Le devoir, 9 novembre 1911, jeudi 9 novembre 1911
DEUXIEME ANNEE—No.262 MONTREAL.JEUDI 9 NCVEMBRE, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS UNIS.#3.00 UNION POSTALE.#(}!oO Edition Hebdomadaire : CANADA .•••••» •»,» 00 ETATS-UNIS .Sl!r»0 UNION POSTALE .„ $*>.00 LE DEVOIR Rédadtion et étration : 7la RUE SAIN' MONTREAl TELEPHONES : ES ADMINISTRATION: Main 7461 REDACTION: Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! M.CAHANet L’IMPERIALISME M.Cahan a prononcé, lundi, au club canadien de l’Université McGill.un discours remarquable sur le problème de la défense navale et la question plus générale de la constitution de l’Empire.(1) Un journal s’est demandé si M.Caban avait été chargé de définir la politique du ministère Borden.11 suffit de lire le discours pour écarter cette hypothèse.Un manifeste de parti u ’aurait ni cette ampleur ni cette hardiesse.' Il est à souhaiter que non seulement le premier ministre et ses collègues, mais tous les Canadiens soucieux de l’honneur national, s’inspirent de la pensée maîtresse de cette conférence.Dès le début, l’éminent jurisconsulte a élargi le terrain du débat.“La question navale, dit-il, n’est pas en soi le problème à résoudre.C’est la question de l’état colonial du Canada qui se pose.C’est le problème de nos relations politiques avec la Crande-Bretagne et son empire qui exige l’attention [immédiate] et une solution -ultime.” L’orateur signale le développement des forces navales des nations qui disputent à l’Angleterre la suprématie maritime et l’impatience grandissante du peuple de la.Grande-Bretagne de voir les colonies partager avec la mère-patrie le fardeau de la défense navale de l’Empire.Il résume, non sans une pointe d’ironie, les appels pathétiques que les hommes d’Etat et les publicistes anglais font au patriotisme des Canadiens et les accusations, plus ou moins déguisées, d’indifférence et_d’avarice que plusieurs d’entre eux portent contre les colonials.11 constate la disposition croissante d’un grand nombre de Canadiens à se laisser convaincre par ces critiques amères et à rougir de leur “prétendue indifférence” et de leur “mesquinerie méprisable.” Du reste, il s’empresse de rassurer la conscience de ses compatriotes et il leur affirme à tous, accusateurs et accusés, qu’ils n’ont rien à se reprocher à ce sujet.11 rappelle à ceux qui seraient tentés àe l’oublier, l’oeuvre immense d’édification nationale que le peuple canadien a commencé d’accomplir et qu’il lui faut poursuivre.Il croit cependant que le Canada entre dans une phase nouvelle de son existence et qu’il est appelé à décider dès maintenant s’il doit s’engager dans la voie qui le conduira à l’indépendance absolue ou dans celle qui l’entraînera “à une participation plus active au gouvernement et à la défense de l’empire.” Et c’est “en déterminant la nature et la portée de notre politique navale” que nous fixerons notre orientation nationale.Qu’on me permette ici une réserve.L’alternative ne s’impose pas, me semble-t-il, avec tant de rigueur ni surtout à si brève échéance.Je reviendrai sur ce point.• • « M.Caban croit avec raison que les Canadiens, qu’ils soient d’origine française ou anglaise, préfèrent évoluer dans l’orbite de l’Empire britannique plutôt que d’en sortir.Il croit également que le peuple canadien est prêt à porter allègrement sa part du fardeau de l'Empire.“Mais, s’empresse-t-il d’ajouter, il (le peuple canadien) pose deux conditions absolument essentielles de son acceptation directe ou indirecte des responsabilités de l’Empire: premièrement [l’Angleterre] doit abandonner franchement et complètement au Canada la direction des affaires exclusivement canadiennes ; et, en second lieu, le Canada doit participer à la direction impériale de la politique de l’Empire dans l’exacte proportion de scs contributions au coût du gouvernement et de la défense de l’Empire.” L’orateur ne fait pas le partage des “intérêts exclusivement canadiens” et des “intérêts de l’Empire.” Il ne tente pas même de l’ébaucher.C’est un problème très complexe dont les données les plus élémentaires ne pouvaient guère entrer dans le cadre restreint d’une conférence.Mais le point sur lequel il insiste, e 'est celui de la proportion des droits et des devoirs impériaux.C’est la pensée dominante du discours.Elle se manifeste sous maintes formes différentes, avec une force et une ampleur superbes.“Le peuple canadien est disposé à contribuer au coût du gouvernement de l’empire à condition d’être invité à participer à ce gouvernement ; mais il refusera assurément toute contribution c/ui ne sera pas basée sur ce principe d’égalité [des droits}.” .Le peuple canadien est, je crois, disposé à coopérer avec le gouvernement britannique au maintien de la suprématie d’une flotte impériale, pourvu qu’on lui offre l’égalité des droits politiques (equality of citizenship) dans l’Empire.« ;• •• •• •• •• • • •• •• •• • • •• •• • • »• •• • • .».S’il doit exister une association pour contribuer à la défense de l’Empire, le peuple canadien insistera pour être accepté comme associé dans la direction des destinées de l’Empire.La sanction de ce principe d’égale répartition des droits et des obligations, M.Caban n’hésite pas à en retracer l’origine dans les résultats de la révolution américaine qui a réglé la question “pour toujours”.L’orateur dispose en quelques mots, adoucis par la courtoisie d’un vainqueur généreux, de la politique faible et fallacieuse du cabinet Laurier, “inefficace” pour l’Empire, “inutile et coûteuse” pour le Canada.Et—ce qu’il importe davantage de souligner—sa logique claire et puissante écarte l’appel “aux sentiments de fraternité,” la contribution volontaire a la défense de l’Empire en cas de danger.“Car, dit-il, accepter l’obligation morale ou légale de protéger la maison de son voisin en cas d’incendie, c’est reconnaître encore davantage l’obligation morale ou légale de contribuer annuellement à tenir la maison du voisin assurée contre le feu.” En termes exacts, si le Canada se croit tenu moralement de venir au secours de l’Angleterre en danger, il doit se préparer d’avance, en temps de paix, à rendre ce secours efficace.Il doit, par conséquent, organiser ses forces de terre et de mer, en vue des guerres de l’Empire.Et c’est ramener la question au même point sous une autre forme.J)o tous les aspects de ce grave et intéressant problème, c’est peut-être celui-ci qu’il importe davantage d’envisager.Car c’est sous cette forme que la question se pose d'une façon tangible.C’est ainsi qu’elle s’est posée brutalement lors de la guerre d’Afrique—et l’on a pu constater alors combien l’appel à la raison est futile lorsque la voix du sang et de la passion s’élève.C’est encore ainsi qu’elle s’est posée pendant la panique allemande, d’où est sortie l’offre de vingt millions de M.Borden et le lamentable Niobé de M.Laurier.Dans l’évolution des peuples et des régimes politiques, et particulièrement dans le développement de la constitution britannique, les faits ont une importance bien supérieure aux lois.Les lois ne sont d’ordinaire que la sanction du fait accompli et plus souvent encore la simple résultante d’une succession de faits.Aussi M.Caban, qui possède à fond l’histoire du droit public anglais, ne se gêne pas de mettre au rang des sophismes l’argument du “secours volontaire aux heures de danger.” auquel se sont laissé prendre, non-seulement le premier ministre actuel et son prédécesseur, mais plusieurs même des plus sincères défenseurs de l’autonomie canadienne.Cette analyse, forcément incomplète, prouve, il me semble, que M.Caban s’est placé sur un terrain incomparablement plus large et plus solide que celui des partis.A demain l’étude de ses conclusions et quelques réserves qui ne diminuent en rien la satisfaction très grande que j’ai éprouvée, en eom-mun, je pense, avec tous les lecteurs du Devoir, en faisant l’analyse de ce magistral exposé du plus important de nos problèmes nationaux._______ Henri BOURASSA.(Il T.a traduction presque complète du texte de ce discours a paru dans le "Devoir ' de mardi, le 7 novembre.La plupart dos journaux n’en ont donné qu’un résumé,— et quelques-uns en ont assez singulièrement dénaturé les parties essentielles.BILLET DU SOIR MUSIQUE PERSONNELLE Moi qui ne vais pas à l’opéra, parce que j’en sortirais fou avant In fin du premier acte, je me paie le luxe d'un bon cigare, chaque jour, après souper, comme compensation.Je regarde évoluer la famée lente, je rêve et j’entends les plus beaux chants du monde sans m’exalter, vu que j’en suis l’auteur.En fait de musique, je m’avoue d’une ignorance exemplaire: j’aime seulement celle, que je comprend.La mienne me plaît.J’ignore d’après quel système, suivant quelles règles elle est composée, mais j’affirme qu’elle chante et exprime des sentiments et des idées.Je suis incapable de la no\ ter avec des mots, et si je la tur-lutais à un musicien, il me dirait qu’elle est “intranscrivable.” Il aurait raison; chaque art a ses lois propres qu’il faut observer au risque de ne rien faire qui vaille.Mais ma musique à moi n’est pas pour la galerie; clic est à mon usage personnel et n’enchanterait pro bablement nul autre.J’en prends mon parti, et c’est toujours en silence que j’harmonise.J’admire les grands compositeurs.Gounod est certainement un dieu.En voilà un qui ne blaguait pas en blanches et en noires! Sa musique est écrite, el bien, à ce qu’on dit; elle se joue et est incomparable.Gounod est un maître qui a produit; son génie mis à part, s’il n’avait rien couché sur le papier, je serais peut-être son égal.Qu’il lève la main, celui qui peut prouver le contraire! Remarquez, en passant, comme personne plus qu’un aveugle n’est toujours prêt êi discuter des couleurs.Les critiques qui liront ceci hausseront les épaules: je leur demanderai ce qu’ils goûtent de plus que moi dans la musique?Elle leur fait plaisir, à moi aussi.Je ne peux pas déchiffrer les partitions,.mais j’entends ce qu’il y a dedans.Convaincu de mon incompétence, pour tout jugement, je formule: J’aime cela, ou: Je n’aime pas cela, et j’évite ai mi de commettre des appréciations ridicules.Pour un ignorant, le meilleur critérium est encore un bon goût, mais il est indispensable d’en être doué, et je ne vais pas jusqu’à dire que c’est mon cas.Mon cigare nie brûle les lèvres, et je n’ai pas le temps de me relire.Je m’écoute et, sans me vanter, je vous assure que ce n’est pas mal du tout, dans son genre.ALBERT LOZEAU.L’exemple de Cartier La mentalité de certains libéraux a changé.En 1872, la plupart s’entendaient pour maudire Cartier et ses doctrines politiques.Et, cette l annéedà, les ancêtres des gens qui ont tiré les cailloux de Saint-Roch et de Saint-Hyacinthe, manquaient d'assommer, sur une place de Montréal, sir George-Etienne Cartier, que le Canada vante ce matin, et pose en exemple aux gouvernants actuels.Le Canada a raison de louan-ger Cartier.Mais il est malheureux que certains de ses maîtres et peut-être même aussi l’auteur de l’article, n’aient pas suivi son exemple.Car on n’a pas vu Cartier, se Lever de son fauteuil, en pleine Chambre, pour dire que scs frères des autres provinces n'a-vaient nul droit à l’usage de leur langue devant les tribunaux et dans les législatures; on ne l’a pas entendu, non plus, pérorer avec emphase, lancer le cri de race, et se faire, de ses frères par le sang et par la langue, un escabeau où grimper vers des honneurs gagnés à force de lâchetés et de “couardise”.Le mot est du Canada, et il retentit comme un soufflet appliqué sur la face de certains de ses amis, hier omnipotents, aujourd’hui débris tombés dans la poussière des rues, et que personne ne veut plus connaître.Nous avons confiance que les ministres qui représentent l’élément canadien-français dans le nouveau cabinet suivront la tradition politique de Cartier, et seront ses élèves et ses disciples courageux.Nous espérons ne pas les voir, ceux-là, ramper bouteuse-ment afin de mieux arriver aux honneurs.Et nous espérons aussi qu’ils auront le courage de leurs convictions, et ne s’engageront pas dans les voies larges de l’opportunisme où cheminèrent les Laurier, les Lemieux, et tant d'autres, aujourd’hui culbutés du pouvoir ou retirés en des retraites où ne pénètrent pas les rumeurs de la politique.Cartier fut loyal à la Grande-Bretagne.Nous le sommes.Cartier.le 19 mai 1870, écrivait à Lon- dres qu'il était heureux “de voir que le gouvernement anglais ne veut pas changer ni diminuer les obligations qui existent des deux parts en cas d’une guerre étrangère,” et que “le gouvernement, impérial reconnaît pleinement l’obligation dans laquelle il se trouve de défendre chaque partie de l’empire avec toutes 1rs ressources qu’il possédé.’ Et nous nous en tenons à cette politique, la seule vraie, la seule fière et franche.Il n’appartient pas à une feuille comme le Canada, qui approuvait jadis ce qu’elle avait attaqué quelques mois auparavant.— la construction d’une marine de guer re au Canada, — de venir faire la leçon à des gens qui n’ont pas changé, et ne changeront pas, eux, d’avis sur une aussi grave question que celle de la participation du Canada à la défense générale de l’Empire.Et si nous sommes heureux de voir le Canada louanger aujourd’hui sir Georges Etienne Cartier, nous regrettons encore une ibis que les maîtres de cette gazette ex-ministériel le n’aient pas songé à suivre l’exemple de cet homme d’Etat, quand ils ont détenu le pouvoir et dirigé les des-tinéees du Canada.GEORGES PELLETIER.La démission Balfour La simple lecture des dépêches concernant la politique anglaise suffisait pour comprendre qu’un jour ou l’autre le chef du parti unioniste démissionnerait.La désunion s’accentuait de plus (m plus au sein du parti depuis luelques années.C’était d’abord la politique fiscale qui menaçait le briser le parti, puis La question du veto de la Chambre des Lords et enfin les réformes constitutionnelles.Opposé au début à toute idée protectionniste que comportait le -projet de préférence réciproque aux color vie -M.Balfoup se rapprochait ensuite de la faction Chamberlain et finalement adoptait pour programme la réforme du tarif, mais avec une certaine hésitation qui laissait subsister le malaise parmi ses partisans.Déjà l’on parlait de lui substituer un leader plus résolu et plus agressif.Puis vint la question des réformes constitutionnelles, provoquée par le refus de la Chambre Haute de sanctionner le budget.Ardent au soutien de l’attitude de.la Chambre Haute, tant qu’il crut possible la victoire de celle-ci, M.Balfour avec lord Lansdowne finit par céder devant l’inévitable plutôt que de provoquer une crise dont l’issue pouvait être si grosse de conséquences pour l’avenir.Et cette évolution lui attira encore de nouvelles difficultés.La résistance de lord Hals-bury fut chaudement appuyée par un groupe considérable de commoners unionistes.Enfin, la fondation du club Halsbury, se recru tant presque exclusivement parmi les partisans de la résistance à outrance, acheva d’accentuer la scission.M.Balfour a compris que la direction du parti dans de telles conditions ne pouvait être qu’une cause perpétuelle d’ennuis pour lui-même, et d’échecs pour les unionistes, et il cède la place à un autre.Quel sera cet autre?On parle de M.Austin Chamberlain, de M.Walter Long, de M.Bonar Law et de M.E.F.Smith.Ces deux derniers sont regardés comme les plus brillants orateurs de leur parti, mais ni l'un ni l’autre, non plus que MM.Chamberlain et Long d’ailleurs, ne possèdent la liante culture intellectuelle et le prestige incontestable de M.Bal-four.Par contre, ce sont tous quatre d’ardents partisans de la réforme du tarif, d’agressifs debaters et des organisateurs d’une habileté reconnue.La politique est une étonnante boite à surprise, et il se peut que le gros du parti unioniste, abasourdi, dit-on.par la démission de M.Balfour, lui donne un successeur qui ne soit pas tout à fait de la mentalité de ceux qui paraissent s’imposer davantage.Qui pensait à Campbell Bannerman comme suceseeur de Gladstone il y a quelques années?Avec Chamberlain, Long, Law ou Smith, la bataille sera sans doute plus vive qu 'avec M.Bal-four, mais conduira-t-elle plus vite au succès de la réforme du tarif, par exemple?La mentalité actuelle du peuple anglais permet d’en douter.En somme les dernières élections anglaises furent assez vigoureusement conduites par l’opposition dont la cause bénéficia aussi de recrues importantes, et c’est à peine si elle réussit à conserver le terrain précédemment acquis.Et si la réforme du tarif triomphait, quelle in fluence aurait-elle sur les rela- A propos de la glace Dans des interviews donnés au “Herald", M.Meldrum, de la “City Ice Company”, déclare que le lac Saint-François est l’une des sources d’approvisionnement de cette compagnie et qu’elle y prendra, eet hiver 40,000 tonnes de glace comme elle en récoltera aussi à Valleyfield et au pied des rapides de Laehine.C’est donc que cela peut se faire et.Uou croira sans peine que la “City Ice Company” n’irait pas s approvisionner si loin si les frais de transport ne lui laissaient, au prix qu’elle vend cet article de première nécessité, un bénéfice fort appréciable.Mais les marchands ne s'accordent pas.M.E.1’.Bernier, de la “Dominion -Ice Company”, dit,1 toujours au “Herald” qu’il n'est pas pratique d’aller chercher la glace dans le lae Saint-François, à cause de la distance et des difficultés du charroyage.-M.Ouimet, de la “Union Ice Company,” dit à peu près la même chose.C’est doue que MM.Bernier et Ouimet sont convaincus qu’en allant s’approvisionner si loin, lo coût du charroyage serait tel que les compagnies qu’ils représentent ne pourraient plus faire les bénéfices raisonnables auxquels elles ont droit.Qui a raison ,qui a tort ?Ce n’est certes pas tout le monde, et si les uns donnent le démenti à l’autre, ees messieurs régleront la question entre eux.Nous n’hésitons pas à croire qu’il est fort possible d’aller récolter la glace sur le lac Saint-François, de la charroyer à Montréal, de l’emmagasiner et de la vendre à un prix beaucoup plus bas qu’on ne le fait depuis plusieurs années.M.Meldrum dit: “Si quelqu’un pense qu’il peut administrer un commerce de glace mieux que uous on vendra la glace à meilleur marché que nous le faisons, nous consentons à ce qu’il essaie.Si quelqu’un veut l’acheter, notre exploitation est à vendre.Pour employer une expression yankee aussi énergique que peu élégante, M.Meldrum parle à travers son chapeau.Je ne suis certes pas capable d’acheter la “City Ice Company”, mais cela ne prouve pas que j’ai tort.11 n’en coûte rien pour avoir le droit de couper de la glace sur le lac Saint-François; les tailleurs de glace ne doivent pas être payés plus cher que les mineurs d’anthracite, le transport de la glace par le chemin de for ne coûte certainement pas plus cher que le transport du charbon.Reste donc l’emmagasinage, la distribution quotidienne et la déperdition, causée par la chaleur.Prenons ce dernier point.Une personne prend dix livres de glace pendant l’été, soit pendant mai, juin, juillet, août et septembre, soit encore 153 jours.Cela fait donc 1530 livres pour la saison.A $8 pour la saison, cela fait 5.45c.par bloe de glace de dix livres, et cela ferait aussi $10.90 par tonne de glace de 2,000 livres.Or quand le client achète de la glace pour la saison, il ne paie pas pour le poids de glace qu’il recevra chez lui, mais pour ce que la compagnie lui dira être un bloc pesant.10 livres.Ce n’est pas dans l’entrepôt du marchand que la déperdition du poids se fait, mais pendant la distribution à domicile.Donc ce n ’est pas le marchand qui fait une perte de ce chef, c’est le client.Restent les frais d'emmagasinage et de distribution quotidienne.Ls marchand peut-il prouver que les partes qu’il éprouve de ces deux chefs sont supérieures à la différence qui existe, en sa faveur, entre les autres frais d’exploita-ttion du charbon et ceux de la glace ?Fred.PELLETIER.lions de l’Empire avec ses colonies?Autant de questions qui donnent à la retraite de M.Bal-four une importance plus qu’ordinaire.JEAN DUMONT.Le docteur Kattini-Malouf vient de découvrir une nouvelle raison de la défaite de M.Laurier : Voici ce que dit le “Canada” du discours de M.In président du club Letcllier : _“I1 termioe en montrant quo c’est la campagne inqualifiable des nationalistes qui a a-meuté les Anglais contre les Canadiens-français et ont (sic) amené le résultat malheureux du 21 septembre" .Mais Rodolphe se trompait donc quand il parlait du sermon du père Vaughan ?Et le “Canada” et le "Globe” se trompaient aussi quand ils ont dit que les nationalistes étaient et Hflnt encore les alliés des féroces tories ?Accordez vos violons, piteux ménétriers enfarinés I L’AVENIR DE LAGÜERRE M.Andrew Carnegie donnait, il n'y a pas longtemps, dix millions de piastres au tribunal international de la Haye, afin qu’il recherchât le moyen de mettre fin pour tout de bon aux guerres internationales.Le milliardaire tie Skibo Castle est si confiant en la «disparition des combats sur les champs de bataille, qu'il a même déterminé au juste, nous affirme une revue anglaise, quel usage il faudra faire ensuite de la rente de ces dix millions affectés à des fins si pacifiques.Les évènements actuels devront ébranler quelque peu les espérances de M.Carnegie.La guerre italo-turque, la rébellion chinoise, et les rumeurs sans cesse grandissantes de conflits entre l’Allemagne, la France et l’Angleterre ne sont pas de nature à rassurer les pacifistes convaincus et ceux qui prévoient à brève échéance la paix universelle et perpétuelle.Après les redoutables guerres de l’Empire, lu Sainte-Alliance devait assurer à l'Europe une ère de tranquillité indéfinie; mais elle prit vite fin ; et au lendemain de Sa down, tandis que les congrès pour la paix se multipliaient, l’Allemagne préparait dans l’ombre l’attaque de la France, où le troisième Empire trouva une fin lamentable.Plus on parle de paix, et plus la guerre est proche, affirment des gens à tournure, d’esprit paradoxale, mais qui n’ont pas toujours tort.A l’heure présente, les rumeurs de guerre surgissent de tons les coins de l’univers, et il n’est pas de mois que quelque conflit ne menace d’éclater sur quelque point du globe.Aussi les pacifistes se fatiguent-ils de la longue veillée où ils ne voient p.ns encore poindre l’aube pacifique.Il y a quelques semaines, dans la Nineteenth Century de Londres, un auteur anglais, M.Harold Wyatt affirmait que la guerre m’est pas un mal, et qu’il n’en faut pas désirer la disparition, ni l’attendre non plus, car on l’attendrait vainement.M.Wyatt envisage la guerre, d’une façon générale et tente de démontrer qu’elle n’est pas tout simplement le triomphe de la force brutale.A son sens, elle est, en soi, un état de crise où les qualités matérielles et morales de même que les capacités intellectuelles des pays trouvent la plus belle occasion possible de se manifester.Et, d’habitude, le peuple qui triomphe de son adversaire est celui qui a le plus de toutes ces qualités essentielles à une véritable nation, ajoute l’auteur.C’est, rappelle-t-il, Napoléon qui disait: “À la guerre, les facteurs moraux, sont aux facteurs matériels ce que trois est à un.” Et, de ces facteurs, M.Wyatt place au premier rang la bravoure des soldats, prêts à s’immoler totalement au service de leur pays, par esprit de patriotisme et d’bon neur.Sans doute, il faut que le soldat soit bien entraîné, bien ¦discipliné, actif, industrieux, infatigable, habitué aux privations.Il y a aussi le courage, le patriotisme, l’habilité, le discernement et l’intelligence vive, large et prompte à, concevoir et à exécuter, des chefs, de même*que leur magnétisme personnel, et leur emprise sur leurs soldats.-Mais ces deux facteurs, si puissants soient-ils, ne peuvent assurer le triomphe d’une armée, si le travail secret mais dévoué et intelligent de chefs et de fonctionnaires aptes à veiller au jour le 'jour sur l’armée, à la munir des meilleures armes, des meilleurs projectiles, et des meilleurs instruments de campagne, ne vient seconder et appuyer l’action des généraux et des soldats.Et puis, il y a encore un autre facteur à ne pas négliger: la nation.C’est elle qui paie les frais des armements, qui se choisit des chefs, d’où dépendent en grande partie la politique extérieure du pays, et c’est d’elle que sort l’armée.Comme le constate avec, justesse M.Wyatt, “tel peuple, telle année.SU le premier est gangrené, la seconde ne sera pas bien saine; s’il est robuste et bien portant, par contre, la seconde ne sera pas anémique.” Si la guerre, dit M.Wyatt, a de tristes et de pénibles côtés, et si elle cause la mort de milliers d’hom mes, elle a néanmoins de grands avantages.Elle est, à son sens, “le jugement de Dieu.” Il s’en sert pour récompenser les peuples énergiques, laborieux et disciplinés: elle les rend plus prospères et plus grands encore.Et c’est la guerre aussi qui met à leur véritable rang les nations puissantes qui se sont abâtardies et corrompues.Elle marque leur déchéance, et le jugement de Dieu ne s’y trompe point.C’est “le gendarme de Dieu, qui vient de temps en temps passer l’inspection des peuples et leur assigne avec justi- ce leur nouveau rang.” Sans doute, remarque M.Wyatt, la guerre ne distribue pas toujours la justice de façon équitable.Cette loi historique n’est, exempte d’exceptions.Elles sont de nos jours si nombreuses qu’elles paraissent démentir M.Wyatt.Mais il no s'en inquiète guère.Ce n'est pas une règle absolue, dit-il; et puis, l’histoire est là pour démontrer que lorsque les petits peuples ont pris les armes contre de grandes nations, fortes en apparence, ceux qui semblaient les plus faibles ont souvent triomphé.Et c’est ainsi que des nations, naguère de, troisième ordre, ont passé, grâce aux guerres, au rang des plus fortes, tandis que d’autres, puissantes, apparemment ,ont déchu et se sont même anéanties.La thèse de M.Wyatt a de beaux côtés; et l'idée de la guerre, "gendarme de Dieu,” si elle n'est pas neuve, — Bossuet et d’autres avant lui l’ont maintes fois exprimée, n’en est pas moins profonde.Il est certain aussi que la guerre, si elle a de mauvais aspects, grandit souvent une nation, et entretient le patriotisme et le courage chez celles qui la font quand elle est juste.Mais il y a tant de conflits injustes, inutiles, et faits pour des motifs purement sordides qu’il eût importé à l’auteur anglais de faire nettement une distinction, à ce propos, dès le début de son étude.L’oubli de M.Wyatt n’enlève rien à la justesse des remarques qu’il fait sur la guerre, prise en soi, mais elle laisse subsister une certaine équivoque qu’il eût mieux valu faire disparaître tout de suite.A tout évènement, il semble bien, si l'on en juge par les évènements actuels, que les conflits internationaux ne soient pas à la veille de disparaître; il n’apparaît pas que le tribunal de la Haye les puisse tous régler sans qu’il y ait effusion de sang humain, et tout laisse prévoir que M.Carnegie pourra verser encore quelques millions dans les coffres des avocats de la paix universelle sans avoir à se préoccuper de la façon dont ceux-ci devront en disposer, la question de 1 abolition des guerres internationales une fois résolue.Car elle ne le sera pas de sitôt.PAUL MOREAU.Sur le Pont d’Avignon.M.Rodolphe Lemieux dégringole, “.luvénai” écrit ses louanges dans le “Canada”, ce matin, et le metteur en pages vous colle Gadbois,MM.Dufresne et Lan-néticié aussi longtemps qu’elle Ta pu.I M.^Olivar “I^senn La Vieille en est maintenant repue et elle irappellera plus M.j très.Adolphe Lecours à la rescousse du National, soyons-en sûr.Espérons que M.Lecours et son petit groupe de partisans se ral lieront en fin de cause au projet du docteur Cousineau, tel qu'adopté hier soir, et souhaitons-lui de donner rie nouvelles preuves de son dévouement au sport canatlicn-français.JACQUES CANAYEtf.tre Kennedy, Je sais que cela est, et comme preuve messieurs, je dois vous déclarer que pas plus tard qu’avant-hier, j’ai reçu de M.Kennedy, une offre de $g,000 de salaire, si je voulais gérer son équipe de erosse dans ta N; L.U.1 ’ai refusé, parce que je savais qu ’en acceptant, c’était travailler eoutre les intérêts du National, parce que j’ai trop fait pour le National, pour le trahir de cette façon.J'assistais, messieurs, à une assemblée secrète de la N.L.I ., tenue au Freeman, le jour de la Fête d'Actions de Grâces.Une voix.—En quelle qualité étiez-vous là, M.Lecours ?M.taîcours.—Je in y étais rendu sur l’invitation de Joe Lally de Cornwall qui en arrivant à Montréal me téléphona pour savoir où il pourrait rejoindre George Kennedy.Je cherchai à atteindre ce dernier par téléphone, mais u'ayant pu communiquer avec lui, je me rendis à l’assemblée du Freeman, où se firent les révélations que je vous communique en ee moment.Saviez-vous M.le président qu'il y avait une assemblée de ta N.L.U., au Freeman ce jour-là ?Le président.—Oui, je le savais, M.Lecours, car Joe Lally m’y avait invité.Seulement, comme j’avais donné mon engagement solennel auprès des clubs rte la nouvelle ligue do ne pas les lâcher, je refusai de m'y rendre.M.Ijecours termina en déclarant qu’il regrettait h* nouveau pas du National et venant à sa rescousse, M.Kosaire Prieur déclara qu’en brisant avec la N.L.U., le National allait à uue débâcle cert aine.Cue toile de protestations, accueillit ectte déclaration, et provoqua l’admirable réplique de M.Dufresne, que nous citons plus haut.En expliquant la constitution de la nouvelle ligue, te docteur Cousineau, énuméra les avantages qu’elle donnerait à tous les clubs qui cp feront partie.La nouvelle ligue n’aura pus de président salarié, et pour le choix de.» arbitres, elle sera obligée de s’en tenir à la commission d'arbitres qui aura été nommée pour la saison.En vertu de l’entente passée entre les divers clubs, des canadiens-français feront partie de la commission.Le docteur Cousineau déclara égale meut que les clubs de la nouvelle ,igue étaient les plus forts qui existent ,et il cita le Toronto, dont la franchise appartient au Toronto Street Railway.Le National ne sera plus obligé tie faire des cadeaux de $300, aux clubs étrangers, comme le Cornwall et le Capital, quand ces clubs visiteront le National, et les recettes, de ce chef, augmente rout, le nombre de partie-s jouées sur te terrain local devant être augmenté également.L’une des révélations intéressantes faites à l’assemblée d’hier soir, est celle, de M.Ijecours à I ’effet que la N.L.! .s’était empressée de se procurer des lettres patentes, en apprenant qu’une nouvelle ligue se formait.Le président Cousineau annonça aussi hier soir, la fondation projetée d'une maison de club en ville, au-coût d’une trentaine de mille piastres.M.Cousineau annonça que déjà six mille piastres avaient été souscrits à cet; effet, et il fit un appel aux membres, pour grossir ecs souscriptions.L’élection des officiers ne donna lieu à aucun incident sensationnel, si ce n’est que ce fût M.Rosaire Prieur, l’un 1 des adversaires acharnés fie la nouvelle ligue, qui proposa Jui-mêmo la réélection du nouveau président.Nous publions ailleurs, les noms îles nouveaux officiers.A ces noms, il faut ajouter celui do M.A.L.Caron, l’ancien président du comité do crovsse, qui a été élu ti ’emblée, président-honoraire de l'Association.Avant de lever la séance, on vota des remerciements aux officiers sortant do charge, aux scrutateurs et aux Les Nouveaux Directeurs du “National” Président : Vice-Prés: Secrétaire: Trésorier: Directeur: Dr, J.-A.Cousineau.Geo.Mayrand, N.P.Maurice Loranger.N.P.J.-N.-O.Ledoux, Comptable.R.Lauzon, Ingénieur sanitaire.T.Girard, Agent d’immeubles.J.C.Trudeau, Avocat.W.Labrecque, Courtier d’assurance Jos.Thouin, Restaurateur.Sur les Pistes Américaines Le handicap Latonia est gagné par Meridian.— Une surprise par Husky Lad à Jamestown.— Les résultats à Marlboro résultats des furlongs.— 1er.•JtVw Rose of 3ième Acquin, 1.10 2-5.Latonia, 8.— Des épreuves très contestées ont marqué les courses de cet après-midi.Voici 1 épreuves : 1ère Louise.5 1-2 Brig, 107, Steele.•Jeddah, 110, Tin ¦nor.lOii, (Joose.Temps : Bouncing Lass, Seringa.Clara Atkin, Satesia, Lucky Wish, Island Queen ont aussi couru.Mutuel : Brig, S13.20 straight ; {'S.7U place ; J4.IO show.Hose of Jeddah, S.i place ; £2.60 show.Acquin, $3.90 show.•Jicme Bourse, six furlongs.—1, Font, 108, Turner.2 Royal Captive 108, Loftus.3 Arnoret, I 12, Fain.Temps 1.16 1-5.Winning Widow a aussi couru.Mutuel : Font, $11.90 gagnant : 95 place ; S2.80 show.Royal Captive, 83.60 place ; £3 show.Arnoret, $2.70 show.«ièinc Course, 1 1-16 mille.— 1er, Swartshill, 100, Koerner.2 Nan Ferguson, 100, Cook.3 Supple, 108, Sljjirvin.Temps, 1.53 1-2.Wishing Ring.Sugar Lump, Rash.Lotta Creed, liana, Canopian, Indian Maid.F.ffendi ont aussi couru.Mutuel : Swartshill.810.10 gagnant 87.50 place : 86 show.Nan Ferguson 816.20 place, 87.60 show.Supple, £•1.30 show.tième Course, ti furlongs.— 1 Meridian, 113, Dugan.2 Cherrola.110, Moore.3 Little Father, .107, Koerner.Temps 1.16.Grover Hughes, F’ollj si couru.5ième Coursé, 1 m ger Mack, 100, Goose, 30, place 81 1.90, ,show Frog Legs, 118, Fain, iog C'oon, 108, 3 à 2, 3 à 5.2cnu Kittcry, 102, McCahcy, 4 à 1.6 à i et 3 ù 5.3 Sadif! Shapiro, 107, Gor don, Il à 5, 7 à 5, 2 à 5.Te p.1.03.Norma Girl, Prainised Land, Orpert! et Maxentius, ont aussi couru.tième Course, 1 mille.— 1 Husky î.ad, 90, McCabe, 8 à 1, 8 à 5.Bob R., 107, Peak, 9 à 10, i! à 3 3 Madrigalian, 100, Bvrne, 3 à 1, ‘.à 10.Temps, 1.41 1-5.Busy a aussi couru.5ieme course, 5 1-2 lurlongs — 1 Mon ami, 10.3, Bymc, 9 à 10, 1 .3.3 Moncriof, 1Ô8, McCahey, 11 i 5, 3 à 4.3 Chilton, Squaw, 100, Ambroise, 8 à 1, 3 à 1.Temps : 1.08 1-5.Stanley S.Jennie Wells, Woodland- er.Minnie Bright, ont aussi couru.Oléine Course, 1 1-16 mille.— l Set- vivence, 106, Forehand, 7 à 5, 2 à 5.2 Ou Bon.103, Ural, 4 à 1, 6 à 5.3 Montgomery, 111.Schutting- es.8 à 5, 1 k 3.Temps, 1.49 3-5.F.ddie Granoy a aussi couru.1912 Pierce Arrow Nous avons été nommés seuls agents dans la Province de Québec, de la Pierce Arrow Motor Car Co, fabricants des célèbres Voitures Automobiles “Pierce Arrow” 3 grandeurs de chassis, toutes à six cylindres, 36, 48 et 66 chevaux-vapeur.Le corps de la voitures est de 16 variétés différentes.The Motor Import Co.of Canada Limited Entrepôts : EDIFICE DU FORUM, rues Ste-Catherine et Atwater TEL.UP 2600 Raccordement Privé Aussi HUDSON 33 dont l’ignition et la mise en train se (ah antomatiquement de Maisonneuve, et une foule d’au- Lcvy ont aus- 1 I lie.— 1 Aland-straight 842.-85.10.2cm< place 344.30, show 83.10.3 Kaiser.105, Turner, shpw 83.20.Temps, 1.45 2-5.Coy I.ad, Nicias.Cloud Chief.Duval, True Blue, Rrossrau.Lady Light-couru.1 1-S mille.— 1 John F'iin, straight ¦ show 84.10.2 G.w.Dugan, place 810.SO, 3 Tny Fay, 103, Tur- ning ont aussi thème Course Reardon, 109, place 86.80, Miller, 112, show 86.70.tier, show 83.60.Temps, 1.57 3-5.Startler, .Mock,or, ont aussi couru.Console, Calcasa Marlboro, 8.— Gun Cotton, piloté par Tueky, a triomphé, dans le steeplechase do cot après-midi.A oici les résultats des autres épreuves : Hère (’ourse, 7 furlongs.— 1er Joe Rose, 123, Trnxler, 4 1-2 à 1, 7 à ,) et 7 à 10.2 Dr Bgrkley, 123, Dennison, 1 à 5, I à 3.3 Sir Eve- lyn.123, Etstep.2 1-2 à I, 4 à 5, et 2 a 5.Temps, 1.34.Old Erin, T.B.Spears et Lighthouse, ont aussi couru.2ièino Course, 7 furlongs.— 1 Chip-pewayan, 112, Williams.5 à 1, 0 à 5 et.2 à 5.2 Kilderkin.114, Jack- son, 6 à I, 3 à 2, et 2 à, 5.3 Aluff 101, Hopkins, 3 à 5, 1 a 4.Temps 1.34 1-2.Films, Blanche, Francis, et Sir Edward ont aussi couru.3ième Course, 5 furlongs, — 1 Republican, 117, Troxler, 3 à 2, 9 à 20.2 F'ermorz, 112, Fairbrother, 9 à 5, 3 à 5, et 1 ’à 3.3 Lesbos, 109, Clement, 25 à i, 8 à 1 et 4 àl.Temps, 1.05 1-2.Traveilight, Starkirk, Golly Wogg, Henock et Marshal and, ont aussi couru.-lièmo Course, 2 milles.— 1 Gun Cotton, 152, Turkey, 8 à 5, 7 à 10 2 The Oing, 135, English LE NATIONAL ENTRE DANS UNE ÈRE N0UVEELE Eugène Tremblay vainqueur de Kilonis NOTRE LETTEFR CANADIEN-FRANÇAIS RKISSIT A TOMBER LE GREC DEF N FOIS, MAIS 11, SUBIT LUI-MEME UNE CHUTE Jamestown, 8.— Husky Lad a montré ses fers à son champ dans répreuve du mille disputée rot après-midi.Voici quelles ont été les autres épreuves : Hère Course, 0 furlongs.— 1 Sherwood.Il, Bums, 4 à 1, 7 à 5, et 2 à 5.2 Zennyroyal, 101, Byrne, 3 à 1, 7 à 5, et 2 à 5.3 Thirty, 104.Schuttinger, 10 à 1, 4 à 1.et 2 à 1.Temp's 1.16.Double Five, -roe flattens, Golconda, et Edwin L., ont aussi couru.2ième Course, 2 milles.— 1 Sam Bail, 135, Lynch, 6 à 1, 2 à 1.2 A ilhalla, 144, Allen, 6 à 5, 3 à 1.3 Blackbridge, 114, Noe, 3 à 1.Temps, 4.10.Lizzie Fiat et Dr Heard, ont aussi couru.3ième Course, 5 furlongs.— 1 Com- et 1 (4 à 1, 8 à 5 et 4 à 5.3 Gâter man, 149, Johnson, 4 à 1, 8 à 5, et 4 à 5.Temps, 4.45 1-2.O.K., The Speaker, Helen B., Ara-noe, Aliss Hynes, Jiu Jitsu, ont aussi couru.5ièmc Course, 1 1-16 mille.— 1 Duke of Bridgewater, 109, Steinhart, 4 à 1.là 5 et 7 à 10.2 Hedge Rose, 109, Estep, 4 à 1,3» 5 et 7 à 10.3 Grania.112, Hianover, 2 1-2 à 1, 6 à 5 et 8 à 5.Temps 1.68 1-2.Quality Street Eloror et Profile, ont aussi couru.6ièmfi Course, 5 1-2 furlongs.— l Blafdt Branch, 108, Estop, 6 à I, 2 à 1.2 Alusîlmclon, 100, Hanover, 4 al, 8 à 5, et 4 à 5.3 Smirk, 100, Hopkins.6 à 5, 1 à 2.Temps 1.11.Cloud, Teddy Bear, Star Board et Bat Mastcrson, ont aussi couru.La première compagnie d’assurance anglaise établie en Canada, A.0.1804 feu PHOENIX ASSURANCE COMPANY Limited, vie FONDEE EN 1782.DE LONDRES, ANGLETERRE CAPITAL ET ACTIF.$78,500,000 Sinistres payés depuis la fondation de la Oompagnic .Î550,000,000 Dépôt au gouvernement fédéral et placements en Canada pour la garantie des assurés en Canada.2.500.000 Directeurs pour le Canada.— R.Ma^cD.PATERSON et J.B.PATERSON, No.100 ruo St-François-Xarier, Montréal, P.Q.Agents pour la ville.—Arthur Simard, E.Lamontagne, C.R.Blache.A.U.Mailloux O.tfalibert, F.X.Lanthier, C.K.Routh H.Joseph, E.A.Whitehead, Co., Limited.Agents demandés dans les villes et villages où nous ne sommes pas représentés.L.THERIAULT, ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES VOITURES DOUBLES A LOUER ETAULI EX «SUS 24 RUE SAINT-URBAIN Téléphone Main 1399 355 RUE CENTRE Tél.Main 3514 Les“Billets du Soir” par ALBER7 LOZEAU Un joli volume de cent-vingt pages.PRIX -.—Vingt-cinq sous l’exemplaire.En vente chez ALBERT LOZEAU, 604 avenue Laval, ou aux bureaux de LE DEVOIR, 7 1 a rue Saint-Jacques.PAR UNE MAJORITE ECRASANTE.LES MEMBRES A VIE DE L’A.A.D’A.NATIONAL APPROUVENT LE PROJET DU Dr.COUSINEAU POUR LA FORMATION D UNE NOUVELLE LIGUE DE CROSSE.— REVELATIONS SENSATIONNELLES DE M.ADOLPHE LECOURS.—-LE DOCTEUR COUSINEAU ET SON ’ TICKET” ELUS PAR ACCLA MATION.Far uuc majorité di- 90 à ô, la formation d’une nouvelle ligue de crosse par le docteur Joseph A.Cousineau, président du National, a reçu l’assentiment des membres, à vie du National, et le président, en même temps que tous ceux qui figuraient sur son ‘‘tieket” ont été réélus ou élus par aeelamation.l’ü grand enthousiasme a marqué les débat.! do l’Assemblée annuelle de l’Association Athlétique d’Amateurs Nationale, et.malgré des prisses d’armes assez sérieuses entre les membres, la soirée a été une soirée de sportsmen, dans la meilleure acception du mot, puisque tous se quittèrent satisfaits du résultat, et pleins d’ardeur pour la cause athlétique eanadienne-française.Le "Devoir” ost particulièrement heureux du résultat puisque la campagne ardue qu’il a menée depuis un mois a porté ses fruits.Dire que les élections du National ont été une condamnation flagrante des insinuations perfides publiées par l’Amateur bona fide, c’est dire le succès éclatant de notre campagne.Il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil sur le« noms qui composent le nouveau bureau de direction du National, pour se convaincre que le.National n ’est pas en voie de dépérissement.te courage et la hardiesse déployées par le docteur Cousineau, dans la formation de la nouvelle ligue de crosse, ont valu au président du National les éloges mérités des membres à vio du National.le docteur J.P.Gadbois décroché une soir, en dominais ça n’a pas lingerie Tremblay a nouvelle victoire hier liant le grec Kiloni été sans peine.Tremblay, quoique plus léger a montré une .science supérieure à celle de son adversaire et.a fini par triompher.Tremblay va le premier au tapis, mais pour peu de temps.Il se relève, envoie Kilonis au tapis et par une double prise d’épaules le met en danger, |ai Grec esquir e la chute et surpasse.Tremblay revient au tapis et se trouve mis sérieusement en danger par „ „ , , Une fourche de corps, mais il ponte parV^SraPricTru t^T'inU ^ “ ?WP7 l'existence do la nouvelle ligue, M.Du-1 T' ,-La V * , rK\Ursu,t.mns'' ru
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.