Le devoir, 6 décembre 1911, mercredi 6 décembre 1911
DEUXIEME ANNEE—No.285 MONTREAL.MERCREDI 6 DECEMBRE.1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTADE .1 .$«.oa $6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .UNION POSTALE .$1.00 $1.50 $3.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration! 71* RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMi: v/ATION: Mais 7461 REDAC 'yr Main 7460 Diretfeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! £ LA CHARITE PRIVEE UN LIVRE A FAIRE Lt's débats qui se sont poursuivis autour du projet du munieipali* salion de VAssistance Publique ont appelé l'attention sur la charité privée.Un groupe de jeunes Irlandais catholiques préparait en même temps une sorte de guide des institutions de charité catholiques qui sera bientôt livré à la publicité.Mais ce guide, encore qu’il ait demandé beaucoup de travail et qu'il doive être fort utile, n'ott're qu'une sorte de nomenclature.Ce qu’il faudrait écrire, c’est uu livre plein de faits et de chiffres et qui donnerait au public une idée juste du travail réalisé chez nous par l’initiative privée dans le domaine de l’assistance et, souhaiterions-nous.de l’enseignement.L’oeuvre serait particulièrement utile aux catholiques.Nous croyons ((lie les protestants sont assez au courant de ce qui se fait chez eux.dans ces divers domaines.# # * Depuis la fondation de la colonie, nous avons vu les congrégations religieuses remplir, presque à elles seules, les services d’enseignement et d’assistance.Cela nous paraît tellement naturel que nous ne songeons guère à nous demander ce que représentent, dans les pays qui n’ont (tas l’avantage de compter sur de pareils dévouements, le budget de la charité et celui de l'enseignement.Un livre bien fait permettrait d’établir ce calcul, ferait ouvrir les yeux à beaucoup de gens et leur donnerait la raison de certaines exemptions de taxes qui ne représentent qu'une minime partie des services rendus à l’Etat et aux municipalités.Il forcerait .parfois l’Etat et les municipalités à rougir de leur mesquinerie envers des oeuvres qui les déchargent de si lourds fardeaux.Il ajouterait au tableau des richesses .morales de l'élément catholique et français et servirait à nous faire mieux connaître.# « * Le grand obstacle à la rédaction d’un pareil livre, ce serait, ainsi qu’Asselin le faisait un jour remarquer au Monument National, la modestie des congrégations qui tiennent à envelopper de silence leur travail et leur dévouement.11 nous semble qu’il est à l'heure actuelle des considérations d'ordre supérieur qui commandent de rompre ee silence.Assez de gens s’acharnent à diminuer leur oeuvre, et à atteindre par là les causes qui leur sont chères, pour qu’elles ne refusent point de livrer des armes à ceux qui ne souhaitent que de faire connaître la vérité.Le jour où paraîtra l'histoire des travaux réalisés chez nous par l’initiative privée, dans le domaine de la charité et 4e l’éducation, ceux-là mêmes qui se croient le plus renseignés seront vraiment étonnés.Nous ne connaissons pas nos richesses.OMER HEROUX.M.Laurier et les intérêts paren-tistes Tl y a une cause à laquelle M.Laurier restera probablement dévoué jusqu’à la fin: c’est celle du parentisme.Le choix,du marché Champlain à Québec comme site d'une gare union est l’oeuvre de ce clan.Directement et indirectement.M.Parent.président île la Commission du Transcontinental, a tout fait pour amener là les voies terminales du Grand-Ti'one-Pacifique à Québec.Lorsqu’il était premier ministre, M.Laurier parut hésiter un instant, mais il accepta finalement le projet et donna même les contrats pour la construction de la gare après avoir été défait au poil.Le nouveau ministre des chemins de fer.M.Uccdirane.a donné ordre de suspendre les travaux et de remettre toute la question à l’étude.C'est mie sage décision que les citoyens de Québec, même ceux qui par crainte de déplaire à M.Parent ou par lassitude avaient fini par abandonner la lutte contre les caipric-Vs de l'ex-président de la commission du Transcontinental.on! a mu* il lie avec plaisir.Seul ou à peu près, .M.Laurier proteste.Placer la gare union ailleurs ce serait, en effet, détruire du coup toutes les espérances des intimes qui ont (iris des options sur les propriétés avoisinantes et à qui la transaction devait rapporter de gros bénéfices.Il admet tout de même que l’espace n'est pas très large à.certains endroits.En fait, c'est à.peine si la distance du Cap à l'eau profonde mesure deux cents pieds.Mais avec la station au Marché ( Immplam, dit M.Laurier, les voyageurs traii.atlantiques pouvaient sauter du bateau dans les wagons ou vice versa.Comme si ces facilités d'embarquement et de débarquement n'existaient pas déjà à Québec.Le Canadien Pacifique conduit ses voyageurs ou ceux de la Cie Allan à deux pas des Empress ou des vaisseaux Allan.Et les citoyens de Québec, eux?Car ce doit être un peu pour leur avantage aussi que l’on veut construire une gare.Us seraient obligés de se rendre à l'extrémité ouest de Québec pour atteindre la gare placée au Marché Champlain.M.Laurier n’est pas sérieux.Espérons au moins qu’après avoir donné ce nouveau témoignage de sympathie aux intérêts jpa-rentistes, il so ralliera a un projet plus conforme aux véritables intérêts de la ville qu'il représente au Parlement.x D.Le commerce de l’opium La conférence de la Haye pour l'étude de la question de l’opium s’est enfin mise à l'oeuvre.C'était à croire que les délais seraient interminables.Les représentants de douze nations se sont réunis sur l’invitation du gouvernement hollandais.Ils sont munis de pouvoirs suffisants pour élaborer des règlements fixant les conditions du trafic de la fatale drogue dans le moude entier.Jusqu'à présent, l'Angleterre a pris une part plutôt néfaste à la diffusion de l’usage de l'opium.Dans le but d’augmenter les revenus du fisc dans l’Inde, elle a encouragé là vente de la drogue dans des régions qui étaient restées indemnes (du vice.C’est au réveil moral qui s'est manifesté en Chine et aux efforts d’hommes d’Etat comme le premier ministre actuel.Yuan Shi Kai.que doit être attribué le succès de la croisade entreprise dans le monde contre l’opium.Le commerce du suc de pavot est sévèrement réprimé en Chine, à l’heure qu'il est.L’action énergique du gouvernement sur ce point est pleinement justifiée non seulement par l’éloignement qui s affirme parmi la population, à l’égard d'une habitude dégradante et démoralisatrice, mais aussi par la prospérité agricole qui correspond à la substitution des cultures de céréales à.celle des fleurs de pavots qui émaillaient autrefois le paysage.Les difficultés qui se dressaient devant les initiateurs de cette réforme étaient formidables.Les bénéfices rapportés par la production de l’opium sont incomparablement plus élevés que les revenus provenant de la culture des céréales.Le changement qu'il s’agissait de faire subir au régime économique de la Chine entraînait de lourdes pertes financières pour les propriétaires du sol et les agriculteurs.Mais le pays en général s’en trouve mieux aujourd'hui, par suite de la production plus abondante et à meilleur compte des articles d'alimentation.Le déclin de la culture du pavot dans le Céleste Empire a fait rentrer le bonheur à de nombreux foyers ; il a amené une diminution notable du nombre .des suicides, tout en stimulant l’ambition des Chinois et l’émulation qui les porte à essayer d'atteindre le niveau des Occidentaux dans les domaines de l’éducation et de l'industrie.L'Angleterre a été enfin ramenée au sens de sa responsabilité mora- RILLET DU SOIR LES AFFAIRES DES AUTRES Tant de gene se mêlent de ce qui ne les regarde pas qu’on peut dire que tout le monde s’occupe, des affaires d’autrui.Ma voisine examine, par la fenêtre, ce qui se passe vis-à-vis, et semble y prendre grand intérêt, tandis que quelqu’un me demande ce que j’tcris-là.Moi, j’ai dix-se.pt centins en banque; cet aveu préviendra bien des paroles et des démarches inutiles.Ce qui survient de l’autre côté de ta rue me laisse indifférent, du moment que ce n’est ni un tremblement de terre ni un accident d’automobile.Mon prochain agira à sa guise, commettra les bêtises à son goût, se vêtira à son gré: ce n’est point de mes affaires.Quelle odieuse chose que le commérage! Les femmes y excellent (et quelques hommes.) On les entend parler de l’argent — des autres, des robes — des autres, des actions,—des autres, des malheurs et des joies — des autres.On dirait que, par un décret de l’Eter-ncl, elles ont mission de surveiller leurs semblables et de faire rapport.Si encore elles étaient muettes et gardaient pour elles le résultat de leurs curiosités, de leurs enquêtes indiscrètes! Mais non, leur plaisir est d,e le proclamer et répéter au plus grand nombre d’oreilles possible, avec les mêmes mois fastidieux à force d’avoir servi.Il est pourtant si charitable, selon le proverbe, de commencer d’abord par s’occuper% de soi-même, — occupation qui demande tout le temps d’une personne consciencieuse.Par exemple, ceux qui dépensent leurs heures à accuser les autres de négligence sont eux-mêmes presque toujours négligés nar quelque endroit.Ils s'oublient, ’•oyez-vous, dans leur sollicitude à l’égard de l’humanité.Il est bon de s’occuper de ses frères pour les aimer, les consoler, non pour le vulgaire plaisir d’en faire un sujet de, conversation oiseuse, et souvent médisante.La moitié du monde se moque de l’autre qui s’en moque à son tour, et l’on n’a jamais pu constater que ce procédé ait apporté, à l’une et à l’autre, autre chose que du mal et de l’ennui.Occupons-nous de nos propres affaires, et personne ne se mêlera des nôtres! Néanmoins, cachetons nos lettres! ALBERT LOZEAU.Si j’étais maire CE QUE VOUS FERIEZ ET CE Q-E VOUS NE FERIEZ PAS; CE QUE VOUS FERIEZ FAIRE El' CE QUE VOUS DEFENDRIEZ QUE L’ON FASSE.C’est un petit jeu amusant et instructif que de se mettre à la place d’un autre.Passez-vous au cou, une heure durant, le collier du maire de Montréal et racontez dans le .Yir Uonalistc ce que vous feriez si vous étiez élu à la place de M.Lavallée ou de M.Dandurand, au lieu de M.Mardi ou de Vindésirable M.Martin, Médéric.Vous n’avez rien à craindre d’un groupe quelconque des électeurs, vous avez toute liberté d’opinion, et rien ne vous empêche d’exposer en vous jouant uu programme qui en vaut bien un autre.et même quelques autres.Adresser sa copie le plus tôt possible au Nationaliste, qui fera paraître une tribune libre consacrée à ce sujet, les dimanches 10 et 17.“ Le Ralliement ” Ce sera le titre du nouveau journal qui paraîtra prochainement à Québec.M.Armand Lavergne, député de Montmaguy, en sera le directeur.Le premier numéro sera probablement publié samedi.le.Elle a conclu avec le gouvernement de Pékin une entente qui lui permet de réduire graduellement l’exportation de l'opium de l'Inde en Chine.Cette mesure exige un sacrifice de recettes et nécessitera un remaniement du système d’impôts.Mais le pays qui a autrefois dépensé cent millions de dollars pour le rachat de la liberté des e.scla-ves, ne saurait barguigner sur le prix de l’indépendance morale des milliers de vioti.mes de l’opium, dont la passion a été alimentée dans un but de lucre administratif.U.T.Le champ d’épuration l ne demande d'injonction faite, hier, contre la Ville de Montréal est pleine d’allégations d’une nature très peu favorable à la bonne renommée de notre administration municipale.On prétend tout simplement que nos édiles veulent acheter des terrains à un prix exorbitant le sachant tel.H s'agit de lots de terre offerts par M.Carlin et destinés à l’agran dissement du champ d’épuration du nord de la ville.Uni' une résolution passée le 27 novembre dernier, le conseil municipal autorisa l’achat de.ces lots, à raison de huit cents le pied, soit $71,580.00 pour 894,500 pieds.Un contribuable, celui qui demande l’injonction, apprend la •hose et déclare que c’est là une somme trop élevée, et qu’en réalité, la ville a déjà reçu l'offre des "mêmes terrains en juillet dernier, pour près de la moitié du prix actuellement demandé et accepté.Ce qui, en d’autres termes, veut dire que le Conseil, de bon escient, est prêt à débourser près de $72,-000.00 pour ce qu’il aurait pu ache ter pour .$86,000.00 il y a six mois.Le requérant allègue que ces terrains ne sont évalués qu’à.$11,-105.00 et qu’enfin une partie de ces mêmes terrains a été vendue à raison de 5 cents le pied, il y a pas plus de quinze jours.Voilà autant de faits qui tendent à démontrer que l'administration municipale veut jeter l’argent des contribuables par les fenêtres.On répondra peut-être que la Ville subit comme les autres l’aug-nentation constante du prix du terrain à Montréal.Cette raison ne servira qu'à prouver que la Ville n’aurait pas dû attendre que les prix soient si élevés pour acheter ce dont elle a besoin, c'est-à-dire un champ d’épuration, depuis quinze ans.La Ville a jusqu'à jeudi pour répondre à la demande-d’injonction ; elle ne devrait pas se contenter d'une simple procédure, mais bien d’une déclaration publique.NAP.TELLIER.Sur le Pont d’Avignon.Deux journalistes français et deux journalistes anglais déclarent qua ce sont les Musulmans qui se sont rendus coupables des crimes dont on accusait les Italiens.Encore une preuve du peu de crédit qu’il faut accorder à certaines dépêches européennes.Trois cents femmes ont brutalement battu deux accusés à New-York.Ce n’est pas souvent que les femmes prennent leur revanche, ruais quand elles s’en mêlent.^ Les sénateurs demandent que le gouvernement haïr doiine plus d’ouvrage.La proposition est assez extraordinaire qu’on devrait au moins lui accorder “la plus sérieuse considération.” Le changement de régime est chose faite à Elle du Prince Edouard.Le peuple sera immédiatement appelé à exprinw son opinion.La question do 1 exposition de Montréal n’avance guère.On en parle assez cependant pour que le public n’oublie pas qu’il y aura peut-être une exposition ici, dans dix ans.“De plus eu plus les séances des communes tournent à la farce”, écrit le journal aux !?15,000.Or comme ce sont les membres de l’opposition qui parlent, presque tout le temps il faut donc conclure que les farceurs sont les amis du voisin.‘"damais on ne vit de vainqueurs si piteux.” Et jamais non plus l’on ne vit, de vaincus si difficiles à consoler.Pour faire rentrer M.Graham aux Communes, le parti libéral est obligé de sacrifier un candidat à Toronto.Voilà uu fait qui n’appuie guère lus vantardises de l’opposition.On s’adresse aux curés pour savoir quels sont les lots disponibles dans leur région.Est-ce que le gouvernement ne le sait pas ?Le dernier potin désigne M.Parent comme le président d’une commission dont on espérerait le sglut pour M.Gouin.Le bourreau est-il déjà à la merci de sa victime ?M.Oliver n'aime pas qu'on lui parle des accusations de Mcfüllicuddy.Il aurait dû informer Sir tY.Laurier à temps.- — i -m—— ¦ —¦*•.- La Chambre suspendra ses travaux ce soir (Spécial au “Devoir'') Ottawa, 6.— On croit que la Chambre suspendra ses travaux à compter de cc soir, nu lieu de demain soir.Les ministres eussent voulut les interrompre eus hier soir, mais l'opposition s'y est objectée.On dit que les deux partis en sont venus à un compromis à ce sujet, ce matin.Le collège des médecins L'ABUS DE LA MEDECINE M.lu Directeur, le Devoir, Montréal.M.le Directeur.•I ai lu, hier soir, non sans éprouver un réel sentiment il'a-mertume, votre compte rendu des remarques de M.le Recorder Dupuis à l'adresse du Collège des Médecins.Je ne 'puis pas dire que ees remarques soient un blâme, mais, telles que rédigées, elles laissent pressentir que le Collège des Médecins n exerce peut être pas, vis-à-vis de ses membres, toute la vigilance nécessaire pour enrayer les abus de confiance.Il est à propos, je crois, de dire au public, que ee que Messieurs les Recorders de Montréal, de Hull ou d'Ottawa trouvent de répréhensible, chez les médecins de la province de Québec, le Collège des Médecins le trouve également répréhensible et condamnable, et qu il entend seconder tous les ef-lorts honnêtes non seulement pour la recherche des coupables, mais encore et surtout, dans l’application des peines.Quoi qu’on eu pense, le Collège des Médecins n est pas étranger à la recherche de ceux qui font un commerce illicite de cocaïne, dans la Cité de Montréal, où qui prati-quiyit illégalement, d'autre façon, la médecine.€ est l'un de ces habituels soucis, et (pour le seconder dans les efforts journaliers qu’il fait pour purger la Province de tous ses charlatans imposteurs, et la Cité de Montréal de ses vendeurs de cocaïne à mauvais escient, il a, à son service, tout un essaim de détectives, dont le moindre n’est pas M.Silas Carpenter.Le Collège des Méde (fins, toutefois, de par la nature des lois qui le régissent, n’a pas l’autorité voulue pour sévir, dans tous les cas, contre ses membres coupables, dès qu'ils sont désignés.Il lui faut généralement attendre qu'un tribunal compétent se soit prononcé sur la gravité de l’offense encourue par l’un on l’autre de ses membres, contre lesquels il sévit, à .son tour, sitôt la sentence du tribunal prononcée.C’est ainsi que Jo Collège des Médecins pouse parfois le châtiment jusqu’à priver du droit de pratique, pour la vie, un médecin coupable, à certain degré, sitôt que la preuve en est faite devant les tribunaux.Jusqu'à ce jour, il n est pas à ma connaissance qu’un médecin ait été réprimandé, de façon si légère cela soit-il, pur une coin' de justice, sans que le Collège des Médecins ne soit intervenu pour renchérir sur la peine et appliquer le fer rouge dans la plaie.Et je suis bien d’avis que les vendeurs de cocaïne cou damnés par le Recorder ou en cour d’appel ne seront, pas quittes avec nous.En définitive, si le Collège des Médecins ne prend pas invariablement l'initiative pour juger ses membres accusé de félonie, c'est qu 'il n ’en a pas le droit.Chacun de ceux auxquels une licence pour pratiquer la médecine est donnée, jure, sur les Saints Evangiles, qu’il sera, toute sa vie, fidèle aux lois et aux règlements qui régissent le Collège des Médecins de la Province de Québec.Jusqu'à ce jour, et pour longtemps encore, j’ose l’espérer, ce serment est, pour le publie et nous-mêmes, la plus sûre garantie d’honorabilité, et de respectabilité de la part de nos membres.Qu’il s’en trouve, deei delà, qui soient oublieux de leurs devoirs au point de for-faire à la foi jurée, c’cst pénible et humiliant pour nous; mais que le corps public, dans n’importe quel pays du monde, qui en .soit exempt, nous jette la première tierre.Veuillez agréer, M.le Directeur, l’expression de mes plus distingués sentiments.Dr JOSEPH GAUVREAU, Registraire du Collège des .Médecins et Chirurgiens, P.Q.-4.- Le Couronnement aux Indes (Spécial au “ Devoir “j Bombay, 6.— Le lioi et la Reine ainsi qu’une nombreuse suite ont quitté aujourd’hui Bombay pour Delhi.Do gouvernement a informé les-rajahs indiens des états que les royaux personnages doivent traverser, qu’ils seront tenus responsables de tout accident qui pourrait arriver.Un train éclaireur précède celui à bord duquel se trouvent lo Roi et la Reine, et des soldats sont stationnés à différents intervalles! sur le parcours.Londres, 0.— L'anxiété que les feux mystérieux d'hier à Delhi causent au gouvernement est pleinement démontrée par le fait que des bulletins arrivent à l’office colonial d’heure en heure, à mesure que le train royal s’approche de Delhi.LETTRE D’OTTAWA CHARRUES ET CHARRUES ! — DE L’AGE DE PIERRE A L'AGE DE LA GAZOLINE.— LES DEPUTES DANS LE SILLON.— LES CHAR RUES DE LA MAISON COCKSHUTT.— RECLAME PARLEMENTAIRE.— LE POURQUOI DE LA DISCUSSION AUX CHARRUES.— M HAGGART A PEINE A COMPRENDRE.— M.PUGSLEY COLLECTIONNE LES DECRETS DE CANONISATION.Ottawa, 5.— foutu la journée, la Chambre a parlé de charrues.Les charrues se vendent-elles plus cher ici qu'aux Etats-Unis S Ou se vendent-elles le même prix dans les «deux pays?Mystère! Et si les députés qui se sont enroués à la Chambre, eut après-midi et ci soir, a parler de charrues à vapeur, de charrues à gazoline, de charnu * simples, de charrues doubles, de charrues à soi* d'acier, de charrues à soc de fer, de charrues a soc de fonte, de charrues à soc de bois, de charrues tirées par des chevaux, de charrues tirées par des boeufs, bref de tous les genres de charrues imaginables et imaginés depuis l’âge de pierre, si tous ces députés, disons-nous, ne rêvent pas toute la nuit qu un génie malfaisant les a attelés à quelque gigantesque charrue, pour leur faire labourer des marais interminables, c'est qu’ils sont singulièrement bâtis! * « « M.Goiksliutl.de Brantford, un député conservateur, et lui menu fabricant de charrues, a le premier tracé le sillon où se sont, à sa suite engagés une dizaine de députés, la plupart de l’Ouest.M.Oliver racontait l’autre jour dans son discours sur le pro gramme du ministère que certaine compagnie manufacturière de char-rues, au Canada, trouve le tour, en dépit du tarif américain, de vendre ses charrues meilleur marché aux agriculteurs des Etats-Unis, qu’aux cultivateurs de l’Ouest canadien.Aujourd hui, sans rime ni raison, comme la Chambre allait s'affairer à de la besogne de routine, M.Cockshutt se lève et commence un ‘Ong discours, à propos de charrues, naturellement.Voulait-il profiter du tait qu il est.député pour faire une réclame monstre à la charrue Cockshutt.comme le prétend quelque malin?Personne ne le sait au juste; mais il est certain que dans les débats «de la Chambre, demain, il y aura pléthore de charrues Cockshutt! Ce «dont M.Cockshutt se plaint, on somme, c'est, que M.Oliver a voulu parler, à mots couverts, de la charrue Cockshutt,, la semaine dernière.De plus, M.Oliver n aurait pas été aussi franc qu’un soe de charrue.— 1 expression s'impose, — quand il a affirmé que certains manufacturiers canadiens d’instruments aratoires vendent leurs charrues meilleur marché aux Etats-Unis qu’au Canada : il aurait tout, simplement donné le prix du gros des charrues, à Minneapolis, et celui du détail, dans l’Ouest canadien.M.Cockshutt eût pu nous dire cela en cinq minutes.11 n'en a rien fait.Il a fait l’article, et pris une heure à nous vanter les avantages de la charrue Cockshutt, et à nous décrire les ¦différents genres de charrues que manufacture cette maison.M.Oliver, a bien failli nous dire que M.Coeksliult met la ehamir devant les boeufs.II s’est, néanmoins contenté d’affirmer qu'il ne parlait pas du tout de la hernie Cockshutt, la semaine dernière : mais que puisque M.Cockshutt prétend le contraire, lui, M.Oliver, va en parler, de la charrue Çoekshutt.aujourd'hui Et il eu a parlé utu heure, Dieu sait combien de charrues nous avons vu défiler, —*¦ en hua gination, naturellement, — devant la.Chambre, pendant ce discours Le docteur Srhaffner.un conservateur, et favorable à la réduction de: droits imposés sur les charrues américaines importées au pays, a bici tenté une diversion : mais, tout le reste de la séance, les députés se sont attelés four à tour à cette fameuse charrue, tout comme dans un cou cours de labour.M.Neely.,un député oppositionniste de l’Ouest, a même cité les [cl très de deux frères, l'un fixé au Minnesota, et l’autre, dans la Saskatchewan; tous deux auraient écrit à la maison Cockshutt afin desavoit le (prix d’une charrue à vapeur.La maison l'offrit pour $572 au cultivateur américain, et pour $700 au cultivateur canadien, et cependant.il s'agissait, «du même type de charrue.— “Mais pourquoi toute cette discussion direz-vous.Voici : les oppositiounistes ont voulu démontrer à la Chambre que puisque la maison Cockshutt vend ses charrues meilleur marché à l'étranger qu’au pays, c'est qu’elle fait des profits exorbitants sur eet article, au Canada ; et, partant, elle pourrait donc et avantageusement subir ici, même sans protection, la concurrence des charrues américaines, puisqu’elle leur fait concurrence aux Etats-Unis.Mais tout eetfi n'apparaît pas clairement.C'est un exemple déplus que.de la discussion ne jaillit pas toujours la lumière, quoi que prétende le dicton vénérable.* * * Au début de la séance, M.R.L.Hordeu a eu un peu de misère à faire comprendre à un de ses collègues do droite la portée de mesures relatives au Grand Tronc-Pacifique.L'homme dur de compréhension.— ou plutôt, dur d< coniprenure, comme disent nos bonnes gens, c’était M.Jiaggan, l'ancien ministre des chemin» de fer.dans les ministères conservateurs d’avant 1896.Il y avait à l’ordre du jour deux bills relatifs au Grand-Trône-Pacifique le premier venait d'un député, l'autre, du ministère.M.llag-gart a voulu savoir pourquoi il fallait deux mesures pour la prolongation de la charte accordée au Grand-Tronc-Pacii’ique et (pii expirait le premier du courant.“Il y a deux choses à considérer, explique M.Borden : la churle de la compagnie, qui finissait le premier du courant, et le contrat du gouvernement avec la compagnie, dont le terme, expirait aussi ee jour-là.Ce sont deux choses distinctes, il faut donc deux mesures, (’elle de M.Macdonald a trait à la charte, et.prolonge la durée des pouvoirs du Grand-Tronc-Pacifique, de ce côté-là, afin que la compagnie puisse vuli-dement continuer ses travaux.Le bill du ministère, pur ailleurs, a trait à, la prolongation du contrat; pour le moment, nous validons 1 existence de la compagnie: un bill subséquent validera le contrat, et nous permettra même d’en changer les termes.” L’explication, un peu subtile, n'a pas paru convaincre du premier coup M.Haggart.Il a fallu que M.Borden la lui répétât «deux ou trois fois pour «qu’il la saisît, et il n'a pas encore l’air de l'avoir fait complètement.« » # M.Pugsley est un homme très sensible.La moindre attaque, — directe ou indirecte, — contre sa réputation, le fait protester de sa parfaite honnêteté.11 a eu.eet après-midi, l'occasion de manifester une fois de plus cette susceptibilité, sous le regard un peu narquois de son adversaire, M.llazen, le ministre de la marine, M.Pugsley se plaint amèrement de l’insinuation qu’aurait faite à son endroit M.Kemp, ministre sans portefeuille, au cours d’une ré cente assemblée à Toronto.M.Kemp aurait dit.ce soir-là, affirme le .Mail and Empire, que le ministère des Travaux Publies, au temps de M.Pugsley ,avait affecté cent mille piastres à des réparations pour Rideau Hall, mais que l’on n’y trouve trace de travaux que pour vingt mille piastres.Le reste de l’argent quelqu’un l’aurait fait porter à son compte d’épargnes, à la banque.M.Pugsley proteste vertueusement contre une telle insinuation.“J'ai toujours administré mon ministère avec honnêteté, dit-il, et cette affirmation-là est tout à fait fausse.Rien n’autorise les journaux à la faire, et je veux croire que M.Kemp n’a pas parlé de cette façon*]à.J» me demande même si le Mail and Empire ne devrait pas rétracter ces paroles.’ ’ M.Kemp, à son fauteuil, reste immobile, il ne nie pas ses paroles, ni ne les excuse.L'incident se termine là.Le Mail and Empire «donnera-t-il un certificat de vertu à M.Pugsley?Impossible de l’affirmer.Mais M.Pugsley n’a pas besoin de cela pour marcher la tête haute.M.Laurier n’a-t-il pas jadis déclaré en pleine 'Chambre qu’il était “fier de M.Pugsley!?” Ce témoignage ne suffirait-il pas à l’ancien ministre des Travaux Publics?Et voudrait-il faire une collection de décrets de canonisation?Georg*( PELLETIER * LE DEVOIR.Mercredi, o uecemore 191 Le message de M.Taft _,t président des Etats-Unis défend la loi Sherman telle que Ta interprétée la Cour Suprême fédérale.Il suggère au Congrès l’adoption d’une loi d’incorporation fédérale ¦Washington.H.— Dans son troisième message an Congrès, liter, e président Taft parle des déei dons de la.Cour Suprême dans bs •auses de la Standard Oil Company et de l’American Tobacco Co , •omme d’un avis donné au monde les affaires aii sujet du but vise nar la loi de 1890 contre les rusts.('es décisions, ajoute-t-il en substance, ne s’éloignent :eu rien des jugements antérieurs de la eour ¦ri appliquant cet important statut ; mais elles rendent plus claies es jugements, en définissant mieux le seus déjà accejpté de la rédaction littérale de i aet ' n >> hmi—i^ X /30 M£ sr.OCN/S mm ut «•» «m ""‘""Kf' Montreal La guerre Turco-Italienne / A VENDRE PUPITRE (roll-top) en chêne, toit neuf.Aussi un violoncelle en très bon i ordre.Vendra à sacrifice.S’adresser ! à 108, -Fièrne avenue Viauville._ __ 1 " “ " ¦ A VENDRE Magnifique poêle île cuisine, ayant coûté $40, vendra à sacrifice, 832 Avenue Papineau._____ | A VENDRE OU A LOUEE Duluth et Coin Saint-Urbain, totin-pieds neufs de ô à 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Sénat UN MOYEN SUGGERE PAR LE SENATEUR POPE POUR RACCOURCIR LES SESSIONS.— AJOURNEMENT AU 24 JANVIER PROCHAIN.L’EXPOSITION INDUSTRIELLE Les anciens directeurs ont été réélus à l’assemblée générale d’hier, mais on n’a pas montré beaucoup d’enthousiasme 1 .-’assemblée générale de la Société, uns pour avoir une exposition dans d Exposition Industrielle a ou lieu hier Idc.M.Ekers dit que Montréal n a à, l’Hôtel de Ville et a été surtout remarquable par lu peu d enVhousiasmc qu’on montre pont- le projet.Quelques membres,comme M.F.kers, pensent que Montréal n’en sera pas plus mal pour u’avoir pas d’exposition.MM.Laporte et L.A.Lapointe ont demandé à ii’étre pas réélus directeurs, et ils n’ont cédé qu’à la condition, exprimée pur le dernier, qu'on montrera un peu plus d’activité pratique à l’avenir.Les directeurs ont, décidé de demander au Conseil Municipal et à la Commission du Port.»ie nommer chacun un ingénieur qui feront ensemble un rapport sur les moyens d’adopter l’Ile Sic Hélène à une exposition.Le choix de Pile n’est cependant pas chose réglée pour toujours.M.F.d.Sheppard, représentant l’Association du Concours Hippique, dit qu’on aurait pu choisir un endroit d'accès plus facile que 1 île.M.F.L.Béhque.qui présidait, i M t que la majorité pourrait bien être de l’avis thier.l).McDonald, de M.Sheppard, mais qu'il faut bien roimneneer par quelque chose et que l’attention que te projet attire sur 'île aidera à obtenir des moyens de communication plus faciles.M.Sheppard croit, qu’il faudra 25 pas besoin d’une exposition qui n’a de valeur que pour une petite ville.Le rapport du comité exécutif recommandant l’îio Sto-Hélênc a été adopté.M.JL J.Elliott a proposé la réélection des mêmes directeurs.M.Laporte ci, L.A.Lapointe demandèrent qu’on les remplaçât, mais M.Béique les pria »le ne pas donner leur démission, et l’ancien bureau fut réélu.M.Henry Miles dit que la résolution du Conseil Municipal qui demande des renseignements sur les moyens d’accès à l’ile n’est que de la poudre aux yeux.I.éehevin L.A.Lapoime.— Comme les 8000,000 que nous vous garantissons.je suppose 1 Los anciens directeurs furent tous réélus.Ce sont MM.F.L.Méiquc,président « H.Laporte et IL Bickerdiko, '-hv-présidr-nts, IL A.Ekers, C.E.Lsher, H.,1.Elliott, le colonel Gardner, le maire t bu rin.Thomas (înu-D.E.Lalonde, Uis échevins Leelatre.Tureot, L.A.Lapointe.Gauvin, Monahan, MM.IL La chapelle, L.E.Ccoffrion, Guy Tombs.J.H.Rolland, C.H.CntelH.R.Wilson Smith, le colonel La belle, O.S.Perrault.F.Robertson et, Jos.Ainev.La Révolution Chine en uES REBELLES SONT CONFIANTS — ILS DISENT QUE L’ETABLIS SEMENT DE LA REPUBLIQUE N’EST QU’UNE AFFAIRE DE TEMPS.Pékin.6.- D'après les rapports insulaires, reçus de Hankow, les révolutionnaires de la région sont do nouveau pleins de confiance dans l’is-uie de la lutte.Les chefs sont prrsuaùès du fait que l’établissement de la République n'est plus qu’une question de temps, de jours, peut-être.Des renforts sont en marche pour Hankow.Huit des provinces vont paraît-il, envoyer des représentants qui discuteront Je texte de la constitution à donner an nouveau gouvernement, Le président de la République, disent les chefs, sera nommé par les délégués des gouverneurs provinciaux.On établira cinq ministères: intérieur.affaires étrangères, finances, guerre et communications.Le.- révolutionnaires espèrent pou voir faire de Nankin la capitale.En attendant, le gouvernement militaire de TInh-Peh commandera les provinces rebelles.Des lettres de menaces eontv nuent.à affluer à Pékin, et les fonctionnaires désertent tous les jours.Il est à croire qu’on essaie de remplacer le régent actuel par un régent chinois, mais eoei ne sera pas suffisant pour satisfaire les provinces.A’uan Shi Kai reste toujours loynl, probable ment parce qu’il n’ose pas quitter Pékin et n’ose pas non plus proposer l’abdication du trône.LA GARDE DES LEGIONS Les renforts pour la garde des léga tions arrivent journellement à Pékin.Il y a actuellement plus de deux mille soldats étrangers dans la ville.ENVERS ET CONTRE TOUS! LE CHAMPAGNE [ pIper-heTdsT I; C ¦ «, depuis au-delà d’un siècle, conquis la première place et entend 1s coa-«erver.DEMANDEZ-LE A VOTRE FOURNISSEUR.LAPORTE, MARTIN, & CIE, Agents, Montréal.mr-i.n.o, VICTOIRE DECISIVE DES ITALIENS.— LES TURCS EN MAUVAISE POSTURE.— ILS SONT SEPARES DE LEUR BASE D’OPERATION.Rome, tî.—Un bulletin officiel publié hier, annonce la prise.d’Aïti Zara, par les Italiens, hier, après une bataille des plus meurtrières.Comme ou le sait, Aïn Zarn, situé à quinze milles do Tripoli, était le quartier général des Turcs.Les troupes turques ont perdu huit canons et ont abandonné de grandes quantités de munitions et da provisions dans leur fuite précipitée vers l’intérieur.Le rapport ajoute qu’ils sont main tenant séparés do leur base d’opéra tion et qu’ils ne sauraient plus, pour le moment, que poursuivre une guerre do guérilla.L’engagement commença à 6 heures hier matin.La flotte ouvrit le feu on bombardant l’oasis d’Amruss.A huit heures, 1’avant-garde prit Contact avec l’ennemi retranché derrière des dunes d»» sable.La cavalerie opérant un mouvement tournant, prit les tranchées ennemies en enfilade, vers neuf heures.L’attaque était supportée par les batteries de montagne et.peu après, la bataille était engagée sur toute la ligue.Les Arabes mirent à deux reprises les Italiens tm danger, par des attaques de flanc sur la gauche.Sues le couvert, de cette contre-attaque, les Turcs retraitèrent dans la ligne des réserves, mais à 2 heures, la division Peccori délogeant l’ennemi des tranchées, convertissait cette retraite en déroute, et à.M heures, toute la colonne ottomane était repoussée bien en arrière d’Oïn-Zara.A l’tuile droite, la défense était constitué,s par 8,000 hommes, encadrés de réguliers turcs.Les derniers chamanx transportant les blessés disparurent dans Je désert vers 5 h.du soir.Les vainqueurs passèrent la.uuit sur les positions conquises.L’action avait débutée sous une pluie battante, dans un terrain détrempé.Les pertes ita on ne?ti’excèdent pas 100 hommes.Le général l’eceori assure que les Turcs out eu plusieurs centaines de tirés et que do longues files de clm-maux ont transporté les blessés.LE GRAND VIZIR DEMANDE LA PAIX Londres, (!.— Une dépêche de Constantinople au “Exchange Tele-graph” dit que le grand vizir s’est déclaré for foment en faveur de la paix, à la suite les derniers combats dans la région de Tripoli.il menace do démissionner si ou ne lui permet pas de négocier avec , Italie.LES ITALIENS N’AURAIENT PAS COMMIS D’ATROCITES Now-York, (>.— “Il Oiornalo ït&ha-no”, do cette ville, publie un câblogramme do Tripoli signé par quatre correspondants dn guerre, deux Français et deux Anglais, en date du 5 décembre.Ils affirment que les troupes italiennes ne sont pas coupables des atrocités lont les ont accusées certains rapports.Les exécutions qui ont eu lieu n’était qu’une répression nécessaire de la révolte organisée parmi les Arabes.Ils affirment île plus, que h\s Musulmans se «ont livrés sur les prisonniers et les blessés chrétiens, à des tortures et à des mutilations atroces.la-s signataires sont: William F.Riley, correspondant du “Daily Mai!” de Loiidr»**; (leorpe F.Brown, corres pondant du “Daily Te’egraph ”, de Londres: Louis André, du “Matin'’de Paris cl Paul Tristan, du “Petit Mar «cillais'’.Sénat, le 5 décembre 1911.— Le sc-| nateur Pope proposa que dans l’opinion .du Sénat, la procédure parlementaire des bills privés devrait être plus équitablement ilivisée entre les deux chambres, afin de raccourcir les sessions, et aussi d’empêcher la passation à la va pour de certains bills importants qui ne sont pas suffisamment étudiés sous le présent système.M.Pope dit qu 11 gait que cette question n’est pas nouvelle, mais que grâce au changement d > gouvernement, il croit à propos de la ramener.Il a foi dans le succès d’une réforme do ce genre, laquelle rendrait justice à tous les intéressés, sans nuire à la dignité do l’une ou de l’autre Chambre.Le Sénat nu le cède en rien à la Chambre des députés sur le chapitre de la compétence pour étudier les divers projets de loi.11 termine ses remarques en souhaitant que cette fois le projet marchera rondement pour !o plus grand bien général.Le sénateur David se prononce en faveur de la résolution.Le sénateur Cartwright approuve aussi le projet, et engage le sénateur Lougheed à insister auprès do ses collègues afin que ces derniers ménagent une réception favorable à sa proposition.Si le Sénat voulait appliquer au remède effectif contre la procédure trop pressée de la Chambre des députés par rapport aux bills privés, il n’aurait qu ’à rejeter une couple de ces bills.L'honorable M.Lougheed exprime ses sympathies personnelles pour le projet qu’il promet de soumettre à ses collègues.Le sénateur Casgrain propose quo sou bill concernant la vente du pain soit étudié en comité général.Le sénateur David croit que cette mesure devrait être soumise à un des comités du Sénat, afin que les parties intéressées soient entendues.Il a appris que le gouvernement de Québec a son mot à dire sur cette question, à cause de la législation provinciale qui régit cette question.Le sénateur Casgrain prétend qu'il s'agit d’un bill publie, lequel devrait être discuté en comité général.Dans chaque ville, il y a des associations le boulangers qui «ont.l’équivalent des monopoles et qui fixent le prix du pain.Devant un des comités dn Sénat, cos monopoles seraient représentés par d'habiles avocats, et ils auraient des témoins cueillis sur le volet par eux mêmes.En conséquence, les arguments contre le bill l’emporteraient en nom-lire.L’intérêt publie devrait être laissé entre les mains do tous les séua-teurs.Le bill pourvoit simplement à ce que relui qui paye pour une livre de pain en reçoive 1 livre.On sait que généralement, le consommateur, ne reçoit pas la pleine mesure.Plusieurs boulon gers honnêtes sont, en faveur KW COMPAGNIES, il u été délivré, sous le sceau du Secrétaire d’Etat du Cnuadu, des lettres patentes en date du Zle jour du novembre 1911, constituant, en corponitum darnes Ku-liinson, marchand, Arthur Plow, gérant, «-t George Kobinson, commis, tous de la cité de Montréal, duns la province de Québec; Fit James Ethelbcrt Brown, agent d’immeubles et expert, et Frederick William Hibbard, avocat, tous deux de la cité de Westmount, dans la province de Québec, pour les fins suivantes: (al Acheter, embellir et améliorer, vendre, échanger et faire le commerce de biens-fonds de toutes sortes, à commission ou autrement; ériger des constructions de toutes sortes et les occuper, arrenter et utiliser autrement; entreprendre la construction d’édifices, maga* sins, boutiques et autres eonstrurtions par évaluation, contrat ou autrement et embellir améliorer «les immeubles de tontes aortes, et ériger et eonstuire des chemins, ponts, conduites.('-goûts, drains, puits, barrages, aque-«lues et tuyaux; (b) Acquérir ica actions, obligations, df-bentures ou tout autre genre de valeurs de toute compagnie autorisée et organisée pour des fins semblables ou reliées & celles «le la présente compagnie en échange d’actions, obligations ou débentures de la pré-sente compagnie ou pour toute autre bonne et valable considération, et se fusionner avec cette autre compagnie ou compagnies en vertu de toute bonne et valable convention; (e) Vendre, échanger ou autrement disposer de la totalité ou d’une partie de la propriété et dos biens de la compagnie pour toute bonne et valide considération: (d) Faire tous les autres actes et choses convenables pour exercer d’une manière plus parfaite et complète tous les pouvoirs spécialement necordés en vertu ds ce «iui pécède ou s’y rapportant.Lu compagnie exercer» sou industrie par tout le Canada et ailieura, sous le nom de ’‘Security Realties, Limited’’, avec ûn capital-actions do cent mille dollars, divisé en 1,000 actions de cent dollars eliueiine, et.le principal lien d’affaire» de la dite compagnie sera en la cité de Montréal, dans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétsire d’Etat dtt Canada, ce 23e jour de novembre 1911 THOMAS MULVEY, Sous-Secrétaire d’Etat.Ce Journal e»t imprimé, au No "la rue Saint-Jaequei, à Montréal, par “L» Publicité" ( à rtteponiabilitê Llmi-Me ).Henri Bourana, directeur-gêra»*- ! 4.E DEVOIR, Mercredi, 6 Décembre 1911.LA VIE SPORTIVE Assemblée annuelle Derniers échos du Club Québec du monde sportif CHEZ LES FERVENTS DES QUILLES Un curieux Le National est deux parties seulement en arrière des premiers de la Classe “B.”- Ligue des Typos b >glio l.es Bleus de la R.R.Y.M.C.A.ont subi hier soir leur première défaite de la saison, dans la classe “B", en succombant aux Colonials.Ils sont cependant toujours à la tête des clubs a'oc le National comme seconds.La meilleure moyenne f|ui ait été faite hier est de 501.2.\ oici les sommaires et résultats : n eaver Reds II.Baker .195 111 IH Candi in .133 DO 161 t).Kcllv .171 179 158 u, D.Tvi'crdif • • .H7 150 17'.' K.A.üogert .207 111 I sfl Total .853 Î9 4 S59 Movunn»; cTl-i juipc 501.2.Moriartv .ITT 181 201 K«rr f .113 132 153 ( «oorcfo ., .149 116 109 Dulnie .1 12 179 169 McC’afffrtv .f .161 192 165 Total .775 810 802 Moyenne d’équipe - 177.1.R.R Y.MA'.A.Blue- *).Ousholm .138 160 151 II.( armk-hüfl .160 162 172 J.< 'anniohai’l , .147 155 171 •U Black .181 158 167 G.C ley ton .172 177 140 Total .798 812 801 Moyenne d'équipe - 482.4.Colonials 1 Poudrcttc .162 171 1 16 • 1.Ilcfflemau .165 157 127 \.Buchan .203 170 138 A.j.Parlrin.' .154 167 171 Al.Bridtlcn .173 107 ill! Total .857 772 700 Moyenne d’équipe — 150*8.Eden Nagle .143 135 140 Duffv .171 161 125 Bin banan .180 179 176 J>ro\vn .159 140 154 Kennedy ., „ .198 157 188 Total .861 772 783 Moyenne d’équipe 465.8.Be aver Hues ( ( rocken .128 Us 128 (i.Finlaysoii .Ill 118 145 Mahonev.145 158 149 U.Clarabut.156 134 105 Sharp US Boyer 124 bit) Total .668 682 667 .Moyenne d’équipe 403.4.R.R.Y.M.C.A.REDS vs STANDARDS H.K.\ .M.C.A.Reds Baker .135 159 166 1 aing .176 156 162 Vincent .110 152 99 Marshall 157 161 186 Brotvn.Total.Moyenne d’écpiipc “Standard” Scott.Hart.On.McRobie.McOillivray.Solly.“.8 i 'J’J 1G5.I0S 104 10.5 145 142 1S9 202 777 815 OX SB DEMANDE COMMENT SERONT DISPUTEES LES COUPES STANLEY ET MINTO.A LA SUITE DES REFORMES AU SUJET DU NOMBRE DE JOUEURS SUR LES EQUIPES.107 134 143 135 135 122 ïéii 147 151 117 Total.752 Moyenne d’équipe : 443.8.I l 753 NATIONAL vh ST-LOUJS NATIONAL Brodeur.Si-M artin.Mcdnin.l.eclou\.Brunet.176 15S 176 145 175 171 178 185 134 150 ICI 177 183 155 154 Total.831 Moyenne d équipe : 495.8.ST-LOUIS Chevalier.IOO Miron.125 Cnstonguay.176 OuérarJ.135 Beauchamp.180 SIS 830 112 153 169 101 193 170 107 141 167 171 Total.703 820 820 Moyenne d’équipe : 482.8.CALEDONIANS vs M.A.A.A.CUBS M.A.A.A.Cubs.MeCuaig.145 133 101 Davidson.124 1 38 123 Omigh.13S 137 167 Jarvis.106 1 44 109 Perry.138 187 171 La décision que la Dominion Lacrosse l nion et la National Hoekey Association viennent de prendre à l’effet de réduire le nombre des joueurs des équipes mettra peut-être fin aux joutes entre les champions des différentes ligues.Comment supposer en effet que les ligues dont les équipes comprendront douze joueurs de crosse et sept joueurs de hoekey puissent se décider à à réduire leurs alignements lorsqu’il .“’agira de rencontrer les représentants de la D.L.U.et de la N.II.A.dans des parties pour le championnat canadien.Lester Patrick a déjà déclaré que la ligue de T Ouest maintiendra ses droits à une équipe do sept hommes, et Con Jones sera sûrement peu enclin à biffer deux joueurs lorsque les champions du Big Four iront disputer la coupe Minto à son club.M.W.F oran, un des fidéi-eommissai-res de la coupe Stanley n’a pas voulu se prononcer à ee sujet, mais comme les règlements des concours exigent du “sept’ et du 4’douse”, il serait osé d’espérer qu’ils fussent modifiés pour satisfaire les organisations qui viennent de modifier la coutume suivie jusqu’à date.Il faut donc do toute nécessité que les ligues professionnelles s’entendent pour éviter des conflits qui pourraient mettre fin aux parties si intéressantes entre champions.Total.Moyenne d’équipe Caledonians .661 126.2.759 711 Ferguson.191 Howard.Ill Roberts.161 Niven.165 Curry.135 Total.Moyenne d'’équipe : POSITION DES 155 128 151 198 101 126 163 128 129 174 Autre recrue pour le Canadien GEORGES MARCOUX, UN “SHOOTER” DE GRANDE REPUTATION FIGURERAIT SUR L’EQUIPE DE KENNEDY CET HIVER.753 783 718 150.8.EQUIPES R.R.YfM.C.A.National.St-Louis.Edens.M.A.A.A.Cubs.Beaver Reds.Colonial.Caledonlian.Beaver Blues'.Standard.R.R.Y.M.C.A.lieds Elks.G.14 13 I I 10 ;» 6 6 1 1 I P.1.0 S 9 9 11 11 11 13 P.C.933 .SG7 .733 .667 .600 .167 .100 .400 .267 .267 .267 .133 Québec, 6.— Le club Québec a tenu son assemblée annuelle avec beaucoup de succès, lundi soir.Le secrétaire, dans son rapport, signale que la position du club Québec est supérieure à celle de l’an dernier.Il mentionne que.des remerciements sont dus à tous les amateurs dont certain encouragement a été reçu.De la reconnaissance est spécialement exprimée à l’hon.P.Aug.Choquette, pour son travail énergique, et son aide financière quand les fonds du Club é-taient peu considérables.On témoigne aussi de la gratitude à l’endroit des directeurs du patinoir Québec, qui ont fait des arrangements assez satisfaisants, au sujet des recettes, des améliorations à cet édifice, etc.Ce rapport du secrétaire formule l’espoir | que les promoteurs d’une Arena en cette ville réussiront à réaliser leur idée.Le nouveau Bureau de direction du club Québec a été constitué de la manière ci-dessous indiquée : Président —- Sénateur Choquette.Vice-président — M.J.Quinn.Secrétaire — B.J.Kane.Trésorier — K.Matte.Gérant — M.J.Quinn.Comité — Ç.Frémont, L.Cagneux, 1 hos.B.O’Neil, Fred.Hill, A Dérotne C.J.LockweL.Le Bureau de direction, au cours d’une assemblée subséquente, a choisi ses officiers honoraires que nous nommons, ici : Patron — Son Honneur le lient.-gouverneur sir Frs Langelier.Vice-patrons Sir Lomer Gouin, lion.!.P.Pelletier, hon.L.A.Taschereau, MM.IVm.Price, J.H.Holt.Président honoraire — Son Honneur le maire Drouin.Le club Québec est done à l’œuvre, pour entreprendre une rude saison.Scs joueurs semblent fermement résolus à seconder les efforts des directeurs.Ils ont continué leurs exercices, hier soir, sous la direction de Ch.s.\olan.Nos joueurs de hockey ont pratiqué hier soir, à la Patinoire.“Paddy” Moran, toujours solide dans scs buts.Ken Malien.Jos.Malone, Jack Mac-Donald.Eddie Oatman “Goldie” Prod-ger, J.Grannary.Geo.Carey, J.Walsh, M.Doran, etc.Parmi les nouveaux, Jack Marks semble s’être déjà gagné l’admiration des amateurs.C’est un joueur rapide et de sang-froid qui rendra de fiers services à l’équipe.La glace hier était en excellente condition.M.Dave Belaud agira comme assistant entraîneur du club.NI.William H.Xorthey, secrétaire-trésorier du Montréal Jockey Club est revenu d’un voyage en France et en Angleterre où il a visité les grandes pistes européennes.Il est tout probable que le résultat de ce voyage .— La série des incendies à Delhi, où le "Durbar” doit avoir lieu, cause une grande sensation dans les milieux officiels.File justifie et augmente l’anxiété qui ko lit jour lors du départ des souverains.Toutes les précautions pour éviter les! feux avaient été si ban prises, que toute conflagration semblait impossible.Or, dimanche, la demeure du gouverneur du Pinrab a brûlé et deux autres incendies ont éclaté hier.On ne dit pas carrément qu’ils sont dûs à la malveillance, mais c’est presque certain.j UN TROISIEME INCENDIE Delhi, 6.— Un réservoir à pétrole a pris feu hier dans l’intérieur de la forteresse.C'est le troisième incendie de la journée.L’émoi est grand dans le monde officiel, car c’est ordinairement par des feux que commencent les troubles aux Indes.ENCORE UN Delhi, 0.— Durant une répétition de la cérémonie pour l’entrée du cortège royal, un grand magasin de matériels pour feu.x d’artifices, situé sur les bords de la «Tumma, a été complètement détruit par les flammes.Le Congrès du Parler Français à Québec Le Conseil Municipal de la Cité de Champlain vote une somme de cinq mille piastres au comité de l’oeuvre (Spécial au ‘‘Devoir ) Québec, 6 — La commission civique ' des finances a voté hier soir une somme de 85,000 pour la tenue du premier | congrès de la langue française à Quê-1 bec et, un fait digne de mention, c’est sur proposition d’un membre do langue anglaise, l'échevin Collier, que la chose a été faite.Une délégation très nombreuse de membres du comité des finances du congrès et de promoteurs de l’œuvre ayant A sa tête S.O.Mgr Roy, président du congrès et l’hon.Nemèse Carneau, président du comité des finances du congrès s’est rendu auprès du comité pour demander l’aide financière do la ville.L’hon.Nemèse Carneau présenta la délégation uu comité et S.G.Mgr Roy exposa ensuite d’une manière très éloquente le but du congrès de la langue française.M.l’abbé Lortie, trésorier et M.Rivard secrétaire du comité des finances prirent aussi la parole et envisagèrent la question sur le côté pratique.M.J os.Picard, homme d’af- faires de Québec sa chargea de faire voir les avantages que In ville retirera de la tenue de ce congrès dans ses murs.Le maire Drouin répondit à la délégation au nom du comité et déclara que la ville appréciait à son mérite l’œuvre patriotique dont il est question.Toutefois il est impossible pour la ville d’être aussi généreuse que le gouvernement parce que ses ressources ne sont pas aussi considérables.Après les paroles du maire, l’échevin Madden, au nom des éehevins de langue anglaise, déclara que ceux-ci approuvaient d’avance ce que le maire ferait concernant la demande de la délégation et qu’ils s associaient de grand coeur à.l’œuvre du congrès.La délégation s'étant retirée, l’éche-I vin Collier, membre du comité repré-j sentant l’élément anglais, proposa que ! le comité _ demande A la législature 1 autorisation de souscrire une somme de.85000 pour le congrès.La proposi-tion a été acceptée au milieu d’ap-I plaudisséments et à l'unanimité.Le Parlement Modèle L’HON.M.ANGERS, GOUVERNEUR GENERAL.— L’OUVERTURE FIXEE AU 17 JANVIER.— LES DERNIERES CONDITIONS SONT DEFINIES.Une assemblée des promoteurs du parlement modèle a eu lieu hier après-midi,au bureau de M.Maurice Loran-ger, premier ministre.Uu bon nombre de délégués étaient présents.L’honorable II.R.Angers a été choisi comme gouverneur général et M.tjcl.Montpetit comme président.L’ouverture a été fixée au 17 janvier.A cette occasion les cadets du Mont Saint-Louis escorteront l'honorable M.Angers et lui serviront de garde d’honneur.Le gouverneur prononcera le discours du trône, et le mémo soir, on pourra entendre l’adresse eu réponse A ce discours et la critique du chef de l’opposition, M.Victor Béï-que.Le parlement modèle so réunira tous les mercredis soirs, au Monument National.Les ministres auront des sièges sur l’avant-scène.Celui du président sera placé à droite, dans la salle cllc-même, et comme dans la plupart des pays d'Europe, notamment eu France, le député qui portera la parole montera sur une tribune en face du siège du président, de l'autre côté de la salle.Plusieurs députés de langue anglaise feront partie du parlement.Le nombre de ces députés sera décidé plus tard.La contribution annuelle sera do ,81.Chaque parti s’engage en outre.A prélever une somme de $900 pour les frais généraux, etc.Ce scr .le budget proprement dit.Le nouveau parlement ne brassera donc pas les millions comme on fait à Ottawa.Les jeunes conservateurs ou Nationalistes qui désireront faire partie du Parlement Modèle voudront bien envoyer leur nom, prénoms, adresse, occupations, A M.Armand Trudel 97 rue Saint-Jacques, Les candidats ne doivent pas être Agés de plus de 30 ans et.de moins do 18 ans.Us devront se recommander d'une personne connue.Sheldon en cour L’EX-BANQUIER ACTUELLEMENT A ST-VINCENT DE PAUL TEMOIGNERA CET APRES-MIDI.— UNE CAUSE D’ESSAI.On a commence, ce matin, devant le juge Greenshield, l’instruction dans une poursuite née du fameux krach Sheldon.Les demandeurs sont MM.Wilks et Burnett, liquidateurs de la faillite do l’ex-banquier aujourd’hui détenu au pénitencier do St-Vincent de Paul.Ils réclament de M.Stephens Charles Matthews 813,743.00, montant payé A ce dernier par Sheldon le 10 octobre 1910, c’est-à-dire la veille même de sa fuite sensationnelle.MM.Wilks et Burnett allègueirt que le paiement a été fait alors que Sheldon était réellement insolvable, et que les $13,743.00 devraient leur être remises pour être partagées entre tous les créanciers do i ex-banquier.La défense prétend do son côté que les livres accusent, à la date du départ de Sheldon, un excédent do 8S77,-000, que par conséquent Sheldon n'était pas insolvable et que le paiement fait à M.Matthews est régulier.M.Wilks appelé comme témoin a dé claré ce matin qu’en effet les livres indiquaient un surplus de 8877,IKK), mais aucun fond représentant ce montant n’a été trouvé dans la caisse de Sheldon.La défense conclut «pie cette somme a été emportée par Sheldon.Ce dernier sera amené do Saint-Vincent de Paul, cet après-midi, et il sera longuement interrogé.Shefldon dira peut-être, maintenant qu'il a commencé à expier son crime.où est allé l’argent de ses clients et il expliquera sans doute ses opérations qui furent si néfastes A des milliers do bons gogos.La poursuite contre M.Matthews est co qu ou appelle une ‘‘cause d’essai” et de nombreuses autres réclamations seront faites si les liquidateurs ont gain de cause.-4- Collision en Pennsylvanie (Spécial au “Devoir”) Pittsburg, 6,—L'express du “ Pcn-sylvauie Railroad” est venu en collision co matin, avec uu train do marchandises à Manor, près d’ici.Six hommes sont tués et plusieurs autres blessés.Donato Manconi, accusé «l’avoir tué Armiglio Hantino, au cours d’une bagarre dans la rue Kt-Jacques, il y a eu trois semaines somerH soir, a été transporté hier de l’hôpital Western aux quartiers de la police, et a comparu cet avant-midi, devant le juge Bazin.Il était en habit de travail.Sa figure était bouleversée.Il semblait assurément plus préoccupé que l’impassible Cummings.11 n’est pas encore bien remis des blessures qu’il a reçues, et l’enquête a été remise au 13 décembre.Manconi est uu jeune homme «le 20 ans.Voici dans quelles circonstances s’est déroulée la terrible tragédie du 11 novembre: Manconi et Santiuo, s’étant pris de querelle sans pouvoir s’entendre et encore moins calmer leurs nerfs, avaient vite commencé à se battre.Us avaient sorti couteau et pistolet.L'un et l’autre tombèrent par terre.Santiuo avait reçu trois balles et plusieurs coup» de conFeau; Manconi avait été blessé aux bras, au dos et à la poitrine.Tous les deux ils furent transportés à l’hôpital Western dans la même ambulance Santino mourut au moment où on le rentrait dans l’hôpital.Interrogé par «le juge Leet, Manconi déclara qu’il avait été attaqué < ur la rue par .Santino, Colombo, Champin! et Jaconi Trolli, que «Santino t’avait frappé, mais qu’il ignorait qui avait tiré sur Santino.wes témoignages rendus au cours de l’enquête «lu coroner établirent que c’était Manconi qui avait tiré les coups de pistolet qui causèrent la mort de Santino.^jjombo et Chan.pini sont, eux aussi, détenus, et subiront leur procès en même temps que Manconi.-«- Les salaires municipaux LA POLICE ET LES POMPIERS RECEVRONT UNE AUGMENTATION.—L’ENTRETIEN DES TRAVAUX PUBLICS.Les pompiers et les agents de police recevront cette année nue augmentation bien méritée.Les commissaires ont virtuellement décidé de mettre la première classe à $1,000 par année et les autres classes auront une augmentation en proportion.Police et pompiers seront dorénavant sur le même pied.Pour les officiers,on fera correspondre les gra des, les inspecteurs de police étant sur le même pied que les sous-chefs •des pompiers et le sous-ehef de police allant de pair avec le chef-adjoint des pompiers.On apprend aussi que l’ingénieur en chef de la Ville obtient 111,800,000 pour les travaux publics, cette somme étant tout ce que ses divers services peuvent dépenser pendant l’année, en dehors des travaux nouveaux qui sont imputables à l’emprunt annuel.-4- Tempête aux Antilles ON CRAINT POUR LE SOxvT DE SIX CENTS BANQUIERS NAVIGUANT DANS CES PARAGES.Nouvelle-Orléans, 6.—Ou craint beaucoup pour trois navires de la “United Trust Co.’’ ayant à bord six cents membres de l’Association des Banquiers et leurs familles.Un formidable ouragan a ravage la nuit dernière la mer des Antilles et le golfe du Mexique.Depuis douze heures, on est sans nouvelle des navires en question qui sont pourtant pourvus de mar eo> graphes.La tempête a causé de grands dommages -dans le Nicaragua le Honduras et le Costa-Rica.Dans ce dernier pays seulement on dit que la récolte des bananes a souffert des dommages pour $60,-000,000.New-York, 6.— Dernière heure.Les trois steamers Corrallo, Sixa-cla, et Hivizes, ont donné de leurs nouvelles par télégraphie sans fil Tout va bien à «bord.-—- Le recensement de Montréal A la prochaine séance du Conseil, l’é-ehovin Gauvin présentera une motion par laquelle il demandera que le Conseil ordonne le recensement de la ville do Montréal.11 déclare que l'écart de 20 pour cent donné par le recensement fait par West-mount avec celui des autorités fédérales suffit pour justifier sa proposition.-1- Poursuite contre la ville MM.Daoust, Lalomle et Compagnie, tanneurs, ont donné avis à la ville de Montréal qu’ils la poursuivront, en réclamation de $39,275, pour les dommages faits à leur propriété A la suite de la construction du tunnel de la rie Iberville et du changement do niveau de cette rue.-1- La construction II.Vinebcrg prend un permis pour la construction d'une manufacture, à l’angle des nies Ht-Laurcnt et Duluth.M.Cajétan Dufort en est l’architecte et l’édifice coûtera $172,000.-*- Un avocat taussaire (Spécial au “Devoir”) Toronto, 6, — Gordon Russell, l’avocat qui fut, il y a quelque temps, condamné A doux ans de prison pour faux, vient de recevoir une deuxième sentence identique, pour une autre offense de même nature.La réception de Leurs Altesses Royales La loi sur les acci- Programme officiel de leurs deux visites à P Hôtel de Ville, ! dents de travail mardi prochain, dans l’après-midi et la soirée 1.— Leurs Altesses Royales arriveront A la gare Windsor A 3 heures de l'après-midi ; «Son Honneur le Maire et la Commission municipale des Réceptions leur souhaiteront officiellement la bienvenue.2.— Départ pour l’Hôtel de Ville A 3 h.15 par les rues Dorchester, Beaver Hall, St.«Jacques, «St-Laurent et Notre-Dame.3.— A 3 h.30 présentation de l’adresse de bienvenue, de ia Ville dans la salle du Conseil ; on a proposé de permettre aussi à d’autres corps, au nombre de pas plus de six, de présenter des adresses de bienvenue A Leurs Altesses Royales immédiatement après colle du Maire.4.— Comme cette cérémonie aura un caractère purement civique, les membres du Conseil municipal et un nombre limité de citoyens seront invités à y assister.5.— Leurs Altesses Royales parti- ront à temps pour arriver à l’Université McGill à 4 h.30.Elles s’y rendront en passant par les rues Notre-Dame, St-I.aurent, St-Jacques, Beaver Hall, l’avenue de l’Union et la rue Sherbrooke.|
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