Le devoir, 7 janvier 1930, mardi 7 janvier 1930
Volume XXI — Numéro S Abonnements par la poste ?Edition quotidienne CANADA.* 6.00 Etats-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 DEVOIR Montréal, mardi 7 janvier 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: -SERVICE DE NUIT: Administration: Rédaction: • ttérant: - HArbour 1241 • HArbour 12« HArbour 3679 ¦ HArbour 4897 La bataille pour l’Ouest Les deux partis manoeuvrent —M.Bennett en Saskatchewan — Répétera-t-il ses conseils des Cantons de l’Est?- Ce serait la bonne place La bataille de l’Ouest .s’engage à fond.De l’importance qu’y attachent les chefs de parti, les témoignages se multiplient presque quotidiennement.M.King confie à M.Dunning, de la Saskatchewan, le très gros portefeuille des finances; il fait presque tout de suite appel, au risque de réveiller les désagréables souvenirs du cabinet de guerre, à M.Crerar et lui attribue, à lui aussi, un portefeuille de premier ordre.A tel point que l’équilibre des provinces en est rompu et que le chef du gouvernement se croit obligé de décla- rer qu’il fera prochainement quelque chose pour redonner à la province de Québec une situation analogue à celle qu’elle occupait autrefois, alors que M.Robb dirigeait les finances fédérales.D'autre part, à peine revenu d’Angleterre, à la veille d’une session ardue, M.Bennett entreprend une nouvelle tournée de conférences dans l’Ouest.L’enjeu apparaît de taille, et les chefs ne négligent, rien pour le faire tomber de leur côté.Opération compliquée, particulièrement en un pays aussi divers que le nôtre.M.King en fait l’expérience, qui se voit obligé d’essayer de donner ici à son double geste de l’Ouest un pendant acceptable à ses partisans québécois.M.Bennett pourrai! le constater aussi, s’il ne répète point dans l’Ouest les discours qu’il a tenus chez nous.Car on ne l’a peut-être pas encore oublié: M.Bennett, faisant dans les Cantons de l’Est ses premières armes, fit d’assez vigoureuses déclarations sur la nécessité de la paix et de l’harmonie.Dans cette région où la minorité anglo-protestante est depuis longtemp gâtée, où, non seulement elle jouit de sa pleine liberté scolaire et linguistique, mais où on lui a conféré un privilège extraordinaire, qui la met presque au-dessus de la majorité (les circonscriptions électorales de la région ne peuvent ou ne pouvaient encore être modifiées il y a quelques années, sans l’assentiment exprès des députés de ce coin de pays, alors qu’il suffit ailleurs du voeu de la majorité du parlement provincial), dans cette région donc, les déclarations parurent légèrement superflues.Mais les esprits bienveillants se dirent: D’abord, M.Bennett, oit qu’il parle, parle pour tout le pays.Puis, ce n’est probablement là qu’une amorce.Il parle ainsi dans les Cantons de l’Est pour qu’on ne s’étonne point de l’entendre tenir de tels discours ailleurs, où ce pourrait être plus nécessaire.Soit; mais l’heure arrive où le chef de l’opposition fédérale va avoir une excellente occasion de répéter ses déclarations des Cantons de l’Est.Il va traverser la Saskatchewan.IJ est indiscutable, quelque responsabilité qu’on veuille attribuer dans l’affaire à tel ou tel homme politique, il est indiscutable qu’il s’est produit dans la Saskatchewan ces mois derniers une violente explosion de fanatisme, dont les derniers échos ne sont ?as éteints.M.Bennett refera-t-il là scs discours sur la paix et l’harmonie?Nous l'espérons pour le bien général.Il y trouverait peut-être du reste son bien particulier.11 semble qu’il ait tout intérêt à prendre d’un bout du pays a l'autre, et en toute circonstance, figure de champion de la paix et de la concorde.Orner HER0UX U actwdilt Début tante et d peu près nue.C'est dons i it état «MC la recueille le premier ministre, protagoniste de Vnpérapartcmrnt.H /'enveloppe dans des discours nombreux, doublés de statistiques.Ixi fille ne pleure pas et n'nfflche pas de fausse vergogne: elle tait le sort qui l'attend.La Chambre, en effet, par an vote honorable, l'accueille et va la conduire au lieutenant-gouverneur qui l'enfouit aux archives, donjon sans issue dont oneques personne ne ressortit.Après des intermèdes nombreux, le drame est’enfin noué et l'intérêt va croissant jusqu'à ce qu'il atteigne le puroxqsme à la fin de la session.Celte année, la session ne manquera pas d’intérêt parce que deux odeurs g font leur rentrée dans des rôles nouveaux: le chef de l’opposition et le ministre de la voirie.Le chef de l'opposition est reconnu pour sa fougue.On l'a vu jusqu'ici, à Québec, dans des rôles épisodiques, mais la foule de scs admirateurs a exigé de l’impresario qu'on lui confie le grand premier rôle.Il aime l'adton, goûte le risque et excelle à lancer des couplets qui prennent T assistance des qaleries au i>cntre.Mais sa situation es! loin d’etre intéressante.D'abord le grand premier rôle gaucher est privé de tout applaudissement.Qu’est-re que dix-huit ou vingt mains, comparées aux battoirs de la partie adverse qui multiplient ce nombre sir ou sept fois?Lnsuite, il n'a jamais de bouquet.Qu'il chaule bien ou mal, qu'il fausse ou qu’il détonne, le chef du gouvernement est toujours assuré du monopole des applaudissements et des compliments.Dès qu’il se tait sa clique claque.La claque! est ù sa seule et entière discrétion.\ Lt son châtiment c'est de croire que c'est arrtué et de penser, seul, que la claque n'esl pas In clique.Disons, pour quitter le langage métaphorique, que foule la province surveille celte session, qui promet de sortir de l'ordinaire.M.Il onde g débute dans le rôle de chef de l'opposition, mais peut-être pas sous d’aussi heureux uusptccs qu'on s'u attendait lors de son élection.Pourra-t-il compter sur un parti uni?M.Sauvé lui apporlera-t-il | une collaboration active et soutenue nu cons t d ire ra-t-tl qu'àyant pris sa retraite il doit l’essayer pour voir ce que ça goâte.M.Smart boude déjà.M.Gault imitera-t-H le susceptible West-mountais?lin n'en sait rien; mais ce que l’on parait savoir c'est que te chef de roppusllton, qui avait été choisi surtout à cause de ses qualités «/#• combativité, a été prié de les remiser.On lui a enjoint, après C.ntnptnn, de couper set on-qles.Il n'y a pas contenu.On lut a enjoint de laisser Montcalm et de .prendre le sien.Il a foncé sur M.Perron, l 'était un peu la lutte t de don Quichotte contre les mou*j Uns à vent.• Conséquence, ses conseillers boudent et le jeune chef est abandonné à ses propres ressources, dit-on.Ce n’est déjà pas si mal: U a un beau traitement et n’est pas attaché à l'argent.H trouve de quoi se débattre, au moins pendant quelque temps, à même ce qui lui est payé par le peuple.C’est un argument en faveur du paiement des hommes public qui, s’ils pouvaient trouver de quoi défrayer leurs campagnes électorales à même leur traitement, ressembleraient moins à des femmes publiques (à ce qu’on entendait par ce terme avant l’accession de ces dames aux affaires).En somme, les Anglais veulent que JH.Houde soit un pion (ou un fou) sur l’échiquier Bennett.U ne veut pas.Puissant, sanguin, violent, colérique, M.Houde aura devant lut au parlement un adversaire de même trempe; mais M.Perron n’est pas dans la même situation que M.Houde.Peut-être trouvera-t-il autour de lui des gens portés à le tirer par sa queue d habit pour l’empêcher de se lever trop souvent et de prendre trop de place.Mais il a de l’expérience parlementaire, de vastes ressources et une atmosphère sympathique.La lutte bien que de tailles et de poids les adversaires soient presque dans la meme classe, sera en réalité celle de David et de Goliath, puisque aussi bien le chef de l’opposition n’a guère dans sa fronde que les deux petits cailloux de son programme: “Dehors la clique, plus vite que ça’’.Récemment, cependant, s’y est ajouté un journal, pierre aigue, dont seuls les sots songeraient à nier le dynamisme.Quelle sera l’issue du combat?Si, comme c’est possible, le colosse n’en sortait pas indemne, on songerait a trouver ailleurs un remplaçant à M.l'aschereau, qui s’en ira bien un jour ou Vautre.“M.Mercier”, disent les uns Ils se trompent.M.Mercier est trop plastique, dans deux sens du mot.Son bon garçonnisme l'inclinerait à céder trop vite sa place si l’opposition insistait pour l’avoir.Le conflit est entre Montréal et Québec.On oublie trop qu’il est un homme en dehorsldcs deux villes qui a assume la lourde tâche de remplacer M.Perron à la voirie et qui s’en tire avec aisance.On lui a confié les uns après les autres les postes les plus élevés et il s’est toujours trouvé de plain-pied avec eux.H a administre, H a travaillé, sans chercher la publicité, ni le tapage.Mais il a réussi à se concilier l’estime de tons.L'opposition lui manifeste du respect parce qu’il le mérite et parce qu'elle sent qu’elle ne fait que s'incliner devant le sentiment public.U est l’homme le moins attaqué du ministère et du parti.N’est-ce pas aussi parce qu'il est le moins attaquable?MEMO Bloc-notes M.King chez nous?Le Star et la Gazette ont parlé de la candidature possible du premier ministre, M.King, dans le comté de Chàteauguay - Huntingdon, vacant depuis la mort de M.Robb.Pour se présenter à cette élection, il faudrait que M.King abandonnât son mandat de la Saskatchewan.Or, c’est ce qu’il ne fera assurément pas, surtout en un temps ou des gens de cette province, a commencer pur M.Anderson, veulent répandre et accréditer la légende que notre province domine le cabinet fédéral.Si M.King n’abandonne pas son mandat de l'Ouest, i] ne peut être candidat à un autre mandat dans quelque province que ce soit.H est de plus en plus certain que la nouvelle du Star et de la Gazette est un canard de grande taille.Le ministère, cela va de soi, u du mal à remanier la distribution des portefeuilles, depuis qu’il a perdu M.Robb, dont la mort a rompu l'équilibre du cabinet.Il se fait de ce temps-ci dans les cantons de l’Est une vive campagne en faveur d’un député de langue anglaise que ses amis tentent de pousser dans le ministère.Cette insistance de leur part n’est pas pour rendre plus facile In tâche de Si.King.Et o’est de eel embarras que désirent profiter apparemment les amis de ce député afin de l’imposer au premier ministre.Comment tournera l’aventure, il serait prématuré de le dire.Ce qui est évident c'est que le premier ministre aimerait bien a choisir ses ministres nouveaux sans aucune pression de l’extérieur.Délicatesse Très délicate et très bien surveillée.lu Presse du samedi 4 janvier, qui trouve moyen de faire figurer dan* une page de réclames et d'annoncés de cinémas (page lift), à côté de la photographie d’acteurs et d'actrices de vingt-sixième ordre, celle d'un dignitaire de l'Eglise.Elle aurait eu plus d’égards pour la phofo de M.Pamphile DuTrem-bloy, et ne lui attrait pas infligé pareil voisinage.AttonÇ* Il y a des mois, le Soleil a promis, en annonçant son changement de propriétaires, do donner lé-des-sus de nouvelles précisions, en temps et lieu.U y a toujours quelque Intérêt, en effet, pour des lecteur» d'un journal, à savoir quel cp iVo* enquêtes Cabot a-t-il découvert la terre de Baffin ?On peut raisonnablement le supposer, en admettant que la mémoire de l’historien Ramusio (Giambap-tista, 1485-1557) ait été fidèle — Il n’a pu cependant découvrir ni le Labrador, ni les détroits d’Hudson — Jacques Cartier ne devait pas découvrir la Nouvelle-France T 67 degrés 30 minutes de latitude nord (par Emlie BENOIST) M.Samuel-Edward Dawson, dans son mémoire à la Société Royale du Canada, en 1894, a bien eu raison d’écrire qu’il est difficile de dire si c’est Sébastien Çahot qui s’adonnait de façon phénoménale à l’inexactitude d’expression ou si ce sont ses amis qui étaient phénoménalement doués de mémoires infidèles.On a vu les contradictions flagrantes, les inexactitudes manifestes qui ressortent des écrits de Pierre Martyr, de ceux de Ramusio.Ces deux écrivains, qui vécurent à l’époque de Sébastien Cabot et qui connaissaient celui-ci, nous laissent des récits de ses voyages et de ses prétendues découvertes qui ne concordent absolument pas avec la seule déclaration qui, hors de tout doute, ait été [faite par Sébastien Cabot lui-même et sous serment, lors du procès de Diego Colomb contre la Couronne d’Espagne.Il nous reste à examiner un autre écrit de Ramusio, voyageur, géographe et écrivain italien, l’auteur de Navigazione e viaggi.Voici comment Tbacher, dans un mémoire à la Société Royale (1894, pp.300 et 301), introduit le passage de Ra-Hiusia.' “Le fameux Ciamiiaptista Ramusio, qui a écrit l’histoire narrative de voyages anciens, dans son préambule {preliminary discourse), et écrivant en date du 22 juin, 1553, fait la déclaration suivante: H y a plusieurs années passées, j'ai reçu une lettre de signor Sebastian Cabot, notre compatriote vénitien, homme d’une grande expérience, et très fameux dans l’art de la navigation et dims ta connaissance de la cosmographie, qui a navigué le long de et plus loin que cette terre de Nouvelle-France, aux frais du roi Henri le Septième d’Angleterre.Et (Suite à la deuxième page) est le maître.Les semaines et les mois ont passé, et le Soleil parait n’avoir trouvé ni le temps ni le lieu propices à cette information.Au début de 1930, et comme commence la session provinciale et que s’annonce la fédérale, il ne serait pas mauvais que le public, celui du Soleil, et l’autre aussi, sachât fi quoi s’en tenir.C’est d’intérêt public, en effet, car le Soleil, depuis des années, louche une part de plus en plus considérable des fonds provinciaux et, dernièrement, il a établi clair comme de.l’eau de roche uue la seule vraie bonne presse, l’authentique et la meilleure, c’est la presse de parti entretenue à même les fonds de l'Etat, — c’est-à-dire avec le produit des impôts prélevés sur le public.Promu M.H.-H.Mclanson, jusqu'ici directeur général du service des voyageurs aux Chemins de fer Nationaux, vient d’être fait adjoint au vice-président des transports du même réseau ferroviaire, à l’emploi duquel il est depuis 1889.C’est la récompense de quarante et un ans de services loyaux et constants et aussi un bel avancement pour un excellent employé, qui atteint ainsi à de très hautes fonctions.C’est au surplus le témoignage que dans le domaine des transports ferroviaires des gens de notre race sont en train d’obtenir des postes de nlus en plus élevés, qu'on considérait jusqu’en ces derniers temps presque inne-eessibles.Nos compliments à M.Melnnson et aussi à la direction des Chemins de fer Nationaux, à commencer par sir Henry Thornton, nour avoir su reconnaître ainsi la belle carrière de l’un des nôtres.G.P.Législation urgente A PROPOS DES HYPOTHEQUES INOPERANTES Sous le titre de Législature opportune, le Devoir du 21 décembre dernier publiait un fort intéressant article de M.Eudorc Couture, notaire à Rimouski et directeur du Progrès du Golfe.Il s'agit d’un projet de loi qui, si l’on en croit la rumeur, pourrait bien être soumis aux Chambres au cours de la prochaine session, relativement à la radiation des hypothèques inopérantes, qui affectent les immeubles, tant dans les villes que dans les campagnes et qu'il est pratiquement impossible de faire radier selon les modes or dinaires déterminés par la loi.Ces hypothèques constituent une entrave à la vente des immeubles et à la négociation des prêts hypothécaires c» sont pour le public uni-source d’ernuis et de frais considérables.“Les notaires, (dit Me Couture), témoins habituels de telles misères dans leurs études, en souffrant eux-mémes beaucoup dans l'exercice de leur ministère professionnel, ne pouvaient plus longtemps se désintéresser d’une situation aussi désastreuse de toutes manières.Le cri d’alarme fut jeté, î| y „ p|„s d'un an, par un rcgistrntcûr, ancien notaire, Me Philippe Angers, de Beauceville.” En effet, la (.hanibrp des notaires.à sa session de Juillet 1928.a approuvé certain remède à ce mal social que suggérait Me Angers.Le notariat depuis, réuni en ron- ! grès général en septembre dernior, i a unanimement promis son plus en-tier npnul à tout projet •’tendant à ! simplifier et à rendre moins dis- j pendieuse et moins longue lu prneé- i dure requise pour opérer la radia-j lion des hypothèques inopérantes et qui sont de droit éteintes par compensation, confusion, prescription ou autrement”.Il n'est pas douteux qu’au seul point de vue professionnel il serait à souhaiter que les choses restassent en leur état actuel, mais ce ne sera pas la première fois que le notariat aura sacrifié son intérêt particulier à l’intérêt général; il est coutumier de ces sortes de gestes et ce n’est pas nous dans tous les cas qui les lui reprocherons.Nous avons, pour notre part, donné à ce projet notre plus entière adhésion, et voilà pourquoi nous ne pouvons résister à l’envie, à l’approche de la prochaine session, de répéter par la voix de la presse soucieuse des intérêts de la collectivité, que ce projet est non seulement opportun, mais urgent.Notre confrère, Me Eudore Couture, dans l’article plus haut cité, ne signale-t-il pas en effet que "les hypothèques inopérantes, de radiation impossible, comme il y en a une dizaine de mille dans la Beau-ce, et peut-être en moyenne autant dans chacun des autres comtés de la province, empêchent les cultivateurs, qui en sont affligés par la faute inconsciente de leurs devanciers, d’obtenir du prêt agricole, les fonds mis à leur disposition pour les aider à cultiver la terre et à établir leurs enfants.” Me Couture a si bien exposé le projet et son opportunité que nos remarques se borneront non pas tant à répondre aux objections, puisqu’il n’y en a aucune, qu’à tenter de calmer les craintes manifestées en certains milieux contre ce projet, qui, a-t-on dit, “pourrait bien, en certains cas, préjudicier à des droits acquis.” L on s’apitoie sur le sort que réserve ce projet au créancier.Disons tout d’abord que le “projet Angers" laisse subsister la créance en toute son intégrité; il n’a pour but que l’extinction de la garantie hypothécaire ou du privilège qui encombre l'immeuble.Notre système actuel d’enregis-tremènt offre au créancier tous tes moyens de protéger sa créance; il serait nia] venu de se*plaindre de n’avoir pas su en profiter et comme nous l'avons dit, le créancier sur le sort duquel on veut bien tant s’apitoyer, par su négligence, son insouciance, son incurie, cause au propriétaire de l’immeuble affecte à la garantie de sa créance des embarras et des inconvénients tels «lu il devrait être le dernier à se plaindre que la prescription vienne enfin libérer ce pauvre "pro-prio".La prescription n’est pas l’ouvrage de la seule puissance du temps, elle prend sa buse dans la possession et dans une présomption de renonciation de la part de celui qui néglige ses affaires.U’cst (inns le silence et l’acquiescement du créancier que se trouve le principe de *h prescription.t.est i e peine imposée à une negligence et (pinnd cette négligence cause préjudice, comme c’est le cas dans l’objet qui nous occupe, le créancier serait mal venu à se nlaindre de cette peine quand U lui eût été si facile de l'éviter.Le principe d'ailleurs n’est-il pas déjà incorporé dans notre code: le privilège du fournisseur de mu-tériaux comme celui de l’ouvrier s’éteint faute de poursuivre son débiteur dans les trente jours après la fin des travaux (2013e).D’ailleurs, les privilèges ou hypothèques, dont on recherche au moyen de ce projet In radiation, dans dô pour cent des cas.n'exi*.lent qu'en apparence; ils sont dans la majorité des ras éteints, par le paiement.Croit-on sérieusement qu’un créancier soit tellement négligent qu'il laissera écouler vingt ans sans poursuivre le recouvrement de su créance, ou du moins sans la protéger par le ntoy facile d'un renouvellement?Le banquet du Vingtième anniversaire Le comité d'organisation s'adresse à “tous ceux qui, par-dessus les divergences de détail", savent gré au Devoir “d’avoir gardé au service des Causes les plus hautes une arme solide” — Où les billets sont en veille ; leur prix — Les dames sont invitées , Le comité qui organise le banquet du Vingtième anni- versaire du “Devoir” adresse au public l'appel suivant: Le “Devoir” vient d’avoir vingt ans.Certains ont pu différer avec lui, au cours de ce long espace de temps, sur tel ou tel point, personne ne contestera qu'il ait rendu à la cause catholique, à notre pays, à notre groupe ethnique, aux oeuvres, des services éminents.Pour commémorer cet anniversaire, le journal se contente de publier un numéro-souvenir et de demander à ses amis un nquvel effort de propagande.Il a paru à un certain nombre d’hommes qui, dans leurs milieux respectifs, ont souvent constaté l’oeuvre bienfaisante du “Devoir”, qu’il importait de faire autre chose, d’apporter au journal un témoignage public d'encouragement et de sympathie.Ils ont donc décidé de convier le public à un grand dîner qui sera donné à l’hôtel Windsor, le lundi 3 février, à sept heures et demie.Ils y invitent tous ceux qui veulent dire au “Devoir” leur gratitude et leur encouragement, tous ceux qui, par-dessus les divergences de détail, lui savent gré d’avoir gardé au service des Causes les plus hautes une arme solide.Nous avons déjà annoncé que les dames comme les hommes sont invités à ce dîner.(Toilette de ville) OU LES BILLETS SONT EN VENTE Les billets sont en vente (au prix de $2.50), aux bureaux du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame (Est), (Téléphone, HArbour 1241), et aux endroits suivants: Secrétariat général de F“Association catholique de la Jeunesse canadienne française”, 60, Saint-Jacques, ouest, (Téléphone, HArbour 6383); Secréta riat de Association catholique des Voyageurs de Commerce du Canada, 1985, Rachel (est), Tél.AMherst 2827; Bureaux de l’“Ünion catholique des Cultivateurs”, angle île Montigny et Beaudry, (Tél.Frontenac 5998); Pharmacie J.-A.Desilets , angle Adam et Bourbonniè-re, (Tél.Ckdrval 0532); Compagnie de “Biscuits Stuart”, 235, Laurier ouest, (Tél.Crescent 2167); Chez MM.Roméo ’Beaudet’, 395 Westhill, (Tél.Wal nut 1693) ou Chambre 223, Edifice Drummond, (Tél.Marquette 5324); Raoul Carignan , 9791, Chemin La Salle, Ville La Salle, (Tél.Walnut 0686-F ou Harbour 9277); Bruno Charbonneau7390, Saint-Denis.(Tél.( alu-met 7204); J.-T.Chartrand , 1810, Avenue Lajoie, Ihitremont, (Tél.Atlantic 1717); le Dr D.Chouinard' , 3203, Ontario-est.(Tél.Frontenac 1544); Lucien 'Danis , 951, Saint-Philippe, (Tél.Westmount 4563-W.); Joseph üansereau ’, 4439, vSaint-André, (Tél.Frontenac 6856); Wilfrid Déziel , 182.Notre-Dame de Grâces, (Tél.(Walnut 0155); Oscar Gince , 134, Boulevard Saint-Germain, Saint-Laurent, (Tél.Bywater 0850); Lucien Houle , 1862, William-David.(Tél.Clairval 5187); J-P.Lacerte , 1428, Sicard, (Tél.Clairval 3153); Chs-Em.vigne , 1332, Saint-Zotiquc>, (Tél.Calumet 2380); Henri Lecavalier , Pharmacie Lachine, rue Notre-Dame, Lachine, (Tél.593); Lévis Lorrain , 2278, Panel, (Tél.Amherst 0204); Marius Letourneau , 3628, Boulevard Décarie, (Tél.Walnut 0186); FJ^Verdon, 5438, Saint-Urbain, (Tél.Crescent 6922).DETAILS SUPPLEMENTAIRES Le banquet sera sous la présidence d’honneur de M.J.-A.Julien, avocat.M.le Dr Prince «agira comme président actif.M.Henri Bourassa, directeur du “Devoir” et quelques-uns de nos amis prendront la parole.Le comité sous le patronage duuuei s’organise le banquet se compose de MM.N.-Roméo Beaudet (président général de l’Association catholique des Voyageurs de Commerce du Canada); Clovis Bernier (président du Conseil central .des Syndicats catholiques de Montréal); Joseph Dan-sereau (président général de l’Association catholique de la Jeunesse canadienne française); J.-A.Julien (président du ( onseii central des Conférences de Saint-Vincent de Paul de Montréal); Aldéric Lalonde (président de l’Union catholique des Cultivateurs); Arthur Laramée (président de la Ligue des Anciens retraitants); le Dr J.-B.Prince, président des Amis du “Devoir”); Guy Vanier (président générai de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal); J.-Tancrède ( hartrand (vice-président général de l’Association catholique des Voyageurs du Commerce du Canada); Alphonse de La Rochelle (chef du secrétariat de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal); Gérard Tremblay (secretaire général des Syndicats catholiques de Montréal); Lucien Danis (ancien président du comité régional de l’Association catholique de la Jeunesse); A.Allard, Bruno Charhonneau, Raoul t arignan.J.-A.( artier, le Dr D.Chnuinard, Alexandre Cousineau, M ilfrid Déziel, Elie Duchnrme, Raoul Fournier, Os* ,’,ir Gince, Joseph Hébert, J.-P.Lacerte, J.-S.Langcvin, Chs-Emile Lavigne, Joseph Meunier, J.-E.Verdon, de Montreal; Anatole Brais, de Saint-Hyacinthe, Louis-I).Durand, des Trois-Rivières.Le comité d’organisalion se compose de MM.Chs-Em.Lavigne, président; Beaudet, Carignan, Chartrand, Choui-nard, Dansereau, Langcvin et Tremblay, avec, comme membres adjoints, MM.Brais et Durand.Toute la correspondance relative à celte fête peut être adressée au Comité du Banquet du “Devoir”, Case postale 1020, Montréal.Qu’un professionnel par exemple.médecin, avocat, notaire même, laisse s’éteindre par prescription ses honoraires qui ne représentent un montant élevé que par leur somme, nous en nouvel mais les montants garantis par vi iège ou hypothèque qui sonl jours, relativement du moins, i (Suite ù la paye 2) LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 7 JANVIER 1930 VOLUME XXI Rfo 8 PROMOTION A l législation M.E-H.MELANSON is , ÜRGENTt (Suite de xa 1ère pa^e) L*E_GERANT GENERAL Ut SF.R- importants oour que le créancier ne v4pvt virKPUFsTl- s’en désintéresse pa-.au point sur- nvv?^v^THARrE N|)F f \ VlR- ',out ,,e les lalsser se prescrir' nous DENT EN CHAJtur.UE LA avons peine à lc croire pour no tre part, nous n’avons jamais vu CULATION DU C.N.B.AL H.H.Melanson, «érant général du service des voyageurs, a été promu assistant-vice-président en charge de la circulation du Chemin de 1er national du Canada avec bureaux-chefs à Montréal.Cette promotion est annoncée dans une circulaire publiée hier soir par M.R-L.Burnap, vice-président en charge de la circulation avec l’approbation de sir Henry Thornton, président du réseau.Cette promotion prend effet ini-médiatemant et comme le dit la circulaire, M.Melanson aura désormais charge de telles affaires et remplira telles fonctions que lui assignera le vice-président.M.H.-H.MELANSON d'hypothèque éteinte au moyen de la prescription.Ce mode d'extinction des obligations n’est invoqué qu’à défaut de moyen d'établir ou de prouver le paiement.Non, les créances que ces privilèges ou hypothèques garantissaient ont été la plupart du temps acquittées et elles n’apparaissent au certificat que parce que la quittance n’a pas été enregistrée, ou même n’existe pas, bien que la créance ait été payée.C’est un débiteur ignorant qui se contente souvent d’un simple reçu sous seing privé, insuffisant par conséquent dans sa forme pour obtenir radiation de la créance; d’au tre fois la quittance, bien que notariée, est demeurée en la pnsses- , , sion du débiteur (pii a négligé de M.M.-H.Melanson possédé une i ],, déposer au bureau d’enregistre-longue expérience ferroviaire.Des- ; memt.Cendant d’une vieille famille aca dienne qui s’établit à Port-Royal en 1660, il fit scs études au < m Saint-Joseph de Memramcook.H entra au service de ITntercolonial a Moncton, en 18ND avec le litre d’assistant du commis de deuxième classe, dans le service de la mécanique.Trois ans plus tard il entra Certains débiteurs, dans les campagnes et autrefois surtout, n’ont-ils pas souvent considéré la remise par le créancier de la copie de l’acte de prêt comme une extinction absolue de leur dette comme de l’hypothèque en garantissant le paiement?Combien, d’autre part, de débi- dans le service des voyageurs de | ie|irs q^j acquittent des créances ré-IMntercolonial et en 189!) il fut pro- ; sultant par exemple soit de juge-mu au poste de chef du bureau dans ; ments, soit de privilège de fournis- ce service.Après avoir été promu agent général des bagages M.Melan-son fut nommé assistant de 1 agent .général des voyageurs en 1909 et agent général en 1913.En 1917, il fut nommé gérant du service des voyageurs des chemins de fer du gouvernement et, en 1918, du Canadien National.11 occupa ce dernier poste jusqu’en 1923 alors qu il lut nommé gérant général du service des voyageurs du réseau national.M.Melanson est l’un des deux Canadiens qui ont été élus présidents le T American Association of Passenger Traffic Officers.L’autre est M.Georges T.Bell ancien assistant du vice-président en charge du trafic du Canadien National.M.Melanson seurs, sans se douter que ces juge ments ou ces privilèges ont été enregistrés, et sans par conséquent requérir de leur créancier la quittance qu’il faudrait?Une expérience de trente-cinq ans de pratique du notariat nous permet d’affirmer que ces cas sont plus fréquents qu’on se l’imagine.Pourquoi aussi tant plaindre un créancier négligent, quand la loi lui fait une obligation de voir à ce que la quittance qui doit éteindre sa dette soit enregistrée sous peine d’être responsable des dommages qui peuvent résulter pour le débiteur du défaut de tel enregistrement?Nous réitérons l’espoir que nous Nos enquêtes (Suite de la 1ère page) il m’a appris qu'aitunt navigué pendant longtemps dans lu direction de l'ouest et dans la direction du nord, au delà de ces îles, sous la latitude de 07 degrés et demi du pôle nord, et au onzième jour de juin, trouvant encore lu mer libre, sans aucune siirte d’embarras, il a songé très sérieusement à continuer jusqu'à ce qu'il eut atteint le chemin de Ca-thaia (Cathay), ce qui est le Levant, et il l’aurait fait, si une mutinerie de ses maîtres (shipmakers) et de ses mariniers ne Ven eut empêché et ne l’eût obligé à retourner de cet endroit jusqu'au port d'où U était parti (ta return homewards from that phree).” M.Lhomme me fait observer que les partisans mêmes de Cifbot soulèvent des objections contre cette pièce.Thacher d’abord fait le commentaire suivant: "Quelques écrivains veulent faire rapporter ce récit au voyage supposé de Sébastien Cabot en 1516 ou 1517.Je ne crois pas qu’un voyageur ait jamais eu lieu, pour plusieurs raisons, dont il est une en particulier que je veux indiquer brièvement.La ferre de 'la Nouvelle-France était le pays vu par Cartier et M.W.-R.MOTHERWELL, ministre fédéral de l’agriculture, a fêté son 70ème anniversaire de naissance, le 6 janvier.rences: "La déclaration dans son entier est incroyable.Nous savons par la Geography of Hudson's Day que le milieu de juillet est la date ,, x j .- .la plus hâtive où un navire puisse par d autres de lo34 a li>43, et dont pénétrer à travers les glaces en possession avail été prise au nom * .du roi de France, a été élu président de cette asso-1 formulions au cours du Congrès des dation l’an dernier au cours d un Notaires, à savoir que le "projet An-congrès suivi d’un voyage à Jasper ^ers", à la fin de la prochaine ses- Park Lodge.^ ___ Chez les astronomes Les élections de 1 Institut astro- \t()ntriai 3 iiinvier l'VlO nonnque et philosophique du La- • ;—' nada ont eu lieu au Monument National avec le résultat suivant: président, M.J.-T.Armand; vice-président, M.J.Douxchamp; secrétaire général, M.J.-E.Guimont; assistant-secrétaire.M.Albert Morin; trésorier, M.L.-J.Malouin; conseillers.sion, figurera connue loi dans nos statuts, pour le plus grand avantage du public.Camille PAQUET, Ex-Prés, de la Chambre des Notaires LETTRES AU DEVOIR MM.O.Bousquet, Roy et H.Gri- prenons pas la responsabilité de ce gnon.M.Roy a donné une conférence sur la cause de l’action solaire sur les planètes, les nébuleuses et l’espace.^ ^_______ Les cours du soir Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne pas la responsabilité de ilt sous cette rubrique.qui parai Képonse à M.D.Baril, avocat Le directeur des écoles du soir, M.E.Leblanc, annonce que les cours de ces écoles reprennent ce soir même.François 1er.Ceci pourrait corroborer la théorie de l’atterrissage au Cap-Breton, attendu que les terres de Nouvelle-France se trouvaient dans cette région, et que l’on fait dire à Sébastien Cabot qu’il n "navigué le long et au deià de cette terre".Mais si un navigateur pionnier a manqué de rapporter une mutinerie à bord de son vaisseau, il est du devoir de l’historien de le signaler.Cela était reconnu comme une chose de toute première importance dans le drame de la navigation.Colomb, dans son journal, écrit, deux jours avant d’avoir vu terre: L’équipage se plaignit de la longueur du voyage, et Washington Irving, dans sa Vie de Colomb, entreprend d'accuser chacun des hommes de mutinerie.Il n’y a pas d’autorité contemporaine pour l’histoire de la mutinerie à bord du navire de Colomb.” Thacher considère donc qu'une mutinerie à bord, du navire d’un explorateur eût été chose assez grave pour que Sébastien Cabot n’eût pas manqué d’en faire rapport dès sa rentrée au port d’où il était parti.Un tel fait n’eût pas échappé ensuite aux historiens anglais de cette époque.M.Lhomme.car c’est toujours mon vieil ami qui conduit cette enquête.remarque que | inexactitude, par-ci par-là, compte rendu de Raanusio ne peut se rapporter à un voyage fait par Sébastien Cabot en 1516 ou 1517 S.G.Mgr Forbes ¦st parti pour Rome ' Ottawa, 7.- S.(V.Mgr Guillaume Forbes, archevêque d'Ottawa, s’embafque à New-York aujourd’hui à bord de r“Ilc de France", Ïlotir son voyage “ad limina".à Ionie.Avis de titrés HOniTAÏM.F.— A Montrai, le 5 Janvier.à l’Age de 81 ans, est dêcMA Stanislas Robt taille.Les funérailles auront lieu mercredi.A P li 13 am.Le convoi funèbre partira do la demeure du défunt.U6 Avenue Bloomfield.Outremont, pour se rendre A l'églthy St-Viateur d’Oufcremont, et de IA au cimetière de la C6te-des-Netges.— Nécrologie BELAIR — A Montréal, le 3, à 35 ans.Arsène Bélair.BERUBE — A Montréal, le 3.A 43 an*.DEVOIR, DE JEUDI, 12 DECEMBRE 192V Amqui, 26 décembre 1929 Cher Monsieur Héroux, Perrnettez-mol de profiter de voire offre de publicité pour réqtondre à lu lettre de M.D, Baril, parue dans le Devoir du 12 courant.M.Haril suggère une législation pour éloigner les dangers des feux de forêt.Je veux respecter son opinion.Il doit même mériter la considération de tous puisqu'il cherche à contribuer à la conservation du domaine national, mais, dans ses suggestions, je crois qu’il on-lAic le colon et l’ouvrier qui, A mon avis, sont les premiers éléments que l'on doive considérer.En effet, en obligeant les compagnies à brûler les déchets de leurs opérations, cela leur coûterait braiicoupt d'argent.Et qui devra rembourser cet argent?C’eut l’on-| vrier qui sera appelé à faire la coupe du bols à un prix réduit parce que la compagnie devra se rem bourser des dépenses précédemment encourues.Pour le colon maintenant.Si on l'obligeait à brûler ccs déchets en hiver.Il serait privé du traisiil bienfaisant du feu qui.fait l'été, couvre son terrain, le débarrasse des feuilles, des racines, de la mousse, etc., etc., qu’il est absolument nécessaire de faire imond.n en faut, vue i on JOURDAIN - A Montréal, le 3 A 78 an».' romplrt (janii „n Ci lllst' Cdté.épous- de Jourdain ntettnnt mit l’mivcr LEGAULT A Vaudreutl.le 3.A 73 Vy naJlt pas I i ni < r — — ’dehors de ce rang fier 1rs colons, ce qui sera un âran- MARTINEAU — A cynpneii a Bay, le a.j (mir p0tir fUT_ c/ ensuite empêcher i, 81 ans.Cléopha» Martineau, autrefois! .' ., ; ?• 8t-Oabrlel de Brandon qu U se fasse (lO maris illsfn * j Maurice — a Montréal, le 2.A 52 ans.| dans /« foret, cause de la propaya- j ., x de oeotyienn» Bllo- \ i/oti (fes ffux forêts.Et que, dll avail empêché et ne l’eût obll* m itréd le 3 A 13 aù un rang est ouvert à la | ^ retourner.Ceci est non seule* atnehaud,' née Aimé» ! colonisation, il ne soit pas permis : mrnl contradiction avec m-s dé- _____ .ou parce qu’ai ors Henri VII d'Angleterre était mort depuis jilusieurs années.Son décès est de lo09.Dans le discours de Sébastien Cabot, rapporté par l’anonyme de Mantoue, Sébastien Cahot aurait été juOTu’A 56 degrés tte latitude nord seulement.Ce discours se trouve dams Ramusio.I-e même Ramuslo, d’après la lettre qu’i-1 reconstitue de mémoire, en 1553.lettre qu’il dit avoir reçut' de Sébastien Cahot phi-sieurs années auparavant, dit que c’e.st h 67°.30 min., que Cabot serait remonté.C’est un fait remarquable que d'un récit à l'autre, la situation de la découverte oabofieanc varie.Les Cabot, habilles navigateurs, savaient-ils faire le point?On ne le dirait pas.La découverte cnboticn-nei se promène, scion les récits in-direets de Sébastien Cabot, du cercle polaire am golfe du Mexique.Cette découverte a des variations, tout comme T aiguille de la boussole.Certains historiens, adonnés aux subtilités de l’hypothèse, n'en concluent pas moins que Cabot a découvert fle Canada.I#es divers historiens des Cabots peuvent bien, -si cela leur fait plaisir, promener la découverte de leurs deux héros par tout le continent nord-américain, ils ne peuvent tout de même changer aussi facilement la situation géographique de notre pays.A moins qu ils ne supposent dans le domaine de l'hypothèse tout est permis que la face du globe a changé, que les points cardinaux se sont déplaces, que longitudes et latitudes ont été chambardées au cours des quatre derniers siècles.Mais après les objections de Thacher a Ja lettre reconstituée de Ramusio.voyons celles de M.Dawson.Il les formule dans son mémoire à la Société Royale du Canada (1894.p.65.avec un renvoi p.HO.nu no 46 des Sot es et Réfertn--raeni tout au moins.Mettez tout simplement une pincée «le farine sèche sur le trou et versez dessus «Itiîlqties gouttes «l'eau bouillante.La casserole peu! servir imuiédiute-men'.Pour dégeler un tuyau : Pif tuyau «le décharge contient-il de la glace au lieu d’eau?Enfoncez «lu sel dans l’ouverture, de manière à former un bouchon serré.Versez ensuite «ie l’eau bouillante sur le sel.La glace fondra doucement et graduellement.Pour séparer deux verres entrés '’un dans Vautre: Désirez-vous séparer «leux verres refusant avec «distillation «le se (initier?Plongez le vase inférieur dans de Peau chaude et remplissez le vase supérieur d’eau froide.La chaleur dilatera l’un des récipients et le froid contractera ¦ autre.Ils glisseront chacun «le leur côté.FFN^EES Notre seul effort nous enrichit et nous fait Pâme heureuse; tout le reste est un prêt du hasard.Hugues Le ROUX Pourquoi faut-il que nous’ayons assez de mémoire pour retenir jusqu’aux moindres particularités «le ce qui nous est arrivé et que nous n’en ayons pas assez pour nous souvenir combien de fois nous les avons contées à la même personne.La ROGHEI'OU('AULl) Une flatterie spirituelle fait «l’un coup deux heureux, et le plus satisfait n’est pas toujours celui que Pou pense.Cte de UELVEZE O n’est pas un grand avantage «l’avoir l’esprit vif, si on ne l’a juste.La perfection «l’une pendule n’est pas d’aller vite, mais d’être réglée.VAUVENARGUKS LA BRANCHE DE GUI Marie s’en allait, par un après-midi splendide, marchant d’un nas uif et soutenu, respirant de toutes ses forces l’air pur et se remplissant les yeux du plus beau des spectacles: une roule longeant le Mont-Royal, la neige toute blanche et abondante, les arbres ployés sous son poids.Jusqu'à ce moment elle avait été seule sur le chemin et se croyait en pieine campagne; mais en tournant elle vit une silhouette qui montait et se rapprochait.Klle ressentit un petit mouvement d’humeur en uoyarî/ se mouvoir cette forme qui détruisait l’apaisante beauté du paysage.Quelques minutes encore, cl une jeune fille tonte souriante lui faisant signe de la main.Elle reconnut une amie.—Vous ave; l’air bien gaie, lui dit Marie, maintenant Heureuse de l’aimable rencontre.•—C’est la splendeur du jour qui me met ainsi, il fait si bon vivre! • -C’est vrai ce que vous dites là.Elles firent quelques pas sans parier et Marie vit sur IV figure de son amie passer quelque chose de très gai et un éclat de rire soudain résonna joyeusement.Connaissant son amie, elle ne fut pas du tout surprise de cet excès de joie et naturellement lui en demanda la cause.- Ma chère, lui répondit-elle, depuis de longues minutes je réprime cette folle envie de rire.Rire seule, ccld parait toujours singulier, et Qu'auraient dit les oiseaux s’ils m’a-vaient cntenduelLa Providence m’a envoyée vers foi et c'est en ta présence que je déverse le trop-plein d'hilarité.Ce n'est qn'nn souvenir qui me revient à la mémoire, mais combien amusant et joyeux.Il est déjà vieux d’un an.Comme le temps jHisse! - Mais raconle-moi ça.- Mors je commence jmr le commencement en te présentant les acteurs que tu connais et les endroits off les choses se sont passées.Quelques jeunes filles et feunes gens se rencontrent snr le parvis de Notre-Dame, après la messe de minuit.Parmi eux.Marcelline et Jean-Pascal: Marcelline, enjouée, intelligente.un peu hautaine, de plus bachelière.ce qui ne lui nuit pas du tout.(Il y a cependant des petites lacunes dans son Instruction : elle ignore quantité de coutumes et légendes du pays ou importées d'ailleurs).Jean-Pascal, pâle, élégant, satisfait de lui-même.et des autres,— se complaît en la société fé- minine.aimable, compagnon, sait saisir l’occasion aux cheveux.Je faisais donc partie du groupe qui, tout en attendant deux ciu trots retardataires embarrassés dans la foule, échangeait ses Impressions tout bas, car nous étions encore tout émus.Le grand mystère de la plus belle des nuits, le chant, ta resplendissante illumination, la piété des fidèles! Nous cherchions aussi au firmament l’étoile de Bethléem.I Nous devions tous réveillonner \ chez Hyacinthe.La distance ne parut pas bien longue: vingt-cinq mi-i nu/es d'un pus gymnastique.Notre hôtesse nous avait devancés de I beaucoup sans que nous nous en j apercevions.et lorsque nous ar-! rivâmes à la maison, les fenêtres \ étaient illuminées, un beau feu flambait dans la cheminée; c! quelques instants après, un parfum exquis de café se répandait dans la maison.Une sensation de bien-être s'empara de nous tous et nous conduisit vers la bâche de Noël.Tout en réchauffant nos mains engourdies et en causant, nous admirâmes la décoration: de gracieuses bou-t des de tulle ronge ou se cachait à ! demi, et malicieusement, le gui tnr i ditlonnel.Cette découverte amusa j la plupart d'entre nous.Enfin, un joyeux carillon nous appela et nous conduisit vers la sal-\ le à manger.Hyacinthe, tout aima-| ble, nous offrait un vrai réveillon canadien.Comme c'étnil bon! Tout avait été fait ff la maison, le pain, même le vin fabriqué avec du raisin sauvage de l’automne, les beignes, les bonbons avec le miel et le sucre du pays, des environs, etc.Tout était de chez nous, la gaieté comprise.Nous revenions par petits groupes vers le salon lorsque soudain un | bruit sec, un bruit de giffle se fil entendre, puis plus rien pendant quelques instants.Nous courûmes | vivement vers la pièce voisine.Un j spectacle des plus étranges et des plus joyeux nous attendait.Stupé-1 faits an premier abord, nous nous ¦ rendîmes conwte après quelques ! secondes de réflexion de ce qui ve-j naif de se passer.Un fou-rire nous saisit et janvier, la Société Canadienne d’Opérette représentera nu Monument National “Princesse Joujou”, de Frédéric Autiero.Voici la distribution: Joujou (Mlle Lucille Turner), Madeleine de Commcrcy (Flore Blanchard), lu Reine (Mme Maubourg-Roberval), Julia (Isaula Payette), une Paysanne (Irène L'Heureux), le Prince Roland (E.Richard), Pompagas (Gaston Saint-Jacques),le Roi (E.Filliom-Payoux), Pépin de Château-Tambour (Emile Cartier), Marquis de Châtelguyon (Emile Juliwiny), Ravioli (Paul DeSève), un Aubergiste (Lanoue), un Soldat (Emile Séguin).Dpnyae Molié à ]’Alliance française • j Mademoiselle Denyie Molié, so- j lisle des Concerts Colonm- (Pari*) et de la Philadelphia Orchestra.donnera un récital demain soir é l’hôtel Mont-Royal, sous les auspices do l'Alliance française.Avez-vous besoîn de bong livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 4.10 rue Notre-Dair.iè est, Montréal.(Téléphone: HArbour (Zdl* CONTRE LE DHUME DE CERVEAU LE CATARRHE ET LA GRIPPE Employti en tout* confiance II NAZALINE du Dr Chrétien Zaugg.1 Prescrite depuis 2C ans.I EN VENTE PARTOUT I Théâtre St-Denis LUNDI, 13 JANVIER 1930 “GIGLI” Le roi dfs tOnor» Billets mMntpnant en vente rhe?Lindsay et Archambault.Vrtx: *1.00 à IJ.oo «plu» la Caxe'.Renseignements: FAlklrk 2915.Direction: lioulet-Pager.• » » Feuilleton du “Devoir La Graine de Sainte-Catherine par André Bruyère 28 (Suite) Cependant, au bout de quelques minutes, elle repril très bas: — Pourtant, inamnn, s| Pierre l’aimait, lui aussi?— Une Dieu nous eu préserve, soupira la mère.J’en viens à désirer lu fin de rette permission, tant" attendue pourtant.J'ai trop peur parfois de ce qui pourrait arriver .Mai* non.grâce h Dieu,*il n'y a là que rêveries de vos imaginations de Jeune* filles el Pierre ne sera lias assez fou pour dédaigner 1« Petite Marie.Elle est si bien ee qui lui convient.— Et je crois qu elle penze comme vous, maman.N* l’avez-vous pan remarqué?Gela devenait évident en effet, aux yeux «le tous maintenant, ce timid e amour de la jeune fille.Marie n’osail plus venir au pavillon librement comme jadis, mais Miellé nllnit fréquemment la chercher et quand elle entrait tlans le salon des Tarvel, son Joli visage se result d’émotion, et ses veux paraissaient plu* bleus.Et Pierre paraissait pensif.Il la traitait doucement, Il faisait 6 tous l’effet d’un grand garçon qui a peur de casser une prttle poupée très chère.Il aval Je coeur bon, Pierre, el l'âme très droite.Cependant, en ce séjour an pavillon, l’hshltut llê maîtrise de lui-même, qui était M bien son apanage, se troublait quelque peu.Il no se’ reconnaissait plus, et parfois^, aux heures de solitude, il luttait sans pouvoir se re-I conquérir.Mais qu'ai-jc donc?pensnit-il.| Ji ne sais plus ce que je dois faire.De plus fermes auraient hésité.Il fallait choisir.Gar maintenant, si peu fut que fût le jeune homme, il ne pouvait douter.L'amour s’offrait â lui sous un double visage.L’un si doux, tendre et timide, et e’était lé la route toute simple et droite, sans ornières, sans imprévu, le bonheur sans phrase.L'autre plus fier, plus beau, plus impérieux, avec quelque «-hose de royal, mais d'orageux aussi.El c'était la voie étroile et dangereuse avec tous les éclairs de la passion.le bonheur âpre, violent, et par lâ, plus tentant peut-être, i Et le pauvre Pierrot tourmenté découvrait en lui res deux hommes ! «lont parle le poète et qu’il n'avtit point soupçonnés jusqu’à ce jour.Il faisait bonne contenance rnrorn sous le regard de ses cousines, mais il sentait bien que cela devait finir, ! qu'il faudrait m décider, ilxor sa vie.Tl songeait parfois à fuir («uif simplement, ù repartir sans rien dire, afin de retrouver là-bas In solitude el peut-êlre la vérité.Un incident l’en empêcha.Les derniers jours de sa permission approchaient quand le temps se reyiit au beau.On fit quelqims promenades en compagnie des de Sillae, Marie, naturellement, fui invitée.Edith suivait aussi, «•h:ip«-ron improvisé, mais sévère.Au cours d'une de ces excursions, Pierre encore gêné par sa jambe glissa sur in terre humide «d froissa le membre malade, 11 put rentrer au pavillon, mais difficilement, l.a jambe enfla.Le médecin militaire envoyé pour le visiter fut de l’avis d'Ernest.Le repos s'imposail.On lui octroya un autre mois de congé.Ainsi In Nui'l le prit au pavillon et aussi le premier Join- c|t.l’An.IL’hiver décidément faisait rage; on ; se sentait perdu dans eetu* campagne déserte loin de toute commuhi-, cation facile, l-es tours d'Aumont : ne se voyaient plu* à l'horizon ¦ plein «le pluie.On ne tortait qu'à peine pour les choses indispensables.Mme de Sillae.ne recevait plus , Les fameux jeudi* danaant* lant annoncés.éW'i t remis en janvier.Les de Ris même ne paraissaient plus.Seul ie docteur, qui prétemlnit adorer le mauvais temps arpentait les routes avec sérénité.Tous les soirs on le voyait venir au pavillon.Roger était aussi assidu et Béatrice ne manqua pas un seul jour.En revanche.Mardis ne «initiant pas bien souvent su chambre, où Miette venait lui tenir cotnpa-‘gnle.Mme «le Sillae, tourmentée de rhumatismes, ne paraissait guère, mais Edith était toujours là, elle, et ses yt'iix voyaient plus clair que ceux de su grand'mèrr.O fut elle qui ouvrit les hostilités.Béatrice rentrant du pavillon, la trouva, un soir qui l'attendait «tans sa chambre.Les deux soeurs n'avaient Jamais beaucoup sympathisé et «lepnis quelque temps la brisure s'accentuait.Qu'est-ee «tui me vaut l'honneur «le ta visite?roinuiençn la cadette agressive.—J’ai besoin de te parler, répliqua K«lith.—Je t'écoute, répondit l'autre d’un ton provocant.Edith rougit un peu et commença trè» vite —Je trouve que tu va* M«a aoa-j vent au pavillon et que cela n'est nas convenable.¦ Pourquoi?demanda froidement Béatrice, ah! il est \rni «|uc tu n'as jamais bien aimé nos cousines.1 -Il ne s’sgit pas d’efles, mais de celui qui habite avec elles actuelle* ment.Ah! c'rs! Pierre c,ui trouble ton ! sommeil.Je pari* du capitaine Tarvel e.i effet je trouve que, toi, tu en parles bien familièrement.Il ne peut être qu’un étranger pour toi, Béatrice.1 —Je le suis, «lit amèrement la jeune fille.i Edith continuait d'un ton dogmatique.—Ce jeune h«>mnic »e forge peut-être des chimères, tu dois, par ton sttltude.lui faire comprendre la distance.RassurcàOi, ma chere.Le cupi-tsine Tarvel ne songe nullement à mol.Sa famille lui destine Marie.!du presbytère, et tu peux être sûre qu’il réalisera ee voeu.-On dirait que tu le regretle»! dit vivement Edith.—Non, non dit violemment Béa-trioa.En vérité» tu es folle, Edith, • ma dira psralUe* choses.Ittla partit d'un rire «fur g qui son- na faux.—Prends garde à toi, dit sévère-: mont Edith, («rand’mère est trop ! souffrante pour te surveiller, mail moi.— Tu n'es pas juge de nia coiidui-' le, dit rudement Beatrice.Je suis ton aînée et je dois te conseiller.Tu t'affiches ridicule ment avec ces Tarvel.Ils en viendront tous à eroire que tu es un pno ti convenable pour «-e jeune homme et toi-mème tu serais assez folle peut-être pour l'écouter un jour.Non, non, redit violemmenl Béatrice, je ne l'aimerai jamais.Mais à ce mensonge, quelque ; chose saigna en elle et clic baissa lo | front.—L'aimer?reprit Edith Indignée.peux-tu «lire seulement c< mol.Toi, Béatrice «le Sillae, aimer 'Pierre Tarvel.Ahl laisse-mol rire! ! "Laissc-nmi pleurer”, aurait pu «Mre sa soeur.Mais elle se contint encore.L'or» giicil In teimii ("bout.Elle regarda durement Edith.—Cesse tes sermons, ma chère» .Uni passé vingt ans.je snnrai mq diriger sans ton bienveillant contours.(à suivre} C« journal «M imprimé au No 4M, nu Notrr-Damo Brt, » Montrte).par l'IM-PR1MRRIB POrtTLAIAR 2 18 11 '-i 1.60 8.30 26 94 10 1.4 21 Vi 24 9,i 32 Haut Bas Midi 12 G 47 27 « 4 21 «À 33 12 ta 46 8.00 26 34 21 32 12 Va 47 27 21 ' 33 selon toutes les apparences, cela va continuer.Les Parisiens à la page parlent l’anglais, s’ils ne le comprennent pas toujours; dans la rue on les entend fredonner “Each dog has his day”.Lorsque le veau d’or américain commencera de renâcler faudra-t-il s’en étonner?A la bourse de New-York, les affaires sont ternes, niais à celle de Montréal, le volume des échanges est presque nul.Il y a bien quelques H.Labrecque, I.C.G.Paptnesu, I O.et Arpenteur.M.Cailloux.I.C.Les Ingénieurs Associés LIMITEE INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentage — Expertise EDIFICE THEMIS 10, St-Jatqurs ouest — HArbour 0482 MONTREAL Raymond Beausoleil I.C.Spécialité : COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE— INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132, rue St-Jacques O.HA.1841 Chambre 320 U !« 10 11 10 3* 39 H 1.10 1.58 35 35 «i 1.60 .20 1.65 1.55 1.65 4.60 4.35 4 40 36 36 V4 36 32.45 .4 4.93 .65 33.90 32.55 32 »,« 1.35 1.36 1.35 1.36 2.95 3.00 2.9Ô 2.99 3.05 2.65 .12 3 00 3.05 La tendance Immeuble général et Prêts hypo hécaires 3985 rue Wellington Tél.YOrk 4707 AVOCATS Aldérlc Blaln, L.L., L.M-A.L.Yvaln Beaudoin, L.I.B BLÂ1N & BEAUDOLN AVOCATS Imm.Duluth, chambre 22 LAn.4469 84, rue Notre-Dame ouest - Montréal Jacques Cartier, LUX.Tél.LA ne.7513 Jean Victor Cartier, Lü.L -J.Barcelo LX.B.J.-Eug Rivard.L.L.L.Cartier, Barcelo & Rivard AVOCATS Chambre 703-A, Tmmeuble “Power” 159.rue Craig ouest - - Montréal Nier un mal, est-il dit dans Têtu de financière de la maison de banque et de change Williams, Brochu et Cie, Inc., spécialistes en entreprises minières, c’est souvent l’aggraver.Alors pourquoi ne pas dire les choses telles qu’elles sont, ne pas les appeler par leurs noms?Pourquoi ne pas admettre que la bourse traverse une crise grave, susceptible de se prolonger?La situation de i’Angleterre, celle des Etats-Unis, qui sont les deux meilleurs clients de notre pays, sont loin d’être bonnes: pourquoi le dissimuler?La première verse à ses| chômeurs plus d’un million par semaine.Le chemin de fer, l’aciérie, l’automobile, ces trois grands rcs sorts de la machine économique de l’Oncle Sam, sont présentement assez aplatis; pourquoi le cacher?Paris saigne Wall Street à la cadence de deux millions par jour et, J.-Paul BENOIST, 0.P.A COMPTABLE PUBLIC LICENtlE Spécialités: Vérifications municipales, flcolalres.commerciales et Industrielles.Edifice “Banque d’Epargne” 266 ouest, rue St-Jacques - Ch.216 Tél.HArbour 9979 14-6-29 ! Maurice Dupré, L.L.L.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR DE L’ETUDE \ Fitzpatrick, Dupré.Gagnon et Parent , Immeuble Morin ?COTE DE LA MONTAGNE Téléphones: 212 et 213 QUEBEC NVENUONS MAMO0& _ fond** «n ]|»t IMt.ru.UnWanité.Montréal.COMPTABLES P.A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 Ouest rue Craig Téléphone: HArbour 5990 LARUE & TRUDEL COMPTABLES AGRÉES CHARTERED ACCOUNTANTS I „ Montréal T £-A- Eugene Trudel, C.A a Bm.let, C.A, Maurice Ohartrfl, C A.A Emile Beauvais.C.A.David Rofc'Jlard, C A.Maurice Boulanger.C.A.Jean-Paul Gauthier, C.A , LaRUE TRUOEL A PICHEd Syndics et Licjuidateurg Téléphone: HArbour 3636 p.,.,Vi,ébec _ Montreal Ldif.Banque Canadienne 721, Edif.Inauranet -, • Nationale Erchany.< •.rue fet-Pierre 276, St-Jarques O.Lùeien-D.VIAU, C.A.COMPTABLE AGREE — Associé « »’ C.SHANNON EILS & C» Comptables publics licenciés 266, ruo St-Jacques Ouest - Montrés HArb.-2420 — YOrk 8204-W.NOTAIRE Tél.HArbour 5390 d.-OCT PELLETIER, B.A.LI.B NOTAIRE 266.rue Saint-Jacques, Ouest Suite 203 Montréal La Banque d’Epargne de la Cité et du District de Montréal L’assemblée générale annuelle des actionnaires de cette Banque aura lieu h non bureau principal.262, rue St-Jacques ou«wt.Montréal, lundi, le dix février prochain.ft midi, pour la réception dee rapports et états annuels et l'élection des administrateurs Par ordre du Conseil d’administration, le directeur général.T-Taggart SMITH.— Montréal, le 7 Janvier 1930 JUNEAU L CIE COURTIERS EN VALEURSMINlEHfES Membre, du OanoUd.M MMn* Md 0(1 F.Trh4mfT! Vr MONTfifii FILS PRIVES Montréal, Toronto et toate* les succursales Actions minières et pétrolières ACHETEES —, VENDUES — OOTBES 470, rue St-François-Xavier MArquette 2218 5713, ave du Parc (coin Bernard) CReecont utj StncuMAU»: (ÎD»ü»«.(ÇTIiwlwé (JSktrlwMks WU Tagse (j) Tr»»-RÔOs»-nr.rn«k.(?©Shewtaigsa ©Vkiorimls Ncare “Revue Minière" est sdrestée I gratuitrment sur demande ¦ ST-GERMAIN & ST-GEBMA1N AVOCATS TéL HArb.9116-9117 - 10 St-Jacques E.P.St-Godinaln, L.L1., C.R.Jean SNGermaln, L.L.B.Anatole Vanter, C.R.Guy Vanler.C.R.VAN 1ER & VÂNIER AVOrvtS 57 ouest, rue Salnt-Jacqucs Tél.HAr’ujur 2841 BREVETS ENCADREURS MORENCY FRERES Limitée 458 Ste-Cathetine E.HAr.68SI L endroit par excellence pour cadeaux da Noél et du Jour de l’An.Choix d’oeuvres canadiennes, tableaux, eaux-fortes, gravures sur bols.etc.908, Machines à écrire Toute* marques, portatives et standard, neuves et reconstruites aux plus baa prix.Aussi réparations.N.MARTINEAU ài FILS rue McGill :: u Montréal Tél.MArauette 2545 a'u’oy*, Ji FOURNIEIl MARCHE DES VEAUX cl’unp loterie dont le tirage n’aura sera située in centrale «IVnergle •'n'*,a's fraudes de cette électrique nature devraient être réprimées Au cours «le l’hiver on fera aussi i,hnp",na"ln.‘Àrivrnï l’assemblage d’une drague dont I» w .C 'n capacité est de 1,100 verges cubes à nîrc^n, f«Si,srr-*Uu05 * ’."J l’heure, l’installation de quatre dra- ^or de capitaux Indispensable au goes mobiles, en nclcr, dont chaque | progrès economique, godet a une rapiii-ité «le 10 verges cubes, et l’assemblage d’une pelle j électrique d’une capacité de 8 ver-1 ges cubes, et d’une course de 5R pieds.D’autre v pelles mécaniques seront aussi assemblées et installées.D’après le programme fait pour 193(1, il y aura de remploi pour KWH) hommes.A la partie supérieure du canal, près de Valleyfield, la nouvelle drague — une «les plus grosses du monde — fera l’excavation d’environ 3,000,000 de verges cubes.Dans les sections du centre.4 excavateurs à godet, en acier, sortiront 3.500.000 verges cubes de glaise et de sable, e» les six pelles à gnxoline continueront de faire le creusage et les remparts, Au bout Inférieur du rannl.environ 450,000 verges cubes de pierre seront enlevées nu moyen d’une pelle électrique.Il y aura, le printemps prochain, pour" faire le transport en général.10 locomotives, 10 wagons puis c» 60 wagons à bascule.Le matériel roulant sera de l’équipement régulier de chemin fie fer el circulera sur une vole ferrée ordinaire de 27 milles de long qui sera comple- Montréal offrait 459 veaux qui sc vendirent très bien sous l’Influence ! d'une bonne demande.l>e veau de bourherie donnait $10 à $14 et quel- j ques petits groupes de bonne qualité et de pesanteur moyenne donnaient jusqu'à $11.Les veaux d'her-j be se vendaient cents livres.$6.25 à $6.50 les Provincial Paper pngtftc à IWliHibi M.K.-K.Dune-an.président «le la Provincial Paper, Limited, a annoncé.liter, quo par l'entremise «le la Dominion Securities Corpora-toin.Limite^!, un arrangement avait été conclu avec l’Abitibi Power and Paper Corppany, Limited, en vertu duqueii •cette dernière fera l'acquisition d'au moins 90,000 actions sur les 100,000 actions «pie la Provincial Paper a actuellement sur le marché, et de la balance si disponible.A cet effet, l'Abitibi a fait la demande d'inscription de 100,000 actions additionnelle* de son stock ordinaire à la bourse «le New-York.On s’attend à ce que cette transaction soit terminée d'tci quelcpies semaines.La buse de cet arrangement est un échange d’aclton pour action.Pas de changement «Inns l'administration ou le personnel de la Provincial Paper- MARCHE DES PORCS Montréal vendait 1.281 porcs aiij, cours de lu semaine.Lundi, le mar-1* ché était bon et les ventes sc firent à 812.75 jusqu'à 813 les cent livres pour le porc à bacon en vente d’après une bas«‘ classée ou pour des ventes uniformes.Le marché fié- ' « bit vers la fermeture et il n’y avait pas de prix fixés jeudi.Les truies I se vendaient de $10.50 à $11 les cent \ livres.MARCHE DES BETES A CORNES Montréal offrait 600 bêtes à cor- j nés; ces arrivages peu abondants se composaient d’un bon nombre de I bouvillons de qualité assez bonne : pesant plus de ItOO livres; ils Se vendirent $9.50 a 89.75 et les communs | et les moyens $8 pour la plupart.Les bonnes vaches se vendaient 87.-50; celles pont la mise en conserves $3.25 à $3.75; les taureaux $4.50 à $7.50; ce dernier prix pour la qualité assez bonne pour la boucherie.Maurffl o* Forget GMIto Focg** & Membre* de la Bourse de Montréal Membres du Montreal Curb|Market Succursale à St-Jean, P.Q.Tél.*PL.1161 51, rue St-Jacques, O., Montréal, P.Q.Philippe BEAUDOIN Reliure de —Bibliothèque.1292, rue Ste-Elisabetb LAnc.5594.^^\(bmpafnk .site de “Si l'on considère la santé de l’ouvrier, la nécessité du repos heb- ; domadnirc n’est plus contestée.Le | commandement que l'homme doit travailler u* jours et se reposer le | septième rjt fondé sur la phvsio-1 logic elle même.De plus, le travail du dimanche n’est pas populaire, n'est pai èennotnique et ne tend pas à augmenter le rendement."On a particulièrement reconnu i ee fait crf Angleterre au cours de la guerre.bRn!i les usines de mu- j nltionv on exagéra considérablement les hmres de travail en vue La voilà, la grande réforme 5g-ylènlquc qui s'impose et pour laquelle on doit être prêt à tous les sacrifices, non seulement d'argent, mais aussi d'intérêts et d’nmis.La nouvelle année apportern-t-flle Ce radeau précieux à nos ouvriers, à leurs familles, à loute lit nrovin-Cè?C’est le souhait très vit qu'au seuil de la prochaine session la Ligue du dimanche se permet d’exprimer au nom de ses milliers de membres et de tou» les citoyens bien pensant» de ce paya.Kn raison de l'augmentation constante dans le nombre de voyageurs patrouisant son excellent service de train» entre Montréal et Québec et de la popularité touiour» croissante de la ville de Québec comme centre de sport» d'hiver, aussi afin de faciliter les vovages entre ces deux villes durant la session Provinciale rt le carnaval, le chemin de fer Pacifique Canadien « décidé de.remettre en service "la# WlmliorM.trnins rfuiiflr*, dattft chaque direction, entre Montréal et Québec.Ces trains font le trajet qui sépare Montréal de Québec en quatre heures et 45 minutes.Ils arrivent A la gare Windsor et partent de cette im-tnc gare, arrêtant h Westmount et Montréal-Ouest ainsi qu'A l’avenue du l’arc pour le trajet vers 1 ouest.Le train No.350 quitte la gare NJmdsor.Montréal, à Mo p.m.; Mestniount 1.17 p.m.; Montréal-l?11*.*1 *•«» P-tn- arrivant aux Tr«)ls-Rivlerrs à 3.35 p.m., d’où un i des Chevaliers de raccordement immédiat peut être boulevard Pie IX.fait pour Shawinignii et (^rnnd’-Mère — quittant Trois-Rivières à 3.45 p.m.et arrivant à la gare du Palais, Québec, à 5.55 p.m.Le train No.349 quitte Québec, i gare du Palais, à 9.1.» a.tn,; Trois Rivières à 11.15 n.m.; Lnnornic à I 12.28 p.m.et arrive à l’avenue du Parc, Montréal, à 1.32 p.m., Monl-j réal-Ouest à 1.45 p.m.; Westmount à 1.52 p.m.et à in gare Windsor à 2.00 p.m.Le matériel roulant est tout acier et consiste en wagon avec fumoir, wagon de première classe nouveau genre, wagon-restaurant, wagon-salon et wagomobservatoire à compartiments.Pour plu* amples renseignements.s’adresser aux bureaux des billets en ville.201, ouest rue St-Jncqucs (Harbour 4211).et édifice Dominion Sq.(Marquette 6262) ou à tout agent de billets du Pacifique Canadien.(t-) Kriiniou tien homme* d'affaires de l'et*! H y aura assemblée dos Hommes d’affaires de Test demain à la salir Colomb, I87C 4
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