A.) — On a reçu des nouvelles de Rivera, sur la frontière du Brésil, disant qu'on craint un mouvement révolutionnaire dans TEtat brésilien de Rio Grande do Sul où toutes les troupes fédérales ont reçu Tordre de ne pas sortir des casernes afin d’être prêtes au premier signal.On a dit que les révolutionnaires de ce grand Etat du Brésil sont sous la direction de Juan Francisco de Souza.Prévisions atmosphériques Toronto, 29, (S.P.A.) — Grands Lacs et Raie Géorgienne: Vents modérés du nord-ouest.Un peu plus frais ce soir.Demain: beau et chaud.Outaouals et haut Saint-Laurent, —Nuageux avec averses.Demain: beau et plus frais.Bas Saint-Laurent: Vents modérés.Averses aujourd’hui et demain.Ensuite, beau et plus frais.Golfe e» rive nord : Vents modérés et frais.Nuageux aujourd'hui et demain.Averses.La chaleur en Europe LES HABITANTS DES ILES BRITANNIQUES SOUFFRENT D’UNE CHALEUR TORRIDE DEPUIS TROIS JOURS.Londres, 29 (S.P.A.) — La vague de chaleur qui éprouve les habitants des îles britanniques est entrée dans sa troisième journée ce matin.Trois victimes sont venues s’ajouter à la liste qui comptait déjà 29 noms.A midi, le thermo^ mètre était monté à 88 degrés Fahrenheit, soit 5 degrés de plus qu’hier midi; il semble bien qu’il , doive monter à 90.* Hier soir, des centaines de personnes du quartier populeux de Hackney ont transporté leur literie près des marais pour dormir à la fraîche; toute la section des marais .avait l’aspect d’un campeme-nt.On 1 a continué à se baigner bien après minuit dans tout le pays, partout où c’était possible.Et dès six heures ce matin, les gens faisaient la queue pour entrer à la piscine de Hyde Park.Dans plusieurs régions agricoles, , on suspend tout travail jusqu’au i coucher du soleil.Au camp d’entrainement d’Aldershot, les manoeuvres militaires ont été interrompues pour le moment.La ville d’Ar-broath, en Ecosse, a éprouvé un peu de soulagement à la suite d’un violent orage qui a inondé toute la partie basse de la ville.Pour prévenir la révolution en Argentine Buenos-Ayres, 29.(S.P.A.) — Le gouvernement maintient les fortes mesures qu’il a prises pour empêcher une révolution et un attentat à la vie du président Hippolyte Yrigoyen.i Le toit du palais présidentiel est hérissé de baïonnettes et des patrouilles circulent autour du domaine.D'après “La Critica”, c’est le ministre de la Justice Juan de la Gampa qui a mis le président en garde contre la possibilité d’un mouvement révolutionnaire dans une partie de l’armée.Des billets d'assignation L’inspecteur A.Bélanger, directeur du service de la circulation à Montréal, et son assistant le capitaine T.-O.Leggett sont en train de mettre au point un système de billets d'assignation pour assurer l’observance des règlements de la circulation.Ils comptent que le nouveau système sera mis en vigueur le mardi 2 septembre.Le nouveau système comporte deux catégories de billets d’assignation: les billets pour infractions mineures et les billets pour infractions graves.L’automobiliste qui trouvera un billet d’assignation mineure fixé à son auto devra, dans un délai de 48 heures, aller payeé une amende de deux dollars à un bureau spécial, chez le recorder.L« billet d'assignation majeure obliga l’automobiliste qui le reçoit à se présenter devant le recorder à la date que fixe Taffent La question des zones franches La Haye, 29.— La Cour permanente internationale de justice examinera en octobre le différend franco-suisse concernant les zones franches de la Haute-Savoie et du pays de Gex.(Havas.) Un réservoir sur les plaines d’Abraham Québec, 29 (D.N.C.) — La Corn-mission des champs de bataille nationaux a passé une résolution autorisant la cité de Québec à construire un réservoir de 30.000.000 de gallons d’eau, au coût de plus de $1,000,000, sur les plaines d'A-braham.Elle exige cependant que le réservoir soit recouvert en béton armé, de façon à protéger efficacement les piétons qui passeront dessus en se promenant dans le parc.Une couche de terre arable pour permettre l’installation de la pelouse devra aussi être posée.La ville veut construire sur Tem-placement de l’armurerie Ross, mais elle n'a pas encore reçu d’Ottawa l’autorisation de démolir ces vastes usines.La route de l’Abitibi Québec, 29 (D.N.C.) —Dans une entrevue qu’il a accordée ce matin.M.J.-L.Boulanger, sous-ministre de la voirie, a déclaré que le jtou-vernement de Québec est prêt à coopérer avec relui de l’Ontario pour la construction d’une route, sur la frontière, dans le Témisca-mingue et TAbitihi.Le gouvernement ontarien fera, sur son territoire.la partie qui s’étend de Mat-tawa à Témiscamingue et le gouvernement de Québec fera Tautre partie, dans notre province, de Témiscamingue à Ville-Marie.Les travaux sont déjà commencés.C’est une entreprise considérable qui est appelée à donner un bel essor à toute cette région.Dans un avenir rapproché, il sera facile de se rendre en Abitibi en longeant la frontière des deux provinces.Un roman de Delly Vient d'arriver le dernier roman de Delly: Cilles de Ccsbrce, 75 sous franco.Service de Librairie du "De- * voir".1 ê 4 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 29 AOUT 1930 VOLUME XXI — No 200 st dimanche prochain, le 31 août, que se rencontreront pour la 1ère fois cette saison ces deux puissants adversaires.Bien osé serait celui qui pourrait désigner un vainqueur.car les deux clubs auront un alignement puissant.Farnham, avec son lanceur étoile Slaton, est confitnt de vaincre, mai* Saint-Cé-saires avec sa batterie Schoppe-Pnt-vin, espère bien donner une autre victoire aux supporteurs du club.Su’on vienne donc en foule applau-ir ses favoris.qu’une assistance assez considérable a été témoin des épreuves à l’affiche.L’établisrement Macfarlane a gagné une autre Pépinière provinciale.Cette vieille classique réservée à la jeune division canadienne à été disputée hier après-midi à Blue Bonnets et cette fois ce fut Uvira qui triompha pour le compte de Péleveur local.Seulement cira chevaux ont répondu à l’appel du juge au départ et Cudgelette, Step Off, Lorraine M., ainsi que Lady Hio O’ ont fini dans l’ordre mentionné.La direction du Montreal Jockey Club a annoncé que cet après-midi serait matinée des dames.Ce sera la dernière de la réunion.Résultat des épreuves: PREMIERE COURSE.5 1-2 fur-longs.Bourse 8700.Old Sol, 113, Rose.Our Johnny, 118, Phillips.Hugh Lou, 105, Critchfield.Letherby, 106, Mulroonev.Earthern Jar, 98, Daintv.Sweet Senorita, 100, Madeley.Talis, 105, Seabo.Sweet Air, 110, Mann.Gabrielle, 115, Curran.Gardennis.08, Smith.Number Three, 113, Foden.Very High, 113, Quillen.Temps: 1.07 4-5.Piste rapide.Pari de $2,00 sur Oil Sol a rapporté $7.75, $6.50, $3.35; Our Johnny, $3.50, $2.65; Hugh Lou, $3.55.DEUXIEME COURSE.7 furlongs.Bourse $700.Gilded Casino.100, Hoffie.Wee Toddler II, 106, Forsyth, Master Bobbie, 112, Scott.Irish Sphere, 108, Henderson, Sea Kale, 111, Black.Rose Spot, 105, Frank.Miss Gaiety If, 98, Ewing.Capitol, 109, Hansen.Brevet, 108 1-2, Morgan.Gaden, 97, Thompson.Temps: 1.26.Pari de $2.00 sur Gilded Casino : $S,10.$6.00.$3.25; Wee Toddler II, $9.30, $3.65; Master Bobbie, $2.90.TROISIEME COURSE.5 furlongs.Bourse $1,200 ajoutés.I vira, 107, McGinnis.Cudgelette, 108 1-2, Gibson.Step Off, 114, Curran.Lorraine M, 108 1-2, Taylor.Lady Hip D, 107, Riley.Temps 1.00 3-5.Pari de $2.00 sur Uvira (entrée j de Mme Monast et H.T.Macfarla- ne) : $10.60, $5.45; — Cudgelette, $11.00; pas de billet de 3e.QUATRIEME COURSE.6 fur-longs.Bourse $755.Nell W, 107, Rose.Sun Craig, 112, McGinnis.Sport Hallahan, 107, Mann.Tasman, 104 1-2, Seabo.Saratoga Maje, 110, Curran.Whipcord, 107.Sherry.Temps; M2 1-5.Pari de $2.00 sur Nell W: $3.75.$2.05.$2.10; Sun Craig; 2.05; Sport Hallahan : $2.30.CINQUIEME COURSE.1* mille.Bourse $800.Little Nap, 109, Mann, Rejuvenation, 109, McGinnis.Syriac, 109, Critchfield Hernan Cortes, 109, Phillips.Amsterdam, 110, Riley.Temps: 1.38.Pari de $2.00 sur Little Nap; $4-30, $2.75, $2.45; Rejuvenation: $3.-10, $2.65; Syriac: $2.75.SIXIEME COURSE.1 1-8 mille-Bourse $750.Tall Grass, 112.Quillen.Prairie Girl.107, Critchfield.Tempter, 112, Dainty.Fire Opal, 110, Seabo.Inca, 109, Mulrooney.Sun Dix, 105, Madeley.Fenlight, 107, Phillips.Rockuey, 112, McGinnis.Temps: 1.54.Pari de $2.00 sur Tall Grass; $5.-85.$3.85, $3.30; Prairie Girl: $8., $7.30; Tempter: $8.65.i SEPTIEME COURSE.1 1-4 mille.Magic Carpet, 95, Madeley.Upset Lad.107, Riley.Lucie Ann, 107, Critchfield.Lad v Allumeur, 102, Ridgeway.Pat Calhoun, 109.McGinnis.Cut Bush, 109.Feeney.Floss, 104, Laurin.Pari de $2.00 sur Magic Carpet: $8.20.$3.55, $3.25; Upset: $3.00 et $2.05; Lucie Ann: $7.50.Temps: 2.07.Commencement du détail à Saint- Paul de !a Croix Dimanche, commenceront les parties de détail de l’Association des Gérants de baseball de Montréal.Le Cercle ayant fini en quatrième position, recevra le Columbia.Le Cercle Paroiacial Saint-Paul de la Croix est composé de jeunes et de quelques vieux joueurs qui sont en train de se créer une réputation des plus enviables chez les amateurs seniors.L’équipe est composée comme suit: A.Gilbert, receveur; H.Lavigne, H.Ward, Martin Barry, Ls Martin, lanceurs; G.Faubert, 1er but; ‘Sid’ Holstead, 2ènie but; F.Greene, arrêt-court; Ls Martin, Sème but; P.-F.Leblanc, champ gauche; Martin Barry, champ centre; P.Beau-champ, champ droit; H.Martin, C.-H.DeRouville et R.Ménard.Les équipiers du Cercle pratiquent ferme pour cette partie car ils ont bien l’intention de rester dans le détail.Une victoire voudrait dire que le Cercle avancerait en semi-finale, ce qui deviendrait Intéressant pour ses partisans.Tous les partisans dti Cercle et leurs amis son» cordialement invités à venir encourager leurs porte-couleurs â U victoire.mieux préparée que le promoteur Lucien Riopel ait offerte cette année.11 a voulu faire plaisir à ceux qui s'intéressent à la lutte en mettant en finale l’ancien champion du monde Wladeck Zbysko avec le iNe-w-York LES PARTIES DAN2 LES GRANDES LIGUES Les joutes disputées hier après-midi dans les séries des ligues de baseball Nationale et Américaine ont donné les résultats suivants: LIGUE NATIONALE Boston .101 023 600—13 18 1 Philadelphie 002 130 400—10 14 3 Batteries: Smith, Zachary, Frank-house et Spohrer; Collard, Phillips, Elliott, Wiloughby, Smythe et Rensa.Cincinnati .300 052 002—12 14 2 Pittsburgh .01 604 Olx—16 16 0 Batteries: Lucas, Ash et Gooch; Kremer, Spencer et Hemsley.Deuxième partie:— Cincinnati .001 000 100— 2113 Pittsburgh , 502 300 Olx—11 15 1 Batteries: Frey, Johnson et Suke-forth; Swetonic et Hemsley.Brooklyn.000 017 000— 8 10 2 .000 311 002 —7 9 0 fameux Stanley Stasiak vainqueur | Batteries: Vance et Lopez; Hub-de Deglane et de Siki.Ce sera une;bpjj Mitcj,eil( Donohue, Pruett et Hogan rencontre mémorable car Stasiak sera en face du meilleur lutteur au monde, Wladeck Zbysko.L’ancien champion est toujours populaire à Montréal où il n’a jamais manqué de donner le maximum de sa force.C’est lui qui remportait il y a quelques années le championnat au grand tournoi organisé à l’Arena.Il avait alors bat- t tu tous les meilleurs hommes de sa ipj] classe et contribué à donner à la |I)é-,ro,t .000 001 000— 1 4 3 lutte un interet nouveau.St.-Louis .-00 300 32x— 9 11 1 Il n a pas cesse depuis de pren- Batteries: Sorrell, Cantrell et Hayworth; Bleaholder, Kimsey et LIGUE AMERICAINE Philadelphie 000 000 100— 1 6 1 Boston.000 000 20x— 2 7 1 Batteries: Earnshasv et Cochrane; Lisenbee et Berry.Chicago .200 011 010— 5 12 1 Cleveland .511 210 OOx—10 18 2 Batteries: Henry, Walsh, Thomas et Tate, Crouse; Ferrell et L.Sew- ple de trois - buts, plusieurs deux-buts sans compter les coups simples tel a été le bilan de la matinée offerte aux partisans du Varennes, dimanche.Les étoiles de la partie sont Martineau, E.Roch, R.Roch, j Gladu, Charland, A.Beauchemin et1 Luc Brunelle.Le Côte-des-Neiges est composé de sportsmen et le Va-rennes lui en sait gré et n’a que des félicitations à l’adresse de ses joueurs pour la belle tenue au cours de la partie.Dimanche prochain, le Varennes devait jouer avec St-Césaire, mais comme ce dernier ne peut remplir son contrat, notre é-quipe jouera une troisième partie avec le Ste-Brigide pour décider de la supériorité de l’un sur l'autre, étant donné que les deux clubs ont chacun une victoire à leur crédit.C’est dire que la partie promet d’è-tre fort intéressante.Albert Martineau se surpassera certainement et pourvu que ses coéquipiers lui donnent quelque support il laissera son club victorieux avant de la quitter pour reprendre ses cours au collège St-Laurent.Le handicap de la Confédération dre part à toutes les séances de lutte données dans les plus grandes villes d’Amérique.Ses services sont en grande demande et le promoteur a dû lui consentir un salaire élevé pour l’induire à faire face à Stasiak qui possède une reputation enviable.On verra donc un combat enlevant entre ces deux hommes.D’aucuns souhaitent que Stasiak soit battu par Zbysko parce qu’il n’est pas très populaire auprès du public.Si l’ancien champion du monde l’emporte, ce ne sera qu’après une rude bataille car Stasiak ne reculera devant aucun moyen pour battre son compatriote.Trois autres rencontres excellentes complètent ce programme.Joe Pinta et Einar Johannsen feront les frais d’une semi-finale de 45 minutes.Abie Kaplan et Bill Bath seront aux prises dans une préliminaire de 30 minutes.Comme lever de rideau, si l’on peut dire, Carl Vogel se mesurera avec Jack Russell.Les billets pour cette seance de lundi sont en grande demande.Que ceux qui ont l’intention d’assister n’attendent pas à la dernière minute s’ils ne veulent pas être déçus.____ > m Le classement des équipes LIGUE INTERNATIONALE Ferrell New-York .000 010 020— 3 9 2 Washington 100 005 OOx—-i 6 9 2 Ratteries: Pipgras, Holloway, Mc-Evoy et Dickey; Crowder et Spencer.Association américaine La question du mur des lamentations Jérusalem, 29 (S.P.A.) — On apprend aujourd’hui de source digne de foi que le gouvernement a soumis une proposition dans le but d’en arriver à une solution volontaire de la question du Mur des La-metnations.La proposition reconnaîtrait le droit d’accès des Juifs au Mur, mais non pas le droit d’y tenir des cérémonies ou d’y prier.Les Juifs n’auraient pas non plus le droit d’y fixer des clous ou d’y apposer des prières.Les Arabes auraient le droit d’ériger certains édifices et d’opérer quelques changements après entente «-vec le gouvernement.Vient de paraître Le curé Labelle par l'abbé Elle J.Auclair.Beau volume de 270 pages, format 7 1-4 x 10 3-4, avec portrait du curé Labelle, illustrations.Edition brochée, fl.00; édition reliée, $1.50.Service de librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est .Montréal.G.P.P.C.Rochester .87 55 .613 Baltimore .84 57 .596 Montréal .81 61 .670 Toronto .\ .79 64 .552 Buffalo .63 76 .453 Newark .64 79 .448 Jersey City .54 85 .388 Reading .52 87 .374 LIGUE AMERICAINE G.P.P.C.Philadelphie .86 44 .662 Washington .78 49 .614 New-York .4 .73 53 .579 Cleveland .67 62 .519 Détroit .61 68 .473 St.Louis .• .51 / / .398 Chicago .• .5(1 76 .397 Boston • .44 81 .352 LIGUE NATIONALE G.P.P.C.Chicago .„ .• .75 50 .600 Brooklyn ., .• .71 56 .559 New-York .• .68 54 .557 St.Louis ., .56 .556 Pittsburgh .66 60 .524 Boston .a .56 68 .452 Cincinnati .• .52 71 .423 Philadelphie .41 84 .328 Les parties d’hier: Première partie:— Louisville.612 1 Minneapolis.3 11 1 Batteries: Wilkinson, Weinert, Tincup et Thompson; Brillheart, Morgan et Griffin.Deuxième partie:—• Louisville.1011 1 Minneapolis.9 14 2 Batteries: Wilkinson, Polli, Hen-ner et Thompson; Moss et Gonzales.Columbus.6 9 0 Milwaukee.7 8 3 Batteries: Jones et Dixon; Stiely.Première partie:— Indianapolis.12 14 4 St.-Paul.813 4 Batteries: Cvengros et Ankley, Monding; Moose, Murphy, Hankins et Grabowski.Deuxième partie:—.Indianapolis.2 7 1 St.-Paul.H 12 0 Batteries: Hildebrand, M.Paraks, House et Angley; Betts et Fenner.Toledo.2 6 0 Kansas City.1 7 1 Batteries: Hayes et Devormer ; Holley et Collins.Le handicap du Montreal Jockey Club a publié hier les pesanteurs du handicap de la Confédération qui sera disputé le jour de la Fête du travail.Marine est handicapé à 130 Ibs et Gaffsman à 116 Ibs mais il ne sont pas ici.Nostow et Solace sont sur les lieux et devront porter la même chose tandis que Sweet Sentiment y est avec 115 Ibs.En tout et partout 29 chevaux sont éligibles et en voici la liste: LES PESANTEURS Ibs Marine .130 Gaffsman .116 Nostow .116 Solace .116 Sweet Sentiment .115 William T.115 Gold Brook.112 Inception .112 Hat Broom.109 Kopeck .108 Angry .105 Flèche d'Argent .105 Sun Falcon .105 Wulltt .105 Dark About.100 Meridian Queen .100 M.Gaiety.100 Rejuvenation.100 Stern Chaser.100 Wrackell .100 Gay Parisian.99 Aymond .98 First Mission.97 Euphrates 95 Groom .95 Outpost .95 Imbros 93 Letalone.82 Syriac.« 92 Accidents d’autos Varennes victorieux Le Varennes a racheté sa défaite aux mains du Stedlrigide par une superbe victoire sur le Cote-des-Neiges.La victoire est d’autant plus belle que c’était Paquet du Ste-Brigide qui lançait pour les visiteurs, lui qui avait été le gros facteur de la défaite du dimanche pré-^cèdent.Les jours se suivent mais 73 53 .579 i ne se ressemblent pas toujours.En Un coup de circuit, une cou- PISTE DE COURSE BLUE BONNETS MONTREAL JOCKEY CLUB 25 au 1er AOUT SEPT.Première course 2.45 p.m.CHAQUE JOUR Dernière course 5.30 p.m.CHAQUE JOUR ENTREE $2.00 j compris U taxe TRAIN direct Jusqu’au champ de course.Départ de la rare Windsor i 1.50 p.m.(heure avancée).TRAMWAYS Les tramways se rendent directement au champ de course, partant du coin des avenues Mont-Royal et du Parc après 1.30 p.m.INSIGNES POUR GRANDE ESTRADE En tente aux hôtel* Windsor, Mont-Royal, Rltz-Carlton.Queen et Tord ainsi qu'aux macaslns de citâtes S.Hyman.PAS DE FRAIS SUPPLEMENTAIRES.ENFANTS PAS ADMIS fOURNEE DES DAMES DEMAIN Une femme du nom d’Antoinette Morissette, 32 ans, d’adresse inconnue, a été transportée à l’hôpital Notre-Dame hier après-midi, vers 5 heures, après avoir été renversée par un automobile à l’angle des rues Delorimier et Rouen.Deux jeunes enfants ont aussi été blessés hier, dans des accidents d’automobile: Réal Bissonnette, 3 ans, 1806, Roberval, frappé en traversant la rue Church, près de la rue Riel.Léo Laplante, 5 ans, 735, rue Fnlford, renversé par un automobile, hier soir, en face de la demeure de ses parents; l'enfant a été transporté à l’hôpital Western où l’on n’est pas encore sûr de le sauver.îôs-pûs dgj& mort fiston Introduire .']?robôblement p Îéné ta femme bour awoir lûtaSê le anb la mot&ort un barbet errant, îln de ^uces-^— ( et que tu ôyôr\t de ta chambre, erçoia lout & coub le même barbel qui, \t U benstfe, est «IIÆ te les chercher dans lu chhrrtfes dobinlon.du.oujet du chien.rrT.rini-iaa'iLTaaiiMiiaaimttiii PETIT AGENDA DU MONDE PROFESSIONNEL “On a souvent besoin d’un plus “ferré” que soi” — dirait LaFontaine /rt rr.LKi.ii’T.rnrnnrr-mt; ur-rrErCTm-ri-T^-rrrTTTr Notaires HArbour 7137 Bélanger & Bélanger Prêts hypothécaires 10 rne St-Jaeques est • Montréal nrcuzEEB^ Professeur x«.upiowb 4»u Cours préparatolrs du ptolnssimr René Savoie, LC.LE.Bachelier és-arta et edtaoea appliquées Droit.Médecine.Pharmacie, •Art Dentaire Court classique, commercial lèvent privées.1*48 SHERBROOKE OUEST Les Mâts et les Etoiles ! VOUS êtes-vous jamais assis, à l’avant, dans la brise fraîche, quand la nuit descend sur le fleuve ?Avez-vous regardé les mâts se balancer lentement sous les étoiles?Pour le corps et l’esprit las, ce sera un délassement complet, et vous vous coucherez et dormirez comme un enfant.Le lendemain, vous serez dispos pour vos affaires ou pour visiter l’ancienne ville de Québec.Une soirée sur un des bateaux-palais de cette Ligne, hâtant sa course rapide sur les eaux historiques du Saint •I.aurent, tout le long de la route marine la mieux éclairée au monde, quel magnifique prélude à la journée de l’homme d’affaires! In hataanx partent du Quai Victoria, Montréal, à 6.35 p.m.(heure normale) et arrivent à Québec à 6 heures a.m., le lendemain.Vous pouvez rester dans votre cabine jusqu’à S heures a.m.VOYAGE A QUÉBEC ET RETOUR DINER ET CABINE COMPRIS Ijg.oo * Excellent Orchestre—On Danse Tous les Soirs CANADA STEAMSHIP LINES 715 SQUARE VICTORIA MONTRÉAL w Lancaster 0231 Hôtel Mt-Royxl uptown 7MI Hôtel Windsor uptown «7*0 Hôtel Queen’* Marquette ÔS30 Hôtel rerd uptown *994 wietF /br—gy-V- I l dites simplement- "tSiète mais îor&oue btuô tard, lu t m stalles dans ton tûuteuü fAvon pour lire, tes joumoux, songeant que tu aimcroia bien que quelqu'un t’apporte Us pantoufle»-.?)>»•>.alor» essaye ur,.BtèCK MORSE.?.l?(en comme, ça pour ’mouiller'iune réeonclllMloq^ Ta pas essaye la beer MONTREAL, vendredi LE DEVOIR 29 AOUT 1930 T uberculose et cancer LES MEDE£INS~REUNIS EN CONGRES A WINNIPEG ONT DISCUTE CES SUJETS AUX SEANCES D'HIER.Winnipeg, Manitoba, 29 (S.P.C.).— Hier, la troisième journée du congrès de l’Association médicale britannique, les quatorze sections de l’Association ont tenu séance.Les principaux travaux présentés portaient sur la tuberculose et le cancer.Plus de 1,000 médecins assistaient hier soir au dîner annuel de l’Association.C’est lord Moynihan, de Leeds, éminent chirurgien de Grande-Bretagne, qui a proposé la santé de l’Empire: pour durer l’Empire ne doit pas s’appuyer sur le commerce, sur la loi, sur la religion, même sur la science, mais sur l’honeunr, sur la vérité et sur la charité, sur la confiance et l’accomplissement du devoir.Il est possible d’écarter le danger d’infection par la tuberculose dans les années à venir si on a recours aux moyens suggérés par la science pendant l’enfance: voilà ce que déclarait hier le Dr W.J.Dobbie, de W’eston, Ontario.La tuberculose peut être d’origine bovine ou d’origine humaine.Dans le premier cas, on le fait pratiquement disparaître en exerçant un contrôle sur l’approvisionnement de lait, surtout en ayant recours à la pasteurisation.Pour ce qui est de la tuberculose d’origine humaine, l’infection a lieu en grande partie pendant l’enfance.Aucun enfant d’au-dessous de IG ans ne devrait vivre dans une maison où il est en contact avec une personne souffrant de tuberculose active ou pulmonaire.Le problème de la prévention de la tuberculose devient plus ardu lorsque l’enfant laisse la maison : il faudrait un système efficace d’examen médical dans les écoles.Le Dr C.H.Parsons, de Toronto, a fortement appuyé sur la pasteurisation du lait.Il se demande, en supposant qu’il soit possible d’obtenir des troupeaux parfaits par le travail de générations, s’il ne serait pas encore préférable de continuer a pasteuriser le lait.De l’avis des six éminents chirurgiens qui ont traité la question hier, le radium n’est pas encore assez connu pour qu’on puisse le substituer à la chirurgie dans les traitement du cancer; il faut traiter chaque cas d’après le diagnostic.Le radium rend des services inappréciables dans les cas où l’opération chirurgicale serait fatale: il permet l’opération plus tard.11 est 1res important que le diagnostic ait lieu dès le commencement de la maladie: il est alors possible de détruire l’infection par le radium.Tous les médecins qui ont pris part à la discussion, sir Charles Gordon-Watson, de Londres, le Dr Sanford 1 Cade, de Londres, le Dr Douglas | Quick de'la “Cancer Memorial Hos-t pilai” de New-York, le professeur A.H.Burgess, le Dr Frank Kidd, de Londres et le Dr Hugh Cairns, de Londres, sont convaincus que l’on pourra obtenir des résultats de plus ?n plus encourageants par l’usage du radium à mesure que les recherches se poursuivront, que les expériences se multiplieront.M.BORDEN REFUSERAIT SI ON LUI OFFRAIT LE POSTE DE HAUT-COMMISSAIRE CANADIEN A LONDRES Londres, 2‘J.(S.P.C.) — A ceux qui lui demandaient s’il accepterait le poste de haut-commissaire canadien a Londres, sir Robert Borden, ancien premier ministre du Canada et chef de notre délégation à Genève, a répondu très nettement: “Le poste de haut-commissaire du Canada à Londres ne m’a pas été offert, je ne m’attends pas à ce qu’il me soit offert et je ne le désire pas le moins du monde.Si ou me demandait d’entreprendre une tâche comme celle du haul commissariat — tout en appréciant l’honneur qu’on me ferait en m’adressant une telle demande, — je refuserais sans hésitation.” Sir Robert Borden a fait remarquer qu’on lui a posé plusieurs questions sur la politique depuis sou arrivée en Angleterre.Comme il est retiré de la vie publique, il ne croit pas devoir discuter ces questions-là.Les conditions économiques ont retardé le progrès du Canada comme celui de la plupart des autres pays pendant les douze derniers mois."Mais les ressources de notre Dominion sont si vastes, conclut sir Robert Borden, qu’avec l’énergie et l’esprit d’initiative de nos gens et une politique sage et progressive il n’y a pas de raison de douter de la grandeur de la prospérité future du Canada.” Les étrangers au Mexique Mexico, 29.— La ville de Mexico commence à faire la chasse aux étrangers indésirables.Un nombre considérable de ces derniers, dont plusieurs Américains, ont déjà été déportés.Seuls pourront rester ceux qui seront à même de justifier leur résidence.Admis à l’étude de la médecine vétérinaire Les ouvriers La Commission à l’Oratoire des chemins de fer en déciderait UN APPEL PRESSANT POUR LA ! CELEBRATION RELIGIEUSE I DE LA FETE DU TRAVAIL LES AUTORITES MUNICIPALES SERAIENT DISPOSEES A LUI SOUMETTRE LE PLAN DU CANADIEN NATIONAL ET LE PLAN LANCASTER — TOUS S’EN REMETTRAIENT A SA DECISION — CETTE SOLUTION CONVIENDRAIT SUREMENT AU GOUVERNEMENT FEDERAL Il semble qu’on ait enfin trouvé C’est dimanche prochain, le 31 août, veille de la fête civile du travail, qu’aura lieu la grande manifestation annuelle des ouvriers catholiques de Montréal à l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal.La cérémonie doit commencer à 3h.p.in., mais on fera bien de se rendre pour 2h.30 et avant, afin d’éviter la congestion nécessaire du trafic., Le comité d’organisation de la s9^tlon déganté au problème fête religieuse du travail a invité [5^?v,?ire Q111 Préoccupe actuellc-de façon * particulière S.G.Mgr *e monde municipal mont- Gauthier pour présider cette im- reniais.Au _lieu_ d entreprendre, en posante cérémonie.Une invitation a été envoyée aussi à M.le maire Houde, premier magistrat de la cité.Le Comité a envoyé aussi un grand nombre d’invitations aux représentants des différentes associations catholiques nationales, à un bon nombre de personnages distingués de la Cité.Tel que déjà annoncé, c’est M.l’abbé Donat Martineau, directeur du collège de l’Assomption, qui donnera le sermon sur le problème social en regard des principes de la sociologie catholique.La grande cérémonie se dçroule-ra en plein air, au pied de_ l’Oratoire, si, comme on l’espère, la température le permet.En cas de pluie, la cérémonie se déroulera à l’intérieur de la crypte.La cérémonie se terminera par la bénédiction du Très Saint-Sacrement.11 y aura à 2h.45 défilé des représentants des syndicats catholiques qui devront se réunir à 2h.30 p.m., en face du collège Notre-Dame, face à l’Oratoire.L’Harmonie syndicale, le corps de musique officiel des syndicats, marchera en tète du défilé.Suivront avec leurs bannières les différents i faveur du plan Lancaster, une campagne d’éducation populaire qui serait suivie par une sorte de plébiscite, les échevins du groupe Houde seraient maintenant disposés à soumettre toute la question à la Commission des chemins de fer.On demanderait à celle-ci de prendre connaissance du plan Lancaster et du plan du Canadien National, de les faire examiner et étudier par ses ingénieurs et de décider ensuite lequel des deux il convient d’adopter.La plus grande latitude serait laissée à la Commission des chemins de fer.Il lui serait loisible, si elle le juge à propos, de recommander l’adoption ü’une partie du pian du Canadien National et d’une partie du plan Lancaster.Il va sans une que 1a décision de la Commission des chemins de fer devrait alors être sans appel.Cette solution est bien accueillie dans les divers groupes qui existent à l’hôtel de ville.Certains considèrent que la question ne peut être réglée de façon satisfaisante tant qu elle restera dans le domaine de la politique.D’autres représentent que c’est ta meilleure syndicats et le Conseil central.A façon pour les échevins comme la suite, les invités spéciaux avec pour les députés fédéraux qui scies officiers généraux du mouve-1 raient en définitive appelés à se ment ouvrier catholique.Tous les prononcer pour l’un ou l’autre plan syndiqués catholiques doivent se de se libérer d’une lourde respon-faire un devoir de participer à la sabilité.11 y a encore ceux qui procession qui se rendra à l’Ora- sont d’avis que l'un et l’autre plans toire.ont du bon et que la Commission Nous sommes heureux de repro- des chemins de fer pourra en te-duire l’appel du Comité d’organi-1 nir compte.sation de la Fête religieuse du tra- Le gouvernement fédéral serait vail aux ouvriers catholiques de la probablement fort embarrassé s’il métropole: était appelé à se prononcer en la “Ouvriers catholiques, j matière.C’est pourtant ce qu’il de- “Le Comité d’organisation de la vrait faire car c’est à Ottawa que fète religieuse du travail lance un les partisans du plan Lancaster appel à tous les ouvriers catho’ti- iraient exposer leur cause.Si l’on ques de la métropole et les invite ; suggère cependant de soumettre cordialement à assister à la grande j tome la question à la Commission manifestation religieuse à l’Ora- des chemins de fer, cela convien- toire Saint-Joseph, le dimanche qui précède la fète civile du travail, soit donc, dimanche prochain.Saint Joseph est le patron des ouvriers.Tous tant que nous sommes, ouvriers catholiques, nous avons des faveurs personnelles à demander à notre saint patron.Ptut-il y avoir occasion plus propice pour les ouvriers catholiques que cette fète en l’honneur du grand saint?Il semble bien qu’en cette circonstance plus que toute autre, saint Joseph soit disposé à mieux écouter nos supplications.“Non seulement avons-nous des faveurs personnelles à demander, mais, comme classe, n’est-il pas vrai que l’opportunité est merveilleuse de solliciter de notre saint patron la cessation rapide de la crise de chômage que nous traversons à l’heure actuelle et qui préoccupe à raison toutes les classes de la société, mais de façon particulière, la classe laborieuse qui en a le plus à souffrir?” K.OUELLETTE, président; A.CHARPENTIER, secrétaire.dra sans doute à M.R.B.Bennett.C’est précisément ce qu’il avait lui-mème proposé, en juin 1929, quand lu Chambre des Communes fut appelée à voter un bill autorisant le Canadien National à construire une nouvelle gare terminus à Montréal et mettant à sa disposition pour cela une somme de .$50,1)00,000.M.Bennett avait alors présenté une motion pour que l’affaire fût d’abord référée à la Commission des chemins de fer.Au cours de la dernière campagne électorale plusieurs candidats conservateurs, opposés à l’établissement de voies élevées dans l’ouesj de Montréal, ont rappelé cette proposition de M.Bennett.Celui-ci pourrait-il refuser maintenant ce qu’il considérait convenable il y a un an et demi?Le fait de soumettre ainsi la question à la Commission des chemins de fer occasionnerait évidemment un peu de retard mais cet inconvénient pourrait être réduit au minimum si tous les intéressés veulent y mettre de la bonne volonté.Ainsi' au lieu de demander à la Commission de tenir des séances publiques et d’entendre des témoignages, on pourrait lui soumettre simplement les deux projets.Elle les ferait étudier par ses ingénieurs et rendrait sa décision le plus tôt possible.Une délégation à Ottawa Une première délégation doit bientôt se rendre à Ottawa pour recommander au gouvernement le plan Lancaster.Le comité des citoyens du sud-ouest de Montréal.qui n déjà commencé une campagne contre rétablissement de voies élevées dans Sainte-Cunégonde et Saint-Henri, a décidé d’envoyer à Ottawa une délégation composée d’une vingtaine de citoyens en vue.Ces délégués rencontreront le premier ministre, M.Bennett, le ministre des Chemins de fer, M.Ma-nion, ainsi que les ministres de la région de Montréal, MM.Sauve, Duranleau et Cahan.La délégation sera dirigée par M.Auguste Boyer, qui fut candidat conservateur dans Saint-Henri aux dernières élections.ehm Dupuis samedi Rues Sainte-Catherine — Saint-André — Demontigny — Saint-Christophe — Plateau 5151 ROBES D’ECOLIERES Tris spécial demain 2.29 Une offre exceptionnelle de 300 robes d écolières d’un modèle uniforme approprié pour tout couvent qui n’exige pas un costume spécial.Elles sont bien confectionnées de serge croisée (crossbred) avec 2 plis “Gibson" sur l’épaule, encolure haute, manches longues et jupe ample par plis plats.La coupe est soignée et les coutures bien ourlées.Ages: 6 à 16 ans.Prix ord.2.98.DUPUIS FRERES—au deuxième Demain — Dernier samedi avant Vouverture des classes Solides chaussures pour écoliers et collégiens 1400 paires de bonnes chaussures très solides et cependant de ligne élégante.Tous les nouveaux modèles pour l’automne.Cuir verni, veau noir ou brun.Semelles de cuir résistant, simples ou plus épaisses.Empeigne B L U C H E R.Prix ord.3.00 à 3.50.Pointures 11 à 2.O £XQ La paire .Pointures ZVz à SVz- La paire .2.89 DUPUIS 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les plans du Canadien National rail en telle quantité, qu’il faudrait doivent être exécutés immédiate- un tuyau énorme ou un égout d’im-ment.” (Signée): menses dimensions pour l’écouler, ce Henrv Birks and Sons qui suppose une gigantesque station A.Dionne, Fils et Cie., I de pompage fonctionnant 111111 et The T.Eaton, Company.Limited i jour et un autra système de pompa-of Montreal, i ge pouvant être utilisé en cas d’ur-John Henderson and Company ,gence.En hiver et au printemps C.W.Lindsay and Company, Ltd.'les conditions seraient pires encore Layton Brothers, Limited.à cause de la glace, et il va sans Henry Morgan and Company Ltd.dire que le coût d’entretien serait James A.Ôgilvy’s Limited The Robert Simpson, Montreal, Limited.R.J.Tooke, Limited, Willis and Company, Limited.La résolution ci-dessus fut rédigée et autorisée par les administra- énorme.D’après les géologues, le terrain qui s’élève rapidement à partir du site de Bonaventure jusqu’à la montagne a un fond solide de roc, mais il est recouvert de gravier, de sable et de glaise, à plusieurs endroits, et Le Dr G.-T.Labellc.secrétaire-trésorier du Collège des médecins vétérinaires de la province de Québec, annonce que MM.Hubert Goyer, Samuel Bouchard, René Séguin, Lucien Lupien, Antonio Guer-tin et François Brisson sont admis à l’étude de la médecine vétérinaire, pour avoir réussi aux examens que le Collège a fait subir récemment aux aspirants non bachelie"-Il y avait onxe candidats à ces examens.72,152 élève* dans nos universités Ottawa, 29 (S.P.C.) — D’après le bureau fédéral de In statistique, les universités et collèges du Canada comptaient l'année dernière 46,354 étudiants et 25,798 étudiant'"?, çe mit forme un total de 72,152 élèves.A Washington Washington, 29.— Le président Hoover, en pressant sur un bouton électrique à la Maison Blanche, a allumé le phare Lindbergh construit au sommet de l’édifice Palm Olive à Chicago.— M.Clarence M.Young, secrétaire-adjoint du commerce, a eu une conversation téléphonique transatlantique avec M.Kwiatkous-ki, ministre du commerce et de l'industrie à Varsovie, pour le féliciter à l’occasion de l’inauguration d’un service de navigation entre les Etats-Unis et la Pologne.Le paquebot po'onais Polonia est arrivé hier à New-York.Après avoir étudié le nouveau tarif douanier canadien destiné à empêcher le dumping de certains produits américains (fruits et légumes) au Canada, le département d'Etat a reconnu que le gouvernement canadien est parfaitement dans son droit en agissant ainsi.— La sou s-commission de trois banquiers, qui étudie la question des secours finaauciers à attribuer aux agriculteurs qui ont souffert de la sécheresse, a déclaré que chaque Etat doit assumer la responsabilité de la solution du problème.La chasse aux canards Lundi, le 1er septembre, est la date d’ouverture de la saison pour la chasse aux canards et autres oiseaux migrateurs.Ces oiseaux sont protégés par l’Acte de Convention des Oiseaux Migrateurs sous l'autorité d’un traité international.Les règlements fédéraux exigent qu'ils ne soient pas tués excepté entre unç heure avant .courf.d-una „semblée qu’il a le lever du soleil et une heure hier soir le conseil municipal après son coucher, et qu aucun canut-automobile ou aéroplane ne soient employés, ainsi que des fusils automatiques.Le canard noir, natif de la province de Québec, est un des.meilleurs canards comestibles au monde.et tous devraient se conformer à la loi pour préserver ces oiseaux Ut plus possible.La limite de capture est de 2o canards par jour, ou un maximum de 125 pour la saison.Les chasseurs pourront se procurer de plus amples renseignements en téléphonant aux bureaux de l'Association.(Communiqué) leurs d’importantes maisons de la à certains points, par exemple, à ville réunis en assemblée hier ma- j ]a rue Fulford, de sable mouvant, tin.Elle semble exprimer Popi- la tranchée proposée parr M.nion des hommes d’affaires en vue | Lancaster se trouverait immédiatement en contrebas de ce qu’on pourrait appeler une glissoire de roc sur laquelle reposerait en équilibre une énorme masse de terre friable.En pompant l’eau du sous-sol on dérangerait sûrement cette couche de terre friable et la glaise en glissant viendrait exercer une pression terrible sur les parois des tranchées et probablement causer des éboulis désastreux.Ces glissements de terre n’affecteraient pas seulement les voies en tranchées du chemin de fer, mais aussi les pro de la Cité.Les maisons qui ont signé la résolution représentent un capital totalisé d’environ $200,-000,000.Objections au plan Lancaster Le Canadien National nous fait tenir le communiqué suivant: F’our qui s’intéresse à la question du terminus ferroviaire de Montréal, le plan officiel du Canadien National offre plusieurs aspects intéressants dont l’un est la méthode adoptée par les ingénieurs qui ont i» VS va 1 r XX-' C llcll iva IIIHV II SV-UI o *isji vzija • i» • « .1 1 étudié le problème sous toutes ses i P^tes serait, de l’avis des Ingé- minales dignes de la métropole du nieurs qui ont une grande expérien-Canndu et que la gare centrale des | ce des travaux entrepris dans ce voyageurs est admirablement si-jRenre ,ie sous.sol, une entreprise tuée par rapport à la croissance de] très hasardeuse dont le coût de la ville.Nous déplorons le re* construction ainsi que les frais d’en-tard apporté à la réalisation de ce f-etien sondent exorbitants.Dans projet nécessaire, surtout dans un .unc parcjne FPnu qi,i s’ac.temps de 1' ' iis rrnvons 1 cumulerait e"' ’ "'*1 se- une dépréciation de ces propriétés, mais serait aussi un danger pour leurs habitants.Un autre point dont il a été tenu compte c’est qu’en enfouissant les voies au lieu de les élever, il faudrait déranger et détourner quantité de canaux et d’égoûts, de tuyaux à gaz et autres conduits qui ont été faits ou posés dans des conditions très difficiles et qui ont coûté très cher.En somme le creusage de terrain que l’on propose provoquerait non seulement les ennuis et dommages signalés plus haut, mais bien d’autres impossibles à prévoir et dont le coût viendrait s’ajouter aux autres ainsi qu’aux énormes frais encourus pour tenir la tranchée et le sous-sol de la gare libres d’eau ou de glace.De plus il exposerait un nombre incalculable de propriétés aux dJfcastreux effets de ces glissements de terrain dont nous avons parlé et qui peuvent causer des dommages énormes.Vu de cet angle le projet des voies élevées recommandé par des ingénieurs au fait de toutes ces difficultés apparaît sous un jour nouveau.Augmentation des droits sur les oignons et les tomates Ottawa, 29 (S.P.C.) — M.Ryck-man, ministre du revenu national, a ajouté aujourd’hui à sa déclaration sur l’imposition des droits de “dumping” sur les fruits et les légumes américains entrant au Canada : désormais les tomates venant du Mexique et les oignons de tous les pays en dehors de l’Empire britannique seront placés dans la même catégorie.Cela veut dire que les to-motes des Etats-Unis et du Mexique seront évaluées à 10 sous la livre pour fins de douane et les oignons de tous les pays en dehors de l’Empire britannique à 4 sous la livre pour fins de douane.Les droits de “dumping” entrent en vigueur aujourd’hui dans tous les norts d’entrée.Mort de M.Pierre Mignault Nous apprenons la mort de M.Pierre Mignault, le père du T.R.Pt Albert-Marie Mignault, dominicain.Les funérailles doivent avoir lieu demain matin à Upton, comté da Bagot.Le corps sera ensuite transporté à Montréal pour recevoir la sépulture au cimetière de la Côte-des-Neiges.Le “Devoir" offre ses sincères condoléances au R.P.Mignault et à sa famille.Le R.P.Jean La ramée, O.P.Saint-Hyacinthe, 29, (D.N.C.) — Le R.P.Jean Laramée, O.P., du couvent dominicain, de Saint-Hyacinthe, vient d’être assigné au couvent de Notre-Dame de Grâce, Montréal, où il accomplira les fonc-t tiens de missionnaire.Les divorces en Angleterre Londres, 29.— Lord Merrirvale, président de la cour des divorces auprès du tribunal de Manchester, fit droit récemment à cent soixante et onze •demandes en divorce et accorda ce dernier dans chacun des cas, sans «
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