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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 26 juillet 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1930-07-26, Collections de BAnQ.

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‘Volnme XXI -Numéro 171] ?Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE 10.00 Edition hebdomadaire CANADA .2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 t 1?nwnin Jjlj l/üiVUllti Montréal, sam.26 juillet 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME ^ BcotmiK/Uf TELEPHONE: HArboor T24T* Directeur: HENRI BOURASSA SERVICE DE NUrm Administrations* » «Arbour 1243 ’ Rédaction a « HArbour 3679 Gérant 1 wn ta m m m HArbour 4897 FAIS CE QUE DOIS! • »* Le concours de botanique du “Devoir Une intéressante communication de M.Jules Brunei - Le total des prix est de près de 350 piastres Les élections prennent fin dans deux jours.Cela nous permettra d’imprimer une nouvelle impulsion à notre concours de botanique.Ce n’est pas qu’il en ait un besoin urgent: il est dès maintenant assuré du succès.Mais, comme les plantes que les concurrents sont invités à recueillir pour les soumettre au jury, il a passé par une période de germination, travail obscur mais fécond.Petit à petit il gagne du terrain et conquiert de nouvelles recrues, bien qu’il en soit peu souvent question dans notre journal.Ainsi nous pouvons annoncer aujourd’hui que le total des prix est de tout près de $350.Un brillant ingénieur, M.T.Lafrenière, attaché au service d’hygiène provincial, nous fait parvenir une souscription au montant de $10.Il est curieux de constater à ce sujet que parmi ceux qui nous ont fait parvenir des souscriptions figurent des professeurs, des prêtres, des médecins, un confrère en journalisme, passé a la publicité, deux des hommes d’affaires parmi les plus importants de Montréal, des associations d’études masculines et féminines, des commerçants, un médecin, un ingénieur, un agronome, mais ni notaire ni avocat Cela viendra, sans le moindre doute, car on est aussi capable dans cette profession que dans les autres de juger de l’insuffisance passée de notre enseignement en matière de sciences naturelles, du manque d’esiprit d’observation si dommageable en tous les domaines.Notre campagne se serait-elle si vite enlaidie de constructions abracadabrantes en ces dernières années, pour ne citer qu’un exemple, si les professionnels ruraux n’avaient parfois donné l’exemple du mauvais goût en copiant en ville les formes les plus laides d’architecture, si les horreurs que l’on a introduites à la campagne ressortissent de l’architecture?Parmi les derniers arrivés des souscripteurs figure un des professeurs de l’école de botanique qui m’annonce cette bonne nouvelle dans une lettre d’un si haut intérêt que je dois aux lecteurs de la publier en entier: Marine Biological Laboratory, Woods Hole, Massachusetts, 18 juillet, 1930.M.Louis Dupire, Le Devoir, Montréal.Cher monsieur.Je viens de recevoir, grâce à l’obligeance d’un ami, une découpure du Devoir, qui m’apprend que le concours de botanique pour les élèves de nos collèges et couvents est en bonne voie, et que le total des prix dépasse actuellement $300.Je suis des plus heureux de ce succès et j’espère que nous aurons à l’automne une abondante moisson de travaux à examiner.Je suis parti de Montréal depuis le commencement de juin pour venir ici, à la Station biologique de W’oods Hole, suivre un cours d’été sur les algues d’eau douce et les algues marines, et aussi pour rapporter des matériaux d’étude qui enrichiront les collections de l’Université de Montréal et serviront l’an prochain aux travaux pratiques de nos élèves.J’ai dû, malheureusement, partir un peu vite et je n’ai pas eu le temps de vous faire parvenir, comme c’était mon intention, ma contribution pour le concours.Vous pouvez dès maintenant m’inscrire pour la somme de $10, que je vous remettrai dès après mon retour à Montréal.Voulez-vous me permettre maintenant de faire une suggestion, dont plusieurs concurrents pourraient, je crois, tirer profit.Pourquoi les élèves qui feront cet été des excursions botaniques n’es-saieraient-ils pas, quand la chose serait possible, de se créer un petit jardin botanique, à proximité de la maison?Pour les élèves des villes, je conçois que la chose n’est pas facile, mais pour les élèves des campagnes, rien n’est plus simple.Il y a une quantité de plantes qui se laisseraient facilement transplanter, pourvu qu’on observe en les récoltant dans quelles conditions elles croissent, et qu’on essaie de reproduire ces conditions.Certaines plantes sont capricieuses et veulent un sol rocailleux, d’autres un sol argileux ou calcaire, certaines préfèrent l’ombre, d’autres la pleine lumière, celle-ci se plaît dans des habitats très humides, celle-là au contraire dans des habitats secs.Il y aurait moyen de cette façon, en utilisant, en plus des terrains ordinaires, les ruisseaux ou les mares qui se trouvent sur des propriétés privées, de se faire une petite collection vivante et très variée.Et cette suggestion, il me semble, devrait trouver entendeurs surtout dans les collèges et les couvents eux-mêmes, où très généralement on a beaucoup de terrain disponible, et où il suffirait d’un peu de bonne volonté et d’un peu d’enthousiasme pour créer en peu de temps un petit jardin botanique local, contenant les arbres de la région et les plantes les plus remarquables.Avec un tel jardin, les professeurs pour raient avec facilité faire à leurs élèves des démonstrations pratiques, leur enseigner les rudiments de l'aimable science, les habituer à l’observation, leur donner le goût de la nature,—non seulement le goût de l’aimer, mais aussi le goût de la comprendre! Malheureusement on se cantonne beaucoup trop chez nous dans l’étude de la nature par les livres, contrairement à la maxime du grand naturaliste américain Agassiz: Studu Nature, not Books, maxime qu’on voit affichée partout dans les universités et les collèges des Etats-Unis, pour ne pas parler des Stations biologiques I Cette recommandation évidemment n’implique pas que les livres n’ont pas leur utilité, mais signifie qu’on ne doit y recourir qu’après avoir vu et observé les êtres et les choses qui nous entourent.Quand on s’est appliqué à connaître ainsi le monde végétal, la forêt n’est plus la multitude d’êtres anonymes qu’elle était, et les plantes revêtent un caractère nouveau: elles ne sont plus simplement un charme pour l’oeil, mais aussi un charme pour l’esprit, car les multiples problèmes qu’elles posent constituent une inépuisable provision de food for thought.Je sais que de tels jnrdins scolaires sont commencés en certains endroits, et je pense qu’on devrait insister pour que ces exemples soient suivis.L’Université de Montréal met, comme vous le savez, à la disposition des institutions et des particuliers intéressés, les ressources et les facilités de son laboratoire de botanique pour ce qui concerne l’identification des plantes, de sorte que personne ne peut se récuser faute de connaissances élémentaires et faute d’encouragement.Veuillez agréer, cher monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.JULES BRUNEL The Electrical Manufacturing Company, de Montmagny, par l’entremise de son gérant, M.Claude Rousseau, nous adresse, avec ses sincères félicitations pour l’organisation du concours, l’offre, que nous acceptons avec empressement, d une des presses de botanique que cette compagnie fabrique régulièrement.Cette presse a une valeur de quatre dollars.En deuxième page du journal, pour la commodité des concurrents, nous publions de nouveau les indications sur la manière de confectionner un herbier et les conditions du concours.11 ne manque que le coupon.Que nos concurrents prennent patience: il paraîtra — et plusieurs fois — en temps utile.Nous remercions, une fois de plus, les généreux donateurs de prix et nous invitons ceux qui ont l’intention de les imiter de s’exécuter immédiatement On nous excusera de répéter ce que nous avons déjà dit: plus la liste des prix sera importante et plus elle aura un bon effet sur le concours, à condition qu’elle soit connue au complet des concurrents plusieurs semaines avant la date fixée pour la présentation des travaux.Louis DUPIRE actualité La pièce achève ,a pièce à grands spectacles gui joue depuis tantôt deux mots, n bout à l’antre du Canada, lève, et tout le monde a hâte n finir, acteurs comme specta-rs, les premiers, parce qu’ils t essoufflés et à bout de forces, derniers parce qu ils sentent r raison leur échapper d avoir trop entendu de phrases ronflantes, de doctrines contradictoires.Il reste la nombreuse armée des figurants: ceujp-là ne cachent pas leur dépit de voir le rideau descendre sur le spectacle.Pour ceux-ci, qui n’avalent pas à endurer le travail, l’incertitude et les angoisses des premiers râles, la campagne électorale était la plus magnifique aubaine: pendant deux mots, ils se sont démenés comme des marionnettes et ont suivi le char écarlate, \azuré, cramoisi ou orange de leur \ idole.Pendant deux mois ils ont l parcouru le pays en parasites, man-\géant la soupe chez l’habitant, bu-vant chez les organisateurs du parti, fumant les cigares du candidat, sc balladant dans les voitures des ‘gros bonnets” du comté.Si encore ils s'étaient contentés de bien manger, de bien boire, de bien fumer, de bien s’aérer; mais non, il leur fallait en plus parler en faveur de leur candidat, et ils en ont abusé, les monstres.Ils en ont abusé, et au delà de toute mesure.Partout, on a dA subir leurs harangues: sur le bord des routes poudreuses comme au sein des verdoyants bocages; dans les salles somptueuses des grands hôtels comme dans les sous-sols poussiéreux et étouffants des églises; ils ont parlé sur les balcons, ils ont parlé sur les perrons; ils ont parlé ftir les estrades; ils ont parlé dans la rue; ils ont parlé aux fenêtres; en un mot ils ont parlé partout, devant tout et devant tous; et ils ont aussi parlé de tout et de tous, sauf du pays qu’ils prétendaient défendre et des candidats qu’ils croyaient aider.Quand je dis qu'ils n’ont pas parlé du candidat, il faut s’entendre: ils ont coupé fréquemment leurs majestueuses périodes de ‘‘Mon ami le candidat; mon très cher ami le futur député”; mais là s’est arrêté leur éloge: ils avaient tant de choses plus intéressantes à dire: la date de leur naissance, leurs origines et leur enfance; Us exagéraient me me à plaisir la modestie de cette naissance et de ces origines, quand ils ne s’apitoyaient pas sur la rusticité de ceux qui leur avaient donne le jour, et tout cela pour en arriver à insinuer qu’ils avaient “monté" par la propre puissance de leurs coudes et de leurs épaules.Oui, ils avaient monté seuls, comme des champignons, monté, monté jusque sur les “hustings” où les candidats de l’heure avaient daigné les hisser.Et ils s’attendrissaient alors sur le candidat qui les avait appelés à ses côtés, se disaient confus d’un tel honneur, se disaient même effrayés de la lourde respond sabilité qui pesait sur leurs épaules, “et ils espéraient qu’ils sauraient se montrer à la hauteur de leurs positions" et pour mieux être à cette hauteur ils terminaient leur propre panégyrique en un crescendo qui les remuait profondément et faisait gémir les vitres des maisons de l’entourage.Ils s’effondraient alors sur un fauteuil, sortaient d’une main mourante leur mouchoir-éponge et avec ce qui restait de leur voix épuisée de tant d’efforts, ils demandaient de l’eau.Après s’être bien essoufflés, bien épongés, bien abreuvés, ils retrouvaient de l’ardeur pour courir à la table des journalistes pour compter les feuillets couverts par ceux-ci durant leur discours, pour rectifier certains passages trop exacts, ajouter des choses qu’ils avalent oubliées de dire et pour insister de nouveau sur leurs titres et qualités.Les journalistes/ Parlons-en donc.Ce sont eux qui ont joué le vilain rôle dans toute cette, affaire, ce sont eux qui ont eu à faire la besogne obscure, à photographier les acteurs et figurants, à enregistrer dialogues, monologues et choeurs.Ils ont dû assister à toutes les scènes.Ils ont vu les artistes à la lueur flamboyante de la rampe, dans leurs oripeaux dorés, au milieu de décors joliment brossés; mais ils ont vu aussi, hélas, les coulisses, les derrières de scène; ils ont dû subir tout et tous.Ils ne doivent pas trop se plaindre d’avoir forcément vécu dans les coulisses car ils y ont assisté parfois à des scènes qui, pour n’avoir pas été préparées, n’en ont pas moins manqué de piquant.Ainsi, je ne puis résister à raconter un petit incident dont a été témoin l’un de mes confrères.Il s'agit d'un de ces verbeux bonshommes dont j’ai parlé tout à l’heure, et qui ne sont ni députés, ni ministres, ni candidats, mats simplement “orateurs”.Notre type s’en va donc parler un bon soir dans une petite salle éloignée, pour un candidat obscur: aucun journaliste à l’assemblée pour cristalliser les paroles précieuses de l’orateur.Bouleversé, notre homme distribue le lendemain aux principaux journaux de la ville des comptes rendus élo-gieux de sa pièce d’éloquence.Quelques journaux reproduisent le texte, en ayant soin d’enlever les termes un peu trop élogleux.Dans l’après-mldl, mon confrère, dont le journal n’avait pas reproduit le fameux compte rendu, s’amène chez le bonhomme qui l’avait mandé d’urgence.Celui-ci lui donne un cigare et lut étale des découpures de journaux: “Regardez ce que la presse dit de mon discours d’hier soir”.Mon confrère reconnaît la substance du compte rendu distribué le matin: il ne bronche pas.Tout en causant, no* homme lui dit soudain avec mystère : “Devinez combien il y avait d’“idées” dans mon discours”.Comme l’autre, ahuri, reste coi, son Interlocuteur, avec un sourire de triomphe, lui lance: “ma sténographe en a conté soixante-huit”.Le journaliste, de plus en plus ahuri, ne sait quoi répondre, d’autant plus que l’homme aux 68 idées continue: "Vous ne pouvez vous imaginer combien j’ai reçu de félicitations depuis le matin, au sujet de mon discours”.Juste d ce moment, la sonnerie du téléphone interrompt, heureusement pour mon confrère, le spirituel monologue.Oui, oui, ah! c’*st toi .Non, écoute, mon vieux, c’est Impossible de te payer dans le moment .Impossible.accorde-moi encore un mois.Convenu.A propos, as-tu assisté d mon discours d’hier soir?.Non, ahl tu états à la campagne.Mais, tu dois avoir ly ce qu’en disent les journaux?Non?Tu nés.Eh bien, voilà ce que j’ai dit: J’te dis que j’ieur ai donné çd.C’était épouvantable de m'entendre leur tomber sur le dos.Ma se-crétbire a compté soix.Oui, comme je te dis.Je ne suffis pas à répondre aux félicitations pour ma courageuse attitude.Tu es bien aimable, ça ne vaut pas la peine, je t’assure; je te remercie quand même de tes félicitations.Bonjour." “—Encore un autre qui m’appelle pour me féliciter”, soupire sérieusement l’interlocateur de mon omit Et voilà ce qu’on voit derrière la scène.C’est le côté rigolo du spectacle.Le dénouement de la pièce va venir dans quelques heures, puis le rideau va tomber et tout, acteurs sérieux, acteurs pour rire, figurants, souffleurs, placiers, tout va rentrer dans l’ombre, La vie va continuer, les hommes vont redevenir sérieux, les femmes vont reprendre leur balai, les enfants vont se coucher le soir, les journalistes vont pouvoir aller en vacances, dormir, ne pas écouter de discours.Lucien DESBIENS Bloc -notes Le pavé de Tours L’événement seul pourra dire les conséquçpces du placard publié hier soir par la Presse: mais il semble bien que, dès maintenant, on puisse soutenir que c’est l'un des plus lourds pavés qu’un ours stupidement maladroit ait lancés à la tête du maître qu’il prétendait servir.Pour ceux qui ont la chance de ne pas lire la Presse, notons qu’il s’agit d’une pièce publiée sous un titra d’affiche: MENACE DE CONSCRIPTION (sur huit colonnes) — Les Impérialistes d’Angleterre comptent sur l’arrivée des Conservateurs du Canada au pouvoir pour soumettre à la prochaine Conférence impériale de Londres la question de la défense de l’Empire et un projet de conscription militaire pour les Dominions — Article retentissant du Major E.-W.Poison New mon et rumeur sensationnelle gui se répand à Londres — La crise formidable qui sévit en Egypte met la Grande-Bretagne en besoin de troupes et celle-ci paraît vouloir compter, à brève échéance, sur des contingents d’outre-mer — Dépêches à l'appvj de ces sinistres rumeurs.La pièce elle-même se lit ainsi (nous citons la traduction même de la Presse, qui flanque le texte anglais et qui est exacte, sauf qu’elle ajoute, après le nom de Bombay, les mots aux Indes, par défiance sans doute de la science géographique des lecteurs de la Presse et pour corser l’effet attendu) : Londres, 25.— Le major E.-W.Poison Newman, l’auteur de l’ouvrage intitulé “Great Britain in Egypt”, a publié dans le “Sunday Times”, de Londres, mardi dernier, le 22 juillet, un long article sur la crise actuelle en Egypte.Le major Newman déclare, dans cet article, que la Grande-Bretagne pourrait bien avoir A faire face à une situation qui conduirait à des OPERATIONS MILITAIRES SUR UNE GRANDE ECHELLE, ET QUI ENTRAINERAIT LA DEPENSE DE GRANDES SOMMES D’ARGENT.L’article semble confirmer la rumeur qui circule ici, à savoir: si les conservateurs sont mis au pouvoir en Canada, continuant la politique poursuivie par eux durant la grande guerre, ils soumettront pour la discussion, pendant la tenue de la prochaine conférence impériale à Londres, en dehors des questions constitutionnelles et économiques, la question de la DEFENSE IMPERIALE, EN VUE D’IMPOSER UNE CONSCRIPTION TEMPEREE.La bravoure des voyageurs canadiens durant l’expédition du Nil, en 1882, alors qu’ils ont donné leur appui an khédive Tew-fik Pacha, et qu'ils ont combattu sous les ordres du colonel Rl-mlngtons, des Trois-Rivières, province de Québec, est bien connue et appréciée.L’on comprend que des hommes de ce genre seraient très utiles dans le cas de besoin urgent en Egypte ou à Bombay, aux Indes.On voit qu’il y a là-dedans deux parties absolume.nt distinctes: l’opinion d’un éerjvain anglais qui prévoit, à tort ou à raison, que la crise égyptienne pourrait acculer l’Angleterre à des opérations considérables et coûteuses, mais ne parle pas plus des Dominions que de l'homme dans la lune, la mise en vedette d’une "rumeur” dont rien, sauf l'anonyme auteur de cette dépêche ne garantit l’existence et qui n’a été signalée par aucun autre correspondant.Tous les observateurs savent et disent que les affaires d’Egypte et des Indes peuvent conduire à des complications graves; que, prise en de pareilles difficultés, l’Angleterre pourra de nouveau essayer de provoquer l’intervention des Dominions.Mais le procédé de la Presse, cet appel qui repose tout entier sur une rumeur dont rien, en dehors de ce texte anonyjne, ne démontre même l'existence, fait hausser les épaules, quand H ne soulève point le coeur.Cette dépêche pue, du reste, la manoeuvre.La lettre du major Newman qui en fait l’amorce est du 22 juillet suivant le texte 4e ta dépêche, plus probablement du di- King Tout le monde paraît optimiste — Pourtant il n y aura M.Bennett veut 150 comtés — Et M.King en prend ]« — IneerH tude absolue — M.Bennett en avant, jusqu a la semaine der"'é,r* .M.King l’a-t-il rattrapé, puis dépassé?— Les liberaux plus e®"' *"ts — La sotte histoire de la “Presse” et son exploitation par les bleus APRES QUATRE ELECTIONS EN 9 ANS, QUE VA FAIRE L’ELECTEUR?Chambly-Verohères, peut-être aussi dans Laprairie; mais nous regagnerons un comté à Montréal, ce qui ne laisserait que 3 comtés anglais pour le Québec.Posons 58, sans compter la voix de Bourassa, sauf s’il faut opter entre King et Bennett.Dans l’Ontario?Nous ferons bien si nous avons 30.Mettons 30.Dans l’Ouest?Point délicat: mettons 12 au Manitoba, 10 en Saskatchewan, 4 en Alberta.Et puis, en Colombie, 4.Faisons le total: nous avons 129, alors que nous avions 123 à la dissolution.Et puis il y aura les Indépendants, les progressistes à tendances libérales, les travaillistes.Nous sommes certains du gouvernement King, il passera.Cela, c’est à peu près le calcul de M.Lapointe, hier, à Québec.( 1 .La période électorale est virtuellement close.Quelques assemblées, demain, dans notre province, après les derniers discours à la radio, ce soir, de MM.King et BenneU : et puis, la votation, dans moins de 48 heures.Qui vaincra?Les conservateurs disent: “Nous; et nous aurons la majorité absolue.” Cela veut dire 123 députés sur 245, — sur 243, présentement, puisque MM.Gardiner et Bourassa sont déjà élus et que ni l’un ni l’autre ne vont à l’un des deux grands partis.123 sur 243, où M.Bennett les prendra-t-il?En 1921, son parti fit élire 50 députés sur 235.En 1925, il en fit élire 116.En 1926, il tombait à 91.Et quand le parlement s’est dissous, le 30 mai dernier, M.BenneU avait 90 députés.C’est dire que, pour prendre le pouvoir, M.Bennett devra ajouter au moins 33 comtés à ceux qu’il a déjà et ne perdre aucun de ceux-ci.En pratique, il lui en faut 35, sinon 40 de plus, pqur avoir la majorité assurée.Mettons, au bas mot, qu’ü lui en faille 35.Peut-il les avoir?Où les prendra-t-il?Les prévisions des conservateurs Son organisation centrale, bien montée, active, remuante, a donné les signes extérieurs du plus grand optimisme.A croire les dépêches préparées dans ses bureaux d’Ottawa, distribuées, sous des indications de provenance différente, au Journal et au Mail, dans l’Ontario, à plusieurs feuilles conservatrices de l’Ouest et des Provinces Maritimes, et, chez nous, à la Gazette, où d’autres feuilles à tendances conservatrices les ont reprises, en les démarquant quelque peu, à croire ces dépêches M.Bennett est assuré de sa victoire.11 aurait 23 comtés dans les trois provinces maritimes, au moins 20 dans le Québec, 70 dans l’Ontario, tous les 14 comtés de la Colombie et celui du Yoûkon, 10 dans l’Alberta, 12 dans la Saskatchewan; total: 156.Cela, d’après la Gazette, el Journal et leurs correspondances fabriquées à Ottawa.Est-il besoin de dire que même les conservateurs les plus optimistes ne versent pas dans cette exagération, publiée pour tenter d’impressionner les hésitants et leur faire croire à la nécessité de voter “du côté du manche”, qui serait en l’espèce un manche bleu?M.McRae, l’organisateur général de M.Bennett, parlait hier de 134 députés assurés, avec peut-être un total de 150.Des conservateurs plus raisonnables groupent autrement les chiffres.Ils disent: “Dans les Provinces Maritimes, nous gardons nos positions, —¦ soit 20 comtés; dans le Québec, nous aurons un minimum de 10 comtés; dans l’Ontario, le chiffre de 68 n’est pas trop fort, non plus que celui de 14 sur la côte du Pacifique.Il reste les prairies.Nous y avions 1 seul député, M.Bennett.Nous en aurons 5 au Manitoba, 8 en Saskatchewan, 5 en Alberta.Et cela fait 130.Nous prenons le pouvoir et nous gouvernons.” Autre cloche, autre ton A quoi les libéraux à outrance disent, — comme le Soleil de Québec, auquel nous empruntons ces chiffres, parus le 22 juillet et réédités dans le Canada du 25.“Nous allons améliorer notre sort.Nous avions, dans les Provinces Maritimes, en tout 9 comtés; nous en aurons 17.Dans le Québec, mettons que nous gardons nos 60; peut-être en aurons-nous un de plus, mais mettons 60.Dans l’Ontario, nous en avions 25; et notre projet de préférence britannique accrue étant agréable aux loyalistes ontariens, nous ferons bien 35.L’Ouest?Rien à craindre, il nous donnera au moins ce que nous y avons eu en 1925, soit 23 députés.En Colombie, six gains, donc 7 députés.Total: 142.” Le Soleil est plus catégorique, i] dit: "un total de plus de 145”.Cela, à une période de crise économique indéniable, due en grande partie à la situation mondiale, et aussi aux répercussions du malaise économique américain jusque chez nous, voilà qui parait fort.Même au triomphe de 1921, lorsqu’il s’esl agi de jeter à bas un gouvernement honni d’à peu près tout le monde, le minlsière Meig-hen, condamné Jusque par ceux qui en avaient eu l’idée, les libéraux n’eurent que 117, si les conservateurs n’eurent que 50.Le bloc progressiste eut alors 65, mais depuis les United Farmers l’ont entamé.Il ne peut être question de 145 députés libéraux.Seuls les ultra optimistes parlent ainsi.Des libéraux plus observateurs, à calculs moins tendancieux, font celui-ci: Dans les Provinces Maritimes, nous gardons nos positions, avec de légers gains.Mettons 11.Dans le Québec?Posons 58, car il y a eu grande activité.Il y a encore danger sérieux dans Laval-Deux-Montagnes, dans Terrebonne, dans Une certitude .flottante Certains?Tous vou(Traient l’être, chez les libéraux.Il y a eu contre eux plusieurs facteurs, dont la crise économique indéniable, qui ne tient pas à leurs actes, ne dépend pas d’eux, mais dont ils subissent les contre-coups, ayant le pouvoir.Tout pouvoir, s’il profite de la prospérité, souffre du ralentissement de la prospérité.M.Bennett a fait une campagne en coup de vent qui, aux premières semaines, a ébranlé des masses d’électeurs.Il a fait grand effet, indéniablement et dés le début H a exploité contre le ministère tout ce qui pouvait se dire contre celui-ci; 11 a jeté dans la balance de» amas de promesses.Il a répété si sérieusement: “Canada First* qu’il en a fait réfléchir des milliers.Et l’on s’est battu chez nous, du côté conservateur, avec une vigueur telle qu’on n’en avait pas vu chez ce parti depuis l’avant-guerre.Pas de situation fausse comme en 1925, pas de situation trop habilement posée comma 11 y en eut une en 1926 et qui ne trompa personne.Cette fois-ci, les bleus sont bleus, bleus Bennett, let rouges, rouges King, et les bleus sont aussi intégra* lement bleus que les rouges sont en bloc rouges.Ce si du nouveau, après 1925 et 1926.Et puis la guerre «I ses incidents sont restés A Panfiêreqjlan, n’ont tent dans la campagne présente qu’un rôle négligeabU jusqu’au roorback de In Presse d’Mer après-midi, d< nature à faire plus de tort- aux libéraux, parmi les gen» intelligents, qu’aux conservateurs à qui cela pourra valoir 2 ou 3 comtés de plus dans le Québec, et que cela servira assurément dans les provinces anglaises; car, dès hier après-midi, l’organisation conservatrice de Montréal a expédié par avion des bal« lots de la Presse à ses orateurs des provinces anglaises, on sait à quelles fins.» il Si l’électeur fût allé aux urnes, chez nous, le lé juillet, M.Bennett aurait assurément pris une quinzaine de comtés dans la province.Aujourd’hui?L’équivoque du beurre est en partie expliquée, le discours de M.King & VArena a mis à terre une partie des échafaudages de M.Bennett, la campagne de M.Lapointe dans la région de Québec a remonté bien des gens vacillants.Les libéraux croient que M.Bennett n’aura pas eu le temps, non plus que ses amis, de réparer les dégâts de la tornade King-Lapointe.Mais ils ne sont pas tous convaincus que leurs majorités de 1930, chez nous, seront aussi fortes qu’en 1925 et en 1926.Et cela est plausible.Le mécontentement manifeste des gens contre l’administration provinciale nuit à M.King chez nous, comme peut lui nuire l’histoire de croque-mitaine de la Presse.En résumé : l’optimisme exagéré des bleus et des rouges est déplacé.Il y a de l’incertitude un peu partout.M.Bennett n’est pas convaincu lui-même d’avoir la majorité absolue.Il croit qu’il arrivera néanmoins en tête de liste, avec le plus grand nombre de députés élus, comme en 1925, alors que M.Meig-hen en eut 116 cpntre M.King 10j.M.King, lui, est persuadé qu’il restera premier ministre et ira & Londres.A-t-il jamais été battu depuis 1921, sauf dans l'escarmouche de juin 1926, dont il prit si belle revanche en septembre suivant?Le pis que ses amis prévoient, c’est une situation analogue à celle de 1925, — un gouvernement dan* une situation parlementaire précaire, aucun parti n’ayant la majorité absolue, les libéraux pouvant raccrocher dea auxiliaires dans les groupes agraires, etc., les conservateurs n’y recrutant que peu d'aide; ce qui voudrait dire d’autres élections d’ici quinze mois, sinon auparavant.Mais peut-être que les électeurs, après s’en être fait tant dire, en arriveront-ils à la conclusion, le 28, de so donner un gouvernement stable, avec M.King s’il y a moyen, avec M.Bennett, s’il le faut, mais un gouvernement qui n’ait pas besoin de revenir les consulter avant 1934 ou 1935.Ils auront eu 4 élections générales «n 9 ans; ils en ont assez.manche 20, puisqu'il s'agit du Snn-day Times: pourquoi a-t-on attendu au 25 pour la câbler au pays, si on Peslimait si importanîe que cela?Tout se passe comme si on avait reculé jusqu’au 25 pour que la pièce se rende partout à la veille même de l’élection, sans que personne puisse y répondre.Puis, 11 y a cent à parler contre un que cette pièce émane d’un Canadien, et d’un Canadien d’un certain âge.Quel est l’Anglais qui, pouvant invoquer la participation du Canada à la Granae Guerre et à la guerre sud-africaine, s’aviserait d’aller réveiller les voyageurs de Remington; la poignée de joyeux aventuriers de mon pays trifluvien qui s’en alla voici bientôt un demi-siècle.faire de la navigation sur le NU?Qui, en Angleterre, pense encore à cas braves gêna?Non! la manoeuvre saute aux yeux.Elle est aussi malhabile que ses auteurs.Dans la province de Québec, elle fera probablement plus de mal que de bien aux libéraux; ailleurs, elle est de nature é leur causer un tort énorme.Les conservateurs l’ont bien senti, eux, qui — à l’heure où nous écrivons ces lignes (vendredi l’après-midi) —ont déjà expédié en dehors de la province des milliers d’exemplaires de ce numéro de la Presse.D’ici vingt-quatre heure*, personne plus que les chefs libéraux ne devra maudire Tours .de la Preste.Pour les aveugles Les aveugles, cette année, pourront émettre leur suffrage de deux façons: ou biej}, »eut tenir Si.Sauvé responsable de.ce fait.Bien loin de là, je dirai, comme M.Paul Gratton, a dit dans ,sa lettre publiée dans le Devoir, il y a dèjéi quelques jours: si nous avions toujours mis en pratique les sages conseils de M.Sauvé, nous u’au-rions jamais en à payer tel montant et notre société n'aurait pus été obligée de faire cession de ses biens.Ces affirmations, je les fais tons arrière-pensée politique mais bien avec connaisance de cause; et je ne crois pas être un nouveau venu dans la société d'agriculture des Deux-Montagnes, car je suis directeur de cette même société depuis 18 ans.J'espère que ces quelques lignes seront assez claires pour convaincre ceux qui.faute de renseignements ou autrement, seraient portés d ajouter fol à cette assertion fausfe de M, Lacombe.i'gus remerciant à l'avance, M.le rédacteur, de l'attention que vous M.Hubert Desjardins Assemblées en faveur de M.Hubert Desjardins, candidat conservateur dans Maisonneuve.Ce soir, à 8h.15 p.m., à Montreal- j nord, paroisse Ste-Gertrude, au Kiosque des» Campagnards; et à Montréal-Est.dans la salle de l'école Richard, 40 rue Lelièvre.Dimanche, 27 juillet, veille de la votation, à St-Léonard, Port-Mau- Mlle Idola St-Jean candidate indépendante dans St-Denis, tiendra ce soir une assemblée à l’école Champagneur 5050 rue St-André.Demain après-midi, à 3h., elle en tiendra une autre dans le sous-sol de l’église St-Etienne.Le soir, à 7 h.Mlle St-Jean parlera au poste CK AC.À 8 h., Mlle St-Jean terminera à l’académie du St-Rosaire de Ville-ray.__________ Mlle St-jean répond , au second rang, ruina du coup ce que trois longues années d’un entrainement aussi constant que dur lui avait presque procuré.Ce qui me déconcerte le plus c’est le résultat relativement unilatéral de la joute: Rainville ne prendrait qu'un jeu à Lott, à Doeg, à Allison, ce serait superbe; mais ne pas offrir plus de résistance à un joueur canadien réputé moins fort 3ne lui, c’est à n’y rien compren-re.Le soir même, je parlais à Rainville au téléphone; il me dit qu’il ne peut offrir aucune excuse; il a été bel et bien battu par un jeu supérieur au sien.Dès le début de la joute, il se sentait pesant, et lui.dont le jeu est tout rapidité, ne pouvait réussir à monter à temps au filet.Doit-on conclure que Rainville Dans une lettre ouverte à M.Jos.Pelletier, secrétaire du conseil des métiers et du travail, en date | n’avait pas l'entraînement sérieux votation, à St-Léonard.I ort-Mau- trhjer; Mlle Idola st-Jean.Candida-1 qui le mena si loin aux Etats-Unis?ice, a la léglL, ap tp indépendante dans St-1 C’est peut-être vrai, car il ne grand messe, et au Parc Champlain, j Denis déciare qu’elle endosse les trouve sûrement pas à Montréal Rosemont, aussi après la j, « 'réclamations ouvrières contenues j d’adversaire capable de le forcer a messe, à la P°rip de 1 eg ise.dans les questions posées par ce la limite et Ton peut compter les ^ Dans l’nprès-m.di à 2 h res.a conseil anx candidats.\itnL Montréal-Nord, au Ces questions concernent le chê- Base-ball; a 3h.; à Aille St-Miche.^ mafl0< l’assurance contre le chômn-a la porte de 1 église et.,e Re, la maladie et l’invalidité, réeln- 8h.à la paroisse même de Maison- niafjnns auxquelles Mlle .St-Jean neuve, école Chomédy, 18.0 mvq proine( son appui, si elle est élue, Morgan.Offre très attrayante d’un espace à louer dans un bureau A l’édifice “University Tower”, angle des rues Ste-Catherine et University, comprenant services de sténographes anglaises et françaises, comptable, caissier, téléphones.S’adresser à M.Jules Hone Suite 103 Immeuble University Tower Tel.: HArbour 3284 ANNONCES MUNICIPALES parties qu’il a perdues ici.nU Accompagneront le candidat, entre autres: MM.Jos Renaud, député de Laval, Philippe Aubé, René Renaud, Jean Fautoux, avocats, Dr J.-F.-A.Catien, Alban Flamand.Ernest Chartrand, Antoine Sauvé et Gérard Thibault.^ _ M.Lyon-W.Jacobs M.Lyon W.Jacobs, candidat in-d é p e n d a n t-protectionniste dans Laurier-Outremont, terminera sa | ve Mouette, C.-E.Guérin, François campagne par les réunions suivan-, Fautcux.____________ .tes Assemblées de M.Boyer Ce soir: A la salle Cartier, rue Therrien.Dimanche soir: deux grandes assemblées.Tune au collège St-Hen-ri, rue St-Jacques, l’autre, à l’école Ste-f.unégonde, rue Délisle.Les orateurs aux deux assemblées: MM.E.-L.Patenaude.Allan Bray, Gusta- Héunlons française et italienne: no 6645 Saint-Laurent, Jardin de l’Enfance de Saint-Jean-de-la-Croix, ce soir à 8 heures.Réunions anglaise et juive: Annex Hall, 224.rue Fairmount ouest, dimanche solr^à 8 heures.Les derniers discours des chefs Ottawa, 26.(sTpTc.) Le premier ministre King terminera sa campagne électorale, ce soir, en parlant nu microphone.M.Bennett prononcera un discours ii l’Auditorium, ce soir.Ensuite.il parler» à la radio apres M.King.Assemblées de M.Georges Laurin Ce soir, à Sainte-Anne de Belle-vue.immédiatement après la procession de Sainte-Anne.Dimanche après-midi h 2 heures 30, assemblée à PhAtel de ville de Lachlne.Ee candidat sera accompagné de MM.Auguste Bover, candidat dons Saint-Henri, Charles-Edouard Guérin, avocat, Joseph Proulx, notaire, Léo Doyon et Anatole Carignan.Dimanche soir, à 8 heures 30, le candidat terminera sa campagna par une assemblée à Saint-Laurent Il semble jouer son meilleur tennis au commencement d’une saison et malheureusement pour nous, en pays étranger.Disons tout simplement qu’il a été défait par Nunns; après tout, une défaite n’entraine que l’obligation d’essayer de faire mieux la fois suivante.Combien de fois voyons-nous nos clubs de hockey et de balle au camp essuyer des revers?Cela veut-il dire qu’ils doivent se retirer des lignes?Au contraire, c’est en de telles circonstances que leurs partisans les encouragent le plus.Cet échec aura un effet salutaire pour Marcel Rainville.Il ne sera plus enclin h pécher par excès de confiance; et le souvenir qu’il en gardera sera le.meilleur stimulant pour l’aider à atteindre le but qu’il s’est fixé.Il part lundi prochain pour Sea-bright où il rencontrera les meilleurs joueurs américains.Il ira ensuite à Southampton, puis à Newport, à Rye et enfin à Forest Hills Eour 1e tournoi national des Etats-nls.Au cours de cette campagne, il devra trouver l’occasion de racheter sa défaite si coûteuse du tout* noi canadien.S’il nous revient avec une couple de belles victoires ft son crédit.Téckec subi à Toronto s’en ira bien vite dans l’oubli; et l’an prochain Autel Portatif A LOUER Forme valise à main avec tous accessoires pour célébrer la messe.Très utile pour voyages bateaux, camps, etc.Les Voyages Hone Edifice “University Tower” 660, Ste-Catherine O.Montréal, Qué.Téléphone: HArbour 3284 T AVIS DEMANDE S été fèlte , à la CITE DE MONTREAL par La Compagnie Javel-O-Ltée, No 1110 Amherst, pour permission d installer un réservoir à gazoline pour n*?** personnel, sur le lot No P-399, quartier Ville-Marie.No 1U0 Amherat.Toute opposition à cette demande doit être communiquée dans les 4 J -ETIENNE GAUTHIER.Greffier de la Cité.Montréal, 28 Juillet 1930:___________ AVIS DEMANDE a été fait* _____________ » la CITE DE MONTREAL par Chas.-C.Mason, No 4218 St-Zo-tlque, pour permlsalon d’értger un atelier de réparation d’autos, sur le lot No 192, subdivision 697, quartier Rosemont, No (arr.t 4218 8t-Zotique.Toute opposition à cette demande doit | être communiquée dans les dix Jours, à J J -ETIENNE GAUTHIER, Greffier de la Cité.Montréal.26 Juillet 1930.j AVIS ____.*_*-, à la CITE DE MONT- REALpar The PUzagallt Terrazzo TUe Mfg.Co, No 105 Jean Talon, pour permission d’installer deux moteurs électriques de 5 et.10 c-v et un réservoir h gazoline poor usage personnel, sur le lot No 11.subdivisions 1705-08-67, quartier VUleray.No 105 Jean Talon.___ Toute opposition à cette demande doit être communiquée dans les dix Jours, a J.-ETIENNE GAUTHIER, Greffier de la cité.Montréal, 26 Juillet 1930 il sera à même de conquérir le titre qui sera l’apanage de Nunns cette année.__ Aimé DesROSIERS Derrière la scène Par FRANÇOISE GAUDET L’heureux petit livret L’avez-vous lu?Il est réédité quelques mois A peine après son apparition, et revient en troisième mille.C’est un recueil de billets, dont le thème inspiré du hasard des faits et des jours, est présenté, non dans une auréole de rêve, mais dans la grisaille de la vie quotidienne, pour que la leçon porte mieux.Lisez-le.Il est en vente à la librairie du Devoir, 75 sous l'exemplaire.AVIS DEMANDE B été fBitS — — à i» erra de Mont- real par Fr»-X.Rochon.No 4176 St-André, pour permission d’établir un garai® public et Installer un réservoir à gaxoll-ne, sur le lot No 10, subdivisions 149-150.quartlsr St-Jean-Baptiste.No (arr.) 41M st-Andrê.Toute opposition è cette demande doit être communiquée dans les dix Jours, a J.-BTIENNE GAUTHIER.Greffier de la Cité.Montréal.26 Juillet 1930.SPECIALISTE AL.BENOIT-BENOIT doctto* *n optique DE PHILADELPHIE 1617 at-Défili - Montréal - TéL MA.*7» En face én théétra. -CALENDRIER- VOLUME XXI — No 171 DEI7NIEI5E E E IJ E E Montréal, samedi 26 juillet 1930 - DEMAIN - Dcmilii: DIMANCHE, 27 Juillet 193# Vil PENTECOTE.Sol.SAINTE ANNE.Lever du soleil, 4 h.37.Coucher du soleil, 7 h.33.Lever de le lune, 6 h.18.Coucher de U lune, 9 h.2».Premier quart, ve 2, « «I h.9 m.dn soir.Pleine lune, le 10, à 3 h.7 m.du soir.Dernier quart., le 19, fc S h.33 m.du soir.LE DEVOIR 1 BEAU ET CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 78.Même date l’an dernier 74.Minimum aujourd’hui 80.Même date l’an dernier 47.BAROMETRE 10 heures a.m.29.98.11 heures a.m.29.S9.Midi: 29.92.«vuveiiB lune, le 25, à 3 n.48 m.du soir.Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de l'“A.B.C.” et de la “C.D.N.A.” Chiffres fournis par la Maison M-R.de Meslé.1810 St-Denis.Montréal.Conservateurs et libéraux tirent leurs dernières cartouches La “Presse” dans les provinces anglaises -La grande circulaire bleue Hier après-midi la “Presse” a publié une sensationnelle histoire d etablissement de conscription dans tout l’Empire britannique y compris le Canada, pour des guerres possibles aux Indes et en Egypte; ce projet de conscription serait dans le programme secret du parti conservateur canadien, d’après une dépêche de Londres à la “Presse”, hier.Immédiatement après la publication de cette information fan-tastique, I organisation conservatrice de Montréal a ramassé dans les dépôts c)e journaux et ailleurs au delà de 3,000 numéros de la “Presse” quelle a expédiés à ses orateurs dans les provinces anglaises, notamment dans la province d'Ontario, par voie d’aéroplanes nolisés à cette fin.Les conservateurs comptent se servir de cela pour ameuter à la dernière minute l’opinion de certains comtés anglo-canadiens contre la province de Québec et les candidats du gouvernement King dans les milieux de langue anglaise.Vers la même heure, l’organisation centrale libérale a lancé une mise en garde contre les tactiques conservatrices de la dernière heure; d'après cette mise en garde le comité central du parti conservateur doit distribuer aujourd’hui d’un bout à l’autre de la province de Québec des centaines de mille exemplaires d’une circulaire de quatre pages sur du papier même format que le “Star” - cette circulaire contient toutes sortes de chiffres et de statistiques pour démontrer que le parti libéral, loin d’être utile au pays lui a été nuisible.Cette circulaire, d’après le comité libéral, serait remplie de chiffres truqués, de faussetés, de calomnies, etc., contre M King e‘ ses ministres.Et la distribution, d’après le comité libéral, en sera faite a la dermere minute afin de priver les orateurs libéraux de toute chance de pouvoir réfuter ces accusation et ces calomnies Ou I on voit que la campagne finit à coups de fusils chargés de ragots.' ’ 6 Les conservateurs censurent la “Presse" MM.C.-H.Caban, le sénateur Beaubien, Auguste Boyer, Biggar et R.-S.White qualifient de gigantesque canard et d'attrape-nigauds son placard d'hier sur la “menace de conscription" — A Saint-Henri, on jure de ne plus acheter ce journal Un message de M.King LES TROIS QUESTIONS SAILLANTES DE LA PRESENTE CAMPAGNE: L’OEUVRE DU GOUVERNEMENT.LE BUDGET DUNNING ET LE CHOIX DES DELEGUES A LA CONFERENCE IMPERIALE Cornwall, 26 (S.P.C.) — A son arrivée dans cette ville, hier soir, le premier ministre Mackenzie King a fait distribuer une circulaire intitulée: “Un message e-i peuple canadien”, signée de son nom.Voici ce message: R y a trois questions saillantes dans la présente campagne.La première, l’oeuvre du gouvernement, doit toujours être d’importance vitale partout où il y a des institutions représentatives.Les membres de la présente administration sont des intendants que vous avez chargés de l’administration de vos affaires.Nous vous avons soumis nos états de service de fidèles intendants.D’autres recherchent l’autorité que nous possédons.C’est à vous seuls qu’il appartient de décider qui de nçus ou d’eux mérite le plus votre confiance.Après huit ans et demi de pou voir, le gouvernement libéral est content de se faire juger pour la manière dont il a fait face au problème de la reconstruction d’après-guerre, rétabli la stabilité financière du Canada, restauré le crédit du pays à l’intérieur et à l’extérieur et développé son commerce par le moyen d’une politique saine et progressive.La seconde question saillante est le budget libéral de 1930.Dans la vie de toute nation il y a des moments où le peuple est appelé à prendre une grande décision, affectant non simplement le présent immédiat, mais tout le cours de son développement futur.Le peuple canadien en est arrivé, je crois à un de ces moments, à cause de la tout importante question du commerce impérial.Dans la politique que constitue le budget que M.Dunning a présenté le 1er mai, le gouvernement libéral a concrétisé sa responsabilité et son opportunité d’une manière qui se recommande d’elie-même au jugement du peuple canadien.Cela, nous l’avons fait au moyen d’une révision attentive et scientifique des taux sur le fer et sur l’acier, au moyen de droits compensateurs sur une série étudiée de produits agricoles et d’autres produits oui sont objets d’échange entre les États-Unis nous, au moyen de l’application de tarifs saisonnierr sur les fruits et les légumes, et au moven d’une extension importante de la préférence britannique.Nous avons montré clairement à nos voisins des Etats-Unis que, tout en désirant toujours traiter avec eux à conditions justes et égales, nous en sommes r un point où nous considérons qu’il est de notre intérêt de transporter une partie très considérable de notre pouvoir d’achat des Etats-Unis, qui ne paraissent pas vouloir traiter avec nous à égalité, à nos propres parents et amis de Grande-Bretagne, qui nous ont assuré une situation d’absolue égalité avec les producteurs britanniques, dans les marchés britanniques.Les modifications tarifaires du budget de 1930 ont eu pour résultat, estime-t-on, de faire acheter de la Grande-Bretagne des commodités d’une valeur de $200,000,000.qui venaient autrefois des Etats-Unis.Ce grand objectif a été atteint sans que l’industrie canadienne en souffrit, et avec une juste considération des intérêts des consommateurs canadiens.Nous croyons que Ce budget, qui accentue la préférence britannique, assurera, dans une mesure croissante, un marché aux produits canadiens dans les lies britanniques, plus particulièrement un marché pour le surplus de blé des provinces de (l'Ouest.Nous croyons que c’est seulement par I accroissement du commerce qu’on peut trouver une solution définiti-ve au problème du chômage.Quand on approche, des Rocheuses, il est possible, à certains points de vue, qu’on voie le pied des monts et qu’on n’aperçoive pas les grands sommets qui s’élèvent au-re i .(”est seulement quand on se tient bien dans la %duine, de sorte qu on a une perspective claire, que les montagnes et leur pied se révèlent dans leurs véritables proportions et rapports.Je pense qu’il n’est pas injuste de dire que nos adversaires ont tenté de vous fixer les yeux sur le pied des montagnes, cependant que nous avons voulu vous faire lever les regards sur les hauts pics du commerce interimpérial et de la coopération.desquels, en la présente conjecture, l’avenir de notre pays depend en grande partie.Les grandes mesures .pour l’accroissement des marchés et l’extension dé la preference britannique que contient le budget de 1930, et la question connexe de la représentation du Uanada à la conférence inipé*ria!e de Londres, où seront prises des décisions importantes et qui affecteront pour des années, non seulement la prospérité future le ce pays mais celle de l'Empire britannique même.— cette politique se trouve en rapport avec les questions moindres comme le pied des Rocheuses l’est à leurs pics.Nous comptons que le peupl» canadien verra les questions de la présente campagne dans leurs véritables proportions et qu’il comprendra que les décisions de la conférence impériale détermineront flans linf» arnnrln mwitrn c’îl n> matière de commerce.Je crois qu’il se demandera aussi quels ministres M.Bennett pourrait substituer a ceux de la présente administration et à ceux que j’ai annoncés comme membres de la délégation canadienne à la conférence impériale économique, si le parti libéral garde le pouvoir.Je .jp-mande pour chaque candidat libéral un appui, lundi, qui écarte toute possibilité d’une impasse des affaires publiques à ce moment et annonce aux îles britanniques et aux dominions que le Canada donne son approbation sans équivoque a une politique de commerce inter-impérial croissant.(Signé) W.L.Mackenzie KING M.Honoré Mercier parle à Sainte-Martine M.Honoré^ Mercier, ministre des terres et forêts dans le gouvernement provincial et député de ChA-teauguay à la législature, a parlé hier après-midi à Sainte-Martine, en faveur de M.Dennis O’Connor, candidat libéral dans Châteauguay-Ijuntingdon.M, P.J.A.Cardin‘a aussi parlé à cette assemblée, de même que le candidat.M.Mercier n’a pas parlé longtemps préférant donner plus rte temps au candidat; il n'a pas noft plus traité des questions de politique fédérale.“Les électeurs du Canada, a dit M.Mercier, sont appelés à dire par leurs votes le 28 si l’administration King a donné des résultats convenables dans les circonstances et donné satisfaction aux électeurs en général, et s’il mérite de nouveau L'approbation du Canada.“Les questions soulevées requièrent une très sérieuse considération et les foules nombreuses qui par tout le Canada ont assisté aux assemblées démontrent l’attention que les électeurs apportent aux affaires publiques, et comme ils ont le souci d’entendre les deux côtés afin de mieux apprécier la situation telle qu’elle existe au Canada.“Vous allez entendre l’un des hommes les plus distingués qu’ait donné notre race, qui vient des rives du Richelieu vers npus.Il est arrivé par ses talents et son énergie à un des postes les plus élevés qu’un homme public puisse atteindre en ce pays.M.C.-H.Caban a fait la déclaration suivante sur la nouvelle : “Menace de conscription”, publiée par la Presse, numéro d’hier après-midi: (M.Cahan parlait au poste CKAC, hier soir) “La Presse de ce soir publie un prétendu câblogramme de Londres, Angleterre, non signé, mais qui dit que si les conservateurs prennent le pouvoir au Canada, ils discuteront à la prochaine conférence impériale, un projet de défense impériale au moyen d’une conscription mitigée.“Cette déclaration des soi-disant intentions du chef conservateur et du parti conservateur est, à ma connaissance personnelle, une fausseté qui n’a pas le moindre fondement sur les faits.Cette dépêche a été évidemment fabriquée par les partisans libéraux afin de soulever les passions et les préjugés à la veille de cette élection, à l’heure où la population de la vieille province de Québec étudie sérieusement les véritables problèmes économiques.“Je tiens au nom du parti conservateur dont je suis membre, à protester énergiquement contre cette tentative délibérée de tromper l’électorat de la province de Québec sur les intentions du parti conservateur au Canada.“Le sénateur Dandurand dans un article paru dans lu Presse, ce soir, n’ose pas garantir l’authenticité de ce câblogramme, mais tente de façon indirecte et de la manière la plus répréhensible de défendre la plausibilité de ce document, de tromper les électeurs sur les questions politiques actuellement en jeu, et de soulever les passions populaires, à l’heure où il ne reste plus de chance de réfuter complètement ces allégations mensongères.Je demande aux électeurs de Québec de traiter avec le mépris qu’elles méritent ces faussetés.Elles démontrent à quelle extrémité le parti libéral de cette province est acculé”.Déclaration du sénateur Beaubien Le sénateur Beaubien a déclaré ce qui suit au sujet de la nouvelle publiée par la Presse: “Aujourd’hui le dernier acte du drame de la guerre a été joué.Des centaines de milliers de copies de la Presse sont en route pour toutes les parties de la province.Voici un journal dont le rôle politique est reconnu dans le monde entier.L’indépendance qu’elle a annoncée dure juste assez longtemps pour gagner la confiance du public et le livrer ensuite à la veille d’une élection, au parti libéral.Ce fut son rôle dans le passé; c’est encore son role aujoud’hui.” “La Presse de ce soir expose sous une grosse manchette intitulée: “Menace de ronscription”, une série de nouvelles, évidemment choisies avec soin et que mon collègue le sénateur Dandurand n’a pas dédaigné de commenter.La Presse publie une dépêche vanant d’un parfait inconnu du nom de major Poison, qui prédit la guerre, —toujours la guerre— cette fois avec l’Egypte et suggère (et c’est là l’unique but de la dépêche) la possibilité de la conscription pour le Canada si les conservateurs prennent le pouvoir.Immédiatement après, on trouve une autre dépêche de Londres, portant en grosses lettres: “L’Egypte menacée de révolution”.Plus bas, sur la même page, cette fois, datée de Calcutta, une autre dépêche intitulée: “Les émeutiers détruisent des magasins à Calcutta”.Et, comme couronnement, on trouve les recommandations du bon sénateur qui conseille la prudence et de se défier du parti conservateur”.“Tout cela est une pièce d’un truquage évident.On devrait en rire si elle n’était pas si révoltante.Mais ceux qui ont conspiré pour frapper ce coup sournois à la dernière heure, avalent bien calculé.Ils se sont dit que les journaux de demain qui devront nécessairement contredire cette nouvelle fabriquée de toutes pièces, atteindraient l'électorat torp tard pour le détromper avant le vote.Je laisse au public de juger le degré de crédibilité qu’il faut accorder à cette manoeuvre de la dernière heure.Le peuple, sans aucun doute, comprendra que c’est un effort désespéré pour le maintenir par la crainte dans l’atrophie et la misère d’aujourd’hui.Le peuple discréditera sûrement ceux qui se sont prêtés à cette manoeuvre et il ne leur pardonnera jamais d’avoir douté de son intelligence et de son courage." On jure de ne plus acheter la ‘‘Presse” Deux mille cif«yens de St-Henri, réunis hier soir dans la cour de l’école Ste-Clotilde, ont juré solennellement que jamais plus ils n'achèteraient le journal la Presse, après que le candidat conservateur, Me Auguste Boyer, eut dit deux fois, à la radio et sur l’estrade, que les affirmations du sénateur Dandurand sont des mensonges et que le propriétaire du journal est un hypocrite fieffé.Me Boyer a prié les journalistes présents d’insérer ses paroles dans leurs journaux et il a ajouté qu’il était prêt à les prouver devant les tribunaux de son pavs.Il a dit que l’organisateur conservateur avait appris qu’une “bombe” allait éclater longtemps avant que le journal ne fût datis la rue et que, dès la publication du journal, il avait câblé à Londres où il avait appris que toute l’affaire n était qu’une farce monumentale.Le discours de M.Boyer à la radio a atteint r^e foule de gens.Le sénateur Beaubien laissa de côté une partie de son discours au poste CKAU pour permettre à M.Boyer de se faire entendre.La foule des électeurs de Saint-Henri l’applaudit à outrance lorsqu’il dénonça la Presse comme un journal pervers et faux.M.Boyer demanda à savoir à qui le câble reçu par la Presse avait été envoyé, par qui et au nom de qui.Une bombe électorale “Cest une bombe électorale, a-t-il dit, une bombe lancée à la dernière minute par des anarchistes peu scrupuleux qui comptaient que les autres journaux ne pourraient détruire son effet avant que le peuple n’aille aux poils.C’est une campagne de duplicité.Lundi soir, M.King a fait un discours dans l’Ou-tario, à Chelsea.Il s’est arrangé de façon à ce que sa voix ne puisse être entendue des autres provinces.“Il a dit là que si les électeurs de langue anglaise votaient pour Bennett, ils travailleraient à la dissolution de l’Empire et à l’assimilation graduelle du Canada par les Etats-Unis.Dans la province de Québec, les chéris de M.King, MM.Hinfret et Cardin, affirment mie leur chef est l’autonomiste sincere et que Bennett est un invpérialiste de la plus belle eau et que tout vote donné en sa faveur met en danger tous les jeunes gens d’âge d'aller à la guerre.Où est la vérité?” Quelqu’un cria dans la foule que Cardin allait être renvoyé à Sorel et que King n'est qu’un dissimulateur de la vérité.Bien qu£ l’incident de la Presse eût été Je sujet principal du discours du candidat, il trcwva néanmoins le temps de fustiger son adversaire.M.Paul Mercier.Il l’accusa de viser à un siège de juge sans prendre trop de peine pour les intérêts de ses commettants de Saint-Henri.lorsque la question des chemins de fer élevés est venue devant la Chambre, il n’a voté ni pour ni contre, ne sachant même nas qu’on pouvait cpnstruire de telles voies.“C’est un beau spécimen de représentant que vous avez là.a dit M.Boyer.D’après ce qu’il dit lui-même dans le journal jaune qu’est la Presse, il a beaucoup voyagé et il n’a pas encore appris qu’on pouvait construire des voies élevées.Le renverrez-vous à Ottawa ou avec ses amis de West mount où il pourra fumer de bons cigares en compagnie de ceux qui pourront l’aider à devenir juge?” —“A Westmount!” cria-t-on dons la foule qui ovationna l’orateur pendant cinq minutes.Ont aussi adressé la parole à cette assemblée MM.Georges-P.I^iurin, Daijiase Saint-Maurice, S.-C.Demers et W.Hunter, Présidaient MM.T.Leduc et J.-P.Marchand.Une insulte aux Canadiens français La manchette sensationnelle de la Presse où il est dit que le Canada est menacé de conscription est “aussi fausse que méprisable”, a déclaré hier soir M.R.S.White.Et l’échevin Biggar, qui appuie la candidature de M.White dans la division Mont-Royal, a qualifié ce titre e» la nouvelle qu’il surmonte d’exemple de “prostitution journalistique”.Brandissant le numéro de la Presse d’hier avec son titre “Menace de Conscription” sur huit colonnes, l’échevin Biggar a déclaré qu’il ne croit pas que les Canadiens françois sont disposés à se laisser jouer sur la question de conscription.Il est allé plus loin et il a déclaré qu’il croit que le câblogramme sur lequel s’appuie cette histoire sensationnelle avait été envoyé de Londres par un employé du gouvernement de la province de Québec.“Il y avait un bataillon canadien-français dans ma brigade, la cinquième brigade en France, et lorsqu’on ne les avait pas rudoyés auparavant, les Canadiens français comptaient parmi les meilleurs soldats sur la ligne de feu.Je crois connaître le tempérament des Canadiens français aussi bien que qui que ce soit en cette province et je ne crois pas qu’il y ait un Canadien français sur dix qui ne se sente insulté par cette action de la Presse.Pourquoi la conscription?“Nous vivons une journée sensationnelle, dit M.R.S.White.La Presse vient de déclarer que la conscription est imminente au Canada et que les Canadiens français devraient méditer là-dessus avant de marquer leurs bulletins de vote.‘Tist-ce qu’on peut imaginer déclaration aussi fausse et aussi méprisable?Pouquoi la cons&rip-Paroe qu’il se trouve qu’il M.Rinfret à Ottawa LE SECRETAIRE D’ETAT PARLE DE L’AUGMENTATION DU TRAITEMENT DES FONCTIONNAIRES DU SERVICE CIVIL.Ottawa, 26.(S.P.C.) -— Dans un discours qu’il a prononcé hier soir en faveur de MM.E.-R.-E.Chevrier et Frank Ahern, candidats libéraux, M.Fernand Rinfret, secrétaire d’Etat, a dit qu’à titre d’ancien fonctionnaire du service civil il comprend les aspirations, les besoins et les ambitions des fonctionnaires du service civil.M.Rinfret a commencé son discours en remerciant le peuple d’Ottawa —qu’il a appelé sa seconde patrie— pour l’ovation qu’on lui a faite à son entrée dans la salle de la réunion.Il a ensuite fait l’éloge des deux candidats pour lesquels il était venu parler.Au sujet des fonctionnaires du service civil, M.Rinfret a aussi dit qu’il a beaucoup contribué à l’augmentation de $120 par an qu’on leur a accordée en 1927 en mesure de compensation.Cela peut ne pas paraître beaucoup, a-t-il fait obser-ver,*mais cette augmentation représentait pour le gouvernement un déboursé additionnel de $2.700,000 par an.Puis le secrétaire d’Etat a déclaré que les anciens employés de l’Imprimerie ont été victimes d’une injustice mais qu’ils peuvent être sûrs que le gouvernement trouvera bientôt une solution à leur cas.Le rapport de la commission Beatty est maintenant en possession du gouvernement.Le problème est compliqué, mais on peut être certain que le délai ne signifie pas perte de salaire et que c’est notre intention de payer rétroactivement jusqu’au 1er avril 1930, a-t-il ajouté.Parlant ensuite de la campagne conservatrice, M.Rinfret l’a qualifiée de campagne de découragement, de “ruine bleue”, affirmant que le peuple canadien ne se laissera pas leurrer par les paroles creuses de M.Bennett.De la situation économique, M.Rinfret a dit notamment qu’elle est difficile dans le monde entier, et qu’il ne craint pas de proclamer que pas un pays au monde n’a traversé les difficultés de 1930 aussi bien que le pays gouverné par M.Mackenzie King.Répondant à l’accusation de M.Bennett que les ministres du cabinet King sont des mercenaireSj M.Rinfret a dit que ces ministres ont besoin de l’argent de leur traitement.Je n’ai pas honte de l’avouer, a-t-il ajouté.M.Cardin, lui-même, le secrétaire d’Etat, M.Hecnan, et d’autres membres du cabinet, nous avons été des salariés avant d’entrer dans la politique.M.ITeenan, par exemple, a été mécanicien de chemin de fer.Nous n’avons pas honte de dire que nous n’avons pas été bénéficiaires de riches testaments comme d’autrep.Au sujet de l'assertion de M.Car tion?- .y a quelques difficultés en Egypte?- L’Egypte n’est même pas une par- din que le chômage avait réduit nés tie dé l’Empire; l’Angleterre n’v est femmes du Québec à la prostitution, ’ ’-M.Rinfret a dit que cela est ime injure de la pire espèce, que M.Cahan a fait preuve d’un manque de jugement surprenant à son âge.M.Bennett, a aussi dit M.Rinfret, fait trop attention aux maisons vides de la campagne et pas assez à celles qui sont habitées.H y a certes des maisons vides à la campagne, mais cela s’explique du fan que des agriculteurs les ont vendues et que les acheteurs préfèrent cons-t ni ire de nouvelles habitations et laissent les anciennes inoccupées.intéressée que dans le but de main tenir l’ordre et d’assurer l’ouverture du canal de Suez au commerce du monde.Le pavs est si peu considérable qu’il suffirait d’une division ou deux pour faire face à la situation.“Pour des fins politiques, partisanes, on essaie d’effrayer l’électeur canadien-français de cette province en lui montant une histoire sur la conscription.J’aurais une bien pauvre idée de mes concitoyens canadiens-français si j’allais croire un moment qu’ils sont assez stupides pour se laisser influencer par une histoire comme celle-là.’ Le sénateur Dandurand et la “bombe” de la “Presse” Le Canada de ce matin a publié l’entrefilet suivant: “Un orateur conservateur a violemment attaqué, hier soir, M.le sénateur Dandurand au sujet d’une dépêche sensationnelle de Londres que publiait le journal la Presse dans sa dernière édition.“M.le sénateur Dandurand nous informe qu’il n’a connu cette dépêche qu’après la publication, à la lecture de ce journal.” La "Presse” conspuée M.J.-P.LAMARCHE FAIT UNE VIOLENTE SORTIE CONTRE LE JOURNAL QU’II LE “TORCHON DE SAINT-JACQUES” APPELLE LA RUE L’assemblée que M.J.-iP.Lamarche a tenue hier soir à la salle Ey-mard, qui semblait devoir être terne, s’est brillamment terminée.Lorsque le président, M.L.-M.Cor-nellier, donna la parole à M.Léo Doyon, la petite salle n’était pas encore remplie et il ne semblait y avoir qu’un petit groupe disposé à applaudir.M.Doyon se mit en frais de réchauffer l’enthousiasme de la foule et il y réussit petit à petit.D’ailleurs, cette foule augmentait de minute en minute.Un passage du discours de M.Doyon a été particulièrement remarqué: c’est celui où il a rappelé le souvenir de la lutte qu’il fit dans Hochel&gu en 1912 contre M.Louis Coderre, ministre dans le cabinet Borden.Il s'agissait de combattre les $35,000.000 de la marine de guerre.M.Doyon brandit un numéro tout jauni du Canada, alors sous la direction de M.Fernand Rinfret, où il est dit en vingt endroits différents que les libéraux doivent s’unir aux conservateurs pour bat- tre le candidat de Bourassa.Et aujourd’hui M.Rinfret vient accuser les conservateurs de la participation à la guerre! M.Doyon a terminé son discours par l’éloge de Paul-Emile Lamarche.Il faut alors transporter la tribune près d’une fenêtre afin que le groupement qui s’est formé dans la cour puisse entendre les orateurs.C’est le Dr Gaston Demers, éohevin de Saint-Jean-Baptiste, qui succède à M.Doyon.On lui fait une ovation.Il demande aux gens de Saint-Jean-Baptiste d’accorder leur appui à M.Lamarche.Son bref discours est applaudi.t M.Lamarche est acclamé lorsqu’il se lève pour parler.Il était venu pour discuter les questions de l’heure, la question du chômage, celle du malaise agricole, le budget Dunning, la préférence britanni-qu".Il entendait bien faire une lutte loyale à M.Rinfret.Mais ce soir le “torchon de la rue Saint-Jacques” lui est tombé entre les mains et il a bondi.Il fallait que les libéraux vinssent encore parler de guerre.Us vont réussir à l’avoir, la guerre, mais la guerre de race, la guerre contre la province de Québec.Après une vigoueusc sortie contre la Presse et M.Pamphile Du Tremblay, que la foule conspue, M, Lamarche conclut en disant que pour sa part il ji'a qu’une déclara- tion à faire: si jamais le cas se pré; sentait, ni Bennett ni King ne lui feront jamais voter la conscription.La foule a fait une ovation à l’adversaire de M, Fernand Rinfret qu’elle a réclamé de nouveau.M.Lamarche a répondu que sa voix lui permettait à jieine de parler, mais que si on voulait lui confier un mandat le 28.il parlerait aussi souvent que ses électeurs le réclameraient.Applaudissements.M.Francis Fauteux a pris la parole après M.Lamarche et ses déclarations sur la politique conservatrice ont été applaudies à diverses reprises et par les gens qui se trouvaient dans la salle et par ceux qui se groupaient dans la cour.M.Bennett à North Bay un defT~a~ML KING North Bay, 267(S.P.C.) — M.R.B.Bennett a parlé ici hier soir, Il a défié le premier ministre King de nier que la politique du parti conservateur pour le commerce impérial est la seule qui constitue un bénéfice permanent pour l’Empire.Avez-vous lu le discours d’hier soir du premier ministre?II dit qu'il va faire passer une loi jxiur la canalisation du Saint-Laurent.U y a deux semaines il disait ne pouvoir pas enlever l’énergie hydraulique aux provinces.Il ne pouvait pas le faire il y a deux semaines, mais maintenant il va le faire.Il n’y a pas eu de changements dans la constitution canadienne depuis, et le peuple canadien n’est pas assez crédule pour ne pas voir à travers cela.Sur le chômage également, a dit le chef de l’opposition, M.King a changé d’attitude.U a dit qui} donnerait dollar pour dollar, si (vous ne l’entendez jamais déclarer oui ou non, il dit si) les municipalités et les provinces déclarent ne pouvoir faire face à la situation.L’offre a été conditionnelle, dit M.Bennett Mais n’importe, conti-nue-t-il, il est monté de cinq cents à un dollar.D’ici à lundi, il peut enlever la condition.Le chef con-servateur nie qu’il en coulerait $2,000,090 pour appeler une session spéciale du parlement pour étudier le problème du chômage.Cela ne coûterait pas le dixième, de cette somme, dit-il.M.Bennett dit qu’on ne peut pas prendre au sérieux ce que dit M.King.M.King, dit M.Bennett, a, à Ottawa, lundi de cette semaine, averti solennellement les citoyens de prendre garde à une deuxième Tammany Hall, parce qu’ils avaient décidé d’envoyer leur maire m’appuyer au parlement.Oublie-t-il que le maire de Québec est un de ses candidats dans la campagne actuelle?M.King avertit maintenant le peuple d’Ontario contre le danger d’un monopole politique, simplement parce que les Ontariens ont le bon sens d’appuyer un gouvernement provincial conservateur, et veulent également un gouvernement fédéral conservateur.Lorsque M.King fut élu chef du parti libéral, les premiers ministres de huit gouvernements provinciaux libéraux prirent place à scs côtés.Evidemment cette théorie du monopole jte-litique no lui était pas venue alors.de M.Borden L’ANCIEN PREMIER MINISTRE CONSERVATEUR DONNE SON APPUI ENTIER A LA POLITIQUE FISCALE DE M.BENNETT Ottawa, 26 (S.P.C.) — Sir Robert Borden, qui a présidé aux destinées du Canada pendant les années de la guerre, a remis à la Canadian Press une déclaration où il explique clairement son attitude pendant la campagne électorale actuelle: “Depuis que je m’étais retiré de la vie publique il y a huit ans, je m’étais abstenu délibérément de prendre une part active aux discussions politiques et je n’avais pas l’intention de le faire cette fois-ci.Mais puisque mon nom a été jeté dans la discussion par des partisans en vue du gouvernement et même par le premier ministre, il est maintenant de mon devoir comme de mon droit de faire connaître mon attitude.“J'approuve de tout coeur la politique fiscale que M.Bennett a si éloquemment préconisée dans toutes les parties du Canada.Il y a vingt-cinq ans, je prenais une attitude qui était pratiquement la même: l’Empire britannique avant tout et le Canada avant tout dans l’Empire; la protection de nos marchés intérieurs dans l’intérêt de nos producteurs; le maintien de nos industries afin de donner de l’emploi à nos gens; la souveraineté absolue du Canada en matière de tarif; un système de préférences réciproque pour activer le commerce au sein de l’Empire.Voilà brièvement exposée la politique que je préconisais alors et pour laquelle je tiens encore.“Le 18 mars 1902, je déclarais à la Chambre des Communes que les manufactures du Canada avaient autant de valeur pour l’Empire que les manufactures de la Grande-Bretagne.Sur les estrades populaires, je déclarais qu’une filature ou une manufacture au Canada valait autant pour l’Empire qu’une filature ou une manufacture en Grande-Bretagne.On dit que la politique de M.Bennett manque de loyauté envers l’Empire.S’il en est ainsi, il faut me ranger dans la même catégorie.Mais c’est sans crainte que je laisse à mes compatriotes le soin de juger mon passé de dévouemenl à l’Empire.“Quand la préférence britanpi que fut établie pour Ja première fois, on soutenait qu’elle provoquerait une préférence sentimentale de la Grande-Bretagne envers le Canada.Le gouvernement libéral se rendit compte que la Grande-Bretagne n’accordait aucune préférence sentimentale.Aussi en 1902, dans un mémoire préparé par MM.Laurier et Fielding, on menaçait pratiquement d’abolir la préférence britannique si la Grande-Bretagne refusait de faire disparaître les droits imposés sur les produits de ses colonies.On retrouvera tout cela en lisant dans le Hansard le discours prononcé par M.Fielding le 16 avril 1903.“Un journal libéral a fait allusion à un discours que je prononçais à London le 31 juillet 1918.L’attitude que je prenais alors ne s’éloigne en rien de ce que ie viens de dire.Les citoyens de la Grande-Bretagne sont les seuls qui doivent décider de la politique fiscale du Royaume-Uni.D’autre part, les citoyens du Canada ont le même droit de décider de la politique fiscale de leur pays.11 n’est pas un Canadien qui désirerait voir le gouvernement britannique adopter une politique d’oppression vis-à-vis des citoyens britanniques; d’un autre côté, un gouvernement canadien trahit son devoir s’il ne sauvegarde pas les intérêts du peuple canadien.“Toute politique qui envoie à l’étranger du matériel brut qui peut être utilisé économiquement dans nos propres industries, toute politique qui pousse nos ouvriers à chercher du travail dans un pays étranger, toute politique qui exporte à l’étranger de l’argent canadien en échange d’articles qui pourraient être économiquement et utilement produits par le travail de nos propres ouvriers et l’emploi de notre propre matériel brut est une politique économiquement fausse et préjudiciable nu bien du pays.Toute politique qui a pour effet de chasser nos gens hors du pays est un remède des plus désastreux à opposer au mal du chômage.” Adoption du budget anglais Londres, 26.(S.P.A.) — La Chambre a adopté, en troisième lecture, hier, par un vote de 223 à 185, le bill du budget, comportant une dépense d’environ $4,000,000,-000.Sir L.Worthington-Evans, conservateur, demanda le renvoi du bill, parce qu’il pourvoit à de nouvelles taxes très lourdes, à un moment où la réduction des taxes est nécessaire.Churchill parla des dépenses nationales, qui augmentent, de la diminution des dividendes des chemins de fer et de l’augmentation du chômage.Il dit que cet état de choses provenait de la politique du gouvernement travailliste, qui augmente les taxes directes et est indécis sur une politique de sauvegarde.Le chancelier Philip Snowden, qui devait faire face à la nécessité de prélever $210,000,000 en revenus nouveaux, augmente de six pence la taxe sur le revenu dea classes riches et il impose des taxes LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 26 JUILLET 1930 VOLUME XXI — No 171 de* oPIump de ies nôtpes et ceux autpes Samedi, 26 juillet 1930.MYSTERIEUSE EPIDEMIE Quinze mille personnes sont actuellement affectées par une fièvre maligne mystérieuse, qui se propage à Monemen et à Fochteyn, prés de Smyrne.Les trois quarts des habitants sont frappés par la maladie.pendant que ies médecins s’efforcent de trouver le nom de cette affection mystérieuse.On est prié de prendre note qu’il ne s’agit pas là ae fièvre électorale .CONTRE LA CIGARETTE Les électeurs de l’Orégon auront ft décider aux urnes, l’automne prochain, une question importante, à savoir si la cigarette sera bannie de l’Etat.Une pétition contenant 15,733 noms en appui d’un projet lancé par la Anti-Cigarette League de l’Orégon, a été présentée au secrétaire de l’Etat, ce qui garantit que le question sera placée sur le scrutin.L’amendement proposé par la pétition interdirait la fabrication et la vente de cigarettes ou de matériaux à cigarettes, et elle rendrait illégale l’importation de cigarettes, qu’il serait défendu non seulement d'acbeter, mais même de donner.4* YOLEURS L*on parle beaucoup des frères Hunter qui sont demeurés plus de 500 heures dans les airs.Que dire de ces distraits qui passent des années dans la lune?Un procès fut greffé sur l’exploit de ces aviateurs.Les frères Hunter y sont intéressés.L’huissier fut chargé de l’affaire tandis qu’ils volaient encore.Le brave homme demeura fort perplexe.Le pouvoir dont il est revêtu sur terre vaut-il jusque dans les cieux, patrie des aviateurs?Le capitaine Kingsford-Smith est aussi l’auteur d’un vol célèbre.Plusieurs jours se sont écoulés depuis cet exploit et la police américaine n’a pas encore arrêté ce coupable .Où allons-nous, grand Dieu H ^ APRES QUINZE ANS On ne croirait guère qu’une formule imprimée mettrait quinze années à se rendre d’Ottawa à la Saskatchewan et à en revenir, et cependant, c’est l’âge d’une formule que le Bureau des Publications du ministère de l’agriculture vient de recevoir d’un cultivateur établi en Saskatchewan.Pourquoi se presser?* * * LA MODE On dit que la mode est un tyran qui n’abandonne pas ses victimes.Si cela est vrai pour la mode ordinaire.celle qui change tous les mois, qu’est-ce que cela peut être lorsque la mode est assise sur une longue tradition, ou des préjuges profondément enracinés?Deman-dons-le aux femmes et aux filles de Chine.Des 518,000 femmes et filles qui composent la population féminine de Pékin, il y en a 91,000, à peu près 1 sur 5, cjui se lient les pieds.Cette statistique, élaborée par la police, tend à confirmer le fait que la vieille pratique, si souvent m-terdfte, persiste dans la Chine du nord; jjar il est certain que la proportion serait beaucoup plus forte dans les parties retirées du pays que dans l’ancienne capitale.La population conservatrice continue à penser qu’une fille ayant des pieds normaux manque d’une sorte de raffinement et trouvera difficilement un mari.Alors, il faut se briser les pieds.* * * L’ELEPHANT BLANC Il n’existe pas, il n’a jamais existé d’éléphants absolument blancs.ou plutôt, si, il en a existé un.Et c’est une bonne histoire que le roi Edouard VII, au temps où il n’était encore que le prince de Galles, conta un soir à ses com- Sagnons de plaisir dans un souper la Maison d’Or.U y avait alors en Angleterre-un directeur de cirque nommé George Sanger qui, au point de vue du puffisme, eût rendu des points à Barnum lui-même.Ce Sanger avait le génie de tout truquer, jusqu’aux animaux vivants.Il faisait les boniments les plus extraordinaires, annonçait les bêtes les plus fantastiques.Je ne sais pas trop si la laineuse facétie des “rats à trompes” qui fut naguère célèbre, ne découlait pas d’une de ses expériences.Bref, Sanger annonçait, parmi les phénomènes de sa ménagerie, un éléphant blanc.“Le seul éléphant blanc du monde occidental”.Le prince de Galles voulut voir cet animal fabuleux.Et, l’ayant contemplé dans sa robe immaculée, il demanda h Sanger si, vraiment, c’était bien là, comme l’affirmait le directeur, un des éléphants sacrés du roi de Siam, — Altesse, répondit Sanger, un directeur de ciraue est autorisé à tromper un peu le public; niais je ne voudrais pour rien au monde mentir à mon futur souverain: mon éléphant n’est blanc que parce que nous le teignons en blanc deux fois par jour.* * * LA PREMIERE FEMME AUTOMOBILISTE Dans un salon arisien, divers érudits posaient des ouestions difficiles: —Quel est le premier monarque à qui l’on ait donné le titre de majesté?—Louis XI, répondit quelqu’un.—Et la première reine de France qui ait possédé un carrosse?—fatherine de Médicis, répliqua une vieille dame instruite.Prenant alors 1" parole une jeune fille, cheveux plus que courts, qui avait son auto dans i.ne garage voisin, demanda finement: —Et quelle est 1 première femme qui ait conduit une automobile?Silence général.Les érudits eux-mêmes.se tinrent cois.La poseuse de “colle” “sécha” d’ailleurs également.Qui est donc, au fait, la première automobiliste?Ne serait-ce pas Madame du Gast?4?^ INADVERTANCES UAntmateur des temps nouveaux a relevé dans la grande presse française, les phrases suivantes: De M.F.J.: J’ai connu la plus jolie des femmes qui, n’ayant pas quitté Paris jusqu’à vingt ans, n'avait jamais vu un veau.Il lui fallut se marier pour cela! Il * * * Un groupe de mécaniciens décida de refuser de donner la vapeur au moment de faire voile pour Oran.* * * De M.R.: Interrompre du geste, ça fait moins de bruit, et ça s’entend mieux.Voici pour le bouquet, M.Her-riot et.- Victor Hugo.* * * De M.Herriot: “Sachez entendre la ceux qui ne disent rien”.“Aussi nos divisions sont-elles réduites à l'état de squelettes dont les os percent la peau”.voix de ?eaux livres de prières MISSEL DE JESUS-ENFANT — reliure ferme, moutotl nuancé poli, ornements à froid, très sobre, gardes papier de fantaisie, dentelle or et signet, enluminures à chaque page, tranche or, 288 pages.Au comptoir et par la poste, $3.00.LIVRE DE PIETE DE LA JEUNE FILLE — reliure souple, veau nuancé poli, gardes papier de fantaisie, dentelle or et signet, tranche rouge sous or, volume de 850 pages.Au comptoir, $2.00; par la poste, $2.15.MISSEL ROMAIN — beau volume de 384 pages, cuir ancien capitonné, ornements à froid et or, gardes papier marbré, dentelle or et signet tranche rouge sous or, pages enluminées.Au conipioir et par la poste, $1.50.Le même métis souple ornements à froid.Le même cuir fauve ornements à froid.MISSEL DES SANCTUAIRES ET PELERINAGES DE FRANCE — cuir ancien capitonné, ornements à froid vert et or, gardes papier de fantaisie, dentelle or et signet, tranches rouges sous or, pages enluminées, volume de 400 pages.Au comptoir et par la poste, $1.75.MISSEL DES LITANIES DE LA SAINTE VIERGE — beau volume de 288 pages, mouton poli capitonné, ornements or, pages enluminées en couleurs, gardes papier marbré, dentelle or et signet, tranche or.Au comptoir et par la poste, $1.75.NOUVEAU MISSEL ROMAIN dit des MERVEILLES DE LA FOI — volume de 552 pages, papier veau, ornements or, pages enluminées, tranche rouge sous or# signet Au comptoir et par la poste $1.00.Le même, pégamoid capitonné, ornements or, etc.Service de Librairie du “Devoir” 430 Notre-Dame est, Montréal.De Victor Hugo (Les Misérables) : Les rendez-vous de Marius et de Cossette, toute innocence, toute candeur, deux cygnes se rencontrant sur la Jungfrau.* * * M.Bernard G.estime “qu’il a ponctuellement réglé l M.de P.ses mensualités trimestrielles”.* * * Tl y a évidemment de qupi se tordre.Mais le journaliste, l’homme qui tient une plume, ne rit jamais aussi gaiement que le public à parcourir de telles anthologies.Car il a toujours une petite crainte de s’v trouver cité.Est-ce que dans la bousculade où nous vivons, nous avons le loisir de poser toutes nos expressions, de nous relire.Un moment de distraction, une fâcheuse inadvertance.Nous voilà pincés.Il ne nous reste qu’à attendre que le temps en efface la trace, tiràce à la mauvaise qualité du papier, nous ne serons pas déshonorés à toute éternité.Hélas! voici que l’on nous annon-ce le livre sur acier.Au siècle des siècles, il pourra être vérifié que nous avons écrit: “Une femme est fitre de se promener à un bras qui porte une épée à sa ceinture”.En sorte qu’au péril qui nous •1 j-n es* en réalité qu’un remède, jadis formulé par un assassin fameux: “N’ecrivez jamais!”.Mais il est bien difficüe à sui-vre.4?& BON CONSEIL Un conseil d’ami peut valoir foi^ tune.La petite anecdote suivante que nous raconte le Figaro nous indique que pour une fois au moins un bon conseil a valu une belle situation : Lord Stamfordham, le secrétaire particulier du roi George, est le doyen d’âge des hauts fonctionnai-res du palais.Il vient de fêter le Juatre-vingt-unième anniversaire c sa naissance.C’est un beau vieillard à l’allure militaire, grand, droit, fort.Tous les matins, à neuf heures, il est à son bureau.Il consacre ses loisirs aux sports, golf et equitation.II a servi dans l’armée et a pris part à la guerre contre les Zoulous.Il est entré au palais royal sous le règne de la reine Victoria.Lorsqu’on lui avait proposé ce poste, il hésita; il lui répugnait de quitter l’année.Un de ses camarades lui dit alors: — Si vous êtes un homme sensé, vous accepterez le poste qu’on vous propose.Si tous êtes fou, vous le refuserez.Et le jeune militaire accepta “pour ne pas passer pour un fou”, disait-il plus tard en plaisantant.* Ÿ * PUBLICITE AMERICAINE S’il faut en croire certains journaux américains, on compte dans Long Island quelques monuments funèbres conçus dans ce goût, d’une macabre publicité: “Ici repose X., décédé dans sa quatre-vingt-troisième année.Aurait-il atteint un âge aussi avancé s’il n’avait pas consommé chaque jour l’aliment fortifiant de la maison Z.?” A rapprocher de Tépitaphe connue: “Ci-gît Un tel, négociant.Sa veuve affligée continue son commerce.dans la même rue”.* * * QUEL DOMMAGE! Paul Beaudrv, qui décora le foyer de l’Opéra de Paris, aimait à raconter ce qui lui advint alors qu’il mettait la dernière main à cette oeuvre gigantesque.— C’était l’époque où l’on organisait les services d’incendie dans les théâtres.Un jeune pompier, relevé de sa faction, s’offrait la visite de l’Académie nationale de musique.Il s’arrêta et regarda longuement le travail de Beaudry, qui paraissait l’intéresser beaucoup.Celui-ci, tout en peignant, le suivait du coin de l’oeil.— Hein, fit Beaudry, quel dommage si tout cela brûlait?— Pour sûr.Monsieur, répondit le pompier, parce que, vous savez, la peinture, ça fait die la sale fumée.Et, là-dessus, il s’en alla.* * Ÿ TROIS ECOSSAIS Trois frères d’Aberdeen, qui tenaient une maison de commerce, résolurent île fonder une succursale à Calcutta.Le plus Jeune fut délégué à cet effet.Il partit et.réussit.Au bout de vingt ans.pris de nostalgie, il rembarqua pour l’Angleterre.Ses frères vont l’attendre à Liverpool, le reconnaissent tout de suite et lui font fête dès qu’il sort du paquebot; mais lui ne les reconnaît que difficilement, car, jadis rasés, ils arborent maintenant des barbes gigantesques.— Oh! ces barbes! se récne le voyageur stupéfait.Quelle drôle d’idée!.— Comment! tu ne t'en souviens donc plus?lui répond gravement l’ainé des frères: c’est qu’en partant pour les Indes tu avais emporté notre rasoir.SIVEL Avez-vom» besom 6e bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”.430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Té* léphone: H Arbour 1241*  Clochas d’Egiises Carmona, cloches neuve* et d'occasion de dllfé-renta poids et prix.Ecrire ou voir Z.-O.TOURANGEAU 1SS6, Boul.St-Joseph (Est) Appt 6 - Tél.FR 6272 - Montréal C.-EMI1.E MORISSETTE, LIMITEE 232-236, rue LatoureUe, Québec la Sociéii Pierre Pampaloa Importation et fabrication ORNEMENTS D'EOLISE, DENTELLES, VASES SACRES.ETC.Salle d'échantlllons: 20, St-Jacques est - MONTREAL Case postale 279J - Tél.HArb.7319 Ch.28 et 29 Vcs Teux! 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VOLUME XXI No 171 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 26 JUILLET 1930 1 1 " ^ « NOTEE EAOE II1IEOAIIE L’enfant et les grimpereaux Un ménage de Grimpereaux Allait, becquetant, pouce à pouce.Un pommier rongé par la mousse.Le gibier abondait; la chasse donnait gros, Et, sans échelle ni barreaux.C'était plaisir de voir le mâle Des rameaux vermoulus explorer le dédale, Grimper, se renverser, passer de l’arbre au nid.Quand Jacquot, d’un plomb, l’abattit: '*Le beau triomphe! dit sa tante A rendant qui tendait un peu de chair saignante.Tu m’en diras, à la fin d'août.Le coût.” En effet, de ce jour, insectes et chenilles, Vivant en paix, en paix logés, Développèrent leurs familles Au point que tous les fruits, troués, creusés, ronges, Avant le temps se détachèrent.Adieu, poires, pommes, desserti Du coup, Vécolier, mis au vert.Trouva sa cartouche un peu chère.Emile OD1ER en vue le triomphe de leur art que l’exaltation du Créateur.Lui n’est pas évasit en son hommase.Comme plus tard allait faire aussi Verlaine, il ne perd pas de vue les dogmes précis du catholicisme ni les actes imposés de la piété catholique: Pénitence surtout et Eucharistie.A Verlaine converti le Seigneur sur ce même propos avait dit un jour: Laisse aller l'ignorance indécise De ton coeur vers les bras ouverts de mon Eglise Comme la guêpe vole au lis épanoui.Approche de mon oreille.Epan- ches-y L’humiliation d’une brave franchise.Dis-moi tout sans un mot d’orgueil ou de reprise.Et m’offre le bouquet d’un repentir choisi.Voilà pour la Pénitence.Et voici pour l’Eucharistie: Mistral et la Vierge Par José VINCENT Durant toute cette année du centenaire on va célébrer le génie de ce poète, l’un des plus grands du monde, antiquité et âge classique compris.On a commencé et l’on va continuer de vanter l’harmonie et l’unité de sa vie.On exaltera tour à tour sa gloire de poète épique, de poète lyrique, de dramaturge, de poète rustique, d’homme d’action, d’apôtre et de lexicographe.J’ai grand’peur qu’on omette un de ses plus hauts mérites: son lyrisme chrétien.Les bons félibres ne pensent pas à tout, quelquefois même ils ne pensent pas à l’essentiel.Tous ne font pas oraison.Il en est un grand nombre parmi eux qui n’ont pas lu tout Mistral.Alors ils ignorent ou ils ont oublié que Mistral est un des poètes dont l’Eglise peut être le plus être fière.Avant la belle équipe des poètes catholiques d’aujourd’hui il a été le chantre le plus puissant et le plus inspiré de Dieu, de la Vierge, des anges et des saints.Voilà ce qu’il faut oser affirmer.Pour ma part, ayant récemment dit ailleurs ce qu’a été la gloire de Mistral, poète catholique, je voudrais simplement examiner ici ce que valent son génie et son art dans l’exploitation d’un thème cher à toute Noëliste qui aura chanté, ne serait-ce qu’une fois, les louanges de Notre-Dame, en prôces-sionnant sur les bords du Gave, à Lourdes, ou devant les piscines, ou devant l’église du Rosaire: le thème de la beauté et des grandeurs de la Mère de Dieu.N’oublions d'ailleurs pas, pour commencer, que Mistral semble avoir été, non pas du fait d’un heureux hasard — car le hasard pour nous n’existe pas, — mais par l’effet d’un bienveillant décret de la Providence, un favori très choyé, un benjamin de Notre-Dame.Il naquit, en effet, le 8 septembre 1830, en la fête de la Nativité de la Vierge.Mireille, fruit éclatant de son juvénile génie, parut loti bèn jour de la Candelouso, au beau jour de la Chandeleur, fête de la Purification, le 2 février 1859.Le 8 septembre de la même année.Mistral en offrit la dédicace à Lamartine.Enfin, sa mort eut lieu le 25 mars 1914, en la fête de l’Annonciation.Or, dans toute l’histoire de la littérature française, les beaux poèmes à la Vierge n’abondent pas.Villon, pourtant, dès le XVe siècle, avait ouvert la voie avec sa belle Ballade à Notre-Dame: Dame du cter, rfgente terrienne, Emperière des infernaux palus?.On ne suivit guère son exemple.Noire négligence de la part d’un peuple que Marie a toujours comblé.Non fecit {filiter omni nationi.Ouvrez l’Anthqlogie de la poésie catholique de Robert Vallery-Ra-dot.Comptez-y les échantillons de lyrisme marial.En dehors de la ballade de Villon, j’en trouve six: le Cantique de la Vierge Marie, de Bertaut: Quand, au dernier sommeil, la Vierge eut clos les peux.les Louanges à la Sainte Vierge, de Corneille : Avant que du Sergneur la sagesse profonde.la glorieuse pièce de Verlaine: L’âme antique était rude et vaine.avec les belles strophes sur les douleurs de la Corédemptrice: Elle est debout sur le Calvaire, Pleine de larmes et sans cris.C’est également une mère.Mais quelle Mère de quel Fils! Bernadette de Lourdes de Jammes dans les Géorgiques chrétiennes, le Magnificat de Claudel, la Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres de Péguy: Etoile de la mer, voici la lourde nappe Et la profonde houle et l’océan des blés.Je ne dis pas que dans tout le cours de notre littérature il n’y en ait pas eu davantage.Mais il est certain que pendant trop de siècles les poètes ont été vis-à-vis de la Mère de leur mère effroyablement ingrats.Voilà bien un reproche qu’il se-sait souverainement injuste d a-dresser à Mistral.SI la piété pratique du poète a pu être négligée — et Pie X lui en fit faire quelque re-prorhe par Camille Bellaigue,-le Maillanais n’a jamais été infidèle à Celle qu’au pays â’adlsslas les braves gens ont coutume d’appeler ai simplement, si tendrement, la bonne Mère.Le Provençal est tel.Prenez le Marseillais le moins pratiquant, le moins dévot, le moins assidu à la messe, le moins sérieux dans la conduite ordinaire de sa vie.Un sentiment lui reste au coeur, à moins qu’il ns soit carrément un monstre: le respect et l’amour de Notre-Dame de la Garde.Aussi, voyez la part faite par Mistral à la Vierge dans l’édition originale des Iles d’or.Sur neuf cantiques de ladite édition il y en a six adressés à Notre-Dame ou exaltant sa gloire.C’est d’abord VAnounciado, puis une prière d’actions de grâces, manière à’ex-voto en remerciement pour la prompte disparition d’une épidémie de choléra une année déchaînée dans Maillane, puis des sortes de litanies à Notre-Dame de Romigier, d’autres encore à Notre-Dame de Lumière, un ample poème à Notre-Dame d’Afrique, digne pendant à deux poèmes de même inspiration, émanés l’un de Roumanille et l’autre d’Aubanel, enfin une louange à Notre-Dame de Montserrat.En aucun de ces poèmes nous ne verrons le poète se mettre en frais de sublime, de pathétique ni même d’art.Ou plutôt le comble de Part, ici, c’est justement son effacement, sa simplicité, j’allais dire son*humilité.Ici, c’est le coeur qui s’épanche, comme ça, tout spontanément.La littérature n’y aurait que faire.Elle s’abstient.L’artiste chrétien dans ces simples strophes chante comme le rossignol de son pays, sans vouloir se rappeler qu’il est un virtuose et qu’il connaît tous les secrets de son métier de chanteur.Alors, quand il nous montre Marie saluée par l’ange et toute troublée par la sublimité du message, il ne songe pas une seconde à enchérir sur saint Luc.Il dit la chose comme la dirait tout bonnement n’importe quel paysan de son cm qui aurait médité pendant quelques secondes les grandeurs de la Mère de Dieu.“Mais Marie, pleine de crainte, en entendant cette voix, devint rouge, la pauvrette, comme un grain de raisin; et, penaude, elle cherchait en «lie à trouver le fil des paroles merveilleuses qu’avait dites l’ange de Dieu”.Mai Mario, la paureto, De s'entendre parla’ nsin, Venguè rouge, pecaireto, Counxe un age de rasin, E dins elo, vergougnouso, Cercavo à trouva loti fiéu Di parauto mervihouso Qu’avié di l’ange de Diéu.Ainsi en est-il de la pièce Pour Notre-Dame de Romigier.Celle-ci fait invinciblement songer aux traditionnelles litanies de la piété catholique.Je sais bien que le cas n’est pas nouveau et que Ronsard, pour une fois fervent, avait un jour composé sur ce modèle de poésie toute populaire en même temps que quasi-liturgique, des strophes aussi brèves, aussi simples.se réduisant presque aux menues dimensions de nos oraisons jaculatoires, avec les invocations bien connues : ora pro nobis: te ro-gamus, audi nos; libera nos.Domine: les Litanies des pères de famille à saint Biaise.Saint Biaise, qui vis aux deux.Je te prie, écoute-nous.Mais de ces sortes de litanies Mistral a plus fait usage que Ronsard.Et sa langue plus proche de la nature, moins usée par la pratique littéraire, lui a permis de réaliser plus aisément et mieux le fin chef-d’oeuvre dans ce genre.Puis, sa facture réduite aux éléments les plus menus — strophes de six vers de cinq syllabes — s’adapte infailliblement à cette forme d’oraison qui est parmi les plus humbles.O Réino hello De la capello De Renimigiè, O Nnsto-Damo.Sauvas nàsto amo De tout dangié.“O belle Reine de la chapelle de Romigier, ô Notre-Dame, sauvez notre âme de tout danger”.Ab omni mine.mata, libera nos.Do- Certes non.Mistral ne réduit pas sa dévotion et son hommage A l’éclat de quelques strophes bien venues.U fuit l’ample et ronflant développement des poètes, classiques ou romantiques.Malherbe ou Vie tor Hugo, qui, quand ils ont célébré la gloire de Dieu, on^ eu oins Puis, franchement et simplement.viens à ma table, Et je t’y bénirai d’un repas délectable Auquel l’ange n’aura lui-même qu’assisté.Ainsi Mistral, en l’an de grâce 1859, l’année même de la publication de Mireille et pour le 8 septembre de ladite année, encourageait les Provençaux amis de Marie à ajouter aux accents de leur amour enthousiaste l’appoint précieux d’une confession sérieuse et d’une communion fervente.Les cierges, l’encens, les guirlandes et la statue de Notre-Dame de Lumière triomphalement portée à bras d’hommes, certes, tout cela était bien.Mais comment la Mère eût-elle pu juger cette piété si son Fils n’y avait eu son comote au confessionnal et à la Table sainte?“Portons-la sur nos épaules, car elle est la Mère de Dieu et la principale amie qui pour nous intercède.Portons-la, peuple, en triomphe, à la lueur des cierges, procession-nellement.Faisons ensuite, le coeur gros, une bonne confession.Ecoutons la sainte Messe, communions comme on le doit, et à nos bonnes promesses demeurons tou-jour fidèles”, Fasèn pièi em’ un cor gounfle Vno bono counfessiounf Escouten la santo Messe Coumunien coume se dèu E nosti boni proumesso Resten-ie toujour fidèu! Mais de tous ces cantiques le plus touchant est celui que Mistral a dédié à Notre-Dame de Montserrat.Celle-là, cette Notre-Dame si glorieuse, si universellement célèbre, lui a donné, à lui, pourtant si grand, une leçon d’humilité.C’était justice: auprès de ’a Reine des reines, auprès de Celle, comme dit Jammes, que le Saint-Esprit a choisie, que devient le génie le plus nanti, le plus choyé par Dieu?A la lettre, il se confond avec le grain de poussière.Il n’a pas à se faire petit.Il est petit.Devant Dieu il est néant.Devant Marie il est peu.Et Mistral en convient avec une tendresse toute filiale: “En face de t-" gfotre, dit-il à la Mère, et devant ta pureté, je reconnais que ma vie n’est rien que trouble, et que mon oeuvre, hélas! n’est qu’un peu de fumée”.Mireille, Calendal, les Iles d’Or, un peu de fumée! Mais oui, un peu de fumée embaumée qui monte en blanches volutes de l’encensoir d’argent.Au regard de Dieu, tout est menu.Ah! que nous voilà loin, avec des accents si authentiquement humbles, des poussées d’orgueil du poète païen, qui s’assurait la survie qu’il pouvait : Exegi monumetum aere peren- nius.ou du poète chrétien, mais pas très renouvelé par son christianisme: Ce que Malherbe écrit dure éternellement.Devant la grandeur de Dieu et la gloire de Notre-Dame, Mistral, lui, ne se sent la force ni ne se permet l’outrecuidance de «e compter pour quelque chose.C’est pourquoi, dans le testament poétique de ses Oliva-des, méditant sur son propre tombeau, préparé d’avance dans le petit cimetière de Maillane, il écrit cette pièce touchante: “Sous mes yeux, je vois l’enclos et la coupole blanche où, comme les colimaçons, je me tapirai à l’om-brette.Suprême effort de notre orgueil, pour échapper au temps vorace, cela n’empêche pas ou’hier ou aujourd’hui vite se change en long oubli.—_ Et quand les gens demanderont â Jean des Figues, à Jean Guêtré: “Qu’est-ce que ce dôme?” ils répondront: “Ca, c’est la tombe du poète, Poète qui fit des chansons pour une belle Provençale qu’on appelait Mireille: elles sont, comme en Camargue les moustiques.Eparpillées un peu partout.Mais lui demeurait dans Maillane, et les anciens du terroir l’ont vu fréquenter nos sentiers”.Et puis un Jour on dira: “C’est celui que l’on avait élu roi de Provence.Mais son nom ne survit plus Îtuère que dans le chant des gril-ons bruns.Un mot, pour finir, précisément sur ce recueil des poèmes de Mistral: les Olivades, publié si peu de temps avant sa mort.Ce recueil ne renferme qu’un poème à la gloire de la Vierge: A l’immaculée Conception.Mais il est d’étendue et d’importance toutes particulières.Il devait servir de préface A un recueil de traditions de la Bulle sur l’immaculée Conception dans tous les idiomes de France.Il exploite le grand thème : Tnta pnlchra es.Maria, et macula non est In te.Veslimentnm luum randidnm auasi ntx.“O belle Vierge immaculée qui, emmantelée dans les astres, veilles sur noire monde.De ta couronne virginale, hier enfin, unanime, l’Eglise a voulu dévoiler le diamant le plus beau: et le grand-prêtre du Très-Haut, celui qui tient l’anneau de Pierre, a fait sur nos ténèbres resplendir le flambeau, te proclamant Immaculée comme la neige amoncelée qui se fond en rivière au lever du soleil.Neige du Liban, neige éternelle.” Surtout ce poème montre l’ubiquité du culte de la Vierge sur toute la surface du pays de France.Claudel dit quelque part qu^ l’Eglise a enfanté assez de saints pour ensemencer de reliques tout l’univers.Rien de nlus juste.De Marie il ne nous était pas facile de recueillir beaucoup de restes puisqu’elle est montée en cor^s et en âme dans le ciel.Mais il n’est guère, en notre pays, de sommet où elle n’ait laissé quelque empreinte, pourrait-on dire, d* son pas; guère de sommet, en tout cas, où la piété de ses fidèles n’ait élevé une chapelle.Comme dit Mistral, “Sur chaque puy, sur chaque cime notre nation très chétienne t’éleva des chapelles au ras des nues; toutes les fleurs de ses montagnes, de la Provence à la Bretagne, te brûlent leur encens; et tous ses oisillons le chantent les sept allégresses qu’à Bethléem tu leur appris, quand tu berçais ton Fils environné de lumière”.Et quels sanctuaires sont, ailleurs, aussi connus que ceux de La Salet-te et de Lourdes?Quand Dieu par plus d’effets raon-tra-t-il son pouvoir?Comment le pays d’oc ne se louerait-il pas de Notre-Dame?Massa-bielle est son fief et dans l’anfractuosité du roc fameux, à jamais, elle a proclamé dans la langue de Bernadette, et non pas dans le dialecte de l’Ile-de-France, le caractère immaculé de sa conception.Aussi fut-ce sur la demande d’un grand évêque de ce terroir, le cardinal de Cabrières, évêque de Montpellier, que fut inscrite, aux lieu et place de la première formule: Je suis l’immaculée Conception, la formule dialectale qu’avait entendue Bernadette: Que soi Flmmaculado Councebciou.D’où ce couplet enthousiasmé du grand Maillanais: “Les populaires parleries de saint Elzéar, de saint Hilaire, de saint Vincent de Paul, du pèlerin saint Roch, les pauvres vieilles défaillantes que, dédaigneux, le monde oublie, viennent te rendre grâces de t’être sur nos rocs manitestée à l’innocence, lorsque tu la ravis dans l’éclat de l’extase, lui parlant doucement en notre langue d’oc' Oui, pour Mistral, Notre-Dame est très particulièrement la Reine des bonnes gens qui vivent au sud de Valence, comme elle est la Reine des anges, des confesseurs et des apôtres.Elle est leur naturelle et surnaturelle protectrice.Plus que d’autres, peut-être, ils ont besoin d’elle, parce que leur soleil est plus brûlant, leur coeur plus chaud, leur imagination plus portée à s'enivrer de tout et de rien, leurs tentations plus obsédantes, parce que le moindre mirage les dupe.Tour à tour ils sont débordants d’idéal ou terriblement positifs.Mistral les connaît, ses bons Provençaux.Alors, pour eux, il adresse à Marie la prière opportune: “Sainte Marie, éclalre-nous! Que notre race ne s’enténèbre pas dans les ivresses, la fumée et.l’orgueil de la matière! Oui, déchire de ta splendeur la nuit obscure qu’au-jourd’hui sur le monde entier le mal répand; avec ton Fils, qui saigne encore sur ton giron, éblouis, ô Mère, les malfaiteurs qui sèment Tivraie”.Que dire de plus, sinon: Amen.Retraite fermée des voyageurs La prochaine retraite fermée qui aura lieu à la Villa Saint-Martin, sous les auspices de l’A.C.V.du Canada, est celle confiée aux soins de MM.N.-R.Beaudet, président général, et J.-T.Chartrand, vice-president général de l’Association Catholique des Voyageurs de Commer-C©.Elle est fixée au jeudi soir, 31 juillet, pour se prolonger jusqu’au dimanche après-midi.Les voyageurs sont instamment priés de se joindre à ce groupe de retraitants.S’adresser à MM.J.-T.Chartrand, 1810 avenue Lajoie.Outremont, AJ.1717, et N.-R.Beaudet.395 Westhill, N.-D.-de-Grâce, WI 1693.C’est le choix des sages que de préférer ce thé savoureux LE THÉ "SALADAÜ ¦Tout frai» do» plantation* -(La Maison) José VINCENT.Le Correspondant Sommaire de la livraison du 10 juillet: Jean Lacroix: U'n directeur de conscience: Alain — Fernand Lau-det de l’Institut: Réflexions sur la politesse — Nelly Melin: l’Alting islandais, Parlement millénaire —-Georges Izard : Noëlle Courrières (roman) I — S.Chapus: Déclin du prestige européen à Madagascar^— Hélène Iswolsky: Deux romans soviétiques — Baron de Noirmont: Le scoutisme catholique français —Armand Praviel: Un précurseur de Mistral: Jasmin — Joseph Fol-liet: Hymne à la Nuit chrétienne— André George: Chronique théâtrale — Comte de Luppé: Les Lettres — Louis Joabert: Chronique politique.Votre bébé ne profite pas?Surveillez sa digestion Il est impossible que les bébés Jirofitent lorsque leur digestion est orcée de se faire dans un estomac encombré d’aliments qui surissent, où se forment en abondance les gaz délétères qui provoquent chez eux la colique, la constipation et le dépérissement.Pour couper le mal dans son principe, essayez donc un remède scientifique, recommandé par les médecins, recherché par des millions de mères, et venez nous dire après cela si votre bébé ne se remet pas.C’est un remède inoffensif, purement végétal, que le Casto-ria de Fletcher.D’un bébé mal en train, pâle, fiévreux, il saura faire un gentil poupon rose, joyeux et bien en état de vivre.Après quelques doses sa digestion se fera nor-1* véritable Castorla porte toujours la signature du Dr Chas H.Fljdrhrr.3 croisières de luxe à prix populaires à NEW-YORK Par le FLEUVE et le UCLF ST-LAURENT et FA II ANTICLE ;-r- ' EXCURSION AU SAGUENAY - ESCALE A HALIFAX Départ de Montréal les samedis 9 et 23 août et 6 sept.A bord du paquebot ARCADIAN de la Royal Mail A) Retour par l’Atlantique et le St-Laurent à bord de T Arcadian — lit et repas compris— 2 jours à New-York, chambre avec bain à l’hôtel — Voyage de 13 jours.Cabines extérieures à trois, chacun à deux, chacun *140.*165.B) Retour par l’Hudson et les lacs Georges et Champlain, deux jours à New-York, chambre avec bain à l’hôtel ; cabine à deux sur l’Hudson — Lit et repas compris sur T Arcadian.— Voyage de huit jours.Sur l’Arcadian, cabines extérieures, *120.*140.C) Retour par chemin de fer, pullman — 3 jours à New-York, chambre avec bain à l’hôtel y— lit du bas en Pullman — lit et repas compris sur l’Arcadian *— Voyage de 9 jours.Sur 1’Arcadian, cabines extérieures, *125.*145.h trois, chacun à deux, chacun lWJ ' ' H t /r & à trois, chacun à deux, chacun D) Retour en autocar via les rives de l’Hudson et les Montagnes — 2 jours à New-York, chambre avec bain à l’hôtel — Siège réservé dans l’autocar ¦— Lit et repas compris sur l’Ar-cadian — Voyages de 8 jours.Sur l’Arcadian, cabines extérieures, *115.*135.à trois, chacun à deux, chacun Les prix ci-dessus comprennent le voyage complet: aller et retour.Billet Montréal à New-York seulement — cabines extérieures.Cabines à 3, chacun $80.— Cabines à 2, chacun $105.— Cabines seul, $100.et $125.Un dépôt de $25 (chèque au pair) doit accompagner chaque inscription; adresser LE DEVOIR SERVICE DES VOYAGES 430, Notre-Dame est * Montréal Tél.HArbour 1241 \ Assurance-bagage:—10 jours, 1200, prime $1.00; $300, $1.20; 15 jours $200, $1.50; $300, $1.80—plus au prorata.Assurance-accident: $5,000 — 10 jours, $2; 12 jours, $2.50; 15 jours, $2.75—plus au prorata.CHEQUES de VOYAGE:—Le seul moyen pratique et prudent pour emporter des fonds.Coût: .50 par $100.S’adresser pour le tout au Service- des Voyages LE DEVOIR.Voyages à Atlantic City, Philadelphie, Washington,etc.Faire les arrangements en s’inscrivant.Le prix comprend: Le transport: paquebot, bateaux, autocars et chemin de fer suivant le cas; logement: chambre à deux avec bain, lit dans cabine à trois et deux sur l’Ar-cadian, et cabine à deux sur l’Hudson; tous les repas sur l’Ar-cadiau.Le prix ne comprend pas: Les repas en dehors de l’Arca-ritnn; le transfert du voyageur et de son bagage aux arrivées et départs; les pourboires.$8.00 par billet Head Tax américaine, remboursée au retour.Les Éleveurs de Renards Argentés Enregistrés ont beaucoup de succès dans la Province de Québec Faites-en Vélevage vous aussi et vous ferez de Vargent Le climat est une des raisons principales du succès qu’éprouvent les éleveurs du renard argenté dans la province de Québec.La fourrure est épaisse et soyeuse, les animaux sont en bonne santé et reproduisent de beaux petits.C’est bien là une indus-^ trie fort profitable dans laquelle on peut s’engager sans déranger ses 5^ travaux actuels non plus scs loisirs.Les éleveurs de renards ar« V -'*• *• N gentés mentionnés ci “ °A N 4/V dessous sont en me-\ * sure de garder en V pension les renards *4% ù11® vous ache- f,v?'&m « i&éâ " POC//?7VOC/5 REPRESENTER A LONDRES, quels hommes M, Bennett pourrait-il choisir pour remplacer M.Ernest Lapointe—qui nous a déjà repré-senti avec éclat à Londres, M, Dunning, Vauteur du dernier budget, M, Ralston, qui était à la dernière Conférence Navale,—et Af.Malcolm, qui, comme Ministre du Commerce, a sa donner un si grand essor à notre commerce étranger?* * —IMIon, Mackenzie Ring, à Brantford, Ont*, U-1$ Juin, J9SÙ, l M))Wm 70Ç .wy sne De votre vote dépend l’avenir du Canada Au moment d'aller déposer votre vote, lundi, pensez aux magnifiques états de service et à la politique sage et modérée de TAdministration King.Comparez les réalisations splendides, les faits accomplis, les chiffres officiels que nous rappelons ci-dessous aux promesses échevelées et irréalisables, aux citations inexactes de la campagne des conservateurs.COMPAREZ LES SURPLUS DU REGIME KING AVEC LES DEFICITS DES CONSERVATEURS En 63 ans, depuis la Confédération, le grand total de nos surplus s'est élevé è $315,000,000, — et sur ce total $273,000,000 sont au crédit de l'Administration King.King a épargné plus de $118,000,000 au contribuable canadien.L'impât sur les ventes a été réduit de 6% h 5% en 1924 3% en 1928 4% en 1927 2>% en 1929 1% en 1930 King a réduit la dette du Canada de $257,866,939.00.CREATIONS DES MARCHES ETRANGERS Par sa politique tarifaire généreuse et modérée, King a doublé nos exportations comme le prouvent les chiffres totaux de nos exportations depuis 1922 : 1922 - $ 753,900,000 1926 - $1,328,700,000 1923 - 945,300,000 1927 - 1,267,600,000 1924 - 1,058,800,000 1928 - 1,250,400,000 1925 - 1,081/400,000 1929 - 1,388,800,000 KING ET LES CULTIVATEURS Comme résultat du tarif préférentiel de Laurier et de King è l'égard de la Grande-Bretagne, nos exportations de produits agricoles aux pays de l'Empire ont quadruplé.au grand bénéfice de nos cultivateurs.KING AU SERVICE DES TRAVAILLEURS Par sa législation ouvrière et son encouragement à nos industries, le gouvernement King a aidé la classe ouvrière;— il l'a aidée en modelant sa politique de façon i ce que le coût de la vie soit raisonnable.La journée de huit heures pour tous les travaux publics du gouvernement.—la loi réglant les "Conflits Industriels"—le "Combines Investigation Act"—la loi de Pension aux vieillards,—la représentation accordée aux ouvriers dans le Conseil d'Administration des Chemins de Fer Nationaux, ce sont là autant de mesures dues à l'initiative libérale.A travers la crise mondiale qui sévit dans tous les pays actuellement, le Canada a pu maintenir un pourcentage d'emploi relativement élevé.Le 30 mai 1930, il y avait 1,021,538 personnes employées dans notre industrie, alors qu'il n'y en avait que 976,588 le 30 avril 1930, ce qui représente une augmentation de 44,950 en un mois.Le chiffre de l'emploi pour 1930 s'élève à 116.5, soit la plus forte moyenne obtenue depuis 1921, à l'exception de 1929 alors que le chiffre a été de 122.2.IRONS-NOUS DE L*AVANT AVEC KING OU RETROGRADERONS-NOUS AVEC BENNETT?Pour dlriaer notre pays pendant les cinq années décisives qui vont suivre, élirons-nous le parti qui a donné au Canada son titre de nation, ou le parti qui lui a refusé ce titre ?SOUS KING LE CANADA EST DEVENU UNE NATION Grèce è l'attitude énergique de King, le Canada aujourd'hui négocie ses traités sur un pied d'égalité avec les autres pays et occupe avec distinction une position de prestige dans la Ligue des Nations.G fut King qui créa les trois premières ambassades canadiennes:—à Washington, à Paris et à Tokio.Un VOTE pour KING et le PARTI LIBERAL est un VOl E pour la bonne ADMINISTRATION et le DEVELOPPEMENT du CANADA La Comité C«ntml Libéral.S3 rua Saint-Jaoqu.Ouaat.Montréal.V I 10 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 26 JUILL8T 1930 VOLUME XXI — No 171 COMMERCE ET FINANCE Faits et patins Comment placer* ses fonds Dans son numéro de cette semai* ne.Je Financial Post souligne la tendance actuelle de la part des épargnants de placer tous leurs fonds disponibles sur des obligations.Ce journal souligne avec raison le fait que les mêmes gens se sont laissé induire à devenir spéculateurs alors que les cours en Bourse étaient particulièrement élevés et que les rendements étaient bas.Ces gens ont été pris au jeu justement parce qu’ils ont changé leur méthode au mauvais moment.Et parce que plusieurs d’entre eux ont été pris dans la dégrigolade, ils veulent aujourd’hui se retirer complètement du marché en "Bourse et dédaigner les actions ordinaires.C’est le contraire qui devrait être fait; c’est certainement le contraire que font le$ gens d’expérience, ceux qui savent juger la situation.Le pays n’est pas encore en banqueroute et nos grandes industries reverront avant longtemps des jours que les actionnaires.Aussi, au lieu d'attendre que les cours en Bourse se soient avancés considérablement pour acheter des actions ordinaires, i] est bien plus logique de profiter des circonstances présentes et de s’assurer de ces titres alors qu’ils offrent un rendement bien supérieur aux obligations, en plus d’offrir des chances exceptionnelles d’appréciation.Lorsque* les cours des actions ordinaires auront considérablement augmenté, que l’enthousiasme du public spéculateur sera à un sommet et qu’on pourra prévoir logiquement une nouvelle dégringolade, ce sera le temps de se garantir en achetant des obligations dont les cours seront fort probablement bas, comme c’était le cas l'an dernier.C.H.Corporate Trust Shares Les actions Corporate Trust Shares, rapporte la maison Versailles-Vidricaire-Boulais ont donné depuis leur institution en 1929 un rendement supérieur à celui de tout autre trust fixe similaire: les deux dividendes de 1929 formant un total de $1.96 2-3, additionnés avec celui de $1.31 6-10 versé le 30 juin 1930, établissent le rendement annuel moyen à plus de 18%.Lé principal facteur ayant rendu possible un rendement aussi élevé réside dans le soin qui a présidé nu choix des 28 compagnies constituant les CTS.Le triage a été fait par des financiers et des économistes de la plus haute compétence parmi plus de 1,100 grandes corporations.Seules, des compagnies existant en moyenne depuis 58 ans et ayant payé un dividende ininterrompu moyen depuis 32 ans ont été choisies.Il a été également tenu compte des possibilités de développement et de l’aptitude de ces entreprises à payer leurs dividendes même en temps de crise par le jeu de leur fonds de réserve.Les derniers neuf mois ont démontré bien clairement la stabilité des Corporate Trust Shares ainsi que leur valeur intrinsèque.La leçon qui se dégage de la période de dépression que nous venons de traverser, leçon très dispendieuse pour bien des spéculateurs, c’est qu’en fait de placement, rien n'est comparable à une sage diversification d’actions communes d’entreprises foncièrement solides, gardées en portefeuille par un fiduciaire compétent.LE MARCHE DE MONTREAL le 26 Juillet 1930 Cours fournis pour les farines, par la maison Elzébert Turgeon, 206, édifice du Board of Trade; pour les produits de la ferme, par la maison Z.Limoges et Cfe limitée, 26, rue William; pour le beurre et le fromage par Gunn, Langlois et Cie, rue Saint-Vincent; pour le poisson, par Hatton et Cie; pour les volailles, par P.Poulin et Cie; pour les viandes, par Noé Bourassa, limitée, 45, marphé Bonsecours.N.B.— Les prix que nous publions sont les prix de gros excepté pour le poisson, les volailles et les viandes, dont nous donnons les prix de détail.FAHINE ET ENGRAIS Au baril de deux sacs: 1ère patente, Manitoba.$6.60 2ème patente, Manitoba______$6.20 Forte à boulanger, le baril .$5.80 Farine à patisserie.$o.80 Gru blanc, la tonne .$32.25 Gru rouge, la tonne .$27.25 Son, la tonne.$26.25 BEURRE ET FROMAGE Beurre ; De ferme .26s De crémerie, en blocs • - - 31s.De crémerie, en boîtes .30s.Fromage : Québec, doux, meule de 20 Ibs 17s.Québec, doux, morceau .17 1-23.Canadien, fort, meule de 80 ibs 27s.Canadien, fort, au morceau 28s.Kraft, boite de 1 livre .33s.Kraft, boite de 5 livres .31s.Oka .35s.Roquefort, meule de 5 Ibs • 50s.Camembert, boite dos.$5.00 Grugère, suisse.1b.42s.OEUFS Prix fournis par la maison Z.Limoges et Cie: Oeufs frais: Ghautecler .40s.Frais extras .37s.Frais premiers.33s.Frais seconds.29s.SAINDOUX Eu bloc d’une livre .16 l-4s.En seau .15s.En tinette .« 14 3-4s.Saindoux composé: En tinette .13 l-2s.En seau .14s.MIEL Blanc, can de 3 ibs, la 1b .12s.Brun, seau de 5 Ibs., la 1b.10s, Brun, sceau de 10 Ibs., la 1b .9a.VOLAILLES Dindons, de 6 à 10 Ibs .f_.40s.Dindons, de 11 k 14 Ibs.43s.Poulets à griller .«1.75 à $2.0(1 Poulets d'iucubateur .81.50 Poulets ” de 3 à 3 I-ï Ibs.35s.“ de 4 à 4 1-2 Ibs.40s.“ de 5 à 5 1-2 .43s.“ de 6 Ibs et plus .46s.Poules : 3 à 3 Va Ibs.30s.4 è 4ibs •,.•••.•»••••• 33s.5 Ibs et plus.36s.Canards uomestiques .38s.Canards, Lac Brome.w .40s.Cochon de lait, la 1b.40s Lapin, 1b 28s.Cailles (sud-américain), paire $1.75 Perdrix, Montagnes Grisea .$2.5$ Pluviers .¦.•.$1.10 Pigeons, paire .60s.Pigeonneaux .$1-00 Faisan anglais, pairs .$6.00 Pintades .$3.50 POISSON Prix de detail: Flétan frais.24s.Doré.22s.Poisson blanc frais.18s.Aiglefin fumé.12s.Filet d’aiglefin fumé.18s.Morue fraîche.9s.Filet d'aiglefin frais.17s.Plie 10s.Crevettes .40s.Brochet frais.« « 14s.Saumon gelé (Cohoe).22s.Saumon (Spring) .î^s.Aiglefin frais.07s.Maquereau frais.10s.Saumon de Gaspé.22s.Poissons saies, baril de 200 Ibs: Maquereau no 1.$18.011 Sardines de Québec.08.0$ Hareng Labrador, baril .$11.00 Hareng Labrador, 1-2 baril .$G.ft0 Hareng Ecosse, 1-2 baril .$13.Od VIANDES Rosbif: Tenderloin.43s.Epaule .25s.Sirloin .•••«.•.•.« o2s« Steak : Ronde.* .40s.Sirloin 43s.Flanc .38s.Côtelettes .45s.Pointe de sirloin.43s.Hamburger.4Ûs.Porter House.52s.Langue, la livre.35s.Filet fraie .$1.15 Saucisse : Saxcisse au porc frais .27s.Saucisse Belle Fermière .30s.Veau: Longe.30s.Tranches .45s.Lpaule 20s.Fesse entière .32s.Demi-fesse, bout rond .35s.Devant .14s.Foie tranché.45s.Tête de veau .20s.Langue de veau .« .30s.Pied de veau.20s.Viande de boeuf: Poitrine .• •• •• .20s.Saucisse au boeuf.18s.Rognon.30s.Porc: F ilet 60s.30*.38s.35s.32s.30s.38s.3 os.25s.38s.12&.45s.38s.Epaule Tranches dans la fesse .Fesse, bout rond.Lard salé.Lard gras .Longe.Jambon, fesse.Jambon, épaulé.Demi-jambcn, bout rond .Tête.Bacon tranché: Marque “La Belle Fermière” .Bacon, le côté.« Agneau d’hiver: Derrière .35s.Devant .22s.Longe.35s.Côtelettes.45s.Agneau du printemps: Derrière .45*.Devant.25 et 28s.LE SUCRE Prix fournis par la maison Hudon-Hébert-Chaput, Limitée: Granulé, 100 Ibs Jute .« 4.90 Granulé, 100 Ibs coton .5.00 Cassonade, no 1, 100 Ibs .„ 4.70 Cassonade, no 2, 100 Ibs .4.60 Cassonade, no 3, 100 Ibs-4.50 FRUITS ET LEGUMES Frit tournis par U maison S.-E.Mallette, 263 Des Commissaires Est.FRUITS Oranges Sunklst .9,00 à 10.00 Oranges Valence, 300 .5.50 à 6.00 Citrons Messine .6.50 Pamplemousses Florida .8.00 a 8.50 Pamplemousses Porto Rico .7JO b 8.00 Poires, boite .5 00 Bananes.l-« 7 mains.1.25 b 2 00 le règ Bananes, Jumbo, le rég.3.00 b 3.75 Salsde frisée Montréal, la douz.25 à .50 LEGUMES CANADIENS ET AMERICAINS Balade frisée, grosse botte .2.25 à 2.50 Poireaux Jumbo .40 à J0 Radis .I* doua.20 à .30 Navets .-30 A .40 Betteraves .30 à .40 Carottes, le paquet .30 b .35 SaUlfis.7J6 A AW Uoiu.Panais .40 b 50 Patates Québec A .2.00 Patates Québec B .l-?0 Patates Vertes.N.-B.2.10 Epinards .de .35 à -60 Tomates, la boite, Texas .3.25 Céleri Callf.§,75 à, 6.00 Aubergines.Callf.7.00 à 8.00 Piments verts et Rouges, 6.00 è 6J0 cage*! Choux-fleurs, douz.1.50 Ail, Callf.25 la 1b.AU Chili .la 1b.25 Persil, la douz.60 A .73 Cocos, sac.85.00 le cent Oignons espagnols.No 100 4.50, No 50 2.50 Salade Iceberg .75 douz.Huîtres Selected, groe baril .9.00 à 10.00 Carottes nouvelles.Callf.2.75 bte Echalotte .40 A .50 Rhubarbe, douz.JO b .60 Betterave nouvelle, la douz.40 Choux nouveaux, la douz.30 A .50 Fraise c-c .10 A .11 Pois verts, panier .3 00 Concombres, la douz.50 A 60 Oignons Silver Blanc .3.00 Cerises noires, le panier .1.35 prunes.Callf.2.25 A 2.75 Patates nouvelles No 1 .5.00 Patate# nouvelles No 2 .3.75 Ananas crête .4 00 A 4.50 Fèves Jaunes.20 Uvres .150 Apricots .a.so Tomates Flats .*’.1.7a Melons d'eau Jumbo .65 Pèches en boite.3.00 A 3.50 Cantaloupe 45 .4,50 Cantaloupe Flat .1.75 Metons de miel, crête .2.50 et 325 ces prix sont sujets aux variations.L’état des cultures s’est amélioré Se basant sur les rapports télégraphiques reçus hier de ses correspondants à travers le pays, le Bureau fédéral de la statistique nous fait parvenir la vue d’ensemble suivante sur la situation actuelle des cultures: Excepté dans le sud de la Saskatchewan et de l’Alberta, où la sécheresse des semaines dernières a été trop intense, l’état des cultures s’est grandement amélioré dans tout l’Ouest depuis le dernier rapport, publié le 18 juillet.La grêle n’a pas causé de dommages importants, mais la rouille devient menaçante comme le montre le télégramme suivant du laboratoire fédéral de recherches sur la rouille, de Winnipeg: “La rouille de la tige s’est développée rapidement au cours de la semaine dernière.Le 23 juillet* l’infection atteignait 40 p.c.dans plusieurs champs de la vallée de la Rivière Rouge.Elle est beaucoup moins visible dans le nord-ouest du Manitoba.Le 17 juillet, une légère infection était générale dans l’est de la Saskatchewan.Depuis Saskatoon en allant vers l’est, l’infection varie d’une trace à 5% dans le blé commun.Au sud et à l’est d’Indian Head, elle atteint jusqu’à 90% des plantes.Aucune constatation de rouille plus au nord ou à l’ouest de Saskatoon.” Les rapports quotidiens du Service météorologique constatent un soulagement considérable contre la chaleur et Fi sécheresse depuis le 18 juillet.La température a été assez haute pour favoriser la croissance et le remplissage des épis là où il y avait suffisamment d’humidité.Les districts qui avaient le plus souffert de sécheresse depuis des semaines ont reçu leurs meilleures pluies de l’année.Le Manitoba a été copieusement arrosé, sauf dans le sud-ouest.En Saskatchewan, la précipita'ion a été assez générale, mais moins abondante dans le sud.Le sud-ouest, et une large bande dans la région cen-traie, de Kindersley à Yorkton, ont eu de lourdes pluie*.En Alberta, les pluies ont été générales et abou di.ntes où on en avait le plus grand besoin, les districts du sud et de l’ouest central étant particulière-nfent bien arrosés.Les champs du Manitoba continuent de promettre de forts rendements, mais la rouille et le couchage font des dommages.En Saskatchewan et en Alberta, les cultures varient suivant les districts et l’état de la terre avant les semailles.Le blé dans les jachères d’été donnera un bon rendement, tandis | que celui sur labours de printemps ou sur chaume n’avait pas assez d’humidité en réserve pour résis- ter à la sécheresse de Juin.Les piuies récentes feront grand bien à toutes ces cultures.LES TAUXJJE PÉAGE DECLARATION DE M.TASCHEREAU.Québec, 26.(S.P.C.) — Répondant à des critiques formulées à l’adresse du gouvernement provincial au sujet des taux de péage du nouveau pont de Montréal, le premier ministre Taschereau a d’abord affirmé que les taux de péage dans la province de Québec ne sont pas indûment élevés.Il n’est pas juste, a-t-il ajouté, de blâmer le gouvernement provincial au sujet des taux de péage du nouveau pont de Montéal.La province a sa part d’intérêts dans ce pont, mais c’est la commission du port de Montréal qui a fixé les taux de peage, et ces taux, je crois, ont été acceptes par la ville de Montréal, le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial.Les taux exigés aux ponts que le gouvernement provincial a construits et qu’il entretient sont très raisonnables.Non seulement les piétons mais aussi les véhicules ti-rés par des chevaux traversent tuiteraent les ponts de Quebec et de Batiscan; Quant aux taux imposes aux automobiles, ils sont loin d’être excessifs.On a demandé au premier ministre s’il y aura péage sur le pont qui sera construit entre Lachine et Caughnawaga, M.Taschereau a AVIS LEGAUX Province de Québec, District de Montréal NO A-66548 Cour Supérieure DAME VINCENZA COSTA, des cité et district de Montréal, épouse commune en biens de Joseph Borzelli, forgeron, du même Ueu, dûment autorisée à ester en Justice, Demanderesse, —vs— LEDIT JOSEPH BORZELLI, du même Ueu Défendeur.Une action en séparation de biens a été Intentée en cette cause le 14 Juillet 1930.Montréal, 25 Juillet, 1930.J.-N.JALBERT.avocat de la demanderesse.Re: Les Appartements LaFontaille Limitée, faillie La vente de cet Immeuble aura Ueu A l'enchère publique aux bureaux des soussignés.A 11 heures a.m., (heure avancée) le 26 août 1930._____ LaRUE, TRUDEL As FICHER, Syndics Autorisés.71, rue St-Pierre, Québec.J.-Paul Benoist, C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE Spécialités: Vérifications municipales, scolaires, commerciales et industrielles 487 rue St-Francols-Xavter - Ch.205 TéL MArquette 3339 SELON VOS VOLONTES Argent, contrats, valeurs, etc., sont gardés dans des voûtes de sûreté et administrés selon 1 e s testaments, les donations ou les actes de fiducie qui nous sont confiés.CONSULTATIONS GRATUITES SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE 55, St-Jacqaes O., 55 Montréal.HA.2185.AVIS SUCCESSIONS Christopher McEvoy et Dame Ann Ephlma Thompson, son épouse.Re acceptation sous bénéfice d'inventaire par John Newman & Al.En vertu d’un Jugement de la Cour Supérieure peur le district de Montréal, rendu ce Jour, une assemblée de tous les intéressés dans lesdltes successions, aura Ueu au bureau des notaires soussignés, au No 10 de la rue St-Jacques Est, chambre 24.A Montréal, le trente Juillet courant (1930), A dix heures a.m.(heure solaire), aux fins d'autoriser la vente de parties du lot numéro deux cent six (Pt.206) du village de la Côte de la Visitation, dépendant desdites successions.Montréal, ce vingt-sixième Jour de Juillet mil neuf cent trente.BELANGER & BELANGER.Notaires.Avez-vou» t)eso?n inmprimés: livres, brochures, revues, journaux, circulaires de tout format, affiches, plaêards.têtes de compte et autres imprimés de bureau, cahiers, billets, cartes de visites, etc.7 Adressez-vous au “Devoir”.430, rue Notre-Dame est, Montréal.(TéL : H Arbour 1241’'').fait observer ce que ce pont n’est pas encore construit.Il est beaucoup trop tôt, a-t-ü ajouté, pour discuter la question des péages à propos de ce pont.PETITES AFFICHES - Tarif - TOUTES DEMANDES — Locations, maisons, chambres, magasins, eto.—A vendre.Perdu, Trouvé, etc.— 1 sou le mot, minimum 25 sous.— La même annonce, un mois, remise de 10%.NAISSANCES.DECES.MESSES.REMERCIEMENTS — 50 sous par insertion.CARNET MONDAIN, etc______$1.00 par Insertion.A VENDRB Ville Saint-Laurent, entre le Bureau da Poste et la Côte de la Vertu: 20,000 pieds de terrain, don, 5,000 Boulevard Monk et 15,000, Avenue Ouimet.Site Idéal pour garage, entrepôt, cloe, etc.F.-Q.Créneau.1422 Visitation, Tél.CHerrier 7744 ou BY-water 0066.Ijlo.CHAMBRE ET PENSION Bonne grande chambre, occupation immédiate; petite chambre, occupation 1s 26 Juillet.Pension au repas et & la semaine pour quiconque désire résidence tranquille.1218 Berrl.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS H.Labrecque, I.C.G.Papineau, I.C.et Arpenteur.M.Cailloux, I.O.Les Ingénieurs Associés LIMITEE INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentage — Expertise EDIFICE THEMIS 10, St-Jacques ouest — H Arbour 0482 MONTREAL Raymond “ "'I.C.Spécialité : COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE— INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132, rue St-Jacques O.HA.1841 Chambre 52S INVENTIONS —léw h MsmM traitant èm WARIONéUMARIOM IBM , et COMPTABLES AVOCATS Aldértc Blatn, L.L., L„ M.A.L.Roger Pinard, L.L.,L.BLAIN & PINARD AVOCATS Imm.Duluth, chambre 22 LAu.4469 84, rue Notre-Dame ouest - Montréal Jacques Cartier, ï,.Tz.u.TéL LA&.7209 Jean-Victor Cartier, L.L.L.L.J.Barcelo.L.L.B.J.-Eugène Rivard, L.L.L.Cartier, Barcelo & Rivard AVOCATS Chambre 920, “Tramways BMg” 159 ouest, rue Craig - Montréal P-A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 Ouest rue Craig Téléphone : HArbour 5990 LARUE & TRUDEL COM PA BLES ACRÉfcS CHARTERED ACCOUNTANTS Montréal j mu "j ^,*R,ue' C- Eugène Trudel, C.A.A ^m7d Boulet, C.A.Maurice Chartré, C.A, Ç; 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Classet, Pomorski et Head.Buffalo .000004304—11 17 2 Rochester .40105233x—18 25 3 J.Wilson, Williams, Schoof et Munn, Grube; Derringer, Smith, Foreman et Florence, Jonnard.Jersey City .012000010— 4 8 0 Newark .000000100— 1 7 2 Miner et Jorgens; Mangum, Boney, Mamaux et Legçtt, Première partie: Baltimore .103000100— 5 9 3 Reading - 20000050x— 7 11 1 J.Weaver, Coumbe, Roy et McMullen; Bell et Stack.' 2ème partie: Baltimore .1051311—12 12 0 Reading - 0401001— 6 12 2 M.Weaver, Edwards, Roy et Pad-den; McAfee, Woolfolk, Warnecke et Whitney.POSITION DES CLUBS « .G.P.P.C.Rochester .Baltimore .Toronto .MONTREAL .] 57 Buffalo .46 Newark .’ 44 Jersey City .43 Reading .37 64 39 .621 61 44 .581 60 45 46 56 56 61 65 .571 .553 .455 .440 .413 .363 LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES joutes disputées hier après-midi dans les séries des ligues majeures de baseball ont donné les résultats suivants: „ LIGUE NATIONALE St-Louis .000010300—4 9 3 Boston .003100001—5 12 0 Batteries: — Rhem et Mancuso; Sherdel, Cronin et Spohrer.Cincinnati .000101000—2 8 0 Brooklyn .01420000x—7 10 0 Batteries: — Lucas et Gooch; Moss, Heimach et Lopez.Chicaco .030120120—9 16 0 Philadelphie .100030010—5 13 2 Batteries: — Nelson, Moss, Boot et Z.Taylor; Benge, W’illoughby et Davis, Rensa ILE RESULTAT DES ELECTIONS A L’ARENA Renato Gardini, l’incomparable champion italien, réussira-t-il a remporter la victoire, lundi soir, a l’Arena Mont-Royal, dans la finale au programme du promoteur Lucien Riopel?C’est ce que se demandent les amateurs de lutte qui se proposent d’aller le voir aux prises avec le fameux noir Reginald Siki tout en écoutant le résultat des élections qui sera donne de l’arène entre les rencontres.Siki n’a remporté que des victoires a Montréal cette année et de son coté, le champion d’Italie n’a pas été défait.Ces deux hommes, dont l’habileté est incontestable, fourniront un spectacle enlevant.Trois autres rencontres toutes plus intéressantes les unes que les autres complètent ce programme qui sera classé parmi les.meilleurs.Nombre d’amateurs ont déjà retenu leurs billets.Comme l’Arena est le meilleur endroit pour aller recevoir le résultat des élections tout en assistant à une intéressante soirée, ceux qui veulent une place feraient bien de la réserver dès maintenant.J^es dames accompagnées seront admises gratuitement.Royal Canadien vs Ail-Montreal Demain après-midi, à 3 heures, au terrain de la Vickers, sur la rue Notre-Dame, coin première avenue, Viauville, au lieu une grande partie de crosse professionnelle entre le Royal-Canadien et l’All-Montreal.Cette joute promet d’être une répétition des rencontres entre ces deux clubs c’est-à-dire une lutte très contestée.Le Royal n’aura pas la partie d’avance, car le All-Mont-real désire ètrenner son terrain par une victoire et par le fait même affirmer sa supériorité sur ses rivaux locaux.Royal Canadien All-Montreal G.Bellerose but Williams Fisher point Allman couvert Lespérance 1ère déf.Michaud 2è déf.centre 2è att.1ère att.inter, extér.sub Pittsburg .001060000- -1 7 1 New-York .1010001 Ox- -3 9 0 Batteries: — French, Spencer et Hemslev; Mitchell et Hogan.G.P.P.C.Brooklyn .54 37 .593 Chicago .55 39 .585 New-York .50 42 .543 St-Louis .45 45 .500 Boston .43 47 .478 Pittsburg .43 48 .473 Cincinnati .42 49 .462 Philadelphie.31 56 .356 6 7 LICfUE AMERICAINE Boston .020109000—3 St-Louis .,33000000x—6 Batteries: — Lisenbee et Berry; Blaeholder et Ferrell.New-York .200324030—14 11 1 Détroit .500000200— 7 11 7 Batteries: — Grove et Cochrane; Jablonoavski, Shoffner, Bean et Sprinz.Wa Washington .110100200—5 10 1 Chicago .000010221—6 13 2 Batteries : — Crowder, Hadley et Spencer; Thomas, McKain et Tate.P.P C.670 .611 579 Philadelphie .65 32 Washington .58 37 New-York.55 40 Cleveland.49 48 .50o Détroit.‘IaÎÎ Chicago.52 'o2n St-Louis .58 .389 Bostn .3o 59 .372 Association américaine Les parties d’hier: Première partie: Saint-Paul .610 0 Kansas City • .4 7 0 Hankins et Grnbowski; Thomas, Sheehan et Collins.Deuxième partie: Saint-Paul .2 8 1 Kansas City .03 1 Harris et Fenner; Fette, Thomas et Susce.Minneapolis .13 13 2 Milwaukee .8 14 3 McCullough et Gonzales, Griffin, Robertson, Buvid et Young.Indianapolis .10 11 2 Toledo .4 9 6 Biirwell, Van Alstyne e» Riddle, H.Smith, Tate, Cash et E.Smith, Henline, G.P.P.C.Louisville .59 35 .628 Saint-Paul .• 54 41 .568 Toledo .54 43 .557 Minneapolis .48 46 .511 Kansas City .'46 47 .495 Columbus .43 53 .448 Indianapolis .¦ 37 56 .394 Milwaukee .33 63 .376 Lasalïc Amateur Mercredi soir le club Lasalle recevait sur son terrain la visite du club Canadien piloté par Jos.Choquette.Ces derniers sortirent vainqueurs de la rencontre par 8 à 6.Comme le résultat peut l’indiquer, la partie a été une des plus belles exhibitions de la saison, si t»n tient compte que le Lasalle avait k lutter contre les étoiles telles que: Lnrry, Carmel.Ti-Noir Goudreau, Oscar Major, Eddie Crevier.Aurèle Joliat, W’ildor Larochclle, Armand Mondou, Lefty Raymond.Charlie Calvert, Chick Bowden, Mandevil-le,< Charlie Dallaire, Collins et Mouette.R.Sauvé Cardinal Comtois Primeau Léonard Telmosse G.Sauvé Leclair Pusie Décarie S.Bellerose - Leduc Pitre Boulianne Lalonde Dussault Leclair Roger Hally, Lavigne Boisvert Raymond, Leroux Parc Champlain Inc.vs Sainte-Thérèse Les membres du Champlain organisent pour demain une excursion à Ste-Thérèse.Comme ce sera le seul voyage du Parc Champlain, ses directeurs prient non seulement tous les amateurs mais aussi tous ceux qui voudraient profiter de cette aubaine pour rencontrer de vieilles connaissances et assister à une des plus intéressantes parties de baseball.Voici l’alignement probable des deux équipes: Parc Champlain: R.Larivière, lanceur; C.Larivière, receveur; A.Alarie, 1er but; L- Gauthier, 3e but: L.Dugas, 3e but; A.I.aplante, arrêt-court; Desmarchais, aile droite; L.Gervais, centre; Ed.Cusson, aile gauche.Sainte-Thérèse: Tarte, lanceur; Lecavalier.receveur; 1er but, Mathieu; Watson, 2e but; Brown 3e but; Miron, arrêt-court; Desrochers, aile droite; Durand, centre; Dorion, aile gauche.__ Le C.P.Saint-Paul de la Croix recevra le Place Viger Dimanche, le Cercle paroissial recevra le Place Viger, qui a défait le Cercle au commencement de la saison.Les partisans attendent cette partie avec patience et le résultat sera pour beaucoup dans le classemenl du Cercle dans l’Association.Dimanche dernier le Cercle est allé rendre visite au Parc Champlain et a été défait par 10 à 0.Le Parc Champlain a joué une belle partie.La direction du Cercle paroissial Saint-Paul de la Croix tient à remercier d’une manière tout à fait spéciale la direction du Parc Champlain pour la belle réception qui leur a été faite, et quoique ayant subi une défaite humiliante, le Cercle conserve un bon souvenir de la visite au Parc Champlain.L’arbitre Eva mérite toutes nos plus sincères félicitations pour scs décisions justes et impartiales.Le Cercle a bien l’in-lention de jouer de nouveau avec le Parc Champlain et se propose de reconquérir ses^lauriers perdus.Tennis à Maisonneuve Le club Bolero a défait le Play-more par 5 à 2 pour s’emparer de la première place tandis que le Carillon a vaincu l’Olympia par 4 à 3.Bolero vs Playmore, simples: Bonin, P., bat Ladouceur, B., 6-3.Boisjoly, B., bat Bernier, P., 6-4.Boyer, B., bat Patterson, P„ 6-1.Paiement, "B., bat Gauvreau, P., 6-4.Doubles: Bonin et Patterson, P., battent Boisjoly et Keating, B., 6-0.Ladouceur et Paiement, B„ battent Bernier et Gauvreau.P., 6-1.Boyer et Bérard, B., battent Gen-dron el Brousseau, P.* 6-0.Olympia vs Carillon, simples: Renaud, O., vs Charest, C., 6-2.Bélanger, O., bat Hébert, C., 6-4.Bertrand, C.bat Brisson, O., 8-6.Gagnon, C., bat Bviulieu, O., 6-1.Doubles: Charest et Bertrand, C., battent Bélanger el Brisson, O.6-4.Perron et Hébert.C., battent Renaud et Provost, O., 7-5.Dr Marcotte et Lavallée.0., battent Pichette et Gaanon, C., 7-5.LA DERNIERE MATINEE DE LA REUNION Le meeting de Dorval se clôturera cet après-midi à la piste du syndicat Cattarinich-Letourneau-Dandurand alors que le Derby de Québec, la grande classique de la province de Québec, sera disputé entre neuf pur sang d’égale force.En l'absence ’dun handicap, la course de la jeune division suscitait le plus d’intérêt hier après-midi, et elle a fourni une autre victoire opur l’entraîneur J.Simon Healy, alors qu’il a sellé Snap, à Richard Whitney.PREMIERE COURSE.6 furlongs.Bourse $700.Whitlow, 106, Green.Sun Dix, 103, Clemons.Song of Songs, 105, Marshia.Reviewer, 106, Rose.Sister Ruby, 106, Barber, Benda, 101.Pels.Doctor McNeill, 106, Black.Brenton, 106, Baker.Little Imp., 103, Morgan.Temps 1.13 3-5.Piste rapide.Pari de $2 sur WhiHowr a rapporté $21 en premier, $10.70 en deuxième et $5.80 en troisième.Sun Dix $12.45 en deuxième et 86.30 en troisième.Song of Songs $3.30 en troisième.DEUXIEME COURSE.5 furlongs 1-2.Bourse $800.Snap, 118, Mann.x-Sweet Senorita, 97, Wall.Observation, 111, Foden.Ethel Kenyon, 109, Feeney.Lovey Girl, 112 1-2, Slate.Dea, 98, O.Cooper.Atiptoe, 110, Kiniry.Dixie Bo., 109, Fator.Officer, 109, Wilson.x-Chili Wind.103, Seabo.x-Leapby, 106, Gibson.Jeanne Seremba, 101, Morgan.x-Ont paire.Temps 1.07.Pari de $2 sur Snap a rapporté $11.10 en premier, $5.85 en deuxième et $3.80 en troisième.Sweet Senorita (Field) $7.30 en deuxième, $3.45 en troisième.Observation, $3 en troisième.TROISIEME COURSE.6 furlongs.Bourse $800.Sullivan Trail, 111, Curran.x-Campfire Maid, 99, Morgan.Lassa, 109, Fator.Reigh Shot, 100, Wall.x-Pongo, 94, Kennedy.Manager Evers, 105, R.Cooper.Balai D’Or, 114, Foden.Ella Rufus.112, Slate.Celanese, 98, Rldgway.Rock Thom, 103, Cleverly, Total, 98, O.Cooper.x-Phillips First, 102 1-2, Feeney.x-Ont pairé.Temps 1.12 3-5.Pari de $2 sur Sullivan Trail a rapporté $12.80 en premier, $6.00 en deuxième et $3.80 en troisième; sur Campfire Maid, $5.45 en deuxième et $3.60 en troisième.Lassa.$3.30 en troisième.QUATRIEME COURSE.1 mille 1-16.Bourse $700.King Charles, 112, MitchelL Sir Stanley, 109, Foden.Hedgefence, 113, Slate.Impossible, 108, Morgan.Brown Chief, 108, O.Cooper.x-Pat Calhoun, 113, Seabo.North Breeze, 113, Curran.Cape Fear, 109, Wall.x-Vie, 107, Mann.x-War Trail, 107, Cleverly.Farceur, 109, Wilson.Florazetta.106, Gibson.Temps 1.47 2-5.x-Ont pairé.Pari cfe 82 sur King Charles a rapporté $11.60 en premier, $13.90 en deuxième et $9.60 en troisième.Sir Stanley 87.50 en deuxième ett $5.90 en troisième.Hedgefence $5.40 en troisième.CINQUIEME COURSE.1 mille 70 verges.Bourse $700.x-Laguna, 97, R.Cooper.Rockney, 107, Mann.Lucie Ànn, 103, Vf ail.Lagrange, 106, Gibson.Forest Lore, 108 Drake.Lady Essington, 98.O.Cooper.x-Pygmallon, 111, Seabo.Queen Emma, 106, Morgan.Domineer, 112, Slate.Wander Lou, 108, Foden.x-Star Spun, 105, Wilson.Vigor, 113, Fator.x-Ont pairé.Temps 1.44 4-5.Pari de $2 sur Laguna (Field) a rapporté $21.75 en premier, $6.05 en deuxième et $3.70 en troisième.Rockney $5.25 en deuxième et $3.65 en troisième.Lucie Ann, $7.50 en troisième.SIXIEME COURSE.1 mille 1-16.Bourse $800.Sweetest Song, 105, O.Cooper.Merry Mount, 109, R.Cooper.Tipsy, 107, Ridgway.Wee Toddler 1L 110, Seabo.King Wave, 107, Mann.Span, 108, Sullowy.Balsam Lake.104, Kennedy.Sun of Araby, 108, Foden.Temps 1 47 3-5.Pari de $2 sur Sweetest Song a rapporté $8.80 en premier, $6.10 en deuxième et $4.50 en troisième.Merry Mount.$8.en deuxième et $5.40 en troisième.Typsy $4.15 en troisième.SEPTIEME COURSE.1 mille 1-16.Bourse $700.Plain Dealer, 109, Mann.Cyrano, 108, Morgan.x-Sonata, 109, Fator.x-Prude II, 107.Graver.Moon Phase, 109, Taylor.x-Highland Chief, 113, Foden.West ©Pint, 109, Foden.Storm Queen.107, Cleverly.Instant, 103, Feeney.Trifle.107.R.Cooper.Cloud Idolifceer, liO, Pernia, x-Ont pairé.Temps 1.47 1-5.Pari de $2 sur Plain Dealer a rapporté $11.45 en première, $6.20 en deuxième et $4.4;» en troisième.Cvrano, $6.10 en deuxième et $5.80 en troisième.Sonate.$3.35 en troisième.\\\W Ü K VOYEZ-VOUS, MA JE N’AI JAMAIS EU CHANCE-JE 5U15 N DANS UN ÛAllON ETJAi TOUJOURS ÉTÉ UN PEU EN L’AIR DEPUIS CE TEMPyiK-J'PEUX RAS ME POSER NULLE PART m ¦îSsp fiAUVUE HOMME, TTENOez UNE MINUTE- JE VAiJ VOUS APPORTER UN LUNCH Et UNI ôouteille o» FRONTENAC f mmmmm Mmmætt rjr ‘AvX.JüsvJw-M x&rnmm •trnFmmmM .¦vv- (.(L,!*.!.f .1.1 CULF a DON Ni.M, Llli’NlfWF.0^OTr.l;.t.l 1 rgrj.N rcriAf /•' t;*i ' CM.MlUHt finit en;! ( hemincini uUM • H-U “je Le Comble de ÏHospitalité / j rôntenac ^lc Savio vs Ste-Brigide au Parc LaFontaine Plus la date des détails approche.plus les séances de la ligue Starr sont intéressantes.Après la fameuse joute de dimanche dernier, alors que le Savio fit une hitte acharnée au Barsalou el à son lanceur-étoile Mandeville, le public aura le plaisir de revoir la brillante équipe italienne aux prises avec, le Ste-Brigide dimanche aprèa-midi.Comme c’est la dernière fois que ces deux puissantes équipes se rentreront, le jeu sera palpitant d’intérêt et le sort de la partie des plus incertains.Chose certaine, le Savio voudra 'terminer sa saison par une victoire éclatante.De son côté, le Ste-Brigide a tout intérêt A gagner la partie afin de se classer pour les détails car, s’il est battu, ses chances seront de beaucoup diminuées car il doit rencontrer de nouveau le Barsalou le 10 août prochain, et il aura là un dur adversaire à battre.Il y aura donc du Jeu sensationnel dimanche au stade du parc et la ligue est assurée de remporter un autre grand succès avec cette magnifique attraction.Dans la section juvénile, le St-Michel, qui a remplacé le Lachine dans! a ligue, a’alignera contre le Tricolore de Saint-Vital.Programme : 2.00 —i Savio va Sainte-Brigide; 4.00 — Tricolore vs Saint-Michel.Les coups de circuit Ceux qui ont frappé pour le circuit hier: Gehrig.Yankees .1 Simnions, Athletics.1 Bishop,.Athletics 1 Miller, AthleUca m» •**¦—*.1 Goslin, Browns.Easterling, Tigers.* » Durst, Red Sox., Terry, Giants.« ».Blades, Cardinals .I .i LIGUES MAJEURES Ruth, Yankees.36 Wilson, Cubs.2%, Gehrig.Yankees.«».29 Klein.Phillies .27 ?erger,.Braves 27 oxx, Athlctica mm SSL MONTREAL, SAMEDI LE DEVOIR 26 JUILLET 1930 Iffeùfes.¦Magasins fermés aujourd’hui samedi à 6 heures: chez HmpiliS limilt Rnes Sainte-Catherine — Saint-André — Saint-Chri stophe —• Demontigny — PLateau 5151 i LA FRANCHISE Ne pouvant obtenir l’aveu sincère et prompt D’un grave et, pour tout mettre, inacceptable affront, Le professeur punit la classe tout entière, Sachant qu’en pareil cas, c’est la seule manière D'atteindre sûrement le coupable entre tous.“Qu’il se nomme, dit-il, les autres sont absousl" Aucun n’a murmuré contre cette injustice.Et, comme ils n’aiment pas à faire la police.Ils gardent le silence, usant avec hauteur Du droit de n'être pas lâchement délateur.Leur muet dévouement grandit et se résigne.Le coupable, honteux, en sera-t-il indigne?Non, car tout frémissant d’un douloureux émoi.Très courageux, il dit en se levant: “C’est moi!’’ Amélie DEWAILLY Pour que Thérèse guérisse.Ce matin-là, Lili arriva à la pension avec des joues toutes pâles, un petit air dolent et des yeux rouges qui avaient dû beaucoup pleurer.Elle alla dans un coin de la cour de récréation en attendant que la cloche sonne, et s’assit sur un banc sans se mêler aux jeux de ses cor»-pagnes qui se poursuivaient avec des rires joyeux et des cris perçants comme des cris d’oiseaux.Mme la directrice vint ù passer.Elle aperçut Lili, immobile, le regard vague, comme une statue de la désolation.Lili se leva à son approche et lui souhaita le bonjour avec un petit sourire fané, douloureux, et des lèvres tremblantes qui retenaient des sanglots.— Ohl ohl fit Mme la directrice, je devine que ma petite Lili n’a pas été sage et qu’elle a été fortement grondée avant de partir.Lili secoua la tête énergiquement.— Non, Madame, c’est pas ça.— Qu’est-ce donc?— C’est Thérèse qui est bien malade.— Votre soeur est malade?— Oui, Madame.— Qu’a-t-elle?— On ne sait pas.Madame.Ça lui a pris cette nuit.Le médecin est venu.Il a dit qu’il ne savait pas encore ce que c’était.Mais il lui a donné des remèdes tout de même.Ça ne lui a pas fait grand’ chose.Elle a de la fièvre, beaucoup.Elle tremble tout le temps.Et puis, elle dit des choses qu’on ne sait pas ce que ça veut dire.— délire! — Oui, c’est ça.Le délire! Et Lili éclata en sanglots.Les petites avaient cessé leurs jeux et considéraient gravement la scène en silence.Mais la cloche sonna.On se mit en rang et l’on rentra en classe.Madame la directrice avait gardé Lili avec elle et tâchait de la consoler.— Ecoutez, ma petite, il ne faut pas vous * désoler comme ça.Ce n’est peut-être pas grand’chose.En tout cas, il faut bien prier le bon Hieu pour qu’il guérisse Thérèse.Et puis, écoutez-moi bien, il faut faire des petits sacrifices pour que le bon Dieu exauce vos prières.Vous serez bien sage en classe.Vous ferez vos devoirs le mieux possible, et à chaque fois que vous aurez fait quelque chose de difficile et qui vous aura beaucoup coûté, vous direz au bon Dieu: “Mon Dieu, je vous offre cela pour que vous guérissiez Thérèse.” Lili hochait la tête d’un air de consentement.~ N’est-ce pas, ma mignonne, pour que Thérèse guérisse, vous ferez bien des petits sacrifices?Lili leva vers la directrice ses grands yeux d’azur pâle tout brillants de larmes, et répondit d'un air décidé: — Et des gros aussi.Madame.Et Mme la directrice tourna la tête pour que Lili ne vît pas qu’elle pleurait.Lili avait sept ans.C’était une petite fille franchement insupportable."Cette enfant-là me fera mourir de chagrin”, disait sa mère.C était peut-être beaucoup dire.Ce qui est sûr, c’est que Lili avait quantité de défauts, de ces défauts qui, sans faire peut-être mourir les mamans, les font souvent pleurer.Lili était paresseuse comme il n’est pas permis.Elle était régulièrement la dernière de sa classe et, comme disait Mlle Adélaïde, la maîtresse, entre elle et l’avant-der-mère, on aurait pu en loger quelques bonnes douzaines.Lili était boudeuse, et.quand on la contrariait, elle entrait en de terribles colères accompagnées de trépignements frénétiques et de hurlements sauvages.Elle adorait sa soeur Thérèse, ce qui ne l’empêchait pas de la faire souffrir de mille manières, quitte à regretter amèrement sa méchanceté cinq minutes plus tard.Car, en dépit de son affreux caractère, Lili avait un coeur sensible.Aussi fut-elle bouleversée par la malàdie subite de sa grande soeur dont elle résolut, à force de sacrifices, A mériter la guérison.(.’est très joli, les sacrifices, quand on les voit de loin.En pareille matière, promettre est chose facile; tenir, c’est une autre affaire.Lili entra donc en classe amenée par Mme la directrice qui glissa quelques mots à l’oreille de Mlle Adélaïde pour expliquer son retard.Mlle fit “oui, oui,” de la tête et jeta un regard compijtissant sur la.petite soeur de Thérèse.LUI s’installa A sa place sans mot dire, croisa sagement les bras et se mit en mesure de tenir ses héroïques résolutions.C’était une classe de géographie.Mademoiselle, d’une baguette savante qui faisait parfois figure de baguette magique, suivait sur la carte les méandres de la Seine »! I donnait de longues explication.Lili ouvrait de grands yeux et fixait son attention autant qu’il lui était possible.On était en été.La fenêtre était ouverte.Soudain, une grosse mouche entra en bourdonnant.Lili, instinctivement, leva la tète, mais bien vite, se rappelant ses promesses, elle la reporta vers la carte de géographie.Premier sacrifice! La maîtresse, qui en avait été témoin, lui fit un petit sourire.La classe de géographie terminée, Mlle Adélaïde fit quelques interrogations.Pour la première fois de sa vie, Lili sut faire de bonnes réponses et cela prit dans la classe figure de grand événement.On passa à une composition de dictée.Lili s’appliqua tant qu’elle put.Elle mit des points, elle mit des accents, et sa nonne volonté était si grande qu’elle fit trop riche mesure.Elle forma ses lettres, elle accorda comme elle put les participes.Et quand la dictée fut finie,‘elle épongea son front moite et rentra sa langue qui était restée tout le temps dehors, tant son effort était considérable.Et elle offrit au bon Dieu ce labeur écrasant pour guérir Thérèse, sa petite Thérèse tant aimée qu’elle revoyait, ?m:*.e pâls et frissonnante de fièvre, les yeux hagards, et disant des choses qu’on ne comprenait pas.A l’étude qui suivit, Lili se comporta comme une élève modèle.Sa voisine, qui était curieuse, lui ayant dit tout bas: “Quoi que vous aviez à pleurer ce matin?” Lili lui lança un regard scandalisé, mit un doigt sur sa bouche et ne répondit pas.Qui fut bien fâchée et plus étonnée encore, ce fut la voisine curieuse.Et ce fut ainsi jusqu'au soir, car Lili était demi-pensionnaire, ne Rions un peu.DEDUCTION Le petit Paul.— Maman, qu’est-ce que c’est que les normaliens?Les élèves de l’Ecole normale, mon enfant.— Oh!.alors, les instituteurs, ce sont les élèves de l’Institut?DANS L’ATELIER PE COUTURE La directrice.— Ah! je vous y prends, Juliette, à rêvasser au lieu de tirer l’aiguille.A quoi pensiez-vous?Juliette, saisie.— Mais, à rien.Madame, je vous assure, à rien du tout.comme d’habitude.GEOGRAPHIE ET HISTOIRE NATURELLE — Qu’y a-t-il de remarquable à Amiens?— Toutes sortes d’animaux, M’sieur.— Vous dites?— Eh! bien oui, les bêtes de Somme._________ Un bon pèlerinage, un bon voyage C’eÿ le troisième pèlerinage de la province de Québec au Sanctuaire des Saints Martyrs Canadiens au Fort Sainte-Marie, Ont Tous ceux qui croient à l’intercession puissante de ces Saints Martyrs ainsi que ceux qui veulent obtenir des grâces de toutes sortes, pourront, le 23 août, prendre le train a la gare Windsor, et nous irons nombreux prier sur la terre où ils ont vécu, qu’ils ont arrosée de leur sang.L’an dernier, quand dans la jolie église du Fort Sainte-Marie, nos 4/5 pèlerins assistaient à la bénédiction des malades et répondaient aux invocations formulées par le regretté Père Dupas, il n’est personne qui n’ait senti les larmes monter à ses yeux, la foi grandir en son coeur.En cette année de leur canonisation les Martyrs Canadiens continueront certainement à manifester leur puissante intercession à ceux qui iront les prier au Fort Sainte-Marie, à Québec, ou ailleurs.Le pèlerinage sera sous la direction spirituelle du R.P.Payne, S.J.Ceux qui ont plus de loisir ne manqueront pas, une fois partis, de faire, le lundi et le mardi suivants, l'excursion à Niagara et Toronto.A Toronto, les voyageurs auront l’avantage de visiter l’exposition, tandis qu’à Niagara le programme permet de voir l’illumination des chutes.Tout le voyage se fera par train spécial du Pacifique Canadien, /I NOUVEAUX TISSUS LAVABLES Dont on fait de jolis ensembles de plage, manteaux "Coolie” etc, Voile chiffon Guingan anglais Dessins et rayures fantaisie, 32 et 36 pouces.Prix ord.25 et .39.SPECIAL, la verge.Voile de coton Imprimé de jolis dessins, 36 pouces.Prix ord.49.SPECIAL, la verge .Hüi mrnm Crêpe de Chine de rayon imprimé Beau fini lustré.36 pouces.SPECIAL, la ver- ge 36 blés.Cotonnade gaufrée piqué imprimé pouces.Teintes La verge .et inaltéra- .39 de rayon On en fait de jolies petites robes de mi-été pour dames et fillettes.36 pouces.Prix ord.1.49.SPECIAL, .69 la verge .Batiste et linon Quatre tissus de haute popularité cet été.40 pouces.Prix ord.69.SPECIAL, .39 la verge .DUPUIS FKERES—au deuxième Jolies robes lavables pour fillettes > Ages: 8 à 14 ans et 2 à 6 ans ___________r __ c’est dire que tous sont assurés du rentrait pas chez elle pour déjeu- confort, et du service requis.ner.Avant de partir, elle reçut des félicitations de Mme la directrice, chose à peu près inouïe pour elle.De toute la vitesse de ses petites jambes elle rentra à la maison.Et quand la bonne vint ouvrir, tout essouflée, Lili lui demanda: "Et Thérèse?” La vieille Joséphine dit que ça allait un tout petit peu mieux, que le docteur avait trouvé un nom pour sa maladie, mais qu’il ne fallait pas faire de bruit parce qu’elle dormait et que c’est tout ce qui pouvait lui faire le plus de bien.Lili monta à pas de loup dans la chambre de Thérèse.11 n’y faisait pas clair parce que les persiennes étaient rabattues.Une odeur de pharmacie flottait dans l’air.Lili vit sa maman près du lit.Pauvre maman! Comme elle avait dû pleurer! Cependant elle paraissait plus calme.Elle dit tout bas: “Ça va mieux.Tiens-toi bien tranquille, ma Lili.” Lili s’assit sur un coussin.Ses yeux s’habituaient peu à peu à l’obscurité.Elle distinguait bien maintenant, sur l’oreiller tout blanc, la tète immobile de Thérèse, dans une auréole de cheveux blonds, et, en prêtant l’oreille, elle entendait le souffle régulier de la petite malade qui dormait.Lili remercia le bon Dieu qui semblait avoir pris en considération ses sacrifices, et elle promit de continuer.Elle continua si bien qu'à la fin de la semaine elle obtint des notes magnifiques.Sur vingt élèves, elle fut classée dixième en orthographe et huitième en géographie.Ses compagnes n’en revenaient pas.Et pendant ces temps, grâce aux sacrifices de Lili et aux remèdes du docteur, Thérèse se remettait tout, doucement.Au bout de huit jours, elle était entièrement guérie.Lili était fière de son travail et ne put se retenir de confier à sa soeur comment elle avait contribué à sa guérison.La semaine suivante, Thérèse vint en classe, et Lili, complètement rassurée, donna quelques vacances à son héroïsme.Mlle Adélaïde fut toute surprise de lui retrouver un air évaporé qu’elle ne lui connaissait plus.Elle la vit pousser le coude de sa voisine, suivre longuement par la fenêtre les évolutions lointaines d’un avion et bâiller à plusieurs reprises devant son livre d’histoire.Les bonnes résolutions s’en allaient en lambeaux.La page d’écriture que Lili fit ce jour-là était informe; de magnifiques pâtés parsemaient les lignes hésitantes.Lili avait des doigts violets et une tache d’encre sur le bout de son petit nez.Mme la directrice, qui fut informée de tout cela, prit Lili à part, la gronda maternellement: —- Je ne vous reconnais plus, ma Eelite Lili, vous qui vous êtes si ien tenue toute la semaine dernière; comment avez-vous changé si vite?• Lili répondit avec un sourire dé-sormant: — Oh! Madame, ça n’est plus pareil.La semaine dernière.Thérèse était malade, tandis qu'aujourd'hui, elle est tout à fait guérie.Noël OUDON Pour tous renseignements, écrivez aux organisateurs: Le Groupe Pie X, de l’A.C.J.C., 1985 rue Rachel est, Montréal.Il est aussi à noter que 3 billets de passage pour ce pèlerinage et l’excursion complète seront tirés au sort le 1er août prochain, par les organisateurs.Les billets de ce tirage opportun s’obtiennent aussi au groupe Pie X de l’A.C.J.C.(Communiqué) Des robes de cette bonne qualité de broadcloth imprimé et de voile peuvent être jxîrtées tard à l’automne sous le manteau.Modèle avec bouffant pour les plus petites filles .Différents genres fort jolis et de confection soignée.Prix ord.1.29 à 1.98.SPECIAL, chacune, .79 DUPUIS FRERES —au deuxième éPjipitis^Êffferes 9/dS.DUPUIS, pr4ë- honormir» ALBERT DUPUIS, prêtidtnt A*-J.DUO AU r.-p.•* dir.-gtr ARMAND DUPUIS, Mouchoirs POUR HOMMES Dimensions: 17 x 17 LA DOUZAINE .89 Fine toile de linon finie d’un ourlet à jours.Bons mouchoirs qui se vendent d’ordinaire beaucoup plus cher.300 douzaines seulement.Faites provision de deux ou trois douzaines à ce prix avantageux.DUPUIS FRERES —au rea-de-chauBséo IL T A QUINZE ANS avoir embrassé le Christianisme, de quitter sa patrie et sa faraile, afin d’en pratiquer les maximes avec plus de liberté, car elle s’établit avec plusieurs de ses compagnes à Diclevenne, près de Thermonde, en Belgique.Elle s’y livra à tous les exercices de la piété et se distingua par toutes sortes de bonnes oeuvres.On ignore l’époque de sa mort.Son corps fut d’abord inhumé à Diclevenne, puis transféré à Termonde, qui la choisit pour patronne.Retraite fermée LE DEVOIR DU LUNDI, 26 JUILLET 1915 Commentant un article de la Gazette dans un premier-Montréal intitulé “La conscription”.M.Bou-rassa écrit, après avoir rappelé qu’il est question de fournir cinq cent mille hommes à la Grande-Bretagne: “Le gouvernement aura-t-il besoin, pour tenir ses engagements, de l’autorisation des Chambres?La Gazette tient pour certain que les lois actuelles n’autorisent pas l’enrôlement forcé pour le service à l’étranger.En est-elle bien sûre?Tant que les lois ont été interprétées et appliquées par des hommes d’Etat qui avaient le courage d'être Canadiens avant d’être impérialistes, fort bien.Mais depuis quinze ans les chefs politiques de la Gazette proclament à l’enyi que le Canada est tenu de narticipe;’ à toutes les guerres de l’Angleterre.Depuis un an les chefs des deux partis, et leurs suiveurs au parlement et dans la presse, se sont évertués à prouver que l’intérêt du Canada, dans la guerre actuelle, est identique à celui de l’Angleterre; Ils ont répété à satiété que les libertés et la sécurité du Canada, dans la guerre actuelle, sont aussi menacées par les "barbares” allemands que celles de la Grande-Bretagne, de la Belgique et de la France.Seuls, dans la grande presse canadienne, nous avons contesté l’exactitude de ces propositions extravagantes.Nous avons paru prêcher dans le désert.Le gouvernement ne peut-il se considérer comme autori- j Une retraite fermée pour jeunes gens aura lieu, du 31 juillet au 3 août, à la Broquerie, Boucherville.Pour tous renseignements, s’adresser à E.-R.Bertrand, HA.6383 ou, le soir, à F.Desmarais, W?A.9606-W.3e GRAND PELERINAGE au SANCTUAIRE des MARTYRS CANADIENS Directeur spirituel: le R.P.Joseph Payne, S.J.Pèlerinage sans excursion.» .„ Niagara et nr 'e* foi fo* rot ?• $12.60 $15.05 Samedi soir le 23 août 1930, de la gare Windsor, à Montréal.Le GROUPE LIE X LE L’A.C.J.C.1985, rue Rachel Est, Montreal Tél.: AMherst 5748 Pèlerinage avec excursion à séjour à Toronto compris.DEPART LA GRAPHOLOGIE AV “DEVOIR” Méli-Mélo—Encore une semaine de patience.Le Duce — J’ai reçu le manuscrit et il sera analysé à son tour.Jeannine — Délicate, sensible et imaginative, elle est tendre et un peu sentimentale; le côté légèrement romanesque est atténué par le sens pratique et le bon sens assez développé.Elle est active, vive et capable.Les affections sont tendres et exclusives pour ne pas dire jalouses.L’orgueil est fier, mais elle n’a pas toujours beaucoup d’assurance.Elle est droite, sincère, crédule et un peu naïve dans sa franchise.La bonté est généreuse et dévouée.La volonté est impulsive, variable, influençable et active, se renouvelant sans cesse.Vive et impatiente, un peu obstinée, courageuse et toujours animée et bien vivante! ^____ _ __ ____________________ Il y a une correspondante qui si- sé à user de tous les pouvoirs que ^ Jeannine Vitigt ans.Il faut la loi de la Milice fui confie "pour la défense du Canada"?L’un de ces pouvoirs n’est-il pas d’envoyer la milice canadienne à l’étranger, “pour la défense du Canada”?Et la même loi n’autorise-t-elle pas le gouvenjement, par simple décret ministeriel, à remplir les cadres de la milice uar l'enrôlement forcé et le tirage *u sort?” * * * Une échauffourée s’est produite au Ctqimp de Mars, vers midi, à la I qu'elle attende encore.Francis M.— (Pas de noms de famille ici.La lettre est de Québec).— Il n’est pas un idéaliste, Francis! Positif, matériel, un peu gourmand, U aime ses aises et le plaisir.II est sincère avec de rudes franchises.H n’est pas bienveillant et il critique plus souvent qu’il no loue les autres.Nerveux, d’humeur variable et souvent désagréable.Il a un coeur sensible et bon suite de jjlscours sur le» dangers qu'il cache trop.î’Aiprnigratlonjuive et sur l’a b- La volonté est résolue, opiniâtre et frondeuse.Il n’a pas un carac- j tère facile, il manque de souples-’ surdité de l’enrôlement forcé.Il y avait plusieurs centaines d’auditeurs.Tl y a eu une arrestation.Petite vie des saints 26 iuillet SAINTE CHRISTINE DE TERMONDE, vierge.— Sainte, ____ _______ Chistine était fille d’un roi des An-!te, c'est une femme pratique, d’ac-gles, nommé Migramme.Quoiqu'elle eût été élevée dans le paganisme, elle avait néanmoins beaucoup de charité pour les pauvres et les malheureux.Aussi Dieu, comme pour In récompenser, lui fit connaître son évangile.Peut-être fut-elle obligée, après se.il est susceptible et volontaire.Beaucoup de bon sens, l’esprit pratique se développe ainsi qu’un bon jugement.A l’âge où l’on se modifie beaucoup encore.Vne originale — Sensée et drof » tivité un peu routinière, courageuse et dont l’imagination vive favorise de jolis entnousiasmes.Elle est courageuse et énergique, très optimiste, gaie et aimable.La volonté est vive, assez ferme et autoritaire: la disposition à contredire et à discuter avec j^n peu d’entêtement est indiquée, mal» contrariée par sa souplesse et le désir de plaire qui n’est pas de la coquetterie.Impatiences sans aucune dureté.Très femme, elle a de la vivacité, de la grâce et une bonté souriante et dévouée.C’est toujours préférable d’écrire une lettre ordinaire afin de ne pas donner de la copie.Alcide —Excessivement nerveux et impressionnable, il est ardent, imaginatif, capricieux et de volonté variable et faible.Délicat et tendre, généreux, simple, sans aucune vanité, mais un peu timide et sauvage.Absolument dénué de sens pratique, il est désordre et bohème et il désire surtout l’irréalisable.On n’est pas impressionnable comme lui sans être très influençable.Il a peu de force de résistance et il vit au gré de ses caprices, de ses impulsions ardentes et des influences ambiantes.Bon et délicat, il a besoin d’une affection forte et raisonnable capable de l’influencer du bon côté.L’humeur est tout ce qu’il v a de plus variable.Dépensier, généreux.Susceptible mais pas rancunier.Méfusine.— Gaie, un peu étourdie et superficielle, elle a cependant un bon sens qui l’aide à apprécier les gens et Tes choses assez justement.‘“fcllc est plus sensible qu’elle ne le parait et elle a un excellent coeur très affectueux.Sincère et d’une franchise naïve, elle n’est pas expansive et ne sait pas bien exprimer ses sentiments et même ses impressions, mais très bien, ses opinions qui sont absolues.La volonté est résolue et forte, indépendante et autoritaire.Promptitudes et emportements.Un peu degoïsme nuit au dévouement qui se développera quand il sera poussé par les grandes affections.Humeur capricieuse et souvent désagréable, jeune encore, elle se modifiera avec l'expérience.René, (Montréal.) — Un de ce nom, de Labelle, aura bientôt son tour.Si c’est un homme, U écrit beaucoup comme une femme.L’imagination est vive, l’humeur est variable ainsi que l'activité.Alternative* marquées de gaieté et de tristesse sans motifs.La bonté et la générosité donneraient un gran4 dévouement s’il i ¦',i I AVIS IMPORTANT concernant les commandes de VINS DE MESSE Les Messieurs du Clergé et les Institutions religieuses s’éviteront de la correspondance, des ennuis et des retards, en consultant le tarif officiel des Vins de Messe cl-joint, et en observant ponctuellement les recommandations qui l’accompagnent.< bout.TARIF DES VINS Gallon Bouteille au gallon Vin de Tarragone Riche .92.50 $0 60 Vin de Tarragone Blanc ''Moelleux” .Vin de Tarragone ''Ventor.a" eeco .0.50 2.75 0.65 Vin d'Algérie "Muscat'' demi-doux .2.75 0.65 13.15 Vin do Mease Sauternes Louplac (58 gl) 2.65 3.05 PRIX DES CONTENANTS Capacité en gallons LtuUU S 93.00 Baril» 10 3.50 Baille 20-25-25 450 Barrique» 45-48 sans frais N B —Le» cruche» sont facturées b 35 sous du gallon, au maximum dt contenance.L'smballafs des cruche» est facturé b un pris moyen de 39 tous pour un gallon.3 gelions à 5 gallons, 50 sous.FRAIS DE LIVRAISON Caisse (ou fraction de caisse).90 39 Cruche (1 ou 3 gallons).0.30 Baril (S ou 10 gallons).9 50 Baril (30 gallons).1.00 Barriques (46-« gallons).3 00 N.B.—A moins d'avis contraire et pour plue de eécurlM, tout envol «et confié aux Messageries (Express).Le présent tarif est à titre d'indication et reete sujet aux fluctuations du oqarelié.CONDITIONS DE VENTE Règlements en passant la commande Le magasin des Vins de Messe accepte les chèques payables au pair et dûment affranchis du timbre d'accise, qui sont faits à l'ordre de la Corn-mission des Uqueura de Québec.ADRESSES : COMMISSION DES LIQUEURS DE QUEBEC, (magasin No 56) 429, rue St-Jean-Baptiste, MONTREAL (magasin No 48) 23, me St-Stanislaa, QUEBEC .ar.avait là plus de volonté, et surtout.de persévérance.Timidité et un peu de suteenti-bilité: la délicatesse et la sensibilité sont vives et l'affection développée.Activité routinière.Sincérité et droilure.Beaucoup de naïveté et do crédulité.Bonté et cordialité, per.sonnaüté un peu effacée.Pa* assez, d’écriture.Sans-Souci.— C’est un dolls.', Dans la semaine.Oui.Jean DESHAYES Coupon graphologique KSQUISSE ORAPHOIsOOIQUE de JEAN DESHAYES AU 9*1 DKVOIR” 26 juillet 1930.Bon pour 2 semaines Un coupon valable et 35 tous en tlmbree-poete doivent accompagner chaque envol.Tout manuscrit doit être 9 l'encre, sur papier non rayé.Ne pas envoyer de copie.Adreeeee: Jean Deehayes, le “Devoir”, Montréal
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