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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 30 mai 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-05-30, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.124 MONTREAL.MARDI 30 MAI, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .$3.00 UNION POSTALE.$0.00 Edition Hebdomadaire : ETATS-UNIS .J}:”!) UNION POSTALE $3.00 LG DEVOIR Réda^ n et Administration: 7\^% " SAINT-JACQUES 'NTREAL.v-1 ______ TELEPH \ 7.S : ADMINIi.vATION: Main 746! REDACTION ; Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A la Commission des Chemins de fer L'un de nos confrères anglais exprimait l’autre jour une sorte de surprise de ce que certains journaux attachent tant d’importance à la question du français et fassent porter leurs revendications sur des points qui paraissent quelquefois assez peu graves.S’il voulait étudier la situation de plus .près, il constaterait qu’elle est plus étonnante encore qu’il ne le croit et qu’il est absolument extraordinaire que, dans un pays où le français est langue officielle, que, dans une province, où le français est le parler usuel des trois-quarts de la population, nons soyons obligés de faire des luttes comme celles que nous imposent les circonstances.Car, en définitive, si nous réclamons de la papeterie française à l’Hôtel de Ville et des billets français aux compagnies de transport, c’est qu’on nous les a refusés depuis des années! Et nous sommes sûrs que, si nos compatriotes de langue anglaise étaient placés dans une situation analogue et aussi insultante, ils protesteraient avec une énergie égale à la nôtre.C’est tous les jours presque que nous nous heurtons au parti-pris ou à l’insouciance.Prenez la Commission des chemins de fer; C’est un tribunal dont l’importance grandit, chaque jour et auquel ressortissent nombre de questions qui relevaient autrefois des tribunaux provinciaux.C’est un tribunal à la juridiction duquel nous ne pouvons nous soustraire et qui.étant de création fédérale, est tenu de mettre sur le même pied l’anglais et le français.Qu’arrive-t-il?La semaine dernière encore,, la Chambre de Commerce de Montréal était obligée de demander à cette Commission de vouloir bien nommer un sténographe capable de recevoir les dépositions des experts et témoins de langue française.Elle disait: “Cette Chambre croit devoir signaler que les citoyens de langue française devraient trouver, devant la Commission des chemins de fer du Canada, des facilités égales à celles de leurs concitoyens, pour l’exposé de leurs griefs et, de leurs vues comme experts.” N’est-il pas scandaleux que, clans un pays comme le nôtre, un corps public soit contraint de formuler des observations pareilles?Et combien de temps nos concitoyens anglais toléreraient-ils qu'on remplaçât leurs dépositions par cette simple indication; “.1/r.X.spoke m English,” comme on l’a fait pour certaines dépositions françaises?Combien de temps toléreraient-ils que leurs représentants soient moralement forcés de parler français devant ce tribunal, sous prétexte que trois des juges ne comprennent pas leur langue?—Car c’est le fait qui s est nasse récemment devant la Commission, dans une cause du comté de Terrebonne.L un, des avocats, M.Rochon, a voulu plaider en français, alléguant qu’il craignait ne pouvoir rendre justice à sa cause en s’exprimant en anglais.Le président du tribunal a fortement insisté pour qu il plaidât, en anglais malgré ses répugnances, déclarant que lui et ses deux collègues anglais ne comprendraient rien à un plaidoyer français.En fait, nous sommes—devant la Commission des chemins de fer —dans une situation inférieure à celle des indigènes d’Indo-Chine devant les tribunaux français.Car- un récent décret du ministère des Colonies stiipulc que nul fonctiounRire' la métropole no pourra oc-euper de fonctions judiciaires sans avoir prouvé sa connaissance de Tune des trois langues indigènes, annamite, cambodgienne et laotienne En Indo-Chine on estime que les justiciables ont le droit d’être eompris de leurs juges! * * • Tl est assez ennuyeux d être obligé de revenir indéfiniment sur des cas de ce genre, mais nous le ferons aussi longtemps qu’on ne se sera pas décidé à nous traiter comme les autres citoyens.Nous ne demandons que notre paid de soleil et de justice.' Orner HEROUX.Est-ce une erreur ?Bien que la presse ministérielle n’aime guère discuter les prix que le gouvernement provincial consent à ses favoris, il nous faut revenir sur le sujet.En feuilletant les comptes publies de la province, on trouve à la page 1108 l’entrée suivante: Dusseault et Proutx, Québec, Impression de 500 copies “Liste des beurreries et fromageries de la, province de Québec, $530.42.Un volume dont l’édition si limitée coûte si cher doit être un gros volume.Non.c’est un volume peu considérable, de 127 pages en tout.N’importe qui en ferait imprimer un pareil à, une pias tre cinquante la page, soit en tout cent quatre-vingt-dix piastres.Tl est entendu cependant que tous les ouvrages du gouvernement doivent coûter plus cher que les travaux des particuliers.Eh bien, mettons que le gouvernement aurait dû payer deux piastres la page, MM.Dusseault et ProulX n ’auraient tout de même dû recevoir que deux cent cinquante piastres.T a-t-il erreur ?A-t-on fait imprimer 5,000 copies au lieu de cinq cents?Dans ce cas.le prix payé ne serait pas trop élevé.Mais alors les comptes publics sont mal faits.N’importe, erreur n’est pas compte.Et nous serions heureux d’apprendre que l’on s’est trompé.Car si l’on a payé cinq cents trente-six piastres pour une édition de cinq eents exemplaires d’un volume de cent vingt-sept pages, le gouvernement a tout simplement pris deux cents piastres au peuple pour en faire cadeau à un imprimeur.Jean DUMONT.Sheldon devant la cour IL CHOISIT UN PROCES EXPBDL TIP.l.n fameuse affaire Sheldon nui était I inscrite sur le rôle de la rour d’Assi- j ses pour le ternie de juin viendra maintenant devant In cour des Se- ions le '' juin.Ce matin, le courtier retrouvé, ù riattaboiirg il y n deux mois, h été amené devant le juce I.angelirr et déclare qu’il voulait avoir un proei expéditif.Il pareil avoir entrais depuis son incarcération à In |iri«on.Au Portugal Le Souverain Pontife vient de condamner la loi de séparation de 1 Eglise et de l’Etat édictée par la nouvelle république portugaise.La, chose était prévue et l’encyclique pontificale ne fait, que sanctionner la condamnation d’abord portée par l’épiscopat du Portugal.La révolution portugaise, facilitée par les scandales administratifs et l’ioncurie 'gouvernementale, a été 1 oeuvre surtout—et elles s en vantent—des sociétés secrètes^ elle, s’est principalement inspirée, de la haine anticléricale.•Si 1 on a pu.avant, l'événement, douter des motifs des chefs de la révolte, il est rapidement devenu impossible de se faire, à ce sujet, la moindre illusion.A peine maîtres du pays, ils se sont rués avec rage sur toutes les oeuvres et toutes les traditions catholiques.Us ont entrepris de bouleverser toute la vie, religieuse du pays, déjà compromise par les ministres de la monarchie.En dénonçant leur oeuvre, le Pape et les évêques portugais ne font que caractériser, du point de vue catholique, des actes et des faits dont leurs auteurs se glorifient à travers'toute l’Europe.On essaie déjà, comme dans la crise française, de faire porter au Saint-Siège la responsabilité de la rupture.C’est proprement ridicule.Le Pape ne pouvait garder le silence sans trahir les intérêts et la cause dont il est le suprême gardien, 0.H.Barthe et la vérité “Le Devoir” a entrepris toute une cmiipagne contre la vaccination antivariolique”, dit la "Vigie”.Pour ceux qui connaissent In vérité, cela les surprendra.( eux qui connaissent Barthe ne s'étonneront pas de le voir fausser la vérité une fois de plus.Cev| sn façon ù lui, d" faire la cour an faussaire rie (c\ies:, maître I .P.Brodeur.-4- EN DEUXIEME PAGE La lettre de France de M.Jose Deiu \ TULLE T DU SOIR Aux députés ministériels Avant que nous nous lancions dans In lutte, il est opportun que cous receviez par ma plume autoriser, les conseils que ma longue expérience de diplomate nippon m’autorise à vous donner.Comme je vois que, à l'instar de I notre grrrand chef, vous vpus délectez à la lecture du “Devoir”, | c’est par les colonnes de ce jour-1 nal que je vous adresse mes instructions.Entre toutes choses, je vous ré-1 pète de ne pas craindre de vous servir des “télégraphes” et sur- i tout de faire voter les morts.Mais' ne faites pas comme Médêric dans Drummond et assurez-vous que “not’ belle argent” n’est pas “distribuée,” à des électeurs qui s’empresseront de déposer leur bul letin en faveur de vos adversaires.Soyez prudents; la C.E.n’a pas etc établie pour servir nas ennemis.Au contraire! Si vous parlez de marine, mentez.Dites qu’elle est canadienne, qu’elle ne coûtera, presque rien au pays et qn’enfin elle a été créée pour faire augmenter le prix des produits de la terre, et pour nous faire vendre du foin et des patates à l’Afrique-Sud.Xe soufflez mot au sujet de la peinture et du mastic de Sard et encore moins des bouées.Ne parlez pas du cadeau fait à M.Fielding et du compte de banque de M.Oliver.Promettez tout ce que^vous voudrez à vos électeurs; ça ne coûte rien et ça prend.quelquefois.Assurez au peuple que le gouvernement doit commencer immédiatement la construction du canal de la baie Géorgienne et dites qu’on va faire des ponts, des routes, qu’on va ériger un bureau de poste, etc., si vous êtes élus.Faites amples provisions de whiskey; vous en connaissez l’utilité.Lisez tous les jours les billets de Graindorgc; ça vous donnera des idées.Pour vous faire un vocabulaire, d’insultes et de mots poissards que vous lancerez à vas adversaires, inspirez-vous des articles exoti-ques des gratte-papiers et du lèche-bottes du “Canada.” Enfin ne cessez de crier: Laurier et la prospérité! ou encore: Qu’on lui laisse finir son oeuvre! C’est pas neuf, mais ça produit toujours son effet.Pour mener à bonne fin votre, campagne, méditez mes discours et imitez-les suivant vos capacités.Si les oppositionnistrs font des assemblées, organisez des manifestations pour faire taire les orateurs.Ne craignez pas de vous ser- vir de gourdins, cailloux, briques, etc.Pour cette besogne vous trouverez facilement des voyous qui vous prêteront *^ain forte.(Pour plus de détails.-ez les 1 ‘ Souvenirs Politiques de M.Langelier.) A-Jaek St-Denis Lemicw.(Pour copie conforme).Nap.TELLIER.La St-Jean-Baptiste M.l'abbé N.Caron, * nous adresse l'article suivant qui contient, au sujet de la date où devrait être célébrée notre fête nationale, des observations dont l’on ne saurait s’empêcher do constater la justesse.Quelques semaines seulement nous séparent de la Saint-Jean-Baptiste.Parmi les villes qui se proposent de célébrer cette grande fête, Hull paraît vouloir se placer au premier rang.Mais, chose singulière, cette ville qui montre tant d’empressement, annonce cependant qu’elle ne célébrera pas notre fête nationale à son jour, mais le vingt-cinq juin.Il semble donc qu’on veut perpétuer dans notre province française la coutume qui s’est introduite depuis quelques années, de célébrer la Saint-Jean-Baptisto n'importe quel jour du mois de juin ou de juillet., Que mes compatriotes me par ' donnent, je viens leur dire aujourd’hui qu’ils se trompent en agissant ainsi, et que cette erreur est très préjudiciable à notre nationalité.La Baint-Jean-Baptiste est un jour où tous les Canadiens-français doivent s'unir dans une même pensée de religion et de patriotisme.On se compte, ce jour-là, on apprend à se connaître, et on s’encourage en voyant que l’on appartient à une si grande et si noble famille.On évoque le .souvenir dos ancêtres, on rappelle les gloires de la patrie, et on se sent fort pour marcher droit et ferme dans les sentiers de l’honneur et de la justice.Mais vous «pii célébrez une prétendue Saint-Jean-Baptiste le 26 juin, le 30 juin, le six juillet, vous faites bande à part, vous nous divisez et par conséquent vous nous affaiblissez.Toute division, en effet, est une cause d’affaiblissement et de ruine.Si les Acadiens, au lieu de célébrer leur fête nationale le 15 d’août, se mettaient à la célébrer les vins le 12 d’août, les autres le 25.d’autres le 1er septembre, vous diriez; Oc petir-peuple ne sait pas s’unir; sa fête nationale ne subsistera pas.Et vous croyez que ce n’est pas la même chose pour notre Saint-Jean-Baptiste ! Si notre peuple se lève comme un seul homme pour célébrer sa fête nationale, il prendra conscience de sa force, et il paraîtra grand aux yeux des autres national!és.Mais si chaque localité célèbre cette fête à part, dans des jours différents, la Saiut-Jean-Baptiste n'est plus qu’une piètre cérémonie, sans effets durables, sans importance pour notre nation.Regardez chez les différents peu pies de la terre: la fête nationale n’est-elle pas à jour fixe et très fixe ?En établissant une fête nationale dont la date change d’une année à l’autre et d’une localité à l’autre, vous voulez donc établir une chose qui ne se voit nulle part.C’est votre invention, chers compatriotes; mais je vous assure qu'elle ne vous fait pas honneur.Et cependant, comme on paraît tenir à cette invention, toute saugrenue qu’elle soit! La société St-Jean-Baptiste de Québec demandait vin jour à notre Saint-Père le Pape de reconnaître officiellement le Saint Précurseur comme notre patron national.Cotte initiative toute patriotique convenait essentiellement à la vieille et noble cité de Champlain.Pic X accorda celte faveur dans un document qui fait le plus grand honneur à notre nation.Nos évêques publièrent à cette occasion des lettres remarquables; quelques-unes môme étaient des chefs-d'oeuvre.Eh bien! eeüe année-là même, la Société St-Jean-Baptiste de Québec qui avait fait un si beau geste, lais sa passer la fête du Saint Précurseur inaperçue.Puis, quelque temps après, en un jour quelconque, elle fit une démonstration qu’elle décora du nom de Saint-Jean-Baptiste.Si cela ne s’était pas fait sous nos yeux, nous ne voudrions pas le, croire.Mes compatriotes, il est temps de nous reprendre : la fête nationale des Canadiens-français a été fixée au 24 juin par Dvvvernay et par Etienne Cartier, il faut qu’elle reste à cette date.Ce ne doit pas être une comète dans le ciel d’Amérique, mais une étoile fixe et de première grandeur.Je crois à l’avenir de notre race, et je crois mes compatriotes capa blés de réparer une erreur, voilà pourquoi j'ai osé parler.Crcduli, propter quod locutus sum.L’Abbé N.CARON.La situation politique à Ottawa M.Fielding part pour l’Europe jeudi.— M.Laurier le fail mander à Londres.— C’est un voyage politique.«-Aurions-nous un double appel au peuple ?— Que fer?M.Laurier ?Avocat en prison Adolphe Désilet, avocat , a été arrêté on matin par le grand connétable Lambert, sons l’inculpation d’avoir refusé de pourvoit* aux besoins de sa famille.Il protesta de son innocence et demanda d’être mis en liberté provl soire en attendant son procès qui est fixé au vendredi 2 juin.—“ Si mes renseignements sont justes.répondit le Magistrat Bazin, il vaut mieux que vous restiez ici”.Lit Désilet fut conduit à la prison.DEMAIN SOIR AU PATINOIR ONTARIO Ot tawa, 30.—-Les évènements se précipitent dans le monde polit i* que.Cn câblogramme de M.Laurier vient d’appeler au plus tôt U.Fielding en Angleterre.Le ministre des finances s’embarquera après-demain.jeudi, à bord du “Royal George”, à Montréal, en route poui Londres.Ce départ soudain crée une très mauvaise impression chez les ministeriels de la Nouvelle-Ecosse; ils sont en pleines élections provinciales; le scrutin aura lieu le quatorze juin.Et M.Murray, dont l’état de santé n’est pas des meilleurs, comptait sur la présence de M, Fielding dans les Provinces Maritimes.Cela devait lui donner ur bon coup do main dans la bataille.Mais M.Murray avait oublié M.Laurier; eclui-ei, devant l’hos-ti.lité de la population et des hommes publies de la Grande-Bretagne à 1 égard de la réciprocité, a compris qu'il ne peut tout seul dissiper ce malentendu.Aussi n a-t-il guère parlé de réciprocité, depuis qu’il est à Londres; et; il s’est empressé, à la suite de longues conférences avec Ica financiers et les hommes d’Etat anglais, d’appeler son ministre des finances, artisan principal du traité de réciprocité, afin qu’il en explique toute la portée au public anglais.ffii croit que le voyage de M.Fielding n’est pas étranger non plus la tentative que M.Laurier fera auprès des autorités impériales dans le but de taire rappeler, quant au Canada, la clause, de la nation la plus favorisée.Si Londres n ’obtient, pas le rappel de cette clause, quant au Canada, celui-ci devra nécessairement, vu qu’il consent de-avantages spéciaux aux Etats-Unis, en accorder d’analogues à treize pays etrangers sans en recevoir nulle compensation.M.Fielding devra doue aider a M.Laurier, à Londres, dans les négociations qu’il entreprendra à ce sujet avec Downing Street.Les ministériels, tentent de déguiser la signification politique du voyage de M.Fielding.Ils disent quo M.Fielding va tout simplement se reposer en Angleterre ; et le départ, avec le ministre des finances.de madame et de mesdemoiselles Fielding, donne une apparence de raison à cette version.Seulement.l'on ne peut, guère se reposer en Angleterre, à l’époque du couronnement; et ce n’est, pas quand l’ami intime du ministre des finances, M.Murray, se débat dans les élections, que M.Fielding l'abandonnerait pour aller prendre des vacances outre mer.Ce voyage soudain a certes une signification polilique très grave.En l’absence du ministre des finances, les préparatifs d eletion; générales se poursuivent.A l'Imprimerie Nationale, l’on imprime en toute bâte les listes d électeurs; le.greffier des Communes, est de retour d'un voyage mystérieux à Toronto où il serait, allé, dit-on, donner une importante commande de boîtes à scrutin; et.dans les cerclej ministériels, l’on parle ouvertement, ce matin, de doubles élection?générales.M.Laurier, dès son retour en Europe, verrait quelle attitude la gauche va prendre à l’égard de l’entente Taft,-Fielding.Si elle n««• c Pour condition, de la Tentn Cadres UEO.R.UGHTHALl., X.p.Montréal, ;r> mai, mi.ton'r NAVIGATION INTERIEURE Banlt ste-Mario.Ont.29.—.Mon tout: j W.H.Mark, 1.3n a.m.; Sono nia, a.m.; Lakeland, 9.40 a.m.Aexada 1.35 p.m.; Kensington, 8.15 j Descendent: — Doric 10.05 p.m.Hill, 11.05 p.m.; J.P.Morgan .Tr.ll.oO p.m.; Maricopa, Winona, 124 am.; .1.p.Walsh, 2.25 a.m.; Hoyl Meatord 3.15 a un.: Murphy, 4.05 a.m.Linn.4.50 a.ni.; Frick, 9.10 a.m.; W D.Mathers, Repusselaor, 10.20 a.m.Gen.O.M, Poe, 2.2(1 p.m.; Weston, 4.2 p.m.; Kdcnborn.5.25 p.m.; Algonquin Gary.6.15 p.m.Port.Colborne.Ont., 29.— Monttn Midland Queen, Montréal à Houghtor sinla; : Bartlett et barge.Montréal .Sandusky, a.lège; .Burlington.Ogden* burg à Chicago, cargaison générale Port Colborne Montréal à Port Colbôr ne.^ allège; Edward Kelley, Kingstoi à Erie, nllègi'.Descendent: —Stephenson.East Jot dan.è Hamilton, bois; Simla.Fort Wil Ham à Montréal, grain; Pioneer.Buffti lo A Ogdensburg.allège; Port Colborn à Montréal.72 LE DEVOIR, Mardi, 30 Mal 1911 o LETTRE DE FRANCE LE GUEPIER MAROCAIN.— L’IMPORTANCE DU PROBLEME AFRICAIN.— LA FAIBLESSE DE L’ \RMEE DE DEUX ANS.— L’IMBROGLIO DES RETRAITES OUV:HERES.— LA SOLUTION POSSIBLE LT L'OPINION DE M.DE :ÆUN.— UN DISCOURS DE M.COMBES.— LA SCISSION ROYALIS JE TERMINEE.I aris.11).— Les préoccupa lions üfs plus vives sont tournées du côté nu Maroc, et les optimistes eux-mêmes, les ministériels ù outruuce, ae demandeat comment nous sortirons de ce que tout; le monde appelle “le guêpier marocain.” Nos troupes marchent sur J'Yz: il le taut pour le salut des Européens qui s y trouvent enfermés et il y a lieu seulement de craindre que la colonne de secours n’arrive trop tard, Nous avons choisi comme itinéraire le plus long et le plus difficile pour ne pas provoquer d’émotions dans les chancelleries européennes, notamment en Allemagne et en Espagne où on aurait vu -d’un mauvais oeil que nous prenions pour base d’opérations nos possessions algériennes.Nous serons très certainement vainqueurs vies tribus marocaines foutes les fois que nous les rencontrerons.Tout cela est fort bien ;niais après?L entrée de nos soldais dans l-’ez n'est pas une solution aux diffi-enllés marocaines, étant admis que nous ne devons pas y demeurer.Niiüs ne sommes pas là en face empire homogène, bien constitue, doté d'un gouvernement tort, avec, lequel il soit possible de traiter.L'exemple de Moulai Ua-fid, après celui d’Abd-ul-Aziz, prouve que le sultan ne jouit (pie d une autorité médiocre, susceptible de s’évanouir au premier mécontentement de tribus toujours mal soumises, dominant de vastes territoires, sur lesquels elles se déplacent constamment, presque insaisissables.Nous serons donc hors d’étal d obtenir, pour l’avenir, des garanties suffisantes si nous n’assu-Î’OUS 1 exécution des conventions passées par une oceupation permanente du pays: c'est d'ailleurs ce qui est arrive pour la (’haouia.Or la conférence fi A Igési ras a eu précisément pour objet île nous empêcher rie caresser ce rêve: notre empire africain s'étendant de Tunis jusqu à 1 Atlantique, sur tout ce qui fut l’Afrique romaine.L’Europe a-t-elle changé d’avis?Evidemment non, à en juger par le ton des journaux allemands, autrichiens et espagnols.Et si nous voulions obtenir -•elle autorisation qu on nous refuse tous les jours, nous devrions évidemment la payer Je sacrifiées considérables.Or e est le cas de dire que "le jeu n'en vaut pas la chandelle :” oops donnât-on le Maroc pour rien.fVUHis-serions sages en regardant, avant de 1 occuper, ce que ‘‘rien” nous coûtera.Sans doute le Maroc est une terre fort riche, du point de vue agricole et surtout du point de vue minier.Mais c’est aussi une terre fort peuplée.—de H à 10 millions d’indigènes peut-être—-d'un peuple très belliqueux très hostile aux Français et aux chrétiens, très bien armé d’ailleurs et pouvant compter sur la sympathie permanente de quiconque, en Europe, nous jalouse et nous déteste.L -Algérie était beaucoup moins peuplée, et ses populations moins bien armées: il nous a fallu vingt ans de luttes incessantes, avec des forces énormes, pour la réduire dans la partie littorale.Les juges militaires les plus optimistes estiment qu'j! faudrait plus de cent mille hommes pendant plusieurs minées et des centaines de millions pour asseoir notre domination, qui, bien longtemps encore, serait à la merci d'un incident si nous ne maintenions pas de très fortes garnisons.Or pouvons-nous faire de tels sa erii'iees?Très certainement non.Le sendee militaire de deux ans nous a complètement privés de contingents susceptibles de faire campagne hors d'Europe.Pour former une colonne expéditionnaire comme celle qui s’avance sur Fez, nous sommes obligés d’emprunter des effectifs, des cadres prineipalemeut un peu partout.La preuve est faite: l’armée fie deux ans peut être bonne pour la défensive à laquelle notre gouvernement nous condamne en Europe; elle interdit toute visée conquérante.toute ambition lointaine.Que si nous voulions passer outre A ces évidences, nous serions, en Europi même, à la merci de nos voisins de l’Est.Tous les bons esprits, dans tous les camps, voient ees difficultés, et la préoccupation est plus vive que vous ne sauriez imaginer.Mais on n’aperçoit point, de solution satis faisante.* * » L’imbroglio marocain a une manière île pendant dans l'imbroglio des retraites ouvrières.La loi du o avril lit 10, dont je vous ai dit l'économie et aussi les protestations soulevées par les premières tenta tives d'application, est attaqué» tivee une énergie croissante par de» hommes politiques de nuances fort différentes: M.l'odet.sénateur ra dienl-sueialiste.MM.les députés Failliot, républicain démocrate, et Rrizon.socialiste unifié, ont égale ment déposé des demandes d 'inter pellation, et.avant quinze jours nous aurons un grand débat parlementaire sur la question.Cependant les interpellateurs, qui s'accordent pour critiquer la loi.sont en conflit pour ce qui es des modifications à y apporter, M.Codet s'en remet à l'initiative gouvernementale.M.Failliot réclame que la loi soit déclarée non obligatoire, M.Rrizon veut que les cotisations des salariés soient prélevées sur le budget.Evidemment la loi est frappée à mort si l’on accepte la solution de M.Falliot ou celle de M.Brizon.Laissez à quiconque la faculté de verser ou de ne pas verser à une Caisse de retraites, c’est décider que la grande majorité des Français ne versera rien: puisque, malgré l’insistance de tous les agents du gouvernement et la menace de sanctions pénales, la plupart des travailleurs se refusent actuellement aux inscriptions obligatoires, ils y mettraient encore moins d'empressement si nulle contrainte ne s’exerçait sur eux. l’an dernier.C'est avec le plus profond regret qinf les directeurs ont à enregistrer la mortn récente du premier vice président de ^ Compagnie, l'honorable sénateur IjouiV J.Forget, qui a occupé ce poste ’depuis la fondation de la Compagnie.Les directeurs considèrent que sa mort est une perte sérieuse pour eux-mêmes et pour tous ceux qui.sont en rapport avec la Compagnie.A omise de la v.i-oaneo causée par la mort du sénateur Forget, ce fut le désir unanime des directeurs que M.Herbert.B.Holt fut nommé vice président de la Compagnie, et il a été jugé A propos de supprimer le poste de 2èiiie vice-président.Le rapport a été adopté et le Bu*, reau des Directeurs qui se compose ¦ 14f dix membres a été réélu: ee sont: rsr(ue.soldat obscur, tu mourus dans la gloire, Aven quelques héros, au fond des horizons, I u croyais que l'oubli couvrirait ta mémoire, ¦Mais tou sang glorieux est tombé dans I'histoirt, l.t l’histoire nous la lisons ! lu croyais que le sol qui boit et qui dévore Effacerait la trace où Vùme aime à rêver; * Mais non, ton sang est la qui fume à chaque aurore, liit tas v agues du temps pourront passer encore Sans parvenir à le laver ! ton nom ne peut mourir, O géant des bataille* I I.histoire garde bien tous ceux qu’il faut aimer, ! .t puis le sol lui-même, au liei^-de funérailles, on parle de toi sent frémir ses entrailles.Car quelque chose y va germer.l’ans notre Canada, saine et.fertile terre.Pousse 1 apothéose ainsi que le bon grain.;-jous le doux aiguillon de la foi salutaire lu semas la bravoure et l’ardeur militaire.Tu vas récolter de l’airain I \a I tu ne diras pas que notre âme s’est tue! 'votre devise fut toujours : “ ,1B me souviens ” ! Ton image sera de ta gloire vêtue ; Et, collant de ton sang le socle ù la statue, Nous dirons à ton ombre: "Viens”! Et tu viendras veiller sans rien craindre et sans voile*.Cans la nuit solennelle où la vaste clarté, Versant en grand respect qui court jusqu’aux moelles, Les pieds sur ton pays, le front vers les étoiles, Et les yeux dans l’immensité ! damais je n’ai voulu entraver l’action d’aucun groupement royaliste, de laisse à tous la liberté de détendre ma cause suivant les méthodes cju’ils jugent préférables, applaudissant aux efforts et aux élans géméreux de tous ceux qui sc sacrifient pour elle.Ma politique reste ce qu’elle n’a jamais cessé d’etre, politique nationale.de bras ouverts, définie dans des actes qui tous subsistent dans toute leur intégrité.Après votre lettre, j'oublie le chagrin que m’avaient causé dans l’exil les divisions entre royalistes et les attaques contre certains de mes conseillers.,T’oublie la souffrance— la plus cruelle pour un chef — que j’ai ressentie lorsque j’ai frappé des amis, i’ami surtout qui pour moi avait subi l’exil./’oublie tout, sauf les services rendus.l-c petit-fils d’Henri IV ne connaît ni la rancune ni la haine.Elles ne sauraient entrer dans le jeeeur de celui dont la première ambition est d’être un jour comme le fut son aïeul, le grand artisan de la réconciliation nationale et le rot de tous les F raillais.Votre affectionné.Signé; PHUIPPB Sur la Passerelle CLOVIS HUYAL .Trois-Rivières,1S-20 mai 1911.L’opinion des Autres PETITE REVUE DE LA PRESSE AMENDEMENT NECESSAIRE.— ‘"Quelle que puisse être la décision du Conseil j.'rivé au sujet de l’enqueto sur le trust présumé des machines à fabriquer les chaussures, le seul fait qu’une enquête de cette nature puisse être retardée par les tribunaux et reprise au Conseil Privé démontre la nécessité d’un amendement à.la loi.L’application de la loi reste suspendue pendant que durent ces appels de juridiction en juridiction.” — Le “Globe”, Toronto.CE QU’ON LUI DEMANDE—“Ce que l’on veut.de Ai.Borden c'est, ou Ei explique ses déclarations générales.L'on veut savoir exactement ce qu’il entend par une augmentation de la préférence britannique.Jusqu’à quel point il est prêt à abaisser la preference en faveur de l’Angleterre sans demander à celle-ci d’imposer un droit *ur la-nourriture de l’ouvrier anglais.” -La “Tribune”, Winnipeg.CONTRE LA BOXE.— “7! y .ros diots qui disent que la baxe fait d’un garçon un homme.Et :i " a dos pères jui encouragent leurs enfants à se battre — leurs garçons qui possèdent vn >eu de cette humanité dont ils sont dc-lourvus.Qu’est-ce que la boxe peut ivoir à faire avec un bon cerveau, avec, la vie moderne, avec 'a justice ou Tt ¦ rotection des faibles?Tout ce tapage à propos de bravoure physique,, cette imitai ion aux jeunes gardons d’etre braves et de savoir sc batt-e encouva-,rout tout, simplement les: petits à mon-lir et à se vanter pendant qu’ils renient honteux ceux qui ne possèdent pas les qualités du “bull doggou de l’ours sauvage.” — “Herald”, Halifax.du libre-échange pour maintenir un système protectiouniste dans le seul but de greffer dessus des abus dont devaient profiter quelques-uns au détriment du peuple en général.AI.Borden paraîtra devant le peuple comme le représentant d’une politique nationale embrassant les intérêts du pays de l’A-tlantique au Pacifique et qu’il n’a pas peur de défendre n’importe où et n’importe quand.” — “Telegram”, Winnipeg.Le Duc d’Orléans et l’Action Française LA FIN D'UNE SCISSION LE CULTIVATEUR Y PERDRA.— “C’est' le cultivateur canadien que la réciprocité' proposée affectera.Les cultivateurs engagés dans l’industrie maraîchère et fruitière souffriront eau-•oup.Les représentations qu’ils ont faites au gouvernement et les admissions tic Ai.Sealey, député libé-ral de Wentworth ne permettent pas de douter de e fait.La réciprocité affectera aussi burdement les éleveurs de.bétail.La oncurrence des trusts de l’ouest a sérieusement affecté l’élevage du bétail ians les états américains de l’est, et te qui est arrivé de l’autre côté de la igné arrivera ici aussi.” — “Alail & Empire”.Toronto.OEUVRE LIBÉRALE.— “L'oeuvre du parti libéral, comme les principes qui 1‘inspirent, est une et lu même dans toutes les parties du pays.Elle a oartout la même orientation, qui est le développement le plus intense possible du pays, de ses ressources et, de son outillage; la diffusion des idées d’harmonie et de bonne euteutc entre les races; lu création de nouvelles voies de communication pour le commerce intérieur; Ja recherche de nouveaux marchés à l’extérieur pour le surplus de sa production et le dégrèvement ratio-nel et prudent, par degrés successifs, des charges qui pèsent sur le peuple, tout en conservant à l’industrie une protection suffisante pour lui permettre de foire face à la concurrence étran gère.” — Le “'Canada”.LE.L’HOMME ENUNE SEULE PARO- “Alais Ai.Borden n'est pas l’onime à.parler d’une façon en ville et l'une autre façon à la campagne.Il n’a jamais dit une chose pour faire ’'autre; il u'a jamais prêché les vertus Le comte de Larègle, chef du bureau politique du due d’Orléans, communique aux journaux français les documents suivants: “ Lettre adressée pur les Comités directeurs de P'Acl 'on Française”, à Monseigneur le i ¦ d Orléans, à l’occasion de la Sa! i.Hiilippe”.Paris, le 2» avril 1911.Monseigneur, Nous venons respectueusement exprimer au Prince la profonde tristesse que nous éprouvons, à la veille de la Saint-Philippe, de n’être point autorisés à lui exprimer publiquement des voeux dont il connaît la fidèle ardeur.Rien n'était plus dur que la nécessité où l’on nous a mis de risquer de blesser le Prince qui représente tout notre espoir.Nous ne pouvions laisser dissiper et dissoudre une armée vaillante et nombreuse que nos méthodes et notre rtrtion avaient ralliée à la Alonarchie.Mais le plus impérieux- des devoirs a été en même temps, le plus douloureux.N'jjus n'avons nas imaginé sans chagrin combien le Prince sciait peiné do ce que nous étions obligés de faire ; nous en avons gardé un regret cruel.Ce regret.Monseigneur, ne s affaiblira qu’au jour où le Prince aura pu considérer les raisons .qui se sont imposées' à noué et daignera nous rendre sa bienveillance.Nous le supplierons alors de vouloir bien autoriser l'un de nous à Lui porter au nom île tous, avec toute la discrétion que Monseigneur pourrait juger utile',T’ex-pression d’une fidélité qui ne s’est jamais démentie.En cette année 1911 où la cause de la Monarchie fait chaque jour de si.grands progrès dans l'opinion du pays, nous aurions été particulièrement heureux de faire hommage au Prince des résultats récents de la propagande et des perspectives nouvelles qui s’offrent à notr.action.Alais quelle que soit la décision du Prince, Monseigneur doit être assuré que le but unique de nos efforts, le bien servir, ne peut changer.11 n'y a pas de royalistes plus dévoués que nous à Son principe et à sa Personne c’est avec le respect le plus profond et le plus absolu que nous nous disons, de Monseigneur, Ces très humbles et très fidèles serviteurs ot sujets Ch.Maurras.Henri Vaugcois.— Léon de AJontesquiou.- Léon Daudet.— Lucien Moreau.Maurice Pujo.— De lîoisflrury- Frédéric Delebecque.Bernard de Vesins.— Jean Rivain.— Pierre Lasserre.Louis Dimier.— Jacques Rainville.Paul Robain.REPONSE DE MGR LE DUC D'OR LEANS A Alessicurs des Comités directeurs de l'Action Française, Messieurs, • l'ai reçu avec plaisir la lettre dans laquelle vous m’exprime/ des sentiments que {'attendais de votre loyalisme.FIE.RE JAUNE A BORD.Fort de France.30.— Le “Pérou” ] de la ligne Transatlantique arrivé ici aujourd’hui de Colon et La Guavra, avait à son bord quinze cas de fièvre, jaune.Deux des malades étaient morts, cinq en convalescence et les sept autres sous traitement.Le vaisseau a été mis en quarantaine.Lors de son passage à La Guayra.le 24 mai.ce même navire avait à son bord huit cas de fièvre jaune.GREVE DE MATELOTS.Norfolk, 30.— Treize des matelots du paquebot anglais “AVistor”, allant de Baltimore aux Antilles ont.refusé de travailler, ce qui a obligé le capitaine à jeter 1 ancre ici.Le eapitain» Kundsen a télégraphié aux autorités de sa compagnie pour demander des instructions.L’on croit que les treize mutins seront payés et congédiés.NOUVEAN TURBINIER.Hambourg, 30.— Un nouveau turbi-nier de S90 pieds de long va être incessamment construit pour la ligne Ham-bourgeoise-Américaine.Avec l’“Impe-rator” qui est actuellement en chantier.ce paquebot sera placé sur Te service de Hambourg à New-York.L’EAU BAISSE, L’eau baisse rapidement dans le fleuve et cela inquiète beaucoup les intéressés.Ainsi à Sorel.samedi, on avait constaté une profondeur de 33 pieds 9 pees, tandis qu’hier il n’y avait plus que 34 pieds.La baisse n’a pas été i marquée à Alontréai.mais elle n’est pas néanmoins sans laisser à penser.AU MONTREAL SAILORS’ INSTITUTE.Ce.soir au Sailors’ Institute, les membres de la .-.A.A.A.répéteront la séance qu’ils donnaient il y a deux’ mois.Des matelots prendront part à la soirée, entre autres Owen Ed war’s du Corsican.Le trésorier de l’Institut accuse réception d’une somme de 9 livres ô schillings, produit d’une collecte faite à bord de l’“ Empress of Ireland/'.LE PLACEMENT DES BOUEES.Le capitaine Ouellette a été de nouveau chargé de placer les bouées dans le chenal eu aval dés rapides de La-chine, et il va se mettre à l’ouvrage, sans retard.Comme par les années passées.le 1er juin le chenal sera suffi-Tsanunent pourvu de bouées pour que les bateaux puissent, sauter les rapides.MOUVEMENT DES PAQUEBOTS Deux vaisseaux sont arrivés au port hier, le Barcelona, ligné Canada', venant de Hambourg et le Manchester Importer, ligne Manchester, venant do Manchester, avec une cargaison de machines.Le Lake Manitoba parti de Montréal.vendredi matin a été signalé à Pointe Amour, à 3 h.30 p.m.hier.Le Afount Royal parti de Londres 1e 20 mai dernier avec sept à huit cents passagers et une cargaison générale est passé à la Pointe à la Renommée ù 10 h.15 p.m.et doit arriver à Québec à 7 h.ce soir.Doux vaisseaux de la ligne Canada sont actuellement en route pour Montréal, le Somlaud.avec 976 passagers et le Pisa avec plus de 1.000.Le dernier a quitté Rotterdam hier.Le Southwark, passé à Rivière Martin à 4 h.30 hier matin est arrivé à Québec ce matin et arrivera ù Montréal ce soir.DANS LE PORT Sont arrivés hier: Alam-hester Importer, de Manchester cargaison générale.Furness Withy.Barcelona, de Hambourg, passagers et cargaison générale, ligne Canada.Arrivés précédemment : Afi.waukee.C.P.R., du Chili, cargaison de nitrate.Kamore Mead.McLean, Keunedv, de Belfast.ooyal George.Canadian Nord Bristol.Ausonia, Cunard.Londres et Southampton.Bormi, Elder Dempster- du Mexique.Corsican, Allan.Londres, passagers et cargaison générale.Columbia.New-York Scotian .Montréal Wakanui.St-Jean Minncwaska .New-York .Londres Moltkc .New-A'ork .Nnples Finland.New-A'nrk .Anvers Furnessin.New-York .Glasgow Potsdam.Ne wA’ork .Rotterdam Scotian .Glasgow .Montréal Carmania.Liverpool .New-A'ork Mauretania.Kaiser AV il- .Fishguard .New-A’ork helm der Gross.Plymouth .N.A'ork Lapland .Anvers .New-A'ork Florida .Gibraltar .New-A ork Argentina .Gibraltar .New-A'ork AViUehad.Hambourg .Montréal EN ROUTE POUR MONTREAL Coaling Rangoon .22 avril Southwark.Liverpool .Dominion.Manchester .Liverpool .Spinner.Manchester .20 mai Mount Koval.Londres.20 mai Lake Erie.Londres .Sam land.Anvers .2‘i ma’ Ascauia.Southampton .23 mai Montezuma.Anvers Ionia .Newcastle .A’irginiau.Lake Cham- Liverpool .plain .Liverpool .Sicilian.Ldndres .26 mai Athenia.Glasgow Dagama .Manchester .Antilles .Exchange .Manchester .28 mai Mégantic.Liverpool .27 mai Pisa .Hambourg .28 mai Marché de Montréal INDUSTRIE LAITIERE FROMAGE De l’Est.Hc 1-2 à lie 3-1 BEURRE j Crémerie (nouveau) glo à 21e 12 PRODUIT?DE LA FERME OEUFS Strictement à la co- que.21c 1-2 à 22c 12 Oeufs.No 1.|sc 1-2 à 19c 1-2 Oeufs.No 2.17c 1-2 à Hc MIEL Blanc.Un à 12c Brun.9o à 10c Blanc coulé.07c à Ofec Brun coulé.Otic à 07o PRODUITS DE L'ERABLE Sirop d’érable en boite .7e 1-2 à Sc j Sucre d érable, la livre .9c à 10c HARICOTS Santé—Plaisir—Confort Il n'y a pas au monde mflil-l«*b billet» pour voyage aller et retour fi*-rom.y eu thus eut ru toutes les gares du Cmm-«lu.iiinsi que pour Mussenu Springs, N.V , 1?ou ses Point, N.V,, Island Pond ; Vt.Swunton, Vt.et gares intennèdiaires au PRIX D'UN IULLI'/r SIMPLE DE PKK-MIE KK CLASSE P»on pour départ, « t d juin.I.imite de retour, (> juin.EXCURSIONS D’ETE A LA COTE DU PACIFIQUE En force du 1er juin nu .10 septembre.VoyHgr h Mer et retour de MONTREAL vin pour Y AM OU VEIL VTUTOR1 A SEATTLE.PORTLAND, etc.SAN FRANCISCO, LOS ANGELES, SAN DIEGO.PRIX D’UNE REDUCTION EXTRA pour les endroits ci-desHus.Départ, du 4.5, U juin au 21 ; du 26 juiu nu 1 juillet.Limite du retour, lô septembre.EXCURSIONS DE COLONS HH.I.KTB A IJjKR ET RETOUR, à de» nrix très réduits, pour l'Ouest du Canada VIA CHICAGO, en vente les 30 mai ; 13.27 juin.11, 25 juillet ; 8, 22 août ; 5, 19 septembre.H PR EAUX DES BILLETS EN VILLE 130 rue St-Jacques, Tél.Main 6905 ou cure 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RECONSTRUCTION DE LA CATHt- Seau en ferblanc.20 ibs.brut 9c Caisses J0 Ibs, Tins, 60 ibs, en caisse bleu.9e 3-4 Caisses 5 Ibs.Tins, 60 Ibs, en caisse bleu.9c Caisses 3 Ibs.Tins.00 Ibs, en caisse bleu.Briques 60 Ibs en caisse, pqts.Un riant de ta gare île ta rue Windsor est en truin d’aeuuérir repidement la REPUTATION d’éfre h- pluH henu et le plu» cotifortublf train cueillant entre lu Métropole et la Ville-Reine.B.15 ».in., et 10.00 p.m., tous l«s jours.& la gare Union.FETE DU ROI Entre toutes gnrps au Canada, Fort William et l'Est; uusfii h Détroit, et Sault Ste-Murù .Mich., » Buffalo, Block Rock, Suspeiv sien Bridge G Ni»gara Falls, N.Y., ot auil gares du Pfldfiquc Canadien dans le Vermont et le Maine, au Prix d'un Passage simple de 1ère Classe.Bon pour partir les 2 et 3 juin Limite de retour, lo (i juin 1911.EXCURSIONS A PRIX REDUITS DE MONTREAL A Vancouver .i ’ ' 1 ci retour tnoo.ôo et retour $| Jj.-p; 1 livra.10c 1-2 VIANDE SALEE Bacon vert, flancs.14e 1-2 Bacon Long Clenr, léger .17a Bacon Long Clear, pesant .17e DRALE Une question pendante depuis quelques années est la reconstruction de j notre cathédrale et de l’évêché.Ce ”¦8 j projet, dit-on, verrait le commencement de sa réalisation le printemps prochain.Dans le domaine temporel, nous constatons des annxes importantes ajoutées aux usines de la compagnie de balances .Fairbanks et à la compagnie de machine *inct*.bo'13 l'our 60 jours.ries Sherbrooke, mnnufaeturière de mu- I BLIiKAU DLS BILLLIS 1 Aosnlint -'i nniiicr H nnl- 21* ruo St.taïquc».TéWphons Main 3732 eh men es pour moulins ,i papier et put 3733 ,)U BUX glu.'M Vigel.^ de rue W(ad.pc.I aor.ific Victoria .Seattle .Portland .San Francisco Los Angeles San Diego etc Départs du 1er juin au 30 sept.Retour jusqu'au 31 octobre.Taux très réduits pour les endroits ci-dessus.Les -I, 5 et 9 aux 21 et 26 juin et 4 juillet.Limite de retour 15 sept.Excursions de Colons A Manitoba, Saskatchewan et Alberta 30 mai ci 13 et 27 juin et chaque Sèint mardi ensuite jusqu’au 10 septembre.FEUILLETON DU ' DEVOIR * LES OBERLE par RENE BAZIN DE L’ACADEMIE FRANÇAISE.¦J 8 ( Suite) Alors, l’oncle Ulrica, qui caressait sa barbe grise et pointue, connu «pour en faire sortir des mots qui venaient mal contre le cher pays, se tut, regarda longuement son neveu, nice iiu sourire de complicité qui grandissu t et s’épanouissait.Et il finit par lire: —A présent que j’ai fait mon devoir, et que je u’ai pas réussi, j'.i, lu droit de t’avouer, Jean, que .l'ai eu quelquefois cette idée-là.Qu'eston que tu dirais, si je te suivais en IQalr-ceî —Vous?—Pas tout de suite.Je n’avais ici d'autre intérêt à vivre que de te iir grandir et continuer la tradition.Tout cela se brise.Sais-tu que ce mit un des meilleurs moyens de t'as surer contre uu accueil peu empressé! Juan était trop violemment agit * par la gravité des résolutions immédiates pour prendre le temps de causer d uu projet d'avenir.—Ecoutez, onde Ulrich, c'est dans quelques jours que j'ai besoin de vous.Je vous ai prévenu de ma Jécisiu précisément pour que vous m’ai.'l'M.1! se leva, alla vers sa bibliothèque, qui était près de la porto d'un rue, prit une carte d’état-major, et revint, en la dépliant, vers ie canapé.—Rasseyez-vous, près de moi, :nou om-le, et faisous de la géographie.11 étendit sur ses genoux la carte de la frontière de la Basse-Alsace.—J'ai résolu de m’en aller par ici, dit-il.Il y aurait une petite enquête à faire.L'onéle Ulrich hocha la tête en signe d'approbation, intéressé comme .mr uu plan tie chasse ou df bataille pir-nuu- na.Hou endroit, fit-il, Grand-Font:! in-, es Minières.Il me semble que c’-ut ci pie la frontière est la plus proche ce Strasbourg, en effet.Qui t'a doc né i- renseignement'?-François, le second fils du Kan; y , •uclicrhof.—Tu peux t’y fier.Tu prendras !o truin?Oui.—Jusqu ’où?'-.Jusqu’à Sehirmeck, je pense ?Non, c’est trop près de la frontière.et c est une station trop importante- 3 ta place, je descendrais à la station d avant, k Huns-Hersbach.— Bien.Là, je prends une voiture commandée à l’avance.Je monte jusqu’à Grand-Fontaine, je me jette dans la forêt.—Nous nous jetons, tu veux dire?—Vous venez ?Les deux hommes se regardèrent, fiers l’un de l’autre.—Parbleu! continua M.Ulrich, ça t’étonne?C’est de mon métier.Coureur desentiers comme je le suis, je vais d’abord aller reconnaître le terrain, puis, quand j'aurai fait le bois, de manière à me diriger même la nuit, je te dirai si lo plan est bon, et.à l'heure convenue! tu me trouveras, Aie soin de te mettre en touriste; chapeau mou.jambières, pas une once de bagages.—Evidemment.M.Ulrich considéra encore re hemi Jean, qui allait pour toujours quitter la terre des Ubcrlé, des Bkhlcr, cl* tous les ancêtres.Que c'est triste fnut de même, dis, malgré le plaisir du danger! - Bah! dit Jean, en essayant de rire, j’irai voir le Rhin aux deux bouts là où il est libre.M.Ulrich l’embrassa, — Courage, petit, à bientôt.Prends garde de ne, pas laisser deviner ton | projet! Qui est celui que tu veux j avertir?M.Bastian.L’oncle approuva, et.déjà sur lo seuil, montrant la chambre voisine d’où ne sortait plus M.iPhîlippu i OberlO: ! —Ce pauvre-là ! Dire qu'il a plus j d’honneur, avec sa moitié de person-; nalité humaine, que tous les autres ensemble! Au revoir, mon Jean’ Quelques heures s’écoulèrent, que i Jean passa au bureau de l’usine, comme de coutume.Mais il avait l’à-me si distraite que tout travail lui fut impossible.Les employés qui eurent besoin de lui parler s’en apercevant, un des contremaîtres ne put s’empêcher de dire aux commis chargés des écritures, des Allemands comme lui; —La cavalerie allemande fait des ravages par ici: le patron a l’air à demi fou.Le moine sentiment patriotique les fit rire tous,.silencieusement.Puis le dîner sonna, .lean redoutait de retrouver sa mère et Lucienne.Gelle-ci, au moment où elle allai entrer dans I la salle à manger, retint son frère, et, dans un demi jour, tendrement, l'em-! brassa, en ie serrant contre elle, l’om-] tue tou?les fiancés, c’était un peu l’an-itrç qu’elle embrassait sans le savoir, i Cependant la pensée au moins était pour Jean.'Lucienne murmura: —Je l’ai vu longuement, à Obernai.| Il me plaît beaucoup, parce que c’est - un orgueilleux comme moi.Il m’a pro-j mis de te protéger au régiment.Mais ne I parlons pas de lui à table, veux-tu?(,ii vaut mieux.Maman a été très bien.La pauvre femme me touchait.Elle n’eu peut plus.Mon Jean, j’ai été obligé de la rassurer en lui révélant ton secret- et je lut ai dit que tu ne quitterais pas l’Alsace, parce que tu aimes Odile.Me pardonnes-tu?Elle passa son bras sous celui de sou frère, et, sortant du vestibule, pour en trer dans la salle à manger où M et madame Übcrlé étaient assis déjà, silencieux : — Mon pauvre cher, dans cette nnii-sou-ci.toute joie est payée avec, le chagrin des autres! 4'ois: je suis seule heureuse! Le diner fut très court.M .Oberlé, aussitôt apus, emmena, dans la salle de billard- sa fille qu 'il voulait interroger.La mère resta un moment à table- près de son fils qui était maintenant son voi-sin.Dès qu'elle fut seule avec lui, la contrainte de son visage tomba comme un voile.I n mère sc tour, ^jin sers l'enfant- l'admira, lui sourit, dit, nvoc le ton le confidence qu'elle savait si bien prendre : —Mon bien aimé, je n‘en puis plus! Je suis brisée et il faut que je nie retire.Mais je veux t'avouer que.dnus ma.souffrance de tantôt¦ j ai en i nc joie, .Figure-toi que je croyais, mais ferme ment, jusqu'à tantôt, que tu allai- nous abandounor., Jean sursauta: —Oh! je ne le crois plus! ne t’effare pas!.Je suis rassurée.Ta soeur m'a dit en secret.que j'aurais un jour une petite Alsacienne pour belle-fille! .• ela me ferait tant de bien!.Je comprends que tu ne m’aies rien confié encore, au milieu de tant d’événements.Et puis c'est encore nouveau, u ’est-, e pas J Pourquoi trembles-tu comme tu fais?.Puisque je te dis.mon Jean, que je ne te demande rien eu ce moment, et que je suis complètement revenue de nia crainte.Je P'ame tant! Elle aussi elle embrassa Jean; elle aussi, elle le pressa contre sa poitrine.Mais elle n'avait d'autre tendresse dans l'àme que celle qu’elle exprimait; elle se souvenait de l'enfant au berceau, des nuits, dos jours passés, défi lu quiétudes, des rêves, des précautions, des prières dont il avait étc l'objet, ot elle pensait: “Tout cela n'est rien, en comparaison de tout ce que je voudrais faire encore, toujours, pour lui." Quand e.ie eut disparu et qu’il eut entendu le bruit qu’elle faisait, en ouvrant la porte du grand 'père infirme, auquel elle ne manquait jamais d'aller souhaiter bonne nuit, Jean se leva, ot sortit.Il alla par les champs, jusqu'à la bordure d'arbres qui enveloppait la maison des B» tiau, pénétra dans !« parc et caché là, resta quelque temps t regarder la lumière qui filtrait à tra.vers les volet de la grande salle.Des voix parlaient tour ù tour.Il en reconnaissait le timbre et n'en distinguait pas les mots.Elles étaient espacées, lentes, et Jean s'imagina qu'eii.v éiaient tristes.La tentatiou lui venait de faire le tour de ees quelques mètres de façade et d'entror résolument dans la salle.Il pensait: “Maiutenant que je suis décidé à vivre hors de l'Alsace, maintenant qu’ils m’ont refusé à cause de l'attitude qu’a prise mon père et du mariage dp Lucienne, je n’ai plus le droit d’interroger Odile.Je m’en irai sans savoir d’elle si elle souffre r.ommo moi.Mais ne puis-je pas la revoir chez elle, une dernière fois, dans l’intimité de la veillée qui les réunit, tous trois! Je ne lui écrirai pas; je ne chercherai pas à lui parler; mais je la reverrai, j’emporterai d’elle un dernier souvenir, et elle devinera que je suis au moiu* digne de pitié.” (A suive*)! s»-.».vt y 12 ut UEVOIR, Mardi, 30 Mal I9ii e Courroies Raccourcies COUBROIES SANS FIN Réparations faites de nuit ou de jour.D.K.McLaren, Limitée, 3S1 RUE ST-JACQUES CALENDRIER MERCREDI, LE 31 MAI 1911 Ste-Angèle de Mérici.Vierge.Lever du Soleil : 4 h.17 ; coucher du soleil : 7 h.38.Levet de la Lune : 7 h.22 ( m ) ; coucher de la lune 11 h.48 (s.) .Nouvelle Lune.-:0 :- TEMPERATURE SIR L.P.BRODEUR ?Notes de {’Hôtel de Ville Bulletin d’après le thermomètre de Beam B Harrison, 10-12 rue Notre Dame Est.B.de MESIiE, Gérant Ottawa, 30.—Voici les dernières rumeurs de changements ministériels.M.Ii.P.Brodeur, à l’occasion du couronnement, deviendrait sir L.P.Brodeur.La session finie, il donnerait sa démission 't deviendrait juge de la (Jour Suprême, à la place de feu le juge Girouard; NI.S.X.Parent, président de la commission du transcontinental, ,se porterait candidat dans Rouville, recueillerait le portefeuille de la marine et deviendrait l’organisateur du parti ministériel, dans Québec.NI.Parent, interrogé à ce propos, nie cette rumeur, et n’entend pas sacrifier la proie pour l’om'bre.Quant à la nouvelle de la retraite de NI.Brodeur, elle est prématurée.Ou plutôt, on en parle depuis longtemps; et la démission du ministre de la marine, serait, un soulagement pour les ministériels.Seulement M.Brodeur ne l’entend pas de cette oreille et se cramponne à son fauteuil.'Ai/JoaHTnu, Maximum.Même date l’an dernier Aujourd’hui Minimum data l’an dernier BAROMETRE: 8 h 11 h.mnttn, 30.37: Mid La hempa qu’il fera : BEAU ET CHAUD mal in, 30,3(i.70 .f>5 .50 .54 30.38; CE SOIR SYNDICATS OUVRIERS.•—Au Temple du Travail: salle 1.1’C nton 144 de» plombiers; salle 2.! !U-ninu 52 das prassiers.—Salle Laçasse: Union des Employés civiques.—Salle St.-Joseph: l’Union des maçons en pierre; l’Union 116 dos ferblantiers couvreurs, l’Union 359 des peintres.—Salle Dionne: Loge 271 ile^.fnrg,-rons; la Conseil conjoint 17 des cordonniers do la.B.& S.AV.¦—Salle Dumont, Conseil Conjoint 5 de la U.S.AV.—189 Létourneux.Club ouvrier de Maisonneuve.NOTRE MARINE DE GUERRE On s’intéresse toujours aux déclarations de M.Carney, Toronto, concernant l’équipage du “ Rainbow” de DEMAIN SYNDICATS OUATRIEBS.- Au Tempi o du Travail : S al h l’Union 0?.clos (’harpontiers on Conseil do district des charpentiers nuisiers.-—Salle Richmond ; I l nion -M mouleurs on for.-Salle Dionno ; l’I nion ‘ifïfi de-vaiHeurs on chaussures de la H.A; S.VY.Salir* St-dosoph ; l’Union des Tailleurs de pierre.- Salle Dumont ; l’union 11 des monteur- en ehaussun s de la l .S.W.Le “ Cri de l’Est” (Service spécial au Devoir) Ottawa, 30.—On s'intéresse beaucoup à Ottawa, aux déclarations qui ont été faites par NI.Carney, de Toronto, au sujet de la marine canadienne.De fait, NI.Carney a déclaré que les matelots du “Rainbow” étaient mal nourris, qu’ils étaient mécontents, que plusieurs d’entre eux avaient déserté, et qu’il y avait eu mutinerie à bord.Le commandant Roper, qui a été.interviewé par des journalistes d’Ottawa sur Je sujet, a admis qu’il ne pouvait rien dire de la question.NI.Carney est prêt à rencontrer le commandant Roper afin de.discuter la question, mais celui-ci ne veut pas se mettre au blanc.Il a peur à ses flancs, ce-qui est un indice de sa valeur comme commandant de la fameuse marine “tin pot,” dont NI.Brodeur est le “gros chaudron.” M'empêche que NI.Carney fait appel au commandant ou au sous-ministre du Service Naval, NI.Dcsbarats.—un marin d’eau douce,—et les somme de comparaître, devant lui.et de relever les déclarations qu'il est prêt à faire.On ne veut rien entendre, car on craint le résultat.Pourtant, il faudra bien que la lumière se fasse, et alors, ce sera fort amusant, parce que ce sera ridicule pour le gouvernement et sa désopilante engeance navale.Les élections de la Nouvelle-Ecosse 1 : fer -me tra- Le départ de M.Fielding ennuie les ministériels f est le Litre qu’on v ient de L mrmil rl’nn nouveau j mler à Matant*.l,p "Cri de l’KM” annonce qu’il consacrera tous ses efforts au développement de la péninsule de (Jaspé.S.G.Mgr Bruchési L'ARCHEVEQUE DE MONTREAL S'EMBARQUERA .VENDREDI PROCHAIN POUR L'EUROPE.Mgr l'Archevêque rie Muni.réal est de] retour en v ille depuis hier soir.Sa : Grandeur s’apprête à partir pour Ma 1 drid très prochainement.Vendredi I matin, à 9 h.45 Elle prendra le train j spécial pour Québec et là s’embarquera à bord de "l’Empress of Ireland” en 1 route pour Liverpool.Mgr Bruchési passera à Londres, se dirigera ensuite 'ers Paris, puis se rendra à Madrid.Après te congrès Eucharistique.Ear chevêquc de Montréal ira à Itome.M.le chanoine Sylvestre, de l’arche j rêehé, accompagnera S.G.Mgr Bru 1 rhesi.((Service .spécial an Devoir) Halifax.30.-Le départ de Nf.Fielding pour l’Angleterre a créé presque une panique dans l’organisation ministérielle ici.Il était entendu que le ministre des finances resterait ici jusqu’à la fin de la lutte provinciale et l’on espérait que sa présence réussirait à apaiser les difficultés qui existent du côté du gouvernement, (Son rappel au milieu de la lutte n’est pas de nature à décourager l’opposition.Le premier ministre, NI.Murray est encore un rude batailleur, mais il est évident qu’il n'inspire pas à ses partisans le même enthousiasme qu’autrefois.De tous côtés viennent des plaintes sérieuses sur la faiblesse des candidats libéraux.Le llrrald vient de publier une lettre typique dans | laquelle NI.Chisolm, député d’Inverness à Ottawa, écrit à NI.Duncan j NtéLellau, l’un des candidats à la législature, qu’il reçoit, beaucoup de 1 renseignements peu favorables sur l'issue de la lutte dans ce comté, jet qu'il croit ces renseignements exacts.L’opposition a ses misères elle aussi, à Halifax, où l’organe con-jservateur appuie chaudement le candidat ouvrier contre l'un des ean-I didats choisis par la convention conservatrice.Des deux côtés, cependant, l'on se bat avec entrain.L’opposi-! tion n’a pas été aussi vigoureuse depuis vingt ans, mais le fonds élec-j forai du gouvernement est un atout avec lequel elle devra compter.' Les subventions fédérales seules que NI.Fielding se plaisait à faire valoir représentent une dépense d’argent de plus d’un million de piastres1.La Banque d’Hochelaga à St-Jacques LAchigan l ne délégation c,onpi'enant 25 ei-tpyens dp Saint-Jacques l'Achignn, s'pst présentée pp matin devant le ro mité directeur de la Banque d'fToehe-laga.(Vs messieurs ont insisté pour que la Banque consente à cliangpr remplacement de la succursale quelle se propose de construire à Saint-Jacques l’Aohigan.Cette demande de changement est.basée sur le désir de veiller à l’embellissement de la Commune.Le Réciprocité au Sénat Américain LE SENATEUR PENROSE ESPERE QUE LE PROJET DE LOI Y SERA ADOPTE SANS CHANGEMENT.La grève des marins ON ESPERE QU’ELLE POURRA ETRE EVITEE, CAR DEJA DES ARMATEURS ACCEPTENT LES PROPOSITIONS DE L’UNION.) ( Spécial au ” Devoi Rotterdam, 30.|.„ danger d’une grève internationale maritime semble écarté pour l’instant, e.-tr les directeurs de l’union des marins ont, déclaré au jourd’hui que les armateurs Mlemnnds Danois et Norvégiens ont, accepté d’augmenter les salaires et il’accorder rie meilleures conditions de travail.L’électricité à l’Ile Grosbois Le SS.l’ierreville procède aetuelle-ment à 1 immersion d’un câble sous marin d’une longueur de 7,500 pieds, destiné à transmettre le pouvoir électrique de l'Ile de Montréal à Pile Grosbois., I est, dit-on.le plus long câble de l’espère.Il permettra de développer une forer constante de 4,000 chevnux.Feu M.Allaire Le 28 mai courant est décédé à St-Hyacinthe, à l’ftgr de quarante-sept ans, M.Joseph Allaire, marchand-tailleur de eet endroit.M.Allaire avait épousé Mlle Anna Renière et laisse pour déplorer sa perte une jeune famille de sept enfants.Il était né à Saint-Ours sur la Rivière Chambly.C’était un citoyen exemplaire qui avait réussi par son travail assidu â se créer une bonne situation.Les funérailles auront, lieu mercredi matin K Saint-Hyacinthe, h 9,30 a.m.à l’église Cathédrale, Académie Saint-Jean-Baptiste Les membres du Cercle Auelair de-vHient jouer nns séance le 1er juin, mais ries rirennstisnees imprévues les obligent, à la.ramettre su 7 juin.Us comptent sur la présence de leurs nombreux «mis.124-2 Washington, 30 mai.AI.Penrose, président du comité des finances, croit que l’enquête sur lu réciprocité sera terminée mais il pourrait se taire que la considération des amendements sur le bill de ré iproeitê retarde le rapport sur cette question jusqu'il" commence-ment de, la semaine prochaine.Le sé uateur Penrose espère cependant que le bill sera rapporté sans changement.Deux intérêts différents, opposés trifts dedx à la réciprocité, (font venus en conflit, an,join'd Mini.M.A.K, Chamberlain, de Dakota Sud.parlant au nom des agriculteurs, s’est déclaré opposé à la mesure tout on approuvant !’ad mission en franchise du bois de construction.Il déclare que 1» fermier est obligé de payer son Viols trop «'her.la’s représentants des intérêts dans le bois (étaient aussi présents.“ Esp'rez vous que les marchands de bois vont vous approuver dans votre lutte contre l’admission en franchise dn blé?” lui demanda le sénateur Iley burn.“Je ne suis pas ioi pour faire de la politique,” dit M.Chamberlain.‘ Les représentants des marchands do bois de l’Ouest parleront, après vous, ajouta le sénateur, et je veux qu’ils comprennent votre position, à 1 ’égard de leurs intérêts, de sorte qu’ils puissent se former une opinion sur les vôtres.’ ’ -f- La Navigation LE “WILLEHAD’ ’ Les représentants de la ligne Cana da à Montréal n’ont encore rien appris an sujet Je la rumeur lancée par un confrère du matin que le ‘Willehad’ aurait subi des dommages au cours de sa demie e traversée.Ils ne peuvent encore démentir cette nouvelle mais sont néanmoins en mesure d’affirmer que ees dommages, s’ils existent, sont de peu de conséquence.ARRIVERONT BIENTOT Deux paquebots do la ligne Allan arriveront à Montréal bientôt.LMoouin est passé â Saint Nicolas à 9 heures 10 ce matin et sera à Montréal â 7 heures eo soir.Le “Ijake Erie” est arrivé à Québec ce midi et sera â Montréal demain matin â bonne heure.Parmi les autres paquebots qui arriveront â Montréal aujourd’hui ou domain nous voyons le “Cassandra” ce la ligne Thomson arrivé â Québec (0 matin à 4 heures 25 a.m.et le “Southwark ” arrivé à Québec ce matin :\ 5 heures 35.Lo “Dominion” arrivera aussi à Montréal demain.SIGNALES:— Cap au Saumon, remontant, 5 henres 30 a.m.“Krnnprinx Olaf”, Pointe au Père, remontant, 3.25 n,m.“Mount Royal”.Cap Madeleine, descendant, 5 heures p.m., “Gothland”, 6 p.m., “Welshman ’ ’.Pointe â In Renommée, descendant, 2 p.m., “Montréal'1, 5.30 a.m., “Monmouth Cap Rosier, montant, 8 heures a.m.le TI.M.S.“Niobe”.Cap Race, montant, à 3 heures 30 p.m., à 230 milles à l’est, “Aseania”.Belle Isie, descendant, hier à 11.45 p.m., à 30 milles au Sud, “Lake Manitoba Le mal de barbe ON PEUT CONTRACTER CETTE MALADIE AILLEURS QUE CHEZ UN BARBIER, DECIDE LE TRIBUNAL.mat m.Dans un jugement rendu c le juge Greenshields a déclaré, après avoir entendu des autorités médicales, que le mal de barbe provenait de plusieurs sources et qu'il pouvait être contracté ailleurs que cher, un barbier.L’air même pouvait servir de véhicule aux microbes de cette maladie de la peau.Il s agissait d'une poursuite intente’ contre le barbier Louis Nimmo pur M.James A.Bern'.Ce dernier avait contracté le mal de barbe quelques jours après s’être fait raser chez lo défendeur et il réclamai t 8199 de dommages-intérêts.Comme il fut démontré que le mal pouvait provenir de plusieurs sources et que rétablissement du défendeur était tenu : rès propre mont, la poursuite a été renvoyée avec dépens.L’hygiène infantile dans St-Joseph CONFERENCE DU Dr EUG.GA GNON SUB LES SOINS A DON NEB AUX NOUBBISSONS.Hier soir, dans le soubassement de l’église Saint-Joseph, le Dr Kug.Gagnon a donné une conférence sur l’hy giène infantile.Plus de 300 mères de famille avaient répondu à l’appel de M.le curé or-beil, promoteur de ta chose.ri y avait aussi dsns l’auditoire tous les médecins de Saint-Joseph, M.le curé de Sle-Cunégonde et un médecin de cette paroisse.Ceux-ci vont organiser prochainement chez eux une séance du même genre.lie conférencier expliqua les causes principales des maladies des enfants et donna quelques conseils pratique» pour les prévenir ou les soulager.Depuis un an déjà, il existe dans la paroisse de Saint-Joseph, un service de consultations des nourriseong qui rend les plus grands services et M.le curS Oorboil qui est à la tète du motive-mamt.espère lui donner bientôt un grand développement.Iwi prochaine conférence sera donnée par le Dr Bé.vérin Lachapelle.Nous en reparlerons.Trouvé mort dans son lit Un nommé L.-C.David, domicilié près du parc Dclorimicr, « été trouvé mort dans son lit cc matin.On no connaît pas les causes do la mort.1
de

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