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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 18 novembre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-11-18, Collections de BAnQ.

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DEUXlEAit ANNEE-No.270 MONTREAL, SAMEDI 18 NOVEMBRE.1911 UN MJU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3 00 UNION POSTALE.Edition Hebdomadaire : CANADA.S1 O0 ETATS UNIS .«1 50 UNION POSTALE , 92.00 LE DEVOIR Rédadion et Administration: 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TEL ^TONES: AlT^ 'ISTRATION: Main 7461 REL C- ION : Main 7460 Direaeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ï AS - TU FINI ?.Le docteur Sproule est obligé de faire lire par Tuu des fonctiou-aaires de la Chambre les prières et les documents oftieiels français.C’est l’aventure qui advint à M.Bain et, croyons-nous, à M.Sutherland, le prédécesseur de M.Marcil.De tous les présidents des Communes désignés par M.Laurier, seuls MM.Beleourt, Brodeur et Marcil—les députés d’origine française—possédaient vraiment les deux langues officielles.Un état de choses analogue a dû exister sous la majeure partie du régime conservateur.C’est la conséquence de la déplorable ignorance de notre langue ttù restent la plupart des hommes politiques d’origine anglaise—ignorance qui fait qu’un certain nombre des ministres du cabinet Borden, comme plusieurs des anciens collègues de M.Laurier, du reste, sont incapables de suivre un débat français.Le fait est regrettable, il accuse brutalement l’infériorité—sur ce point—de la députation angloécanadienne.Et ce doit être une dure leçon pour un homme comme le docteur Sproule d’être obligé, à soixante-huit ans de se mettre à 1 étude du français, pour être en état d accomplir les rites élémentaires de la fonction qui est le couronnement de sa carrière politique.#¦ # * La Presse, qui est devenue subitement très patriote, se scandalise, non pas de l’ignorance de M.Sproule, mais de son élection.“Ce qui est étonnant, s’écrie-t-elle, c’est que dans ees conditions on l’ait choisi comme orateur des Communes.Son devoir est de diriger les débats quand ils se font en français aussi bien que lorsqu’ils se font en anglais.” Le cri est joli et l’on pourrait être tenté d’y applaudir,—encore que M.Sproule puisse se faire remplacer par le vice-président de la Chambre pendant les débats français—on pourrait être tenté d’y applaudir, si la Presse n’était.la Presse et si tout le monde ne le savait.Car c’est bien la Presse qui s’est acharnée à empêcher l’adoption de la loi Lavergne.C’est elle qui a combattu, flétri, ridiculisé les jeunes gens qui voulaient obtenir des grandes compagnies le respect de notre langue.C’est elle qui défendait les hommes qui se sont unis à ce terrible docteur Sproule et à M.Sam Hughes—sur lequel nous n’avons pas changé d’opinion—pour refuser de garantir aux Canadiens-français de l’Ouest le respect de leur langue.C est elle qui plus que tout autre—par son action directe, par le quasi-silence où elle a enseveli certains débats—s’est efforcée de diminuer la situation légale du français.Ces souvenirs flottent dans toutes les mémoires et quand, devant la, regrettable ignorance du docteur Sproule, elle prend des airs de Jeanne d Arc en révolte, la pensée se reporte invinciblement vers la page fameuse de Drumont.On songe à Dumas fils écoutant, un sourire froid aux lèvres, les vertueuses indignations d’une presse tardivement installée dans une honorabilité de façade, mais prête encore aux fructueux compromis.On revoit l’écrivain arrêtant d’un geste brutal et d’une parole coupante l’hypocrite harangue et criant à la misérable: As-tu fini?As-tu fini?.^ OMER HEROUX.LA LOI CONCERNANT LE FRANÇAIS BILLET DU SOIR BOIRE ET MANGER La persévérance d’un certain nombre de citoyens et la campagne du Devoir ont fait beaucoup pour amener les compagnies de transport à respecter la loi Lavergne concernant le français.Mais il est de plus en plus évident, que la bonne volonté de certaines compagnies manifestée au début de l’année n’était qu’un leurre, et que nous ne réussirons complètement qu’à force d’instances et d’énergie.Ces jours passés, à Victoriaville, un citoyen de l’endroit se présentait au bureau de la compagnie du Grand-Tronc pour expédier un cheval quelque part.On lui remit un connaissement imprimé en anglais.Ne comprenant pas parfaitement l’anglais, notre expéditeur demanda une formule française.Nous n’en avons pas, lui répondit-on, et nous sommes obligés de nous servir de celles que la compagnie nous fournit.Contre l’employé, il n’y a rien à.dire, mais contre la mauvaise foi de la compagnie, nous ne saurions trop protester.La loi est claire.“Doivent être imprimés en Iran çais et en anglais,” dit le texte, “les billets des voyageurs, les bulletins d’enregistrement des bagages, les imprimés pour lettres de voiture, connaissements, dépêches télégraphiques, feuilles et formule-; des contrats faits, fournis ou délivrés par une compagnie de chemin de fer, de navigation, dit télégraphe, de téléphone, de trans-porl et de messagerie ou d’énergie électrique, ainsi (pie les avis ou i‘è-glemcnts affichés dans ses gares, voitures, bateaux, bureaux, usines ou ateliers.Et toute contravention à cette, loi peut être punie d’une amende de vingt piastres “sans préjudice ou recours pour dommages.” Ce texte existe -depuis plus d’un an et pour donner le temps aux compagnies de s’y conformer, on en a ajourné la mise en vigueur jusqu’en janvier 1911.A cette date, bien peu de compagnies s’étaient préparées à le respecter.Nous avons enduré pendant quelque temps, mais aujourd’hui il ne peut plus y avoir d’excuse possible: celles qui refusent d’y obéir ne peuvent être que de mauvaise foi et aucun juge ne pourrait convenablement les excuser si l’on avait le courage de recourir à l’intervention des tribunaux.Prétendre que TirUprèssion dans les deux langues des pièces visées est impraticable, est tout simplement ridicule.Le Canadien-Nord, entre Québec, et Montréal du moins, le Montreal and Southern, depuis quelque temps, d’autres compagnies encore, nous donnent des billets imprimés dans les deux langues.Ce que deux compagnies peuvent faire, toutes les autres le peuvent également.C’est par entêtement qu’elles ne le font pas, et aussi parce que nos gens, victimes d’une trop longue habitude d’accepter le fait acquis comme satisfaisant, ne comprennent pas encore assez bien l’importance d’exiger le respect intégral de Ions leurs droits.11 est tout de même consolant de constater que les plus fréquentes et les plus vives revendications viennent de nos populations des campagnes.Mais c’est l'action dans les villes qui produira le plus promptement son effet.Si tous nos marchands eanadiens-fran çais qui expédient constamment à la campagne exigeaient les formules bilingues, l’entêtement des compagnies réfractaires et de mauvaise foi céderait vite.JEAN DUMONT.Dire que le règlement Carter et la règlementation de la vente des boissons alcooliques, qui ont fait couler des flots.d'éloquence et d’encre, auront servi à rien.’ On croyait avoir porté un coup terrible à l’alcoolisme,' erreur 1 Une petite découverte scientifique vient déjouer tous les calculs, se rit de l’autorité.Grâce à un savant américain, naturellement, à un chimiste de Washington, nous au- j rons bientôt le whisky solide.Nos doux pochards pourront s’enivrer en mangeant un mets nouvemi auquel, pour tromper les bonnes âmes, le restaurateur aura d nné la forme du poisson ou de tout autre comestible.U sera donc loisible à ceux, à qui leur estomac leur dira de trinquer, toaster, porter la santé de tous leurs parents et amis en cognant discrètement leurs assiettes l’une contre l’autre; et, s’ils lèvent encore le coude, ils ne brandiront plus qu’une dive fourchette.Plus d’affreux verbes comme sabler, avaler, tamper, laper; au lieu d’étancher sa soif, on apaisera sa faim, et les résultats seront absolument les mêmes.Le whisky solide se débitera en hors-d’oeuvre, sous les apparences de.viandes froides, sous forme de dessert, sous les fausses espèces du fromage; comme dans cette auberge où l’on offrait le matin des oeufs, le midi du jambon et des oeufs et le soir du jambon, — tout en changeant sans cesse le menu restera toujours le même.Quand X, que vom connaissez, aura assouvi sa faim, mangé tout son saoul, les joyeuses araignées de Vébriété pourront s’accrocher à son plafond sans qu’il ait besoin d’accomplir cette fonction toujours pénible qu’on appelle, sans yard au contenu de la cuve où l’on a puisé: cuver son vin.On a restreint la vente du petit verre, sans prévoir que le petit erre allait, malin comme toute nie épigramnie, pour tourner la loi, s’offrir en tranches.La loi est à refaire.Mais ce sont les recorders qui sont soulagés d’un poids! Dans notre ville, celui qui, après la fermeture des buvettes, se sent le palais tapissé de papier buvard, est tenu d’apaiser sa faim avant d’étancher sa soif.Le cabaretier, qui n’est bien souvent pas plus fort qu’un ex-ministre dans l’interprétation des textes, s’embrouille dans les oeuvres de charité corporelle, et donne à manger à ceux qui ont soif.MM.les recorders, soucieux de la lettre et de l’esprit de la loi, tâtonnent ; ils n’ont pus encore décidé combien de livres de vemc ou de douzaines d’oeufs un justiciable doit engloutir avant de mériter un légitime verre de genièvre, et de le boire en toute légalité.Leur embarras est sur le point de prendre fin.Désormais, on mangera du whisky en buvant de l’eau municipale, et il n’y aura plus un seul acte d’accusation sous le chef d’incitation à l’ivrognerie en dehors des heures réglementaires.LEON LORRAIN.VERS REJETÉS de ne vous aime plus, mes vers, allez-vuus-f ii.I ous me paraissez beaux avant de vous écrire.Mais 1 illusion meurt quand mon crayon pesant 1 ous a tracés sur le vélin, que je déchire! 1 oms me trompez sans cesse avec vos grands airs faux, Et vous n êtes jamais cc que je vous crois être; l ous me paraissiez beaux avant de vous écrire, Qui vous font, comme miens, à l’instant reconnaître ! Eh bien! allez-wus-cn dormir dans le panier! Vous retrouverez là beaucoup de petits frères Nés prématurément, datant de l’an dernier.Et d’autres nés trop tard, les semaines dernières! Ah! que le Ciel m’accorde, un jour, d’écrire un vus Qui résonne, comme une harpe, elans les âmes, I n seul, et je mourrai sans murmures amers.Ayant le souvenir des hommes et des femmes.'' ALBERT LOZEAU.La question du Tabac Ceux qui s’intéressent û, cette question,—et nous constatons quhts sont nombreux parmi nos lecteurs, — liront avec intérêt la lettre do 51.Legault, que nous publions ailleurs, M.Legault ne partage pas l'opinion do notre collaborateur O, Dallaire.Tout en admettant qu’il reste encore benucoup à faire pour arriver à la per- fection dans la culture du tabac, il soumet que le moyen le plus sûr d’y arriver est d'augmenter les droits sur certaines variétés et d’établir dans chaque région propice à la culture dn tabac, des stations expérimentales.C’est une opinion qui mérite d’être discutée.11 peut se faire toutefois que M.Legault nous présente surtout le côté industriel de la question; quelqu’un voudra sans doute la présenter au point de vue du producteur.Autour de la question persane l’ne nouvelle crise menace d’éclater en Perse, nous disent, les dépêches.D’un côté le gouvernement cons titutionnel chercherait, à assurer l’indépendance complète de son pays, de l’autre les financiers américains chercheraient à brouiller l 'Angleterre et.la Russie dont, l’action en Perse a été réglée par un accord qui date de 1907.Le secrétaire des afaires étrangères à Londres refuse pour le moment de s’exprimer sur la situation.En attendant qu’il se décide à parler, quelques détails glanés dans la correspondance des journaux européens nous donneront peut-être une idée de cette situation.• * • Mohamed Ali était à peine détrôné qu’il songeait, à sa revanche.Malheureusement pour lui, les puissances ne jugeaient pas à propos de l’aider même secrètement, et il était laissé à ses propres ressources presque nulles.Il ne se découragea cependant pas.Un de ses frères, Salai- ed Daouled,Ashad ed Daouled, un de scs plus fanatiques partisans, s’unirent contre le nouveau régime.Mohamed Ali vendit les bijoux de sa femme, son frère vendit un magnifique étui à cigares orné de pierres précieuses s’insinua dans la confiance d’une dame de l'aristocratie française qui.non contente de lui fournir de l’argent, s’engagea à le suivre dans son expédition.Celle-ci fut loin d'être heureuse.Bien qu’inférieures en nombre, les troupes constitutionnelles battirent les deux mille partisans d’Ashad ed Daouleh qui fut fait prisonnier et fusillé le lendemain matin.“C’était un merveilleux causeur et un homme brave, raconte le correspondant du Times.Son destin ne lui fut signifié qu’au lever du jour.Il écouta son arrêt sans sourciller, demanda quelques instants de répit pour écrire un dernier adieu à sa femme, fille du shah Nasr ed Dine, et, après une harangue brève et patriotique, con templa un moment le peloton d’exé eution qui s’approchait.“Comme Murat, il cria: “Feu!” lui-même, et: “Vive la patrie!” Mais la décharge l’épargna.Le peloton était composé de musulmans qui n’avaient pu se décider à viser cette tête quasi-royale.A genoux, toujours impassible, il attendit une secoude escouade formée, cette fois d’Arméniens, aux scrupules moins aiguisés: “Zindabad Mohamed Ali! Vive Mohamed_Ali !’’ eria-t-il, et il tomba fo’ ’ Défait à, son tour, Salar ed Daouleh, s’est, paraît-il, réfugié dans le Turkestan russe pendant que Mohamed Ali allait rejoindre sa femme à Odessa.Rassuré de ce côté, le nouveau régime se trouvait bientôt aux prises avec les nouvelles difficultés auxquelles les dépêches d’hier réfèrent.Depuis .1872 le gouvernement de la Perse est l’objet de sollicitations pressantes de la part de capitalistes désireux d’obtenir l’autorisation d’y construire des voies ferrées.Une fois elle accorda cc permis au juif Reuter, moyennant un pot-de-vin de trois millions payé au Shah, mais la Russie intervint et si efficacement qu’elle obtint la promesse que jusqu’en 1910, aucune autre puissance qu’elle-même ne pourrait recevoir de concessions de chemin de fer.L’accord de 1907 entre l’Angleterre et elle, modifia cette situation.“A l’heure qu’il est le gouvernement persan se trouve en présence de requêtes précises émanant de Londres et de St-Pétersbourg, et dont voici la teneur: “D’un côté, la Russie voudrait traverser la zone d’influence qui lui a été dévolue en 1907 par une voie, ferrée dont la plus longue branche orientée du Nord-Ouest au •Sud-Est joindrait Djoulfa à Kir-man et Bender Abbas, tandis que la branche la plus courte, à peu près perpendiculaire à la première, irait de Redit à la frontière turque.“L’Angleterre nourrit des projets moins grandioses, mais d’aspect plus rémunérateur: elle n’aspire qu’à relier par un railway le golfe Persique au plateau central.’ Surgit alors F Allemagne qui veut avoir un débouché pour son chemin de Bagdad et qui obtient le consentement conditionnel de la Russie.Mais tout cela se passe et se décide sans le concours de la Perse qui ne paraît même pas avoir été consultée.Théoriquement la Perse peut refuser et elle l’a déjà fait eu une autre circonstance, mais le pourra-t-elle toujours?“Elle essaye bien de réagir un peu, un tout petit peu, répond un collaborateur de la Croix de Paris.C ’est ainsi qu ’elle a mandé des officiers suédois pour instruire ses troupes, des financiers américains pour réorganiser ses impôts, deux magistrats français pour restaurer son administration.Geste inutile peut-être.En ce 'moment même elle esquisse un mouvement de réconciliation du côté de la Russie en faisant appel à ses cosaques.Les troubles n’en continuent pas' moins, et l ’on annonce que 1 Angleterre va faire occuper Shiraz par des troupes anglo-indiennes.“L’emprunt (de 2ô millions) qu elle a misai enfin à contracter au début de 1911 auprès de banques privées anglaises suffira-t-il à faire face aux besoins?” La multiplicité des intérêts en jeu rend, on le voit, la situation très compliquée.Russes, Allemands, Américains, Anglais peuvent se trouver aux prises.La déclaration du secrétaire des affaires étrangères à Londres devrait donc être intéressante.Paul MOREAU.La visite de Leurs Altesses La commission municipale des réceptions se propose de bien faire les choses, lors de la visite à Montréal de LL.AA.RR.le duc et la duchesse de Connaught.Les commissaires verront eux-mêmes à la décoration et à l’illumination i de 1 Hôtel de Ville, et ils ont accordé $4,000 à la commission, avec la bonne volonté de donner plus, si c’est nécessaire.Par ce qui fut fait, lors de la réception offerte au cardinal Vannu-telli, ou peut juger de ce qui se fera le 12 décembre.Mais il est un point auquel il serait désirable que nos échevins donnent la plus scrupuleuse attention.On veut engager une musique militaire et un orchestre, et les soumissions ne tarderont pas h pleuvoir chez le secrétaire.La commission doit au bon renom, à la dignité même de la Ville de ne pas faire des engagements une question du plus bas ou plus haut soumissionnaire.Il faut que les musiciens qu’on engagera soient les meilleurs et cela ne se détermine pas avec un devis.La médiocrité sérail aussi déplacée à la soirée que le serait un homme en salopettes.La réception de la Ville ne saurait être l’occasion d’encourager qui que ce soif.L’estimé des dépenses probables met au crédit de la musique une somme de $150.Si cela ne suffit, pas, quo les commissaires donnent plus; mais il faut avoir ce qu’il y a de mieux, ou ne rien avoir du tout.PRED.PELLETIER.Sur le Pont d’Avignon.Sur cent, vingt, huit, colonnes, ia “Presse" de jeudi en consacrait à peine vingt-trois aux sujets qui permettent à un journal de jouir des privilèges de la poste.Il serait temps pour le service des postes do faire une descente dans cette maison.Chronique Franco- Américaine Les Canadiens du Rhode-Island et la politique.— Les conférences de M.Gustave Gautherot On annonce le sixième candidat à la mairie qui n 'est autre que l’échevin L.A.Lapointe.Mais l’on sait par son jeu à Ja commission scolaire, qu’entre l’intention et les actions do M.L.A.Lapointe, il y a parfois quelque divergence.Les suffragettes n’ont pas pu décider M.Asquith à leur garantir le droit de vote.Il leur reste le droit de so démoner et l’on peut être sûr qu’c] les vont l’exercer.On dit que c’est M.David Lafortu-ne qui dirigera l’attaque contre le choix de M.Blondin comme vice-président de la chambre.Après lui viendra M.Rodolphe Lemieux: le pugiliste après le bouffon.Ou dit il Ottawa que le débat sur la marine, quand il viendra, ménage des surprises à l’opposition.Des électiouh viennent d’avoir lieu aux Etats-Unis, dans les Etats de New-York, Massachussetts.Rho-de-Island, Kentucky, Mississipi, New-Jersey, Maryland et.New-Mexico.Le parti démocrate a réussi à se maintenir dans quelques positions, mais l'enserablç donne une victoire aux républicains.Certains voient même dans ce résultat, le présage d’un grand triomphe pour la politique do M.Taft, aux prochaines élections fédérales qui auront lieu dans l’automne de 1912.Qui vivra verra.Le scrutin du 7 novembre a toutefois démontré un fait bien consolant pour nous; l’influence toujours croissante de l’élément cana-dien-français dans la politique du pays.Grâce à Dieu, les préjugés qui existaient à l’endroit des “émigrés” disparaissent peu à peu.L’on nous fait plus large, la part qui nous revient dans la direction des affaires et l’on commence à constater que la conservation de la langue maternelle et de la foi religieuse, n’est pas un «obstacle à la pratique du civisme américain.N’a-t-on pas vu ces dernières années, les descendants de ees puritains qui vinrent aux Etats-Unis sur le ".Mayflower”, aller déposer leur vote en faveur d’un candidat, issu de la catholique et française province, de Québec?Le jour où notre influence politique et civile deviendra l’égale de notre influence morale et religieuse.le groupe canadien sera le plus puissant de tous les groupes qui composent la population hétérogène des Etats de l’Est.Et ce jour n’est peut-être pas aussi éloigné que l’on pense.Un simple coup d’oeil sur la situation politique de l’élément ca nadien-français dans le Rhode-I.s-land permet d'en juger.Le Rhode-Island est le plus petit des Etats de l’Union américaine et nos compatriotes y comptent pour 80,-000 environ.Leur organisation so eiale est à peu près parfaite et leur organisation politique en passe de le devenir.Les candidatures aux postes de gouverneur, étaient remplies cette année par deux Canadiens-français, et, chose qui ne s’est probablement jamais vue aux Etats-Unis, deux compatriotes briguaient les suffrages des électeurs pour la mairie de Woonsocket.On n'a d’ailleurs qu'à lire le résultat des élections pour se rendre compte de l’influenee qu’ils exercent.D'abord M.A.J.Pothier a été réélu gouvernent) pour la quatrième fois.Catholiques et protestants, canadiens, américains et irlandais sont unanimes à trouver en lui un citoyen d’une parfaite honorabilité, un homme d’Etat dont la politique est synonyme de progrès et de justice, un patriote resté fidèle au souvenir de son pays natal, mais dont l’idéal est de voir le glorieux “Stars and Stripes” flotter toujours plus haut, sons le ciel de cette libre République.M.Albério Archambeault, qui aspirait au titre de lieutenant-gouverneur avec l’appui des démocrates a été défait.Mais il est encore jeune et une défaite n’abat point un homme de sa trempe et de sa, valeur.Deux compatriotes, M.Norbert Decelles et M.Raphaël P.Daigneault étaient candidats à la mairie de Woonsocket; la victoire a favorisé ce dernier.Parmi les autres élus nous remarquons MM.F.X.Rat-tez, maire de Central Falls, le Dr E.V.Mathieu, de Central Falls, sénateur.J.B.S Brazeau, directeur du “Jean-Baptiste” de Pawtucket, William R.Fortiu, de Pawtucket, F.X.Robert, de Lincoln, Albert Renaud, Emile E.Lussier, Paul St-Jacques, de Woonsocket, Eugène Dion, de Central Falls, Adolphe, Ploufifo de Burrillville, le Dr 1’.G.Morrisseau de War- fÿiie des tramways combatte lu candidature do M.L.A.Lapointe à la mairie.Vingt-six fonctionnaires fédéraux sont dans les larmes parce qu’ils n’ont pns été invités au premier dîner d’état à Rideau Hall.Pourvu qu ’ils no songent pas à s'on dédommager en demandant une augmentation de' salai- Sir Wilfrid Laurier entre très vite dans «on rêlo de picador, comme dirait son ami sénateur, littérateur L.O.David.Le “DEVOIR” commence aujourd'hui la publication de son nouveau feuilleton.ren, tons députéiê à la législature.Une foule d’autres ont été élus à des fonctions municipales.Comme on le voit, les succès politiques remportés dans le Rhode-Island par l’élément canadien-fran çais sont réellement merveilleux.Kc nous pourrions probablement obtenir des résultats semblables dans l’est de la Nouvelle-Angleterre, si les nôtres comprenaient mieux les avantages de la naturalisation.Dans le Massachussetts, les Canadiens sont déjà passablement forts en politique.Us ont uu juge à la Cour Suprême, plusieurs députés à la Législature et, bon nombre du fonctionnaires publies.Mais dans le Connecticut, le Maine, le New-Hampshire, le Vermont, notre iir fluence politique est plus ou moins nulle.Que la naturalisation soit à l’avenir notre mot d'ordre et notre principale préoccupation.Sans cesser de nous intéresser aux oeuvres scolaires, paroissiales ou de bienfaisance, donnons plus d’attention à Ja politique et consacrons-lui plus de temps.Il n’y a pas à le nier, nous sommes eu retard sous ce rapport.Les institutions qui assureront la survivance de notre élément en ce pays sont établies: laissons-les se développer par elles-mêmes et tournons davantage nos efforts vers la politique qui nous donnera une influence civile dont nous avons besoin pour accomplir nos destinées.* * » Bien que la visite de .M.Gustave Gautherot dans la Nouvelle-Angleterre soit déjà vieille de trois semaines, nous croyons qu’elle est encore assez d’actualité pour eu dire un mot.L'éminent professeur de l'Institut catholique de Paris a donné des conférences dans trois centres franco-américains, Manchester, Fall-Fiver et Woonsocket.A .Manchester, il a parlé de la France d'avant 1789 ou l'ancienne France ; à Fall River, des journées révolutionnaires et à Woonsocket, de la prise de la Bastille.Nous ne tenterons pas d’analyser ees conférences : ce serait un travail trop considérable pour le cadre d'une simple chronique.Disons simplement que M.Gautherot s’est, conquis la sympathie de ses auditeurs et qu'il possède, des aperçus lout à fait nouveaux sur la Révolution française (>1 les causes qui l’ont amenée.Après l'avoir entendu, on comprend mieux lu justesse de cette parole: “Lu Révolution française n’a été rien autre chose qu’un infâme complot contre l'Eglise de Jésus-Christ, et sa doctrine, poutre toutes les institutions les plus bien faisant es de la vielle France catholique.” M.Gautherot a paru s'hitérc-ser énormément aux oeuvres et aux institutions établies par notre élément en ce pays.Esprit observateur et; averti, il a interrogé, regardé.noté.Et si jamais l’heu-mise idée lui venait de publier ses impressions sur les Canadiens des Etats-Unis, nous sommes persuadés d’avance que cela aiderait notre cause.Car on nous ignore non seulement en France, mais même en Canada.Lorsqu on parle des Franco-Américains, on s’imagine qu’il s'agit, d'un obscur petit peuple perdu uu milieu d'un immense pays, et fatalement destiné à perdre sou caractère ethnique.Pourtant, qu’on ne s"y trompe pa*.Nous sommes ici douze cent mille Canadiens-français bien comptés.Et ceux qui croient que nous acceptons béatement l'assimilation, n’ont qu’à jeter les yeux sur celte partie du pays qui s'appelle l’Etat du Maine.Us y verront mi groupe de 97,000 'Canadiens-français, luttant, souffrant, priant pour le triomphe de l'idée française et catholique.R.GRANDCHAMP.Un gros incendie Ogden, Utah.IT.— lu incendie, quia causé pour £750,000 de domina gos ot occasionné un acciheirt fatal à l'édifice Eclos.Le feu se déclara dans le soue-Kol et, on peu de temps, il s’était communiqué jusqu'au second étage de l’édifice.Hftgbert Anderson n t George Wardlow furent, grièvement, blessés par la chute d’une vitrine.Tous deux mourront.LE CAPITAINE REX i LE DEVOIR.Samedi, m novembre.1911 LA VIE AUX CHAMPS Abeil'es qui piquent.Canayens à “ pic.’ jettéat i>£â*ufoup de luanière su.r un côte f de ia vie des vitJes.Ils montrent une piale qui, en dehors du temps d’extrê* nie détresse, réussit à se cacher, mois qui u’existe pas moins.”.— (“Weekly i.Sun’*, Toronto,) l>' 8 conrauf.disent les journaux.avait lieu à Montréal, sous les auspices do la Société Provinciale d"Apiculture, la plus nom-, bis-use.comme aussi la plus impor lante et, la plus effective du peuple eh t'u j 3 Cet intérêt sera promu par des mesures sages et nue administration pruden ff-" — fATait ami Empire ”.Toron t.,> A TOpéra la semaine prochaine Voici l’intéressant programme d«s œuvres qui seront données, la semaine prochaine à l’Opéra.Lundi et vendredi, "Tosea” avec Mesdames Kerrabini et MM.Colombi-ni, Nicolclti, Spoletta, Allan et Gcrvi.Mardi, 'Canuen” sera répété avec, la même distribution que jeudi dernier soit MM.Ilément.Cargue.Panneton, Wainman, Stroesco, Alian.Marti: Mmes Dereyne.La Palme, Choiseul et ! Pauloska.I .lundi, première représentation cette j année, de "l.nkmé” avec Mmes Rowan, Coiirso.Çlvoiseul.Pawloska ; MM.(ié-rneni.Stroéséo et (largue.Samedi, première représentation, par la (loupe locale, de “Roméo et .Tuliet-te’’, un des cheL-d’ienv res de Gcmnod.M.Udmoiid Clémrnt tiendra le rôle de Roméo ; Mlle liowman.celui de •luliet-te : M.H liberty ceiui du Frète Lau-reni.et M.Cargue, celui de Capulet.Les autres rôles seront tenus par M.*.s Paw loska.Rivière et M, \llan.On remarquera que la semaine pro- j ! chaine, M, Clément chante trois fois.I i Ce qui ( eut dire que la salle sera com-( ble.' l.u second concert d'orchestre a lieu cet après-midi.On voudra, bien | ! prendre note que M.Ilasselmaiis est au programme pour un solo de violon- ! : celle.C'est le maestro dacchia qui I dirigera l'orchestre.M.Rubvrly, 4 LE DEVOIR, Samedi, 18 Novembre, 1911 UNE LUMIERE DANS LA NUIT Les campagnes au loin dorment, silencieuses; Sous le ciel automnal les dernières des fleurs Embaumant, serpolets, menthes et scabieuscs; L'horizon s’est fondu dans de grises couleurs; Les blancheurs des chemins s'en vont silencieuses.Au milieu des talus sablonneux et déserts Des arbres hérisses se tordent dans la brume; Les tristesses du soir s'épandent dans les airs; Une étoile parfois, vague comme une écume, Plane sur les talus sablonneux et déserts.Mans, là-bas, tout à coup, scintille, solitaire, La tremblante clarté d’une lumière d’or.C’est la Religion qui veille sur la Terre Dans la chapelle étroite et simple où brille encor Au pied d’une madone un cierge solitaire.La chapelle se dresse entre deux sentiers verts.Quelle main a placé cette étrange lumière 1 Est-ce un marin sauvé de la fureur des mers?Est-ce quelque amoureux à la chaude prière?Peut-être a-t-on pleuré près de cos sentiers verts! Qui (pue tu sois, croyant, bonne âme à Dieu fidèle, •—Jeune homme au désespoir plaintif,—marin fervent, —Femme inconnue au coeur blessé, peut-être belle,— Je t’envoie, à travers les brumes et le vent, Le salut d’un rêveur respectant un fidèle! Croire, c’est être fort et calme pour toujours! Croire, c’est le bonheur, même dans la torture! C’est le baume divin des cruelles amours! C’est tout transfigurer dans l’immense nature, C’est parfumer sa vie et son coeur pour toujours! Charles GRANDMOUGIN.Chiusi a sourtout ses tombeaux, en plus grand nombre ‘que ceux de Volter ra, et, parmi eux, celui dit de la Sei-mia, ou du Singe, contient dos peintures d’une conservation singulière.Je m'achemine vers ce dépôt — c’est le mot officie! — conduit par un vieil homme de soixante-dix ans.Depuis combien do ces années ce guide fait-il le métier de montrer ainsi les asiles profanés de ces morts qu’il ira rejoiu dre bientôt?Il faut marcher à travers champs, ou suivre des chantiers qui escaladent des collines et dévalent dans des vallées, d’une terre argileuse, dé trempée par les pluies de ces derniers jours.Mais que le paysage d’automne se fait de nouveau joli et presque caressant autour de cette promenade! Ce ne sont que chênes encore, dorés et roussis, que verts genévriers chargés de leurs baies noires.Sans cesse, à l’horizon, remble le lac de Chiusi, goutte d’eau qui luit dans ce bel éclat dormant et pâle que prennent les étangs sous des deux voilés.Pour pénétrer jusqu'au dépôt, il faut descendre encore, comme à Volterra, dans une cave creusée en plein tuf à une profondeur de trente marches environ sous le sol et divisée en quatre compartiments.Ici les morts paraissent avoir été ensevelis non pas une fois réduits en cendres et dans des urnes, mais entiers et posés sur des espèces de lits au-dessus desquels la flam me de la torche me montre aussitôt des peintures intactes.Parmi elle grimace le singe qui donne son nom à ce tertre funèbre.Ces figures, coloriées en rouge, se détachent claires sur un fond sombre, sans relief et sans modelé, avec une précision déjà remarquable des contours.Klles représentent des jeux, vraisemblablement ceux dont s’accompagnaient les funérailles.Continuant de me donner une naïve interprétation, le vieux guide m’assure que c’était là le tombeau d’uue famille de saltimban ques.Les sujets traités ' expliquent - comment une pareille idée a pu lui ve- Voiei un livre charmant, dont chacun sont mauvais pour qui s’avise encore.n^;, (,’est d’abord un homme assis de d'abord aimera le titre pour son air do de limer des vers ou de combiner des eole sur un clie'al cl: qui se prépare PAGES D’HIER Les deux tombes L'ART DE LIRE Par RENE DOUMIC paradoxe.En l’année 1911 où nous sorn mes, aimsi qu'on s’exprime au théâtre, pouir intituleir un livre‘1 L Art die lire”, il faut une dose d’ironie qui n’est pas ordinaire.Cela suppose, en effet, qu’en l’année 1911,’il se trouve encore des personnes pour lire, po-uir avoir le goût de lire et pour souhaiter de Mro avec goût.Dans ce précieux livret, imprimé avec soin et même avec coquetterie, M.Emile Fuguet donne les conseils les plus ingénieux et les plus subtils sur la nieiiileuire manière de lire les livres d’idées et les livres de sentiments, les oeuvres des poètes et celles des moralistes.Cela implique qu’on lit encore «ujour d’hui les ouvrages de prose et de vers, qui ne sont ni le journal à parcourir, ni le magazine à foui Meter en wagon.Et on voit l’énormité du postulat.* * » Notez bien qu’il ne s’agit pas ici di’une certaine lecture encore usitée fictions.Il ny a pour cos frivolités.plus de oublie ^ s’élancer sur la croupe d'un autre.1 C ’est une femme à demi étendue sur une chaise, son ombrelle à la main, et , », elle regarde deux lutteurs qui vonts’é- Eh bien! M.Faguet connaît, comme treindre c,est uu ado,osccnt qoi tend vous et moi, ces conditions nouvelles de notre vie affairée, surchauffée et férue de science ou do ce qui en donne l’illusion.Il consacre un chapitre à cos “ennemis de la lecture”; mais il est très persuadé que la lecture n'a pas autrement à s’inquiéter de ces ennemis et qu’elle sera la plus forte.Je le crois avec lui.En admettant même qu'il y ait un certain déchet sur le nombre de ceux éfii aiment encore les livres, je no crois pas qu'il faille beaucoup le regretter.Ceux qui ne trouvent pas le temps de lire,, c’est qu’ils n’avaient pas grande envie de le trouver.Ceux qui préfèrent une course en automobile ou un raid de bicyclette, à un après-miid passé dans une “librairie”, comme eût dit Mon- parmi nous et même fort en vogue: la J taigoe, c’est qu’ils avaient lecture à haute voix, la lecture pour les imtres, la lecture en public.Celle-là, pour nous en enseigner l’art, il n’est pas besoin d’un traité, ni d’un volume: lu règle tient em quelques mots.Ecoutez comment lisent les acteurs, j’entends tes plus réputés.Vous en avez maintes occasion, l’usage s'étant établi de faire lire par eux les citations dans les cours et, les conférences.Observez lu façon dont ils respirent, cou jient la phrase, soulignent, un mot, préparent un effet.Gravez tout cela dans votre mémoire.Puis, faites exactement le contraire.Peut-être cela ne suffira-t-il pas pour que vous lisiez bien.Du moins, voue aurez chance de nie pas lire > REINE MARIE et se vendra partout $1.00 Ce Corset compare avantageusement avec les corsets de $1.50 ou $2.00 de toute autre fabrication.En outre une jolie bouteille de parfum est offerte en prime avec chaque Corset.Demandez partout le Corset “ REINE MARIE ” à $1.00 et exigez la prime.E.T.Corset Company Limited, St-Hyacinthe, Qué.77, rue York, Toronto, Ont.8 rue Ste-Hélènc, Montréal, P.Q.126 rue Laliberté, Québec, Qué.Prince Arthur et Saint-Laurent.r.chez Lecours et Lanctôt, angle Sainte- | Ise patron 4,853 rut taillé rn une seule grnn Catherine et St Denis et aussi à la.deur.Il faut pour le confectionner 1 verge de Pharmacie .l’Henri Lanctôt, angle ; 3 4 de bor' On peut 80 procurer U> patron cl dessus en envoyant 10 cents nu bureau de ec journal.Les lectrices du “Devoir” peuvent obtenir ces patrons aux conditions suivantes : Remplir,le coupon ci-dessous et retournes-le nu D K P ART E M E N T DES PATRONS .AU ‘•DEVOIR”, "la rue St-Jacauoa Montréal.hletoriena a cessé do tee ém-mivair.Iis «ont.devenus étrangers au train du mondio, insouciants do la vio qui continue autour d’eux.Plaignons ces eu-riemx dont In curiosité s'est lassée.Liseurs fatigués, ils no lisent plus qu’on eux-mêmes.C 'est une grande détrewso.Et c ’est lo signe quo la vio a trop duré, quand on ne rend plus vite to qu’à ses souvenirs, comme, eu co jour do Toussaint, nous renflons visite à no* morts.RENE DOUMIC, do lAcnd-éniio française.(Lo “Gauloia”.) Le Lait Homogénéisé LAURENTIA La question du lait pur, complot, sté | rilisé est à l'ordre «tu jour de la Proies- j sion Médicale et du public.Le lait or- < dinnire est le véhicule des mterooes: lo lait “Laurcntia”, stérilisé, homogène!- j aé e.t 1e lait par excellence, pur et complet, divisé mécaniquement et à haute pression, ce qui le rend facile à digérer, sans sacrifier ses propriétés nutritives.Il est à l’épreuve des microbes et des fraudeurs; il se conserve indéfiniment comme du vin en bouteilles — c’est lo résultat de l’homogénéisation — prooé-1 dé précieux, merveilleux, «pii répond à toutes les exigence* «les hygiénistes ot des médecins.Demandez-le à votee épicier, c’est la Cio Canadienne de Produits Agricoles Limitée qui le prépare avec les soins les rem lus méticuleux à sou usine de Lacolle, AV COUPON Département des Patrons au “Devoir” Ecrivez lisiblement.PATRON No.1853 Nom •• •• •« No.•« .Rue *.• Ville.« Mesure du buste., De taille.Quand voua désirez un patron aolt Iiour fillette ou entant, ne mentionne* nmais la mesure; mentionnez l'Age seu-ement.plus i P- W.Envoyas ce coupon apres que vous l'aurez m pli uu DEPARTEMENT DES PATRONS._ J “DEVOIR'1, avec 10 cents, suit en timbres ou en argent et le patron ct-deazui voue |aera envoyé quelque» jour» aprti.Le Cadeau qui Plait Toujours.UNE BOITE DE GANTS PERRIN Les Favoris de la Mode.La première compagnie d’assurance anglaise établie en Canada, A.Q.1804 rzu PHOENIX ASSURANCE COMPANY Limited, vis UE LONDRES.ANGLETERRE .S7S.5nn.000 350,000,000 FONDEE EN 17*8.CAPITAL BT ACTIF.Sinistre» payé» dopui» la fondation de la OcmpignlV ., ’ Dépôt au gouvernement fédéral et placement» en Canada pour 'la garantie des aaauré» en Canada.n OOO PATER80N « J' B' ^TERSON, No.lie ru.Ageate pour la vlUe.—-Arthur Simard, lî.Lamnntagna, 0.R.Dlaoh».A n Mail.c'.a' Uoull,„ n- Joseph, E.A.Whitehead, Oo, U-Mntéê demandé» dan» le» ville» ot village» où nou» no somme» pas repré- LE DEVOIR, Samedi, 18 Novembre, 1911 6 LES ASSURANCES MARITIMES Les assureurs de Londres expliquent qu’ils ne peuvent les diminuer, à cause des risques à courir Tondres, 18.— 31.Garfit, secrétaire ! de l’Institut des Assureurs de Londres, dorme la réponse officielle suivante des assureurs à la demande faite par M.G.\V.Stephens, au nom des commissaires du Port de Montréal, de reviser les taux d'assurances du St-Laurent.'‘La raison pour laquelle les taux d'assurance maritime sont assez élevés, sur les navires à destination de Montréal et des autns ports canadiens de l’Atlantique est simplement que les risques sont plus grands.Les assureurs reconnaissent que des améliorations très considérables ont été faites en ces dernières années dans le chenal du St-Laurent, mais on ne peut altérer la configuration naturelle des côtes de l’Atlantique.Les naufrages sur les côtes du Canada avant d’entrer dans le St-Laurent ont été beaucoup plus nombreux que sur les routes du Sud et tous ceux qui sont familiers avec les conditions de là-bas reconnaissent les difficultés de la navigation dans ces parages.’’Les assureurs de Londres se sont occupés de cette question avant M.Stephens et d’autres, mais les risques, comme le démontrent les naufrages, nécessitent des taux élevés.“Il n’est cependant pas vrai, comme quelques-uns l’affirment au Canada, que les taux actuels sont les mêmes que ceux qui existaient en 1900, avant les améliorations au chenal.Ils sont plus bas et les tables de cette année nsême montrent une dimifution sur les taux de 1910.Si les courtiers d’assurance canadiens désirent former un petit Lloyd, qu’ils le fassent.Ils verront la raison des taux actuels.Ils feraient bien de former une association de banqueroute en même temps.” FÉDÉRATION NATIONALE SAINT - JEAN ¦ BAPTISTE I blés seront préparées avec beaucoup de bien pourvues; la seule men- HOPITAL STE-JUSTINE ty,, ; soin et très Dispensaire au No 110, Ave.Delor^ tion deg directri(,-es en est une garantje.mi'cr, tous tas jours de lia semamc, a 10 Mesdemoiselles Amélia Broïseau et heures.Marguerite Brossard, les candidates du Tou* teis jours: medecin-e.Co cours de Charité, ont commencé leur Lundi et vendredi: Yeux,nez, gorge, nonne oeuvre.Nous ne pouvons que féliciter les dames de charité de l ’heureux Dre i lies.Mardi: Maladies de la peau.Mercredi et vendredi: Chirurgie.Jeudi: Dentiste.Dispensaire St-Pierre, 217 rue.Visitation.le mercredi 10 h.Goutte de lait, 1107 Ave.Dele limier, distribution à 10 h.a.m.LE COMITE DES ‘ARTS FEMININS- A une récente séance du comité dos “Arts féminins” tenue au Secretariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, chambre 14 du Monument Na-tioua.l, ces dames ont décidé de différer l’exposition et la vente annoncée pour choix qui a été fait; et souhaiter que l’harmonie, qui règne si joliment entre les concurrentes se continue et leur assure un magnifique succès final.La tombola commencera le 27 janvier pour so terminer le 5 février prochain.Le résultat du co cours et des tables sera donné au banque de charité le 7 février.LES ECOLES MENAGERES PROVINCIALES, 14 RUE CHURCH Téléphone de l’Ecole : Est 3706.Téléphone de la directrice : Est 444 HORAIRE DES COURS Lundi soir à 7 heures 30.—Cours de décembre, jusqu'en février 1912, afin de cuisine (en anglais),démonstration.Prix permettre à toutes nos actives femmes de terminer les jolis travaux qui feront de cette exposition, un très brillant succès.Les dames du Comité en sont venues à cette décision après avoir entendu les réclamations de maintes exposantes qui réclament un délai.Du côté (tes acheteuses, on semblait craindro aussi que le succès fut moins beau à 2oc.Mardi.-res a.m.Cours de cuisine, à 10 heu-Prix d’entrée : 25 cents.MENU I.Artichoke Soup.—II.Chicken Timbales (entrée).—III.Chicken, “en casserole”.—IV.Sponge Cake.Mardi, 8 heures p.m.—Cours de cuisine particulier aux sociétés fédérées, cette 6-poque de l’année où les dépenses (iétlération Nationale Saint-Jeau-Bap- Jeudi cuisine.Jeudi cuisine.sont si diverses et si cons'dérablies Nous espérons que cette décision eera bien accueillie et que toutes nos “abeilles” vont se mettre à la tâche pour réaliser les plus fins et les plus jolis travaux dans tous les “Arts féminins”.Pour tous renseignements, s’adresser à la Secrétaire du Comité, Madame Bou-thillier, Chambre 14, Monument National; Tél.Bell: Main 4953.L’ALLIANCE NATIONALE Le Cercle Laurier No 300 do cette société, donnait le 13 courant, son banquet d’huîtres annuel.C’est bien le cas de dire que ce furent de joyeuses aga pes fraternelles et jamais réunion d’amis à notre connaissance ne fut plus agréable et mieux réussie.Les organisateurs ont beu de se féliciter du succès de cette fête à tous les points de vue Le Bureau Exécutif de l’Alliance Nationale était représenté p-ar MM.Geo.Monet, secrétaire général, Dr J.A.Lap terre, directeur, et G- .es Duquette, Inspecteur en chef.M.G.A.Lafontaine, le dévoué pré-sklent du cercle, remercia ensuite scs hôtes d cercle et de de matin à 10 heures.—Cours Prix d’entrée : 25 cents, soir, à 7 heures 30.—Cours Prix d’entrée: 10 cents.MENU I.Pâte feuilletée.—IL Gâteau Bijou.—III.Ponts-Neufs.—IV.Mirlitons.—V.Palmiers.—A'I.Gâteau.des Anges.MENU I.—Asperges à la Vaudoise.—II.Chou-vert glacé.—III.Soufflé à l’Espagnole.COUPE, COUTURE ET LINGERIE Lundi, soir, à 7 heures 30.Mercredi matin à 10 heures.Prix : 6 leçons, $1.00.Broderie, ouvrages d’agrément Mardi, à 2 heures p.m.Prix : çons, $1.00.(Sur demande).6 lo- Le rapport de la Banque de Montréal uu luiviv, iiiscaie terminée le ol < l’avoir répondu à l’invitation du euse (ieg profits pour et pria les délégués de l’Exéeu- je $2,276,518, alors Dans le rapport uunuel de la banque de Montréal, on trouve d'intéressants détails.Ce rapport de l’année fiscale terminée le 31 octobre 1911, ac-la jolie somme „ , , ¦ , ¦ , , , ., ., que ces profits t t de vouloir bien adresser la parole a étaient de $1.797,992 en 1910 et de $1 -1’: s emb lée.Ces derniers à tour de rôle 826,167 en 1909.firent d.e jolis et pratiques _ Mit s dis-1 Les profits de cette année sont les ccurs, démontrant la nécessité de l’exis- plus élevés inscrits dans les livres de tenee d’associations comme l’Alliance î’institution.Nationale et tout le bien qu’elle _ est] Autre détail qui ne manque pas d'in-appel-ée à faire parmi nos compatriotes, térêt: la réserve qui, eii 1910 était de die langue française.j $12,000,000 es cette année de $13 000- M.Tancrède Lachance, président du1000.La réserve excède donc le mon-Cercle Contant No 173, ainsi que 3131.tant du capital pavé.C’est la première le Dr J.E.Gagné, gérant de la Prévoy- fois que la chose se produit, du moins produit, du moins ou ces dernières années.VALEURS IMMOBILIERES Alors qu’il y a quelques années la banque ne possédait que pour $600,-000 de propriétés, elle eu possède maintenant pour $4,000.000.C’est lo chiffre inscrit dans les livres.Ces propriétés sont évaluées à $9,000 000 qui se répartissent comme suit: ter- ra$T 440 oofn00*0 J Jd:f i0?’ H353,000.$1,440,000 ont etc payes en dividen- , ’ "10,,t:ant porté à la réserve fut -¦ furiones : ie,-, Gmil Wells, D>, While, | 1-2 5 1, 7 1 j1 - ; 2émc Oakley, 105, j{0-hinson, 5 a .1.s ;J 5 ;* ^ Gli/ahetli Harwood, 103, Hopkins' 3 1 a ’l'unps : Mo.Chippewa- ont aussi couru.Ivues a yau et W'i s.crn Belli Le championnat canadien du rugby J.A PREMIERE PARTIE DE I MI-FINALE SERA TOI EE \PKES-M1M \ HAMILTON.OFFIC IERS DE LA .101 I E.A SE-(TCT LES Toronto, 18 — Les Argos sont confiants do vaincre facilement les Alerts cet après-midi a Hamilton.Les chain pions de l’O.R.E.l .sont également confiants de vaincre les Rameurs.Voici les pesanteurs et les àg-es des évuipiers qui se ivneo'ntivront demain pour le championnat canadien .ARGON,Al |S \ IT Smith, ailiers .M.-illett, demi .Binkley, demi .Lawson, demi .Doulds, quart .Kent, mêlée .Russell, mêlée .Sinclair, mêlée Gale, ailier .Bancroft, ailier W igle, ailier .Arnold, ailier , Murray, ailier .Moore, ailier .Movcnne .21 25 21 21 31 38 21 21 21 ALERTS Flannery, ailier .W.Becker, demi .G.Fickloy, demi .E.Carr, demi .Harper, quart.¦I.Craig, mêlée .D.McCarthy, mêlée Pfcffcr.mêléo .Ross Craig, ailier , • I.Grey, ailier ., , N.Clarke, ailier .S.Becker, ailier .Rockmaker, nilier , AV.Fiekley, ailier .Moyenne.lie président de de Rugby a publié te des officiers qui de la “semi-finale” medi après-midi à.Arbitre — Hr W.eity.Umpire — Frank Aon.Chronométreur — Pénitencier — Ur •Juges de todehe Br A.W .W right.Mesureurs — liai Montgomery.¦Juges des buts -it Dr W .Woods.Age.22 20 21 26 30 IIS 21 25 21 -sauteur 155 I 10 .13s 2112 I 13 K-, 172 210 187 ISO 100 1 S3 160 155 172 santcur 1 15 135 16a I 10 135 195 18,5 175 195 200 170 175 I là 170 166 l'Unitm Canadienne aujourd’hui la lis auront la direction qui sera jouée sa-llamilton.B.Hendry do A ai Bobbins de Hmntl- llr .1.McCollum, Hooper.— Percy Biggs et DoGruchy et AA.- Dr George Big'gs Le championnat urbain est remis  cause tir FinclénirnU' tv*tnpérnturo.U joute q.ui devait avoir lieu rot après-midi, au champ du McGill entre la Montréal et le AlcGill est remise.Les Montagnards sont là ! ,JrérnV,!V,':,;: DE ( El II'.E(v>( IDE.HE.RAOPKT è A ':ir nier T , ; BEI'.LEt IIOX DE ' P RESIDENT.L'assemblée aunuelle ,lu club ,1e ra-quet.tm.rs le ,Montagnard a eu lie,, hier son ,1 ses salles.Les membres uni de malvenu appelé M.El.Ornalcv à la presidence de cette importante organi-nation.0 E 'assemblée n été très enthousiaste 'IO: cais Montagnards sYn p, tent peur la saismi .pd s’einrira pio-r laiaement.Vei.d i;l liste des orticiers ,;,US.:',II ¦'l'v 'l’I.ier soir.,„éd' de" , M El.tlei'imley; 1er cice-préd-dent, M.Eug.Ileurass.'i, 2:ème \ iee sr;.T ,T ‘msGent secrétai.'¦ -'I.D.Pei'fiiuit; trésorier, M.1 \ l.eemirs; capitaine, M.II.Rirlmrd' as' sisiaiit eapitaine, M.( .Rélis|,, .d'iree leuis.MM P.E.Lamarche, député ; J- I met.II.Savage.G, R Rertlier 3 ( arpenter, L.I>, Decellea.t’Iiinngieumajor.Dr ].||.|b,„aud, clairmi-ma |ov.M.L, lO.Déguisé- p,,-te drapeau, M.II.Pérou; auditeurs : MM.Hamelin et Barrette.Exode de joueurs vers TOuest PO P L1N.DPNDERIULE ET HCL-l>E\ NE JOUEBONT PAS DANS EA N.Il, A.CET HIVER.Vancouver.C.A., 18, Doux autres étoiles de l’Est viennent d'être engagées par Frank Patrick, pour sa nouvelle ligue de la Côte du Pacifique.Ces joueurs sont “Skinner” Pou-du, (pii était le coéquipier de Lalon-do, sur l'équipe du Cnnadiou, et Tmn my Dnuderdale.Barney Holden a éga lommit télégraphié de ' Winnipeg qu’il est en disponibilité.Le Sherbrooke Hockey Club ( 1 ¦ I I V.EQl IPE DE l/IM EUPRO- A INCI AI.E A PEHDI P5d.Ill H\N I I A S A ISDN BH(I-PJ| 1, Shcrbruoko, Qué., IS.Spéciale.— rassemblée anmmlle du Sherbrooke 11oi-key Club a été tenue au Magog House mercredi soir sons lu présidence d'1 Al.( .I .Spafford.Le ra|ir>i>rt du trésoriei' a démontré que le club avait perdu 85tt durant la saison l'hiver dor-tiler, mais on n'a pas moins été satisfait du travail de l'équipe dans Plie terprovineialc.MAI.N.|.AA'iggett et AA.II.Bivlll ,ollt été délégués pour l'e-prcsrnt -r le club A l’ii.-seniblée a t muni -I'1 de la Ligue Interprovincinlc.M.George PoVpy a été élu président et M.I red Hoy le, secrétaire-trésorier.Nous avons eu une entrevue avec j monsieur Maxime Daoust, président gérant de la DAOUST REALTY LIMITED, qui nous a fourni les renseignements suivants que nous nous empressons de communiquer à nos lecteurs.Les villes de l’Ouest, nous dit M.Daoust, semblent de plus en plus devoir s'implanter sur les marchés de l’Est et sur celui de Montréal en parti-cul 1er.Le succès que toutes ces propositions de terrains rencontrent ici, pouvait pâtre au premier abord assez extraordinaire, mais lorsqu’on y réfléchit bien on comprend alors pourquoi le public acheteur saisit chaque occasion de faire des placements dans ces nouvelles villes destinées à devenir des centres importants dans un avenir très rap- Le marquis de Queens-berry à Toronto LE FAMEUX SPORTSMAN ANGLAIS EST L'OBJET D'EN H RECEPTION AU TORONTO BOWLING CLUB.Toronto, 18.— Spéciale - Le Marquis de Queensberry, qui s’est rendu célèbre dans le monde sportif par scs règlements sur lu boxe, était à Toronto hier où il a été l'objet d’une réception nu Toronto Bowling Club.T.e marquis est parti aujourd’hui pour Chicago d’où il reviendra dans quelques jours.Ernie Russell quitte le hockey TELLE EST DU MOINS EA DECLARATION QU’IL VIENT DE COMAIU-NTQCER AL JOl UNAUX.Eroie Russell, le célèbre joueur 'de hockey, dont h- jeu comme “avaivt” a fourni quelques-uns des grandes sensations dans le sport senior du hockey au Canada, vient d’annoncer qu’il prend sa retraite comme joueur de hockey, afin do ne point négliger le commerce qu’il exploite avec succès.En dépit de sa ferme intention do ne plus porter les couleurs cramoisies on espère quo la direction du AA'anderrr réussira à.sc procurer de nouveau les services de ce joueur cet hiver.Graves blessures à un athlète JIM DUNCAN.LE CAPITAINE DU MOHAWK ATHLETIC CEE B EST TRANSPORTE A L’HOPITAL.New-York, ls.— Spéciale — Jim Duncan, capitaine du Mohawk Athletic Club, et qui est considéré comme second seulement à Martin Sheridan, pour lancer le disque, ne pourra probablement plus prendre part aux tournois qui l’ont rendu célèbre.En travaillant sur la vole du New-A'ork Centrai ces jours derniers, l'athlète est tombé sur un rail et s’est blessé grièvement, en même temps qu’il a été brûlé par tout le corps, H est.actuellement sous traitement à l'hôpitaL - -T-t- La Ligue Canadienne de Baseball 11' (Il H DK 1»R.\ \TF()KD I.XC.UiF, FOI R r W FUOOll \1\ D F F \ JOl FF RS DF MASS.VFHI SKITS.Fir.iutforcl, ! T — Spéciale.Ko P>rantfnl Rn.scbîill ( lub vient (Fa terminer FeniJauvmcnt de Harry Donovan, un lanceur de Lawrence, Mass., ri de Vincent ( assanin.un joueur d’a'anl iiarde de ('hel.sca, .Mass.Tous les deux sont considères comme de précieuses trouvailles pour la saison procjiaine do la Li^ue Canadienne de Dasoball.Alf.Smith instructeur du Canadien Ce n’cpt pas Carry Gilmour qui diti-gera cct luxer, en qualité d’instructeur l’équipe de hockey du Canadien, mais bien Alf.Smith, l’ancicimc étoile des champions du monde.\lf.Smith arrivera à Montréal dans quelques jours pour commencer l'or ganisation de l'équipe.Comme l'ai passé.Bill Nosoworthy sera l'assistant de Smith.-4- L’Union Canadienne des Raquetteurs Los clubs do raquetteurs de l’Union Canadienne sont convoqués à une reunion générale annuelle qui aura lieu lundi soir, le 20 novembre, chez MM.Blondin et Corbeil, coin Visitation et Sainte-Catherine.Chaque club est prié do déléguer deux membres seulement.restant de beaucoup supérieure à celle de ces Etats.Permettez-moi d’ajouter deux mots ; au sujet de l'immeuble à Montréal.Comme'vous le savez déjà, il se fait actuellement un grand mouvement dans le but de développer la rive Sud.Le CANADIAN NORTHERN, la MONT REAL STREE T RAILWAY et de nombreux et importants capitalistes sc sont concertés, et vous allez voir se répéter ici l’histoire de toutes les grandes villes du monde dans très peu de temps.Un tunnel ou un nouveau [ pont reliera les deux rives.De plus, j lu MONTREAL «A SOUTHERN COUN- j TIES RAILWAY entend pousser avee i énergie le développement de son ré- | seau sur la rive Sud, et, dans ce but, ' elle a loué la ligne du CENTRAL VER | MONT, qui \ a à Chambly, ligne qui j aéra électrifiée pour le 1er juillet pro- i T ,’V •Y G ; AG-;.V M.Maxime Daoust, Président Gér ant de !a Daoust REALTY LIMITED, Suites 6 à 10 Edifice ‘‘La Presse”, Montréal.proche.| chain, comme l’ont annoncé les jour- En effet, ils sont nombreux les nô- nanx.très qui sont allés dans l’ouest et eu Je ne vous parlerai pas dos autres sont revenus, étonnés de l’extraordi- grandes choses qui vont sc faire sur la naire xitnlité qu’ils ont rencontrée rive Sud, telles que l’Ecole MilRaice, partout., la continuation du Canal de Chambly, De certains endroits presque déserts ^ creusement du Saint-Laurent et la quelques années auparavant, ont urgi Construction de quais.Ce sont an-des villes équipées modernes.En un mot, le .progrès dans son immense essor, semble entraîner avec lui toutes les bonnes volontés, toutes les énergies, et, c’est à la naissance d’une nation que nous assistons en -ce moment.Mais.es parfaitement ormuiisées tani d’améliorations qui s’imposent na-avec toutes les ameliorations tureilcmcnt ci que nous allons voir exécuter tout prochainement.L opi-1 nion publique s’est réveillée soudain, les Montréalais se sont aperçus un beau matin que.presqu’au centre de la \ ilio il y avait un immense terrain vacant, situé sur un magnifique plateau, environ 100 pieds au-dessus du niveau du Saint-Laurent, et où.tout en étant à proximité pour les affaires, on res- .ajoute AI.Daoust, permettez- .- , .moi de vous parler tout spécialement i P're l'a'r frais de la campagne, des villes dont on m'a confié la venté j ,)u reste, ma confiance dans l’avenir des lots.Comme vous le savez SWIFT de la rive Sud est inébranlable; la CURRENT est située dans la partie sud f m M ACKAY REALTY, Incorporated, de la Saskatchewan, et si vous voulez • incorporée au capital de §350,000, bien jeter un coup d’ooil sur la carte laquelle je suis personnellement de cette province, vous ne manquerez : intéressé, possède sur la rive Sud près pas d’être frappé de la situation tout de.yOltO arpents de terrain à proxi-à fait exceptionnelle qu’occupe cette ’ t'
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