Le devoir, 13 décembre 1911, mercredi 13 décembre 1911
DEUXIEME ANNEE—No.290 MONTREAL, MERCREDI 13 DÉCEMBRE, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : TT^I "W T T V% Rédaction et mistration.Edition Quotidienne : 9 H ¦ H 9 jH I iH t SM 9 H H M 7t.RUE SAIN1>^;'¦UES s ¦ mâ HHU ¦fill mW —\ cANADd1ltlOnHebdomadairgi0n H ¦ H f I W H1.9a 9 B H r® - TELEPHONES: JLâM.J JL/JLJ If \Jr JL JL il œ'k:7^74m Diredeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! L’ORGANISATION OUVRIÈRE DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC UNE BROCHUBE A LIRE Le secrétaire de Y Ecole Sociale populaire, M.Arthur Saint-Pierre, vient de publier, sous le titre l’Organisation ouvrière dans la province d‘ Québec (1), une petite brochure que nous voudrions voir dans toutes les mains.C ’et la première fois, croyons-nous, qu'un Canadien-^français essuie de “aire une sorte de tableau de l’organisation syndicale dans la province et de caractériser l’esprit des différents groupes qui la composent.L’étude sunspire d’un souci d’exactitude et de justice évident.Ceux mêmes qui contesteront certaines des conclusions de l’auteur ne pourront s’empêcher de dire: c’est une oeuvre de bonne foi.Rien ne le prouve mieux que la façon dont il traite, par exemple, la question du syndicalisme international.Il établit nettement une distinction entre quelques-uns des hommes qui tiennent dans ce.mouvement une place en vue et la masse des adhérents ; il reconnaît les services réels que les syndicats, sous toutes leurs formes, ont rendus au monde du travail ; il constate certaines tendances dangereuses, mais il affirme carrément que, nationaux ou internationaux, les syndicats sont d’esprit pacifique.“Leurs statuts, dit-il en pariant de ces derniers.contiennent généralement tout un chapitre consacré au| grèves; et ce chapitre (du moins dans les statuts que j’ai lus, et j’en ai lu plu sieurs) pourrait être intitulé: Comment éviter les grèves?’’ Cette brochure n’est pas une oeuvre de passion; elle est le résultat d’études sérieuses, loyalement conduites, dans un champ presque inconnu, et c’est ce qui en fait le grand attrait.Nous nous demandons, en effet, s'il est, dans la ville de Montréal, en dehors du parti ouvrier, vingt-cinq personnes qui connaissent, nous ne disons pas le programme, mais l’organisation intime de ce parti.Il est assez probable que beaucoup de syndiqués même n’ont pas examiné de très près ce mécanisme fort intéressant et qui n'a pas été construit sans dessein précis.Le parti ouvrier se compose donc des clubs affiliés, du Conseil des Métiers et du Travail et des unions ouvrières affiliées.Ces derniers groupes se recrutent exclusivement parmi les syndiqués; les clubs peuvent aller chercher leurs membres dans tous îes milieux.Or la constitution du parti concède au 'Conseil des Métiers et du Travail, dans le comité général, 10 délégués, aux syndicats affiliés 1 délégué pour moins de 100 membres, 2 délégués pour 100 membres et moins de 200; 1 délégués pour chaque centaine additionnelle ou fraction de pas moins de 7f>.Par contre, cette même constitution concède à tous les clubs 2 délégués pour 10 membres en règle, et 5 délégués pour 25 membres ou plus dont la taxe aura été payée aux dates fixées.Le plus simple calcul établit que 25 membres d’un club se trouvent ainsi avoir droit à la même représentation qu’un syndicat de '100 ou -100 memibres.Le lait ne vaut-il pas la peine d’être examiné, non seulement par les gens du dehors, mais par les membres mêmes du parti?.Sur la force et le caractère du mouvement syndical, sur l’organisa lion des conseils do métier, sur l’esprit du syndicalisme, la petite brochure de M.Saint-Pierre contient ainsi tout un ensemble de faite et d’observations qui méritent d’être lus avec soin.Ce ne sera, espérons-nous, que le début d’une série d’études sur Ta situation ouvrière dans la province.Il faudrait étudier méthodiquement les conditions du travail dans les différentes industries, la législation ouvrière, les retouches qu’il conviendrait de lui faire subir et la façon dont elle est observée, les oeuvres à fonder, etc.'C'est un sujet -qui a été beaucoup trqp négligé et dont l’importance grandit tous les jours.Nous verrons successivement se poser ici tous les problèmes qui inquiètent et passionnent les autres pays.Il faut d’abord savoir les regarder pour chercher et appliquer les solutions équitables.Nous aurions beau fermer les yeux: cela n'empêcherait pas le problème et la misère d’exister; cela ne supprimerait pas le devoir que nous avons d'étudier et d’agir.Orner HER0UX.(1) ARTIIL R SAINT-PIERRE.— L’Organisation Ouvrière «laus Ja Pro-vjuee de Québec, 10 sous.Au secrétariat de l’Ecole Sociale Populaire 307Ü rue Raehel, Montreal.’ ’ Le commissariat canadien à Paris La Gazelle publie ce matin une dépêche d'Ottawa annonçant le rappel prochain du commissaire canadien à l’a ris et le groupement sous une même direction des agences d’immigration, du commerce et des renseignements.Pour le groupement des agences l'on invoque la raison d’économie et pour le rappel du commissaire actuel, l'incompétence.L’un et l’autre justifieraient sans doute les changements' annoncés.Le gaspillage ou la dépense inconsidérée ne^sont pas plus excusables à Londres qu’à Paris, et il peut être désirable aussi de réunir sous un même chef les différents services que le gouvernement canadien entretient à Parish Ce chef doit; être en outre très compétent, plus rempotent à Paris qu'ailleurs, c'est-à-dire d'une instruction plus étendue.Il faut que ce soit un homme qui entende bien les affaires et qui soit ep outre suffisamment doué sous le rapport intellectuel pour figurer le mieux posdble dans toutes les réunions où il est appelé à représenter notre pays.Sous le rapport intellectuel, M.Hector Fabre nous fit toujours honneur.Il écrivait et parlait avec une raie élégance.Mais il ne fut jamais un intermédiaire commercial bien actif.Le successeur qu’on lui a donné est-il de taille a maintenir le prestige du Canada dans le monde intellectuel français et à rapprocher la finance et le commerce français de la finance et du commerce canadien?Nous l’ignorons.Ce que nous souhaitons, c'est que l'on no le destitue pas simplement parce qu’il a été nommé par le gouvernement Laurier ou même parce que sa nomination peut avoir été influencée par le besoin de créer au Sénat une vacance pour rcx-lieutenant-gouver-neur Forget.On dit que la position ayant été offerte à un personnage particulièrement compétent pour la rem- plir,^ et qui méritait certainement ce témoignage de confiance en reconnaissance des services rendus au pays, il Ta refusé parce qu’il ne voulait pas être cause d’aucune destitution.( est un exemple dont on s'inspirera, es»pérons-le, au sujet du commissariat canadien à Paris, car s'il importe d’éviter autant que possible les destitutions chez nous, à plus forte raison doit-on les éviter à l’étranger.JEAN DUMONT.Une enquête à faire On a annoncé qu 'une enquête serait faite sur l’administration des chantiers maritimes à Sorel.En faitron ou en fera-t-on une aussi sur l’administration des postes durant la dernière élection?Le News a formellement accusé le département des postes d’avoir appliqué les règlements postaux de manière à favoriser la presse ministérielle et particulièrement le Globe.La réponse du Globe est plutôt une confirmation qu’une dé négation de l’accusation, v } 1 esi à.propos que les choses soient tirées bien au clair.Après les élections, le ministère Laurier a cherché à étouffer l’affaire en remettant aux journaux qui ont payé sous protêt le montant déboursé par eux pendant les élections.Raison de plus pour faire la lumière complète sur ces procédés.Les ministres ont probablement d'autres questions plus importantes à régler pour le moment, et c'est pourquoi nous ne voulons pas insister plus que de raison; nous voulons surtout que l’on n'oublie pas.J.D.—- ¦¦ l —' Sir Donald Mann prend du mieux Toronto, 12.— ,Sir Donald Mann qui a été confiné A sa chambre depuis quelques semaines à la suite d’une opération.vient de retourner à son bureau, reprenant la direction des affaires.temporairement aux mains dp Sir William Mackenzie.BILLET DU SOIR SA VOIE Mon fils a trouvé, sa voie.C'a lui est venu à l’heure où le rossignol du cambrioleur se met à chanter.C’est dire qu’il était plutôt tard; au fait; il était minuit.Depuis plusieurs mois mon rejeton mw donnait de l’inquiétude.Le brigand me donnait, chose curieuse, ce qu’il n'avait pas lui-même, car toujours il remettait au lendemain le choir d’une carrière.Son insouciance me désespérait.— Puisque tu n’es bon « rien, lui dis-je un jour, fais-toi.journaliste.—Non.répondit l’espoir de mes cheveux blancs, la loi sur le libelle est bien trop mal faite, et ensuite, je ne suis ni médecin ni notaire, ni même avocat.— Mon fils tu es un drôle de, pistolet; tu finiras par rater la vocation.—Je serais raté tout entier, répliqua mon fils, si j’accédais à ton désir.Nous eu restâmes là.Hier soir — je crois vous avoir dit qu’il était tard — mon bâton de vieillesse (il s’agit toujours de mon héritier, n’est-ce.pas?) me tira des bras de Morphée par des coups (le, sonnette répétés.— En voilà une heure, fis-je, courroucé’ en lui tirant le cordon.— A> t’emporte pas, papa; j’ai trouvé ma vocation, et des boutons de culottes.— Quelle est celte fumisterie?Mou fils, pour me calmer, m’ex pliqua en détail qu’il venait de l’Hôtel de Ville où il avait assisté à une réception magnifique.— J’ai remarqué, dit-il, qu’a-orès chaque présentation suivie d’vjte révérence, Messieurs les in-vités, rivement, portaient leurs mains à leur bretelle.Un soupçon me traversa l’esprit et après la soirée, je retrouvai sur U parquet ¦les milliers de ces petites rondelles métalliques qui sont le trait-ci’union entre, la culotte et la bretelle.Le traii-d,’union me laissa assez, froid.— O à veux-tu en ve n ir ?demandai-je.— Voyons papa, ne conçois-lu pas que l’industrie du boulon doit être florissante.Tous ccs messieurs qui, en sc courbaiibrunt, ont perdu leurs boutons devront.—Les remplacer.Mais je ne vois pas bien ta vocation là-dedans.— Vieux papa., c’est là qu’est la fortune; je me ferai fabricant de boutons.Je me suis laissé convaincre.Maintenant si les réceptions peuvent marcher, les boutons marcheront.NAP.TELLIER.C’est le même cas Le Globe sc plaint de l’officier-rapporteur de Simone ouest qui a, de sa propre autorité déclaré le candidat conservateur au mandat provincial élu par acclamation, parce que son bulletin de présentation contenait une légère erreur.Au lion de sc prévaloir de cette erreur, dit le Globe, l'officier-rapporteur aurait dû en avertir le candidat intéressé et même lui donner quelques minutes additionnelles pour remplir toutes les formalités de la loi, et le confrère souipoudre le tout de considérations générales qui nous paraissent absolument justes.“S’il existe, dit-il, quelque doute raisonnable sur la légalité de la présentation d’un candidat, la loi aussi bien que le bon sens veulent que le bulletin de présentation soit accepté.Agir autrement, c’est priver les électeurs d’un privilège qu’ils sont invités à exercer.Rejeter un bulletin de présentation sans nécessité, c ’est causer un tort considérable au candidat ainsi évincé et ce tort est encore insignifiant comparé à l'injure infligée à une partie considérable de l’édeictorat qui ne paît plus exprimer d’opinions sur la politique du moment.Agir comme Ta fait l'officier-rapporteur de Simcoe ouest, c’est assumer la prérogative d’attribuer un mandat à l’un des deux candidats quand les électeurs devraient, avoir la chance de choisir eux celui qu'ils veulent pour représentant.’’ On trouvera sans doute ces réflexions tri* justes.Le seraient-elles moins si nous les appliquions .m cas de Deur Montagnes?Là aussi un officier-rapporteur a rejeté un bulletin de présentation, sous prétexte d’irrégularité.IJ s fait pire encore.Ce bulletin il l’a rejeté après l’avoir accepté.Sa décision a eu beaucoup de retentissement dans le pays, mais nous ne nous rappelons pas qu’elle ait beaucoup ému Je Globe.Etait-ce parce qu’un de ses amis en bénéficiait?Le cas est pourtant le même aujourd’hui-* J.D.G.W.SÉGUIN Dans la personne de M.(ieor-ges W.Séguin, dont la mort prématurée a jeté la consternation à Ottawa, la race canadienne-fran-çaise d Ontario perd un valeureux défenseur joignant le dévouement à 1 intrépidité et le désintéressement à l'activité.Il importe, devant cette tombe fraîche encore, où une famille éplorée pleure justement un bon époux et un bon père, de payer un tribut d'hommages an bon citoyen.Sous un extérieur- sévère, rendu moins engageant encore par un pli rigide encerclant le front, M.Geo.W.Séguin cachait un cocnr d or.11 ne pouvait, à première vue.créer une impression favorable.Mais, comme Ta dit le fabuliste: ‘Tl ne faut pas juger des gems sur Tappareuce.” Et.Ton n’avait pas sitôt lié connaissance avec M.Geo.Séguin que Ton découvrait en lui une nature toute autre que celle qu'il annonçait.C’était un homme ouvert, dans Tâme de qui Ton pouvait lire comme dans un livre.Dissimuler ses sentiments lui était impossible.Toujours franc, selon le mot de Molière, ‘ il ne mâchait point ce qu'il avait sur le coeur.’’ Et.sa sincérité à dire carrément sa pensée lui assurait l’estime, voire Ta-mitié de ceux mêmes avec qui il rompait des lances.Doué d’une volonté d-e fer, M.Séguin n’était pas lent à prendre une décision; et, quand il l’avait prise, rien ne pouvait Ten distraire.Tantôt avec la lenteur calcule d’un homme certain d’atteindre son but, et tantôt avec une iproiuptitude d’action voisine de la turbulence, il conduisait une entreprise et cherchait le triomphe l'une cause.Son intelligence claire, nette, lucide, souple et vive n’était cependant pas des plus brillantes; 'nais elle était douée d’un rare bon sens.Cette qualité intellectuelle.difficile ‘-différencier aveo e génie, est loin d’être commune.La Bruyère Ta dit avec sarcasme: Après les pierres précieuses, Tes-prit de discernement est ce qu’il y a de plus rare.Il n’est pas donné à tous d’avoir une vue juste des choses: trop souvent, l’imagination fausse le jugement.Le bon sens voit les choses telles quelles sont.On peut le constater; mais il écihapipe à.l’analyse précisément parce qu’il coule de source.Il est le propre d’un cerveau bien équilibré.A la fermeté de volonté et à la justesse de raisonnement, M.G.W.Séguin alliait un patriotisme ardeut.Il a mis au service de la race eanadienne-française son près tige, ses talents, son énergie.Il fut Tun des premiers à répondre à T appel quand le coup de clairon proclamant la nécessité d’un Ton-grès canadien-français a retenti à Ottawa.Que dis-je?N'est-ce pas lui qui a lancé ce coup de clairon?En effet, avant la première assemblée qui, le 24 janvier 1D09, jetait les bases du congrès à Ottawa, AL G.W.Séguin, président général de l’Union St-Josepli du Canada, insistait dans le “Prévoyant” sur la nécessité de Ttiniou pratique de tous les Canadiens-français pour la défense de leurs intérêts.On Ta v*u ensuite donner un appui chaleureux à la commission constituante du Congrès et lui fournir, par T'entremise des Conseils locaux de TUnion St-Joseph du Canada, le moyen d'atteindre tous les groupes canadiens-français de la province d'Ontario.Et, il a.en très peu do temps, transformé la société mutuelle dont il était .le distingué président général, en un foyer de patriotisme.Diriger les énergies de TUnion St-Joseph du Canada à la défense et à la sauvegarde des intérêts religieux et nationaux, telle a été sa noble ambition.Après avoir aidé le Congrès d’Education, il donnait depuis quelque temps son concours généreux au Congrès de la Langue française.C’est aussi lui qui fut le créateur de l’oeuvre du Centin Collégial de TUnion St-Joseph du Canada, oeuvre par laquelle il a élargi le champ déjà si vaste de la mutualité pour en faire le champ de la charité pratique et donner le pain île l'instruction aux orphelins de.sociétaires défunts.Cette oeuvre exige la contribution mensuelle d’un centin seulement à un fonds spécial.Et à même ce fonds, on fait actuellement instruire deux jeunes orphelins à l'Université d’Ottawa.Outre sa part active à des entreprises financières.M.G.W.Séguin a donc, durant sa courte mais laborieuse carrière — il est mort, à 48 ans.— rendu de grands services a sa nationalité, à la mutualité et à son pays.Son nom restera le synonyme du patriotisme, du dévouement, du travail, de l'in tégrité, de la franchise, et de la générosité.11 fut un bon citoyen Sur le Pont d’Avignon.Tn journal lauriéristo nous «lit quo M.Laurier a pu dévoiler récemment toutes les eauses «le «a défaite et “dire toute la vérité".T’est bien la première fois «pte M.Laurier dit toute la vérité ! Sii comme l'écrit le ‘‘Canada’’ de ee matin, “la renaissance «lu parti libéral date du lendemain «le la défaite", pourquoi ce journal en veut-il tant aux S'eus qui sont, indirectement, les auteurs de cotte renaissance 1 Est-ce pour l’avoir privé «le son picotin et l'avoir éloioné de l’assiette au bourre où il était en train «le sc gaver iusqu’à mourir ’ 1 ne feuille souiniste Parle de ‘'la noble et loyale attitude de M.Rowell et «le ses amis.” pendant les récentes élections d’Ontario.Cette feuille a sûrement oublié la campagne du “Star" de Toronto à propos des croies biliiveues, ou bien elle ne parlerait pas de “la noble et loyale attituhe de M.Rowell et de ses amis.I.annonceur ipii demandait des ‘‘boxeuses de chemises fines ', dans un ,'ix du *;l»,r pt r«*tour.| bref d ” habeas corpus" pour les faire | «L Publicité’' I » responsabilité l.imi j remettre en liberté.j té#).Henri Botira.s», directeur-uéxant.CEUSSEUES expédiec-nous vos FOEEEEEIS ot nous vous danns-rorss les plus hauts Prix du MarohO.REVILLON FRÈRES LIMITED 134-136 m McfiILL MONTREAL, P.Q.Nous donnerons gratis A tou* les chasseurs qui nous feront un envoi de fourrures, notre livre “La Fidèle Oompajjron du Chasseur"., i Ce Journal est imprimé, nu No s,.v- ront été livrés au shérif.,1 prendra un j Ple Saint-Jacqucs.k Montréal, nu.: bref «i “habeas corpus' pour les faire I.71a par 9150 LE DEVOIR, Mercredi, 13 Décembre 1911.3 POUR DIMINUER LES DÉPENSES LE COMMISSAIRE DU COMMERCE CANADIEN A PARIS SERA CONGE DIE ET SON BUREAU SERA RE UNI A CELUI DU COMMISSAIRE GENERAL.— UNE ENQUETE SUR L’ADMINISTRATION DE L’INTERCOLONIAL.Ottawa.13.— On dit qu'un arrêté ministériel sera adopté dans quelques jours, réunissant dans l’édifice du commissariat-général du Canada, à Paris, le bureau de l'agent commercial et celui de l’agent d'immigration.Ce changement a été décidé dans un esprit d’économie, par collusion entre le ministre du Commerce et celui de l’Intérieur.Le résultat de cette modification dans les différents services sera le renvoi de M.Anatole Poindron, commissaire commercial du Canada à Paris.Ce renvoi est considéré comme assuré.M.Poindron, a été une cause de difficultés cons tantes sous l’ancienne administration ; mais comme il avait été nom mé par l’initiative de l’ex-.pre-uiier ministre, il prenait sur lui de méconnaître les ordres de ses supérieurs, comptant pour se maintenir sur les influences politiques qui avaient assuré sa nomi-niation.Son travail n’est pas satisfaisant.U.Poindron est Français de naissance; il a résidé an Canada pendant quelques années, alors qu'il était à l’emploi d’une compagnie de navigation, position qu il abandonna pour accepter celle de commissaire commercial du Canada à Paris.Après avoir examiné le travail qu il fait, M.Foster a jugé que M.Poindron doit être remercié de ses services.L’este M.Wiallard, commissaire d'immigraiion.On ne sait pas encore ce que l’on fera de lui, mais il est probable que son travail sera soumis à la surveillance du commissaire—'général du Canada à Paris.L entretien des divers bureaux du Canada dans la capitale française entraîne actuellement une dépense de $30,000.On estime que par les changements proposés ce montant peut être réduit à $12,000.D’après le nouveau plan, les responsabilités du commissaire-général du Canada seront augmentées; cependant, les différents services resteront reapectivement sous la dépendance des ministère de l’Intérieur et du Commerce.Plusieurs sous-ministres, même de ceux qui furent nommés sous l’administration libérale, déclarent qu'ils sont heureux du changement de gouvernement, parce qu’il sera désormais possible de renvoyer un certain nombre de fonctionnaires incompétents maintenus en place par les seules influences politiques.S’il avait été possible dé faire une enquête sur les différents ministères, on aurait constaté l’absence absolue de discipline chez les subordonnés qui défiaient impunément leurs chefs de bureaux.Des commissaires ont été nommés dans différentes parties du pays pour s’enquérir de la conduite des fonctionnaires publies.De nombreuses plaintes ont été faites contre l’administration de, 1’Intercolonial.MM.James McDonald et Emile Jelly, de Québec, ont été chargés par M.Cochrane de faire une enquête sur les faits et gestes de plusieurs hauts fonctionnaires de 1 ’Intercolonial accusés de partisannerie politique et de négligence dans leurs devoirs.Le gouvernement n’agit pas par esprit de vengeance, mais avec le désir de faire disparaître du service ceux qui ne consacrent pas entièrement leur travail au public.A travers la Ville TUE PAR UN TRAMWAY Ce vieillard dont nous annoncions hier la mort accidentelle survenue vers 11 heures 30 de l’avant-midi, se nomme Olivier Hardy, est âgé de 85 ans, et demeure au No 202 rue De Salaberry.11 fut frappé par un tramway.Son cadavre a été transporté à la morgue.ACCIDENT D AUTOMOBILE M.Auguste Maloin, âgé de 61 ans, et qui demeurait au No 830, avenue Papi neau, a été renversé par une automobile.hier soir, et a été transporté à l’hôpital Victoria.Il a une épaule disloquée.L’auto, après l ’avoir frappé, cou tinua son chemin comme de plus belle.LL IRA ENFIN EN PRISON Thomas MeBrierly, uu vieillard qui marche avec des béquilles, et qui avait cassé une vitre, afin de se faire arrêter et condamner à passer l’hiver en prison, a enfin vu sa demande accordée, hier, par le juge Choquet.Celui-ci a manifesté son étonnement de voir que malgré la publicité faite autour de cette affaire, il ne s’est pas trouvé une seule institution charitable pour prendre soin de MeBrierly.PEU LUI IMPORTE James O’Brien, un jeune homme accusé de vol sur la personne.a plaidé, hier, non coupable, devant le juge Choquet.Lorsqu’il avait comparu pour :a première fois, il avait plaidé non coupable et, plus tard, devant le juge Bazin avait plaidé coupable.Evidemment O’Brien doit ignorer la différence entre les deux termes! 11 recevra demain sa sentence.A L’HOPITAL ALEXANDRA Sur 77 personnes admises à l’iiopital Alexandra pendant le mois de novem-vre, six sont mortes et les autres en sont sorties; les rapports précédents indiquent 76S admissions et 4SI morts.EPRIS DE MYSTICISME Un Juif russe du nom de Picklic, accusé d’avoir volé $114.40 à uu compatriote, faisait de temps eu temps le signe de la Citoix, hier, devant le juge Leet, pendant l'enquête, sur les circonstances du voO.Picklic est sans doute épris de mysticisme.UN JEUNE CRIMINEL Alex.McDonald, âgé d'une quinzaine d’années, a été arrêté par le détective O’Donnell et devra subir son pro cès pour vol.L’enfant, qui demeurait au No 342, rue Saint-Jacques, est accusé d’avoir dérobé une montre avec chaîne, un camera, des articles de bijouterie, et de l’argent.Il s’est avoué oupable.S - W àf.DESJARDINS Nous Allons FA vaut! En plein coeur de la métropole,à portée de tous les centres par les meilleures communications, dans un local spacieux — chez-nous !— NOTRE MAISON PROGRESSE parce que nous faisons TOUJOURS MIEUX ET PLUS.Nos méthodes sont simples mais franches.Ni mots sonores, ni grandes phrases et surtout pas de Prix de Fantaisie.Seulement, nous garantissons une valeur d’au moins La reconstruction du pont de Lachine LES TRAVAUX D’ELARGISSEMENT DES PILIERS.SONT TERMINES, —ILS CNT ETE EXECUj.ES AU MILIEU DE DIFFICULTES QUI ONT ETE HEUREUSEMENT VAINCUES.La compagnie qui.depuis le mois de juillet U) 10 travaillant à rélargissement des piles du pont du Pacifique Canadien, entre Highlands et Caugh-nawag-a, vient de terminer ses travaux ; la Dominion Bridge Go., qui a charge de la structure supérieure terminera les siens de bonne heure en 1912.Bien qu’il n’y eut pas encore de danger, la compagnie du Pacifique Canadien avait jugé préférable de consolider le pont, construit en 1886, afin d’y faire passer une voie douille.I.a “Foundation Co”, dont la section canadienne est sous la gérance de M.Alex.Hilaire, eut le contrat pour la structure inférieure tandis que celui pour l’acier échoit à la Dominion Bridge Co.H.C.M.Fairbairn, aussitant ingénieur en chef du Pacifique Canadien, surveille les travaux au nom de la compagnie.i L’on a élargi treize piles de la ri \ a Le gaz meilleur marché TELLE EST LA DEMjANDE QUE FAIT LA VILLE A LA COMMIS SION DES UTILITES PUBLIQUES pas la compagnie de rité de scs employés et à la solidité des structures.La compagnie des fondations usa des systèmes de batardeau ouvert et du caisson pneumatique.Le travail fait il y a un quart de siècle par Sir Robert Reid avait merveilleusement résisté à l’épreuve du temps et l’on n’éprouva pas la moin-difficulte à y réunir les améliorations | nouvelles.La compagnie avait sur les lieux un établissement complet et onze bateaux vivre, deux piles d’atterrissements et j deux culées et construit quatre nouvel-| ffUr! 11 compagnie de fondation les piles du coté de Highlands.•'lyn,lt t'wm'né un ou deux oiliers du t (•, i il.- cuto do Hjfmlands, lu, ooinpag'jiio du ¦e ni é trr'uv11' T ?0.nt asslsf I pont commençait immédiatement le les pure se trouve a 37 pieds sous le j travail th 1W.Et si rapidement ot mTVcau dH 1,'au’ I habilement fut fait l’ouvrage que le Le rapport des ingénieurs déchire | trafic du fret et de voyageurs n’en fut qu’il était ( recouvert d’une couche do point interrompu ot qu’aucun des en-graviers d’une épaisseur variant entre | t repreneurs n éprouva de retard, trois et seize pieds.j A i’heure actuelle l’on a terminé la Le grand obstacle aux travaux fut | voie double et la partie supérieure du la violence du courant qui coule à une ! tablier jusqu’à la onzième pile, vitesse de huit à dix milles à l’heure ; I De l’une et l’autre rive, l’aspect du clic augmente encore au printemps.I pont est des plus imposants.En dépit de ces difficultés et Je la glace en hiver, l’on travailla sans répit toute l’année et souvent jour et nuit.Plusieurs centaines d’hommes furent employés à cet ouvrage piut.ôt dangereux ; un seul perdit la vie.Tombé, dans la rivière et ne sachant ions nager.il se noya avant qu’on l’eut pu secourir.La rapidité de l’ouv-age n'empccha ; l,raIiehe de la Montreal Light, float & le veiller à la sccu- Power Company.La ville se plaint des ÀrkO/ SUPERIEURE RIEN QUE A / SUR LA QUALITE ET LE Æ()U/ri * / U FINI DE NOS ^17/0 FOURRURES PEAUX ET CONFECTIONS De pl mieux us nous maintenons que notre assortiment est plus varié, choisi et plus considérable que n’importe quel autre magasin de détail du continent.Nous sommes LES PIONNIERS DE LA FOURRURE A MONTREAL Comme résultat des représentations faites hier par J’avocat de la ville, Mé W.H.Butler, devant ia Commission des Utilités Publiques, les autorités civiques ont obtenu un délai relativement à la plainte portée par elles com tre la Montreal Gas Company, une A La Commission des Licences ELLE ACCORDE TRENTE-CINQ AUTRES RENOUVELLEMENTS A SA SEANCE D’HIER.La Commission dies licences, a tenu, her 1 'après-midi, une comte séance.Les trois commissaires, MM.Choquot, Bazin et Weir étaient présents.Doux transports demandés pâir AIM.J.A.Laporte, 2343 rua St-Jacquies, et O.A.Ménard, 59 rue Richmond, furent refusés.Le premier n’avait pas l'approbation de la majorité des électeurs ot de s>c eond voulait s’établir trop près d'une mn/som -Caith-erin-o Est.Mystification sans précédent UN VOYAGE DU CHEF McCASKILL ET AUTRES, A NAMUR.Ottawa, 13._ Le chef McCaskill, le détective Lapointe et quelques reporters, de Montréal, se sont rendus à Papineauville et de là à Namur en voiture, soit soixante-quinze milles, par des chemins impraticables.On avait téléphoné de Papineauville, au chef McCaskill, lui disant que le corps d’un homme, transpercé de balles, avait été trouvé à quinze milles de la terre de Derouin, a Ponsonby.On sait que De-îouin fut accusé d avoir tué un hom-me inconnu, à Ponsonby, qu’il fut arreté, puis enfin relâché, les détectives étant incapables de retrouver le cadavre de la prétendue victime.Le chef McCaskill crut l'informa trou exacte et fit, avec In détective Là-pointe et quelques reporters, le voyage que l’on sait.Malheureusement, ils ne découvrirent pas de cadavre.McCaskill taux chargés aux citoyens par la Compagnie pour l’approvisionnement de gaz et demande l’intervention de la Commission pour faire réduire ces taux.Depuis l’inscription de la plainte, en 19.10, un citoyen, M.Gribbie, a intenté une action particulière contre la^ Montreal Light, Heat & Power.L action est actuellement devant le Conseil Privé.La commission entendra une autre plainte portée par M.W.Julien, de St-Timothée.M.Julien allègue que ia Canadian L.H.& P.Co.a construit un pont devant son magasin et que ce pont bloque l’entrée de sa propriété.La compagnie se défend en disant que ce pont lui a coûté $20,000 et que s’il lui avait fallu le construire ailleurs, le coût aurait été considérablement augmenté.’•-•b-rvuIAn 9 130 RUE ST.DE N/S INTRC if3 *vis irt lAnte/rva »r oMon-ir** Montreal sa w La guerre Turco-Italienne LA POSITION DES ITALIENS SE FORTIFIE DE JOUR EN JOUR.— CINQ NAVIRES TURCS BLOQUES A ALEXANDRIE.Le duc de Coimaught et le Congrès d’Hygîène SON ALTESSE ROYALE FERA CE SOIR LE DISCOURS D'OUVERTURE.( Ce soir, à 8 h.30, au Royal Victoria College, aura lieu l’ouverture du Congrès Canadien d’Hygiène Pubh-c.Son Altesse Royale le clac do Connaught fera le discours il 'ouverture.Porteront aussi la parole, les honorables R.L Bo.rd-on, premier ministre du Canada-Martin Burr cil, ministre de l'Agriculture; Sir uomer Gouin, premier minis, tre do Québec, et te Dr Guerin, maire de Montréal.Après leg discours, on sv.r-vtra des rafraîchissements au^ hôtes diu collège.Les bureaux de l’Association, situés dans le nouvel édifice de la faculté de médecine de McGill, seront ouverts à 10 heures du matin, pour l’inscription des membres La souscription est de $2 pour les membres associés et $3 pour les membres actifs.Tous ceux qui désirent s’inscrire sont priés die le faire am pions tôt.Rome, 13.— 1.ne dépêche d'Alexandrie au “Carrière de Ital’la”, dit que te c.roii.eur “ P le mente ” a fait se.réfugier dans ce port, pour éviter d’être caiptures dans la Mer Rouge, cinq navires turcs auxquels il donnait lia ehaa-se.Ces vaisseaux n 'ayant pas été désarmés suivant lcs lois die la guerre, te Piemonte doimande leux détaanne-meut immédiat où lieux départ d’Alexandrie dans les vingt-quatre heures.On sait qu’eu entrant dans un port neutre, les navires belligérants sont tournis de mettre leux armoment à terre.Le “Piemonte” croise devant la rade, en attendant l’expiration diu délai fixé.Le gouvernement ne veut ni confirmer ni infirmer cette nouvelle.Le chemin de fer de la Vallée St-Jean (Spécial au “Devoir”) Frédéricton, N.B., 13 déc.— Le cou trat pour ia construction du chemin de fer de la vallée de St-Jean a été signe hier soir par le gouvernement provincial et la compagnie Québec et Saint Jean.lies tracés seront faits immédiatement et les travaux commenceront dès le printemps.Une fois terminée, ia ligne sera sous le contrôle de 1’Intercolonial qui rn mettra à la compagnie 40 pour cent clos recettes.Elle traversera la région la plus for tile du Nouveau-Brunswick.Crise ministérielle LE PARLEMENT PERSAN REFUSE D'APPROUVER LE CHOIX DU CABINET FAIT PAR LE PREMIER MINISTRE.— LA TURQUUÎ INTERVIENT.Une route agréable UN VOYAGEUR DE L’OUEST PAIT SPONTANEMENT L’ELOGE D’UN NOUVEAU CHEMIN DE FER.la- chef a tout simplement été victime d’une mystification, et l’auteur comme bien l'on pense, no s'est pas fait connaître.Tentative de suicide UNE FEMME MALADE SE TIRE UNE BALLE DANS LA TETE._ ON A PEU D’ESPOIR DE LUI SAUVER LA VIE.Frappés par un convoi (Spécial au “Devoir”) Saint-Jean, N.-B., J3 décembre.Un convoi rapide a tué James Ryder et mortellement blessé te capitaine Tufts.Ryder roula sous le convoi de telle manière qu’il n’en put être retiré qu’ au bout d’une heure.Tufts a une jam be rompue et de dangereuses coupures.Des témoins disent qu'ils tentèrent de passer devant le train et que rendus sur la voie, ils s'agrippèrent l'un à l'autre et tirèrent chacun do leur côté.Elten Gibbons, une femme de veuve depuis uu peu plus d’un Mme 44 ans, an, s'est tiré une balte dans lu tête, hier, à sa demeure, 032a rue de Gaspé! Elle était en mauvaise santé, depuis quelques mois; c'est ce qui l’a portée à se donner la mort.Néanmoins, après avoir été sans connaissance pendant un certain temps, Mme Gibbons, qui, d après tes circonstance*, se serait tiré pendant qu’ai’e était au lit, jnuit marcher dans sa ma son et venir jusque sur son b a.te on afin de demander l'ambulance.Efl'e a été transportée à l’hôpital Victoria.On a essayé, mais «ans succès, d’-'Xtira're la halle, et on a.maintenant., peu d’espoir do conserver ia vif à Mme Gibbon».À la conférence sur Topium ON ADOPTE LA PROPOSITION DE LA CHINE.La Haye, 13 décembre.— La conférence internationale au sujet du trafic de l’opium vient d'adopter la proposition du gouvci\ement chinois demandant aux puissances représentées do prohiber l’exjiortRtionen Chine de tout opium non étiqueté par le gouverne ment britannique.On adopta aussi une seconde résolution prohibant l’exportation et Fini fortation de l’opium brut.Londres.13.— Une dépêcha de Téhéran au “Times” annonce que le Parlement persan n refusé d’-approuver la liste (tes ministres choisis par te Prc-miier Samson.Celui-ci avait déclaré to.at d’aboxd que son cabinet voulait so rendre aux demandes de Ja RuhsoC.Les députés sont opposés, plus que jamais, au renvoi de M.Shuster, le trésorier général.Voici que l'on parle ¦maintenant de eo'lli lications possibles du côté de la Turquie, l e même eorreepondant dit en effet que, à la suite de l’envoi îles troupes russes à Khoi, dans le nord-ouest de la Perse, ce qui menace son flanc droit, la Bubiimc Porte se dispose à mobiliser une armée en Asie Mineure.La.question est en effet vitale, et on la déclare plus importante même que celle de Tripoli.On s’attend, toutefois, à ce quo les affaires s’arrangent par la vote diplomatique.Mort d’un archevêque Manille, 13.— Sa Grandeur Mgr Ambrose Agius, délégué papal aux Philippines .est mort subitement ce matin.Il avait été rappelé à Home et une rumeur circulait ù l’effet qu'il serait le successeur du Cardinal Falco-nio comme délégué apostolique à Washington.Mgr Agius a succombé à une péritonite.Tout dernièrement on lui donnait un banquet d’adieu.Mgr Agius était archevêque titulaire de Palmyre.Il naquit à Malte, le 17 septembre 1856 ; fut ordonné prêtre à Siibiaco le 16 octobre 1SS1 ; sacré évêque 1e 19 septembre 1904 ; nommé, délégué apostolique extraordinaire aux lies Philippines le 27 aoftt, 1904.Mgr Agius appartenait à l’ordre de» Bénédictins du Mont-Cassin.Un homme qui a voyagé par le monde entier, de retour de l’Ouest cana dien, vient d’écrire aux principaux officiers de la Compagnie du Grand-Tronc en leur donnant son opinion personnelle sur le chemin de fer du Grand-*!ronc-Pacifique et le service qu’il donne au public.Voici ce qu'il dit: “J’ai eu le plaisir de faire le voyage d’Edmonton à Winnipeg sur la nouvelle ligne du Grand-Tronc-Pacifiquc, et je tiens à dire que des 7000 milles que j’ai parcourus en chemins de fer durant mon dernier voyage, In trajet, que j’ai fait sur le Grand-Tronc Pacifique était te plus agréable de tous.“La voie est incontestablement excellente, les wagons propres et confer- , , „ .tables, les employés polis et obligeants 1 'teamI.aptisin il Am répondent avec la, plus grande courtoi-.îf ° .erB j l>r''si sie à toutes les questions qu’on Jour pu-1 ™." °rc Aux Jeunes ! Neuf sommma avtêai outifléa pour tou» lea panrra dm travaux, pour hnmmma d’af-fairaa at da profaa-aion.N’OUBLIEZ PAS L’ATELIER DU “ DEVOIR ” POUR VOS LETTRES DE FAIRE PART, CARTES DE VISITE ET D’IN VITATION.’ • • Le Devoir DEP A R TF.MENT DES IMPRESSIONS it it 71a, St - Jacques TEL.MAIN 7461 L’Union Saint-Jean- Baptiste d’Amérique qu ’on Jour po- BU.Je tiens a taire une mention spéciale du wagon-buffet et de son aménagement qui sont ce que j’ai vu de mieux.Ce fut pour moi, en vérité, une révélation, après tant et de si lointains voyages sur d’autres lignes; les repas en effet sont excellents, et très bien servis dans un décor merveilleux.Je sous assure que si vous éprouvez autant de plaisir à lire cette lettre que j’en ni à.l'écrire, vous donnerez ia liberté vous l'adresser.” Providence, R.I.I2.- L’Union rit-l’Amérique a élu hier "dent H.W.Levi oreester, Mass.; sc-Evariste Marcotte, de Kan- VILLE MAISONNEUVE AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est pur les présentes donné, par le soussigné, secrétairc-tré-! sorter de ia ville de Maisonneuve, que le rôle de perception des taxes foneiè- vice-président, le docteur res, tant municipales que scolaires, pour o retain kakis-, j n.; vice-prei hnRue de l’utmim, N.H., M.J.l'année commençant le premier mai ,, '>r.a/eau, de 1 awtueket, R.I., et 1D11 et se terminant le 30 avril 1912, a .1.Henri I.kedoux, de Nashua.N.H.; été complété et qu'jl est déposé à mon te sbwimdivrr1 T1' * v ,:i 0„Kra m ' burwiu- ap'** «voir été dûment homo-de riprmgfmld’ Ma : hentinç les.M.iogué par le ' .^0'j'"'.c, de Holyoke, Mass, et Maisonneuve, Emile Hlm-, de Winooski, \i.nie par que je prends de J.M M.Walter II.Chapee, commissaire, nommé par la Cour Supérieure de Rhode Island, dans son rapport place le blâme des mésappropriations de fonds sur l’ancien secrétaire, M.J.Adélard Caron, de Woonsocket, et Ceci n’est qu’une des nombreuses let-i
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