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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 11 juillet 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-07-11, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.160 MONTREAL, MARDI 11 JUILLET, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.*3.00 UNION POSTAZiE *(J.00 Edition Hebdomadaire : CANADA «o, rvf» ETATS-UNIS ., .- UNION POSTALE .* , .*3.00 Rédaction et J^niniétratioiu 7I« RUE SAIN CQUES MONTRE.^ -\ TELEPHONES: - - ADMINISTRATION: M«n 7461 REDACTION: Mun 7460 Directeur : HENRI BOURASSA LA CONFERENCE IMPERIALE IV TRIBUNAL SUPRÊME DE L’EMPIRE A la séance de clôture, M Asquith disait que, de toutes les décisions de la conterenee relatives au gouvernement intérieur de l’empire, aucune ne lui semblait plus importante que celle adoptée au suiet d’une cour impériale d’appel.Praticien éminent, M.Asquith est peut-être porté, comme béau-coup de ses confrères de la haute et basse basoche, à accorder une importance exagérée à tout ce qui touche à la loi et aux tribunaux.En tout cas, la discussion de ce problème et le résultat, même partiel.obtenu par les délégués d’Australie après une lutte de dix années, mettent vivement en relief la persévérance anglo-saxonne, le progrès lent mais sur de l’idée impérialiste et la répugnance des autorités britanniques a laisser échapper les moindres éléments de leur autorité.C est sous ces aspects que je veux surtout envisager la question.Comme on le sait, il y a, en Angleterre, deux juridictions d’appels en dernier ressort : l’une pour le Royaume-Uni; c’est un comité de la Chambre des lords siégeant en tribunal, sous le nom usuel de Law Lards; \ autre, pour l’Empire des Indes et les colonies; e’est le comité judiciaire du Conseil privé.Théoriquement, ce ne sont pas des tribunaux, mais de simples groupements de pairs du royaume ou de jurisconsultes éminents, conseillers du Roi, qui se réunissent pour entendre en dernier ressort les plaintes des justiciables de l’Empire et aviser le souverain sur la jus-tiee de ces plaintes.0 est la perpétuation de Taxiome traditionnel qui tait du souverain la source de toute justice comme il est la fontaine de f°ils Rs honneurs.Dans la pratique, on nomme à la Chambre des lords un certain nombre de jurisconsultes qui deviennent les Law Lords une veritable noblesse de robe—et dont un certain nombre siègent au comité judiciaire du Conseil privé.Au comité judiciaire seul, si je ne me trompe, on nomme quelques juges adjoints, versés, ou supposés 1 etre.dans les lois et coutumes des Indes et des diverses colonies.Rien, du reste, ne -détermine le nombre des juges qui doivent siéger dans 1 une ou 1 autre des juridictions.La procédure est aussi toute arbitraire et traditionnelle.• * • , ,ka valeur de ce système est diversement appréciée.On s'accorde généralement à reconnaître la haute compétence d’ensemble et l'intégrité de ces deux tribunaux.Nul doute, d’ailleurs, qu’il entre une onne dose de cant dans ce respect outré qu’on pratique aux colonies, a 1 endroit du Conseil privé.Et les membres de ce comité le comprennent.il ai entendu lord Herschell expliquer que ce qui lui avait donné le plus de mal en préparant la sentence dans le deuxième appel des catholiques du Manitoba, ce n'était pas de trouver où était le bon droit, mais d’éviter de contredire le premier jugement, afin de ne pas ebranler la eoniiance des justiciables dans la quasi infaillibilité du tribunal ! Plusieurs avocats éminents des colonies se plaignent, que les law lords constituent souvent, par le nombre et par la qualité, un meilleur tribunal, un stronger bench, que le comité judiciaire; que dans la composition même du comité, on ne tient pas toujours compte‘de l’importance relative des litiges; que pour avoir un strong bench, il faut passer sous les fourches eau dines des procureurs les plus achalandés_____et les plus dispendieux—de Londres, et retenir les services des barristers les plus en vogue, non moins durs d’entretien.La seule distance, l’encombrement des litiges, rendent cet appel suprême excessivement coûteux- aux justiciables des colonies.Les grandes compagnies, les plaideurs à la bourse bien garnie, y trouvent leur profit en terrorisant des adversaires moins bien pourvus.On sait ce qu il en est au Canada.On peut facilement s’imaginer jusqu’où 1 abus peut aller à la Nouvelle-Zélande et en Australie, séparées de ce tribunal par la moitié de la circonférence du globe ! D’autre part, il ne manque pas d’avocats intéressés à conserver ce système, qui leur fournit, avec de bons honoraires, l’occasion de jolis voyages d’outremer.• • • De tous ces inconvénients ont résulté de nombreux projets de réforme qu'on peut ramener tous à deux catégories: l’une, d’accord avec le progrès du principe d’autonomie, propose l’abolition ou, au moins, la limitation des appels au Conseil privé; l’autre, née sous la poussée du mouvement impérialiste, suggère la reconstitution, sur des bases plus modernes et mieux définies, d’un tribunal suprême pour tout l’empire.Le premier principe a semblé d’abord devoir l’emporter.Lorsque les colonies australiennes préparèrent la constitution du Commonwealth, elles abolirent pratiquement l’appel au Conseil privé.M.Chamberlain fit feu et flamme.Il affirma que c’était rompre le lien moral le plus intime et le plus précieux entre la métropole et les colonies.Les délégués autraliens firent bonne résistance.L’un d’eux alla même jusqu’à dire que si le parlement britannique ne votait pas le Commonwealth Bill, tel que les Australiens l’avaient rédigé, l’Australie proclamerait son indépendance! Une conférence spéciale fut convoquée, en 1901.Finalement on s'entendit.On élargit quelque peu le chemin qui amène à Londres les justiciables australiens, tout en conservant à la loi son caractère restrictif; et la constitution fut votée, avec un dispositif permettant au gouvernement du Commonwealth de restreindre, encore davantage les cas d’appels au Conseil privé.L’un des motifs que M.Chamberlain fit valoir aux Australiens pour les amener à résipiscence, c’est que le gouvernement britannique projetait la fusion des law lords et du comité judiciaire, et la constitution d'une véritable cour impériale où les colonies auraient leurs représentants.Cette promesse est restée lettre morte, sauf qu’on a appelé, de temps à autre, au comité judiciaire, quelques juges des colonies, comme Sir Henry Strong et Sir Elzéar Taschereau.A la conférence de 1902, le sujet fut peu discuté—les premiers ministres se bornant à approuver généralement, sans voter aucune proposition définie, les décisions de la conférence de 1901.En 1907.M.Deakin.premier ministre d’Australie, proposa ce voeu clair et laconique: “// est désirable d’établir une cour impériale d’appel.” Il rappela la querelle de 1901.la conférence ad hoc, les promesses de M.Chamberlain, et fit valoir à nouveau les griefs des Australiens contre le cottiité judiciaire.La Colonie du Cap, représentée par le fameux Dr Jaipeson.—créé depuis Chevalier du Roi.en récompense dp ses actes de brigandage impérial—réclama le maintien de la double juridiction, mais proposa la réforme des procédures du comité judiciaire.Le général Botha soumit un voeu reconnaissant aux législatures coloniales le droit de définir, de restreindre et même d’abolir tout appel de droit au Conseil privé—ne laissant subsister que la prérogative de la couronne, l’appel de faveur.M.Laurier, suivant son habitude, nagea entre deux eaux.Il se prononça contre la proposition de l’Australie, pour le maintien de la juridiction du Conseil privé, appuya la proposition du Dr.Jameson pour la réforme des “anachronismes”, et se déclara ni chair ni poisson sur le voeu autonomiste du général Botha.Les ministres anglais, très réservés, défendirent de leur mieux l’arehe sainte de la prérogative royale, promirent des réformes et s’opposèrent avec modération à la fusion des deux juridictions.La proposition australienne fut écartée; et la double proposition du Dr Jameson et du général Botha fut votée à l’unanimité; mais non sans que M.Deakin lançât aux ministres anglais ce trait amer: S'il est parfaitement exact que noua devons porter sur nos épaules la responsabilité d’avoir accepté dans notre constitution les dispositifs d’où ré-srlte cette anomalie Judiciaire, l’hiatbire écrite prouve que nous n’y avons consenti qu’afln de sauver la constitution toute entière.Ce fut l’une .de ces alternatives qui s’imposent à tout politicien pratique.Nous avons fait notre choix en connaissance de cause, mais avec non moins de répugnance, avec regret; et aujourd’hui nous nous en souvenons avec remords! (l) (1)—Traduit du texte anglais du Kapport de la ' rfércnce de 1007 (Doj.58, 1007 8.) Depuis 1907.rien n’a marché.• * • Cette année, la conférence était saisie de deux propositions : De l’Australie: U est désirable que la Juridiction que le comité Judiciaire du Conseil privé exerce aujourd’hui sur les Dominions soit confiée à une cour; impériale d’appel, qui soit en môme temps la Cour de dernière instance de la Grande Bretagne et de l’Irlande.De la Nouvelle-Zélande: Il est devenu évident, qu’en raison de l’accroissement de la population des Dominions, de la diversité de leurs lois et de la divergence des principes de gouvernement (public policies) qui déterminent l’interprétation légale, aucune cour impériale d’appel où les représentants judiciaires des Dominions ne siégeraient pas, ne serait satisfaisante.Les délégués australiens réitérèrent les griefs «qu’ils avaient formulés en 1902.Je note, au cours du débat, une observation significative de M.Fisher: “En Australie, dit-il, nous voudrions une cour am-“ tralienne d’appel en dernier ressort; mais à défaut de cela, nous “ voulons une seule cour d’appel en Angleterre.” Avec Tous les autres délégués, sauf Sir Joseph Ward, il se prononça contre le principe de la représentation des colonies dans le tribunal suprême de l’Empire.M.Brodeur, qui seul parla au nom du Canada, ne manqua pas.naturellement, de mettre les pieds clans les plats.Dans son empressement à faire sa cour aux ministres anglais, il déploya cette servilité obséquieuse et lourde de l’affranchi, habitué à.se prosterner devant un maître.Non content de repousser toute idée de réforme et de progrès, soit dans le sens autonomiste ou dans la voie impérialiste, il déclara solennellement que toute proposition de ce genre constituait une critique du tribunal actuel—“ù would be a reflection on the present Court!”—Songez done! Sir Joseph Ward le moucha prestement: “Si l’on sc sjyvgit (Var-“ guments de ce genre, dit-il, il ne se ferait jamais aucun changement!” Et notre gaffeur national disparut de la circulation.Lord Loreburn (sir Robert Reid).chancelier de l’Echiquier, manoeuvra habilement.Tl promit d’accélérer la réforme dans le sens de la centralisation et résuma le débat et le sentiment de la conférence en ces termes: Il devrait y avoir, par tout l’Empire, une seule cour d’appel avec deux divisions: l’une, pour le Royaume, composée des mêmes personnes qui siègent actuellement à la Chambre des Lords; et l’autre pour les possessions d’outremer, composée des personnes qui siègent actuellement au comité judiciaire, AVEC TELLES NOMINATIONS SUPPLEMENTAIRES SUR LESQUELLES IL SERA POSSIBLE DE S’ENTENDRE, ET FORTIFIEE PAR L’ADJONCTION DE DEUX JUGES ANGLAIS.(“Times”, 14 Juin.) Que l’on note bien cette rédaction.La nomination des juges des colonies n’est désignée qu’en termes très vagues:—'‘with such further additions as might be agreed upon.”—affaire d’arrangement et de compromis.Celle des juges anglais est impérative:—“it should be strengthened by the addition of two English judges.”—droit absolu et défini.M.Fisher retira alors sa proposition originaire et y substitua celle- ci : La conférence, ayant entendu l’opinion du Lord chancelier et celle de lord Haldane^ recommande que les propositions du gouvernement du Royaume soient formulées dans une communication officielle qui devra être transmise le plus têt possible aux Dominions.Sir Joseph Ward, pour la Nouvelle-Zélande, et M.Batchelor, ministre des affaires extérieures dans le gouvernement australien, acceptèrent la.proposition comme modus vivendi, en attendant la constitution d’une véritable cour impériale.Et la motion fut votée à l’unanimité.Durant toute la discussion, le Canada n’intervint que par les pieds de M.Brodeur.Sir Wilfrid Laurier, qui avait pris une part active au débat de 1907, ne souffla mot.# * * Ici encore, la force et l’habileté des hommes d’Etat impériaux sont évidentes.Après dix ans, le gouvernement britannique élude encore l’engagement solennel qu’il avait pris en 1901 pour faire échec à la volonté des Australiens; il abroge, sans qu’il y paraisse, le voeu autonomiste que le général Botha avait fait voter en 1907 ; il fait maintenir la juridiction du tribunal britannique et surtout, ce qui lui importe davantage, il fait reconnaître, pour la première fois, par les représentants de toutes les “puissances” (!) le principe de l’autorité suprême des “juges anglais” sur les justiciables blancs, rouges ou noirs de toutes les possessions de l’empire! Ce n’est pas encore ici que l’on voit la marque de l’emprise de M.Laurier sur la conférence et le signal d’une victoire autonomiste éclatante.* * # Pour en finir avec les questions constitutionnelles, soulignons brièvement deux autres propositions.La première, suggérée par Sir Joseph Ward et votée le 7 juin, proposait “l’échange”, entre le Royaume et les Dominions, des principaux fonctionnaires d’Etat.Cette proposition avait pour but d’uniformiser le plus rapidement possible les inétjiodes administratives des pays d’Em pire.Le ministre des Colonies, M.Harcourt, tout en approuvant sans réserve le but et l’idée, signala les difficultés d’ordre pratique et la perturbation qui sc produirait dans l’administration par suite du changement définitif de fonctionnaires utiles.On remplaça alors le mot “échange” par celui de “visites” mutuelles, méthode plus lente, mais aussi sûre pour arriver au même but.La proposition fut alors votée à l’unanimité.Enfin, à la.séance de clôture, M.Fisher proposa: (a) Que dans l’opinion de cette conférence il est désirable que les minis très du Royaume-Uni et des Dominions se fassent, dans l’intervalle des conférences, den visites réciproques, afin d’acquérir une connaissance personnelle des divers pays autonomes de l’Empire.(b) Que le gouvernement du Royaume étudie la possibilité de tenir la prochaine conférence dans l’une des possessions d’outre-mer.* M.Laurier appuya chaleureusement cette motion.Sir Joseph Ward approuva la première partie, mais contesta la deuxième.Son avis sur ce point fut partagé par MM.Botha et Morris.ainsi que par M.Asquith, qui opina qu’il n’était guère possible de faire un travail sérieux, loin du siège du gouvernement impérial, de ses archives et de ses fonctionnaires.Le dernier paragraphe fut alors modifié de manière à laisser au gouvernement britannique toute latitude à ce sujet.Ici encore, primo nominor le.o.Le partage de l’administration impériale ne peut pas plus s'opérer que le partage de l’autorité suprême.Et c’est juste, c’est logique.Mais alors que les perroquets du ministère cessent donc de nous répéter derrière le maître: “Le Fanada est une nation!” ou comme le disait, si ridiculement l’un d’eux, il y a quelques jours: “Sire Wilfrid Laurier est le Washington du Canada!!” Henri BOURASSA.Un ces jours de chaleur.—'Lecteurs, faites sortir vos enfants.Bon, c’est, fait; maintenant nous allons pouvoir prononcer le mot : La Presse — vous aviez deviné qu’il s’agissait d’elle — publiait exclusivement hier, une nouvelle sensationnelle sons le titre suivant : Est-ce crime ou ignorance?“On a trouvé, disait la Commère dans une des chambres de l’hôtel.le cadavre horriblement mutilé d’un enfant, nouveau-né.Il avait été déposé dans une boîte et en- foui dans de vieux chiffons.” Or.dans tonte cette histoire, il n’y avait pas de cadavre, ni mutilation; l’enfant, puisqu’il n’y en avait pas, n’était pas.un nouveau-né.Nous pouvons ajouter qu’il n ’y avait pas de boîte, ni de vieux chiffons, mais à part, ces détails, la nouvelle publiée par la Presse était exacte.—Vous pouvez faire entrer les enfants, maintenant.JEAN.-.iM I —il - Chronique ontarienne Le Devoir publiera demain une nouvelle chronique de l’Ontario.FAIS CE QUE DOIS l C’EST UN CAS DE SIMULATION La “ Presse ” fait des aveux complets BILLET Dü SOIR GARE A LA GRÈVE ! Aux organisateurs de la manifestation Laurier.Messieurs, Nous sommes désolés, messieurs, d’avoir à vous importuner en un aussi grand jour de réjouissances et à une heure aussi tardive, mais la'faute en est à vous, à vous seuls.Faites iwtre mea culpa ! Lors de la dernière manifestation, nous avons payé de nos personnes et nos personnes ont été payées assez généreusement pour faire un triomphe éclatant au Grand Canadien qui préside avec tant de distinction aux destinées de l’Empire.Malheureusement, à cette époque, des poupins s’introduisirent dans nos rangs et acceptèrent un salaire minime.Cts importés à coup de primes brisèrent l’échelle de prix établis depuis ’9(5 et nous protestâmes auprès des organisateurs.On nous promit alors que la chose ne se renouvellerait plus.Malgré cela, nous constatons que nous avons été trompés, et que de nomnau.aujourd’hui, vous avez à votre sotâC~une foule de manifestants à prix réduit.Où va l’argent ?Que les fils d’Israël se vendent pour trente sous—lisez trente deniers,-—ça c’est leur affaire; nous, nous ne pouvons pas travailler pour un salaire aussi ridicule.I oiei le tarif que nous avons élaboré, hier, à notre réunion générale : Porter une torche, $1.00.Porter deux torches, $1.75.Porter un transparent, $2.00.Crier: Vive Laurier J Ib cts.Crier Vire Laurier, 2 fois, $1.25 Crier Vive Laurier, .1 fois, $1.75.Crier: Hourrah pour Laurier, $1.00.Crier: Vive Brodeur, 3 fois pour 14 cents.Crier: Vive Lemieux, 6 fois pour 10 cents.Crier: Vive Lemieux, en Japonais.12 cents.' Applaudir aux périodes prévues, 50 cents.Un ban final, 75 cents.Parader, l'heure, 50 cents.S’atteler à la voiture du Chef, $2.50.Sonner de la trompette, chaque fois 35 cents.Crier: Shoo, torque certains noms seront prononcés, $1.50.Le whisky comme toujours, devra être distribué à gosier que veux-tu.Libre à vous, messieurs, d’accepter ou de refuser.Nous vous avertissons cependant qu’un refus entraînerait un sabotage en règle du triomphe de ce soir.Dans les affaires de poésie, nous avons laissé la besogne à vos domestiques du- “Canada”, mais nous considérons que le droit de faire une ovation au Grand Canadien, aux prix ci-dessus, nous appartient exclusivement.En attendant votre réponse, nous nous souscrivons, messieurs, “L’Unions des Manifestant ë Fédérés.” Pour copie comformc: NAP.TELLlER.Sur le Pont d’Avignon.O qu’ils ont dft s’on donner une accolade MM.Lemieux et Brodeur à leur rencontre ù Québec.M.Jacques Bureau n ’aurait paa pu résister s’il avait été témoin du spectacle.Mais il n ‘y était pas.I! manquait aussi M.Onésiphore Tal.bot, l’homme de toutes les circonstances, jadis Et le sénateur Choquette?Son nom ne figure pas non plus dans la liste des personnages qui faisaient cour à sir Wilfrid Laurier hier à Québec.Et le sénateur Hhehyn?Et M.Alexandre Taschereau ?Et! 'hon.M.Turgeon ?Et l’hon.M.Dubord?Et M.Roger Larue?Et M.Rodolphe AudetîKt bien d'antres chefs libéraux encore?Tous absents! Quand nous vous le disions que la ritournelle de sir Wilfrid commencerait comme d’habitude.Ecoutez: “S’il est un endroit dont la sympathie m’est plus précieuse que tout autre, ce n’est pas l’endroit où nous nous trouvons réunis ce soir, maïs bien sur les bords de la rivière St-Charles, dans Québec-Est, auquel mon existence politique est liée depuis plus de 34 ans.” Et c ’es l’endroit où il va le moins souvent! Québec a fourni Lllric Barthe, Montréal fournira David Lafortuno.La mé-tropolo ne se laissera pas surpasser par la vieille capitale.On nous téléphone de Trois Rivières que le premier ministre ne verra pas d’autres inscriptions en son honneur que des inscription anglaises dans la cité trifluvionne.Délicat hommage de M.Jacques Bureau, sans doute, pour les sentiments de son ami Rodolphe à l’égard de la langue française./ Encore un peu et M.Laurier n ’arrêtait paa ft Sorel.Au départ de Trois- C’est décidément un cas de simulation, et des plus caractérisés.La Commission médicale qui suivait de très près les phases de l’apparente maladie de la Presse, en a eu hier soir la preuve indiscutable.Accablée par la chaleur, la Presse dormait.Soudain, ses lèvres s’en tr’ouvrirent et, d’une voix qui se faisait de plus on plus distincte, qui finit même par éclater en imprécations, on l’entendit qntêfdé-darait: “Va-t-on me laisser la paix avec cette histoire d’amnésie?Les nationalistes ne sont pourtant pas assez stupides pour croire que ma maladie soit réelle.Us me connaissent trop pour ne pas deviner les raisons de mon silence.Ils savent bien que, dans notre métier, on n’est jamais pressé de raconter ses petites affaires au public.“Pourquoi j’aà combattu le pé-titionnement en faveur du français, pourquoi j’ai servi les intérêts du tramway, ils le savent bien: c’est parce que je suis la Presse.“Ce n’est pas d’hier que je fais ce métier-là; mais, autrefois, on nous laissait travailler en paix.Au jourd’tmi plus moyen d’être aimable envers les grandes compagnies ou les trusts puissants; plus moyen de se payer la tête du publie sans que, tout de suite, ces fichus nationalistes nous tombent dessus et crient au scandale.Pour habitué qu’il soit à dissimuler, sous un impeccable sourire, ses impressions vraies, M.Laurier a dû éprouver quelque peine à réprimer un franc éclat de rire, hied soir, en écoutant M, Arthur Lachance lui déclarer, au nom des groupes libéraux de Québec: “On a dit, avec raison, Sir Wilfrid, der, discours sans nombre que vous avez prononcés pendant vos quarante années de politique active, qu’ils se tiennent comme les chapitres d’un même livre, comme les périodes d’une même démonstration.C’est cet esprit de suite, cette inaltérable fixité de principes, mis au service de brillants talents, qui ont fait votre force et font de votre carrière un de ces édifices dont la beauté reste immortelle par la classique pureté et l’artistique symétrie des lignes.” Si M.Arthur Lachance et scs amis n’étaient de si orthodoxes &-dèles, si l’honorable député die Québec-Centre n’était si constamment et si ardemment résolu à draper l’hermine, on serait tenté de croire qu’il a simplement voulu se moquer du premier ministre.Mais non, M.Lachance a dû écrire cela comme il aurait écrit n’importe quoi: l’important était de trouver des mots flatteurs et des phrases solennelles, si éloignés qu’ils fussent de la réalité.M.Laurier, tout de même, a dû s’amuser ferme de la candeur des bonnes gens de Québec.Tj’inaltérable fixité: de ses principes! Je parierais que ce bout de phrase, médité dans le calme du soir, sous un magnifique clair de lune, a fait oublier au Premier Ministre plus d’un importun solliciteur et plus d’une corvée.Tl attendait, cela va de soi, d’étranges compliments, peut-être même s’était-il d’avance, résigné aux louanges des poètes Malo et Lambaret, mais il n’avait pas dû songer qu’on viendrait publiquement, et sans apparente ironie, louer la fixité, l’inaltérable fixité de ses principes.Cela a dû profondément l’amuser et lui ouvrir de nouveaux horizons sur l’ignoranee et la légèreté de ses compatriotes.Car M.Laurier, intelligent et doux sceptique, n’essaie même pas de poser à l’homme de principe dont toute la vie est régie par certaines règles de fer.Il incarne le plus parfait type d’opportuniste supérieur qu’ait produit le Canada et lui-même se définissait un jour par une phrase qui mériterait de passer à l’histoire: Moi?je flotte dans l’air ambiant! Rivières, le premier ministre a sérieusement posé )a question à M.Brodeur.Reste-t-ii encore assez do bouées pour évitor un désastre?Le ministre de la Marine a répondu qu ’è défaut do bouées, il avait des gaffes.L’idée d’un appel au peuple à uès brève échéance vient surtout des souscripteurs pour la réception Laurier qui veulent que leur souscription compte pour les élections générales.—Laurier, c’est bien beau, disait l’un d’entre eux, hier, mais penses-tu qu ’on Îieut donner des sommes comme ça tous es mois?.“Je pensais pourtant avoir trouvé le moyen de leur fermer la bouche.Il me semblait qu’en menaçant Yaillancourt, Lamonreux et Duoharme de les agoniser d’injures s’ils ne faisaient pas taire les rédacteurs, j’en serais quitte.Mais, dans cette boutique-là, ih sont tous pareils.Yaillancourt, Ducharme et Lamoureux m’ont envoyé promener, leurs amis se sont fâchés et les rédacteurs m’ont flaque doubles coups pour prouver que les menaces ne faisaient pas d’effet.“Je me suis trouvée en jolie posture! “Les, médecins voudraient maintenant expliquer mon cas.“Il est, simple mon cas: j’ai fait cola parce que je suis la Presse, et que e’est mon métier; je ne parle plus parce que chaque fois que je parle, on me donne des coups, et ça finit par devenir ennuyeux.“J’ai la peau coriace, mais le public commence à voir trop clair dans mes affaires.” Les médecins étaient édifiés.Ayant soigneusement recueilli, sur disques spéciaux, les aveux de la Presse, ils se retirèrent sur la poin te du pied, pour ne pas rompre un sommeil que semblaient troubler les cauchemars.Mais, en dépit de la porte close, on entendit longtemps encore sortir de la chambre des exclamations entrecoupées de soupirs: Plaque.Ballon.Cnu-teau .llevolver .Sir Lomer Pourquoi les rédacteurs d'adresses.qui pourraient trouver tant de choses à peu près sensées, éprouvent-ils le besoin de lancer à ret homme intelligent, qui so coni naît si bien et qui n’est pas apte à se gober comme un simple Rodolphe, d’aussi lourds pavés?w M ¥,• M.Laurier n’aime pas les cirques comme celui organisé présentement, et dont il sait mieux, que personne ce qu’ils valent et ce rt beau pro gramme musical.A partir du 13 juillet jusqu'au 16 'n clusivement, le Parc sera surtout réservé aux fêtes annuelles données par ITnion Nationale Française.route pour Quebec.ba police possède leur signalement complet, et la gare est si étroitement surveillée, que les quatre individus m'iront pas beau-eoup plus loin que la plate-forme, l’intervalle entre chaque voiture wd* | s’ils se relldelll jusqu’à Québec, do - et 5 minutes, au lieu do o ot 10 minutes comme à présent.j FRAPPE PAR UNE VOITURE Le rapport accordant MO,000 • Mtre \ |in jeune enfant, fils de M.le notaire Hoard, de Nt-Woch.a été frappé par une voiture hier soir, sur la rue St-h’rançois.Ii’enfant a été sérieusement blessé à la tête, et les Drs Mathieu et Lachance qui ont été appelés à son chevet, ont dû lui faire plusieurs points de sut u re.Les médecins espèrent, ([u’ü se rétablira.Le propriétaire de la voiture a lui-même porté secours à l’enfant et payé les frais des médecins.A COUP DE CANNE l’n vieillard, du nom de (risc en menant de bout en bout dans es 4 1-2 firlongs, Isabel Casse, la favorite.ne put mieux faire que de se classer troisième derrière E.M.Frey.Dorothy W'ebh passa première sous le fil dans le mille alors quo Sandiver jusque dans la ligne droite.I «s dernières foulées furent contestées, mais Dorothy Webb gagna par une encolure.Ben Sand cassa la glaec pour les 12 furlongs contre May Aride qui se rapprocha dangereusement vers la fin.Quincy Belle mena son champ pendant la majeure partie de cette épreuve.Susan et Fleming se disputèrent ar-dument la victoire dans l’avant dernière course.La premiere mena pendant les deux premiers furlongs, mais fut rejointe dans la ligne droite pour être battu ensuite par un nez, sous le fil.Fleming le victorieux, était second choix dans cette course.La victoire de Grecian Ben dans la course do elAture causa une déception.Grand le pilota avec habileté en le faisant suivre son champ jusque dans le dernier furlong, où il dépassa ensuite tous ceux qui le précédaient.Sally Bultman se classa deuxième "un nez.’ en arrière du vainqueur.9èmc Course, 4 1-2 furlongs, chevaux de 3 ans et plus.Bourse 8200.Vain- LES HUSTLERS SONT INVINCIBLES A L’ETRANGER.- JERSEY CITY PROGRESSE RAPIDEMENT.—LA DEFAITE DE PROVIDENCE PAR NEWARK.A Buffalo — Rochester.000000022—4 8 1 Buffalo.000100100—2 7 2 Holmes et Jaeklitseh ; Stroud et McAllister.Arbitres, Murray et Byron.A Jersev-Citv — Baltimore' .01000000(V- 1 9 0 Jersey City.00001 lOOx—2 6 0 Dygert et F.gan : Jones et Tonneman.Arbitres : Killen et Doyle.A Newark Providence.100000101—3 7 1 Newark.11000002X—4 5 3 Pierce et Fitzgerald ; McGinnity et l ady.Arbitres, Halligan et Wright.LIGUE NATIONALE A New York — R.Chicago.0100010001—3 New-York.0001001000-2 Batteries ; Ritchie et Archer thewson et Myers.A Boston — Boston .01010103x—6 Cincinnati.001001000—2 Batteries : Weaver et Kling par, Fromme et McLean.A Brooklyn — Pittsburg.010000001—2 Brooklyn.0000( (0000—0 Batteries Adams et Gibson ker et Bergen, Etwin.A Philadelphie:— St-Louis.100000010—2 8 0 Philadelphie.00220000x—4 8 0 Batteries : Golden, Geyer et Bresna-han ; Alexander et Dooin.POSITION DES CLUBS 6 2 6 4 Gas- 6 1 r, 3 Rue- Victoire de Fireman à Latonia Latonia.Ky., 10.— Fireman a gagné l’épreuve principale d aujourd’hui en battant Bell Horse dans une joute de la fin.Sommaire : 1ère Course, 3 1-2 furlongs.— 1 Coy Lad.107, Ganz, straight 812.70, place 87.70, show 86.00 ; 2 Cracker Box, 107, Kennedy, place 810.70, show 86.-40 ; 3 Embracer.112, Wilson, show 8-4-70.Temps.1.08 2-5.James Dockery, Sunkist, Fairchild, Hibler, Puck, Inciter.Cheer Up ont aussi couru.2ième Course, 6 iurlongs.— 1 Mar-sand, 105, Moore, straight 86.40, place 83-60, show 83.10 ; 2 Outlan, 104.McCahey, place 84.70, show 83.60 ; 3 Lily Paxton, 101, Goose, show 84.30, Temps, 1.14.Brandoline, Artesian, Idle Michael, Inspector General Bhemulpo, Receiver, Clay, Henry Walbank, Dune Campbell ont aussi couru.3ième Course, 5 1-2 furlongs.— 1er Marv Emily.110, Kennedy, straight 85.50, place’83.40.show §2.90 ; 2 Api-ne, 110, Ganz, place 84.10, show 84.50, Temps, 1.07 4-5.Minstrel, Igloo, Tirana, Nancy Grater, Dorbie, Gold Mine, Sadi Shapiro, Kitty- K., Dameon ont aussi couru.4ième Course, handicap.1 1-16 mille—I Fireman, 109, McCahey-, straight 85.30, place 82.90, show §2.20 ; 2 Bell Horse, 111, Ganz, place §3.00, show §2.30 ; 3 Kormak, 108, Davenport, show 82.60.Temps, 1.45 4-5.Any Port a aussi couru.Sième Course, 1 mille 70 verges.— 1 Fauntleroy, 108, Goose, straight 87.50 place 83.40.show $2.70 ; 2 High Private.107, Koerner, place 82.50, show 92.30 ; 3 Waldo, 108, Ganz, show §4.-10.Temps, 1.44 Gilpin, Milton B.ont aussi couru.6ième Course.I mille et un furlong.— I Queen Marguerite.109, McCahey, straight 37.10.place 83.40, show §3.50; 2 Leopold, 102, Wilson, place 84.00, show 86.60 ; 3 Sweet Owen, 103, Rooney, show §7.70.Temps.1.54 2-5.Hal-deman.Ada O.YValker, Melissa, Camille, Peter Pender ont aussi couru.Dans le Monde Ouvrier CHARPENTIERS EN 1ER Le local 93 aura sc réunion régulière demain soir au Temple du Travail a huit heures.Le comité exécutif pré- LIGUE AMERICAINE A Chicago : Chicago.00000200000—2 New-York.00000200003-5 P.Batteries : Walsh et Sullivan Vaughn et Sweeney.A Washington: Washington.000100200—3 7 0 Détroit.OOOotHOOx—4 8 1 Groom.Gray et.Henry ; Willett, Summers et Stanage.A St-Louis : St-Louis .120000000—5 10 2 Boston.040031000-8 13 1 Batteries ; Perty, George.Mitchell et Clarke r, Moser, Clins et Williams.POSITION DES CLUBS Gag.Per.Pc.Détroit 51 34 680 Philadelphie 49 25 662 New-York 39 35 527 Chicago 37 34 521 Boston 39 35 527 Cleveland 36 42 462 Washington 27 19 355 St-Louis 20 54 276 On demande des joueurs I.e "Canadien de St-Henri” aurait besoin d'un bon lanceur et d’un receveur n'ayant pas plus de dix-huit ans.Tous les clubs dont les membres ont de 15 à 18 ans, voulant arranger une partie avec le Canadien sont priés de s’adresser au secrétaire.J.H.Ravenelle, 40-1 Parc Lafontaine, ville.Pas de courses d’automobiles Les courses d'automobiles qui avaient été organisées au King Edward Park hier n’ont pas eu Heu n’auront plus Heu, à la suite d’un malentendu entre la compagnie de Elle Gros Bois et M.Henri Gauthier qui avait entrepris le projet pour son compte personnel.Los seuls qui étaient présents, à la piste, hier, avec leurs machines, étaient notre confrère Emile Barlatier, de la “ Presseet M.Maurice Barrère, l’intrépide coureur en motocyclette.M.Rémus Laurendeau, le président de la compagnie du Parc King Edward nous a déclaré ce matin qu’il se peut que la compagnie organise elle-même des courses d’automobiles dans les premières semaines d'août, mais alors, la piste sera confectionnée de façon à assurer des records de vitesse aux coureurs.avait montré des allures ,de vainqueur , queur issu de Sir Dixon-Olga Hetler M.KNGENE BOURÀSSA.dit: Le vieux proverbe: “l'habit ne fait pas le moine’’ reçoit un démenti de in part de ceux qui portent des complets Semi-ready.Car il y a là l’indication d’un bon goût sobre et du meilleur aloi.indice du caractère.“A corps sain âme saine,’’ dit-on plus justement, et il ajoute.“A habit Semi-ready, élégant et de qualité supérieure, homme distingué et honnête.’* Le magasin Semi ready, 631 rue Sainte-Catherine Est, Elle meurt d’inanition Ceux qui frappent le plus fort Joe WaH, le slugger des Rochester, refuse de déloger comme premier frappeur de la ligne de l’Est, Jordan y» Leafs est encore second avec Ward Miller, des Montréal, comme bon troisième.Un "scout” de la ligue National a les veux sur l’outfielder des Montréal.G.Ab.R.T.Tb.Moy.Ward.Rochester 46 164 24 68 78 354 .Iordan.Tor.— 71 Miller.Montréal 67 266 55 90 136 339 246 44 S3 113 337 Elston, Pr.— 59 113 25 71 114 333 Hanford.Mont.-67 234 57 77 137 309 Dalton, New.— 61 238 29 77 89 324 Spencer, Roc.— 69 249 38 80 101 321 Corcoran, Balt.-64 266 42 85 123 320 Simmons, Roch -42 138 20 44 57 319 La Ligue Professionnelle de Baseball de Montréal n'existe plus.Cette entreprise qui avait songé, au commencement de la saison d'accaparer pour elle seule le public a été punie par où elle a péché, puisqu’elle est morte d’abandon et de manque de patronage.M.Joe Page, le président de la Ligue était à Montréal hier, arrivant de 8t-Joan, Nouveau-Brunswick où il essaie de se rattraper en dirigeant la ligue de baseball des Provinces Maritimes et il a annoncé à notre confrère du “Herald” la fin de la ligue de Montréal, “Nous ne pouvons plus continuer, a-t-il lui-même déclaré, pares que notre meilleur club nous a déserté, pour jouer dans la Ligue de la Cité, et parce que le public ne nous donnait pas son ap pui.” La disparition de la Ligue Professionnelle Montréal donnera un regain de vigueur à la ligue de la Cité, qui est une organisation canadienne-française, et qui possède les meilleures équines locales.seutera son rapport à eette assemblée et il importe que tous les membres soient présents.CHEZ LES MACONS On nous prie d’annoncer pour ce soir la réunion des ouvriers maçons qui appartiennent au local 2 des maçons en pierre.L’assemblée aura lieu à la salle St-Joseph.UNE SURPRISE Ces jours derniers le Conseil des Métiers et du Travail écrivait une lettre au secrétaire d’une compagnie de cette ville, au sujet d’une résolution qui avait été adoptée par ce conseil.La lettre était écrite en français sur du papier portant un entête en français, La compagnie qui avait d’abord écrit en français au Conseil, lui répondit cette fois en anglais.La lettre du conseil était signée d’un nom bien français et la réponse portant aussi un nom eana-dien-français bien connu.L’on s’étonne au bureau du Conseil du Travail que le 24 juin on fasse da beaux discours sur la langue française et que le 10 juillet suivant on ne parle plus le français à ses compatriotes.NOUVELLE INSTALLATION M.David Giroux, président du Conseil des Métiers et du Travail est revenu de Shawninigan où il était allé organiser une union de briquetiers et maçons.L'Union est aujourd'hui formée et M.Giroux retournera dans cette ville à la fin de la semaine présider à l’installation du bureau des officiers du nouveau local.LE MONUMENT RODIER Le comité du Monument Rodier aura, ce soir, au Temple du Travail, une importante assemblée.Fl y sera soumis un plan d’organisation qui assurera probablement le succès définitif de cette belle entreprise.EMPLOYES CIVIQUES C’est ce soir que les Employés Civiques auront leurs élections au bureau de direction, L’assemblée se tient à la salle Laçasse, coin Logan et Maisonneuve.Or présentera aussi la nouvelle constitution pour étude.CLUB SAINT-JEAN-BAPTISTE Le club ouvrier Saint-Jean-Baptiste a tenu une belle assemblée hier soir à la salle Lebeau.Le club, par une résolution à cet effet, a endossé la demande faite par le Conseil des Métiers et du Travail à la Y’ille de Montréal d’exploiter elle-même le funiculaire de la montagne.On dit; que le service est d’utilité publique et le peuple aurait plus d’avantages à en retirer.On s’oec-m'a aussi beaucoup de politique fédérale, provinciale et municipale.Les élections approchent, dit-on, et il est temps que les ouvriers s'occupent de prendre une part active au mouvement qui se prépare et conduisent eux-mêmes la défense de leurs intérêts.M.J os.Ainey, commissaire de la Ville fait mue remarquable conférence sur l’histoire do la municipalisation en ces dernières années.Il cita comme un bel exemple de municipalisation municipale, la ville de Glasgow qui a municipa-îisé avec avantage la plupart de ses services d’utilité publique.M.Ainey a dit que dans cinq ans, la ville aura un système d’aqueduc et d’ pouvoir d'eau qui lui permettra do se fournir à elle-même les moyens d’éclai- PARC DOMINION Le plut Grand Pnrc d’Amnaementi do Canada ŒcniD grande illumination OUlK ET FEU D’ARTIFICE à l’occasion de l’arrivée de SIR YV1LFRID LAURIER M.et Mme Bernard Bègue, de la troupe grand Opéra Métropolitain da la cité de New-York, chantent, accompagnés par la musique Y’ander Meers-chens.ADMISSION AU PARC 10 cents.rer ses rues, ses édifices et ses parcs publics.M.G.R.Brunet et d’autres orateurs prirent aussi la parole sur cette question de municipalisation.LE CROQUET Le club de croquet St-Jean-Baptista a défait le club St-Louis sur son terrain par un score final de 5 à 0.LE CONGRES DU TRAVAIL Non-, publions ci-dessous une partie du programme du 27e congrès ouvrier qui se tiendra à Calg.xry, le 11 septembre prochain.Les séances auront lieu à la salle Paget, 7e avenue .1.La législation fédérale et provinciale.2.Les lois sur l’immigration.3.Le projet de loi de huit heures.4.La paie semi-mensuelle aux employés des chemins de fer.5.La grève des tramways de Winnipeg.6.Le différend des mineurs de l’ouest ainsi que les grèves en Nouvoi-le-Ecosse.7.Le travail des fédérations provinciales, notamment celui de la Colombie-Britannique.8.L’abolition de la taxe chinoise et la substitution d’un arrangement nu d’une entente comme avec le Japon.9.Echanges “impériaux de main-d’oeuvre ’ ’.10.L’arrestation de McNamara.11.L'infractioi* aux règlements municipaux concernant les salaires raisonnables.12.La tentative de la part de la Russie d’obtenir la reddition de Fede-renko.13.Le jugement de la Cour Suprême des Etats-Unis dans la cause Gom-pers.HEUREUX PIQUE-NIQUEURS L’association des petits vendeurs de journaux fait son 4ième pique-nique annuel aujourd'hui, mardi, 11 juillet, à Maple Grove.Un superbe programme de courses et de jeux divers sera exécuté et de magnifiques prix seront distribués aux vainqueurs.EXCURSION DE BARBIERS La grande excursion annuelle de l’union des barbiers auia lieu, dimanche prochain, à Jolictte.D’importanU préparatifs sont faits dans la .jolie cité pour recevoir les excursionnistes de Montréal.De magnifiques jeux seront organisés à cette occasion sous les auspices des autorités municipales, On annonce qu’une fanfare des plus renommées de notre ville fera partie de l’excursion.LES TAILLEURS DE PIERRE L’Union des Tailleurs de Pierre aura demain soir une assemblée des plsu importantes.Il y sera traité de la participation des tailleurs de pierre à la grande procession de la Fête du Travail, la quatre septembre prochain.On y discutera aussi plusieurs autres questions d’intérêt tout particulier.Tous les membres sont instamment priés d'assister à cette réunion.La Revue Franco-Américaine SOMMAIRE JUILLET 1911 L’université d’Ottawa.— La réponse de Mgr Duhamel au mémoire irlandais (fin,) Adrien Valy.—La chaire de littérature.Henri Lavedan.—de l’Académie française.— Scènes de la vie réelle.Avant le bal., ¦ ^ J.L.K.Laflarame.— Assimilation et religion dans l’Etat du Maine.T.Lord.s.j.— L’enseignement chrétien et la lang eufrançaise.Léon Kenner.—-Revue des faits et des oeuvres.Que faut-il faire?Enquête de Michel Renouf.On s’abonne en s’adressant à M.Lan-gevin, 371 Marquitte, Montréal.Stinson s’en ira à Ottawa Tommy Stinson, l’arriéra du club de rugby MontrPal, est retourné ootte semaine à Hamilton où demeurent ses parents.Sa place sera difficile à remplir sur l’équipe de la M.A.A.A.C* Pour vos ouvrages de ville «¦aBBBBsanssssasaa PROGRAMMES, CIRCULAIRES, FACTUMS, etc., adreMez • voua aux bureaux du M DEVOIR” 7la«.Sainujacqik», Montréal C * X.LE DEVOIR.Mardi, Il juillet 1911.Discours de M.Jules Tremblay Secrétaire de l’Association Canadienne-Française d’Educa-tion d’Ontario, à la célébration de la fête Saint-Jean-Baptiste, Fournierville, 28 juin 1911 Sur la Passerelle Marché de Monsirur le président.Messieurs du Clergé, Mesdames, Mes amis, Ce Président suppléant de l'Association i an ad ien ne-f run i; aise d’Education d Ontarto, Monsieur Emmanuel Tassé, m a procuré la plaisir de vous commu-ni«iucr une missive qui vous causera, j tti, tout lieu do le croire, une très agréable surprise.11 m’a prié de vous lire ie câblogramme suivant, qui lui était remis hier matin aux bureaux de r Association : Londres, 27 juin 1911.“Em.Tassé, Ouuawa, "touillez dire aux Canadiens-Français réunis à Fournierville les vœux que je formule pour le succès de leurs droits.(Signé), BELCOURT.” t ous le voyez, mes amis, même de loin, le président actif de l'Association n’oublie pas ses compatriotes ; et il n’oublie pas non plus le but de l’Association ; la sauvegarde et la revendication de tous les droits des Canadiens-Français, et l'infatigable surveillance de leurs intérêts.Nous avons en effet des droits et des privilèges, comme Canadiens de langu française.Ces droits, ces privilèges, * sont des libertés qu’il faut défendre et qli’il faut maintenir si nous voulons conserver les caractéristiques les plus belles de notre race.Puisque, comme Je disait l’honorable juge Constanti-neau, samedi dernier à Montréal, les libertés ne se donnent pas, mais elles se prennent”, nous nous devons à nous-mêmes, nous devons à notre passé comme à nos descendants de prendre partout nos libertés, partout où il est logique de les prendre lorsqu’elles sont appuyées à des principes imprescriptibles, la justice et lu droit.Nous "voulons la liberté d’enseignement à ! ’école et à l’église, nous exigeons le droit de prier dans notre langue maternelle; nous réclamons ]e droit de faire instruire dans notre langue maternelle, nos enfants, hommes de demain qui seront appelés à rendre des services à la patrie canadienne, et qui, dans ce but, devront connaître les deux langues officielles du Canada.J’irai même plus loin.Je dirai que dans notre pays constitutionnellement bilingue un système scolaire qui le jette par ses lois l’une des deux langues officielles de l’administration publique pêche dans son principe même contre l’esprit de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord; car il ne prépare pas les écoliers à donner la plénitude de leurs talents à la patrie, il les laisse dans un état d’infériorité qui fait naître ]es préjugés, l’étroitesse de vues, le fanatisme, qui n’ont pas d’autre origine que l’ignorance.Si la langue anglaise est nécessaire aux Canadiens-Français qui vont au Parlement, la langue française est aussi nécessaire aux députés de langue anglaise parce que nous vivons dans un pays bilingue gouverné par un cabinet fédéral; l’autonomie des provinces ne doit pas servir de prétexte à 1‘isolement de l’une ou de l’autre des deux langues officielles.Et i tout Canadien-Français digne de son ' origine reconnaît ce principe, car il voit plus loin que la politique de clocher, plus haut que la politique de parti, il voit la politique des pères de la Confédération, la politique de ceux-là — !e langue anglaise comme Macdonald— qui savaient que l’avenir de la nation canadienne reposait sur deux grandes races ayant des droits égaux.La négligence de notre langue par les Canadiens d’origine étrangère à la nôtre entraîne nécessairement la négligence du groupe français dans la distribution des charges dépendant de '•'administration publique.Nous sommes nous-mêmes responsables ie cette situation ridicule par notre ipathie, par notre désintéressement des sflaires sérieuses, par la trop grande attention que nous donnons aux luttes de partis, par le pc de respect que nous professons pour notre propre langue et pour nos propres droits.Pourquoi n’affirmons-nous pas notre force dans les commissions scolaires, dans les conseils municipaux, à la Législature, au Parlement, si nous voulons avoir une représentation plus juste à la tête des diocèses et des paroisses où notre majorité s'accuse fortement ; ¦ à la tête de la magistrature, dans les tribunaux supérieurs, et à la tête des services publics.Mais nous préférons nous quereller pour des objets futiles de coteries et de clans ; et même dans nos rangs, il se trouve des gens qui ont le cœur à ce point atrophié qu’ils se font les instruments de nos plus acharnés adversaires et vont dans les Comtés de l’Est ontarien colporter la calomnie contre l’Association canadienne-française d’éducation d’Ontario, afin de détourner l’attention des nôtres des problèmes qu’il faut chaque jour étudier, des droits qu'il faut à chaque instant défendre.Pourquoi négligeons-nous de nous inscrire sur les listes électorales, «lors que nous sommes en majorité comme ^ groupe ethnique dans les divisions Ca-tholivues ?Nous laissons aux autres races catholiques accaparer toutes les positions importantes parce que nous ne savons pas nous affirmer en temps et en lieux opportuns.Notre représentation n’est pas plus forte au Sénat et dans la magistrature, aujourd’hui que nous sommes de •JIO.OOO à 2'J5,000 Canadiens-français dans la Province, qu’elle ne l’était il y a quinze ou vingt ans.alors que notre population ne comportait pas la moitié du chiffre actuel accusé aux archives nationales.Les titulaires ont changé, mais les positions sont les mêmes.Pourquoi parlons-nous anglais entre nous, par pose, par genre, alors qu’en parlant notre langue partout où il est raisonnable de la parler nous nous assurerions le resjiect de tons nos voisins?Parlons français dans nos familles, ilans nos réunions intimes, dans les réunions publiques que nous organisons nous mêmes.N’allons pas croire que le fait de parler anglais devant les Canadiens de langue anglaise nous coueilie leur bonne volonté et que cela constitue une marque de déférence.Trop souvent cette déférence coudoie la lâcheté; or la lâcheté n'est pas, ne peut pas être la caractéristique d’un Canadien resté français de coeur et de sentiment.Pourquoi tant d’enseignes de maisons françaises rédigées en anglais?Croirions-nous par hasard que l’enseigne.angaise attire la clientèle anglaise?L’avantage seul invite le chaland à vos boutiques et non pas ce témoignage de faiblesse de caractère qui se traduit par l’enseigne exclusivement anglaise d’une maison française.Si vous voulez être respecté, respectez-vous.Ne craignez pas d’affirmer votre origine si vous voulez qu’on vous estime.L'Anglo-saxon ne respecte et n’admire que la force.Pour nous, notre force sera dans l’intramsigeanee quant à nos droits et quant à nos traditions, et dans la conciliation quant aux droits des autres Canadiens.C'est la seule conciliation que nous puissions admettre aujourd’hui devant l’envahissement de notre pays par des groupes ethniques assimilabtes, groupes qui peuvent menacer la clause 133 de l’Acte confédératif si on teur laisse prendre possession de tous les postes de direction dans !’administration civile et religieuse.Notre force est dans l’union étroite, dans la solidarité, dans l’expression collective de no* besoins et de nos droits.C est parce que nous sommes on minorité que nous devons lutter plus ardemment que jamais.Assurons notre union au-dessus de toutes les pe-titessos de clans, de toutes les mesquineries de paroisse, au-dessus de toutes les rancoeurs surgics des définitions de partis politiques.Ayons l’u»on dans la haute politique, et la loi de 1867 n’aura pas été inutile.Et même si le combat sans trêve n’a pas de résultat pour nous-mêmes, même si nos efforts ne réussissent pas, travaillons pour ceux qui nous suivent, pour ceux qui entreront dans l’arène après notre départ, et nous aurons fait œuvre utile.Nous pourrons alors nous dire : "Nous avons sacrifié nos années et nos loisirs, notre énergie et nos richesses, mais c’ctait pour deux principes qui guidèrent toujours nos plus pures aspirations : notre patrie, notre Dieu, Recensement mal fait Dans le village Turcot qui fait nar-tic du quartier Notre-Dame-de Grâces, vent familles n’ont pas reçu la visite des recenseurs, d’après les renseignements qui nous sont parvenus ce matin.Ce quartier est dans la division J acques-Cartier., La plupart dos familles qui habitent .la Montée du Zouave sont oans le même cas.11 en est de même de plusieurs personnes qui ont leur pension dans des institutions religieuses.A NOS AMIS Le “Devoir” est outillé pour faire des impressions dans tous les genres Ouvrage garanti.Banquet d’Etat à Dublin Dublin, 1 I.— Le roi a donné un banquet d’état au château de Dublin hier soir.Au nombre des invités était le lord maire de Dublin.Apres le dîner le roi a réuni le chapitre de l’ordre de St-Patriec.T.e comte de Shaftesbury et le_ Ecld Maréchal Lord Kitchener ont été créés chevaliers-compagnons de l’ordre.Il se noie à Watertown Ottawa, 11.— Edouard Thibaudeau, âgé de 21 ans, autrefois .de Hull, s’est noyé hier dans la Black River, à Watertown.N.Y.Thibaudeau a glissé d’un rocher sur lequel il était assis et est tombé à l’eau.Une femme, un cru fant et quatre sœurs lui survivent.ODELETTE ECHOUEE.Halifax, 31.— La goélette “George E’\ capitaine Messenger, venant de Portland, Me., en route pour Barton.N.-E., est échouée à l’ile Briar.L’équipage est sain et sauf mais le navire est complètement perdu.NOYES EN MEK.Hambourg, il.— Le navire allemand “Ellmy’’ a sombré au large de l’île Barkuni, dans la mer du Nord.Neuf personnes se sont noyées.L’“Ellny” venait de Melbourne d'où il était parti depuis le 9 juin.LE “KEKSHAW” EST RENFLOUE.Chatham, Mass., 11.— Le “Ker- shaw’’ qui s’était échoué hier matin sur les battures de Thoveiful Shoal Ret a été renfloué hier soir.Le “Kershaw” n’est nullement endommagé.COLLISION EN MER.Glasgow, IL — L?navire anglais “Atbara”, parti pour Sydney est revenu au port sérieusement avarié.L’“ Atbara” est venu en collision avec le navire anglais “Clan MacIntyre”.On ne connaît pas l 'étendue des dom mages subi par le “Clan McIntyre”.L’“ Atbara” est à décharger sa cargaison.LE TARIF DE TROISIEME.Londres, 11.— Les compagnies de transatlantiques de l’Atlantic Nord réunies eu conférence, ici, ont terminé leur travaux hier.Elles espèrent pouvoir s’entendre au sujet de l’établissement d’un tarif de troisième classe qui fut l’objet d’un vif débat.Des comités ont été nommés avec mission de s’occuper de la question.DANS LE PORT.Arrivés samedi: Manchester Importer, Furness Withy-, de Manchester.Tunisian, Allan.Liverpool.Bengore Head, ligne Head, de Sydney.Royal Edward, ligne Royale, de Bristol.Fremona, ligue Thomson, de Leith.Bellona, ligne Thomson, de Middles-boro.Newlands, R.Reford, des Antilles.Pelican, Hudson Bay Company, du Labrador.Beothic, de St-Jean, Hudson Bay Campany.Ausonia, de Londres, ligne Cunard.EN ROUTE POUR MONTREAL Mount Royal.Londres.16 juin Montrose___Anvers.28 juiu Montcalm.Bristol.30 juin Saturnia.Glasgow .1 juillet Ramore Head.Swansea .1 juillet Scotian.Moville .3 juillet Barcelona-Rotterdam .3 juillet Sicilian.Londres ., ,4 juillet Canada.Liverpool , , 4 juillet Montezuma.; Anvers.5 juillet Lake Michigan.Londres .6 juillet Ny-anza.Antilles.6 juillet lona.Newcastle .7 juillet Lake Manitoba.liverpool .7 juillet Laurentic.Liverpool .8 juillet PORT DE SYDNEY Sont arrivés: Stigsfad, Kjerland, Montréal; Rosalind, Williams, St-Jean, Wegadesk, Joanessen, Montréal.I’artis: Rosalind, Williams, Montréal; Sandefjord, Bergreen, Wabana ; Stikstad^ Kjerland, Montréal.NAVIGATION INTERIEURE Port Colborne, Ont., 11.— Descendent: — Jaques, Fort William à Montréal cargaison générale.Monlent: — Oswego à Chicago, charbon; Nevada, Montréal à Fort William, cargaison générale; Porter et consort.Kingston à Sandusky, allège; Key West Montréal à Ashtabula, allège; Derbyshire, Montréal à Erié, pulpe; Brandon.Ogdensburg, à Chicago, cargaison géné raie.Arrivés: Midland Port Colton,e.Sault Sainte-Marie, Ont., 11.— Montent: — Roman, Impoco, 6.50 p.m.; D.Z.Norton, 8.40 p.m.; S F.B.Morso.11.45 p.m.; Glcnellah, 12.45 a.m.; A .E.Dinkey, 8.30 a.m.; Ionia, 9.40 u.m.; Rochester, 2 p.m; Corona, 3.13 p.m.; Quincy L.Shaw, J.A.McKee, 4.30 p.m.; A.S.Upson, 6 p.m.Descendtn: — Donnacona, 7.50 j.m.; R.L.Ireland, 7.50 p.m.; Alberta, 9.05 p.m.; E.M.Peck, 10.20 p.m.; D.A.Gordon, 11 p.m.; Seguin, La Belle, 2.-55 a.m.; Aerona, 7.55 a.m.; Princeton, 9.10 a.m.; Zenith City, 10.15 a.m.; E.D.Carter, 11 a.m.; W.B.Davock, Alva, 11.55 a.m.; Smith Thompson, 12.40 p.m.; Jas.J.Hill, 3.40 p.m.; C.A.Jenkins, 2.40 p.m.; Sahara, 3.50 p.m.; Queen City, 5.10 p.m.; J, P.Morgan, 6.-30 p.m.Montréal INDUSTRIE LAITIERE FROMAGE De l’Est .j .Uc à 11c 1-4 De l’Ouest.Ilc3-S à 11c 1-2 BEURRE Crémerie, nouveau .21c 1-2 à 22c PRODUITS DE LA FERME OEUFS Strictement à la coque .21c 1-2 à 22c 1-2 Oeufs, No 1.18e 1-2 à 19c 1-2 Oeufs, No 2.17c 1-2 à 18c MIEL Blanc.Uc â 13c Brun.08c à 10c Blanc coulé.07c â Oso Brun coulé.nfic ù 07i> PRODUITS DE L’ERABLE Sirop d’érable en boîte.7c à 7c 1-2 Sucre d’érable, la livrof 8c 1-2 à 9c 1-2 HARICOTS Le boisseau.?1.80 à Î1.85 Au wagon.1.70 à 1.75 POMMES DE TERRE Green Mountain, au wagon.§1.20 à $1.25 Patates canadiennes f nouvelles ), la poche.1.40 à 1.50 XjE foin Extra, No 1.$13.00 à $14.00 Extra No 2.$12.00 à $12.50 Ordinaire, No 2 .10.00 à 10.50 No 3.9.00 à 9.50 Luzerne, mixte.8.00 à 8.50 LE MAIS Maïs américain, No 3, jaune, à.62c 1-2 à 63c L’AVOINE 41c 1-2 ù 41c 3-4 40c 3-4 40c 1-4 39c 3-4 39c 1-4 à 41c à 40c 1-2 ù, 40c à 39c 1-2 38c 1-1 à 3Sc, 1-2 Canadienne, No 2, d* l'Ouest .Extra No 1, pour fourrage.No 3, de l’Ouest.Blanche, No 2 .Blanche, No 3.Blanche, No 4 .LA FARINE Manitoba, patentes blé de printemps, premières.$5.30 Secondes.4.80 Patentes, blé d’hiver , .4.60 à 4.75 Manitoba, forte.4.60 Straight rollers, 90 pour cent.Straight rollers en sac.Extras."SUES DE BLE Son Ontario.Recgupes.Son de Manitoba .Recoupes.Moulée pure.Moulée mêlée.AVOINE ROULEE Avoine roulée, le baril Avoine roulée, le sac.Maïs roulé, le baril .$3.00 à $3.10 LE BETAIL A MONTREAL 4.10 1.80 1.60 $30.00 à 25.00 à à 4.25 a.2.00 â 1.70 $20.00 22f00 21.90 21.00 31.00 28.00 $4.50 2.15 INSTITUT NEAL 226 Rue Sherbrooke Est MONTREAL L’habitude de la Boisson Guérie en Trois Jours Sans Injection Sous-Cutanée Celui qui boit par occasion ou par habitude, périodiquement ou à l'excès, l'homme nerveux obligé de boire pour maîtriser ses nerfs, et celui qui est complètement ruiné par la boisson, que l'on n'a pas vu sobre depuis des années, tous et chacun d'eux‘sont guéris en trois jours par le traitement interne Neal qui est purement végétal et parfaitement inoffeusif.Le taxtement Neal de trois jours se recommande spécialement aux hommes d’affaires, de professions ou de métier, parce qu'il leur épargne un temps précieux, vu qu’il ne faut que trois jours à l’Institut pour compléter le traitement, et que le buveur d’autrefois peut retourner à ses affaires, à son bureau ou à son métier dès le quatrième jour, sans plus éprouver ni penchant pour la boisson, ni soif, ni appétit, ni désir de liqueur; ses nerfs sont fermes, son cerveau dégagé, ses yeux brillants et sa démarche souple; il est complètement régénéré physique, ment, mentalement et moralement; c 'est un autre homme, qui recommence one vie nouvelle, qui a une nouvelle ambition, de hautes aspirations et un but à poursuivre dans la vie; c'est un citoyen hautement respecté et estimé avec un bureau à venir).Il a.recueilli à peu près les trois-quarts des suffrages, ce qui est d’autant plus remarquable que, au point de vue politique, le maire est.connu pour ne point partager les sentiments des deux députés de la ville.Les nouveaux éehevins sont tous favorables au maire.M.Onésime Beaulac, de la maison Bondy et Beaulae, est arrivé en tête de la liste avec G42 voix, suivi de près par 51.Verret, un ancien échevin, et M.Bellefiulle, de la maison Bellofeuille et Giroux.Viennent ensuite MM.Napoléon Lamy, un ancien échevin, Charles Bourgeois, avocat et Robert Ttyan, industriel.U n’y a parmi les élus que deux anciens membres du Conseil, 5151.Vernit et Lamy.Sir Thomas Tait LE FILS DU JUGE EN CHEF DE LA COUR SUPERIEURE EST DE PAS SAGE A MONTREAL.ERRATUM Nous recevons la note suivante que nous insérons avec grand plaisir pour rendre justice à notre collaborateur Baumanoir: Ceux qui m’ont fait l’honneur de lire mes vers sur Cari|lon ont peut-être difficilement compris ce que signifait le dernier vers de l'a vant-dernière strophe.Laissez ers roi a ma rmoréens.Je serais heureux de leur faire savoir que le vers doit se lire ainsi : Laissez ces rocs marmoréens.GODEFROY BAUMANOIR “ Nous secourons les tout petits ” FETE CHAMPETRE AU BENEFICE DE LA CRECHE.LA QUESTION MAROCAINE Les Etats-Unis s’opposent à l’envoi d’un navire allemand à Agadir.— La Grande-Bretagne et la Russie donnent leur appui à la France.Sir Wilfrid aux Trois-Rivières Pas une seule inscription française Spécial au “Devoir” Troie-Rivières, 11.— Sir Wilfrid Laurier est passé ce matin aux Trois-Rivières entre 10 heures 30 et 11 heures.Le “Druid” a accosté au grand quai, tout pavoisé d’oriflammes et de drapeaux pour la circonstance.Il n’y avait que deux grandes inscriptions : “Canada is a nation’’ et le traditionnel “Silver Tongue”.Sir Wilfrid fut reçu aux sons de la fanfare et une adresse lui a été lue et présentée par M.Tessier, député pro\ in-cial, Sir Wilfrid a répondu à cette adresse; puis le vaisseau a repris sa route Vers Sorel où il doit arriver ve^s .les trois heures.M.le maire Normand, qui vient de remporter une si belle victoire municipale n’était pas invité.L'absence de toute iscription française a fort mécontenté notre population.LE THERMOMÈTRE MONTE TOUJOURS Les libéraux de Richibucto Kichibucto, N.-B., 11.— H y a eu hier, dans la salle de la Tempérance, un congrès des libéraux, ayant pour objet la nomination d’un candidat au Parlement fédéral.L’hon.J.-E.-O.Ue-blane, qui avait été député fédéral et provincial, avait exprimé le désir de se retirer.John B.Gogueu et 1 ancien s.ié-rif Auguste Léger ont été désignés, et quand on a mis leurs noms aux voix, f dernier a été choisi par 47 votes eontr 33.On a ensuite décidé à l'unan-.niiU d’appuyer la candidature de M.Gu-guen.EL A MARQUE HIER 93 DEGRES, ET PLUSIEURS PERSONNES ONT ETE TRANSPORTEES AUX HOPITAUX; UN INCONNU EXPIRE A L’HOPITAL NOTRE-DAME.Londres, 11.— Plusieurs journaux de la ville annoncent aujourd’hui que les Etats-Unis ont fait connaître leur opinion à l’Allemagne nu sujet de l’envoi de navires do guerre nu Maroc.Le cabinet de Washington a signifié au gouvernement allemand que l’ééablis-someut d’une station navale sur lee côtes sud-ouest du Maroc serait considéré comme une menace pour les Etats-Unis pour ses intérêts a Panama.On affirme de plus que les Etats-Unis ont en même temps averti l’Allemagne qu’ils appuieraient TAngleierre dans les protestations de ce dernier pays au sujet de l’envoi d’un navire de guerre à Agadir.Cette nouvelle est entièrement confirmee par “l'Echo de Paris”, dans son numéro d’aujourd’hui.Paris, 11.— On garde le plus strict secret sur les pourparlers entre la Franco et l’Allemagne au sujet du Maroc et de l'envoi d’un vaisseau de guerre allemand à Agadir ; toutefois l’on sait qu'ils avancent favorablement et l'on ne rraint plus maintenant de rupture des relations.La Grande Bretagne et la Russie n’ont pas ménagé leur appui à la France.Dans deux occasions à St-Pé- tersbourg et à Berlin, respectivement, j la Russie a fait savoir qu’elle parta- ! geait, entièrement les vues de la France.Mohammed Sedi-el-Mokhri, ministre des Affaires Etrangères Ru Maroc, qui est actuellement à Paris a déclaré aujourd’hui, dans une entrevue, que ni l’intervention allemande ni l’intervention espagnole, nu Maroc n’étaient justifiées.D’un autre côté, l'envoi d'une colonne française à Fez était nécessitée par la révolution ét elle était demandée par le Sultan lui-même.Paris, 11.— Avec une politesse de duellistes habiles et chacun surveillant de près son adversaire, la Franco et l’Allemagne sont entrées en négociations au sujet de la question maroca: ne.Des échanges de notes et.des conférences ont eu lieu entre M.Jules Cam-bon, l’ambassadeur français à Beiiin et le ministre des affai-es étrangères allemand.Jusqu’ici les pourparlers l’ont été que préliminaires.Les journaux de Paris disent hautement; que la Franco a l’appui I" l'Angleterre, de la R'i sic et.des Etats-Unis et qu'elle se trouve en excellente position pour faire face à l'Allemagne.Sir Thomas Tait, pendant huit ans président de la Commission des chemins de fer dans l’état de Victoria, Australie, est en ce moment de passa ge à Montréal et loge à l’hôtel Wind, sor.11 se propose de se rendre prochainement au bord do la mer.Sir Thomas a déclaré qu’il y avait eu beaucoup de progrès d’accomplis dans le domaine des chemins de fers en Australie.- Il y eut un temps où les affaires étaient mauvaises et conséquemment les compagnies de chemin de fer ne réalisaient pas l’intérêt de leur capital.Aujourd’hui cet intérêt s’élève au moins à 4 pour cent.Le capital des compagnies de chemins de fer à A’ictoria est d’à peu près $210,-000,000 et celui des compagnies réunies de tout te continent, de sept à huit cents millions.Sir Thomas dit que la politique ne joue aucun rftle dans l’administration des chemins de fer de l’Australie.Il explique que la Commission est un corps indépendant, le résultat d’un acte de la ’législature, et conséquemment les hommes publics ne peuvent en aucune manière faire entrer la politique dans la gouverne des divers chemins de fer du continent.Sir Thomas Tait, à qui on a demandé s’il y avait quelque mouvement de fait en faveur do compagnies autonomes, a répondu que non.Cependant, il y a quelques années cette politique aurait pu avoir certain succès.Maintenant le gouvernement contrôle les compagnies et tout marche bien.Un changement de mode serait très impopulaire dans les états du continent.Sir Thomas a ajouté que pour le Canada il ne préconiserait, pas le système des chemins de fer sous le contrôle de l’Etat.Ce qui fait l'affaire do l’Australie ne saurait d’ailleurs pas toujours convenir au Canada.Parlant de l’immigration en Australie, Sir Thomas a dit qu’elle était a-bondante.La plupart des immigrés sont des écossais doués de fort belles qualités et d’un caractère supérieur.D’ailleurs on est très sévère sur le choix des nouveaux arrivants.Ainsi les orientaux sont refusés.Lady Tait et sa fille sont avec Sir Thomas nu Windsor.Le maximum de la température d’hier a été de 93 degrés; c’est la cinquième fois en neuf jours, depuis le commencement de la grande chaleur que le thermomètre dé-pa-sse 90 degrés et d’après les registres de l’observatoire de 5IcGill c’est la première fois que semblable chose arrive.La température exacte d’hrer a été de 93.3 degrés à 1 heure de l’après-midi, après quoi le mercure a commencé à descendre d’un degré par heure.A 7 heures, du soir, il faisait 85 degrés, à 11 heures, 80 degrés.Le vent soufflait hier comme s’il sortait d’une fournaise, l’air était embrasé.Le vent tomba vers 6 heures, mais reprit vers 9 heilres, et aux petites heures, ce matin, l’air était assez frais.Tout faisait cependant prévoir une journée chaude.Le tableau des maximums qui suit montre une température sans précédent peut-être dans notre histoire : Degrés Dimanche, 3 juillet .86.6 Lundi.94.5 51ardi.94 5!ercredi .90 Jeudi.89.6 Vendredi.74 Samedi.85.3 Dimanche.90.6 Lundi.93.3 Le nombre de cas de prostration dus à la chaleur a été plus grand hier que pendant les autres jours.Un homme qu’on n’a pu reconnaître hier soir, est mort à l’hôpital Notre-Dame.Il avait été trouvé sans connaissance, vers 4 hrs., sur le quai de la prison.Il semble être un débardeur.M.F.X.5IcGouldrick, 49 ans.a perdu connaissance dans l'après-midi à l’angle des rues Craig et St.-Timothée, il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame où il s’est reposé le reste de la journée.On a transporté à l’hHôpital Général les personnes suivantes, entre 9 heures du matin et 4 heures de l’après-midi: Frank Charles, 30 ans, domicilié au No 248 rue Dorchester ouest, recueilli dans l’avenue Laurier; John Morrow, 21 ans, 16 rue Rielle, Verdun, recueilli rue 5Iurray à l’angle de la rue Smith, deux autres personnes.A été transporté à l’hôpital de l’Ouest, 51.Heines, 40 ans; ont été transportés à l’hôpital Victoria 5Ime Charles Léonard, 28 ans, un Polonais venant, du Sault-au-Ré-eollet et un homme recueilli rue Rivard.BOURSE DE MONTREAL M".L.O.Ceati’-'-ri & Cle.courtier:», 101 rua B.-Françc is-Xavier, nous fournissent le rapport suivant à 12-30 bra p.m.STOCKS Vend Ac t Am.As’tos .• • " pfd.Bell Tél Co 149 B.C Fk.As.“ B.pfd- B.T.ake As.U “ pid.B.Co r.N.“ pfd.Can.Car.“ pfd.j 102 Can.Cem.2-} “ pfd.fe‘4 Ca.Conrerf 38 Can.C.Rub.“ pfd.Can.G.Kl.Can.Pac.*42 *' pfd.Crown Res ?30 Dét.Kl Ry.Dont C.Co.67 “ pfd.— Dom.S.Cor.148 88 100 Laur.Pap.“ pfd.Mack Cm.“ PW.Mex.L.&P.“ pfd.¦ .M.& S.-P.“ pfd.M.L.H.&P.'Mt.Cotton.|Mt.L.& M.jMt.St.Ry.Mt.St’l.Wk 230 I 225 •26 pfd.9'î Mt.T’gh.C.— Nipissing.Nor.Ohio.59 241Î NôrthStar.N.SS.&CL.98* 3.21 “ pfd.72 Ogil.M.Co.'.30 66 “ pfd.123* .Ott.L.A P.148 itij JPtn.Mfg.C.70 Dom Park.Dom.T C.“ pfd.D.S S.& A.“ pfd.Dul.Sup.H.Elec.Ry Ha r.Elec.“ pfd.111.Trac.pd In.C.Com.“ pfd.Int.C.& C.L.of.Wd.C.“ pfd.pfd.____ .• Pen’s Ltd.67J 69 fc 91 70 >fd.I Porto Rico: 631 Québec Ry 60^ R.& O.N.C.Rio Jan.I.!UÈ Sao Paulo.Sh.W.&P.115 S.*John Ry.Toledo Ry.Tor.Ry .143| 148$ Tri.City pfj v.Twin City.107$ 107 W .India.i .- Winn.Ry.237 ( .Wind Ht’i.I.L’enlèvement des animaux morts Répondant à des plaintes faites au sujet de l’enlèvement des animaux morts depuis le commencement de la semaine dernière, M.O.H.Lesage, l’entrepreneur chargé de ce service a déclaré ce matin que jamais ce travail n’a été fait aussi bien que depuis le commencement des grandes chaleurs, si on tient compte des difficultés de toute sote que ses employés ont subies.“Nous avons, dit-il, enlevé des rues 207 chevaux et 96 porcs en huit jours, ce qui est un record, et encore faut-il compter 84 bêtes pour mardi et mercredi dernier seulement.Hier nous avons transporté au four 14 chevaux et ce matin nous en avons déjà transpo rté 13.Or nous avons 600 milles de rues à parcourir avec nos voitures qui ne peuvent aller qu’au pas.On voit donc qu’il nous est impossible d’aller partout à la fois et qu’il n’y a rien d’extraordinaire à ce qu’un cheval reste dans la rue pendant cinq heures.Nous traversons une période de chaleur où les bêtes meurent un peu partout et l’enlèvement des corps n’est pas une mince besogne.’’ DECES CORBEIL.— A St-Henri de Mascou-che, le 10 juillet 1911, à l’àge de.E9 ans 1 mois, est décédé, M.l’abbé Ferdinand Corbeil, ancien curé de Saint-Benoit, Deux-Montagnes.Les funérailles a ront lieu jeudi le 13 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure du défunt à l’arrivée du train de Montréal, laissant la gare Viger, à 8 h.20, pour se rendre à l’église paroissiale où lo servise sera célébré.La dépouille mortelle sera déposée dans le caveau de l’église.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.160-2 Le recensement de Rosemont Le Commissaire de la division Maisonneuve répond à l’é- chevin Drummond Admis à Tétude de la médecine Déraillement meurtrier à Bridgeport Vingt morts et quarante blessés, tel est le résultat d’un déraillement Nous donnons ci-dessous la liste des candidats qui ont été admis à l’étude de la médecine après avoir subi les examens préliminaires des 4 et 5 juillet: Quatre admis sur lettres et sciences.— 5151.Ernest Gariépy, John A.5Iac5Iillan, Henri Mailloux et Frank J.Pedley.Douze admis sur les Lettres: 5151.Antonio Bédard, H.Bousquet, J.R.Doré.Armand Larose.E.C.Léonce, Albert Lévesque, L.Frs.Lavigne, James 51.F.Malone.Thom.F.MacCaffrey.Maurice 5Iigneault, Gordon Robertson, Georges Archambault.M.Albert Gingras, commissaire du recensement pour la division Maisonneuve, nous a déclaré ce matin en réponse à l'échevin Drummond que ce que celui-ci a dit concernant l’absence des recenseurs du quartier Rosemont contient beaucoup d’exagération.“C’est, dit-U, M.Arthur Mayer, 70, 3e Avenue, qui a fait le recensement des polis 33, 34, 35 et 36 de Rosemont, entre le chemin de la Petite-Côte et la rue Verchères et celui des avenues 1 à 10.Cela donne une population de 2,000 âmes environ.Tout ce travail est fait et corrigé.“Il reste à faire le quartier Rosemont proprement dit qui comprend 500 à 600 âmes et le travail sera fait et re visé dans trois ou quatre Jours.“D'après les rapports, nous aurions une population de 170,000 âmes dans la division Maisonneuve.Un drame à Beamsville C’est domain soir, mardi, et mercredi soir, qu’aura lieu )n grande fête champêtre organisée par M.l’abbé Dupuis et les Dames Patronnesses de la Miséricorde, an profit do l’Oeuvre de la Crèche.M.le chanoine Roy, administrateur du diocèse présidera.Un fort joli programme musical sprn exécuté par la fanfare St-Arsène.Is’s Jardins de la Résidence St-Janvier seront brillamment illuminés.Un excellent souper sera servi pour la modique somme de trente-cinq centins.Allons en foule au Sault-au-B6oollet, (Spécial au “Devoir” J Bridgeport, Conn., 11.— Pas moins de vingt personnes ont été tuée et quarante ont été blessées dans un déraillement qui s’est produit près de cette ville, vers 4 heures, co matin.La locomotive de l'express do Washington, de la New-York, New Haven &> Hartford Railroad, se dirigeant vers l’Est, quitta la voie au viaduc de la rue J''nirfield et vint s’abattre avec fracas dans la rue, entraînant avec elle cinq des sept wagons qui composaient le train.Les voyageurs des premières voitures furent tués instantanément et ensevelis sous les débris qui prirent feu.Des autres wagons on retira les blessés et on les fit transporter aux hôpitaux.Plusieurs d’entre eux étaient atteints grièvement.L’équipe du club de baseball St-f-ouis do la ligue Nationale en route pour Boston se trouvait sur les (leux derniers wagons qui se détachèrent du train juste au moment du fatal accident.Les joueurs assistèrent impuissants à la chute de la locomotive et des wagons, mais bientôt il se portèrent au secours des nombreuses victimes., 1' trouve parmi les morts ou les blessés.Les pompiers de la ville ont été appelés pour éteindre l'incendie qui menaçait de destruction tous les wagons où se trouvaient les blessés.A la dernière heure on annonce qu* Beamsville, 11.— On a trouvé, ici, il y a quelques jours le eadavde d’Ed-ma Comfort et celui de son enfant, âgé le nombre des morts est de quinze au ' ^ N’18, dans le réservoir, lieu de vingt et que le nombre des i On croit généralement que la mère a blessés est de cinquante-cinq.jet éson enfant et qu’elle s’est ensuite I.a locomotive est tombée à deux suicidée.Mais certains prétendent que cents pieds de la voie et elle n'est plus les deux victimes ont.été assassinées, maintenant qu’un amas de ter tordu.L’enquête qui vient de commencer Les cinq wagons qui ont fait le saut a révélé, d ’après j'autopsie, que la mè-du viaduc se sont empilés en une montagne de débris de bois et do fer, eo qui a rendu très difficile la tâche des sauveteurs.Les directeurs de la compagnie disent que l'accident, a été causé par la faute du mécanicien de la locomotive.11 s’est engagé sur le viaduc avec son train, dit-on.à une vitesse plus grande que celle prévue par les règlements.I-e mécanicien en faute a perdu la vie dans l’accident.Guerre aux maringouin Toronto, 11.— Le docteur Hastings officier du bureau d’hygiène, s’occupe actuellement des moustiques qui abon dent un peu partout par cette chaleur intense.On se plaint dans le district de High Park qu’il y a une véritable épidémie de moustiques.Le bureau d’hygiène a décidé de se servir d’huile de pétrole pour détruire tous ces insectes malfaisants.re était vivante lorsqu’elle se jeta ou fut jetée dans lo réservoir.Un jeune homme de Boamsville qui ne serait pas étranger à ce drame sera appelé comme témoin.Tremblements de terre en Italie Tombola au Sault-au-Recollet Ce soir, mercredi et jeudi n lieu chez les RR.SS, de la Miséricorde au Sault au Récollet une tombola au profit d'une oeuvre de charité.De très jolis objets seront ou raflés ou vendus.Un charmant souper sous les arbres sera servi pour la modique somme de 36c.En visite à Montréal Mme Sifroy Fortin et son fils Gaston, de Mexico, sont, venus passer quelques jours à Montréal chez Mme J.A.Dos jardina.x- Automobiles dans rOntario Toronto, U.— 11 a été accordé cette année le double de permis d’automobile dans la province.1977 autos sont de la province et 2253 qui ont pris des permis viennent du dehors.En 1909 il y eut en tout 2452 permis d’accov- Mordu par son prisonnier Toronto, G.— Thomas Porter qui avait mordu le policier Reburn, lorsque co dernier tentait de l’arrêter a été condamné à deux ans de pénitencier à' Kingston.Porter avait tellement mordu Reburn que celui-ci souffre de l’empoisonnement, du sang.GAUDET.— A Longueuil, le 11 juillet 1911, à l’âge de 75 ans, est décédée Dame Léocadie Marteau, épouse du Dr M.H.E.Gaudet, autrefois de Ste-Thérèse.Les funérailles auront lieu jeudi le 13 courant.lie convoi funèbre partira de la demeure de son gendre, M.Amé-dée Geoffrion, avocat, No 17 rue Guil-bautt, à 7 h.45 a.m., pour se rendre à l’église de Longueuil où le service sera célébré, et de là au cimetière de Ste-Thérèse de Blainville, lieu de la sépulture.Parents et amis sont, priés d’y assister sans autre invitation.DE TILLY.— A Montréal, le Jl juillet 1911, à l’âge de 6 ans, est décédée Madeleine, enfant de Madame Vve Aimé de Tilly.Les funérailles auront lieu demain après-midi, à 3 heures.Le convoi funèbre partira de la demeure de sa mère, No 1148 rue Simard, à 2 h.% pour se rendre à l’église de l’Immaculée-Con-ception, et de là au cimetière de la Cô-te-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parent* et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DECES A MONTRÉAL La marine russe St-Pétersbourg, IL— Le “Poltava”, le second des quatre bateaux de guerre type Dreadnought, a été lancé au quai de l'Amirauté, hier, anniversaire de la bataille de Poltava.Le bateau a 23,000 tonnes et est en lotis points semblable, au point de vue des dimensions et des armements au “Sébastopol”, lancé le 29 juin.Messine, 11.— Cinq secousses sismiques ont été distinctement ressenties dans l'espace do quelques heure».Aucune perte de vie n'est è déplorer .mais les habitants sont dans l’inquiétude et ils craignent (les événements plus sérieux.Société d’une Messe Archevêché de Montréal, 11 juillet 1911.M.l'abbé Ferdinand Corbeil, ancien cun' do St Benoit, décédé hier, était membre de la société d’une mosso.(Signé) A.D.LA POINTE, ptra., Secrétaire ad' hoc.Pour vos ouvrages de ville PROGRAMMES.CIRCULAIRES, FACTUMS, etc., adruae - vous ux borcMix du44 DEVOIR ~ 7U.u# Saint-Jccque*, Montréal.Edouard CHARBONNEAU, 45 ans, commis, rue St-C’hristophe, 428 ; Mar cel, 4 mois, enf.d’Albert LORY, voyageur de commerce, rue Cartier, 1015; Jeanne, 7 mois, enf.d’Arthur ST-GER-MAIN, ferblantier, rue Rachel, 397 .Léon, Il mois, enf.d’Alexis CADOT-TE; peintre, rue St-André 1005 ; Gérard, 6 mois, enf.d’Arthur DESCHA-TELETS, charpentier, ave Hôtel de Ville, 1072 : Marguerite, 3 mois, enf d'Auguste BREGENT, négociant, rue St-Hubert, 450 ; Lucien, 2 mois.enf.d’Adrien AUBIN, commis, Youville ; Euclido TREMBLAY, 52 ans, médecin, rue Hutchison, 2388 : Gilberte, 7 mois enf.d’Alexandre COUSINEAU, peintre, rue Demontigny, 796; Annette, il mois, enf.d’Emile MARTIN, cuisinier, rue St-Urbuin.3017 ; Madeleine.2 mois enf.de Léon DESLONGCHAMPS, employé civique, rue Bordeaux, 2131 : Henri GROULX, 66 ans, rentier, me Bérard, 30 : Arthur, 4 mois, enf.d’Adélard BRISSETTE, menuisier, rue Montgomery, 218 : Lorette Corbeil, 17 ans, fille do Pierre CORBEIL, monnoy-eur, Boulv.St-F.auront, 1724 ; Maria SATNTONGE, 36 ans, garde-malade, rue St-Denis, 398 ; Fiorina, 1 an, eof, de Pierre DUC, manehonnier, rue Coloniale, 592 : F.X.ROI CHER.
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