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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 9 septembre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-09-09, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE—No.211 MONTREAL, SAMEDI* 9 SEPTEMBRE, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Tjf* Rédaction et A Jmmiétrationi Edition Quotidienne : Il K ÊM Hj H| 7U RUE SAh ;\CQUE3 .mm ¦¦ H M H montra postale.n ¦ H Hn B Ê H ¦¦ H eJndition.Hebdomadaires;00 H il l I I | 1 U III | | .TELEPHONES: \ .$150 JB I |H I B M J| M B| B B B B B J administration :t .«« 7461 $8 0° IMH MÈÊÊêÆ dBB dHLfl Bi BBIbL Br REDACTION: Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FA/S C£ Qf/£ Z)0/S / APRES LA FETE .souhaite passionnément 1 élection d'Asselin et la réunion d:hier, ^IP crois, imprimera à sa candidature un victorieux élan ; mais il faut nien ajouter qu’elle dépasse de beaucoup l’importance et le niveau d une manifestation électorale.Quel que soit le résultat général on partiel du prochain scrutin, elle marquera une date.Mie souligne l’énorme progrès accompli par l’idée nationaliste; elle constitue le point de départ d’une propagande nouvelle qui, au lenuemain du 21 septembre, se poursuivra—M.Bourassa l’a publiquement annoncé—de l’Atlantique au Pacifique.rtn peut mentir et nous calomnier; on peut inventer ou déformer de multiples incidents pour nous donner figure de traîtres ou de fauteurs de discorde ; on peut falwifier les textes et les torturer à plaisir, mais on n; réussira pas à tromper indéfiniment l’opinion anglo-cana-di une, pas plus que la nôtre.La.force de la vérité finit par dissiper tous les mensonges et le jour ou les Anglo-Canadiens verront de quelle odieuse manoeuvre ils sont les victimes, ils cravacheront ceux qui les auront ainsi trompés.î\ous en avons eu la preuve hier soir, dans l’admirable énergie avec laquelle 1\1.Caban a flétri les calomnies du Globe, dans le cri d’indignation qu il a jeté à la face de M.Laurier: Si vous voulez que les deux races vivent en paix et que ce pays soit grand, muselez donc cette presse qui souille les meilleurs de vos compatriotes, qui taxe de déloyalisme des gens qui servent loyalement leur roi et leur pays! Nous en avons eu la preuve dans la magnifique et courageuse allocution de notre confrère Boyd, toute vibrante d’indignation et de généreuse colère.Et comme ces deux Anglo-Canadiens ont dû sentir aussi combien il serait lacile aux Canadiens de toute origine de s’entendre et de travailler côte à côte à la grandeur du pays, si nous n’étions, les uns et les autres, victimes d une bande de farceurs qui exploitent tour à tour les deux races! Je doute que jamais orateur anglais ait reçu d’un auditoire francoùî un plus cordial, un plus enthousiaste accueil.On devinait dans les acclamations de la foule les battements mêmes de son coeur, un besoin de dévouement et de fraternelle affection.1 ourquoi?parce que ces deux Anglo Canadiens avaient le courage de dénoncer la conspiration du mensonge, parce qu’ils parlaient le langage du patriotisme vrai, parce qu’ils faisaient appel à ce sentiment canadien qui seul peut commander l’égale sympathie des Canadiens de toute origine, parce qu ’ils prêchaient la doctrine de la justice et de l’égalité pour tous! On nous traite de démagogues et de fauteurs de discorde; on nous accuse de prêcher la haine et de préparer une génération qui se pénètre d’anglophobie.On a pu constater hier le résultat de notre propagande: nous demandons loyalement aux journalistes anglais qui assistaient à la réunion, s’ils ont jamais vu un auditoire plus disposé à tendre aux Anglo-Canadiens une main loyale.Nous avons prêché une doctrine assez large pour être acceptée de tous les groupes ethniques et religieux ; la seule, croyons-nous, qui puisse assurer le maintien de l’unité canadienne et la permanence de nos bonnes relations avec la métropole.Elle finira par s’imposer.La preuve de son progrès chez les nôtres, il suffirait pour la trouver d’ouvrir les journaux et d’éeouter les discours de ceux qu’elle menace dans leurs intérêts (que deviendraient-ils, s’ils devaient cesser d’exploiter les passions de race?) ; la preuve de son progrès chez les Anglais, elle s’affirme dans le discours si fièrement canadien de Ca-han.dans le cri de Boyd : I am a Nationalist! Et.quand des hommes de cette valeur prennent une telle attitude, les idées et les sentiments qu’üs expriment, on en peut être sûr, vivent déjà dans le coeur et le cerveau de milliers d’hommes.Ce qui nous a manqué, ce qui a favorisé le travail des fauteurs de discorde, c’est le manque de contact, c’est l’ignorance où les deux races sont l’une et l’autre.Cette ignorance, nous la briserons, avec l’aide des Anglais loyaux; et, d’ici quatre ou cinq ans, nous promettons qu’il y aura dans les idées de ce pays un changement qui comptera.Asselin et Bourassa évoquaient hier soir les premières heures du mouvement nationaliste, les longues séances de travail où une dizaine de jeunes gens élaborèrent le programme qui est en train de passer clans la vie politique de ce pays.Ce furent des heures dures et charmantes, qu’illuminèrent plus d’une fois le charme et le sourire d’une jeune femme dont le courage et l’entrain faisaient notre admiration.Car—Asselin me pardonnera t-il cette indiscrétion—ce n’est pas seulement dans les vieux bureaux de la Ligue Nationalisée, c’est à son modeste foyer, autour de sa table do famille, que furent souvent discutées tant de questions qui passionnent aujourd’hui l’opinion.Ces temps sont déjà loin, mon vieux camarade ; nous nous sommes rudement battus depuis, chacun de notre côté, et je n’en connais pas à qui la Fortune ait.apporté beaucoup de richesses—mais, au magnifique spectacle d’une réunion pareille, devant la moisson qui grandit, pouvez-Vous empêcher votre coeur de battre la charge?Et je suis sûr que, pas plus que nous, vous ne ressentez de colère ou de rancune devant les attaques sous lesquelles on essaie de vous écraser.Dix années durant, vous avez eu la joie de 'combattre pour ïmc idée; vous la retrouvez, triomphalement acclamée, sur les lèvres de milliers d’hommes; vous la retrouvez, principe d’action bienfaisante, dans le coeur de toute une génération.Comment sauriez-vous éprouver autre chose qu’une pitié profonde pour ceux qui pouvaient noblement servir leur idéal, se dévouer au salut de leur pays et qui sont allés s’échouer aux bancs de la galère où le fouet du maître les contraint de vous jeter l’outrage?Plaignons ceux qui n’ont pas eu le courage de vivre! Orner HEROUX.Nous ne la raterons pas “Si la Presse poursuit avec tant d'acharnement la c.ampagnie que vous la voyez faire pour M.Laurier, soyez sûr qu’elle redoute la défaite du ministère.Car cela signifierait pour elle un* diminution considérable de tirage.C’est Hà un dies motifs qui animent cette gazette, à l’heure actuelle”, nous disait hier un homme am fait des mobiles qui déterminent lia commère à prendre parti comme elle le fait pour le régime Laurier.Cet homme a raison.Et tout laisse deviner que la “Presse” lutte présentement pour sa peau.Comme elle ne la peut sauver sans être obligée de sauver M.Laurier, elle s’y emploie de son mieux, quitte à se faire plus tard une descente de lit de la toison ministérielle.Les créatures de son espèce ont parfois de ces fantaisies.Nous avons dénoncé en termes énergiques le genre de campagne ignoble que mène la “Presse”.C’était assez pour qu’elle s’agitât et se démenât comme une hystérique.Aussi, dès hier nous traite-t-elle “d’épileptiques du nationalisme”.Le mot n’est pas juste.Elle eût plutôt dû.employant le mot expressif d'un ancien premier-ministre canadien, nous r.|>-peler des chiens de garde.Nous voulons empêcher le larron qui vit d'expédients malhonnêtes de s'approcher de l'électeur eanadien-français et de le dépouiller de son bon sens.Jî'l ne sait pas encore très-bien à quel personnage il a affaire et si nous crions très-fort, c’est pour qu’il devine le danger.Au reste, il le fait déjà, car nombre de gens manifestent aujourd’hui, et ouvertement leur sentiment de répulsion à l’égard de la “Presse” qui s’imaginait jusqu’ici subtiliser les votes rien qu’à dire : “Je les prends pour un Caoadien-firauçais !” Nous avons peut-être donné très-fort de la voix; mais quand on lit depuis des années un journal comme la “Presse”, quand on observe ses moeurs, et quand on sait quel danger elle est pour toute une province, et même pour tout un pays,—car les gems qui poussent à tout propos la cri de race sont de la catégorie de ceux qu’il faut brancher haut et court,—on ne saurait trop crier fort à tout venant que celui qui s'en va rare lui, obséquieusement, on lui tendant la main et lui disant : “Mon frère”, est.prêt à le vendre à l’instant pour un peu plus que les trente deniers ©kussiques, car le marché de ces geos-là est du reste toujours à la hausse, depuis vingt siècles.Aussi bien sommes-nous heureux eFencourir la colère de la gn-¦ qui crie avec M.Lemieux : “Les nationalistes sont des ratés et des envieux, des fielleux et des gens malappris !” Ce que nous voulons surtout, le but où nous tendons perpétuellement, et nous y arriverons bientôt.c'est de faire comprendra à l'élément canadien-français qu’il n'a de pire ennemi que la “Presse”.Noms continuerons donc à lever les masque-, à appeler la “Bresse” de squ vrai nom, à rappeler son passé BILLET DU SOIR IRONIE DES MOTS What’s in a name, disait Ca>n-bronne ennuyé en se pinçant le nez.Si le mot est du célèbre général de Napoléon, la phrase est » PAS DE MARINE FAITE A LONDRES “PAS DE RECIPROCITE FAITE A WASHINGTON Tel est le cri lancé par l’éminent orateur anglais M.C.H.Caban devant un auditoire comme on n’en a jamais vu de plus enthousiaste à Montréal Pas d’argent, pas de marine Le “Canada" se donne une peine infinie pour reproduire tes différentes opinions de députés et de journaux anglais sur le caractère de la Tnarimie de guerre.C’est wniamt de peine et de temps perdus.Le public n’oubliera pas que la majorité ministérielle a voté deux fois (•outre la consultation populaire sur cette question et que la marine est réellement impériale en temps dé guerre.Que si le “Canada” veut par ce,s citations, induire le public à croira que la défaite de Laurier ne changera rien à la situation il ne réussira pas d’avwntage.Par la ruse et par le fouet.M.Laurier s’est fait donner une loi pour créer sa marine.Mais ni lui ni le gouvernement qui lui succédera n’a l’argent (nécessaire pour payer cette folie ou plutôt ce CRIME.L’argent, c’èst le Parlement qui le votera.fit si nous élisons des députés qui obéiront au peuple avant d’obéir au fouet des chefs, le Parlement ne votera pais l’argent, quoi que disent, pensent ou fassent les jingoes comme Fileding et Sproute ou les avachis comme Lemieux, Ethier, Rivet, La -point* et les antres.Pas d’argent, pas de marine.J.D.d’ignominies et.de trahisons, à tous nos lecteurs, «lussions-nous employer des formes énergiquesPeut-être sommes-nous des ratés, au sens que la “Presse” donne à ce mot,—ear pour elle, le raté, c’est celui qui l'expose telle qu’elle est,—mais nous ne la raterons pas ! Georges PELLETIER.M.Lemieux est enfin parti pour Oaspé.On dit que s'il est élu dans Gaapé et dans RouviJle, il optera pour Rouville.Il n’en aura peut être pas l’occasion.Louis-Joseph Lemieux, notre shérif, serait le prochain candidat dans (Jaspé.II aspire à sortir de la vie sédentaire, si Rodolphe abandonne ce com-té-là.Pourquoi n’appellerait-on pas la Gaspésie la “ Lemieuserie”, si c’est tm iief baillé en bonne et due forme à G» famille Lemieux?hér Wilfrid Laurier, à ] ’âge de soixante-dix ans, après une existence toute vouée à son pays, a droit de compter sur une reconnaissance dernière de ses compatriotes.La province de Québec, en le reniant, commettrait un acte de noire ingratitude ” dit la “Presse”.C’est cela qui l’aurait empêché de se livrer à la clique Russell, en 1004?lout vote donné contre Laurier est un vote donné pour Borden, un vote contre le prestige canadien-français”, clame la commère.Le prestige canadien-français?Mais il nous a toujours paru que c’est un article inconnu à la “Presse”.Notez b/en que oxie feuille .sera a première à crier à ia trahison et au fauteur de discorde si l’“Orange Sen tinel” publiait un appel aux Anglais dans des termes semblables à ceux dont, se sert la “Presse”.Elle a bien le monopole de l’hypocrisie, avec le “Canada” et trois ou quatre autres gazettes ministérielles! La “Presse” avoue que tous les nationalistes ne sont pas des canailles et des fripouilles.’ Nous croyons que les nationalistes sont des “gentlemen , bien que nous ne pensions pas comme eux, mais nous faisons des ex eepfcions, ” écrit-elle.Il n ’y a pas longtemps, tout !e groupe nationaliste ne valait pas grand’chose pour elle, Chercherait-elle maintenant à se donner une fois de p'us?D.A.Lafortune disait l’autre jour: “•J’ai été habitant comme vous, mes chers électeurs, j’ai labouré la’terre comme vous, j’ai semé comme vous, J ai élevé des cochons comme vous et moi, mes amis.” Les électeurs lui ont fait remarquer qu’j pouvait parler de lui sans se gêner, mais pas d’eux autres.11 cherche encore ce que ça veut dire.Les ministériels sont prêts à s’arracher le foin de la bouche s’ils peuvent le vendre plus cher aux Etats-Unis.Qu’ils n’allient pas trop vite on be-sogne: le vingt-deux, leur crèche sera peut-être vide.M.OLIVAR ASSELIN REÇOIT UNE OVATION Remarquables discours de MM.Henri Bourassa, C.H.Caban, J.A.Masse, John Boyd, Olivar Asselin et Jean Prévost Ulric attend toujours, sous l’orme, que M.Gouin lui apporte son fauteuil’ de conseiller législatif.Bt M.Gouin attend toujours lui que les élections soient faites.Ulric peut être certain qui si les nationalistes font une trouée dans Québec son fauteuil ne lui appartiendra jamais.M.Alexandre Taschereau est en train de vouloir acheter les électeurs de Montmagny avec des écoles et des chemins; ils les auront moyennant qu’ils votent pour George Parent.Et c’est ainsi qu’un ministre emploie l’argent de la province à vouloir acheter tout un comté pour le fils à papa.La famille Parent et la famille Lemieux finiront por coûter cher aux contribuâmes.C’est beau, l’esprit de famille! M.Gouin estime que M.Laurier est plus fort que jamais dans la province de Québec.Mais M.Laurier n’est pas aussi fort au couteau que M.Gouin.Weneeslas Lévesque accompagne C.A.Wilson, dans Laval, mais il ne mourra pas de chagrin sL leg électeurs de Laval renvoient M.Wilson à ses ¦dossiers de “savant criminaliste” (style la “Presse”.).Ça bien 1’air d’une canaillerie La Gazette Officielle du Uana-da devient-elle un instrument de la canaillerie du gouvernement?Le truc que nous signalions hier se répète dans le dernier numéro, celui du 2 septembre.L’état des finances affirme encore que la dette a diminué, tandis que l’état anglais constate une augmentation.Nos amis sont priés d’en prendre note.Jamais peut-être les voûtes du Monument National n’avaient rendu l’écho d acclamations plus enthousiastes ni de chansons plus joyeuses qu hier soir, alors qu’une foule, encombrant l’immense salle et débordant dans toutes les allées, attendait les brillants orateurs qui allaient exposer la situation politique fédérale et appuyer la candidature de M.Olivar Asselin dans la division Saint-Jacques, ainsi que celle de M.Masse, dans la division Sainte-Marie.Avant même que les orateurs eussent pénétré dans la salle, les milliers et les milliers de spectateurs avaient saisi l’occasion de manifester leur opinion.L’occasion leur en a été fournie d’une manière inattendue et fort amusante.Un spectateur, assis au premier rang de l’orchestre, attira soudain l'attention du public en montant, debout sur le fauteuil, et en brandissant au-dessus de sa tête un journal déplié.Une huée formidable éclata de l’orchestre, du parterre, du balcon et de la galerie, une huée comme un chrétien ne saurait en souhaiter une à son pire ennemi.Le public, est-il besoin de le dire?avait reconnu la Presse.Et cette manifestation de répulsion fut immédiatement suivie par une explosion d’enthousiasme quand le même spectateur, ayant foulé aux pieds la Presse, déplia le Devoir.Tout à coup, les applaudissements éclatent, énergiques, rythmés, énormes, interminables: M.Olivar Asselin, candidat nationaliste, montait sur l’estrade.On lui fait une longue ovation.11 annonce que la réunion sera présidée par deux messieurs qui, l’un conservateur, M.dis.Chaput, l’autre libéral, M.J.M.Fortier, ont eu le courage de rompre avec l’esprit et les traditions de parti, pont* se-consffcrer à la hutte désintéressée et indépendante pour les véritables intérêts .supérieurs du pays.M.Masse, candidat ouvrier dans la division Sainte-Marie, parle le premier.11 explique son attitude en termes énergiques et nets et est salué par de vigoureux applaudissements, M.U.H.Caban lui succède.D’une belle prestance, possédant une voix puissante et persuasive, il traite magistralement de la marine et de la réciprocité et flétrit le gouvernement dont les deux principaux projets sont nés.l’un à Londres, l’autre à Washington.11 défend le nationalisme dont l’idéal et les aspirations sont sans cesse dénaturés, par las journaux à la solde du ministère, et il déclare qu’il se trouve aux côtés de M.Monk et de M.Bourassa parce qu’il veut travailler avec eux à l’union plus étroite des deux grandes races qui se partagent le sol du ¦Canada.M.Caban, a reçu de cet auditoire presque exclusivement canadien-français, l’accueil le plus cordial et le plus chaleureux.C’est M.Henri Bourassa qui prend ensuite la parole.La foule toute entière se lève pour l’acclamer.Il définit son attitude sur la réciprocité, attitude que lui ont dictée son intelligence et son patriotisme et traite de la question de la marine.M.Bourassa a annoncé qu’il irait prêcher la doctrine nationaliste jusque sur le littoral du Pacifique.Dans son discours, M.Bourassa vint à prononcer, par hasard, le nom de M.Rodolphe Lemieux.Un tonnerre de huées gronda à droite et àigauche, du haut en bas.s’empli fia, faisant boule de neige d’une rangée à l’autre, et se répercuta en frappant la voûte, qui, impassible d’apparence, conspuait elle aussi de.toute la puissance de son acoustique.M.Bourassa crut devoir s’excuser d’avoir prononcé ce nom et le calme sc rétablit.M, John Boyd, qui lui succède, se déclare nationaliste, aux applau dissements unanimes de l’assemblée, et il fait» un clair exposé du nationalisme canadien, concluant par ces mots reçus avec enthousiasme : “Le drapeau du nationalisme devrait être le drapeau du Canada.’' AI.Olivar Asselin,Me candidat, est ensuite invité à prendre la parole.On lui fait une chaleureuse ovation.Il combat la réciprocité à l’aide du seul gros bon sens et la marine, on mettant en lumière les faits les plus essentiels de la question impérialiste.M.Asselin fait un bref et saisissant, exposé du nationalisme, dont il fut, avec M.Henri Bourassa et quelques autres, le fondateur.C’est M.Jean Prévost, qui clôt la série des discours par une allocution brève, mais charmante et très applaudie.Un malentendu n,privé le public du plaisir d’entendre M.Armand Lavergne.Mais on dit que ce n’est que partie remise.On croyait que M.Lavergne*!^sserait toute la soirée à Montréal, mais on apprit, quand ce fut son tour de prendre la parole, qu’il lui fallait prendre le train pour voler où l’appelait un autre devoir politique.M.Paul-Emile Lamarche a exprimé dans un télégramme sa peine de ne pas pouvoir venir appuyer par sa parole son ami Asselin, à qui il souhaite plein succès.> ^ J a friais orateur politique ne s’adressa à une foule plus cordiale et mieux disposée, plus enthousiaste et de meilleure humeur La discus- , a I,tt[UlüUiierement iniere8se.^a.sion des grandes questions était parfois coupee par une saillie, un non nndien du fond du cœur, il vient à la mot une drôlerie fort goûtée par un public qui ne confond pas le sé- jdemande de son ami Asselin et pour rieux avec l'ennuyeux et „ui, le rire «vint, s’fcouWt qu'avec d’attention., jte à if.Asselin.Quand, après avoir voté des remerciements à .Messieurs les pre-¦ M Cahan affirme que tout Cana-sidents.la foule sortit de la salle, s’écoula lentement et «e dispersa, dieu, de quelque origine qu'il soit, qui .t instruit sans s’ennuyer, est Canadien depuis trois générations Depuis quelques années je me suis occupé des questions ouvrières et vous avez vu mon nom attaché à l’action du travail syndicalism.Je suis machiniste, je suis habitué à user de la lime, mais je ne suis point habile à trouver des paroles pour rendre mes l idées aux autres classes (te la société.J'ai adressé la parole aux ouvriers en certaines circonstances, entre rous.nous nous comprenons sans difficulté.Si je suis venu ici ee soir, c'est pour rendre hommage aux hommes libres du parti oppositionniste qui ont jeté un regard sur les ouvriers et ont demand' à 1 un des leurs d'être candidat dans la division S te Marie.(Appt.) J'explique ma situation.J’ai rencon tré de l'obstruction chez certains ouvriers.Mais s'il en a été ainsi — je sais la gravité de mes paroles — c'est que je ne partageais pas les sentimenf?socialistes de certains chefs (à bav Francq, crient plusieurs ouvriers).Eh bien, puisque vous avez trouvé, je le déclare publiquement, c'est M.France qu: a été l’auteur de tout le trouble (Honte, honte).H y a quelques années les ouvriers du Pacifique eurent quelques difficultés avec la compagnie.I.a grève éclata et les ouvriers mirent bassin d aide.Nous frapqmmes aux portes de maintes gens qui nous sont favorables un temps d’é lection ; ils firent la sourde oreille.Mais je cornaissais un homme désintéresse.aimant, les elasses ouvrières et.(pii ne craignait pas de mettre sa main dans celle de l’ouvrier.Je suis allé lui demander de nous aider de sa parole, de sa plume, et de son énergie.Il m’a répondu que ce lui était un plaisir de lutter avec nous et qu’ils nous soutiendrait jusqu’à la fin I! vint et combattit, avec nous.Cet.homme, c'était Olivar Asselin.(Ovation).Pour cette raison je viens ce soir ren dre hommage à Asselin et j’espère que le 21 septembre les ouvriers se rappelleront »a conduite et qu’ils l’éliront député de St Jacques.(Appl.répétés).La seconde raison qui m'a conduit ici.cost que les ouvriers de Montréal ont besoin d’hommes indépendants.Nous avons rencontre dans le grou pe Moüfc-Bourassa (Appl.) des hommes qui n’ont pas craint do se séparer de leurs chefs ; j'avoue que c'est des hommes comme cela que j'aime fréquenter.(Appl.) Je ne discuterai pas les questions po litiques ; je laisse ce soin aux grands orateurs qui me suivent.J'en prendrai une leçon que j’irai porter dans Sto-Marie.(Appl.).,Je qu’il y a grand nombre d'ouvriers dans cette salle.Il doit v avoir des gens de ehez nous.(Ont.oui ).M amis, je crois que vous n avez i rien à perdre en mettant de côté notre j«mi Médérie, (chou, chou, rires et cris (de a bas Médérie) et en le remplaçant ! par un homme qui, s’il a le temps d’étudier les questions - politiques, finira bien par se mettre d’équilibre avec le député actuel de Ste-Marie (Appl.)."Vous n’nvez pas grand chose à faire" lance un ouvrier au milieu des rires.Pour terminer, je demande aux ouvriers do Ste-Marie de mettre les préjugés de côté, de donner un coup d'épaule à la roue pour obtenir une plus forte majorité et faire plus grand le triomphe du 21 septembre (Appl.) M.C.H.CAHAN Présenté à l’assemblée par M.Chaput, en anglais et en français.M.( .If.Cahan, est l’objet d’une vzritablc ovation quand il se lève pout adresser la parole.Tl dit qu’ii n’y a pas longtemps qu’il «'intéresse aux batailles politiques dans la province de Québec.Ocl-Voi î’a particulièrement intéressé.Ca- cha PU n énrit content (te sa soirée, car i! s’était Le premier à prendre la parole à cette assemblée, destinée a faire époque dans nos annales politiques, fut le président M.CHS CHAPUT Je suis venu ici pour appuyer M.As-selin (Appl.) Je ne parlerai pas des idées qu’il prêche : il vu développer lui-même son programme.Mais vous me permettrez comme un des doyens de la division St-Jacques, de vous recommander de faire celle lutte loyalement, suns user de person nalités.Et je tiens à cela d’autant plus fortement (pie nous avons pour nous le bon côté, de la lutte.-I ai toujours déploré (pic les canndieus-fran-çais no pussent pas faire une lutte sans g’ent redéehirer.M.Asselin promis (pi il ferait une lutte loyale ; je sais qu’il tiendra parole.l’ermettez-moi de vous rapporter un fait qui m’ost personnel.Après la con- j’ni reçu une lettre anonyme.Elle notait pas maligne et se terminait ainsi: “quelle chose terrible que l’esprit de parti !" ("est vrai : et, surtout, quand on voit des gens, qui dans l’intimité se déclarent contre la marine, la prôner publiquement et voter pour et, quand encore des gens se disent fortement opposés à la réciprocité et votent pour afin de ne point lâcher Laurier.Le président termine ses remarques en présentant In candidat ouvrier dans Ste-Marie, M.Masse — “un vrai ouvrier’’.M.MASSE cent ion où nous choisîmes M .Asselin,semblée.La foule applaudit frénétiquement le candidat ouvrier et donne là un magnifique et spontané témoignage de sympathie aux clfisses ouvrières.Messieurs, Inutile de vous dire que c’est avec un sentiment de timidité que j’ai accepté de prendre la parole à cette ns- | successives, doit tout faire pour peser du poids de l’influence dont il peut disposer sur le résultat de cette élection.fl désire quo par son vote, chaque Canadien établisse qu’il veut rester Canadien sous tous les rapports.De toutes les provinces du Canada, un cri s’élève contre la main-mise du gouvernement de Washington sur les richesses naturelles du Canada.T.n province de Quéljec ne restera pas en arrière dans ce grand mouvement de protestation.On dit déjà, et les (journaux à la dévotion du ministère jpropagent cotte erreur, que la provin-jee n’est pas patriote et que Bourassa est en travers du chemin (le nom de Bourassa est longuement, acclamé ).("est qu’on interprète mal le sentiment de la province de Québec, déclare M.Cahan.On représente faussement à Montréal, l’idée exprimée par M.Bourassa.Combien faussement, aussi cette idée est-cfle présentée dans les autres provinces.M.Cahan dit qu’il a parcouru tout le pays et quhl a vu partout des affi- (Suite à la dernière page) 765438 LE DEVOIR.Samedi, 9 Septembre 1911.Le “Canada” et la Marine de Guerre En dcpH 1 o»'on 1 o.100021220- -8 11 Ô Batteries : McConnell et Mitehel -Rudolph et Phelps.Arbitres ; Bvron et DoyJe.A Jersey ’City ; Baltimore.230-2000—7 7 0 Jersey City.1010000— 2 8 3 Batteries : Frock et Egan ; Justus et Wells.Arbitres, Guthrie et Mdrray.Newark à Providence.Pas de partie lorrain humide.POSITION DES CLUBS Gag.Per 46 Les Shamrocks feront, un grand effort pour triompher du National cet après-midi.t n des joueurs de l’équipe irlandaise nous assurait hier après-midi qu’un ar- | «lent supportent- des Montréal avait i Rochester.91 offert 350 à chacun des équipiers du Toronto.S3 Shamrock pour accomplir ce tour de Baltimore.x| force.Le Nation il devra «lotie se tenir Buffalo.67 sur «es gardes et ses support ettrs fe-rairnt bien «le se rendre «n foule au Mile-Fnd pour encourager leurs «Mpii-piers.Les Shamrocks ont montri; beaucoup de retour à la forme depuis qulque temps et le grand efforts qu’ils tenteront pour anéantir les espérances qui restent au National de remporter le championnat vaudra plus que In prix-i s - Rivières, 0 l n accident «(ni aurait pu avoir dos conséquences fata-Fs s’est produit 'ici hier après-midi.t'iin| personnes montées sur tin automobile.traversaient la rivière sur lo bateau "Glacial”.En arrivant k Sto-Angèle, le chauffeur tenta «lo faire mouler la passerelle très inclinée à sa machine.Ea voiture bloqua à moitié chemin et commen«,"a à reculer.Ec chauffeur en perdit complètement le rontn'ilo et, automobile et, passagers furent précipités à la rivière.Heureusement la machine ne versa pas.les «inq occupants en furent quittes pour prendre un plongeon dans 15 pieds d’eau.On arriva à temps pour leur porter secours.On dit que ces voyageurs sont M.Roy et sa femme, M.Nicole, sa femme et le « hauffeurf L’inspection des écoles Les commsisaires ont décidé d’ajouter au personnel de l’inspection médira le des écoles deux médecins et une infirmière ce qui fora 20 médecins et 3 infirmières.Rapport, sera fait lundi au conseil .pour qu’il cote l’argent nécessaire.PROPRIETES A VENDRE Pigeon Realty Go 1457 B0UL.ST-LAURENT Prés Avenue Mont-Royal TEL.ST-LOUIS, U29 Mai- $2.300 Jean - 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Dame - Ouest B üUUU 3 maisons, 3 étages, fi logements de 7 appartements et 3 magasins.Cave cimentée, cour, écurie, échangerait contre terrains et du comptant.AAA—Rue Hutchison (coin) I jUUU 3 étages, 6 logements 5 et 6 appartement, 3 magasins.Cave cimentée.Bon revenu.Prendrait du comptant et des hypothèques en paiement.TERRAINS A VENDRE 3 terrains à Pointe aux Trembles.3 terrains rue St-Charles, à Ahuntsic 3 terrains Ave.Alexandra.3 terrains rue Highland, Westmount Plateau.3 terrains rue Labelle 25 x 87.Prix «$400.00 chacun.Pas d’hypothèque.Un terrain rue Outremont, de 30 x 90.Un terrain avenue Papineau, 30 x 120, 60c le pied.Deux (2) terrains, 25 x 110, avenue du Parc.Trois (3) terrains rue St-Urbain.Trois (3) terrains, rue Edouard-Charles, près avenue du Parc.A échanger contre propriétés et pourrait disposer du comptant.FERMES A VENDRE A LAPRAIRIE, 122 arpents à 6 milles du Pont Victoria.Bonne terre à jardinage.Maison 2 étages, 8 appartements.Remise, écurie ct grange.Echangerait contre propriété de ville.A Saint-Hubert, magnifique ferme.Maison, grange, écurie, etc.Echangerait contre propriété de ville, ct peut disposer de comptant.A Boucherville, magnifique ferm*.avec maison, grange, écurie.Eau dans 1» maison et dans la grange.Echangerait contre propriétés ou terrains de ville.X*oubliez pas que nous avons toujours des terrains ou propriétés à échanger et pouvant disposer du comptant.Argent à prêter sur première hypothèque.Pigeon Realty Co.1467 BOULD.SAINT-LAURENT Près Avenue Mont-Royal TEL.ST-LOUIS, 1429 CtMTE D’TMMSIM La convention pour le choix d’un candidat oppositionniste dans ce comté sera tenue au village de Pierre ville, dimanche le 10 septembre courant à une heure de l’après-midi.Tous les électeurs sont invités, car cette convention sera suivie d’une grande assemblée à 2 heures p.m.Par ordre, LE COMITE D’ADMINISTRATION.DIVISION ST - JACQUES rain 36 x 110.Bon revenu.Accepterait $2,000 comptant.Balance en terrains.-Avenue Papineau, un étages.4 logements de 4 et fi appartements, 2 magasins.Cave cimentée.Bon revenu.Prendrait $3,000, en terrain et balance comptant sans hypothèque.(£4 A AAA—A Saint - Germain, w I £i9vUU comté Drummond,manufacture de portes et chassis, (2 étages).avec toutes les machines et engin de 35 forces.Séchoir, comprenant toutes les machines et accessoires nécessaires, 25,000 pieds de terrains.Aussi maison, remise et écurie.Pas d’hypothèque.En échange, de propriété de ville et peu de comptant.COMITES central; 269 RUE SAINT-ANDRE Téléphone public .Est 3207 Tél.privé du candidat, Est 1514 Coin rues Roy et St-André.T ; Est 2341 476 Ontario.Tél: Est 170 541 rue Craig.Tél: Est 5512 OLIVAR ASSELIN Candidat Oppositionniste 31 3 Notre-Dame.Tél: Main 1231 551 Montcalm.Tél: Est 3798 COMMUNAUTES Ne faites pas vos provisions de beurre SANS VOIR ma marchandise et mes prix.:: :: :: :: :: :: :: J.A.VAIL L AN CO TJ RT, (ETABLI EN 1876) ÔT8-S80-58S KUE ST-PaI'I.9ème Pèlerinage au Cap de la Madeleine POUR DAMES ET MESSIEURS PAR LE PACIFIQUE CANADIEN.DIMANCHE, LE 10 SEPTEMBRE 1911 Sous la direction de la Congrégation des Demoiselles et de la Société de Tempérance de l'église St-Pierre.Premier train, pour les Congréganistes, départ de la fare Viger, à 6.20 a.m., ; deuxième train, pour la Tempérance, départ de la gare Yiger 6.30 a.m.Arrêts à Mile End et à Terrebonne.Billets bons pour deux jours.Adultes $1.25, enfants, 65c.Des tramways spéciaux partiront dimanche matin, vers 5 12 heures pour la gare Viger.Premier, de la Côte St-Paul, par la rue Notre-Dame; deuxième, de là rue Lasalle, à Maisonneuve, par la rue Ste-Catherine; troisième, de la rue Lasalle, par Notre-Dame et Craig; quatrième, un autre tramway, par Parc Lafontaine, Papineau.Dufferin et Amherst; cinquième, un dernier tramway partira de la Place d’Armes et se rendra à Mile End, par la rue St-Laurent.Pour billets et informations, s'adresser chez les Pères Oblats, 213 Visitation Tél.Bell Est 909.r La Brochure du Jour LA CONFÉRENCE IMPÉRIALE KT LE RÔLE DE M.LAURIER par M.HENRI BOURASSA 80 pages, grand format.Analyse du mouvement impérialiste depuis quinze ans et du role joué par nos ministres £ la dernière conférence.PRIX: sous En vente aux bureaux du “DEVOIR”, St: MONTREAL JOCKEY CLUB Concours d’Automne.BLUE BONNETS Du 9 au 16 sept.Admission y compris la grands estrade, 50c N’oubliez pas que si les députés ministériels canadiens-français avaient voulu voter pour le renvoi du bill de la marine à six mois.Ils tuaient, avec les 78 députés anglais qui ont appuyé, ils tuaient la marine de guerre impérial/- Les*‘Billets du Soir’ par ALBER7 LOZEAU Un joli volume de cent-vingt pages.PRIX Vingt-cinq sous l’exemplaire.En vente chez ALBERT LOZEAU, 604 avenue Laval, ou aux bureaux de LE DEVOIR, 7 I a rue Saint-Jacques.Nouveaux pavages D’après le rapport de l’ingénieur en chef «ie la Ville soumis hier aux cmn-missaires, le prix de 'asphalte a augmenté de 30 cents la verge carrée de puis trois mois, et les commissaire ont décidé de ne pas faire de pavages eu asphalte cette année.I.a soumission de la compagnie Sicily a été acceptée pour les pavages en blocs de granit pour une somme de $16,630; la soumission de la Vi’.le est aussi acceptée pour $1,520.Ues autres soumissions acceptées, sont les suivantes: Blocs de scorie, la yille, $35,539, la Sicily, $27,489 ; la “Bithulitie”, $21,185;' blocs de pierre, la Sicily.$15,263; la Gie lias-sam, pour un pavage en composition, $23,000.Le total est de $141,'4?- Pour teinture et nettoyage d’Habits pour Hommes, Costumes do Dames, Rideaux, Tapis, Fourrures, Gants, Plumes d'Autruche, Plumes Pleur-:uses, et tout ce qui est susceptible d'être Hint et nettoyé, voyez, JOSEPH LAMOUREUX, 330 rue Centre.Tél.Main: 1964.Nous envoyons chercher les articles à domicile.Division St-Laurent UNE GRANDE REUNION - sera tenue à ——• No.742 RUE ST-DENIS eu faveur du candidat protectionniste Geo.F.Johnston CE SOIR A 8.15 P.M.ORATEURS : Campbell Lane, B,A., B.C.L., G, A.Marsan, L.L-B., A.Dufresne, et autres.“Ce sera notre devoir de prenc part aux guerres justes ou injusl de l’Angleterre".(L'hon.M.Field! à la Chambre des Communes, 19 av 1910).I LE DEVOIR, Samedi.9 Septemtl'jj ISM.La lettre de McGillicuddy à v Sir Wilfrid Laurier ( Suite de la Sème page) né unir mon nom à ses épithètes.Nous savez, eu autant que cela me concerne, que je ne suis pas un maître-chanteur.Si j’avais désiré tirer profit personnel de cette affaire, j’avais toutes 'es chances de le faire, puisque plusieurs splendides propositions me furent faites par vous au cours de nos conversations, quand vous m'avez demandé d'une manière significative: “
de

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