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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 20 janvier 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1930-01-20, Collections de BAnQ.

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Volume XXI — Numéro 14 •onnements par la poste .Edition quotidienne CANADA.8 0.00 Etats-Uni'; et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 8.00 IV IjIj EVOIR Montréal, lundi 20 janvier 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur.HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: - * SERVICE DE NUIT: Administration: Rédaction: Gérant: - • HArbour 1211* fîArbour 1245 HArbour 3B79 • HArbuur 4827 Les compagnies d’assurance et le logement salubre quel je donne et veux donner avec Joie et fierté le meilleur de moi-même.Puisque je doi* placer mon mot quand même, pourquoi ne donnerais-je pas tout simplement quelques-unes de mes impressions de débuts dans le journalisme?Le vice-président de la Ligue du Progrès civique, M.Olivar .Mes impressions.Oui, il me Asselin, a fait une suggestion opportune au dîner-causerie heb- encore voir proche de moi domadairc du club de Réforme samedi dernier.dJT/jLïïde QuJZ?.La construction chez nous n a d autre fin, d une façon très L/uc soixante-quatre confrères et générale, que de faire fructifier les capitaux de ceux qui s’y mof acconip/mions à notre tour, nail sous sa direction — je ne puis avoir vraiment peur.Enfin, c'é- livrent.C’est l’appât du gain qui y préside.La spéculation en est le premier mobile; l’hygiène et la sociologie restent à la porte.Nul ne se demande si les petits appartements qui se multiplient conviennent au type particulier de la famille canadienne, celle qui domine à Montréal.Les statistiques de natalité accusent chez nous une diminu-lion.Le dernier rapport du docteur Boucher, que nous recevons aujourd’hui même, indique que la moyenne des naissances pour les dix années allant de 1918 à 1927 est de 32.86 par 1000 habitants.Elle n’est que de 27.36 pour l’année 1028.Elle accuse donc une diminution de 5.40 par 1000; elle est de 6.75 par 1000 de population inférieure à la période des cinq années allant de 1918 à 1022.\ Peu de gens semblent s’en apercevoir et on ne pousse guère, sauf ici, le cri d’alarme; mais il n’en est pas moins constant que, grâce à la multiplication de ces petits appartements qui sont de mode, on est en train de travailler efficacement à la restriction de la famille.La législation qui interdirait le commerce ^des appareils anticonceptionnels devrait, pour être complète, faire figurer dans la liste le logement exigu.On est en train d’ajuster la famille montréalaise au lit de Proeuste.Sur qui peut-on compter pour réagir?Pas sur les particuliers, sauf de très rares exceptions.Ils savent que le petit logement, coquet, pimpant, avec de belles imitations de bois de luxe et des parquets de bois dur, tente les petits ménages qui y restent même quand ils sont devenus des ménages de trois ou quatre et qui, à cause de l’exiguité du logement, ne deviendront jamais de très grands ménages.On s’accommode au moule.En dehors de toute considération de morale, cela est désastreux du simple point de vue matériel, puisque l’influence exercée par les Canadiens français est fonction de leur nombre.Si cette régression devait continuer on verrait dans un avenir peut-être pas très éloigné la population de Montréal changer de caractère.Non seulement le petit logement a tendance à restreindre ia famille, mais il est extrêmement insalubre.Le caravansérail moderne n’a pas de cour.L'enfant doit jouer dans la rue et y être constamment exposé à tous les dangers.En outre, nous ¦iltendons vainement un code du bâtiment moderne, clair, pratique et appliqué.Tant que nous ne l’aurons pas, l’on conti-niera de multiplier ces logements étroits et éclairés seulement uix fieux extrémités que nous avons comparés à des télescopes, ilnns chacun, deux chambres noires.Peut-être pas le jour, ¦nais comme on fait dé la chambre du milieu une chambre à coucher, le souci de la décence force de la fermer à chaque bout par des rideaux ou portières.On a dit avec raison que ce ne sont pas les enfants naissant nui comptent, mais seulement ceux qui grandissent.Si le taux de la natalité reste inférieur chez les Canadiens français à ce mi’il est chez les autres nationalités, le taux de la mortalité reste également supérieur.Lu 1928.pendant oue les Canadiens anglais n’avaient que I 2-9 naissances et les Juifs 648.les Canadiens français avaient 7 97! naissances; mais la mortalité rétablit les proportions.Les Canadiens français perdaient chez les enfants au-dessous d’un an 2.132 unités; les Canadiens anglais 275 et les Juifs seulement :>6 Tandis nue la mortalité était chez les Canadiens français de L> •• 15 nar 1090 de population, elle était de 85.40 chez les Anglais et de 10.54,seulement chez les Juifs.P'où Ion voit la nécessité de procurer des logements décents et à bon marché.Si.en effet, le loyer rogne trop le budget familial, on se dispense des soins du médecin et des remèdes que l’on considère comme un luxe inutile.D’où, pour une bonne part, l’explication de notre haute mortalité On objectera sans doute que les Juifs ne vivent pas dans des logements plus sains.Cela est de moins en moins vrai, d’abord.Ensuite, la famille est chez eux moins nombreuse et les mères juives pratiquent toutes l’allaitement maternel en pleine défaveur chez nous.C’est ce qui explique, surtout, la rareté des décès chez les enfants.Et, en troisième lieu (nous tenons le fait de M.Berco-vitch, le députe de Saint-Louis), on ne recule devant aucun sacrifice pécuniaire pour faire traiter un enfant.Ron nombre des emprunts faits au Hebrew Free Loan, nous disait l’un des administrateurs, sont dans le but de s'assurer pour un enfant malade la consultation d’un spécialiste éminent.Le Juif a appris que la santé est le premier, dans Tordre naturel de tous les bienfaits, et il tient à l’assurer à sa famille.Par contre, chez nous, Téducation n’est pas suffisante sous ce rapport.Nous ne connaissons pas assez les dangers du logement insalubre.Le choix du logement est généralement laissé à la femme.Celle-ci tombe en extase devant un ingénieux mécanisme qui fait disparaître la planche à repasser dans le mur.II n’en faut pas plus parfois pour qu’elle loue un logement, même s’il est muni de chambres noires qui délibitent mères et enfants, quand elles ne conduisent pas les unes et les autres à tuberculose.Nous croyons très opportune la suggestion du conférencier de samedi, qui a demandé aux hommes politiques qui l’écoutaient de modifier la loi des assurances.Grâce à l'amendement qu’il suggère, les compagnies d’assurance auraient le droit, comme Ta obtenu la Métropolitaine dans l’Etat de New-York, d’entreprendre la construction de logements salubres à loyer modéré pour les familles ouvrières.Les compagnies d’assurances ont un intérêt direct à la propagation de l'hygiène, à la réduction de la mortalité et à la sociologie appliquée.Nous sommes sûr qu’elles s'empresseraient de se prévaloir de la loi si elle était ainsi modifiée.Souhaitons donc que cette suggestion soit accueillie pour que l’on voie se multiplier les quartiers de logements salubres.D'autant que plus que ces constructions serviront de leçon de choses et qu’elles auront une grande influence sur la modification générale de la construction.Louis DUPIRE lait Orner Hiroux que j'avais pris tout d’abord pour fleuri Bourassa, — lléroux qu'on m'avait dit plus doux, plus paternel que Pelletier et que, lors de notre première rencontre, je trouvai intimidant, distant.Oui, c'étaient lout es ces fi-l/ures de chefs qui m’émouvaient ce maiin-là, et aussi celles des autres rédacteurs dont je ne savais pas les noms.Ce qui me troublait davantage encore, c’était l’ambiance du Devoir Je me disais que c’est dans ces murs que depuis vingt ans vivent la pensée et la doctrine d'un homme (dont le nom esf aujourd'hui sur des milliers de lèvres, dans des milliers de coeurs) qui, de noire collège nous faisait presque l’effet d’un personnage légendaire tant nous le trouvions grand, tant nous le trouvions noble et fort: Bourassa.Et les jours passèrent enco-_ - re: mais ce furent pour mot des nère, le journalisme, purement et J jours nouveaux, pleins, heureux, simplement?En voilà une idée.Le j Petit il petit je m'initiais à la vie igurnalisme, après le droit, la mê-\ toute spéciale du journaliste, vie aecine ou le professorat, soit, mais, faite d’imprevu et d’intérêt, vie de le journalisme au sortir immédiat travail aussi.Et les jours confide la philosophie, le journalisme ' nuent toujours à tomber l'un après sans stage régulier à l’üniversitè?\ l’autre, et, derrière les vaillants la-Ca n’a pas de sens commun.D'ail-1 boureurs que sont mes chefs, je leurs, — et c’est une raison pé- suis "toujours à la tâche", et j’ai-remptotre — quand on a fait son nie toujours être à cette tâche avec cours classique, c’est déchoir que eux.Sans doute, il y a bien les perte ne pas choisir, à défaut d’une Hies güsères du métier, par exem-soutane ou d'une robe de bure, une Ple 1° traduction des dépêches, le profession libérale, — et c'est re-, matin, quand une partie de la ville connu de tous que le journalisme \ sommeille encore; ou les notes à n’est pas une profession libérale I,rendre a ta fin d un banquet alors puisqii’aucune plaque de cuivre n’y tin 1 serait plus agréable de digê-est attachée et que, lorsqu'il s’est re.r.et} liaJx les hors-d œuvre corn- nui nnr wrmnh* /Vn/'hetw tea m.pllQMS et lüS CremCS après bien d'autres générations de finissants, la traditionnelle cérémonie.de la "prise des rubans".Du plateau jrtacé devant notre supérieur, nous prenions à tour de rôle le ruban-emblème de la carrière choisie: je tirai un certain ruban à la couleur terne et le brandis en criant JOURNALISME.Ouf! ce fut un petit scandale chez mes amis, comme ce le fut plus tard chez plusieurs de mes parents et de mes relations.Quoi! Choisir comme car- droit d’adopter en bloc les méthodes anglaises ou américaines.H doit choisir les meilleures et les adapter à ses problèmes particuliers, Le plus tât Américains et Anglais du Canada s’en apercevront, le plus tôt Us verront que le Canada est le Canada, le plus tôt ils deviendront bons Canadiens, le mieux ee sera pour eux-mêmes.Le Canadien n’est pas homme à se laisser conduire à droite ou à gauche par le bout du nez; il doit aspirer à acquérir pour lui-même et pour son pays, le Canada, une per-ksonnalité distincte et puissante”, il est intéressant de trouver pareille expression de sentiment dans un quotidien publié en Colombie-Anglaise, la province la plus anglaise de tout le Canada.Evidemment, il est en train de se former un sentiment national au pays.Ce n'est là qu’un indice de cette formation, entre mille.Anderson, les écoles publiques et les fêtes religieuses Le dernier geste du nouveau premier ministre de la Saskatchewan — Ce que sont, en Saskatchewan, écoles publiques” et “écoles séparées” G.P.Nos enquêtes agi, par exemple, d’acheter les ru bans pour les finissants de 1927-28, d Québec, on n’a plus trouvé aucune couleur de libre pour le journalisme: les professions reconnues jusque là avaient, en effet, absorbé toutes les couleurs du prisme.Comme je ne voulais pas démordre pour j Jës TonîptcTr^miüsde ‘fêles dcTha-si peu et que je tenais absolument i ri'/ê, ou des orateurs dont on au-à m insurger contre les traditions1 rail supprimé - dans la publica-établies, je choisis une demi-teinte *' ’ ¦ pour mon ruban et je décidai en faveur d’un chiffon de satin d'an bleu ._ russes.U y a aussi l’obligation d'être aimable et un peu familier avec tout le monde, ce qui est parfois pénible.Et il faut avaler sans mot dire les récriminations des dames patronnasses dont on aurait omis, par mé-garde, de mentionner le nom dans Le noeud cabotien IL N’EST PAS PLUS POSSIBLE DE LE DENOUER QUE LE NOEUD GORDIEN — LA DECOUVERTE DU CANADA PAR JEAN CABOT OU PAR AUCUN DES CABOT N’EST PAS DEMONTREE -LES PARTISANS DE CAHOT N’OFFRENT QUE DES HYPOTHESES — UNE BREVE REVUE DE LA PREUVE lion de leurs discours — cinq ou six paroles (toujours précieuses et , t , indispensables an dire de ces mes- tirant sur le gris (comme le ciel du sieurs).Mais ce sont là des ennuis journalisme parfois), avec une bien légers en somme, dont on grande plume d’oie couchée des- j s'impatiente la première fois, sus.Et voilà comment, avec, un \ qu’on accepte ensuite en riant.Ces sou de ruban et quelques gouttes misères sont d’ailleurs fortement de peinture à l’huile, je me, suis sa- cré, de ma propre main, journalis te.Ce n’était pas tout; le plus difficile restait à faire.Journaliste en puissance jusque là.il me fallait le devenir en acte et découvrir un journal qui voulût bien de moi et dont, en outre, je voulusse moi-même^ En mon for intérieur, depuis longtemps déjà j’avais fait mon choix, et — coïncidence malheureuse — le seul journal dont je voulais, était précisément celui qui ne voudrait pas de moi.Mais, je laissais à la Providence et à ma bonne étoile le soin de tout régler selon mes désirs.et les jours passaient, les semaines aussi, dans mon petit coin perdu des Laurentides où, jmtiem-ment, j’attendais que ma santé sc refit avant de tenter de pénétrer dans le château fort.et de "me plçtcer les pieds", comme disaient nos pères dans leur langage savoureux.J’étais toujours aussi confiant qu’au dernier soir de mon compensées par le bonheur et la consolation de se coucher chaque soir, las, mais content de sa journée, content d’avoir travaillé un peu pour la bonne presse et de se dire en fermant ses paupières alourdies: Mon journal n’est pas grand.mais mon journal n’est pas an Roi, il n’est pas à la Reine, il n’est pas aux grosses compagnies, il n’est pas au gouvernement, il n’est à personne, il travaille pour le bien de tout le monde.Lucien DESBIENS Bloc-notes Contraste Trois ouvriers meurent dans une explosion à la Presse, ces semaines-ci.La Presse est tout à fait dis- Chronique Un jeune homme entre au journal.On a voulu gue la voix du benjamin de la rédaction se mêlât aux voix plus graves des aînés, à l’occasion du 20ème anniversaire du Devoir.Pour montrer à mes chefs combien j’apprécie l’honneur de la faveur qu’fis me font, je vou- croisés attendrais ensuite tranquillement la vieillesse.Les lecteurs du Devoir vont être un peu éberlués des sornettes que je débite là, mais qu'ils se souviennent qu’ils ont peut-être éprouvé eux aussi, dans d’autres circonstances, avec la même intensité, des impressions analogues, lorsqu’ils avaient vingt ans: cet âge, on le sait, et on doit le lui pardonner, est l’âge des grands enthousiasmes, des résolutions extrêmes qu’on prend et ne fient pas.Toujours est-il qu’un bon matin de septembre dernier, en dépit de mes prophétiques amis et de leurs sombres présages, j’étais assis devant un bureau de la salle de rédaction du "cénacle de ia pensée" (comme le disait quelqu’un en parlant avec quelque ironie du Devoir).Autour de moi, des figures inconnues entre des murs inconnus.Jamais encore de ma vie je n’avais été ému comme ce jour-là, et pourtant, ce n'étaient pas les murs — des murs de couvent pauvre — qui pouvaient m'affecter à ce point: non! C'était ce gue renfermaient ccs murs: les rédacteurs dit Devoir, qu’enfin je voyais de près, et.cette fois, d’une façon toute physique, non à travers leur style.C était d’abord, près de moi, )uis Robillard, chef des nouvelles, qui est, je crois bien, l’homme a {?;!',* Paient nni soit au Devoir, Robillard qui s’obstine à ne pas nous laisser d’ouvrage.C’était aussi Louis Dupire qui m'avait reçu à mon arrivée ici, et à qui, noue une bonne part, je devais mon ad-« mission au Devoir, — Dupire que ! j avais imagine mince et nerveux tirais moi aussi, trouver des para- 'ht c'était Emile Benoist gue mein les éloquentes, une langue châtiée, gère me citait sans cesse comme une plume fine, pour raconter ce ^ modèle de journaliste cl gue, à son cours classique, en dépit des sou- , e,J‘s clr.con?" rires de commisération et des re- ilon^mfi6 Un€ (llscrf* ch'âm/f PIIU Vli.r',(!ccurillai.ent üe racontars à d’autres^heures chaque fois que je disais ma vola n- quand dll.nVst pas personnellement b de devenir journaliste.Ce fut ; en cause.Pas de grand récit un bien pis lorsque au bout de quel- compte rendu sobre?sous une rnnn-gues mois, je déclarai que je ferais \ ehette aussi sobre.Nouvelle maniè-du journalisme au Devoir, et ati Dc- ¦ re de faire de la Presse?Non pas.voir seulement, sinon que je laisse- Elle est sobre et discrète parce qu’il rais là le journalisme et les bras s’agit d’elle.La preuve?On la ’ -‘4 ‘-trouve tout de suite dans son numé- ro du 17 janvier, en page trois, où elle publie, en marge de la mort d une malheureuse, un des récits les plus nauséeux qu’elle ait jamais rendus publics.Les faits sont simples et connus.Un bandit étrangle une malheureuse, dans un hôtel de la rue Saint-Laurent.La Presse retrace la famille de la femme, ne fait grâce à ses lecteurs d’aucun détail du logement de la mère et des parents de la malheùreuse, elle ‘compte jusqu’aux poêies dans l'appartement, parle du père mort depuis des mois, de la petite soeur malade, de l’autre petite soeur menacée de devenir aveugle, de la mère ‘‘dont la santé est chancelante”, de ia belle-soeur dont elle donne le nom de fille; elle parle du bébé de neuf mois, des deux frères tout jeunes, du plus vieux parti pour les Etats-Unis; tout cela avec noms, âges, détails sur la situation financière de la famille, sur les visites à sa famille, le dimanche, de la jeune fille qui devait mourir rue Saint-Laurent, etc.Il y a jusqu’aux commentaires vrais ou imaginés des enfants sur le meurtre de leur soeur.Rien ne manque.Le tout est enveloppé d’une épaisse couche de cette sensiblerie dégoû-lanLe et simulée de la Presse, quand elle traite d’une affaire de ce genre pour apitoyer ses lecteurs et faire Louis Robillard, chef des noiivcï- ! ”lon5cr son Ùruge.Rarement la que le Devoir a accompli depuis près d’un quart de siècle, les sacrifices que se sont Imposés ses rédacteurs et ses amis, le rôle important qu’il joue auprès de notre peuple et en particulier auprès de la jeunesse étudiante que je n’ai pas encore tout à fait abandonne-mais, cette tâche est trop lourde f/r?, je n appréciais pits suffisant-ment faute de ne pas toujours comprendre les articles qu'il irai-Pe.noist qui, comme moi, est célibataire, ce qui me console d'etre ici le plus jeune.C’était encore Georges Pelletier qu'on m'avait fait terrible, sec, tranchant, quasi intraitable cl que ie trouva1 pour moi de venir, après d’autres an contraire, très affable ci doût plus autorisés, parler du journal au- — meme après quatre mois de ira- Pressc a-t-elle atteint à pareil degré d’exploitation d’un crime.Elle s’est presque dépassée.Inconscience d’un reporier, ou d’un chef de service?Ré liseNon?Alors, elle a fait exprès?Il n’importe.C’est à donner la nausée aux gens respec-; tables.ï n indice Le Vancouver Sun en a contre les Américains et les Anglais qui veulent faire du Canada soit un pays américain, soit un pays anglais.“Chaque fois qu’un Américain vient au Canada pour y vivre, c’est avec la détermination secrète, j semble-t-il, d’essayer de faire du ! Canada un pays yankee.De même chaque fois qu’un Anglais vient vivre ici, il vetd faire du pays un pays anglais-•• Le Canada n a pas fpar Emlic BENOIST) A cause de la préparation du numéro du vingtième anniversaire, la sérié de ces articles a été pendant quelques jours forcément interrompue.L’article précédent comportait l’examen du planisphère de 1544 ainsi que de ses légendes.Nous i terminions par là, toujours sous la docte direction de M.Lhomme, Té-tude des pièces qui constituent le dossier Cabot, les pièces relatives à Jean Cabot et à ses fils de même que les pièces relatives au seul Sébastien Cabot.i II ne nous reste plus, avant de nous occuper très brièvement de la découverte du Canada par Jacques Cartier, qu’à faire une sorte de récapitulation, à prendre un aperçu d’ensemble de la preuve déjà disséquée.Est-il démontré que les Vénitiens i Jean Cabot et ses fils, après avoir i obtenu un mandat du roi d’Angleterre, aient, en 1497, découvert un coin de la terre d'Amérique?Dans l’affirmative, ce coin de terre était-il situé au Canada?Est-il par ailleurs démontré que Jean Cabot seul, ayant obtenu de nouvelles lettres patentes du même roi d’Angleterre, ait, en 1498, découvert un coin de la terre d’Amérique?Dans l’affirmative, ce coin de terre était-il situé au Canada?Autrement dit, est-il démontré que 'l’un ou l’autre des Cnbot ou que tous les Cabot ensemble soient venus au Canada avant Jacques Cartier?Après avoir minitieusement et consciencieusement étudié tous les instruments historiques relatifs aux Cabot, après avoir pris connaissance de la critique de ces pièces par M.Lhomme, nous pouvons répondre négativement à toutes ees questions.Il n’est pas démontré que les Cabot aient découvert le Canada, ni même qu’ils soient venus sur un coin quelconque de la terre d’Amérique, pas plus en 1497 qu'en 1498.A remarquer que nous n’affir-inons pas ici que les Cabot ne sont pas venus sur notre continent.Nous infirmons simplement qu’il n’est pas démontré qu’ils aient accompli cet exploit.La chose est si peu démontrée qu’il n’existe même pas un doute que l’on pourrait qualifier de raisonnable en faveur des Cabot.DES HYPOTHESES Certains historiens ont beau présenter la découverte cabotienne conime un fait démontré, il n’en est rien.Leur prétention ne se fonde pas sur quelque chose de solide mais seulement sur des sut positions et des hypothèses.Les plus belles suppositions, les plus subtiles, les hypothèses les plus savantes ne peuvent constituer une preuve acceptable.Il n'est évidemment défendu à personne de risquer des suppositions à propos des Cabot mais à condition de les offrir potir ce qu’elles sont et non pour des certitudes; à condition de ne pas en tirer des conclusions qui vont jusqu’à l’érection d’un monument à Jean Cabot, découvreur du Canada (Scopritore del Canada).Des hypothèses que l’on offre comme des faits démontrés peuvent en effet conduire loin, beau- Nous recevons d’excellente source, en Saskatchewan, le communiqué suivant: Profitant d’un léger incident survenu dans le district d’école de Val-Marie, le département de l’Instruction publique de la Saskatchewan vient tic décider qu’à l’avenir, seuls les jours de congé approuvés par lui seront autorisés dans les écoles publiques de la province.C’est-à-dire que les écoles publiques, même si elles sont dirigées par des catholiques et fréquentées presque uniquement paç des catho-liques devront rester ouvertes, durant, les fêtes comme celles de la Toussaint ou bien encore de l’Im-maculée-Conception et de l’Epiphanie.Le premier ministre Anderson dit dans sa déelnration: n) que les écoles publiques doivent demeurer ouvertes pourvu ou’il y ait des élèves désirant s’y rendre; b) qu’il n’y a rien dans l’Acte des écoles de nature à faire observer les jours de fêtes religieuses; c) qu’aucune tentative de s’interposer contre une foi religieuse quelconque ne sera faite, mais que des instructions seront émises afin qu’aucune minorité ne souffre dans l’éducation de scs enfants parce qu’une majorité désire avoir un office religieux durant un jour d’école.Le premier ministre Anderson se fait dans cette circonstance particulière le champion des minorités, alors qu’elles ne sont point attaquées et que leurs droits ne sont point lésés; mais il se fait le persécuteur de la minorité catholique sur un champ bien plus vaste.Le département de l’Instruction publique, semblable en cela à la plupart des départements d’éducation des autres provinces, fixe des jours de fête sous les prétextes les plus extravagants.Nous avons la fête des arbres, la fête du travail, et combien d’autres! Fêles dont on se demande la signification.Usant du droit qui leur est reconnu par la loi, les commissaires catholiques de nos écoles publiques accordaient congé aux élèves et fermaient les écoles confiées à leur charge durant les jours de fête religieuse, jours relativement peu nombreux.Jamais à notre connaissance il n’y eut de plaintes à ce sujet.Les petits protestants fréquentant nos écoles publiques catholiques restaient chez eux pour la Toussaint, comme les enfants catholiques restaient chez eux pour la fête du travail ou celle des arbres qui ne les intéressaient guère.Dorénavant, 11 n’en sera plus ainsi.Nos enfants resteront chez eux s’ils le veulent, mais l’école sera ouverte, et les institutrices catholiques qui y enseignent devront manquer les offices et rester dans leur classe, enseignant à quatre ou cinq petits protestants qui s’y seront rendus.11 faut se souvenir, pour bien apprécier cet acte, que dans chaque district l’école publique est l'école de la majorité.C’est-à-dire que dans toutes nos paroisses canadiennes-françaises, l’école est dirigée prfr nous et fréquentée presque exclusivement par nos enfants.Dans plusieurs districts où la population est plus mélangée, les protestants ont leur école séparée dans lesquelles ils peuvent fêter toutes les fêtes qu’ils voudront; mais dans l’école publique, qui sera en immense majorité catholique, d’après l’ukase de M.Anderson, il sera impossible de célébrer les fêtes catholiques.C’est insensé.Ceux des nôtres qui sont assez heureux pour être en minorité dans leurs districts ont droit à l’école séparée, et peuvent ainsi célébrer leurs fêtes; mais ce n’est que rarement le cas, et c’est à peine si nous comptons une dizaine d’écoles séparées canadiennes-françaises dans la province.Nous ne croyons pas qu’aucune province du Canada ait jamais songé à une législation semblable.La France elle-même, dans les temps douloureux du combistne, reconnaissait les fêtes catholiques dans ses écoles publiques; et pour trouver un exemple de l’intolérance et de l'étroitesse d’esprit dont font preuve les nouveaux gouvernants de la Saspatehewan, il faut se reporter au temps de la persécution mexicaine.Nous signalons celle nouvelle attaque à tous les catholiques du Dominion et plus spécialement à nos frères de Québec et des autres provinces.Qu’on se reprenne le 4 février! L’énorme succès de notre numéro spécial — Nous n’avons pu répondre à toutes les demandes — Que les annonceurs et les propagandistes profitent du numéro qui donnera le compte rendu du banquet! — Pour la propagande Le succès matériel de notre numéro spécial saute aux yeux: le tirage excédant de plusieurs milliers notre tirage ordinaire, que nous avions ordonné, a été tout entier retenu à l’avance.Il nous a fallu refuser des commandes, comme nous avons dû refuser des annonces.Quant à l’intérêt du numéro en soi, nous commençons à recevoir à ce propos les témoignages les plus flatteurs.Tous ceux qui n’ont pu annoncer dans ce numéro, tous ceux qui n’ont pu le diffuser autant qu’ils l'auraient voulu, auront une occasion de se reprendre le 4 février.Le numéro de ce jour-là contiendra le compte rendu complet du banquet du 3 février: discours de M.Bourassa.etc., une série d’articles, d’appréciations de nos confrères, etc.Ce sera un excellent numéro de propagande.On fera bien de le répandre à profusion.Tous ceux qui désireraient le propager sont priés de nous adresser le plus tôt possible leurs commandes.En ville, pour les commandes d’au moins 25, nous le ferons porter à domicile, au prix de 3 sous le numéro, sans frais supplémentaires.Nous Texpé-dicrons à toutes les adresses qu’on voudra bien nous envoyer sur reception de 3 sous pour la Canada, jde 5 sous pour l’Empire britannique et les Etats-Unis, de 10 sous pour les pays de l’Union Postale.(A Montréal, à cause du tarif spécial, nous ne pourrions l’expédier par la poste que pour 5 sous, mais il sera en vente partout au prix ordinaire de 3 sous).Ce sera aussi, à cause du tirage supplémentaire, un excellent numéro pour les annonces.Que tous en profitent donc! mais comme un ro- uit historien ntancier.Pour en revenir aux hypothèses de nos historiens, comme dans le domaine hypothétique tout est permis, on peut également supposer j que ni Jean, ni Sébastien, ni aucun , ., des Cabot ait jamais vu la terre coup trop loin.L historien Qui ni?canadienne nj |e j,aj)ra(tor nj jer.fonderait ses écrits que sur des re.NeUV0( ni alICun en droit des ri- hypothèses ferait-il autre chose que de monter un beau “bateau” à scs lecteurs?Avec des hypothèses on peut faire naviguer des gens sur une bien plus grande distance que du port de Bristol aux rives cana ves de l'Amérique du Nord.Une telle proposition est d’ailleurs plus logique que les autres.N’est-ce pas à ceux qui prétendent que Cabot est le découvreur du Canada de le démontrer hors de tout doute?* i jt •« i I .'Uns une ivne preuve psi inameu-rnil, a écrit j reusement impossible à établir, les - partisans de Cabot ne disposant : que de bien pauvres documents.dionnes Jules \ erne, sans quitter j |ine {(.jj,, pr(,|lve PS| malheu-son cabinet de travail, “ 1 Tour du Monde en Qu Jours.Cela prouve que Jules Verne ‘ avait de l’imagination.Cela ne prouve pas que Jules Verne ait fait ! j ES caBOT N’ONT RIEN LAISSE hii-meme le tour du monde pas j plus que cela prouve que Phileas i Les Cabot, navigateurs, explora-Frogg ait réellement existé et qu’il Ifeurs, découvreurs, ayant reçu uh ait acnmpU la cicumnavigatlon.Ju- mandat du roi d’Angleterre.Henri 1 les Verne ne s’offrait pas comme VII, n’ont laissé aucun récit, aucuà t livre du bord, aucune pièce, aucune preuve avant frait à leur premier voyage non plus qu’à leur deuxième.Il faut se contenter à nropos de leur prétendue découverte de documents de deuxième main, tous succincts — à l’excep-Hon du planisphère de 1544 qui.à cause de la date de son édition, en dit trop et pas assez — et presque toujours contradictoires.IL FAUT QUE ÇA SOIT EN 1497 Pour que le» Cabot aient découvert le continent américain il faut que ca soit au premier voyage, celui de 14!)7, autrement les Cabot n’auraient pas été les premiers.Pour que Jean Cabot soit le découvreur du Canada, il faudrait qu'à son premier voyage il soit débarqué non seulement sur le continent américain mais sur la terre canadienne.Or il n’est pas démontré que tes (Suite I la page deux) LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 20 JANVIER 1930 VOLUME XXI — No 14 ont terne à certains «le leur à La voix du Pape L'allocution prononcée par S.S.Pie XI au dernier consistoire Voici, d'après la traduction de la Vie catholique, l’allocution prononcée au dernier consistoire, par S.S.Pie XI: Votre éminent collège régulièrement convoqué en Consistoire Nous entoure aujourd’hui afin que, suivant la coutume de Nos prédécesseurs, Nous vous adjoignions de nouveaux collègues pour remplacer les regrettés cardinaux qui échangé récemment la patrie restre pour la patrie celeste et que Nous pourvoyions conformément Notre charge apostolique ü sièges diocésains privés évêque.Mais, bien que ce soit surtout cette fin que Nous avons ordonne de vous réunir.Nous saisissons cependant cette occasion — au moment où s’achève la cinquantième année de Notre sacerdoce .non pour vous parler de ce qui est arrivé de triste dans l’entre-tciiips, mais bien plutôt pour rappeler brièvement les nombreux et grands bienfaits dévolus pendant ce laps de temps' à Nous-même et a 1 hgU-se universelle par Celui dont Nous tenons la place et en remercier avec vous la bonté du Christ Jesus.En effet, tout ce qui, en Nous comblant d’honneur et de joie, tourne à rutilité du Nom catholique, doit nécessairement vous apporter une joie égale, à vous qui êtes aux cotes .du Souverain Pontife.Et tout d’abord, il faut que Nous rappelions ces pactes et ces conventions conclus avec le royaume d’Italie, accords dont l’un fait disparaître enfin le conflit qui subsistait jusqu’ici à cause do la violation des droits du Siège Apostolique et de l’usurpation du Principal du Pontife Romain et dont règle les affaires de façon à chez nous plus rapide et plus facile le gouvernement de l’Eglise.Vous savez d’ailleurs, Vénérables Frères, qu’une fois reconnu publiquement le Principal civil du Pontife Romain et sauvegardée Notre et votre dignité.Nous avons montre pour le reste la plus grande condescendance.Et, en vérité, Nous pensons que cela ne pourra, dans l’avenir, porter aucun dommage au salut des âmes, parce que Nous n’avons pas seulement confiance dans le patronage de la Vierge Immaculée de Lourdes et dans l’amour du Très Sacré Coeur de Jésus, dans les fêtes desquels il advint que ces traités furent signés nuis ratifiés, mais nue Nous avons aussi confiance, et pas médiocrement, dans l’équité et les sentiments religietr de Nos fils d’Italie.Nous voyons aussi un motif d'espoir dans ces relations d’amitié que le Roi et la Reine d’Italie, puis les princes de la famille royale ont rétablies publiquement en nous faisant des visites très courtoises.71 faut encore noter les récentes conventions que Dieu Nous a donné de conclure heureusement avec le Portugal, avec la Roumanie, avec la Prusse.Combien il en résultera d’avantages pour l’EglisV et pour les Etats eux-mêmes.Vous pourrez facilement le comprendre.Vénérables Frères, vous qui avez l’expérience de ces choses et qui partagez Nos travaux.Mais, au cours de cette année heureuse pour Nous, une providence particulière de Dieu Nous a ménagé beaucoup d’événements par lesquels il Nous a été très consolant de voir accroître l’ardeur des âmes de la piété populaire.Nous citerons le quatorzième centenaire de la fondation de l’abbaye du Mont-Cassin pour la célébration digne et utile duquel les Bénédictins n’ont rien épargné.Nous citerons encore le cinquième centenaire de l’entrée triomphale à Orléans do Jeanne d'Arc fi la tête de son armée, centenaire dont les fêtes ont été sacre l’autre rendre rendues plus solennelles par la présence du Légat qui les a présidées en Notre nom.11 y a lieu de rappeler, en outre, la célébration du onzième centenaire de l'arrivée en Suède de saint Auschaire, ce vaillant apôtre de toute lu Scandinavie dont les travaux et les mérites ont été fêtés, sous la présidence de deux membres de notre Sacré Collège entourés do nombreux évêques et abbés, fi Stockholm et dans nie où il avait commencé d’enseigner la vérité évangélique, par de nombreux fidèles de Suède, du Danemark, de Norvège.de Finlande et d’Allemagne, en des manifestations de piété et de reconnaissance.Vers le même temps, Nous avons eu Je centenaire de l’acte accordant aux catholiques d'Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande la liberté de professer leur religion et le millénaire du martyre de Wenccslas, h très saint duc de Bohème.Les Anglais, les Ecossais et les Irlandais, d’une part, les Tchécoslovaques de 'autre, les ont célébrés de façon très solennelle et comme il s'agis sait, d’un côté, de la commémora Mon d’un droit essentiel, et, de l'autre, de la célébration d’un héros qui avait grandement mérité de sa patrie, on a vu s’associer ces fêtes les non-catholiques et même les autorités et les élites de ces pays.Pour en venir à d’autres choses, comme, au début du mois de janvier.Nous avions accordé pour toute l’année une indulgence plénière à gagner dans l’Univers entier, le zèle de Nos fils s’est vivement enflammé partout pour obtenir les plus grandes grâces.Parmi eux, il v en a ou beaucoup qui, non contents de gagner dans leur patrie l’indulgenee qui leur était offerte, ont voulu Nous offrir, à l’occasion de cette date heureuse de Notre vie sacerdotale, de nombreux témoignages de félicitations affectueuses, et en cela les chefs d’Etats ont donné l’exemple aux citoyens.Cependant, une immense foule de fidèles de quasi tous les diocèses d’Italie et des autres nations même d’outre-mer, conduits le plus souvent par leurs évêques, sont venus dans cette chère Ville pour prier aux tombeaux des Apôtres, voir et entendre le Père Commun et Nous offrir leurs hommages.Fit il ne faut pas omettre de noter que beaucoup d’entre eux ont saisi pour venir à Nous le moment où nous avons décerné tes honneurs rélestes à des hommes remarquables par la sainteté de leur vie.Parmi eux.il Nous plaît d’en citer nommément un, Jean Hosco, qui.par lui-même et par l’immense famille de disciples qu’il a fournie à l’Eglise, a pourvu de la plus profitable façon à l’éducation de la jeunesse.Mais, en voüô assez.De tout cela, en effet, et d’autres choses consolantes que Nous avons eues en abondance dans le cours de cette année.Nous parlerons de façon plus étendue dans la lettre encyclique (pie Nous adresserons bientôt aux Evêques et aux fidèles de tout l’U ni vers catholi que." Le Souverain Pontife termina en annonçant la création comme cary dinaux de "six hommes d'élite qui Nous ont paru avoir mérité d'être honorés de la pourpre romaine, soit en s’acquittant de missions du Saint-Siège à l’étranger, soit par leur zèle pour la défense de la doctrine, pour l’èd«cation du cierge ou pour l'accomplissement de leur mission pastorale"._ La “ Sauvegarde ” aussi ! Le pentonnel de la compagnie réclame d’un coup seize hillefs - Six cents billets sont déjà vendus pour le banquet dti 3 février - Il faut se hâter - La liste dr- dépôts - Les dames sont invitées La Sauvegarde aussi! Le personnel de lu Sauvegarde a retenu d’un coup seize billets pour le banquet du Devoir, le 3 février prochain.On sait que les Epiciers Modernes ont, de leur côté, retenu soixante billets.Pour peu que ces demandes collectives se miitti-^plient, on devine quel succès aura la fête.A l’heure actuelle, deux semaines avant le banquet, il y a déjà six cents billets de vendus.Ceux qui attendront trou ont grande chance de n’avoir plus de place.Les murs d’une salle du banquet ne s’étendent point et les tables ne peuvent indéfiniment se multiplier.Rappelons que le banquet aura lieu au Windsor, le lundi soir; 3 février, à 7 heures et demie.Les dames sont invitées.On sait que la salle est facilement accessible de toutes les parties de la ville et munie, naturellement, de vestiaires, etc.On peut retenir des tables de 8.10, J2 et 16 couverts, en s’adressant au comité, aux bureau du Devoir.430, rue Notre-Dame est.(tel.HAr-bour 1241), Le prix du billçt est de $2.50.M.Bourassa prendra la parole au banquet, avec quelques-uns de nos amis dont les noms seront ultérieurement donnes.AUTRES DEPOTS OU LES BILLETS SONT EN VENTE Les billets sont en vente aux bureaux du Devoir, 430, Notre-Dame est (Tél.Harbour 1241), et aux endroits suivants: Secrétariat général de T’Asso-ciation catholique de la Jeunesse canadienne-française”, 60, Saint-Jacques, ouest, (Téléphone, HAr-hour 6383); J Secrétariat de P'Association ca- j tholique des Voyageurs de Commerce du Canada, 1085, Rachel (est).Tél.AMherst Secrétariat de la Société Saint- : Jean-Baptiste de Montréal, 1182 ! sib™’ A’-raSto.4Sii,uc oraBBC et us trois-rivibres des Cultivateurs", angle de Monti- Des dépôts de billets ont, en ou-gn.v et Beaudry, (Tél.Frontenac tro été ouverts à Québec, chez M.Kmilien Rochette.352, rue Saint-Pharmacie J.-A.DESILLTS, an-j Valier (,£].2-3873-W), et aux Trois-Rivières, chez C.-W.Lind- le Dr D.CHOUINARD.3203, Ontario-est, (Tél.Frontenac 1544); J.-B.COUSINEAU, 4605, Suinte-Catherine-est, (Cluirval 1664); LUCIEN DAMS.951, St-Philip-pe, (Tél.Westmount 4563-W.); JOSEPH DANSERKAU.4430, St-André, (Tél.Frontenac (1836); J.DENEAULT, coin Sainte-Catherine et Saint-Clément (Cluirval 0675); WILFRID DE2IEL.182, Notre-Dame de Grâces, (Tel.Walnut 0155); J.-A.DUVAL, 1424, Saint-Clément (Gainai 0164); RAOUL FOURNIER, 358, Boulevard Saint-Joseph-est, (Tél.Rélair 2709); J.-A.UAUDREAU, 2601, Château-guay, Pointe-Saint-Charles.LUCIEN HOULE, 1862, William-David, (Tél.Clair val 5187); J.-P.LACERTE.1428, Sicard, (Tél.Cluirval 3153-J).LAMARRE FRERES (meubles et ferronnerie), 3721 ouest, Notre-Dame (Wilbank 3232); CHS-EM.LAVIGNE, 1332, Saint-Zotique, (Tél.Calumet 2380) ; HENRI LECAVALIER, Pharmacie Lachine, rue Notre-Dame, La-chine, (Tél.503); ARMAND LEDUC, 799, avenue Laporte (Wilbank 0378) ; ALBERT LEFEBVRE (merceries), 2380 ouest, Notre-Dame (Wil-11 d n k Q 4 2 Q ï * MARIUS ’ LETOURNEAU, 3828, Blvd Décurie, (Tél.Walnut 0180); EMILE LORANGER, 2132, rue Hall (Wilbank 7587); LEVIS LORRAIN, 2278, Panel, (Tél.Amherst 0204); NORTHMOUNT HARDWARE, 1206, Chemin Côte-des-Neiges, Atlantic 4624.ELIE RODIER, 5124 Gasgèain, (Tél.Bélair 6073); ARMAND TAILLON, 239.Parc G.-E.Cartier (Westmount 2680w); E.VER DON, 5438, Saint-Urbain, (Tél.Crescent 6922).DES (LETS, Bourbonnière, (Tél.gle Adam et Clairval 0532) Compagnie de BISCUITS STUART, 235 Laurier ouest, (Tél.Crescent 2167); Chez MM.ROMEO BEAUDET, 395 West hill, (Tél.Walnut 1693) ou Chambre 323, édifice Drummond, (Tél.Marquette 5324); HORACE CAISSE, 3902, Parc La-Fontaine, (Tél.Frontenac 1040); RAOUL CARIGNAN, 9791 Chemin La Salle, Ville La Salle, (Tél.Walnut 0686-F ou Harbour 9277) ; BRUNO CHARBONNEAU, 7390.Saint-Denis, (Tél.Calumet 7204); J.-T.CHARTRAND, 1810, Avenue Lajoie, Outremont, (Tél.Atlantic 1717); suv et Cie., 134, rue Notre-Dame.SAINT-HYACINTHE Dépôts: Pharmacie Brodeur; J.A.Brais,, 14, rue Deasaulles (Téf.182).OTTAWA ET HULL Dépôts: Presbytère Notre-Dame et M Joseph Martel, 14, rue Victoria, Hull; Bureau du Droit, Ottawa.LA CORRESPONDANCE Toute la correspondance relative à cette fête peut être adressée au Comité du Banquet du Devoir, Case postale 4020, Montréal.LES MAISONS D’ASSURANCES ET LE LOGEMENT UNE SUGGESTION ASSELIN M.OL1VAR Avis de décès DESY A nie Dupas, je 1S janvier 1930.décédé à 68 ans.Orner Désy.époux J'Amanda Rochette Funérailles le mer-:redl 23 courant à 10 heures & nie Dupas Parents et amis sont priés d'y assister sans autre Invitation.— Nécrologie — M.Olivar Asselin.vice-président de la Ligue de progrès civique, hôte d'honneur au déjeuner hebdomadaire du Club de Réforme, samedi dernier, a parlé de la crise du logement qui se fait sentir actuellement à Montréal et des moyens de la faire disparaître.11 suggère comme façon la plus pratique de résoudre ce problème, la participation des compagnies d'assurance dans l'amélioration du logement, comme cela se pratique à New-York depuis quelques années.Pour faire cesser 1» crise du logement en 1922.la Législature de l’Etat de New-York fit des instances auprès des compagnies d’assurances particulièrement de la compagnie Metropolitan Life, et des Nos enquêtes (Suite de la 1ère page) Cabot aient jamais découvert ou même vu un seul coin de la terre d’Amérique, en 1497, ni qu’ils aient débarqué sur une plage quelconque de la terre du Canada.Mais même en supposant, pour les besoins de la discussion, que les Cahot soient venus dans notre pays, ils n’ont pas alors accompli régulièrement le | mandat qui leur avait été confié par i le roi d’Angleterre.Au lieu de pren- ( dre possession du pays découvert au nom de la couronne britannique.Jean Cabot élève sur la terre nouvelle deux drapeaux, celui d’Angleterre et celui de Saint-Marc de Venise.Une telle prise de pos-i session n’était pas valable, d’après le droit international tel qu’alors reconnu.De plus cette prise de I possession irrégulière qui ne pou-I vait établir un droit de découverte, ne fut pas suivie d'une occupa-! lion permanente.LES DOCUMENTS RELATIFS AU PREMIER VOYAGE Mais voyons d’un les documents qui au premier voyage.BEAUDET — A l’hôpital Notre-Dame, le 17 à 70 ans.Edouard Beaudrt.BOISVERT — A Montréal, le 17.& 29 an».Hapoléon Boisvert.BRUNHr — A Polnto-Ctalre.le 17.à 30 tns.Vlctortne Charlebot».épouse de Wilfrid Brunet.COTE — A Montréal, le 16.& 72 ans, Sarollne Hébert, épouse de feu Vlctor-L.îlôté.DESORMEAUX — A Montréal, le 16.Mlle Mphonstne Detormeaux.fille de Stanislas Desormeaux et Marte-Caroline Mlgneron.DANSEREAU — A Montréal, le 17.à 48 »ns.Marte Paré, épouse de Josephat Dan->ereau GAGNE -J A St-Constant.le 17.fc 67 ms.Napoléon Gagné GASCON — A Montréal, le 19.& 22 mol».Réjanne.enfant de Ernest Gascon et de fermât ne Nantcl.GERVAI8 — A l'Hôpital du Sacré-Cœur, Je Cartierllle, le 17.a 17 an».Irène Oer-rais.fille de Joseph Gervals et de feu Ro-lalb’n Bergevin., „ JODOIN — A Vercfcjkres le 16.Claude fodoin, enfant de M.et Mme Adolphe lodom., , , MARCOUX — A Montréal, le 17, à 50 ms Gardlose Marcoux MER.CTLLE—Longueuil.le l7, à 20 ans.ro*eph-Oeorges-Henrt Mercllir.fils de M.f.-G.-H MercUle et de Marle-Loutse na- 111POMINVILLE — a St-Vlncent de Paul, le 15, & 6?ans.le docteur Joseph-A.Po- ^POULIN - A Montréal, le 16.à 91 ans.Dame P.Poulin, née D.Langeller.euve le P.Poulia.RENAUD — A Montréal, le 16, À 61 ans, Rpeiana Beauchamp, épouse de Usina Re- “lUCHAHD — A Montréal, le 17.à 51 ana àngéllna Cfcanranc!, épouse de PMllppe ftlcha/tl.SIMARD — £ Mar.tréal.le tî.6 64 ans.lime J-S-M.Simard, née Martc-Loulse (lac et te „.WIOOINS _ A Torrance.Californie.U, Mme Fortunate Morin Wlggln».le La Société Coopérative BE FRAIS FUNERAIRES Entrepreneurs de Pompes Fuivfbrts M Assurances Funéraires HARBOUR 5555 102.RUE »AINTF,-CATHEKINE EST institutions bancaires aident à résoudre ce grave problème.La Metropolitan Life Insurance Company, pour sa part, fit construire 55 maisons, soit 2,125 logements, dont chaque pièce se louait $9 par semaine alors que, durant cette dure période, les logements se louaient en moyenne ^‘Jf) chaque pièce par semaine.M.Asselin est d'avis que ce qui s’est fait à New-York devrait se taire à Montréal, et que les compagnies d'assurances, que la population fait vivre de ses deniers, devrait, en retour, affecter une partie de ses capitaux à la construction des logements, et pour ce, il faudrait que la loi fédérale soit amendée de façon à éviter toute spéculation.Pour faciliter aux compagnies d’assurances une telle entreprise.M.Asselin suggère au gouvernement provincial «Té donner aux compagnies d’assurences désireuses de construire des logements, le droit d'expropriation lorsqu’elles auraient acheté 51 pour cent du terrain nécessaire â leurs constructions.En terminant.M.Asselin demande aux membres du parlement présents dans la salle, d’user de toute leur influence afin de faire amender la loi des assurances de façon â permettre aux compagnies d'assurances de faire bénéficier de leurs capitaux, la classe ouvrière.M.L.-A.Forsythe, C R .a remercié M.Asselin au nom des membres du Club de Réforme.M.Armand Daigle, vice-président du Club, présidait le déjeuner, entouré de MM.Oliv.ir Asselin.L.-A.David, secrétaire de la province; Alex.Thurher.Jecn Martineau, Dr Gaspard Fn ut eux Jean-J.Perrault, sijr Henry Gray, W.-Uen’-y Bell et AHan Smith.f afin qu’elles de deuxième main.peu plus près .se rapportent Coniine pièces nous avons la lettre de Pasqualigo, marchand de Londres, à ses frères demeurés à Venise; deux lettres de Raimondi di Soncino au duc de Milan, dont il était l’ambassadeur à la cour de Henri VII.Ces trois documents se contredisent au point qu’on ne sait plus auquel il faut ajouter fol.Il v a encore le manuscrit manifestement apocryphe de Bristol, où il est dît, en 1497, une cinquantaine d’années avant que ce nom ait été donné à notre continent, que Cabot a découvert Y Amérique', aussi la dépêche de Pedro de Ayala à Ferdinand et à Isabelle mettant sérieusement en doute la découverte cabotienne: "ce qu’ils ont trouvé ou ce qu’ils cherchent"; enfin la chronique anonyme et hiéroglyphique que l’on conserve au British Museum.Jean Cabot et ses fils ont reçu des lettres patentes de Henri VIL roi d’Angleterre, en 1496; Jean Cabot seul obtenait de nouvelles lettres patentes du même souverain en 1498.En vertu des premières lettres patentes, il v a lieu de croire que Jean Cabot a tenté une explora: tion.On ne sait pas cependant si ses fils l’accompagnaient.On ne sait pas non plus où Jean Cabot serait allé.Pasqualigo, ami de Cabot, le 23 août, alors que l’expédition était rentrée à Bristol que du 6 août écrit à ses frères demeurés à Venise, que Zuam Talbot est allé à 700 lieues et qu’il a découvert le pays du Grand Khan, qu’il a longé la côte de ce pays, sur une distance de 300 lieues, sans avoir vu aucun être vivant.Pasqualigo, on s’en souvient, nous dit que Cabot "a planté sur la terre qu'il a trouvée, une grande croix avec, le drapeau d’Angleterre et celui de Saint-Marc, parce qu’il est Vénitien, si bien que notre pavillon a été arboré sur des terres très lointaines." A rette époque, la façon de prouver les découvertes, c’était de ramener les indigènes, ce qu’avait fait Colomb, ce que devait faire Jacques Cartier, ce que n’a fait aucun des Cabot.Dans sa lettre.Pasqualigo nous apprend que Zuam Talbot a rapporté des filets, une aiguille, des arbres entaillés.Cela n’e* tait pas suffisant.Il fallait ramener des indigènes, la seule preuve admise, en ce temps-là de la découverte d’une terre.Mais Cabot n« pouvait ramener aucun indigène Pasqualigo, il vers l'est et non vers l’ouest, ou du côté de l’Amérique.Ça ne serait que lugique s’il est vrai que Cahot se soit rendu jusqu’à Tanuïs, pays que l’on situuti alors entre la Russie d’Europe et la Russie d’Asie, Pour se rendre jusque là, en partant du port de Bristol, il fallait naturelle* ment naviguer vers l’est.L’expédition Cabot est-elle allée vers l’est en passant au nord de la Scandinavie, dans la direction de Tanuïs?Cette hypothèse serait tout aussi plausible que celle qui fait atterrir Jean Cabot quelque part sur la terre d’Amérique.Dans sa deuxieme lettre, di Soncino écrit que l’expédition Cabot a traversé les mers où il y avait tellement de poissons que là marche des navires en était arrêtée.Ce fait est invraisemblable et inadmissible.Cela ressemble à des histoires de pêcheurs du Lac Saint-François, à propos de dorés et de maskinongés gros comme de moyennes baleines.Les partisans de Cabot voient UNE PREUVE DE SUPPOSITIONS dans la lettre de Pasqualigo et les deux lettres de Soncino la preuve que Cabot aurait navigue vers l’ouest et qu'il aurait atterri au Canada.H faut une forte dose de bonne volonté pour admettre pareille chose.Même si l’on accepte la supposition d’un atterrissage à l'ouest de l’Angleterre rien ne prouve que Cabot soit descendu en Amérique et encore moins au Canada, L’expédition Cabot a pu atterrir sur un point désert de l’Islande ou quelque part au Groenland.La prétendue découverte de Cabot peut être située n’importe où.L’historien Avery dit que “la description de Cabot pourrait s’appliquer à toute la côte septentrionale de l’Amérique.” On peut dire tout aussi justement que la même description pourrait s’appliquer à n’importe quelle côte du inonde.En faveur des Cabot on cite encore la dépêche de Pedro de Avala a ses souverains, Ferdinand et Isabelle.Ce document prouve que Cabot a voyagé, navigué.Cela ne prouve pas qu’il soit allé jusqu’en Amérique et encore moins qu’il ait découvert le Canada.Pedro de Avala mande simplement à ses souverains que les Cabot ont reçu le mandat d’explorer et de rechercher.Mais à propos de leur découverte, son expression est plutôt indécise: “ce qu’ils ont trouvé ou ce qu’ils cherchent".Pour situer la prétendue découverte de Jean Cabot, il n’y a pas d’autres documents que ceux que nous venons d’examiner.Quant au deuxième voyage on n’en sait pratiquement rein et les documents qui s’y rapportent sont encore plus pauvres.On peut supposer que Jean Cabot, avec ou sans ses fils, soit parti pour une nouvelle expédition, en 1498.mais il n’y a rien qui permette même de supposer qu’il en soit revenu.Après avoir reçu ses deuxièmes lettres patentes de Henri VII, Jean Cabot disparaît définitivement de la circulation.D’ailleurs ça n’est pas dans le deuxième voyage, mais dans le premier que Jean Cabot aurait élevé sur une terre nouvelle le drapeau d’Angleterre et celui de Venise.Il est inutile de revenir sur les prétendues découvertes de Sébastien Cabot.Nous avons vu avec quel grain de sel il faut les prendre.Le Canada ne pourrait avoir été découvert que par Jean Cabot et en 1497.Comme l’a dit un historien de langue anglaise: Sébastien Cabot — Jean Cabot —- 0.Le mot de M.Lhomme s’impose: “au noeud gordien, il faut ajouter le noeud oabotien”.Emile BENOIST P.S.— Un lecteur m’écrit pour m’apprendre qu’en écoutant au radio, le 27 décembre dernier, il a entendu un professeur de McGill, M.T.W.L.McDermott, dans une conférence sur les Indiens du Canada, dire que le» sauvages ramenés en Angleterre par Cabot devaient appartenir à telle tribu en particulier.J’ai vainement essayé, à plusieurs reprises depuis d’atteindre téléphoniquement M.McDermott, pour savoir au juste ce qu'il avait dit.Si ce professeur possède la preuve que Cabot a ramené des Indiens du Canada en Angleterre, il a bien tort de ne pas la rendre publique immédiatement.S’il n’en a pas la preuve, il n’a pas le droit de faire une telle affirmation ni au radio ni ailleurs.Dans tout le dossier Cabot, il n’y a qu'une pièce qui fasse mention d'hommes qui auraient été ramenés de la “terre nouvelle”.C’est le document anonyme et hiéroglyphique ! du British Museum.J'ai donné» le ' texte même de ce document, le 24 : décembre dernier, plusieurs jours j avant la conférence de M.McDer-I mot!.J’y réfère le lecteur, à moins ; qu’il ne préfère consulter la même j pièce dans Biggar (Les Précurseurs de Jacques Cartier, p.99).Ce do-: cument a si peu de valeur comme preuve que Biggar lui-même ne s'en prévaut pas.Dans l’introduc-I tion de son livre, il dit simplement que les Cabot n’ont vu aucun habi- LA RADIO Concerts de lundi MOMENT MUSICAL.7.15 WJZ Caroline Andrews, soprano, est au programme.L’orchestre est sous la direction de Arcadie Birken-holz.Romance, de Rubinstein.Extrait, de Faust, de Gounod.Un baiser dans lu nuit, de Herbert.Ga-voite, de Mignon, de Thomas.VOIX DE FIRESTONE.8.00 WEAF Jardins de campagne, de Grainger.Scherzo, de Mendelssohn.L'heure bleue, de Fs Liegt in der Lust, de Spoliansky.Seul, de Le chant du désert, de Romberg.In Retween, de Burleigh.Frank-lyn Baur, ténor, Vaughn de Leath.contralto, sont au programme.L’orchestre est sous la direction de Hugo Mariani.A.& !\ GYFSIES.8.30 WEAF — Danse espagnole bohémienne, de Mcrwrey.Mélodie, de Herbert.Deux sélections, de Scheherazade, de Rimsky-Korsakoff.Humoresque, de Dvorak.Air de ballel, de Herbert.Du rêve, tango, de Maldioen.I.e Cygne, de Saint-Saèns.Hymne au soleil, de Rimsky-Korsakoff.Fras-quita.dé Lehar.Czardas, de Stone.GENERAL MOTORS.9.30 WEAF — Marche de la cloche, de Copyc-lia, de Délibes.Trois chansons d’Arabie, de Clay.Automne, de Les saisons, de Glazounow.Extrait, de \'cu> Moon, de Romberg.Contes des bois de Vienne, de Strauss.Na-varraise.de Le Cid, de Massenet.STROMBERG-CARLSON.10.00 WJZ L’orchestre de Rochester sous la direction de Guy Fraser Harrison donnera le programme suivant: Invitation ci la valse, de Weber.Nocturne, de Songe d'une nuit d’été, de Mendelssohn.Villa-nelle, de Dell'Acqua.Finale, de Quatrième symphonie, de Tschai-kowsky.RECITAL DE GODFREY LUDLOW; 10.30 WEAF — Rondino, de Beethoven.Esirellita, de Ponce-Ludlow.Légende de lu montagne, de Elle.Jolie binette, de Deppen.Impressions arabes, de Ludlow.Sonnet d’amour, de Herbert.Aria, de Auber.HEURE SLUMBER.11.00 WJZ— Ce programme est donné par l’orchestre de Ludwig Laurier.Ouverture, de La grotte de Fingal, de Mendelssohn.Suite, Le lac des cygnes, de Tschaikowsky.Sélection, de La Favorita, de Donizetti.Sélections, de Coppelia, de Délibes.En baleau, de Petite suite, de Debussy.Berceuse, de Jocelyn, de Godard.Romance sans paroles, de Von Goens.Chaîne Columbia ENSEMBLE COMMODORE.7.00 W ABC — Ouverture de Songe d’une nuit d’été, de Mendelssohn.Valse, de Roses du sud, de Strauss.Sélections, de High Jinks, de Fri ml Suite miniature, de Cvrill Scott.Motifs, de Boris (rodnnov, de Mous-sorgsky.Rhapsodie hongroise No 2, de Liszt.La conférence de Londres Comme on le sait, le discours d’ouverture de la conférence de désarmement naval que prononcera Sa Majesté le Roi George V d’Angleterre, demain le 21 à 11 a.m.heure de Greenwich (6h.a.m., heure de l’Est) sera radiodiffusé par le réseau de la Columbia Rrnad-rasttng System, à travers les Etats-l ms et le Canada.Le discours roval sera d’abord transmis par les lignes de la British Broadcasting Company, aux stations à ondes courtes de la côte anglaise, et de là il sera envoyé sur la côte américaine de l'Atlantique où il sera enregistré par les lignes télégraphiques et téléphoniques américaines qui, elles, h* transmettront au poste-chef du Colum-1 bia System, à New-York, le poste WABC; celui-ci, enfin le radiodiffusera à travers tous les fils de son réseau.D’ici la fin de la conférence de désarmement naval, chaque jeudi soir de 8h.15 à 8h.30, heure de I Est, M.Frederic William WUo, donnera de Londres, à tous les ra-diuphiles de la chaîne Columbia, un rapport des séances de la conférence.Concerts de mardi Postes extérieurs NOIR ET OR.6.00 WEAF L'orchestre est sous la direction de Ludwig Laurier.Ouverture, de Iphigénie et Aulide, de Gluck, (îu-votte et menuet, de Bach.Sélection, de Eva, de Lehar.Marche militaire, de Granados.Tout Paris, de Waldteufel.Dans un jardin de Perse, de Ketelbey.Silhouettes, de Hadley.Fleurette, de Herbert.Sérénade espagnole, de Friml.Scènes alsaciennes, de Massenet.SAVANNAH LINER.6.30 WJZ -Liberty Bell, de Sousa.The Tan-talizer, de Perry.Yestcrthoughts, de Herbert.Scènes nautiques, de Fletcher.Danse hongroise So.5, de Brahms.RECITAL DE LEW WHITE.7.-30 WJZ — Premier mouvement, de "Cinquième symphonie”, de Beethoven.Danse, de suite d'Henri VIH, de German.Deux préludes, de Chopin.Fstrcllita, de Ponce.Sélections, de La Luciole, de Friml.Andantino, de Lemare.Le Pas de.l'écharpe, de Cbaminade.Prélude en do dièze mineur, de Rachmaninoff.CONCERT L1BBY.8.30 WJZ — Mme Eisa Alsen, soprano, est l’artiste invitée au programme.L’orchestre est sous la direction de Josef Pasternack.Marche turque, de Beethoven.Die h T heure.Halle, de Tunnhauser, de Wagner.Menuet en sol, de Beethoven.Valses, de Der Rosenkavalier, de Strauss.Er Dcr Herrlichste Von Allen, de Schumann.Cngeduld, de Schubert.Chanson du printemps, de Mendelssohn.La chevauchée des Valkyries, de Wagner.Extrait, r'.e Lohengrin, de Wagner.PROGRAMME MUSICAL.10.30 WJZ - Theodore VVcbb, baryton, Elsie Baker, contralto sont au programme.Hugo Mariani dirigera l’orchestre.Sérénade espagnole, de Albeniz.Nuit étoilée, de Debussy.Extrait, de Berenice, de Haendel.Extrait, de Ballet des fleurs, de Hadley.HEURE SLUMBER.11.00 WJZ— Le programme suivant est donné par l’orchestre de Ludwig Laurier.Ouverture, de Coriolanus, de Beethoven.Douzième symphonie, de Haydn.Largo, de Nouvelle symphonie, de Dvorak.Menuet Rokoko, de Haydn.Programme de lundi Postes liteaux CKAC, 411m.Mntréal.11.30 Ouverture de la bourse.12.00 Carillon de la Tour de la Paix à Ottawa.1.30 Causerie du Canadian Club.4.30 Fermeture de la bourse.6.00 Bourse, nouvelles, température.6.10 Causerie.0.30 Programme musical.7.30 Programme du studio.8.00 Heure de musique Wriglcy, de Toronto.9.00 Programme du studio.10.00 Programme de Ylmperial Tobacco.CFGF, 291m.Montréal, 12.20 Bourse.12.30 Orchestre 1.00 Bourse.1.15 Orchestre Royal.3.00 Heure de musique Wilder.4.00 Programme Wentworth.5.00 Gramophone.6.00 Heure de musique Twilight.7.00 Bourse.7.10 Orchestre de concert.7.25 Bourse.8.00 Récital d’orgue.8.30 Programme de Todonto.9.30 10.00 Demi-heure de musique de Ylmperial Tobacco, 11.00 Orchestre de l’hôtel Mont-Royal.de concert, de l’hôtel Mont- pmsque, d'après Pasqualigo, ij au-rail navigué le long de 300 lieues ; jan| de rote sans voir un être humain, j gn (OU( cas> rjen ,jans |P docu- nn v nuiijPATîX nient n’indique qu’il s'agit de sau- '¦ ‘ ! vuges de l’Amérique ou du Canada.Quel que soit le coin de terre où Et re récit anonyme où le nom de Cabot a pu aborder il faut souligner Cabot n’est même pas mentionné encore une fois l'étrange façon dont j est en contradiction flagrante avec il s'acquitte de son mandat.Il prend le récit de Pasqualigo qui affirme possession du pavs au nom du Doge I que Jean Cabot, en 1497, a navigue de Venise.ti it autant qu’au nom du le long de 300 lieues de côle sans Docteurs, Consultez » » » ETABMRSF.MF.NTS GMFFF.GAl-I.OT & PILON ît.Blvd de Vaugtrard — Paru XVéme Rayons X, Diathermies Electrothérapie 54, GALLOIS & CIF Chemin Villon, Lyon (Rhflne» Ultr»-Tlolett.lufra-Rougs» Lampes asriatiquia pour salles d'opération» et dentiste» Electrodes de quartz.Prix et condition» les plu» svantage-.u Devis et catalogue» sur demande Servies d'un Ingémeur électricien-radiologiste Agence générale pour le Canada Paul CARDINAUX D.£.•PRECISION FRANÇAISE" 71SS, St-Denis .1IA.2351 MONTREAL.qu i roi d'Angle! 'rre.L’ambassadeur du due de Mil an pouvait bien se féliciter du fait mais au point de vue du droit international, le roi d’An-gleterre, celui qui avait donné le mandat, ne pouvait en faire autant.En prenant possession d’une terre et il n’est pas prouvé que c’était la terre d'Amérique et encore moins celle du Canada Jean Cabot annulait complètement son acte en arborant à la fois le drapeau «le Venise et celui d’Angleterre.Le lendemain même du jour ou Pasqueligo écrivait à ses frères, l'abbé Raimondo di Soncino écrivait à son souverain, le duc de Milan, que Jean Cabot s’était rendu à 490 lieues des cèles d'Angleterre et qu’il avait découvert les Sept-Cités.Soncino, Irait comme Pasqualigo, est supposé tenir son récit de Cabot lui-même.Ainsi, du jour nu lendemain, le récit des amis de Jean Cabot s'agrémente de quelque chose de nouveau.Mais Soncino devait faire mieux encore et fournir une troisième version de l'affaire.Dans une deuxième lettre au duc de Milan le 18 décembre 1497.Soncino rapporte que .Zoanne Cnboto, en naviguant vers l’est, n dépassé le pavs de Tanim.Il est question d’une navigation voir un seul être humain.Le professeur McDermott a-t-il quelque chose de convaincant à nous offrir?E.B.CONGRES D’ANCIENS DES FRERES DU SACRE-CŒUR ARRIVEE D’UN GROUPE DE LA NOUVELLE - ANGLETERRE RECEPTION A L’HOTEL DE VILLE DE MONTREAL — LA REUNION DE SAMEDI SOIR A L’ACADEMIE MEILLEUR -VISITE DU MAIRE BOUDE—RALLIEMENT A L’ACADEMIE R OU S-1 SI N, HIER MESSE.ELECTIONS.BANQUET elle fut reçue par un groupe d’amis de Montréal.Les visiteurs fu-| rent escortés à leur hôtel où après le déjeuner, les gaies causeries et j les acclamations de réjouissances, ! l’on se mit en marche vers i'hôtel de ville où une solennelle et cordiale réception leur était réservée par le maire suppléant, M.Arcand, en l’absence de Son Honneur le maire.Le soir, à l’Académie Meilleur, il y eut concert-boucane en l’honneur des visiteurs franco-américains.Le programme comportait divers articles: musique, chaut, saynètes par des élèves, rafraîchissements, le tout entremêlé des francs rires et d’aimables causeries entre anciens.L’enthousiasme fut porté à son comble lorsque vers tflh.30.Son Honneur le maire Houde apparut dans la salle; une formidable ovation l’accueillit.Il entra vite dans son rôle, visiblement heureux de se voir au milieu de cette gaie et pétulante assemblée qu’il encouragea par une jolie chanson de son répertoire, accompagné au piano par M.Adélard Saint-Martin.Invité par M.Albert Parthc-nais, président de l'Amicale de l’Ecole Meilleur, M.le maire exposa les multiples raisons de son absence du matin à l’hôtel de ville et dédommagea l’auditoire par une allocution hachée de vivats et d'applaudissements.Puis l’on chanta avec un entrain émotionnant: “Il fait si bon ensemble, pourquoi faut-il donc se séparer”.Dimanche, à l’Académie Houssin, grand ralliement; à lOh , messe célébrée par l’ahbé Durocher.ancien élève; sermon par l'abbé C.de Lamirande; à lui., assemblée générale, élection des dignitaires de la Fédération des Amicales.M.Robitaille, de Manchester.N.-H., fut élu président."Au Matou Botté'.dimanche 26 Janvier CAMILLE BERNARD diseuse Billets: $1.00 (taxe comprise» chez Archambault, 406, Ste-Catherine est, Llmlsay, 1112.Ste-Catherine O.“Au Matou Botté”, 1284 t-Denis.Renseignements: H Arbour 5975.Maison d'éducation ERNEST LAVIGNF Organiste à St-.Tean-Baptistc Professeur de piano, orgue, théorie, solfège 958, avenue Dujuth est Tél.FRonUnac 5344 Montréal A une heure, banquet où des santés furent présentées au Pape, au clergé, au roi, à l’Institut des Frères du Sacré-Cœur, aux Franco-Américains, aux Canadiens, à la nouvelle Fédération.A la table d’honneur, figuraient avec M.le président de l’Amicale de l’Académie Roussin, M.F.Ranger.M.le chanoine Roussin cure de la Pointe-aux-Trembles, le R- F.Désiré, assistant général des rr.du S.-C.M.Robitaille, M.l’abbé de Lamirande, aumônier de l’Académie, le R.F.Félix, directeur.1 a-vocat Deniers, de Woonsocket, M.Benoit, maire de la municipalité de la Pointe-aux-Trembles.F.Wilfrid.le maire de la ville de la Pte-aux-Trembles, M.Giroux, M.1 abbé Dusseault, F.Edmond, M.Borde-leau, F.Alcide, M.Albert Parthe-nais, F.Antonins et F.Albertus.Samedi matin arrivait à la gare Bonaventtire une délégation des j anciens des Frères du Sacré-Cœur v«nant de la Nouvelle-Angleterre; j BUREAUX CHAISES CLASSEURS \ A C» 1 0 34 rue Notre-Dame Ouest Otr Montréal VOLUME XX, _ No ,4 DERNIERE HEURE M.n(*a,, Lun* 20 J.»** ,930 - CALENDRIER - - DEMAIN - Demain: MARDI, 21 Janvier 1930.T If ^ ‘W^v NT T y'"'V"V w BEAU ET MOINS FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 23.M«me date l’an dernier 30.Minimum aujourd’hui 5.Même date l’an dernier 71.BAROMETRE 10 heure» a.m.30.81.11 heure* a.m.30.4* Midi.30.47.Chiffres fourni* par la maison L.-R.d» Meslê.900A.rue 8alnt-*>enls.Montréal.Sainte Agnès, vierge et martyre.Lever du kolell, 7 h.31.Coucher du soleil, 4 h.51.Coucher de la lune, 11 h.02.T F DFVOTk l'rrmier quart, le 7, k 10 ht 17 m.du soir.Pleine lune, le 14, à 5 b.27 m.du soir.Dernier quart, le 21, k 11 h.13 m.du maUn.Nouvelle lune, le 2», à 2 h.13 du soir.JL^Uj LJ JLj ¥ V/AAV # l* Devoir est membre de la Canadien Prêts, de VA.B.C* et de la C* D, JV* A» Lady Davis contre lord Shaughnessy Un ' perd la vie et huit personnes sont blessées dans l'incendie de l’hôtel "Milan" Elle veut faire déposer ce dernier de sa position d’exécuteur testamentaire de sir Mortimer Davis et de président de la Canadian Industrial Alcohol — Une saisie de plus de $800,000 Une poursuite qui aura des conséquences considérables dans la finance et des répercussions sur les affaires de la Canadian Industrial Alcohol vient d’être prise p^f lady Kleonor Davis, veuve de sfr Mortimer Davis, ancien président de J’Impérial Tobacco, et par M.Mortimer Davis, fils, contre lord Shaughnessy, l’un des exécuteurs testamentaires de sir Mortimer Davis et président de la Canadian Industrial Alcohol.Sir Mortimer Davis, probablement afin de rendre plus facile l’administration de son énorme fortune—évaluée aux environs de 28 millions de dollars à sa mort—organisa, pendant qu’il était allé demeurer en France, une compagnie à responsabilité limitée sous le nom de sir Mortimer Davis Incorporated.11 transporta une grande partie de ses biens à cette compagnie en retour de toutes les actions qui en composaient le capital-actions.Lord Shaughnessy en fut le principal administrateur au salaire de lfi2(l,(IOO.par an.A la mort de sir Mortimer Davis, on constata que ce dernier, par son testament, nommait trois / exécuteurs testamentaires, soit sa# veuve, lady Davis, lord Shaughnessy et M.Alex.Reaper.D’après la déclaration avec laquelle lady Davis justifie sa poursuite contre lord Shaughnessy, les trois exécuteurs testamentaires se seraient réunis à Montréal quelques semaines après la mort de sir Mortimer pour s’entendre sur le mode d'administration de la succession.Les trois devaient logiquement devenir directeurs de la Sir Mortimer Davis Incorporated, puisque cette compagnie était en fait propriétaire des biens laissés par sir Mortimer et c’est ce qui fut fait.Lady Mor-imer déclare qu’en vue de sa decision de retourner vivre à Cannes mi sir Mortimer possédait une grande propriété, elle signa une iuiorisation permettant aux deux juires exécuteurs testamentaires i agir en son nom.Elle dit avoir .igé en retour la promesse de ses -directeurs qu’ils lui feraient par-ir chaque mois le bilan de la Si ortirner Davis Inc.et un état des uiaires transigées depuis le rapport précédent.C’est l’exposé de la situation.Viennent ensuite les allégations.Elles constituent une véritable revue de ce que lady Davis prétend s’être passé depuis deux ans.II ne peut être question de les exposer ici.même pas de les résumer, avec quelques détails puisque la déclaration comprend pas loin de lot) articles.Dans l’ensemble, lady Davis accuse MM.Shaughnessy et Reaper de ne pas avoir administré la succession comme elle était, avec son beau-fils, en droit d’espé- rer.Aussi conclut-elle son long exposé en demandant à la Cour supérieure de déposer de leurs fonctions d’exécuteurs testamentaires MM.Shaughnessy et Reaper après les avoir obligés a rendre des comptes détaillés et justifiés de leur administration.Samedi, elle u été plus loin, car cette poursuite a été prise il y a déjà quatre ou cinq jours.Elle a pris une autre poursuite pour faire reconnaître la nullité d’un don fait par sir Mortimer Davis à lord Shaughnessy du vivant du premier.D'après la déclaration faite à la Cour, dans une requête déposée ce matin, lord Shaughnessy prétendrait que sir Mortimer Davis lui aurait cédé gratuitement et en pur don J96 1-2 billets de 11000 chacun, payables ,à 20 ans et portanl un intérêt de 6% de la Sir Mortimer Davis Incorporated en plus de quelque deux mille actions et plus de la même compagnie.Lady Davis déclare que du vivant de sir Mortimer ces billets et ces actions furent toujours au nom de sir Mortimer, ce qui laisse croire que le don n’a jamais été exécuté.De plus, tel don n’a jamais été fait, comme cela est requis par la loi, par acte notarié.Tl serait donc illégal même s’il a été fait réellement.Mais ce n’est pas tout.Lady Davis prétend, toujours dans sa déclaration à la Cour, que lord Shaughnessy aurait obtenu, à la connaissance de M.Reaper, des notaires qui avaient ces titres en dépôt qu’ils soient transportés à son nom dans les livres de la Sir J Mortimer Davis Inc.Les deman-1 deurs demandent en conséquence : que l’acte de donation soit déclaré i nul par la Cour et pour se garantir ; contre toute procédure ultérieure ils ont fait pratiquer, samedi après- ' midi, la saisie de ces titres dont la valeur déclarée est de plus de .$800,000.Là où la Canadian Industrial Alcohol devient intéressée dans cette affaire, c’est du fait que la Sir Mor-tiuer Davis Inc.en possède les actions de contrôle.Par conséquent, lord Shaughnessy n’en est devenu le président que grâce au fait qu’il était exécuteur testamentaire et en cette qualité directeur de, la Sir Mortimer Davis Inc.Da,ns sa pre* mière poursuite, lady Davis porte un certain nombre d’accusations contre lord Shaughnessy à titre de directeur et de président de la Canadian Industrial Alcohol.La requête a été présentée ce matin devant le juge Surveycr.en Cour de pratique, qui a permis au défendeur de contester par écrit les | allégations des demandeurs.Cette réponse devra être présentée d’ici le 27 janvier et l’audition de la cause aura lieu le 31 courant.On n’a pu identifier le c adavre carbonisé trouvé dans les décombres — L iste des blessés — Les employés et les pensionnai res s’échappent par les fenêtres - Dégâts évalués entre $50,000 et $100,-000 Un dramatique incendie a détruit, de_ bonne heure ce matin, l’hôtel New Milan, (autrefois le Toronto Hotel) situé au No 1201, rue Dorchester ouest, et appartenant à M.Enrico Toscini.Un homme a perdu la vie au cours de cet incendie et huit autres personnes ont été blessées, plus ou moins sérieusement.On n’a pu identifier le cadavre carbonisé trouvé dans les décombres par les pompiers.Les blessés sont: Rudolphc Craos, 20 ans, deux poignets causés, plusieurs blessures, conduit à l’hôpital Western; Yvonne Dionnc, 23 ans, femme de chambre, blessures.chocs nerveux, conduite à l’hôpital Western; James Walter, 28 ans, plusieurs blessures, conduit à l’hôpital Général; Joseph French, 45 ans, de 420, South Océan Drive, Freeport, Long Island, E.-.U: a reçu de sérieuses blessures, conduit à l’hôpital Général; Rose TosciiTî, 10 ans, fille du propriétaire de l'hôte], blessures et choc nerveux, conduite à l’hôpital Général; Jeanne Descheneaux, 20 ans, brûlures et choc nerveux sérieux, conduite à l’hôpital Royal Victoria, et plus tard, conduite chez elle; S.Rrench, 1451, rue Chomédy, blessures au poignet, sous les soins du médecin; enfin, Antino Deseheault, âgé de 37 ans, pompier blessé par de la vitre cassée: ce dernier a été transporté d’abord à l’hôpital No- tre-Dame, et de là, chez lui.Le feu fut découvert environ vers 4h.27 ce matin, et déjà la fumée remplissait une partie de l’hôtel; les employés et les pensionnaires, tirés subitement du sommeil, pour un bon nombre, durent s’échapper par les fenêtres de l’hôtel.Certains d’entre eux sautèrent du quatrième étage dans la neige, et se blessèrent sérieusement; les autres furent sauvés par les hommes de la brigade des incendies.Ceux-ci craignirent pendant quelque temps de découvrir de nombreux cadavres au quatrième étage, mais lorsque, vers huit heures, ils purent pénétrer dans l’hôtel ils ne trouvèrent qu’un seul cadavre, un homme, calciné et méconnais-sa ble.La perte matérielle est presqu totale; on l’évalue entre $50,000 et $100,000.Le propriétaire, M.Toscini, a déclaré qu’il n’a presque pas d’assurances.Deux propriétés voisines de rhôlel, le lluffalo Club, et l’annexe du Young Women's Christian Association, ont été aussi passablement endommagées par l’eau et la fumée.Le chef Raoul Gauthier, directeur du département des incendies, a répondu à la seconde alarme avec deux chefs et la plupart des officiers de la brigade.Le cadavre trouvé dans les ruines du New Milan Ilote! a été transporté à la morgue, où le coroner tiendra une enquête.LE SYSTEME DE SIGNAUX MONTREAL NE SEMBLE PRET A L’ADOPTER PAS Seize passagers d'aéroplane , brûlés vifs en Californie Un avion revenant d’Agua Caliente s’abat brusquement sur le sol et prend feu — On ne retrouve que des cadavres méconnaissables et une masse de métal rougi • Il semble que le système de signaux lumineux pour régler la circulation dans les rues de Montréal ne soit pus près d’être mis en vigueur.C’est du moins ce qui ressort d’une entrevue que le directeur du service des travaux publics.M.U.-A.Terreault, a donnée ce matin aux journalistes de l’hôtel de ville.Après avoir laissé entendre que ce système est excellent et qu’il donne des résultats très satisfaisants à Westniount, voilà que les autorités municipales reculent, temporisent, craignent d’avoir à remplacer l’agent si utile par un vulgaire appareil qui n’a même pas droit de vote.Le comité de circulation de la Commission d’Urbanisme a pourtant recommandé le projet, de même que la Ligue de Sécurité Publique, après l’avoir bien étudié dans son application à Westniount comme dans les grandes villes américaines.Mais le Conseil semble se soucier fort peu des rccoifimandations que peuvent lui faire les comités et les ligues et i! le prouve bien en temporisant pour finir probablement par ne pas adopter le système do signaux lumineux pour la circulation dans les rues de notre ville.M.Terreault a -découvert un expert de Chicago, M.J.D.Robertson, pour déclarer que 1/3 des accidents arrivés dans la grande ville de l’Illinois se sont produits aux intersections des rues où fonctionnait le système de signaux lumineux.Il s'est bien gardé d’ajouter que c’est à ces intersections-là que la circulation était le plus dense, comme un simple raisonnement peut l’indiquer.Qu’est-cc qu’on ne peut pas faire dire.d’ailleurs, aux statistiques?L’échevin Généreux est en faveur de l’agent de circulation.Il l’a déclaré ce matin.En dépit de l'expérience des villes américaines, l'éche-vin Généreux préfère l’agent à la lumière.M.Terreault a déclaré qu’il continuerait à étudier le projet mais qu’il n’y aurait pas d’application immédiate de ce système comme plusieurs s’y attendaient.Tous les délégués à la conférenci navale de Londres se réunissent chez M.‘ L’entrrviif! a duré une heure et était à huis clos -conference plénière ne s’ouvrirait que jeudi matin au palais Saint-James Feu Madame J.-A.Lamothe Mme J.-A.Lamothe, née Caroline Trépanier, veuve du Dr J.-A.Lamothe, de Québec, est décédée, samedi, à sa résidence, 1108, rue St-Zotique.La défunte laisse un file, le Dr D.Lamothe, et trois filles: Blanche, (Mme A.Ferland), et Mlles Cécile et Claire Lamothe; trois frères, Léonidas Trépanier, directeur de VAvenir National, de Manchester, N.-H., et MM.Alexandre et Emile Trépanier; deux soeurs: la H.M.supérieure du couvent de Jésus-Marie, à Providence, R.-L, et Mme Dompierre, née Alvine Trépanier.Les funérailles auront lieu ‘mardi à l’église Jacques-Cartier, à Québec.Le Japon est bien disposé Tokio, 2(1 (S.P.A.) — A' la veille de l’ouverture de la conférence navale de Londres le premier ministre du Japon déclare que son pays est prêt à faire tout son possible pour que les négociations réussissent._ Nouvelle croisière du R-lOO Cardington, Angleterre, 20 (S.P.A.) — Le nouveau dirigeable anglais Fi-100 vient de partir pour une nouvelle croisière.Après avoir fècrit des cercles autour de l'aérodrome, il se dirigea vers vers le >ud.L’enquête de Courtland et Laura White aura lieuje 25 Saint-Hyacinthe, 20.(D.N.C.) Osborne Roytle, alias Ray Courl-lami et Laura White, accusés du meurtre du fermier Mark Ward, de Riche'lieu, le 9 janvier, subiront leur enquête préliminaire ici, -«a-medi matin, le 25 courant, devant le magistrat du district, Emile Marin.Ils furent amenés ici de Montréal, vendredi soir, et comparurent devant le juge de paix E.-O.Picard, samedi.Sur demande du substitut du procureur général.Me Victor Chabot, l’affaire fut renvoyée à ce matin.Les accusés comparurent de nouveau devant ic magistrat ce matin, qui fixa Ten-quête au 25.Dès leur arrivée à Sl-Hyacinthe, les prévenus s'assurèrent les services d’avocats.Court-land sera défendu par MM.G.Sylvestre et Guy Pothier, et Laura White par Me i .-A.Fontaine, tous de cette ville.M.MacDonald déjeune avec MM.Grandi et Stimson Los Angeles, Californie, 20 (S.P .A.) — Seize cadavres carbonisés gifccnt aujourd’hui à la morgue d’Oceanside, horribles souvenirs de la perte d’un aéroplane de la ligne T.A.T.Maddux qui ramenait des promeneurs de fin.de semaine d’Agua Caliente, Mexique.Les seize personnes trouvèrent une mort horrible tard hier soir près d’Oceanside lorsque Tavion géant descendit subitement, ouvrit un large sillon dans le sol et se ramassa en une niasse tordue.L’incendie se déclara aussitôt dans les réservoirs à essence et quand les témoins se rendirent sur les lieux ils ne trouvèrent plus qu’une mas-' se de métal rouge.Nul parmi les huit hommes et les huit femmes à bord n’a vécu pour raconter la triste histoire; trois personnes seulement ont pu être identifiées.Deux des premiers témoins à se rendre sur les lieux, le lieutenant-aviateur Virgil Westbrook c! le chef de police Forest Easton de San-Clementc.s’accordent pour dire que Tavion donna à un certain angle contre la colline.Trois des seize passagers furent projetés hors de l’avion tandis que les treize autres s’empilèrent à l’avant de la cabine.Easton ajoute que le pilote essayait d’atterrir sur la pente quand l'aile droite plongea, jeta l'appareil sur le côté et le brisa en deux.Robert Hansen, de San-Clemcn-te, dit qu’il vit l’aéroplane tracer des cercles, apparemment pour atterrir en toute sécurité, puis il entendit le fracas de l’accident.“Les moteurs faisaient défaut, dit-il, cl le pilote semblait embarrassé.Quand j’arrivai au lieu de l’accident.les derniers morceaux de matériel inflammable avaient fini de brûler et la charpente d’acier était encore rouge.Je pouvais voir à peu près une douzaine de cadavres empilés dans la cabine.Leurs vêtements étaient tout brûlés et je suis sûr qu’ils étaient déjà tous morts.” Londres, 20 (Par George Hmn-bleton, correspondant de la Canadian Press) Les pourparlers préliminaires entre les diverses délégations des cinq puissances qui doivent se réunir en conférence demain se sont terminés par une réunion des 32 délégués au numéro 10, Downing Street, ce matin.On a discuté sur la procédure à suivre.On a siégé une heure et à huis-clos.On n’a rien pu savoir des délégués mais on attend un communiqué de M.Macdonald.On croit qu’il n été décidé poulie moment de ne constituer qu’un comité qui se composera des cinq chefs de délégations.On croit aussi qu’il n’y mira pas de réunion mercredi, qu’on se contentera des échanges de vues sur les discours d’ouverture.La première réunion d'affaires r la conférence se tiendrait donc r palais St.James, jeudi, sous la pr sidcnce de M.Macdonald.On s’a tend à ce que chaque délégué e chef explique l’attitude de son pay l'ne foule nombreuse s’est réi nie autour de la résidence histor que du premier ministre pour vo les délégués à leur arrivée et leur départ.C’était une de ces bn menses journées de Londres; o peut voir un candélabre brilh dans le salon.I.e chef de la déh galion japonaise, Reijiro Wakatsi ki.est arrivé le premier.Andr Tardieu, premier ministre de Frar ce, et Aristide Briand, ministr des affaires étrangères, le colon* Henry L.Stimson, secrétaire d’F tat américain, suivirent et enfi les délégués italiens.A Wtdl Street Des tendances contraires sc manifestent Les eours reculent, av uncent puis reculent «le nouveau New-York, 20.Le marché a varié dahs les deux sens d’une manière assez incertaine aujourd’hui.Après avoir débuté avec lourdeur, il a montré plus de vigueur grâce à un mouvement d’achat dans le groupe des amusements et dans celui du tabac puis s’est de nouveau alourdi à la suite d’attaques de huissiers contre Radio.La vigueur des titres du tabac résulte d’une rumeur voulant que les prix soient augmentés prochainement, ce qui a fait avancer American Tobacco priv.de 3 points et Loriilard de 1.Dans le groupe de* amusements, Radio-Keith a été acl té par paquets considérables et s’i avancé de deux points tandis q Warren Bros et Kraft Phoenix sont avancés de 3.Fox, Warn Bros et I.oow se sont avancés t à 2 points.Hadio a reculé de 2 points à Tr verture et ne s’est pas amélio lorsque le marché est devenu pl vigoureux.Allied Chemical a pi du 4 points, J.1.Case 3, U.S.Ste United Aircraft, Standard Cas, S.Alcohol 2 chacun.L’argent, d’abord à I 1-2 p.c., ensuite baissé à 4 p.c.DEMANDE DES SOUMISSIONS En Bourse locale IL S’AGIT DE L’ENTREPRISE GENERALE ON DEMANDERA PLUS TARD LES SOUMISSIONS POUR LE CHAUFFAGE, ETC.— LA DISPOSITION DES AILES DE L’IMMEUBLE PROJETE Nouveaux bas des papiers Le marché est f aible et peu actif Les horticulteurs et le tarif Otlawiv 20 (D.N.C.).—La commission du tarif reprendra demain l’étude de la requête du conseil canadien d’horticulture qui demande in relèvement des droits douaniers mr les fruits, légumes, plantes de népinières, plantes et graines de fleuristes, dont la première étude remonte au 13 octobre 1920.NOS PUBLICITAIRES C'est en grande partie grâce au travail intelligent et assidu de MM.Alfred Montambault et Etienne Gau-Un, les deux publicitaires du Devoir, que celui-ci n pu publier samedi dans son numéro-souvenir nn total de 344 colonnes d'annonces payantes.Londres, 20 (S.P.A.) — M.Ramsay MacDonald a reçu à déjeuner aujourd’hui M.Stimson, chef de la délégation américaine à la conférence navale de Londres, et M.Grandi, ministre des affaires étrtm-gères d’Italie.Feu Matlame Albert S pénard Nous avons le regret d’annoncer la mort de Mme Albert Spénard (née Marie-Flore Bel’emare).de la Rivière-dn-Loup, décédée à l’hôpital du Saint-Sacrement, de Québec, à l’âge de 45 ans.Les funérailles auront lieu à la Rivière-dn-Loup.Le premier 32 pages Nous avons fait tirer du premier ,’i2 pages de notre numéro-de samedi quelques centaines d’exemplaires supplémentaires.On pourra se les procurer au bureau du “Devoir”, 4.10, Notre-Dame est (TéJ.H Arbour 1241), au prix ordinaire de 1 sous Texemplairc- Une bataille entre Italiens et Arabes en Tripolitaine Tripoli, 20 (S.P.A.) — Les troupes italiennes ont eu un engagement hier avec des Arabes dans la banlieue de Murzuk.Les Arabes ont dû s’enfuir en laissant 50 des leurs parmi les morts et 24 blessés.Douze Arabes ont été capturés, dont l’un des chefs.Les Italiens comptent 18 blessés.Trois aéroplanes aidaient au combat, du côté italien.Les troupes italiennes se sont emparées de Murzuk.Les candidatures dans Bagot Saint-Hyacinthe, 20.(D.N.C.) — La convention libérale du comie de Bagot, au cours de laquelle on choisira le on les candidats à la députation de Bagot, en remplacement de M.G.I).Morin, député de Bagot aux Communes, décédé récemment, aura lieu demain à Saint-Liboire, chef-lieu du comté.M.J.P.A.Cardin, ministre de la Marine dans le cabinet King, sera présent, de même que M.J.E.Fhaneuf, député de Bagot à la Législature pro-vinciale.Parmi les candidats probables.on continue à mentionner le le Dr J.L.Archambault, MM.Côté et J.F,.Dubois, de Saint-Dominique; M.J.A.Yergeau et le notaire Cyrille Dumaine, de Saint-Ephmn d'Upton: le notaire Ephrem Saint-Pierre, de Saint-Pie: Me J.E.Ph:i-netif.avocat de Montré», fi!s de \f.J.E.Phaneuf, député du comté de Québec.Signature «lu protocole «lu plan Young La liage, 211 (S.P.A.) - Le protocole adoptant le plan Young a été signé cet après-à la seconde conférence des réparations à La Haye.^ Jeudi soir LE COURS DkTlT’ABBE GROULX M.l'abbé Grottlx donnera, jeudi soir prochain, son cours public d'histoire du Canada.Poursuivant l’étude de notre histoire scolaire, il y traitera de renseignement secondaire spécial sous l’Union et de la législation scolaire sous !a Confédération.On sait que les dames comme les messieurs sont invitées à ces cours.Entrée libre.Le cours commencera à huit heures et quart précises dans la salie des cours publics de l’Université de Montréal, rue S lint-Denis_^ Feu Nme L.-F.H«'bert Nous apprenons la mort survenue hier à Shawinigan, à Tâge de 58 ans et 8 mois, de Mme L.-F.Hébert.née Elisa-Jeannc Béliveau.Lui survivent: son mari, M.L.-F.Hébert, marchand à Shawinigan; cinq enfants: R.-Peter, marchand, Charles, médecin chirurgien à l’hôpital Notre-Dame de Montréal, Fre-(lerick.notaire à N’oranda, Jean, étudiant, et Relia.Les funérailles auront lieu mercredi matin à Shawinigan à 9 h.Nouveaux dépôts Des dépôts pour la vente des billets du banquet du 3 février sont ouverts à Saint-Hyacinthe, chez M.f.-A.Brais, 14, rue Des-saulles, (Tél.182) et à la Pharmacie Brodeur: à Hull, au Presbytère Notre-Dame et chez M.Joseph Martel, 14, rue Victoria; aux bureaux du “Droit”, à Ottawa.; Demain, par un avis officiel qui paraîtra (hms les quotidiens de langue française et dans un quotidien de langue anglaise, TUniversité de Montréal demandera des soumissions pour l’entreprise générale, à fonfait, de l'immeuble dont elle a fait faire les fondations, sur Je mont j Royal.Cette décision a été prise à la dernière séance de l'exécutif de l’université.Ces soumissions devront être adressées au secrétaire général et parvenir à l’université le plus tard à midi le 25 février.Les soumissionnaires se procureront les renseignements dont ils auront besoin au bureau de M.Ernest Cor- j mier, architecte, no 2039 de la rue j Mansfield.Les soumissions que TUniversité j demandera demain ne comprennent ‘ que Tentrcprise générale.L’Université fera soumissionner plus tard le système de chauffage, la plomberie, le système électrique et celui de réfrigération.Pour se faire une certaine idée de la disposition des ailes de l'immeuble projeté, par rapport au corps de bâtiment principal, on peut en comparer le plan par terre au chapeau qui surmonte les armoiries épiscopales.Ix: bord du chapeau j figurant le corps de bâtiment principal, les glands figureraient les I ailes.A la place de la calotte, on aurait la salle académique, tout à fait à l’arriére de l’édifice.L’entrée principale et la cour d’honneur se trouveraient entre les glands à la place occupée par l’écusson.Mais alors que le chapeau des armoiries d’évêque compte six glands de chaque côté, l'édifice universitaire ne comptera que cinq ailes de chaque J côté; il faudrait pour empêcher la j comparaison de boiter trop supprimer des deux eûtes le gland isoié, I le plus rapproché du chapeau.Il i ne faudrait pas, non plus, tenir |compte des entrelacs.Voici quelques détails que nous a fournis M.Cormier.Dans le groupe d'ailes qu’un spectateur aura à sa droite lorsqu’il fera face à l’entrée principale, sc trouveront l’hôpital d’enseignement universitaire (480 lits et plusieurs dispensaires) et la faculté de médecine.Dans le groupe de gauche seront logées les facultés j de droit, des sciences, de chirur-1 gie dentaire, de lettres.Au,rentre j du corps principal, un vestibule rentrai donnera accès à 2 salles de j conférences publiques et à la salle i académique, et nar un grand escalier à la bibliothèque centrale.Les administrations des différentes facultés auront leur entrée tout au-toura de la cour d’honneur.Au premier plan, l’immeuble aura six étages; par suite de la pente, la hauteur de l’immeuble sera beaucoup moindre à l’arrière.Le marché local manque do nouveau d’activité et a plutôt des tendances à faiblir quoique que quelques titres se soient légèrement améliorés.Les changements dans les deux directions ne sont pas considérables, mais de nouveaux bas sont établis dans les papiers.Les deux vedettes, Brazilian et Nickel, restent pratiquement sans changement.Tous les pouvoirs par j contre, excepté Winnipeg Electric, I fléchissent de quelques fractions.! Les papiers ont encore faibli à d nouveaux bns, dans le cas de Ab; tibi et de Canada Power, quolqu les deux se soient un peu améfic rés par la suite.Brompton recul de I 1-1 à 25 1-2 et Howard Smit de 1 à 16.Alcohol donne lieu à u mouvement de vente et recule d 3-4 à 10.Les titres de constructioi et de matériel ferroviaire kont fri mes et même un peu plus vigoureui Dominion Bridge et National Ste« Car s’avançant de quelques frat lions.A LA CONFERENCE DE LA HAYE LES CREANCIERS DE L’EUROPE ORIENTALE CHERCHENT A S’ENTENDRE AVEC LEURS DEBITEURS La Haye, 20?(S.~P.A.) - L’as- semblée (pii devait clore la seconde conférence de La Haye sur la mise en vigueur du plan Young a été remise de 10 heures 30 cet avant-midi a 5 heures cet après-midi, et cela, pour permettre aux créanciers de l’Europe orientale de s’entendre avec leurs débiteurs.Ces créanciers, lu Roumanie, ta Tchécoslovaquie et la Yougoslavie, s’élaient entendus dans 'l’ensemble le soir avec leurs débiteurs, l'Autriche, la Hongrie et la Bulgarie.Après avoir discuté les détails une partie de la nuit, ils avaient ajourné à l'aube, harassés.Une pression des grandes puissances, jointe à une légère contribution de leur part ont amené un accord sur presque tous les points entre les petites nations de TEuro-pe orientale.Cet accord permettra à tout le monde d’adhéVer au plan 5#u.%g pour le rtg cm en; des reparutions.sindn avec enthousiasme, du moins satis trop de regrets.Les Tchécoslovaques vont payer aux Italiens suffisamment pour leur permettre de verser à TAn-gleterrc la somme qu’ils ont promise Tété passé.On constituera une espèce de fonds commun où 'es nations débTTrices verseront de l’argent et où les nations créancières iront puiser; vol’à !a base de Tac-cord.La Hongrie devra payer 12.-0(10.000 «le couronnes par année à ses créanciers â partir de 1943 au lieu de- 10,000,000 qu'elle était prête à payer.Georgt» V rerovra les délégués cel après-mid Londres, 20 (S.P.A.) — Le ro George V est arrivé de Sandring ham.à midi.H s’est immédiatemen rendu au palais de Buckingham oi il recevra les délégués à la confd retire navale, cet après-midi.Sir Henry va mieux New-York, 20 (S.P.A.).— Sir Henry Thornton, président des Chemins de fer nationaux du Canada.qui s’était blessé à la jambe, est maintenant rétabli et partira po^r MontréaJ oc soir, I Le banquet du 3 février Pour ceux qui demeurent au loin Les personnes qui habitent en dehors de Montréal et qui doivent assister au banquet organisé par un groupe d’amis du “Devoir”, à l’occasion du Vingtième anniversaire de notre journal, le 3 février, peuvent, en se groupant au moins dix, obtenir un prix spécial des compagnies de chemin de fer.Dans ce cas le prix de passage de leur point de départ à Montre'al et retour est l’équivalent du prix d’un BILLET ET DEMI, première classe.Ainsi où le billet simple est de $10, le billet aller et retour sera de $15.Il faut partir au moins dix ensemble; le retour se fait à la convenance de chacun.L’achat des billets de chemin de fer pourra être confié à celui de qui on aura retenu le billet du banquet qui à son tour voudra bien faire les démarches nécessaires auprès de tout agent de chemin de fer.C0^^ 7375 41 LE DEVOIH, MONTREAL, LUNDI 20 JANVIER 1980 VOLUME XXI — No 14 Chronique de VA* C.J.C.Organe du Comité régional de Montréal 1910-1930.L’ESPRIT CHRÉTIEN tf lA PüLliTQUE Le problème religieux en politique n’est pas sans remède, et nous pouvons le guérir.Quand la teie est malade, on soigne la tete.b»' bien, si le manque de préparation et de volonté est la cause des faiblesses en face du devoir, et par la des trahisons à l’esprit chrétien, U n’y a qu’une chose à faire: quon se prépare et qu’on se fasse poser une colonne vertébrale.Comment se préparer?Sans < ouïe les études classiques sont d un grand secours, mais qu’on ne se fasse pas illusion, elles ne suffisent pas.“Les études classiques, disait un jour un éducateur à de nouveaux bacheliers, ce sont des outils nue nous vous avons donnés pour vous instruire." Vous ne savez rien, mais vous pouvez savoir, et c’est l’avantage que vous possédez sur les antres jeunes gens.D’ailleurs l’expérience nous de-montre que plus nous étudions, plus nous constatons notre ignorance.L’étude est de première importan-lance.Trop de députés ne peuvent émettre d’opinions sur mie question sociale, politique ou reb-gieuâe.On nVst pas au courant des doctrines modernes, on est embarrassé devant un problème de théologie, et on connaît à peine l’histoire de son pays.Fuut-il s’étonner alors du peu de competence de nos députés en matière religieuse ou autre?Mais d’abord, c’est de guérir la volonté.Quand un homme se decide ù combattre pour une idée, pour un principe, il en prend les moyens; le plus dur, c’est de se décider et d’y aller jusqu’au bout.Avant de prendre la décision de défendre la religioif quand clic est en danger, le député doit avoir du caractère, des convictions, il doit s'ôter de l’idée qu’il est un salarié et se préparer à faire bonne figure devant l’adversaire.Nos députés ont trop cédé.11 est temps qu’ils se réveillent, et qu'ils se convainquent en entrant en Chambre que dans un pays comme le nôtre où vivent ensemble Latins et Saxons, de caractère et de convictions si différents, il y aura nécessairement choc, que l'assurance du succès et de la bonne entente ne réside pas dans les salutations et dans une politesse exagérée, mais bien plutôt dans la fermeté rie caractère, unie sans doute à la charité chré-Uenne, mais unie aussi à la science de se faire respecter de son voisin.Que ces remèdes servent plutôt de préventifs pour les députés futurs.Il y en aura probablement parmi nous oui seront appelés plus tard à représenter l’élément cana-dicn-franvais.Ayons conscience de notre responsabilité présent’1 et future.Favorisés d’une instruction supérieure, il est de notre devoir de nous prr^arer, en songeant que plus tara, rie notre savoir, rie nos capacités, rie nos convictions dépendra le bonheur rie nos compatriotes, rie notre patrie, de notre religion.Si la note pessimiste sonne trop dans ce travail, soyons convaincus qu’il n’est pas bon de se balancer 1 encensoir sous le nez, et que lorsqu'on va voir un médecin, ce n’est pas pour se faire dire qu’on est en bonne santé.Ne crions pas tant victoire pour un pied de gagné quand on en a perdu dix la veille.Gardons nos gloires pour la fête de la Saint-Jean-Baptiste et (jour les manifestations qui ont pour but rie faire impression sur les autres races, mais, dans nos réflexions, il vaut mieux méditer sur nos défaites et nos bô-lises, c'est beaucoup plus fructueux.Cependant nous devons espérer en l'avenir, surtout nous, les jeunes, qui avons la réputation de tout voir en rose, nous devons avoir confiance en la divine Providence, Rappelons-nous que s’il y a des taches et des pages sombres dans notre histoire, il y en a par contre des subLmes; l’exemple de nos aïeux nous anime à les imiter.Ayons foi en l’avenir, en notre jeunesse, aimons la lutte, c’est le signe certain de la vitalité d’un peuple.Soyons fiers de notre race, de notr£ patrie, de notre religion, notre courage sera pour nous un avantage sur nos ennemis et un gage de la victoire future.Bernard HOGUE, cercle Sainte-Marie ET TOUJOURS A TACHE!.Qui?— Le journal le Devoir'.Detix décades d’années déjà seront écornées depuis l’apparition du premier numéro de ce journal et il continue toujours son travail de labour, de semence dans tous les terrains même les plus ingrats, sans trop s’occuper si la récolte ne pro-fileirn pas plutôt à autrui plutôt qu’à lui, comme il est arrivé souvemtes fois! Le Devoir a bien mérité d’êlre appelé "la locomotive qui entraîne ù sa suite tonies les oeuvres” .y compris l’A.C.J.C.En effet, pur la publication de notre chronique hebdomadaire, le Devoir nous a rendu immensément service en permettant de faire connaître notre oeuvre à un public intelligeait et sympathique.De plus, notre chronique sert de liaison entre les comités directeurs et les cercles, entre les anciens et les membres actuels.Ce n’est pas tout.Depuis la fondation de l’A.C.J.C., son directeur, M.Henri Bourassa, ne lui a jamais refusé le concours de l’éloquence qu’on lui connaît.Il fut présent en 1904 pour encourager les pionniers, il était là, en novembre dernier, lors des fêtes du 25ènie anniversaire pour nous donner des conseils appropriés à notre temps.( • Ce n’est pas tout.Le Devoir n’a | jamais periîu une occasion pour j prêter ses colonnes en dehors de , notre chroniuue.S'agit-il (:.glhe avait entendu lln crépite.ment insolite.M.Evans téléphona par sa préoccupation à publier les nouvelles dans l’ordre de leur importance véritable.Personnellement, quoique ne dépassant pas la trentaine, je lis le Devoir depuis sa naissance et je me suis renseigné sur une foule de problèmes grâce à lui.Actuellement, il est le seul quotidien qui pénètre chez moi et, ma foi, lorsque je discute des questions d’actualité, je dois avouer que j’en connais autant que les lecteurs de journaux jaunes, bleus, rouges, ou simplement incolores.A titre de reconnaissance, nous devrions prendre la résolution d’offrir quelques lecteurs nouveaux au Devoir à l'occasion de ses 20 ans, en commençant par quelques camarades de notre cercle local.De plus, l’A.G.J.G.devra, il me semble, être dginement représentée, tant par des anceins que par des membres actuels au banquet du 3 février pîoebain, à l’hôtel Windsor.Le soussigné est à l’entière disposition pour renseignements."1910-1930, et toujours à la tâche” comme le dit si bien le timbre-souvenir.Dans l’intérêt de notre race, et des oeuvres qui la défen-dent, dans l’intérêt de notre oeuvre dont il est le porte-parole, rendons le Devoir puissant! Les moyens ne manquent pas; il y en a pour tous les goûts.Choisissons celui à notre portée et hardi les gars! Lucien DANIS, 951, rue Saint-Philippe.Tel.West.4563w.décembre dernier, fut installé samedi.\ IL Y A QUINZE ANS Auguste Descarries immédiatement aux pompiers qui arrivèrent presque aussitôt sur les lieux de l’incendie.Celui-ci était sous contrôle après moins d’une _________^______ j demi-heure.Les dommages à l’égli- S sa se Saint-Edouard ne sont pas con- *k#***9**9**9*****S******* | sidérablcs, a-t-on déclaré.LE DEVOIR DU MERCREDI « 20 JANVIER 1915 Une dépêche de Londres, qui n’a pas reçu de confirmation Officielle, annonce que le contingent canadien est rendu en France.Ÿ * * Des aviateurs allemands onl aç-comp.i un raid sur la côte anglaise hier soir.Ils ont jeté des bombes sur six villes, causant des pertes de vie et des •dommage élevés.* * * • , r.Le communiqué officiel de Paris signale une avance française dans la forêt du Prêtre.j Le R.P.Olivier CorneWier, Oblat, autrefois procureur de d’Université \ d’Ottawa, est décédé ce matin, à ! l’Hôte.-Dieu.Inauguration tie T hôtel Ford Deux cents invités se sont réunis samedi soir à l’hôtel Ford pour l’ouverture de cet édifice où le public voyageur, de même que celui de la Métropole, sera désormais admis.C’est M.J.Peacock Green, président des Hôtels Ford Inc., qui a souhaité la bienvenue aux invités.Cette réception a eu ceci de particulier qu’il n’y a pas eu de discours et que les invités se sont servis eux-mêmes comme dons les cafeteria.Ils ont eu l’occasion de visiter l’hôtel et d’apprécier l’engen-cenient des appartements ainsi que leur décoration.Une cinquantaine de visiteurs de New-York et des autres villes amé- PETITES AFFICHES -i —rrr-m:'.:-',?!'.1.r.^aat — T a r i f — 'TOUTKS DEMANDES — Locations.Maisons, chambres, magasins, etc.—A verdre, Perdu, Trouvé, etc.— 1 sou le -not.minimum 25 sous.— La même annonce, un mois, remise de 10%.NAISSANCES, DECES.MESSES.REMERCIEMENTS — 50 sous par Insertion.CARNET MONDAIN, etc,—$1.00 par insertion.A VENDRE Une rilanufacture de 45 x 50 pieds, trois étages en brique solide, sur terrain de 50 x 144.Prix 16.000 — 5.000 comptant, balance facile.S'adresser sur les lieux, 4601 Christophe Colomb.E.Magnan, tel.Cherricr 6611.24-1-30 A LOUER 1251, St-Denis, 2ème étage, 6 pièces, chauffées.Bon local pour studio, médecin, etc.Possession Immédiate, $6000.27-1-30 BUREAU A LOUER .,,, .ricaines importantes étaient pre- de 1 église du Gesu, rue Rleury.; geil|8 a cette inauguration.Pour informations; LAncaster 4453.: -1- Partie d’un bureau à sous-louer — rue St-Jacques meubles neufs — service de téléphone et sténographe si désiré — bonnes conditions.Casier 71, Le Devoir.TRIBUNE LIBRE Nouvelle victoire C’est ce soir que M.Auguste Descarries, l’un des seuls, sinon le seul pianiste canadien-françaisu à avoir fait des études inusica'ies aussi approfondies en Europe, donnera son premier récital, à l’hôtel Windsor, après un séjour île près de neuf ans à Paris.Pour ce premier récital, M.Desr carries a composé un programme extrêmement varié, qai lui permettra de donner la pleine mesure de ses talents et qui permettra au public de le juger dans des oeuvres si diverses qu’elles représenteront presque toutes les éctries.Paroisse du Chrisl-Hoi Le concert organisé par l’Association chorale ’Saint-Louis de fl’AIoktiitio *inv éVliefig Franct'.au Profit de la nouvelle part AieKIUDG aux Ct-nec.roisse du Christ-Roi, aura lieu mar- San-Remo, Italie, 20. cette décision ont été pour moi !es plus intéressantes et !rs plus instructive • auxquelles j'aie assisté depuis deux ans que je fais partie de ce cercle.Seu’c, !» première partie du travail a été lue et la discussion qui « suivi a duré une bonne demi-heure.Les membres ont procédé par ordre, tous ont posé des questions ou tenté d’éclaircir certains points.Quel est donc le résultat pratique?Pour ne pas prolonger cet arttefie.je le résumerai comme suit: Il resta de fa matière pour deux autres assem-/xîéesi discussion, trente minutes an Surveillez sa digestion Il est impossible que les bébés profitent lorsque leur digestion est forcée de se faire dans un estomac encombré d’aliments qui surissent, oil se forment en abondance les gaz délétères qui provoquent chez eux la colique, la constipation ct le dépérissement.Pour couper le mai dans son principe, essayez donc un remède scientifique, recommandé par ty médecins, recherché par des millions de mères, ct venez nous dire après cela si votre bébé ne se remet pas.G’est un remède inoffensif, purement végétal, que le Uasto-riu de Fletcher.D’un bébé mal en train, pâle, fiévreux, U saura faire un gentil poupon rose, joyeux et bien en état de vivre.Après quelques doses sa digestion se fera nor* Le véritable Gastorta porte toujours la signature du Dr Chas H.Fletcher.>1.P.1 A, Ga"Jin, ministre de la Marine et îles Pêcheries; M.Charles Stewart, ministre de l'Intérieur et ministre intérimaire de Ulmmi-gration; M.Peter H.Veniot.ministre des Postes; M.Peter Hcennn, ministre du Travni’, ont accepté l'invitation une leur a faite le Laurier Hebrew Political Chib d’assister au banquet réal.sont défendeurs et LORNE R.! HIOHT.domicilié et résidant dans les cité ! et district de Montréal est mis -en-cause, i ordonnant la licitation de l'immeuble dé- 1 signé comme suit, savoir: “Un emplacement ayant front sur la ! rue 3t-André en la cité de Montréal, j mesurant soixante-huit pieds de largeur sur quatre-vingt-quatorze pieds : de profondeur, le tout mesure anglaise et plus ou moins, avec les bâtisses dessus construites, portant ci-devant les Nos 1213 à 1237 maintenant les Nos 4435 & 4449 de ladite rue St-André, avec droit de passage dans la ruelle bornant ledit emplacement à sa profondeur; ledit emplacement composé des iota de terre connus et désignés * sous le numéro onze — subdivisions trente-six, trente-sept et trente-huit (11-36, 37 et 38) sur le plan et au livre de renvoi officiels du village incorporé de 8t-Jean-Baptl«te, dans le comté d'Hochelaga." L'immeuble cl-dessus désigné sera mis â l'enchère et adjugé au plus offrant et dernier enchérisseur le 27e Jour de février 1930, à dix heures et demie de l'a-vant-mldl cour tenante en la salle d’audience no 31 ou en toute autre salle que le président du tribunal pourra là et alors fixer, su Palais de Justice des cité ct district de Montréal, sujet aux charges, clauses et conditions Indiquées dans le cahier des charges déposé au greffe du pro-tonotatre de ladite cour; toute opposition à fin d’annuler, à fin de charges ou à fin de distraire à ladite licitation, devra être déposée au greffe du protonotalre de ladite cour au moins douze Jours avant le Jour fixé comme susdit pour la vente i et adjudication et que toute opposition j à fin de conserver devra être déposée dans y¦ M l -J v-les six Jours après l'adjud!cation, et N : rtTi" ?^ défaut par les parties de déposer lesdites ! oppositions dans les délais prescrits par 1s | firéseut, elles seront forcloses du droit de e faire Montréal, 16 Janvier 1930, Les procureurs de la demanderesse.De la DURANTAYK, MARTINEAU .& REEVES.Jacques Cartier.L.L.I.TéL LAnc.7513 Jean Victor Cartier.LJLL.I, -J.Barcelo L.L.B.J.-Eug Rivard.L.L.L.Cartier, Barcelo & Rivarcl AVOCATS Chambre T03-A, immeuble “Pover” 159, rue Craie ouest - - Montréal Lucien-D.VIAU, G.A.COMPTABLE AGREE — Associé a H.C.SHANNON FILS & CIB Comptables publics licenciés 26«, ruo St-Jacqucs Ouest - Montréal IIAib.24.70 — York g-dl-W.IMMEUBLES Maurice Dupre, L.L.L.C.R.avocat et procureur DE L’ETUDE FttzpatrlcX.Oupré.Gagnon et Parent Immeuble Morin 777 COTE DE LA MONTAGNE Téléphones: 212 et 213 QUEBCC J.M.GUINDON IMMEUBLE GENERAL administration de Propriété Expert en Expropriation 215 St-Jacques, O.- PLateau 2081 Membre de la ch.des Immeubles de Montréal.NOTAIRE ST-GERMAIN & ST-GERMAÏN AVOCATS Tél.HArb.9116-9117 - 10 8t-.larques E P.St-Ge^maln.L.L.L.C.R Jean St-Oermaln.L.L .B.* Tél.HArbour 5390 «.OCT.PEUETIER, B.A.U.B NOTAIRE 266.car, Saint-Jacques, OueaT Suite 203 Montréal ENCADREURS Anatole Vanler.C.R Guy Vanter.C.R.VAN1ER & VANiER *vn‘-'»vq 57 ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2811 BliEY ETS MORENCY FRERES Limitée 158 Ste-Catherlne E.HAr.6894 L endroit par excellence pour cadeaux de Noël et du Jour do l’An.Choix d.’oeuvres canadiennes, tableaux, eaux-fortes, gravures sur bols.etc.Machine?à écrire Toutes marques, portatives et standard, neuves et reconstruites aux plus bas prix.Aussi réparations.N.MARTINEAU & FU-S 50*.rue McGill :: " Montréal Tél.MArauette 2545 ÇjtnAiA.70 11,1 VI S31* Philippe BEAUDOIN Reliure de —Bibliolhèque.1292, rue Ste-Elisabeth LAnc.5594.PETIT AGENDA DU MONDE PROFESSIONNEL I l ' On ar-uvent besoin d'un plus “ferré” r/«e soi” — dirait Lafontaine Notai re HArbour 7137 Béîanger & Bcianfcr Prêt* hypothécaires 10 rue St-Jacquea est • Montréal Professeur m.uptown Cours préparatoire du pruiesssur René Savoie, LC.LE.BactrtCer éa-arts ot sciences appliquées Droit.Médecine.Pharmacia Art D» maire Ouvre classique, commercial.h 144* am leçons privée* IIKRBROOKK OL'BST IÎFTI Compagnie d Assurance sur lu Vie Saubeqarbe MONTREAL NARCISSE DUCHARMR.PBBSXDlilW VOLUME XXI — No 14 LE DEVOm, MONTRÉAL, LUNDI 21) JANVIER 1930 LA MAISON S'il n’est pas vrai que cette maison soit votre demeure, et si nous n'avons qu’un Heu pour y demeurer, celui où votre bonté nous attend afin de nous donner le repos et la paix, permettez à Seigneur, permettez que dans notre court passage ici-bas, lu ïnaison, comme une tente, réunisse ceux que j'aime, bien près les uns des autres! I Je ne sais pas la ville ou vous habitez.11 n’est si humble hameau qui n’ait son monument.Hélas! 4 165 B.C.Electric “A” 39 — — — 130 B.C.Fishing 10 9 10 125 Brompton 5 Can.Brewing 26.25% 25% — — — 30 Can.Bronze — —- 200 Can.Car 28 Vi 2814 28% 20 Can.Car préf 32 32 31 Vi 31 «4 1075 Can.Ind.Alcohol 10% 10% 10 10 45 Can.Ind.Alcohol “B” .914 — — 1825 Can.Pow\ and Pap.14 13% 1314 100 Con.Smelting 251 250 250 30 Dorn.Bridge 7714 — — — 55 Fraser 1614 16 16 150 Hamilton Bridge 33 33 32 32 2650 int.Nickel 35 34% 35 50 Lake of Woo«ls 45% 45 45% 100 Massey-Harris 42 42 41% 41% 500 Mont.Power 136 137 Va 136 136 >4 135 Power Corp 76 76 75% 75 Va 130 Quebec Power 66 66% 66 66 100 Shawinigan 79 79‘‘i 79 79 16 So.Can.Power 33 34 33 34 KlO Winn.Electric 5114 — — _ 10 Winn.Electric préf.BANQUES # — —— Can.Nat.6 à 172; Commerce: 1 à 273, 14 à 273; Montréal: 1 à 319; Nova Scotia: 4 à 32814, 5 à 32814, 11 à 32814 ; 12 à 329, 1 à 32814.VOLUME XXI — No 14 Sur le Curb LES COURS~DE LA MATINEE Cours fournU par U maison BEAULIEU A DUNCAN M.W.G.GOODERHAM, président de la Manufacturers Life Insurance Company, dont l’assemblée des actionnaires vient d’avoir lieu.Sinclair OU .Standard OU of New Jersey Standard OU of New York .Southern Pacific .Studebaker .Union Pacific .U.S.Rubber .U.S Industrial Alcohol .U.S.Steel .Westinghouse .Wlllys Overland .Woolworth .23Vt 63V, 32V, 120% 42’, 218% 23% 23% 62% 32 Va 41% 22% 220.rue Notre-Dame oueet Midi Valeur* Odv.Haut Bas Ahsoc.Breweries Asoc.Oil As Gas 17 % l.SO 1.80 J.50 1.58 Beaubarnols Pow.12 Brit.Am.OU 50 Can.Malt 18 Dlst.Seagram .11 10 ik 2.75 DalhoUBle OU 2.60 2.80 2.80 Eastern Dairies .27 9.90 Home OU 10 9.85 Imperial OU 28 % 27% 9% 26 % 27 % Imperial Tobacco 9% 9 % 9% Inter.Petroleum Lake Superior 21 % 12 21 % 21 % 21 % Page Hersey 98 V4 Perfection Glasa 1 % 10 % Walk Gooderham 10 % 10 UTILITES PUB.Hydro Elec.Sec.42 % Inter, ütll.B.8 IVj INKS 1.35 1.36 1.31 1 33 Amulet 1.70 1.72 1.89 1.72 Ajax OU .1.54 1.65 1.54 1.85 Ab.Pac.OU .2.19 2.50 2 19 2.40 Arno Copper .:.27% .28 .26 Base Metals .3.40 Big Missouri — 94 .98 .93 Noranda 37 % 38 37 % 37 % 38.00 Int Nickel 34 % 35 34 % Slsco .53 .55 .53 .55 Stadacona 5 Teck Hughes 5.30 5.40 5.30 5.35 Wright Hargraves 1.74 1.85 1.72 1.83 120% 120% 169 168’, Bourse de New-York Le 58ème rapport annuel de la Confédération Life montre que celle compagnie, en 1929.a dépassé | tous ses records antérieurs.Le | Allied' Chemical montant total des nouvelles polices American Can émises au cours de l’année a atteint ' ‘ Cours fournis par la maison GEOFFRION St CIE, courtiers.231, rue Notre-Dame ouest, Montréal ‘ ~ ¦ 258 262 121% 99% 71 90 219 71% 225 117 95% 198 28% 34% 121% 72% 90 219 71 225% 94% 28% 34' Nouveaux officiers à la Lifo Underwriters Association Jividendes considérables Le fait qu'une compagnie paye un dollar par année en dividende sur ses actions peut ne pas attirer l’attention du public peu averti, mais cela représente un déboursé considérable à la fin de l’année pour une seule compagnie.Ainsi, international Nickel, au cours de 1939, a payé un montant de près de 14 mil ions 1-2 de dollar» en dividende à ses actionnaires.Le Pacifique Canadien a paye j beaucoup plus pour sa part, soit un \ total de 34 ral lions.L’Impérial Oii se classe aussi au nombre des ! compagnies qui déboursent ainsi ; des montants fabuleux et l’an pas- ; se le total des dividendes qu’eîie a ! pavés a atteint près de 13 millions ____________ _ C.H.North American Trust Shares Quelques maisons canadiennes; offrent actuellement au public une , valeur d’un genre encore peu ré-I pandu au Canada mais vendu par i millions aux Etats-Unis.Cette valeur est une conception française qui n’a pu cependant être réalisée qu’en Amérique parce qu'en Europe le nombre de rom- [ pagnies qualifiées pour entrer dans 1 un groupe semblable n’était pas as- 1 sez grand.Les actions North American Trust Shares sont des certificats de fiducie ou certificats de dépôts qui donnent droit de propriété et de participation aux revenus des valeurs déposées.Elles sont du type des actions de jouissance françaises avec tous les perfectionnements qui ont pu être ajoutés.Si Ton considère maintenant le groupe des compagnies constituantes, Ton s’aperçoit que les 28 compagnies qui le composent sont parmi les plus fortes organisations mondiales.Jamrs subsidiaires, en grand nombre aux Etats-Unis d’abord, sont répandues dans le monde entier, principalement au Canada.et dans tous les pays d'Europe.L’American Radiator et les compagnies pétrolifères Standard OU et Royal Dutch surtout ont leurs ramifications partout, même au Japon.La liste des compagnies a pour base de stabilité 8 compagnies de chemins de fer et trois d'utilités publiques.Mois les compagnies industrielles qui forment le reste de la liste comprennent toutes les industries qui servent de base au système économique des pays.Le mécanisme interne de l’organisation est confié au Guaranty-trust Co.of New-York dont l’actif dépasse 2 milliards.Un contrat de fiducie règle tous les détails d’administration et rien dans toute la durée du contrat n’y peut être changé.On présente les actions de jouissance North American Trust Shares comme une valeur d'une sécurité indiscutable, d'un rendement élevé et d’an marché permanent.!' A la réunion annuelle de la Life Underwriters Association of Canada, à Toronto, les nouveaux officiers suivants ont été élus: Président honoraire: Hugh.Canned, C.L.U., Mutual Life of Canada, Montréal, Président: Robert Maclnncs, C.L.U., Dominion Life, Saskatoon, Sask.Vice-président: J.-M.Carson, C.L.U., Mutual Life of Canada, Saint-Jean, N.-B.Vice-présidents provinciaux : ! Colombie-Britannique: J.-A.Bir-! mingham, C.L.U., Mutual Life of Ca-| nada, Vancouver.Alberta: N.-A.MacMurchy, C.L.U., Mutual Life of Canada, Edmonton.Saskatchewan: D.-W.MacPher-son, C.L.U., Canada Life, Moose-Jaw.Manitoba: J.-J.Smiley, C.L.U., American Locomotive „ ¦._ .American Smelting (>/ nyihons 1 soit une auginen- American Water Works talion de plus de 10 millions, tau- American Tel.& Tel.dis que le montant des assurances i en vigueur a augmenté de 45 mil-1 Baltimore & Ohio .lions 1-2 polir atteindre un total de Bethlehem steel .pius de 337 millions comparative- ment a 291 millions 3-4 il y a un 'Chrysler Motors .«-/a an.1 Consolidated Gas of New York 104% 104% Les revenus nets «le !a compagnie £om Products _ .bo 89% se sont élevés à $20.661,227, une j Commonwealth Southern .14% 14% augmentation de 4 million 1-3.Le 1 ¦ - montant versé aux porteurs de po-i ~ ~ - lices et à leurs héritiers s’est éle- j vé à 7 millions 1-2.soit une aug-1 mentation de 1 million 1-2.Le fonds de réserve a été augmenté de $8,802,600.pour atteindre un total de $63,907,000.Le seul surplus de l’année dépasse 2 millions 1-2 et le surplus total est de près de 8 millions.Le président de la compagnie, M.Peleg Howland, au cours de son allocution, a souligné le fait que le montant des assurances en force a triplé en dix ans et que Te total des émissions de nouvelles polices en 1929 a doublé te total de 1919.Il .1 aussi exprimé sa confiance dans ia prospérité du pays et dit que les prix des valeurs reprendront un niveau plus élevé graduellement.Dupont .114% 114% Davidson Chemical .31% 30% Erie Railroad .58 57% Famous Players .33% 53% General Motors .39% 39% omette .104% 103% General Electric .61% 61% General Railway Signal .89% 90 Hudson Motors .55% 55% Mack Trucks .70% Missouri Pacific .89% 89 Montgomery & Ward .41% 41% New York Central .170 170 New Haven .109 109 Packard Motors .15% 15% ! Pan American B.52% 51 ; Pennsylvania R.R.77 77% Phllllpps Pete .32 Public Service of New Jersey 84% 84 Radio Corporation .37% 36% Remington Rand .29% 29 Republic Iron * Steel.74 75 Sears Roebuck .847» 85 114 3% 67% 145% 8% 68 Stocks de pétrole canadiens Le marché du change Cours fournis par la maison L.-G.Beaubien et Cio.Le premier indique le pair, le ««• eond Je cour* «lu jour.Cours moyens le 20 janvier 1930 Montréal Angleterre, liv.st.4.86 2-3 4.92a/i Frahce, franc.3.92 3.99Vi Belgique, belga .13.9 Italie, lire .19.3 Suisse, franc.19.3 Hollande, florin .40.2 Espagne, peseta .19.3 Suède, couronne .26.8 Norvège, cour.26.8 Danemark, cour.26.8 Brésil, milreis.0.32 Etats-Unis,, dollar .17-32% prime Allemagne, R.Marks 23.8 24.13 14.12 5.32 Va 19.56 40.62 13.30 27.12% 2 7.03 Va 27.00 11.23 Compilation préparée par le service français de StoBie, Forlong & Co.Ltd.FLUCTUATIONS DU JOUR Alta Pacific 2.19 2.50 2.19 2.40 Associated 1.50 1.60 1.50 1.80 AJax 1.54 1.60 1.54 1.60 Calmont 2.25 2.50 2.12 2 35 Calgary & Edmo.3.15 3 25 3.15 3.25 Dalhouste 2.60 2.80 2.80 2.75 East Crest 1.20 1.35 1.21 1.31 Home OU 9.75 9.75 9.75 975 Mayland 2.50 2.50 2.50 2 50 Merland .85 .85 .85 .85 Nordon 1.45 1.45 1.45 1.45 So.West Pete .1.85 1.75 1.65 1.70 Avez-voua besoin tnmiirimés: livres, brochures, revues, journaux, circulaires de tout format, affiches, placards, têtes de compte et autres imprimés de bureau, cahiers, billets, cartes de visites, etc.?Adressez-vous au “Devoir”, 430, rue Notre-Dame est, Montréal.(Tél.: HArbour 1241*).Débouché pour les produits de salaison Il y a des débouchés croissants pour les produits «le salaisons canadiennes à Hong-Kong et dans la Chine du Sud, écrit le commissaire urry, 2 minutes.Deuxième période t—Shawinigan, Sheriff .6.00 2 Québec, Brophy .2.00 Punition: Crutchfield.Troisième période 3 -Québec.Chevalier .13.00 Punitions: Dinan, Prud’homme, Wait.Loncrgan, 2 min.Arbitre: Donaht Smith.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du "Devoir", 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone; HArbour 1241* Cabana Hera iiiîk à l’essai La direction des Royals qui est toujours aux aguets potir les jeunes qui poussent dans notre province et qui, un jour, pourraient devenir réguliers sur le club Montréal, vient de signer, pour l’essayer au printemps prochain, "Gabby” Cabana, de Richmond, Que.Cabana est gradué du collège de Richmond, avec qui il joua au baseball.Il a depuis joué avec des clubs de ligues professionnelles.Plusieurs fois il a joué avec les Victorias, avec les Canadiens de Québec ût, l’été dernier, avec son club local, â Richmond, dans une douzaine de parties.Cabana était en tète du club comme frappeur, ayant eu une moyenne au bâton de .488 pour la saison.Parmi les clubs dont il fut victorieux l’été dernier, nous mentionnerons les Chappies, et dans cette partie Cabana a été le receveur pour Richmond.Il fut fort recommandé aux directeurs des Royals comme étant un bon receveur, promettant pour l'avenir, de plus, comme un bon frappeur ct un receveur qui se sert de sa tête ayant un bras merveilleux et lançant très bien.La semaine dernière le gérant d’affaires Walter E.Hapgood eut une conférence avec Cabana et cc-lui-ci signa le contrat.Durant l’hiver Cabana travaille pour la Canadian National Railways Company à Richmond.C’est un gros gaillard, cinq pieds et huit pouces, il pèse 175 livres, et n'a pas encore 22 ans.Les premiers clubs en lice Le groupe sénior de la Q.A.II.A.donnera son programme hebdomadaire au Forum ce soir alors que deux parties sont â l’affiche.Dans la première rencontre de la soirée le Victoria sera prises avec le Co-!vunluis tandis qv?In defixîème joute sera disputée entre les clubs M.A.A.A.et Canadien.Nous apprenons de souce officielle que le Dr Clément avait engagé deux nouveaux joueurs en la personne de Charlie Lafranee et Keene, deux joueurs d’avant.Ils feront face soir, contre le M.A.A.A.Voici les joueurs que le Doc Clé-ment alignera ce soir contre la for-niidahle équipe du M.A.A.A.: !.Gagnon, but: Brunet et Arcand, défenses; Baril, centre; Carroll ct La-france, ailes; substituts, R.Lapointe.Robert, Paul Gagnon.Grant, SV.Lapointe et Keene.Ottawa, 20 (S.P.C.).La dernière livraison de la Gazette tin Canada contient l’avis public de ht reconnaissance par Tadminisratcur de Senor Don Carlos H.Lee comme consul général du Chili à Ottawa, et de M.W.-H.Colgan, comme consul du Paraguay «â Vancouver.Les Ecoles Ménagères provinciales 461 est, rue Sherbrooke Tél.HA.4980 Tous les cours «le cuisine pratique, de démonstration, de couture, «l’ouvrages de fantaisie variées, etc., ont repris avec entrain à l’Ecole Ménagère Provinciale, et quoique l’annee soit à ses «lébuts, on entend déjà parler avec enthousisame d’exposition des travaux d’élèves, et de distribution de prix.C’est que ces jours de fête en avril, laissent un souvenir inoubliable! Pour prendre part à ces «lémontsration, c’est le temps de travailler sans relâche.Mardi après-midi, 21 janvier, à 2 heures, cours de démonstration culinair«>, auquel toute personne peut assister sans s’inscrire à Bava ne c.Le menu suivant sera exécuté devant l’auditoire: Potage italien Longe de porc rôtie Garnitures aux Pommes et aux Canneherges Legumes en spirale Gâteaux d’hiver Pamplemousse glacée Mardi soir -à 7h.36 se donnera le cours de fantaisie.Les inscriptions sc prennent encore l'après-midi ou le soir même.Nous ouvrirons un cours d’ouvrages H» sie le matin, lundi, dès qu’il y aura un nombre suffisant «IWw:.Voici le menu de jeudi soir, â 7 heures 30: Sandwichs variés (pour le thé) .Subrtcs d’épinards Gâteau velouté Décoration : Glace blanche Au cours «le la leçon des conseils seront donnés sur le service du thé.Feu Madame F.-B.Pelletier Nous apprenons la mort survenue samedi «le Madame Ferdinand B.Pelletier, â l’âge de 51 ans.Lui survivent: Non mari M.Ferdinand B.Pelletier, comptable à la Eashion Craft, à Montréal; ses fils: Gérard, comptable de la Fashion Craft, â St-Jean, Conrad et René; une soeur; Mlle Lucette Blanche!; un frère: VI.Nelson Blanchet.Les funérailles auront lieu demain matin à 8h.30 à l’église Saint-Etienne.Le départ, «le In maison de la défunte, no 6031 Christophe-Colomb, aura lieu à 7h.50.Le Devoir prie la famille en «leult d’accepter ses sincères condoléances.Rectification Une dépêche nous faisait dire samedi oui* M.L.Auger, qui subira bientôt un troisième: procès aux assises criminelles d’Ontario, est anrien député de Russell.On sait qu’il était député de Prescott.ANÎIKOR'LAURENCE ¦PROMPTEMENT (fl _ ¦ -îrDurillons.sûu.cmcKt.SA/ts oouLcmt- M VENTE RARTOUrZ&f^ r»**co i I IA postc .______________________ MONTREAL, LUNDI LE DEVOIR 20 JANVIER 1930 Vand concours de rucoie des Hautes s études commerciale .S CONDITIONS Dü CONCOURS INTERCOLLEGIAL DE CET IL INSTITUTION CETTE ANNEE Les élèves finissants des institu-.ons
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