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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 12 mai 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-05-12, Collections de BAnQ.

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V DEUXIEME ANNEE—No; 110 MONTREAL, VENDREDI 12 MAI, 1911 UN SOU LF * ;JMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$0.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1>0() ETATS-UNIS .$1.50 TNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Rédadion et Admîm ^tiom 7la RUE SAINT-JACQv^ MONTREAL.% ’ o —_ O TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Sur quelle corde dansera-t-il ?Le premier ministre est en route pour Londres et la conférence impériale.Qu’y fera-t-il?Que proposera-t-il?Quelle attitude^prendra-t-il sur les propositions soumises par les autres délégués de l’Empire?Demandera-t-il la dénonciation des traités qui assurent à plusieurs nations étrangères le bénéfice de la convention Knox-Fiellding?Offrira-t-il une préférence plus grande iiux produits anglais?Va-t-il ouvrir ou fermer les portes des conseils de l’Empire ?se plonger dans le “gouffre du militarisme” ou s’en éloigner avec horreur ?Se vantera-t-il.de sa marine de guerre comme d’un moyen d’ai-fermir l’autonomie du Canada et même de préparer l’indépendance de la colonie, ainsi que l’affirmaient plusieurs de ses lieutenants dans l’élection de Drummond-A rthaibaska?Emiboitera-t-il le pas à son principal ministre, M.Fielding, en offrant à l’Angleterre la flotte et le sang du peuple canadien pour toutes les guerres “justes ou injustes” de la mère-patrie?Ce serait le temps pour les journaux à gros tapage, à grand tirage et à faux plumage d’ouvrir un concours de devinettes.Toutes les réponses auraient chance de gagner un prix.# * # Le premier ministre a bien déclaré, M y a quelques jours, qu’il n’avait rien à proposer à la conférence.Mais ceci ne veut rien dire.Il y a souvent loin des paroles aux actes de M.Laurier.Ou ne peut même pas prendre pour acquis le contraire de ses affirmations; il a atteint, dans l’art de tromper, le degré de perfection que préconisait Talleyrand.Le premier ministre a laissé entendre qu’il ne modifierait en rien sa politique.Nous ne sommes guère plus avancés.Quelle est la politique de M.Laurier, en matière d’impérialisme?Comme en toute autre chose, il n’en a qu’une: c’est de n’en avoir aucune, ou plutôt d’être prêt à les avoir toutes, suivant les courants et les besoins du moment.Voici la quatrième conférence impériale à laquelle M.Laurier prend part.Suivons ses traces et résumons ses attitudes.En 1897, il voulait un parlement impérial.En 1902, il en repoussait l’idée.En 1907, il n’en parlait plus.En 1897 il voulait le libre-échange dans l’Empire et offrait son tarif de faveur à l’Angleterre, en pur don de reconnaissance et d’amour.En 1902, il faisait montrer les dents par M.Fielding et menaçait de relever ce tarif de faveur.En 1907, il louvoyait entre ces deux courants.En 1897, il ne rêvait que guerre et carnage; il appelait de ses voeux les “feux des collines” et le “clairon des batailles” afin de donner aux enfants des colonies l’occasion de verser leur sang pour l’Empire.En 1902, il nous mettait en garde contre “le oumffre du militarisme” et refusait de conduire son pays au “CRIME” et au “SUICIDE” des armements impériaux.En 1907, il rejetait, en termes déjà plus mesurés, les projets de l’état-major impérial et de l’amirauté.En 1909, par un arrêté ministériel adopté à la sourdine, il acceptait exactement les mêmes projets, dans l’ensemble et dans les détails; et il envoyait ses deux hommes de guerre, Borden et Brodeur, nous engager résolument et.sans notre consentement dans la voie du “crime” ’et-du “suicide.” Non: ni les actes passés ni les paroles récentes du premier ministre ne peuvent éclairer personne—ni lui-même—sur ses intentions.# * # Un de scs mercenaires, payés pour faire, auprès de ses “chers compatriotes”, la besogne d’emplissage (pardon!), écrivait, l’autre jour, que M.Laurier allait encore une fois défendre l’autonomie du Canada contre les entreprises impérialistes.J’oublie si celui-ci fait ses gages au Soleil ou au Canada, ou s’il coudoie le valeureux Ajax à la.cantine de la Vigie.Peu importe: c’est la même encre payée du même argent volé à la communauté.Ce qui est intéressant, ce n’est pas l’individu qui tient la plume, ni les mots qu’il aligne; c’est la pensée de ceux qui le paient et le font écrire.M.Laurier se prépare évidemment à répéter la comédie de 1907.S'il est vrai qu’il ne va à Londres que pour pontifier et parader dans les banquets et les fêtes publiques;—s’il n’a nullement l’intention d’entrer plus avant dans la centralisation militaire de l’Empire,— pourquoi emmène-t-il avec lui M.Brodeur, ministre de la marine, et M.Bordcn, ministre de la milice, au lieu de MM.Fielding, ministre des finances, et Paterson, ministre des douanes, ses compagnons de 1902?On a d’abord fait entendre que le premier ministre ne voulait pas laisser à Ottawa le plus gaffeur de ses collègues, de crainte qu’il ne mît les pieds dans les plats plus souvent qu’à son tour.Mais cette explication, très plausible pour M.Brodeur, ne s’applique pas à sir Frederick Borden.Notre ministre de la guerre se compromet parfois dans les banquets et les affaires de coeur, mais c’est un parlementaire très adroit.Sa parenté avec M.R.L.Borden Ua jusqu’ici protégé contre les attaques de la gauche.Et cette impunité est encore fortifiée par le fait que le chef de la comptabilité du ministère de, la milice, cousin du ministre, est le propre frère du leader de l’opposition.Du reste, l’ajournement des Chambres a disposé de cette explication.* * Ce n’est pas non plus à, cause de leur prestige, de leur distinction et de leur éloquence que M.Laurier a choisi MM.Borden et Brodeur, de préférence à M.Fielding, à.M.Fisher et surtout à son plénipotentiaire mondial, à l’Alcibiade afrikando-japonais du ministère, M.Rodolphe Lemieux.Mais, dira-t-on, c’est précisément parce que le premier ministre veut résister victorieusement aux assauts de l’impérialisme militaire qu’iil se fait accompagner par son connétable et son grand-amiral.Non, M.Laurier n’a pas cette naïveté.Sir Frederick Borden est un milicien de vieille date.Mais ses conquêtes dans le service civil, plus notoires que ses faits d’armes, l’ont mal préparé à discuter guerre et stratégie avec lord Roberts ou les chefs de l’état-major impérial.M.Brodeur a, je crois, présidé à quelques régates de chaloupes, entre Saint-Ifilaire et Saint-Mathias.Il veille aux destinées des bouées du Saint-Laurent.Il en fait, même la distribution gratuite aux bonnes gens de Sored.Mais ces expériences nautiques et administratives ne l’ont pas rendu de force à tenir tète aux lords de l’amirauté, à jouer le rôle d’arbitre entre lord Charles Boresford et l’amiral Fisher, ni même à mesurer la puissance relative de la marine anglaise et de la flotte allemande.Et il est permis de douter que la profondeur de son génie et la fécondité de son imagination suppléent à l’insuffisance de sa technique.*•* * Non.M.Laurier a pris ses ministres de la marine et de la milice, afin de leur faire faire la besogne qu’il ne peut pas et ne veut pas accomplir lui-même.11 prendra, lui, les attitudes héroïques; il lancera les périodes ronflantes sur la grandeur de l’empire et la fierté des “nations soeurs.” 11 fera quelques déclarations creusement autonomistes et vaguement impérialistes.Aux séances plénières du congrès, il repoussera les propositions centralisatrices les plus avancées, dont les Anglais eux-mêmes ne veulent pas, si ce n’est pas un procédé lent et graduel—“a slow but gradual process.” Aux autiimpérialistes qui dominent encore, quoique faiblement, le ministère Asquith, il fera valoir les bienfaits de la convention Kuox-Fielding, négociée et conclue, dans une large mesure, pour débarrasser les radicaux anglais de l’agitation pour la réforme du tarif.Aux impérialistes qui régneront demain, il fera entrevoir les “possibilities” de sa politique navale, de sa flotte, “canadienne en temps de paix, mais impériale en temps de guerre”—et qui.en ntten-d.int le moment de nous plonger dans le “gouffre du militarisme” permet à l’amirauté anglaise de coller aux bons Canadiens les rebuts de la flotte impériale.Et tandis que le grand comédien opérera sur la scène, exposant aux regards du publie de l'empire les ressources prestigieuses de sou art et la diversité de ses costumes et de ses grimages, ses doux oom- parses feront, dans la coulisse, les opérations et les bedides avwires auxquelles il ne se soucie pas d’associer son nom.n # * Ce qui est certain, c’est que l’impérialisme va avancer encore d’un degré plus ou moins considérable ; et M.Laurier y aidera, sciemment ou aveuglément, quels que soient le ton, la forme ou l’éclat de ses déclarations publiques et la nature de ses attitudes secrètes.Le premier ministre est un habile homme et un merveilleux négociateur; mais il n’a ni la netteté de pensée, ni la force de conviction, ni la vigueur de caractère qu’il faudrait pour tenir tête aux hommes puissants qui dirigent tic mouvement impérialiste.Il est totalement incapable de résister aux moyens de conquête et d’intimidation dont les impérialistes disposent.Il peut jouer quelque temps avec eux, leur glisser à maintes reprises dans les mains ; mais comme le saumon qui a mordu à l’amorce du pêcheur habile, il a beau se débattre et ruser, plonger au fond ou remonter à la snrface, faire le mort ou bondir et partir comme nne flèche en amont ou en aval du courant, il finira par se noyer et se laisser prendre.A tous ceux qui ont à coeur le maintien et le progrès de l’autonomie du Canada et le sentiment des vraies traditions britanniques, de suivre d’un oeil vigilant les évolutions et les mouvements de notre opportuniste national.Au Devoir, nous aurons l’oeil ouvert.Henri BOURASSA.BILLET DU SOIR Elle est vraiment adorable, confiai-je à mon ami.—Qui, elle?Ta chatte?—Non.Cette fois, il s’agit d’une femme.—d’aime mieux cela.Mais tu sais, entre nous, ton amour n’a pas changé d’objet au point que tu le crois.—Ne raille pas, je le prie.Elle a de beaux yeux verts.—Je l’aurais deviné: couleur de.race! —.et des mouvements de tête dominateurs.—Prends garde! Je ne poursuivis pas, ayant la confidence difficile.Mon ami fut d’ailleurs appelé au téléphone, et je restai seul en face de mon sentiment.aux yeux verts.Décrire ce qui se passe en moi depuis huit jours serait faire concurrence à Paid Bourget et imiter quelqu’un.J’aime la psychologie en autant qu’elle est inédite, et ne présente pas des vieilleries sous des noms nouveaux.Je ressens certainement comme le commun des mortels; alors, à quoi bon ennuyer le lecteur au récit d’impressions qui remontent à notre père Adam?Il y a belle lurette que tout cela a été constaté, defini, catalogué, Je passe donc à un autre sujet.Avez-vous remarqué l’allure par ticulière à certains chevaux de fiacre dont le trot équivaut à la petite marche, ni plus ni moins?On dirait que ces intelligentes bêtes se sont entendues avec leurs maîtres pour allonger le temps.Elles ont l’art de sauver des apparences le plus souvent pénibles, et boitant d’une patte, buttant d’une autre, elles atteignent le but de leur course avec l’air d’avoir vraiment couru.Comment un cocher sans scrupule est-il parvenu à pervertir de la.sorte un animal naturellement honnête, et à ravaler “la pins noble conquête que l’homme ait jamais faite” au rôle indigne de complice en fraude?Il y a certainement de l’avoine là-dessous.On prend les gens par leurs appétits, les mouches avec du sucre et les femmes avec cl,es bijoux,—et ccs dernières nous prennent on ne sait pas toujours avec quoi! La transition est peut-être un peu, forte; un écrivain classique me la reprocherait avec raison.C’est qu’il en aurait plus que moi, aujourd’hui! ALBERT LOZEAU.PAS DE REPONSE La réponse à nos questions au sujet de l’affaire Leblanc, ne vient toujours pas.La presse ministérielle est pourtant bien payée pour défendre ses maîtres.Puisqu'elle n’a rien à nous apprendre sur ce sujet, faut-il conclure que l’inaction du gouvernement dure encore.Que l’on nous dise au .moins pourquoi l’on ne veut pas toucher à Leblanc, quelle influence si considérable protège ce monsieur?Le ministre des Terres, M.Allard s’est vanté d'avoir fait payer $400 à un nommé Lajoie qui avait coupé du bois en contravention à la loi, et nous n’avons pas hésité à lui donner crédit do son acte.Mais la loi doit être la même pour tout le monde.Or M.Leblanc est accusé par des fonctionnaires du gouvernement d’avoir coupé tant de bois (pie sa redevance au gouvernement serait de vingt mille piastres.Pourquoi ne le force-t-on pas à rendre compte?Vingt mille piastres est une jolie somme, mais le principe de l’égalité de tous les citoyens devant la loi importe encore davantage.Une première fois, Leblanc a été sauvé par M.Kelly, député de Bonaventure.Est-ce toujours la même protection qui lui vaut l’impunité ?J.D.Pour les Petits Les membres de la commission scolaire catholique se sont occupés de beaucoup de choses au cours de leur dernière séance, mais ils n’ont pas trouvé le temps de discuter un problème très important: celui de Il’utilisation, de juin à septembre, des vastes terrains qui entourent les écoles.Nous avons fait deux ou trois articles déjà sur le sujet, mais on nous pardonnera de revenir à la charge.Il s’agit de la santé de milliers d’enfants et l’expérience nous a appris que ce n’est qu ’à force de persévérance qu’on obtient les plus simples réformes.Il est possible que le problème révèle des difficultés insoupçonnées, mais tel que l’exposent les spécialistes, il apparaît d’une complète simplicité.Tout le monde regrette que la ville de Montréal n’ait pas assez; d’espaces libres, de.terrains de jeux où les enfants puissent s’ébattre et respirer un air qui ne soit pas surchargé des miasmes de la rue.Des milijcfs de gamins n’ont, d’autre refuge, d’autre lieu pour jouer que la chaussée incessamment sillonnée par les voitures ou les ruelles fétides.C’est un état de choses que tous déplorent et qui ne peut qu’affecter gravement la santé des petits.Or, de la fin de juin au commencement de septembre, les cours de récréation des écoles dépendant de la Commission scolaire restent inutilisées.Ces magnifiques terrains, qui offriraient aux enfants l’air et l’espaee, perdent de ee point de vue toute valeur réelle.Il semble bien qu’il suffirait d’une entente entre la ville et la commission pour ouvrir aux petits —à ceux qui n’auront pas le moyen de courir les champs ou la grève—ce domaine nouveau.On eompi-end que la Commission ne se soucierait pas d’exposer aux ravages des gamins des locaux qui lui ont coûté fort cher; mais, si la ville assurait la présence dans toutes les cours d’un bon gardien, quel inconvénient la Commission verrait-elle à ouvrir ces cours?Et les frais dé surveillance ne représenteraient pour la ville qu’une infime bagatelle.La question relève à.la fois de la ville et de la Commission.Laquelle voudra se faire l’honneur de.cette généreuse initiative?Il n'est probablement pas un échevin ou un commissaire qui ne commence déjà à rêver de pêche ou de courses dans les bois.Qu’avant de partir pour la campagne, pour les coins d’ombre et de fraîcheur, ils assurent aux petits pour qui tout cela reste un inaccessible rêve, un peu d’espace et d’air pur.Leurs vacances en seront meilleures et plus douces.OMER HEROUX.RÉCIPROCITÉ ET MILITARISME Ce sont les deux sujets que discutent le plus les cultivateurs d’On tnrio, nous dit le Weekly Sun, organe de la classe agricole dans cette province.Et autant ils approuvent le projet de réciprocité, autant la condamnent les tendances militaris tes du gouvernement.Le projet de marine surtout leur répugne.I>e Weekly Sun conseille aux députés de profiter du prochain ajournement pour prendre contact avec leurs électeurs et Modifier leur opinion en conséquence.Dans la province de Québec il y a peut-être plus de divergence sur la question de réciprocité, mais quant à la majjina, l’opinion est la même que dans Ontario.On n’en veut pas.Comment expliquer L’INAUGURATION DU CLUB OUVRIER MONT-ROYAL Personne de la presse ministérielle ne semble pressé de répondre à la question posée par le Toronto Star-, si la construction d’un chemin de fer dans la région du Lac Supérieur est si difficile, pourquoi ne pas obliger le Canadian Northern à utiliser la voie du Grand Tronc Pacifique au lieu d’engager le crédit national pour unc»somme de trente-cinq millions?Le Globe ne souffle mot,/et c’est à peine si le Mail &Empirc répète la question du Star.Mackenzie et Mann ont en véuité une presse bien disposée.Avant d’accorder de nouvelles faveurs à ces gros financiers^ il serait pourtant fort à propos de savoir pourquoi le pays leur a déjà donné dix millions de piastres pour un bout de chemin de fer qui ne peut leur avoir coûté au plus, que quatre millions.Et sur ee point là aussi, les mutisme des journaux devient defplus en plus étrange.h’Oitawa Journal déclare qu’a-près avoir décrété, par arrêté du conseil, que le gouvernement ne devrait rien pour la construction du Manitoba and South Eastern si celui-ci ne choisissait pas sa subvention en terres dans la province du Manitoba, cette condition a disparue peu de temps après que le ehe-iniu devint la propriété de Mackenzie et Mann ; que ceux-ci prirent alors la subvention accordée à la première compagnie, à, même les terres de la Saskatchewan, dont la valeur représente une subvention de dix millions pour cent six milles de voies, soit quatre-vingt-quatorze mille piastres par mille; enfin que cette seule transaction indépendamment de l’argent que M.Oliver peut avoir reçu, constitue un véritable scandale.Et la presse ministérielle reste muette, et, ee qui est encore plus inexplicable.L presse,*'conserva trice fait silence.h’Ottawa Journal, s’est-il trompé, a-t-il exagéré?Les journaux oppositionnistes ntmt pas intérêt à le prétendre, mais les journaux 'ministériels, qui ont accès aux sources officielles, pourraient le démontrer.Us s’en gardent, bien.On dirait que les uns et les autres ont peur d’aborder ce sujet.Pourquoi ?Mackenzie et Mann auraient-ils des intelligences dans les deux camps?Cy>st possible.Comment expliquer autrement qu“un article aussi sérieux que celui, de VOtta-wa Journal reste sans réponse?Jean DUMONT.POLITIQUE FEDERALE ET QUESTIONS MUNICIPALES LARGEMENT COMMENTEES PAR MM.A.VE RVEULE, J.AENEY, LBS ECHEVINS MAYRAND ET CLEMENT ET LE PRESIDENT DU CONSEIL OU VRIER M.DAVID GIROUX.— PAROLE DE LEON XIII: “ C’EST PAR L ’ ORGANISATION QUE L’OUVRIER OBTIENDRA DROITS.’ SES La seafter d’itmujjuration du club ouvrier Mont-Royal a été hier soir un magnifique euceès à tous les points de vue.Les orateurs, tous du parti ou amia sincères du parti ouvrier, ont fait un magistral exposé du programme politique qu'ils voudraient voir triompher et les questions de politique fédérale et de politique municipale ont été traitées avec une logique très serrée et une clarté d’exposition admirable.La salle Mont-Royal était remplie d’auditeurs sympathiques et pleins d attention qui ont écouté avec intérêt cette longue discussion qui a duré au moins 3 hrs.et demie.La fanfare de la “Presse” avait prêté son concours pour la démonstration.Sur l’estrade l’on remarquait les officiers du club ; M.ft.Martel, président, M.Dagnère, vice-président, M.J.0.E.Tardif, secrétaire ; M.O.Thibault, trésorier, M.C.Mayer, M.Al -phonse Verville.député ouvrier de Maisonneuve, M.dos.Ainey, commissaire, MM.les échevins Mayrand et Clément, M.David Giroux, président du Conseil des Métiers et du Travail, M.Amédée Cléroux, agent de colonisation et quelques autres.Le président du nouveau club, fondé depuis un mois à peine était au fauteuil.M.ft.Martel ouvre la séance par un discours sur le programme du club Mont Royal et l’activité qu’il déploiera au milieu de la population ouvrière do cette partie de la ville, pour renseigner la classe laborieuse sur toutes les questions politiques d’intérêt général.Pins il présente à l'auditoire le député ouvrier de Maisonneuve.M.ALPHONSE VERVILLE M.Verville se lève, salué do sympathiques applaudissements et parle pendant au moins une heure sur la question de réciprocité actuellement devant les chambres et en faveur de laquelle le parti ouvrier s’est fortement déclaré.' M.Verville est heureusement surpris de voir une assemblée aussi nombreuse et aussi sympathique au mouvement ouvrier.Il déclare que des idées sociales nouvelles pénètrent, au sein do notre population qui veut aujourd’hui se mieux renseigner sur le mouvement politique du pays.11 parle de If, haute idée que les européens ont do nos richesses nationales qui sont A la base de notre prospérité actuelle.Les étrangers s’occupent beaucoup de nous et ils cherchent à établir des relations nouvelles avec nous, ce qui amène M.Verville à parler longuement de la réciprocité commerciale entre le Canada et les Etats-Unis.L’orateur fait alors l’historique des efforts de nos gouvernements depuis 10 ans pour établir des relations plus étroites entre les deux pays ; mais toujours sans succès jusqu’en ces derniers temps.LA RECIPROCITE Les américains se sont enfin rendu Compte des richesses de nos ressources naturelles et ils sont venus à nos portes demander une entente douanière profitable aux deux pays.M.Ver-vifie fait alors une analyse des avantages nombreux (pie les consommateurs à son sens retireront do l’entente Taft-Fielding.Ce n'est pas un traité que nous voulons passer, dit-il, c’est une entente d’honneur, révocable a six mois d’avis par l’une ou l’autre des parties contractantes.Cette entente est désirée par la masse du peuple et il a vu la très nombreuse délégation des fermiers de l’Ouest venir à Ottawa réclamer l’entrée en franchise des instruments aratoires.Il faut tenir compte, dit-il, do la population de l’Ouest qui devient chaque jour une partie importante de la Confédération canadienne.L’on a adopté un tarif uniforme de 15 pour cent sur les produits manufacturiers d’instruments agricoles ; c’est une baisse notable sans doute qui peut diminuer les gros profits des in-j dustriels mais qui no saurait faire tort à la production canadienne.Nous avons chaque année un surplus de production do blé, ne convient-il pas d’ouvrir de nouveaux marchés pour écouler noire produit chaque année toujours de plus en plus considérable.Pourquoi aller en Angleterre quand le marché américain d’à côté s’ouvre à notre commerce L'entente d'ailleurs no touche pas à nos produits manufacturiers et malgré les efforts des Etats-Unis à faire entrer en franchise certains articles d’usage universel, fabriqués au pays, le gouvernement s’est opposé à nbais-sur les tarifs sur la chassuro par exemple.En passant, M.Verville fait remar-quer que, si la mesure était aussi mau-Cent cinquante-six millions par an- Vtt.'se Ru’on le dit, l’opposition laisserait le gouvernement l’adopter et se situa- Sur le Pont d’Avignon.Sir Wilfrid Laurier admet que la subvention pour le service de communications maritimes entre le Cana/da et l’Australie ne peut se justifier qu’au point de vue du sentiment.Encore un qui n’est pas pratique.Un bruit d’enfer a présidé le départ du "Virginian” hier soir.On embarquait les gaffes do l’amiral Brodeur.En passant à Sorel ce matin le ministre de la marine a tourné le dos pour ne pas voir ce qui.se passe dans la ville de Lanctôt.Les gens de Laprairie auront do j beaux chemins mais ceux de Laval ?Allons, Wenceslas, rappelle-toi, rap pello-toi.L’enquête sur mence déjà à poisson.C’est ce que l’on voulait l’affaire Oliver i om tourner en queue de Du gouvernement de Québec vient aucune idée.Les ministres dorment.il ne L’intention de M.Lapointe au sujet du voyage pédagogique en Europe n'est pas encore bien définie.Ce qu’il rumine ce monsieur-là ! Le pays est riche mais on ne l’épargne pas non plus.On publie encore le portrait de M.Rodolphe Lemieux à la japonaise.Le ministre des postes ferait bien de se tailler une autre tête car le public est fatigué de celle-là et sa vanité est à la veille d’en souffrir.On exhibe en plusieurs endroits un portrait représentant le Dr Joseph vêtu d’un manteau bleu.Tous ees bons rouges se moquent bien des couleurs quand l'orgueil les habille.-¦+- Les Français au Maroc L’EXPEDITION BRULARD MARCHE SUR DARDZARI, AU LIEU DE SE RENDRE A FEZ.Paris, 12 mai.— Le colonel Brulard qui, à la tête d'une colonne de 3,000 hommes,se dirigeait sur Fer.A marches forcées,a reçu ordre do modifier son itinéraire.Il quitte Rabat ce matin, pour se rendre à Dardr.ari, qui est à 5rt milles de Fez.On critique beaucoup cette décision dans les milieux diplomatiques et mili-I taire».jeter dans les difficultés dtuiie tion dangereuse.Parlant du prétendu danger d’annexion aux Etats-Unis, c’est une prétention ridicule, ajoute, l'orateur, et les nombreuses protestations de loyauté, faites en chambre en ces derniers temps montrent qu’il n’y a pas lieu d’appréhender une telle conséquence de la nouvelle entente commerciale.L’un des avantages sérieux de la réciprocité, selon M.Verville, sera l'entrée on franchise des légumes.Cette denrée est recommandée par les meilleures autorités médicales comme étant de première nécessité ù la vie d’aujourd’hui.La saison étant là-bas six semaines plus avancée que chez nous, nous aurons donc des légumes à bon marché six semaines avant que nos jardiniers puissent nous en fournir en qui ne saurait leur faire aucun tort, et lorsque ceux-ci pourront nous en fournir, ils pourront toujours faire une concurrence avantageuse aux jardiniers américains.D’ailleurs, dans une entente comme celle-là, il est inévitable 3u’un groupe de la population souffre e l’arrangement ; mais qu’importe, pourvu que la masse du peuple en profite largement.Les «ruifs l'an dernier à un moment donné se vendaient 10 cents à New-York lundis qu'on les payait 22 cts à Montréal.Ce n'est pas le fermier non plus que l’épicier du coin qui réalisaient alors la différence mai» la grand entremetteur qui protégé par le tarif élevé, faisait de gros profit?arrachés aux consommateurs.La même chose peut so dire del fruits canadiens qui passent la Iran, tière et nous reviennent grevés de doui taux do douane, toujours payés par li consommateur.M.t orville fait un calcul intéressant sur lo coût de la vie et l’échelle des salaires aux Etats-Unis et au Canada, A Boston, par exemple, en moyenne il en coûte à l’ouvrier pour vivre 873* par année, tandis qu'à Montréal if faut 87(15 ; Les salaires à Boston sont 18 p.c.plus élevés qu’à Toronto et 3îj p.c.plus hauts qu’à Montréal.Où va la différence des profits ?A.Chicago le pain est 13 p.c., plu» plus bas qu’à Montréal, bien que U farine vaille 1)3 cents les cent livres de plus et nue les salaires soient 2,1 p.c., plus élevés qu’à.Montréal.Qui empoche la différence ?L’entente ne saurait nuire nor plus aux compagnies de transport : une plus grande consommation sere tine ‘compensation du déplacement des marchés.Le député de Maisonneuve est d’avis que l’adoption de cotte mesure n< devrait pas être retardée davantage l’opinion du public et l'intérêt général demandent que l’on ne fasse pas de cette question de première import timoo une question de politique.LA JOURNEE DE 8 HEURES M.Verville espère que le bill delà journée de huit heures plissera dans les deux Chambres.Il a été adopté par la Chambre basse et renvoyé à un comité avant son envoi au Sénat.11 suffit, dit l’orateur, que le mot ouvrier soit apposé à une mesure pout qu’elle soit rejetée par la Chambra Jlaul.rr.mais il espère quand même que le bill sera adopté.En tous cas, il faut combattre pour le faim adopter.Quand nu bill Martin demandant, que les employés de chemins de fat soient payes tous les quinze jours au lieu de chaque mois, il croit qu’il sera adopté, l.es Compagnies ont proposé de porter les intérêts au fond de retraite.C'était l'aveu des bénéfices réalisés par les compagnies jusqu'aujourd’hui.I/’s compagnies ont prétendu que cotte mesuffe ne leur avait jamais été demandée.Qui l’eût osé, dit M.Verville, sans s’exposer à être mi- à.In porte?M.Verville termine eu souhaitant an Club Mont-Royal le plus grand succès et il demande aux ouvriers de s’enrôler en masse .situs la bannière du parti ouvrier indépendant des partis politiques et qui n’a en vu« que le bien général du pays.ECHEVIN 7, MAYRAND L’échevin Mayrand succéda à M.Verville.11 trouve injuste la loi des améliorations locales, qui oblige les propriétaires à payer lo coût total des pavages permanents.Il parle des travaux importants qui seront faits cette un-néc et de la nécessité qui s’impose de faire partout des trottoirs permanents.Il fait remarquer aussi la grande amélioration apportée dans notre système d’éclairage et il termine en souhaitant au club le plus grand succès.ECHEVIN L.CLEMENT M.Clément, ancien organisateur des forces ouvrières partage l’avis de l’échevin Mayrand sur la question des pavages permanents et il est/ heureux do voir que le conseil a décidé do s'en rapporter à la majorité des propriétaires intéressés dans chaque cas pour faire ces pavages.Il est aussi en faveur lo la municipalisation de la Montreal water and Power Co.qui fait payer 7 p.c.au lieu de 5 comme la ville.Il espère aussi que la municipalisation du scrfice des tramways sera bientôt possible.M.Clément se déclare favorable à l’exécution des travaux permanents à la journée qui selon un rapport du bureau des commissaires coûtent moirr cher que par contrat, ee qui permettra aussi de donner du travail à nos ouvriers au lieu d’employer des étran-gers.M.JOS.AT NK Y M.Aiuey so déclare enthousiasmé des résultats (le cette grande assemblée ouvrière convoquée par le parti ouvrier indépendant des partis politiques actuels.“Le parti ouvrier, dit-il.travaille û la rénovation sociale du peuple cauii-dieu, et il expose au grand jour la revendication de ses droits.” Sur la question des pavages permanents, M.Ainey ne partage pas le sentiment dos orateurB précédents, et, il est prêt ?r défendre l’attitude des commissaires en cette occasion.La ville autre, fois payait tous les travaux et sa dette est aujourd’hui jiortée n 50 millions.11 fallait trouver uu remède à la situation et l’on a.cru suivre l’exemple des grandes villes du continent qui font payer par les propriétaires les pavages permanents.A ceux qui demandent ce que la nouvelle administration a fait des sept millions de revenus l’an dernier, M.Ainey répond que $2.163.000 ont été employés à payer les intérêts do la vieille dette.La ville paye maintenant 27 cents d’intérêt par piastre de revenu.M.Ainey a proposé au conseil de faire soumissionner la ville pour faire Lire ees travaux à la journée; elle peut le faire à meilleur marché et dans de meilleures conditions que tout autre contractant.La majorité des propriétaires est en faveur de la loi puisque sur 50 rues à paver cote année, les propriétaires da sept rues seulement se sont déclarés contre le projet de pavage et les travaux sont remis à l’an rochain.M.le commissaire parle ensuite du programme ouvrier qui comporte la pension do» vieillards ouvriers, l’élection des juges par le peuple, les élections gouvernementales à dates Axes, la nationalisation des banques et des chemins de fer et do tout service d’utilité publique.1.1 cite l’exemple do l’Australie dont l’Etat possède 16,000 mille» de chemin de fer, qui ont rapporté l’an (Suit* à U 34mo pngeV LE DEVOIR, Vendredi, 12 Mai, 1911 LETTRE D’OTTAWA A PROPOS DU CANADIEN-NORD.— UNE GARANTIE DE TRENTE-CINQ MILLIONS.— LE PAYS EST BON ENDOSSEUR.— LES RAISONS DE CETTE OPERATION.— LA THEORIE DE LA DROITE ET CELLE DE LA GAUCHE —LE CANADIEN-PACIFIQUE CONTRE LE CANADIEN NORD.— ET LE PAYS?— LE COMITE D'ENQUETE OLIVER.—LES MINISTRES PARTENT.—SAM HUGHES AUSSI.— UN TRAIT D’UNION ENTRE GUERRIERS — LE PAYS SOLDERA LA NOTE.OttawH, 11.—Toute la journée, malgré la chaleur qui commence à se faire accablante, la.Chambre s'est penchée sur des cartes géographiques, et elle a discuté le projet du (.'aitadkn Sord de construire, avec 1 aide du gouvernement, une voie ferrée de mille milles qui relie I ort Arthur à Montréal.Ce serait là le parachèvement du troisième transcontinental dont la presse parle de ce temps-ci.Nos députés y prennent, pour le moment, fort peu , i^ndres avant plusieurs jours, il! REPARATIONS DE MACHINES Montréal A Chsmbly, Marievill#, Farn sera facile de retrouver Blanchard, à Machines à coudre réparées avec soin ham, Granby, Waterloo et endroit» in-'son arrivée là-bas.On ignore les motifs j par de» machiniste» ri'expérience termédiaires.Billets bon* pour retour j qui ont causé ce départ qui ressemble à Adresse: 641 Saiute-Uathrrine Ouest jusqu 'au lundii 1» 15 mai, .I use fuite.| Téléphone Uptown 3540, 107__6 Source Larbaud St-ïorre La meilleure et la plus efficace des eaux minérales du bassin de Vichy.Guérit l’estomac, le foie, les reins, la vessie.—Seul agent: C.HUSSENOT Montréal.______vjnri 351 Ontario Est, Tel.Est 3972.AVIS est donné au public qu'en vertu de la première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Cunada,19fi6, désigné ‘‘Loi des compagnies”, il a été délivré, sous le sceau du Secrétaira d'Etat du Canada, des lettres patentes en date du 4e jour de mai 19.11, constituant en corporation Zenon Olivier Limoges, chaufournier, Alfred Lacroix et Arthur Léger, marchands, Lucien Philippe Lefebvre et Pierre Arthur Gagnon, comptables, tous de la cité de Montréal, dans la province de Quebec, pour tes fins suivantes : — (a) Faire le commerce et les affaires d’entrepreneurs et constructeurs en général et toutes les affaires y ayant rapport, ainsi que tous les matériaux pouvant ».rvir à la construction ; (b) Acquérir, exploiter et vendre des carrières de granit, de pierre, et lits de sable ; (c) Manufacturer, produire, acheter et vendre de la chaux, du ciment, de l’asphalte, du plâtre, de la pierre, du sable, de l'amiante, du béton et toutes choses se rattachant i\ la fabrication de ces matériaux ainsi que toutes sortes de marchandises et produits de quelques manières utilisé» ou requis pour un commerce de cette nature; (d) Acquérir par achat, bail ou autrement et posséder, utiliser et exploiter des terres à bois ; (e) Acquérir l'établissement en exploitation, exploité actuellement sous le nom de Z.O.Limoges, son actif, ses affaires ainsi que son achalandage et ri'émct-tro des actions libérées du fonds capital de la compagnie en paiement du prix d'achat de la dite maison ; (f) Agir comme agents de manufacture de toute autre compagnie on personne engagée dans la fabrication, rente, importation et exportation des articles ci-dessus ; (g) Acheter ou autrement acquérir la propriété mobilière ou immobilière que la compagnie jugera utile à, scs opérations et engager, vendre ou autrement disposer de toute telle propriété aux conditions qu’elle jugera ù propos ; ( h > Uremlre ou autrement acquérir et détenir des actions dans d’autres compagnies nononbstant les dispositions de l'article 44 de la "Loi des compagnies” et en disposer par aliénation ou autrement._ T.a compagnie exercera son industrie nar tout 1o Canada et ailleurs, sous le nom de “Z.O.Limoges, Limitée.” avec un capital-actions de cent mille dollars, divisé en 1.000 actions de cent, dollars chacune, et le principal lieu d'affaires de la dite compagnie sera en la cité de Montréal, dans 1a province do Québec.Daté du bureau du Secrétaire d'Etat du Canada, ce 5e jour de mai 1911.THOMAS AIULVKY, Sous secrétaire d'Etat.Ca journal est imprimé ait No 71a, rue Saint-Jacques, A Montréal, par "La Publicité” ( à responsabilité Limitée) .Henri Boutas ta.directeur-gérant.063944 LE DEVOIR, Vendredi, 12 Mai, 1911 Le Canadian Northern et l’Etat Texte des résolutions à propos d’un empruntée cinquante-cinq millions pour le troisième chemin-de fer transcontinental A’oici le texte des résolutions dont notre camarade Pelletier parle dans sa lettre d’Ottawa d’aujourd’hui, à propos d’un emprunt de ciurjuante-ciuq millions par le Canadian Northern.Considérant que par suite de l’augmentation de la population et du développement rapide de la production et du commerce dans la région du Canada sise à !’ouest des grands lacs «¦t de l’expansion rapide du commerce général du Canada, il est de l’intérêt du Canada entier qu’il soit construit de l’océan Pacifique à la cité de Montréal,'une autre ligne ferrée ayant pour objet d’aider à l'échange direct et économique du trafic entre les parties ouest et est du Ca nada, d’ouvrir et de développer certaines parties du Dominion qui sont encore privées de chemins de fer, da promouvoir le commerce intérieur ot étranger du Canada, de développer le ! commerce par des ports canadiens et | (ie procurer un échange do trafic d’entier parcours au réseau des che-! mina de fer de l’Etat dans le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-i Ecosse et l’Ile du Prince-Edouard: Et considère que la ligue projetée jde la Canadian Northern Ontario [lîailw-ay Company, s’étendant depuis Port Arthur, jusqu'à la cité de Mont féal, fournira In portion non complétée do la dite ligne d’entier parcours à l’est des grands lacs; 11 est eu conséquence, Bésolu qu’il est expédient de prescrire comme suit: 1.Que Sa MaCjsté, de la part du gouvernement du Canada (ci-après appelé le gouvenntjaent), peut aider à la construction et à l’achèvement par la Canadian Northern Ontario Puil-way Company (ei-après appelée compagnie) d’une ligne de chemin de fer b’étendant de la cité de Montréal, dans la province de Québec, jusqu’à la cité de Port-Arthur, dans la province de l’Ontario, y compris la partie de ligne, entre les dits points, .m, Tom, le» jour, ii lu gare Union.Lea nouveaux, large» et apacieux wagons- dortoir», pour l’équipement desqueli le O.P.S., est en renom, sont sur ces trains.SERVICE DE QUEBEC et aprftsje 14 im\i le tmin pour Québpe ^l»ce Viger A 1.8Ü qui part artuelinment ait la Pla P.m.partira à.4.4 p.in.Wagons-buffets et wagons-salons 1 ra i ti.AUX RELIGIEUSES, SEMIN7ARIS TES, Y COMPRIS LES ETUDIANTS PROJETANT Quelque voyage par terre ou par mer! Nous offrons tous les remieignemeMs., pouvant leur être utiles.autremin.1911’ ‘“X d*' Nous sollicitons bien respectueuse 4 ment leur patronage.CHANGEMENT D’HORAIRE Toutes les Lignes représentées.Hone & Rivet Agence Générale de Voyages, 9 BOULEVARD SAINT-LAURENT Tel.Main 4097, DEPART DE LA OARE DE LA PLACE VISER j BORDEAUX—*8.20 ».m FAITS DIVERS PERE HEUREUX M.Ed.-A.-B.Lndoueeur, greffier de la Cour de Police, est ofepuis maueredi le père d’un garçon bien portant.C’est, le onzième joyau de sa .paternelle couronne.VOL D'OUTILS Aimé Lagacé, 662 avenue Coloniale,) s’est avoué coupable du vol de $25.00 d'outils pour tailleur de pierre appar-j tenant à M.Leblanc, chez'qui il travail-' lait.Le magistrat; Leet le condamner lundi.N SERVITEURS INFIDELES Des agents spéciaux de la compa-f gnie du Canadien Pacifique ont arrètéi des .luifs employés par la compagnie1 comme bourreurs aux ateliers de construction des wagons.Tous les deux, parait-il, volaient le crin et le canvas des sièges pour le revendue à d’autres.Ils ont donné les noms de Rahouski, et O.Bille et ont été écrouésicn attendant leur procès.'8.300».m., »*.4S m.'9.00 a.m„ b 9.00 ».m.*9.10 ».m„ *9,40 a.m,, ¦'9.50 a.ro.cl'i.SO p.m.DK 12.45 p.in., il.05 p.m., i'2.00 p.dv, *4.15 p.m., a.I.SO o.m,.PS.SO p, m.’6.15 p.m„ »8.3f> p.>m., 10.00 p.m.B 10.30 p.in,.11.15 p, m., *11.30 p.(P., 11.So p.nt.PARK LAVAL—-’8.30 a.m., *3.45 n.m., 9.10 a.m., *9.50 ».ni , 012.80 p.m.il.45 p.ui., Î2.00 p.m., ’4.15 p.ni., «5.30 p.ni., ’R.15 p.m., *6^5 p.ni., 10.00 p.m.,* *11.80 p.ni., '111.50 p.m.STE-ROSE—*8.30 a.m.*8.45 a.-m., B DI.(10 m., *9.40 ».m., «9.50 012.80 p.in., il.45 p.m.m., m i'2.00 m.’4.15 p.m.’5.10 p.m.’5.80,p./m., «ù.lft i.'.m„ *6.35 p.m., *10.00 p.(ni., B 10.80 p.m.'11.15.p.m., *11.541 |x m.ROSÈMEKE—*8,45 ».m., R*9.00 a.ni., 9.50 ».m.('12.30 p.m.,, il.45 p.m., Î2.00 p.m., ’4.15 p.m., (a.:i.30 p.m.’6.15 p.m., a6.35 p.m., 10.00 p.ni., 11.50 p.ni, STE-THERESE—’8.30 ».m., "S.45 a.m., B 9.01» n.ni., 9.40 ».m., 9.'>() n.m.012.3i> p.m.il.45 p m.,' i'2.no p, m., ’4.00 p.ni., ’4.15 p.m.’5.10 p.ni.n5.30 p, ni., ’0.15 p.ni., »6.05 p.m., 10.00 p.m., B10.30 p.m„ ’11.15 p.ni., *11.50 p.ni.8T-JSEROME- *8,45 n.ni.Eil.2.r» p.m„ il.45 p.m., ’4.00 p.m., *5.10 p.iu.(»6.35 p.ni.10.00 p.m.SHAWBR1DGE, STE-ADELE, STE-MAR-GUERITE VAL MORIN.FfTE-AdATHE 8.30 a.in., 8.45 ».m.3*0.310 ».niv il.15 p.ir.K il.2 5 p.nt., de 1» icdro (le I» ru» ¦Windsor, il.45 D.m., ’4.00/p.m., K.4.50 Station, il.45 p.ni., ’4.00 tp.m., K.4.50 p.ni.’5.10 p, ni.R A | L W A Y Y ST 1 M I.a qualité est le secret du sueeés el la qualité dan» un chemin d* ter consist» eu Voie double terrée.Kails d'acier Ira plus pesants.La plus balle voie, Equipement moderne.Employés polis et habiles.Karrours rapide.L'ensemble est synonyme du GRAND-TRUNK SYSTEM.Seule double voie ferrée Bntr« MONTREAL.TORONTO, HAMILTON, NIAGARA FALLS, DETROIT ET OHIO AG O.7ï HEURES « TOTONTO 11 INTERNATIONAL IIMITED ' (Lo train ie plus rapide du Canada) Quitté Montréal à 9 a.m., tous les jour* QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR ENTRE MONTREAL ET TORONTO 9. a.m., 9.4,5 a.m., 7.30 p.m., 10.30 p.m, .^ délégant s wagons buttât, salon ei.nibliotheque sur Ira train» du tour, «t nouveaux wagoua-lita Pullman aur lea trains de nuit.s ou 6 wajons-llt» tons les soirs sur la train des hommes d'affaires, pour Toronto, à 10.30.L'amende leur sera remise Cinquante indiens de Caughnawiaga qui avaient été condamnés à J?5 d'amende en vertu d'un règlement municipal de Lachine qui édicte que tout étranger résidant pn dehors de cette ville et travaillant dans cette ville doit payer un impôt de ?5 par année, seront remboursés.Cette décision a été prise par le Conseil Municipal de Lachine, hier soir, qui a de plus résolu de ne pas mettre cette loi sur les étrangers en vigueur, d’ici à l'année prochaine.-4~ «i'OSKmi FEUILLETON * DU * DEVOIR » LES OBERLÉ par RENE BAZIN DE L’ACADEMIE FRANÇAISE.HORAIRE DU TRAIN DE SAMEDI ENTRE MONTREAL ET ST-HYACINTHE Viâ Grand Trunk Railway System A partir de samedi, le 33 mai, et chaque samedi suivant usqu’à autre avis, un train nouveau partira de Montréal à 1.45 p.m.pour St-Hyacinthe et gares intermédiaires.érudition minutieuse, autour d'un ou-rrage excellent sur le socialisme dans Platon, époux dune jolie femme, blonde, ronde et rose, qui paraissait plus blonde encore et plus rose, à côté de la barbe assyrienne, noire et frisée de son époux; le professeur d'esthétique baron von Finckeu, Ba-dois, qui se rasait les joues et le menton pour mieux laisser voir les cicatrices de ses duels d'étudiant, 3orps mince et nerveux, tê’o énergique.le nez relevé et comme fendu au bout, par deux légères saillies des cartilages.esprit ardent, passionné, très Petits feux Deux petits incendies ont éclaté à Westmount hier.L’un a causé un peu de dommages à, !a maison portant le No 4029 Dorchester où le feu prit parmi de vieux papiers et l’autre éclata dans la cuisine dp Mme McDonald, 216 avenue Greene.Dans les deux cas, les dommages sont insignifiants.Mort subite I n vieillard de 60 «ns.dont, le nom est probablement Martin Sullivan, est tombé mort sur le quai, tout près de la rue Saint-Sulpice.Il a été transporté a la Morgue ou l’on a trouve le nom de Marty Sullivan tatoué sur son bras.Dans ses poches, il y avait S3 cents et des billets d’empiové d* la M.S.Rv.de sa maison et de la “tribune ouverte que chaque opinion y rencontrait.Mais beaucoup d'Alsaciens se méfiaient de cet éclectisme et de celte liberté.Société Royale du Canada (Spécial au “Devoir”) Ottawa, 12.— La Société Royale du, Canada va tenir lundi, 15 courant, sa séance annuelle à la bibliothèque Car-i negie.File terminera jeudi soir la; lecture de ses travaux.Dans la section canadicnnc-'Irançaise.i le Di^ N.F,.Dionne lira un inventaire! des livres, etc., parus dans Québec de/ 1904 à .1911.M.Pamphile T.omay lirai un vaudeville en un acte, en prosel "Entendons-nous” de Benjamin Suite.' une étude sur le Vermont de 1793 1806; on y lira des extraits d’un dra-l me historique du juge Routhier.Montcalm et Ijévis, un travail sur la/ baie d'Rdson par lo juge Prudhoimnej une description poétique des onvironsj de Montréal “Paysage canadiens enj automne” par Albert Lozeaxi, une étu-V de sur la Dime par Mgr !.A.Par quel, une étude de JL Errol BouchetUc sur les sources d'histoire parlementaire.un travail historique de Picure Georges Roy sur les Rnstdls de RoqAip-biave, et une autre sur Napoléon au Canada, par J.Edmond Rov.IVRŸ, ST.FAUSTIN, ST.JOVITE.MONT ‘M TREMBLANT, LABFLLE, etc.-—*8.80 a.m.*8.45 «.ni., il,15 p.m.ftil.US P- ni., de la gare de 1b, rue \\ ind&or, r4.00 p.TH, ANNONCIATION.NOMENINQ.— 8.30 n.m.T8.45 a.ni., il.15 p».tu., *4.00 p.m.HEBERT, ROUTHIER, MON/T LAURIER— *8.45 n.m.il.15 p.tjj.H4.00 p.m.ST.EUSTAOHE—+H.nn h.m.0.50 a.m.012.30 p.m., UA5 p.'m., t5.1() p.m., .Il.50 p.m.{ST.LIN—G8.45 ».m., B«9100 a.m., *4.15 ; p.m., «10.30 p.m.iSTE.SCHOLASTIQUE, LASCHUTE.CALUMET et stations Inteumédiaires- -*8.30 a.m„ 9.40 n.m., iîî*.()0 p.m., «5.30 p.ni.*6.15 p.m., 4ll.t6 p.ni.OTTAWA, HULL (Rive Nord)—tg.ao *.i».’6.15 p.m.TERREBONNE, .ST.VINCENT DE PAUL— +8.20 h.m., t9.00 a.m.*9.1 «.ni., ELI 2.45 p.m., IJ.1.4.40 p.m., tô.00 p.m.t5.5o p.m., *LM.30 t>.m.L’EPIPHANIE—*‘s bai»* ogivale», a deux pointe de l'ogive, et fermée* par des vitraux dont on ne voyait à cette trouvez pas 1 —Je lo trouve surtout d’un dessein irréprochable.Je crois que madame Rosenblatt so fait habiller à Paris ?—Mai oui, vous avez deviné, riposta la petite bourgeoise.Quand on possède do pareilles fortunes, on a souvent des caprices bizarres, et peu de patriotisme.Le commencement du repas fut assez silencieux.Peu à peu, le,,bruit des conversation» particulières s’éleva.On commençait à boire.M.Rosenblatt se seiller placé en face et content d’avoir deviné.— Précisément, monsieur le ronseiller intime.Ce n'est pas d’une grande politique de laisser écraser les petits.—Vous trouvez cela extraordinaire ?—Non, ordinaire.Mai» je dis qu’il n’y a pas de quoi se vanter, —Les autres nations ont-elles donc agi autrement ?demanda le baron von Fincken.Il releva son nez insolent.Personne ne.continua la discussion, comme si l’argument avait, été irréfutable.Et la vague du bruit, commun roula de nouveau, mêlant et ensevelissant les cau- series partlrulières dont elle était for-faisait verser de larges rasades de vin ;lnêe.du Rhin.Les deux privat-docent à lunettes revenaient au vin de Wolx-heim comme à un texte difficile, et avec le mênit sérieux.Le» voix gros- Ls voix musicale de madame Rosenblatt rompit ce bourdonnement.Elle disait 1) la petite madame Knapple, placée de l'autre côté de *e tab.e; tant cargaison de fruits, T-e Mcrida a coulé presque innnédiate* ment.Los passagers ont pu être recueillis.—Oui.madame, je vous assure qu’on y a pensé! Tout e*t ; ssible, madame; cependant, je n 'aurais pus cru que la municipaLté d une ville allemande pût me disputer une idée pareille.— Pas si dénuée d ' sens! N 'est-ce pas, monsieur le professeur, vous qui enseignez l’esthétique?Le professeur von Fincken- assis à la droit-r*1 la belle ma, - me Rosenblatt, ?» tourna sers elle, la regarda jusqu'au fond de ses yeux qui restèrent comme un lae sans brise, et dit: — De quoi s'agit-il, madame?—Je dis A madame Knapple que la question s'est posée, nu conseil muni* eipal d’envoyer à Paris les tapiserie» des Gobelins que possède la ville.Elle» ont, besoin de réparations.—C’est exact, madame: la négative 1 prévalu.Pourquoi pas à Berlin?demanda It jolie bouche rose de madame Knapple, Est-ce qu’on trave e mal à Berlin, par hasard?Lo conseiller Brausig trouva qu’il était temps de concilie-.j(A suivre)] 506469 LE DEVOIR, Vendredi, 12 Mal, 191 f =dà COURROIES CUIR ET “BALATA” D.K.McLaren, Limitée, 351 RUE ST-JACQUES Marche des insurgés sur Mexico Le colonel Garibaldi commandera l'avant-garde CALENDRIER SAMEDI, 13 MAI 1911.S.Lîon I, Pape, Docteur.Lever du Soleil, 4 h.34; coucher du Soleil: 7 h.19.Lever do la Lune: 8 h.11 s.; coucher de la Lune: 4 h.33 m.Pleine lune, le 13, à 1 h.16 in.matin.-:o:- TEMPERATURE du Bulletin d’après le tterraomôtre d* ({earn ft Harrison.10-12 rue Kotro- Dame Hat.B.de MESLE.Gérant.Aujourd’hui Maximum 77 Môme date l’an dernier M Aujourd'hui Minimum 49 Même date l’an dernier 1ô Baromètre : H h.matin 30.(IJ matin 30.01 ; Midi 30.05.LE TEMPS QU’IL FERA - Beau et chaud.11 h.CE SOIR SYNDICAUX OUVRIERS:— —Au Temple du Travail: salle No 1.l’Union des Briquetieifi; Salle 2.I l nion des Plâtriers; salle 3, Ouvriers en cuivre; l'Union 135 des Carrossiers.— Sallo Saint-doseph:— IT nion ITS îles Charpentiers dp navires.—Salle Dionne: J’Union 249 des Tailleurs de cuir de la B.& S.M.SEANCES ET REUNIONS:— —Cercle Lciuoyno, A.C.T.C.A S h.précises, assemblée régulière au lieu accoutumé.—Salle des oeuvres do l'Immaculée Conception, coin des nies Rachel et Bordeaux.Assemblée conjointe, 4 h.des comités des nuances et de propagande do l’Ecole Sociale Populaire.(Service spécial au Devoir) Elpaso, 12.—'Le président provisoire Madeira a désigné le colono! Giuseppi Garibaldi «t sa légion pour constituer l’avant-garde du corps Qui va marcher sur Mexico.Cet honneur était convoitéipar tous les chefs de l’armée révolutionnaire.Garibaldi est un ex-officier italien.Il fut désigné par le roi Emmanuel comme attaché militaire à l’armée anglaise, pendant la guerre du Transwaal._ Le petit-fils du fameux Garibaldi compte retourner en Italie à la fin de la campagne.TROIS MILLE MAISONS INCENDIEES 100,000 personnes sont sans abri.— La conflagration a été allumée par des bandits Harbin, Mandchourie, 12.—L’incendie qui a détruit plus de la moitié de la ville de Kirin a été allumé par les Chun Cheuses, des bandits chinois qui causent des ravages en Mandchourie dopais plusieurs années.Trois mille maisons, y compris tout les consulats à l’exception du consulat russe, ont été détruites.D’autres villages situés à proximité de Kirin ont aussi été brûlés.Pas moins de 100,000 personnes sont sans abri.TRISTE FIN D’EXCURSION Notes de l’Hôtel de Ville LA CONSTRUCTION.Voici uue liste des permis les plus importants délivrés ce matin a I Hotel- de-Ville.u Fabrique Saint Irénée, presbytère, coin Delisle et Atwater, $13,500.L.Deslongchamps.rue Boyer, 3 flats, $6 000.DELEGATION CHEZ LE PROTONO-TAIRE Une délégation des journalistes du Palais a été reçue ce matin par M.le Protonotaire Girard qui a leur a promis de leur accorder un bureau dans * a* lais d" Justice aussitôt que les changements qui se font actuellement seront terminés.AVIS AUX JEUNES FUMEURS L’agent Tierney — 6 pieds 2 pouces — a arreté hier après-midi le jeune Ro-|ipr},e — 4 pieds 1 pouce — qui fumait la cigarette dans la rue.Comme 1 inculpé n’a pas quinze ans.il a été ame Funérailles imposantes de S.G.Mgr McEvay Elles ont lieu ce matin au milieu d’un concours très nombreux de prélats, de prêtres et de fidèles Scandale finander à Ottawa, 1 Ottawa, 12, — Bit ‘ ‘ ‘ mt accusations " contre Stic compagnie.ming, ancien président du Cement Merger '• a porté âe ga&vaà (Service spécial au Devoir) DEMAIN SYNDICATS OUVRIERS:— —Au Temple "
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