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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 15 mars 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1930-03-15, Collections de BAnQ.

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Volume XXI — Numéro 61 Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.t 6-00 Etats-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA .2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Montréal, samedi 15 mars 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: - - HArbourl2tl* SERVICE DE NUIT: Administration: - RArbour 124S Rédaction: - • HArbour 3679 tiérant: « • • HArbour 4897 APRÈS LE CONGRÈS Quelques mots sur la Saint-Jean-Baptiste Nous avons donné hier un substantiel résumé du dernier congrès de la Saint-Jean-Baptiste.On nous permettra d’y ajouter quelques réflexions d’ordre général.Im Saint-Jean-Baptiste représente une force actuelle considérable, puisqu’elle dispose de soixante-dix-sept sections et qu’elle s’appuie sur des associations d’ordre économique qui, à part leurs services propres, ont cet avantage de mettre à sa disposition un revenu annuel d’une vingtaine de mille piastres; elle représente une force potentielle, une force à développer aux possibilités indéfinies.Il suffit d’avoir un peu regardé la vie pour savoir qu’une poignée d’hommes qui :ie tiennent et savent ce qu’ils veulent, qui mettent dans leur action de la méthode et de la persévérance, peuvent arriver à des résultats qui paraissent hors de toute proportion avec leur nombre.Que ne pourraient donc Obtenir plusieurs milliers d’hommes groupés dans une organisation souple, aux rouages éprouvés, connue et jouissant d’un réel prestige?1st Saint-Jean-Baplisle a déjà réalisé des choses considérables.Mais ceci n’est que la préface de ce qui pourrait être fait, si elle disposait de plus de ressources, en hommes et en capitaux.— Pourvu, naturellement, qu’il y ait au centre de toute l’oeuvre des gens qui pensent juste et sachent méthodiquement agir.Prenons le cas des conférences, par exemple.Avec soixante-dix-sept sections, — et chaque paroisse française finira bien par établir la sienne — on peut multiplier les séances, atteindre des auditeurs qu’on ne réussirait point à joindre autrement, populariser des idées fécondes, qui se traduiront demain en actes.La société s’attache à cette oeuvre des conférences.Nous l’en félicitons cordialement.Pour bien agir, il faut d’abord bien penser.Dans une grande ville comme Montréal, particulièrement, trop de circonstances tendent à faire dévier les cerveaux ou à les empêcher de fonctionner.Que plusieurs dizaines de milliers de gens — et l'ambition n’est pas trop haute, si l’on tient compte du nombre des sections — s’entendent rappeler, en termes simples, des choses salutaires, ce peut être le principe des réformes individuelles et des campagnes générales les plus fécondes.L’une des plaies de notre régime politique, c'est qu’il tend à la déformation systématique des esprits.Une quantité de gens ont intérêt à voir et à montrer les choses, non pas telles qu’elles sont, mais telles qu’elles devraient être dans l’intérêt de leur parti, à chercher dans tout ce qui se passe un argument pour leur parti et contre l’autre.Le régime donne à certaines questions aussi, à certaine s querelles, une importance excessive st qui masque d’autres problèmes importants.Une oeuvre de conférences telle que celle qu’entreprend la Saint-Jean-Baptiste aidera à remettre en lumière certains de ces problèmes, à en présenter d’autres sous l’aspect religieux et national, en dehors des querelles de parti.Par là.l’action générale de la société s’en trouvera singulièrement facilitée.Ce que celle-ci, grâce à la collaboration, à la méthode, peut obtenir, on en aura quelque idée par les projets qu’exposait hier M.Guy Vanier: c’est 125.000 chansonniers cm’on veut faire gratuitement distribuer et, pareillement, plus de 3,000,000 de contes historiques.Comment y pourrait-on réussir sans une société puissante?Et l’action à réaliser peut prendre les formes les plus diverses, depuis la lutte pour les droits et la pureté de la langue (où l’on fait avec infiniment de raison entrer, au premier plan, la lutte contre le blasphème) et la lutte pour nos croyances religieuses, jusqu’aux travaux d’ordre économique.Nous lisons, par exemple, dans le rapport de M.Vanier une note sur l’épargne: Songe-t-on suffisamment à ce que représenterait de possibilités de progrès une économie de 50% sur les $10,000.000 qui se dépensent chaque année à Montréal pour les amusements?Et l’économie de temps que pourraient faire tant de jeunes gens?Les fondateurs de la Saint-Jean-Baptiste lui ont donné pour devise Rendre le peuple meilleur.Ceci lui ouvre les champs d’action les plus variés, et ceux qui voudront lui donner leur concours sont assurés de trouver le moyen d’y employer pleinement leur activité et leur bonne volonté.Nous ne prétendons pas que la Saint-Jean-Baptiste puisse tout faire ni se substituer à tout; mais c’est un instrument puissant.qui peut le devenir plus encore, qui a des possibilités indéfinies.Cet instrument est entre les mains de gens de bonne volonté: aidons-les à en tirer tout le profit possible.Orner HER0UX fesseur de littérature française ù l'Université Laval (depuis l'Université de Montréal), je me rappelle l'avoir entendu dire de sa voix inoubliable, fortement i/utturale et qui paraissait blinder d’acier les mots: “L’anglais?Qu'est-cc qu’en somme que l’anglais sinon du français mai prononcé?" C’est bien cela, c’est tout à fait cela.sauf que c’est l’inverse et le français devient de l'anglais mal prononcé.Plus mal prononcé encore que jamais les Anglais ne pourront prononcer le français.* * * Et tout cela n’est pas pour réduire nos difficultés locales.Comment arriverons-nous, avec cette manie de bouleverser le français, à.le maîtriser?Chaque invention — et il en surgit fous tes jours — comporte son vocabulaire particulier qui est souvent pris à l'anglais.Elle nous parvient parce aue les Etats-Unis, qui donnent le jour à presque toutes, sont si nroches de nous, plus tôt qu'en France.Nous n’osons y adapter notre propre vocabulaire.Nous attendons que les cataloques /•t les traités nous parviennent de France.Quand enfin Us arrivent, ils contiennent en bonne partie des termes anglais! Le plus sûr moyen de conserver notre langue, de la garder de toute contamination, c’est de nous appliquer enfin, à l’école, à l’apprendre à fond.Simplifions le programme.Rendons ce que nous en ôtons aux exercices de vocabulaire et à l’étude de la syntaxe.Assouplissons, forgeons, fortifions cet instrument merveilleux, mais si difficile à manier.Nos enfants ne sortiront pas instruits de l'école s’ils ne possèdent leur langue comme leur Pnter, s’ils ne l’ont apprise si bien qu'elle soit désormais à l’abri de toutes les contaminations.¥ * * Voilà le côté pessimiste.Il y aie côté optimiste.Quiconque est allé à New-York récemment et a fréquenté les théâtres a dû être frappé d'un fait.Il n’est guère de pièces où Von n’introduise quelques morceaux de français.Cela tient peut-être au fait que les artistes américains vont désormais si souvent en France.Quelle que soit la cause, l’effet est indéniable.Assistons-nous non pas à l’hégémonie de l’analais, mais à i’inlerna-tlonalisaiion des langues?On aspire au temps où les pays n’auront plus de frontières.Sommes-nous dêii an temps où les langues se ] eompénètrent et n’ont pins de frontières?Paul ANGER cargaison sur vingt, en hiver; et l’été lu proportion des saisies est encore moindre, ce iiui permet aux contrebandiers de faire des réserves pour les mois du tourisme, — quand ils n’expédient pas à pleins wagons leur alcool vers les Etats-de l’intérieur.Ce serait une catastrophe pour la Floride si les douaniers allaient être trop vigilants, parce qu’alors le flux du tourisme d’hiver se tournerait vers les Bermudes, Nassau, les grandes Antilles.en particulier vers Cuba, et aussi vers les villes mexicaines à proximité de la frontière américaine.La Floride crierait en ce cas famine, puisque l’immeuble n’y va plus du tout et que seule l’industrie hôtelière marche d’avant.Une Floride sèche, ce serait une Floride aux trois quarts vide.Et l’Etat surveille ses intérêts plus que la contrebande.G.P.Le» livres “Première Moisson**{1) l'actualité Les deux français On annonçait il y a quelques mois que la direction de l enseignement de la ville, de Rerlin a décidé que désormais l’anglais serait substitué au français comme langue obligatoire dans les écoles.Cela inspirait à M.Clément Vau-tel l’article suivant que nous trouvons dans la Revue des Lectures du 15 février dernier: .En vérité, c’est un coup des plus sérieux pour notre propagande dont la devise doit être: “Où on ne parle pas français, le Français perd ses droits”.Mais une autre explication de ce lâchage peut être proposée ei eik ne manque pas non -ÿîuî de vraisemblance.Elle m’a été fournie, récemment, par un étranger qui s’est exprimé en ces termes, avec un soupçon d’accent: —J’ai deux fils, et, rompant avec une vieille tradition familiale, je ne leur ai pas donné de professeurs de français.Pourquoi?Parce que ie me suis aperçu que le français devenait une langue impossible.Je croyais le posséder assez bien, et je constate depuis quelque temps que je n’y suis pas du tout.—Mais je vous assure nue.—Inutile.Tous vos auteurs les plus admirés auimtrd’bui sont pour moi incompréhensibles.J’ai tenté de lire leurs chefs-' d’oeuvre si vantés par M.Paul Holiday, et l’expérience a été des plus décourageantes.Voulant en avoir le fin mot, j’ai appris qu’il y avait maintenant deux langues françaises, ' comme il y a deux langues chinoises, l’une pour les mandarins et l’autre pour le peuple.C’est trop compliqué et nous n’avons pas le temps, nous, étrangers, de nous initier à un français de luxe pour nous tenir au courant de votre littérature.Alors, qu’est-cc que vous voulez, nous apprenons l’anglais qui est le même pour tout le monde, pour les plus grands lettrés et pour les plus modestes lecteurs.Cela m’a paru assez logique.Fout ce qui trouble la merveilleuse clarté de la langue française est néfaste pour notre publicité, notre prestige et notre action dans le monde.On ne soupçonnera pas M.Clément \ autel de francophobie.On n osera pas non plus prétendre que sen inAerlvcüUsr pu pus raison.Le français moderne est en pleine évolution, le français chic au moins.It fait des emprunts de plus] en plus fréquents d l’anglais.Tous ceux qui rentrent de France en témoignent.M.Montpcttt fit, l’an >fer.nier, à ce sujet une conférence fort amusante.amusante parce qu'il faut se hàier d’en rire pour n’en pas pleurer.0 Il est donc à se demander si les Allemands, à qui personne ne songe jamais à contester un sens pratique très éveillé, n'ont pas pressenti que le moyen de faire d’une pierre deux rpups, d’apprendre en mimé temps deux langues, c’était de mettre Langlois au programme.Au bout de quelques années, en effet, Il sera fort facile de se débattre en français, pour peu que l’évolution continue, A condition que Ton sache bien ranglafs.Quand M.Louis Gillet était pro- Bloc - notes Les chiffres répondent A ceux qui se préparaient à dire que les députés québécois refusent seuls de donner à l’Ontario le tribunal de divorce que d’aucuns réclament pour cette province, les chiffres ont répondu si nettement qu’on n’entendra plus guère parler de cela par des gens de bonne foi.En effet, des 82 députés ontariens qui pouvaient voter sur le bill Woodsworth pour l’établissement de ce tribunal, 52 ont enregistré leurs voix.De ces 52, la majorité ont été contre le bill, car 29 ont voté contre, et 23 seulement avec M.Woodsworth.A six de majorité, donc, les Ontariens ont refusé un tribunal de divorce particulier à leur province.Cela devrait fermer la bouche aux orangistes et aux ultra-tories qui voient partout la "Quebec Domination".Le Mail & Empire de Toronto di^ut lui-même, le lendemain de la mise aux voix de ce bill, que “27 députés ontariens contre 23 se sont prononcés pour le refus d’un tribunal de divorce”.A moitié prix La cantatrice OaTli Curci, si connue à Montréal et dans les Amériques, vient de décommander sa tournée de concerts en Europe à la suite d’une série d’incidents désagréables et de manifestations hostiles; elle a dit avant de s’embarquer pour les Etats-Unis: “Tout cela est attribuable à une campagne do presse montée contre moi parce qu’on prétend injustement que j’exige des cachets trop élevés.Je ne demande pas même, en Europe, la moitié de ce que je touche par concert en Amérique”.Non, pas la moitié, s’il faut l’en croire: mais re-1 la faisait tout de même $2,200 pour chaque concert européen.Et les critiques musicaux disent, en Europe comme aux Etats-Unis, que Gnlh Curci n’a plus la voix remarquable quVUr- Rv«îî Tnuî pr.r.sc.la gloire et la voix comme la beauté.Pays de prohibition Selon un quotidien new-yorkais, | les gens qui se moquent de la prohibition en Floride, — et ils y sont | nombreux, surtout pendant les mois d’hiver ou il v a lâ une population ; flottante considérable.— n’ont au- ! cime difficulté à se procurer tout ce qu’ils désirent boire, et à des prix bien ordinaires.Ainsi une caisse de 12 bouteilles de scotch whisky des meilleures marques im- j norfées se vend, en moyenne.$48; et les eontrrbandlers v trouvent un profit élevé, car cet alcool ne leur en colite nas le tiers h Nassau, ou dans les Des Rahnma.à proximité du littoral floridlen.A ce que rapporte un enquêteur américain qui a anprofondi le sujet sur place, les | douaniers saisissent à pci.te ur.2 11 est bien difficile, dans une note brève comme celle-ci, de donner une idée exacte des poèmes de M.Trudel.Si nous avons bien lu, l’auteur est un poète qui s’est fait à lui-même sa poésie sans avoir eu à la puiser aux citernes corrompues du futurisme, du cubisme et d’un tas d’autres maladies en “isme” dont je vous fais grâce.Cependant, il nous semble que l’on ait trop fréquenté le long des cinquante-cinq poèmes qui font cette Première Moisson, la “boutique romantique”, comme s’exprimait le charmant auteur des Nuit#.Lamartine surtout, le poète damnable des femmes et des freluquets, pèse de tout son poids sur la manière de M.Trudel.Et cette adoration, pour l’auteur démodé de Jocelyn, est bien agaçante dans un livre canadien.Ah! que l’on souhaiterait de ces oeuvres autochtones, robustes, frustes, si l’on veut, qui ne devraient rien aux auteurs d’un autre monde et d’un autre siècle! J’admire le Descartes français pour sa crâne indépendance en face des philosophes qui l’avaient précédé.Sommes-nous suffisamment fiers sur ce chapitre de l’imitation?Mais, sans palabrer davantage, essayons de dire un mot de la Première Moisson.On s’est montré ici lyrique surtout, d’un lyrisme profondément chrétien et humain.Tous les thèmes que la lyre a tentés sont des thèmes humains, religieux, où l’âme peut trouver joie et consolation, l’esprit, contentement dans la lumière que rien ne ternit.C’est là, je crois, un grand mérite que de garder son inspiration toujours haute, sans l’obliger à ces clameurs d’exotisme plat, niais, peinturluré, qui amusent tant de poétereaux.Et ces thèmes, pour s’épancher sur le mode lamartinien, ne sont pas pour cela des calques de l’auteur des Méditations! Us sont bien de chez nous pour le fond.Quand le poète chante Dieu, l’homme, les passions de l’homme, gaies ou tristes, la nature, la mort, il le fait avec des hymnes, des cris, des tableaux, des prières où se reconnaît tout de suite l'âme du pays.Que l’on consulte pour vérifier ce que j’avance le Choeur des cloches de Pâques (nage 23), Pour l’immaculée (page 33), La mort de Lorean (page tfil), la chanson fine du Coureur des bois, les Papillons, le Chant de mât.Je ne puis détester la plaisante parodie du Vallon, de Lamartine: Mon coeur laesé de tout, même du Je goûte fort aussi cetie description fraîche d’un paysage lavé par l’orage: .l’effort de l’ora^e a fait place au ciel IP'u: Une chanson d’oiseau s êgrêne dans l’azur Et parcourt la forêt comme un frisson , .(de harpe.Tandis que l’arc-en-clel, s'appuyant sur [les fleurs, Trace une ligne folle, agite son écharpe.Et plonge au fond do l’eau son ruban (de couleurs." (P- 4SI La description me paraît d’ailleurs être le fort de M.Trudel.11 rencontre le plus souvent, dans ce genre, le trait heureux, pittoresque, animé d’un sourire, d’un bruissement d’aile, de la fuite peureuse d’un nuage.Et la langue de Première Moisson?Elle a l’aisance, la fluidité un peu féminine du poète des Harmonies.Elle reste la bonne langue sans oripeaux, ni menteries que tout le monde pourra comprendre.Le rythme est varié sans chercher l’a-hurissenvenf.Je voudrais vous cite des exemples typiques de ce langage et de ce rythme.L’espace me manque.D’ailleurs je n'aime pas les longues citations qui ont l’air de dispenser de lire l’ouvrage en entier.Et je m’en voudrais tant de laisser croire qu’il ne faille pas lire M.Trudel, du premier mot au der-nief.La Première Moisson a été couronnée par la Société des Poètes Canadiens français.File laisse augurer pour des avenirs prochains une deuxième, une troisième, une sixième moisson, toutes parfumées, lourdes de richesses nouvelles, inédites, venues sans influences étrangères de l’exclusive inspiration “triidellienne’’.Pascal HEBERT (1) Adalbert Trudel, — Premiè- M.Leluau Un ancien de Polytechnique nous adresse, ù propos du vieux professeur qui vient de disparaître, cette note émue: Ces jours derniers une triste nouvelle venait consterner les anciens élèves de l'Ecole Polytechnique; les journaux leur apprenaient que leur ancien professeur et ami, M.Charles Leluau, venait de mourir subitement dans un tramway en revenant de vaquer â ses occupations.Lui, qui avait montré tant d’activité débordante durant toute sa vie expirait comme un soldat blessé sur le champ de bataille; il s’éteignait en dehors de son foyer, séparé des êtres chers, femme, enfants et petits-enfants, qui eussent amoureusement recueilli son dernier soupir.L’Ecole Polytechnique et ses anciens élèves, qui vénéraient M.Leluau comme un aïeul, en ont fait un deuil personnel; la première était officiellement représentée à ses funérailles par les membres de son conseil d’administration, ses officiers supérieurs, ses professeurs et élèves; les seconds étaient là en très grand nombre, venus de toutes les parties de la province pour rendre un dernier hommage à celui qui leur avait voulu tant de bien (jurant sa vie et à qui ils sont restés à jamais redevables de la plupart de leurs succès dans l’exercice de leur carrière d’ingénieur.M.Leluau fut un grand ingénieur et un grand éducateur.Né à Hazebrouck, en France, en Ï849, il se prépara de bonne heure à la «arrière qui devait remplir sa vie.Après de fortes études secondaires il entrait à l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures, à Paris, en 1808, et en sortait en 1872 avec son diplôme d’ingénieur.Encore étudiant il avait fait la campagne de 1870-1871, été grièvement blessé, cité à l’ordre du jour pour sa bravoure et créé chevalier de la Légion d’Hon-neur.A sa sortie de l’Ecole Centrale, se sentant des aptitudes pour l’industrie et les chemins de fer, il entra au service de la Compagnie du Chemi nde Fer du Nord, où il devait passer un quart de siècle.Le Canada le reçoit en 1899.A ce moment l’Ecole Polytechnique, alors dirigée par le colonel Emile Balète, venait de perdre l’un de ses professeurs les plus distingués, M.Bonnin, qui retournait en France pour occuper un poste de confiance dans une administration bancaire.M.Balète fut heureux de trouver dans ia personne de M.Leluau un digne successeur à M.Bonnin.M.Leluau resta donc au service de l’Ecole Polytechnique jusqu’en 1925, alors qu’il prit sa retraite après vingt-cinq ans d’enseignement fécond et de dévouement inlassable envers ses élèves.On lui confia successivement les chaires de physique, de mécanique, d’hydraulique, de résistance des matériaux, de ponts, de chemins de fer.Ses vastes connaissances et sa longue expérience pratique lui permirent de remplir efficacement tontes les charges qu’on lui confia.Toujours il savait allier la théorie à la pratique.Des exemples soigneusement choisis parmi les problèmes qu’il avait eu à résoudre lui-même dans l’exercice de sa profession, servaient à concrétiser l'exposé de son cours, à le rendre plus clair et plus assimilable à ses élèves.Son savoir et son expérience étaient souvent mis à contribution par ses anciens élèves quand ceux-ci se trouvaient en face d’une difficulté technique.Sa réputation de savant technicien avait franchi son cercle de l’Ecole Polytechnique et s’était répandue d’un bout à l’autre de la nrovince de Québec et même à l’étranger.On l’annclait de toutes narts en consultation.Il fit partie de nombreuses commissions d’arbitrage pour le règlement de ques-• ions techniques et industrielles.Nos compatriotes anglais reconnaissaient sa valeur prépondérante et savaient l’estimer à sa jmf».mesure.Il est resté jusqu’à sa mort le conseiller technioue de nombreuses organisations industrielles.Lorsqu’il prit sa retraite à l’Erole Polytechnique, ses confrères ipgê-nieurs de VEngineerinn Insiilnfr nf Canada, formé en malorité d’fneé-nieurs de langue !in*daisr, voulurent reeonnaltre officiellement ses mérites et le nrestiee qu’il avait fait rejaillir sur la profession d’ingénieur en le nommant membre à vie de leur institut.Les anciens élèves de l'Ecole Polytechnique lui décernèrent le plus ha'jt titre 4- l'’vr -divMw.Br" »r nommant membre d’honneur de l’Association des Anciens élèves de l’Ecole Polytechnique.Ces témoignages unanimes de reconnaissance et ces titres honorifiques décernés par ses confrères dans la profession aussi bien chez les ingénieurs anglais que chez ics anciens élèves de l’Ecole Polytechnique.sont nlus éloquents que de simpler paroles de louange ft son égard.M.Leluau laisse auprès de ceux qui ont eu l’avantaec de le connaître le renommée d’une âme généreuse, d’une dignité parfaite et d’un coeur ••nlmé du désir continuel de faire du bien aufou: de lui.K emporte dans st tombe le sou-venl; reconnaissant et ému de ses ancien?élèves de l’Ecole Polytechnique.UN ANCIEN DE POLYTECHNIQUE “Je n’ai pas honte de voter avec mes frères canadiens-français et catholiques romains de cette Chambre" mmmm.' ' ' ——" ^ C’est en ces termes que le député orangiste Spotton, de Huron-INord, réplique à VOttmva Citizen qui lui reprochait d’avoir contribué à tuer le bill Woodsworth, de concert avec les députés catholiques romains — “Je suis irrévocablement opposé au divorce — Je suis un oran piste mais non pas un orangiste politique” (Par Emile REN01ST) Ottawa, 15.— Le député George Spotton, de Huron-Nord, en Ontario, conservateur, ne craint pas d'être aflfiché comme orangiste.De fait il a proclamé, en Chambre, hier après-midi, qu’il est bel et bien membre de l’ordre d’Orange.Mais il n’entend pas, à cause de eeïa, être conduit par l’Ordre, quand il agit comme député, et encore moins par ceux qui prétendent parler au nom de l’Ordre.L’occasion «’étant présentée pour lui de dire ce qu’il en pense, il n’y u pas manqué.M.Spotton est encore une nouvelle figure à la Chambre des Communes, n’ayant été élu qu’à l’automne de 1927.Il commence donc sa troisième session.M.Spotton est un gros et grand homme a l’air joyaJ, au verbe facile et pittoresque, à ia voix claironnante.Ceux qui ont entendu son premier discours, en 1928, dans le débat sur te budget, s’en souviennent encore.Le nouveau député avait alors réussi à dérider toute la Chambre.Chacun des -traits de cet orateur jovial portait toutefois plus profond qu’il n’en avait l’air.Pour mettre nos lecteurs aux courant de J’incident d’hier après-midi, ce qu’il convient le mieux c’est encore de laisser parler M.Spotton JuLméme: L’ARTICLE DU CITIZEN “Avant d’entreprendre l’ordre du jour, j’ai quelques observations à faire sur un article du Citizen d’Ottawa.S’il «’-agissait d’un article de nouvelle, je n’en tiendrais pas compte mais comme cet article est un éditorial et que l’on a faussement représenté mon attitude, je réclame le privilège -de mettre les choses nu point.” M.Spotton lit alors l’article en question, paru dans l’Ottawa Citizen, du 13 courant.Nous le résumons largement.“Les Communes viennent d’avoir l’avantage de se débarrasser une fois pour toutes des centaines de requêtes de divorce qu'elle s reçoivent chaque année.Le bill Woodsworth leur en fournissait l’occasion.Cependant la majorité de la Chambre a voté contre ce projet.Dans certains quartiers on accuse les Canadiens français d’avoi-r refusé des tribunaux de divorce à l’Ontario.Après le vote de mardi, c’est injustifiable.Les députés protestants de l’Onta-rin, dont quelques orangistes du côté conservateur, ont décidé de la question en votant avec les catholiques romains [jour rejeter la mesure.I^es Canadiens français et les autres catholiques romains étaient en minorité.Ijcs .orangistes politiques comme M.W.F.Garland, de Cari et on, Jas.Arthurs, de Parry Sound, et George Spotton, de Huron-Nord, ont donne la majorité nécessaire pour défaire la mesure.Ce qui précède donne une bonne idée du ton de l’article.Sa lecture faite, M.Spotton reprend sa mise an point: “JE SUIS ORANGISTE” “Je suis tout à fait à l’aise pour admettre que je suis un orangiste et que j’en suis fier.Je suis porté à croire que tout autre membre de cette Chambre peut également être fier de chacune des associations à laquelle 11 appartient.Mais je m’objecte à ce que cet organe officiel de l’ordre d’Orange, le Citizen,vien-ne me dire quand et comment je dois voter.Je m’objecte fortement à ce que l’on fasse des insinuations comme celle que contient cette phrase: Les députés protestants de l’Ontario, dont quelques orangistes.du côté conservateur, ont décidé de la question en votant avec les catholiques romains pour rejeter la mesure.“Je suis l’un de ces orangistes qui ont voté et je siiis encore prêt à voter de la même façon., sans m’occuper des blâmes d’aucune organisation, d’aucune société, d’aucun journal.Je suis irrévocablement opposé à ce que le divorce soit rendu plus facile et je ne changerais pas mon vote.Je suis fier (I claim the proud privilege) de voter avec les députés catholiques romains de cette Chambre si cela me convient.Je ne ternis ni mon nom, ni celui de mes prédécesseurs, ni la réputation du comté que je représente en agissant ainsi.Je tiens à dénoncer fortement cette insinuation qu’un orangiste ne peut exprimer son ^pinion de telle façon pour la raison qu’en faisant cela, dans le but de restreindre un gran-d mal dont ce pays est affligé, il donne la main à des gens d’une autre fol.PAS ORANGISTE POLITIQUE “Je suis orangiste, mais je ne suis pas un orangiste politique.L’ordre d’Orange auquel j’appartiens ne de-ma-n-de rien pour lui-rnôme qu’i1 ne soit prêt ft donner à un frère dans ce pays.“Je" suis ici pour représenter les gens de Huron-Nord et non pas VOttmva Citizen ou quelque homme sauvage de Bornéo qui pourrait se rendre à Toronto afin de prendre part aux délibérations de la grande loge de l’Ouest d’Ontario.Je suis ici pour dire ce que je pense comme représentant de Huron-Nord et non comme orangiste.Je n’ai pas honte de voter la main dans la main avec mes frères cana-diens-français et catholiques romains de celte Chambre.*’ Le vingt-neuvième député ontarien qui a voté contre le bill Woodsworth M.Bourassa, sur uuc que» lion do privilège, explique qu'il avait pris le dépiit é de Bruce-Sud pour un député de la province de Québec (Par Emile RENOIST) Ottawa, 15, — Nous avions annoncé hier que M.Bourassa avad découvert un vingt-neuvième député ontarien parmi Je groupe majoritaire de ceux qui onl défait, à a seconde lecture, le b U', de M.Wncnts worth, A ce sujet M.Hoorassa, «tir une question de privilège, n déclaré hier après-midi en Chambre: “Une fois de plus je dois m’pjtcn-:t auprès de cette Chambre et partieulièrement auprès des députés d’Ontario à propos d’une autre erreur que j’ai commise en pointant le scrutin sur la deuxième lecture du bill s co.mités qui ont étudié le pr* cl de Hmw/’I so’-’s.la Mfc&cb* çnùÿ'T Angleterre et la France ont, publié hier un rapport ou ils dise! qu’ils ne voient aucune impossib ïtc au projet.Us ajoutent cepemk A qu’il est impossible de se prcAoncer avant qu’on ait éprouvé V fond par un tunnel d'essai.Si 1 tentative réussit, on aura démontré la possibilité pratique des tunnels sous lu Manche pour la circulation générale._______ t Taux flYsroinptc réduit à New-York Washington, 15 (S.Pa.!J .\ a "Federal Reserve Bank” de Cleveland a réduit aujourd’hui son taux d'escompte de 4'br„ â tVr.t.a “New York Reserve Bank" mple plusieurs filiales.Sloan condamné à mort Sydney, Nouvelle-Ecosse.15 (S.I P.C.).- Emmett Sloan, qui ve dit I un courtier de Montréal a éfé condamné à Tm>rl hier pour le meurtre de Blois Rehberg, mort des suites des blessures que lui infligeait Sloan le 8 février dernier.Slqan :i été trouvé coupable rie meurtre Te (i mars.Le juge Ross Fn condamné à être pomdi le 20 mai.Mouvement «les paquebots Le “California”, de la compagnie Cunard.parti «le Glasgow, arrive à Halifax aujourd'hui I/C Duchess of York, du Pacifique Canadien, parti «Ip Liverpool, arrive A Saint-Jean aujourd’hui.Le “Laneastria”.de la compagnie Cunard.parti de Liverpool, arrive à Halifax aujourd’hui.l.’Albertfc, ri«* la compagnie While Star, parti de Liverpool, arrivera à Halifax lundi.I^> “Mclita", du Pacifique C.ann dien.parti de Southampton, *rrl vara à Sa,rat-J «au Juusli.jj ?M.Cotton refuse de répondre Washington, 15.(S.P.A.) Joseph P.Cotton, secrétaire d’F-tat.a refusé de répondre quoi que ce soit lorsqu’on lui a parlé «les rumeurs venant de Londres à Feffet «inc h x délégations américaine et japonaises en étaient venues à un accord.Il s'esl contenté de dire qu’il souhaitait que la rumeur fût fondée.La radio aux Etat^Unis Washington, 15 (S.P.A.) La Commission fédérale de la radio a soumis au Congrès un nouveau projet pour diviser entre les quarante-huit Etals les privilèges «l’irradiation.Aujourd'hui les longueurs d’onde sont divisées entre les Etats selon leur population; d'après le nouveau projet on tiendrait compte do la population, de la superficie et des droits de chaque Hint.Cette révision est maintenant devant le comité de commerce du Sénat.M»*- Ouverture de la navigation sur le lae Erié London, Ontario, 15.Un voyage «in trover s ier Marquette and Bessemer de Connaught, Ohio.À Port-.Stanley a marqué, hier, l’ouverture de la navigation sur le lac Erié.D'après le capitaine du trover ier.le lac evl libre de glace.M.IRVING SMART, nouveau soi/s ministre des ehemiiis de Ict» 738 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 MARS 1930 VOLUME XXI — No 61 oram cfllumt à ies nôtres et ceux des outres * O sac.-ZftUfWtç.CLOCHES D’EGLISES Carillon*, cloche* neuves et d'occasion de rüf-TCrents poids et prix.Ecrire ou voir Z.-O.TOURANGEAU 40M St-Hubert - Montreal BFlatr 13K C.-E.MOHIrSECTE ?16.rue La'.ourvlle - Québec Lee plue epecieu* *:t les plue beaux ealoue du gear* — CANADA au Samedi, 15 mars 1930 PAROLE D’UN SAGE H ne faut pas dire, en faisant allusion aux communistes, que la seule menace “rouge” en notre pays est celle des coups de Soleil.celui du ciel comme celui de la politique.* * * REFLEXION JUSTE Le thé n’est pas nécessairement faible parce qu’il s’épuise devant la visite.TANT MIEUX POUR NOUS Un journaliste américain se dit heureux que Babe Ruth ait signe un nouvel engagement de deux ans, comme joueur de balle.Ses confreres craignaient que Babe Ruth se lançât dans le journalisme littéraire et laissât le bâton pour la plume.* * * LA DEMOCRATIE C’est un pays où tout homme est convaincu qu’il n’appartient pas a la classe commune.* * * UN REFORMATEUR C’est celui qui veut toujours penser pour les autres mais non aux autres.* * * UN FAIT Les dames qui étaient âgées de 32 ans en 1920 sont maintenant rendues ù.34 ans! * * * ENTENDU L’AUTRE JOUR Le snob — J’appartiens à l’aristocratie; je réside dans l’Ouest de Montréal, mon cher.Baptiste —J’appartiens à la res-tocrâtie.puisque je reste dans l’est, “ma chère”! 'ÏC CERCLE VICIEUX?“L’ennui naquit un jour de l’uniformité”.On pourrait intervenir et affirmer oue l'uniformité naquit un jour de l'ennui si l’on base notre sentence sur l’expérience quotidienne qui nous montre les gens courant après mille divertissements pour tromper l’inévitable monotonie des secondes, des heures, des jours et des années.* * * M.EVERSHARP EST CONVOQUE Un penne avocat assignait dernièrement devant le juge de paix un libraire qui lui avait mal réparé son stylo.Cette grave question retint, un bon moment, magistrats et plaideurs; puis, le juge de paix interrogea : — Connaissez-vous, Maître, un expert en la matière susceptible POURQUOI S’ENERVER ?K Le voyageur.—S’il y avait un autre hôtel dans ce village, 11 y aurait longtemps que j’y serais rendu.Voilà 25 minutes que je suis devant votre registre.L’hôteHier.—Laissez-moi réfléchir.Pour ma part, voilà bien 25 ans que je suis en arrière de ce registre.Et je ne me plains pas!.d’être nommé dans cette affaire?Sur réponse négative de l’interpellé, le juge de paix réfléchit et conclut : — Ah! j’y suis.nous allons nommer comme expert pour examiner ce stylo.M.Eversharp! Il en fut ainsi fait, et nul ne fit remarquer au juge de paix que “Eversharp” est un mot qui signifie “toujours pointu’’ et non un pe-» tronyme.M.Eversharp sera donc convoqué.le it 4! C’EST LE COMBLE — Quel est le comble de l’amour dans le carême?— Dévorer du regard une jeune fille maigre.* Ÿ * — Le comble de la crédulité?— Prendre du blanc d’Espagne et faire des chiffres sur le dos d’un monsieur en habit noir, parce que celui-ci a dit: “Vous pouvez compter sur moi”.* ¥ Ÿ POURQUOI?— Pourquoi l’océan finira-t-il par devenir tout noir?— Parce qu’on ne cesse d’y jeter l’ancre.* * # * MON PARAPLUIE!.Il a mauvais caractère.11 oublie parfois qu’il a été inventé pour préserver des intempéries, des cataractes du ciel diluvien toujours prodigue en climat canadien.A la saiso* d’automne il devient un compagnon inséparable, témoin de toutes les ondées qui arrosent à Tim-proviste, au milieu d’une course d’affaire ou d’un voyage de repos.Je le tenais amicalement au-dessus de mon chef, ce jour dernier, lors d’une grande bourrasque qui fil carnage de toits, de poteaux et de fils.Que peut faire un parapluie, un pauvre- petit “en tout cas" en face d’un ouragan, d’un nord-est enragé?Le mien fut lâche et poltron, il céda.Une première fois, il se rabattit sur moi.La secoiuie, dans son inconstance et sa faiblesse il s’ouvrit à l’envers et ne me laissa comme dépouille qu’un pauvre Ouvrages qui ne manqueront pas de vous intéresser DICTIONNAIRE PRATIQUE DEvS CONNAISSANCES RELIGIEUSES.Ouvrage e n six vo- , lûmes île plus de mille pages chacun.Reliure toile, - le bas du Sanctuaire et chantent; La première: Virtimae pmchali laudes, immolent Christiant.La deuxième: Agnus redemit ones, Christiis Innorens Patri re-coneiliavit peccatores.La troisième: Mors et vita duello conflixere mirando: dux vitae mor-luus, rtgnal vtvus.Alors un chantre monte au premier dcjjré de Tautel et demande aux Mane: Die nobis, Marta, quid vidisti in via?I*a première répond: Sepulchrum Christi viventis et glorlam vldi re-surgentis.La deuxième répond: Angelicos testes sudarium et vestes.Et la troisième: Surrcxtt Chris-tas spes mca; precedet suos in Ga- Voici la distribution de "La Ma-lileam.zourka Bleue” que représentera la Le préehantre se tourne alors i Société Canadienne les 24, 25 et 27 vers 3e choeur et chante les lignes mars prochains: Blanche (Mlle Irè suivantes (qui n’existent pas dans ne Trudeau), Gaby (Mlle Lucile la prose actuelle): Crcdendum est mugis soli Marine t'erari quant Ju-daorum turbae.fa/laci.Et tout le choeur répond: Scimus Christum surrexisse a mortuis vera; tu nobis, victor Rex, misère.Les trois Marie retournent alors à la sacristie.Pour ceux qui ne savent pas le latin, je traduis: A la victime pascale, le* Chrétiens offrent des louanges.L'Agneau a racheté le troupeau (du péché), le Christ Innocent a durent davantage et leur couleur est plus naturelle.Danderine.en outre, n'est ni collante, ni huileuse, et elle ne paraît pas.Quand l’emploi de Danderine est passé, dans votre foyer, a l état d’habitude quotidienne, c’est la garantie de cheveux plus longs, plus épais, plus abondants pour chaque membre de la famille.Danderine aide à enrayer la chute des cheveux, dissout chaque parcelle de la croûte de pellicules, conserve le cuir chevelu et les cheveux propres et sains, donne aux cheveux ternes, cassants, inertes, le brillant, la vigueur, et les rend faciles à manier.Les cinq millions de bouteilles de Danderine en usage chaque année, prouvent son’efficacité.Danderine L’EMBELLISSEÜR EN 1 MINUTE tre éminent pianiste canadien, qui ! Coûtée, les"pharmacies—Trente-cinq cenU exécutera en primeur à Montreal le concerto opus 24 en do mineur, de Mozart; en plus il rendra deux groupes de compositions choisies.Maison d’éducation ÎAt Mazourka bleue qu’en s’adressant à la masse, car | totation probe de ce qu’on présentait.et il faut plus que cela, pour éveiller notre curiosité.C’est qu’en effet la curiosité des choses intellectuelles nous fait lo-talement défaut.Nous avons besoin qu’on nous présente un menu saupoudré avec abondance ou paprika de la réclame outrancicre pour que nous nous assoyions a table; autrement nous mettons une persévérance patiente a nous laisser mourir de faim, sans avoir l’e*" cuse de l’âne de Buridan, qui était embarrassé par la nécessité de faire un choix, Tl n’y a rien à craindre de certaines menaces faites naguère par un directeur de troupe d’opérette qui avait couru au-devant de sa mésaventure, mais il y a beaucoup à redouter de la mauvaise réputation que notre invincible inertie nous cause non seulement eu France, mais dans tous les autres pays.-F * ÿ non seulement elle est malléable, mais elle forme l’immense nombre.Si l’on tente de faire de l'orchestre l'instrument d’une élite, soit musicale, soit mondaine, soit financière, on travaillera dans le vide et pour le vide.C’est au peuple lui-même qu’il faut s’adresser, si l’on veut doter notre ville d'un orchestre qui lui fasse honneur.Croit-on.par exemple que si on lançait une campagne de souscription à 82.00, on ne réussirait pas à trouver une somme très considérable en même temps qu’à intéresser tous les souscripteurs au sort ultérieur de l’institution?On arriverait non seulement à créer un fonds considérable mais à faire, de tous les souscripteurs, des auditeurs des concerts.Qu’on ne dise pas que c’est impossible.Une camp ague de presse unanime, bien organisée, soutenue, convaincrait la popula- Turner), Mme Laloiibère (Mme Alice Deniers).André (M.Georges Dufresne), le Baron (M.H.Vaillan-court), Gaétan (Roméo Mousseau), Dubois Glampin (Gaston St-Jac-ques), de St-Hurge (Fillon-Payoux), de Lubersnnt (M.Thibodeau), T reski (Paul Vaillancourt), Jean de ZastorLa (M.Nap.Roy)| de Kar-; zinski (Armand Bouchard), de Laloubèrp (Lucien Quintal), Louis (M.Emile Cartier), un chauffeur (M.R.Lnncnie), de Plumèliau (Octave Lefebvre).C’est donc toute une phalange d’interprètes de la ! Société Canadienne d’Opcrette qui ERNEST LAVIGNE Organiste à St-Jean-Baptiste Professeur de piano, orgue, théorie, solfège 958, avenue Duluth est léL FRontenac 53M Montréal Cours de dessin, peinture et arts décoratifs Produits de l’Artisan pratique de Parts Marguerite L-emieux Studio d’Art 1260.RUE UNIVERSITE - MONTREAL Téléphone: LAncaster 5911 La Réfrigération Electrique Saine et Non Corrosive—à la Portée de Toutes les Bourses L'Unité mécanique “RIC!?\ illustrée ci-contre, le résultat de plusieurs années de recherches scientifiques, fait tout le travail de réfrigération.Tout d’une pièce, non compliqué, cet appareil fonctionne sans l’aide de courroie, silencieusement et s’enlève de son cabinet sans démontage.L installation ne coûte rien.Raccordez tout simplement la prise de courant électrique.I,e coût d’opération est insignifiant.Le Fameux REFRIGERATEUR ELECTRIQUE Silencieux Compact Economique Sans Danger Pas d’émanations asphyxiantes — pas de tuyauterie à nettoyer ~ vos aliments s’y 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vérité, plutôt que la foule menteuse des Juifs.Nous savons que le Christ est vraiment ressuscité d'entre les morts: o Roi vainqueur, aie pitié de nous.Frédfrfc PELLETIER MUS ICA La conférence de Dom Lucien tion.Quel est le journal qui refu- David sur le plus beau drame Insérait de se joindre à scs contre- j rique s’est terminée par ITlpitre de res?Ne réussirait-on qu’à obtenir Pâques dialoguéc entre le diacre et cette souscription que de cinquante , le peuple.La liturgie du Moyen-A mille personnes.— et c’est une ge abondait hose possible à obtenir, que 1 nion intime entre les officiants et 8100,000 ne seraient pas à - nue , dédai-1 les fidèles.en ces exemples d’n iants el Vujourd’hui, la seule (Ce* note* sont fournie» par le* Impresari!.Nous leur en li'saon» toute la responsabilité).Les communiqués de concert» n« doivent pas être adressés à M.Fréd.Pelletier, car il» lui «ont alors transmis comme lettres personnelles et risquent, s’ils arrivent trop tard, d'être renvoyé» à la semain» • uivante ou mi» de côté.Il faut le* adresser directement à MU3ICA.1* “Oevotr”, 430, Notr*-üam« est.Montréal.soir prochain à la salle Saint-Sui- j pice.Mlle Jeanne Thuot sera au ( piano: PROGRAMME Quatuor no 18.de Mozart: I.Allegretto; Jti.Menuetto allegretto; III.Adagio; IV.Allegro.Charade pour piano, violon et violoncelle, Fernand Quinet, (ce qui est peu intelligible): Mon premier.Mon deuxième.Mon troisième, Mon tout.Sérénade pour quatuor à cordes, Ed.Lalo-Stoessel.Légende pour quintette (avec piano), de Louis Vierne-Th.Doney.Quatuor, opus 35.de Vincent d'Indy: I.Lent et soutenu, modérément animé; IL Lent et calme; III.1 1,1 Lent, assez vite.IV.Assez lent, vif et joyeusement animé.Récital Herschorn M.Norman Herschorn annonce un récital de violon au Ritz.Carlton le 27 mars.Il y aura une grande variété de morceaux: Du vieux temps, Bach, Paul Hindemith, de Fallu, Weinowski.Paul Hindemith est un Jeanne Prud’homme.4— Danses hongroises, de Sarasa-de, par Mlle J.Frigard, violon-solo de la Soc.Can.d’Opéret- ,e- i I 5— Chansons de genre, par M.Lu- j cien Tourangeau.6— a) La fête-Dieu (avec accom.d’orchestre), de G.Renard b) La nuit (a Capella) Rameau) c) Pierrot revenant du mou-de Ch.Radoux.’ d) Le petit mari, de C.Radoux e) Ouvrez vos portes éternelles (La Rédemption), de Ghunod.par l’Ass.des Chanteurs de Montréal.7— Des ailes, de Hacks, par Mlle A.Moreau.8— Angoisse, de Hacks, par M.Ch.Goulet.9— La parade des soldats de bots, de I^éon Jessel; Barcarolle des Contes d'Hoffman, de J.Offenbach, par l’orchestrv.Comédie.UNE HEURE DE GARDE (comédie en un acte) Par Marie-Claire Daveluy Personnages: Louise (Lucienne Phaneuf) : Suzon (Valentine Bluteau); Marie (Marguerite Gauthier); Blanche (Marguerite Tremblay).Ce concert est sous la présidence de Mgr J, A.Dubuc.Les billets sont on vente chez M.Jean Goulet, U Quelle différence,” dit une mère montréalaise Quarante chansons d’autrefois M Conrad Gauthier, direeleur ., fondateur des Veillées l>on uieux lp,,s '• "Ç 2 sera donnée.) temps, vient de publier en volume ser:' !l quarante chansons d’autrefois (me- < ompngncmcnl lodie et paroles) qu’il a fait cou naître dans le public comme inlc: prête comme: Dans te bon vieil i temps, Cécile et Collin.Le Père La 1 Neige, Autrt'fois, Mon chapeau de j paille, etc.I.'l nion Musicale de Sherbrooke M (>N petit garçon, Pierre souffrait de constipation nu point qu'il en était de venu faible et pâle”, dit Mme O (le Montigny, 427.rue Rachel est.Montréal, P, Q.Nous en étions venus à le contraindre de manger H rien ne lui allait.“Quelle différence depuis que nous lui donnons le Sirop de Figues de Californie.Il en ressentit du bien dès la première dose.Au jourd'hui, il est bien portant, vigoureux et heureux, a un splen didc appétit et un teint merveilleux," Quand la mauvaise haleine, U *’ 'V' cbiv.gijç, I’aIaA.!PAelUstiUhp»*re?v*.ad miré le s«?rmoii sur le martyre pro noneé par l'autour à l’occasion de la célébration.A Montréal, des fêtes de nos bienheureux martyr* jésui-les.G'cst une pièce d'apologétique chrétienne, eu même temps que d’éloquence religieuse, digne «le» chaires 1» phi* eélèbrev Le témol gnage du sang, en faveur de la Révélation, y est étudié dan* toute «on hérolcfté courageuse ««t dan* toute sa signification concluante: «t.1 dans unf langue très riche, trè» choisie, l’orateur montre admira blemeni "que uos martyrs can* dlcns se rattachent A la lignée authentique nés premiers défenseurs de la Foi dan* niniverx.et que.du diacre saint Mienne au hlenheu (|)1 vol.de 350 pages En venir au Service ne Librairie du Devnir, Prix: fl 90.LE CHATEAU PAPINEAU Autrefois un magni : :.Un domaine de 60,000 «cew.oû le gibier et!» K ÎXrÆïfil poisson abondent, ot ou les oeâiites naturelles, héritage do plusieurs siècles, ont été laissées In- if tactos .où vous pouvez, suivant les saisons, vous adonner au golf, â l'équitation, au tennis, à la natation, ou jouer deaplaisirs excitants du ski, du toboggan, du "bobsled”, du "iceboat" I.C’est IA ce que vous offre LUCERNE-IN-QUEBEC.D'épaisses forêts d’épinettes et de pins s’étendent à perte de vue.Dans la paisible forfit, jon construit actuellement un superbe terrain de golf de 18 troua.Des chaînes de lacs clairs comme du cristal s’offrent A l’agrément du canoteur.Los cours d’eau abondent en poisson.Et dans la profondeur de la forêt se cache le gibier timide et la gent allée.Dans cet endroit de vacances, ouvert toute l’année, vous pouver faire les plans de votre villa en bois rustique aussi simplement et aussi somptueusement que vous le désirez.Nos habiles ouvriers la construiront pour vous, maintenant ou plus tard, à votro gré.Vous y Jouirez de l'agréable confort des villes, tel que l’électricité, l’eau courante et salles de bain modernes.Un plan facile de paiement est arrangé par l’Association pour les personnes le désirant.Commemembrede^LUCERNE-IN-QUEBECSeigniorydub^vouset votre famille goûterez les avantages récréatifs et sociaux, sans avoir à payer aucune contribution annuelle ou cotisation additionnelle.Le vieuxChflteau Papineau (le "Club House”),enrichi destraditionsdesco-i Ions français, jettera une note de romantisme au sein des réunions qui | se tiendront dans see murs historiques .Le somptueux "Log Lodge Hotel”, actuellement en voie de construction, ot pouvant accommoder I 300 hôtes, offrira le confort le plus moderne .Une brochure Illustré» donne tous les détails sur ce captivant sujet.Faites-laveniraujourd’hui.,- Otrw.'gure d, LUCERNE-IN-OUF.BEC Community A*,oclotlor», Umll»d ,t «nwnbiM du Buruu dat Oouv» du ''S*lgnl*ry Cluk” * H.M.HADDU Mini, Prfcrtdwrt Mon.LA TASGHERtAU, Prwnltr minlttf* d, la nmvlnoa ds QiOhoo.E.W.BEATTY.G.H., PrtaldoM do la Comaaoni* du C*i0«Tun do fw Paniwwi# Canadian.Mon.rnEDEHlO L BKQUE.C W.PffcHdont, Banttuo Canadionno Natormw, SU CHARLES OOnOON.Q.S.E., Prioldonl.Bonqu» do Modifiai.Sir HERBERT MOLT, Prtoldonl Banque Royale du Canada.WALTER MOLSON d CO., umu 465, rus MoGiH, MorrirA«l, Ou*.Matai#" rat Voulltar m'onunyar, aan* auoune nfiCfaOr*" d# ma parLyoUa prortdura IIHiaMIa a»* mars -donc ne plus tarder à s’inscrire - Indications au sujet de la messe en mer - Les chèques de voya-ges - Le passeport _ Le moment est arrivé où il nous faut conclure nos arrangements outre-Atlantique en vue du voyage Europe-Carthage organise par le Devoir.En réponse à une depeche adressée à notre correspondant européen, nous avons pu obtenir sous option, jusqu’au 25 mars (en plus de ce gui est retenu au nom de nos adhérents), un certain nombre^de places de cabines sur les paquebots de la Méditerranée et à 1 hébergement dans les hôtels, en particulier à Tunis, afin de satisfaire les retardataires.Il reste donc, sujet à confirma tion, une semaine pour s inscrire.Le temps est précieux; nous recommandons à ceux qui ont aaouirnè leur décision de bien vouloir ne plus tarder.Sur les paquebots transatlantiques nous avons retenu toutes les cabines dont on pourra avoir besoin, mais en Europe, après le 25 mars, il est à craindre qu on ne soit plus capable de satisfaire a nos demandes.Le mieux est donc de se hâte.Au besoin, nous télégraphier à nos frais.\ part le logement sur mer et sur terre, il reste de nombreux petits détails à régler dont nous nous chargeons, Le plus important est l’obtention du passeport dont la demande ne souffre pas de retard.Nous tenons les formules nécessaires à la disposition de nos inscrits.chaussettes — 1 paire de souliers Pullman — 1 robe de chambre soie des pyjamas (en soie sçniLolluvt mieux) — le nécessaire de toiLe‘ ® .du savon — 1 plume réservoir —l’indispensable en produits P“ar' maceutiques — 1 kodak, des film — brosses à habit, a ongles.* boutons de chemises, manchettes, etc., des lacets, des jarretières tt brassières, des cartes de visite.Pour Madame — 1 costume de voyage de couleur sombre demi-saison —- autres vêtements de voyage plus légers — 1 toilette pour dl-^ lier d’un tissu facile à emballer — 1 manteau chaud et imperméable — 1 chandail léger — une deuxième paire de chaussures — Dessous en soie ou crêpe (l’emballage est plus facile) — Ues mouchoirs—des bas — 1 robe de chambre ou kimono j£uer — des souliers d’intérieur —-1 petit chapeau avec rebord pour protéger la vue du aolfd —- 1 c“a' peau feutre mou — 1 kodak et des films — le nécessaire de toilette, les articles indispensables seulement — le nécessaire pharmaceutique — ce qu’il faut pour coudre — du savon — 1 portefeuille-bourse avec courroie pour suspendre au bras ou à l’épauie et assez grand pour contenir la plumeréservoir, le passeport, les chèques de voyage e les menus objets.iVuf ne devra emporter des bi- Précis du Pèlerinage National Canadien à Carthage enregistré ) DEPART.— Montréal, 11 avril 1930; de Halifax, à bord du Megantic, 12 avril.PRIX, — 1ère classe, $850; touriste $760; (dépôt de $50 par billet avec l’inscription).DUREE.— 60 jours.Retour à Montréal, 8 juin 1930.Prolongation: validité du billet, 12 mois; voyage facultatif: Allemagne, Hollande, Belgique; 15 jours, $140; retour à Québec et Montréal 21 juin 1930.PAYS VISITES.— Voyage principal: la France, la Sals-se.l’Italie, la Tunisie, l’Algérie, la Bavière et l’Alscct.Voyage facultatif, en plus: l’Allemagne du Rnin, la Hollande et la Belgique.VEDETTE.— Paris, Rome, Tunis (Congrès eucharistique), Alger, Lourdes, Lisieux, la Côte d’Azur, Oberam-niergau (la Passion), les Expositions internationales d’Anvers et de Liège.LE “DEVOIIT SERVICE DES VOYAGES 430, Notre-Dame Est, Nous nous chargeons aussi de \ joui ou autres objets de valeur rémission de chèques de voyage — seul moyen pratique et surtout prudent pour emporter des fonds.Les chèques en coupures de $10, $20.$50 et $100, à volonté, se vendent à raison de un dollar par cent dollars (1 pour cent, dont % pour la commission et 1-2 pour l’échange l.Prière de demander la formule à signer, LA MESSE.- Nos voyageurs prêtres, pour dire la messe en route, doivent obtenir: lo un celebret de leur évêque (avec permission d’entendre la confession; 2o la permission de dire la messe en mer.Cette permission spéciale doit être demandée à la Délégation apostolique, 520, Driveway, Ottawa, à moins que leur Ordinaire n’ait la faculté de le leur accorder.Il est bon d’apporter son aniiet eit ses purificatoires.Sur ses transatlantiques, la White Star Line offre aux membres du clergé tous lès avantages possibles pour la célébration de la Sainte Messe.Une des salles publiques est mise à leur disposition ainsi qu’un autel portatif et le* articles requis pour le Saint Sacrifice.VETEMENTS.— Il est prudent de se munir d’un manteau chaud pour la traversée de l’océan, qu’on pourra consigner à l’hôtel à Paris, et d’un manteau léger pour la tournée Europe-Afrique.Le tuxedo ou “taud” n’est pas de rigueur pour le diner à bord des transatlantiques, classe cabine.Pour le voyage les dames se trouveront bien d’avoir avec elles îles robes d’été, un costume dé printemps et une toilette noire avec col montant, mantille et manches longues pour l’audience de Sa Sainteté Pie XI.Pour cette circonstance les messieurs devront être en noir, sans gants.Voici i\ titre d’indication une # liste de vêtements et d’articles qui peuvent facilement être contenus dans une malle à main (siWf-ruse) et une petite sacoche à main pour les dames qu’elles portent elles-mêmes garnis de petits objets: Pour Monsieur — 1 luibit sombre demi-saison — 1 habit d’été 1 chandail — 1 pardessus chaud pour la traversée Précis de Pitméraire DUREE DE SOIXANTE JOURS DONT QUARANTE-DEUX JOURS EN EUROPE ET EN AFRIQUE ' Visite de la vil’e en autocar.Dé-! part le soir de Marseilles, efl wa-! gons-lits pour Lourdes.Lundi, 19 mai.— Lourdes.— Visite de la Grotte, du Calvaire, etc.Mardi* 20 mai._______Départ de ! Lourdes le matin pour Carcasson-| ne puis Marseille.Mercredi.21 mai.— Départ de ! Marsei le en autocar pour suivre) I le littoral jusqu’à Nice en passant I par Toulon, Hyères.Fréjus, Saint-) Raphaël, le Golfe de Juan, les Antibes, etc.La veillée à Nice.Jeudi, 22 mai — Nice.— En autocar par la route de 1“ Grande Corniche jusqu’à Monte Carlo, j Menton et Vlntimille U011 départ j dans l’après-midi, en chemin de ; fer pour Gènes.I Vendredi, 23 mai — Gênes.Visite de la ville et le Campo Santo.Départ l’après-midi par chemin de fer pour Bolzano.Samedi, 24 mai — Départ de j Bolzano le matin; arrivée vers 5 h.p.m.à Oberammergau.Dimanche, 25 mai — Oberam-mergau.Assistance à la Passion.| Lundi, 26 mai — Munich.Visite i de la ville en autocar.Départ dans ! l’après-midi; arrivée le soir à Stras-j bourg.Mardi, 27 mai — Strasbourg.Visite de la ville l’avant-midi en autocar.Départ de Strasbourg dans l’après-midi pour Paris.Mercredi, 28 mai — Paris.Visite en autocar de Fontainebleau.Jeudi, 29 mai — Paris.Séjour libre propice à la visite des magasins à la veille du retour.Vendredi, 30 mai — Paris.Départ dans In’près-midi pour le Havre; embarquement de retour à bord du Megantic.Si Lisieux n’a pas été visité à l’arrivée, les voyageurs pouront y arrêter en partant de Paris le matin.Samedi, 7 juin — Arrivée à Québec et Montréal.Voyage facultatif ALLEMAGNE — HOLLANDE — BELGIQUE Ce voyage commence après l’arrivée du voyage initial à Strasbourg.Durée: 15 jours — 10 en voyages, 6 à Paris.Mardi, 27 mai — Départ après la visite de Strasbourg; arrivée le soir à Francfort.Mercredi, 28 mai — Francfort.Visite de la ville.Dans l’après-midi à Wiesbaden.Jeudi, 29 mai — Départ de May- LES OBSEQUES DE TAFT i m Le corps de l’ancien président des Etats-Unis, passe devant le Capitole le cimetière national d’Arlington.Washington, pour être inhumé dans Dom André Mocquereau SA VIE SES OEUVRES Vendredi, 11 avril — Départ de Montréal, “Océan Limitée” du Ca; nadien National, gare Bonaventure a 7 heures du soir.Départ de Lévis à 11 h.55 du soir —(Les voyageurs de Joliette, Grand-Mère, Trois-Rivières, Chicoutimi, de Sherbrooke etc.prennent le train à Lévis).VT Arret à toutes les gares du L._N.R.où c’est nécessaire «le Montréal jusqu’à Halifax.Samedi, 12 avril — Départ de Moncton à 4h.35 a.m.(Les voyageurs de St-Jean, etc.prennent le train à Moncton).— Arrivée à Halifax à lüh.50 du soir.Embarquement à bord du “Mégantic”, départ à minuit.Samedi, 19 avril — Le Havre — Arrivée au quai et départ pour Paris.Si le temps le permet visite de Lisieux via Dauville — Arrivée le soir à Paris.Dimanche, 20 au mardi, 22 avril —-Paris— Visite de la ville en autocar et excursions a Versailles et Malniaison.Entre-temps libre.Mercredi, 23 avril Paris — Départ par train du matin pour Genève.Arrivée pour le dîner.Jeudi, 24 avril — Genève.— Visite de la ville le matin en autocar.Départ dans l’après-midi par bateau pour Montreux, sur le magnifique Lac Léman, avec escale à Evian, Ouchy (Lausanne) et Vevey.Vendredi, 25 avril Montreux.—Excursion en tramway au château de Chilien.Départ dans l’avant-midi par chemin de fer pour Stresa, en passant par le tunnel de Simplon.Stresa—Descente vers le lac Majeur et excursion en barque aux Iles Borrommées, en particulier à l’Iso-la Bella.Départ de Stresa vers 6h.a.ni.pour Milan.Samedi, 26 avril— Milan.Visite en autocar.Départ par chemin de fer, l’après-midi, pour Venise.— Conduite en gondoles à l’hôtel.Dimanche, 27 avril — Venise Après la messe, visite de la ville, à pied avec guide.Le matin.Après le déjeuner, excursion en bateau au Lido, magnifique plage sur l’Adriatique.^, Lundi.28 avril — Venise — Depart par chemin de fer l’avant-midi pour Florence.Mardi, 29 avril - Florence, \tsi- LES PRIX SONT MODIQUES Voyage principal, 60 jours, première classe, $8;)D; classe touriste, $760, tous frais compris: repas, hotels, y compris Tunis, transport en paquebot et chemin de ter.visites en autocar depuis le départ de Montréal jusqu au retour.Ces classes sont séparées sur les paquebots de l’Atlantique seulement; depuis l’arrivée au Havre jusqu’au départ, tout le inonde est ensemble.(Ces prix valent de Montréal et de tous les endroits du Canada à l’est de Montréal jusqu’à Halifax; ils valent aussi de Boston pour les pèlerins de la Nouvelle-Angleterre.Départ de Montréal le 11 avril, de Halifax, à bord du “Megantic”, le 12 avril 1930 — Hetour à Quebec le 8 juin 1930.A l’intention de ceux qui veulent prolonger leur séjour nous offrons un voyage facultatif, dont le prix, *140 tous frais compris, est très avantageux.L’itinéraire comprend Strasbourg (point de départ), Francfort, Mayence, Wiesbaden, le Ithin en bateau.Cologne, Amsterdam, Ile de Marke.n, La Haye, Anvers (exposition internationale), Bruxelles, Liège (exP®: sition internationale,) Paris (9 jours, y compris trois jours à l’arrivée), Lisieux et Londres.(Cette dernière ville sans frais supplémentaires).Ceux qui feront ce deuxième voyage rentreront à Québec et à Montréal le 21 juin 1930.Les pèlerins venant de U'Tlc du Prince-Edouard", de la “Nouvelle* Ecosse", du "Nouveau-Brunswick et du "Maine” recevront les billets de chemin de fer de leur point de départ pour sc rendre à Halifax,-— lieu d’embarquement—sans frais supplémentaires.Ces billets seront tous émis par le service des voyages du Devoir.Tout est donc bien rég é et tout est prévu: il suffit aux voya- - geur» de nous faire tenir leur ins-jle de la ville en autocar, r.xcur-cription sans tarder, car le temps! sion à Fiesole.l>épart «pris le di-passe vite, et nous nous chargerons ner pour Borne.Mercredi, 30 avril au dimanche, ence, en bateau, sur le Rhin via j Coblence, Bonn pour Cologne.Vendredi, 30 mai — Cologne.Vi-] site de la ville.Départ dans l’après-midi.Samedi, 31 mai — Amsterdam.Excursion à ITle Marken par voie de Brock, Edam et Volendain.Dimanche, 1er juin — Amsterdam.Visite de ja cille.Lundi.2 juin — La Haye.Visite Tous les grégorianistes auront appris avec douleur la mort récente de Dom André Mocquereau, moine bénédictin et ancien prieur de So-lesmes.Le célèbre monastère, illustré par les plus grands restaurateurs du chant grégorien, est pion fié dans le deuil, et tout le monde catholique regrette la disparition du savant distingué et de l’éminent artiste que fut Dom Mocquereau.Premier disciple de Dom Pothier, il fut le continuateur de son oeuvre.Né le 6 juin 1849.en Anjou.il se montra dès l’enfance remarquablement doué pour la musique et l’étudia sérieusement.On pourrait affirmer sans crainte que Part moderne n’avait pas de secrets pour le jeune Mocquereau.M.Dan-cla, professeur au Conservatoire de Paris, voulut l’v faire entrer en lui promettant un brillant avenir.Mais son âme nourrissait d’autres desseins et la vocation monastique le [ finement complet et méthodique.Les mélodies grégoriennes, do Dom Pothier posaient en 1880 comme principe essentiel que le plain-chant était une sorte de prose musicale n’ayant d autre rythme que celui de la prose oratoire.Ce principe fondamental devait être fécondé par le Nombre musical, qui perfectionne le rythme oratoire en harmonisant avec la mélodie grégorienne et le texte liturgique le rythme naturel et propre à toute musique.Dom Mocquereau apporte de nouvelles précisions sur l’indivisibilité du temps premier, et l’égalité approximative des notes et des syllabes, sur la mesure qui doit être libre, et sur la subordination, l’enchaînement et les rapports entre les accents toniques, les sommets mélodiques et la durée, enfin sur l’ordonnance parfaite de tous les phénomènes qui accompagnent la production d’un son dans le plain-chant.Et l’ouvrage se termine par la chironomie, ou manière de diriger le chant avec la main.Les innombrables visiteurs de Solesmes chaque année repartent toujours convaincus que Dom Mocquereau est un artiste.11 leur a suffi d’entendre chanter le choeur de Solesmes formé par lui.Une courte visite à la bibliothèque cou- dre jusque devant les fidèles cette manne céleste et ce pain quotidien de la liturgie sacrée qu’est le chant grégorien.Ethelbert-H.THIBAULT, P.S.S., professeur à la Schola Gantorum porta bientôt à suivre sa soeur qui était entrée à l’abbaye Sainte-Céci-____________________________________ *.e .c.*e.Solesmes.^ ]}.sc l)r^se[)*a tf®n.C.tenant des centaines de manuscrits nous permet de nous rendre comp- de la ville et Sheveningen.Mardi, 3 juin — Anvers.Exposition internationale.Mercredi, 4 juin — Départ d’Anvers pour Bruxelles dans l’avant- à l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes en 1875, fut profès en 1877 et ordonné prêtre le 8 décembre 1879.|Le Seigneur lui accorda cinquante années de vie religieuse et sacerdotale, de labeurs incessants pour la cause grégorienne, de travaux scientifiques insurpassés et encore inégalés.11 a fourni une carrière d’un demi-siècle, lui permettant midi.Visite de cette ville dans l’a-: d’édifier un monument inébranla- près-midi.Jeudi, 5 juin — Bruxelles.Journée libre.Départ vers la fin de l'après-midi pour Liège; veillée libre.Vendredi, 6 juin — Liège.Exposition internationale.Départ de Liège le soir pour Paris.Samedi, 7 juin Paris.Excursion à Fontainebleau et Barbiz.cn.Dimanche, 8 au jeudi, 12 juin — Paris.Temps libre.ble de science objective et de gout artistique.La science et l’art se sont unis en lui, et il les a offerts à l’Eglise qui cherchait à ressusciter l’antique chant romain.A Solesme commença avec Dom Guéranger la renaissance liturgique.Celle-ci déclancha aussitôt le mouvement de restauration du chant grégorien, partie vitale de VOpus Def.Il fallait que Solesmes donnât l’exemple du plus beau chant, comme il faisait revivre les .,n * .r, rw .plus belles cérémonies.Vendredi, 13 juin — Pans.Dé-' H ‘ , ., part dans l’après-midi pour le Ha-J La valeur d les qualités cxtiai vre; embarquement de rM«„r à I dinaires de Dom Mocquereau fu- ret our à n’a pas été visité à l’arrivée, les voyageurs pourront y arrêter en partant de Paris le matin.Samedi.21 juin —Arrivée à Québec et à Montréal.bord du Calgarlc.Si Lisieux n’â rent vite remarquées à Solesmes.Des 1880 il fut appelé à donner l’enseignement du chant grégorien au choeur de, Solesmes, sur les instances et par l'autorité même de Dom Couturier, alors abbé.A ce moment, on ne sait lequel il faut le plus admirer, écrit Mgr Rousseau, de la simplicité modeste avec laquelle Dom Pothier lui-même assiste aux leçons de son disciple, ou de j la confusion respectueuse de celui-ci en face de son vénérable aîné.Et c'est à partir de cette date que le chant des moines de Solesmes acquiert la souplesse des ondulations musicales, et l’ordonnance parfaite d’un rythme naturel et simple, réalisées dans la pratique quotidienne Feu Soeur Pierre Gonzales A Outremont, en la maison-mère des Soeurs des SS.NN.de Jésus et de Marie, est décédée Soeur Pierre Gonzales (née Natharine Fanning), à l’âge de 79 ans.Son service funèbre aura Heu lundi prochain, le 17 courant, à 8 h.30 dans la chapelle de la maison-mère au par le talent artistique de Dom te qu’il était aussi un organisateur consommé qui a su diriger pendant de longues années les patientes recherches de plusieurs moines.On a cru déjà que les lions ne meurent que lorsqu’ils le veulent.L’oeuvre de Dom Mocquereau, dont le nom apparaît à toutes les phases de la restauration grégorien ne et s’identifie avec Solesmes, est maintenant assez vaste pour qu’il ait voulu mourir.Lion par la puissance de son génie, il a travaillé avec autant d’ardeur que de succès pour rendre à l’Eglise le trésor vivant de la monodie grégorienne.Lion par le courage avec lequel il entreprit l’immense besogne exigée pour mettre au point ses théories et les éditions de chant.Lion par l’audace qui le poussa à étaler devant la critique ses méthodes de recherche.Lion par son invincible confiance dans la sécurité de ses conclusions et par la vigueur de sa défense contre ceux qui tentèrent d’étouffer ses efforts.Lion par la grandeur et la noblesse de son caractère, il s'éteignit doucement dons sa cellule d humble moine, le 18 janvier 1930, à l’âge de quatre-vingts ans.Lui qui avait tant recommandé la douceur à la fin des phrases s’est envolé au ciel, discrètement et légèrement “comme la fin d’une mélodie’’."Dom Mocquereau aura eu cette joie sur terre non pas d’avoir inventé, mais d’avoir reconnu et retrouvé la beauté du chant de l’Eglise.et de lui avoir restitué sa vraie physionomie”.Et il revivra dans ses nombreux disciples qui vont continuer avec le même amour de la beauté dans la prière, à répan- PETITE Vie des saints 15 MARS — SAINT ZACHARIE, PAPE Saint Zacharie, Grec de nation, après avoir été élevé dans la piété et les sciences, vint en Italie, et fut admis dans le clergé de Rome, à une époque où les Lombards ravageaient les terres de l’Eglise.Le pape Grégoire étant mort, il fut élu pour son successeur.Il était d’une bonté et d’une douceur singulières.11 ne se vengeait de ses ennemis que par des bienfaits.Luitprand avait pour lui une vénération particulière.Saint Zacharie fit de sages règlements pour réformer les abus, pour maintenil la discipline et pour étouffer les semences de division qui troublaient la paix de plusieurs églises.Le saint Pape avait une tendre charité pour les malheureux.Il paya la rançon de plusieurs captif* chrétiens.Il orna la ville de Rome de plusieurs églises magnifiques, fit un grand nombre de fondations en faveur des pauvres et des pèlerins et assigna un revenu annuel et fort considérable pour l’entretien des lampes de réalise Saint-Pierre.11 mourut l’an 752.Candidat dans Saint-Laurent On annonce que M.J.A.Laplan te est candidat à l’échevinage dam Saint-Laurent.No 1420 boulevard Mont-Royal, â | Mocquereau.Plus tard il devait cx- Outremont ., L Pardessusi,,u resjei y compris l’obtention du deml-xalson impermeable 1 c“a'' passeport pièce absolument indis-peau de feutre — 1 casquette des I oensnble lies 1 chemises (en crêpe ou soie, elles s’emballent mieux) — Une deuxième paire de chauxsures confortables — des faux cols — des cravates — des sous-vêtements demi-saison — des mouchoirs — des Pour tous renseignements, plan du bateau, obtention de passeports, etc., s’adresser an Devoir, service des voyages, 430 rue Notre-Dame E.Montréal, têl.H Arbour 1241, tROP FortVouWO J For Troubla» due 10 Acid INO-O***'0'* AGIO «TOMACM ms a0AC**C Maiate» gcuk, deux tu urçs après Ers repas, suulfient d'indigestion, tnsi ou’ils désignent leur mal.U ’agit d 'un excès anormal d'acide, temédiet-y u l’aide d’un alcali.Le gneilleur moyen, rajtide, inoffensif *t efficace eat le Lait de Magnésie Phillips, que les médecins considèrent rfepuls 50 ans comme le remè-dedvpe.Une cuillerée à thé dans rie Venu neutralité plusieurs fols •1 Instantanément son volume d’*-i etd* if'»ns l'estomac.Les svtnptô* tnef disparaissent ce cinq mlnntci.d'ACIDE A °u» ne recourm jaûtai.- aux pi oc e de s violents qftand vous con-naître» h supériorité do eelnl-cl, o nc so"Urlrcz lamals d'excès a acide quand vous aurez é'^ouvé ce traitement fnclle.Assurez-vous que l’on vous don-P® Ir Lait de Majnteie Phillips authentique prescrit par les médecins depuis 50 ans pour remédier à Pcx-cèa d’acide, Cnnque bouteille con Uont un mode dVnr.ilo* copirhd d 'toot** )*• pharmaetF 4 mal — Borne.Audience de S.S.le Pape Pie XI Visite complète de la ville en nutornrs (trois jours), lieux journées libres.Dimanche, 4 mai _ — Départ de Rome le soir pour Naples.Lundi.5 mal.— Naples.— Excursion à Pompe! et visite des ruines.Embarquement après dîner sur un ' i bateau de la ligne “Florin".Mardi.6 mai — Païenne.—I mnttn.visite libre.Départ en h;i- : terni vers midi pour la Tunisie.Mercredi.7 mai.Tunis, arrivée le matin.Hébergement à l'hôtel.Mercredi, 7 mai au dimanche 11 i mai.Assistance au 30ènie U.ongrés Eucharistique International à Tu- ' nls et Carthage.(Nos pèlerins se ront véhiculés d’une ville i l’autre.Lundi, 12 mal.IKpart d< I Tunis, le matin, en chemin de ter ' pour Bône.Mardi, 13 mai.Bône.Fêtes j du centenaire de saint Augustin, j Excursion à Hlppone.Départ le soir pour Constantine.Mercredi, 14 niai.C.oristnnttiie.J Visite de la si'le en voitures;i excursion aux Gorges du Rhum-' mcl.Jeudi.15 niai.Départ de Constantine L matin, en chemin de fer pour Alger.Vendredi.16 mai.Alger.Visite de Ir ville.Excursion eu autocar jusqu'à Blida.Samedi, 17 mal, Alger, Ma titrée libre, — Départ à midi par bateau de la Lie Générale Trims atlantique.Traversée de la Mé-dllerra née.Dimanche, IR niai.— Marseille.Arrvee dan* l'après-miiii- •— Au C.N.IL it I Le Dr HANS LUTHER, ancien ch*n-relier allemand, élu président d« la “Reichsbank”, à la place di Dr Schacht, démissionnaire.V S.-R W.v>g, lo nomination.' nu poste d'ingénieur de la gare j terminus de Montréal vient d'être I annoncée par M.C.-B.Brown, in-| génieur en chef au réseau natto-1 uni.M.Wuss aura charge des trn-| vaux en dehors de remplacement j de la gare proprement dite.Il est 1 gradué de It niv, de Toronto et: a acquis une grande expérience 1 a 1 emploi du Canadien National dans la construction des termini.1 H fut en ehar -e des travaux du '« i minu de Moncton en 1929-',921 H s’occupa de la construction de-, termini et des cours ù Niching, prés de Fort-William.M.Wass fut mpssI Ingénieur des termini pour h-s travaux de eons-; trucllnti du viaduc à Toronto et d'autres travaux du Can ml le* ipportant.tClichi poser d’une manière scientifique les principes que son intuition géniale et sa longue préparation profane avaient concrétisés, dès le commencement, dans le chant des moines.Initié par Dom Pothier à la consultation des manuscrits de toutes notations, neuniatiqucs.romnnien-ne.bilingue et guidonlenne, il résolut de mettre à la portée du public les “travaux de bénédictins" qui devaient assurer le succès, en même temps que le contrôle et la justification de tout ce que devaient contenir les éditions de chant e i préparation, il s’agit ici de in Paléographie musicale, aujourd'hui rendue à son quinzième volume in-quarto.(’.c chef*d’oeuvre il’liomiélelé scientifique, mettant sous U yeux de qui veut les étudier les plus im-portanfs manuscrits, en fac-similés pliotolvpiqucs, qui ont servi à la restauration de In mélodie et de la rythmique grégoriennes, fut commencé avant même «me la théorie de Dom Mocquereau fût assurée d'y trouvée la parfaite confirmation qu’il en attendait.Son audace d’alors n’n pas empêché la première itîiJïGir Yîrtrc.nr.c dr-sans les signes rythmiques prônés par lui.mais elle lui a préparé cl valu une éclatante victoire.L’Interprétation rythmique traditionnelle, comprise jusqu’alors jdans la seule école sangallienue do ! manuscrits, devait plus tard être : reconnue dans toutes les mitres écoles, messine, chnrtraine, etc.Et l'année 1925’ vient de nous apporter lune nouvelle et sixième notation ! aquitaine, confirmant le» précédentes pour démontrer nue !tUin rythmique es,’ aussi ! selle «ne la tradition nié! 1EDI 15 MARS 1930 Automobilisme - Tourisme Un intéressant système pour examiner les conducteurs d'autos L’opinion d’experts sur les couleurs Les styles de couleurs démontrent une tendance définitive vers la modération, aux dires des direc- - 1 - - teurs de General Motors of Cana- j da, après une étude des modes de celui auf Ip Kouvrrne m«*nt mettra en force ties ; couleurs pour autos, t.ette ten- s, rsi cnui r* _ _ __ dance, disent-ils, a commence de se manifester il y a environ six mois.Et une des raisons de cela, c’est que le public devient plus “conscient de la couleur”.Je printemps prochain — Tous les nouveaux conducteurs subiront un e xamen — Les anciens pourront être arrêtés sur les routes et appelés à subir un examen semblable —On surveillera aussi l'état des freins On est résolu à faire dis paraître de la roule les conducteurs dangereux FACTEUR ELISIF La couleur, fait-on remarquer, est l'un des facteurs les plus élu-sifs dans la fabrication des autos, vu qu'il n’y a pas de règles réellement définies à suivre comme c’est le cas pour la mécanique.Mais, en même temps, la couleur est l’un des plus importants facteurs de cote in-jdustrie.parce que l'acheteur donne beaucoup de considération à la couleur et au modèle, maintenant.Pour trouver un grand marché, une auto doit sans doute être mécaniquement saine; mais ce n’est pas suffisant.Sa couleur et son dessin peuvent être tels, qu’elle possédera ce quelque chose d’indéfini appelé “le style”.Un nombre infini et surprenant de couleurs sont exposées pour le profane à la “salle des couleurs” de General Motors à Oshawa, Ontorio.Toutes les combinaisons peuvent s’y voir.LE VERT LIDO On y peut voir aussi un panneau de porte peinte en ce qu'on appelle le vert Lido.La place de Lido, près de Venise, est renommée pour son type particulier d’étalage des modes.Pour créer cette couleur, les artistes de General Motors ont fait une étude fouillée des plus populaires nuances des robes de soie et de bas portés sur la plage de Lido.Et ils ont appelé vert Lido la couleur verte de l’une des plus populaires autos du groupe de General Motors.Des histoires semblables s’attachent aux nombreuses combinaisons «le couleurs exhibées dans cette salle des couleurs.Les combinaisons de couleurs courantes de tous les modèles de chaque ligne d’auto de la compagnie sont représentées de cette façon sur panneaux.Et les directeurs trouvent que cette salle est d’une très grande importance pour choisir de nouvelles couleurs.Il semble que les autorités provinciales se soient enfin décidées à mettre en vigueur un projet qui aura pour but de faire disparaître de la route les chauffeurs incompétents, ce qui constitue bien la meilleure solution au problème si complexe de la réduction du nombre des accidents.Voici en quoi consiste ce projet.Tous les automobilistes qui voudront se procurer un permis de conduire et qui n’en avaient {mis auparavant subiront un examen sévère.On ne fera de faveur à personne et le candidat devra prouver à la satisfaction des examinateurs qu’il est compétent, qu’il connaît les règlements de la circulation et qifil a les capacités nécessaires pour les observer s'il veut obtenir son permis.Il ne sera pas fait mention d’âge.On refusera tout aussi bien son permis de conduire à un enfant de quinze ans qu’à un vieillard de 75 ans si les examinateurs jugent qu’il n’est pas compétent, qu’il ne peut conduire un véhicule-moteur sans danger.On continuera d'accorder aux automobilistes expérimentes leur permis de conduire comme auparavant sans exiger un examen.Le gouvernement mettra sur les différentes routes, pendant toute la saison, des surveillants, une trentaine en tout, qui auront le droit d’arrêter n’importe quelle voiture et de faire subir un examen à son conducteur quel qu’il soit.Ces surveillants seront des hommes compétents très bien payés.Ils constateront en même temps si les freins de la voiture fonctionnent de façon satisfaisante et si le conducteur n’est atteint d’aucune infirmité.I>es conducteurs qui ne subiront pas cet examen avec succès se verront enlever leur permis de conduire, de même que ceux qui seront pris à conduire en état d'ivresse.De cette manière-là, les examinateurs prendront contact avec tous les automobilistes en moins de trois ans.Pour faire subir normalement un examen à tous les conducteurs la première année, il faudrait des centaines d’examinateurs et un temps considérable.C’est solutionner de façon élégante ce problème fort difficile de l’examen obligatoire des conducteurs d’automobiles.Sachant que les routes sont sillonnées par des surveillants qui peuvent leur faire subir un examen à n’importe quel point (Je leur voyage, les conducteurs ne partiront pas sans être sûrs d’eux-mdmes, sans avoir l’assurance que leurs freins fonctionnent bien et qu’ils ont le parfait contrôle de leur voiture .Ce vogue des couleurs, pour le servi-scra un avis constant à la prudence qu’il sera impossible aux £.e ,Ies ^'verses divisions de la automobilistes de négliger sous peine de s’attirer de graves ,ionfavêclès prindpîle”1 aurndlés ennuis.en coujeurs des autres industries, Pour mettre ce système en vigueur, il n’y aura absolument l’011 tient compte également des rien à changer à la loi actuelle qui contient toutes ces prévi- Prt‘férences de couleurs des diversions.Dès le printemps.M.Bégin se propose de mettre ce sys- "‘ISmatio.f'obiVnue par cette leme en vigueur.Les organisations qui s occupent de la sécu-! section est publiée dans une revue rite sur les routes constateront ce qu'un tel projet produira mensuelle qui donne les prédic-d’amélioration dans la circulation.lions pour les diverses nuances qui Nous avons fait une suggestion identique à plusieurs reprises dans cette page même cl nous sommes heureux de constater que nous n’avons pas prêché dans le désert.Il est vrai que le résultat de nos suggestions a pris plus d’un an à se produire, mais on y est venu quand même, ce qui est un beau point de gagné.Il nous tarde, pour le plus grand bien du public en général et des automobilistes en particulier, de voir fonctionner cette organisation qu on devra au souci qu’a le gouvernement de faire de la province de Québec la plus belle province du Canada.au point de vue sécurité comme à tous les autres points de vue.Nous avons félicité M.Penraull.le ministre de la Voirie, l'année dernière lorsqu’il a mis tant de discrétion à faire observer par les automobilistes la limite de vitesse.Nous l’avons approuvé sans restriction lorsqu’il a passé une loi obligeant tous les véhicules à arrêter complètement avant de traverser un passage à niveau, nous nous sommes conformé personnellement à cette loi en dépit du grand nombre d’automobilistes qui ne 1 observaient pas, la jugeant très sage, et nous le verrons avec plaisir prendre les mesures nécessaires dès le printemps prochain pour forcer les délinquants à se soumettre.L’arrêt obligatoire a trop bien réussi pour qu’on m* le fasse pas strictement «rande* entreprise* ont observer par tous les conducteurs découvert oc besoin moderne de » • .„ ’ .coordonner leur* dessins et leurs Le nouveau projet d examen des conducteurs devrait contribuer, plus encore que la loi d’arrêt obligatoire aux passages à niveau, à réduire le nombre des accidents sur les grandes routes.C’est ave*' de telles mesures qu’on réussira à faire de notre province In plus sure au point de vue de la circulation.SECTION D’ART ET COULEUR Comme les couleurs varient si souvent, et que les combinaisons de couleurs d’un seul modèle peuvent varier plusieurs fois en une seule année, on a recours à la section d'art et de couleur.Les préposés à cette section s’occupent d’obtenir les informations les plus modernes et les plus précises sur la Le vicomte de COVENTRY décédé à l’age de 91 ans, en Angleterre.semblent avoir plus d’attrait pour les ventes, le mois suivant, et les couleurs courantes sont mentionnées pour comparaison.Les prédictions de février comprenaient les nuances de deux douzaines d'autres industries, et comme exemple, elles donnaient les couleurs favorites de la soie: beige, brun, puis vert, puis bleu, gris et rouge, telles qu'annoncées par Paris.POUR ALLER DE PAIR AVEC LA BEAUTE Aucun marchand ne peut négliger l’influence que la couleur, le dessin, le style et la beauté exercent sur son commerce.La demande pour la beauté ne se restreint plus aux confections et merceries, mais à toutes les nécessités de la vie.Voilé que tout entre dans le cachet de la beauté, même la cuisine.les prélarts, les toiles, etc.La ménagère demande maintenant longue durée et endurance, comme autrefois, mais elle exige en plus de l’élégance, de In beauté et du eu- IMMEUBLE et CONSTRUCTION Joan-Louis DUSSAULT styles, et ceci a résulté en un vaste mouvement qui prend tous les jours de l’ampleur, dans toute l’Amérique.L'époque actuelle de l’indus-, trie automobile a été caractérisée j récemment pur l’un de ses premiers j chefs comme "la concurrence de la t beauté." L'ART MODERNE DANS L ES SEX m St-Alphonse d'Youville et S.S.Mgr Murray LES PAROISSIENS OFFRENT LEURS HOMMAGES A MGR L’EVEQUE l-Ll DE VICTORIA Les paroissiens de Saint-Alphonse d’Youville viennent d’adresser à S.G.Mgr Murray, évêque élu de Victoria, la lettre qu’on lira plus bas, accompagnée d’un cadeau.La paroisse St-Alphonse d’Youville, comme on le sait, est dirigée par les Pères Rcdemptoristes.Les paroissiens ont voulu témoigner leur reconnaissance à l’endroit de cette communauté à l’occasion de la nomination du premier Rédemp-toriste canadien à l’épiscopat.Montréal, Que., le 7 mars 1930 Fête de saint Thomas d’Aquin, d.A Sa Grandeur Monseigneur Gerald Murray, évêque élu de Victoria, Colombie-Anglaise.Monseigneur, Nous, paroissiens de St-Alphon-se de Montréal, avons appris avec une très grande joie le choix qu’a fait le Saint-Siège de Voire Grandeur pour diriger le diocèse de Victoria, et nous nous empressons d’en rendre de cordiales actions de grâces à la divine Providence.Et puisque nous sommes sous lu direction des Révérends Pères de la Congrégation du Très Saint-Rédempteur, nous sentons que ce nous est un agréable devoir de vous offrir, Monseigneur, nos plus respectueux hommages.Aussi, à l’occasion de votre élévation à l’épiscopat, nous ne pouvons laisser passer sous silence cette consécration d’un premier évêque Rédemptoriste au Canada.Monseigneur, nous croyons sincèrement (fue c’est un devoir sacré pour nous de vous exprimer nos sentiments de reconnaissance à l’égard des Révérends Pères Ré-demptoristes.Nous connaissons parfaitement bien tout ce qu’ils font pour le salut des Ames, en se multipliant dans la prédication de la parole de Dieu, et en se sacrifiant sans relâche dans la desserte des paroisses confiées a leur direction, et spécialement dans la nôtre.De plus, Monseigneur, nous croyons fermement que Dieu accorde aux fidèles dirigés par la Congrégation du Très Saint-Rédempteur des grâces spéciales pour la pratique (les vertus fondamentales du christianisme: l’humilité et l'abnégation de soi.C’est que ces vertus, éminemment chrétiennes, sont d'abord pratiquées par les Révérends Pères eux-mêmes.Leur stricte observance de la sainte pauvreté religieuse, leur dévouement inlassable pour lu conversion des pécheurs favorisent grandement le maintien de la foi et de la ferveur dans les aines croyantes, et procurent d’une manière visible la plus grande gloire de Dieu.Nous pouvons dire, sans crainte de nous tromper, que leur exemple de vie en Dieu et pour ylcu i’st une des plus grandes forces ‘lu catholicisme pour combattre le matérialisme °* lp socialisme.I.a penser que la saine tradition de nos langues maternelles, de nos •Jioeurs honnêtes parce que sévères, i no' écoles, de nos paroisses H or notre ordre social sera, conti- nufe par „n diseipip (|(, iS!,jnl • pnonsr A l’extrémité ouest de notre | nraii pays, nous remplit de joie.ii , * '«PPlions Notre-Dame du ! Secours, Monseigneur.; d Obtenir A Votre Grandeur de nombreuses années bien remplies ; gour la p|us grande gloire du Très- Saint-fiédempteur.¦ Lf multos f( faustlssimng niutot! I;!wJ’AHoissiens de saint-al- ADIE-RH-LIGUOHI de ; MONTREAL J Avfz.vous oesoîn (Te bons j lores?i, A,lr«sez-vous au Service de ! librairie du "Devoir”, 430 rue I Notre.natne est, Montréal.(Té* 'pphnne: IIArhour 1241» AN1IK0R LAURENCE LES VENTES D'IMMEUBLES A MONTREAL TaMrau du Montreal ncal Estate Board pour Ja semaine: Lots vacants Immeubles Nombre Valeur Nombre Valeur A Montréal .50 152,498 117 1.266,209 Municipalités de la banlieue .27 61,686 38 530,259 Total .77 214,184 155 1,796,468 77 214,184 Total des ventes reunies .232 2,010,052 Total semaine précédente .258 2,155,688 Diminution 68 145,036 Les ventes de la semaine Viaduc C.P.R.et Scotland, The Dominion Foundry Supply Co.Ltd.à Geo.W.Reed & Co.Ltd., *101,-000.10Ô0, lOüt» St-Denis, suce.Mme Raoul de Beaujeu, A La Corporation de I’hopital Saint-Luc, $90,000; 3462.54X2 Sherbrooke ouest, 3462, 5468 Sherbrooke ouest, succ.Adonius Poirier à succ.J.-Bte.-Avila Corbeil, $73,500.Grosvenor, Marie Eudozie Paquin à D’Avignon Delfosse, $00,000.941, 940.Côté, Augustus Harris A Montreal Tramways Co., $47,500.1191.1197 Bleury.Robert J.Younge à Dennis McAdam Coughlin.$40.000.1345, 1349 Beaubien E„ 0500, 0506 de Lanaudière.Orner Saint-.lean A Mme Augustin Blondin $35-000.Téléphone: BEIair 8013-W Réa.4932 St-Denis, Montréal The Valley Realty Co.Ltd J.-H.LAFRAMBOISE, près.Immeubles et finance* Tel.FRontenae 2138 Bureau : 4451, St-Hubert Angle Mont-Royal f^JlF Immeuble général et Prêts hypothécaire» 3985 rue WelUnctoa Tél.YOrk 4707 COM PqUNO && vL .’t .v* CONTRE LE Oî Des milliers de rhumatisants ont trouvé un soulagement permanent en prenant les poudres Arex, élaborées par le célèbre Dr.Well.Pourquoi ne rechercheriez-vous pas.vous aussi, le bienfait de ce soulagement permanent?Le secret du succès d Arex.c est qu'il va Infailliblement A la racine même du rhumatisme.Essayez-le! Très efficace aussi contre névralgie, grippes, migraines, goutte l'Insomnie, sciatique, etc.Chez tous les pharmaciens Prix: *1.00 THK AREX COMPANY I.évls, P.Q.CESSEZ DE COl'Klll DES RISQUES AVEC VOTRE JARDIN Pourquoi perdre votre temps A planter des semences de qualité Inférieure?Assurez-vous un Jardin sain cette année en choisissant les ORA1NES EPROUVEES D EWINO Elles sont Inspectées par le gouvernement et\ empaquetées d'après vos ordre» spécifiques.Demandez aujourd'hui même par lettre notre soixante et unième annuaire sur les graines THF WILLIAM LWtNCt COMPANY LIMITED 412-4LI me McOIII Monlrèal vous ne pouvez pas ignorer un article de valeur" rsif CAT.La Pierre DESCO est toute indiquée dans la construction d’Eglise», d Ecoles, et d Edifices Publics qui doivent avant tout être construits à l’épreuve du feu.La Pierre DESCO employée couramment pour le remplacement de portails, fenêtres, rosaces, balustrades, colonnes, etc.en bois, se prête admirablement bien à la reproduction de tous travaux d’art et d’architecture.Ces travaux sont permanents et n’ont pas besoin d’être souvent réparés et repeints.FcnStr* gothique construite entièrement de PIERRE DESCO -Le vitrage eet fait directement eut la pierre «ans cadrage de boia ou de fer.Notre département de modelage, sou» la direction de dessinateura et •eulpteure experts, est spécialement outillé pour la reproduction fidèle en Pierre Deaco.de fenêtres, rosaces, portails, balustrade*, moulures, etc.en bois, détériorés et qui demandent à être remplacés.Rsnss/gnsmcnts •< prix rar «fsmsnrfs La Pierre DESCO Limitée 107» Ave.Courtrai, - - - Côte des Neiges, Qué.Téléphona ATIantle k7t>9.Un pays étrange, où les poteaux totémiques Indiens dressent vers le ciel leurs formes fan-tastiques .où le soleil brille à minuit • • où les glaciers millénaires viennent s'effriter dans U mer .où les villes s'accrochent aux falaises escarpées, En root*, arratat-voui à Banff, la caUbrc station tharnula das R©-ckawitt.Asé ftr T»ur A— Vous faites une croi* sière merveilleuse de Vancouver à Skagway, sur un vapeur 'Princess'' du Pacifique Canadien .un trajet de 1,000 milles, toujours en vue de côtes pittoresques.De Skagway, vous allez en chemin de fer au lac Atlin ou White Horse.Panai un* ««main* au moins au luxueux h ôtai "Banff Sprln*».” PacifiqueConâclien nirrc Vlfftr M(îcJZtw£mïun?m« effCHPrrtrims .jrûtmuoMS.LWtACt.MU OOUltUft- ilüw PMTûUT rtoi>nii>: I arl modvrne, qm a mis non pmpralnla »ur I h»»*x 1*40.«•¦i cararleriatiqui1 dan* ra panneau pour le» inatru-menl».L rnradrrmrnt rai (ini argent al Ira différant* indicateur» vint da forma tout à tail modern* ^ Un mil que Ira drasina ' .-W-Wr'W.-V-W * v * ¦> • .*+ VW.-W-W «f -* y - v '4', 1 -.-¦ .yheure en heure, le jour en jour, la nachine à écrire UNDERWOOD épargne du temps: — le principal faetpur en affaires, elle est 22% plus rapide que toute autre machine à écrire.Plus de 3,000,000 en usage.United Typewriter Co.Limited 639 rue Craig Ouest, MONTREAL Tél.LAn.4241 J* ff0#*** d£.lftydr0'^Cctridté Canada t ' 1910 975450 HP.1920 2,508.454 H.R 1930 a 5*727*600HJ?IA puissance de l’Industrie hydro-* électrique du Canada e»t aujourd’hui trente foi» plus élevée qu’tl y • trente ans.Le progrès économique du Dominion est en très grande partie lié à l'exploitation de noa forces hydraulique*.Noua offrirons bientôt les valeurs d’une Compagnie qui mettra en oeuvre l’une des principales forces hydrauliques du Canada.NESBITT, THOMSON & COMPANY LIMITED 33$ ouest, rue St-Jacques.MONTRÉAL Québec Ottawa Toronto Hamilton London.Ont.Winnipeg Saskatoon Victoria Vancouver SOT F Comptai portés t marge raisonnable Bruneau & Rainville Membre» de la bourse de Montréal.Membre» du Montreal Curb Merket, _ Montre*! “fcrvr.&’sr Quebec 71.ru* St-Flefr# Ttl.1 J-Hlat VOLUME XXI — No 61 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 MARS 1930 13 COMMERCE et FINANCE Nos échanges internationaux Le commerce extérieur du Canada n’a lias été satisfaisant l’an dernier, dit le bulletin de la Banque Canadienne Nationale.Il ressort des plus récents relevés de l’Office fédéral de la statistique que, de 1928 à 1929, la somme de nos échanges a fléchi de 89 millions de dollars, passant de 2,596 à 2,507 millions; que nos exportations ont subi une contraction de 166 millions, alors que nos impor- U1U tâtions augmentaient de 77 millions [ tjon (|e 23 millions et qu’en conséquence l’année der- rétabliromt sion, sauf les fibres et textiles où ; il y a une diminution d’ailleurs peu ; importante.Nos exportations de j produits agricoles et végétaux sont j en recul d pelus fie 221 millions j par rapport à 1928.Nos livraisons de blé ont fléchi j de 365 à 211 millions de boisseaux.' soit de plus de 42 pour cent, ce qui représente une différence de 184 millions de dollars.11 y a lieu d’espérer qu’il ne s’agit là que de ventes différées et qu’au cours des prochains mois un important volume de blé s'acheminera vers l’Europe.Mais nos exportations de produits animaux, qui ont subi une contrac-de dollars, se peut-être plus diffici- 25eme Assemblée Générale Annuelle de la Compagnie d'Assurances LA PREVOYANCE tenue à Montréal le lundi 10 mars 1930 Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ïii ARPENTEURS A INGENIEURS COMPTABLES nière se solde par une balance dé-1 lenient.favorable du commerce d’environ.l-, piUpart de nos exportations 90 millions, à rapprocher d un ex- ; de produits alimentaires d’origine cèdent d’exportations de 152 mil- animale marquent depuis une dizai-lions en 1928.D’une année à l’au- ne d’années un sérieux déclin, notre, le débit de nos comptes inter- | taniment les viandes, le beurre et nationaux s’en trouve donc alourdi de 242 millions, soit à peu prés l’équivalent de l’apport annuel du tourisme, qu’on estime à environ 250 millions.Bien qu’il n’existe pas de statistique des éléments invisibles de la balance des comptes, on peut sans doute affirmer qu’il n’est aucun poste d’actif dont l’accroissement puisse compenser ce déficit.L’expansion de nos importations n’a rien d’anormal : la grande activité économique des trois premiers trimestres de 1929 suffit à expliquer des augmentations de 20 millions sous la rubrique fers et aciers, de 22 millions dans le groupe des métaux autres que le fer, de 23 millions sous l'en-téte minéraux non métalliques, où figure le charbon.Le tableau de nos exportations révèle des accroissements de 45 millions dans nos ventes de métaux autres que le fer (aluminium, cuivre, or, nickelx, d’une vingtaine de millions dans nos ventes de fers et aciers, cl tous les autres groupes d’objets fabriqués ou semi- ouvrés accusent une légère progrès- i du Canada.les oeufs.C’est aux Etats-Unis, où' nous trouvons notre plus important j débouché, que nous avons perdu le plus de terrain, sans doute à cause des droits de douane très élevés dont la plupart de ces produits ont été frappés on 1921 et en 1922.Une compilation de l’Office fédéral de la statistique fait ressortir, entre autres, les diminutions suivantes, entre le dernier trimestre de 1921 et le dernier trimestre de 1929 : 84,-930 têtes de bétail, 103,285 moutons, 19,76(1 quintaux de boeuf, 38,400 quintaux d’agneau et de mouton, 1,430,000 livres de beurre.Le ministre fédéral de l’Agriculture avait exprimé l’intention de convoquer les éleveurs canadiens les plus importants, en vue d’examiner avec eux la situation, lorsque son état de santé le contraignit a remettre à plus tard la réunion projetée.Espérons qu’elle aura lieu bientôt, et que l’étude de l'industrie et l’analyse de nos principaux marchés suggéreront aux intéressés les moyens d’améliorer celte branche de la production, qui tient une large place dans le commerce extérieur CONSEIL D’ADMINISTRATION Président : HECTOH H.RACINE Vice-president et Directeur général de Alphonse Racine, Ltée.Membre de la Commission Consultative du Tarif, Ottawa.Administrateurs : .1.H.FORTIER President de Cie P.T.Legaré, Ltée.Administrateur de la Caisse d’Economie de Notre-Dame de Québec.Administrateur de Canada Steamship Lines, Ltd.Administrateur de Canadian International Paper Co.Administrateur de Quebec Power Go.MAXIME RAYMOND, C.R., M.P., de l’Etude Perrault t ENTREPRENEURS GENERAUX SPECIALITE: Edifice» RrilKieux — Béton armé H.DUFRESNE &, FILS, Ltée Ouvrage an contrai — Pourcentage ou journée — Estimés et deaain» fnurnia sur demande — .10 année» d'expérience — Satisfaction garantie.Résidence : 44 ST-MATTH1RU :: St-Laurent : Tél.BY 1759 Bureau: 39, RUE HT-JACRUES O.:: :: MONTREAL Tél.: HArbour 2069.¦^3 PETIT AGENDA DU MONDE PROFESSIONNEL "On a .murent brnoin tVun plus "ferre" que nni" — (lirait Lafontaine L’aa canadien BARKER, tué dan» un accident d'avion à Ottawa.Dan* Mitiftonncuvr M.Kiimianl Flamand, avneat, candidat è l'échevinage dan* le quartier Maisonneuve, ouvrira aa éampajne élrrtoralr par une as* Emblée, dans I* jJ*R® du marché alsonneuve, Ontario est.demain, i 2 h.j> m.Les dame» iont Invitées.Plusieurs orateur» adre»* seront Is parole.Notaire HArbour 7ir»7 Brlangrr & Brlangrr Prêta hypothécaire» U rue Bt*Jecque» eel • Montréal Professeur T*i uptown t»si Co ir» prép»r»lotr* uu prutoMsur K «ne Savoie, 1.1- LE.Bariistler ê»-ert» st scianoM Droit.Médecins.PhermaeM Art Dentaire Cours rlsMilque.commertlai 1449 SH! Sons prirésa.RHROOKS OURST 1,41 prewM* à travers Ira âge» FRANCE ** ALLEMAGNE - AN* GLETKRRK ETATS-UNIS Par Paul
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