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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 18 octobre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-10-18, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.244 MONTREAL, MERCREDI 18 OCTOBRE, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3 00 •NION POSTALE .$^00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .ENION POSTALE .$1.00 $1.50 $2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration! 71s RUE SAINT-JACQUES MONTE' .c.___ V TELEPHONES ADMINISTRATIO N, ym 74M REDACTION: Mais \ Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l Le pressentiment du Globe Quclqu un qui doit trouver le Canada très exigeant, c’est le directeur du Globe, de Toronto.I our ce dernier il n est plus question de garanties; la soumission est laite et l'idée autonomiste triomphe déjà.On iiia sans doute avec beaucoup d'intérêt, les réflexions chagri-ucs du Globe; elles ont une signification autre que celle que le Globe ioudrait leur donner, mais non moins importante.M.Borden ayant , dit le Globe, "agréé les demandes des nationalistes, qui rendront nécessaire le rejet des soumissions récemment ouvertes pour la construction de quatre Bristols et de six torpilleurs il faut préparer les tories d’Ontario pour la volte-face.Le parti qui demandait une “vraie” marine canadienne ou une contribution à 1 Amirauté anglaise pour la construction de cuirassés doit savoir qu’il ne peut avoir ni l’une ni l’autre.Voici la façon dont M.Forbes God-Irey, M.P.I., qui criait à la trahison des libéraux avant le 21 septem-¦ >re, s y prenait à une réunion des British born, tenue à Earlscourt, un de ces derniers soirs: Réservons notre opinion sur Bourassa.Quand le lien britannique avec ,r.Canada tenait à peine ce furent les quatre cents volontaires Cana «iiens-français qui repoussèrent les Américains à Châteauguay et gardèrem le vieux drapeau flottant.¦Te suis de toutes mes forces opposé à une marine canadienne.J’y suis oppose parce que nous n’avons pas le droit de nous luncer dans la marine Cela sïgnmcrait simplement (et je le dis avec intention) du péculat poui les * boodlers’ , des contrats pour ceux qui ne cherchent que cela et qu’er temps de guerre nous aurions une marine qui serait comme la cinquième roue d’un wagon et qui aurait besoin de la marine impériale pour se défen dre.“Avec Bourassa, je dis : construisez votre station navale à Halifax, fortifiez la, pourvoyez la de provisions, de munitions et de recrues pour la marine impériale.baites-en une base où la marine impériale pourra s’appuyer.Ces bases devraient être établies à Halifax, Québec, Esquimalt, et si 1 Angleterre a jamais besoin d être secourue tout ce que le Canada possède, jusqu à son dernier homme et son dernier sou sera donné pour le maintien de la paix, de la prospérité et de la droiture politique dans le monde entier.“Voilà ce que M.Bourassa dit.Est-ce déloval ?Je ne le pense pas.C est du bon sens.” kf le Globe d ajouter: L’alliance de MM.Borden et Bourassa signifie que pas un sou ne sera dépensé en constructions maritimes au Canada d’ici à des années et que tous les tories se mettront à danser le two steps Bourassa.” # * * Pour le Globe il est clair que ce sera une calamité, et que sa tactique consistera à pousser jusqu’à l’outrance le sentiment impérialiste qui peut exister dans les provinces anglaises avec l’espoir d’amener M.Borden dans une impasse.Nous serions bien surpris s’il ne trouve pas avant longtemps la tache beaucoup plus difficile qu’il ne le pense.Bien ne prouve que l’opinion canadienne soit réellement enthousiaste pour la participation aux guerres de l’empire.En somme la discussion sur ce point s’est bornée aux chefs et aux journaux, tenus, par esprit de parti, à défendre 1 une u l’autre politique.Loin de lui nuire l’évolution de M.Borden dans le sens autonomiste lui a plutôt aidé.Tous les Anglais qui ont entendu M.Bourassa exposer la question ont paru fort peu éloignés do ses idées.Pas plus que nous, nos compatriotes des autres provinces ne semblent pressés d'entrer dans un engrenage dont le moindre heurt pourrait avoir tant de conséquences politiques et économiques pour notre pays.Tout indique que le débat et la réflexion ont assagi les esprits.Bien avant M.Godfrey d’autres Anglais, sans être aussi remarqués, ont parlé dans le même sens que lui.Les paroles de M.Godfrey démontrent simplement que l’idée fait rapidement son chemin.Et c’est peur-être ce qui aigrit le Globe qui pressent déjà quelle sera la décision finale du peuple.Jean DUMONT.Un recensement Le ministre de l’Agriculture vient enfin de rendre publics lea chiffres du recensement de cette année.Ils sont désappointants.Pendant un an, les journaux et les ministres de M.Laurier out répété à qui voulait l’entendre que la population du Canada serait de huit millions.Tous se sont trompés.Nous ne sommes que sept millions cent mille personnes.Du moins, ce sont les chiffres que donnent les statistiques compilées au ministère de l'Agriculture.Il y a douce un écart de de neuf cent mille, entre le total prévu et le total réel de la population canadienne.Si l’on examine un tant soit peu les statistiques de l’immigration, depuis 1901, il est facile de constater que la population indigène du Canada ne semble guère avoir augmenté, pendant les dix dernières années.Ainsi, récapitulons le nombre d'immigrants entrés au pays depuis le dernier recensement, à venir au 31 mars 1910: nous emprun tons ces chiffres aux différents Annuaires du Canada depuis 1901, ils doivent donc être authentiques : 1901 .49,149 1902 .67,379 1903 .138,364 1904 .130,330 1905 .146,266 1906 .189,064 1907 .124,667 1908 .262,464 1909 .146,908 1910 (au 31 mars) .208,794 Grand total.1,453,390 Or, la population du Canada, qui était de 5,371,315, au recensement de 1901, est, cette fois-ci, de .sept millions cent mille, soit une augmentation de un million sept cent mille, en dix ans.Déduisons de ce chiffre la somme de 1,453,-390 immigrants débarqués au pays, pendant cette période, — ou plutôt jusqu’au premier avril 1910,— et nous trouverons que la popu'i lion indigène du, Canada n’aurait augmenté que de 246,610, s’il faut en croire le dernier recensement.Il y a plus.Si l’on islinu à 'deux cent mille le chiffre, des immigrants rtiropcens il améniains qui sont arrivés au pai/s du 31 mars 1910 au 1 juin 1911,—et ce chiffre n’est aucunement exagéré, — on constatera que la, population d’opéra - comique indigène du Canada n’aurait pas augmenté de cinquante mille âmes en dix ans.C’est incroyable, mais prenez un crayon, faites ce calcul et vous vous en convaincrez par vous-même.Oîtie faut-il en conclure?(^ue nombre des immigrants débarqués au Canada n’y sont pas demeuré, mais qu’ils sont allés grossir le chiffre de la population américaine?C’est possible, et même probable.Que l’excédent de la natalité sur les décès, depuis dix ans.a diminué considérablement?C'est improbable: les mesures hygiéniques, les soins plus complets donnés aux enfants en bas âge, et la lutte faite à la tuberculose et à l'alcoolisme, dans la plupart de nos provinces, nous assurent du contraire.(Tie réflexion s'impose surtout, celle-ci: le recensement de 1911 est mal fait.Quand il a eu lieu, les journaux ont publié de nombreuses plaintes de gens qui affirmaient n’avoir pas été portés au livre du dénombrement.Et nous connaissons telle petite ville où les préposés au recensement ont refusé d’inscrire les domestiques et les servantes, sous prétexte que cela ne devait se faire que dans les campagnes.Il n’a pas fallu beaucoup d’erreurs comme celle-là pour en arriver au pitoyable résultat que nous signalons aujourd’hui.Somme toute, notre recensement est un fiasco, dans la pire acception du mot.Mal fait, en dépit de certains fonctionnaires compétents, dont on a fait fi, pour en placer d’autres, ignorants et nommés à cause de leurs préférences politiques, il désappointe tout le monde, et nous coûte très cher.Aux optimistes, à ceux qui trouvent des consolations partout, nous ferons remarquer, afin de les mettre en bonne humeur, qu’il a abondé en épisodes d’un cocasse et.d’un grotesque achevés; le Devoir en a cité, plusieurs, à l’époque; rappelons celui de l’individu qui, dans St-Paul du Buton, inscrivait s la colonne îles athées tous les enfants de moins de cinq ans.Le trait est authentique.Mais ceux qui se préoccupent gravement de l’avenir du pays, comme de son étal actuel, en viendront vite à la conclusion que nous avons eu.grâce à la grande administration Laurier, un recensement.d'opéra-comique, GEORGES PELLETIER.BILLET DU SOIR LE ROMAN CANADIEN Le camarade Georges Pelletier consacrait samedi dernier le premier-Montréal du Devoir au Ko man canadien.I! déplorait que nos jeunes écrivains ne s’inspirent que rarement du terroir et souhaitait l’apparition de récits savoureux, situés sur Je bon vieux sol québécois.La Patrie d’hier, empruntant son propre titre, affectait un peu d’espace au même sujet.Elle admet ce fait indiscutable que si les journaux canadiens ne publient pas de romans-feuilletons du pays, c’est parce que Je pays n’en produit pas.Notre confrère rappelle ensuite — il éprouve le besoin de se rendre cette justice, en passant— qu’il a pris part jadis à l’unanime campagne de presse en faveur de Vapplication au Canada des arrêtés de la convention de Berne, lesquels étaient en vigueur ici, mais restaient lettre-morte à cause de l’incurie des hommes de lettres français et des littérateurs canadiens.Et il remarque ensuite que cette mesure, dont on espérait qu’elle stimulerait l’énergie créatrice de nos écrivains, “ne parait pas encore avoir eu d’effet sensible.” Peut-être, pas.En tous cas, la Société des Gens de Lettres, en protégeant les intérêts de ses mon bres, a fait cesser le braconnage littéraire, et le terroir reste libre aux chasseurs d’images; mais, en vérité, cela ne suffit pas.Un romancier, dont les feuilletons seraient acccplés d’emblée dans nos journaux et raisonnable ment rémunérés, n’aurait pas h temps matériel d’en écrire un assez grand nombre pour gag wile pain et le beurre quotidiens.Le roman ne nourrira pas son homme tant que le romancier ne pourra pas compter sur un tirage de quelque importance, sur une clientèle, C’est la perspective des frais d’impression non remboursés qui paralyse le plus, croyons-nous, celui qui serait en mesure d’écrire.Or, l’oeuvre préparatoire qu’il importe d’accomplir avant tout, c’est d’intéresser le public à la littérature canadienne, de cultiver son goût et de piquer sa curiosité, d’éveiller son intérêt.On n’ignore pas que, dans les journaux, dont la mission est, ou plutôt devrait être de façonner l’opinion, c’est aw premier venu ,ou au dernier arrivé que l’on confie la lâche d’accuser réception du dernier volume paru.Celui « qui échoit celte besogne s’en tire du mieux qu’il peut — le pauvre! d, après des louanges pesantes, dont l'étendue est proportionné aux relations plus ou moins bonnes de l’auteur avec ses patrons, U vante, avec la faconde, d’un encanteur, les beauté typographiques de l’ouvrage et la supériorité des reliures de M.X,.qui, par hasard, insère ses annonces dans le journal qui ne perd jamais une occasion d’encourager les lettres, et qui sait confondre agréablement, en un seul paragraphe les mérités de l’art canadien et de l’excellence de l’industrie canadienne.La Patrie, qui ne néglige rien pour encourager la production littéraire, au Canada, s’applique à ! armer le, goût populaire, en écrivant des phrases comme celle-ci: “Cela importait peu aux grands journaux, à qui leurs ressources pécuniaires permettraient de supporter cette additionnelle charge.” Traiter en ces termes une 'question littéraire, c’est comma qui parlerait, religion avec des paroles h las ph cm a loir es.Mais la Patrie rachète l’indigence de la forme par la générosité de ses intentions: “.Nous sommes persuadé, dit-elle, qu’une feuilleton canadien qui serait attrayant, qui aurait une, réelle valeur, trouverait preneur parmi nos grands journaux ri un prix rémunérateur.” Voilà, certes, de.beaux, sentiments, et de stimulantes promesses! Mais, qu’un rédacteur de la Presse, du Canada ou du Devoir aille offrir à la Patrie un feuilleton attrayant qui aurait une réelle valeur; je parierais bien ma der nière chemise qu’il ne trouverait pas preneur à la Patrie à un prix rénumérateur.On croira peut-être que je ne veux prêter à la Patrie aucun sentiment désintéressé, et qm je lui infuse d'avance le.moindre désintéressement dans las questions d'in térêt national'! ‘Les sentiments d< la Patrie — si elle a des sentiment — ne peuvent pas faire de doute, puisque hier, parlant du roman canadien, et obligée de citer h Devoir, elle VappeUr mesquinement “I'n journal de la rue St-Jaeques.” La Patrie ne veut pas faim de réclame au Devoir, car la réclame, La taxe de l’eau L’échevin Leclaire.que plusieurs revers n’abattent pas.a encore une fois présenté à la coin- j mission municipale de législation.| son amendement à la charte par lequel il demtande l'abrogation de la clause 48.Cet article, on le sait, prive de leur droit de voter, tous les contribuables qui, le 1er décembre avant que soit faite la liste des électeurs, n’ont pas payé leur taxe de l’eau.Le représentant du quartier Ü\-Jean-Baptiste dit qu’il est inique de priver de leur droit de vote les citoyens qui n’ont pas payé le prix de leur eau à la Ville de Montréal, quand ceux qui habitent dans le district approvisionne par la “Montreal Water and Power Company” ne sont pas soumis à la même restriction, que cette mesure n’est qu’un reste de blue laws qu’on aimait tant à décréter autrefois, et que la Ville peut toujours recourir aux tribunaux pour se faire refnlionrser le prix de l’eau qu’elle a fournie, comme le fait une compagnie privée.Nous n’hésitons pas à donner raison à Péchevin Leelaire.La charte a beau décréter, avec l'approbation de la législature)' que cette redevance est une taxe, charte et législature ne peuvent faire que blanc soit noir.La taxe d’eau n’est pas autre chose que le prix de l’eau.La Ville vend de l’eau, comme elle pourrait vendre de la lumière, du bois, du pain, du lait.Elle a, comme n’importe quelle compagnie particulière, le droit de recou rir aux tribunaux pour se faire payer ce qui lui est dû.La Ville vend autre chose que de l’eau.Elle exproprie des terrains et vend le résidu, elle vend ses vieux chevaux, les chiens en fourrière non réclamés, du vieux fer.des machines qui ne servent plus.A-t-elle jamais songé à faire décréter par la législature que celui qui achèterait du bois et qui ne l’aurait pas encore payé, serait privé de son droit de vote?Elle ue l’a pas fait, elle ne le fera jamais, car elle sait que ce serait à la fois ridicule et odieux.Mais il arriva qu'un édile, aux conceptions plutôt extravagantes, conçut un jour l’idée d’appeler le prix de l’eau la taxe de l’eau.La législature, composée en grande partie de gens qui se soucient de la logique et de la valeur des mots comme une morne d’un chocolat, s’empressa d’approuver cette trouvaille, et la taxe naquit.Tant que tout le territoire de Montréal s’approvisionna d’eau à la même source, cela marcha.Mais vint un jour où l'on annexa des territoires sur lesquels une compagnie,qui voyait plus loin que notre municipalité, s’était empressée de mettre la main, et les comparaisons naquirent.Vous vivez de ce côté-ci de l’avenue du Mont-Royal et vous ne pouvez payer votre eau que le 5 I décembre, vous perdez votre droit de vote et le 31 décembre, en guise d étrennes, vous êtes poursuivi par autorité de justice.Vous vivez de l’autre côté de la même rue, vous payez quand bon vous semble après le 1er décembre, vous gardez votre droit de vote.Il est vrai que la compagnie qui vous vend de l’eau vous poursuivra elle aussi, mais vous n’eu serez pas plus mal.Les créances de la compagnie ne sont pas privilégiées, celles de la Ville le sont.Le conseil municipal a compris cette anomalie, d’accord avec scs aviseurs légaux qui auraient déclaré qu’il n’y a pas de taxe de l’eau, mais seulement le prix d’une denrée vendue.L’Assemblée Législative l'a aussi compris.A plusieurs reprises, l’éche-vin Leclaire a présenté son amendement.Chaque fois, le conseil municipal l’a accepté.L’Assemblée Législative l’a aussi approuvé.Mais il y a en dernier ressort le Conseil Législatif, et celui-ci ne veut pas.Cela se comprend, il u'a pas de comptes à.rendre au peuple.Espérons que, cette année, la mesure aura, plus de succès.Cela peut faire l’affaire de quelques-uns que vingt mille électeurs perdent leur droit de vote, mais ce n’est pas une raison pour que le Conseil Législatif continue à s’opposer à l’adoption d’une mesure demandée par le conseil municipal qui, après tout, est le seul juge de ce qu’il faut ou qu’il ne faut pas faire dans la Ville que lui seul a le mandat direct et catégorique d’administrer.Fred.PELLETIER.Sur le Pont [LETTRE DE FRANCE d Avignon.Graindorge parlait ce matin de “la barbarie du procédé qui consiste à inventer une sottise pour la faire dire par son voisin”; et, dans la colonne d'à-oôté, il continuait, dans ses tristes billets du matin, d’octroyer à ses adversaires une bêtise uniforme en leur prêtant son esprit.La poutre, Graindorge, la poutre !.C’est peut-être un guide nationaliste qui disait à Graindorge : “C’est une toile de France Mais il croyait avoir affaire au monsieur qui avait jadis parlé de.“la Vénus du sculpteur Milo”.LES NEGOCIATIONS FRANCO-ALLEMANDES.— LA CATASTROPHE DE LA "LIBERTE"._ AU LENDEMAIN DU DEUIL NATIONAL.— LA FERMETE DE M.DELCASSE.— LE CONGRES RADICAL-SOCIA LISTE DE NIMES.— LES FINANCES DE FRANCE.La “Patrie” nous appelle aimablement : "l.n journal de la rue Saint-Jacques”.C’est encore heureux qu’elle daigne s apercevoir de notre existence.Un chroniqueur théâtral écrit dans le ‘'Canada” : “L’amateur de musique qui est sourd de M.Guiraud et l’amateur de peinture qui est myope de Ai.Gosselin sont deux types rendus par ces deux artistes avec une vérité scrupuleuse.” (sic.) Etes-vous sourd de At.Guiraud ?Etes-vous myope do AL Gosselin ?La “Presse” écrit gravement : “M.le commissaire Latulippe a tout de suite demandé que le bureau d’inspection du departement des incendies prennent ( sie ) des procédures contre les deux confesseurs (sic) pour négligence dans l’observation des règlements.” Informations prises, il s’agit de confiseurs, non pas de confesseurs.Saviez-vous qu’on vient de dévoiler “une république”, à Québec ?C’est te “Canada”, — il sait tout, ce journal-là, — qui nous l'apprend en nous parlant du nouveau livre de AL Chapais : “La publication de cette œuvre, le jour même du dévoilement de la république canadienne du double monument à Montcalm est une coïncidence heureusement amenée”, écrit le journal aux 845,000.En voilà un que l’idée de la républL que nationaliste hante un peu trop souvent.AL Bartho reste directeur de la “V gir' , et la “Vigie” reste libérale, dit la “Presse”.C’est tant mieux.Les ministériels auront assez d’embarras sans avoir avec eux le journal d’Ulric.Et, eonimo Ulrie ne sera pas conseiller, il sied de lui laisser au moins son fauteuil de rédacteur.Le “Canada” n’est plus à rebrousso-poil.Il est au fil de la plume.Personne n’a encore constaté la différence.Il n y a pas encore assez longtemps que 1 auteur do gaffes mémorables a quitté la politique pour que le “Canada” puisse écrire ce mot sans que tout le monde se rappelle les célèbres gaffes de la dernière session.Graindorge s’objecte à ce qu’on lui prête des mots d’esprit.Et, la semaine dernière, il en prêtait pourtant de fort vilains à AL Nantel.qui vaut bien Graindorge ! On dirait que c’est AL Laurier et ses ministres, et non pas le pays, qui paient les frais du monument à imade-moiselle Verehères, à lire le “Canada” de ce matin ! l-.t pourtant, le contrat exécuté, cVst ! le contribuable, et non pas les libéraux tout seul s, qui paiera.ça sc pair, voyez-vous.LEON LORRAIN.Al.Monk, aura J acques-Oart 1er.raux.Qu’ils délèguent donc M.Boyer, si celui-ci a perdre son dépôt.un adversaire dans disent certains lilié- •ncore une fois l’intention de l.a Presse continue son métier, mais ne parle plus do M.Laurier.moins, faites votre temps, la Au vieille A QUEL PROPOS ?Ou annonce (|tie M.Champagne, député élu dans Battleford offre son siège à Thon.M.Graham.Pourquoi?•Comme les Canadiens-français de Provoncher ont préféré le Dr.Molloy à M.Bleau, M.Champagne est le seul eanadien-français élu dans l’ouest, où nous comptons pourtant au moins cinquante mille de nos compatriotes.Pourquoi cèderait-il sa place à un homme politique d’Ontario?Encore une fois, la rentrée de M.Graham à la Chambre ne noua déplairait aucunement.Et si M.Graham avait été défait par quelque vague de préjugés ou de fanatisme, nous nous expliquerions aussi que l’un des nôtres lui offrît son siège.Mais M.Graham a été battu dans les circonstances ordinaires, et nous ne voyons pas l’à-propos de lui faire une place au détriment de la représentation eana-dienne-frnnça isc.J.D.Le secrétaire de M.Cochrane Le roi aux Indes Londres.PL — Le i-ni Georges V ira un' Indes pour assister au grand “durbar” de Delhi.Il sera remplacé en son absence par une cotumissior spéciale composée de lord Lorcburn, do M.Asquith et du président du Conseil.Torouto, LS.— M.George K.Yates, secrétaire particulier de l’hon.jM.Frank Cochrane depuis cinq ans, est parti pour Ottawa où il va remplir les mêmes fonctions auprès du nouveau ministre des I chemins de fer et canaux.M.Yatas | était au palais législatif, le dernier des secrétaires particuliers nommés par les libéraux; il a servi successivement, sous trois ministre libéraux et deux conservateurs, Il n fait partie, autrefois du personnel du "Globe”, do Toronto, et du "London Advertiser Paris, 3 octobre 1911.— lies négociations entre la France et l’Allemagne continuent: il u'est pas permis d’affirmer qu’elles soient toutes proches encore de leur conclusion.D’une part, en effet, l’entente apparaît difficile sur les clauses du traité en ce qui concerne le Maroc, parce que la France a vis-à-vis de l’Angleterre et de l’Espagne des engagements qui font obstacle aux prétentions allemandes.D'autre part, en admettant que la question marocaine soit résolue, il faudra bien encore discuter les compensations territoriales que l’Allemagne réclame au Congo, et.sur ce point, l'opinion publique française se montre, eu sa majorité* très peu disposée à des concessions importantes.Au langage des journaux officieux de Berlin, on peut comprendre du reste que la Wilhelmstrasse ne se fait aucun illusion sur les difficultés inévitables, et qu’elle s’attend à ce que les pourparlers continuent pendant plusieurs semaines.Au fond, et sous la condition que les banques françaises ne coupent pas tout crédit à l’Allemagne, le gouvernement impérial a, en effet, quelque intérêt à.entretenir le plus longtemps possible un mouvement patriotique en vue de préparer les élection générales pour le renouvellement du Reichstag en janvier prochain: il n'y a pas de meilleur dérivatif à la propagande socialiste.On aurait pu croire que quel-que fléchissement dans l’attitude très ferme de la France se fut révélé à la suite de l’effroyable catastrophe qui nous a coûté le magnifique cuiras»' la Liberté.Vous avez su par le télégraphe tous les détails de ce drame, qui compte parmi les plus épouvantables dont les marines mondiales aieut jamais été affectées.Vous avez connu également quelles obsèques impressionnantes ont été faites aux victimes dont beaucoup ont.succombé pour avoir tenté de porter secours à l’équipage de la Liberté Pour une fois, le gouvernement n’a pas pu afficher son sectarisme habituel: le clergé, ayant à sa tê' te Mgr Guillihert, évêque du diocèse, a eu sa place dans le cortège officiel, et, le président de la République, les ministres et les délégations des deux chambres ont assisté à l’absoute solennellement donnée, au milieu des sanglots d îme foule immense, i Rarement certes, catastrophe a soulevé dans notre pays une aussi profonde émotion.Au lendemain do la magnifique revue navale dont cette même rade de Toulon avait été le théâtre; un tel sinistre était fait pour ruiner les espérances rénovées dans tous tes coeurs.Grâce à Dieu, il n’en a rien été.Aucun trouble, aucun déjiiirroi, aucun geste d’abandon.Partout au contraire, après le sou venir et la prière qu'on accorde aux morts héroïques, les preuves de la plus admirable énergie.Sur notre flotte d’abord, officiers et marins, sans aucune défaillance, ont déclaré bien haut que, demain comme hier, ils n’avaient nulle angoisse au coeur devant le risque permanent que représente l’entassement dans les soutes d’une énorme quantité de poudre et de projectiles.Quant- à la foule, elle ne s’est préoccupée que des moyens d’apporter, par une souscription rapidement couverte, des secours matériels aux familles des victimes et de doter la France, par des dons volontaires s’il en était besoin, d’un nouveau cuirassé pour remplacer celui qui avait péri.En toute simplicité, mais en toute vérité, je puis dire que la France donne, à l’heure présente, un beau spectacle.D’union que, si difficilement, nous pouvons réaliser dans nos discordes intérieures, s’opère d’elle-même, sans mot d’ordre et sans calcul, sur le terrain patriotique.Il n’y a que quelques meneurs révolutionnaires, soudoyés peut-être par l’étranger, pour prêcher la capitulation et la honte.Tout le pays, y compris ceux qui, trop souvent, sc laissent aller à des gestes condamnables envers la patrie et l'armée, sont redressés et fermes devant l'insolence étrangère.On suit bien partout que la guerre est possible: beaucoup même la croient inévitable dans un délai rapproché; mais personne ne comprendrait, n admettrait qu’afin de l'éviter, nous consentions à des ea pitulations indignes de notre passé et de notre force.Evidemment, pour un gouvernement qui aurait la force de s’élever au-dessus des querelles mist râbles et des mesquineries détections politiques, il y aurait mu belle tâche à remplir à l’heure pré sente.Nous pouvons malheureu sement craindre que le plus gram nombre de nos ministres n’en soil pas là.b* moindre incident leur rappelle qu’ils sont des homm r de parti, et ils acceptent d’êtr cela d’abord et surtout : il a fai lu que M.Deleassé, ministre d la marine, posât la question de coi fiance devant le conseil ties minis très à propos de la participation du clergé aux obsèques des victi mes de la catastrophe de la Liberté-, sans sa fermeté, nous aurions eu le scandale de l’abstention du chef de l’Etat de toute cérémonie religieuse, alors qm.pourtant, tous ces morts héroïques étaient des catholiques, appartenant à des familles catholiques.Eu ce moment même, le Cou grès_du parti radical et radical socialiste est réuni à Nîmes.Ils sont là huit cents politiciens, a*-nus de la France entière, qui.loris de leur accord avec la ma jorité parlementaire, prétendent arrêter le programme de la prochaine année législative.De quoi se préoccupent-ils avant tout?D< ‘la defense de l’école laïque” et de meilleurs moyens do brimer, 1.vexer leurs adversaires, — c'est-à-dire les catholiques et les libéraux.Je ne sais pa.s si le parti radical escompte un grand profit de cette attitude singulière ; je crois pouvoir affirmer que le pays la juge sévèrement et que les petites coteries, les querelles mesquines sont odieuses à l’immense majorité de nos concitoyens.Des foudres que brandit le Congrès radical et radical-isoeialiste ne sont d’ailleurs pas très redoutables: depuis plusieurs années, il renouvelle toujours les mêmes motions et il ne paraît guère capa ble d’arriver à une solution positive.D’antre part, les Chambres sc réuniront sans doute au mois de novemlbre seulement, parce que le gouvernement voudrait bien pouvoir annoncer, dès leur rentrée, la conclusion des pourparlers franco-allemands.Il sera grand temps alors, après la discussion très longue qui s’instituera nécessairement sur nos affaires extérieures, d’aborder l’examen du budget, de 1912, lequel est à juste titre, la grande préoccupation du gouvernement et de la, majorité.Il est heureux, vraiment, pour ce gouvernement et pour cette majorité, que la prospérité nationale permette au pays de supporter les conséquences d’une gestion qui constitue un véritable défi au bon sens.Notre budget ordinaire atteint quatre milliards et demi, s'étant enflé d'un milliard au cours des dix dernières années.Jamais peuple n’a supporté une pareille charge.Or.loin de songer à la réduire, nos gouvernants annoncent déjà que l'augmentation des dépenses s’acentncra dans les années qui vont suivre, et qu'il est de toute nécessité qm* la nation consente de nouveaux sacrifices encore.Du ton le plus allègre, un sénateur radical-socialiste de la Seine, M.Gervais, propose d’effectuer un emprunt de deux milliards, non pas pour développer notre outillage, mais pour permettre de solder les arriérés et d’équilibrer les budgets prochains.Gare à la mauvaise année, à la crise qui paralyserait les affaires! Du coup, celles du gouvernement et de la majorité pourraient bien aller subitement très mal.JOSEPH DENAIS.Conseiller municipal de Paris Journaliers remerciés de leurs services Québec, iS.— Lu rumeur circulait ce matin qu’une cinquantaine d’employés du département de la marine avaient été destitués.Des informations prises au département même nous apprennent qu’il ne s’agit que d’un nombre de journaliers temporaires qui out, été remerciés de leurs services, leur ouvrage étant terminé.DEMAIN Le “DEVOIR” publiera un article de M.Henri Bourassa sur le nouveau gouverneur général.s 2 LE DEVOIR.Mercredi, IB Octobre 1911.La population du Canada O’après les chiffres encore légèrement incomplets du dernier recensement, le Canada a 7,100,000 habitants.— Quatre g districts électoraux n’ont pas encore fourni de rapports complets.Voulez-vous Habiter une MAISON fl APPARTEMENTS?] ' PETITES ANNONCES .*- .ni-.S(Vjes |ps i il us muveaux.Hff'jmmau- 1 ACCORDEUE DE PIANO dable?pour le fini do méi anisme et 11 DIONNE, M .autrefois de Noxareth, j beauté de la maehine.Garantie de djr i ' naijitenant au Nu 1*>3 rue Amberst, Uns par la Compagnie.442.llierine Ouest.LA PROVINCE DE QUEBEC A UNE POPULATION DE 2,000,697 Ottawa, 18.— L'hon.M.Martin Burrell, ministre de l'Agriculture, a fait] connaître hier les chiffres officiels du recensement.Ces chiffres donnent au Canada une population d’environ 7,100,000, soit unej augmentation de 1,710,000 en dix ans.Ec total sera quelque peu augmenté quand tous les rapports auront été reçus.Quatre districts électoraux, n'ont pas encore envoyé île rapports complets.1 (> sont ceux de Cumberland, Nouvelle-Ecosse ; Itégina et Battleford, Saskatchewan, et Yale-Cariboo, Colombie-Anglaise don! la population est estimée à : 70,000 habitants.Comme résultat le reneensement est une surprise en ce sens qu'il démontre I que la population du Canada loin d’être huit millions d'âmes comme on l'a-j ait prévu n’est que d’un peu plus de sept millions.< >n remarquera que dans les dix dernières années, la province de Québec a augmenté de 400,000, de même que la province d'Ontario.Ea province de Has-I katchewan a fait un pas de géant, en ce sens que de 91,279 âmes qu’elle était i il y a dix ans, elle est portée à 453,008 âmes.Dans ITIe du Prince Edouard, la population en 1901 était de 103,259.et aujourd'hui, elle a diminué à 93,722.C'est dans les provinces de l'Ouest que l'on remarque la plus grosse augmentation.11 est possible que la population de quelques villes et villages soit légé rement modifiée après revision, mais dans l’ensemble, les chiffres ci-dessous peinent être acceptés comme corrects; ce sont ceux du recensement de 1911 comparés avec les chiffres de celui de 1901 :— Vous offrant tout le Confort Moderne, à l’Epreuve du Feu, Service de Concierge, Chauffage Central, Eau Chaude en toutes Saisons.—Habitez alors Le “R0BERVAL” “ '?T - .— Sainte-Catherine et Dorchester.C’est une aubaine rare pour les GENS DE LA PARTIE EST POJM EATiON PAR PROVINCE Alberta.Colombie Anglaise.Manitoba.N out eau-Brunswick .Nouvelle-Ecosse.Ontario.Ile du Prince Edouard .Québec.Saskatchewan.Territoires du Nord-Ouest Yukon .191 1 1901 372,919 73.022 | 362,768 178,657 1 454,691 255,211 351,815 331,120 461,847' 159,574 1 5.19,902* 2 182,94 7 - 93,722 '103,259 1 000,697 1,08.898 153,508 J0 O0O' *—Résultats non complets.PO PC EATION DES PRINCIPALES VIEEKH ALBERTA.- —Diminution.MANITOBA.Brandon.Portage la Prairie Ht-Boni face., .Winnipeg.N OU YE A U-BR UNS W1C K.Prodericton.Moncton.St, John.NOUVEEEK ECOSSE.Amherst.Dartmouth Olaeo Bay .IlaIifa c .Sydney Nerd .Sydney Mines Sydney.Ville .Truro .Yarmouth .ONTARIO.Arnprior.Barrie.Belleville.Berlin.Brantford .Broekville .Chatham.Cobalt.< ,'obourg.< 'ollingw ood.Cornwall .Duiulas.’ort, William lalt.Joderieh.iuelph.Hamilton.lawkesbury .ngersoll. on*c,ttir’ UM- Martin, doutP'lx 1» f8 80 (lo> Se raccordant, vendredi, le 20 octobre, avec l’“Empress of Ireland”, à Québec, UN TRAIN SPECIAL POUR L’“EMPHESS”, composé de wagons pour colons, wagons de première classe et wagons-lits, partira de la gare Windsor, jeudi, le 19 octobre, à 8.30 p.m.UN TRAIN SPECIAL POUR LA MALLE DE L'“EMPRESS”, composé .de wagons de jour, wagons-restaurant et wagons-salons, partira de la gare AViudsor, vendredi, le 20 octobre ù 9.45 a.'.n., se rendant directement à l'embarcadère du paquebot à Québec.Déjeuner prêt à 9.15 a.m.Les taux d'assurance Manchester .Manchester M.G.W.Stephens, président de la Shipper.5* oct.Commission du Port, rencontrera cet Willehad.Manchester .Rotterdam .s oct.après-midi, les membres du Conseil du Board of Trade, et discutera avec eux Corporation .Manchester .14 oct.la réduction des taux d'assurances ma Athenia.14 oct.ritimes sur le St Laurent.M.Stephens Laurentie.Le Havre .14 oc t.a.public à ce sujet une brochure qui de- Grampian.Greenock .14 oct.vra attirer l’attention des corps pu- Siiclian .Lake Cham ,.Le Havre .oct.blics.* plain.Belfast .16 oct.11 v aura assemblée du Conseil de 1,, Royal Edward.Bristol .DANS LE PORT Arrivé hier:— .1 8 0- Les Assises d’Ottawa (Spécial au “Decoir”) Québec, 18.—Le département de la marine donne le démenti à la nouvelle publiée par la “Star” à l’effet que lo drapeau du duc aurait été arboré trop tard à l’arrivée de 8.A.R.le duc do Connaught.Lo drapeau fut hissé au mât du quoi du roi lorsque.le duc mit le pied -sur le quai tel que cela devait se faire.-«- Pénible accident Ottawa.18.—- (Service spécial).— L'ouverture des assises d’automne .Dira lieu, ti Ottawa lundi prochain et icra présidée par le juge (.’lute.La seule raiisn criminelle est celle d’Oné-sime Ix'febvre.neeusé d'être la cause de la 'mort d'un nommé Patrick O’-Htolon, Sherbrooke, 18.— Mathieu Baron,un jeune homme A, l’emploi de la maison Denaul'i, a été douloureusement blessé hier après-midi.Il a eu le coude af-freupement lacéré par mua scie circulaire.On l’a immédiatement transporté à l’hôpital Saint-Vincent.- - ?- W.H.Scroggie déménagera Il est rumeur que la maison de commerce AV, 11.Scroggie occupera an printemps l’immeuble de la Compagnie Lindsay, rue Ste-Catherine-Oueat, près de la rue Pcci.L’on sail que les magasins actuels seront démolis au printemps et qu’un grand hôtel sera érigé A cet endroit.Il pano'trait quo W.H.Scroggie transportera ses magasin* dan* tim-•meuble do Lindsay.Berlin, 18.—- L’édition de la revue navale "Nauticus”, pour 1911, vient de paraître.L’auteur anonyme, dont la compétence ici ce qui regarde les atlairos de la marine allemande, est indiscutable, donne les chiffres sui-v^ds pour la composition de la première escadre de Cuirassés.Quatre cuirassé de la classe ‘'Helgoland”, mis en chantiers en 1908-1909, avec un déplacement do près de 22,-800 tonnes, une longueur de 166.5 mètres, une largeur de 28.5 mètres.Le tirant d’eau est de 3 m.2 et l’armement se compose de 12 pièces de 30.5 centimètres.Il de 15c, 11 de 8.8 c m.ci, six tubes lance torpilles.Ces léviathans auront une force de 28,000 chevaux vapeur et pourront atteindre une vitesse de 20.5 nœuds.Leur plein de charbon sera de 3,000 tonnes métriques.Les nouveaux croiseurs cuirassés Aloltke et Goémon déplacent 23,000 tonnes.Longueur 186 mètres, largeur 29.5 ni.Ils tirent S 2 m.Leur armement : 10 canons de 28 cm.10 do 15 cm.16 de 8.8 cm.et 4 tubes lance torpilles.l/es machines développent 50.000 chevaux et sont munies de turbines Pearson.Le contrat spécifie qu’il devront filer 25.5 nœuds.Bans le oas du "von der Tann”, le contrat était de 24 noeud's et il donne une movenne de 28.Le nouveau Dreadnought "’riiurin gen” sera joint également A la flotte.L’électricité sur la ferme Toronto, 18, — Les machineries achetées en Europe par Thon.Adam Beck pour faire des expériences au sujet de 1 emploi de l’électricité dans les travaux de lu ferme, sont maintenant à Toronto.Hiles seront exhibées dans toute la province d’Ontario, par une équipe do e.onféroueier» chargés d’en faire connaître l’usage et les avantages pour toutes sortes de travaux.Certaines de ces machines seront installées et utilisées pour l’enseignement à la ferme modèle de Guelph,ainsi qu’à l’exposition nationale du Canada, l’an prochain.A NOS AMIS Le “Devoir” est outillé pour fairs des Impressions dans tous les usures.fluvrRAi garanti.(Spécial au “Devoir”) Parry-Sound, Ont., 18.— Une affaire i de meurtre des plus brutales, s’est dé-i roulée vendredi soir, près d’Emsdale.Un Italien avait touché une forte! somme d'argent en présence d’un individu qui sera arrêté d’un moment à l’autre.Les deux compagnons partirent alors pour se rendre à un camp de construction et c ’est.pendant le voyage que le crime a du être commis.La victime fut frappée d’un coup de gourdin à la, tête, puis mutilée à coup de rasoir, d’une façon si sauvage, que la tête est presque détachée du tronc.Le visage et les mains portent en outre une dizaine de coupures très profondes.Rome.18.—- Le général Caneva porte en ce moment toute son attention à faire de Tripoli une place imprenable, afin de servir de base, de ravitaillement pour les opérations' vers l’intérieur.Les fortifications seront renforcées, do façon à constituer un camp retranché.Des postes seront établis tout lo long de la ligne avancée, afin que l’ennemi no puisse couper la colonne expéditionnaire do sa base de ravitaillement.Les Turcs, à l’intérieur du pays, mènent une campagne ardente pour décider les Arabes à se soulever contre les italiens.Ils leur font croire que lors de la prise de Tripoli, il y eut des massacres atroces et que ceux à qui on fit grâce do la vie, souffrent des tortures inouïes.Los hommes et les femmes ont été réduits en esclavage ; on a tué les enfants dans les bras de leurs mères.Ils racontent aussi que l’intention des Italiens est de mettre toute la contrée à feu et à sang.Chassons-les vers la mer, ajoutent-ils, et nous aurons un riche bntin à nous partager.UN REVERS ITALIEN Londres, 18.— Une dépêche de Constantinople au “Chronicle” annonce que les Italiens auraient subi une défaite sérieuse près de Tripoli.Un parti en reconnaissance s’étant avancé trop loin du corps principal, aurait été surpris par les Turcs et aurait dû retraiter en toute bâte, laissant 100 morts sur le champ de bataille.LES INTENTIONS DE L’ITALIE Berlin, 18.— Le correspondant de la ‘'Frankfurter Zeitung” à Rome, télégraphie ce qui suit : “H est rumeur, dans les cercles diplomatiques, que l’Italie a l’intention, au cas où la Turquie continuerait sa résistance, d’occuper trois îles, dans la mer Egée, y inclus Lesbos, dont la capitale est Mytilène, afin d’exercer ainsi une pression sur T'Empire Ottoman.ON CRAINT DES COMPLICATIONS A'ienne, 18 — Une dépêche de Constantinople dit que lu flotte turque a quitté le Bosphore, avec ordre de protéger leu port s du sud et d’attaquer les navires de guerre italiens, si l’occasion s’en présente.On craint que l’Italie u’entreprenne d’autres actions pour forcer la Turquie à accepter la paix et à céder Tripoli.Cette politique pourrait amener des complications dans le commerce international et causer de nouveaux conflits dont il n’est nullement besoin.ON RASSURE LES BULGARES Sophia, 18 — Le gouvernement bulgares a reçu un message de la Turquie, l’assurant de nouveau des intentions pacifiques de la Porte à son égard et déclarant qu’elle retire ses troupes de la frontière de la Bulgarie.ON MOBILISE EN SERBIE Belgrade, 18.— La division Drina, de l’armée serbe a été mobilisée hier.lie ministre de la guerre a déclaré toutefois, qu’ils ne s’agit là que d’un essai de mobilisation et que les autres divisions seront mises èn mouvement de la même manière.Tous les officiers de réserve, même ceux résidant à l’étranger, ont été rappelés sous les drapeaux pour les manœuvres.La victoire remportée le 21 septembre par M.-L H.Rainville continue à susciter partout dans le beau comté de Chambly-A'erchères d’éclatantes manifestations de la joie du peuple.Ainsi lundi soir le rouveau député était 1 objet d’une magnifique démonstration à Sainte-Julie.Une grande réception eut lieu à la salle publique.M.le notaire Lapierre s’y faisant T interpret- de tous donna lecture d’une splendide adresse où les électeurs affirmaient de nouveau à M.Rainville que tant qu'il resterait fidèle à son programme d’indépendance politique eux le soutiendraient de leurs votes.Cette réception fut suivie d’un feu d'artifice où M.Rainvjlle et quelques amis pronom -rent d’éloquents discours.Hier soir, c’était au tour des électeurs de A'arennes d’acclamer leur nouveau reptésentant.I.a fête commença par une procession à travers les rues du paisible village qui était superbement paré pour la circonstance.A un certain moment, la voiture montée pu’ M.Rainville ayant eu une pièce de brisée ia foule détela les chevaux et irai-ra elle-même la voiture, jusqu’à le résidence de M.Payette, avocat où Al.Rainville s’arrêta.La procession étai: précédée pat l’Harmonie de Montréal qui sous Thabile direction de M.Hardy exécuta plusieurs belles marches.A huit heures les électeurs de V«-rennes se réunissaient à la salle du collège.M.Fayette y prononça un discours bien senti où il fit ressortir le triomphe éclatant de Al.Rainville.Celui-ci répondit en remerciant ses électeurs de leur chaleureux appui et en promettant de toujours se montrer digne par sa conduite en Parlement de la marqua de confiance qui lui avait été donnée.11 fut suivi de MM.Paul-Emile Lamarche député de Nieolet et Papineau-Mathieu, avocat.Immédiatement après le discours de M.Payette, la fillette de M.G.Massue présenta à Mme Rainville un magnifique bouquet de roses ; c’était l’hommage des dames de A7arrimes à l’épouse de l’heureux vainqueur.Après l’assembiée la procession sc reforma et se rendit de nouveau à la résidence de M.Payette où eut lieu Un splendide feu d’artifice qui se prolongea jusqu’à une heure fort avancée.Demain soir, M.Rainville rencontrera les électeurs de Boucherville.Et dimanche prochain ce sera à Chambly Canton qu’aura lieu une démonstration A laquelle on veut donner toutes les allures d’une manifestation régionale.Le "Devoir” publiera prochainement, les noms des orateurs distingués qui accompagneront Al.Rainville ainsi qu» l’heure du départ du convoi spéciali qu’on organise à cet effet.BOURSE DE MONTREAL MM, L.C.Beaubien & Ole, courtiers, 101 rue S.-François-Xavier nous fournissent le rapport suivant à 12.30 hrs.p.m.STOCKS Vend Ach.STOCKS VendiAc i I t ioq 271 89J 1181 ¦U Le successeur du juge Champagne Ottawa.18.— (Service spécial).— Une assemblée du barreau du district d’Ottawa aura lieu demain et une demande sera faite an gouvernement de nommer sans délai un remplaçant à feu 1e juge Champagne.On admet en général que le successeur du juge Chant pagne sera M.J.M.McDougall, do Hull.On dit également que M.Hector Chauvin sera nommé juge adjoint.Session du Reichstag Berlin, 18.— Le Reichstag s’est réuni de nouveau hier après une longue vacance d’été.Le programme de la session est charge.Lo Reichstag doit entres autres choses passer une loi contre la fabrication et la vente de nom ritures contaminées.L'homme fossile ( Spécial au "Devoir” ) Paris.18.— On a découvert dans d’Ouest oe la France, un crâne que Ton croit avoir appartenu à un ancêtre du genre humain, ayant vécu il y a plusieurs mibliors d’années.Le- crâne exhumé a des dents très fortes et la mâchoire inférieur.' très proéminente.Sherbrooke prospère Sherbrooke, 18.— D’après les chiffres fournis à l'hôtel de ville, hier, la valeur de la propriété imposable dan» la ville, est, cette année de $7,949,145—soit une augmentation de $1,989,434 sur Dévaluation de l’an dernier.L’année 1911 a été sous plus d’un rapport la plus prospère dans le» annales de la ville.Plusieurs nouveaux édifiées ont été érigés, et d’ici peu, des arrangements seront faits avec plusieurs grandes industries américaines dans lo but de le* engager f venir m fUxar.j
de

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