Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 6 novembre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1911-11-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
DEUXIEME ANNEE—No.259 ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .$3 00 •nion postale.».sg'.OO MONTREAL, LUNDI 6 NOVEMBRE, 1911 UN SOU LE NUMERO Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .Union postale a « A a .«1.00 “ «¦«»»» $1.30 * • » $2.00 Rédaction et Administration i 71 v SAINT-JACQUES XTREAL.TELEPH*.ADMIN1S % ’ON : M«» 74M REDACTÎC ^i Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l Les méthodes de M.Lemieux Monseigneur de Régina Des affirmations du type de celles que faisait l’autre soir, au club Saint-Louis, AI.Rodolphe Lemieux, provoquent d’abord le rire.On Be demande d où sort le monsieur qui, flanqué de M.Bercoviteh, un avocat juif, et de M.Godfrey Langlois, le plus illustre débri de 1 E-mancipation, essaie de faire croire aux bonnes gens que le sermon du Père Vaughan est entré pour une part notable dans l’échec de M.Laurier.Une simple coupure qu on nous adresse de New-York montre l’effet que peuvent produire, à l’étranger, les méthodes de M.Lemieux.L ex-ministre de la Navigation parlait à Montréal le 31 octobre.Le 2 novembre, le Vew York Times, l’une des principales feuilles américaines, publiait en tête de colonne une dépêche qui portait ce double titre: Bigotry ousted Laurier?Lemieux charges Defeat to Father 'Vaughan’s Attack on Protestants — Laurier renversé par le fanatisme?Lemieux attribue la défaite aux attaques du Père Vaughan contre les Protestants.Et cette dépêche débutait ainsi: “Une étonnante explication de la défaite de la réciprocité a été fournie aujourd’hui au public cana dieu, quand, -avec des titres énormes, les principaux journaux du pays ont annoncé, sur l’autorité de Rodolphe Lemieux, ex-ministre de la congres que de Montréal, l’été dernier, alors que celui-ci a dénoncé le protestantisme comme une religion sans âme.Venant de toute autre source, cette déclaration n’aurait aucune portée; mais, émanant du ministre qui fut l’homme do confiance de sir Wilfrid Laurier dans la dernière campagne .elle suscite les commentaires les plus variés.” Et voilà des centaines de milliers, des millions d’individus plutôt ¦ car cette nouvelle a dû faire le tour de la presse américaine—qui resteront convaincus que les protestants du Canada sont tellement passionnés, tellement fanatiques qu il a suffi d’un discours prononcé par un prêtre catholique pour les dresser contre un gouvernement qui n’était pas plus responsable de ce discours que nous ne le sommes des actes de M.Lemieux.Comme les récentes élections ont vivement intéressé tout l’Empire et^qiic le Père Vaughan est connu partout où se parle l'anglais, il est meme probable que la calomnie fera son tour du monde.Partout où elle atteindra, M.Lemieux fera à nos compatriotes anglo-protestants cette triste réputation.Et, comment voulez-vous qu’il en soit autrement?Comment voulez-vous que cette parole, si folle, si absurde qu’elle soit, ne porte pas la conviction dans beaucoup d’esprits?Nous connaissons M.Rodolphe Lemieux, nous savons ce qu 'il est et ce que valent ses affirmations.Mais les gens du dehors n'en sont pas là: la personnalité vraie de M.Rodolphe Lemieux disparaît sous l’éclat de ses titres anciens et l’on ne peut imaginer qu'un homme qui fut ministre de la Couronne et qui prétend à une haute destinée politique parle comme un simple farceur.Voici donc, pris sur le vif, l’effet des méthodes habituelles de M, Lemieux et de son école.-Cette fois, ce sont les Anglo-protestants qui en sont les victimes.Combien de fois elles portèrent sur nous et nos amis?Dans la province rie Québec, les articles où le Canada et ses pareils lions accusaient de miner les institutions britanniques et de semer les haines de race, faisaient hausser les épaules à tous les gens renseignés.Mais, dans les provinces anglaises, ils allaient fortifier les préjugés’ nos de 1 ignorance; ils donnaient une couleur de vraisemblance mensonges méthodiques du Globe.aux Dans dix ou quinze ans peut-être, les Canadien s français subiront sffr t de le contre-coup de cette campagne de dénigrement et de calomnie.Us se heurteront à dès préjugés dont la source sera quelque article du Canada ou quelque affirmation d’un Rodolphe Lemieux.Le consortium politique qui vient de s’écrouler avait à son dossier plus d’un méfait.L'un des plus graves sera d’avoir fondé son empire sur un système qui l’obligeait à calomnier tour à tour les deux races.OMER HEROUX.POURQUOI LE CANADA NE VEUT PAS LE PLÉBISCITE Le Canada ne veut point du plébiscite sur la question de la ma-T’ine.Il reste fidèle à la doctrine de M .Lemieux; car c’est lui qui écrivait et disait partout, il y a à peine un an, qu’un appel au peuple en cette affaire entraînerait probablement.une guerre do races, parce qu’il soulèverait les provinces anglaises contre la province de Québec.Mais ce n’est pas pour cette raison quo le Canada, ce matin, se jdéelare opposé à la consultation populaire.D’après lui, le plébiscite réela-)né par M.Monk et par les nationalistes n’est pas une solution, ce d’est pas même un accord.Ce ’est rien de bon, et c’est tout au dus “une trêve”, entre les nationalistes et les conservateurs an-felais.r “Ce plébiscite, écrit-il, sera né' pessairement précédé d’une campagne d'éducation de la part des groupes d'opinions différentes.Le \nhnistèrc restera-t-il absolument neutre?Il ne le pourra pas.Il lui fccra impossible de se désintéresser 'complètement do celte question de.primordiale importance pour le Wts.f Et l*on verra, d'un côté, le co-toncl Sam Hughes, l’hon.M.Ropers, l'hon.M.Foster, avec, sans yioulc, l’hon, M.Borden, assister \et parler à des assemblées publiques dans les provinces de longue finglaùe.et mettre leur éloquence nu service d'une politique navale véritablement impériale, de nain-yo à rendre une aide efficace à Jfcmpirc.“Et de Vautra côté, les Irons.Monk, Pelletier et Bruno 'Nantel, assistés de MM.Sévigny, Blondin, Bourassa et Armand La-•rergne, parcourir les campagnes de la provinca de Québec en parlant de chair à canon, d’enfants arrachés aux entrailles de leur mère, etc.,iVne partir du ministère 1m-vaükra pour que le peuple réponde d’une certaine façon A ci rtai-nés questions, et l’autre partie tra-.iiai-llera .pour que le peplc y ré- ponde d’une autre façon.“C est inevitable, « moins que — ce que nie formellement le “Devoir ’ — les uns ou les autres aient capitulé.C'est inevitable, parce que.les partisans de chacun des deux groupes n’admetiront pas que leurs, représentants au ministère se désintéressent de la question.” Et le Canada jubile d’aise à l'idée qu alors il devra y avoir une crise ministérielle et que le ministère devra, ou “tomber, on au moins,sc reconstituer en éliminant tout élément d’antagonisme entre scs membres sur c/Ùe question vitale.” Naturellement, les rédacteurs du Canada ne se rappellent pas, ni ne rappellent à leurs lecteurs qu'il y eut un plébiscite en 1897 svir la question de la prohibition, que certains ministres du cabinet Laurier voulaient de la prohibition, que d’autres n’en voulaient pas, qu il n y eut pas de crise ministérielle, et que le cabinet Laurier continua d'administrer le pays sans qu’il fut besoin d’aucun remaniement dans ses cadres.Mais, passons.Et ÿiuppopon# que le Canada ait raison de dire que le plébiscite n’est qu’une trêve.Que s’en suit-il?Ceci, que le Canada devrait approuver le plébiscite, le réclamer ù grands cris et faire un tintamarre de tous Tes diables, de pair avec le capitaine d’Hcllencourt, le pasteur McDonald et tous les autres journalistes ex-ministériels.Car, que veut le Canada?La chiite du ministère Borden.M, Lemieux l’a prédite, M.Fisher disait samedi qu’elle aura lieu dans un avenir rapproché; le Canada.lui-même écrit que si l’an-cord entre M.Monk et M.Borden a pu avoir lieu, ce ne peut être, nu dire des nationalistes, que parce que M.Monk a demandé le plébiscite, et que M.Borden le lui n.promis, et ce journal affirme (pie, dès que le plébiscite aura lieu, l'accord se dénouera, les difficultés éclateront, il y aura eriso Une fois de plus la vieille basilique de Québec était, hier, témoin d’une de ces fêtes religieuses qui ajoutent constamment au trésor de ses souvenirs en même temps qu’elles marquent un évènement dans l’histoire de notre pays.Vingt-cinq archevêques et évêques, entourés de centaines de prêtres venus de presque tous les diocèses du Canada, de nombreux laïques de distinction et d’une immense foule de fidèles se pressaient sous ses voûtes séculaires pour assister au sacre du premier évêque de Régina, le vingt-deuxième des fils de l’Eglise de Québec qui y reçoit la consécration épiscopale.Le spectacle était profondément impressionnant, et quand, à la fin de la cérémonie, le temple retentit des accents du Te Deum, il .semblait que l’incomparable cantique d’allégresse qui passait sur les lèvres des élèves du séminaire sortait de l’âme même de tous les pères de l’Eglise canadienne.» * * Le choix de l’épiscopat a subi avec le temps quelques modifica-^ lions.Autrefois, nous dit Crépon Des Varennes, dans son intéressant ouvrage sur la nomination et l’institution canonique des évêques, il ne faisait pas le clergé et le peuple; “puis le peuple disparaît peu à peu pour être remplacé par les clercs ; ceux-ci cèdent eux mêmes la place aux chapitres des cathédrales, jusqu’au jour où tous les pouvoirs d’élection sont déposés entre les mains du roi, qui seul, choisit, désigne, nomme le haut clergé et va pouvoir ainsi le façonner à sa guise.Quand St-Martin fut élu, non seulement les habitants de la ville de Tours, nais encore ceux des lieux voisins s'assemblèrent pour lui donner eurs suffrages”.Charlemagne léerète “que les évêques soiem nommés par le choix du clergé et du peuple,” et uniquement pour “les motifs tirés de l’édification de, leur conduite et de leurs talents pour le gouvernement de l’Eglise,” afin que celle-ci puisse “jouir plus librement des droits qui lui appartiennent.” De 1515 à la constitution civile du clergé, le choix se fait, en France, par le Roi, qui devait nommer au Pape “un docteur ou un licencié en théologie ou en droit âgé de vingt-sept ans et ayant d’ailleurs toutes les qualités requises”, et dans le cas où le candidat n’était pas approuvé par le Pape, si le roi n’en suggère pas un autre dans un délai de neuf mois, après la vacance du siège, le choix revient de droit au Souverain Pontife qui conserve d’ail-, leurs toujours le pouvoir de ratification.Sous prétexte de ramener l’Eglise aux temps purs et saints des premiers siècles, la révolution voulut rétablir l’élection des évêques par le peuple, en divisant les diocèses à son gré et en constituant tout le corps électoral administratif électeur du clergé et de l’épiscopat, sans toutefois tenir compte du pouvoir de ratification par le Souverain Pontife.Cette tentative aussi ridicule qu’arbitraire, renouvelée avec quelque variante par Napoléon î, échoua misérablement malgré certaines s dim-1 sions malheureuses, et le choix des évêques resta ce qu’il était auparavant jusqu’à la rupture récente du Concordat qui fit de l’épiscopat et du Pape les seuls ju- ministérielle et le cabinet Borden culbutera probablement.Et le Canada est tellement illogique qu'il ne veut pas du plébiscite.A son dire, M.Borden tient dans sa main nue bombe qui le fera sauter, avec tout son parti, il la va lancer, mais, quoique le journal aux i)45,0l)0 veuille la disparition politique do ses ennemis, il leur crie: “Ne jouez pas avec votre bombe, vous allez vous tuer!” Le Canada a vraiment une lionne âme.un coeur sensible et tendre.11 npus dira peut-être: “Nous ne voulons pas de plébiscite.c’est pour notre parti une question de principe et rien ne nous fera changer d’opinion à ce sujet.” Ah, vraiment ?Mais alors, en 1897.le parti libéral a donc violé ses principes, quand il en a appelé an peuple, duns l’affaire de la prohibition?Mais, diront des sceptiques, si le Canada ne veut pas que M.Borden jette son projectile, n’est-ce pas tout simplement qu’il craint que l’explosion ne démon-tri'.en révélant le véritable sentiment populaire, que le projet de marine du ministère Laurier n’avait l’appui d’aucune province, et que la majorité du peuple ne veut point d'armements coûteux et inutiles?«•nraes PELLETIER.ges du mérite et de la vertu.11 serait ridicule de cacher que 1 ingérence de l’Etat dans le choix des évêques dégénéra en abus.Mais l'épiseopat resta malgré tout la grande école de sciences et d’exemples qui fait dire à l’auteur que nous citerons tout à l’heure: “Us les évêques) ont été de grands docteurs, mais ils ont été, avant tout, des saints, si bien que c’est encore moins par la science que par la sainteté que l’Eglise a conquis le monde, qu’elle a infusé dans les sociétés nouvelles ce sentiment chrétien qui leur a permis de s’élever à uu état de civilisation dont elles sont en péril de s’éloigner, aujourd’hui qu’elles en veulent renier la source.” « • * Grâce à Dieu nous n’en sommes pas rendu là au Canada.C’est de Rome qu’en matière de hiérarchie comme en matière de doctrine nous attendons toujours avec confiance et respect la parole suprême.Si celle qui fait de Mgr Mathieu le premier évêque de Ré-giua a été particulièrement bien accueillie même par nos compatriotes de croyances différentes, c est que la haute réputation de science et de vertu du nouvel évêque semble à tous répondre aux conditions que présente l’apostolat dans cet ouest où l’afflux de populations d’origines si variées offre à l’Eglise un champ d’action à la fois si délicat et si difficile.“Eiintes ergo, docete omnes gen tes”.allez donc, enseignez toutes les nations.disait hier Mgr Roy au nouvel élu, et il nous a semblé que ces paroles du Christ à ses apôtres s’appropriaient doublement à la circonstance.C’est de Québec, en effet, que partirent pendant si longtemps tous les missionnaires qui sont allés répandre la civilisation .chrétienne jus-1' [u’aux coins les plus reculés de lotre pays, préparant ainsi la moisson que Mgr Mathieu va cultiver et accroître: Mgr Proven-her, Mgr Blanchet, Mgr Demers, Mgr Laflèche, Mgr Poiré, Mgr '!itchot, Mgr Bolduc, les abbés Thibault, Boucher, Bourassa et tant d’autres; et de tous ceux qui ont ainsi propagé la foi, sur la terre canadienne, humbles prêtres ou glorieux évêques, nul ne possédait à un plus haut degré les qualités essentielles aux pasteurs d’âmes, le zèle qui prêche d’exemple, la bonté qui fait aimer la religion et la science qui sait la défendre et la faire admirer.C’est bien aussi à toutes les nations que Mgr Mathieu va enseigner et nous savons qu’à toutes il s’efforcera d’être un ami autant qu’un père.Jetez sans crainte vos filets dans cette mer agitée, disait encore Mgr Roy, le Seigneur fera la pêche en proportion de votre sacrifice.Elle devra donc être abondante, car le sacrifice est lourd.Après trente ans d’enseignement, auquel son amour des âmes ajoutait un ministère presque aussi actif que celui d un curé de paroisse.il était bien légitime que Mgr 'Mathieu.a demi épuisé par ce double travail, revat de finir ses jours dans un repos relatif.La Providence en a décidé autrement, et dans la résignation qu’il met, montre admirablement la condition première du succès dans le commandement qu’il va exercer.Jean D'AUBIGNY.LA TUBERCULOSE MAL SOCIAL L'éducation populaire Il faut que la tuberculose soit un fléau bien épouvantable pour mettre sur pied toute une armée médecins éminents et d’hom- de Sur le Font d’Avignon.M.Fisher a expliqué, samedi soir, au ('lut) de la J-,•'•forme, les causes de la défaite de M.Laurier.Il n’y n pas parlé du sermon du Père Vaughan.Il laisse les balourdises de eette espèce à M.Rodolphe.Ges paons n'aiment pas à regarder leurs pattes.Kt Rodolphe n’aime pas à avouer que c’est un peu de sa faute si le ministère a eubuPéi.T>:x iiiillo personnes ont entendu M.Lemieux déclarer que c’est de la faute du Père Vaughan si M.Laurier a dégringolé, disent les journaux américains.Pix inille personnes?Il est vrai qu’à ce souper aux huîtres où Rodolphe a parlé, il y avait une huître pas ordinaire.Fn journal anghii- propose que M.Lemieux comparaisse comme témoin, dans le procès que la cour martiale va faire au commandant McDonald du “Nio-bé.’ C’est sftr que Rodolphe s’y connaît, en fait d’êchouement: son aventure dans Gnspé le démontre très bien.Nous avons dans l’Atlantique un navire de guerre qui est tout équipé, mais ne peut iiottor.Nous avons duns le Pacifique un autre navire, qui flotte, celui-là, mais qui n’a.plus d’équipage.Pourquoi n’envoie-t-on pas les marins du ’’Niobe” à bord du ”Kalu l>o\v”f Craint on qu’ils désortent pendant le trnjet à travers l’Amérique?Lu ’Tresse" annonçait samedi un grand souper aux huîtres au «ivb David.Entre autres mollusques qui y devaient assister, nommons M.Oaoar Giadu, dans te rôle d’une Mnlpèque?— et Médéric Martin, qui faisait humblo- ines sociaux inquiets! 11 faut que le mal soit bien terrible pour que les gouvernements si durs an déclanchement quand il s’agit d’oeuvres sanitaires et sociales.sentent le besoin, sous la poussée de l’opinion publique, de faire quelque chose et même de faire beaucoup.Partout se répandent dans les journaux, les revues et les livres, s récits des combats gigantesques que se livrent l’humanité aux abois et le microbe tuberculeux.Et malgré les dispensaires, malgré les sanatoria, malgré les cures admirables des tuberculeux, des serums ou des autres traitements, malgré les mesures préventives prises par les administrations, il meurt un grand nombre — ignoré et caché — de pères, de mères, d’enfants, de jeunes filles et de jeunes gens.Les forées vives de chaque nation filtrent à travers ces fissures et sans qu’on s’en aperçoive presque, l’anémie atteint les peuples et les décime.Notre province de Québec n’échappe pas au fléau.En dix ans, il est mort “officiellement” — et combien d’autres phtisies déguisées en pneumonies aigues, pourrait-on ajouter?— 30,000 personnes de tuberculose! 30,000 unités en moins pour la force de notre pays, pour son progrès; pour son industrie, pour son commerce, pour son agriculture même, car la campagne fournit un contingent formidable de tuberculeux.30,000 unités qui ont disparu ! Et peut-on demander si ces 30,000 disparitions n’ont pas arrêté ou du moins ralenti beaucoup, la marche progressive de notre* po pulation; si elles n’ont pas été un obstacle à, une progression secondaire en jetant au milieu de la vie des êtres affaiblis, incapables de s’accroître et de renforcer les rangs des travailleurs.30,000 disparitions en dix ans, dans les villes, au sein des quartiers ouvriers, dans les campagnes, sources où l’industrie va puiser des bras et des forces! A-t-on le droit de poser le problème et de demander si la rareté de la main-d’oeuvre, si la cherté de la vie ne sont pas des conséquences de ce grand fléau qui nous ruine?Il y aurait des pages intéressantes à écrire, des pages lamentables aussi, sur ce mal qui s'attache aux flancs de l’humanité comme une robe de Nessus et qui rouge le facteur le plus important : la classe ouvrière.La tuberculose au point de vue sciai est un problème urgent qui se pose à la discussion et à la solution rapide de tout homme qui ne veut pas voir disparaître sa race, son peuple, son pays, do lout homme même qui tient à la conservation de sa famille, de ses enfants et de lui-même.On a fait beaucoup déjà pour réduire cet adversaire de l’humanité, et c’est à la gloire des médecins philanthropes qui ont consacré leur temps, leurs labeurs, leurs études, leur science à la délivrance du quart état enserré dans le cordon réputé infrangible ment la moule.Tl a terni son rôle à merveille.Le ’’Canada” êerivnit spirituellement, ce matin: ’’Buffalo Bill s'e-a retiré dans la vie privée.Mais M.Bourassa, lui, continue sa carrière publique ’ ’ .il aurait pu écrire, avec beaucoup plus d’à-propos: ’’Buffalo Bill s’est retiré dans la vie privée.Il avait, comme propriétaire do cirque, un trop ru de concurrent dans in personne de Rodolphe Lemieux”.Quelqu’un écrit do Baint-Hyacinthe au ’’Canada” pour lui demander de ne plus appeler M.Bourassa "le député de Saint-Hyacinthe”.li faut croire que ce quelqu’un là regrette de ne pas avoir assommé M.Bourassa, In vingt septembre.Il y a eu une scène do cannibalisme, au club L.O.David, samedi soir: il paraît que M.Torrie Décarie, secrétaire provincial, a mangé une douzaine d'huîtres.* Le ’’Canada” est en train d'essayer de faire croire n ses gens que le gouvernement Borden tente auprès du Vatican des démarches afin do faire rappeler Mgr Btagni, à Rome.Comme invention, c’est, tjrès bien trouvé.11 est question d’offrir nu petit mou-sieur Graindorge une réplique de la ’’Vénus du sculpteur Milo”.Mais on craint qu’il la refuse, car elle lui rappellerait une bourde.artistique On dit qu’à Chicago, plus do cinq mille fiuuilltte à l’aise xûvniont aux dépens de In municipalité.Ab.mais, est-ce que ers gens n'en-freignaient pas les brevets de M.Rodolphe Lemieux ?de la contagion tuberculeuse.Seulement c’est une guerre à vie, et la lutte organisée doit être méthodique.Ce qu’il faut d’abord, e'est aller au plus pressé, soulager ceux qui tombent mortellement frappés dans le combat, guérir ceux qui peuvent se reprendre à la vie, mettre à l’abri des coups de l’ennemi ceux qui y sont exposés.C’est là peut-être que la lâche est la plus difficile, car malgré tout, le nombre des personnes à prémunir est et sera toujours plus considérable (pie le nombre des malades à guérir.Mais hélas ! à quels obs-lacles ne se buttera-t-on pas?Obstacles élevés par les misères du peuple, obstacles dressés'par des conditions sociales détestables, obstacles amassés comme à plaisir par les préjugés, par l’ignorance ou par l’apathie.La prévention antituberculeuse.on le conçoit aisément, n’est pas une oeuvre facile; mais elle est l’appoint le plus important dans la lutte et quelles que soient les difficultés, il faut à tout prix y travailler.On y travaillera par l’éducation populaire d’abord.Il est admis que la tuberculose ne s’attaque pas à l’individu en bonne santé, qui maintient en lui le peu de ses dépenses naturelles.L’education antit uberculeuse tendra donc à inculquer la pratique des lois de l’hygiène.Pour garder et développer sa santé, l’homme doit mettre de l’air plein ses pognions, autant la nuit que le jour, doit se nourrir pour compenser les pertes occasionnées régulièrement par le travail et accidentellement par la maladie, doit, cultiver son corps dans un développement symétrique de tous ses membres.Lorsque la majorité des ouvriers d’une ville auront l’intime con-vietioq qu’un air pur leur est né-eessaircapom* vivre sans malaise et sans risque, est-ce que nous ne verrons pas s’élever, gracieuses dans leur simplicité confortable des maisons ouvrières, où la famille aura un air pur, des chambres saines et sèches, des fenêtres sans rideaux.appelant dans une joyeuse aspiration le rayon de soleil?Quand l’ouvrier aura compris que sa nourriture doit être conforme à suit travail et qu’il est absurde de puiser dans le régime carné des forces qu’il ne peut trouver que dans les aliments végétaux, la cherté de la vie n’aura t-elle pas en partie disparu, et le bien-être ne sera-t-il pas par le fait même augmenté?Quand l’ouvrier sera convaincu qu'il lui faut une culture physique proportionnée, aux fatigues du travail, ne mettra-t-il pas allègrement la main à la bêche, dans les soii s reposants, au milieu des jardins ouvriers?L’éducation sera donc un grand facteur de prophylaxie.Mais de grâce, • que l’on instruise le peuple franchement, qu’on ne le jette pas dans de fausses idées d’où il ne sortirait que plein de préjugés et de méfiance.Je m'imagine qu’on a un peu tort de confier à Fair, à la culture physique et à la bonne alimentation seuls, une guérison (pi'ils ne peuvent réaliser que si le malade a encore en lui une défense naturelle suffisante.“C’est le seul et vrai remède contre la tuberculose, répète-t-on dans les journaux.” C'est l'unique trai-tement de la tuberculose, dit-on un peu partout! Voyons! Ire seul remède et, l’unique traitement contre la Peste blanche, ce qui est la base, l’a b c de l’hygiène, ce qui est nécessaire non pas pour guérir seulement, mais même pour ne pas devenir malade?Le vrai traitement de la tuberculose, ce qui est la base du traitement des autres maladies?Savez-vous la déduction que fait le peuple?Traitement pour les tuberculeux, se dit il, l’air, la saine alimentation, la culture physique?Je no suis pas tuberculeux: 'donc fermons la fenêtre et restons eltez, nous, mangeons selon notre vieille coutume et laissons aux professionnels le sport et la gymnastique.Et.qui contestera qu’il ait raison ?Non! L’éducation antituberculeuse doit se borner à.dire ceci: “L« tuberculose n’attaque que l’homme faible.Prenez garde de vous affaiblir, car vous risquez t dît jours d’être contaminé.Pour garder votre force.Kiiivpz les enseignements de l’hygiène: Pair, la saine alimentation, la culture physique sont nécessaires à tout individu quel qu’il soit.Ecoutez le médecin qui vous enseigne comment.il faut vivre.” Au surplus, imaginez les fausses idées que l'on sème dans le peuple en lui indiquant, un remède si facile à la tuberculose, qu’il hésitera peu à l’employer.Or quel est le tuberculeux qui se rende compte de son état?Ces malades-là ne peuvent pas se figurer que la consomption les mine: useront-ils du remède?Ceux mêmes qui en useraient, savent-ils à quelle dose?On leur met entre les mains un régime de vie qui peut être leur salut, mais qui devient le plus souvent leur perte., Quand on veut faire l’éducation antituberculeuse de la masse ouvrière, il faut simplement lui donner ce conseil: “Quand vous voue sentez faible, quand vous toussez.quand vous sentez des points dans les côtés ou dans la poitrine, allez consulter un médecin.” Le médecin diagnostiquera ht maladie et traitera son patient avant que la dernière période soit arrivée et qu’il soit, alors trop tard.Il est donc nécessaire que les âmes généreuses se dévouant à la lutte antituberculeuse et aidant à l’éducation par la conférence ou par la publicité suivent une méthode et n’annihilent pas, avec la meilleure intention du monde, les efforts des organisateurs de la lutte.Je le répète: il faut mettre la question au point: la tuberculose est une maladie; c’est le médecin qui est requis.Les personnes à l'aise iront trouver leur médecin privé, les pauvres s’eu iront demander aux dispensaires, un examen et un traitement.L’éduca tion antituberculeuse réclame une organisation dans notre ville de Montréal.C’est pour l’entreprendre que l’Institut Bruchési a, fondé des bureaux de renseignements et des classes antituberculeuses.Bientôt ils ouvriront leurs portes aux personnes qui voudront les consulter sur des appréhensions, sur des symptômes, sur des cas déclarés.Il ne s'y fera pas d’examen, et ne s’y donnera aucun traitement.Pour les personnes aisées, leur mé-d('ciu sera toujours là, quant aux pauvres ils auront le dispensaire de leur choix.L’Institut.Bruche si y distribuera de ht littérature claire et compréhensible, visant à inculquer des notions justes gù pratiques d’hygiène, il poursuivra aussi plus facilement dans les classes antituberculeuses destinées à tut nombre de malades plus restreint.la campagne par la conférence illustrée.Ce sont, je crois, les premiers bureaux qui s’ouvrent du moins à Montréal.11 existe déjà des classes antituberculeuses, comme d’ailleurs aux Etats-Unis; mais c’est tout.Une première lacune à, la campagne éducationnelle va être comblée bientôt.A chacun de collaborer à l’oeuvre ('n s'y renseignant pour répandre ensuite au sein des familles, au sein des masses ouvrières, par la parole ou par les journaux les vraies notions de l’hygiène qui doivent aider, en formant des convictions, à limiter les ravages causés par la tuberculose et qui ont sur la vie d’un peuple, un jour ou l’autre, une répercussion regrettable.Gaston LEURY.l’occupation du Maroc LE PREMIER MINISTRE CAILLAUX TROUVE L’ACCORD FRANCO-ALLEMAND SATISFAISANT POUR LES DEUX NATIONS.Paris, G.— Le premier ministre Cailloux dans on discours prononcé hier ici a surtout parlé de la convention franco-allemande, qui a, dit-il, satisfait les deux nations.On pouvait difficilement espérer une solution plus honorable et plus avantageuse à une (piestion posée par la force des circonstances.La France a jugé qu’il lui était «le toute façon impossible de tolérer la présence d’aucune puissance européenne au Maroc.Un Maroc international ou un Maroc pour les Marocains sont do simples formules, vides do sens, parce que rien ne peut primer les droits «In la civilisation opposés it la barbarie.La France ne peut laisser à côté «te l’Algérie un pays fermé à la «civilisation.Comme la possession «le T Algérie a entraîné l'occupa • tion «le Ternis ainsi a-t-olle demandé celle «lu Maroc.Après avoir payé pour le retrait des intérêts Anglais, la France a récompensé l'Allemagne en lui donnant d«-s compensations ¦‘qui ne touche ni aux œuvres vives de la France ni à ses intérêts essentiels.’' M.Caüiaux propose une nouvelle modification de I ifriquo, et dit que l’on ne pout pas considérer l’Afrique Centrale comme définitivement délimitée.C’est le propre d’une politique prévoyante d’amener les puissances euro-péennes à préparer des changements «pii profiteront il chacune d'elles.Concernant la politique intérieure, le premter ministre a promis de faire passer In taxe sur le revenu, mai» il n’a pas dit un mot de la représentation proportionnelle.DEMAIN : Une lettre de notre correspondant français, M.Joseph Denais, député de Para t LE DEVOIR.Lundi.6 Novemore.oil.L’Hon.M.S.Fisher au Club de Réforme L'ANCIEN MINISTRE DE L'AGRICULTURE DIT QUE LA D ET AI TE DU GOUVERNEMENT LAURIER E ST DUE MOINS A LA RECIPROCITE QU'AU SENTIMENT ANTIAME RICAIN, A L IMPERIALISME OUTRE ET A L'INFLUENCE DES GRANDS INTERETS FINANCIERS.Dans le Monde Ouvrier PETITES ANNONCES L'luiii.-M.Sydney Fislior a aitre»#** ’a parole au Cbib «le Héforme, samedi sot.En report à un toast port- en son honneur par M.M.A.1«.Mai Mas ter.il a exposé «|Uol'x~ étaient, d'après lui.les eauses fli1 la défaite» du part J lîéral aux dernières éleotiona.Itans le .as du comté 0 cinq appar-Imrqur.sur 1 un des dots et Brown pu- tcmcnts on rrfait; OTdr0i $1oü0 s,a.gaya vers un nuire.En saisissant V) |(.( at-Georges.par ie canon, son tusil qui se trou- ___________________________________________ voit au fond de 1 embarcation.Brown.; piusimu-g logements à louer dans le agasin ménage à vendre.S’adresser au propriétaire, 6fi Saint-Norbert.Est 1508.235—26 À LOUER LOGEMENT A LOUER os oct' P«r m.5gnrdc.frapim la gâchette sur le ' tr0 de !a vil,e> de 8 à $22; magasi ;' i 0(,i | borcl du canot.I ne détonation fot'-jcojn Saint-Norbert et Cadieux, ménaa i midllblo se produisit et Blown reçut A v/,,,,!,-,, S’ertreecpl- -m m-r.nriiG:! ir Ionian.Cassandra.Manchester Commerce.Moville .Glasgow .Ma ne lies! er DANS LE PORT Arrivé samedi:- ¦ Ciiirntorr.Thompson, d vo et Newcastle.t nov.4 nov, 4 nov, Middlesbo- proilu toute la charge en plein front.Il fut tué instantanément.On ramena h- corps au Bout de l'ile où le fourgon do la morgue alla h eherrher hier soir.Le défunt était marié, Il était aussi le fils do M.James Brown demeurant dm No 6 rue Rachel.DIVERS VISON CANADIEN indépendant n tenu une antre réunion samedi, pour choisir dits candidats aux prochaines élections.Il a mis EXCURSIONS DE CHASSEURS ! DE MONTREAL A Jj Mattawa & Témiscamingue et Klpaw*« < j Ironsides A Mauiwnki.Qui.Aylmer, Qué., à Waltham Qué.tito Adèle.OuA, A Duhamel.Qué.Rivière A Pierre, Jet., à Chicoutimi, Qu6« incluant lu» embranchements pour La Tuqué ct Roberval vi& Québec.Morin Flats à lluberdeau, Qué.AU PRIX D'UN BILLET SIMPLE DB PREMIERE CLASSE ET UN TIERS.Bon pour départ, jusqu'au 8 novembre.Retour jusqu'au 2 décembre 1911.BUREAU DES BILLETS 218 rue St*Jacques.Téléphone Main 8782* 8738 ou aux gares Vigor oa de U rue Wind* tor.Cie Générale Transatlantique "C’est, dit-on communément, la Vendée If, comprenne bien.Après avoir été si de l’Italie.” Les hommes out lo tort ,*eü.u> réduit à uiœ telle misère et cou d’y boire plus que de raison; malgré |traint' cotte faiblesse, le peuple ne connaît 1 "-—> •- r-.-**.«•'-, * «»v»vu i pas la violence de plusieurs autres pro-1 J0^,umc c*e, tr
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.