Le devoir, 26 avril 1911, mercredi 26 avril 1911
OEUXIEME ANNEE—No.96 MONTREAL, MERCREDI 26 AVRIL, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne O AK ADA ET ETATS-UNIS.ONION POSTALE.* $3.00 $6,00 Edition Hebdomadaire : •ANADA .¦TATS-UNIS .Onion postale $1.00 $1.50 $a.oo LE DEVOIR Rédaction et Adtnimftntmt 7U RUE SAINT-t^QUEflk MONTH*A'!^[jr % TELEPHONES ï \ REDACTION: Mûi 7At\ ADMINISTRATION: M*a 7441 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! L’ENSEIGNEMENT SPECIAL COMPARAISON INSTRUCTIVE L ou veut bien nous écrire que les chiffres que nous avons donnés au sujet des écoles spéciales montrent cette partie de la politique du gouvernement provincial sous un jour nouveau.Nous n’avons pas tout dit cependant et il peut se laire aussi que la somme totale des obligations relevant de ce chef ne soit pas définitive.Quand on s’est trompé de douze cent mille piastres ou que 1 on a délibérément trompé le publie d’autant, celui-ci peut se demander ce que l’avenir réserve.# * # En tout cas, il nous reste, pour le moment, à comparer le coût de cet enseignement au prix de l’enseignement agricole et ménager créé avec le concours des institutions existantes.Nous avons dans la province deux écoles spéciales d’agriculture, l’une à Oka, l’autre à Sainte-Anne de la Pocatière.La province donne annuellement à celle d’Oka $9,G95 y compris $4.195 d’allocations aux élèves qui la fréquentent 12 mois.Sa fondation remonte à quelques années déjà et les pièces que nous avons sous les yeux ne nous disent pas ce que l’organisation a coûté.Nous ne croyons cependant pas que la contribution initiale de la province ait dépassé $50,000.L’intérêt sur le capital et l’allocation annuelle ne coûtent donc pas aux contribuables plus de $11,i695.Et pour cette somme cent huit élèves ont reçu l’an dernier l’instruction agricole perfectionnée à cet institut.C’est-à-dire que chaque élève fréquentant Oka coûte cent huit piastres par année à la province.Jusqu’à l’an passé, l’école d’agriculture de Sainte-Anne recevait à peine trois mille cinq cent piastres de la province.On la refait eu neuf.Le collège Sainte-Anne construit un nouvel édifice, prépare des installations nouvelles, remet l’institution sur un pied d’efficacité remarquable.La province contribuera, pour la construction, $30,000 et, pour le maintien, $10,000 par année.Mettons que la construction demande $50.000 an trésor provincial.La province se trouvera donc à payer en intérêt et en allocation, $12,000 annuellement.L’assistance à l’école d’agriculture de Sainte-Anne était l’an dernier de 42 élèves; elle doublera certainement quand le nouvel édifice sera terminé.L’enseignement agricole à Sainte-Anne coûtera donc à la province cent cinquante piastres par élève.# * * L’enseignement ménager, maintenant.Il y a deux écoles ménagères qui lournisscnT 'des rapports au gouvernement : celle de lioberval et celle do Saint-Pascal.A Roberval 135 élèves suivent les cours, à Saint-Pascal, l’assistance est de 77 élèves.Il faudrait remonter assez loin pour savoir au juste ce que la construction de ces écoles a pu coûter à la province.Pour être du bon côté, supposons que le trésor a payé de ce chef $150,000.L’intérêt sur cette somme représente une dépense annuelle de $6,000.Les comptes publics pour 1909-10 nous, disent que la province contribue en outre quatre mille piastres environ par année pour le maintien de ces écoles.Donc, coût, annuel total de ces écoles au trésor publie: $10,000; soit quatre-vingt-quatorze piastres et une fraction par élève.* * * Comparons avec le coût de chacun des élèves à l'école des Hautes Etudes, par exemple.Voyant (pie le prix de ses “grosses bâtisses” allait sans cesse croissant, 51.Goulu fit décréter, l’an dernier, que la Corporation de l’Ecole des Hautes Etudes, devra, en compensation de l’argent que lui fournit la province, accorder 75 bourses par année.C’est un leurre.La Corporation de l’Ecole des Hautes Etudes n’étant rien par elle-même ne peut rien donner.C ’est la province qui donne ces bourses.Or nous avons déjà prouvé que cette école des Hautes Etudes obligera la province à une dépense annuelle de $74,000, savoir $24,000 pour intérêt sur le prix de construction et $50,000 au moins pour le maintien.Le calcul est facile: $74,000 pour 75 élèves donnent bien, n’est-ce pas, un coût annuel pour la province de près de mille piastres par élève?La différence est-elle assez énorme?* * * Oh! l'on nous répondra sans doute qu'il faut tenir compte de la différence entre l’enseignement ménager, renseignement agricole et l’enseignement commercial et technique.Sans doute.Et ceux-ci coûteraient-ils cent, deux cent pour cent plus cher que ceux-là, nous ne nous eu étonnerions pas.Mais quand la différence monte à six, sept et huit cent pour cent, île public le mieux disposé à tenir compte des différences de lieux, de conditions et de circonstances a bien raison de se demander pourquoi les hommes qui devraient utiliser ses deniers le plus économiquement possible,- n’ont pas voulu du concours des institutions existantes dont le dévouement, l’expérience, l’organisation toute faite et le remarquable esprit d’économie produisent de si merveilleux résultats.Car, plus on examine cette question, plus se fortifie la convietion que renseignement technique et ce qu’on appelle le haut enseignement commercial, organisés par l’intermédiaire de nos universités et de nos collèges, coûteraient à peine la moitié de ce qu'il va demander annuellement aux contribuables.Jean DUMONT.POUR LES PETITS UN MOYEN DE LEUR FOURNIR DE L’AIR ET DE L’ESPACE.Le programme île la prochaine exposition d’hygiène infantile porte un article qui devrait tout de suite ouvrir la porte à une action féconde.Il tient en deux lignes: utilisation extra-scolaire des locaux scolaires et.sous son aspect un pou rébarbatif, touche à un problème qui intéresse tous les citoyens, et particulièrement leurs ,enfants.Prenez Montréal, dont le cas reproduit celui de la plupart des grandes villes.Dans le seul territoire relevant de la commission scolaire catholique (le vieux Montréal), il existe seize grandes écoles de garçons, munies de belles et grandes cours.Locaux et cours restent inutilisés du 20 juin aux premiers jours de septembre, encore qu ’ils représentent un capital très considérable.De l'avis de nombre de gens, on pourrait, au cours de l’année scolaire, utiliser beaucoup mieux qu 'on ne le fait , en dehors des heures de classe, les vastes salles des écoles, en faire le centre d'une utile propagande sociale, de leçons d’hygiène populaire, etc.Mais, aujourd’hui, nous voulons s tout attirer l’attention de nos le leurs sur un point particulier du problème, qui est d'une actualité brûlante.On se plaint que les enfants de Montréal manquent d'air et H'es- pace.Les plus pauvres sont les plus maltraités, parce que les parents n’ont pas le temps ou le moyen de les conduire à la montagne.D’autre part, les vastes espaces libres cpie représentent les cours d’écoles, qui fourniraient de magnifiques terrains de jeux, restent inoccupés, fermés à ceux-là même qui, pendant le reste de l’année, sont habitués à les fréquenter.Nous comprenons parfaitement que la Commission scolaire ne veuille pas exposer ses écoles aux ravages d’une jeunesse qui, trop souvent hélas! n’a guère le respect de la propriété d’autrui ; nous comprenons également que tous les cas ne sont pas identiques et qu’il faudrait étudier chacun à son mérite.Mais ne serait-il pas possible, sans grands frais et sans risques trop considérables, d’ouvrir aux enfants ces terrains de jeux?Si la ville offrait à la Commission scolaire de placer dans les cours des gardiens d’âge mûr, qui empêcheraient qu’on ne détériore sa.propriété, celle-ci ne consentirait-elle pas à ouvrir toutes grandes les portes de scs cours?Cela coûterait bien peu de chose, comparé au service que nous rendrions ainsi aux milliers d’enfants qui ont besoin d’air et d’exercice.Nous soumettons le cas à ces messieurs de l’Hôtel de Ville et de la Commission scolaire.Nous verrons ensuite s'il ne serait pas possible, pendant l’été, d'u liliser les classes mêmes; mais c’est une autre question, et qui demanderait un article spécial.P mer HER0UX.IULLET DU SOIR Le Ministre, THorloger et la Montre (Véridique Histoire) U U avait une.fois un Ministre au front pileux, un Horloger au coeur d’argent et me Montre du même métal.Le Ministre s’appelait Lemiew, l’Horloger était Unisse et la montre itou.Le Ministre se rendit chez l’Ror loger, à Genève; moyennant un billet de taille beaucoup plus francs que l’Horloger, il acheta la Montre.Le Ministre partit pour Paris; rendu là, il s’arrêta.La Montre aussi.Le Ministre visita Rome, puis Londres, et ensuite il leva le pied pour le Cap.Tout juste: de pied en Cap.La Montre fit le voyage sans se beaucoup fatiguerde tout le trajet elle ne marcha pas un seul instant.On prétend, quoi qu’elle fût en argent, qu’elle avait les pieds nickelés.C’est faux, car ce n’était pas un “cadran.” —Ah! disait Lemiew, si elle était en métal de fusil, je la ferais bien partir.Le Ministre passait scs heures de loisir à travailler dans le boîtier de la Montre; tous scs efforts étaient inutiles : la petite Suissesse ne vou-lait pas marcher.Les caresses, les promesses, la persuasion, la violence et même les discours n’y firent rien.Toujours, après ccs conférences, la petite Genevoise, plus toquée que locquanlc, restait muette cl réintégrait son gousset la queue basse comme le renard de ta fable.Vraiment cet oignon était d’une obstination à faire pleurer.Le Ministre désespéré, confia son infortune à son secrétaire.Celui-ci répondit qu’il n’y Verret pas et sans balancier,—pardon sms balancer d’avantage, H ajouta que les chronomètres n’étaient pas de son ressort.Pourtant une fois le, Ministre ci ¦ la Montre se.mirent d’accord.C’était au passage de la Modder.Quelques instants auparavant, la petite Suissesse s’était subitement mise à faire tic-tac.L’émotion, peut-être, de se trouver en pays Boer avait fait battre son coeur.Le Ministre était radieux! sa Montre, marchait.On s’engage sur la rivière.Tout à coup, v’ian! c’est une panne.Le Ministre se trouve immobilisé; il regarde sa montre : elle aussi est arrêtée.et pour toujours.Longuement Lemiew considère la perfide d’un oeil mélancolique.Puis enfin, sans chercher de midi à quatorze heures, U se résigne: Le vin est, versé, s’exclame-t-il, il faut le boer.NAP.TELLIER.- ï > ^ - Sur le Pont d’Âvignon.M.Lanctôt va-t-il commettre le hara-kari pour sauver ses frères# Ce ne sera pas faute, à tout le moins, d’y avoir été invité.Diablesse de peinture! qui aurait cru qu’elle coûterait si cher.Etudiera-t-on, après cela, le cas des députés qui ont fait des excursions à bord des bateaux du gouvernement?Tl paraîtrait que là aussi, il y aurait des choses intéressantes à raconter.M.Hateway, l’un des députés à Brunswick, publie, dans le “New England Magazine ”, un article plutôt dur à l’égard do l’Angleterre.11 y est question dos droits du Canada sacrifié par la mère patrie et de l’indépendance probable du Canada si l’Anglotorro s’obstine à ne pas réformer son tarif.Quel scandale créeraient les mémos opinions exprimées par un Canadien-français ! La discussion du tarif prolongera peut-être la session spéciale du Congrès jusqu’à l’automne.Pourvu que les nôtres ne s’avisent pas de suivre 1 exemple des législateurs voisins.La condescendance britannique pour les susceptibilités américaines touche a 1 excès.Si 1 on avait poussé les choses aussi loin de part et d autre, tl serait resté bien peu de spectacles historiques au programme des fêtes du troisième centenaire de Québec.Te "Bulletin” d’Edmonton, ministériel cnragé,avcrtit les libéraux de son pays qu’il est temps pour eux de se réconcilier.L'avertissement venant à l’occasion de la visite de M.Oliver, il est permis de conclure que cnllo-ei n’n pas été un grand succès.L argument du secrétaire d’état Murphy que les enquêtes privées suffisent pour détruire les abus, aurait plus do force si une première enquête avait eu pour effet d'épurer le ministère de la marine.EN DEUXIEME PAGE: La lettre d’Ottawa de M.Georges Pelletier.RELIGION ET POLITIQUE FAR M.L’ABBE PHILIPPE ELLETIER Le mariage de ces deux mots scandalisera beaucoup de pharisien ou d'innocents qui ne peuvent pas concevoir d’union possible entre h religion, cette noble tille du ciel, et la politique, cet ange déchu, qu.n’a plus droit de se souvenir de son premier séjour.A Montréal comme à Québec, il ne manque pas de ces hommes qui ont oui)lié que lu religion est le principe même de la vie publique et lo vrai fondement de l’ordre politique.Aussi bien l’Action Sociale a senti le besoin de rappeler avec une fermeté pleine de dignité, sa noble origine et le but.qu’elle a le droit et le devoir de poursuivre dans notre société contemporaine.C'est de tout coeur que nous la félicitons de sa vaillante attitude; et volontiers nous dirons à nos compatriotes ce qu ’il faut penser de certaines théories qui ont cours chez nous.Des hommes que je m’efforce de croire bien intentionnés, mais dont je ne puis me défendre de déplorer l’ignorance en sociologie, prétendent renfermer le sentiment religieux dans le domaine de la conscience individuelle.D’après eux, le catholicisme ferait mieux de retourner aux catacombes.11 a tort de vouloir prendre une si grande part à la vie sociale.Et pourtant, le chrétien n’est pas un être isolé.11 vit dans une société légitimement constituée.11 existe des rapports nécessaires entre le pouvoir et, les sujets.Des devoirs dérivent de ces relations nouvelles entre les divers membres du corps politique.Leur ensemble constitue la morale sociale, règle des lois et des moeurs, principe de la justice des unes, de l’honnêteté des autres.Mais la morale sociale, comme la morale individuelle, est intime ment liée à la religion; sans la religion, elle n’a ni valeur, ni efficacité “La morale sans dogmes ne serait qu’une justice sans tribunaux,” di sait, jadis Portalis que l’on peut citer en toute confiance à ceux qui m veulent, pas reconnaître à l’Eglise le droit de prêcher la morale so ciale, la morale évangélique.Pourtant, c'est bien la société spirituelle qui a reçu cette belle mission.Qui, en effet, dans un état de société constituée en dehors de la révélation et d’une autorité spirituelle enseignante, interpréterait les prescript ions de la morale avec la certitude et la clarté convenables l Qui aurait assez de pouvoir pour les faire accepter des citoyens et les faire passer dans les lois civiles et politiques?Ge n’est pas l’autorité civile, parce qu’elle n’a pas été constituée juge de la religion et de la morale.Elle a mission de faire régner lu justice dans l’ordre extérieur, non d’en déterminer l’étendue et d’er proposer les motifs.La vérité, la justice, la morale ne peuvent être que du ressort d’une autorité qui s’impose aux consciences par l’évidence de sa légitimité, et qui oblige la raison par la certitude de ses enseignements : telle est l’autorité spirituelle établie par Dieu lui-même.Faut-il maintenant s’étonner si la.religion s’occupe de la politique “quand politique équivaut à morale, et où morale n’est qu’un aspect du mot religion?” C’est une grande vérité qu’un écrivain anglais a bien exprimée dans le numéro d’octobre 1903 de VEdinburg Review: “Toutes les barrières dressées entre l’ordre laïque et l’ordre religieux, y lisait-on, s’effondrent aussitôt qu’on les pousse; elles ne tiennent qu’en apparence; car la vie est un tout.Le citoyen chrétien est comme tout autre, soumis aux conditions normales de la cité; il dé fend ses opinions politiques, non parce qu’elles sont chrétiennes, mail parce qu’elles sont politiquement sages; seulement sa conception de l’excellence politique est déterminée par scs principes de chrétien, et si la politique vise les hommes non comme chrétiens, mais comme citoyens, toujours est-il que le christianisme des citoyens finira nécessairement par réagir sur leur conception du bon ordre et du bien-être civil, laquelle s’incarnera dès lors dans la législation.” Religion, politique, ce ne sont pas deux choses antagonistes, comme on le croit en certains quartiers.Croyez-vous que l’Eglise peut se désintéresser des chemins que prend la vie sociale au pays?Croyez-vous qu’elle ne fera aucun effort pour l’orienter vers la fin dernière.Car, ne l’oublions jamais, la fin de l’homme social n’est pas différenle de celle de l’homme individuel.Les sociétés dont se compose l’humanité ont pour but suprême l’éternelle félicité de leurs membres.Dieu, en établissant les différentes hiérarchies, la hiérarchie de la famille, la hiérarchie de la société civile, la hiérarchie de l’Eglise a fait des puis sauces de la ferre ses coopérât,rices et ses instruments dans la réalisation de son dessein.Toutes doivent s’efforcer de conduire le peuple dans la voie qui mène au salut.Abbé Philippe PERRIER LA “ GAZETFE DE QUEBEC ” La seule et unique collection complète de notre premier journal canadien passe aux Archives Nationales.Des offres généreuses refusées par patriotisme De la difficulté d’écrire l’histoire Ce qui SC liasse à Ottawa à propos du vote sur la motion Scaly u encouragera probablement personne à se faire historien politique.Quelques mots ajoutés à la fin de cette motion sont la cause du charivari qui menace de tourner au tragique.Les uns prétendent que cette partie de phrase qui changeait le sens général de la motion n’a jamais été lue; les autres affirment avec autant d’énergie qu’elle l’a été.Ceux qui nient s’appuient sur ic “Hansard” qui ne contient pas les mots incriminés; ceux qui affirment répondent que l’omission dans le “Hansard" est simplement le fait d une erreur.Et l’on discute, ci l’on se fâche, et l’on s’invective, et l’on va même jusqu’à soupçonner un piège, une conspiration pour compromettre quelques députés aux yeux de leurs électeurs.Quelque chose de semblable se produisait récemment à Edmonton où parlait M.Oliver, un homme difficile à comprendre ou à.qui la presse joue de mauvais tours.Vers la.fin de l’assemblée, alors que l’on venait de proposer un vote favorable à la réciprocité, un citoyen de l’endroit intervint, avec, un amendement qui déplaçait la question.L'amendement comportait une accusation de conspiration contre M.Oliver.Menteur, cria le ministre à son ennemi.L’assemblée se mit tout, de suite au diapason des combattants.Oui, non, c’est vrai, c’est faux! Tumulte, échange de gros mots, discussion générale entre l’es auditeurs.Profitant d’une accalmie, quelqu’un demanda: la motion est-elle adoptée ?Laquelle?Celle du menteur ou l’autre, interrogèrent plusieurs voix.*} Reprise au tumulte qui dégénère en vacarme.La séance est levée au milieu du brouhaha général.Et la motion?Voilà.La motion, les journaux de l’endroit ne sont pas plus d’ac cord que les députés à Ottawa.Les uns disent que c’est la, motion favorable à la réciprocité qui a passé, les autres répondent qu’elle n’a pas été votée.Et tous étaient là, ils ont vu ce qui s’est passé, et, ils ont entendu ce qui a été dit.Imaginez maintenant quelle tâche sera celle de l’historien qui dans vingt ans.se mettra en frais d’écrire l’histoire des événements politiques actuels.H.d’AULNAY.uneIrreur La Commission scolaire catholique a décidé hier soir d’envoyer en Europe, pour étudier divers problèmes scolaires, M.l’abbé Perrier, M.le juge Lafontaine, MM.les commissaires L.A.Lapointe.Dan Gallery et Napoléon Giroux.Nous uc voudrions être désagréable pour personne, mais on dehors de M.l’abbé Perrier, qui est un spécialiste, et do AL le juge Lafontaine, qui a pu étudier la question en amateur, que) est celui de ces messieurs qui possède, en matière pédagogique, une compétence particulière?et quel réel bénéfice la Commission tirera-t-elle de leur séjour là-bas?Qu’on envoie un certain nombre de gens du métier étudier sur place les systèmes étrangers, nous le comprenons ; mais que la Commission délègue en Europe des gens qui so sont toute leur vie occupés d'autre chose que de pédagogie, cela nous paraît vraiment excessif.Et nous tenons à le dire, alors qu’il est encore temps de parer aux effets de la décision d’hier.0.H.Un avocat difficile Chicago, -Ci.— La rumeur s'était, répandue qur le célèbre criminaliste Clarence Harrow allait se charger de la défense de McNamara et MoManigal inculpés dans l'affaire de l’incendie du “Times” de Los Angeles.Le savant avocat a déclaré aujourd’hui en revenant d’Indiannpolis quo cette rumeur était fausse et qu’il ne voulait pas se charger d’uno cause aussi compliquée que celle où on veut le faire figurer.M.Harrow doit son renom au fameux procès de la fédération des mineurs de l’Ouest où il obtint un acquittement pour ses clients Meyer, Pittibone et Hoywood.EN TROISIEME PAGE: La lettre de France de M.Joseph Denais, conseiller municipal de Paris.Les funérailles du sénateur Forget Le sénateur L.-J.Forget, décédé en Europe il y a quelques semaines, a été conduit à sa dernière demeure, ce matin.Le corps arriva à 0 h.15 par le train d’Halifax à la gare Windsor où une affluence nombreuse s’était rendue pour être témoin de l’imposant spectacle.Dès l’arrivée le cortège se forme pour se rendre à lu Cathédrale.Lo deuil est conduit par MM.Guy Itoyor et 1\.Skinner, les deux beaux-fils du défunt, David Forget et.l’hon.A.E.Forget, ex-lieutenant gouverneur de la Saskatchewan, frères du défunt ; A.Barsalou et Arthur Simard, beaux-frères du défunt ; Rodolphe Forget, courtier, Joseph Forget, Adolphe Forgot.Léon Forget et Lucien Forget, tous neveux du défunt.Ensuite vient le représentant du gouverneur-général.le colonel Roy, et son aide-de-camp le capitaine L.H.Archambault.Suivent le personnel do la maison L.-J.Forget & Compagnie, une délégation de la ferme de Sainte-Anne, des repn*sentants du Sénat, do la Magistratui», du Barreau, de la finance, do ]’indust)ie,du commerce, des compagnies du C.P.K.etc.Mgr l'Archevêque de Montréal préside en compagnie des chanoine Roy et Gauthier à la levée du corps.M.le Chanoine Martin chanta lo service, avec les abbés Desjardins secrétaire de ! I niversite Laval et Adélard Harbour comme diacre et sous-diacre.NN.SB.Archambault et.Racicot, ainsi quo tous les membres du Chapitre Métropolitaine, assistent au service.L’église suivant les volontés du défunt est.très sobrement drapée.Après la cérémonie lo corps est.conduit au caveau de la famille Forget, au cimetière de la Côte des Neiges, lieu do la sépulture.Dans le cortège on remarque : MM.les juges Archambault, Lorangor, Archer, Charles Langelier, Lebœuf ; les sénateurs Raoul Dandurand.F.-L.Béï-quo et J.-P.-B.Casgrain, MM.Achille Bergevin, conseiller législatif, N.Péro-deau, conseiller législatif, Sir Alexandre Lacoste, Sir Montagu Allan, les Honorables A.R, Anger, L.O.Tail-lon, Tom Chase Caégrain, Aldéric Ouimet, Alphonse Desjardins MM.T.Bios-seau.P.McDermott, Duncan McDonald J oseph Hébert, H.-W.Raphael, Arthur L’Abbé, Laurent Morin, P.-F.Cummings, 11.O’Shear, Gustave Fauteux, E.Barsalou, P.-Gabriel Charlebois.J.-A.Morrison, E.-H.Lemay.Les com raissaires Wanklyn et Lachapelle, Paul Lacoste, Geo-E.Drummond, Fred.Beardmore, Fred.Meredith, A.-G.Brown, D.James Angus, J.-B.Abbott, Dr D.-A.Hingston, Gordon Lewis, Donald Cameron, Malcom Oswald Charles Chaput ; O.-R.-G.Atward, Austin Mosher, Robert Mcighcn, R.Mack Peterson, R.-P.McLea, R.-P.Angus, A.-R.Creelman, le maire Guérin, Ed.-Fabrc-Surveyer, E.D.D., Apple-gath, \V.-J.Turpin, président de la Bourse Exchange, R.Gordon Strathy, vice-président de laBourse, J.-M.Pang-man, J.-S.Norris, L.-P.Deslong-champs, etc., etc.Un drapeau flottait en berne sur la gare Windsor et la Bourse fur fermée pendant une theurc, ce matin, en signe de deuil.Encore la dynamite UN GRANDE BATISSE EN CONSTRUCTION DEMOLIE PAR LA DYNAMITE.— ON CROIT A L’OEUVRE DE DYNAMITARDS.Vancouver.26.Service Spécial.— Do bonne heure ce matin une explosion de dynamite faisait sauter une bâtisse en construction.L’édifice, qui comptait quatre étages, a été en grande partie démoli, les dommages sont très considérables et l’on craint que ce qui reste ait été fortement ébranlé par la secousse.La police assure que cette explosion est le résultat d’un complot préparé de lo-gue main.On aurait eu l’intention de faire sauter l’édifice entier.Los murs et les planchers ont le plus souffert do l’explosion et la plupart se sont écroulés.Une enquête sérieuse sera faite pour connaître la cause de cette explosion.-4- Double naufrage à la Martinique Saint-Pierre.Martinique 25.— Ou rapporte ici que la goélette française Victor Hélène, do Saint-Malo, France, et une autre barque française, la Betti-na, cotte dernière portant des passagers et des marchandises ont fait naufrage.Les deux vaisseaux ont coulé, après être venus en collision avec d’énormes blocs de glace sur les Gra nds Bancs.Les passagers et les équipages ont été sauvés par des pécheurs.La cargaison du “Bc-ttina” so composait d’approvisionnements pour la Hotte Française.-4- La Montreal Water & Power Co.L’échevin N.Lapointe a convoqué pour vendredi malin une séance de la commission extraordinaire déléguée par le conseil municipal pour mettre à l’étude l’expropriation par la ville do la Montreal Water & Power Company.-1-— La scarlatine La fièvre scarlatine n’a pas cessé,depuis le mois de décembre, d’augmenter dans des proportions alarmantes.On espère quo les cas se feront plus rares maintenant (pin les beaux jours seront revenus.Voici lo nombre do chs déclarés chaque mois, à l’Hôtel de Ville, depuis lo dernier mois do l’année dernière.Décembre 55 cas ; janvier 72 ; février, 80 ; mars, 145 et avril, jusqu’à date, 91—au total 441.La proportion des décès au nombre des «•as ne dépasse heureusement pas 4 ou 5 pour cent.Lo youvornoittent vient, d’acheter de M.l'abbé Dubois, principal de l’Ecole Normale, la collection de la “Gazette de Québec”.Cette collection est la plus complète de toutes celles rpii sont connues stjr le ( îontinent.Elle est tout particuliè rement précieuse, étant la seule qui comprennent les premières années de la série qui couvre plus d’un siècle d’histoire.L’Université Laval et la Société Historique de Québec, la Législature provinciale, les Jésuites de Montréal, la Bibliothèque Publique de Toronto possèdent des collections moins incomplètes les unes que les autres; mais auxquelles manquent toujours quel ques années du début.La collection que vient d’acheter le gouvernement a un caractère en quelque sorte officiel, elle a été faite par les éditeurs du journal eux-mêmes et porte le signe distinc tif de la file du bureau.Elle était jusqu’à ces derniers temps la propriété de M.le Col.Hubert Neil-son et faisait partie de la bibliothèque de famille, que M.l’abbé Du-l)ois a achetée en partie.lie gouvernement, ou mieux, le département des Archives, qui est en train de sortir de l’oubli les vieux documents historiques précieux de notre histoire nationale, s’est bien rendu compte de la valeur, inappréciable à prix d’argent, de cette riche collection et il l’a achetée à un prix raisonnable.Quelques-uns regretteront peut-être de voir s’éloigner de Montréal cette richesse que nous possédions depuis quelques mois seulement.Mais ici il n’y a pas d’organisation capable d’empêcher l’exode de nos vieux livres anciens, et lorsqu’un établissement permettra de réunir les pièces justificatives de notre histoire, l'on s’apercevra, mais trop tard, que nos plus précieuses collections ont disparu.La passion du vieux livre ne va généralement pas avec la passion de l’argent; cela veut dire que les amateurs de vieilles reliques ne sont pas toujours des millionnaires et c’est à regret qu’ils vendent leurs collections.Nous savons que des offres bcau-x'oup plus élevées sont venues de l’autre côté de la frontière; (files ont été refusées par un beau dévouement de patriotisme ikui et ¦vraiment grand.Le gouvernement canadien s’est montré raisonnable et ce trésor inestimable restera chez nous.On a pu hésiter un peu à débourser quelques mille piastres pour assurer au Canada la possession de ces uniques 95 in-fo-Jdos poussiéreux; mais que le ministre de l’Agriculture, à qui le sort a réservé le soin de s’occuper ¦en même temps de la production de l’esprit et des questions d'éle-vage, soit bien assuré que tous les hommes intelligents l’appuiront à la Chambre sur cet article du budget.L’on peut regretter toutefois que la “Gazette de Québec” ne rosie ,pas notre propriété à Montréal ; mais l’on doit se réjouir de la voir ¦enfin en lieu sûr, à l’abri de toute éventualité d’accidents de tous genres.Nous aurons peut-être l’occasion ¦de faire un bout d’histoire sur la série complète de la “Gazette de .Québec”, si intimement liée, à la ¦vie du passé et qui rappelle les souvenirs historiques d’une époque de formation qui pourrait, encore nous donner de belles et utiles 'leçons.Jean PICARD. 2 LE Dtvuin, mercredi, 26 Avril, iuiia LETTRE D’OTTAWA î ENCORE UNE SCENE.— DES ECOLIERS TUMULTUEUX.— L’INCIDENT DE SAMEDI DERNIER.— M.LAURIER SE FAIT PACIFICATEUR.— M.PUGSLEY DANS LA TEMPETE.— A PROPOS DE L’IMPRIMERIE NATIONALE.— PAS DE NOUVELLE ENQUETE.LE VOTE.— UN VERNISSAGE PENIBLE.Ottawa, 25.—Scène assez tumultueuse, aux Communes, cet après-midi: l’on y parle 'encore de la motion dç M.Sealey et du vote de six conservateurs, à ce propos, samedi matin.La Chambre, son calme repris, et le tumulte disgracieux cesse, discute le reste du jour le, affaires de l’Imprimerie Nationale.La gaucho veut obtenir une enquête par commission royale sur 1 administration de ce département, la droite la lui refuse.Ht, jusque tard dans la nuit, l’on argumente à ce propos.La réciprocité reste en panne.On dit,—et ce semble vrai, que la gauche comprend enfin qu’elle ne doit pas prolonger la discussion de ee sujet et que, la semaine prochaine, les Communes en disposeront une fois pour toutes.Dieu veuille que ee soit vrai! 1 j Hier soir, l’on croyait que la ( liambre ne parlerait plus de 1 incident de samedi matin.C’était une erreur.M.Sealey, absent hier, donne à ee propos, cet après-midi, des explications qui contredisent les dénégations de M.Lennox et de ses collègues de la gauche; et, tout de suite, il cause une scène indigne d’un parlement et qui se prolonge pendant près d’une heure et demie.A mesure qu un orateur parle, le côté adverse rit dérisoirement, l’interrompt, crie, l'ait du bruit, le l’appelle à l’ordre, empêche qu il ne se fasse entendre, bref, se comporte comme une bande d’écoliers dissipés, lie président de la Chambre intervient deux ou trois fois, tente de ramener le calme, M.Laurier, lui aussi, essaie, mais vainement, de jeter de l’huile sur les flots, rien n’y fait.Droite et gauche discutent, vocifèrent et perdent la tête avec ensemble.Mais, comme il s’agit, au fond, d’un lait en soi totalement dépourvu d'importance, le tumulte se calme enfin.Et, une heure plus tard, la Chambre est.aussi paisible, la salle, presqu’aussi déserte (pie pendant les discours sur la réciprocité.A trois heures quart, M.Sealey, le député ministériel dont la résolution de samedi matin a causé tout ce tintamarre, se lève, et affirme avoir entendu lire par le président du comité des voies et moyens les paroles qui sont l’objet du débat, celles-ci : “et que la resolution, quant au reste, soit approuvée.’' La gauche murmure, puis se lait tumultueuse.L'un après l’autre MM.Sproule et Blain nient ce que dit M.Sealey; un peu plus, ils diraient qu'il ment.La droite les raille, en les interrompant.M, Fisher intervient: lui aussi, il a entendu M.McIntyre lire les mots à propos dp.quoi l’on se bat.Sam Hughes veut savoir pourquoi le texte original rie la motion Sealey ne porte par les initiales du président du comité.De rechef, tapage a droite.“Jamais le président d’un comité ne met ses initiales a un amendement que la Chambre rejette,” répond M.McIntyre.M.Laurier juge que m scène se prolonge trop, et veut y mettre un ferme.Pacificateur, il.déclare: “Tous ceux qui discutent ee sujet sont des gens honorables et s’ils ne s’entendent point, cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas rie bonne foi.Pour moi, un luit est clair: les six conservateurs qui ont voté pour la motion Sealey n’ont pas voulu voter en faveur de la réciprocité, nous le savons tous, ils ne veulent pas de l’entente Taft-Fielding.” Leei devrait suffire pour apaiser la gauche.Mais non, M.IL P.Borden affirme que l’amendement de M.Sealey était un traquenard.M.Pugsley, se lève, un document à la main, ( “est nue lettre où le représentant du Globe affirme avoir assisté au vote sur l’amendement Sealey et veut donner des explications à ce propos.Le ministre des Travaux publies en entreprend la lecture; le tumulte et les rappels à l'ordre recommencent, et se font de plus en plus forts.M.Pugsley, souriant, tient tête à Forage.Le docteur Sproule en appelle au président de In Chambre ; “ Vous ne pou vcz permettre .Pugsley nous lise ce document, elanic-t-il, parce qu’il vient de 1 extérieur et contredit l'es paroles de députés de cette Chambre.May.Bourinot, et autres auteurs de droit constitutionnel sont de cet avis.” “Soyez donc plus brave!” clame la droite, vainement.La tête de M.Lanctôt, de Richelieu surgit, curieuse, aux dernières rangées de la droite, puis disparaît brusquement comme celle d’une marionnette.M.Pugsley tente de continuer la lecture de la lettre qu'il tient, la gauche multiplie les cris: “Asseyez-vous!” A votre place!" M.Laurier intervient encore, l’air ennuyé, et intercède: “Mais permettez donc au représentant du Cflube de donner sa version!” Paroles nul les: le chahut continue de plus belle.Enfin, à la suggestion de M.Foster, M.Pugsley donne la lettre du chroniqueur mis en cause au président de la Chambre: celui-ci la, lit à part soi, et décide: “Al.Pugsley ne la peut lire à la Chambre." Applaudissements répétés à gauche.M.Lancaster, un tory irascible, se lève, se lance dams une charge à fond de train contre M.Pugsley, AL Sealey, toute la droite, se fait interrompre, rappeler à l'ordre, crier des gros mots.Je bruit empêche qu’on ne F entende, il gesticule, brandit une collection du Globi.s’emballe davantage à mesure que la droite le harcèle d’exclamations moqueuses et finalement s'assied, à bout d’haleine.L’incident tombe à (liai : et.de part et d’autre, les députés, tandis que Al.Xorthrup se lève et commence à parler du scandale de l'Imprimerie Nationale s'esquivent vers les couloirs, bruyamment.Et dire que.grâce à cet incident en somme plutôt comique et insignifiant, la Chambre, en deux jours, a perdu plus de trois heures! Ceci donne une idée de la façon dont nos députés entendent parfois le sérieux : tout ee qui leur touche devient grave, même s'ils sont eux-mêmes ., jtiiliet 1-5.Long Branch, N::!,, uillet 26-29, Manassas.Ve., jvwllet 20-27.Orange, Ve., août 2-3.Spring Lake.NJ., août 3-5.Charlottesville.Ve., août, 9-10.Front Royal, Ve., août !5 !1 j.Cobourg.Ont., août 15-IS.Bar Harbor, Me., août 22-24, Berryville, Ve.,,y.août 22-24.Warrentou, Vc,_, août 30-31.Newport., R.I.septembre l-fi.Poughkeepsie, N.Y., septembre 6-7.Rutland, At., septembre 5-8.Hartford, Conn/* septembre 7-8.Syracuse.N.Y., septembre ll-ifi.White Plains, N.Y., .septembre 19-22.; By i n Mawr, Pe., septembre 27-30.i Mineola, T.T., septembre 28-30, | Brockton, Mass., octobre 3-0.I New-York ( National ) novembre 18-25 Une exposition d’auto - yachts R.M.laffray, l’organisateur de la Première Exposition d’automobile était à Montréal hier, et il a profité de sa visite ici, pour s'entendre sur l'organisation d'une grande exposition d’auto-yntohts à Montréal dans le printemp de 1912.A cette exposition figureront ries Mo dries des plus célèbres auto-yutchts do l’univers.La saison à Montréal s'ouvrira le 8 mai prochain.Par les années passées, les Royals avaient l'habitude d’avoir toujours deux ou trois joueurs à l’hôpital durant la saison.Espérons que cette année ça ne sera pas lo cas.Déjà hélas, Gandil s’est inscrit sur la liste des malades, mais heureusement que c’était à la suite d’un accident.Buffalo, qui a pourtant comme point d'appui Geo Stallings fait un bien piètre début.Le club a une bonne escouade de lanceurs, mais à part cela rien n’indique qu'il a une chance de se rendrô redoutable.Gandil a été jusqu’ici le frappeur le plus effectif chez, les Royals.On annonce qu'il pourra être sur pied jeudi.Tant mieux.ENTREPOT ; Edifice du Forum VOITURES BRUSH, HUDSON, THOMAS FRANKLIN et KNOX.TÉLÉPHONE UP 2600 RACCORDEMENT PRIVE.Comme second but, il est difficile de trouver mieux que French.et Hollv pour l’aider n’a pas son pareil.Cody, le receveur (catcher) du Newark est une bonne acquisition.Gros, rapide et lançant bien, il est en outre très effectif au bâton.A'oulez-vous avoir le plus beau choix de Cadres, Moulures a Cadres, Imagerie religieuse et artistique, Chromos, Miroirs (Gros et détail) alors venez ici avant d'aller ailleurs et vous trouverez, tout ce que vous désirez.AUX PRIX LES PLUS MODERES.Tous sont invités: MARCHANDS ET PARTICULIERS.LA COMPAGNIE WISINTAINER 38 HOUI.KVA.KI> «AINT-LAUKKNT L.-AIe-V.lîurchell déclare qu'il est maintenant assez rétabli pour pouvoir commencer la saison.Tl manque cependant de contrôle, fait qui est dû au peu d’entraînement qu’il a eu ce printemps.Keefe a débuté hier avec Cincinnati, mais son mauvais début a forcé son capitaine à le faire remplacer pour ]a balance de la partie.Buffalo a besoin d’un deuxième but et Jersey City est à la recherche d’un “short-stop”.Jean-Baptiste Dubuc a quelque chose qui lui manque cette année.Allons, Baptiste, remets-toi.l.n somme, les Royals ne sont pas trop mal places, pourvu qu'ils aspirent plus haut- que le .500.Première pratique des champions Les quilles au Club Athlétique Perrine et Sheridan, perdu *on contrôle à la donnant deux buts ’t.deux “base hits” pu comptèrent trois La première pratique du club de crosse National aura lieu samedi à Maisonneuve.Mon Oncle Lamoureux que le bureau de direction vient de nommer officiellement à la charge de , ., capitaine de l’équipe'sera présent avec du t tub | tous ceuN qg'ii entend mener cette an- 500 personnes.Bach et, narliiigÿ'Tle lai"™ *" ohnmPiom’“t' M.A.A.A., ont tenté île prendre la re-l y anche do leur défaite d’il y a huit jours aux mains des Champêtres.(es derniers ont remporté la victoire.le score du match en détail étant le suivant : Hier soir, sur les allées Athlétique Canadien, devant Le tennis au National Il préféré le baseball Ottawa.26.— Quoique les Mascottes aient beaucoup de réservistes sur leur liste, ils feront néanmoins dos efforts pour faire réinstaller Leo Beauchamp, uni joua l'un dernier, à In crosse avec 1 équipe senior du National.Beauchamp s’est, souvent distingué comme lanceur, et sa présence sur Té-qitipe des Mascottes contribuerait beaucoup à son succès dans la ligue de la Ville.Il a promis de se consacrer exclusivement au baseball si l'A.A.U.of le réinstalle comme amateur.points.Woods fut parfait dans la te pour Boston, ripeaker frappa balle bonne pour un tour complet cinquième reprise.Score : A Boston ~- Roston.00302000x 5 Now-York.100001010- 3 I abolie.Ils gagnent chez eux 237 1 8 i 199 175 190 109 1S1 201 141 102 191 231 Score d'équipes : 11 artoorn • T .aboi le.108 212 218 j 221 TIarteorn.5 1 Darling Bach.Le National entre de plus en plus dans la généralisation des sports.Outre ses clubs de crosse, de polo aquatique, de harriers, de quilles, etc., il Total: 2047' aura procnaincment ses joueurs de ten-177 — 197 nis.Une équipe d’adeptes de ce sport 1-5 — 175 — 213 a fait leur demande d’affiliation à 200.Total: 18091 l’Association.Nous espérons que les 1,0 — 199 — 1681 Max Deeugis ne tarderont pas à se l'I — 169 — 1S9; faire valoir sous les couleurs blnnc et 2.13,-Total: 1819! violet.ISO 209 217 198 l e président St-Père de la Ligue de la Cité, a nommé Billy McEwen et dos.Morin comme arbitres des deux parties d’ouverture dimanche.Derniers échos du monde sportif Le Prix Villenncs, de 3000 francs a été couru aux Maisons Lafitte hier et le vainqueur a été “ As d’atout ” de Ganany.“Golden”, cheval do W’.K.Vanderbilt s'est classé second, “Thrya” de Berteaux, troisième.A une réunion de l’Ottawa Rowing Club hier soir, une résolution a été adoptée à l'effet de porter le chiffre des membres de 150 à 500.Les membres de l'Ontario Ilockey Club de cette ville ont été banqueté?hier soir, à l’occasion du championnat qu'ils ont remporté sur les équipes des ligues urbaines et suburbaines cette année.L’Association provinciale du Lawn Tennis s’est réunie hier soir pour préparer la liste des parties de la saison.La saison s’ouvrira sur la pelouse du McGill, par un match entre les universitaires et le Mount-Royal.192 175 153.- Bnltimore, 26.- (“est en frappant ' Bach-Darling la balle en temps opportun que les | Orioles ont pu remporter une victoire Majorité, hier.Lo jeu de Rath au champ fut le point le plus intéressant de la partie.Bl FF A LO - 213 — 199 196 - I10 ! -Total: l'ri'.K .3859 .3689 .ICI ' Les arbitres du National En réponse à la demande du président de la N.L.U., le comité de crosse du National lui enverra aujourd’hui la liste des Canadiens-français considérés Somme compétents pour agir on qualité d'arbitres pendant la saison qui •’ouvrira le 24 mai prochain.Les noms ntivants seront soumis ait Pat Powers do notre grande ligue rie crosse: MM.I, A.Mercier.J.N.O, l.cdoux.E.C.Ab.R.H.Po A.E.Hanline.e.f .4 0 0 3 • > 0 Htarr, s.s .4 0 0 3 »> 0 Sebirm.l.f .4 0 fi 1 0 0 Met'abc.r.f .4 0 0 1 0 fi White, lb .4 0 fi 9 n 0 McDonald, 3h.4 0 1 1 O 0 Reilly.2b 2 1 1 1 ?j 1 Killifer.e ! 4 0 1 6 î 0 Taylor, p .3 0 2 n i 0 Totaux .32 O 5 24 14 ¦— 1 Au Marathon de Hamilton I.A DIRECTION DU NATIONAL DE I GIDE D’Y ENVOYER EDOUARD LABRE, QUI A LAIT SI BONNE FIGURE A BOSTON.Ligue de la Nouvelle-Angleterre Dernières joutes de baseball A Lowell : t/owelI.'i ; Worcester 2.V New-Bedford : — New-Bedford, 7 : Lvnn, 6.A Haverhill : — Haverhill.2 ; Brockton, 5, A Fall-River : — Fall-River, 1 : Lawrence.I, La position irait à Bob Pringle Le Montreal Curling Club a fuit l’élection de ses officiers hier soir.M.A.R, Oughtvod a été élu président.La réunion d'hier soir marquait la transition du club, du contrôle municipal nu contrôle provincial, une nouvelle charte du gouvernement de Québec devant â l’avenir régir l’Association.“L'Ame Solitaire” PAR ALBERT LOZEAU L’un des plus grands succès de la littérature canadienne.En vente chez Déom, rue Ste-Catherine, à 85 cents l’exemplaire.Pour vos ouvrages de viile PROGRAMMES.CIRCULAIRES.FACTUMS, elc„ adressez - vous aux bureaux du “ DEVOIR” 7la rut Saint-Jacques, Montréal.O Walsh.1.1.Rath.2b.Sey mour, c.f.BALTIMORE Ab.R.H.Po.A.l 81-Père, A.Sauvé.Dr.E.Lachapelle, Meitmullor, r.f.iL Cnttarinieh.Dr J.A.Cousineau, U.Euinou'.'hol, A.L.Caron, J.I.atnou- AUX «t A- l%««k Schmidt, lb.Mise), s.s.JîttUMta* Shn., m u I 2 10 I.douard labre ira â la conquête de i uouvgrtx lauriers dans le prochain ' Marathon du “Spectator” de Hamil- - ton.Ainsi l'a décidé la direction du j Ottawa, 26.— Peter Green qui est National â son assemblée d’hier soir définitivement déridé â abandonner la .k?'* trnvnil do l'nbro duns lo dor* ohurjfo do forant d\i club de crosse inet Marathon de Boston a encourage ! Capital aurait comme remplaçant 0 0 la grande association qu’il a icpréseu- Bobby Pringle si cm en croit la rumeur .t 0 teo u\oc tant d honneur, u lui confier {dans les cercles du sport national.Une 1 I de nouveau la charge de porter nos telle nomination serait bien vue des ° ° cotilwit » à la victoire dans une épreu- j membres du club qui sont d'opinion \ Oiie canadienne de ut'nnd fond, ( rite j que Hobby peut parfaitement cumuler 3 I i course aura lieu le 21 mai prochain , la charge de gérant avec celle de joueur I Oldaus la Aille Ambitieuse.[do défense.L’Ottawa Athletic Amateur Club, à sa réunion d’hier soir a décidé de se joindre â F Association Athlétique Amateur de l'Université d’Ottawa,pour organiser une grande journée sportive sur le terrain des jeux du Collège, le 21 mai prochain, au bénéfice de Frank Lukcmnn.Los joueurs de quilles de la M.A.A.A veulent s'entendre avec Québec au su-i jet de la série de parties qui devront être jouées afin de décider du choix de l’équipe nu tournoi d’Ottawa pour le trophée du championnat des quilles.Johnny Coulon, champion bantamweight du monde et Eddie O’Keefe, de Philadelphie ont fait bataille nulle dans un match à dix reprises hier soir, â Kansas City.hier.Cinq cents milles en fi hrs.53 minutes I Telle est la distance parcourue par Pierre A edrine, l’aviateur, à Paris hier.Aedrine n gagné ainsi le grix de 5*4,000, offert par l'Acro Club Bearn.du Les parties semi-finales et finales pour le championnat du Canadian Bowling Congress commenceront très probablement samedi prochain.Les champions do Montréal et de Québec joueront des parties de retour et le vainqueur de res séries devra rencontrer«ensuite les Ottawa.Une leçon d’honnêteté Joseph Proulx, un briquetior, qui i\ obtenu 5*3.sous de faux prétextes d'uu résident de AVestmount, a été hier condamné à 810 d'amende ou â.mi mois de prison.Proulx avait perçu l’argent afin de faire certaines reparations n un mur et le briquet ier ne s'est pas même présenté pour faire cet ouvrage.RIGAUD-HUDS0N Le roi de Suède à Rome Le train No i du Pacifique Canadien Rome, 26.- Le roi Gustave de S„è.partant de Rigaud 6.51 a.m et de d, ct la r„ilu.t Sébastien, il nudité sa propre revanche, et non plus seulement celle ,1c la France.Le chef de part, j emporte sur le patriote, l’en-d.mt mx ans, il ne sera rien d’autre, et La faiblesse de l’homme se révèle ici.Tl ne voit pas que le silence sera, pour la foule, le commencement de l’oubli.Sans doute, en ee silence, il médite de refaire à la France une armée, comme, après 1806.Stein et Scharnhorst â la Prusse domptée.L’instrument est dans ses mains, la loi de 1872, celle de l’Assemblée nationale, qui donnait le nombre sans ébranler les cadres, qui assurait.l'obligation sans écraser la nation.Cet instrument magnifique, il le laisse briser.Dès 1877.après les élections qui l’ont fait roi.le premier cri des vainqueurs est la réforme de la loi militaire.Il souffrira qu’elle ne soit jamais appliquée.et que sa destruction se prépare ouvertement.C’est en tout la marque de sa tumultueuse imprévoyance.En trois ans.il est convaincu d’impuissance.Tl a traîné au pouvoir la tourbe des politiciens.Quand il tente- contre eux do réconcilier les Français, qu’il a poussés à la guerre fratricide, quand son âme- patriote leur jette- en montrant la terre d’Egypte, l’appel des grands souvenirs, quand, enfin lassé, rebuté, il veut se délivrer d’eux, ils le renient, le maudissent et le chassent.Ce fut la fin de sa vie.Ecoutant, à l’heure suprême, le bruit des discordes, la ruée des appétits, qui couvraient la voix de lu patrie mutilée, peut-être dit-il, de la France, comme Mirabeau do la monarchie : “ Les factieux s’en disputeront les lambeaux !” Tous deux, derière eux, ne laissèrent que des ruines, avec le souvenir de leur verbe puissant.Mais la postérité, je le crois, ne les confondra pas dans le même jugement.Car la légende héroïque garde Gambetta, et c’est, par elle, non par son oeuvre politique, qu’il vit dans 'a mémoire des Français, àrèdrodholo A.DE MUN, de l’Académie Française.(L’“Echo de Faris").L’arrestation de McNamara ELLE SERAIT DUE A UN COMPLOT DES CAPITALISTES CONTRE LES UNIONS OUVRIERES.— UN DETECTIVE ARRETE.Indianapolis, Ind., 26.— Le détective William-J.Burns est accusé de coin- ] plicité dans l’affaire de l’arrestation de McNamara.Trois avocats ont.été tra duits devant le tribunal hier sous la meme accusation.Ce sont Walter Drew.J.-A.-G.Badorf et Joseph Ford.C’est après d actives recherches que les quatre accusés ont été arrêtés.Le grand jury, chargé de cette importante cause a entendu hier cinq témoins.L on recherche activement la jeune fille Mary-C.Dye qui a dit qu’elle avait cte précieuses informations à donner sur le sujet qui occupe le tribunal.Après quo le gouverneur Marshall eut signe es mandats d’arrestation les pa piers de MacNamara.celui-ci fut dirigé sur Los Angeles en automobile on il sera traduit devant le juge sous l’aeeu-sation de complicité dans l’affaire de 1 explosion Llewellyn lion Works.New-A ork.26.— Timothy Healy.président de la Fraternité Internationale declare que 1 arrestation de .McNamara et.des autres lui semblait une conspiration nouvelle du capital foutre les ouvriers de ce continent, Healy croit que les exploits des dv-n a mi ta rds au cours de l’année dernière ne serait qu’une manoeuvre délovale do gros capital pour faire tort aux’unions ouvrières organisées.Healv dit que les meilleurs avocats du pays seront char-ges de la defense des accusés.Cie Générale Transatlantique U Edifice de 55 étages New-York, 26.— La compagnie de Broadway et Park Place a soumis au bureau de la^ ville des plans pour la construction d’un édifiée de 30 étages avec une tour de 25 autres étages : ce qui fera en tout une construction do 55 étages.Ce sera la plus grande construction du monde, elle s’élèvera â 750 pieds dans les airs.Ce sera le roi des gratte-ciel.II prend sa retraite Le Lt.Albert Handy, de la Sûreté, a résigné son poste hier! Il avait droit â sa retraite ayant servi deux années de plus que le terme.a cette revanche, il dépensera sou élo-vôZh eLS°nfl ,,UdanC’ (K'ehaînant> Pour tentera do maîtriser.^UC’ Vain DEMAIN LE DEVOIR DE_M.LANCTÔT Etait de démissionner (Spéciale au “Devoir”) Ottawa, 26.—Le “Free Press” de cette ville, organe du gouvernement, a publié hier soir un article très significatif au sujet de l’affaire Lanctôt, de Richelieu.Le “Free Press” exprime l’espoir que les députés voteront suivant la preuve faite et non suivant leurs sympathie politiques.Il résume ensuite les faits et il ajoute: .“M.Lanctôt aurait dû démissionner aussitôt que l’accusation a été portée contre lui, pour en appeler à ses électeurs.Il aurait pu alors être réélu par acclamation.Le pourrait-il aujourd’hui?C’est une autre question.“Quand un membre d’un parti qui dirige les affaires publiques, s’expose sciemment on non aux pénalités de l’acte de l’indépendance du Parlement, il n’y a pour lui qu’une chose à faire, et c’est ce que M.Lanctôt aurait dû faire.“Demander maintenant à une majorité de la Chambre des Communes d’excuser sa faute équivaut à demander à un grand nombre d’entre eux l’oubli du passé.“Si M.Lanctôt a commis une infraction à l’acte de l’indépendance du Parlement, c’est sa faute.“Pourquoi le parti libéral en bloc accepterait-il la moindre responsabilité dans cette affaire?” L’article fait sensation ici.L’on conclut généralement que le ministère voudrait bien éviter de prendre une attitude sur le sujet, et la démission de M.Lanctôt favoriserait ce dénouement.Plusieurs députés craignent que le blanchissage du député de Richelieu contribue à aigrir davantage leurs électeurs et à ramener l’attention sur les méfaits que l’esprit de parti leur a fait commettre dans le passé.L’on verra bientôt, en tout cas, à quelle solution le gouvernement s’est arrêté.Importante arrestation COURS ET CONFERENCES:— __H ft toi Windsor: Nssemblfr» «1rs meinbroH
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