Le devoir, 14 juillet 1911, vendredi 14 juillet 1911
DEUXIEME AN N EE—No.163 MONTREAL.VENDREDI 14 JUILLET, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .* «3.00 BNION POSTALE «6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA • .«a - «1.00 4 »: « a » «1.50 • a H a K «2.00 ETATS-UNIS UNION POSTALE LE DEVOIR Rédatfhon et Administration i 7la RUE SAINT-JACQUES / MONTREAL, TELEPHONE® ADMINISTRÉ REDACTION ï ^ ^.^’460 Main 7461 Diredleur : HENRI BOURASSA LA CONFERENCE IMPERIALE vu Rebuts d’émigration.— Navigation océanique.Comme suite à in question de naturalisation.M.Churchill fit*mo-tion que les Dominions adoptassent une politique de coopération 'avec le gouvernement britannique afin de ne pas laisser à la Grande-Bretagne le seul fardeau des émigrants étrangers que les colonies.refusent de recevoir et renvoient en Angleterre.M.Batchelor fit modifier la proposition de manière qu’elles’appliquât également à tout pays d’empire.Les délégués canadiens acceptèrent sans mot dire cette condamnation implicite de l’abominable régime d’immigration primée qu’ils ont tant pratiqué.Sir Joseph Ward fit aussi accepter une proposition, modifiée! suivant les vues du gouvernement impérial, afin de permettre d’intenter, dans tout pays britannique, des procédures légales contre les déserteurs du foyer qui abandonnent leur famille à la charité publique.dans toute autre partie de l’empire.Le but est louable, mais l’application pourrait ouvrir la porte à de^graves abus.C ’est un autre sujet à ajouter à 1 ’enumeration des empiètements de la conférence sur le domaine du droit civil.M.Laurier -en fit l’observation, mais laissa voter la proposition.# * # Abordons maintenant l’un des sujets les plus importants, celui.des lois et du commerce maritimes.Le 2 juin la conférence discuta une proposition de M.Fisher demandant l’uniformisation des lois britanniques et coloniales sur la navigation, dans le but d’encourager la marine de commerce et les équipages britanniques.M.Pearce, membre de la défense en Australie, protesta énergiquement contre l’autocratie du Board of Trade (ministère impérial du commerce) qui, à chaque tentative de législation aux colonies, leur rappelle que le statut impérial, le Merchant Shipping Act, a préséance sur les lois coloniales, même dans les eaux territoriales des colonies.Il dit qu’avant de rendre la législation uniforme, l’Australie voulait inscrire librement dans ses statuts les lois qu’elle a le droit d’adopter.M.Findlay, procureur-général de la Nouvelle-Zélande, dit que le gouvernement impérial avait empêché pendant deux ans la sanction d’une loi néo-zélandaise.Sir Joseph Ward déclara que les législateurs coloniaux connaissaient mieux les besoins de leurs pays que le •parlement, impérial.M.Brodeur se joignit à l’assaut.Par extraordinaire, il commit encore une gaffe.Il dit qu’au Canada tout avait, bien été jusqu’en 1894, alors qu’un nouveau statut impérial avait rejeté la.législation canadienne dans le chaos.Le ministre anglais du commerce insinua, délicatement à notre amiral qu’il ne connaissait pas le premrier mot de la question, puisque le statut do 189^n est qu’une refonte des lois antérieures et qu’il ne contient aucun dispositif nouveau applicable aai Canada.M.Buxton consentit à laisser passer la proposition après en .avoir fait atténuer les termes, de manière à la rendre inoffensive.Il ne prit aucun engagement et déclara nettement aux représentants des “puissances” que le Board of Trade, était tenu tout d’abord “de considérer les intérêts du-commerce»du Royaume-Uni.” Mais ce n’est que le 19 juin, lorsque Sir Joseph Ward posa carrément la question sur le terrain de l’autonomie coloniale, rpie le ministre anglais dévoila toute sa.pensée : les autorités impériales veulent bien uniformiser les lois britanniques et celles des colonies—pourvu que la législation britannique reste souveraine.Le premier ministre de la Nouvelle-Zélande proposa cette motion: The self governing Dominions have now reached a stage of development where they should be entrusted with wider legislative powers in respect to British and foreign shipping.; Les possessions autonomes ont maintenant atteint un degré de développement gui leur donne droit à l’exercice de pouvoirs législatifs plus étendus relativement au commerce maritime britannique et étranger.La conférence employa deux séances-entières à-l’étude de cette importante proposition.La première fut consacrée exclusivement à, la-question indoue.J’ai résumé ce débat mardi.A la deuxième réunion.M.Buxton formula longuement les objections du gouvernement britannique.Il dit que les autorités impériales ne mettraient pas d’obstacles aux lois coloniales réglementant la navigation intérieure ou côtière, ni à l’adoption de mesures réciproques entre les colonies, concernant les équipages maritimes, pourvu que ces lois et es mesures fussent restreintes aux vaisseaux enregistrés dans les colonies et pour le temps seulement où ces vaisseaux séjourneraient ou navigueraient dans les eaux territoriales des colonies: mais qu’il ne concéderait rien de plus.Comme le Canada ne possède pratiquerment pas de marine marchande faisant le commerce océanique, cette concession est insignifiante—sans compter que ce droit restreint, le -Canada, comme l’Australie, prétend le posséder déjà en vertu de sa «constitution.M.Laurier l’a affirmé à la conférence.Du reste.M.Buxton motiva très bien le refus du gouvernement britannique de se dépouiller da son autorité suprême.La plus grande partie du commerce maritime, entre les possessions anglaises et l’étranger.se fait sur des navires au long cours ne poursuivant aucune marche régulière ; les navires du Royaume-Uni font plus de commerce de liante mer que toutes les flottes coloniales et étrangères, par consé-iiuent toute mesure restrictive, adoptée par les colonies, atteindrait beaucoup plus de vaisseaux anglais que de navires étrangers; de plus, les gouvernements étrangers répondraient probablement par des mesures do représailles, et le commerce maritime de l’Angleterre serait ainsi doublement frappé, aux colonies et à l’étranger.Ne voyant pas la possibilité de modifier la proposition d’une manière satisfaisante, il pria Sir Joseph Ward de la retirer.Le Néo-Zélandais s’y refusa péremptoirement, disant que son pays avait absolument besoin de pouvoirs additionnels pour protéger ses marins contre la concurrence des Tndous.MM.Laurier et Brodeur l’appuyèrent.Mari l’opposition des ministres anglais paralysa les autres délégués.Afin, sans doute, de ménager l’amour-propre de Sir Joseph Ward! -M.Harcourt, ministre des Colonies, déclara, que le gouvernement britannique s abstiendrait de voter.Les délégués de l’Australie, de l’A-fnquo-Sud et de Terrcneuve suivirent son exemple.La Nouvelle-Zélande et le Canada restèrent seuls.Aucune inscription d adoption ou de rejet ne fut faite au compte rendu communique aux journaux le 21 juin.Mais dès le 20, le Times annonçait que la proposition avait été rejetée.Et c’est encore l’une des “victoires” dont M.Brodeur se glorifiait l’autre jour.Celle-ci est tout juste aussi authentique que ses fausses citations du Devoir, découpées dans les colonnes du Canada, du Soleil et de la rigie, avec suppression des noms de ces journaux! Henri BOURASSA.POUR LA FRANCE C’est n/ujourd’hui la fête of fi.(•idle de la France.•Vos cousins d "outre-atlantique savent que nulle part plus que fiiez nous on ne fera, pour la grandeur de la, France, des voeux ardents et désintéressés.Nous nons souvenons.DEMAIN: La chronique de musique du R.P.Lefebvre S.J.La chronique franco^ américaine de R.Grand-champ.BILLET DU SOIR HISTOIRE NAVRANTE Je suis bien malheureux! J’aimais d’u-n amour tendre une blonde enfant aux yeux bleus comme les couvertures des livres du même nom.Chez elle, j’étais reçu avec bienveillance et civilité tous les mardis, jeudis et dimanches.Le jour dominical j’y allais deux fois: l’après-midi et le soir.Son père, un homme des plus graves, et sa mère, une femme supérieure, m’accueillaient comme un fils et j’entretenais dans le coin le plus profond de mon coeur l’espoir de devenir leur beau-fils.'¦> Beau-fils! Oui.Ceci n’eût pas amélioré mon physique; mais, que voulez-vous, c’est une bizarrerie de la langue.Je faisais mille rêves et des économies en vue de mon prochain mariage.Les jours de fête, je dépensais quelques sous pour ma •doulce.Je lui achetais des marguerites que nous épétaliems ensemble : —Elle m’aime, un peu, ¦ beaucoup, passionnément, à la folie, disait toujours la gentille pâquerette.A l’occasion de l’anniversaire de naissance de ma f uture belle-mère, je me fendis d’un bronze: c’était une horloge.Elle symbolisait les douces heures passées dans l’honorable, foyer.A mon anticipé beau-père, j’offris, le jour qu’il reçut les palmes, une paire de pantoufles brodées en cachette et en soie par mademoiselle sa fille.A mon petit beau-frère et à ma petite "belle-soeur je donnais dès jouets et des bonbons et je caressais Fédor, le chien de la maison.Bref, j’avais su plaire à toute la famille et personne, je le croyais, ne pouvait me déloger de ma position.Hier soir, comme 'd’habitude, je rendis visite à ma fiancée.Ici, laissez-moi sécher un pleur en songeant à mon bonheur perdu.Comme toujours, mon adorée était joyeuse, et souriante, et scs dignes parents me firent fête.Nous nous installâmes tous dans le coquet salon où trônait sur la cheminée, mon portrait, tout près du bronze de belle-maman, entre deux modestes pots en grès.Par moment, Monsieur et Madame mes beaux-parents espérés échangeaient quelques mots à voix basse.J’en profitais pour pousser des oh! amoureux à ma bien-ai-méc qui me répondait par des ah! langoureux.C’était peu, mais c’était assez: nous nous comprenions.Tout à coup, maudit soit cet instant, nous parlâmes des nouvelles du jour.—Oui, fis-je bien naïvement, j’ai vu ça dams La Presse.Ma remarque jeta un froid; tous se regardèrent interloqués : —Antoinette, Hector, s’exclama madame la mère de ma promise d’un ton sec, en s‘adressant à ses enfants, allez à la cuisine.Les petits sortirent et beau-père, l’air courroucé, s’approcha de la cheminée 'et se mit à remonter l’horloge symbolique.Ma fiancée était figée.Je n’y comprenais rien; le geste de beau-père était-il une invitation à déguerpir?Machinalement je prononçai un bout de phrase, je pris mon chapeau et je me saurai comme un malfaiteur.La nuit que je passai fut atroce; pas un instant je ne fermai l’oeil.De bonne heure, ce matin, celui que, je n’appellerai jamais plus beau-père m’a fait parvenir ce billet explicatif: Monsieur.“Veuillez cesser vos fréquentations.Nous sommes des gens respectables, sackez-le, et nous ne saurions donner notre enfant à un in-dividu qui se délecte à la lecture de La Presse.X.Je compris.Malheureusement il était trop tard.Ah! je suis bien malheureux ! NAP.TELLIER.QUAND ON VEUT Un brave compatriote nous écrit : Il y a quelques jours j’étais à Dauphin, ville exclusivement anglaise.On me dit que j’avais une lettre enregistrée au bureau de poste.J’envoie alors cette note au maître, de poste (un anglais) : Voulez-vous remettre ma lettre enregistrée à Z?(un Canadien) et le Post Master de lire : Volé vo rimett mes lett registred à Z., et de répondre: Oui je va rimett, that’s all right.-+- Une deuxième victime Ottawa, 14.— Théophile Truciel, qui a été blessé à la tête eu travaillant ft -la Piazza Laurier, a succombé à ses blessures.C’est la deuxième victima^de ect accident.Le feu et la forêt Eu même temps que le feu brûle des centaines de citoyens d’Ontario et consume des millions de pieds de bois appartenant à la Couronne,- le service forestier du ministère de l’Intérieur à Ottawa, publie un bulletin extrêmement instructif et important sur la dévastation des forêts par l’incendie.Il est difficile, impossible même, d’évaluer d’une façon précise les pertes subies de ce chef par le pays.Pendant longtemps la forêt ne fut aucunement protégée.L’industrie du bois à ses débuts, le défrichement restreint à certaines régions, l’exploitation des voies ferrées à peine commencée réduisaient les dangers au minimum.Pou à peu cependant toutes ees agences d’activité pénétrèrent au coeur de la forêt et elle commença à en souffrir et d’autant plus sérieusement que les moyens de protection restaient toujours à peu près nuis.Rien d’étonnant donc que les officiers du ministère de l’Intérieur déplorent aujourd’hui un.état de chose lamentable.Au bas mot, disent-ils.le feu a détruit 2,185 billions de pieds dç bois, ce qui représente pour les différents gouvernements propriétaires des forêts une-perle do retenu de plus d’un milliard de, piastres.Et aujourd’hui encore la destruction forestière par le feu équivaut à la coupe régulière pour les fins de commerce.Cliiiïres énormes qui devraient décider enfin les gouvernements à prendre tous les moyens nécessaires pour enrayer le mal.Il ne, peut être question, malheureusement.de l’arrêter complètement, ear le meilleur service do surveillance et de protection ne saurait prévenir toutes les causes d’incen-dit.Mais l’on devrait au moins faire respecter les lois actuelles, les perfectionner si nécessaire, et organiser un service de gardes-feux assez nombreux et suffisamment rémunérés pour leur permettre de faire un tra.vaiJèfftcaee.Le Canada, disent les officiers du ministère de l’Intérieur, est le pays qui dépense, le moins pour la protection de ses forêts.II est pourtant l’un des plus intéressés à les conserver puisqu’il est le seul avec la Russie dont la production ne dépasse pas la croissance annuelle.La Suède, la Norvège, l’Autriche et les Etats-Unis qui sont, avec ](> Canada et la Russie, les seuls pays exportateurs de bois, s’épuisent rapidement, et quels que.soient leurs efforts pour reboiser leur territoire, le temps viendra où le monde entier devra pendant une génération au moins s’approvisionner ici ou en Russie.C’est dire quelle valeur représenteront alors nos forêts si nous savons les conserver.L’on dit souvent que la forêt est le plus riche actif des provinces et cela est vrai.Raison de plus pour la protéger efficacement.JEAN DUMONT.M.Laurier chez la “ Presse ” Etrange magie, mystérieuse puissance des mots! Beaucoup qui, de lionne foi, se scandalisèrent d’entendre Bourassa prédire que le prestige de M.Laurier sombrerait “dans la crotte,” auront lu sans émoi la note triomphante où la Presse annonçait que le même M.Laurier, retour d’Europe, lui avait réservé sa première visite.Et quelle boutique pourtant évoque plus directement l’image de la bouc — nous adoucissons les termes — que cette maison de la Presse! Et pourtant il y a, entre le mot de Bourassa et celui de la Presse, toute la différence d’une prédiction qui pouvait paraître hasardeuse, à la brutale constatation d’un fait pire encore! M.Laurier chez la Presse! Voyez-vous bien toutes les images qu’évoque ce rapprochement?Songez au Premier Ministre,— distingué par nature, intelligent, d’esprit délicat et portant le double faix des plus liantes fonctions politiques et d’une vieillesse vénérable à ses adversaires mêmes.Il arrive d’Europe, il a représenté son pays au sacre du roi, dans l’antique abbaye de Westminster,et à la table de la conférence impériale, où se débattait le sort do quatre cenj millions d’hommes.Il a reçu de ses concitoyens un accueil que ses flatteurs disent sans précédent et il se dispose à reprendre la direction des affaires de I nation.La gloire le couronne, disent ses thuriféraires, et nous voulons ce soir qu’il s’endorme dans une apothéose! - Au réveil, le grand homme éprouve le besoin d’un tête-à-tête inspirateur.Charles-Quint, en semblable occurrence, allait demander aux cendres de Charlemagne le secret de la grandeur.M.Laurier se rend chez la Presse: “Sa première visite, il a eu l’amabilité de nous le déclarer lui-même, a été pour la Presse.” Il faudra découper et garder petite note qui s’étalait eu Ifiènie page de la Presse de mercredi.("est un document qui intéresse à la fois la psychologie du premier ministre et notre situation politique.Car la visite de M.Laurier peut avoir deux motifs: elle peut être le fruit de cet étrange défaut de répugnance qui fait qu’un homme personnellement propre tolère sans révolte apparente le voisinage et la compagnie de tant d’individus tarés ou peinturés; elle peut être l’acte d’un chef qui, sentant qu’il joue sa suprême partie et que la victoire peut dépendre d’un souffle, se résout aux derniers expédients.Beaucoup, en tout ccis, parmi les fidèles qui l’ont eutendu s’écrier mardi soir, les cheveux au vent, avec une ardeur qu’on ne lui connaissait plus: “Je dis aux vieux comme aux jeunes ce que disait Henri IV: Buivez mon panache blanc, vous le trouverez toujours sur le chemin de l’honneur et de la gloire.Suivez mon panache Wane: c’est ma chevelure de 69 ans!” beaucoup ont dû murmurer: Ces cheveux blancs, tout de même, nous conduisent en de bien singuliers endroits.Mais il faut peut-être s'incliner et saluer au passage la justice immanente.M.Laurier a été comblé par la Providence et par son pays; il a abusé dre dons magnifiques que l’un et l’autre lui avaient, généreusement.départis; la justice exige qu 'il soit châtié.Qui, cependant, parmi ses pires adversaires, lui aurait souhaité ce dernier opprobre?Qui lui aurait souhaité de finir dans les bras de la Presse?Orner HEROUX.FAIS CE QUE DOIS ! LE DÉFI D’ARMAND LA\ üRGNE O 'J M.Lemieux acceptera-t-il ?(Spécial au ‘‘Devoir") Québec, 14.—11 est bien difficile de se procurer le “Devoir” ici ce matin, lui lettre d’Armand La vergue à M.Rodolphe Lemieux l'a fait sc vendre encore plus rapidement que d'habitude.A dix heures, toute la ville savait que le député de Montmagny invitait le ministre des postes à le rencontrer ou lui demandait d'accepter la discussion n'importe où, n’importe quand et à n’importe quelles conditions et M.La vergue était appelé au téléphone de tous entés pour savoir si M.Lemieux allait accepter.C est la question que tout le monde se pose en s’abordant.—Penses-tu que Lemieux accepte?—Et toi, quelle est ton opinion?—Sapristi, il est bien difficile qu'il recule.—Encore.—Comment encore.Mais La vergue ne pose aucune condition.—Il reste toujours la question de hiérarchie.—Ca ça ne prend pas beaucoup avec le peuple.—En tout cas, ne risque pas un sou sur Rodolphe.L'opinion générale est que M.Lemieux après son attaque contre les nationalistes au cours d’une démons- tration supposée être non politique, ne peut pas décemment refuser de faire face à la musique.Par contre, dans les cercles ministériels, où l'on connaît le mieux Rodolphe l'impression est que le iniirs-tre des Postes n’osera pas et que ses amis ne.l’encourageront pas à accepter.L’on est plutôt porté à regretter la tirade du ministre et à l ù reprocher ses bravades à tout propos qui cadrent si mal avec sou attitude si peu brave en face de l’adversaire.Un ministériel très habitué à la mentalité populaire disait ce matin : M.Lemieux n'acceptera probablement pas et ce, sera une mauvaise affaire ajoutée à son refus d’aller à Papineauville.On dirait que le ministre des Postes ne connaît aucunement le tempérament de ses adversaires.N.R.—Ici à Montréal la lettre de La vergue a fait sensation aussi.Hier soir l'opinion d’un certain clan opinait à croire que M.Lemieux accepterait, mais le “Canada” de ce matin n’iudique pas eue le général lîomn-poff ait retrouvé la belle allure qu'il avait sur le perron de la Madeleine à Paris, où il n a voit pas d’adversaire.GROUPER NOTRE PEUPLE Qu’elle s’en couvre! Dans une note publiée mardi, nous annoncions que les reporters des grands journaux qui avaient prêté leur concours aux organisateurs de.la manifestation Laurier avaient reçu leur récompense.A ce propos, la Patrie, hier soir juge bon.elle, une feuille modérée, de nous traiter de menteurs, de vipères, et nous somme de lui donner les noms.Nous n’avons pas à désigner nommément ceux qui ont touché le juste salaire des services rendus aux organisateurs de la manifestation de l’autre soir.Cela n’en illustrerait pas davantage les moyens employés pour faire Ire grand triomphes.Le geste de ces serviteurs n’est nullement surprenant.Qui est à la peine doit être aussi à la caisse.La Patrie n'ignore pas d’ailleurs, malgré ses gestes de petite oie blanche, que les manifestations ministérielles, pas plus que les élections, ne se font avec des prières.Maintenant, siyllc trouve le bonnet à sa pointure, qu’elle s’en couvre.JEAN.Sur le Pont d’Avignon.flans la hiérarchie des poltrons M.Rodolphe Lemieux n’est pas le dernier Son aiiô Je général Oku doit rougir do lui.S’il avait pu voir le plaisir que M.Jacques Bureau éprouvait à lire la lettre d’Armand Lavergne, M.Lemieux, ft défaut, d’honneur, se serait peut-être trouvé assez «l’orgueil pour accepter.Il pourrait choisir son terrain, son heure, ses armes, ses combattants et il n’ose même pas.C’ert plus qu’un dégénéré, e‘est une ruine.La fortune ferait rire de lui, Beau-parlant su coulerait, Oladu en ferait une maladie, (Icrvais sucrait, Lanctôt perdrait ses couleurs, Et,hier en verrait trente-six chandelles, mais ils se montreraient au moins.¦ M.Pissenlit so cache.Au téléphone:— —M.Lemieux?—L’houorablc ministre dos Poste:!, oui.—M.le ministre?—Bien, très bien.Ensuite.—C’est pour savoir si vous acceptez le défi de M.Lavergne?—Polisson! dégénéré! fou! Le meme personnage s’indigne qu’on lo diso repus.Mais quand le sera-t-il donc?Assez pour ce matin.D’autant que nous apprenons une nouvelle intéressante qui le concerne.Un syndicat de capitalistes, ce qu'eu langage de bourse on appelle un (pool) se forme Hctncllement pour engager M.Lemieux ft se rendre «u feu.Tout n’est donc, pas désespéré! M.Lemieux acceptera peut étre.Tel est ]«> titre du dernier ouvrage de Mgr Gibier qui travaille avec un zèle intelligent et actif à, l’évangélisation de son diocèse de Versailles, ('et évêque courageux, l’un des premiers nommés par Die X s'est rendu compte des nécessités de l’heure présente; il les signale dans des ouvrages successifs dont la lecture devrait susciter des initiatives dans notre eher pays qui a besoin, lui aussi, de savoir pour agir.Grouper notre peuple! C’est l’oeuvre importante, puisque l’isolement.c’est la faiblesse.Si nous regardons - autour de ïtotfs.nous voyons dans toutes les sphères de l’activité humaine l’action collective se substituer à l’action individuelle.Les ouvriers se groupent en syndicats pour la défense de leurs intérêts et la conquête d’une situation économique meilleure.Vous avez le groupement des capitaux qui ont créé des forces gigantesques.maintenant au service des sociétés anonymes, des sociétés par actions, -dos cartels et des trusts.Les avocats comme les médecins,les instituteurs comme les fonctionnaires civils possèdent des organisations pour défendre leurs intérêts personnels et ceux de leur profession.Quand il s’agit fie la pensée religieuse l’homme pourrait-il s’isoler?“Nous avons besoin, dit Mgr Gibier, de nous grouper, non seulement pour alimenter et décupler notre foi en la manifestant par des pratiques collectives, mais encore pour la maintenir intacte et vivante par une profession publique.” Sans doute que les optimistes se hâteront de dire que nous sommes à l’abri des dangers qui ont mis la France dans l’état où elle se trouve.Nous n’avons rien à craindre.Nos gens vont encore à la messe.Sachez pourtant que Robespierre disait: “Il y a des gens plus fanatiques que ceux qui vont à la messe, ce sont ceux (pii veulent empêcher les autres d’y aller.” Et il y en a chez nous qui voudraient fermer les églises pour ouvrir des théâtres à leur place.Le groupement s’impose.L’éminent évêque de Versailles veut grouper la masse, les catégories, les élites, les besoins et les intérêts, les forces.Ce sont les parties de son bel ouvrage.Je m’attache aux catégories où toutes les classes, enfants, jeunes filles, femmes chrétiennes, jeunes gens, hommes, sont, conviés à l’union pour marcher à la bataille et à la victoire.Et encore je m’arrête au groupe des jeunes gens pour relire avec eux quelques pages de l’organisation préconisée par Mgr Gibier.C’est une plainte banale que celle de l'isolement et de l’abandon de nos jeunes gens depuis leur sortie de l’école primaire jusqu’au moment de leur mariage.Je ne voudrais pourtant pas être injuste et oublier nos congrégations et l’admirable association de la Jeunesse Catholique Canadienne-Française.Elles accomplissent au milieu de nous une oeuvre de préservation, et de culture intellectuelle et morale que l’on ne saurait trop louer.Mais c’est une élite que nous formons; il faut pourtant songer à atteindre la très grande masse des enfants qui quittent chaque année nos écoles primaires.Ce groupement fie la jeunesse est nécessaire dans les villes et dans les campagnes.Vous ne pouvez garder tous les soirs au foyer le jeune homme arrivé à l'âge de quatorze ou quinze ans.Il a be-soin d’expansion et sa famille ne lui suffit plus.Ouvrons-lui un asile de préservai ion et de liberté modérée, où il pourrai, tout, en s’amusant, se rappeler les enseignements reçus au sein de la famille (>1 de l’école qui en est l’extension; il se retrouvera, avec des compagnons qui onl la même foi et qui aspirent nu même idéal.Mais si nous l’abondonnons à la promiscuité de la rue.il se perdça infailliblement dans la licence d’une vie sans contrôle.Abandonnés à eux-mêmes, les jeunes doivent avoir un courage à toute épreuve pour sc conserver purs et chrétiens an milieu des séductions qui les erw tourenl.Certaines maisons d'éducation Je comprennent bien.Avec quel plaisir, j’ai appris l’autre jour, qu’à l’Académie Commerciale catholique, les élèves de la promotion de 1900 s’étaient réunis.Ta' matin, ils assistaient à la messe dans la, grande salle des fêtes que l’on convertit à volonté en chapelle.Puis-se cette initiative être le commencement d’une puissante Amicale fies anciens élèves du Plateau qui enrôlera les jeunes au sortir do l’école et les conservera toujours dans les sentiers de .l’honneur et) de la vertu.C’est aussi avec bonheur quo j’assistais l’autre soir au banquet des anciens élèves de l’Académie St-Jean-Baptiste, dirigée par les Clercs de.Saint-Viateur, qui ont dans toutes leurs maisons la noble ambition de former le sens social chez les jeunes.Ce soir-là on examinait ce problème du groupement des jeunes.M.Charles-Albert Mi-lotte présidait avec distinction le banquet, présentant tous les orateurs dans un langage très châtié.On sentait l’homme qui a vécu avec les grands maîtres dans le secret fie sa belle, bibliothèque, sur les rayons de laquelle brillent tant de chefs-d'oeuvre.Tous les orateurs apportaient leurs lumières.Avec clairvoyance, fin étudiait les moyens d’embrigader dans les oeuvres fie jeunesse nos élèves pour en faire des catholiques militants, et.les préparer à leur rôle social.On souhaitait, longue vio à l’Association.Que dans nos écoles primaires on organise des amicales d’anciens élèves ou des patronuges qui sauveront la foi.l'innocence et l’honneur des jeunes gens et les abriteront contre les dangers «lu dehors.Dans Paris et la banlieue, les catholiques ont 142 patronages de gàrçons et 214 de fil les, en tout J56 contre 245 laïques.Voilà une statistique consolante.Et l’on sait; toute la valeur que les ennemis de l’idée chrétienne attribuent à ees institutions.M.Edouard Petit, inspecteur général de l’Instruction publique, a écrit : “A supposer quo demain toutes les écoles congréganistes fussent fermées, la bataille ne serait pas encore gagnée.Debout resteront les patronages, et je erains plus dix patronages en-tholiques que cent écoles congréganistes.” Nous avons des leçons à prendre de la vieille Europe.La France catholique nous donne un merveilleux exemple d’organisation.Introduisons chez nous les oeuvres qui peuvent y être transplantées.N’attendons pas d’avoir été délogés de nos situations.Favorisons les groupements de jeunesse.qu’ils s’appellent: patronages, cercles d’études, cours professionnels, congrégations, sociétés de gymnastique et de sport, amicales d'anciens élèves, chorales, Association de la Jeunesse Catholique Canadienne-française, etc.Abbé PHILIPPE FEB&ISJg^ t LE DEVOIR, Vendredi.14 Juillet 1911 LE MINISTRE DES POSTES Vertement réprimandé par 1’ “ Action Sociale ’ (Spécial au “Devoir”) Québec, 13.— Le discours que M.Rodolphe Lemieux a prononcé à Québec à l’occasion du retour de Sir Wilfrid Laurier, ne contribuera probablement pas à faire oublier l'impopularité dont il jouit dans son propre parti.Après la lettre si épicée d’Armand Lavergne que le 1>‘ voir nous apporte ce matin, voici VAction Sociale, si prudente pourtant, qui se croit obligée de réprimander le ministre des Postes à propos d’un passage de ce même discours.L’Action Socialc, mentionne en passant les injures dont, elle a été l’objet de la part de M.Rodolphe Lemieux et proteste contre le langage dont le ministre s’est servi à l’égard des "vaillants catholiques Canadiens-français dont la fière indépendance n'a pas le don de plaire à M.Rodolphe Lemieux,” puis elle ajoute : "Nous protestons non moins énergiquement contre l’espèce d’at fénuation qu’a voulu faire Thon.M.Lemieux de la culpabilité de l'infâme Ferrer.Voici les paroles rp.i ’a prononcées l'hon.M.Lemieux, après avoir dit qu’il était à Rome "au lendemain de l’exécution de Ferrer en Espagne": ‘'Ferrer, dit41, en passant, était un apôtre de l’éducation libre.C’était un esprit libéral dans le sens cantine niai du mot.Il a peut-être été trop loin dans ses theories.U a peut-être mis trop de violence dans l’exécution de ses plans.“En tout cas, à Rome, au lendemain de son exécution Vambassade d’Espagne était entourée de 8,000 homrnes de troupe.“La populace de Rome voulait protester contre le gouvernement catholique de l’Espagne, gui avait fait exécuter un homme qui avait manifesté des idées peut-être trop révolutionnaires.’’ “Nous garantissons la parfaite authenticité de ees paroles, prononcées, sur la Terrasse de Québec, lundi le 10 courant au soir, par l’honorable ministre des Postes du Canada."Nous savons même des libéraux convaincus, qui, péniblement impressionnés des peut-être trop indulgents de M.Rodolphe I/miieux, ont quitté l’assemblée pour protester contre cotte atténuation de la culpabilité d’un anarchiste de la pire espèce, justement condamné par "le gouvernement catholique d’Espagne.’ ’ h'Action Sociale démontre ensuite par les manifestes de Ferrer quel sauvage anarchiste c’était, et elle conclue : “Et c’est l’instigateur de ces horribles massacres quo l’honorable Rodolphe Lemieux, ministre des Postes du Canada, a dit avoir ‘peut-être mis trop de violence dans l’exécution de ses plans” et avoir “manifesté des idées peut-être trop révolutionnaires.” “Ces peut-être sont extrêmement regrettables, pour ne pas dire plus.” L’article fait le sujet de toutes les conversations en ville et les ministériels pondérés ne cachent pas leur mécontentement à l’endroit du ministre des Postes.Décidément M.Rodolphe Lemieux n’a pas l’inspiration heureuse depuis quelque temps.LE BILL DU VETO Le fameux projet viendra en troisième lecture le 20 juillet Londres, 14.—La Chambre des Lords a fixé au 20 juillet la troisième ecture du bill du veto.Il semble certain maintenant que le bill retournera devant les Communes avec les amendements de Lord Lansdowne et de Lord Cromer, e* on croit qu’alors, M.Asquith proposera o rejet des amendements, et demandera la création de nouveaux pairs afin d assurer l’adoption du bill paillante Chambre.On a adopté sans division un amen- dement de Lord Cromer à l’efftrt, amendement relatif aux pouvoirs de d empêcher qu’on annexe aux hills • l’Orateur des Communes et c'est cet des subsides les projets de législation ! amendement que l’on discute encore étrangères aux finances.! à l’heure actuelle.CONTRE LA RECIPROCITE Les sénateurs La Follette et Bristow critiquent sévèrement la politique de M.Taft, qu’ils accusent d’avoir abandonné les vrais principes républicains Washington, T*.O,, 14.— Les sénateurs La Follette et Bristow, ont prononcé au sénat deux vigoureux discours contre la réciprocité et ont chacun présenté des amendemeute au projet.Le sénateur LaFollctte a.beaucoup critiqué l’administrât,ion du président Taft sur lu question du tarif c.n géné ral.Le sénateur Bristow s’est attaqué au tarif des sucres qui.n’est qu’à l’avantage exclusif! de I'American Sugar Refining Company.On avait cru d ’abord qu’après le vote sur la réciprocité, les sénateurs n ’auraient plus de besogne à faire; mais il est probable que d’autres mesures im portantes présentées au sénat.Eu reprenant la discussion hier sur la réciprocité, le sénateur LaFollctte n dit qu’il avait l’intention de parler encore aujourd’hui et demain sur cotte importante question.Hier il a fait une critique en détail des actes du président Taft, et il a dit que la lutte présente se fait entre le peuple et le privilège confédéré.“Cette mesure que l’on appelle de réciprocité va à l’encontre de tous les principes de réciprocité au programme républicain et prônés par tous les autres présidents républicains.Considéré comme mesure de tarif, la présente loi est une violation de tous les principes tarifaires qui ont fait, élire William H.Taft, à la présidence des Etats-Unis.Au commencement, on l’annonça Comme devant être une bénédiction pour le peuple.Ainsi en fut-il du tarif de l!>0f), il promettait de réduire les droits de douane au profit du peu pie.En fait, cette réduction n'atteint pas le peuple; mais elle est, à l’avantage des manufacturiers, du Standard Oil, des brasseurs, des trusts, du charbon, le traité protégera les intérêts déjà sauvegardés.Il n’est rien de ce qu'il prétend être et il est tout ce qu’il prétend ne pas être.C ’est la petit frère du projet Payne-Aldricb, la plus mauvaise loi imposée aux Américains en ces derniers cinquante ans.Poursuivant sa critique de l'administration de M.Taff, le sénateur LaFol lette dire que le président dans ses premiers messages au parlement n ’a jamais parlé des grands pro jets qui ont fait aimer son prédécesseur partout aux Etats-Unis.Faut-il s’étonne si le vote do 3910 ait ressenti qu’il lui fallait régler bien des choses?Le président qui avait été élu pour être le gardien de la politique Roosevelt s’est empressé de renvoyer le cabinet R.oo sevelt et de se choisir des hommes op posés à cette politique.Il n’y a pas d’exemple plus clair de soumission aux.intérêts particuliers et de renversement de la politique de progrès lancée par Roosevelt, que la maie re dont on a agi concernant les amende ments à l’acte du commerce entre les Etats.Il eût été difficile d’êlabo rer une législation qui eût fait, plus île tort au commerce intérieur que la loi imaginée par le procureur-général et re commandée au Congrès par le président Le sénateur Bristow dans son dis.cours pour supporter son amendement au projet de loi actuelle sur les droits sur le sucre, a dénoncé ce qu’il appelle une alliance des sénateurs républicains avec les démocrates pour faire passer le projet et permettre aux inégalités du tarif de rester.Le sénateur Bristow croit que la cou séquence de cette politique permettra aux démocrates de mettre l’orateur do la Chambre Champ Clark sarr les rangs pour la présidtnee aux prochaines élections.M.Bristow croit cependant que le bill passera sans amendement, L’amendement.Bailey qui réduisait les droits snr la laine à 30 p.c.ad valorem a été défait hier .Lord Marley a déclaré que eet amendement était ho rts d’ordre, mais Lord Lansdowne a combattu cette opinion avec succès.Lord Newton a aussi présenté un amendement comportant qu’aucune législation restrictive des pouvoirs des Lords ne sera présentée avant la prochaine élection générale.Lord Morley au nom du gouvernement, a rejeté rct amendement quir combattu également, par certains unionistes, a été retiré.Lord Courtney a aussi présenté un DE PLUS EN PLUS GRAVE L’activité croisante de l’Allemagne au Maroc cause de l’anxiété Tanger, 14.—On dit que le transport espagnol “Carlos V ’ a débarqué Ô00 hommes de renfort avec six canons à Laroche où il en a déjà débarqué deux cents avant hier.L’activité de l’Espagne augmente le malaise ici.Madrid, 14.—Le correspondant de [’“Impartial’’ à El-Kasar informe son journal que la situation devient de plus en plus grave.Les actes des officiers français et espagnols menacent de faire naître des conflits.L’arrivée de renforts considérables d’infanterie et de cavalerie française et leurs manoeuvres suspectes ont.engagé le général Sivestre, mû commande les troupes espagnoles, à défendre aux Français de traverser le fleuve.Les Espagnols occupent de nouvelles positions qu’ils ont garnies de canons.Canalejas a déclaré aux journalistes nue la presse française exagère les incidents d’El-Kasar pour rendre la position de l'Espagne plus difficile., Berlin, 14.—-La canonnière “Panther’’ a quitté Agadir pour Ténériffe et l’Allemagne.La canonnière “Eber” la remplace pour le service •’ostal et télégraphique; elle remplacera aussi le “Carlin” quand il partii'a d'Agadir pour aller faire du charbon.M.Robert Meighen IL SUCCOMBE A LA D’UN ANEJ-RISME.RUPTURE Une pénible impression a été causée hier dans les cercles de la haute finance par la mort inattendue de M.Robert; Meighen, président de la “Lake of the Woods Milling Co.’’ Mercredi, il était encore à ses affaires et paraissait en excellente santé.M.Meighen a succombé à la rupture d’un anévrisme.M.Robert Meighen était depuis une vingtaine d’années président de la “Lake of the Woods Milling Co.” C’était parmi nos capitaines d’industrie .nc îles figures les mieux connues, son nom est familier à tous les Canadiens, d’un océan à l’autre.Il était aussi très omiu en Angleterre comme ardent im-lérialiste, un partisan enthousiaste de ,a politique douanière de M.Joe Cham-r/erlain.M.Meighen était originaire le Dungiven, prés Londonderry, eu Irlande.Sa famille vint s ’établir au Canada, à Perth, Ont., alors qu’il était encore en bas âge.Il ouvrit, plus tard, un magasin avec, ses frères, En 1S82, il vint à Montréal où il devint l'associé de sir Georges Stephen, aujourd’hui Lord Mount Stephen, à qui il succéda comme président du “New-Brunswick Rail road”, qui fait aujourd’hui partie du réseau de l’est du C.P.R.Il fut un des commanditaires de la “Portage Milling Co.”, et.fut un des fondateurs do la “Lake of the Woods Milling Co.”, une des grandes minoteries du pays.11 est membre du conseil d’administration de plusieurs grandes institutions financiè res et notamment de la banque de Toronto de la Northwest Land Oo., de la Dominion Co., etc., etc.M.Meighen avait épousé Mlle Stephen, soeur de Lord Mount Stephen, il laisse trois enfants: le It.-col.Frank Meighen, Mme R.W.Reford, Mlle Meighen.L'AFFAIRE DU “TIMES” DE LOS ANGELES (Spécial au “Devoir’ ) Londres, 14.—David II.Kaplan et Milton A.Schmidt, deux individus re-cherchés pour les besoins de l’enquête tan sujet de l’explosion de la bâtisse du “Times”, de Los Angeles, ne sont pas, croit-on à Londres comme on l’avait d’abord annoncé.Telle est la déclaration faite aujourd'hui à Scotland Yard après le départ du détective Burns qui retourne eu Californie par voie de Montréal.Ceux qui connaissent les méthodes de Burns disent que l’annonce des suspects à Londres était une pure manoeuvre destinée à tromper le couple recherché.L’OPINION DESAUTRES PETITE REVUE DE LA PRESSE L'ASSEMBLEE DE PLEBHIBVIL LE.— Ni toutes les assemblées libérales régiouales ont le même succès que colle tenue, samedi dernier, à Plessis-vi.ie, Monsieur Lemieux, et les autres, peuvent se dire comme ia bonne Per-rette, de la fable: Adieu, veaux, va ches, cochons., fromages.“Cette assemblée a été annoncée pendant trois semaines dans les comtés de .i.cgautie et d'Arthabaska, et à pci ne a-t-on pu réunir cinq cents personnes, en comptant les ronds-de-cuirs des deux comtés, qui y ont tous assisté, ça se comprend, et une trentaine d’étudiants et eréchards québecquois, venus “free of charge”.Le “Canada”, dans son édition de lundi, nous annonce qu’il y avait, trois mille personnes, Nous saurons maintenant à quoi nous en tenir sur les grrrandes assemblées libérales.“Chose birarrei on avait, sur l'or dre de je ne sais qui, peut-être de Monsieur Lemieux, décoré le Bureau de Poste.“Leur sans-gêne est absolu.On avait écrit sur la façade! hôtel des Postes, Laurier, Lemieux, Savoie.Que piouvait bien vouloir dire cette inscription?Que ces messieurs sont les proprétairos de cet hôtel des postes?On le croirait.Décorer, pour une assemblée politique, un édifice publie, voilà ce que j’apelle dépasser les bornes.” — La “Gazette d'Arthabaska.PETITES ANNONCES AGENTS FINANCIERS PANNETON & GABIEPÏ, agents financiers.30 Saint-Jacques.Edifice Trust & Loan.Main 1002.—Prêts d’sr-gent sur hypothèque, achat de billets, créances, assurances.Règlements de auu-eseions.AGENTS On demande des agents spéciaux pour-1’Annex, Outremont et autres endroits de la ville.Contrat avantageux pour personnes actives.S'adresser Dominion Fire Insurance Co., 10 rue 8t-Jean, Bâtisse Lac des Bois, Chambre 406.161-30 ON DEMANDE Charretiers demandés pour travailler à Montréal-Est.Bons salaires.S’adresser à 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visiteur.“Un collège commercial dont le coût s’élèvera à $300,000, sera commencé incessamment.Une centaine de riants cottages montrent déjà leurs toitures dans nos rues, principalement dans l’Avenue O’Brien, rue do la station, que ’e Conseil du village vient de prendre sous son contrôle.“Matane-sur-Mer voit la toilette do ses bocages se faire pour devenir le paradis des touristesi la plage idéale par excellence que les citadins se disputeront pendant, la saison de l’été.” —Le “Cri de l’Est’’, Matane.LE CHOLERA EN FRANCE (Spécial au “Devoir”) Paris, 14.—Plusieurs cas prétendus de choléra existent ici en dépit des démentis officiels.On emit beaucoup que l'énidémie ne traverse les Alpes.Des inspecteurs ont été envoyés à la frontière pour examiner tous les voyageurs.Prêtre Catholique de Winnipeg Romain Adresse au public une éloquente lettre dans laquelle il approuve ouvertement le Traitement Neal.IL SAIT CE DONT IL PARLE Le Traitement Neal contre l’habitude de la boisson est approuvé sans réserve par les pasteurs de l’église catholique dans tous les Etats-Unis et le Canada.A CAUSE DE SA REELLE VALEUR Lorsqu’un homme éminent et éclairé, reconnu au loin pour sa rare habileté, vrend sur lui-même de se renseigner sur une chose nouvelle et qu’il la trouve telle qu'on la lui a représentée, et qu’il vient (ie lui-même lui donner son appui moral et officiel, c’est qu’elle le mérite.Le Rév.Gerritsma est l’un de ces centaines de pasteurs qui ont approuvé le traitement Neal do trois jours contre l’habitude de la boisson.Lisez ce qu ’il dit : Eglise St-Edouard, Angle Arlington et Notre-Dame, Winnipeg, Canada, 28 avrillDil.AUX INTERESSES: Ce m’est un grand plaisir de recommander au public le traitement Neal pour guérir do l’habitude de la bois-ton.“.l'ai eu l’occasion de conduire A l'Institut de Winnipeg l’un de nies paroissiens qui était l’esclave do ia bois-eon depuis plusieurs années, et qui était même devenu A cause de cela une véritable ruine: au bout, de trois jours Il était parfaitement guéri.Il m’a as-mré plusieurs fois depuis qu’il n’a plus éprouvé la moindre soif de boisson.D'après ce que j'ai vu de mes yeux, j’ai pleine confiance dans le taltcment Neal.A.GERRITSMA, Curé de l'église St Edouard, Winnipeg.Les milliers d’hommes qui ont été guéris par ce merveilleux taitement, et qui semblaient avant cola perdus par la boisson, les milliers de foyers ren dus heureux, les milliers d’épouses et des petits enfants arrachés au besoin par l’époux et le père devenu un hom me sobre sont un témoignage durable de l'éclatant succès de ce traitement, envoyé par Dieu A l’homme adonné A la liqueur.Parlez-en A vos parents, & vos amis et à vos eonnaissances-et.in sistez pour que le buveur aille au Mon treal Neal Institute, 226 Sherbrooke Est, ou téléphonez Main 439, deman dez M.Hepburn, le gérant, et retenez d’avance une chambre, parce que l’Institut est toujours complètement rempli.Si vous demeurez loin, écrivez pour avoir la brochure gratuite nu téléphonez pour réserver votre chambre avant do venir.Profession religieuse Québec, 14.— Dai s la chapelle du Bon Pasteur, dix-neuf novices de la Congrégation ont fait profession des voeux de religion.Ce vont les soeurs M.-E.Moisan, de Saint-Raymond, en religion, Ma-ie de Saint Vincent de Paul, M.L.G.Marcotte, de Saint-Raymond, dite M.de Sainte-Alix; M.L.Blanchette, de Saint Edouard de Lotbinière, dite Marie du Divin Coeur; M, E.Couture, de Grande-Rivière, Uaspê, dite M.de Sainte-Denise; M Klisibeth Bcaudet, de Samtc-E.néiie, de Lotbinière, dite Marie de la Garde; M.I, Roberge, de Biddcford, Maine.E.U., dite Marit de tu; M.L.Guillemetto, de Saint-An feline, Dorchester, dite Mario de la Pu rifieation; M.E.Fuller, de Québec, dite Marie-Agathe, M.E.D.Potvin, do Lawrence, Mass., E.-U., dite Louis Marie; M.A.Labbé, de Saint-Georges, Bounce, dite M.de Sainte-Rose de Vi terbe; M.A.Powers, de Grand Falls N, B., dite M.de Saint Pierre d'Alcan tara; M.M.Morissette, rie Saiut-Mi i-hol, de Bellechasse, dite Mario Frnu çois de Laval; M.A.Bédard, de Char lesbourg, Québec, dite M.do Sainte-dcanne de Valois; M.F.Lessard, do Saint-Georges, Heauce, dite M.de St Adélard; M.P.Page, de Saint-.L Bte, des Ecureuils; dite Marie de l’incarna tion; M.B.Chabot, de Saint Laurent, I.., dite M.de Sainte-Candide, novi ees choristes: M.O.Paradis, de St Damane rie Matane, dite M.do Sainte Solange; M.Z.Verrat, de Saint-Pierre de Charlosbourg, dite M.do Saint-Ma thins; M.R.Turcotte, do Sainte-Marie, Boaute, dite M.de Saint Jules, novices eor,verses.La cérémonie a été présidée par le R.P.Jannison, S.M., curé de Van Bure», Me., assisté de l'abbé J.B.Derome, -m-eien curé do la Grosse-lslo et de J’abbé .1, E.Laberge.aumônier des Ur-sulinos.Ce dernier a aussi prononcé le sermon, ayant pour texte: “Ce n'est par, vous qui m’avez choisi: mais, moi qui vous ai choisies.'’ Au choeur assistaient: MM.les abbés C.Turgeon, curé des Ecureuils; A.Boileau, curé de Saint Vital do Lanibton; C.Larrivéc, ancien curé de Grande-Rivière, Gaspé, d.Vaillaneourf, do l’Hospice Saint Antoine et le R.P.A.M, Cyr, S.M.du collège -le Van-Btiren, Maine, E.-U.LE DERAILLEMENT DE BRIDGEPORT (Spécial au “Devoir”) Bridgeport, Conn., 14.—Deux enquêtes se poursuivent actuellement au sujet du déraillement survenu ici, mardi dernier.L’un est dirigée par trois inspecteurs de la Commission du Commerce entre Etats; l'autre par le Coroner du district.Pour les blessés recueillis dans les hôpitaux, d'ici, sont en bonne voie de guérison.-4- CONSUL-GENERAL DE LA REPUBLIQUE ARGENTINE Ottawa.14.—M.Carlos A.Galarce, consul-général de la république Argentine au Canada annonce qu’il a reçu son exquatur signé, de la main du roi George Y.La nomination comme consul sc trouve confirmée officiellement.NOTRE JUIF NATIONAL.— “ Il est nécessaire d’étudier un peu où nous sommes comme nationalité ca uadi eu ne-française.Devons-nous continuer à être bafoués et “blackboulés” sur tous les terrains?Sommes-nous une tribu d’esclaves que l’on mène au bout du pied, sous un oeil courroucé'?Quelle est la cause de l’état de choses actuel, qui nous place au dernier degré de l’échelle sociale dans ce pays, où nous avons pourtant été les pionniers et les enfants du sol?“Depuis trop longtemps, l’on a habitué nos compatriotes à sacrifier leurs droits, parcelle par parcelle; à se taire sous l’outrage; à s’incliner devant l’oppression; à s’attiédir devant l’enthousiasme démolisseur de rivaux.Pourquoi cela?Pourquoi! pour faire mousser les “bedits pénéfices” d’un des nôtres, sir Wilfrid Laurier, qui nous a coûté bien cher, en prérogatives de toutes sortes qu’il nous a.fallu abaudon-¦ner.“C’est lui notre juif national! C’est ’ni que nous devonst tenir responsa ble de l’état de choses actuel où se débattent los nôtres, à qui on enlève l'u sage de leur langue française, à qui on refuse des missionnaires et des prêtres de leur langue, à eux, ces esclaves et ces rebuts, à eux, ces preux d’autrefois.” (La “Tribu) c”, St-Hyacinthe.) Frappée par la foudre Québec, 14.— Pendant qu’elle était à converser avec d’autres personnes, hier, madame Gaspard Dioui directrice de la Société bienfaisante et mutuelle lies femmes, qui demeure No 696 rue Saint-Valier, a été frappée par la fou dre.Elle est restée abasourdie et comme privée de connaissance pendant plus d’un quart d’heure.On voulut appeler le Dr Gosselin, par téléphone, mais la communication était enlevée pendait l'orage.Cependant, Madame Dion reprit l’usage de ses sens quelqeu temps après et ne paraît pas se porter plus mal aujourd 'hui.Le “ Niobe ” à Québec Québec, 13, — Le “Niobe”, ie vaisseau de guerre canadien est arrivé dans le port ce midi eu compagnie du croiseur “Canada”.Les marins ont.rendu visite à M.Th.Ré land, l'agent de la Marine et l'ont invité à dîner A bord.Le “Niobe” doit aller au-devant du contingent des marins canadien» qui arrivera A Québec demain à bord du ‘Vie torian ' Brûlé par la fonte Québec, 14.— Un ouvrier de Lévis, Donat Boulet, qui travaillait à la fonderie Lepage, à Saint Roeh, a été affreusement brûlé hier par de la fonte en lésion.Boulet était à fondre une pièehe quand le bouchon du moule partit.Lo métal se répandit sur le malheureux qui endura les plus atroces souffrances.Un médecin pansa ses blessures et l'ambulance le transporta à sa résidence à Lévis.COMMISSION DU TARIF.— “Les journaux, bleus et rouges, commentent contradictoirement les résultats de la tournée Borden, et son influence sur l’opinion de la population des provin ces de l’Ouest, au sujet de la récipro cité.“Pour nous, nous ne nous faisons pas d’illusions, et nous croyons que l’Ouest est, et restera toujours libre-échaugis-te, sinon annexioniste, en dépit de tous les discours, et malgré l’opposition des outres provinces; et la.raison s'en trouve dans la nature même de ses pro ductions, et dans sa situation geogra pbique.“Ce n’est là, cependant, qu’un des mille conflits d’intérêt interprovinci aux que l’avenir réserve à un pays ans si vaste que 1c nôtre, et dont nos gou vernements devront trouver la juste solution, chaque jour, si la Confédération doit durer plus longtemps.“Lo règlement de ce i.uveau pro blême nc se fera ni par les réactions ex trêmes, ni par ics concessions sans me sure, mais bien plutôt par un sage ré vision du tarif, concédant largemen aux exigences et aux besoins de cha que province, en les harmonisant, mais tenant toujours compte, en premier lieu et avant tout, de l’intérêt du pays en général.“Ce serait là le but de la Commis sion du Tarif dont M.Borden a parlé au cours do sa tournée, if ce serait, croyons-nous, la mesure la plus prudente et la plus efficace sous les circonstances.’ ’ (La “Semaine”, Grand'Mère.) 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Poursuite contre Maisonneuve La “Montreal Light, Heat and Power Co.” poursuit Ville do Maisonneuve à qui elle réclame $1,552.50 pour prétendue violation de contrat.En janvier dernier, la Ville donna un contrat pour l'éclairage de ses rues à In -‘Do minion Light, Heat and Power Compa ny” quand le contrat de la compagnie de Montréal n'était pas encore résilié.Depuis, cette dernière a envoyé de» comptes tous le» trois mois.Comme le nombre do» lampe» de la compagnie u été porté de 90 à 120, la compagnie de Montréal réclame le loyer «!es broute lampes supplémentaire» qu’elle aurait placée» si son contrat avait été mi» à exécution.La route pour Portland et les Côtes du Maine Le chemin do fer Oraud Tronc fait circuler tous les jours deux trains de haute classe, sur ses propres voies, entre Montréal et Portland, Me.Lo train du jour laisse Montréal à 8.00 a.m.arrivant à Portland à 6.45 p.m.Le trail*, du soir laisse Montréal à 8.15 p.m.et arrive à Portland à 7.00 a.m.Lestrains laissent Portland à 8 a.m, et à 8.00 p.m.arrivant à Montréal à 6.40 p.m.et 7.30 p.m.respectivement.L'on s’attend à ce que lestrains nom-nés “Trains du Grand Tronc” soioit en temps.Ils soutiennent leur réputation.L’on peut aussi remarquer que ces trains circulent pour l’accommodation de ceux qui voyagent, jouissant de temps limité ou à loisir.Lcs personnes voyageant durant lo jour dans lo but de jouir des beautés nombreuses et remarquables des “White Mountains”, seront bien avisées.Ces attractions naturelles aident 1rs artificielles en maintenant la popularité de la “Route du Grand-Tronc.” Les trains du jour possèdent dos wagons-restaurants et salons de haute classe, le» repus et services étant tout à fait de premier ordre.Aux trains de nuit sont attachés des wagon» lits moderne» et somptueux, éclairé» A.l'électricité et pourvus aussi de lampes de lecture, qu on peut atteindre facilement, dans les lits supê-ricues et inférieurs.Ils ont aussi de* éventails électriques qui conservent une atmosphère fraîche et agréable.L'on se rend facilement de Portland aux ihs renommée» du (district de Portland, de même qu’aux places d'eau do la cftte du Moine, pour lesquelle» le Grand-Tronc vend des billets ot transporte directement 1e bagage.La condition des récoltes Ottawa, 14.— Un bulletin des récoltes et dos bestiaux au Canada a été publié aujourd’hui.Los conditions des récoltes sur les champs du Canada pour le mois finissant le 30 juin, toiles que compilées au bureau du roceusemeut et des statistiques, sont assez satisfaisantes, bien qu’elles ne soient pas uniformîs pour toutes les provinces, étant donné ia différence des pluies.On remarque des inégalités même dans les différentes parties d'une même province.Poru tout te Canada, la condition du blé d’hiver n'est que de 75,26 p.c.contre 100 p.c.pour une récolte complète.C'est dix pour cent de moins que l’année dernière, deux pour cent de moins qu’en 1909 et près de 14 pour cent de moins qu'il y a trois ans.Dans Ontario, elle n’csc qi-e de 73 pour cent contra 94.29 l’année dernière, 78.6 en 1909 et 88 en 1908.’ Dans l’Alberta, la seule province où le blé d’hiver est cultivé sur un granl pied, la condition est de 88.22 pour cent contre 63,02 eu 1019, 65.65 eu 1909, et 95 en 1908.Le blé de printemps dans toutes les provinces cette année donne la plus haute moyenne de 94.78 à la fin de juin; en 1910 rette moyenne était de 12,65 plus petite, 8 pour cent en 1909 et 15 p.c.en 1908.Ontario et la Colombie Anglaise sont les seules provinces où la moyenne soit au-dessous de 90 pour cent; elle est do jirès de 100 dans le Manitoba et la Saskatchewan.La moyenne de l’orge est de 93 pour cent, soit six poui cent de pins que da-rant les trois dernières années.L'avoina donne une moyenne de 94.46.Le seigle ,les poids et les grains mélanges atteignent une moyenne de 90 pour cent dans tout le Dominion.Lj toinet le trèfle ne donneront pas un auf(si bon rendement que l’année dur-mère.Les pâturages sont meilleurs.Plus de 300,000 mille acres de terre ont été ensemencés en lin, cotte année, La convention des municipalités L’hon Henry B.F.Macfarland, do Washington, qui fut pendant do nom-£omm>*«alrc pour lo dis triot de Columbia, sera l’un de» orateurs a la convention do l’Union dei municipalité» canadienne» qui so tien- chîiîe.9 -°' 30 et 31 «ûtrrS.M.Macfariand parlera sur “Une ville è LE DtWM, Vandrtdl, 14 Juillet 1811.a \ Pique-nique annuel des Marchands de Nouveautés IL A LIEU HIER A STE ROBE.— PRES DE TROIS CENTS PERSONNES Y PRENNENT PART.— COURSES TRES CONTESTEES, MAGNIFIQUES PRIX.— LE D.NER SOUS LA TENTE.- AMUSEMENTS U13 L’APRES-MIDI.La Ville poursuit la Compagnie des tramways ELLE DEMANDE L'EMISSION D’UN BREF DE MANDAMUS POUR FORCER LA OOMPANIE DES TRAMWAYS A DONNER UN SERVICE A DEUX QUARTIERS.la.pl de f «PF Le vingt-deuxième ijiijue-ui'iiie annuel rie la section des Marchands de Nouveautés de Montréal fut un succès sur toute la ligne.Les organisateurs a-vaient choisi comme lieu de repos pour y passer une beau jour de congé la coquette campagne de Ste-Kose.Si 1 on s’est amusé franchement, cordialement, cela ne se traduit pas ! Fait notoire, et qui est tout à l’honneur de i Association des Marchands détail-leurs, les choses se sont passées dans l'ordre le plus parfait, l'as de scènes disgracieuses, comme malheureusement il s’en rencontre encore dans certaines excursions.De la gaîté à profusion, de cette gaité proverbiale dont les Canadiens ont le secret.Partis de la gare t iger à !) heures -0, nous arrivions à Kte-Rose vers 10 h.15.Dames, demoiselles et messieurs, en tout '.275, descendent du convoi et se dirigent vers le magnifique parc s'i-iiié sur les bords de la rivière Mille-Iles, un des tributaires de l’Ottawa.L'endroit est charmant.Lu très beau bois nous offre son ombre et sa fraîcheur.Avant que les excursionnistes n'aillent bénéficier des deux, M.Fini le Léonard, maire de la paroisse, souhaite la bienvenue à tout le monde.Il est secondé par IM.Pierre 11.Dufresne, pro-maire.La fanfare de Ste-Uose joue ses airs de grande fête.Après un bout de causette, chacun s’apprête à observer les courses ou à y prendre part.LES COURSES Les prix sont splendides et les concurrents se sont donné beaucoup de mal pour les gagner.Voici llt liste et les noms des v ainqueurs : 1.Course de 50 verges ouverte „ux jeunes filles de moins de lli ans.Ier prix : une sacoche en argent offerte psv Al.O.Lemire, ex-président, gagnée par Aille Florentine Moreau : 'Je prix û Chocolatière en argent.Aille Alma Boyer : lie prix : ntt dé en argent, Mlle Angelina Oakes.-— Course de 75 verges ouverte aux garçons de moins de 10 ans.1er prix, base-bail avec bat offert par AI.Eug.Desjardins, 2me vice-président: M.Armand Oakes; 2e prix, un jeu de croquet offert par M.Eug.A'iau, ex-vice-président: AL Paul Viau; 3e prix, encrier eu porcelaine offert par M.1.W.Moreau, M.Angus Ahern.3.—Course de 50.verges ouverte aux demoiselles au-dessus de 16 ans.1er prix superbe service de manicure offert par le journal “Tissus et Nouveautés”, Mlle .L Desjardins; 2me prix, jolie cravate pour dame, offerte par M.AV.IL Boivin, ex-président, Mlle AV.Oakes; 3e prix, très jolie ceinture offerte par AI.T.Oakes, ex vice président, Mlle Alice Des jardins 4.—-Course de 50 verges ouvertes aux dames de l'excursion.1er prix, boîte à bijoux offerte par M.J.Of Claveau, président: Mme K.J.Laurendeau; 2me prix, jarre à -biscuits en argent, offerte par M.J.P.Gervais, 1er vice-président: Mme E.Trahan; 3e prix, parapluie pour dame, offert par la mcison Stewart & McDonald, Mme Alex.Duhamel; 4me prix, Miroir de toilette en ébène, off ert par la maison Borgfeldt de New-York, Mme L.Dumont.5.—Course de 100 verges ouverte aux garçans au-dessus de 16 ans.1er prix, cadran, (chien en bronze), M.Raymond Lahaie; 2e prix, trouse de voyage, boîte en cuir, M.,Tos- Picard; 3e prix, cadran doré: AL Hervé Gareau.6.—Courses aux lettres, ouverte aux dames.1er prix, superbe urne en byzantine, offerte par la maison Fitzgib-hons: Mme J.A.Danis; 2me prix, saco-ci-e en cuir, offerte par AL A.Rouleau, secrétaire, Mme O.Lemire; 3e prix-, ombrelle offerte par M.A.,T.Yallières, Mme Ernest Lamy.7.—.Course de 200 verges ouverte aux voyageurs de commerce en nouveautés seulement.1er prix, $5.00 en or; M.O.Gagnon; 2me prix, set de brosses, boîte en cuir: M.A.Duhamel; 3me prix, parapluie pour homme, offert par la maison Stewart & McDa-nald: AL O.Lemire, jr.«•—Course de 100 verges ouverte aux membres de la section des marchands de nouveautés.1er prix, oeuvre d'art, “Le Temps”, offert par la maison Eitzgibbdns: M.O.Gélinas; 2e pix, service à champagne, offert par la maison John MacDonald: AI.F.P.Oakes; 3e pix, un porte-cigares doré de fantaisie, offert par la maison Borgf'elds & Cie, AI.Eug.Desjardins.Course de 100 verges ouverte aux marchands de nouveautés présents k l’excursion, 1er prix, magnifique ser vice à découper offert par le journal “Le Prix Courant”: AL 1).Chevalier; le prix, une jardinière de fantaisie- AL Ti.Gélinas; ,1e prix, splendide encrier offert par la maison Murlich &• Oie • M Aîph.Lamy.10- Course d’un demi-mille en chaloupe.1er prix, set de brosses en cuir: vr S (L,.01'tier; 2e !iriL .pot A tabac! Vr* rV Plekne^î J,r*x> un parapluie: M.Hervé Gareau.COURSES SPECIALES Fillettes de 0 ù 9 ans.— 1er prix ¦ boite a ouvrage, Aille Marguerite Hébert ; Je prix, boîte à mouchoirs,Al Ile Lucienne Barbeau : 3e prix, boîte à tricot.Aille Germaine Lemire, ( ourse ouverte aux garçonnets.—1er prix : patins à roulettes, M.L.Ga venu ; Je prix, paire de gants de baseball, Al.Sydney Ahern ; 3e prix, un secrétaire, M.Armand A’iau.Course îles hommes gras.— 1er prix: chapeau offert par la maison Clément, *-• Lamy : Je prix, boîte de cigares.M.Fred.C.I.arivière.Course ouverte aux l'i'-ganiseUeirs du pique-nique.— Prix : un pantalon cf-fnrt par AL LL Charbonneau de la maison John Fisher ; AL W.A.Boivin.i Course ouverte à tous les messieurs— Prix : boutons de manchettes en or offerts par le journal ’’La Patrie”.Al.Raymond Labadie.Course ouverte û toutes les dames.— Prix : un superbe parapluie, Mlle Blanche Demers.Les juges des courses étaient MM.Fred.C.Larivièrc, président de la Chambre de Commerce.O.Lemire, A.Giroux.E.Lamy, dos.Ethier, A.Rouleau.H.Lamy, E.Côté, .1.G.A.Filion, VV, \.Boivin, T.Dussault, Arthur Roy, J.A.Beaudry, J.1).Boileau, J.B.Le tendre, N.Pageau, d.O.Watson, .1.A.darob.M.J, A.Beaudry agissait comme ’starter,” LF DINER Des tables avaient été dressées sous line grande tente marquise et c’est là îiu’eôt lieu le dîner.Excellent menu, hons vins, rien no manquait.Au dessert AL d.O.Gareau se leva et dit qu’avant de proposer toute santé, il avait nn regret à exprimer : celui de ne pas voir, assis aux mêmes tables patrons et employés.11 enresse l’espoir qu’un jour viendra oft pour assis-1er en grand nombre au pique-nique annuel Tes marchands de nouveautés lermeçont leurs établissements.M.Gareau remercie ensuite le président de la Chambre do Commerce d’a- voir bien voulu rehausser de sa présence l’éclat de la fête.Il adresse un remerciement identique à AL Art.Roy, président de l’Association des Voyageurs de Commerce, et à • toutes les dames.Puis il propose la santé du maire de Hte-Rose, M.O.Léonard, formulant le vœu de le voir rentrer en lisse aux prochaines élections générales et représenter dignement son comté comme il sut le faire dans le passé.M.EMILE LEONARD Le maire de Ste-Bose remercie Ai.Gareau de son compliment et dit qu’il ne le mérite pas.Puis il donne, entre autres conseils aux marchands, celui-ci qui est très pratique : “Pour l’amour de Dieu, s’écrie t-ü.soyez aimables envers nos femmes et nos fi’iR-, mais i.-1 ioz donc jamais ni aux unes ri aux auires l’amour du luxe et des grandeurs.Vous leinplîssv.le rôle le plus important dans la société, messieurs les marchands de nouveautés : vous guidez l’acheteur et surtout l’acheteuse dans le choix d’un article utile ou inutile, d’une marchandise qui peut être profitable à la famille sans qu’il en coûte trop au père de famille.” Aj.F.C.LARTYTERF.Le président de la Chambre de Commerce ne dit que quelques mots : ¦‘Je suis avec vous dans toutes vos fêtes, dit-il, mais je suis aussi avec vous lorsqu’il s'agit de travailler.Ici AL I.arivière démontre l’intérêt que la Chambre de Commerce a toujours témoigné aux marchands des nouveautés.Elle a même envoyé une délégation spéciale à Ottawa pour la question îles billets verts et du bill sur les Coopératives.L'orateur se déclare heureux de dire que les membres de l’Association des Marchands détailleurs ne font qu’un car ils t indent vers le même but.Les autres orateurs furent AtAL W.lT.Boivin, président provincial de (’Association des Marchands détailleurs du Canada ; M.Jacob, représentant de l’Union de Commerce; Al.Roy.représentant des Commis-voyageurs ; J.A.Beaudry, secrétaire général.M.Louis Ileymann.a répondu A.la santé de la presse.A la table d'honneur ou remarquait: MM.J.O.Gareau.président : M.Emile Léonard, ancien député de Laval, maire de Ste-Rose ; Al.Fred.C.Lari-vière.président de la Chambre de Commerce de Montréal ; AI.J.A.Jacob.président n du pique-nique : Comité de réception : AIAI, J.0.Case de AIM.1.O, Gareau.O.Lemire, M I .Boivin, /.Arcand, A.Rouleau, K.Lamy, Eugène A’iau, J.B.Retendre, J.E.Bénard, A.Giroux, A.I.A allières.T.Oakes, Jos.Lemieux, Eugène Desjardins, 1.Fortier, L Cardin, •I.P.Gervais, O.Normandins, J.A.Beaudry, T,.K.Bastien, P.Vermette, •I.Al.Marcotte, A.A.Lefebvre, Jos.Corbeil.Donat Gagnon, J.A, Danis, 0.Danis.Ed.Jette, Jos.Filiatrault, Adélard Lesage, P.Dion, Nap.Marcotte, Nap.Bélanger, Jos.Ethier, E.Côté, G.Gagnon, R.Gagnon, Albert Gagnon, N.AV.Tanguay, P.C.Dugré, J.O.Martineau, J.AV.Moreau, E.Bour-beau, H.Lamy.Comité de réceqtion : MM.J.().Gareau, O.Lemire, AV.U.Boivib.A.Rouleau, E.Lamy, T.Oakes.J.A.Beau-dry, L.E.Bastien.O.Normaudin, J, P.Gervais, A.T.Yallières, N.AV.Tanguay.Comité des jeux : AlAL E.Desjardins.D.Gagnon, E.Lamy, ’I’.Oakes, J.Corbeil, J.A.Danis, E.Bénard, F.Dugal.A.Lesage.Les juge* étaient MM.O.Lemire, A.Giroux, E.Lamy, Jos.Ethier, A.Rouleau, IL Lamy, F.Côté, J.G.A.Filion.AV.U.Filion, T.Dussault.Arthur Roy, J.A.Beaudry, *T.D, Boileau, J.B.Retendre, N, Pageau, J.O.Watson, J.A.Jacob.La ville deuiaudera aux tribunaux l'émission d'un bref de mandamus contre la Conipagnie\les Tramways pour la forcer à étendre son réseau dans les quartiers Emard et St-Paul, conformément à la clause 34 du règlement municipal 210, laquelle se lit comme suit: “Advenant l’annexion à la cité d’aucune des municipalités environnantes, la compagnie sera tenue plans les trois mois, sur l’ordre du conseil, de prolonger les voies ferrées dans les territoires ainsi annexés et non déjà pourvus de chars électriques et de leur fournir le même service qu'à la cité.” Me Oscar Lavallée, avocat de la ville, qui a préparé la requête, demande qu’il soit enjoint à la compagnie d’étendre son réseau dans les quartiers Emard et St-Pàul, qui ne sont pas encore pourvus de chars électriques, — en y construisant et en y exploitant une double ligne de chemin de fer électrique, à partir de sa voie du pont du canal de La-ehine dans le quartier St-Paul, le long de la rue St Patrice vers l’ouest jus- qu'à !a rue Davidson, et le long de la rue Davidson ver» le sud jus qu’à la rue Allard et d’y établir et donner un service semblable à celui qu’elle donne et donnait à la Ville avant l’annexion Je ces deux quartiers.11 déclare en outre que le conseil, à sa séance du 18 août 1010 avait donné à la compagnie l’ordre de construire dans le quartier St-Paul, conformément à la clause 34 du règlement 210, des voies de chemin de fer, mais que la compagnie n’a jamais tenu compte de cet.ordre.Enfin la requête demande que la Coin pagaie des Tramways soit condamnée à se conformer à l’ordre du Conseil où, à défaut de ce faire, qu’elle soit cou-damnée à une amende de pas plus de $2,000, cette amende devant être derechef infligée, jusqu’à ce que la compagnie ait- obéi an bref de mandamus.Cette action est instituée en vertu de l’article 992 et des articles suivants du code de Procédure Civile et avis en a été servi à la Compagnie.Dans le Monde Ouvrier •*- LA FETE DES FRANÇAIS AU PARC DOMINION LA FETE S’OUVRE PAR UN BANQ UET, MM.G.DESAULNIERS ET G.LANGLOIS PARLE DE LA DOUCE FRANCE.Hier soir, l'Union Nationale Français donnait soi, banquet annuel à l’occasion de le tète des français (pli se célèbre au Pare Dominion.Plusieurs centaines de convixÿis prirent part au banquet et, la plus franche cordialité et la plus ouverte gaieté ne cessa de régner tout le temps de ces agapes fra-1 cruelles.M.J.K.Genin, président de l'Union Nationale Française, et président du banquet, proposa la santé du Canada à laquelle répondit AL Gonzalve Desaul-niers, C.K.M.Désaulniers compara la province de Québec à la femme du gardien du phare qui, après la mort de son mari un soir de tempête entretient les feux du phare pour avertir les marins du danger.Après avoir fait l’éloge .des gloires de la France dans l’art et, la littérature, l’orateur aborde l’attitude des Français dans cette province.“Je crains, dit-il, que vous n’ayiez pas encore réalisé' qu’étant dans Québec, vous êtes en France.Ici, nous ne sommes pas cousins, nous sommes frères.” Il recommande aux Franeais de se faire natu- raliser sujets britanniques.Al.Raynaud, vice-consul, parla des bons sentiments de Georges Y à l’égard de la France et des principes de liberté et de démocratie que la République française a jetés dans le monde; il dit.que.les Français ne devraient lias avoir honte du nom de.la République.M.Godfrey Langlois répondit à la santé de la Province.Celle ci est deve nue eomine une extension de la France eu Amérique.Il est vrai que celle là n’a pas marché aussi vite dans la voie du progrès que ta France, la langue a perdu de sa sonorité et de sa clarté dans le contact avec l’anglais.Ml.Langlois termine en disant que l’ambition de tous les Canadiens-fron çais est que la France du Canada soit, l’orgueil de l’Amérique, eomine la France est l’orgueil de l’Europe.Le maire suppléant, M.(laux-in et AL A.F\ iievol, vice-président de la Chambre de Commerce française ont aussi parlé.La fête se continue aujourd’hui et demain au Parc Dominion.La fête est an profit du refuge français.LES PROCEDURES EN INJONCTION Mtre Laflamme, avocat de la Compagnie Hassam, analyse la preuve contre la ville Les procédures en injonction intentées à, la ALHe par la compagnie de pavages Hassam se sont continuées hier après-midi, devant M.le juge St-Pierre.A la séance de i’après-midi, Mtre Laflamme qui occupe pour la compagnie, analysa les pouvoirs du bureau des commissaires municipaux.Par ies amendements à la charte qui définissent ces pouvoirs ,ie bureau a le droit d’appeler ies soumissions, de les accepter ou de les rejeter, mais toutes ses décisions doivent être sanctionnées par la majorité du conseil.Le paragraphe 37 des devis de cette année déclare que toutes les soumissions qui ne seront pus en tout point conformes aux droits et faites sur les formules régulières seront rejetées.Un dépôt de 10 pour cent du montant total des travaux demandés devra accompagner chaque soumission.Or, dit M.Laflamme, la soumis sion Hofeilcr ne renfermait pas un dépôt équivalent, à son montant total.Ceci est attesté par les fonctionnaires municipaux qui ont déposé dex7ant le tribunal.Il y a aussi des irrégularités dans la soumission de Blais et Frigou.Les commissaires ont donc eux-mêmes violé les règles qu’ils avaient posées en acceptant ces soumissions.Ceci constitue une preuve directe en faveur de la requête de la compagnie.La cause a été ajournée à ce matiu et Mtre Archambault, avocat de la ville, a fait sa plaidoirie.A travers Montréal JAMBE FRACTURE.Ferdinand Bolduc, 54 ans, domicilié au No .Shd rue Partlieuais, s'est, fracturé une jambe en descendant d’un tramway, hier soir, aux coins des rues Parthenais et Notre-Dame.11 a été transporté à l’hôpital Général.FUGITIF RETROUVE.Charles Ledwidga, le garçonnet âgé de 16 ans, dont nous annoncions la dis parition hier a été retrouvé et.ramené chez scs parents an No 15.3 rue St-Georges.Le fugitif a été arrêté à St.Albans, dans l’Etat du Vermont où il axait trouvé un emploi dans une scié-rie.EN REVISION.1/affaire .1.G.H.Saint,-Denis contre la Commission des Ecoles catholique a été inscrite hier en Cour de Révision, par Me Désaulniers, l'avocat de M.Saint-Denis.MORT DANS LA RUE.M.Benjamin Deguire, 73 ans, rentier, domicilié au No 1757 rue Notre-Dame Ouest, est.mort subitement dans la nie Notre-Dame hier soir vers 6 heures.Un médecin appelé déclara que le défunt avait succombé à une syncope.Le coroner a disposé du cadavre sans convoquer de jurés.LEGERS INCENDIES.Plusieurs incendies se sont déclarés la nuit dernière; les dommage* dans aucun des cas ne furent considérables.Un logis fut endommagé au No 292 rue Hogan, une remise prit feu dans la cour de la Canadian Oil Co., rue Ht-Etienne; il y a eu un commencement d'incendie au No 419 me Guy et un autre dans un atelier au coin des rues Young et Wellington.CHEVAL TUE PAR UN TRAMWAY.Un cheval qui errait dans la rue s'est fait tuer par un tramway, au coin des rues Ontario et Préfontaine, hier soir.Le choc imprimé au véhicule fut assez violent pour causer un commencement de panique.Le tramway fut endommagé.L’animal appartenait M.Joseph Gagné, de la rue Moreau.Le testament de Gustave Meurling LE LEGS EST UN TRIBUT D’ADMIRATION A LA COURTOISIE ET A LA MORALITE DES HABITANTS uE MONTREAL.AI.Guérin, secrétaire du maire, a ro çu hier une lettre dans laquelle celui-ci lui donne des détails sur Gustave Al purling, le philanthrope qui a légué sa fortune à ia Yille de Montréal.On n’est pas encore fixé sur la nationalité du donateur mais on sait qu’il avait fait sa patrie de la France.Gustave Meurling avait épousé une comtesse française.Au bout de quelques années il divorça et épousa une autre Française qui mourut trois ans plus tard; il avait alor* 70 ans.AL Meurling déclara à ses avocats que, n’ayant pas d’enfants, il avait l'intention de laisser sa fortune à quelque bonne oeuvre.Comme on lui proposait de la donner à un hôpital do Londres, il répondit qu'j] ne connaissait pas suffisamment le peuple anglais pour lui faire un tel cadeau.En eo qui concerne la France, il fit observtr que certaines lois de la république ne lui plaisaient pas et qu’il ne laisserait sa fortune à aucune institution française.Finalement, il informa ses avocats qu'il avait choisi Montréal, où il avait démodé quelques années, parce qu’il avait remarqué la courtoisie de ses Iri-bitants et la moralité qui y régnait.Le maire Guerin dit que les biens laissés par Meurling t n Angleterre sort estimés à plus de $100,000.il part pour Menton, dans le sud de la France, où Gustave Meurliug est, mort, pour régler définitivement la succession française.lie maire croit que ce sera un peu dilficile.AI.Meurling aurait apporté à AI en ton le testament fait en Angleterre pour en faire faire une copie par STes avocats.Ceux-ci, à qui le maire s’oit adressé, disent qu’il leur faudra étudier le cas avant do se prononcer.Ce Journal eut Imprimé au No 71a, rue Saint-Jaequee, à Montréal, par “Le Publicité” ( à responsabilité Limi-tee).Henri Bouraaaa.dirocteur-aérant.LA LUTTE CONTRE LTNCEND1E Le chef Tremblay demande la nomination d’un inspecteur pour les villes et villages Les incendies de St-Jérônie et de Calumet ont donné occasiou au chef Tremblay de revenir sur un projüt dogt il a déjà parlé à deux ou trois reprises: la nomination par le gouvernement d'un inspecteur pour prendre connaissance des besoins de chaque municipalité pour sa défense contre le feu.“Prenez, par exemple, dit M.Tremblay, ies $200,001) que vient de perdre Haint Jérôme; combien d'appareils n’aurait-on pas pu acheter avec cette somme.Même avec, des assurances, certaines pertes sont irréparables.lies pom-pie'rs de Montréal sont toujours prêts à porter secours aux villes et villages de la province, mais les retards les em pêchent de faire beaucoup, il faut une couple d’heures pour mettre un convoi spécial sous vapeur et quand nous arrivons ensuite dans un petit village on n’a pas d’endroit commode à nous don lier pour y placer nos pompes; ce n’est pas on effet, sur un tas de boue qu’au peut placer une pompe qui pèse six tonnes.C’est suas délai qu’on devrait commencer une inspection au cours de laquelle on dirait*à chaque municipalité ce qui lui convient pour sa grandeur, ses moyens et ses pouvoirs d’eau.” -vr *• Un comité on voyage.Le comit&d'organisation de l’ex eursion à Vallejjjjjeld, le 13 août prochain se rendra demain en cette ville, pour voir aux préparatifs de l’excursion et à l’organisation des jeux et des amusements.On sait que cette excursion est sous les auspices du Conseil des Métiers et du Travail et tout fait prévoir un franc succès.-lu Conseil en construction.Hier soir, le conseil en construction s est assemblée au Temple du Travail et l’on s'est occupé de la reconstruction du quai du parc King Edward, qui, dit-on, ne paraît pas avoir été faite d’une ma-uière désirable.IL a été décidé d’appeler l'attention du Conseil des Métiers et du Travail sur cette question, l'affaire reviendra devant le Conseil jeudi rochaiu.I n comité a aussi été nommé qui doit rencontrer aujourd’hui les entrepreneurs du bureau de poste de la partie Est.Il y a là, paraît-il, un litige important à régler dans le plus court délai.Section des Etiquettes.La section des étiquettes s’est réunie hier soir au Temple du Travail.C'était la première réunion depuis que l'exposition des produits de l’étiquette a lieu au mois de juin, la1 comité de l’exposition a soumis son rapport qui a été reçu avec la plus grande satis-laetion et des remerciements ont été votés par I assemblée, aux membres du comité.Ce rapport montre que l’exposition a été un plein succès, lant au point de vue financier qu’au point de vue des progrès que l’étiquette ouvrière a faits durant l’année.Les organisateurs de l’exposition ont été chaleureusement félicilés de leur splendide succès.Ize comité a aussi préparé une brochure de propagande où les maisons unionistes sont indiquées et qui contient une foule de renseignements précieux sur le mouvement de cette section des étiquettes en ville.Cette brochure sera distribuée à toutes les unions ouvrières organisées de la ville et chaque membre de la section devra s’occuper à la répandre dans les centres ouvriers.Briqucleurs et Maçons.L’Union des briqueteurs tiendra son assemblée ce soir au Temple du Travail.Les membres de l’Union 2 des maçons sont invités à cette assemblée.Des questions d’une importance capitale pour les ouvriers des deux métiers y seront traitées.Les l'ailleurs de cuir.Le local 249 des tailleurs de cuir de la B.& S.W.aura ce soir une grande réunion à la salle Dionne, 784 rue Ste-Oatlierine Est.Les délégués à la convention de St-Paul présenteront leur rapport, ce qui ne manquera pas d’intéresser tout le monde.Tous sont priés d’être présents.Le comité d’organisation [tour l’excursion à St-Hyacinthe se réunira aussi ce soir en séance plénière.Tous sont priés de se rendre.E m ploy es civiques.C’est ce soir que doivent se réunir les employés civiques qui appartiennent à l’Union il, de la Pointe St-Charles.L’assemblée a lieu à la salle Quintal.Un intéressant, rapport sera présenté, que tous soient présents.Chez les Carossiers.Les carossiers se réuniront ce soir à la salle SI-.Joseph.Tous les hommes du métier sont cordialement invités à se joindre à l’union pour protéger les intérêts de tous.Renseignements.—Temple Jti Travail, bureau des agents d’affaires de la plupart dejs unions internationales, 301 rue St Dominique.Pour ceux qui désirent, faire partie de l’Union.—Bureau de placement municipal, 244 Craig Est.—Bureau de placement provincial.gratuit, 41 Craig Est.19c 19c L Nous Vous Invitons L U U N tous a assister a notre N D I Grande Vente à a D I M 19c M A qui aura lieu LUNDI avec des A T OCCASIONS EXTRAOR- T g I N 8.30 DINAIRES dans tous les départements.Rendez-vous eu Foule Luudi Portes Ouvertes à 8.30 heures I N 8.30 heures P.S.— Voyez nos vitrines heures 19c LUNDI MATIN — A — 8.30 heures 19c TRAIN SPECIAL DU DIMANCHE, DE MONTREAL A SAINT HYa-CINTHE ET GARES INTERMEDIAIRES Chaque dimanche jusqu’à autre avu, le Grand Trunk Railway System fera circuler un train spécial’iaissant .Montréal à 12.10 p.m., pour Saint-Hyacinthe et, les gares intermédiaires.Au retour ce train laissera Saint-Hyacinthe, à S.-00 p.m., pour Montréal arrêtant aux gares intermédiaires.Le désastre du “Maine” Madrid, 14.— “La Corresponden-tia de Espana”, commentant les développements dans le travail qui se fait de retirer le “Maine” du fond de la mer, déclare qu’à la lumière de certaines révélations, c’est le devoir dns Etats-Unis de proclamer publiquement l’innocennp de l’Espagne relativement à l’explosion qui a fait sombrer le vais-Igau de guorri._ .___._ Touristes et Citadins M.Alex.McGarr, depuis plusieurs nouées, propriétaire du service do voitures et d’autos de l’hôtel Windsor, a ajouté une autre amélioration à cet excellent service, grâce à laquelle ies touristes et les citadins peuvent visiter les nombreux endroits intéressants de la cité.Il y a beaucoup de gens qui vivent à, Montréal depuis des années et qui ne connaissent pas, mais en fait devraient.connaître les endroits intéressants de la vilie, ils verront avec plaisir la voiture automobile de McGarr, qui part, de l’hôtel AVindsor-tous lesjours à 9 et 11 h.a.m., et à 2 et 4 h.p.m., et qui conduit à tous les endroits que l’on ne peut visiter autrement.Une excursion spéciale part de l’hôtel Windsor à S h.p.m.pour le Rare Dominion, et on prend des passagers à l’heure de la fermeture.Uu coup d’oeil sur i ’annonce qui paraît dans une autre partie du journal vous donnera une idée générale de la voiture employée.M.Alphonse Desjardins tL ESI.T DE RETOUR DE SON VOYAGE A LA NOUVELLE ANGLETERRE.Québec, 14.— M.Alphonse Desjardins, de Lévis, le dévoué fondateur des Cahse* populaires d’épsrgne et de Cré dit est do retour de son voyage de propagande dans le Mssaschuaett.Sept caisses ont été étabiiei à Wor- Is A VOITURE DE LIVRAISON BRUSH présente le modo de livraison idéal pour les maliens dont le commerce est étendu.Elli fi*t plus de pa- ours et en do temps quo les voitures A chevaux ordinaires, et le coût de la voiture et do son entretien est relativement moindre.La voiture BRUSH est « impie, mais parfaite; les parties sont l>ion jointes et elle esl construite de façon A résister il l’usHgo et nux chocs occasionnés par le trafic.A $875 on no peut obtenir une meilleure valour, et les épargnes qu'elle vous fera fsire vous prouveront son avantage.Si cela vous intéresse, demander une démonstration.THE MOTOR IMPORT C0."L» Av.trofoin TUa Wilson Bros.Motor Co„ Limited.ENTREPOTS :—EDIFICE DU FORUM.TELEPHONE UP.C00.Les“Billets du Soir” par ALBER1 LOZEAU Un joli volume de cent»vingt pages.PRIX Vingt-cinq sous l’exemplaire.En vente chez ALBERT LOZEAU, 604 avenue Laval, ou aux bureaux de LE DEVOIR, 71a rue Saint-Jacques.Pour vos ouvrages wmMÊÊKBamœsBxsssamKammsmaxuBBmumsmaBmussaaacaaasa de vitle PROGRAMMES.CIRCULAIRES, FACTUMS, etc., «drasMc • vont tax baietax du ^DEVOIR ”71a>u« SuntsJacquM, Montréal.cester, Pittsburg, Holyoke, New-Bod-ford, Lowoll et Boston.Dans la.fapi-tale de l’Etat, il en a fondé deux, l'une parmi les employés de 1’” American Exprès.” et l’autre parmi le personnel Je 900 employés d’une des plus importun-les maisons de commerce américaines.M.Desjardins a passé sept semaines aux Etats-Unis et a reyu du gouverneur Fox uno lettre où celui-ci lui exprinu nv satisfaction de voir son oeuvre si populaire dans son Etat.Les franco-américains apprécient hautement ies avantages des caisses et adhèrent avec empressement au mouvement.Le fondateur de cette oeuvre si hautement rocon:m,au(iabl© est enchanté df l’acoucil jui lui a été fait.“ 4 LE DEVOIR, Vendredi, 14 Juillet 1911.4 LA VIE SPORTIVE Ben Sand victorieux dans la deuxième course Les courses à Delorimier hier ont de nouveau été très contestées 1 nr température idéale et une piste ort belle ont favorisé la cinquième iourneo du mcctinjr de Delorimier hier.I,'assistance était l'une des plus nombreuses depuis l’ouverture du meeting.Comine hier, avant-hier et mardi, les courses furent très contestées et clans plusieurs éprouves, le vainqueur ne gagna que par une tête ou un ne/.Dans la première course, Naughty Rose et Twenty-line se comportèrent très niai à la barrière et retardèrent e départ.Au démarrage TwentyInc firit les devants avec Delightful sur ses fers.Naughty Rose se rapprocha cependant dans la ligne droite pour gagner ensuite par deny longueurs.Des commissaires usèrent de elémon-v envers le jockey Carroll qui devait piloter Yankee l ady dans la deuxième -ourse, (liroudo qui n’était pas remis de ses blessures devait monter cette jument, et comme il fallait trouver à tout prix un jockey capable de faire le poids, Carroll fut absous.Ben Sand et Yankee Lady paieraient aux paris, mais le premier mena de bout en bout suivi par Yankee Lady et Bonnie Bee dans l'ordre de mention.Six chevaux démarrèrent dans la troisième épreuve que Congo remporta à la surprise générale, vu qu’il avait très mal couru mercredi.Nous croyons qu'une enquête s’impose au sujet de la tenue do en cheval, Beepovcr et Quincy Belle entrèrent dans l'argent.Le favori Paul Davis céda in victoire au second choix Haymarket dans Ier r.1-2 furlongs.Le départ de cette .-ourse ne fut pas très bien réglé.Bodkin eut à soutenir un rude assaut do Clem Boachcy dans la course à la victoire de la cinquième épreuve, l'ric tête donna le premier argent au elieval de MM.Milburn.Le favori Seymour Rentier ne gagna pas son avoine.Dorothy Webb donna raison aux preneurs do seconds choix dans la dème course.Elle fit une course poursuite jusque dans la ligne droite, où elle se détacha pour devancer Ed.Meek par une longueur sous le fil.Obcron se contenta de suivre .Rose-boro et Coal Shoot pendant la majeure partie du parcours de la dernière épreuve.Arrivé dans la ligne droite Peak lui demanda de la vitesse et le fit triompher par une longueur.•iOième Course.- t 1-2 furlongs.Chevaux do 2 ans.Rourso $200.Vainqueur issu do Ort Wells Mary Clem à Al.dohn Alilhurn.Bon départ.Victoire facile.Temps .57 3-5.Noughty Rose, 115, Troxler, Delightful, 115, Burns.Twenty One, IIS, Cullen.Orlando Lady, 110, Hoffman.Naughty Rose ne fut pas lento à devancer son champ pour gagner par trois longueurs devant Delightful.31 têtue Course.— 1 1-2 furlongs.Chevaux do 3 ans et plus.Bourse $200.Vainqueur issu de Ben Brust-Sand Ely à M.I .Morton.Bon deqart.Victoire facile.Temps .55 2-5.Ben Sand, 106, dost.Vankee Lady, 06, * arroll.Bonnie Bee, 90, Hanover, babel le, 109, Knight.Clitter Clatter, 107, Murray.Sandy Hill, 95, AVingfield.Ben Sand inen'a de bout en bout et ne fut jamais en danger d'être rejoint.Oiième Course.- 5 1-2 furlongs.Chevaux de 3 «ns et plus.Bourse $200.Vainqueur issu de Maceo-Barbara, M.ù M.•(.Rags.Bon départ.Victoire facile.Temps 1.09 2-5.Congo, 116, Knight.Peeppver, 116, Orand.Quincy Belle.99, Hanover, dohn Alarrs, 116, Troxler.Elizabeth, 0, 107, l’eak.Miss Cardigan, 112, Grcffin.Congo parut en forme et sc comporta mieux que dans ses courses précédentes.d.iicme ( ourse.5 1-2 furlongs.Chevaux de 3 ans et plus.Bourse $200.Vainqueur issu de David Carriok-Ttoy-ana à AT.G.A.Tacat.AFauvais dé-, part.Victoire facile.Temps, 1.09 i 3-5.! Haymarket, 121, Simmons.Paul l)a vis.121, Grand.Cousin Peter, 121.Ber- : gen.Donation.119.White.Creole, 106,! Hanover.îm There.116, Burns.Don Hamilton, 121, Griffin.• Haymarket mena du premier furlong Une longueur.3 lième Course.vaux de 3 ans et , ______ _______ _____ Vainqueur issu de Eaihcrless-Matitia à VI.dohn Melburn.Bon départ.A ic.toiro contestée.Temps 1.16.Bodkin, Ht, Bergen.Clem Beachey, 121, Grand.Rusticana, 112, White.Seymour Reuttcr, 125, Troxler.Creuse 122, (Irpffin.Goodaerc, 117, Gore.Bodkin se rapprocha du meneur Clem Reaehey vers la fin et gagna par une tête.35iènie Course.- 1 mille.Chevaux de ! ans et plus.Bourse $200.Vain-queur issu de Woolsthopre-Webb of Eu te, à AL J.Mackny, Bon départ.A'ic-toire facile.Temps 1.13 1-5.Dorothy Wcbb.106.hevee.Ed.Keck, 108, Quinlan.Dolly Bultman.106, Bergen.VVainer Grisewcll, 106.Irwin.ltd.Keck se comporta en vainqueur pendant uno bonne partie du parcours, mais fut dépassé à quelques mètres du poteau par Doralhy Wcbb.36ieme Course.— 1 mille.Chevaux de 3 ans et plus.Bourse $200.Vainqueur issu de King Gold.The Health à M.G.AL Ridge.Bon départ.Victoire facile.Temps 1.44 1-5.Obcron, 112.Beak.Coal Shoot, 104.Baner.Rosehoro.112, Griffin.Hickory Slick.Ill, Bergen.Bright Start, 109, White.Bronte, 107, Grimlan.La Ligue de l’Est LES RESULTATS HIER : Montréal 7: Toronto 10.Baltimore 5; Newark 0.Buffalo 5; Rochester 1.POSITION DES CLUBS G.P.•P.C.Rochester .52 27 .658 Baltimore .51 29 .638 Toronto .,.45 35 .563 Montreal .34 38 .472 Jersey City ., 33 39 .458 Buffalo .33 39 .458 Newark .28 44 .389 Providence .27 52 .312 Les grandes joutes de demain UN VRAI REGI Ali EN PERSPECTIVE A MAISONNEUVE.— CE QUE SERA LA JOUTE MONTRAL-TECUMBEH.— L’ORGUEIL DES SENATEURS PIQUE AU VIT.— PARTIES INTERMEDIAIRES.Mclvor gagne par un nez CR CREVAI.FOURNIT L’UNE DES SENSATIONS DE LA JOURNEE EN GAGNANT UNE COURSE TRES CONTESTEE.la course à partir et.l'emporta par - 6 furlongs.Clie-plus.Bourse $200.Les Royals sont défaits à Ottawa Six mille personnes ont été Toronto témoins de la joute Montréal-à Ottawa Ottawa.11, — La joute de baseball entre le Toronto et les Royals a eu un immense succès financier, car plus de 6,000 personnes y sont assisté.L’exhibition donnée par les deux grandes équipes de la Ligue de l’Est a été suffisante pour donner aux spectateurs une idée de la valeur des professionnels du baseball.Le Montréal fut battu par un score de 10 à 7 en dépit du travail énergique de Carroll et do Rarberich, mais à ces deux hinoours, les Loafs avaient opposé le géant new-yorkais Test-eau qui ne perdit, toute prise qu'à la huitième manche, mais les Royals enregistrèrent trois points consécutifs dans la neuvième, grâce à Mueller qui remplaçait Tesreati.l-a joute eut lieu au Parc Lansdowno qui n’est pas très approprié au jeu de baseball à.cause de ses dimensions, et le Toronto bénéficia de ce désavantage puisque deux "home runs” lui permirent.à la quatrième manche de compter quatre points.L lion.Graham, ministre des chemins ;]o fer et, plusieurs personnages en vue assistaient, à la joute : TORONTO Ab.R.H.Po Mueller p.Totaux .French 2b.A eager 3b .Miller, rf.[ Hanford rf.jOalldil 1b.Demmitt If., Nattress sx.Roth c., Carroll p., Rarberich p.x Curt is .0 0 H O I 0 • - 38 10 15 27 10 I Al ONT RF A b Ab.R.H.Po.A.E.- .3 I 2 1 0 0 .501 ü .( n • •- 5 1 1 3 0 0 Lakonia, Ky„ LL- Mclvor et Winning Widow ont fourni beaucoup d-in-terêt dans la troisième course de cet après-midi.Après avoir couru à chances égalés pendant tout le parcours Alclvor gagna par une tête.Le jockey Rooney a été puni de $50 d’amende pour avoir cherché à.nuire à Mclvor on le frappant à ia tctc, Sommaire.1ère course, chevaux do 2 ans, 5 1-2 furlongs : 1er, Crackerbox, 110, Kennedy.straight $7.10, place Sl.lO.show 83.0(1 ; 2c, lieutenant Saver.103.Thorn as, place $5.50, show, $4.40 ; :ie,El Toro, 103, Koemor, show $3.30.Ternps LOS 3-5.Steeple Jack, Felix, Steel A way, Walter IL, Eagle Lye, P.Airy, Traymoro ont aussi couru.2ème Course : Chevaux de 2 ans, 5 1-2 furlongs : 1er, Azyuade, 109* Goose, straight, $1.80, place $3.80, show, 83.20 ; 2e, Merodc, 109, Thomas place 84.30, show, $4.20 ; ;ie, Acquin, 106, Ivoerncr, show 84.41).Temps : .1.06.Catherine Hampson, ( lara Atkin, Gold Mine, Alinstra, Lcin-lona, Ethel Sampson, Winning Witch, Syringa, Bell Hampton ont aussi couru.3cme (’ourse.6 furlongs : 1er, Alclvor, 110, Loftus, straight, 84.00, place $2.00 ; 2e, Winning Widow.104, Rooney, place, $2.90, show $2.90 ; 3e lima, 105, Koerner, Show, $3,30.Temps : 1.13 4-5, Lilly Paxton, Crow Rohe, Union Jack, Bill Andrews, Receiver, La U.Mexican, The Hague.Supple, ont aussi couru.lème Course, handicap, 6 furlongs : 1er, Donan, 116, Mountain, straight, $25.40, place $14.40, show $8.40 ; 2e, Follie Levy, 119, Taplin, place, $6.30,’ shorn $1.10 ; 3e, Fairy Story, 93, McCahey, show, $5.SO.Temps : 1.13, Quarter Alaster, Releigh, P.D.Al.Muller, Alelisandre, Prince Gal, ont aussi eon ru.Sème court*.Chevaux de 3 ans et plus, 1 1-16 mille : 1er, Naughty Lad 102.Koerner, straight, 81.8,90, place S6.S0.show 81.10: 2e.John Eurlong, 110.(loose, place $3.90.show 83.50 ; •b-, Zirnap, 110, AïoTaggart, show, $10.00.Temps $2.10, Waltz, Dottie B., Tay Pay Denver Girl, Silver Knight,, Sulusm Lnyminster, Queen Marguerite.Short Order, ont aussi count, firme Course, 1 mille et 70 verges : 1 cr.Superstition, 110.AfeOahey, straight $9.20, plan: $4.40, show, 93i-90 -, 2e, Foxy Alary, 103, Laftus, place Sfi.30, show $2.50 ; 3e, Torn Bigbee, 108.Austin, show.$7.90.Temps : 1.43 1-5.Beach Sand, Fort Johnson, Star Blue, John Rcaroon, John Louis High Range ont aussi couru.1 0 Shaw .ef.O’Hara If.Dclehanty rf.Jordan 1b.Bradley 3b.Phelps c., .Vaughan ss.Fitzpatrick 2b.losrcau p.A.E.9 Totaux .32 7 11 27 15 3 x A frappé pour Barbe rich à la Oème reprise.Score par manche : Toronto.000421102 10 Montréal.001001113— 7 SOMMAIRE Home runs, Jordan.Bradley et French : coups de 2 buts.Jordan.Bradley.O Hara, Hanford.Fitzpatrick, Miller.Laissés sur les buts, Montréal, 12; Toronto 8.Buts volés, Gandil 2, Demmitt.O’Hara, Fitzpatrick.C.de j sacrifice, Dclehanty, Vaughan, Carroll, i Sacrifice fly, Tesreau, A'cager, Nattress Gandil.Buts sur balles, sur Muel-¦ 1er, 1 ; sur Carroll, 3 ; sur Rar-herich, 2.Alis hors jeu, par Tes reau, 3 ; par Cnrtoll.1 ; Rarberich, 3.MBd pitch, Rarberich.Passed ball, , Phelps.Frappé par le uitoher, Mueller, ! 1 (Roth).Temps, 2.30.Arbitres, Hurt i et Kerin.Assistance, 6,000.Don Labor fait de la vitesse LE JOCKEY M1MLIN, FAIT FAIRE A SON COURSIER UN MILLE EN 2.05 1-1.Chez les vétérans du baseball SUOOKLA'N GAGNE A LA NEUVIEME.— CINCINNATI FAIT 7,ERO.-DANS LA LIGUE AMERICAINE.Cincinnati 32 4,T Brooklyn 29 47 Boston 19 57 LIGUE NATIONALE A Brooklyn — Chicago.001211000 5 12 2 Brooklyn.000100131-6 7 2 Batteries : Cole, Richie, Brown et Archer : Scanlon, Hell, Sehardt, Rucker et Erwin.A Boston — Boston.001000212- 6 10 3 St-Louis.103300001.S 11 2 Batteries ; Weaver.Alattcrn et Ming ; Steele et Bresnalian.A Philadelphie:— Cineinnati.000000000— 0 7 2 Philadelphie.000000001-1 4 0 Batteries : Kcefc et McLean ; Moore et Dooin.A New York — Pittsburg.001000021—4 10 t New-York.20204010x—9 13 3 Batteries : Leifield, Gardner et.Gibson.Simon ; Drucks, Mvcr et Wilaon.POSITION DES CLUBS New-York.Philadelphie.( 'hiragn.Pittsburg.St-Louis.Gag.Per.Pc.17 31 693 .47 31 603 .15 30 600 .43 33 5fiK .43 33 566 LIGUE AMERICAINE A St-Louis : R.H.E.St Louis.0031 lOIOx—6 2 3 New-York.000000010- 1 5 1 Batteries : Nelson et Stephens; Fcnl Brocket t et Sweenay.A Chicago : .OoOOl 0000—1 5 0 .000020000—3 5 1 Walsh et Sullivan; Pav- .00051001 x— 7 .000110300—5 Krapp et Fisher ; Chicago.Boston.Batteries : .ne, Collins et, Carrigan.A Cleveland : Cleveland.Washington ,.Batteries : son et.Henry.A Détroit, : Philadelphie.1010010-10-7 7 1 Détroit.010400021—8 12 3 Batteries : Morgan, Bender et Thomas ; Laficttc, Summers et Stanago, POSITION DI S CLl BS Gag.Per.Pc.Détroit.s t 24 692 Philadelphie.19 28 636 New-York.11 3ii 539 Chicago.Boston.Cleveland.Washington.St-Louis.I 1 2 I 1 5 dist 8 dist dist.; 2.08.—La campagne politique va se faire durant la vacance surtout.Pour être bien renseigné, Il vous faut donc le “Devoir.” Trois mois, du 15 Juin au 15 septembre, pour 50 cents.Indianapolis, bid.13.— Le meeting de trot et d’amble du Grand Circuit J4 pris fin aujourd'hui malgré que le programme Hnnonçaÿ.une journée de plus.Les forfaits déclarés et la décision du gouverneur Marshall défendant les pa-| ris au livre ont sans doute provoqué j cette decision des organisateurs.Isi mille le plus rapide de la réunion a été trotté aujourd'hui par Don Labor qui remporta la première épreuve des 2.08 en 2.05 1-4.Pop Gcers pilota Aria Ley burn en ! 2.07 1-4 dans les trois épreuves des | 2.12 trotteurs.Annie Laurie et Kirby Star causèrent.des surprises par leurs belles performances.SOMMAIRE lière Course, classe des 2.11.Ambleurs 3 dans 5.—Bourse 81,000.Annie Laurier, pur Walter Di rest, Dean .Twinkling Dan.Murphy .Electric Hal, Osborne.Buster Brown, Maybury ., .Lady Jeannette, Honey ., .Butcher Girl, St anger , .Col.Gentry.Kimhr0 ., Hazel, B., Ranadum.Woodbower Burns.Valentine .Temps — 2.06 1-2; 2.07 1-2 2ièmo Course, classe des 2.12 Trotteurs 3 dans 5.—Bourse 82,500.Ario Layburn, par Arion Gocr».Il) Electric Todd, McDonald .3 3 2 Johnny C,, Loomis ., .Charlie Mitchell, Murphy O'Nrill, Kinser.Bob Riley, Honey ., ., , „ , j Lulu Arion, Bcnyson.5 7 ’ Temps 2.07 1-4; 2.07 1-4 ; 2.07 LL 3ièmo ('ourse, classe 2.24.Ambleurs 2 dans 3, — Bourse 81,000.Kirhy Star, par John Kirby, McMahon.Ficela Aniericus, ( Joncs ).Bradon Direct.Eagen.6 2 Amherst Boy.Murphy .3 4 John Black.Shively .ft 5 Dixie Lou.Goers.7 li Doctor Czar.Brooks.4 dist Temps 2.07 3-4 ; 2.07 LI.lième Course, classe dps 2.0.8, Trotteurs, 2 dans 3.—Bourse $1,000, Don Labor, Whitehead.I 1 Al.Stanley, Whitehead.3 2 Willy, Pcnnock.2 4 Jeremiah, Shuler.ft 3 Captain George, Murqhv.I ft Emberia, McCarty ., dist.Ra>é.Temnsa.Oft 1-4 ; 2.07.2 3 6 1 Si la joute de crosse la plus importante de demain après-midi, est celle q ti aura lieu à Toronto, entre le Teeum-seh et le Montréal, celle qui aura lieu à Montréal entre le National et le Hhamrrek, sera intéressante à plusieurs points de vue.Rarement on a pu, moyennant ia minime charge d’entrée à la joute, avoir un régal aussi abondant que celui qui sera offert aux habitués du terrain de Maisonneuve demain après-midi.Mentionnons d’abord la joute intermédiaire, entre le Québec et la seconde équipe du National qui est considérée comme ia joute la plus importante qui aura lieu jusqu’ici dans la Ligue Intermédiaire.Le Québec est actuelle- Le président Murphy a confié à MM.Peter Murphy et Jim Kavanagh, le soin d’arbitrer l’importante joute Montréal-Tecumsoh à Toronto, demain après-midi.Le président Findlay du Montréal est parfaitement satisfait de cette nomination et il déclare que ces deux arbitres sauront faire respecter les règlements de la N.L.U.Le Montréal a eu hier après-midi une courte pratique, et les hommes de Finlayson sont maintenant prêts à faire face à la bataille.L’équipe qui s’alignera contre les Indiens de Querrie sora probablement la mémo que celle qui fit mordre la poussière au Toronto, la semaine dernière.Néanmoins Dade, Andy Hamilton, Milloy et O’Kane feront ment champion de la Ligue et il veut, I ^e, voyage en compagnie du directeur cette ann-e, se maintenir en tête.Il ;i ! gérant Davidson et du president Find-réusst à infliger une défaite à nos inter- i W médiaires canadiens-français à Québec il y a quelques semaines, mais nos jeunes prétendent que les québecquois ne pourront pas répéter le truc sur le terrain de Maisonneuve demain après-midi, et ils le prouveront.Quelques centaines de nos compatriotes de la vieille cité de Champlain, accompagneront l'équipe qué-becquoise à Montréal.Dans les intermèdes de la partie Na- Jæ “Toronto Mail and Empire” est d’opinion que la lutte de demain aPfcs-midi, à ITle, sera la plus contestée de la saison.Les Indiens ont cependant bon espoir de remporter la joute à cause du retour de Jack Mackenzie sur l’équipe.A Ottawa, les Sénateurs de Bilsky recevront la visite de l’équipe do Cornwall.Le "Citizen” disait hier que si le Capital ne sortait pas vainqueur de TOURISTES et CITADINS MéJyÿKt t* ZsfU/jM» ; A èU !' (TW»'" 1 1 JiÉpPf ' j.-'WMijifiu _______________________ .bï itr.* „F Kl ¦ a { -ÙL.: él .-.4 Cl.[-'«4.bit?.lit J 1 • , * .» tronal-Shamrock, des courses intéres-! Cette.JoU .6,1 .ne gagnalt Pa!i ainsi sa santés auront lieu entre les harriers de notre association.Egalement, il sera dorme à la foule, les résultats et détails de ]a joute Montréal-Tecumseh à Toronto.Le grand Jim Kavanagh ne figurera pas sur I équipe des seniors demain, mais on assure que Clingcn qui le remplacera, est Capable de faire un travail utile sur la ligne de défense.Que tous nos amis se portent donc en foule au terrain du National demain pour encourager n0s porte-cou-leurs et participer* ay plus grand régal sportif de la journée à Montréal.Les arbitres de ]n joute Shamrock-National seront Roddy Finlayson et Bob Taylor.premiere victoire il vaudrait tout aussi bien qu’il se retire de la Ligue.Cet avertissement a naturellement piqué au vif l’orgueil du Capital qui se promet do prendre une victoire sur les gens do Factory Town.Johny Brennan et Eddie St-Père arbitreront cette joute, et on reçoit la nouvelle que Dupras figurera sur l’équipe d’Ottawa.Deux parties seulement auront lieu dans la Ligue Intermédiaire demain.Le Québec jouera à Maisonneuve avec le National 11, et le Sherbrooke ytendna rendre visite à la seconde équipé du Montréal.Cette dernière jou-te aura lieu au terrain de Westmount.National 4; Shamrock 0 L EQUIPE CANADIENNE FRANÇAISE L’EMPORTE SUR LES SHAMROCK ET CONSERVE LA PREMIERE POSITION DANS LA COURSE AU CHAMPIONNAT DE LA LIGUE DE LA VILLE D’OTTAWA.Ottawa, 14.—En battant leurs vieux rivaux par un résultat de 4 à 0, à l’Oval, mercredi, le club National a conservé sa position dans la ligue.La partie fut intéressante mais rude.A mi-temps le résultat était de 2 à 0.Bill Page, gardien du filet des National arrêta nombre de coups bien dirigés et il fut un facteur puissant dans la victoire de son club, Pitre Meunier, sur ia défense, a aussi beaucoup contribué au succès du National.Valiquette, Meunier et Kelly brillèrent pour 1 équipe des vainqueurs et pour les perdants ce fut McCann, Curley et Mullin qui firent le plus beau jeu sur la défense.L’attaque du National était plus forte que celle du Shamrock et le jeu de combinaison plus assuré.Enlignement des joueurs, officiers et sommaire Nation de la partie ; Shamrock Page Buts Tink Pritchard Points McGovern Valiquette ( 'ouverts Mullin Menier Défenses Seed I.andriau Bowse Kelly • 1 Smith Doody ( ’entre Burke Lefebvre Attaques Kinsella Duncan Whelan r.ascellc “ Callahan H arkness Extr McCann Kane 1 ntr Curley Arbitre J.B.Hutton, assistant.R.l’airbairn ; chronomèteu rs, T.Malo- ney et, .J.Bf Potvin : ohronométeurs Geo.Pouliotte ; arbitres des points : T.Bone et A.Fulford.SOAI MAIRE 1.National Kane .2.National — Kane .Seconde demie .2.00 3.National- - Harkness .6.00 1.National — Kane .18.00 Punitions Duncan M, Curlev 3 et 9, Bothwell 3, Kelly 3 et 3, McGovern 3, Menier 10, Lofebpro 3, Total : National 22 minutes ; Shamrocks 12 minutes CONEY ISLAND Le flrind Trunk Railway System offre un accès rapide et facile à cet endroit comj arativement peu connu et vraiment fort, désirable, situé dans le lac Saint-François, près de Coteau Landing pour y passer une fin de semaine on un voyage lors d’une fête.Des billets pour aller et retour seront vendus A $1.15, bons pour départ samedi et dimanche, les 15 et 16 juillet, Limite de retour, 17 juillet.Le train du dimanche laisse Montréal à 9.10 a.m., et, au retour, laisse Coney Island, à 7.35 p.m.Derniers résultats du baseball NEWARK BLANCHI SUR SON TERRAIN.LES CHAMPIONS SONT .DEFAITS.A Buffalo: Buffalo.020000012—5 9 1 Rochester .000001000—t 6 3 Butteries: Merritt et Kellifor; Wilhelm et Miteroll.UmpiresT Murray et Byron, A Newark: Newark.0000000000—0 2 3 Baltimore .0001000400—ft 10 2 Batteries: Smith et Cady; Dygert et Egan.Umpires, Wright et Hailigan.TRAIN DU DIMANCHE, DE MONTREAL A HEMMINGFORD, FORT COVINGTON ET GARES INTERMEDIAIRES Chaque dimanche jusqu'à autre avis, un train spécial laissera Montréal à 8.00 a.m.pour llemmingford.Fort Ou vington et gares intermédiaires.Au retour, ee train laisse Fort Covington à 6.20 p.m.et llemmingford à 7.00 p.m., pour Montréal, arrêtant aux gares intermédiaires.Responsables des paris Albany, N.-Y., 13.— Le bill du sénateur Gittings à l'effet de rendre les propriétaires de pistes responsables des paris qui pourraient sc faire sur les hippodromes a leur in»u a été battu aujourd’hui prr un vote de 20 à 22 au Sénat 'le l'Etat.Le sénateur a cependant demandé et obtenu que ce vot-j soit reconsidéré plus tard.Clôture des entrées La direction du Montreal Jockey Glub a fixé la date de clôture des entrées dans les stakes de son prochain meeting au 4 août prochain.Le programme en comprendra huit, dont six err pilât et deux en obstacles.Le King’s Plate sera courue le premier jour.Le travail de réparations aux écuries est déjà commencé et sera terminé à temps pour l’ouverture de la réunion du 16 septembre prochain.Voici la liste des stakes d’automne.La King’s Plate — chevaux de 3 aus et plus nés dans la province de Québec-Bourse $1,200.Le Handicap Hochelaga.— chevaux eje 3 ans et plus — 6 furlongs.Bourse $1,000.La coupe de Lord Grev —chevaux de 3 ans et plus._ l.l-g mi]]e.Bourse $1,000.La Coupe du Derby — chevaux de 3 ans et plus, appartenant à des Canadiens.— 1 3-4 mille.Bourse $1,000.Le stake Champlain — chevaux do 4 ans et plus.Env.3 milles.Bourse $i -000.’ Le Memorial Heudrie — chevaux de 4 ans et plug — Env.3 milles en obstacles.Bourse $1,200.Le Pépinière Provinciale — chevaux de 2 ans nés dans la province de Québec.Bourse $650 plus $500 offerts par le gouvernement provincial Excursion du Courreur des Bois L’excgrsion du Coureur des Bois à Sorel est l’événement du circuit provincial pour dimanche prochain.Sorcl est le seul point qui puisse être atteint par eau et duquel on puisse revenir par bateau sans inconvérient ni retard.^ lies supporteurs du club, au Mile-End et à Villerai n’ont ri^n négligé pour faire de ce voyage un succès et, il est, certain que plusieurs cenüaines d admirateurs des Khakis accompagne rent l’équipe dans son invasion du terrain des Sorelois.Ail Montreal sera l’hôte de Terre-bonne, dimanche prochain, ie club Athlétique est inscrit pour Valleyfield.L’invincible Richmond fera son second voyage à Trois-Rivières et l’équipe do Lachinc ira peut-être à Hull.Handicaps hebdomadaires de la M.A.A.A.L’UN DES COUREURS DE CETTE ASSOCIATION FAIT DEUX MILLES EN 9.56 MIN.Harold Coates s’est surpassé hier après-midi aux handicaps hebdomadaires à la M.A.A.A.en gagnant la course de deux milles franchissant cette distance dans le court espace de 9 minutes 56 secondes.A oioi le résultat complet des courses de l’après-midi: 880 vgs.—1, W.G.Hav, (10 vgsj ; 2, S.Mansfield, 15 vgs; 3, F.W.King, 35 vgs.Temps, 2.01 3-5.Deux milles.— 1, J, R.Pour voir les 180 endroits intéressants de la cité, prenez la VOITURE OBSERVATOIRE AUTOMOBILE DE Mc GARR Part de 1‘Hotel Windsor à 9 et 11 a.m.et à 2 et 4 p.m.Voyage de deux heures environ.Excursion spéciale au Parc Dominion partant de l’Hotel Windsor à 8 p.m.AGREABLES VOYAGES POUR LES CITOYENS ET TOURISTES PAR LES TRAMWAYS ELECTRIQUES AUTOUR DE LA MONTAGNE.—O'est un deg plus délicieux voyages que l’on puisse faire en tramways, et qui fournit aux visiteura l’occasion de voir et d’admirer les beautés du célèbre Mont Royal et les pittoresques villes do la banlieue situées tout autour de la Montagne.SERVICE REGULIER.—Tous les 20 minutes ü partir de 10 A.M.CHAR OBSERVATOIRE SPECIAL.—Passant par les rues Peel et Ste-Catherine à 10 A.M., et ensuite à toutes les heures, excepté à midi.LACHINE.—Un charmant voyage le neuf milles dans la place historique de Laehfne.Les personnes qui désirent sauter les rapides doivent prendre le tramway de 4 P.M.SERVICE.—Les tramways partent du Square de la Plaça d’Armea tous lea vingt minutes.BOUT DE LTLE.—“La confluant des cours d'aau**.—Les vi8it«nrax ne devraient pas manquer de jouir de cetfe agréable excursion de douze milles en tramways.Le paysage le long de lu ligne est des plus beaux.La Compagnie du Chemin de fer a un magnin< ligne.Il y a raisonnables.du Chemin de fer a un magnifique parc pour pique-niques au terminus de cette Il y a aussi un hôtel spacieux, où l'on peut prendre tfea repas à des prix SERVICE.—Les tramways partent de 1*Avenus LaSalle, angle Notre-Dame, à toutes les demi-heures.Il n’y a pai de meilleur endroit pour faire un pique-nique que le Parc du Bout de l’ïle.The Majestic Hotel Company, Limited Avis est donné au public qu’en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, de.s lettres patentes, en date du huitième jour de juin 1911, constituant en corporation MM.Georges Sorgius, agent, Arthur Bonneville, marchand.Ferdinand Fleurie, «agent d’immeubles, Alphonse Archambault, Wilfrid Landry, restaurateurs, de la cité de Montréal, dans les buts suivants : Faire le commerce en général d’hôtel, de restaurant ; Le droit de tenir des dépôts de journaux dans les établissements exploités par la compagnie, ainsi que des chaises de cireurs de bottes, et le droit de vendre des cigares, cigarettes, etc., et d’avoir une ou des boutiques de barbiers ; Le droit d’acheter, louer, posséder ou autrement acquérir, ou de vendre ou d’aliéner de quelque façon que ce soit, tous les immeubles et tous les biens nécessaires aux affaires de la compagnie; Le droit d’acheter tout hôtel ou restau-rant déjà en opération et de les payer ou en arçent ou en parts acquittées de la compagnie à un prix à être déterminé par la compagnie ; Acquérir, posséder, louer, garantir, vendre et échanger des actions, stock ou débentu-res ou garanties de tomes corporations faisant les mêmes affaires que celles de la compagnie ; Faire les choses et exercer tous les pouvoirs
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