Le devoir, 7 avril 1911, vendredi 7 avril 1911
DEUXIEME ANNEE—No.8k ABONNEMENTS : MONTREAL, VENDREDI 7 AVRIL, 1911 UN SOU LE NUMERO Edition Quotidienne ; CANADA BT ETATS-UNIS., .UNION POSTALE.Edition Hebdomadaire : 83.00 86.00 ¦ANADA ITATS-UNXS 'SnON POSTAT.*! .81.00 • • 81.50 • 83.00 mmm wmmÊÊtm ¦Whbbtimi LE DEVOIR A Rérbdtion Admimftraboi I 7U RUE ^-JACQUES, MON TELEPHONES : REDACTION: Msb 7460 ADMINISTRATION: Msia 7461 Directeur : HENRI BOURASSA UNE SOMMATION TORY “ CROIS OU MEURS Ou trouvera dans une autre colonne l’article de î'Evening Jour nal, d'Ottawa, que le Devoir signalait hier.Le Journal, tory et impérialiste, occupe, dans la presse conserva triée, une situation à peu près analogue à celle que le Witness s’est faite dans la presse' libérale.Cet article n’est pas de la rédaction ordinaire du Journal.Il porte l’empreinte d’une inspiration extérieure et formule la pensée d’un groupe.Bous forme de réquisitoire contre les chefs conservateurs de Qflé-bcc, c’est l’affirmation du torysme, dans toute sa morgue têtue et dominatrice.C’est la dénonciation de l’entente plus ou moins cordiale que Macdonald et Cartier avaient maintenue.N’est-ce pas aussi la preuve palpable de ce que j’écrivais lundi, à propos du nouveau sifionisme et de son alliance avec le torysme ?“A la mort de sir John,” disais-je, “l’entente morale (entre torys et conservateurs-libéraux) s’est rom,pue.” Je ne puis que savoir gré à M.Ross de me fournir si promptement un témoignage aussi probant.Les deux articles ont paru le même jour.On ne saurait donc m’accuser d’avoir provoqué ce manifeste et fait surgir de nouveaux obstacles sur la route des gens qui ne rêvent que fusion et replâtrage.Je recommande l’article du Journal à la masse des conservateurs honnêtes et sincères, à ceux qui ont quelque fierté, qui ont conservé quelque respect pour les meilleures traditions et les souvenirs respectables de leur parti, aux jeunes surtout, qui n’ont pas été empoisonnés par le virus du patronage et qui, à la mémoire du passé, ajoutent quelques pensées neuves, des aspirations vers l’avenir, et même une bouffée d’idéal.Cette lecture les éclairera sur la mentalité tory.Us constateront de quelle manière leur travail et leurs efforts, et ceux de leurs devanciers, sont appréciés.Ils pèseront aussi le prix des Services qu’on attend d’eux.* * # L’article du Journal peut se résumer en quelques lignes.Les chefs conservateurs de Québec ne valent rien parce qu’ils ont été défaits Us ont été défaits parce que, ne partageant pas les sentiments du parti tory, ils ne l’ont pas appuyé quand même.Etant les moins nombreux, ils devaient accepter les idées de la majorité et les défendre avec d’autant plus d’enthousiasme qu’elles leur répugnaient davantage.Je n’insiste pas sur la haute moralité de cette thèse.Elle est conforme aux traditions du vieux torysme et à la mentalité du nouvel impérialisme.Bismarck en a donné la formule: La force prime le droit.Un Yankee en a donné une autre: Nothing succeeds like success.Il ne m’appartient pas de jouer le rôle d’arbitre entre les pontifes de l'Eglise tory, dont le Journal fulmine les canons, et les conservateurs qu’il excommunie.Je me borne à commenter les passages de cet article relatifs à In question de la marine, sur laquelle les autonomistes, à la suite de M.-Monk, se sont séparés avec éclat du gros des forces conservatrices.Quelque conservateur de tradition jugera peut-être à propos de discuter la sentence portée par l’écrivain tory contre l’attitude des conservateurs canadiens-français sur les autres questions qu’il aborde de flanc.Du reste, il est évident que ces griefs, longuement énumérés, ne sont que les préliminaires de la déclaration de guerre impérialiste.L’article débute par une perfidie et une demi-fausseté.L’auteur laisse entendre que l’attitude de M.Monk et de son groupe est la cause première de la récente tentative de déposition dirigée contre M.Borden.11 devrait pourtant savoir que le groupe autonomiste ne s’est mêlé ni de près ni de loin à cette intrigue.Il le reconnaît à moitié.Mais il lui fallait un prétexte.Il a pris celui-là.Je suis moins au courant que l’écrivain du Journal des dissensions intestines et des conseils secrets du parti conservateur.Mais j’ai entendu dire qu’en cette affaire de la défense navale, le premier à compromettre son parti et ses collègues n’avait pas été M.Monk.En tout cas, ce que je sais, c’est que M.Monk a pris une attitude conforme à la constitution canadienne, à la tradition britannique et au passé des deux partis politiques canadiens.Il a appuyé cette attitude des arguments les plus solides ; et après une vigoureuse campagne, il a remporté, dans la circonscription de Drummond-Arthabaska, la victoire la plus éclatante qu’un parti d’opposition ait gagnée au Canada depuis la confédération.Le Journal, ou son rédacteur de lundi, croit que la question de la marine est morte dans le Québec.Ses inspirateurs pourront en tenter l’expérience.Aux élections générales, ou à la première oceasion, que la lutte se fasse à trois—a three-cornered fight—'entre un ministériel un tory orthodoxe et un autonomiste — conservateur, libéral ou nationaliste, se réclamant de Monk et de son attitude sur la marine.C’est alors et alors seulement que le résultat sera probant et décisif.L écrivain du Journal, d’un ton protecteur qui serait irritant s’il n’était grotesque, admet que les Canadiens-français ont quelque objection à l’impérialisme et au militarisme, mais il attribue ee préjugé à.leur défaut d’intelligence et au manque de courage des chefs conservateurs canadiens-français, qui ont négligé de les éclairer.Il répète, après tant d’autres, ou plutôt, il insinue que la campagne contre la marine s’est faite dans le Québec, sur le terrain des races.Pour être exact il aurait dû l’affirmer carrément, mais en ajoutant que ce sont les ministériels et plusieurs organes torys qui ont placé le question sur ce terrain.Naturellement, le Journal ressuscite aussi la légende créée par M Laurier et ses esclaves, dont il glorifie aujourd’hui la “grandeur”* il ressasse les vieilles histoires sur l’unanimité du sentiment anglo-canadien.Il croit, sans doute, que nous avons la mémoire courte ou que comme lui, nous ne comprenons qu’une langue.Mais il ne réussira pas a nous faire oublier les protestations des Grangers et des Grain Growers, ni les articles du Weekly Sun, ni les aveux.du Globe et du Witness, au lendemain de l ’élection de Drummond-Arthabaska Du reste, si la position de M.Monk et de ses amis est si’faible comment se fait-il que toute l’opposition ait cru devoir appuyer le voeu que Je député de Jacques-Cartier a formulé au début de la'session ac-Huflle.apres avoir repoussé une proposition analogue l’an dernier?Assurément, le Journal ne prétendra pas que c’était 'dans le seul but do rendre semee aux conservateurs de Québec., En ce cas on v eut pense l’année précédente.’ y * * tt Le tort et le malheur d’un grand nombre de politiciens anglo-canadiens, torys ou grits, d’Ontario surtout, c’est leur ignorance phénoménale.Engoncés dans leur suffisance et leur fausse vertu ne par-lant et n’entendant qu’une langue, connaissant à peine l’histoire d’Angleterre et moins encore celle du Canada, ils disposent des gens et des choses avec un sans-gêne étonnant.Parodiant Louis XIV, conn,me M.Jourdain faisait de la prose, c est-a-dire en parvenus arrogants et prétentieux, ils croient et ils disent volontiers : “Le Canada et l’Empire c’est nous autres!” 1 ’ Rétorquant l’argument.du souffleur du Journal, il serait facile de lui repondre que le jour ou il s elèveradans les provinces anglaises “un homme fort et courageux,” libéral ou conservateur, qui fera, appel au sentiment autonopiiste, au nationalisme des véritables Anglo-Canadiens de ceux qui sont Canadiens avant d’être Anglais, il balaiera torys et grits, comme M.Monk et ses alliés ont écrasé les ministériels à Drum-m ond-Arthabaska.Et le jour où cet homme se montrera et parlera en homme d’Etat il trouvera dans la province de Québec des alliés forts, nombreux et loyaux.D’ici là, les gens de l’éeole du Journal ne prendront le peuple de Québec ni par de lourdes et maladroites tentatives de séduction ni par d’arrogantes sommations.BILLET DU SOIR CONSEILS PRATIQUES Si jamais vous voulez faire peindre votre maison sans que cela vous coûte trop cher, suivez l’avis que vient de me transmettre un ami, C’est un peu compliqué, mais avec de, la bonne volonté et une mentalité large.comme la rivière de So- rel, on y arrive.D’abord,faites-vous élire député ministériel.C’est là l’essentiel.Ensuite, adressez-vous à un contremaître quelconque du gouvernement que vous fournira avec plaisir les ouvriers et les matériaux nécessaires.Comme votre temps est très précieux, chargez un autre employé de l’Etat de la surveillance de vos travaux et allez vous promener quelque part aux Etats-Unis.A votre retour si des mécontents—il y en aura toujours, même parmi vos fidèles organisateurs,—veulent vous faire chanter, empressez-vous de payer le compte qu’on vous présentera.Soyez sans crainte, il ne sera pas trop élevé : le gouvernement ne vous exploitera pas.Les^ oppositionnistes trouveront peut-être à redire, mais ne vous alarmez pas et songez que vous êtes avant tout ministériel et que vos collègues sont là pour vous proté-ger.Il se peut qu’on institue une enquête là-dessus, mais dormez en paix.On interrogera peintres, contremaîtres, experts, vitriers, etc., etc, vos accusateurs clameront, texte en main, que vous avez violé l’acte d’indépendance du Parlement, etc., etc.N’en ayez cure, car vos amis sont toujours là, ils se chargeront de vous blanchir, de vous proclamer le plus grand des innocents et, pour peu que vous insistiez, ils vous couronneront comme une rosière.Après que vous aurez été honorablement “exonéré”, si vous en avez le culot—comme on dit à Paris—vous demanderez l’expulsion du téméraire qui vous accusa.Après deux ou trois discours, vous prouverez qu’il est' clair comme l’eau vaseuse que, le plus imprudent dans tonte l’affaire, c’est votre accusateur lui-même Pour le confondre, vous demanderez son expulsion en vous basant sur le principe que “la raison du plus fort est toujours la meilleure.” Il se peut que vous ne réussissiez pas ; n’en soyez pointmarri et consolez-vous en allant admirer votre maison toute pimpante et fraîche, grâce à votre habileté et à celle des peintres du gouvernement.Si vous étiez embarrassé dans l’exécution de ce plan, adressez-vous à M.X., poste restante, So-rel.C’est un expert dans la matière.NAP.TELLIER, |Le français dans l’Ouest Le “Progrès” de Morinvilie, Alber-[ ta, nous apporte le texte des deux let très suivantes qui donne des lois de la Saskatchewan—qui sont, sur ce point, identiques à celles de l'Al * ' V4V, J 4*1- -H J/Vlixv Lt 1JV V berta,.une interprétation que nous taine de lignes du rapport de la souhaitons voir bientôt traduite en minorité sur l’affaire Blondin-fait dans les deux provinces l’Ouest : Archevêché Saint-Boniface, de Lanctôt, kDevoir publiait les deux textes en entier, précédé d’un résumé qui permettait au lecteur de A Messieurs les Curés du clergé ré- 7 Mars, 1910.mieux juger la question.ri* VM 4 o | guher et seeuher de la Saskatche- de publier différentes primeurs van, me se ce Saint-Bonitaee, d’intérêt général sans nous payer Hoc: i i , 1 * Henri BOURASSA.L’Anniversaire de la mort héroïque de Dollard Si durant 250 ans la mémoire dos hé ros du Lang-Sault ne fut conservée que dans le coeur de quelques fidèles, il faut reconnaître que depuis la manifestation du 29 mai dernier, elle a un autel dans toutes lésâmesvraimentcanadienes.On dirait que conscient de la dette contractée envers les Sauveurs de Ville-Marie, et de la colonie, chacun s’ingénie à réparer l’oubli du passé, en multipliant les témoignages d’admiration et de gratitude.Hier, e ’était l’appel de leurs noms, au pied du monument Maisonneuve: quelque chose comme la première aurore de la gloire; aujourd'hui, c’ést au Théâtre National, la reconstitution du drame héroïque; demain, ce sera la “Fête du Souvenir’’ et la décoration du bas-relief de Hébert.et bientôt, avec le dévoilement du monument rêvé, l’apothéose finale.Or, c ’est vers ce dénouement que tendent tous les efforts et convergent toutes les générosités.Chaque jour le Comité reçoit de nouvelles souscriptions et il a presque la certitude que l’an prochain, il aura réuni Ja somme nécessaire pour l’exécution de l’oeuvre sculpturale.Parmi Jes dernières souscriptions, il faut faire une mention spéciale do celles des Membres de ia Société de Débats Français de l’Université d’Ottawa, ($20.00), des Elèves et des Beli-dieuses de Villa-Maria ($25.00), et l’Académie Littéraire Saint-Louis du collège Mont Saint-Louis de Montréal ($100.00).Cet exemple de patriotisme sera suivi, nous en sommes persuadés, par celles de nos grandes maisons d’éducation qui n’ont pas encore versé leur contribution.Et, à ce propos, nous émettons le voeu que dans tous nos séminaires, collèges, couvents et écoles, le 21 mai, jour anniversaire de la mort de Dollard et de ses compagnons, soit chômé, chaque année, comme une fête nationale.Que les drapeaux flottent gaiement au vont, que l’air retentisse des chants patriotiques, que dans les séances académiques, on évoque les grands souvenirs du passé; qu’eu ce jour, enfin, toutes le* âmes vibrent à l’unisson d’un même sentiment de fierté nationale.# Souvenee-vous que co n’eit qu’en exaltant les coeurs par le récit des nobles dévouements, qu’on inculque aux homme» l’amour de la Patrie et le culte des aïeux.Et noua donnerons l’exemple.LE COMITE DU MONU MENT DOLLARD.qui ont dans leur paroisse, des éco les Franco-Anglaises.Messieurs ou Révérends Pères, Je crois devoir vous envoyer une copie de la lettre que l’Honorable M.Turgeon, procureur-général à Régi-na, vient de m’adresser au sujet de l'enseignement du français.Vous y constaterez que le français n’est pas Considéré comme une langue étrangère et qu’il depend de vos commissaires d’ecoles de le faire enseigner, s’ils le veulent et aussi longtemps qu’ils le voudront.La, restriction d’une demi-heure ne concerne que les langues étrangères à l’anglais et au français.Tout ceci prouve que notre pays n’est pas seulement “An English speaking country” mais aussi “A French Speaking Country.” \ e aillez croire.eheiA messieurs, ou chers pères, à tout mon dévoue-emnt en N.-S.et M.-I.ADELARD, O.M.I.Archevêque de St-Boniface.Régina, le 16 mars, 1910.A Sa Grandeur Mgr Langevin, O.M.I., Archevêque de St-Boniface, Saint-Boniface, Man.Monseigneur, J’ai reçu il y a quelques jours votre lettre du 11 mars au sujet de l’enseignement du Français dans les Ecoles de la Saskatchewan.Voici l’interprétation de la loi à ee sujet: La Clause 1J6 de l'Ordonnance des Ecoles se divise en deux parties bien distinctes : la première partie a trait à l’enseignement d’un cours élémentaire en Français.Cet enseignement est ' autorisé par les Syndics de l’arrondissement, et n’est pas sujet aux règlements du Département de l’Instruction Publique.Cet enseignement est donné ordinairement par l’instituteur de l’éeole.Le seconde partie de la clause donne aux Syndics le pouvoir d’employer une personne compétente pour enseigner une langue autre que la langue Anglaise.Cette personne compétente n’est pas l’Instituteur ordinaire, et cet enseignement ne peut être donné que conformément aux règlements du Département de l’Instruction Publique.s Je vous envoie par le même courrier avec quelques copies de l’Ordonnance des Ecoles en Français, une copie des règlements du Département.Vous trouverez à la page 9, clause 10 de ees règlements ce qui concerne l’enseignement de langues étrangères.Cette clause 10 se rapporte entièrement à l’enseignement au torisé par la deuxième partie de la Clause 136 de l’Ordonnance.* Mais elle n’a rien à,faire avec la premiè de ramener le fut de .que Sera- t-il aussi difficile vous me fournissez les Inspecteurs Sheldon au Canada qu’il IB „it, ont confondu évidemment les deux rcnvo.Ver Gaynor et Greene chez eux parties de la Clause 136.Le Dépar tement de l’Instruction Publique demandé à mon département une in terprétatiou légale de la loi qui a don de vue pratique né dans le sens de eette lettre, l’avenir, avis sera donné aux Inspecteurs sur le sens et la portée de ces règlements.Veuillez me croire, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur, A.TURGEON.FAIS CE QUE DOIS ! POUR UNE FOIS LA COOPERATION APPLIQUÉE A L’AGRICULTURE L’on ne nous reprochera probablement pas d’attirer, pour une l'ois, l’attention du public sur le tour de force aoconrpli hier par nos compositeurs.Tandis que les journaux vantards donnaient à peine une ving- II nous arrive ainsi très souvent le luxe de narguer nos confrères, mais eette lois, Je contraste est tel et ii parle si bien en faveur de la bonne volonté de nos sompo-uteurs que nous nous croyons justifiables de le sigualer.La précipitation de la mise en page a laissé de côté un sous-titre qui avait son utilité en tête du rapport de la minorité, mais cette petite lacune n’est pas suffisante pour embarrasser des lecteurs intelligents.M.McBride Il est si souvent question de l’entrée de M.McBride dans l'arène fédérale que l’on aimera peut-être connaître I opinion de l'organe principal de son Parti dans la Colombie Anglaise.Après avoir déclaré que M.McBride a refait la situation financière de la Colombie et qu’il possède un passé sans tache, le “Colonist” continue ; Dans ces circonstances, il n’est, pas du tout surprenant que le nom de M.McBride soit mentionné lorsque les évènements politiques mettent la question de la direction du parti en jeu.Nous ne prétendons pas savoir ee que l’avenir lui réserve mais nous savons qu il a rempli son devoir à l’égard de la province, sans tenir compte des dans le champ de la politique fédérale Et tout soupçon à l'effet qu’il a jamais cherché à supplanter M.Borden est absolument dénué de fondement.Nous pouvons ajouter qu’il n’a jamais songé à entrer dans l’arène fédérale.” La semaine dernière, dans la Chambre des Communes, on a parlé de coopératives.Ce fut à.l’occasion de la motion Gilbert demandant une politique iplus favorable et plus vigoureuse pour l’agriculture canadienne.Nous examinerons, peut-être, dans un prochain article, les aspects de cette proposition qui a provoqué un débat intéressant à plus d’un point de vue.Pour le moment, nous nous en tiendrons à la partie concernant la coopération comme moyen suggéré pour assurer aux intérêts agricoles tout leur développement normal et leur donner un clan énergique et puissant.Sur ee dernier point les espoirs exprimés et la confiance manifestée en la fécondité de ee moyen sont vrais, parce qu’ils se dégagent avec une force irrésistible des leçons pratiques de l’expérience.Les peuples les plus avancés nous donnent l’exemple de progrès trop brillants, dus exclusivement à la coopération, pour ne pas nous émouvoir et nous convaincre de l’excellence de ee genre d’association.Aussi ne faut-il pas s’étonner si tous les députés qui ont pris la parole aient, tour à tour, prôné les bienfaits des coopératives.Cette unanimité qui s’est produite des deux côtés de la Chambre présente un pénible contraste avec les hésitations cpii se résolvent en une inaction incompréhensible, lorsqu’il s’agit pour ce même parlement de donner la vie légale aux sociétés coopératives.Nous tenons à signaler ce fait en passant, quitte à y revenir plus tard.L’impression que laisse ce débat, c’est que l’agriculture souffre, qu’elle ne jouit pas de toute la chances que cela pouvait lui offrir prospérité qu’elle devrait avoir, et Sur le Pont d’Avignon.Et comme ça ce serait Sift on sauverait le pays ! qui Et s il s avisait de recommencer scs vieux exploits plutôt ?On ne sait jamais ce qui peut arriver avec des gens dont les habitudes datent de si loin.l ue demande d enquête générale sur 1 administration des chantiers de Sorel serait bien vue du public.Nombre de gens se proposent d’aller aux fetes du couronnement., —, r- , ®tt°â K(! placeront-elles si M.Ro re partie concernant 1 enseignement dolpho Lemieux y va lui aussi ’’ d’im cours élémentaire en Français, D’après les renseignements que Encore un militaire.Sir Percy Lake, ¦l qui prétend que notre système de mi-lice vaut très peu de chose nu point Le Sénateur L.J.Forget Un cnblegramme reçu ce matin annonce la mort du sénateur L.-J.Forget, arrivée à Nice.La nouvelle cause de vifs regrets partout où le défunt était connu, mais elle ne surprend personne.Le sénateur Forget ne se remit jamais complètement de l’attaque de paralysie qui le frappa il y a près d'un an.Une affection du cœur vint par la suite compliquer son état général.La faculté crut pouvoir prolonger la vie du malade en l’éloignant du brouhaha des affaires auquel il restait mêlé bien qu’à un degré moindre depuis quelques années.C’est surtout comme financier que le sénateur Forget était connu.Il exerça incontestablement pendant plusieurs années, une influence décisive sur le mouvement financier du paye.C’est l’un des Canadiens-français qui tinrent dans ee domaine la plus large place.A quoi sert alors de payer cher ?foute une scène disgracieuse et presque une bataille, hier à la Chambre des Communes pour conserver une voix au gouvernement sur un vote concernant la réciprocité.Les gouvernements qui en sont réduits à de telles extrémités pour gar der une apparence de force sont déjà, bien malades.LA PRISON DE BORDEAUX Demain, le "Devoir” publiera un important article sur la prison de Bordeaux, son coût actuel et proba* hle.Les Krupp ont inventé un projectile pour crever les ballons.Celui de la "Pressé” n’a pas attendu cette décou verte pour abandonner ses courses splendides.Les coups de carabines d’admirateurs trop zélés paraissent l’avoir suffisamment effrayé.L’opposition fédérale se déclare une fois de plus satisfaite de la direction qui lui est donnée et prête à continuer la bataille jusqu’à ce que le gouvernement actuel soit battu.Peut-être arriverait-elle plus vite à son but si elle parlait moins et si elle agissait davantage, dit un grincheux.Blondin blâmé et Lanctôt exonéré par la majorité du comité des privilèges et élections.Et cola est juste, voyons : M.Blondin devrait savoir que les biens du gouvernement étant la propriété de tout le monde, M.Lanctôt qui fait partie de la communauté candienne n’avait pas à se gêner pour utiliser sa part.Cela apprendra au député de Champlain à s’instruire de la différence qui existe entre la théorie et la pratique du gouvernement du peuple par le peuple.Si les peintres de la marine à Sorel ne font pas mieux que la majorité du ernnité des privilèges et élections, tout doit être à recommencer chez ce pauvre Adélard.Mettons que ce serait M.Blondin qui aurait fait peinturer sa maison par les ouvriers du gouvernement ; croit-on que la majorité ministérielle l’exonérerait de tout blâme, même s’il avait remboursé l’argent, une fois les travaux terminé» ?que cela est dû, entre autres eau ses, au manque de capitaux et à l’isolement-dans leqital vivent et travaillent nos cultivateurs, isolement qui les rend une proie facile poulies exploiteurs de toutes catégories qui s’enrichissent à même leurs sueurs et en spéculant sur les produits de leur labeur.Comme remède on a suggéré le concours financier du gouvernement sous forme de subventions à l’industrie agricole, et l’organisation de sociétés coopératives destinées à réunir les cultivateurs en iaisceaux compacts, à lies sortir de l'isolement où ils sont,et qui leur cause un si grave préjudice.Sams s’attarder ici à relever le vague que l’on trouve dans l'ensemble des moyens suggérés, nous prendrons ces deux dernier,spoints.L’idée de demander au gouvernement do se faire le pourvoyeur direct de fonds ne nous sourit guère.Outre que ee serait entre les mains de gouvernants peu scrupuleux une source facile cie corruption.de pression électorale, d’injustice dans les distributions et un moyen de rabaisser le niveau de la mentalité publique, car il faut toujours se défier des défaillances humaines, ce moyen serait encore une conséquence encore [dus déplorable peut-être, en ce qu’il habituerait les gens à ne plus compter sur leurs propres efforts,—mal qui n ’existe, hélas, que trop déjà, — pour améliorer leur situation, en ferait des êtres sans initiative personnelle, partant, sans valeur, en supposant toujours que ee moyen fut praticable, ce que nous ne croyons pas.Non, il faut faire appel à une force bien plus active, à la seule force qui puisse produire dos résultats heureux «t durables, la confiance en soi, l’aidc-loi toi-même, le self-help, l’énergie et la persévérance, l’esprit d’initiative et de suite, qui seuls conduisent à la plus enviable prospérité.Et cette force, comment la faire sortir de l’état latent où elle se cache aujourd’hui, comment la rendre vigoureuse et féconde?Par l’association.Et quel genre d'association?L’association coopérative, la seule, au dire de sir Horace Plunkett, une haute autorité en la matière, qui convienne aux classes populaires, la seule qui les mette à l’abri de la trahison, de l’égoïsme et du désir de s’enrichir, même au prix de In ruine de Ses voisins, même de scs co-associés, ou de l’intérêt général.Tous les grands esprits, économistes, hommes d’Etat, publicistes et philosophes, qui ont étudié les problèmes que soulèvent de nos jours les masses populaires, sont unanimes à proclamer (pie seule la eoopération telle que pratiquée avec tant de succès par les peuples les plus avancés, est en état de solutionner ces problèmes si graves, et parfois même angoissants, selon que les autres intérêts organisés, mieux disciplinés, multiplient leur puissance d’action en étendant leurs envahissements sur des domaines nouveaux.(’’est ainsi que les intérêts coalisés qui viennent eu contact immédiat» avec les besoins des classes populaires savent s’enrichir presque à vue d’oeil, pendant que ces mêmes classes restent stat ionna ires ou voient leur travail en quelque sorte stérilisé, ou sa rémunération largement diminuée par les tributs excessifs prélevés par ces intermédiaires insatiables et tout puissants, parce qu’ils sont étroitement associés, tandis que leurs victimes sont à leur merci, à cause de l’isolement où les laisse leur manque d’organisation ; et il en sera ainsi tant que les deux régimes seront eu présence.Ce qu’il faut d’abord, c’est de donner aux cultivateurs et aux consommateurs en général, le moy-ne de s’organiser, eux aussi, d’unir leurs unités, impuissantes à l’heure qu’il est à se protéger efficacement, de créer des organismes fortement disciplinés d’où surgiront une puissance d’action capable de résister aux assauts qui ont livrés de toutes parts aux travailleurs isolés, qu’ils soient agriculteurs ou artisans, et qui leur permettra de triompher dans ces luttes économiques, M est un fait qui doit frapper tous les esprits réfléchis, c’est que toutes les autres classes sont organisées, sous une forme ou sous une autre, même celles auxquelles leur situation prépondérante donne una influence considérable et incontestée.Les manufacturiers n’ont-ils pas leur vaste association?Les commerçants n’ont-ils pas la leur?Les professions libérales elles-mêmes, déjà si fortes par leur influence propre, n’ont-elles pas chacune leur organisation spéciale* chargée de sauvegarder leurs intérêts?Les ouvriers n’ont-ils pas leurs unions?Et pourquoi donc les cultivateurs n’auraient-ils pas la leur?Il ne faut donc pas se surprendre d’entendre des profonds penseurs et des savants économistes comme Claudio Jannet, Charles (fide, Alfred Marshall, lord Rosebery, Luigi Limatti, des esprils aussi élevés comme Mgr K et levier, qui, ayant étudié les problèmes modernes des classes laborieuses, ou s’étant consacrés à la cause de leur relèvement, comme l’éminent prélat que nous venons de nommer et qui fut l’organisateur du centre catholique allemand, proclamer tour à tour l’excellence de l'association coopérative connue moyen d’émancipation économique de ces mêmes classes, et de leur garantir, avec leur part légitime des fruits de leurs travaux, l’honnête aisance qui leur appartient, mais dont ils sont privés par le jeu des forces combinées tout exprès pour les en dépouiller.Si on était tenté ¦de contester eette dernière conclusion, nous demanderions à notre contradicteur pourquoi ces trusts, ces combines partout qui s’organisent ou tentent de s’organiser, ces concentrations gigantesques, sinon pour étouffer la saine concurrence et prendre le consommateur et le producteur agricole à la gorge?Et dans ees combats inégaux, ou souvent l'influence des autorités publiques n’est pas toujours du côté faible, on voudrait que les classes non organisées fussent en état de repouser les assauts, et de soutenir la lutte sans broncher ! Ce serait l’impossible.Il faut donc que les faibles unissent leurs moyens d’action, qu’ils se servent à leur tour du levier incomparable de l’association coopérative, non pour opprimer qui que ee soit, mais pour triompher de ees attaques injustes, pour mettre fin à un régime économique si nuisible à leurs intérêts matériels et obtenir tous les fruits de leurs labeurs.Et parmi les classes populaires, c 'est celle des cultivateurs qui a le plus besoin de coopératives, puisqu’elle est la seule qui n’a aucune organisation pour protéger ses intérêts économiques.Reste la question de savoir si nos populations ont les aptitudes nécessaires au succès de ces organismes purement économiques que sont les sociétés coopératives ?Nous examinerons ee point dans un prochain article.MIVILLE ROY.La loi de huit heures Boston.7.— La législature du î saehusett vient de passer une loi “ du travail de huit heures”.Cette défond à tout patron de faire truvai son employé plus de huit heures jour.Le Sént devra maintenant rnt la décision de la Chambre.Deux upravant la même loi fut accueillie vorablemont par la Législature n chaque foi*, elle fut rejetée par le i du Gouverneur. I LE DEVOIR, Vendredi, 7 Avril, 1911.« LETTRE D’OTTAWA ; - LA CHAMBRE PIETINE SUR PLACE.-M.LAFORTUNE PARLE.—IL EST BREF.—LES STATISTIQUES, LA DROITE ET LA GAUCHE.— M.FIELDING S’EST-IL FAIT BLUFFER?-LES BIS —DES LA-S FORTUNIAISERIES.—ELLES SONT ASSEZ RARES.—UN VOTE — L LES GENS QUI MEDITENT.—M.LANCTOT FRAIS PEINTURE.— L L'ACCOLADE QUI LES MACULERA.Ottawa, 6.—La Chambra a failli parler tout le jour et toute la nuit, de la réciprocité.Mais le débat sur l’entente Taft-Fielding a.piétiné sur place.A sa réunion générale, ce matin, la gauche a décidé, parait-il, de faire durer cette discussion jusqu'à ce que M.Fielding lui donne des statistiques dont elle affirme avoir besoin.(Jet après-midi, elle a donc mis des bâtons dans les roues; et M.Fielding ainsi que la Chambre, à une majorité de trente-quatre voix, lui ont nettement refusé ce qu’elle demandait, disant: “Mais nous n'avons pas besoin de statistiques pour savoir que la réciprocité, en fait de produits naturels, est une excellente affaire.Au reste, si nous vous donnions toutes celles que vous cherchez à obtenir, vous ne seriez pas plus satisfaits, et vous resteriez tout de même les adversaires résolus de cette proposition.” La gauche, nous semble-t-il, au point de vue de la tactique, ne gagnera rien à retarder l'heure du vote final sur la.mesure Fielding.Mais elle y tient.Ce ne sera pas la première fois que, désireuse de manoeuvrer habilement, elle agira avec foute la gaucherie possible.“Qui veut faire l’ange fait la bête,’’ disait Pascal, Dans ce cas-ci, ne pourrait-on dire: “Qui rent faire l'habile fait le maladroit?” Car il semble bien que la gauche doive se hâter, si la réciprocité est une si méchante affaire, de faire s’engager à fond, et nu plus tôt, le gouvernement.Signalons aux amateurs de “lafortuniaiseries” quelques perles tombées des lèvres du député de Montcalm, et qui les amuseront.“Je veux démontrer eu réponse aux savants orateurs de l’autre côté, qu'y sont pas sérieux, quand ils disent qu’y ont passé leur vie à scruter par tous les moyens possibles les moyens d’en arriver à ce qu'ils sachent!” “Ils parlent, traitant les ministres de procéder dans l'ombre.Je dis aux savants orateurs de la.gauche: vous êtes pas sérieux!” “Feu Sir John E.Macdonald, il nous aimait comme on aime une belle-mère.généralement.” "Je représente, honorable Orateur, un comté qui s'y connaît en choses agricoles 1” Quand M.Lafortune s'assied, M.Laurier, amical, lui fait un léger geste, de la main: M.Lafortune y répond par un haussement modeste d’épaules, sgnifiant peut-être: “Ca n’est pas aussi bien que de coutume, mais ça aide toujours le parti!” Le vote a lieu, et le gouvernement repousse, par 08 à 04, la résolution do M.Perley.Tout un incident surgit ensuite à propos de l’entrée sur le parquet, pendant la mise aux voix de cette résolution, de M.Major, député de Labelle.La gauche affirme qu’il n’a pas entendu lire la proposition, et que son vote doit ctre rayé, la droite prétend tout le contraire; MM.Barker, Perley, Henderson et Lennox donnent à ce propos le démenti à MM.Turgeoa et Major; des ministériels Canadiens-français crient à MM.Barker et Lennox: “Parlez français! Apprenez le français!” et c’est avec un peu de misère que le.président de la Chambre rétablit enfin l’ordre.Le vote de M.Major reste inscrit aux procès-verbaux.Et la Chambre s’apprête à entendre enfin parler M.Fowke, quand le docteur Reed se lève et veut obtenir la promesse du ministère de faire imprimer un état des échanges canadiens faits avec les diverses nations depuis 100».Le ministère se fait tirer l’oreille.Alors, pince-sans-rire, le docteur Reed dit: “Si vous ne, voulez pas en faire un livre-bleu, je vais les mettre, «es statistiques, dans les débats de la Chambre.” Et devant une assistance morne et elair-semée, il entreprend et mène au bout une énumération de chiffres qui se prolonge ennuyeusement pendant tout près de deux heures.Les députés présents,— et les ministres aussi,—bâillent à s'en désarticuler les mâchoires.Ca n’est plus drôle du tout, et la plupart voudraient bien sc voir au lit, mais il reste à la gauche à taquiner M.Paterson qui, maintes fois, l’a mise à sa place; M.Boyce se charge de lui donner une leçon de courtoisie, non sans se faire rappeler à l’ordre, lui aussi, car il emploie des termes trop peu choisis pour le parlement.Enfin, aux petites heures, chacun s’en va chez soi, bâillant ou méditant.Ill J Il est à peine quatre heures et M Perley, le whip général de la gauche, au moment où M.Fowke, un député ministériel ontarien, va chanter les louanges de M.Fielding, intervient avec une résolution autour de quoi la, Chambre se bat jusque vers les onze heures.La, gauche, à maintes reprises, a demandé au ministère des statistiques très complètes sur le prix de vente et, le coût de revient des produits mentionnés à l’entente Taft-Fielding.Elle veut des détails à ce propos, quant aux Etats-Unis, au Canada et aux douze autres nations auxquelles cette entente ouvrira notre marché.Tour à tour MM.Laurier, Fielding et; Paterson ont promis d’y voir, et les différents ministres ont donné les statistiques qu’ils avaient à leur disposition.Mais, récemment, un sous-ministre, celui du Commerce, répondait impertinemment au secrétaire d’Etat, chargé d’obtenir de plus amples détails à ce sujet: “Que les députés les cherchent dans les livres-bleus !” La gauche, susceptible, a, tenu réunion plénière ce matin et y a rédigé une résolution où elle blâme le gouvernement, parce que “il se montre négligent de l’intérêt public en n’ayant pas jusqu’ici donné ces statistiques et en refusant de les soumettre au parlement." M.Perley explique que.s'il a besoin de ces chiffres officiels, c’est afin que le gouvernement, les donnant, aujourd'hui, n’en puisse nier l’authenticité aux prochaines élections.“C’est aussi parce que.dit-il, nous voulons voir quels renseignements MM.Fielding et Paterson avaient quand ils sont allés à, Washington.S’ils avaient alors des statistiques, que ne nous les donnent-ils pas ?Et s'ils n’en avaient pas, n’est-ce pas qu’ils ont agi comme des imprudents?S'ils ont marché dans les ténèbres,voudraient-ils que la Chambre marche aussi dans cette voie?Si l’on nous refuse ces documents, n’est-ce pas qu'on veut bâillonner la Chambre, afin de lui faire avaler cette entente?” La.figure est un peu hardie, mais M.Fielding ne s’y arrête pas.Avec peu, dans un discours Lâché d’interruptions, de questions et d’exclamations faites par MM.Lancaster, Boyce.Ames, Rhodes, Macdonell, Hughes, Taylor, Burrell, Middlebro, Sproule, Armstrong, Cowan et quelques autres, le ministre des Finances, nie l’accusation de négligence portée contre le ministère.Comme il blâme le ton et la teneur de la lettre de M.O'Hara, M.George Taylor intervient, disant: “Cela prouve qu'il y a des récalcitrants, chez vous!” A quoi M.Fielding, vertement, et, faisant allusion aux rumeurs de dissension, à gauche, s’écrie en mordant dans scs mots, applaudis à outrance par la droite: “Dieu merci, nous n'en avons pas!” M.Fielding prétend que le ministère a donné tous les renseignements qu'il avait sur ce sujet.“A Washington, dit-il, M.Paterson et moi, nous avions des livres-bleus canadiens et américains et deux experts sur les matières tarifaires.Nous nous en sommes servis.An reste, quel besoin y a-t-il de chiffres et de statistiques pour savoir si le libre-échange de produits agricoles est une bonne affaire?C’est une vérité établie, indiscutable, au point «le vue économique.C’est si vrai que les conservateurs, jadis, l'ont eux-mêmes recherchée ! Et Sir John A.Macdonald non plus que Sir John Thompson n'en avaient pas, de statistiques, quand ils sont allés mendier la réciprocité n Washington! —“Si.M.le ministre, ils en avaient, en 1891 !" riposte AL Lancaster.—“Non, ils n'en avaient point !” affirme le ministre, échauffé.—“Vous ne nie blufferez pas de cette façon-là!” clame M.Lancaster.—“Je n’entends pas vous bluffer" crie plus fort M.Fielding, tandis que la droite et la gauche sc font tapageuses.—“Vous ne savez peut-être pas le sens du mot “bluffer,” réplique M.Lancaster, mais vous devriez le savoir, car vous l'avez été, à Washington!” —“Au reste les statistiques ne veulent jamais dire grand chose,” dit M.Fielding.—“Alors, que conclure de celles que vous nous donniez mardi, dans votre discours du budget?demande moqueusement M.Royce.Rires généraux.M.Fielding a le dernier mot, cependant : “C’était des faits, et la voix de l’argent, car si l’argent parle, comme dit le proverbe, un surplus de trente millions et demi parle fort!" Kt il poursuit son discours, lisant des résolutions de “Grangers" américains hostiles à la réciprocité; il eu cite des parties seulement.M.Ames veut l'engager à les lire en entier, et commence à rétablir les textes.La droite n'aime pas cela, crie à plein gosier et l'on entend, par-dessus toutes les voix, celle tonitruante de M.Turcotte, de Québec, qui se tire la barbe, bat des mains sur son pupitre et manifeste ainsi son intérêt,—un peu trop bruyant,—à la discussion générale.M.Fielding, de la main, impatienté, fait signe à scs gens de se taire et dit: “Créant de nouveaux marchés, nous donnons plus de chance aux producteurs de faire de l’argent.” —“Des mots, des mots, des mots!” s'exclame M.Macdonell, de Toronto.Dérisoirement, la droite rit, et M.Fielding, harcelé d’interruptions, mais tenace, conclut son discours en refusant encore à la gauche, les statistiques qu'il estime inutiles au pays et ù la Chambre des Communes/ Le débat, de plus en plus animé, se poursuit; MM.Armstrong, Middlebro, Fisher, R.L.Borden, Sproule et Reed y prennent part, et M.Price, de Québec, aussi.Celui-ci—pendant son discours dialogué avec M.Paterson qui grommelle et rit tour A tour à gorge déployée, tout aussi fort que M.Turcotte, de Québec,—commet un lapsus désopilant dont il est le premier à s’amuser.Parlant, du voyage à Washington de MM.Fielding et Paterson, (celui-ci est manufacturier d’excellents biscuits à propos desquels la gauche le taquine fort), M.Price s'exclame: “Two mon, calling themselves bis.” il s'interrompt, tout le monde se tord de rire, M.Paterson s’agite, un peu froissé, et.le silence rétabli, M.Price, reprenant sa phrase, dit: “Two men, calling themselves business men.Mais, quand il arrive au mot “business", il manque encore de dire “biscuit men", et la Chambre, derechef, de s'amuser comme une réunion d'écoliers eu veine de rire.Ceux qui méditent,—ils sont assez rares,—se demandent quel vent d’indulgence pitoyable a soufflé sur le comité des privilèges et élections pour qu’il oit transmis h la Chambre un rapport exonérant M.Lanctôt des accusations portées contre lui par AL Blondin.Ils ne comprennent pas comment, par exemple, M.German a pu donner un certificat d’exactitude au rapport de la minorité, quant à ce qui regarde le résumé de la preuve y inclus,—il l’a.fait devant tout le comité,— et n'a pas adopté les conclusions qui découlent nécessairement de cette preuve.M.Lanctôt n’a pas payé trente-trois jours de l'ouvrage fait par Douaire, donc il fait un profit de $66, démontrent les dépositions résumées dans le rapport de la minorité.Ceci n’est-il pas contraire, somme toute, à l’indépendance des députés?Ceux qui méditent sc demandent encore comment il se fait que dans le rapport de la majorité, celle-ci irait pas un seul mot de blâme pour M.Lanctôt; il a pourtant fait un acte irrégulier et illégal, et il a caché la vérité au ministre de la navigation, car il lui écrivait le six décembre qu’il avait payé la peinture et les hommes, bien qu’il n’ait remboursé les matériaux que le treize décembre.Ils s’étonnent encore que la majorité du comité n’ait pas été logique, dans son illogisme, au point de dire que M.Blondin est le seul et véritable coupable, dans toute cette histoire, et que si ce n’eût pas été de lui, peut-être M.Lanctôt n’eùt pas fait peinturer sa maison.Ils s’étonnent de voir que AL Brodeur.—affirmant, dans sa déposition, avoir eu tous les renseignements favorables à M.Lanctôt, le six mars,— n’ait pas cru de son devoir d’expliquer les véritables faits à la Chambre, ce jour-là, et de la sorte, empêcher l’Etat de perdre de l’argent dans une enquête inutile, au dire des ministériels.Ils ne comprennent pas que le comité, après avoir ordonné en toutes lettres que MM.Blondin et Lanctôt aient des avocats pour les représenter à l'enquête, puisse refuser aujourd'hui «l’en recommander le paiement au ministère.Ils ne comprennent point non plus que l’on puisse dire, au comité: “J’ordonne,” et que ceci signifie: “Je permets seulement!” Ils se demandent aussi quand le gouvernement ouvrira un rayon de peintures où, sur paiement, à terme, de soixante à quatre-vingt pour cent de la valeur de l’ouvrage, les particuliers et les députés pourront faire exécuter n’importe quelle entreprise.Mais ils ne comprennent pas comment.à «m prix modique, le ministère peut, par-dessus le marché, peindre les députés en blanc, comme il l’a fait de M.Lanctôt, aujourd’hui.Les ministériels, eux, n’ont pas de ces inquiétudes.M.Lanctôt, même peinturé de frais, leur semble irréprochable.Peut-être, avant longtemps, constateront-ils que l’accolade prolongée où ils l'étreignent aujourd’hui, en le déclarant innocent à tous les points de vue, laissera des taches de peinture ineffaçables sur leurs gilets déjà trop maculés.Georges PELLETIER.SPORT ( Suite de la Sème page ) Le Sénat du Massachusetts, par an vote de 17 à 22, a refusé aux ama.tears de baseball de jouer le dimanche.Le sénat de Lincoln, Neb.a ignoré j le veto (lu gouverneur Aldrich, et.par [ par un nombreux vote, a pass/i la loi dite du baseball, concernant les par-tù's du dimanche.Ottawa n’aura pas «le club dans la nouvelle ligue do baseball professionnelle de Joe.Page.Les amateurs d'Ottawa no peuvent pas soutenir un club professionnel et, sont, satisfaits du jeu que les amateurs de la ligue de la rite leur donnent.L'invitation de Joe Page, les laisse fort indifférents.La Kième assemblée annuelle du club de baseball Star, les champions indépendants de Montréal et de la province de Québec, aura lieu lundi prochain à 8.15 p.m., au Ao 294 rue Sherbrooke-Ouest.Les rapports de la saison seront présentés, et les élections des officiers auront lieu, pour la saison prochaine.Le club de base bail de Terrebonne, de la Ligue Canadienne de l’Est se composera «ica loueurs suivants: H.Chapleau, L.Desjardins.L.Sasseville.H.Courteau, F.Villeneuve, J.Denis, E, Léger, A.Bouchard, L, Cormier, P.Mathieu, H.Brière et K.Sasseville.-+- Derniers échos du i monde sportif | Le comité de construction de la AL-A.A.A., s’est réuni hier soir dans le but d’examiner les plans qui lui ont été soumis pour la construction du nouveau chalet.Lu maison aura 125 pieds par 80 pieds «le plancher, et de .35 à 40 pieds de hauteur.Une revue sportive de Paris publie l'opinion «le l’arbitre Eugène Corri sur le désormais fameux match Langford-McEvey, samedi soir dernier, qui a provoque des rires dans tout Pans, Langford, le vaincu ayant toujours été reconnu plus fort que son adversaire.Corri déclare «pie le principal organisateur français lui a demandé avant la bataille d’empêcher que ies nugilis-t«v soient mis hors-jeu, à moins d’une forte nécessité, Corri ajoute qu’à, la sixième reprise il était déjà convaincu que les deux adversaires n’y allaient pas sincèrement.A San Francisco, hier, les Cours ont refusé au champion nègre Johnson, le droit d'c,n appeler du jugement rendu récemment contre lui en Cour de Police, pour avoir enfreint les lois de la vitesse pour les automobiles.-*- C.Lippincott se suicide Philadelphie, 7.— Craige.Lippincott, chef de la maison de publication J-B.Lippincott Company a mis fin à ses .jours, hier en se tirant une balle dans la tfite chez lui au No 218 Bitteu-house square Ouest.Le défunt était un des hommes les plus estimés dans les cercles financiers Je cette ville, On dit qu'il s'est suicidé dans un moment d'aliénation mentale.-«- Evaristo Madero est mort IJ ¦ .S '•( }; t || •¦’iH Maître T).A.Laforlutie, «.les feuillets «levant lui.attend son lour, pa-j tiemment.Quand il se lève, une dizaine de députes Canadiens-français sortent pour aller griller une cigarette.D'autres s'affairent à lire les débats de la Chambre ou les journaux.Ils s'attendent à un discours à l'emporte-pièce, connue ernx où il excelle d’habitude.Mais, ee.soir.AI.Lafortune ressemble un peu à une de ces mines qui désappointent les netion-uaires trop sûrs de leurs gains, et que l’on appelle, en argot de bourse, "a vihl-cat mine”.Les lafortuniaiseries ne manquent pas, dans son discours, mais il est si bref,—il parle cinq minutes au plus, et encore AL Taylor le rappelle-t-il deux fois à l’ordre parce qu’il s’écarte du sujet,—qu’elles y sont plus rares que dans ses méditations légendaires de l'an dernier sur les courses de chevaux et sur le nationalisme.Citons-en quelques-unes, dépouillées néanmoins de son accent inimitable : “Le dernier orateur (le docteur Reed) qui vient de prendre son siège est très vaillant et très fort, AL l’Orateur, y défie le ministre des douanes, mais quand y aura les jueux blancs, y parlera p't’être avec, plus de prudence.” “Nous les attendons et nous n’avons pas peur d'en rencontrer, de ces ra'sieus-là; ils ont été battus tant do fois, et si bien; y voudraient nous battre, mais ça se fait à deux des affaires de même.En v'ia des hommes sérieux, des gens qui blâment l’honorable M.Ficheur; nous l’avons de notre côté, M.Sydney Ficheur!” “Y en avait, les bleus, des ministres d'autrefois, qui fermaient, avec des défleis considérables!” “A les entendre parler, ces gens-là.c'est comme le bedeau qui veut montrer à, dire la messe à son curé.J'ai écouté «les orateurs distingués ] de l’autre bord, mais y en a qui sont pas traites !’’ “Les légumes, les choses ordinaires qu’on fait aux portes de Montréal.' “Que d’efforts, M, l’Orateur, n'ont-ils pas été faits de la part des con-•ervateura et des libéraux pour tâcher de rétablir le traité qui.qui.gu’avait ceMéJ” • - William Hoagland.le marcheur de 53 ans.d'Auburn, N.A .et l'équipe Ho-nglaml-Dineen, tiennent encore l'avant dans la course et la marche de six jours ii Indianapolis, ("était hier soir In fin do in quatrième journée du tournoi et les premiers avaient déjà franchi 156 milles et 19 tours.L'équipe HoUban-Crooks tient en second avec à son crédit lût milles et six tours.Le sons-chef Hébert n été élu à l'u-nanimitê président, «le l’Association Amateur Athlétique de la police de Alontrénl.Des mises en nomination ont eu lieu pour les autres postes.T,a section féminine de la Société pour la Protection d«v« Animaux, organise pour le 17 juin prochain un gymkhana à Cnrtierville, au bénéfice de In société.11 y aura le matin un mntwh de polo et dans l’après-midi des jeux de toutes sortes sur les terrains du Bois-Franc.Le Curling Club d'Outremont « tenu son assemblée annuelle hier soir et l’é-leotion des officiers a donné le résultat suivant: Président, W.J.Littkc ; vice-président, VY.St-Pierre; trésorier.H.\\.Norton ; secrétaire, J.H.S.Pn rke.Joe Evcleigb, le joueur de hockey du M.A.A.A.qui était dangereusement malade est maintenant, en pleine convalescence, Comme il n l’intention d’aller dans les montagnes récupérer ses force», ses amis ont décidé de lui faire avant de partir, un cadeau.Kl Paso, Texas> 7.— Francisco L Aladero, a reçu un télégramme hier, lui annonçant la mort de son père, Evaristo Afadcro, survenue à Coahuila, à l'âge de 83 ans.Le défunt était le grand-père de Francesco L Aladero, le chef de la révolution mexicaine.-+- Des artilleurs pour Hawaii Washington, 7.— Conformément an projet déposé il y a plusieurs mois, 'e sci'rétnriat de la Guerfe a décidé d’envoyer deux autres compagnies d'artillerie de côtes à Hawaii, dans lo cours des prochains trois mois.Ces compagnies seront, enlevées des postes del'A-tlantiqueN Il y a actuellement deux compagnies d’artilleurs à Hawaii et on a l’intention d'en mettre huit; ee nombre ne sera cependant pas atteint avant, quelque temps car Hawaii no possède pas de casernes en quantité suffisante pour recevoir autant de soldats.-*- Une voix d’or New-York, 7 avril.— Le.ténor Caruso s'embarquer* mardi prochain pour l’Europe.* Il n mal à b gorge et cette indisposition lui coûte jusqu’à présent 178,500.Nouvelles de la Capitale LA DEBNIERE CONFERENCE DE MARC SAwVALLB.Ottawa, 7.— M.Marc Sauva!le, ancien journaliste, et maintenant attache à la commission géologique, a fait hier soir, à la Chambre des Communes, sous les auspmes de l’Alliance Française, une conférence sur Jeau d’Esparbès.Comme toujours, M.Sauvalie a été des plus intéressants à entendre.Son talent de conférencier de haute volée a été fort apprécié et très applaudi d’un public d’élite choisi.LE GRAND-TRONC A OTTAWA Ottawa, 7.— H paraîtrait que la Compagnie «lu Grand-Tronc a un plan d’entrée des chemins de fer à Ottawa, qui éclipse celui du Pacifique.Il est impossible pour le moment d’en donner les détails, attendu que la compagnie cache soigneusement son projet.Tout de même, on dit que le plan en question ne comporte pas de tunnel, ni de fermeture du canal Rideau, et qu il est aussi simple que pratique.REDUCTION DES TAXES SCOLAIRES A HULL.Ottawa 7.— Il y a un mouvement en marche, à Hull, en vue d'obtenir une réduction des taxes scolaires.Il est assez probable que la réduction sera accordée, car les commissaires d’écoles et les échevins semblent s’entendre sur ce point.LE BUREAU DE SANTE DE LA CAPITALE Otfawa, 7.— Une assemblée spéciale du conseil de ville a eu lieu hier, dans le but de discuter la question du renvoi du docteur Law, comme officier de santé.Le Bureau de Contrôle était en faveur du renvoi immédiat, mais il a été décidé d’attendre le résultat de t’enquête du Dr Hodgetts, et de soumettre ensuite toute la question au bureau de santé.Il fut décidé également que le bureau d’hygiène serait chargé du choix d’un successeur au Dr Law.Le conseil ,par un vote des deux tiers, a décidé que la ville devra payer les frais de l’enquête que doit faire le bureau provincial d’hygiène, sur les causes de la fièvre typhoïde à Ottawa.LA FIEVRE TYPHOÏDE A ROCK-LAND Ottawa, 7.— La fièvre typhoïde qui existe à l’état épidémique à Rockland, a causé trois décès dans les six derniers jours.On attribue là-bas la cause de l’épidémie h l’impureté de l’eau.UNE DEPENSE DE $900,000.00.Ottawa, 7.— Ai.H.B, Spencer, surintendant de la division d'Ottawa du Pacifique dit que la Compagnie va dépenser l’été prochain, $900,000.00, sur sa ligne entre Montréal et Clark River.PRISON ENCOMBREE DE FEMMES Ottawa, 7.-— Toutes les cellules réservées aux femmes à la prison de Hull, sont eemplies en ce moment.Il est bon toutefois d’expliquer que ie département féminin ne se compose que de onze cellules.Ces femmes sont condamnées à des termes variant de trois à six mois, UNE FORTUNE Un lot de terrain acheté $155 en 1853 s’est vendu il n’y a pas longtemps $70.000.00.Les terrains de GUYBOURG peuvent encore s’acheter à ces prix, c’est-à-dire payables de 25c à $1.50 par semaine sans intérêt en dix ans.GUYBOURG devient rapidement un grand centre industriel.— Le progrès marche à vue d’oeil.Les terrains prennent chaque jour une valeur toujours plus grande.Aucune autre localité à Montréal n’offre de si beaux avantages que GUYBOURG.Voyez l’annonce de ces terrains dans “Le Devoir’’, samedi.-^- Dublin perdrait son privilège Londres, 7.— Le refus de la corporation de hi ville do Dublin de présenter une adresse de loyauté au Roi Georges V lors do sa visite en Irlande lo mois prochain amènera peut-être la suppression d’un privilège.En 1813 le parlement anglais accorda à la corporation le privilège de présenter des pétitions à la barre de la Chambre des Communes.La question a été soulevée hier aux Communes par la rumeur que Dublin voulait user de cet ancien privilège.Lo capitaine James Craig, membre unioniste de East Down, en Irlande, a demandé si le refus de la ville-de Dublin allait la priver du droit de pétition.Le président de la Chambre fit remarquer que l’on ne pouvait connaître lo sentiment de la Chambre qu’en proposant une résolution.Le capitaine a donné avis qu’il présenterait une motion à cet effet afin de donner au parlement Toccnsion de rescinder le privilège accordé à une corporation devenue déloyale envers sa Majesté.Plusieurs Montréalais passeront Pâques àNew-York ou Boston En vue de l'approche de l'exodo du voyage annuel New York et à Boston durant la période de DAqucs, le Grand-Trunk Railway annonce des taux réduits d'excursion partant do Montréal.Des billets seront bons pour partir jeudi, le 13 avril et pour revenir jusqu’au 24 avril.Le prix du billet d'excursion à New-York sera do $.12.30 et de $10.65 pour Boston.Bibliothèque Civique BULLETIN MENSUEL —MARS 18U Bulletin Mensuel : Mars 1911 : Nombre de visiteurs, 2,137 : nombre de livres échangés.105 : nombre de consultations téléphoniques, 53 ; nombre de lettres reçues, 84 ; nombre de lettres adressées, 128 ; nouveaux dépôts, 20 ; argent en caisse, S437.F.VILLENEUVE, bibliothécaire.PÂQUES À BOSTON Lo Pacifique Canadien a résolu, pour favoriser ses clients, de vendre à l’occasion de Pâques, des billets de transport de Montréal à Boston et retour, au prix «le $10.65, bon pour partir lo 13 avril, à 9 heures a.m.ou à 7.15 li, p,m.I.es billets seront acceptés jusqu'au 24 avril inclusivement.On peut réserver ses billet* de wngons-salon ou wagons lits su bureau de la compagnie en ville, 218 rue Saint-Jacques, aux .gares Windsor ou Yigex.PETITES ANNONCES ON DEMANDE A EMPRUNTER 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mais il dit (jue 250 navires tant du commerce que de la guerre seront pourvus du nouveau système do force mo-Irice.Si l’on réussis à faire mouvoir avec avantage le nouveau vaisseau de 9000 tonnes, actuellement en construction à Hambourg, au moyen d’un engin à l’huile : ce sera une grande amélioration dans les moyoqg do force motrice.Le mois dernier, le conseil de l’empire a rejeté les parties essentielles de la mesure du premier ministre Sto-Jypin établissant la mesure Zemstvo dans le gouvernement des provinces occidentales.Le premier ministre décida, alors d’en venir à une fin avec le droit des élus de l’empereur au conseil, de rejeter un bill que l’empereur avait autorisé, et offrit sa démission.Stolypine consentit à reprendre les rênes du pouvoir mais on suppose que c’est en y mettant la condition que J a loi en question fut passée.Toujours est-il que l’empereur prorogea le conseil et ^ la Douma pour trois jours et.dans l’intervalle, il promulgua le bill Zemstvo par prérogative impériale vertu du paragraphe 87 des lois fondamentales.La victoire de Ntolypin étonna Jes politiciens et choqua l’élément réactionnaire des deux chambres.Les galeries étaient remplies Lorsque commença la discussion de l’interpellation.Les ministres n’étaient pas présents.Le prince Troubetskey déclara de la part do 45 signataires que le gouvernement avait violé le cours normal de la législation et la stabilité des lois fondamentales reposant sur les ukases solennelles.Le séanctru Taganseff, représentant les groupes influents du centre, dit que cette large interprétation du paragra-pne 87, dont on no devait se servir que dans les occasions extraordinaires établissait un précédent dangereux pour tout 1 état.Les autres orateurs ont tous parlé dans le même sens.Le Professeur Kovalevsky, représentant la gauche, déclara que le Conseil des ministres a usurpé les fonctions législatives.Cette action signifie que le cabinet s’arroge lo droit do décider des points suc lesquels les Chambres ne sont pas d’accord.-+- —-?- La peur de la ar conséquent elle se trouve comme à communiquer indirectement cette incapacité à la partie protestante, bien qu on elle-même cette dernière serait apte à contracter devant son ministre.Le conférencier urgiimcute ensuite sur L'article 1 -7 du code pour confir-! mer la prétention suivant laquelle le ! mariage de deux catholiques, pour être valide, doit être célébré par leur curé ou un prêtre catholique à ce autorisé, far cet article le code reconnaît les empêchements admis d’après les différentes croyances religieuses comme résultant de la parenté, de l’affinité et d'autres causes, lesquels restent soumis aux règles suivies jusqu’ici dans les diverses églises ou sociétés religieuses.Or, d'après les règles de l’Eglise catholique, il y a précisément, l’empêchement par lertiel il est défendu aux catholiques de contracter mariage devant un autre que le curé ou l'ordinaire du lieu ou un prêtre délégué par l'un d’eux.Donc, en vertu aussi de ¦et article 127, le mariage de catholiques devant un ministre protestant doit, être considéré comme invalide, La discussion qui eut lieu entre les commissaires chargés de la confection du code quand il s’est, agi de rédiger cet article indique que c'est lue» là l'interprétation qu 'il faut lui donner.Après-e que nous n vous vu jusqu'ici il ne faut; pas s'étonner si la jurisprudence s'est toujours affirmée, à deux ou trois exceptions près, dans le sens qui vient d'être exposé.M.le chanoine Roy aborde enfin la délicate question des mariages mixtes célébrés devant un ministre protestant.Il prouve d’abord que si l’Eglise déclare que ces mariages sont nuis c’est qu ’elle est mue par les motifs les plus sérieux et les plus forts.Il en indique quelques-uns; c’est le moyen le plus efficace d’empêcher ses enfants de contracter des unions qu elle considère comme désastreuses et pour leur foi et pour leur bonheur des ménages.Sans la sanction do nullité on ne tiendrait pas assez compte de sa défense.Si ie catholique voulant épouser une personne non catholique était soustrait à la loi qui oblige à contracter mariage devant le curé, cela apparaîtrait comme une faveur accordée au xviolateurs de la loi prohibant les mariages mixtes, etc.Easuite il ne faut pas oublier que la loi dont il s’àgit n'est faite que pour les catholiques.Et comment l'Eglise qui doit se préoccuper avant topt de ses enfants pourrait-elle être biA-mée d’adopter une mesure qu’elle jugo devoir lui être salutaire quand bien même elle se trouverait ainsi A atteindre indirectement et par accident ceux qui se sont éloignés d’Elle.Et encore l'E-gliso ne demande pa* mieux que de ne les atteindre jamai», puisqu’elle déplore toujours le» mariages mixtes, même quand ils sont contractés «uivnnt la forme catholique.U conférencier »e demande ensuite et que valent devant la loi du paya ces mariages mixtes contracté» devant un ministre protestant ot, répond nue M.le juge Brun eau a eeoepté l'an dernier la eentence de l’Ordinaire de Montréal ^‘elarant nul un mariage de ce genra, K démontra qua Monsieur le juge n’a '
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