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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 5 mai 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-05-05, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE—No.104 MONTREAL.VENDREDI 5 MAI* 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne O AK ADA BT ETATS-UNIS.ONIOK POSTALE .; .03.00 $6,00 Edition Hebdomadaire : ¦ANADA ., .¦TATB-UNIS .¦>X0K POSTALE .W ••••••• • •#’ •• v • • :• :• 'm :• #¦ w «i • $1.00 $1.50 $2.00 LEDEVOIR Rédaction et AdmimAnrioM • 71* Rr ^AINT-JACQUEA ^TRBAL • v TF/LEPHOîV ^ REDACTION \ lai* 7460 ADMINISTRA.J, Mmo 746» Directeur ; HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! LES “ ROUGES ” S’EN SOUVIENNENT-ILS?Se trouve-t-il, parmi les lecteurs du Devoir, quelques vieux rouges, sim-ères et honnêtes quoique ministériels?C’est à ceux-là que je m'adresse.Se souviennent-ils de nos belles luttes d’autan, de nos honnêtes fureurs contre ce- que nous appelions le cynisme et la corruption du gouvernement conservateur, de 1891 à 1896?Se rappellent-ils, entre autres, notre indignation lorsque le ministère écourta l’acte d’accusation porté par M.Edgar contre sir Adolphe Caron?Avec quelle ardeur nous applaudissions aux accents indignés de M.Laurier, aux sarcasmes sanglants de sir Kiehard Cartwright! J’entends encore les tirades furibondes et pesantes de Brodeur, malappris et maladroit comme aujourd’hui, mais encore maigre, pauvre et vertueux.Sans doute dans son âme sommeillait le petit animal qui, avec l’âge et la provende, a transformé graduellement l'étudiant famélique et anar ehiste en jeune avocat pauvre et radical, puis le député libéral mais “sérieux” en ministre cossu, bedonnant, impérialiste, mais toujours et surtout gaffeur.Il n’y paraissait rien alors.Il professait une haine non déguisée pour les Roumanoff, les sténographes officiels et les ministres prévaricateurs—-et pour cause: les Romanoff blessaient ses principes, les sténographes officiels rognaient ses émoluments et les ministres ne lui avaient pas encore donné leur place.Et Rodolphe, le bon gros Rodolphe—celui de l'Indépendance et de la mort de Charles 1er—secouait-il assez vigoureusement sa crinière de lion de comédie, de Mirabeau-moutard! Le barbier du général Oku ne lui avait pas encore fait sa tête de plénipotentiaire ! Quelles provocations vengeresses, quels trémolos émus : Tartarin et Roumestancombinés et doublés! Oui boun Diou! il avait “doubles muscles” .dans la voix ! Mais paix aux morts! * * * Que ceux-là, placés, repus, rentés, coiffés et décorés, ravalent le passé et pratiquent pour leur compte tout ce qu’ils ont dénoncé comme “crime” et “turpitude” des bleus, je le comprends: c’est, en somme, l’histoire de tous les partis qui collent au pouvoir, de tous les gouvernements en putréfaction.Mais qu’en pensent ceux dont l’âme et la bourse sont restées à l’abri des séductions, dont aucun bandeau ne voile les yeux, aucun tampon ne bouche l’entendement ?J’en rencontre parfois, de ces braves gens, rouges par habitude, mais honnêtes par nature, qui professent, sans trop savoir pourquoi, la haine du bleu.Aucun intérêt sordide ne les attache au pouvoir, mais ils ne peuvent se résigner à croire à la turpitude de leurs chefs.De bons vieux Orgon, quoi ! D’autres, mpins aveugles, se fout une consolation.“Mais, disent-ils, les bleus étaient pires.Rappelez-vous rhistoire du pont Curran, l’enquête McGreevy, etc.” C’est précisément à ceux-là que j’en appelle aujourd’hui.Pensent-ils que la vérité sur ces scandales serait sortie du puisard si le gouvernement conservateur avait torturé la preuve, comme le très vertueux M.Laurier ot le très honnête M.Brodeur manipulent et circonscrivent les enquêtes sur leurs agissements ou ceux de leurs compères—quand ils ne se refusent pas à toute investigation.Dans l’enquête du pont Curran, par une commission royale, la preuve fut aussi large que possible.Dans l’enquête McGreevy, le ministre de la justice mit un avocat éminent à la disposition de M.Tarte, avec instruction de faire connaître la vérité.J’ai entendu, plus d’une fois, M.Geoffrion et M.Tarte raconter leur ébahissement lorsqu ’un dimanche matin, au cours de la session de 1891, ils virent arriver à leur appartement, aux Victoria Chambers, le représentant du ministère de la justice, chargé par sir John Thompson de levs aider à préparer la preuve.* * * Voyez, au contraire, dans l’enquête Lanctôt, M.Brodeur se tenant au comité, la gaffe à la main, veillant avec un soin jaloux à ce que la curiosité des membres dé la commission ou l’ingénuité des témoins ne s’écartent pas un instant du baril de peinture du député de Richelieu.Puis le rapport grotesque et odieux de la majorité, exonérant le coupable et condamnant l’homme public vigilant et consciencieux, qui a fait son devoir! Et l’attitude cynique du ministère—le vertueux M.Laurier en tête,—-et de tout son troupeau d’esclaves blancs, approuvant et ratifiant ce verdict scandaleux.Et enfin le refus brutal de l’amiral à la gaffe refusant toute enquête publique sur la pourriture de son administration dent les abcès purulents poussent et crèvent de tous les côtés! 1 out le monde, a Sorel.raconte que deux, trois, quatre maisons ont été bâties comme celles du député, aux frais de l’Etat;; que des boucheries, des hangars à, charbon, des écuries sé sont édifiées comme par enchantement sur les bouées du Saint-Laurent, tirées dé l’eau, données gratuitement comme avariées, puis asséchées et transformées en pièces de charpente par les amis du ministère; qu’une flottille de yachts, de péniches, de chaloupes à gazolinc,.payés et entretenus par l’Etat, silllon-nent le aSint-Lauront et le Richelieu, promenant députés, fonctionnai-rés et leurs amis, parfois en costumes plutôt frais ; que les barils de ga-zoline disparaissent avec la mémo rapidité que les barils de peinture et les bouées.Et cependant le ministère des gens vertueux refuse toute enquête ; et si un député s’aventure à porter une accusation, on bâillonne les témoins, puis on inflige à l’accusateur la flétrissure parlementaire.Et si quelqu’un précisait en dehors de la.Chambre l’accusation générale que je viens de formuler contre le ministère de la marine, on°le ferait arrêter comme calomniateur, comparaître devant quelque juge rouge, ancien collègue -du ministre -prévaricateur, attendant une promotion du cabinet inculpé, ou simplement désireux do témoigner sa reconnaissance au gouvernement qui l’a nommé, non pas à cause de sa compétence légale, mais par suite des services politiques qu’il a rendus.Et l’accusateur irait on prison.Et une foule d’honnêtes gens, volés, trompés et moqués, mais le dos arrondi par ce régime de péeulat, d’hypocrisie et d’intimidation, applaudiraient à la sentence.“Pourquoi, diraient-ils.affaiblir l’autorité et salir nos “gloires” nationales?La conduite de M.Laurier dans l’affaire Oliver est la suite logique de l'attitude qu’il a adoptée sur toutes les autres accusations portées contre ses ministres et leur administration.A la suite de l’article transparent du Telegram, qui ne nommait par l’inculpé, M.Oliver a déclaré qu’il était victime d’une conspiration.Il a protesté qu’il voulait faire connaître toute la vérité.M.Laurier a ratifié noblement cette déclaration.Pure comédie! Le World a spécifié l’accusation,, tout en la transformant.Il a plus ou moins rattaché ces dépôts de $50,000 et $19,000 faits au compte de M Oliver, à une faveur obtenue du gouvernement par la compagnie de chemin de fer Canadian Northern, sur la recommandation du ministre de l’Intérieur.M.Laurier a sauté là-dessus avec plus de prestesse que de dignité.Ça lui arrive souvent, sur ses vieux jours.11 fait circonscrire le champ de la preuve à la recherche d’un lien direct entre la faveur accordée à Mackenzie et Mann et l'argent reçu par M.Oliver.C’est grotesque.M.Laurier en est-il arrivé à ce degré de mépris pour le sens commun de ses “chers compatriotes” dé toutes les provinces?Croit-il que dix hommes sensés penseront un instant, que si ces deniers proviennent du Canadian Northern, la.compagnie a fait un chèque de $50,000 à l’ordre de M.Oliver; ou que M.Mackenzie, ou M.Mann ou l’un quelconque de leurs employés sont allés porter les deniers à M.Oliver ou à s n banquier, et que le montant figure dans les livres de la compagnie sons la rubrique: “à M.Frank Oliver, ministre de l’Intérieur, en paiement de l'arrêté ministériel du 8 mai 1907”?On sait comment s'opèrent ces échanges de.bons procédés entre récipiendaires de faveurs ministérielles et percepteurs de pots-de-vin et de fonds électoraux.Du reste, ce qu’il importe de connaître, ce n’est pas seulement de savoir d’où provient cet argent, mais aussi de connaître l’usage qu’en a fait l’heureux donataire.M.Laurier et M.Oliver lui-même ont joué la comédie de l’indignation vertueuse, hier.C’est usé.En justice pour son ministre de l’Intérieur, M.Laurier aurait dû accorder l’enquête complète et sans restriction.M.Oliver a toujours joui d’une réputation intacte.Si cette affaire n est pas de nature à entacher sa bonne renommée, il n’a rien à perdre à faire connaître toute la vérité.Si le ministère s’y refusé, les soupçons grandiront.Il s’agit probablement de souscriptions électorales.Le.parlement et le pays ont le droit d’en connaître la provenance et l’emploi.Dans les scandales McGreevy, dans l’affaire du Pont Curran, dans les accusations de M.Edgar, personne n’a soupçonné l’intégrité personnelle de sir Hector Langevin ou celle de sir Adolphe Caron.Et cependant, le parti libéral a exigé la lumière; et le gouvernement conservateur l’a faite dans les deux premiers cas.Il l’a refusée dans le troisième—-! ’affaire Edgar-Caron.De tous les exemples du parti conservateur, M.Laurier choisit le pire et s’en glorifie.Qu’il prenne garde: l’histoire toute entière se répétera, la fin comme l’origine.Qui se sert de l’épée périra par Vépéc.Il est aussi vrai de dire: “Qui bâtit sur la boue, périra dansda crotte.” (1) Henri BOURASSA.(1) Note pour les “écrivains” ministériels ot autres persones peu fa-milières avec la langue française: le mot “crotte” est employé ici au figu ré, dans son sens usuel qui veut dire “boue des chemins”, article bien connu à Montréal, dans tous les sens.BILLET DU SOIR L’UTILISATION DE L’ELECTRICITE m DANS ONTARIO Au nombre des prodiges accomplis par l’électricité, il faudra ajou ter celui que l’on constate présentement dans la presse ontarienne.Ouvrez le Globe libéral, jetez un coup d’oeil sur le Mail & Empire conservateur, lisez le News indépendant ou tory, parcourez le Star, grit combatif, prenez n’importe quelle feuille de Toronto ou des autres parties de la province, vous trouvez la même unanimité d’opinion et la même note élogieuse sur un point particulier de la politique du cabinet Whitney.Un gouvernement qui, en dépit des obstacles que peuvent lui susciter les grands intérêts financiers, réussit à assurer au peuple l’utilisation, aux meilleures conditions possibles, des ressources naturelles qui promettent Je plus de résultats pour l’avenir, mérite bien, on l’avouera, quelque reconnaissance.Or c’est l’oeuvre du cabinet Whitney.Par l’intermédiaire d’une commission dont le président, M.Beck, est l’un des collègues de M.Whitney, toute l’énergie électrique développée par le volume disponible des forces du Niagara sera distribuée aux municipalités, aux coin pagnies, aux particuliers, aux grandes ou aux petites industries, à des prix tels qu’elle deviendra dit M.Beek, le produit le plus accessible aux foules.Déjà plusieurs municipalités ont fait des contrats avec la conunis-sion.Toronto est la dernière en date, et c’est à l’occasion de l’inauguration de ce service, marquant d’une façon plus brillante le succès de cette entreprise, que l’initiateur ou, en tout cas, le principal artisan de cette politique reçoit les félicitations de toute la presse et des hommes les mieux qualifiés dans toute la province.Qui eut prédit cette unanimité d’opinion, il y a cinq ou six ans eût paru bien téméraire.De tous côtés, en effet, la politique nouvelle du cabinet d’Ontario fut battue en brèche.Les uns doutaient, les autres critiquaient sévèrement, d’autres encore condamnaient formellement, et l’on prétend,—c’est le Globe qui le dit—que M.Whit-ney lui-même n’était pas tout à fait confiant.Mais M.Bock, l’apôtre de l’idée, un homme d’affaire sérieux, se montrait si enthousiaste, si convaincu, que le gouvernement finit par se lancer.Et sa réputation se trouvant, par ïe fait même, en jeu, il.n’y avait plus à hésiter.M.Whitney soutint son collègue avec toute l’énergie qu’on lui connaît.Aujourd’hui, c’est la récompense, le triomphe.M.Bock, dont tout le monde pro clame la compétence, assure que le projet a réussi audelà de toute espérance.Quarante-quatre mille chevaux-vapeurs sont déjà utilisés en différentes parties de la province et les cent cinquante-six mille qui restent à la disposition du public nous donnent une idée des bienfaits qui résulteront, de la politique nouvelle.L’un des orateurs à l’inauguration de Toronto affirmait que la commission hydro-électrique assure à la province d’Ontario la suprématie au point de vue industriel.Si cela est vrai, et tout porte à le croire, puisque le prix de la force motrice permet de réduire son siblement le coût de production tout en augmentant la puissance de celle-ci, la suprématie agricole pourrait bien revenir à, nos voisins aussi.Car le gouvernement d’Ontario veut que la campagne comme la ville, le champ comme l’usine, bénéficient des résultats de sa politique.Des délégués experts sont déjà en route pour aller étudie] sur place les meilleurs moy-ms d’appliquer l’électricité à l’agri-euLture.En face de ce déploiement -l’a v i-ivité et d’énergie intelligentes nar la gouvernement voisin, la même question revient toujours à notre esprit.Pourquoi la province de Québec ne fait-elle pas de même?Ontario n’est pas la plus riche des provinces en matière de forces hydrauliques.Québec la vaut six fois sous ce rapport.La statisti-iue de la commission de conservation nous donne dix-sept millions de chevaux-vapeur, tandis qu’elle n’en accorde que trois millions à la province d’Ontario.Et cependant c’est Ontario qui donne l’exemple, qui fournit à sa population le moyen d’éviter les monopoles, à l’industrie des éléments de production plus économiques, à l’agriculture des espérances pleines de pro-messes, à tous ses habitants l’avantage de jouir d’un produit qui devient 'de plus en plus nécessaire à la vie moderne.JEAN DUMONT.MOINEAUX ET GAMINES Vous avez déjà été agacé, quand, arrêté près d’un nid de moineaux criards, votes n’avez pas réussi à fixer votre attentioti sur une page de votre livre ou un recoin de votre coeur.Mais le remède était simple, et en changeant d’arbre, vous vous debarrassiez des importunes petites bêtes.Voilà ce qu’un pauvre homme ne peut pas faire dans un concert, quand toute son âme soulevée d’ad miration, transportée jusqu’à des horizons vertigineux est brutalement rejeté à terre par le bavardage insignifiant et les ricanements niais de jeunes filles mal éle-êes qui ne savent pas se taire, même pendant un concert aussi parfaitement beau que celui de jeudi dernier à la chapelle de VIm aculée-Conception.Mes voisines étaient évidemment "éducation et de goût vulgaires : elles ignoraient, d’abord, qu’elles pêchaient contre les lois les plus élémentaires du savoir-vivre et j’aimerais à leur offrir un petit volume sur la civilité puérile et honnête.” Elles étaient également incapables de sentir la beauté de cette musique divine comme d’apprécier le talent des artistes, dont la réunion constituait un tout rare et merveilleux.Mais alors pourquoi venir à ce concert.’ On croque des bonbons, on fait de l’oeil et du coude à ses voisins, on babille et on rit tout aussi bien sur les boulevards et aux vuçs animées, et on n’y dérange personne.En sortant j’étais furieux, car vous savez peut-être que j’ai vilain caractère, je rencontre mon ami Maxime, un mélomane enragé qui, avant de s’informer df: ma santé, se met à exprimer en français très vert son mécontentement d’avoir eu des voisines tapageuses et bavardes comme les miennes! Mais alors, la salle était rcv.plie de ces petites pestes?fUors ce ne sont pas les jeunes filles ma élevées qui sont l’exception, mai les autres?Car dams un concert dU ce genre, on est en droit de s’a,t tendre à voir des gens convenables et je vous jure que ces nwinemu ne l’étaient pas, convenables! Le comble, c’est qu’elles se cro yment très intéressantes, et d< droite et de gauche elles tourimen leurs petites têtes sans cervelle quêtant l’admiration qu’elles es comptaient comme certaine.Voir, serviteur les a désappointées- i n’a pas vu si elles étaient jolies oi bien mises, il n’a vu que leur insi g ni fiance absolue et leur manqu, d’éducation déplorable.Marc LEFRANC.Le français à THotel de Ville QUE VA-T-ON FAIRE?Il y a deux ou trois semai m nous signalâmes à l’attention p blique et particulièrement aux a tori tés municipales, une situath singulière et qui ne peut être toi rée.Fn citoyen bien connu s’éta présenté à l’Hôtel de Ville pour réclamer un permis.On lui ava répondu que ce permis, qui i pourrait Lui être remis qu’au pr mier mai, ne serait rédigé qu’< anglais.L’intéressé avait répondu qu n ’accepterait certa inement pas texte anglais et qu’il entendai dans une ville en majorité Ira: Çaise, être traité avec les mêtm Le régime du secret La session se prolongera-t-elle un mois, deux mois, trois mois?Nos députés prendront-ils six ou huit semaines de vacances pour se remettre à discourir sous Tes feux du soleil de juillet?Prorogera-t-on le parlement pour faire une session d’automne—ce qui semblerait assurer la capitulation du cabinet devant l’Opposition, mais ce qui jetterait dans l’escarcelle de tous les députés un nouveau deux mille cinq cents piastres?Tout cela dépend des délibérations du cabinet—protégées par le serment des ministres; des conversations de MM.Laurier et Borden, dont le .secret est implicitement assuré; des discussions des caucus libéraux et.conservateurs sur lesquelles ministériels et opposition-nistes s’engagent à ne pas ouvrir la bouche.Quelle que soit la décision prise, l’on est sûr que le public n’en connaîtra jamais les raisons profondes, ne percera jamais le secret des négociations qui l’ont préparée.Nous vivons, théoriquement, sous le régime de l'absolue publicité.Nous payons nos députés pour qu'ils délibèrent en public; nous avons constitué un coûteux organisme pour permettre à leurs discours d’atteinidre les foules—et ils ne se font pas faute de pérorer indéfiniment, même lorsque personne ne s’intéresse plus à ce qu’ils disent.Mais, en réalité, tout cela est purement de la parade, de la poudre jetée aux yeux des gens.Les décisions vraies se prennent dans le sectet du cabinet ot dans celui des caucus.A la Chambre, l’on ne fait que jouer une comédie dont le scénario t été d’avance réglé jusque dans les moindres •détails.Sous les apparences de la plus bruyante publicité, nous subissons véritablement le régime du secret.C’est un fait que l’on ne cherche même plus à dissimuler et qui ne paraît scandaliser que fort, peu de gens.0.H.DEMAIN : Un article du R.P.Lefebvre, S.J., sur la musique.égards que les citoyens qui appartiennent à la minorité.Il avait même ajouté qu’il courrait le risque d’être arrêté plutôt, que d’accepter un permis exclusivement rédigé en anglais.Nous demandâmes aux autorités municipales de remédier à l’état de choses dénoncé par cet incident et d’assurer le respect des deux langues officielles dix pays.Un échevin, M.Létoumeau, je crois, porta à l’Hôtel de Ville la même protestation et reçut l’assurance qu’on remédierait, à cet état, de choses anomal.Or.le citoyen qui avait provoqué le premier incident—M.Uldéric Lecavalier, du No 1976, rue Saint-Jacques,—vient de «e présenter à l’Hôtel de Ville pour prendre toute une série de permis nécessaires à l’exercice de son métier.Certains de (^es permis étaient libellés en français, il les a acceptas.Il a offert d’acquitter les autres si ou voulait lui en donner une version française; mais on n’a pu lui fournir ni permis ni reçus.Il y eut un échange d’observations assez intéressantes entre M.Lecavalier—qui s’était fait accompagner d’un témoin—et, le fonctionnaire municipal auquel il avait dû s’adresser.EDUCATION FAMILIALE ET CONGRES Par PAUL LECLAIR Dans cette section, on a traité’les questions qui visent la première enfance.Ou a constaté là-bas, comme ici du reste, que très souvent on néglige de donner aux parents les conseils nécessaires pour soigner les enfants durant la période qui s’étend delà naissance à l’âge de six ans.Je ne veux pas toutefois ignorer l’oeuvre admirable créée par M.le.chanoine Lepailleur, qu’Asselin faisait l’autre jour applaudir par un auditoire anglais et protestant.Mais je voudrais vulgariser certaines notions que j’emprunte à différents rapports présentés à cette section.M.le docteur Henrotin (Bruxelles), a parlé de l'aOimentation du premier âge.Les plus grands ennemis du nourrisson, paraît-il, sont les personnes ignorantes qui donnent des conseils.Ce sont elles qui colportent de mères en mères des notions erronées et funestes en matière d’élevage des nourrissons.C’est donc aussi contre cette ignorance qu’il faut lutter et le seul moyen pratique de le faire, c’est l’éducation à l’école des futures mères.Après avoir énuméré brièvement les quelques notions qu ’il voudrait voir introduire dans les programmes d’enseignement primaire actuels, M.le docteur Henrotin fait adopter le voeu suivant: “Que des notions suceintes, mais précises, soient données aux jeunes filles, dès l’enseignement primaire, sur l’alimentation du premier âge et de la seconde enfance.” L’oeuvre du lait devait nécessairement solliciter l’attention des congressistes.C’est une question capitale pour nous qui voulons lutter efficacement contre la mortalité infantile.Je ne connais guère d’or ganisatiou de lutte plus intéressante que la campagne menée à New-York, contre ce fléau.“L’Association de New-York pour l’amélioration des conditions de la vie populaire,” a organisé, avec le secours de la municipalité un triple sendee du lait pur, le service de maternité, le service des camps en plein air.J’emprunte à l’Année sociale internationale le récit qu ’elle fait des efforts de nos voisins pour arracher l’enfance à la mort.Le service du lait pur a provoqué un déploiement rie précautions hygiéniques dont seuls les Américains pouvaient prendre l’initiative.Etables i ns taillées dans une région salubre, vaches périodiquement tu-berculinisées, désinfection des écuries, examen médical du personnel attache au service de la traite des animaux, traite aseptique et analyse quotidienne du lait, stérilisation à la vapeur, conservation du lait dans des chambres réfrigérées, transport dans des wagons-glacières, prélèvements opéré à l’entrée de New-York, dépôts-glacières dans les divers quartiers de.la ville, livraison du lait pour nourrissons dans des boîtes pourvues d’un mélange réfrigérant,.telle est en abrégé, la série des précautions prises pour la production d’un lait pur.Le service de maternité, organisé par tâtonnements, comprend aujourd’hui la visite des femmes enceintes, les accouchements, la visite des accouchées.Des nurses formées dans une école spéciale.où les cours, qui durent trois ans, se terminent par des examens difficiles, sont chargées du sendee de maternité: dre médecins contrôlent le service.Les quartiers populaires sont, divisés par secteurs, confiés chacun à une nurse.Certaines nurses sont exclusivement affectées au service des fem- ’ mes enceintes: leur tâche consiste d’abord à les dépister, à-les découvrir dans les maisons surpeuplées, puis à les assister de leurs conseils, de leur aide morale et matérielle.L’association de New-York attacha la plus grande importance à ce service auquel des enfants en grand nombre doivent déjà la vie: “Alors que dans la classe la plus pauvre et pour des enfants surveillés seulement au lendemain de leur naissance, la mortalité est encore de 17,1 p.c.elle tombe à 4,7 p.c.pour les enfants dont les mères ont été surveillées de 1 à 6 mois avant l’accouchement.Ge sont les paroles de la superintendante dre nurses, rapportées par le Robert-Simon.Mlle Marie Parent, directrice du “Journal des Mères’ parla avec une particulière compétence des vêtements du premier âge.Elle commença par protester contre l’habitude d’empaqueter les nouveaux nés de manière à ne laisser à leurs membres aucune liberté.Puis, après avoir préconisé l’usage du bain tous les matins, cille entre dans des détails d’habillement qui sont évidemment dans l’ordre, pratique.1m tronc sera, entouré d’un gilet en flanelle, d’une chemise de coton, d’un petit fichu fin croisé sur la poitrine, plus une robe à manches larges fermée derrière.Elle vent aux pieds du poupon des chaussures de laine tricotés à côtes.Et, que sais-je encore?C’est qu’il n’y a rien de petit, quand il s’agit de sauver des citoyen,s à la patrie et des chrétiens à l’Eglise.Paul LECLAIR.Ce dernier fit remarquer au pro testataire que les Canadiens-français avaient toujours accepté l’état de choses actuel.M.Lecavalier répondit qu’ils avaient eu profondément tort de le faire et que, en tout cas, cela ne se ferait plus.Le fonctionnaire prévint M.Le-cavalier qu’il s’exposait à être arrêté par la police s’il faisait circuler ses voitures sans permis.M.Lecavalier répondit qu’il en prendrait Je risque et qu’il verrait si les autorités municipales de Montréal pouvaient supprimer pratiquement, de leur propre gré, l’une des langues officiel les du pays.Les choses en sont là.Les autorités municipales poursuivront-élire M.Lecavalier.qui se déclare pfêt à payer tout ce qu’il doit à la ville, pourvu qu’on lui donne des permis français, ou vont-elles le traduire devant les tribunaux pour le forcer à accepter leurs permis actuels?Il suffirait d’un mot de la part des chefs de l’administration pour dénouer cette situation et pour faire respecter les droits de.tous.Noms espérons qu’ils diront ce mot et qu’ils ne laisseront pas faire un procès qui serait fort ennuyeux pour tout le monde.Les susceptibilités nationales sont trop vives, trop respectables aussi, pour qu’on les excite inutilement.Du reste, c’est la ville qui est dans son tort et si M.Lecavalier risque d’être poursuivi pour violation d’un règlement municipal, c’est, parce que la ville viole elle-même l’esprit du pacte fédéral et qu’elle le viole au détriment de la majorité des citoyens.Cet état de choses ne peut duret Orner HBROUX- EN DEUXIEME PAGE : La lettre parlementaire de M.Georges Pelletier.La part du lecteur .Dans ses seizn pages, la “Présse” contenait liior pr^s do 25 colonnes de matière à lire; les six pages du “Devoir” en contenaient près de .‘il colonnes.La “Presse” donnait 2 colonnes de sport; le “Devoir” en donnait plus de 5 colonnes.Lo “ Devoir” publiait en outre STX nouvelles qu’on ne pouvait trouver dans aucun autru journal français.Le lecteur peut calculer la part qua chaque journal lui fait.— .- Sur le Pont d’Avignon.Quollo différence entre les intentions et les votes de M.l’échevin Lapointe! il n’avait pas l’intention d’fttrj délégué de la commission s.o'.ni e et il a voté pour se faire nommer.O’cstun cas très intéressant à «ni.vre, et qui peu) compliquer singulièrement la situation it l’Hôtel de Vil’e.Tout de mémo, M.Lapointe ferait peut-être mieux do mett o ses votes (l’accord avec ses intentions.M.Haszard, premier ministre Je 1T-!e du Prince Edouard, est mmmt juge.La majorité libérale à la législature de I Mie tombe à une voix.M.Laurier amène avec lui M.Pr*-deur et M.Borden le ministre de la guerre et le ministre de la Marine.Veut-il se protéger ou s’assurer qu'ils no “gafferont” pas trop en son absence ?Cetto affaire Modero-Dinz ressemble, avec la différence des armes, à la fameuse querelle Parent-Gouip.Mais le coup de couteau fut plus rapide chez nous.Il avait lo tour.Une nouvelle application du système du non adéquat à la chose”, dont M.l’échevin Lavallée s’est fait le parrain : M.Adélard LanotAt aurait décidé de se faire appel**!' Lapeinture.enjroisîëmeTage : Les caisses de crédit par Mlville Roy. IjE DKVOÏÏÎ, V^mlredi, 5 .Mai.1911.LETTRE D’OTTAWA ZiA CHAMBRE EST SAGE.— UNE GERBE MINCE.— LEGISLATION D33 VOIES FERREES.— MESURES SECONDAIRES.— RESTERONS ¦ OTTAWA, CET ET F'?— LA CRISE RENAIT.—COMMENT FINIRA-T-ELLE?— HYPOTHESES DIVERSES.A ju'ENCRE, UNE BOUTEILLE Ottawa, 4.—Aujourd’hui, .pas de longs discours, pas d’éclats de vois, nulle scène tapageuse, aux Communes.La gauche e*h pacifique, et ménage ses forces, au cas où la situation politique ne s éclaircirait pas.Et la droite en profite; une à une, des mesures secondaires du ministère franchissent sans longs arrêts les étapes coutumiènes a nos lois en cours de fabrication.Ia*k députés sont peu nombreux, quelques-uns à peine hasardent une remarque.La Chambre travaille.Et quand elle a de ees accès de calme, le correspondant parlementaire glane une très mince gerbe.C'est aux jours de discussion ardente et tapageuse que les feuillets de copie s'amoncellent sur son pupitre et que la moisson est parfois, à son gré, trop abondante.Il y a.quelques années, le ministère actuel.—et c’est là 1 une des bonnes mesures administratives qu'il ait prises.—organisait un tribunal spécial, la commission des chemins de fer.Dans un pays jeune et grand comme le nôtre ou.chaque année, il se construit un ou deux mille milles de voies ferrées, des problèmes surgissent de tous côtés, qu’il faut soumettre pour solution définitive à des experts en matière de transport.La.commission actuelle des chemins de for a rendu et rend chaque jour des services considérables au publie.Ainsi, elle tranche les différends entre lui et les grandes compagnies; il n’y a pas très longtemps, par'exemple, elle obligeait les messageries du Canada à reviser leurs tarifs, à l’avantage du peuple.Chaque année, le gouvernement augmente "les pouvoirs de cette commission spéciale; et.cet «.près-midi, -U.Graham, le ministre des chemins de fer, déposait devant les Communes un projet de loi relatif à de nouvelles fonctions de ce tribunal, (l’est ainsi que, dorénavant, cette commission aura droit d’obliger les chemins de fer à prendre des mesures pour protéger les forêts contre les incendies allumés par les locomotives.Elle aura aussi le pouvoir d'intervenir entre une compagnie productive d’énergie hydraulique on électrique et ses clients mécontents et de déterminer la quantité d’énergie à laquelle ont droit ces clients, ainsi que les prix qu ’ils devront verser pour l’obtenir d-e la compagnie productrice.La commission peut aussi faire des règlements généraux quant au mode à suivre pour la pose de lils ou de canaux d’égout en travers des voies ferrées.La même mesure pourvoit entr'autres choses à l’établissement d’un bureau chargé de tirer au clair les différends survenus entre des chemins de fer provinciaux et fédéraux quant à l’échange des marchandises transportées, oblige les compagnies do télégraphe, de telephone et de messageries à faire des rapports annuels die leurs affaires au ministre des chemins de 1er qui peut aussi exiger, désormais, des compagnies de voies ferrées un rapport sur les accidents qui se produisent sur leur réseau.Ce sont là toutes (tes clauses nouvelfes dans notre législation sur les voies ferrées.Le reste de la séance, la Chambre étudie puis approuve quelques autres mesures relatives aux réserves des sauvages.-le Devoir en a déjà, parlé la semaine dernière,—aux pêcheries du saumon dans la Colombie Anglaise, et, à 1 ’acquisition par hail, (de la part du gouvernement canadien.d’une voie ferrée, de Grand halls à Suint-,Jean, dans le Nouveau-Brunswick.Ces études se font paisiblement, tandis que la plupart des députés, dans la salle des Pas Perdus, au fumoir et dans les bureaux •particuliers, causent de la.situation politique.Il C'est bien fà ce qui absorbe à l’heure aetucl'le toutes les attentions, à Ottawa.Depuis •une semaine, il y avait un deadlock entre la droite et la gauche; et, vendredi dernier.Al.Laurier déclarait que l'état des choses était tel qu 'il lui faudrait probablement rester ici.Hier, il rencontre Al.R.L.Borden, et, vers une heure, tout le monde croyait à la ;fin ’du elcadloc.La Chambre devait, disait-on, suspendre ses travaux en 3'absence,à Londres, kIu premier ministre, puis l’as reprendre en septembre.Beau rêve.et qui s’est évanoui 'aujourd’hui, semble-t-il.D’a-jprès toutes les apparences, le-deadlock n’est'pas fini.AI.Laurier aurait retiré sa proposition d'ajournement, et la Chambre continuerait, '• en son absence, car il s en va à Londres.à ne pas travailler, mais à discourir.11 reviendrait, les choses.au même point,.et cette farce coûteuse se prolongerait jusqu à ce que l’un des deux partis fléchisse 1 finalement, devant l'autre, plus obstiné que lui.Depuis hier, réunions secrètes des gens de la gauche, séances du conseil des ministres, tête-à-tête de MAI.Laurier et Borden se succèdent, sans tirer la situation au clair.Au momeint où les deux partis semblent près de l’entente, un grain de sable bloque les rouages et tout est à rocoimneneer.Députés de droite, députés de gauche, personne ne cache son anxiété de savoir au juste 1‘aboutissement de ces allées et venues, de ees conférences, l'arrêt final auquel en viendront AIM.Laurier et Borden.“Resterons-nous, ne resterons-nous pas à.Ottawa tout l'été?" ("est la question que tous se posent.Nul n'y sait répondre aver justesse.Beaucoup de gens croient néanmoins que, à la réunion générale de la droite, demain, le gouvernement va, prendre une décision finale à ce propos, et qu’il la communiquera, dans l'après-midi au 'publie.Mais c’est encore là une hypothèse.D’autres,—et ce sont peut-être les plus sages,—estiment qu'il faut prendre patience et attendre à la veille du départ de AI.Laurier.'Vendredi prochain, pour savoir si la session va se continuer, ou .suspendre ses travaux ou se clore pour tout de bon."Quelle bouteille à l’encre, cette situation, tout de même!” murmure, comme mot de la fin.un député anxieux de s’en aller au plus tôt revoir ses chers électeurs.Georges PELLETIER.La représentation d’ “Hérodiade” “ Hérwüiuio ”, (|uc l’ou iloiuiait hier soir au Princess, a obtenu un fraue succès, l’un des plus beaux succès de la saison.L’ouv-e de Massenet, si elle n’est pas sa meilleure, et cela pourrait se discuter in éflaiinent, est l’un des opéras que le public aime toujours entendre.On ne sc lasse pas de cette belle musique française illustrant, en la remaniant pour les besoins du mouvement scénique, un très ancien épisode.Mlle Scalar fut une Salomé passionnée et gracieuse.Kilo possède un joli soprano dramatique et un masque très expressif ; ses mouvements sont bien mesurés, harmonieux.Mme Mlanrnrd.qui débutait hier soir dans le rôle d’Hérodiade, a une Admirable voix , s'embarquera demain matin à bord du nemeots d assurer la sécurité publique^"Sicilian", eu.route pour l'Europe, d’ua moment à l’autre,' Délégation québecquoise ELLE VIENDRA ICI DISCUTER DES TAUX D'ASSURANCE Québec.5.- ¦ A une assemjblée du comité des finances, hier, on a nommé une délégation qui partira sous peu pour Montreal afin de voir les courtiers d’assurances et discuter avec eux les taux dans la ville do Québec.Ceci a été causé par la rumeur que les taux d’assurances devaient être augmentés, bien que la ville de Québec ait fait son possible peur améliorer son système do protection contre les incendies.Fou furieux Nantou, Altai, 5.—Un Italien, pris subitement de folie furieuse, a été tué d'un coup de rcvolvtr par M.William Carrigan, un colon demeurant à seize milles dp Nanton.On ne sait pas le nom de l ’Italien, mais il fut dénoncé aux citoyens par trois femmes qui passaient sur la route on voiture et que l’Italien menaça d’un rasoir.Aussitôt un groupe d’hommes armés, parmi lesquels M.Carrigan, sc mirent à la.recherche do l’Italien qu’ils découvrirent poursuivant une autre femme.Aide Color iek.Quand il vit Its poursuivants.I italien leur fit face et brandit son ra-s( ir.luisant au soleil comme le canon d'un revolver.Corrigan tira alors plusieurs coups de feu dont l’un atteint l’homme dans la bouche, le tuant instantanément.Carrigan est revenu à Nanton et s’est placé à la disposition des autorités.HOMMfe DEMANDE On demande un homme d'expérience dans un clos de bois de corde pour conduire une voiture.S’adresser 2073 Notre-Dame Ouest.MEDECIN ET ETUDIANT Trouvèrent stock de médecine, instruments do chirurgie et dentaire, livres de chirurgie, médecine, dictionnaire et notes de vieux médecins.Cause de vente: mortalité.Le soir, 714 Visitation.103—2 A LOUER Logement 7 chambres, 1113 Mont-Royal, près Delorimier, aussi logement 4 chambres.No (Fl Ontario, Maisonneuve, s’adresser 224 Ave Hôtel de Ville.6-4 Ensevelis sous des tonnes de sable 'lowph Plante était à travailler aux nouveaux entrepôts, dans le port, hier soir, lorsqu’un pbotllix de sable se produisit et Plante fut littéralement enseveli.Cela pnit au moins une heure avant (pie se) compagnons ,1e de neurasthénie iiigue, on craint fausse position.Plante était sans connaissance.On manda l'ambulance de l'hôpital Général, où Plante lut transporté.11 a repris l’usage de ses sens et les médecins déclarent qu'il sera bientôt sur pied.-M- Collégien en fuite Il l>arait qu'un nommé Blanchard, élève au collège de M iddleboro, s'est échappé de son Alma Mater pour venir à Montreal.Blahihard est un garçon très studieux et on assure que ees jours derniers il j étudié plus que d'habitude.Comme il a déjà souffert pris la clef des champs.La police est qu'il n'ait ou une attaque et qu’il ail pris la clé des champs.La police est à ses trousses.Toute information qu'on pourrait fournir aux quartiers généraux relativement nu fugitif sera accueillie avec recoinaissnnce.Monastère du Précieux Sang A NOTRE-DAME DE GRACES Dimanche, 7 mai, exposition du Saint-Barrement.toute la journée.A heures 15 p.m., Salut et instruction.Mardi.!• vendredi .12.samedi 1.3, Sa j lut du Saint Sacrement à 4 h.30 p.m.Mardi !) et vendredi IC, services à fi h.30 a.ni.pour M.et Madame Isaïe Hurtubise, bienfaiteurs du monastère.Pas de charbon importé Seattle.Wash., 5.— Dans lo but de suivre l’exemple des Bostonnais de .1775.des agitateurs de Cordova.Alaska.se sont emparés d'un navire chargé de charbon et appartenant à la ‘‘Alaska Steamship Company”, puis onl jeté i la cargaison par-dessus bord.On dit que : c’est le résultat d'un fort mouvement de protestation contre l’importation de ! combustible étranger.Il para t que la 1 compagnie en a appelé au président Tuft, lui demandant d’envoyer des trou, pes.Chute d'un aviateur Liège, 1.— I,‘aviateur 3 N) 1 ('bipago • • 8 8 .tOO Jordan, Ib .5 i 3 8 0 9 Philadelphie ., • , S s .509 Bradlev» 3b.* .5 i 1 0 1 9 •Vafhington .• • 7 9 .438 Phelps, c •j 0 0 3 2 0 .’Icveland.• • 7 12 .368 Mullen, 2b.2 0 1 G 0 0 St-Louis.• * 1 11 .-*2- Vaughn, ss.4 0 l 2 4 0 LIGUE NATIONALE Killian, p.¦1 1 1 ï fi 0 Totaux .32 7 1 27 13 1 x A frappé pour Agler à la 9ème reprise.x\ A frappé pour MeGinnity à la 9ème reprise.Résultat par reprise ; Newark.00290000(8-2 Toronto .000000520- 7 Coups de sacrifiée, Mullen, sacrifice fly, Shaw.Buts volés, McAllister, Vnughn.Coups de 3 buts, Delehanty, Bradley.Buts sur balles, sur Manning.7.sur MeGinnity, 1, sur Killian, 2.Mis hors jeu, par Manning, I, par Killian.I.Coups sur Manning, 9, sur MeGinnity, 2.Balle égarée, McAllister.Double jeu, Browne et McAllister, 2.1ers buts sur erreurs.Toronto.I.Laissés sur les buts, Newark, 7.Toronto 10.Durée de la partie.2 heures.Arbitres, Bannou «t Rudderhum.LF GRAND STEEPLECHASE D’E I.KCTRJC PARK.— LE DERBY DE FOUISEVILLE.Baltimore, Tnd., 5.— Onze concurrents ont démarré hier dans le.steeplechase Electric Park.Le favori Waterway désarçonna son jockey au premier obstacle.High Hat joué avec assez davantage gagna cette épreuve.Fitzherbcrt gagna les six furlongs à une cote que personnes n’osa toucher.Sommaire : Hère course, chevaux de deux ans, 5 furlongs.Seagobla, 10S, McCahey, 2 à I.I à 5.2 à 5, 2 : Blit/.en, jr.198, Garner, s à 1, 3 à 1,7 à 5, 3 ; Coodlo Dandy, 11 1, G.Burns, 9 à 2, s a 5, I à 5.’Temps, 1.92 3-5.Wood Dove, Erella, Flail.Rev Naughty Rose.Inwood ont aussi count.2iciue course, chevaux de trois ans et plus.G furlongs.— Bouncer.103, Glass.I :i 1, l à 3, 2; Nightfall, 103.McCahey, 7 à 1, 8 à 5.3 à 5 ; 3 Rose Queen, H3, Shilling.3 it 5, 3 à 19.Temps 1.13 4-5.Aetna.Herpes, Susan, ont aussi couru.3ièine course, chevaux de trois ans et plus, I mille.Sandrian, 113, Fain, 13 ii 5.I à 5.2 à 5.2 ; Martin Doy le.Il t.Olsen.9 à 2.S à 5, 7 à Ht, 3 Baythorn, 91, Killings wort h, 8 à 5, 7 ii 10.I it 3.Temps 1.41.Mason, Lay Minister, German Silver, Seams, ont nus-ri couru.tième course.Steeplechase, 2 milles— High Hat.138, Dupee, 7 ii I.5 ii 2, G à 5.2 The Speaker.131.Noe.G à I, 2 à I.3, Gnu Cotton, 133, Millet.20 à I, ' à I, «I à I.Temps 4.01.Octopur, Jesuit, Dr Heard, Bigot, Potash.Waterway ont aussi couru.5ièmo course, chevaux de trois ans et plus.G furlongs.— Fitzherbert.110, Shilling.I à 12 : Trap Hoek, 100, Garner.12 à 1,1 à 5, 2 à 5 : S : Sand Hill, 108.Fain.GO ii 1.S à 1.2 il I.’Temps 1.13 3-5.Cherish.Black-font, Fair Miss, pedigree, ont aussi couru.Gièmc course, chevaux de 3 ans et plus, 1 mille et GO verges, — Priscil-lian, 121.Dugan, 2 à 5, 2; The Nig-gpcr.lot McCahey, Il it 5, là 8; 3 .Vmalfi.197, Higgins, 100 à.1.G à 1, 7 à 10.Temps i.13 3-5.M.Colightly, ont aussi couru.7ièiue course, chevaux de 2 ans et plus.5 furlongs.— Florida’s Beauty, 199, Sweeney, 12 A 1.5 A 1.2 A I.2 Love Day, 198.Gamer, 9 A 2, 8 A 5.4 à 5.3 Gay 105, McCahey, 7 A 5, 3 A 5.3, Temps 1.02 4-5.Sails, IHdit.Heinous.Maxentius, Ballymore, ont aussi couru.déjà d’excellents joueurs dans Dupras, Lafrance, Cutter et Lamothe.Le Voltigeur, avec Larocque, Desparois, Henri Bernard.“Mac” Bergeron et le trio d’étoiles de St-Laurent, Gagnon.Rochon et Lanier, le gérant Laurin sera certainement en mesure de faire bonne figure contre les Balmoral.L’acquisition de Fred Ashton et de Morin par le club Richmond est une des sensations de l’année.Ces deux joueurs qui ont eu l’avantage d’un mois d’entrainement avec les Montréal en Virginie, seront d’un grand renfort pour l’équipe du gérant Thibault.L’infield et T outfield sont composés des mêmes joueurs que l’an dernier : Gauthier, Lavoie.McGrana-han, Sherman, L’Etoile, Pelland et Webster, tous de bons frappeurs et d’excellents coureurs de buts.fl n’est guère d’équipe qui ait subi une aussi complète transformation que celle de l’Athlétique qui est pilotée, cette année pur Billy Innés.Sauf Archambault.dans le champ, les joueurs sont tous des nouveaux, mais chacun a une réputation acquise.11 y a d’abord le trio Cutter-Trempe-Harney, dans i’infield.avec «Toc Donnelly.Les pitchers Gclz et Crcvier, le catcher Holstein et le fameux «Jack Briggs, une étoile dans le champ.Ce «sera une bataille de géants entre cette équipe et les redoutables Richmond.Tous tes records de l’assistance attx joutes de la Ligue de la Cité devraient être brisés, dimanche au terrain des Shamrocks.Eugène Tremblay vs.Kilonis tional.Le trio est composé do Jimmy Collins.des Eatons, Joe Green, des Mait-lands et Curtis du Junstion.Tous les trois sont des coureurs ’et d’après leur travail aux pratique, on augure bien d’eux.Si demain, ils faisaient bonne figure, l’équipe de Querrie aura justement trouvé du renfort là où se trouve son point faible.Le club Japonais, à Chicago (Service spécial du “Devoir”) Chicago, 5.— L'équipe de baseball japonaise de l’Université de Woseda vient d’arriver en cette ville, terminant un voyage de 5,000 milles de Tokio A, Chicago.Les Orientaux joueront leur première partie contre l’Lruversitê de Chicago demain.Mille amateurs à un marathon (Service spécial du “Devoir”) New-York, 5.— Plus de mille amateurs sont inscrits pour la course nui serti courue demain après-midi entre le Bronx et l’Hôtel de A ille.I.a distance est de douze milles.(Service spécial du “Devair”) Manchester, 5.— La lutte à outrance qui sera livrée ce soir, à la salle Mechanics, entre Eugène Tremblay, champion montréalais et John Kilonis, champion du New Hampshire, sera sans contredit une des plus émouvantes de la saison.Les deux hommes se sont rencontrés trois ou quatre fois déjà mais sans résultat.Il y a quelques jours, un match entre ces deux lutteurs a été organisé A Montréal et Tremblay a gagné.Le Crée affirme cependant que l’arbitre s’est montré très injuste à son égard.Tremblay a obtenu une chute qu’il n’a pu arrêter.D’après les règlements de la bitte une telle chute ne compte pas, mais l’arbitre montréalais a profité de cette chute pour mettre fin à un match qui durait depuis plus de deux heures.AL Dan Gallagher, gérant du Mechanics, dit que le match de ce soir durera jusqu'à ce que l'un ou l'autre des adversaires ait gagné deux j chutes sur trois, même s’il faut quoi les hommes restent aux prises toute la nuit.i 1 ne bourse considérable a été offerte-au vainqueur.Il s’agit de décider deux athlètes est le meilleur, Trem-deitx athlètes est le meilleur.Tremblay A 155 livres ou Kilonis A 1G5.L’atterrissage des aéroplanes (Service spécial du “Devoir”) New-York, 5.— Une place d'atterrissage pour les aéroplanes a été projetée et ce sera probablement sur le Woolforth Building, à 7.50 pieds d’altitude.->- La pêche à Fachigan Les amateurs montréalais dé la pêche A Fachigan doivent se réunir ces jours-ci pour préparer une requête dans le but de demander au gouvernement provincial d’adopter do meilleurs moyens pour la protection de la pêche à Fachigan.La saison de la pêche à Fachigan ouvre le 16 juin et expire le 14 avril, tandis que la pêche au doré commence le 16 mai pour se terminer le 44 avril.Or.ces deux sortes de poissons habitent les mêmes rivières, et, c’est un fuit prouvé que du 16 mai au IG juin, alors qu’on peut pêcher par centaine le doré, on en profite pour attrapper en même temps Fachigan.Le Lexington.Ixx.5.— Mary F.mcly.un partant surnuméraire, a triomphé hier dans le stake Klmcndorf, ln principale epreupp de la journée.Bonnie Kelso, top weight avec 123 livres de chargement a gagné le Derby de Louisville en établissant un record de la piste.Sommaire : 1ère course, G furlongs.- I Dniro-nin.103.Gnnz.straight, $31.19, place.811.38, show $6.20, 2ème Sewell.119, Lofttis.place, 869.10, show.814.50, 3e Royal Captive, 109, Kennedy, show, 83.10.Temps 1.11, Roberta, Lady Sybl Dainty Dame, F.heldiv, The Fad, .Iran-no d’Arc, Camel, W’orkbox ont aussi couru, 2ième course.I mille, 1er Rash, 109.Molesworlh, straight 87.70, place, $3.SO, show >2.60, Grever Hughes, 112, Courses en bicycles de la M.A.A.A.Canayen ” Densault gérant du Berlin EXTRAIT DE MALT MILLER DE MILWAUKEE Pour les personnes' faibles, les surmenés, les convalescents.En vente partout.LAPORTE, MARTIN & CIE., LIMITÉE, Agents.MONTREAL v—j-n-o.Al.linmiv Macdonald, secrétaire du' AI ont real Bicycle Club et du Snoxvshoe I Club a réussi enfin A.organiser une grande Course de bicycle pour le 21 mat A !„ Al.A.A.A.Cos courses auront lieu durant les intermèdes de la partie de crosse.Il ' y aura une course d ‘un demi-mille j pour junior et une autre d’un mille.! Les inscriptions seront reçues d'ici au! 22 mai, par M.Macdonald, au chalet de la M.A.A.A.Berlin, Ont., «5.— C’est à un cana-dien-français, "Rube” Denonult, qu’on a confié la direction de Févuipe de Berlin, de la Canadian Baseball League.Deneault a joué avec la South Alichigan League durant plusieurs saisons et on le dit très effectif.Remerciements Le concours de Nancy (Service spécial du “Devoir”) l’art*.I.— Ainsi que nous l’avions prévu, le grand concours de Nancy sera une des plus grandioses manifestations d'éducation physique organisée jusqu’à ce jour et la plus belle qu'il ait été donné de voir en France.Près de 209 sociétés ont déjà envoyé leur engagement, c'est (lire que les milliers de gymnastes annoncés seront réellement présents.I n dernier effort, et le 30 juillet nous applaudirons dans la capitale de la Lorraine 8,000 gymnastes des Patronages de France.Club de Crosse Viger Dimanche matin A dix heures, aura lieu, au Pare Lafontaine, pratique générale du club de crosse Vigor de la Ligue de Montréal.Prière A tous le» membres de s'y rendre.Nos remerciements à MAI.Blondi» et Corbcil, pour l'envoi d'un élégant calendrier des parties de crosse et de baseball des lignes professionnelles.—«—-è- Derniers échos du monde sportif Le receveur Henry Beekendorf que le Detroit avait vendu la semaine dernière aux Bisons, a disparu subitement il y a doux semaines et depuis, il a été impossible d'avoir de ses nouvelles.Léo Hanck.de Lancaster, Pc., le Pugiliste poids-moyen, a gagné hier soir, A Paris, un match de vingt reprises contre Harry Lewis, le champion anglais.On essaie d-amasspr A Montréal une somme de 83.000, pour seeayer en Angleterre seize cadets qui figureront au couronnement.Tommy Kilbane, le poids léger de Cleveland, rcnconirera Packey Ale-Farland.le 12 mai prochain dan» une rencontre de six rondes, aux salles de la Buffalo A.A.A.Kilbane était F adversaire d’AttclI.lorsque celui-ci te brisa lu bras aauche, Voilure légère de litraison BRUSH *875.00 Cette voiture 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présentera lo rapport, des opérations financières du club pour les derniers six mois.Ce rapport démontrera qim bien que les recettes de la dernière saison nient été plus considérables que celles de 1a saison précédente les dépenses Font été aussi et comme résultat le club se trouve avec un dofirit dans son -•mjU «lia caisse.SERVICE DU TRAIN DE C JOUR DE MONTREAL, R MONO VIA LE GRAN TRUNK SYSTEM A partir du 7 mal et ehaqi vaut, .jusqu'à autre avis, un veau laissera Montréal tous 7.Hi a.in.et s'arrêtera aux a tormédiairos.Au retour ce sera Richmond à 4.55 p'.m., Montréal, A 7.«15 p.m.Le prince Jaime d’Espagne Madrid, 4.— D’après le “Diarlo Fniversal” la relue Victoria va conduire le second de scs fils on Suism pour lui faire subir une opération des Huée à corriger la difficulté de parole.Le jeune prince est né lo 23 juin 1998.On l'a cru longtemps totalement privé de la parole.Mais l‘ou croit maintenant qu'une opératiou de go.v“ lu guérira.; r____ LE DEVOIR, Vendredi, 5 Mai.1911.mu ATTAQUE LA “ FREE LIST ” Le député du Connecticut prétend que cette loi ferait transférer plusieurs grandes industries américaines en Europe Washington, 5.— La lutte se poursuit ardente autour du bill de la réciprocité et dâ la liste-des produits en franchise.On n’avait pas encore entendu, depuis que le leader de la majorité, M.Mann, avait ouvert la lutte contre la ‘‘Free List,” il y a une semaine, des attaques aussi furieuses contre la mesure que celles qui ont été portées, aujourd’hui, par le représentant 11111, de;Connecticut, membre répu'blieain du comité des Voies et Moyens'et l’un des républicains partisans de.la réciprocité, avec le Canada.(1 a déclaré que-ce n’estipas nine diminution do.dix.mil 1 ion s que la ' ' Free List” ‘apportera «u revenu, mais une réduction de cinquante, millions et que son effet-sur les affaires serait de transporter en Europe les industries florissantes des Etats-Unis.“Vous croyez frapper les» trusts, a.dit M.Hill aux démocrates.vous vous éveillerez en constatant que, de fait.,.vous les»avez aidés.” M.Hill a expliqué.que 1’“International Harvester Co.” et plusieurs autres grandes manufactures pourraient, sous le régime de la “Free List,” manufacturer à bon marché (les parties de leurs machines de l'autre «ôté de l’océan et les amener ensuite au pays pour les faire assembler par les travailleurs à bon marché.Les mécaniciens et les ouvriers habiles souffriront du manque de travail.Il a.aussi déclaré que le bill elémo-crate.admettait toutes choses sans droits de douane.M.Hill a surtout attaqué le bill parce qu’il affranchit un grand nombre de produits manufacturés, comme les chaussures, les harnais, la sellerie, etc., et laisse, subsister les.droits sur les anatéfriaux bruts que les manufax’it.tmers doivent importer.Il dit aussi qu’en voulant affranchir las toiles qui ser- On critique les plans du Grand- Tronc LA SAUVEGARDE Le commissaire Wanklyn s'oppose à ce qae les voies soient posées sur un remblai vent à envelopper les ballots de coton le bill affranchit également la toile employée pur les trusts des fertilisateurs, les manufetures de ciment de la United States Steeel Co.et.par plusieurs autres monopoles qui ne donneront pas des réductions de prix correspondantes aux consommateurs.M.Underwood, président du Comité des Voies et Moyens, a répondu que tout le discours de M.Hill était fait au poiut de vue du manufaetnrier américain.M.Fecht de Pennsylvanie a aussi attaqué le bill et a eu une intéressante passe d’armes avec M.Sinvs, du Tennessee, qui a nié une déclaration de M.Fecht disant que le débat sur le tarif coûtait ,$310,000 par minute au pays.M.iSims dit que les dépenses du pays seraient les mêmes, que la Cham-‘bre siège ou non.“Ce n est pas nous.qui a vons demandé la.session spéciale, reprend ilM.Fecht vous .aviez à faire votre (arrangement avec la Maison Rlan-•che pour passer la réciprocité.A qui appartient, la Maison Blanche?demande M.Sims.“Vous agissez comme si elle était à vous, riposte M.Fecht.et vous agissez réellement comme si le président était des vôtres à l’heure actuelle.” Il dit que l'optimisme des démocrates lui rappelle cet homme qui saute du trente-deuxième étage de la bâtisse Singer à New-York.Rendu au quinzième étage, il cria qu'il allait bien jusqu’à ce moment, mais lorsqu’il tomba sur le trottoir il n’en restait pas assez de lui pour faire un' examen post-mortem.Ainsi en sera t-il de vous lorsque vous toucherez le trottoir en 1912.M.Fecht prédit une prochaine invasion du Mexique, disant qu’un officier lui a.dit que l’armée était sur la frontière et qu'elle y resterait.Après un premier examen des plans que le Grant) Tronc a fait préparer pour l’élévation de ses voies, plans qui ont été déposés à l’Hotel de Ville, les commissaires n’ont pas été entièrement satisfaits.On approuve le projet en général, mais on s’oppose au long et haut remblai en terre.Le commissaire Wanklyn a fait la déclaration suivante : “Ce n’est rien autre chose qu’un remblai de boue, de puis la gare Bouaventure jusqu’au village Turcot, avec, v Lessard, guidé par les hommes de vu leur qui composent la direction, fera un représentant idéal dans les Cantons do l'Est, et.la Sauvegarde l’unique Compagnie d’assurance-vio Canadienne-Française de l’Amérique du Nord ne pourra faire autrement que d'augmenter de plus on plus son chiffre d’affaires dans cette partie si florissante de la province, sons l’impulsion vigou reuse d’un homme d'une telle valeur.Nous espérons donc que le nouveau représentant, de la Compagnie “Lu Sauvegarde’’ aura les plus brillants résultats dans son poste nouveau et que les Canadiens-Français des Cantons de l’Est, se feront un devoir de se.rappeler, au besoin, qu’en s’adressant au Dr Lessard ils rencontreront un des leurs d’une respectabilité inattaquable.Cie Générale Transatlantique £• Nmu> York au Havrm.Parié (Franc*) Départ* tou* lm Jeudi* à 10 a.m.LA PROVENCE.11 mal LA BRETAGNE ( Supp.) .13 ma LA TO TH UNE.1S mai LA SAVOIE .25 mai NIAGARA ( Supp.1 .27 mai Renseignements.GENIN'.TRUDEAU 4: CIE, agent* généraux pour le Canada, 22.rue Notre-Dame Ouest.Montréal.U NADIAN PACIFIC y[im$E5 AND OTHER STEAMSHIPS MONTREAL, QUEBEC ET LIVERPOOL Empress of Ireland.5 mai Montrose.6 niai Lake Champlain.11 niai ” ipress of Britain .ID mol TAUX.— Paquebots Empress, 1ère classe, $90.00 et au-dessus.Seconde classe, $51.25 et plus.Vapeur» de» lac».Cabine d’une seule classe, tau* de seconde, $47.50 et plu».Billet» et renseignement» obtenu» de n’importe quel agent de navigation ou de W.-G.ANNABLE, W.WEBBER, Agt gén.des pass.Agent des passag.3 et 5 Edifice du Board of Trade.G RAffD.IR1IN 11 s ystIm' La qualité eut le secret du succè» et la qualité} dans un chemin de fer consiste en Voie (Ifiuhle ferrée.Kails d’acier les plus pesants.La plus belle voie.Equipement moderne.Employés polis et habiles.Parcours rapide.L’ansemblo est synonyme du GRAND* THUNK SYSTEM.Seule double voie ferrée Entre MONTREAL, TORONTO, HAMILTON, NIAGARA FALLS, DETROIT ET CHICAGO.71 HEURES * TOTONTO 11 INTERNATIONAL 1IMIÎED ' (Le train ie plus rapide du Canada) Quitte Montréal à 9 a.tn., tou» le» joura QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR ENTRE MONTREAL ET TORONTO 9.0(1 a.m., 9.45 a.m., 7.30 p.m., 10.30 p.m.SetvicB d’élégants wagons buffet, salon et bibliothèque sur 1rs trains du jour, et nouveaux wagons-lits Pullman sur les trains do nuit.(Spéfial au “Devoir”) Québec, 5.— Une importante réunion rie la Chambre do Commerce de cette ville,.a eu lieu hier après-midi.M.Vaudry, le président, fi présenté IJIionoiable S.N.Purent, président du Transcontinental, qui a donné un aper-r.u des travaux que le gouvernement se propose de faire à Québec.Après avoir visité les lieux avec son Honneur ie Maire il a constaté que le seul endroit propice à la construction des usines était un plateau situé près du pont.La construction de ces usines comprendra, une étendue de 155 arpents de terre et avec les dépendances 1G5 arpents.Elles emploieront 2,000 ouvriers et une ville de 10,000 âmes va surgir en cet endroit.Dans les limites de la ville, à Woods’ Cove, on construira des usines de réparations où 12 locomotives-pourront être réparées à la fois.M.Parent a aussi fait voir les plans de la future gare centrale, dont la longueur sera de 250 pieds avec façade sur -la rue Sous le Fort.Profondeur, 121 jiieds, hauteur, 64 pieds.Cet édifite faura trois étages et sera construit avec les meilleurs- matériaux.Il y aura huit voies de garage., AI.Tanguay-, l’architecte a déclaré qu'il sera prêt à demander des soumissions à la fin du mois de mai.D’ici à trois mois ou demandera des soumissions pour des bateaux transbordeurs qui feront le service d'ici à ce que le pont -soit construit.Près de la.gare on construira des quais.de 2,000 pieds que l’on allongera de, 4,000 pieds.Sur cos quais on éta-bira lo département de la marine.A partir de dimanche prochain, le 7 mai, le chemin de fer Canadien-Nord de Québec fera circuler un train régulier le dimanche pour Joliette et toutes les stations intermédiaires^ partant de Montréal à 9.15 a.m.et revenant, de Joliette à 8.20 p.m.Après le 4 juin, ce train se rendra jusqu’aux Chutes Sha-winigan; à cette date aussi le service des trains d’été sur l’embranchement de Mont,fort entrera en vigueur.Pas si vite, MM.les chauffeurs ! Le cliof Campeau met en ce moment ^ .v ., .I un frein à la ftlreur de certains au- Cette deruiere decision est Lobjet 1 tomobilistes qui ont la manie de la d’une discussion assez acerbe entre le | trop grando vitesse dans les vues de président du transcontinental et c;]a ville.Le sergent Dire et l’agent Orowther, du poste de la rue Sainte- maire Drouin, quelques éehevius et Ai.Eugène Leclerc.Ces derniers sont d’avis qu’il serait préférable d’installer le département de la Marine à l'entrée de la- Rivière Saint-Charles.Ai.Parent se fâche presque, et, c’est d’un ton sec qu’il’répond aux objections.Il faudra passer par ce qu'il a décidé ou bien la ville n'aura rien du tout.Quant à la gare et aux usines, tout, le monde est d’accord et approuve le projet du président du Transcontinental.PEUT-ON B0IREQUAND ON MANGE Le chef Campeau étudie un paragraphe de la nouvelle loi des licences Catherine ouest, ont la mission spéciale de signaler les chauffeurs qui vont trop vite.Ils pourront exercer leur pouvoir dans toute la ville.Déjà une douzaine d’actions ont été intentées.Un petit incendie a éclaté hier après-midi chez Gault Bros, angle des rues Notre-Dame et Ste-Hélène.Cela a causé beaucoup d’animation.Tous les pompiers de la division centrale furent sur place en quelques minutes.L incendie avait éclaté dans l’étage supérieur de l'édifice et on éteignit la flamme avec un extincteur chimique.BANQUE D'HOGHEIAGA AVIS est par les présentes donné qu’un dividende de deux et un quart pour cent (2Vi P-c.) égal au taux de neuf pour cent (9 p.c.) par an, sur le Capital Payé de cette Institution, a été déclaré pour le trimestre finissant le 31 mai prochain et qu’il sera payable au Bureau-Chef de la Banque et à ses Succursales le et après le 1er juin prochain, aux actionnaires inscrits au registre le 17 mai prochain.Par ordre du Conseil de Direction.M.J.A.PRENDERGAST.Gérant-Général.5 ou 6 wagons-lits tou» les soirs sur !• train rii-s hommes d’affaires, pour Toronto, à 10.30.EXCURSIONS DE COLONS BILLETS ALLER ET RETOUR.4 des prix tr^s réduits, pour l’ouest du Canada VT A.CHICAGO, en vente le» IG.30 mai; 1».U7 juin.3 1, 25 juillet, 8, 22 août, 5, 19 septembre.Changement d’horaire MONTREAL RICHMOND.— A partir du 7 mai.un train partira de Alont-réal tons le:; jours à 7.16 a.m.arrivant! ù Richmond â lü.on a.m.Au retour il partira de Richmond à 4.55 p.m.arrivai.!; â Montréal à 7.45 p.m.MONTREAL HEMMINGFOR D, FORT COVINGTON.— A partir du 7 mai ci chaque dimanche suivant, jusqu’à avis contraire, un train spécial partira do Montréal à 8.05 a.m.pour îlemniingford, Fort Covington et stations intermédiaires.Au retour ils arrivera à Montréal à 9.00 a.m.MONTREAL A VALLEFIELD ET HKTOUR Excursion gpeciale de fin de semaine pour $1.3 ô.t*on pour départ les samedi et dimanche, les 6 et t moi.Retour — 8 mai.Prix réduit», en proportion! de Montré»!, h Ste Annp, Vaudreuil, Valleyfleld et gai«» infermédlgirAg.1-e train du dimanche laisse Montréal l 9.10 n.ni., et, nu retour laisse Valley/ield à 7.30 }>.m.pour Montréal, wagons direct*.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE 130 rue St-Jacoiies, Tél.Alain 6905 ou gare Bouaventure Perdus en mer Halifax, X.E.5.— Les frères Joseph et Bernard Duggan, âgés de 35 et 17 ans ont perdu la vie hier en relevant des lignes dormantes près do Prospect.On ne sait pas comment l’accident est arrivé mais un petit vapeur arrivé hier à.Prospect rapporte avoir vu une chaloupe chavirée et une.casquette d’homme flottant sur la mer.On n’a pas retrouvé les cadavres.Aux amateurs de vieilles monnaies Le chef Campeau * disait hier soir qu’il se peoposait de faire un "test case’’ contre les buvetiei's qui servent des liqueurs alcooliques avec des repas, après l’heure do la fermeture, à des clients qui manifestement ne sont pas des voyageurs.,;0’est un point qu'il faudra élucider, dit lo chef Campeau, et il vaut aussi bien en finir tout de suite.Nous étudions la question, et bien que nous n’ayons pas encore décidé si les hôtels ont le droit de ser- vir des liqueurs à tous ceux qui manger chez eux, une décision sera bientôt, prise et nous déciderons ensuite si un "test case" est ou non nécessaire.Il n’y a aucun doutequo les hôtels sont autorisées à servir des liqueurs à.leurs pensionnaires, n’importe quand, aussi bien qu’aux voyageurs.mais on ne sait pas encore si l'on peut en servir au passant qui entre manger, après l’heure.Toute la question est là,”.Les amateurs do vieilles monnaies qui désireraient se procurer une pièce frappée à l’effigie de George 1er, roi d’Angleterre, en trouveront une au ma gasin de M.A.Derome, rue Notre-Dame Ouest, 35.Cette pièce a été trouvée en creu saut les fondations d’un édifice, sur l'emplacement de l’ancien fort Loret-te, au Sault au-Récollet.Elle porte l’effigie assez bien conservée de George 1er avec ees mots: “Georgius gratia Dei”.T,a date paraît encore très nette à l’exergue.Elle a été trouvée près des ossements d’indiens, avec vont F:u,*res objets qui avaient appartenu aux sauvagffs.¦ Quatre ans de pénitencier George Knott, dit Young, le cambrioleur d’hôtels, a oe matin déclaré deux de ces vols,celui de l’hôtel Queens et celui de l’hôtel Turkish Baths.Refusant d’être envoyé devant une Cour Supérieure, il a été condamné séance tenante à quatre ans de pénitencier par le magistrat Leet.Les détectives présents et lo prisonnier lui-même semblaient, s’attendre à une condamnation beaucoup plus sévère et Young ne cacha pas sa satisfaction.Le procès McNamara Los Angeles, 1.— On a apporté vingt-et-un nouveaux chefs d’accusation contre John -I.McNamara, James B.McNamara et Ortie MeManigal.Dix-neuf sont dirigés contre les frères McNamara comme ayant causé la mort, des vingt-et-un ouvriers tués dans la catastrophe du “Times”.f.es deux autres sont dirigés contre les trois accusés comme auteurs de la destruction des aciéries Llewellyn.Ortie McAlanigal a été le principal témoin.Pour protéger le grand jury, on a fait siéger un faux jury dans la salle des grands jurés tandis que le vrai jury était assemblé ailleurs.Paul Stuperich propriétaire de l'hôtel où J.B.Bryce résidait avant la catastrophe et Douglas Burrows propriétaire du yacht “Pastime” dont les criminels so sont servis pour transporter les explosifs ont été amenés ici au jourd’hui.• Ils ont reconnu McNamara comme étant le même que Bryce.Les chefs d’accusation sont si nombreux qu'on ne prendra pas ie temps de les tirer tous au clair.Source Larbaud St-Yorre La meilleure et.la plus efficace des eaux minérales du bassin de Yi chy.(luélit l’estomac, le foie, les reins, la vessie.—Seul agent: C.HUSSENOT 351 Ontario Est, Montréal.Tél.Est 3972.vjno CARTES D’AFFAIRES De GASPE BEAUBIEN ingénieur Conseil.Bàtiss* Liverpool London 6 Globe, Montréal.Tél.Mair 8814.___ 209 3.ACHILLE DAVIT» Entrepreneur électricien, 250 Rue Saint-Paul.Tél Bell Main.929.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable, auditeur et liquida teur de faillites.Chambre 57, Edifice Liverpool, London Globe, Montréal.86—juo le PACIFIQUE Canadien SERVICE DE TORONTO Rien comme le succès.Le train le plus rapide entra les deux Cites.10.43 p.in.pour Toronto Nord Tous les jours, excepté les dimanche#.6.4“) a m.et 10.00 p.m.Tous les jours à lu Kara Union.Les nouveiffx, larges et spacieux.-wagons-dortoirs.pour l'équipement du quel le C.P.R.est en renom, sont sur ces trains.EXCURSION DE FIN DE SEMAINE! A PRIX REDUITS Billets maintenant en vente WAGON-SALON pour STE-AGATHE Dép.Place Vigev J.00 p, m.le» vendredis pour Ste-Igathp.Au retour rr wagon qui!le Sti-Agathe Ira dimanche» seulement à 6.55 RIGAUD HUDSON Le train No 8 arrêtera sur signal à Hudson et Rignud jusqu'au 4 juin.SERVICE DE RIGAUD A partir du 8 mai, le train laissant la gave de la rue Windsor à 6.15 p.m.se rendra directement à Rigaud.A partir du 9 mai, un train part.ira de Rigaud à 8.08 a.m., arrivant à Montréal à 9.30 a.m.L'émigration irlandaise Deux nouveaux-nés dans un puisard Une grève à Smith’s Falls Smith's Falls, Ont., 5.— Les hommes de peine employés à la fonderie du “Malleable Iron Works” se sont mis en grève hier au nombre de 360.Ils demandent à ce que leur salaire soit porté de $1.45 à $1.60 par jour.Un employé du département des chemins a fait hier- après-midi une lugubre trouvaille.Il vidait, un puisard en face du No 65 de la rue Mance lorsqu'il retira les rndavres de deux nouveaux-nés.Informé de ce fait, le sergent Lanteigne, du poste No.5, fit transporter les cadavres à la Morgue.Le coroner a fait une enquête aujourd’hui.-::- Députés malades Ottawa.5.— M.A.U.Boyce, député conservateur de West Aigoma, et le Dr Cash, député libéral de MacKenzie, sont tous doux à l’hôpital.M.Boyce souffre de bronchite, tandis que le Dr Sash : ouffre aussi •d’une maladie provenant d’un rhume.Londres, 4.— Les statisl iqties officielles démontrent que 32547 irlandais ont quitte leur patrie ]'an dernier, soit une augmentation de 3,69.3 sur 1909.Depuis 1851, dnte où commencent, les sntistiques officielles, l’émigration a enlevé à.l'Irlande une population de 4,187,413 habitants.Service du C.P.R., pour Rigaud A partir de lundi, le 8 mai prochain, le train No 31 du Pacifique Canadien, partant de la gare de la rue.Windsor de Montréal, à 6.15 p.m., se rendra directement à Rigaud, d’après l’horaire actuel de Montréal à Yaudreuil, arrivant à Isle ('adieux, à 7.11 p.m., Como à 7.17 p.m., Hudson à 7.22 p.m.Hudson Heights à 7.24 p.m., Boyerbourg ù 7.31 p.m.et, Rigaud à 7.40 p.m.A partir de mardi, le 9 mai, le train No 24 partira de Rigaud il 8.08 a.m.Boyer-bourg à 8.14 a.m., Hudson Heights it 8.20 a.m., Hudson à 8.25 n.rn., Como.à 8.29 a.m.Iule Cadieux à 8.34 a.m.Vau-dreuil, 8.40 a.m., et suivant l’horaire actuel pour l’est de Yaudreuil, arrive ra à Montréal, à 9.30 a.m.J.B.PAUZE & CIE Entrepreneurs Généraux BUREAUX 70 Rue St-Jacques Tél.Main 735 Nouvel orgue à Lachine Excursions de Colons A Manitoba, Saskatchewan et Alberta 10, 30 mai et chaque 2émo mardi enpuite jusfiuWu 19 sept.Billets bons pour 60 jour «.BTIH EAUX O F.S BILLETS 2^8 rue St-Jacques.Téléphone INTaip M732-B7J8 ou aux gares Viger ou «la la ruo Windsor.Le dimandio.7 mai courant, à 7 !i .no du soir, aura lirai à l’église paroissiale do Lachine, l'inauguration d.im magnifique orgue à trois claviers.M.le chanoine ITePailleur, curé de Saint-Louis du Mile-End, prononcera ie discours de circonstance, puis Mlle Victoria Cartier, la musicienne de grand (aient, qu'on commît, fera valoir le nouvel instrument en jouant plusieurs des plus beaux morceaux de son répertoire.Cette fête littéraire et.musicale se terminera par le salut et la bénédiction du T.S.Sacrement.Tous ceux qui s’intéressent à la littérature et à l'art musical sont cor dialement invités à l'église do Lachine dimanche soir.L'entrée est gratuite.Affluence de Voyageurs POUR L’EUROPE A l’Occasion du Couronnement du Roi R K TEN EZ VOS (’A 11 INES DES MAINTENANT \ euillez nous consulter pour suggestions, itinéraires, taux, etc.Conseils d’experts et.renseignements précis, fournis avec plaisir.Tontes les lignes représentées.Hone & Rivet Agence Générale de Voyages, 9 BOULEVARD SAINT LAURENT Tél.Main 1097.*»«¦ i ii ci* -iiy*~r FEUILLETONffDU " DEVOIR » C LES OBEREE par RENE BAZIN DE L'ACADEMIE FRANCAISE.( Suita) -Monsieur l’abbé, dit-il, pendant que les cloches sonnent encore la résurrection, faites donc une prière pour l'Alsace.— C’est bien, mon petit, dit.le paysan voisin de l'abbé : c’est bien, tu es du pays ! En même temps, la ' face lourde et lasse du prêtre se renouvela.11 y eut, quelque chose de brisé dans le tremblement de «a voix : une très ancienne souffrance, jeuoe encorel parla par ses lèvres, et, il dit.tandis que tous regardaient comme lui Strasbourg, la ville (pie la nuit effaçait : Mon Dieu, voici, que nous voyons, de votre Sainte-Odile, presque toute la terre bien-année, nos villes, nos villages.nos champs.Mais elle n'est, pas toute ici, et, de l'autre côté des mou- lagues, c'était nus i la lcrre Nje chez j nous.Vous avez permis que nous fus- j sions séparés.Mon cœur se fend d’y | penser, car, do l’autre côté des montagnes, la nation que nous aimons est celle que vous aimez encore.C’est la plus vieille des nations chrétiennes, c'est la plus proche de l'aménité divine.Elle a plus d'anges dons son c:cl, parce qu’elle a plus d'églises et de chapelles, plus de tombes saintes à défendre, plus do poussière sucrée mêlée à ses guêrets, à ses herbes, aux eaux qui* la pénètrent et la nourrissent.Mon Dieu, nous avons souffert dans nos corps, dans nos biens ; nous souffrons enrôle dans nos souvenirs.Faites durer nos souvenirs cependant, et que la France non plus n'oublie pas ! Faites (pl'elle soit la plus digne de conduire les nations.Rendez-lui i.v r.tur perdue, qui peut revenir aussi.—Amen ! —Comme reviennent les cloches de l'àques ! Atnen ! firent deux voix d'hommes.Amen ! Amen ! Eus autres témoins pleuraient en silence.Il n'y avait plus qu’un son grêle d'une seule cloche, dans l’air roid qui montait du gouffre.Les sonneurs devaient descendre des clochers Perdus dans cotte ombre qu’était devenue la plaine.Au-dessus do la haute plate-forme du uirdin.le nuage assombri, emporté cors le couchant, ourlait encore d'un violet pourpre la crête des A’osges.Des étoiles s'ouvraient, dans les profondeurs pleines de nuit, comme les premières primevères qui éclosaient, à cette heure même, sous les sapins.Bientôt, il ne resta plus, sur la terrasse, que trois personnes.Les autres étaient parties lorsque le secret de leurs âmes alsaciennes avait été révélé.Le vieux prêtre, voyant devant lui les deux jeunes gens près l’un de l'autre.et la tête d 'Odile tout proche de l’épaule de Jean, demanda.—Fiancés?—Hélas! répondit Jean souhaitez que cela devienne vra! —Je le souhaite.C’est bien ce que vous avez dit, tout à l’heure.Que Dieu vous fasse heureux! Je vous souhaite, à vous qui êtes jeunes, de revoir l'Alsace française.Il s'éloigna.—Adieu, dit Odile rapidement, Adieu, Jean ! Elle tendit la main, et partit sans se détourner.Jean demeura près du mur de la terrasse.Les oisènux de nuit, hiboux, orfraies, grands-dms et moyens-ducs, mêlant leurs cris- descendaient de futaie en futaie.Pendant un quart d’heure, le temps de leur chemin qu’ils faisaient par grands vols, leurs appels retentirent sur les flanc de la montagne.Puis le silence complet s’établit.La paix monta enfin, avec le parfum des forêts endormie*.Mil CHEZ CAROLIS A l’entrée de la rue de Zurich, et donnant sur le quai des Bateliers,l’une des reliques du vieux Strasbourg, il y a une maison étroite, beaucoup plus basse que ses voisines, coiffée, d’un toit à deux étages comme les pagodes chinoises.La façade, autrefois réjouie par le dessin de ses poutrelles peintes, est aujourd'hui recouverte d’un enduit blanc où se lit cette inscription “Jean, dit Carolis, “Weinstube”.Ce débit do vins, que rien d’extérieur ne désigne à la curiosité du passant, n’est pas cependant un lieu quelconque, ni un cabaret ordinaire.L’endroit est historique.Les habitants de Zurich y abordèrent en 1576, ou du moins les meilleurs tireurs d'entre eux, pour prendre part au grand concours de tir auquel Strasbourg avait convoqué l'Empire et les Etats confédérés.Ils apportaient avec eux une marmite de bouillie de millet.Et, à peine furent-ils descendus de leur bateau, qu ils firent constater par les.Strasbourgeois que la bouillie, était encore chaude.Nous pourrons donc aisément vous porter secours nos voisins, dirent-ils ; par le Rhin el par Fill, la distance est courte entre nos villes.” La parole donnée en 1576 fut tenuo en 1870, ainsi qu’en témoigne l’inscription gravée tout près de là, sur la fontaine de Zurich.Au moment où Strasbourg assiégé était dans la plus pénible situation, les Zurichois intervinrent et obtinrent, du général de Werder, la permission de faire sortir de la ville les femmes, les vieillards et les enfants.Cnc autre notoriété vint il cette maison, grâce au méridional qui y établit, vers I860, un débit do vins du Mdi.Jean dit Carolis ressemblait étrangement à Gambetta.11 le savait et ropiait le geste du tribun, et ses toilettes, et In coupe de sa barbe, et le son de sa voix.Son commerce fut assez florissant niant la guerre, mais il devint, prospère dans les années qui suivirent, et un certain nombre d'officiers allemands prirent IShabi-tude de venir boire lé les vins noirs de Narbonne, de Cetteë et de Montpellier.Un matin de la fli: d'avril.Jean Oberlé, qui se rendait chez le fonctionnaire de l'administration des forêts qu'il avait depuis longtemps promis d’aller voir, passait sur le quai des Ba* teliers.lorsqu'une femme d’une quarantaine d’années, vêtue de noir.A Isa ( ienne évidemment, sortit du café, traversa la rue.et- s’excusant: —Pardonnez-moi.Si monsieur voulait.bien venir.Un de ses amis le demande.—Qui cela?dit Jean étonné.—L’officier, le plus jeune, là-bas.Elle désignait du doigt, l’ombre confusément animée que formait, sous le store de toile baissé, l’intérieur de la salle avec ses groupes de clients.Jean, après avoir hésité un instant, la suivit, et, fut surpris, — car, n’étant pas Strasbourgeois, il ignorait la reputation et la clientèle de ce cabaret, — de rencontrer là six officier*, dont trois du régiment de hussards, assis devant de* tables couvertes de nappes A.damier rouge et bleu, causant haut, fumant, et buvaut le vin de Carolis.Le premier regard qu’il jeta, en arrivant de la pleine lumière dans cette demi-obscurité, lui fit connaître que la salle était petite — quatre tables seulement, — décorée de peintures allégoriques dans le goût nllemand, d’un «iuge, d’un chat, d'un jeu de cjirtes, d’un paquet de cigarettes, mais orqée surtout d’une glace semi-circulaire, occupant un enfoncement dons la murai'lc do gauche, et aû-tour de laquelle pendaient des photographies encadrées (les habitués de la maison, ancien* oui présents.Jean cherchait enjeore qui avait bien pu l’appeler, lorsqiUun très jeune cava- ! lier, dont la beauté corpore lo érlstft ¦ dans 's simple mouvement qu’il fit.n i-r * j dans sa tunique bien de ciel à ganses j d or, se leva nu fond de la salle à gau-1 (ho.Près du lieutenant, qui se levait, et autour de la même table, un capitaine et un commandant étaient restés assis.Les trois officiers devaient revenir d'une longue route: ils étaieut couverts de poussière ; ils avaient le front en sueur.les traits tirés et les veines des tempes en relief, Le plus jcuuo avait même rapporté de cette course à la campagne une branche d'aubépine, qu’il avait glissée sous l'épaulette plate du côté du coeur.L’Alsacien recounut, le lieutenant Wilhelm vou Faruow.Prussien, do (trois années plus âgé que lui, et qu’il avait vu autrefois, pendant sa première année de droit, à Munich, où Fa mow était alois sous-lieutenant, dans un régiment de uhlans bavarois.Depuis lors, il no l'avait pas revu.Il savait seulement iiu’iV la suite d'une altercation entre officiers bavarois et prussiens, au casino du régiment, quelques-uns des officiers compromis avaient été déplacés, et que sou ancien camarade était du nombre.(A tuivreV U (jE DEVOIR, Vendmli, r» Mni, 1911.COURROIES TANNEES AU CHENE GARANTIES.— Faites de matériaux de première qualité.D.K.MCLAREN, Limitée, UN CATACLYSME NON LOCALISÉ LES SISMOGRAPHES ENREGISTRENT DE NOMBREUSES ET VIOLEN TES SECOUSSES SISMIQUES.S09-311 RUE CRAIG OUEST.Main 4904-4905.CALENDRIER SAMEDI, LE (> MAI 1DU St-Joan, devant la Porte Latine.Lever du aoleil : 41i.43 ; coucher du soleil : 7h.11.Lever de If» lune Oh.05h.(n) ; coucher de la lune : 2h.24 (ru.) Premier quartier.Washington, 5 mai.— De violentes secousses sismiques ont été enregistrées ce matin, par le sismographe de l’Université de Georgetown.Les oscillations ont commencé à 6 heures 47, et se sont terminées à 7 heures 32.Il a été impossible de localiser la perturbation.New-York, 5 mai.— Il a dû se produire, quelque part sur notre plané’ te, un terrible tremblement de terre a a r, les différents Observatoires, ont enregistré des chocs très accentués pendant une heure, ce matin.*7“ TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn h Harrlsc:i, 10-12 rue Notre-Dame Est.R.«Je MESLE.Gérant j.i-: TEMPS QU'IL FERA : Beau c*t chaud.Aujourd’hui Maximum •*7 Même date l’an dernier .••••• Aujourd’hui Minimum.• 2M Même dote J’en dernier.42 Baromètre : Hh.matin, 30.25 ; llh, matin, 30.29 : Midi, 30.80.I^e temps qu’il fera : Beau et chaud.CE SOIR SEANCES ET REUNIONS: — Collège Ste-Marie.— Réception h Bon Excellence Mgr Btagni, délégué apostolique, à 8 heures du soir.—Au Temple du Travafî : Balle No.1, l'Union des Briquetiers < salle No.21, 1 L nion 33 des Plâtriers ; Balle No.H, l’Union des ouvriers en cuivre.LA “ REVUE FRANCO-AMÉRICAINE ” L’ “ Invincible ” subit des dommages considérables Ce fameux dreadnought s’est abîmé par son propre poids, au moment où on le hissait dans la cale-sèche Londres, 5.— Le dreadnought de 28 noeuds “Invincible”, du même modèle que 1”‘Indomptable”, à bord duquel le roi Georges, alors prince de Galles, a fait un voyage record sur l’Atlantique, pour venir aux fêtes du troi-i sième centenaire de la fondation de Québec, est un véritable éléphant hlanc, ot il est en réparation pour une période de temps indéfinie.Il a été lancé en 1907 et termine en 1909, et il a toujours été une source d’ennuis et de dépenses particulièrement pour ce qui est de l’installation électrique, pour la mise en fonctionnement des tourelles.Il y a trois mois, un donna ordre de la refaire, et le | cuirassé a été placé mardi dans une cale-sèche de Portsmouth.Aussitôt que le dreadnough fut posé sur les blocs, au fond de la cale, la ' charpente d’acier renforçant le double fond plia et la quille se souleva.Les cadres cédèrent de chaque côté et la cale fut bientôt inondée.Quand on examina le cuirassé on s’aperçut qu’il était gravement endommagé et que les ! frais de réparation seraient énormes.M.J.L.K.La.flammc, le directeur de la Revue Franco-Américaine, vient de tran-sporter à Montréal k* siège de sa revue.M.La-flamme lui-même habitera dorénavant notre ville.Mes amis accueilleront cette nouvelle avec grand plaisir.Le prochain numéro de la Revue, à raison des ennuis du déménagement, ne sera distribué qu’à la mimai.MERCI Les amis du Devoir ont vile compris la suggestion que nous leur faisions l’autre jour.Dès le lendemain on nous téléphonait k moindre événement dont on était témoin.Nous apprécions vivement cette attention et cette nouvelle preuve de dévouement.Merci et continuons tous ensemble à travailler au suqjès do l'oeuvre com-mune.D’où sort-il?Le traité d’arbitrage anglo - américain Aux Etats-Unis Washington, i> mai.— On espère quo le traité d’arbitrage anglo-américain sera prêt à être soumis au gouverno-ment anglais d’ici quinze jours.BN ANGLETERRE Londres, 5 mai.—- M.Rowland Hunt, député unioniste a demandé hier, aux Communes, si i’intention du Président Taft est do soumettre à l’arbitrage la question de la Doctrine Monroe, et.celle de la fortification et de la neutralité du Canal de Panama.Sir Edward Grey, ie secrétaire des affaires étrangères a répondu qu’il no pouvait soulever des questions aussi hypothétiques avant que le traité proposé soit rendu public.11 a aussi été demandé, si tes Btas-Fnis continuent à maintenir des navi- res de guerre sur les grands lacs, si telle mesure pouvait menacer l’intégrité du Canada et isoler les vieilles provinces de la prairie.Le sénateur N.A.Beicourt, qui est, pour le moment, eu visite à Londres, a déclaré au cours d’une interview qu’il n’y a pas de doute quant à l’adoption du traité de réciprocité, par ie Congrès américain et par les Communes du Canada.Bien des Canadiens, ot j’en suis, a ajouté M .Beicourt, pensent que le vote de la réciprocité aidera beaucoup au passage du traité d’arbitrage.Au stijet de l’annexion, il a déclaré que c’est une insulte aux loyaux Canadiens do dire que leuï fidélité à l’empire pourrait être affectée par une question d’argent.NEGLIGENCE CRIMINELLE L’enquête sur l’accident de chemin de fer de samedi dernier révèle des faits inouïs Un .M.Kecht, député de la Pennsylvanie à la Chambre des représentants de Washington, a découvert que le gros obstacle à l’annexion du Canada aux Etats-Unis, c’est le fait que le traitement du clergé canadien est payé par l’Etat et (pie ceci ne pourrait subsister sous le régime américain.Et cet excellent M.Eecht assure qu’il a déjà visité le Canada, qu’il s’est même rendu à Toronto.On peut se demander d’où il sort et qui s’est aussi audacieusement payé sa tête.—-—4-¦ Cercle Saint-Louis del’A.C.J.C.La séance régulière du cercle Saint-Louis de IW.C.J.O.qui devait avoir lieu ce soir est remise au vendredi do la semaine prochaine, 12 mai, à S heures.Nos nmis sont priés de se le dire.Le Secrétaire.->- M.Wiallard en voyage M.li.A.Wiallard.agent, en chef du département de la Marine, à Montréal, est parti hier pour un voyage de sauté en Europe.Pendant son absence qui durera cinq ou six semaines, M.Wiallard sera remplacé par M.C.A.Lobel.-+.Le chien comestible (Spécial au “Devoir”) Berlin, 5 mai.— Pendant le dernier trimestre, et, suivant les statistiques publiées ce matin.Il Hi cillons ont été débites comme viande de boucherie, dans les villes do i.eip.sig, Dresde, Chemnitz, Lwidken et Bautzen.DECES TUBCOTTE.— A Montréal, lo 4 mni 3 011 ù l’Ago cio 21 ans, est décédé Samuel Turent-tr, employé do la maison Arcancl Frères.Lob funérailles auront lieu samedi, le 6 courant, ù Champlain.Que.Parents et amis sont priOs d'y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL Laurent, 8 jours, onf.d’A Liège THF THEN, wattman, rue Allard.12 ; Marcel.2 ni., enf.de Kaoul NORH|ANI)IN, énieier, rue St-.laeques, 1707 : Raoul LA BELLE, 31 ans.commis, rue Amherst.271 ; Marcel.*2 mois, enf.do Napoléon PRUD’HOMME, comptable rue Bourbonnière, 437 ; Virginie Brunet, 55 «ns, femme de Cyrille MORIN, journalier, ruo St Jacques, 1638 : Rose, 1 ni., enf.d’Antonio MARION, comptable, ave.Mont-Royal, 486 ; Odile Gourre, 71 ans, femme «le Ht Inire LEBLANC, marchand, rue St-Denis.709 ; Hercullne Benoit, 14 ans.femme de Louis DK8BIENS, journalier, rue Notre-Dame.1487 est ; Leda Morency, 28 ans, femme de François FORTIER, journalier, vue Champ de Mars, 857 ; Orner POU MOT.89 ans, hôtelier, rue Ontario, 595 est ; Roland, 5 mois, enf.d’Alphonse GLADIJ, imprimeur, rue Workman, 303 ; Armand.> jours, enf.d’Adélard TAILLON, menuisier, rue Carrières, 210 : Georges, 10 mois.enf.de Gé-déon LA BELLE, électricien, vue Coloniale, 842 ; Roger, 1 mois, enf.d’Albert BOUCHER, charretier, rue Bréboeuf, 201 ; Hor-niisdas BOURQUE, 70 ans, fabricant, rue Manufactures, 97.SOLLICITEURS DEMANDES Deux bons solliciteurs d'abonnements trouveront un emploi stable en s'adressant au gérant du "DEVOIR”.Inutile de se présenter sans les qualifications requises et les MEILLEURES REFERENCES.MAGNIFIQUE COFFRE-FORT A VENDRE Mesures extérieures: hauteur 72 pouces, largeur 46 pouces, profondeur 33 pouces.Mesures Intérieures: hauteur.48 1-2 pjoucee; largeur, 31 1-2 pouces ; profondeur, 18 pouces.Kaston, Ponn., 3.— A l’enquête du coroner tenue hier à Phiüipsburg, N.J-, nu sujet du désastre du train d’ex-cursio,, des professeurs d’Utica, désastre qui a causé la mort de onze personnes samedi dernier, on a entendu des témoignages extraordinaires.Jacob Huff, un cantonnier, a déclaré que les rails étaient de 6 à 12 pouces en dehors do l'alignement et que l’empierrement do In voie avait été enlevé dans le but de redresser les rails.Il ne savait pas qu'un train, spécial dut passer et aucun signal de danger n’avait été placé pour prévenir le mécanicien.Edward do Ramer, piqueur do la voie, déclara que les rails et l’empierrement étaient en mauvais état ot qu’on avait dégagé les bouts des dormants sur une longueur de 600 pieds.Tl n’a pas fait de signaux au mécanicien, bien que c’eut été son devoir de le faire.Ni lui ni ses hommes n’ont cherché à éteindre les flammes qui consumaient le train, bien qu’ils sussent que des voyageurs étaient dans les ruines.Protection effective contre la variole Comme le “Devoir” le disait hier, il règne à Montréal un danger constant de variole de par les personnes qui nous arrivent des régions où règne l’épidémie.Et il devient de plus en plus urgent de prendre les précautions nécessaires si l'on veut éviter l’apparition du fléau à Montréal.A ce sujet, le docteur J.E.Labergo nous faisait remarquer ce matin à quel point le règlement No 324 prescrivant la vaccination, avait rendu service à la Ville.11 suffit pour se rendre compte du fait do procéder par comparaison entre ce qui arrivait avant ce règlement et ce qui se passe depuis.Tors 1880 les décès dus à la variole se chiffraient aux environs de .1000 par an pour une population quatre fois moindre.Donc proportion gardée la variole devrait causer annuellement 4,000 décès à Montréal.En 1885 il suffit de J„ présence dans un hôpital d’un malade légèrement atteint pour déterminer une recrudescence de maladie qui se solde par 3,000 décès.Aujourd'hui on n’enregistre plus un seul cas de variole.Il arrive assez fréquemment que des malades avancés viennent en contact avec nombre de personnes.Et cependant aucune épidémie ne se déclare.Pourquoi '! Parce que la vaccination est obligatoire dans une certaine mesure.Ceux qui hésiteraient à adopter les mesures préventives feront bien de so rappeler que les cas de variole amènent une quarantaine très sévère.Il vaut mieux se protéger quand il en est temps que d'avoir à se mordre les pouces plus tard pour avoir été trop négligent.LA PARTIE NATIONAL-TECÜMSEH l.cs fervents du sport pourront lire aujourd’hui même dans notre page consacrée à cette rubrique les derniers détails au sujet des préparatifs faits par le National et le Terumseh pour leur grande partie d'exhibition à Toronto demain après-midi.Le “Nationaliste’’ de dimanche publiera un compte rendu détaillé de la partie, grâce à des arrangements spéciaux que la direction du journal a conclus avec le chroniqueur sportif d’un journal de Toronto.Le chroniqueur en question est un homme d’expérience et impartial et c’est: de plus un expert du jeu de crosse.Nos lecteurs peuvent donc s’attendre à Un compte rendu fidèle do cette joute émouvante.l.o “Nationaliste” publiera en outre de multiples informations sur les événements sportifs do la journée et des renseignements intéressants sur le mouvement des sports en Franco.Lisez le “Nationaliste” et rccommnn-dez-en la lecturo à vos amis.COLLISION ENTRE VAPEURS UN NAVIRE COULE A PIC ET OIS PERSONNES SE NOIENT.('TpTeTïr au "Devoir”) ; nient”, de bonne heure ;¦ or.Ohio.43* 42* Can.Pac.236 235S North Star 4’ pfd.N.S S.&C1.98 97 é .Crown Res 3.Ô5 3.53 “ pfd.Dét.Kl Ry.JOi N* Ogil.M.Co.!24 122 Dom C.Co.u pfd.“ pfd.no i07 Ott.L.* 1'.MflJ “ pfd.Pen’s Ltd.60 r,o Dom Park.70 65 “ pfd.( M 8.1* Dom.T O.681 sa Porto Rico; 60 60 i " pfd- 164* 100 | Québec Ry 651 05 D.S S.Si a.17 143 R.&O.N.C.121* 1203 “ PM.Rio Jan.r,,, loti I05{ nui,snp.84 soi Sao Paulo.| H.Klec.Ry ;4s> 147 Sh.W.ft P.112* 112* Ht ?.Elcc.i S.» John Ry !.IUU* “ pfd.Toledo Ry.81 111.Frac, pet i o:i si* Tor.Ky.131* '•¦51* In.C.Com.DU 40 Tri.City pfj .‘‘ pfd.Twin City.1081 iôs Inl.C.S- C.66J 57* AV.India * ¦ t r - - L.of.Wd.C.135 134 Wiun.Ry.214 213 “ pfd.! Wind Ht't | 150 4 LA PUBLICITÉ (limitée) AVIS H y aura une nssoiniblée général# spéciale des actionnaire#, au bureau d# la compagnie.71,i me St-Jacques, mercredi, le 17 mai 1911, à quatre heures après midi pour les objets suivants : lo Considération du Règlement Nn A 1 portant à sept le nombre des membres du conseil d'administration.2o Considération du Règlement Na VH portant le capital do la compaftypi# de cent mille, dollars iV trois cent null# dollars.Montréal, le t niai 1911, HENRI BOVRASSA, Directeur-général( i
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