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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 13 octobre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-10-13, Collections de BAnQ.

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UfcUXlbMt 'iNo.240 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 •NION POSTALE.Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 $1.50 ».* * • .• .$2.00 MOiNiKfcAL, VENDREDI 13 OCTOBRE, 1911 ETATS-UNIS ONION POSTALE DEVOIR UN SOU LE NUMERO Rédaction et Adminiftratiotu 71a RUÉ SAINT-JACQUES MONTREAL.Directeur : HENRI BOURASSA REDAC FAIS CE QUE DOIS ! TELEPHONES î ADMINISTRATION: Mric 74M Main 7460 ?A Notre nouveau Gouverneur notre nouveau gouverneur, vient Je dé- •: % _ Le due de 'Connaught, barquer au Canada.Les acclamations et les manifestations de loyalisme qui l'ont ac-eueilli à Québec ne sont ipas celles d'un petit groupe, ni d'une ville seulement.Elles sont celles de tout un pays, désireux de rendre hommage à ce tils d’une reine, à ce frère d’un roi qui nous ont gouvernés avec sagesse et bienveillance pendant presque un siècle, et.sous le règne desquels nous avons acquis toutes nos libertés nationales.Nous sommes heureux de vivre à l’ombre du drapeau britannique, nous lui sommes loyaux, et loyaux aussi serons-nous à celui qui vient représenter notre souverain à la tête de notre gouvernement.Le duc de Connaught est un vaillant soldat, autrefois investi de hautes charges dans l’armée anglaise: il sera maintenant nous n’en doutons pas, un excellent gouverneur, respectueux des traditions et de 1 autonomie canadiennes, et qui continuera sur notre sol la belle carrière sans reproches qu’il a eue jusqu’ici.Et c est 'pourquoi, sur ce sol découvert, colonisé, peuplé par leurs ancêtres, défendu par eux contre les Indiens, puis contre les armées américaines, repoussées grâce au courage des Canadiens-français de 1771 et de 1812, et où Hotte maintenant le drapeau anglais, les Canadiens-! rançais d aujourd’hui se joignent à leurs frères de langue anglaise pour souhaiter la bienvenue la plus cordiale à notre nouveau gouverneur.Georges PELLETIER.BILLET DE SOIR L’ASCENDANCE Le point de L argument des Taxeux I rès du tiers du revenu dont se vante le cabinet Gouin provient donc de la taxe directe.Nous 1 avons démontré l’autre jour par des chiffres irréfutables., • raap soy®2 donc contents, répondent les partisans du minis- tère : nous n avons pas rétabli les taxes imposées par nos prédécesseurs.Cela est vrai, mais ils en ont imposé d’autres, et quaut à celle sur les successions ils l’ont tellement remaniée qu’elle pèse de plus en plus sur les héritiers.D’ailleurs, la guerre aux taxeux comportait implicitement l'engagement de faire disparaître les impôts dénoncés.Et ce fut le cri qui porta le régime actuel au pouvoir.lourquoi n aveiz-vous pas économisé, disaient les partisans de M.lardhand, -de M.Parent ou de M.Gouin, au lieu de taxer tout ce qui vous tombait sous la main?La conclusion s’imposait à l’esprit des électeurs: en changeant de gouvernement, nous changerons de méthodes; le gouvernement nouveau économisera et les taxes disparaîtront., Admettons que l’économie ne soit pas aussi facile aujourd’hui qu autrefois.Le développement de la province exige sans doute une dépensé plus forte pour certains services, et nous reconnaissons que le budget provincial doit être plus élevé en 1911 qu’en 1900 ou 1905.Mais le revenu provenant d’autres sources que des taxes a augmenté aussi.” Dans toutes Ire Ibrochurés éditées pour chanter les gloires de M.Gouin, l’on voit que celui-ci a obtenu le rajustement des subventions lédérales.Il serait plus juste de dire que cette reconnaissance de légitimes pretentions fut 1 oeuvre de tous les cabinets provinciaux et, en tout cas, des deux partis dans la province -de Québec, puisque toute l’opposition se fit un devoir d’appuyer ces revendications.Qu’importe.Il suffit, pour le moment de savoir que de he seul fait le gouvernement Gouin touche annuellement un demi million de pins "que ses prédécesseurs.D’une façon générale, et bien que nous perdions encore beaucoup de ce côté, le domaine forestier donne aussi quelques centaines de mille piastres de plus qu’il y a quelques années.En jomme, le revenu provincial, sans -compter les taxes sur les successions et sur les corporations commerciales, dépasse les quatre» millions.Le service public requiert-il réellement les deux millions additionnels que nous apportent les taxes?Si le gouvernement voulait sincèrement activer le développement de la province, par l’expansion de la colonisation, une bonne partie de cette somme pourrait sans doute être dépensée avec avantage et accroître à brève échéance les sources d’alimentation de la caisse provinciale.Seulement, tout, l’effort de l’administration se borne à distribuer cet argent au point de vue du profit électoral qui peut en résulter.Et c’est pourquoi, malgré l’augmentation de l'octroi fédéral, malgré deux millions de taxes, la colonisation sujette aux -embarras d’une loi ridicule et aux vexations d’une administration tracassière, et l’agriculture à peu près abandonnée à ses seules ressources, restent stationnaires,.tandis que partout ailleurs elles montrent, des progrès étonnants.Et c est pourquoi aussi le peuple sera justifiable de demander un compte rigoureux aux hommes qui avec tant d’argent font si peu de bien pour la province.Jean DUMONT.propos d’élections 1 Un journal de Toronto annonce que 1rs conservateurs ont décidé Jo s'opposer énergiquement à.la rentrée de MM, Fielding et Graham dans la Chambre des Communes.D'autre part, on parle de faire une opposition à la réélection des ministres.Les uns et les autres trouveraient sans doute des précédents pour justifier leur attitude, mais nous ne voyons pas en quoi cela avancerait les affaires de leur parti.Que le désir d’avoir M.Fielding à la Chambre paraisse inexplicable cela se comprend.L’ex-ministre des finances n’est plus jeune, sa santé est assez compromise, et sa vie est grassement assurée par le cadeau de cent vingt mille piastre* qu’on lui a fait.On peut se demander quels intérêts le ramèneraient à la Chambre.Et dans le eas où il tenterait d'y revenir, nous nous expliquons qu'il préférerait ne pas from .sur son chemin l’homme que l’on désigne comme son adversaire, M.Caban.Le cas de M.Graham est différent.11 est encore jeune, il a du talent, fins idées et le tempéranr mont politique.Si le parti libéral veut le ravoir au Parlement, c'est pour en faire son chef, lorsque sir Wilfrid Laurier sc retire- ra.Le laisser .réélire sans opposition serait de bonne tactique, même si les libéraux décident de fai-•e la guerre aux nouveaux ministres.Les libéraux n'ont sans doute lias oublié la lutte acharnée que Fou fit à sir Wilfrid Laurier en 1877, mais l’on était alors à la fin d’un Parlement.Au début d’un régime, l’habitude est de laisser réélire les ministres par acclamation.Les conservateurs peuvent se rappeler aussi qu’en 1904 le-parti libéral ne fit aucune opposition à l’élection de M.Borden, dans Car-leton, après la défaite de celui-ci à Halifax.J.D.- — » - Un peu de réserve Le correspondant de la Gazette à Québec nous dit que M.Sam Hughes a été .acclamé par le groupe québeoquois qui s'était réuni pour souhaiter la bienvenue à M.Borden.* Nous voulons croire (pie l'on exagère.Il se peut que M.Sam Hughes tasse un bon ministre et.que la respoasabilité du pouvoir lui donne une conception nouvelle des devoirs d’un homme politique dans ce pays.Mais il ne faut pas oublier non plus que M.Hughes compte à son actif des paroles et des actes qui nous obligent à Imaticoup de réserve à son égard.9.D.En mauvais plaisant réponda i ù un aristocrate qui Un assura)! descendre des croisades, qu'il descendait, lui, de l’omnibus.Citait là une leçon de démocratie amusante.Les gens de basse extraction cl qui atteignent, grâce à leurs talents ou par l’intrigue, à quelque situation, sacrifieraient parfois une partie des honneurs ou de la fortune dont ils jouissent pour pouvoir se glorifier d’ancêtres illustres, ou au moins connus.Vous rencontrez parfois cette soif de notoriété rétrospective chez des hommes de la plus modeste condition.Tel, qui vous raconte que son grand-père était un héros do trente-sept, a eu tout simplement son aïeul pendu haut et court, en face la Place de la Fontaine, parce qu’il avait volé une' vache et s’y était laissé prendre.La société se démocratise davantage, de jour en jour, et le mérite personnel prime maintenant, presque dans tous les pays, les privilèges de la naissance.S’empêche que ceux dont le talent, la chance, ou tout ce qu’on voudra a fait les puissants du jour, au point de vue du pouvoir ou des honneurs, aspi-rent à une célébrité plus ancienne qu’eux, sur laquelle ils pourraient s’appuyer et qui leur garantirait, en quelque sorte, le prolongement, la continuité de leur puissance dans leurs descendants.Sentant sans doute le côté temporaire et périssable de leur splendeur, Us voudraient lui trouver des racines profondes, qui promettraient un feuillage abondant et vivace.G’esl surtout aux Etats-Enis, où les sceptres naissent et meurent si vite, que l’on rêve d’une noble ascendance.Mais on ne rêve pas longtemps chez nos voisins; et une ambition se réalise d’autant plus ilite qu’elle est impossible.Il y a quelque temps, un Américain retrouvait un ancêtre de Roosevelt sur un trône quelconque; voilà qn’aujourd’hui un autre historien yankee, Elroy Mo-Avery, découvre que John D.Rockefeller descend, des rois de France, d’Espagne et d’Ecosse.On avait cru jusqu’ici que Rockefeller avait puisé lui-même sa royauté dans le pétrole.Voilà enfin un important point d’histoire élucide! La lecture du Dictionnaire généalogique des vieilles familles américaines, qu’on publiera dans un siècle, en caractère d’or sur peau de truie, ne constituera pas la.lecture la moins folâtre de nos arrière-neveux.Darwin, qui était un grand démocrate, prétendait que nous descendons tous du singe; mais c’est plutôt Arthur Raies qui avait raison quand il affirmait, au contraire.que nous y descendons.Léon LORRAIN.NOTE BRÈVE M.Gouin n’a pas toujours la main heureuse quand il fait des nominations pour le Conseil de l’Instruction publique.Sans vouloir lui chercher noise pour ses peccadilles passées, je trouve étrange qu’il vienne d’imposer comme membre adjoint au Comité catholiquy qui méritait mieux, M.Napoléon Brisebois, exsecrétaire-correspondant de la défunte Ligue d’Enseignement, si merveilleusement affiliée, un beau matin, à la ligue d’enseignement de France.M.Godfroy Langlois était vice-president de la Ligue canadienne et l ame de la fondation nouvelle.La réconciliation serait-elle faite entre M.Gouin et M.Langlois?Ou plutôt, le froid qui a semblé exister n’était-il pas tout simplement pour tromper les badauds?M.Gouin nous permettra-t-il de lui dire qn’il vient de faire une bourde grosse comme sa t ête ?Personne n’a oublié la brochure d’Henri Bernard, sur la Ligue de l’Enseignement; et l’on sait dans quel entourage compromettant vivait alors JL Napoléon Brisebois.Au reste, les idées de ce monsieur qui a inspiré et écrit tant d’articles au Canada des mauvais jours, lorsque Godfroy Langlois pontifiait à la feuille des $45,000, sont trop connues pour que tout le personnel enseignant ne s'étonne pas de se voir représenté par ce personnage au Comité catholique.Que M.Gouin sc le tienne pour dit! A l’avenir, il pourrait peut être consulter l’Association des Instituteurs en pareille occurren-ee, il aurait chance de faire des nominations plus intelligentes.Ah! quel homme que ce .M.Gouin! A quand la nomination de Godfroy?VN PRIMAIRE vue piastre Sur le Pont d’Âvignon.UN COUP D’ETAT RATE ! Nous n ¦attachons pas plus d’importance qu’il ne faut aux budgets des différents ministères d’un gouvernement.Ce n’est pas tint le portefeuille que le caractère d’un homme qui mesure son action sur la politique générale.Mais, enfin, puisque la presse mi matérielle qui n’a pas encore perdu le goût de la crèche tient à ce coté des avantages, voyons ce qui en est.Sous M.Laurier, la province de Québec avait l’Agriculture, dont le budget est de 2 millions environ, les Postes dont le budget est de 7 millions, la Marine dont le budget est, de (i millions et la Présidence du conseil dont le budget est de $700,000.Bous M.Borden nous avons les Travaux Publies dont le budget est de 10 à 11 millions, l’an dernier 11 millions et trois quarts, les Postes, dont le budget est de 7 millions, la Justice dont le budget est de deux millions et le Revenu de l’Intérieur dont le budget est de $480,000.Comparons maintenant.Gouvernement Laurier : Présidence.$700,000 Postes.7,000,000 Marine.5,000,000 Agriculture, etc .2.000,000 Parce qu’il a plu à quelque imbécile d’écrire ur e brochure idiote, où M.I Laurier est pris à partie, le '‘Singe" la met ai compte des nationalistes.Qu’est-ee que le “Singe" dirait -d nous lui prouvions qu’elle a été écrite par un de scs amis?* Si le “Singe" veut faire de l’esprit, qu’il s’inspire donc en regardant ht binette de Rodolphe.Encore du changement: Le “Singe" cet à rebroussepoü, ca matin.UN COMPLOT DE M.BOURASSA.—OEOROE V A FAILLI ETRE REN VERSE.— LES NATIONALISTES SONT DES TRAITRES! — ON A MANQUE DE TUER LE DUC DE OONNAUQHT.-QUE CANADIENNE.— LA MECHE EVENTEE.-EXILE AU GROENLAND.— ON SACCAGE LES •DEVOIR”.LA REPUBLI M.BOURASSA BUREAUX DU Les dessous d'une grande conspiration.Comme Graindorge cherche la Jo-conde, et qu’il ne la trouvera pas de sitôt, qu’il prenne donc le temps d’arrêter dans une bibliothèque publique pour savoir si c’est vrai que la Vénus de Milo fut sculptée par le sculpteur Mil o.Il y apprendra peut-être que cette \ énua, trouvée ô Milo, — c ’est une île, Graindorge, pas un homme, vous vous y êtes déjà mépris, — est l’oeuvre d’un artiste inconnu., d’un type qui fait Mais, c 'est vrai de l’esprit chez le “Singe", on ne.pent exiger qu i] sache une chose comme ce la! La “Vigie" écrit de nous: “Que de chardons ardents ces trait-res ont amassés sur leurs têtes!" -• Des “chardons ardents"?Vraiment, la “Vigie" nous croit-elle aussi âne» qu'elle?Total.Gouvernement Borden Travaux Publics .Postes .Justice.Rev.de l’Intérieur .$14,700.000 $11,000,000 7.000.000 2.000.000 480.000 Total.$20,480.000 Le budget dont les ministres de la province de Québec auront à disposer dans le gouvernement Borden sera done de près de six millions plus considérable que celui qui était à la disposition des ministres de la province de Québec dans le gouvernement Laurier.Voilà qui doit réjouir ceux (jiii jugent tout au point, de vue piastre.G.DALLAIRE.LEUR DOUBLE JEU excellent au servir d'uue des chardons l’iric est donc, pour se de ses expressions, “sur ardents Nous savions qu’il aime les chardons, mais nous ne nous doutions pas qu’il poussait ce goût jusqu’à la frénésie de coucher dessus quand ils sont ardents! Passez-en donc une botte, de “oiiardons", au “Singe", Ulric, voir quelle tête il va faire! ces pour La “Vigie" nous apprend qu'elle vit “du fruit de son travail".C’est pour ça qu’elle cultive “ les chardons ardents"?La journal de Québec nous Irnito aimablement de “bedeaux".La faree est neuve.Elle n ’a déjà servie que 770 fois, depuis un mois.Mais, somme toute, mieux vaut en core être bedeau, et avoir sa raison, qu’être l’âne porteur de reliques laurier! stest ‘Vigie" nous donne le choix, ‘croire avoir sauvé la patrie La entre et “nous contenter d’avoir une petite place à la cièeho”.Nous laissons à Ulric crèche.Il mourrait s] du râtelier.la on place à la le chassait Les ex ministériels double jeu.Fendant la dernière campagne, la l’rrssi incitait les Canadiens-français à voter pour M.Laurier, parce qu’il est Canadien-français, et disait que ce serait une lâcheté et un crime de voter centre ce compatriote.Le Globe, lui.dans Ontario, sup | pliait les Anglais de voter contre ,M.Borden, parce que, voter pour lui.c’était voter pour Bourassa, un Canadien-français qui ne voulait pas de la marine.Battues, ces feuilles, engraissées à même le trésor public, continuent leur même jeu.La Presse et le Canada crient, dans Québec que notre province est diminuée dans le cabinet, qu elle n'y a que deux ministres de langue française, et que tout est perdu pour nous.Et, pendant ce temps, le Gfyhc, hurle dans Ontario que Québec a été trop bien traitée,, que le cléricalisme et le nationalisme rongent le cabinet.que M.Bourassa est premier ministre de fait, et qu’il a dicté ses volontés à M R.L.Borden.Mais accordez donc vos violons, ménétriers qui ne raclez que des gammes fan-scs et en désaccord! Au moins, jouez sur la même corde ! -Notre page féminine de plaire au “Singe".Nom le compronoL'S: faite pour les guenons! » a pas le Ion cl If h fpst pas pris L’esprit ces bêtes, éehftntillon chez un journal rouge:— “Le Maître passa en coup de veut, fendant l’air, et l’air fend.tut." “M.B.sera maître de poste.Il aurait préféré nu poste lires et les élection p-ovinciaks en décembres, 1 non.M.Mackay, leader de Popposi-tien, a déclaré entre autres choses au représentant du “Globe", de Toronto: “La date choisie est aussi peu de saison que J action du premier min’strc est lâche et déraisonnable.Avec soixan.te-dix voix de majorité derrière lui, il a déclaré il y a deux semaines qu ’il n ’y aurait pas d’autres élections partielles; pendant ce temps, on préparait en hâte tous les imprimés en vu^ies élections générales immédiates, nrLe conduite ne cadre guère avec la vantardise du premier ministre qu’il était soz honnête pour être erâne et crâne pour être honnête".Si laissé la législature suivre L’hon.S.N.Parent IL DECLARE QU’IL USERA DE TOUTE SON INFLUENCE, POUR1 • FAIRE ELIRE TOUS LES MINIS TRES CONSERVATEURS SANS OPPOSITION.ns-assez on ava’t n cours ré gulier, en faisant une autre session, les élections auraient pu avoir lieu de bonne heure en juin; dans le cas actuel le commerce de l’autel et de Noël va être entravi dans une grande mesure." M.Mackay a ensuite fait une sorte d’exposition de son programme, criti quant la politique du gouvernement au sujet de l’ê’ucation, do Ja distribution de l’énergie électrique, de l’exploita tion minière, des finances, des droits sur les successions, etc.L'honorable S.N.Parent, ex président du Transcontinental, était hier à Montréal.Il a nié catégoriqueme rt l’intention qu’on lui prête de se présenter contre le nouveau ministre des Postes dans Québec comté.Non seulement M.Parent ne se présentera pas, mais il m déclaré à quelques amis qu’il usera'de tonte son influence afin que tous les ministres du nouveau parlement fussent élus sans opposition, (.’ette déclaration, venant de M.Parent, semble anéantir du coup le canard qui a circulé eçs jours der niers, laissant croire que sir Charles Fitzpatrick abandonnerait la présiden- ce de la Cour Suprême lutte à l’honorable L.P pour faire .Pelletier.Tué par un boeuf M Joseph C'harbonueau, ans eultivatenr de Laprairie, en labourant sa terre, mercredi, s'est fait encorner par un bœuf furieux.La mort a été instantanée.Le Coroner après enquête a disposé de la dépouille.Les funérailles ont eu lieu ce matin.Le Colorado rompt ses digues DES MILLIERS D’ARPENTS DE TERRE SONT INONDES ET LES COLONS PRENNENT LA FUITE.San Bernardino, Cal., 13.— D’après les dépêches reçues de Needles, la rivière Colorado subit sa plus grande crue de l’année et u brisé la grande digu» qui se trouve sur la côet de ' ’A ri zona.Des milliers d’arpents de terres sont innondés et les colons s’enfuient, abandonnant leurs fovers.Question intéressant les architectes Le tribunal a été appelé, ce matin, « décider une question qui intéresse vivement tout les architectes de cette province.Il s’agit du tarif des honoraires.Dans une poursuite intentée par M.Alphonse Contant, architecte, eontre le Petit Séminaire de Sainte-Thérèse, le demandeur prétend qu’il a droit à un honoraire de 7 l-‘2 p.c.tandis que le défendeur déclare de son efirté que l'honoraire légal n’est que de f» p.c.L’audition des témoins se terminera cet après-midi.Nous donnions suV le eratère d’un volcan.Et, comme dit U* poète “Nous l’avons en dormant, madame, échappe balle!” Vous ne le soupçonniez pas! Et, si le "Singe" n'eût pas révélé le complot, ce matin, au péril de sa botte de carottes, crac, ça y était! M.Bourassa, retiré dans l’ombre, tramait un comp d’Etat, depuis des semaines.11 ne s’agissait rien moins que de renverser le roi George V.de proclamer la république, de trouver un nouveau Crom well et d’instaurer, sur les bords du Saint-Laurent, une démocratie canadienne française.Buis MM.Bourassa et Monk, empruntant chacun un couteau de M.Gouin, se seraient battus h l’Américaine, et le gagnant fût devenu président de cette nouvelle république.N’est-ce pas que c’eût été grandiose, ce nouveau pays indépendant, surgi un matin clair d’automne, en pleine Amérique du Nord, où les pronun-eiamentos et les révolutions sont aussi rares que le bon sens au Canada ?Tout, nous assure le “Singe”, tout était prêt pour le complot, fin affidé, posté dans la Tour de Londres, attendait un marconigram-me pour lancer une bombe sur la.tête de George V, et, à Québec, à dix heures, ce matin, un terrassier devait faire sauter la forteresse, où h due do Connaught allait faire un bout de toilette.Puis un convoi spécial.sous prétexte de les transporter à Ottawa, chargeait tous les ministres, et.faisant machine arrière, allait les noyer au bout de la Jetée Louise, ("en était fait de nos gouvernants.M.Bourassa avait mémo donné ordre, afin de se débarrasser d’un rival encombrant, nous affirme un type de la rédaction du "Sfinge”, de ne pas oublier de fair, monter M.Monk à bord du convoi, s’il y avait moyen, pour s’éviter les risques d’un duel au couteau.Le succès de l’entreprise semblait assuré.Tout marchait "suides roulettes," comme eût.dit élégamment Graindorge, mais.il s’esi trouvé un traître! 11 avait écrit ses mémoires, et, cette nuit, à deux heures, il les a glissés dans la boîte aux lettres du "Singe.” Et, ce matin, on a arrête -M.Bourassa, on l’a confié à la garde du vaillant capitaine d’IIel-h>ncourt, on a coffré M.Monk, coupé les fils de la télégraphie sans fil qui relie Ire quartiers nationalistes à la Tour de Londres, transporté George Y à Windsor Castle, en aéroplane, et averti 1’Empress de filer tout droit, à Ottawa, reconduire le duc de Connaught.A l'heure où nous paraissons, un tumulte effroyable existe à Montréal; le "Singe” a ameuté la foule contre les nationalistes, en pu bliant des extraits des mémoires du traître, sous le titre de "Odieux •pamphlet révolutionnaire”; et cent mille personnes, à une heure, se sont attroupées devant les bureaux du Devoir, conspuant tout le per sonnai, brisant les fenêtres, et brûlant vif le petit chasseur, qui jurait ses grands dieux que, le pamphlet lui a été offert par un ami du Cana da, et qu’il avait été imprimé chez un éditeur ronge.On craint une émeute, pour ce soir, et tout indique que l’on pendra haut et court tous les rédacteurs du Devoir.On exilera M.Bourassa au Groenland.Quant au "Singe”, il est rumeur que le cabinet Borden, reconnaissant.va lui offrir de devenir journal ministériel, et nommera facteurs des postes -à titre d’hommes de lettres—tous les membres de sa réduction.Ils loucheront une carotte préliminaire de six mille piastres ; et le type, qui a éventé la mèche du complot, sera fait chevalier.et recevra, l’ordre des "Gens qui se prennent, au sérieux.” Ouf! A quel péril le .Canada vient d’éiehapiper ! "('Vsl somptueusement terrible," dirail M.Rodolphe Lemieux.Kl tout ça à cause dices maudils nationalistes! JB AN SAYLON.LA REVOLUTION EN CHINE LE SOULEVEMENT CONTRE L'EMPIRE PREND TOUS LES JOURS PLUS D’EXTENSION.— L'ASSEMBLEE PROVINVIALE SE SEP A RE DU GOUVERNEMENT IMPERIAL.Iluukou, 13.La révolution «pu couve (lepuih «le nombreux mois, Juns différentes parties du Céleste Empire, semble prendre une extension plus qrande que jamais et la Dynastie les Mandchous pourrait bien y sombrer.On parle couramment de fonder une république chinoise dont le président serait le Dr Sun Yat Seu, un exilé, chef du parti anti-Mandchou.Celui-ci fut.délégué en 1910, aux Etats-Unis, par les révolutionnaires, pour rencontrer les mécontents résidant en Amérique.On croit que c’est pendant ce voyage qu’il prit des arrangements pour le soutier, financier du mouvement.Son frère Sun Vu a été élu prés! dent de l’Assemblée Provinciale dont l’ex-président Tong Hua-Lung est maintenant gouverneur du Hu-Peh.L’Assemblée Provinciale toute entière s’est politiquement séparée du gouvernement Impérial.Les rebelles sont fortement organisés et oie i soutenus sous le rapport financier.Ils se sont emparés des trésors des banques, dans les villes, dont ils sont, maîtres et frappent eux-mêmes des billets de banque, ils s’en sont servis pour rembourser le gouvernement Impérial; car les banques étrangères n ’acccpto it pas leur papier.Wu-Chang est en leur pouvoir ainsi que Chang-8ha, capitale du Hu-Nan.On dit aussi que Nanking, ehef-lieg du Kiang-Su est en effervescence.Plusieurs édifices publics ont été détruits.Des milliers de soldats oc l’armée régulière se sont joints aux mutins dans le Hu-Peh, et les partisans des Mand- chous fuient en grand nombre ; plu sieurs déjà ont été tués.On u ouvert les prisons et libéré les détenu».Les ordres les plus sévères ont, toutefois été publiés pour assurer 1» sécurité «les étrangers et de leurs proprié tés.Une expédition américaine est a rivée de Wu-Chang, ramenant tous les missionnaires, sauf Mlle if, A.Kcmp, de la “Episcopal Society" et les mis sionnaires catholiques y compris les soeurs qui n’ont pas voulu quitter la, ville.et un croiseur du gouvernement ch nois de canon entre les forts de Wu-Chang part aujourd’hui pour Han-Kow.ÏjC feu a cessé sur la représentation des consuls anglais et japonais, disant que les concessions étrangères étaient en danger.LE GOUVERNEMENT SE PREPARE Pékin, 13.—• Le gouvernement est très alarmé dos progrès de la révolu tion.Le général Yiu-Tchang, ministre de la guerre est parti en toute liâto pour Pao-Ting-Fu, à cent milles au sud do Pékin, d’où le (ième eorps d’armée part aujourd’hui our Han-Kow.Un édit, impérial ordonne l’envoi de deux divisions dans les provinces sou levées.Près de ÜO.OOO soldats sont des Mandchous.La flotte a reçu l'ordre do se rendre dans le fleuve Jaune et concourt avec l’armée de terre à combattre les rebelles., Des précautions ont été prises pour enrayer le soulèvement des troupes et le palais impérial est gardé par un nombreux eorps de troupe.La Terre-Sainte aux catholiques 111, 13.— D’après l'Ualia, italien publié à Chicago, ("liieago, un journal l'Italie demandera Jérusalem et la Ti-ne Sainie, avant de consentir à signer un ira Hé de paix avec la fur-quio.Le journal ajoute que lorsque ces concessions auront été faites, ces terres seront offertes par l’Italio ati Pape, comme représentant, de l’Eglise Catholique Romaine.Oscar Durante, directeur du journal, déclare qu’il a obtenu cette révélation d’un haut dignitaire du gouvernement à Home, et qu’cllo est authentique.T,’avantage que retirrra'H l'Italie, en retour de ce don, serait, assure-t-on.la reprise de relations amicales entre le Vatican et le Uuirinal.Le ministre de l'agriculture 8te-Catherine, Ont., 13.— Les producteurs de fruits de Niagara sont très satisfaits du choix que M.Bordeu a fait de M.Martin Burrell comme mi-uist e l’Agriculture d,.son cabinet.M.Burrell est très bien connu dans tout ce district et on est certain que les cultivateurs et les producteurs de fruits auront en lui un ami pratique et dévoué.-.4- Mgr N.Sirois est mourant Québec.13.— Mgr N.Siro: .mrû de Cap St-lgnace, est mourant n son presbytère.Mgr Sirois souffre d'une péritonite.Mère St-Théodora du monastère des Seeurs-grises, qui est la sœur du malade, a «té oemandée à son chevet, Z LE DEVOIR, Vendredi, 13 Octobre 1911 LE MONDE POUTIQUEIThe Ogilvie Flour Milk Co., Ltd.LES ELECTIONS PABTIELLES.— OU BE PORTERONT CANDIDATS LES MINISTRES QUI N’ONT PAS ENCORE DE SIEGES AU PAR LEMENT.— IL EST PEU PROBABLE QU’AUCUN DES NOUVEAUX MINISTRES RENCONTRE DE L OPPOSITION.— L’HON.M.R.L.BORDEN EST ACCLAME A QUEBEC.— CERTAINS CONSERVA TEURS DE TORONTO SONT MECONTENTS DE L'ENTREE DE M.WHITE DANS LE MINISTERE.— CHOSES ET AUTRES.DIXIEME RAPPORT ANNUEL LES MINISTRES A QUEBEC Québec-, 13.— M Borden, premier tiinistrc du Canada a reçu un aceueil .rès enthousiaste à Québec-, hier noir, "n grand nombre de personnes réuniec arès du Château Frontenac et dans 'e ’oyer de l’hôtel, l'ont acclamé à son irrivce.M.Borden et scs collègues -du cubi-ict, sont venus à Québec souhaiter la tien renne au duc et à la duchesse d-' onnanght, demain.Sam Hughes artv-é le premier, a été “aîné par le?applaudissements de la foule, parmi la lucllc so- trouvaient l’honorable H.i\ ’clletier et M.Armand Lavergne.Vin-ent ensuite l'honorable Br fteid, l’ho-porable Robeit Rogeis, rl l’honorable 'rank Cocd-.rane, i|Ui se ip.ontrèriuit rès touchés do l’accueil qu'on leur faillit.^1.Borden, portant un bouquet, ar riva à 18 heures 50.On chanta “He’s » oily gooil fellow’’ et “il a gagné -es épaulettes’', le premier ministre fut entouré et U dut distribuer des centaines de poignées de ¦nains.Il put enfin gagner l’ascenseur pu milieu des applaudissements et ?c rendre à son appartement où il se mit inimédiatemen! au travail, recevant les i-onfervateurs de Québec, désireux le lui offrir leurs félicitations ainsi qu’aux autres membres du cabinet.La réception a -duré jusqu’à une heure.Tous les ministres sont ici aujourd’hui, à l’exception des honorables MM.Hazen et Burrell.LA RECEPTION DU DUC DE CON NAUGHT Ottawa.13.— La capitale os! sans gouvernement et sans représentant lu Roi depuis hier.Pour Je moment, ie siège du gouvernement est transporte (ans la vieille cité qui monte la garde •lux rives du Saint-Laurent.Samedi n-rivera à Ottawa, le due de, Connaught, accompagné du nouveau premier ministre et des membres de sou -abinct.On est à faire des préparatifs extraordinaires pour souhaiter la bienvenue au gouverneur général et à sa compagne.La ville est -déjà couverte (ie drapeaux et de banderoles et des mesures sont prises pour eaehor les lai leurs tempo aires du Château Laurier et do la gare.LES ELECTIONS PARTIELLES Ottawa, 13.— Avant son départ, le premier ministre a déclaré qu’à cause de 'a fête de la Toussaint qui tombe ce jour là, les élections partielles n’auront ms lieu le .1er novembre, mais seront retardées do quelques jours.A.son re-our de Québec, le cabinet fixera im nédiatement la date de la nomination •t des élections.La question des sièges à trouver our les ministres qui ne sont, pas en-ore membres du Parlement est virtu-"llemoi t réglée.M.Rogers se piésen-.era dans Winnipeg, ce qui donnera m Manitoba doux sièges dans le cabi-lét, l’autre étant occupé par M.lîo-the, secrétaire d’Etat, fl es’ certain tue M.Geeggo Gordon, député de Ni-pissing, va démissionner pour faire place à l’honorable M.Frank Cochrane, et lo nouveau ministre des Chemins ie Fer sera indubitablement élu sans opposition.Quant à M.W.F.White, dont l’entrée dons le ministère renoon-ti'O quelque opposition de la part de -ertains conservateurs de Toronto, on ouvrira pour lui le comté de Middle-sex-Est.Ce comté est représenté par M.Peter Eton, un homme âgé qui ne sera pas fâché d 'accepter un siège au sénat.Sir John Carling, dont la sauté n 'cl! pas benne, démissionnera comme sénateur et sera remplacé à la Chambre haute par M.Klson.Quant à M.Ifazon, il représentera la ville le Si Jean, à la place du Dr Daniel .On dit que lu faction Parent ie la lutto à l’honorable M.L.Jetier dans le comté de Québec M.S.Parent lui-même sera iliidat oppositionniste.il est douteux que l’homme qui a va fai-P.Pel-Ct que le eau-fort; peu remporté ie comté de Québec en dépit des forces coalisées du gouvernement Goain, du Jauriérisire et du parentismo, ait à i-raindre le résultat d'une nouvelle lut le.Mais en se départant du précédent suivi eu 1896, alors que sir Wilfrid Laurier et ses ministres furent réélus -ans opposition après leur entrée dans c ministère, les pnrentistes ne faciliteront pas les voies à la rentrée de MM.Graham et Fielding au Parlement.Si.-Wilfrid Laurier paraît en avoir assez des élections pour ie moment et, on croit, malgré tout, que les nouveaux ministres, seront tous réélus sans np position.Immédiatement iprès le ictoiir des ministres, le cabinet préparera l’on veriure du Parlement.M.Martin Burrell.ministre de l’Agriculture, est attendu ici stmedl et il sera probablement .-issarmenlé lundi par Son Altesse Royale.Le premier “whip" du gouvernement eera d.John Stanfieflal, députe de Colchester.M.Staudfield était as-sistaut-whip dans le dernier parlement, il sera le digne successeur de M.Per-lev.DEUX NOUVEAUX CLUBS Deux nouveaux clubs conservateurs ont été organisés hier soir par M.K.W.Villeneuve qui aux deux réunions, a exposé l'utilité des clubs dans la division Maisonneuve.[>a première assemblée a eu lieu au coin des rues Mont-Royal et Delori-mier.Outre M.Villeneuve, MM.A.G.Way, R.Monty, il.1.Gagné, C.A.Pa-riseault, et J.R.Brien ont adressé la parole.On a procédé ensuite à.l’organisation du Club libéral-conservateur du quart er Belorimier.Ont été -lus: Président.Rodolip-.lic Monty; J.M.Guin-tdon.Dr J.C.Bourgouin et.L.D.La-to n-, vice présidents; Chas.Guerin, secrétaire; J.Lafranee, trésorier.Membres du comité: lo major F.X.Carrière.J.R.Brien, P.H.Lefrançois.Gi.D.Désaulniers.L.M.CornoWier C.L.Pelletier, A.David, A.Beaudoin, D.Pa-tenaude, G.Rice, FJ.Patenaude et E.Desjardins.Des télégrammes de félicitations ont été envoyés à.M.ft.L.Borden et à M.Monk.Ce dernier est prié de transmettre ces félicitations à ses collègues de Québec dans le cabinet.Le deuxième club a été organisé dans le quartier Rosemont.L’asemblée a ou lieu dans l’ancienne salle municipale.Ont adressé la parole outre M.Ville-neuveneuve, MM.C.A.Pariseault et Aldérie.Lavergne.Les officiers élussent MM A.Lavergne, président; Aid» Drummond, O, Bélanger, J.Yearsley, P.H.Bcaudet, vice-président; H.A.Brodeur.secrétaire; J.O.Masse, trésorier; -le comité se compose de AFM.A.W.¦Lavallière, S, Nesbitt et N.Flibbott, J.Nesbitt, G.St-Aanand, T.Mahoney, C.Tisdale.E.Douoct, N.Morin, D.Mnfisie et AL Walker.Des télégrammes de félicitations ont été envoyés à AIAf.Borden et Afonk, ainsi qu’aux autres ministres de Québec.11 reste encore six nouveaux club?à orgnniter du la division.[toux d'entre eux seront organisés dimanche soir dans le bas du quartier St-Denis et dans le quartier Duveruav.Pour le quartier St-Denis, Ta réunion aura lieu à la salle Gourchesne.1281 rue Borri.Pour le quartier Duvernay.elle aura lieu à, la salue Gira-d, rue St André, entre les rues Rachel et Marie-Anne.Les deux assemblées commenceront à 8 heures.LE ’ UCCESSEUR DE M.COCHRANE Toronto, 13.— L’hon W.H.Hearst a.été assermenté hier comme ministre des terres, forets et mines dans 1e, cabinet provincial d’Ontari en remplacement de M.F.ank Cochrane.T,e lieutenant-gouverneur Gibson a présidé la cérémonie.OPPOSITION DE M.WHITE Toronto, 13.— La guerre ouverte a été déclarée au gouvernement par l'exécutif conservateur du quartier A’o 1.à propos de la nomination de AI.tv.T.White comme ministre des Finances.A une assemblée qui a en lieu hier soir et à laqued'de assistaient To personnes, une résolution a é*é adoptée à l’unanimité censurant.M.Borden pour cette nomina.tion.La résolution a été donnée à l’hon.A Fl.Kemp, pour être présentée au premier-ministre personnellement.On a déclaré que l’on ferait la lutte à AI.White partout oit il se présentera.Les orateurs ont aussi vertement critiqué AL Whitney et ont déclaré que si le premier.ministre provincial ne niait pas avoir favorisé la nomination de AI.Wh'to, les conservateurs du quartier NA 1 combattraient ses candidats.AU NOUVEAU BRUNSWICK St-Jeau.N.-B., 1,3.— La dernière réunion du cabinet llazen a eu lieu ici hier soir.L’hon.1.D.llazen, qui a accepté le portefeuille de ministre de la Afarin,, dans le cabinet Borden, a donné sa démission comme premier-ministre et procureur-général du Nouveau Brunswick entre les mains du lieutenant gouverneur Twoodie.L’hon.AT.Tweedie a aceepté la démission du pre mier-ministre et il a immédiatement appelé l’hon.1.R.Flemming, secrétaire provincial dans le gouvernement llazen, à former un nouveau ministère.AL Flemming a aceepté la tâche; il annoncera la composition de son cabinet à Frederivkton, lundi.I>»S6 Directeurs de Ogilvie Flour Mills Co., Limited POUR L'ANNEE SE TERMINANT LE 31 AOUT 1911 L’assemblée générale annuelle des actionnaires de la Ogilvie Flour Mills Co., Ltd., fut tenue au bureau-chef de la compagnie, à Alontréal.le 12 octobre, 1911, M.C.R.Ilosmer président, au fauteuil.Etaient présents : M.F.W.Thompson Kir Edward LToustoo, Bart., Kir Montagu Allan, C.A'.O., M.H.K.Holt, AI.Chas.’Chaput, M.Khirley Ogilvie, M.W.>J.Evans, M.Henry Joseph, M.C.R.Black, Al.T.H.Christmas, M.H.R.Drummond, M.Guy Drummond, Al.K.A.McMurtry, trésorier, Al.G.A.Morris, secrétaire.Le président soumit le rapport suivant et proposa son adoption.lût compte de balance démontrant l’actif et le passif de la Compagnie, ainsi qu'un exposé du revenu et des dépenses est présenté.Les comptes de la Compagnie ont été examinés par MM.Creak, Cushing et Hodgson, comptables enrégistrés, dont Je rapport est soumis avec les présentes, Le moulin à farine d'avoine de la compagnie à Winnipeg, qui a été agrandi, l'an dernier dans le but de rencontrer les demandes croissantes, pour co commerce a été terminé.Les divers moulins, élévateurs et autres propriétés de la compagnie ont été tenus dans la plus haute condition de rendement et accomplissent l’ouvrage lo plus effectif.Les dividendes usuels ont été payés durant l'année sur les actions preferentielles ou ordinaires.Le tout respectueusement soumis, CHAS.R.HOSMER, Président.M.F.W.Thompson, vice-président et directeur-gérant, en secondant le rapport, dit : ^ Ktaut donné les fluctuations irrégulières des prix du blé durant la dernière saison, je crois avoir raison de nous sentir heureux du résultat financier de l’année.Votre administration a cru prudent de conserver un large approvisionnement du blé de haute qualité de l’an dernier afin d’assurer lo maintien de la plus haute qualité des différentes marques de la compagnie, car, considérant la récolte exceptionnellement retardée do notre Nord-Ouest, il existe une grande incertitude au sujet de la quantité de la.nouvelle récolte.Bien qu’il a été impossible jusqu’à aujourd’hui d’arriver à un sûr estimé total de la récolte, elle promet d’être la plus grande jusqu’ici, mais malheureusement le pourcentage du blé de la plus haute qualité sera limité.Votre compagnie possède et exploite maintenant cent dix-neuf élévateurs dans le.Nord-Ouest, tous situés pour le meilleur avantage possible.L’agrandissement de votre moulin à farine d’avoino à Winnipeg, mentionné dans notre dernier rapport annuel, a été complété, et remporte- des succès.Suivant notre politique usuelle de maintenir le plus haut degré ptossible d’efficacité dans vos moulins, de grandes améliorations ont été faites durant 1 'année, rendant tous les établissements les plus modernes et les mieux outillés sur le continent.Bien que toutes les réparations ordinaires et le remplacement de machinerie pour Je maintien de cette qualité aient été payés par les gains, votre gérant et directeurs ont décidé de transporter la.somme de $75 000 du compte de la.propriété au crédit du compte de l’établissement général et aussi d’appliquer la somme de $250,000, de la même source, à la réduction de la clientèle et des marques de commerce, etc., nonobstant lo fait que la possession de grandes propriétés immobilières de votre compagnie, situées à Alontréal, Fort William et Winnipeg, aient grandement augmenté de valeur depuis l’organisation do la compagnie.Je suis heureux de vous apprendre que cette compagnie fut grandement honorée en décembre dernier on recevant une nomination royale de fournisseurs de fleur à Ka Majesté le Roi George Cinq.Les messieurs suivants furent élus directeurs de la compagnie, pour l’aunée courante.Al.C.R.Hosmcr, président ; AI.F.W.Thompson, vice-president et directeur-gérant ; Sir Edward Clouston, Bart., Sir H.Montagu Allan, C.V.O., M, H.S.Holt, AI.Charles Chaput, M.Charles Edward Drummond, M.Shirlev Ogilvie.M.W.A.Black.- e » Et les officiers suivant furent nommés : M.W.A.Black, Gérant-Général.AL K.A.McMurtry Trésorier.AI.G.Alfred, Alorris, Secrétaire.M.J.R.W.Papineau, Assistant-Secrétaire.51.F.H.Anson, Surintendant-Général.AL F.H.Thompson, Assistant-Surintendant.Ai.FL R.Dobell, Gérant à Winnipeg.5L George A.Ooslett, Gérant à Fort-William.M.A.E.McC'uaig, Gérant des ventes dans la province de Québec.AL Henri Merrill, Assistant-Gérant des ventes dans la province de Québec.M.J.E.Weeks, Gérant des ventes dans la province d’Ontario.- MAL Creak, Cushing et Hodgson, furent nommé auditeurs pour l’année suivante.LÉGISLATION MUNICIPALE La commission de léeislat ion a eu -a première séance hier soir et n'a fait pie paver le chemin aux nombreux amendements à la charte qui seront présentés d’ici ù la session de la législature.Comme nous le prédisions, avant-hier an a adopté sans discussion l'amendement de l’échevin I éclairé abrogeant -’article 18 de la charte.Le conseil i toujours approuvé cette modification pii met les électeurs de l'ancien Montréal sur le même plod que ceux des quartiers desservis par la Al ont t eal Wa irr and Power Company’’, en ne les nrivant pas de leur droit de vote parce qu’il?n'ont pas payé leur taxe l’eau.Les autres questions ont été remises V plus tard, les unes parce qu elles ne •ombent pas sous la juridiction de ni Tille, les autres pour qu'on prépare m amendement.A la première oatégrorie appartient la prohibition des sifflets de bateaux sur le canal de Lnehine.La question sera simplement soumise aux autorités fédérales.On préparera des amendements à 1» charte dans les cas suivants; station des automobiles dans les rues, vont ri bution par les-compagnies d’assurance-feu aux frais du bureau des commissaires d'incendie, taxe locale d’amélioration, etc.L'éelicvin 1 .Lapointe, président de bt commission, a pris texte de certaines nouvelles publiées dans les journaux déclarant qu’il existait un complot pour faire abolir l’administration des commissaires e-t pour revenir à l'ancien mode de gouvernement pâlies- commissions municipales.Sjil doit se faire quelque changement, dit-il, cela devra venir de la commission de législation et nous ne sommes pas près de nous en occuper.S’il y a complot, ce n'est pas ici." FEMME MOURANTE SUR LES QUAIS Se trouve-t-on en présence d'un accident ou d'un crime.Découverte mystériéuse l ne femme a été trouvée, hier soir à II h.45, sur les quais, au pied de la prison.La malheureuse avait une blessure d'où le sang s’échappait à flots.Elle paraissait avoir 15 ans, était pauvrement vêtue et ne portait rien sur elle qui permit de découvrir son identité.l'ctle découverte a été faite par les -igenU Dcmeui et Lefebv re qui appelè-ent immédiatement l'ambulance.de - hôpital Notre-Dame, où les médecins qui examinèrent la blessée jugèrent son tat des plus sérieux.Les agents crurent d'abord que la femme avait été frappée par u,i véhicule quelconque.Ils ont trouvé son chapeau à.une dizaine de pieds d’où elle fut ramassé, t'irconstaucc étrange la uiallieurese était en bas et l'o,, „ trouvé ses bottines sur la voie élevée du Pacifique-C anadieu.! n peu avant minuit la police avait été avertie par téléphone qu’un homme ivre mort était couché précisément au même endroit où la femme avait été trouvée.On ne peut s’expliquer comment des gens 0nt pu prendre la malheureuse femme pour un pochard on rupture do logis rai l'endroit était très éclairé.Lu police est portée à croire quo la malheureuse n été amenée là en voiture et jeter sur h, voie par se?agresseurs qui ont ensuite averti la police voulant faire croire à un accident.La Sûreté fera des recherches sur cette affaire mystérinuso Ogilvie Flour Mills Co., Ltd.RAPPORT DE BALANCE 31 AOUT 1911 ACTIF Espèces en.mains et à la Banque .$ 27,211.94 Billets recevables.22,513,64 Comptes ouverts recevables (moins les provisions pour toutes les contingences, $161,347.22) .1,170,120.06 Quantité en mains de blé, fleur, avoine, gros grains, sacs et barils.il,908,374.54 Ecuries, ameublement de bureau, etc.26,000.00 Placements.185,837.83 Actif total.$3,340,058.01 Immeubles, pouvoirs d’eau et moulins à Montréal, AVinnipeg et Fort AVilliam.Elévateurs au AFa-nitoba et provinces du Nord Ouest, propriété à St-John N.B,, et Ottawa, droits de brevets, etc.$4,283,489.67 Moins la somme transportée de la réserve de la propriété.75,000.00 4,208 489.67 Clientele, marques de commerce, etc.$1,250,000.00 Aloins la somme transportée de la réserve de la propriété.250,000.00 1,000,000.00 .$8,548,547.68 Audite et venfie : CREAK, CCSI11NG Jv HODGSON, Comptables enrégistrés.Auditeurs.PASSIF Banque de Alontréal.$1,498 761.36 Comptes payables.194484.33 Réserve pour intérêts sur obligations et dividendes jusqu a date.111,250.00 Obligations courantes.Obligations sur première hypothèque .Compte sur capital, actions, préférentielles.Compte sur eapital, actions ordinaires.Fonds de pension des officiers.Compte des profits et pertes : Montant, an crédit, 31 août 1910.$ 432.742.00 Frofits nets pour l'année.181 309.79 ,, .$ 914,051.79 Moins : Intérêts sur obligations .$105,000.00 Dividendes sur stoek préférentiel.140,000.00 Dividendes sur stoek ordinaire.200,000.00 145.000.00 Compte de réserve de la propriété .$ 25,000.00 Fonds de pension des officiers.10000.00 35.000.00 „ ., 180,000.00 Balance rapportée.804,495.89 .750 000.00 ijOOOjOOO.OO 1.500,000.00 60,000.00 434,001.79 .$8,548,547.68 Obligations indirectes : Billets des clients sous escompte.$495,556.00 Montréal, 22 Septembre 1911.Le President et actionnaires, The Ogilvie Flour Alills Company, Limited, Messieurs, Montréal.i Nous avons I honneur de taire rapport que nous avons fait l’audition des livres de la compagnie, à Montréal, Winnipeg et Fort William, pour l’année terminant lt> .>1 août 1D11 et quo 1 otat - Mineurs et Expéditeurs DE CHARBON DOMINION pour VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements s’adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 me St-Jacques, - Montréal.Téléphone Main 401 VIN RESURRECTION Le meilleur tonique du jour.—EN VENTE PARTOUT— Seul agent au Canada C.HUSSENOT, 351 Ontario Es), Montréal.Tél.Est 3972.Ecole Technique de Montréal C CH/R S I)t7 HOIR A timor du G novombro jusqu'au 1er avril 1912, des cours du soir uuront lieu à cet établissement, de liuit heures P.M.à 0.30, uux jours indiqués ci-uprès : COURS EN FRANÇAIS.(a) Mathématiques, lundi et mercredi, fb) Dessin industriel, mardi et jeudi.(c) Mécanique, nuireredi et vendredi.(d) Klcctrieité, mardi et jeudi.Cours d’automobiles, mercredi et vendredi.COURS EN ANGLAIS.(»f Mathématiques, mardi et jeudi.(b) Dessin industriel, lundi et mercredi.( été à maintes reprises témoin de spectacles dont le souvenir est encore vivace auiour.d’hui mais rares sont ceux qui peuvent soutenir la comparaison avec l’onthou-.Liste réception dont le due et la duchesse de Connaught ont été l’objet et l’assermentation grandiose d,, nouveau gou vern eur—énéral.La viile offre aujourd’hui un aspect ! de fête qui rappelle en quelque sorte les fêtes inoubliables du troisième cente-! naine.Partout, les édifices publics disparaissent sous des décorations aussi luxueuses que splendides.Les rues sont bordées de drapeaux et d'oriflam-] mes disposés avec une harmonie irréprochable.La population est animée d’une activité qu’on ne lui connaît pas j d’ordinaire et le nom de leurs Altesses j Royales le duc et la duchesse de Connaught est sur toutes les lèvres.Depuis ce matin les rues ont été encombrées et la foule attendait avee impatience le passage du cortège vice-royal.Toutes les places publiques situées sur le cortège étaient remplies (Je milliers de, personnes.De la terrasse une foule immense vit le bateau so rendre à 1“Empress” pour retourner au quai du roi avec leurs Altesse royales.Il était près de 11 heures quand Son Altesse royale, le duc de Connaught accompagné de son épouse la duchesse de Connaught, mit pied sur le sol canadien, on qualité de gouverneur-général.A dix heures et trente minutes, Sir Charles Fitspatrick, qui est l’administrateur du Canada er l’absence du gouverneur, se rendit à bord do l’“Em-presg of Ireland” arrivé hier soir vers T heures, en compagnie du premier-ministre canadien, l’hon.M.R.L.Borden.pour présenter leurs hommages au nouveau représentant au Canada de la couronne britannique, A leur retour le steamer du gouvernement “Lady Grey” quitta le quai du roi pour se rendre à, (’“Empress”, fl prit à son bord le gouverneur général et sa suite puis revint à l’endroit d’où il était parti.Lorsque le vaisseau du gouvernement laissa ELEmpress” pour revenir au (]uai du roi, ayant à son bord Son Altesse et sa suite, un salut de 21 coups de canon fut tiré de i„ citadelle., SLR LE QUAI DL ROI Ee parti royal a été reçu par T administrateur du (lays, Sir Charles Fitzpatrick, l’hon.Premier Ministre du Canada et le cabinet provincial, le lieutenant gouverneur de la province de Québec, Sir François T.angelier.Sir Lomer Gouin, premier ministre de la province et les ministres provinciaux, l'inspecteur général de la milice et le directeur du service naval.Une garde d’honneur composée de plus djune centaine d’hommes présenta les armes quand Son Altesse Royale descendit du vaisseau et la fanfare joua le “God Save the King".Après les présentations d’usage, le duc et la duchesse de Connaught furent conduits à.leur carrosse de gala de même que leur suite et le cortège se mit en marche pour le palais législatif.L’escorte était fournie par un détachement des dragons royaux de St-Jean et la cavalerie de Québec.Une arche magnifique avait été construite sur le quai et décorée de drapeaux britanniques avec, au-dessus, 1 inscription “Welcome” on lettres d’or.Beaucoup d’autres décorations, avaient aussi été faites.Le cortège se .mit en route dans l’ordre suivant : dans le promiee carrosse prirent place M.V F.Sladen, C.M.C.secrétaire Privé : le capitaine \V.Long ILS.O.A D.G.: le capitaine E.S.Worthington, M.V.O., officier médical; dans le second : Mademoiselle Pelly, dame de compagnie, le Lt.(loi.II.G.Lowthor.r.M.G.M.V.O.ILS.O., secrétaire militaire; le capitaine T.IL V.Bulkeley, G.M.G.M.V.O.et dans la troisième, Leurs Altesses Royales, le duc et la duchesse de Connaught et le lieutenant Wm.A.Ramsav.R.N’.A.D.C.LE DEFILE En quittant Je quai du roi le cortège suivit les rues Champlain, St-Pierre, Côte de la Montagne, du Fort et St-Louis.Sur le parcours des milliers de personnes assistaient au passage de Leurs Altesses Royales.On peut dire que tout Québec s’est porté pour saluer le nouveau gouverneur-général.Dans les rues sus-nommées, les résidents répondant A la demande du maire avaient décoré leurs demeures.Pas un édifice publique qui ne fût orné de draperies et de drapeaux, pas une maison qui ne portât son inscription ou quelque autre décoration en l’honneur du Due et de la lbiehes.se de Connaught.T,es édifiées du gouvernement étaient décorés d’une façan toute particulière.Le bureau de poste recouvert de riche dlnperies tricolores avec sur le portique un portrait du roi George A' présentait un très joli coup d’œil, lies quartiers militaires situés près du Club de la garnison avaient aussi de belles décorations.Les inscriptions lumineuses étaient très nombreuses et ee soir l'illumination offrira un spectacle magnifique.Leurs Altesses royales ont été acclamées avec enthousiasme.11 était fari-le de voir «pie le nouveau gouverneur du Canada est extrêmement populaire chez le peuple canadien.Les hommes se décoiffaient au passage de Leurs Altesses pendant que les femmes agitaient leurs mouehoirs ou saluaient d’un signe de la .main.Cette scène é-tait admirable et à plusieurs reprises, le duc de Connaught n paru impressionné de cette marque de sympathie.Sur la place du Chateau Frontenac foule était encore plus considérable qu’ailleurs, et des hourrahs saluèrent le passage du gouverneur-géné'.ral.Les élèves du Séminaire de Juébco s’étalent placés dans l’espace libre du monument Laval et lorsque le cortège royal passa à cet endroit, ils chantèrent le “God Save the King”, accompagnés de la fanfare.AU PARLEMENT L’arrivée du cortège au Parlement fut le signal d’une ovation en l'honneur du Duc et de la Duchesse de Connaught.Les abords du Palais Législatif étaient littéralement encombrés et des milliers de.personnes se pressaient pour voir leurs Altesses.Le Palais Législatif était resplendissant.Le portique de l’entrée princi-pal richement orné de plantes et de drapeaux soutenus par les armes de la province était très joli.Tout l'édifice était décoré à.l’extérieur autant qu’à l’intérieur.¦ A la porte, une autre garde d'honneur formée par le Sème et le 9ème régiments présenta les armes lorsque le gouverneur et sa suite entrèrent dans le Palais Législatif.Son Altesse so rendit d’abord dans la salle des Comités du Conseil qui est à l’étage de l’entrée.Quelques minutes après le cortège se reforma et se mit en marche pour la salle du Conseil Législatif qui est à l’étage supérieur.La salle offrait le plus joli coup d’oeil.Tout y avait été restauré.Les tapis renouvelés et les peintures rafraîchies lui donnaient un aspect remarquable.Les décorations faites de plantes magnifiques et de draperies multicolores ajoutaient encore à l’éclat du specta.cle.Son Altesse royale, le duc do Connaught prit place sur l’estrade d’honneur placée à l’extrémité de la salle, avec, à sa droite, la duchesse de Connaught.Les membres du Cabinet fédéral oc-eupaient des sièges autour de la table du Conseil, suivant l’ordre prescrit par l'importance de leurs départements.Un peu en arrière du Cabinet fédéral était le Lieutenant-Gouverneur de la Province de Québec, à droite de l’estrade d’honneur.A la gauche de l’estrade avaient pris place les juges de la Cour Suprême en toge, un peu on arrière aussi des membres du Cabinet fédéral.Tous les personnages se rendirent à leur place et la cérémonie commença presque aussitôt.i LA PRESTATION DU SERMENT L„ cérémonie fut ouverte par Centrée dans la Chambre du Conseil du capitaine Pelletier, qui informa le sous-secrétaire d'Etat de l’arrivée de Son Altesse royale et de sa suite.Le gouverneur général entra ensuite dans la salle précédé des personnes suivantes dans l’ordre nommé: M.Victor Pelletier, aide-de'camp du Lieu tenant-Gouverneur, le Colonel Oscar Pelletier, l’officier commandant du district , le colonel F.L.Lessard, adjudant-général, le, major général C.1.Mackenzie, le col.W.1).Osler, inspecteur-général.Sir François Langelier, lieutenant-gouverneur de la Province, les officiers médicaux de Son Altesse, son aido-de-eamp, son secrétaire privé et son contrôleur, ses deux aides-de-camp et son secrétaire militaire.Après leurs Altesses, venaient les dames d’honneur.Son Altesse royale le duc de Connaught prit place sur l’estrade d honneur et son secrétaire militaire vint se placer à la droite du trône, avec les Commissions de Son Altesse.Le major Lowthor fit la lecture de la com- mission nommant Son Altesse gouverneur-général du Canada.Après la lecture, le secrétaire-militaire du gouverneur alla porter la commission au Sous-secrétaire d’Etat.Une bible lut alors placée sur la table et Son Altesse royale descendit du trône pour prêter : 'e serment.Après avoir écoûté la lec-; ture du serment, le duc de Connaught I signa son nom dans le livre du serment et alia reprendre son siège sur l’estrade pendant que les juges de la cour signaient le “jurat”.Perdant la cérémonie une salve de | 21 coups de canon fut tirée du haut ! de la citadelle.Le sous-secrétaire d’Etat remet ensuite le sceau du Dominion du Canada-an Secrétaire d’Etat.Celui-ci s’avançant le présenta à Son Altesse qui le lui rendit ensuite en lui disant: “Je vous remets le Grand Sceau du Canada pour que vous en preniez soin.Lorsque le secrétaire d’Etat fut retourné à s,, place, le duc cle Connaught signa, cette proclamation qui fut scellée du sceau particulier du gouverneur général.Après la prestation du serment, les membres du cabinet fédéral se placèrent sur T estrade à gauche et à droite.I.ady Gouin s’avança vers Son Altesse et lui présenta un magnifieuo bouquet.Sir I.orner Gouin, s’avataça à son tour lorsqu’elle eut repris sor siège et présenta à Son Altesse l'adresse suivante au nom de la Province de Québec : ADRESSE DE LA PROVINCE DE QUEBEC Au Feld-Maréehal, Son Altesse Royale le Prince Arthur-William-Patrick-Albert, Duc de Connaught et do Strat hearn, Comte de Sussex (dans la pairie du Royaume-Uni), Prince du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande, Duc de Saxe, Prince de Saxe-Cobourg et Gotha, K.G., KT-, K.P., P.C., C-M.B.G.C.S.I., G.C.M.G., G.C.I.K., G.C.V.O., A.D.C., personnel de S.M.le Roi, Gouver-verneur Général et Commandant en Chef du Dominion du Canada.Altesse Royale, Au nom de la Province de Québec, je Vous souhaite la plus cordiale bienvenue.Plusieurs fois déjà nous avons eu l’insigne privilège d’acclamer au passage des membres de la famille royaiei; mais jamais il ne nous avait été donné de voir un prince du sang venir présider aux destinées politiques de notre pays.Aussi est-ce avee joie que nous saluons l’arrivée de Votre Altesse Royale au milieu de nous.A cette joie, nous nous empressons de le dire.s’ajoute un double sentiment de reconnaissance.Notre Gracieux Souverain, en nous déléguant un des membres les plus illustres de Sa cour, a sans doute voulu nous marquer une fois de plus le grand intérêt qu’il nous porte.C’c-t là un témoignage d’affection auquel nous ne saurions rester insensibles, et je suis l’interpaète de tous les citoyens de la province de Québec eu adressant à Ha Majesté l’expression respectueuse de leur vive gratitude.Nous no pouvons pas non plus.en présentant nos hommages au nouveau gouverneur du Canada, oublier que ce gouverneur est à la fois le fils de l’auguste, reine qui nous octroya les libertés dont nous jouissons, et le frère ( Suite à la 3e page) Le meurtre de Papineauville ARRESTATION DU MEURTRIER L’ARRIVÉE DU DUC DE CONNAUGHT A QUÉBEC L" EMPRESS OF IRELAND” S’EST AMARRE AU BASSIN LOUISE, A 6 H.50 HIER SOIR.MAIS SON ALTESCE ROYALE N’EST DEBARQUEE QUE CE MA VIN.— LORD GREY REND VISITE AU DUC A BORD DU PAQL -.BOT.Québec, 13.— S.A.R.le duc de Connaught, le nouveau gouverneur-général du Cu'uada, S.A.U.la duchesse de Connaught, et leur suite sont arrivés ici hier soir, à C h.50, à bord do r“Fmpross of Ireland”.Us n’ont cependant foulé le sol canadien que ce matin, et ont passé la nuit sur le paquebot amarré au bassin Louise.Il n’y a pas eu de salut d’artillerie, ni de réception.Le paquebot a été signalé à 6 b.15 par ses lumières.Un vent violent fl retardé l’amarrage et le débarquement des voyageurs pendant une demi -heure.11 n'y avait pas de foide sur le quai et seuls ceux qui avaient des billets d'admission ont pu passer.Parmi les personnes présentes étaient la capitaine Bulkeley, écuyer de Son Altesse, le capitaine Worthington, du service médical militaire, nide-de-oamp.M.A.F.Haden, secrétaire-particulier do Son Altesse, M.Mulvoy.sous-secrétaire d'Ftat, AL W.lî.Baker, secrétaire du Pacifique-Canadien, et le lieutenant-colonel Sherwood, commissaire de la gendarmerie du Dominion.Ces messieurs et quelques journalistes furent seuls admis sur le paquebot.Le (tue et la duchesse se tenaient dans le grand salon.Le due était en complet bleu-marine et portait Un col aux couleurs des Horse Guards.Il conversa quelques instants avec le colonel Sherwood qu’il connaissait déjà.11 parla de choses canadiennes, tout, en donnant à son secrétaire quelques instructions touchant sac orrespondance.Le duc n’ést pus d'une taille tris grande, mais il a l’air d’un soldat et possède une grande dignité que tempère une cordialité affable.l a duchesse était très simplement habillée.Après quelques minutes de conversation.le colonel Lowthcr, D.S.O., secrétaire militaire de Son Altesse, transmit aux journalistes la bienvenue du due qui alla s'habiller pour dîner.I.o colonel Lowthor parla de l'arrivée du nouveau gouverneur et du départ de l’ancien.Près de l» Grosse lie, on vit le “Lady Grey” (pii se dirigeait vers le paquebot.Sur la passerelle, «r bamw» nu-tetto et Uois dames faisaient des signaux avec leurs mouchoirs.Le colonel avertit le due.qui était çn ee moment dans sa cabine, qu’on allait rencontrer quelque personnage important.Son Altesse monta sur le pont et reconnut dans l’homme nu-têto lord Grey, qu’accompagrait lady Grey et leurs filles.Puis les deux bateaux s’éloignèrent de plus en plus i’iin do l'autre, et c'est ainsi que se virent les deux vice-rois.La nouvelle a cei>cudart transpiré hier soir, que tout ne s’était pas passé comme dans la version officielle.Après avoir rencontré r“Empress of Ireland” lord Grey so serait embarqué sur le yacht ne AL Mcnier, la “Bacchante”, et serait allé incognito rendre visite au due de Connaught, à bord do F”Empress”, à la demande do Son Altesse même.Un haut fonctionnaire dit que c'est la première fois que cela arrive, mais (pie la loi tacite, qui veut que l'ancien et le nouveau gouverneur ne se rencontrent pas sur le sol canadien, n en a pas moins été respectée, puis ((lie lord Grey s'est rendu incognito à bord de U'Emprcss” et que l^ rencontre a eu lieu non sur le sol du Canada, mais dans ses eaux territoriales.Le colonel Lowthcr a télégraphié hier soir au colonel MoNaughton, de Co-l.ondres, pour lui annoncer que le duc bourg, Ontario, qui commandait Far.tillerin canadienne, dernièrement.à de Connaught lui apporte la décoration de commandeur do l’ordre de Victoria, décernée au colonel par le toi.On dit aussi que le duc apporte des décorations plus hautes polir eertairs canadiens.Son Altesse Royale peut créer des chevaliers lorsqu'il porte les lettres-patentes du Roi.D’après les voyageurs de !'‘‘Empress of Ireland" et le capitaine Forster.In vio du due et de la dueesse à bord a été très simple.Tous les deux se mêlaient volontiers aux passagers et le seul signe de leur rang était les tables réservées do lrt salle à manger.Le pn quebot arborait nu grand mât l'étendard royal écartelé des nrmes du due.Dimanche dernier, le due et la duchesse ort fait une visite aux immigrants de I entrepont qui les ont vigoureuse ment applaudis.(Spéc;al au “Devoir”) Ottawa, 13.— Félix Drouin, accusé de meurtre dans une ferme du canton de Ponsonby, près de Papineauville, est arrivé à àHull hier soir, à dix heures, sous la garde du shérif AVright, et a été logé àà la prison de Hull.L’accusation portée contre Drouin, est celle d’avoir assassiné un inconnu, en tirant sur lui sept coups de fusils, et d’avoir ensuite fait disparaître le cadavre.Drouin proteste de son innocence, et dit que bien qu’il ait tiré sur un inconnu, iî est bien sûr de ne pas l’avoir tué ni même blessé.Contrairement à ce qu’on attendait Drouin s’est livré lui-même à la police, sans faire la moindre résistance.Drouin a raconté que le soir de l’affaire, vers dix heures, son attention fut éveillée par l’aboiement de ses chiens.Il saisit un fusil et sortit d(> sa maison.C’est là qu’il aperçut un homme voulant enfoncer la porte de la laiterie.Il tira deux coups en l’air et l’inconnu se sauva.Alors Drouin tira cinq autres coups afin d’effrayer le voleur et voilà tout.Madame Curtis raconte une autre histoire: eue dit qu’au moment où la tragédie a en lieu, elle se trouvait à l’arrière de sa maison, qui est voisine de celle de Drouin.Elle vit ce dernier tirer deux coups de fusil sur un inconnu et celui-ci se retourner et dire : “Pour l’amour de Dieu, cessez de tirer!” Drouin tira encore quatre coups, et l’inconnu s’affaissa sans prononcer ’une autre parole.Elle vit.dit-eile, Drouin s’avancer près de sa victime, et le rouer de coups de pieds, en jurant.M.E.Forget jure aussi avoir vu Drouin frapper sa victime à coups de pied.Jusqu’ici on n’a trouvé aucune trace de la prétendue victime de Drouin.Les pensions municipales LES FONCTIONNAIRES DE LA VILLE ENVOIENT AU CONSEIL UNE REQUETE A CE SUJET.Notes de FHôtei de Ville Les fonctionnaires municipaux signent en ce moment la requête dont nous donnons le texte ci-après et Fen-verrront au conseil qui la remettra vraiscmblement à la commission do législation.Lu rapport préparé par un des hauts fonctionnaires de la Ville recommande aux commissaires de convoquer AL B.Hal Brown pour qu’il donne ses explications sur le fonctionnement du fonds de pension .“Vu que la Cité a décidé de demander à la Législature d’adopter certains amendements afin de permettre de rendre Jes règlements municipaux actuels plus efficaces, nous en profitons pour attirer votre attention sur notre situation comme chefs de départements ou fonctionnaires attachés à leur personnel.“Nous vous présentons la présente requête avec d'autant plus de confiance qu’un traitement favorable a déjà été accordé à quelques-uns des fonc.tionnaires de la Ville, dont les devoirs sont moins ardus et les responsabilités moins lourdes et dont les salaires ou émoluments actuels leur sont assurés — du moins en partie — pour les années à venir par la pension qui leur sera accordée lorsqu’il leur faudra se démettre de leur charge pour cause de vieillesse ou d’infirmité, il suffira.pour justifier notre demande, de signaler à votre attention l’augmentation croissante du coût de la vie et partant la difficulté de faire des épargnes, avec notre rémunération actu- elle, pour nous-mêmes et pour ceux qui dépendent directement de nous pour leur bien-être.( etV difficulté est aggravée par les rigoureuses restrictions qui nous sont imposées et qui nous empêchent de nous livrer à aucune autre occupation qui pourrait augmenter notre revenu.“Nous vous soumettons donc la présente requête dans l’espoir que vous voudrez bien tenir compte des faits ci-, dessus exposés et établir, en notre faveur, des pensions de retraite comme celles qui ont déjà été créées par vous pour d’autres fonctionnaires municipaux et dans la même proportion de nos salaires actuels.A’ous feriez ainsi disparaître une fâcheuse anomalie et vous stimuleriez nos efforts on dissipant la vive inquiétude do vos requérants pour leur avenir et celui de leurs familles.LES FEUILLES MORTES Par ordonnance de l’ingénieur en chef de la voirie, il est défendu à qui que ee soit de faire briller des feuilles mortes sur les chaussées d’asphalte.L’ARROSAGE DES RUES Les commissaires ont écrit à Cleveland, Ohio, pour obtenir des renseignements concernant la méthode d’arrosage des rues dans cette ville, où L'on se sert d’uie composition spéciale et non d’eau.UN CENTENAIRE Le maire Guérin a accepté de poser la pierre angulaire du nouvel édifice du “Herald”,, angle des rues Craig >t Saint-Alexandre.La cérémonie aura lieu jeudi, le 19 octobre, qui est le centième anniversaire de la fondation de ce journal.LA CONSTRUCTION Le bureau de l’inspection des édifices a délivré les permis suivants: Les syndics de Ta “Shaw Memorial Church,” un temple, angle des rues Beaubien et Christophe Colomb, $22.-000.La “Dominion Oil Cloth Co.” une’ fabrique, rue Parthenais, $9,000.E.Richard, un magasin et uu logement, rue Saint-Jérôme, quartier le Lorimier, $10,000.L.-~i TRAMWAYS Vu les travaux de pavage que fait la ville rue Bt-Antoine, M.Barlow adonné l’ordre à la Compagnie des Tramways d’interrompre temporairement la circulation sur la voie sud de cette rue.Les tramways de la ligne St-Denis qui viennent de l’Ouest passeront par la rue St-Jarques et ceux qui vont vers l’ouest passeront par la voie nord de la rue St-Antoine.CINQ CENTS TONNES D’ASPHALTE Les commissaires ont ouvert ce matin les soumissions suivantes pour la fourniture do 500 tonnes d’asphalte.La compagnie Elder-Ebano, asphalte mexicain El ano, livré aux chantiers du nord ou de l’ouest, $26.90 la tonne, li-v i aux chantiers de l’avenue Delori-mier, $26.50, livré n’importe où, $26.74.La Cie Bithulitic, asphalte Acme de Californie, $27.95 la tonne.La Cie Barber, asphalte de la Trinité, $22.10; asphalte Bermudez, $27.10.La Canadian Mineral Rubber Co., chèque non accepté, asphalte Pioneer L.395, $26.64 la tonne.ON FAIT LA DESINFECTION Les inspecteurs envoyés au marché Saint-Jacques par le Dr McCarry, chef de l’inspection municipale, des aliments, ont fait rapport que les nouvelles données au sujet d’une invasion de coquerelles ont été exagérées.Les insectes sont fort nombreux -dans les •cabinets, mais on n'e nrencontre que peu ailleurs.Le directeur du service municipal d'hygiène a cependant envoyé ce matin un employé qui désinfectera le marché.On dit que l’habitude des insectes est de ne sortir en nombre que la nuit.Les bouchers du marché Saint-Jacques se plaignent que la nouvelle est de nature à causer du tort à leur commerce et qu’il n’y a pas autant d’insectes qu’on l’a annoncé à l’Hôtel .le Ville.Cependant vu les plaintes faites aup: commissaires, ceux-ci ont décidé de donner aux bouchers toute la protection possible.LA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE M.Villeneuve, conservateur ¦ de la bibliothèque municipale, a reçu de lord et de lady Grey deux magnifiques photographies d’eux-mêmes avec leurs signatures.En même temps qu’il obtenait dns commissaires l’autorisation do les faire encadrer pour les salles de la bibliothèque, AI.A’illaneuve a annoncé qu’il vient de terminer le second volume clés notes explicatives sur la collection Gagnon.M.Gagnon avait fait le premier volume pour jusqu’à l’année 1895 et M.A'illeneuve complète le catalogue eu le menant jusqu’à l'année 1909, date de l'achat de.!a collection pour la ville.Ce volume sera en vente dans quelque temps.Elu directeur de la Compagnie Ogilvie h CHARLES C HA PUT, DE LA MAISON L.CHAPUT FILS & CIE.EST ELU A CE POSTE A La DERNIE-E.E ASSEMBLEE DES ACTIONNAI RES.Nous apprenons avec plaisir que^ M.Charles Chaput, de la maison L.( ha-put.Fils et Cie., a été élu membre du bureau de direction de 1 Ogilvie 1 loin Mills Company Ltd.M.Chaput est reconnu pour l’un des plus émiu ’.its hommes d’affaires de noue pays et sa, nomination a'i Postc do directeur de la compagnie précitée ne fera qu ajouter à la force de ce corps important.L’Ugilvie Flour Mills ( o., est une institution anglaise et certes le fait pour elle d'admettre dans son bu:eau de direction un Canadien-français mérité d’être noté.Félicitons M.( hupul de sa nomination et la compagnie Ogilvie do sou heureuse acquisition.JL George L.Drummond, de la maison de MM.Drummond, McCall et < m qui a été également élu membre du bureau des directeurs de lu Compagn e Ogilvie est un des hommes les mieux connus dans le monde des affaires au Canada et dont les intérêts s (‘tendent do l’Atlantique Pacifique.JL Drummond occupé nombre ce postes importants dans le monde de affaires au Canada il a été presidem du Board of Trade de Montréal, de lu Canadian Manufacturers’ Association, etc.Il est aussi membre des bureaux de direction d'un certain nombre de nos plus importantes institutii n-financières.JL Drummond est frère de feu JL Drummond, le célèbre auteur de “The Habitant” et de nombre (1 autres ouvrages cpii Font rendu si cher au peuple du Canada.LA NAVIGATION PARTIS CE MATIN Sont partis ec matin, le “Victorian”, pour Liverpool et le “Borna'' pour le Mexique.Le “Victorian” prendra à son bord lord et lady Grey et leur suite.SIGNALES: — Ile aux Grues, montant à 8 heures 30 ce matin.“Manchester Trader.’’ Petit Jlétis, montant à 8 heures ce matin.“Teutonic”, sortant à 7 heures ce; matin, “Kumura”.Pointe à la Renommée, montant à 6 ; heures 30 ce matin, “Welshman”.Pointe Amour, montant à 7 heures 45 ce matin, “Ionian”.Belle-Isle, montant à 5 heures hier soir, “Cassandra”.Saint-Nicolas, montant à 9 heures 10 i ce matin “Corsican”.MU PAR LE PETROLE Hier est arrivé dans notre port un.navire, le “Toilet” mû par le pétrole.Ce navire d’un type tout nouveau a1 ét construit par les chantiers deSwaa, Hunter et JVigham Richardson, Limitée, de Newcastle-o»'-Tyne.U est de*'i-ué au commerce des lacs.Le “Toilet” mesure 78 mètres da longueur par 13 de largeur et janç-ï 2600 tonnes.Il a traversé l’Atlantique seul ctn'.i dépensé quo la moitié de la capacité qu'il pouvait dépenser.On l'avait préalablement essayé il y a un an et "i avait obtenu une pleine satisfaction.Le “Toilet” est à l'ancre en face du marché Bonsecours.Il est très inté^ ressaut à visiter Argent à gagner au Plâteau Bon-Air Sévèrement punis Deux individus, Oscar Gagnon et Adolphe l.agurdo, ont été sévèrement punis, ce matin, par le Magistrat Lanctôt paur avoir volé trois paires de chaussures, valant ?5 à la porte d’un magasin.Gagnon est un ivrogne incorrigible et son vice l’a conduit maintes fois en prison ; l.agarde est un jeune homme et au dire de la police il comparaissait pour la première fois devant les tribunaux.I,es deux accusés ont été condamnés à la même peine : deux ans do pénitencier chacun.Feu Pierre Martineau Nous apprenons avec regret la mort de JL P erre Martineau, agent d'immeubles, —is de feu Louis Martineau, entrepreneur menuisier.Martineau est décédé à ''âge de 77 ans, après avoir fourni daus sa sphère un carrière honorable, qui laisso le plus consolant souvenir à sa famille.Doué d’une belle intelligence, ikjut l’employer à faire le bien et le bonheur dans le milieu où il vécut.Chrétien con.vaincu et charitable, il fut respecté et aimé de tons e ux qui le connurent.Il laisse plusieurs enfants: .néon Mar-tineau, lleuri Martineau, représentant de la maison Ames, Il old en à McCrea-dy Limitée, Auguste Martineau, représentant la maison l’oliquin, Gagnon & Cie ; Edmond Martineau', marchand'-taillour: Georgino Martineau, épouse d’Alfred Chouinnrd, employé de la Cie du Tramway; Alphonsine, épouse de JV.Lanionroux, ancien marchand.l^es funérailles ont Heu demain -matin., à 8 h.30, à l'église Saint-Louis de France.Nous jirinns la famille de croire à nos vives sympathies.La guerre Turco-Italienne EXPEDITION MILITAIRE Tripoli, 13.— On pousse activement les préparatifs pour une expédition militaire à l'intérieur du pays.Les Italiens ont vingt.deux mille hommes do troupe à leur disposition, et les officiers sont très anxieux do partir, à pause do l’apparition du e.holéra dans la Capitale.On rapporte quo les Turcs occupent une forte position près de cette ville et qu’ils sont protégés par uno trentaine de canons.OUVERTURE DU PARLEMENT TURC Constantinople, 13.— Tout est prêt pour l’ouverture du Parlement domain.Les jeunes Turcs prétendent qu’ils auront une majorité effective.LA PAIX D’ICI QUINZE JOURS (Spécial au “Devoir”) Londres, 13.— On rapporte qu’un haut dignitaire du Bureau des Affaires Etrangères a déclaré que l(l paix entre l’Italie et la Turquie serait conclue d’ici à quinze jours.GRAVES NOUVELLES DE CONSTAN TINOPLE.(Spécial au “Devoir”) Londres, 13.— De très graves nouvelles nous arrivent de Constantinople, et, tout laisse croire qu’une révolution se prépare au sein de i’Empiro du Sultan .Les Jeunes Turcs, qui forment le parti le mieux organisé et le plus puissant, sont destinés irrévocablement à guerroyer, et l’on est porté à croire qu’ils songent sérieusement à déposer le Sultan.A l’ouverture du Parlement demain leurs délégués insisteront pour que la guerre contre l’Italie soit poussée jusqu’au bout.Des résolutions ont été passées pour la colnfiseatiiom des propriétés italiennes et l’expulsion des Italiens des territoi-tin à Constantirople.Les journaux de res turcs.Toutes ces démarches ont été décidées à un caucus tenu ce ma-Londres ne cachent pas leur Inquiétude à la suite do cet état do choses, et le correspondant du “Daily Telegraph” à Constantinople, télépgraphie à son jour ’nal que cette situation rend impossible l’union de Flslamismc et du Consti-tutionealisme, Rappelez-vous que dimanche le 15 octobre après-midi, un service de vaisselle valant $10 sera tiré au sort entre les visiteurs du PLATEAU BON-AIR.Le droit au tirage ne coûte rien : il suffit de se trouver sur le terrain à ce moment.Rappelez-vous aussi (pie le prix dry lots au PLATEAU BON-AIR sera augmenté de 830 au 1er novembre.On gagnera donc $50 en achetant avant, cette date.Les prix actuels vont de $150 à $325.Le PLATEAU BON-AIR est situé dans le quartier Saint-Denis, celui des quartiers de Montréal où il s’est fait le plus de construction depuis dix ans.Le PLATEAU BON-AIR est traversé dans toute sa longueur par la nul Iberville, une des grandes artères du l’est, et dans toute sa largeur par la rue Bélanger, une des grandes artèio.-J du nord de Montréal.Le PLATEAU BON-AIR, aux pi-iq que s’y vendent les lots, est la pluu belle terre de File de Montréal pour Lu construction et la spéculation.Pour se rendre au PLATEAU BON-AIR, prendre les tramways du Para Lafontaine et de lu rue Papineau et, descendre à la rue St-Zotique.Lu trottoir en bois va du tramway au Plateau et dans toutes les parties du Plateau.Agents en permanence sur le terrain.P.S.— Le service de vaisselle qui a été mis au tirage dimanche dernier a été gagné par M.Edouard Cusson, 13a, avenue Marie-Louise.Accident d’automobile ( Spécial au “ Devoir ” ) Québec.13.— Un groupe de tauvis-» tes américains, voyageant en automobile, a été victime d’un accident hied soir dans le Chemin St-T.ouis, près du Belvédèiv.L’auto, qui filait à tinu vive allure, alla donner contre un poteau et le chauffeur fut projeté à quelques pas de la voHture où on le releva, avec une large blessure à la tête.Les autres occupants no furent pas blessés.Le fourgon de la morgue a été mandé ce matin vers onze heures aux usines Locomotives Works pour chercher un nommé Edward Farrell, décédé subitement.On croit que Farrell a succombé à une syncope, Tl était âgé de 26 ans.DECES BAULNE.—A St*Hermaa, Deux-MontagnrR, le 11 octobre, 1911 ü rflfîo de 75 ans.7 moil et 14 jours, est décédée Oéltna Legault, époti» se de Cyrille Baulne, rentier.Les funérailles auront, lieu à St-Hermas, samedi 1© H courant il 9 heures et 80 minutes du matin, Parents et amis sont priés d’assister il res funérailles sans antre invitation.MARTINEAU.—A Montréal, lo 12 octobre 1911, (V l’ftge de 77 nus, Pierre Marti-neau, agent
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