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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 9 mai 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-05-09, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE—No.107 MONTREAL.MARDI 9 MAI, 1911 JN SOU LE NUMERd ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTAXE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .UNION POSTALE $1.00 $1.50 $2.00 LE DEVOIR Rédadio,^ v Administration# 71# RU?, INT-JACQUES m«.%o ^ E A I*.— TELEPHONES ; ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! a L’affaire du Canadian Northern QUELQUES POINTS D’INTERROGATION Les journaux (ministériels paraissent éprouver une singulière répugnance à parler de cette affaire du Canadian Northern.Les attaques de 1 ’Evening Journal sont pourtant d’une extrême précision et visent des documents publics qu’il serait facile de produire s’ils contredisent l’accusateur.Le silence, s’il se prolonge, finira par créer au détriment du gouvernement une très forte présomption.h’Evening Journal, on se le rappelle, affirme qu’il résulte d’une série de documents publies que le gouvernement fédéral, au printemps de 1907, a fait au Canadian Northern, c’est-à-dire à MM.Mackenzie et Mann un cadeau en terres d’une valeur de six à dix millions—six millions et demi, si l’on base les calculs sur une moyenne de dix piastres l’âcre, et dix millions, si on accepte l’évaluation de treize piastres l’âcre faite par de hauts fonctionnaires du gouvernement et du Pacifique.L’accusateur parle de cadeau pur et simple, parce que, dit-il, il résulte des documents officiels^que le gouvernement n’avait aucune obligation légale envers MM.Mackenzie et Mann ou leurs auteurs, le Manitoba' and H out h Eastern Railway: les obligations du gouvernement étaient étroitement limitées au territoire manitobain.D’ailleurs, nous avons résumé hier toute cette thèse.C ’est à un autre point de vue que nous voulons envisager aujour-d’hui la question.Supposons, pour les fins de la discussion, que le gouvernement fût réellement tenu en équité d’offrir une compensation à MM.Mackenzie et Mann pour les terres que le Manitoba and.South Eastern n’avait pu ou voulu prendre dans la province du Manitoba: quelle proportion existerait-il .entre les dépenses faites pour la voie ferrée et la récompense donnée par le gouvernement?Le Manitoba est un pays de plaines où les chemins de fer sont de construction peu coûteuse.Il en est beaucoup qui n’ont coûté en moyenne que $20,000 le mille.Kn prenant pour base de calcul une moyenne de $30,000, nous portons à un peu plus de trois millions le coût des cent six milles de voie ferrée construits par le Manitoba and South Eastern, et achetés dix-sept ans plus tard par MM.Mackenzie et Mann.Lt ces messieurs, pour les aider à solder une dépense maximum de trois millions, ont reçu du gouvernement la bagatelle de six à dix millions! On ne dira, pas que notre gonverneni^nt fait la part trop petite aux grands financiers! 4- * 4» Si les prétentions de VEvening Journal sont fondées, nous ne pouvons évoluer qu’entre deux hypothèses presque également dangereuses: Ou le don pur et simple à MM.Mackenzie et Mann d’un domaine princier ou l’octroi d’une subvention hors de toute proportion avec son objet.Dans les deux cas, un double point d’interrogation se pose: Poür-quoi a-t-on fait cette extraordinaire opération et à quoi a-t-elle servi ?Si l’on rapproche ce fait de la proximité des élections générales de 1908, qui ne paraissent pas s’être faites avec des prières, la porte s’ouvre toute grande aux plus intéressantes suppositions.Orner HEROUX.Une conclusion de Sir Richard Cartwright L’on a coutume de dire, pour excuser le chiffre des crédits budgétaires, que ceux-ci ne sont jamais dépensés en entier durant l’année pour laquelle ils sont votés, et cela est vrai dans une légère proportion.Tout de même le total des sommes demandées pour l’année courante serait assez élevé pour justifier l’inquiétude du contribuable si ce dernier suivait un peu plus attentivement les affaires de l’Etait.Un premier budget sollicitait cent vingt-huit millions; un deuxième demande encore près de dix-huit millions.La dépense totale serait donc cette année de plus de cent quarante-cinq millions.L’année des élections,—et il est de moins en moins permis de douter que la consultation populaire aura lieu avant la fin du présent exercice financier,—l’année des élections, le budget prend toujours un embonpoint qui ne dure pas.Tl faut donner aux candidats ministériels quelque chose qui leur permette de colorer leurs promesses d’un semblant de vérité.Tenant compte de ces calculs peu recommandables, il n’est cependant pas exagéré de prédire que la dépense réelle sera cette année de cent trente millions de piastres.0 est un chiffre énorme.Supposons que la population du Canada soit de huit millions d’âmes, il est bien fertain qu’elle ne dépasse pas ce nombre, le budget fédéra] représente donc une dépense de plus de seize piastres par tête.C’est le déficit inévitable s’ajou tant au poids déjà très lourd d’une dette considérable, grevant d’autant, pour le service des intérêts, les budgets à venir.Lies crédits budgétaires de ces dernières années ne passent jamais sous nos yeux sans évoquer le souvenir des retentissantes dénonciations de MM.Laurier, Cartwright.Patterson.Brodeur et Lemieux, sur l’extravagance des administrations d’autrefois.Los reproduire ici serait du temps et de l’espace perdus.Tout le monde s’en souvient d’ailleurs.Il serait facile do réduire la dépense de quatre millions de piastres pur année, disait.entre autres, le premier ministre actuel.11 trompait le peuple ou il igno-v: it totalement les besoins du service publie.Il ne pouvait pas diminuer la dépense, il ne pouvait même pas la tenir au chiffre qui pai’aissait l’exaspérer: le dévelop- pement du pays imposait au gouvernement trop d’obligations nouvelles.Seulement, il y a augmentation et augmentation.M.Laurier pour rait parfaitement justifier une augmentation de cinquante pour cent à la fin d’une période de quatorze ans, encore qu’il lui resterait à expliquer pourquoi il promettait le contraire lorsqu’il était dans l’opposition.Mais il s’agit ici d’un budget triplé, chose qui ne s’est jamais vue au Canada auparavant.Et si une dépense annuelle de 42 millions était si disproportionnée à cinq millions et demi d’habitants qu’elle méritait la plus sévère condamnation de l’électorat, que dire d’une dépense de cent qua rante-cinq millions comparée à une population de huit millions d’habitants ?Cette conclusion n’est pas de nous; elle découle de l’argument favori d’un libéral dont l’orthodoxie ne saurait être soupçonnée, —Sir Richard Cartwright.Jean DUMONT.A la Commission Scolaire L’ATTITUDE DE M.L.-A.LAPOINTE.— POUR LES PETITS.La Commission Scolaire Catholique se réunira ce soir.Nous avons tout lieu de croire, après les déclarations faites par M.l’échevin L.A.Lapointe, que celui-ci ne voudra laisser à personne 1 honneur de proposer le rappel de l’intempestive résolution d’il y a quinze jours.On connaît les faits : Par un vote de cinq contre quatre, la Commission a décidé de charger d’une mis sion d’études en Europe MM, l’abbé Perrier et les commissaires Galle ry, Lapointe et Giroux.M.l’abbé Perrier, le seul des délégués qui ait fait des études spéciales de pédagogie, refuse d’être du voyage, ce qui enlève à la délégation toute apparence de sérieux.D’autre part, M.L.A.Lapointe, l’un des auteurs et /des bénéficiaires de la résolution, déclare qu’il n’a jamais cru à la nécessité ou à l’urgence de cette délégation.Son utilité même ne lui paraît guère démontrée.Il est assez difficile d’établir une stricte concordance entre les actes et les paroles passées de M.Lapoin.te, mais sa déclaration reste.11 l’a fait publier par tous les journaux et elle lui impose le devoir de réparer immédiatement l’erreur qü’il a commise.Nous l’attendons A l'oeuvre.11 suffit de son vote pour déplacer la majorité.Nous espérons que la Commission voudra men en même temps BILLET DU SOIR Pour lire à la Fête des Arbres Jean Lahor, je crois, commence un poème par ce vers: “Aimez et vénérez, ne tuez pas les arbres;” excellent conseil qui paraît d’une application difficile chez les barbares.Presque chaque jour d’été nous révèle un crime dont les journaux ne parlent pas: un arbuste gisant sur le sol, le tronc rompu, ayant éprouvé à quel point “cet âge est sms pitié;” une vieille plaine robuste et riche en ombre fraîche ébranchée, ou complètement décapitée, à coups de huche pour rendre la “voie” libre aux fils électriques tranchant Vespace.Plaisirs malicieux d’enfance irréfléchie, sacrifices inutiles imposés par des hommes d’affaires auxquels rien ne doit nuire sur la terre et dans le ciel.Si j’étais échevin, j’ordonnerais qu’on inscrivît le vers de Jean Lahor à l’entrée de toutes nos places publiques, de tous nos parcs, au coin de toutes nos rues; et j’édicterais des pénalités sévères à l’égard de ceux qui ne s’y conformeraient pas.Il y a bien les lois, mais elles sont lettres mortes, les autorités ne les faisant guère respecter.Rien ne sert de planter des arbres, si l’on n’apprend au public à les aimer pour leur.'utilité et leur beauté.Le peuple agit plus par ignorance que par méchanceté ; il faut l’instruire en lui démontrant que les conséquences d.e son vandalisme retomberont sur lui et scs enfants.Quand on regarde la ville de Montréal du haut de la montagne, elle semble toute couverte de feuillage.De gigantesques bouquets de cimes s’élèvent partout et noient par endroits les édifices.C’est l’effet du recul et de la hauteur.Certaines rues, les plus petites surtout, sont privées d’arbres, et d’au très sont bordées de végétaux rachitiques fichés dans deux pieds de pierre, et incessamment renouvelés.Passant leur vie à mourir, ils n’ont pas le loisir de croître.Ajoutez à cela les traitements que leur font subir les bambins.Quant à nos forêts, on dit que te déboisement va grand, train, pour le malheur de l’agriculture.Mais cette question touche à la politique, —terrain fangeux où il est imprudent de s’aventurer sans mandat.Lorsqu’il n’y aura phis de.bois, nous serons inondés au printemps et séchés l’été: les savants l’assurent.Que la Fête des Arbres ne, soit pas une célébration stérile; constituons-nous les gardiens volontaires des érables, des frênes, des hêtres et de tous les dispensateurs d’ombre salutaire.Plantons des arbres si nous le pouvons, mais surtout prenons soin de ceux qui charment déjà nos yeux, et mettent une voilette de feuilles sur le visage trop ardent du soleili ALBERT LOZEAU.- mt i »i- s’occuper de cette question des terrains de jeu sur laquelle nous avons,à deux ou trois reprises déjà, appelé l’attention publique.La Commission possède autour de ses écoles de vastes espaces libres qui resteront inutilisés de la fin de juin au commencement de septembre.Il suffirait d’une entente avec la ville pour mettre ces terrains à la disposition des enflants et pour assurer à ceux-ci la libre jouissance, pendant les mois de vacances, de ces magnifiques espaces libres.Il va de soi que la, ville devrait y maintenir des gardiens pour empêcher la dégradation des locaux scolaires.Mais la Commission ne pourrait-elle prendre l’initiative du mouvement et offrir a la ville l’usage temporaire IV ses terrains?Elle rendrait aux petits un très grand service, elle aiderait au main tien de la santé générale et se ferait à elle-même le plus grand honneur.0.H.-— i n - Plantons des arbres Le Devoir publiait samedi un extrait d’un conférence de M.J.C.Chapais sur la fête des arbres.L’auteur, d’une rare compétence en la matière, déplore le peu de succès de cette institution.Pourquoi ce qu’on appelle la fête des arbres se résume-t-elle de plus en plus, à quatre ou cinq cérémonies officielles dans toute la province ?Simple indifférence peut-être.L’arbre est pourtant admiré de tous.Il rompt la monotonie des plaines.I! encadre les rivières de futaies dont les racines régularisent le coure et la rainure ombrage la surface.Il couronne les montagnes d’un diadème splendide.Au bord du chemin, il rafraîchit et repose le voyageur.La maison qui se voile sous ses feuilles donne au passant une impression nhu dou ce.Au printemps ses bourgeons réveillent la joie au coeur.L’été, sa toison tempère les ardeurs du soleil.L'automne lui donne des couleurs dont les artistes cherchent encore le secret.En hiver, il protège contre les tempêtes.Plantons donc des arbres là où la terre en manque.En ville, que de coins tristes prendraient un tout autre aspect si une bonne inspiration y amenait un orme, une érable, un tilleul, un peuplier—l’espèce qui convient le mieux à l’endroit.Le bois est loin cependant, et il en coûterait peut-être trop aux particuliers.Pourquoi les municipalités ne font-elles pas une petite part à l’arbre dans leur budget?Ce serait de l’argent bien placé.Et à la campagne?Là il n’y a pas d’autre excuse que l’insouciance.Chacun peut planter quinze à vingt arbres par année.C’est une affaire de rien : une journée de travail tout au plus; une journée pour la jouissance de toute une vie, qu’est-ce?Les fabriques, pour le terrain de l’église, les municipalités, pour la place publique, pour donner un ¦peu de cachet au terrain municipal, et surtout pour inciter les contribuables, devraient prendre l’initiative.Je connais une paixnsse dont l’église en bois, élevée sur un coteau ¦chenu paraissait bien pauvre.Un curé qui aimait vraiment les arbres y vint s’établir.Un jour il décida ses paroissiens à border de sapins ou d’épihettes l’avenue qui conduit du chemin public à l’église.Si vous aviez vu le changement trois ans après ! Cette seule plantation avait donné au village une physionomie charmante.Et quand on parlait aux paroissiens de leur devant d'église: vous n’en voyez pas souvent comme cela, s’empressaientils de nous dire avec un orgueil bien légitime.Plantons dés arbres et plantons-en tout de suite, cette année.On en plante aux écoles, paraît-il.Tant mieux! Mais plantons-en chacun chez soi.L’exemple de l’école est bon, celui de la maison est encore meilleur.Plantons des arbres sur l’avis de la famille: Un ici, là où la mère aime à aller s’asseoir; un autre où les petits vont jouer; d’autres encore où se passent les soirs d’été; à travers le feuillage du bois les voix ont plus d’écho et laissent au foyer des souvenir-s plus profonds.Plantons-en partout où ils peuvent être utiles, partout où ils peuvent embellir.H.d’AULNAY.Sur le Pont d’Avignon.La “Vigie ¦ commente très brièvement la promotion de M.le juge Lemieux à la position de juge en chef suppléant à Québec.Elle na pas encore oublié le jugement prononcé contre elle par Je successeur de Sir P.Langelier.Le chef de police de Chicago vient de publier des ordonnances très sévères sur le port du costume féminin.La longueur des vêtements en haut et en bas est sévèrement déterminée.Pour scandaliser la population de Chicago, la mode doit avoir atteint son dernier degré d’impudence.Il semble ndmbis que M.Oliver a touché la somme de soixante-neuf mille piastres.Reste à savoir pourquoi.Et c’est précisément ce que M.Laurier paraît no pas aimer que le public apprenne trop vite.Victoria, Colombie Anglaise, vient do donner la plus grosse commande do pavages qui ait encore été donnée en Amérique.Et Montréal?Cent quarante cinq millions de dépense cette année.A cinq pour cent, commission très modique sous le régime actuel, la part de l’intermédiaire sera de sept millions et quart.Les élections ne se feront pas avec des prières.Tout le monde s’accorde à dire que les élections générales auront lieu cet automne.On ne pourra donc pas parler de surprise quand fhppel aux «irmes sera lancé.Madeiro en a-t-il une misère à déloger Diaa?Que n’appelle-t-il M.Gouin à son se cours?L’intronisation de M.Langelier Spencerwod a dû réveiller M.Jules Al lard.Que n’en profite-t-il pour nous donner des nouvelles de l’affaire Leblanc?EN DEUXIEME PAGE : La lettre parlementaire de M.Georges Pelletier.DEMAIN : * Une lettre de France de M.Joseph DenaJs.L’ABSORPTION DU CANADA PAB LES ETATS - UNIS M.F.D.Monk, député de Jacques-Cartier, traite de de ce sujet d’actualité, devant un auditoire composé de l’élite de la Société Québécoise LE TEXTE DE LA CONFERENCE (Spécial au “Devoir”) Québeo, 8.Devant un auditoire féminin, composé de, l’élite de la société québécoise, M.F.D.Monk, député de Jacques-Cartier aux Communes a donné, hier après midi, au Château Frontenac, une conférence très intéressante sur “l’absorption par les Etats-Unis.” L’auditoire nombreux, un des plus considérables de l’année, a écouté le conférencier avec une grande attention.Sur les premières rangées des sièges on remarquait: Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, sir François Langelier et Lady Langelier, l’on, juge sir L.A.Jet-té, l’hon.juge Carroll, l’hon.juge Lemieux et Madame Lemieux, l’hon.sénateur Landry et Madame Landry, l’iion.sénateur Choquette et Madame Choquette, le capitaine Victor Pelletier, A.D.C., M.Arthur Gannon, avocat et Madame Cannon, M.le Dr Dusseault et Madame Dusseault, M.Beaubien, avocat, etc., etc.Madame Bennion, vice-présidente du Cerole des Dames de Québec, présenta le conférencier et après la conférence, Madame Landry remercia M.Monk et un vote de remerciement, fut approuvé par de longs applaudissements.Nous donnons ci-contre le texte complet de l’intéressante conférence du député de Jacques-Cartier.CONFERENCE DE M.MONK L’ABSORPTION AMERICAINE Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs, Je vous remercie vivement de T aimable invitation que m’a faite votre cercle et je suis vraiment heureux d’avoir pu trouver le temps et le courage de venir vous faire cette visite.Je dis courage, car, comme le sait très bien votre aimable présidente, je n’ai pas 1 habitude des auditoires féminins et je n’ai pas encore réussi à vaincre la timidité qui s’empare infailliblement de ma pauvre âme lorsqu’il s’agit pour moi de parler au beau sexe.Madame la Présidente a triomphé, sans peine do mes objections et je me rassure en songeant que je me retrouve air milieu d’amies indulgentes, dans ce vieux Québec si hospitalier, si profondément canadien.L’IMPERIALISME Vous avez suivi, Mesdames, j’en suis sûr, l’intéressant mouvement d’esprits dirigeants dans l'Empire Britannique, depuis une vingtaine d’années, mouvement dont le but est de concentrer les forces vives de tout l’empire afin d’en assurer le maintien au moyen d’une réorganisation de ses éléments épars.Ce mouvement et ses manifestations diverses ont été classés sous le nom générique d’impérialisme, qui sert à désigner les nombreux projets suggérés dans le but de relier les parties de cet empire dispersées sur ]a surface du globe.Et si je fais mentions ici de l'impérialisme, dont je n’ai pas à.parler aujourd’hui, ce, n’est que pour accentuer une considération qui se rapporte à notre sujet, à savoir, (pie ces plans divers ne tiennent pas compte suffisamment du principe d’autonomie et d’individualisme qui fut à la base de la politique anglaise coloniale pendant l’époque Victorienne, principe méconnu par d’autres nations puissantes, niais dont I application féconde explique, à lui seul, l’expansion et le prodigieux développement de l’empire même.Pour réorganiser harmonieusement ce vaste assemblage, il faut une formule qui laisse aux groupes intéressés leur idiosyncrasie, leur façon d’étré, leurs mœurs, leur identité, leurs aspirations et leur idéal, produits de l’air ambiant, et surtout cette liberté, ce “self-government”, gloire à juste titre de la Couronne qui a présidé à leur évolution.Toute formule qui s’écartera de ce terme nécessaire n’aura, tout au plus, qu’une faveur éphémère.On reconnaît aujourd'hui que le zollverem impérial rêvé par ce grand homme d’état, M.Chamberlain, le commerce confiné aux limites britanniques, est une utopie irréalisable, parce que ce système viole la liberté des échangés et serait un retour voilé nux entraves commerciales dont les colonies anglaises, eurent tant à sc plaindre.Le projet d’une marine de guerre dont les grandes dépendances fourniraient des unités, marine soumise à une direction unique, sans voix poulies ,dépendances, 1 idée d’une armée impériale homogène avec un état-major unique et un seul contrôle, tout ce projet de défense élaboré à la hâte, à la faveur d’une panique, soulève déjà des objections insolubles et l’on peut tenir pour acquis d’ores et déjà qu'il faudra faire subir uu projet des modification* profondes avant qu’il n* soit acceptable ou permanent.L’idée d'une assemblée, d'un conseil, d'un parlement oû siégeraient des représentants do l’empire entier avec juridiction sur des matières d’intérêt général, dès qu’on on envisage les , détails, est toute hérissée d’insurmontables obstacles.de sorte que, à l’heure où nous sommes arrivés ceux qui pensent Impérialement, pour me servir d’uj(b expression consacrée, en sont à ce point où, rejetant les théories avancées jusqu'à ce jour, les dogmes nouveaux auxquels il fallait croire sous peine d’hérésie et de déloyauté, ils so demandent derechef quelle est la solution véritable du grand problème.Le secret de l’union persistante,suivant un grand nombre de penseurs, se trouverait dans une civilisation qui serait essentiellement britannique, c ’est-à-diro des institutions politiques toutes imprégnées de liberté, des droits égaux pour tous, une autonomie locale complète, un socialismo bienfaisant et chrétien, l'égalité do toutes les franchises, l’éducation universelle, l’équation entre le capital et le prolétariat des peuples éloignés mais réunis étroitement par mie sorte do civisme commun et un idéal semblable, sous uu chef ou souverain qui leur servirait do lion.Ainsi unis et contents, cos groupes se sentiront forts ot ne voudront guère so séparer.Je n’insiste pas sur cette thèse, en .dernier lieu avancée par les chercheurs impérialistes que tourmente le problème du maintien do l’organisme britannique et qui sont déjà convaincus do l’insuffisance des solutions jusqu’ici offertes.Je In’y arrête, au contraire, parce que ses promoteurs reconnaissent l’existence, dans les grandes dépendances, au Canada, comme ailleurs dans l’empire, d’un individualisme qui s’est affirmé assez clairement et dont il est juste et prudent do tenir compte.INDIVIDUALISME CANADIEN Cet individualisme, Mesdames et Messieurs, ces traits caractéristiques qui distinguent un peuple des autres aS!?l0,rl^,'arièino réunion annuelle ce soir.Le directeur présentera son rapport puis on fera l’élection des officiers pour l’année courante.La soirée se terminera par un concert auquel les matelots du “Virginian’’ prendront part, M.W.I.Gear présidera.PAS DE GREVE A MONTREAL.M.Robh.seerétaire de la Fédération «les expéditeurs du Canada, a déclaré que le danger d'une grève de matelots et de chauffeurs en service à bord des transatlantiques n’est, pas à craindre, tin sait que les dépêches anglaises reçues ces jours derniers laissaient entendre q’une grève générale des marins anglais menaçait d’éclater d’un jour à l’autre.M.Robb dit qu’il n’y pas lieu do s'alarmer, du moins en ee qui regarde l’union canadienne.L’une des raisons pour laquelle aucune grève no peut éclater à Montréal est.que les matelots qui font, la traversée des ports britanniques au Canada, à bord des paquebots ou des steamers affectés au transport îles marchandises ont un contrat qui les force à compléter le voyage de retour, autrement ils seraient considérés comme déserteurs et pourraient être mis en état d’arrestation.Quelques-uns des matelots arrivés hier des ports anglais déclarent que la situation n’est pas aussi grave qu’on a voulu le faire croire dans les dépêche».Jl y a certainement quelques frictions entre armateurs et marins, au sujet des questions de salaires, mais il semble qu’à-vec un peu de bonne volonté on pourrait en arriver à une entente satisfaisante.LE “DONNACONNA”.Port Golborne.9.— Le vapeur “Don-naconna’*, de la ligne Inland qui est passé dans le canal, venant de Fort Willi m en route pour Montréal, avec une cargaison **'»*^-w^> * '' ' —¦“ ’ -» TERRAIN A VENDRE lin magnifique terrain situé sur la première avenue à Bosemount.Vendra bon marché.S’adresser 1209 Cadieux.Halifax, N.-E., 9.— La goélette, “Géorgie Campbell” de Gloucester, est arrivée ici hier portant .sou pavillon en berne.Le 7 avril dernier, au large des banes de File aux Sables, elle a pendu quatre de ses pêcheurs partis dans deux dories.Deux de ces hommes purent rejoindre la terre et sont retournes chez eux à Arichat, mais on n’entretient aucun espoir de retrouver les deux autres: Alexandre Collins, de Gloucester et J eau Fortune, d’Arichat.La goélette a essuyé du gros temps et a perdu une ancre de fortune et un cable.¦ :0 :- Jabel moderne AMIANTE Chaux, sable, mortier, plâtre de Paris, ciment à enduits (Rockwall), ciment Portland, briques, poil, couleurs pour mortier, tuyaux de gré, Canada Lime and Builders’ Supply Co., 125 Ave.Laurier-Est.St-Louis 1987, soir St-Louis 926 et 2469.ARGENT A 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génération qui arrive, dans la mois son qui lève, un idéal beau et bon.Là nous puiserons les forces qui élèvent et vivifient, le patriotisme vrai qui résiste aux influences atrophiantes.Notre pays est trop grand, il est trop beau, nous l'aimons trop pour faillir à la mission évidente que la Providence nous a confiée, en nous y faisant naître.A NOS AMIS Le “Devoir" est outillé pour faire des impressions dans tous les genres.Ouvraoe Garanti, Bellona.Crown of Cordova.Willeliad.Waimate.Mmitfort .Bray Head Thorsa.Athenia.Manchester .Middleboro .Rangoon .Cadix .Antilles ., .Hambourg .Anvers .Anvers ., .Middlcsboro .New York ., .Glasgow ., Canada.Liverpool , Manchester Corporation.Manchester .Crntnpin .Glasgow .Pomeranian.H/h-re .Royal Edward______Bristol , Httrona.Middlcsboro.Saturnin.Glasgow .Manchester Engineer.Manchester Laurentle.LiveVpool .Gothland.Hambourg , Scqtiaji.Glasgow , .22 avril .22 avril .22 avril .22 avril .22 avril .24 avril .25 avril .26 avril .26 avril .28 avril .29 avril .29 avril .29 avril .29 avril mai mai mai mai 1 .3 6 6 .6 .6 8 8 Henri n Rolland, qui avait été arrêté la semaine dernière pour avoir proféré îles menaces contre son épouse.a que la femme de l’accusé craignait, puis et il allait, être remis e.n liberté sur parole en attendant le procès.quHiid on fit remarquer au magistrat comparu hier devant le recorder Du-pour ses jours.1 ,o recorder Dupuis exigea alors que Rolland fournisse deux bons répondants et comme il n’a pu les trouver, il est demeuré en prison.SERVICE DU~TEAIN DE CHAQUE JOUR DE MONTREAL.RICH-ius-ND VL,.LE GRAND TRONC Jusqu'à autre avis, un train nouveau laissera Montréal tous lesojnrs à 7,16 n.m., et s’arrêtera aux endroits intermédiaires.Au retour, le train Isissa'i Richmond, à t,55 p.m,, arrivant à Montréal à 7.45 p.m.mat mai mai mai DEMENAGEMENTS Lecteurs qui déménagez, donnez-nous vos commandes dès maintenant pour vos en-têtes de lettres, en-têtes de comptes, enveloppes, cartes d’affaires, cartes de visite, etc.Nous 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assistant aux écoles publi- radis sur la vaccination obligatoire a enfants assistant aux écoles publi- t ‘"’'¦''° uu*>:«u pjuvimiai u nygieue.été omise liiar.Nous la donnons aujour- i./•, U .- .i I .£ é », # Il • • 4 , • ! I ra S .i f 1 / \ ! I T* 11 111 11 f* 11 Tl 4 1 A SC I I A A fk f\ S'a ^ « * ¦ 1 ., __ _ - ' • ^ * , s » , o «.vv/ k « moyen de l’hygiène publique et nsi perdus pendant cette résistance privée et non pas par l’introduction dans un corps humain sain d'un virus morbifique extrait du corps d’une bête.m despotisme des vaccinateurs.H va sans dire que pendant tout ce ‘emps aussi les partisans de la vaccination prophétisaient et reprophéti- ™ j- i.i ¦ ^ .¦ „ , ., .landis que i’objet de la therapeuti- saient que si le fléau faisait un jour , 1 , , , \ , * ¦ ) .Que est de ramener les malades à un ton entree, dans une ville où était ,.^ ° „i état de santé, que l’objet de l’hygiène ‘amassée tant de matière inflammable '1 sc répandrait avec la rapidité d’un ;eu de prairie et décimerait (c'était leur mot) la population.Les vieilles barbes surtout, conservateurs attitrés de la routine séculaire, en hochaient des têtes chargées de pensées noires comme de l’encre.Hélas ! la prescience et la sagesse de la docte profession devait se trouver en défaut.La v ariole a réapparu dans i.eicester, à plusieurs reprises même, mais pour y faire un très petit nombre de victimes.Aucune ville d'égale • population dans le Royaume Uni n’a pu aussi peu de cas, surtout .de cas mortels de petite vérole, que la ville de Leicester depuis sa “déclaration d’indépendance”.Fait plus remarquable encore, le taux du la mortalité annuelle qui était de 25 par mille entre 1870 et 1875, était tombé à 14: par mille entre 1901 et 1906.Ce taux terni encore à baisser à mesure que décroît le nombre des vaccines; eu 1909 il était de 12.9.Comme on voit 1 état de la santé publique f est superbe, comparé à ce qu'il était avant 1871.• le traduis ci-après un extrait d'u-]io conférence faite le 10 mars 1901, par le Dr C.-K.Millard, membre du bureau d’hygiène de Leicester et partisan avoué de lu vaccination, devant l'Ineorporated Society of Medical Officers of Health: "Le peuple de Leicester, dit-il, en délaissant la vaccination obligatoir», a fait de la loi ce que bon lui a semblé et rejeté l’opinion de médecins experts; mais ce n’est pas une raison Dour refuser d'étudier son expérience et d en.tirer la leçon qu’elle compor-dc".Dans son ” Rapport sur l’épidémie de variole à Leicester en 1903”, le même Dr Millard dit: “ Le nom de Leicester est étroitement associé à la resistance à la vaccination obligatoire ; le fait est qù'en aucune autre grande ville on tient aussi peu compte de la loi.Pendant les derniers vingt ans elle est devenue lettre morte, toute tentative de compulsion ayant été ouvertement abandonnée.Ayant cette période, cependant Leicester prenait rang parmi les villes les mieux vaccinées”.Dans son rapport officiel sur l'épidémie de 1904, à la page 8, il dît : Probablement le fait le plus digne de mention de l’épidémie est le peu de gravité de la maladie, comme en fait foi le petit nombre de ras mortels qui en ont résulté, seulement quatre, ce qui équivaut, étant donnés les 321 cas, à 1.24 par cent.Un tel record est, je crois, presque unique.Et encore l'un des cas mortels était-il celui du fils d un chemineau, infecté hors de I.eicester et tombé malade pendant qu’il traversait la ville.La.perte de si peu de vies est très satisfaisante et le fait est d'autant plus remarquable qu'il se produit à Leicester, où une ai forte proportion de la population est de maintenir le corps en santé par un genre de vie appropriée dans un milieu salubre, la vaccination entreprend l’absurde et périlleuse tâche de modifier des corps sains et robustes afin de les adapter à des milieux insa lubres.Voilà pourquoi la vaccination appartient non pas à la thérapeutique, non pas à 1 ’hygiene, mais à cette pseudoscience qui, rejetant les enseignements de l'expérience, s’en tient encore à une espèce de dogme accepté autrefois sans examen et maintenu par un faux raisonnement.“Post hoc, ergo propter nie”, se dit-on.La variole a beaucoup diminué dans le monde depuis l’adoption de la vaccination, doue la vaccination assure la prophylaxie de la variole.On ne fait pas attention que l’hygiène publique et privée a fait des progrès depuis cent ans.qu’on pratique aujourd’hui l’isolation des malades et la désinfection de leurs habitations, ce qu’on ne faisait guère autrefois.C’était la coutume autrefois générale chez les paysans de se vêtir de la laine de leurs moutons après l’avoir cardée, filée et tissée de leurs propres mains.Or, les moutons sont sujets à la variole et la leur transmettaient.Aujourd’hui presque toute ia laine va aux fa briques où elle est désinfectée.Voilà une des principales causes sans doute, de la disparition relative de ia variole.Est-ce qu’on vaccine contre la peste et le choléra?Et pourtant la peste et le choléra sont beaucoup moins fréquents en Europe et y causent infiniment moins de ravages qu’au Moyen-Age, à tel point que pendant longtemps on a pu croire que la peste était un fléau effacé de la face de la terre.Si, il y a disons cent ou deux cents ans, un Jenner quelconque se fût avisé d’inoculer n’importe quoi aux pestiférés, i] serait regarué aujourd’hui comme un sauveur de * humanité.La vérité est que la vaccination doit être réléguée parmi les vieilles pratiques médicales dont se gaussait si peu tendrement le bon Molière, comme la saignée et la purgation à tout propos et hors de tout propos, tous les jours de la semaine et toutes les semaines de l’année.Et c’est ie moment uù la vérité sort plus qu’à mi-corps de son puits légendaire, que notre bureau provincial d'hygiène choisit pour imposer d’un trait de plume la vaccination à deux millions d’êtres humains! Si nous vivons dans un siècle de pro grès, quelle sorte de progrès est celui-là?tiré.La pièt;e a été bien jouée, et iuirez al«rs la consolation de voir tous le troisième et le quatrième actes, 'i08 f'ls «0Df'01'tablement autou.- vous.C’est ce que font les Améri | beaucoup de grâce ingénue et de candeur et, aux dernières scènes, elle a su donner à l'infortunée amoureuse la voix et le masque tragique.A la fin du troisième acte, elle reçut une véritable ovation et on lui présenta un bouquet de roses.M.Fontaine, dans le chevalier des Grieux a aussi obtenu un franc succès.Il possède une puissante voix de ténor, qu’il n’a pas manqué de faire valoir même quand cela couvrait un peu la voix d’une camarade, comme, par exemple, le duo du premier acte avec Manon.M.Montano (Lescaut) a été frénétiquement applaudi.Sa belle voix de baryton s'adaptait à merveille aux différents morceaux que comportait son rôle et il a très heureusement incarné son personnage.H n’y a guère de rôle de femme important, en dehors de Manon; néanmoins Mlle Ceddes, dans le modeste personnage de Javotte, a su maintenir la bonne réputation qu’elle s’était faite ici, par sa.voix et son aisance en scène.L’élection d’une supérieure générale CELLE DES RELIGIEUSES DU BON PASTEUR AURA UEU A ANGERS, FRANCE, EN JUIN PRO-CHAIN.A l'occasion de l’élection de la supérieure générale des religieueea du Bon Pasteur, qui aura lieu en juin prochain à Angers, France, deux ou trois représentantes de chacun des couvents de cette communauté iront à Angers.Parmi celles qui feront le voyage, on cite la Révérende Mère Provinciale, de la»maison de la me Sherbrooke ; la Rév.Mère Prieure et ]a mère Supérieure de l’Académie St-Louis de Gonzague.L'élection de la Supérieure générale a lieu tous les six ans.C est actuellement une can adieu ne-française qui occupe le poste : la Révde Mère Stc-Marie de Domithilde.dont le nom do famille est La Rose.Elle est supérieure générale depuis 12 ans.Elle pourrait bien être réélue pour un troisième terme.Le feu aux usines Blangas UN INCENDIE SE DECLARE HIER SOIR MAIS CAUSE PLUS D’EMOI QUE DE DOMMAGES.s est déclaré aux usines de la compa gnie Blangas, rue Saint-Patrice, à quelques cent* pieds des bords du canal.Les 4 uub cem* pjeas aea Doras du canal.Iveg wavaux sera fia flammes sortirent par la toiture de la de t la fillette du Capitaine Nelson, prési'id a ensuite au capitaine A eager lu Montréal, une magn'iiique gerbe le fleurs eu forme tie fer à chex'al sur erpicl étaient écrits en franeais ces nota: “ BON N K OIIANCi: " ' Son Honneur le Maire Ouerin lau-a\ ensuite la première bailed mal jré (pi’elle fût mi “yvild pitch”.le, 5résident de la Ligue Edxxarxl l»ar'-roxv qui s'était constitué mbit re pour a circonstance l'appela: “strike .La partie ensuite commença et Bur-ic qui binea pour' lions joua une xxcellente partie mais il fut mal se-•ondé par nos frappeurs qui ne purent, .oucher la balle en temps opportun.Les visiteurs comptèrent à la pre-nière inning.Burke donna son but miei' sur un single, avança nu lecaisd sur le bit de Brown et élut domicile au troisième sur mie balle mal lancée et entra ensuite au home sur le single de Kelly dans le loft field.Les Royals jouaient de malchance depuis le commencement.Cotte devei-ne s’accentua davantage à.la cinquième inning.quand avec- Curtis.Burke et Aeager sur' les buts et deux hohimes de morts, Miller ne put tai-re mieux que de mourir aux mains de Kelly sur un fly.Le troisième et dernier point des Newark fut compté à la sixième inning sur un home run de Cady.A la neuvième inning les Royals réussirent à poorer le point qui les saux'ait du blanchissage.Malgré cette défaite, le public amateur a été satisfait.Nos hommes ont bien frappé et.bien jouf au champ et sans cette guigne que d'aucuns considèrent comme l’intérêt du jeu de baseball, les Royals auraient sûrement remporté la palme.Score: NEWARK Ab.R.H.Po.A.F.Broxvne.r, f, .I () I ‘2 u I Kcllv, 1.f.4 b 2 fi D 0 Mxer.2 b.2 10 0 11 Dalton, c.f.4 0 1 t It U Cady, c .Louden, s.s.Frick, M b.Agler.I b.411 I 3 0 .40131 0 .4 0 0 2 2 1 .2 0 0 9 0 0 Parkin, p.2 1 2 0 I 1 Totaix.30 3 S 27 11 3 MONTREAL Ab.R.n.Po.A.E.French.2 b.Aeager', 3 b.•) Miller, r.F.5 (iaiKÜl.Il» .4 Doinmitt.I.f.•> Ilnlh .-.s.4 ('unis.t*.t Burke, p.3 Dubuc, x.1 Purtell.Sx.Nattress.xxx.Totaux f) 0 1 0 0 1 o 1 3 0 o 15 il o 1 0 0 2 1 I 1 0 J 3 Il 2 0 0 1 II 0 0 0 0 2 I 2 0 I 0 1 n n o o o 2 0 2 o fi 0 O 0 0 0 0 0 0 0 0 0 .31 1 6 27 17 1 A frappé pour Burke.- xx— A couru pour Dubuc.—xxx—A couru pour 'l eager à la neuvième reprise.Score par itilling: Newark.101001000- 3 Montréal.OOOÜ0000.1 - I Sommaire:— Home nui.Cady.Buts sur balles sur Burke 2, sur Parkin.3.Frappés par le pitcher, par Parkin, I, par Burke, 1.Buts volés, Hanford, kelly, After.Sncriiice hit.Parkin.Struck out par Parkin.2, par Burke.3.Balle mal lancée.Parkin.Laisses sur les buts, Newark, 4.Montréal 11.Temps 1.30.Arbitres AIM.Murray et Hart.Assistance: 5,000, La Ligue de l’Est LES RESULTATS D'HIER Newark.3; Montreal.1.Toronto, 3; Providence, 0.Rochester, 6; Jersey Cty, 4.Baltimore.3; Buffalo, 2.POSITION DES CLUBS G.P.P.c.Rochester .3 .800 Baltimore .11 5 .688 Toronto.6 .600 Providence .,.8 7 .533 Buffalo .5 8 .385 Newark .6 9 .400 Montreal .4 11 .267 Jersey City .3 9 .250 OU ILS JOUENT AUJOURD’HUI Newark à Montréal.Providence à Toronto.Jersey City à Rochester.Baltimore à Buffalo.4 à 2.Hoffman prit quatre fois son premier but sur des balles.Résultat : A St-Louis — Cleveland.000100001—2 0 0 St-Louis.00003001 x—4 8 1 Krapp et.Smith : Lake et Stephens.Chicago.9.— Les Tigers ont triomphé des Chicago hier après-midi.Jones fut frappé à la fête par une balle lancée par le pitcher et on le transporta à, l’ambulance.Baker remplaça Lange comme lanceur.Résultat : A Chicago — Chicago .’.000001001—2 fi 1 Détroit .000131201 8 10 1 Lange, Baker et Sullivan ; Covington et Stanage.POSITION DES CLUBS fi.P.Pc., .20 2 909 , .79 ,8 f,29 .10 ( ( 9 ( (52(i 9 9 ‘00 .9 10 474 .S 10 444 .H 14 l fil Détroit., Ncxx-York ., Boston .Philadelphie.( hicago .Washington .Cleveland .White.I.f .5 0 1 3 0 0 McCabe, r.f 5 i 1 1 0 0 Sharpe, 1b McDonald, 3b 4 0 1 12 1 n 4 1 0 1 • ) 0 Truesdale, 2b 3 0 1 3 3 0 Beckendorf, c *» 0 0 •» 1 i Killifer.c i 0 0 3 •J 0 Vowinkle, p.«> o 0 0 •> •» 0j Stroud, p i 0 0 1 3 0 Hall, x i 0 0 0 0 0 Totaux .40 2 6 33 21 3 BALTIMORE Ab.R.H.Po.A K.Corcoran, 3b • f» 0 ] 1 1 0 Rath, 2b .fi 0 •T 3 3 0 Walsh I.f.• •"> 0 0 •> 0 1 Seymour, c.f.1 1 5 0 1 Hcitrnullcr, r.f., .0 1 i 0 0 Schmidt.1b .4 1 •» n.1 0 Maisel.s.s .3 0 0 i 0 0 Egan.c., .1 1 •J 9 4 0 Dygert p 0 1 0 4 0 Totaux .39 • t 1 33 13 »> x A frappé pour Killifer à la onzic me reprise.Résultat par reprise : Buffalo .02000000000 — 2 Baltimore.ÜOOOlOOlÛOl — 3 Ru)s sur balles de Strôud, 1.de I)\ gort.3.Mis hors jeu par A’owinkle, 3; par Stroud 4, par Dygert 8.Coups de 2 buts, Hcnline, Egan, Schmidt 2.Sacrifice fly.Maisel.Coups de sacrifice, Dygert.Buts volés, McCabe, 2, Covco-r'an.Schmidt.Starr, Heitmuller, Malsh.Ceux double, Starr à Truesdale a Sharpe.1er but sur erreurs, Buffalo, 2, Baltimore 3.Laissés sur les buts, Buffalo 9.Baltimore (i.Arbitres Pender et Wright.Durée de la partie 2 h.30.St-Louis .16 ooo — OO Le concours hippique à T Arena L'ouverture officielle du P2ième c.nii-rours hippique de Montréal s’ouxrira ce soir h 1’Arena, et.à cette occasion, Hun Excellence le Clouxrarneur Oénéral, Lady Grey et leur suite, en même temps qu’une foule de notabilités du Dominion, seront présents.Si l’on en juge par les préparatifs (pii ont été faits, on peut conclure que ce concours hippique sera l’un des plus grands événements sociaux de la sait-on.Parmi les chevaux qui figureront à ce grand tournoi, il y a ceux de l’houo râble Clifford Sifton, d’Ottawa, de l'honorable Robert, Boith, de Bowman-xille, Ont., de l'honorable -I.K.Straf-ton, de Belleville, Ont., de Sir Henry M.Pellatt, do Tçronto, et d’une foule le personnages américains.Le programme de ex' soir se lit com me suit: — 7 heures 43.—41 sauteurs franchis saut des haies.S heures 30,—12 chevaux attelés û des cabriolets, classe locale.8 heures 50.—LS chevaux de ^elle 'léger*.9 heures 05.—Dix paires de chevaux sons harnais, n'excédant pas 15.2.0 heures 20.—Dix montures d'offi-cters.9 heures 40.—Huit (andems sous harnais de pas plus de 15.2.10 heures p.m.—19 chevaux de chasse moutés g*1 des amateurs.McMillan, ss.3 1 2 1 5 0 Batch, r .f.4 ! 2 3 0 0 Osborne, c.f.1 9 2 1 0 0 Ward.3b.• .• • .4 0 0 1 0 0 Al perm a n.’3b ., ., .4 9 t) 1 3 1 Spencer Ib .1 11 0 0 Mitchell, c.3 2 1 5 1 0 Hughes p.3 0 1 0 4 0 Totaux .32 6 10 37 13 1 JERSEY CITY Ab.R.H.Po.A.E.Deininger, I.f.• • • » .5 1 a i 11 s Breen.2b.« * .„ .3 0 0 4 O o Abstein.1b.• • • .4 0 1 9 1 0 Wells, c.f.4 0 2 n 0 0 Wheeler, r.f.* • * * .4 1 0 1 tl fi Dolan, 3b.2 0 i i 0 Fullerton s.s.• • • .2 • 0 0 1 3 0 Butler, c.3 0 9 5 .» 0 Frill p., .2 0 1) 1 1 0 Kessler, p.1 9 0 1 9 0 Manush.x., ., .1 1 0 0 « 0 Tonnoman.xi .1 1 1 0 0 0 Ryan, xxx.1 0 1 0 t) II Totaux .33 4 9 24 J >) o Grand tournoi international LES AVIATEURS DF.TOUTES LES NATIONS SONT INVITES V PRENDRE PART AU GRAND CONCOURS 3.20.Temps: 1.40.Captain Carmody, Uncle Ben, ont aussi couru.4ième course.chevaux de 4 ans, 4 1-2 furlongs.— lo Moonlight, 112, Warren.straight, 815.90.place.86.00 show *3.00; 2o Light O’My Life, 112, Archibald! place.84.30, show, 82.88 ; 3o Grif, 112, Koerner, show, 82.80.— Temps, .55.bièmê course, à réclamer, chevaux de 3 ans, 1 mille.— lo lima, 110, Koerner, straight, 817.90, place, SI 1.70, shoxv, $6.00; 2o.Loween, 110, Ho-xvard, place 822.50.show, $10.40; 3o, Helene, 110.Moore, shoxx', S3.60.— Temps, 1.40 4-5.Myrtle Marion.Emma Stuart, Rose McGee, Agility, Going Some, Miss Ballistite ont aussi couru.?iènie course, à réclamer chex'aux de 3 ans et plus, 1 1-4 mille.—lo.Question Mark, 117, Archibald, straight.?1.10, place 83.60, show, 83.10; 2o Solus, 102, Molesxvorth, place.$33.20, show, $13.40; 3o Indian Maid, 107, Koerner, show, 110.40.— Temps, 2.07.Sam Bernard, Detect, Discontent, Earl of Richmond, Claudia ont aussi couru.Baltimore, 9— I.e steeplechase Potomac a ét» gagné hier par Dinna Ken avec M.T.(Fright en monte.E’é-tat lourd de la piste a causé plusieurs forfaits.Sommaire: Première course, chevaux de 2 ans, 5 furlongs.— lo Wyandotte, 1T2.Glass.12 à b.6 à 5.3 à 5 ; 20o Walter Scott.107, Bell, 4 à 1, 8 à 5.4 à 5; 3o Flitzen jr, I 2, Garner, 9 à 2, S à 5, ¦f à 5.— Temps, 1.02 4-5.1 Puggins, Doodle, Dandy.Erella, Miss Joe, Kittery, Flail et Mad River ont aussi couru.Deuxième course' 1 mille.— lo Spriiigmas, 95, Shuttinger, 3 àl.fi à 5, 3 à 5: 2o Bourbon Beau.100.Mc-Cahey, 8 à 5, 4 à 5.2 à 5; 3o Hat-teras, 97.Sweeney, 10 à 1, 4 à 1.2 à 1.—Temps,1.41 2-5.Castanm, Mdt’acce Pessie Trotwood, Irish Nora, Ruby Knight, Ursa Major.Ringmaster, Kentucky Colonel.Mason ct Parlor Boy ont aussi couru.Troisième course, chevaux de 5 ct plus, 6 furlongs.— lo, Servieence 105.Garner, 5 à 1, 8 à 5, 8 à 5; 2o Lad of Langdon.109, Pickens, 2 à 1.2 à 5, 3o, Cloud, 93,3.Huggins, 25 à 1, 8 à I, 4 àl.— Temps, 1.15 1-5.Bay-tborne.Premier O, Em., Cooney K., Anavri er Ida I)., ont aussi couru.Quatrième course, steeplechase, 2 milles.— lo Dinna Ken, 154.M.T.Wright, 7 à 2, 6 à 5, 1 à 5; 2o.Thistiedale, 149, Pickering, 12 à 1,4 àl, 8 à 5; 3o The Speaker, 136, \oe.fi à L 2 a 1.7 à 10.— Temps: 4.04.Jack Frost.Thames, Waters-peed, Tom Cat et Algier ont aussi couru.Cinquième course, chevaux de 5 ans, 5 furlongs.— lo Oxerman, 115, Varner, 18 à 5, égaux, 2 à 6: 2o, Yorkshire Boy, 107, Estep, 25 à 1.7 à 0, 2 al: 3o Himation, 104.McIntyre, 11 à 0, 4 à 1.2 à 5.— Temps, 1.03.Puck, Thirty-forty, Gary et YVarpath ont aussi couru.Sixième course, chevaux de 3 ans, et plus, I mille et un seizième.—lo.The Monk, 103, Olsen.9 à 5, 7 à 10, I à 2; 2o Martin Doyle, 111.Burns, 9 à 5, 4 à 5, 2 à 5 : 3o Bountier, 97, Dunn, 25 à 1, 10 à I.5 à l.Temps 1.48 1-5.Scant», Harvey F., Buckthorn.Ta Nun Da, Ha.ITammon Pass Saltrun, Kinderkin, Charivari, Dress Parade II, et Mollir B., ont aussi couru.Septième course, chevaux de 3 ans et plus,— l mille et un seizième.-r lo Rostrum.108.Gross, 9 à 2; 2 à 0.égaux: lo Idleweiss.100.Estep, 10 à 1, t à I, 2 à 1; 3o Little Friar.100, Garner, 10 à 1.5 à 1,5 à 2.—Temps 1.49 2-5.Lappelle, Tom Melton.Horace E.Duke of Bridgewater, Bang.Golden Castle, Frank Purcell et Miss Officious ont aussi couru.-4- Brillante victoire du St-Georges Le St-George rie l'Académie St-Louis a défait devant une assistance de plus de 1500 personnes, le redoutable National du Nord par un total de 11 à 3.I .e capitaine Beauchamp a donné l’exemple à.ses hommes, en frappant Un coup bon poW un tour complet du losange et un trois buts, et fut secondé par l'assistant capitaine U.Hame-Hn alors que les buts étaient tous occupés.O.Fortin fut plusieurs fois applaudi pour ses fameux "catches au champ.Nous espérons, qu’avec une telle défaite, où les lanceurs Dagennis et Gin-gras, firent mordre la poussière à leurs adversaires, ceux-ci s'amélioreront afin de tenter un nouveau coup contre le St-Georges.Le St-Georges recevra dimanche, sur son terrain situé aux coins dos rues Bernard et de l’Epée, la x isite d'une équipe dont on fait beaucoup d’éloges.Par l'entremise de son gérant, M.Gingras.1354, avenue de F H fi tel de Ville, le St-Georges Ipnee un défi à tous les clubs de la province dont les membres n’ont pas plus de vingt ans.Le Mascotte d'Ottawa bat ie St-Patrick Ottawa, 9, — Le club de base ball M e scorie, a défait le club St-Patrick dans une partie «le série de la ligue do la ville, par un résultat de 8 à 4.La joute n eu lieu 5 l’Oxal, et 2.500 personnes en ont été témoins.Billy Mc-Ewon en fut ’ "a-bitre et comme toujours il n'a pas fait une seule erreur.Charles Lamarche, le lanceur du elub Mascotte a fait du jeu magnifique pendant les neuf reprises de la jonte.Charlie Riugsdorf o: Stanley ont été les lanceurs pour l'équipe irlnndaiee.’' "r" V" Le baseball au Collège d'Ottawa Ottawa 9.— La première i,title de Hull» H’OIive Ht tailla “MINERVA” Chaque Bouteille ou esta gnon d’Huile d’Olive “Minerva eft accompagné du Certificat de Pureté délivré par le Laboratoire Municipal de Marseille.IÏN VJRVTK IGVRTOUT LAPORTE, MARTIN fie ClE., LTEE, AGENTS MONTREAL ma-l-n-o Voiture légère de livraison BRUSH r"''****t Sf*ï YC-isf-G *8T5.00 Cette voiture épargnera son propre coût en un an.Ses principales caractéristiques sont ; qualité recommandable, économie et simplicité.Tous les épiciers, boulangers, propriétaires de buanderie, marchands de nouveautés, enfin tous ceux qui ont besoin d’une livraison rapide ne peuvent se passer d’une voiture légère de livraison BRUSH.The Motor Import Co.of Canada, Limited, autrefois THE WILSON BROS MOTOR CO., LIMITED L ENTREPOT : VOITURES BRUSH, TÉLÉPHONE : UP 2600 Edifice do HUDSON, THOMAS RACCORDEMENT Forum FRANKLIN et KNOX.PRIVE.—71=-^ PAR — ALBERT LOZEAU L’Ame Solitaire L’un des plus grands succès de la littérature canadienne.En vente chez Déom, rue Ste-Catherine, à 85 cents l’exemplaire.base-ball de l’après-midi samedi à l’O-val entre les clubs O.A.A-C.et Collège fut gagnée par les joueurs de l’Association athlétique par «n résultat de 6 à 0.Ce fut un blanchissage complet poulies collégiens et le R.P.Stanton devra faire plusieurs changements dans l'alignement de sou club s’il veut que celui-ci ne tienne pas la queue de la ligue à la.fin de la saison du base-bail.-?- “ Twin ” Sullivan victorieux (Spécial au "Devoir”) Buffalo, 9.— Jack (Turin) Sullivan a gagné une x-ictoive decisive sur Tony Ross hier soir, malgré, que le poids de ee dernier dépassât de 30 livres celui de son adversaire.-+- Le prochain meeting au Parc Delorimier L'approche du meeting du printemps au parc Delorimier, fait que les entraîneurs travaillent sérieusement pour la réussite de cet évènement.Les propriétaires locaux n’ont pas eu l’opportunité de mettre leurs chevaux en condition comme ceux qui ’ iennent des pistes du dehors, mai- ' ont Fax'., i-t age de posséder des che eux sains et s'il y a du beau terru , le jour d’ou-xerture sera on ne peui plus brillant.Toutes les conunodi !‘.f s aux alentours de la piste : presque toutes finies, et il y -i pince pour 2riù che-x aux.D'autres stalles ont •'•, ¦ mi mencées, ce qui indi en qu'mi grand nombre de thoroughbreds \’o»t être sur le terrain.Les Ira'au pour1 1> trottoir dev ant l’estrade et les écuries, ont été commencés hier.Un cher- de chevaux de Jacksonville, et trois chars de Penseeoln sont attendus aujourd’hui, étant sur la route depuis une semaine.Al.C.Reynolds sera ici avec son vieux favori local Dr Young et trois autres de Sheeps-head Bay.11 les a expédiés de Nexx-York hier.A In fin de cette semaine il y aura 150 chevaux sur le terrain.L eux qui viennent de Baltimore seront expédiés samedi.On nous informe qu’un char sere expédié de Lexington durant la semaine et un autre de Toronto.Frank Lightfoot qui a élevé le fameux sauteur Dr.Pillow enverra six chevaux, de Hamilton.E.t'oies gn en-v oie sept.B.C.Evans qui a couru a» Pare Delorimier depuis l’ouverture, il y a deux ans.en amènera cinq, cette année.Des propriétaires locaux vont en n-joutèr sur leurs listes, Tom Stevens s’en va à New-York cette semaine, pour chercher une paire de chevaux de deux ans do Sbeepshead Bax.M, Ste-xons a été très chanceux In saison dernière, a'ec ses jeunes chevaux.Tender et A ankeo Lady entraînés depuis trois ans donnent d* belles promesses.Dans le Filet l.es Shamrocks et les Montréal onf pratiqué hier soir.Environ une trentaine de joueurs ont bien employé le temps au terrain do AVestmouut.George Finlaysotr, O’Ka-no et plusieurs juniors ont pris part à la pratique, Brady, une recrue des Clovers, s’est très bien comporté dans les buts.Au terrain des Shamrocks, le même entrain régnait quoique lu nombre de joueurs fût moindre.Jim Cavanagh était présent et est revenu pendant quelque temps à scs anciennes amours.Les directeurs présents ont.assuré que tous les réguliers de l’équipe seront présents à la pratique de mercredi prochain.Il est annoncé semi-officiellement quo M.Albert Dade.serra l’instructeur du club de crosse Montréal, pour la prochaine saison de crosse.On axait songé un moment à confier cette charge à George Finlayson, mais la direction de l’équipe a préféré lui confier la direction de l’équipe sur le champ.M.Billy Armstrong, le professeur de boxe, sera l’assistant de Al.Dade.l.c National était au grand complet à la pratique d’hier soir.Nos joueurs comprennent toute l'importance qu'il V a de s'entraîner, et jamais un bureau de direct ion n'a constaté une telle assiduité aux pratiques.Tes Toeum-selis seront à Montréal samedi prochain et comme les recettes de la |ou-te seront divisées dans la proportion de fin et 10, le National devra gagner pour conserver la grosso part des recettes.Le bureau de direction déri-taller des dépftts de billets pour 1rs dora à I assemblée de ce soir où ins-joutes de la saison.l.es principaux journaux de Toronto, le "News”, le "Telegram”, lo "World”, le "Ainil A- Empire” et la "Globe” font les plus grands éloges du National, è la suite de sa partie de samedi, avec le Tccmnseh.-4,- Les petites Quilles Voici la position des elubs dans la ligue de petites quilles Montéol: G.p.Buffets .28 ¦i Champêtre 20 ia National 19 14 Wanderers 11 18 11 Mascotte 18 1.1 Seint-Louis ’ 1* in Canadien 17 id Saint-Jacques .14 H» Wanderers 1 H 21 Royal Canadien *» d (Suite i la page 5) LE DEVOIR, Mardi, 9 Mal, 1911 5 La Fete de Dollard des Ormeaux Elle aura lieu le 22 mai et 50,000 enfants y participeront.Canadiens-Français et Anglais, protestants et catholiques seront de la fête.— La jeune garde autour du monument Maisonneuve.CONTRELE COMMERCE DE L’OPIUM L'ANGLETERRE ET LA OHIKS CONCLUENT UN TRAITE DECEDANT DE L'EXTINCTION COMPLETE DE LA PRODUCTION ET DE L’EXPLOITATION DE CETTE DROOUE FUNESTE.démonstration de l'au dernier au nied du monument Maisonneuve avait lté un beau succès en même temps qu -Une féconde manifestation de patriotisme vrai.U’était le deux cent cinquantième anniversaire «l'un grand fait liisr torique: la délivrance de Ville-Marie, par Donard des Ormeaux contre l'invasion des Iroquois et le souvenir de cet acte d’héroïsme qui sauva sans nul doute la colonie naissante est encore bien vivant parmi la population canadienne.Lu fête sera reprise cette année avec une nouvelle splendour et un caractère tout spécial.L’an dernier, ce fut le réveil de l’admiration reconnaissante parmi la foule, cette année ce.ssra au tour de l’enfance canadienne à venir rendre son tribut d’hommage aux héros du Long Kault.T.e jundi, 22 mai, tous les enfants d'école de la ville de Montréal seront amenés sur l’antique Place d’Ames, au pied du monument Maisonneuve pour entendre redire ce beau fait d’armes qui a sauvé le Canada de la barbarie.Toutes les écoles de la ville sans distinction aucune de langue et do croyance s’uniront dans ua sentiment commun de loyale reconnaissance pour Dollard et ses seize compagnons qui pleins de jeunesse et de dévouement ont bravement donné leur vin pour sauver la jeune patrie canadienne.Le comité du Monument Dollard b’est réuni hier soir au Monument National et a décidé de faire appel à tou- tes les écoles de Montréal et de les inviter toutes à participer à cette fête essentiellement canadienne.Chaque école sera priée de fournir un contingent d'au moins 23 élèves et toute la jeunesse est invitée à être de la fête du 22 mai.Cette fête n'est pas limitée anx seuls enfants de la vjlle; mais elle s’étend à toute la jeunesse canadienne et les écoles de l’extérieur sont invitées à y participer.Les écoles de filles comme celles rie garçons seront de la démonstration.Ce sera donc la fête des petits, la fête Je la jeune patrie canadienne.Le programme a été élaboré hier, au moins dans ses grandes lignes.Le monument Maisonneuve sera décoré avec toute la magnificence possible, il y aura chants patriotiques et discours dans les deux langues.De bonne heure dans la matinée du 22 un corps'de cadets montera la gar de autour du monument, la jeune garde se renouvellera tout le jour jusqu’après la démonstration qui aura lieu à la fin des classes à quatre heures de après-midi.Nos collèges classiques et commerciaux, les académies indépendantes, les high schools sont invités à envoyer des délégations nombreuses.Il sera déposé au pied du monument une corbeille où la population entière pourra dépose rso noffrande pour aider à élever un monument aux braves de 16(50.L’idée de commémorer par le bronze le plus beau fait d’armes de notre histoire canadienne est sortie de la démonstration de l’an dernier et, pendant l’année, le comité a reçu des souscriptions populaires, qui se chiffrent a peu près dans les $10,000.Les offrandes sont venues d'un peu ]'artout et le monument sera vraiment l’hommage do tous les canadiens au Léonidas canadien et à ses courageux compagnons d’armes.Les dons arrivent de toute manière, ainsi hier soir, tandis que le comité siégeait, un monsieur pénètre dans la salle pour demander un petit renseignement, qu’il paya de deux billets de $3.Le président du comité s’empressa de décorer M.l’éehevin Victor Morin de la cocarde à l’effigie de Dollard.Le comité se mettra aussitôt que possible en rapport avec tous les directeurs d’établissements scolaires et M.Emile Vaillancourt, t*9 rue Mance, se tient à la plus entière disposition de tous ceux qui, désireux de participer à la fête, auraient besoin de renseignements précis.Dion ne sera épargné pour faire de cette fête nationale, un beau et grand succès.Les organisateurs y metront tout le zèle désintéressé et actif désirable la population canadienne s’unira dans uu mouvement sympathique reconnaissant et nos 50,000 enfants y apporteront toute l’ardeur de leur jeunesse et l’enthousiasme de leurs jeunes âmes.Ce devrait être une fête splendide.Les fermiers américains et le président Taft CE DERNIER SOUTIENDRA SON OPINION, MALGRE LA MENACE DES CULTIVATEURS REPUBLICAINS D’ABANDONNER LE PARTI.SPORT Washington, !).—-Le président Taft a bien de la difficulté à convaincre ses compatriotes de l’excellence du traité de réciprocité.Il a eu hier une longue conférence avec, vingt-cinq membres du National Grange et leur a déclaré qu’il n’entendait pas se désister de la réciprocité avec le Canada même si l’adoption de In.mesure devait lui coûter le vote des fermiers.Le président, a déclaré à.ses visiteurs qu’il était fâché d’apprendre que les fermiers républicains déserteraient le parti si l’entente est adoptée mais que la crainte d’une telle désertion ' ne changerait pas sa conviction quant à j la sagesse de cette législation.Il a dit j qu’il croyait que la réciprocité était une très bonne chose pour le ]>ays et qu'il no prétendait pas la discuter.M.Holt, se faisant, l’interprète des fermiers, a affirmé hautement que les fermiers ne voulaient pas de la réciprocité et que des votes républicains allaient évidemment être perdus si le bill est adopté.Le président a répondu: “Certainement, je ne désire pas détruire la pros-périté des cultivateurs, qui son1- actuellement les os et les nerfs de notre république.et je suis convaincu que je ne la détruis pas du tout par la récprocité.Si le traité est adopté et s'il tourne û votre désavantage,'le congrès pourra le rappeler.” LA VARIOLE COUTE $600 Westmount vote la somme nécessaire pour l’hôpital des contagieux T.e conseil municipal de Westmount, ê sa courte séance d’hier soir, a voté la somme de ?fi00 pour couvrir les frais de l'hôpital des contagieux, où a été transporté le varioleux.L’écho-vin Jones, dans son rapport nu nom de la commission d'hygiène, a déclaré que le malade se rétablissait, normalement, et que tout danger de contagion était éloigné, grâce à l'isolation parfaite de l’hôpital et.à la surveillance dont le malade était l’objet.Quant à la recommandation de la commission des parcs, pour l'acquisition d’un terrain contenant 695 pieds à raison de 6K cents du pied, l'éehe-vin Hyde a fait observer que les nouveaux, rèclemenls limitaient à.50 cents du pied le prix que la Ville devait payer pour un terrain de ce genre.Cependant Téchevin ffherrnrd a fait observer qu'une partie de la terre a-vait été achetée à moins de 50 cents et que l’on pourrait prendre sur le fout une moyenne qui fût conforme aux règlements.Le conseil en a référé à la commission des finances qui fera rapport.Un citoyen qui sc livre à l'apiculture a soulevé des protestations de la part de ses voisins.U n contribuable de ]a rue Metcalf a vingt-cinq abeilles dans son jardin et les voisins en sont, disent-ils.fort incommodés.Comme l’administration ne peut exiger que les abeilles se soumettent aux règlements, elle tâche à arranger l’affaire à l’amiable.L’éehevin McBride continue à se renseigner à l'extérieur sur l’administration par un comité.II en étudie surtout' le fonctionnement aux Etats-Unis où ce système est très répandu.Examens de droit à TUniversité McGill Le résultat des examens de droit au collège McGill a été connu hier, les trois premiers concurrents étant tous gradués de l'Ecole des Arts.Voici le résultat.PREMIERE ANNEE HONNEURS.—Première bourse de JH.OO et premier prix de Droit romaiu, Nathan Pinchberg, B.A.Premier prix et bourse de $100 avec second prix de droit romain, II.Mari ntt i, B.A.Premier rang et bourse de $100, R.P.Couture, B.A.Premier rang général, J.M.Mc-Naughton, B.A.Second rang général, A.II.Elder, T*.S.Conroy et J.Dunlop.Les suivants ont aussi passé leurs examens avec mérite: E.S.McDougall, .1.TU Paré, N.Solomjri A.J.McDonald, H.R, Mulvena, et F.A.Wilson.L’élevage des autruches Calgary, Alta.9.— Otto Becker, un allemand récemment arrivé de Hambourg, s'est rendu acquéreur d’nne grande terre près de Wardner, C.A., où il a l'intention d’établir une ferme pour l'élevage des autruches.M.Becker a dirigé une exploitation de ce genre en Afrique-Sud.( Suite de la page 1) Une grève d’aviateurs ( Spécial au "Devoir” 1 Londres.9.— Une grève d'aviateurs a emmpeché l’ouverture du concours d aviation de Brooklands ce matin.Les aviateurs demandent 25 p.c., des recettes d’entrée, mais les directeurs du tournoi ont refusé.En dernier lieu, grévistes et.directeurs en sont venus à une entente mais déjà plusieurs des machines avaient quitté le terrain.Battling Nelson vs.Anderson ( Spécial au ‘‘Devoir’’ ) Hot Springs, Ark., SU— Battling Nelson a annoncé ce matin qu’il avait conclu un match de quinze reprises avec '‘Bud” Anderson.La rencontre aura lieu au Vancouver Athletic Club, à Vancouver le f juillet.Pékin, 9.— On a signé hier, dans la capitale, le nouveau traité anglo-chinois pour la réduction immédiate et l'extinction complète, à bref délai, du commerce d’exportation de l’opium.Une conférence internationale tenue à Shanghaï eu 1909 avait adopté neuf résolutions demandant à chaque pays de s'engager à supprimer les fumeries d'opium graduellement dans sou territoire, d’examiner à nouveau les méthodes pour prévenir l’abus de l'opium, pour contrôler la vente et la fabrication de la morphine, pour rechercher les propriétés et les effets des différents remèdes contre l’opium et pour faire appliquer les lois de la pharmacie aux sujets des districts consulaires concessions et colonies de ces différents pays.Le gouvernement des Etats.Unis a demandé une seconde conférence qui sera tenue en 1911 et le gouvernement britannique a accepté l’invitation en principe tout eu spécifiant qu ’à cette conférence l’entente anglo-chinoise ne serait pas discutée.L’accord concernant l'opium, entre l’Angleterre et la Chine prend effet immédiatement.11 pourvoit à ce que la Chine diminue annuellement la production de 'l’opium proportionnellement avec l'exportaitno complète.en 1917.La Grande-Bretagne accepte que l’importation de l’opium de.l’Inde en Chine cesse plus tôt si la production cesse plus tôt en ce pays.La Grande-Bretagne aura l’a- vantage de constater cette diminution et la Chine aura le même avau tage au sujet de la vente et de l’empaquetage de l’opium aux Indes.LA QUESTION A LONDRES Londres, 9.— Le gouvernement a subi le feu d’une violente discussion, aujourd’hui, à la Chambre, au sujet de l'extinction proposée du commerce de l’opium eu-tre l’Inde et la Chine.Les sociétés qui combattent l ’opium, composées on grande partie, de partisans des libéraux, demandent au gouvernement de faire cesser immédiatement le commerce, et même s'il est nécessaire de rémunérer les producteurs et les exportateurs de la drogue aux Indes.Le gouvernement hindou d’autre part demande comment il fera pour compenser les pertes que subira le revenu et qui prendra soin des propriétaires et des ouvriers des champs de pavots.M.Eric Lewis, l’un des plus chauds adversaires de l’opium demande au gouvernement de prélever $22,500,000 sur les sécurités de l’indemnité des Boxers et d’acheter avec cette somme tout l’opium Uin don actuellement dans les entrepôts et dans les ports chinois.Cet opium serati ensuite détruit.Il propose aussi que le gouvernement emploie de quinze à vingt millions pour acheter l’opium du Bengale et le détruire.Le gouvernement ira pas répondu encore à ces suggestions.Superbe manifestation des nôtres dans l’Ontario Cie Générale Transatlantique y n* A’.ui- y or h au Hauru, Paria (Pranca* DBpnrU tou* 1** Jeudi* à 10 a.m.LA PROVENCE.11 mal LA HURT AO VE ( Supp.) .13 ma' LA TOURAINE.1S mal LA SAVOIE .2R mai NIAGARA (Supp.) .27 mal Renseignements.QEN1N.TitUDRAU & CIE, agsnt* généraux pour le Canada, 22.rue Notre-Dame Ouest, Montréal.GRAND EU N A | L W A V VST r M La qualité eat le secret du succts et la qualité dans un chemin de ter cou- aisin eu Vois double ferrée.Hails d’acier les plus pessnti.i.a plus belle voie.Kquipemeut moderne.Employés polis et habiles.Parcours rapide.L'ensemble rai synonyme du GRAND-TRUNK SYSTEM.Arnprior, Ont,, i).— RCorrcspondan-ce spéciale).— Pour la première fois depuis la fondation d’Aniprior, la population canadicnne-françaisc de la localité a donné une fête publique, exclusivement française.Le groupe protestant et anglais a été fortement surpris de nette manifestation, et n’a pas caché l'admiration qu’il éprouvait envers l’esprit d’union qui allie actuellement les nôtres.On fêtait le quinzième anniversaire de fondation de la succursale locale de l’Union St-Joseph et en même temps i’on profitait de l’occasion pour don- Brennan.H nion St-Joseph par M.G.\\.Séguin, les sociétés soeurs par les représentants des organisations irlandaises catholiques, la municipalité par M.Joseph Godette, l’Association d’K-ducation, par M.Jules Tremblay, la presse par M.Jeffrey, du “Chronicle.” M, J.1).Malette, secrétaire du ban quet, lut des lettres d'excuses de MM.Dan McLaughlin, maire d'Arnprior, Thomas H.Low, député au parlement cl M.T.I'.McGnrry, député à la Législature, de Toronto.Les lettres de MM.Low et McGnrry contenaient des chèques adressés à ia ner une nouvelle preuve d’attaolienient i locale de 1 Union St-Joseph du l'aun-''oeuvre poursuivie par l’Association | ô.'v Politique anglaise LE PROJET DE LORD LANSDOWNE AU SUJET DE LA REFORME DE LA CHAMBRE HAUTE, PASSE EN PREMIERE LECTURE.Londres, 9 niai.— Lord Lansdowne, le chef de l’opposition à la Chambre des lords, a présenté hier à cette assemblée le projet de loi concernant la réforme de la Chambre Haute.Les Unionistes, a t-il dit, sont convaincus de la nécessité d’un changement.1s désirent prouver au pays que la Chambre des Lords peut contribuer efficacement au gouvernement de l’Angleterre.Ils aideront le peuple.mais ils resteront assez, forts pour résister aux préjudices que pourraient leur causer ic déchaînement des passions qui agitent toujours les démocraties.Le projet eu lui-même suggère une Chambre de 350 Lords.Aucun pair ne pourra siéger plus de douze années consécutives, mais ils seront rééligibles.100 membres seront élus par les Lords eux-mêmes, parmi ceux d’entre eux possédant les qualifications requises, comme, par exemple, les vice-rois actuels ou anciens, les gouverneurs, les membres du Conseil Privé, ceux de la Chambre des Communes, les diplomates, les officiers dos armées de terre et do mer, les chefs de département du service civil les Lord-maires, etc.Un ailtre groupe de 120 membres sera nomm écn dehors des Lords par un collège électoral composé do membres représentant les circonscriptions de la Chambre des Communes.Ces circonscriptions seront établies par une commission spéciale.La troisième partie des ia Chambre des Lords, sera désignée par la Goujonne, sur recommandation du Cabinet.Seize personnages seront de droit, membres de la Chambre.Haute.Parmi eux: les Princes royaux, deux archevêques (on pourra eu nommer vinq en tout.) Le Lord Chancelier et l’ex-lord Chancelier, etc.Lord Lansdowne a déclaré que, selon lui, une Chambre constituée de cette manière ne pourrait garder une majorité permanente.D’après cette mesure, la Couronne ne pourrait nommer, par un, que cinq pairs héréditaires.Le Vicomte Norley, qui succéda à Lord Lansdowne, à la tribune, lança un jet d'eau froide sur l’enthousiasme des promoteurs en déclarant, que le gouvernement, ne saurait accepter ce projet comme solution du problème.Finalement, le bill fut voté en pro mièrp lecture.Seule double voie ferrée Entra MONTREAL, TOBONTO, HAMILTON.NIAGARA FALLS, DETROIT ET OHIOAOO.7s HEURES a TOTONTO “ WTERHATIONAl LIMITED ’ (Le train le plus rapide du Canada) Quitte Montréal a 9 «.m., tous les Jeaec QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR ENTRE MONTREAL ET TORONTO 9.00 a.m., 9.45 e.m., 7.30 p.m., 10.30 p.m.Service d'eiégants waftnns buffet, salon et.bibliolUCqup sur le» i raina du .tour, et nouveaux wagone-lits Pullman sur le* trains de nuit.5 oc S wagons-litg tous las soirs aur le train des hommes d'affaires, pour Toronto, à 10.30.: pi (U éducation ’t Sault Ste-JIarie, Mie h., à Buffalo, Black Rock.Suspension Bridge et Nia-'-''ira l’ail,— Les commissions avaient du bon L’échevin Tétreau a fait une virulente sortie à la séance du Conseil de Aille hier après-midi au sujet des défauts du système actuel.Ces remarques sont venues au sujet du rapport des Commissaires recommandant l’achat de dix malaxeurs “Ransom’' au coût de 825,000.L’échevin L.-A.Lapointe proposa qu’une délégation composée de MM.Janin, Wanklyn et Bastien étudiât les diverses machines offertes avant de conclure l’achat.Le commissaire Wanklyn demanda alors que son nom fût retranché, attendu qu’ayant voté et signé le rapport soumis au Conseil il ua voulaitrpas contribuer à le faire rejeter.L’échevin Tétreau se lève alors et.dit qu'il y a certainement de grands défauts dans l’administration actuelle.Les Commissaires n’ont pas le temps d’administrer les affaires de la ville et c’est pourquoi ils devraient y être aides par des Commissions semblables à celles qui existaient sous l’ancien régime et pour l’abolition desquelles il a lui-même voté.Il y a des mois et des mois qu’il demande des améliorations pour son quartier et cependant il n’y a encore rien de fait.Certains commissaires sont bien disposés, mais il y a dans Te Bureau une main de fer qui annihile ces bonnes volontés.L’échevin L.-A.Lapointe ne veut pas critiquer l’administration actuelle a-vant qu’elle ait eu le temps do faire ses preuves.Alais sur la question des malaxeurs il trouve étrange le refus pur et simple de.AL.Wanklyn.Il ne s’agit pas de rejeter ou d’accepter le rapport des Commissaires mais simplement d’obtenir pour le Conseil des renseignements utiles sinon nécessaires.Les Commissaires ont recommandé Tâchât de machines sans même savoir les qualités des différentes offres qu’on leur faisait.Ce n’est pas de cette façon qu’on administre une ville comme Alontréal et le Conseil veut prendre ses précautions avant de conclure à l’aveuglette un contrat ’de cette importance.Finalement la motion Lapointe est adoptée et le rapport des Commissaires est renvoyé pour plus ample considération.Devant le magistrat Bazin a été commencée hier, l’enquête do la Commission Royale nommée pour s’enquérir des prétendues irrégularités qui se seraient commises au greffe de la Cour du Banc du Roi.Cette enquête a été provoquée par les plaintes des doux Recorders qui ont déclaré (lu haut du tribunal qu’il était inutile pour eux de condamner los tenancières des maisons malfamées, car ces femmes appelaient de leurs décisions, étaient libérées en déposant un certain montant puis disparaissaient de la circulation.I.o magistrat Sicotte, greffier de la Cour du Banc du Roi et tout spécialement visé par ces accusations, a comparu devant le magistrat pour fournir des explications, manière la plus énergique, il protesta contre l'absence de ses accusateurs et déclara, qu’au texte même de la loi.il Excursion des Typos L’Union Typographique .Incques-Car-tier, 145, fera son excursion annuelle cette année à Saint-Hyacinthe.L’excursion aura lieu le S» juillet prochain et le comité chargé de l’organiser n’épargne rien pour faire de cotte fête un plein succès.DECES GEL1NAS.— A Montréal, est décédé M.Georges Gélinas commis-voyageur à Tûgo de 52 ans.SOLLICITEURS DEMANDES Deux bons solliciteurs d’abonnements trouveront un emploi stable en s'adres-lant au gérant du “DEVOIR”.Inutile de se présenter sans les qualifications requises et les MEILLEURES REFERENCES.MAGNIFIQUE COFFRE-FORT VENDRE Meeuree extérieures: hauteur 72 pouces, largeur 46 pouces, profondeur 33 pouces.Mesures Intérieures: hauteur, 481-2 pouces; largeur, 311-2 pouces ; profondeur, 18 pouces.S’adresser au gérant du “Devoir”, Bazin De la qui ne pourrait demander le renvoi pur et simple de toute l’affaire mais il préfère réfuter des insinuations sont basées sur aucun fait.Le magistrat Sicotte lut alors une.liste (le 25 causes portées devant la tour d'Appel.Il spécifia la na- ture et donna tous les détails voulus.Tes chiffres cités furent corroborés par M.Placide Décary, comptable et Af.L Bénard, assistant caissier du greffe.M.Pamphile R.Dutrcrnblay, avocat qui représente le gouvernement, déclara ensuite que tous les montants encaissés par le greffe avaient été remis nu gouvernement.Après T audition do cette preuve, le magistral Bazin ajourna la cause A demain matin déclarant qu’ft la prochaine séance on étudierait non pas les chiffres, mais la méthode même du système de mise en liberté conditionnelle.Les démocrates l’emportent ILS FONT PASSER LE BILL DES PRODUITS EN FRANCHISE.PAR 236 CONTRE 109.MALGRE UNE VIOOUREUSE OPPOSITION.Washington, P.— Après neuf heures do délibérations continuelles, les Républicains n ’ont pas pu obtenir le moindre changement dans le projet de loi proposé par les Démocrates au sujet de la liste des produits en franchise.Le bill a été voté tel quel, par 236 voix contre 109.M.Fallières en Belgique Spécial au “Devoir” Paris.9 mai.— Le Président Fai-Hères est parti, ce matin, penr Bruxelles où il sera l’hôte du roi Albert, Les jaunes à l'avant-garde Spécial au “Devoir” Newhaven.Conn.9 mai.— 1(C prix Deforest, pour la classe oratoire seniur, s.été décerné ft Yuen-Haisung-Tsaio.un .étudiant de Shanghai.Il a perdu la mémoire Spécial au “Devoir’’ Washington, 9.— On vient de reeon naître pour un M.Sawyer, riche truth culteur.de ATiddleton.N.J„ un homme qui.depuis quinze jours, est ft l’asile, souffrant de perte de mémoire.Recueilli alors qu’il errait dans les rues, le malheureux n ’a pu fournir aucun renseignement sur sa psrsonnalité, L’éducation du Prince de Galles Londres, 9.— 11 est entendu (pie le Prince de Galles suivra les cours des universités Oxford et Tambridge, comme Ta fait son grand-père le Roi lîdouard.Le roi actuel n'a fréquenté ni Tune ni l’autre ris ces universités, ayant reçu son instruction des divers précepteurs dans la Atnrino Rovale.New Haven, Conn., 9- Tn étudiant du collège de A ale, Al.W.G.S.Agassiz, de Kingston, tint., est dis paru depuis trois jours et les autorités du collège se sont adressées ft la police de New-York, (hi craint que le surmenage n'ait temporairement affecté «on cerveau.LA VILLE CONTINUERA OPTION Le rapport de la Commission spécin le chargée de la question de l’achat de la Montreal Water
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