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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 22 février 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-02-22, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-^No.43 MONTREAL, MERCREDI 22 FEVRIER, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS ONION POSTALE .93.00 96.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .ONION POSTALE 91.00 91.30 93.00 LE DEVOIR RéJadtio^y Adminiitratioiu 7 U RUE V T-JACQUES.TELEPHONES : REDACTION : Main 7460 ADMINISTRATION: Main 7461 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! IL EST ENCORE PIRE QU’ON LE PENSAIT ! Le projet de loi Langlois avait été présenté en première lecfcire lundi, grâce à la suspension de toutes les règles de la Chambre.Son auteur avait trouvé le moyen de le faire imprimer en français et en anglais dans les vingt-quatre heures, et il en demandait hier l’adoption en seconde lecture, lorsque M.Bourassa a supplié la Chambre de conserver quelque décence et de donner à l’opinion montréalaise le temps de se manifester." il.Langlois a compris ce que cela voulait dire et qu’il lui faudrait passer la nuit sur la brèche, s’il voulait passer outre.Il a consenti à ajourner le débat.C’est le temps pour les citoyens de Montréal d’examiner le projet de loi, d’en bien scruter la portée et les conséquences.* ” * Le texte que nous publions intégralement dans une colonne voisine est plus extraordinaire encore que ne l’avaient laissé pressentir les dépêches.On avait dit que M.Langlois et la Compagnie voulaient pratiquement enlever à la Ville le droit de faire un nouveau contrat avec la Compagnie des Tramways et laisser à la Commission des Utilités publiques le privilège exclusif de fixer les conditions et la durée de ce nouveau contrat.Ce n'est qu’une partie de la vérité.On avait dit que la Compagnie se proposait de renoncer à ses franchises actuelles et de s'en remettre complètement à la Commission des Utilités publiques.Et là encore les dépêches peignaient en beau le projet de M.Langlois.Le Trust n’a pas la vertu du renoncement.L’article 15 dit en propres termes que la nouvelle compagnie (la Montreal Tramway Vo.) est autorisée à acquérir la Montreal Street Railway, la Park and Island, la Terminal et la Public Service Corporation, avec leurs chartes, contrats, franchises, privilèges, immunités et exemptions de toute nature.Et l’article 19 stipule que l'exploitation des tramways et chemins de fer du trust sera sujette aux termes des contrats actuellement existants entre les compagnies et les municipalités extérieures et d’un nouveau contrat à intervenir entre la ville de Montréal et le trust.Celui-ci veut bien conserver les contrats faits avec les municipalités extérieures dont certains ont plus de quarante ans à courir—mais il entend imposer à la ville de Montréal—dont le contrat expire dans une douzaine d’années,—un arrangement nouveau dont les conditions et la durée seront fixées par un autre pouvoir.Car l’article 20 décrète que si, dans les trente jours qui suivront la constitution du trust, la ville et lui ne sont pas tombés d’accord, c’est la Commission des Utilités publiques qui deviendra la seul contractante, l’arbitre suprême de notre sort.—Et l'on peut compter que le trust, s’il ne veut plus traiter avec la ville, trouvera le moyen de faire passer les trente jours sans grande besogne.* * V; Mais le plus beau, c'est l'article 18 qui dit en toutes lettres: “18.En faisant l’acquisition des “Montreal Street Railway, Montreal Park and Island Railway, Montreal Terminal Railway Company” et de la Public Service Corporation”, en vertu des dispositions do la section im-édiateraent précédente de la présente loi, la compagnie aura à perpétuité le droit et le pouvoir exclusifs d’acquérir, construire, équiper, maintenir, et exploiter des tramways et chemins de fer urbains dans et à travers l’île de Montréal et les îles Jésus et Bizard.” Vous avez bien lu : le trust, dès sa venue'au monde, obtiendra' EXCLUSIVEMENT ET POUR TOUJOURS le droit d’acheter, de construire et d’exploiter des tramways et des chemins de fer, non seulement sur l’île de Montréal, mais sur l’île Jésus et sur l’île Bizard.Et si vous voulez savoir ce que le trust entend par chemins de fer et tramways, lisez l’article 13 et l’article 14 du projet Langlois.Outre les droits, privilèges, franchises des compagnies actuelles, le trust est autorisé (article 13) à construire des tramways et chemins de fer “dans, sur, le long et AU-DESSUS des rues et des chemins de Pile de Montréal et des îles Jésus et Bizard;” il est autorisé par l’article 14 “à construire, exploiter et maintenir UN CHEMIN DE FER SOUTERRAIN A TRAVERS LTLE DE MONTREAL ET LES ILES JESUS ET BIZARD”, C’est-à-dire que, d’une part, par l’article 18, le trust écarte—ET POUR TOUJOURS,—toute concurrence et que, d’autre part, il ajoute aux pouvoirs que possèdent actuellement les quatre compagnies à fusionner le droit positif de construire des tramways de surface, des aériens et des souterrains dans l’île de Montréal, l’île Jésus et l’île Bizard.Si la loi est adoptée telle quelle, le trust sera le maître exclusif, et à jamais, des trois îles.On s’étonne seulement qu’il n’ait pas demandé tout de suite un privilège exclusif pour tout le Canada, avec l’entente expresse qu’en cas d’annexion ce privilège s’appliquerait automatiquement à tout le continent nord américain, des frontières du Mexique au Pôle.Mais cela viendra peut-être! & ^ # La Presse et la Patrie, dans leurs articles télépathiques, donnaient à la Compagnie des Tramways figure de personne conciliante qui, désireuse de mettre fin à un trop long conflit, s’en remettait aux bons offices d’une commission indépendante.On voit maintenant dans quelles conditions,M.Robert et ses associés entendent se présenter devant la Commission.Us exigent le maintien de tous les contrats qui font leur affaire, de tous les privilèges et immunités dont ils peuvent déjà bénéficier, demandent à la législature d'en décupler la portée et l’importance, d’y ajouter un privilège exclusif et perpétuel qui les fasse pratiquement les maîtres du Montréal d’aujourd’hui et de demain, et, comme il reste devant eux un obstacle: le contrat qui les lie à la ville de Montréal, ils somment la législature de donner à la Commission le moyen de briser ce dernier obstacle, d'imposer à la ville un nouveau contrat—on écarte toute pensée de statu quo—et d’en faire régler les conditions par un pouvoir extérieur.La Comimssion des Utilités publiques devient simplement entre louis main» io moyen do paralyser et de lier à nouveau la ville de Montréal, pendant qu’ils se réservent le droit (art.21, paragraphe 5), de faire librement avec les autres municipalités toutes les “combinaisons” qui pourront leur être agréables.# * a'ti- rassentiment de la Commission des ser culicr, auxquelles un nouveau certificat |vices d’utilité publique de Québec, et d action ou coupon sera émis à!cette acquisition sera sans effet jus-la place do celui qui serait usé, al-:qu'à ce que l’ordonnance qui l’autori-tere, perdu ou détruit ; aussi les con- sera ait été publiée dans la “Gazette .ns auxquelles le porteur d un cer- officielle do Québec”, tifieat d action aura droit d’assister et I do voter aux assemblées générales et,POUVOIR EXCLUSIF ET ETERNEL auxquelles un certificat d’action pourra être remis et le nom du porteur entré dans le registre quant aux actions y spécifiées.10.Le porteur d’un certificat d'action sera sujet aux conditions alors en vigueur, qu’elles aient été formulées avant ou après l’émission de ce ccrlifi-cal.11.L'assemblée générale annuelle des actionnaires aura lieu à l'époque et à l'endroit fixés par les règlements de la compagnie.12.La première assemblée des actionnaires pour l'élection des dir*teurn et l’organisation de la compagnie aura lieu dans la cité do Montréal, à la date que pourront fixer les directeurs provisoires.LA SURFACE ET L'AIR l'exploitation desdites ligues, et.en général, les conditions auxquelles les lignes de la compagnie seront prolongées, maintenues et exploitées dans et à travers la cité de Montréal, telle que présentement constituée ou telle que par la suite agrandie.AU BOUT DE TRENTE JOURS, COUTEAU ! LE 13.En sus des pouvoirs qu’elle est autorisée à acquérir en vertu des chartes, la Compagnie aura en outre le pouvoir de construire, équiper, maintenir et exploiter, au moyen de la force électrique ou de toute autre force motrice approuvée par la Commission des services d’utilité publique de Québec, des tramways et chemins de fer ainsi que toutes voies doubles nécessaires ou convenables, voles de garage, aiguilles, voles d’évitement à deux aiguilles, (turnout) et traverses pour le passage des moteurs, chars et voitures, dans, sur.le long et au-dessus des rues et chemins de l’île de ontréal et des Ues Jésus et Bisard, et dans, sur 18.En faisant l’acquisition des ‘Montreal Street Railway’ “Montreal Park and Island Railway”, “Montreal Terminal Railway Company” et de la “Public Service Corporation”, en vertu des dispositions de la section immédiatement précédente de la présente loi.la compagnie aura à perpétuité le droit et R, pouvoir exclusifs d’acquérir, construire.équiper, maintenir et exploiter des tramways et chemins de fer urbains dans et à travers l’île de Montréal et les îles Jésus et Bizard.LA COMPAGNIE GARDE LES VIEUX CONTRATS QUI FONT SON AFFAIRE.19.L'exploitation des tramways et chemins de fer de la compagnie sera sujette aux dispositions des contrats existants avec les municipalités en dehors de la cité de Montréal, et aux termes et conditions d’un nouveau contrat que la cité de Montréal est par la présente loi autorisée à passer aveo la compagnie, réglant le maintien et l'exploitation dei tramways et chemins de fer actuels, st la construction, 1s prolongement, le maintien et l’exploitation de nouveaux tramways et chemins dt fer.le taux des prix de passage eu péage que la compagnie aura droit de percevoir pour les passagers ou le fret, les conditions auxquelles et dans quelle proportion la cité participera aux rs* veau» qqa ^a compagnie pirsav*» «u.20.Si la cité de Montréal et la compagnie ne s’entendent pas sur les conditions du nouveau contrat, dont 11 est question dans la section immédiatement précédente de la présente loi.et à défaut par l’une et l’autre de la mettre à exécution dans les trente jours à compter de la date à laquelle l'ordonnance mentionnée dans la section 17 de la présente loi sera publiée dansla ‘‘Gazette officielle de Québec”, alors les conditions auxquelles la compagnie devra exploiter scs tramways et chemins de for dans la cité de Montréal, tel qu’-alors constituée et par la suite agrandie, seront réglées et déterminées à la demande ou de la cité ou de la compagnie par la Commission des servicei d’utilité publique de Québec, et la publication dans la “Gazette officielle” de Québec” de l’ordonnance de laditf commission, approuvant les condition, ainsi arrêtées et déterminées par ladite commission, constitueront, à compte! de la date de la publication de cetti ordonnance, les termes et condition* d’après lesquels la compagnie exploito-tera ses tramways et chemins de fer dans la cité de Montréal, telle qu’a-lors constituée ou par la suite agrandie.La Commission des services d'utilité publique de Québec est par la présente loi autorisée à, et pouvoir lui est donné de régler et déterminer les-dits termes et conditions, tel que décrété dans la présente loi.21.La compagnie est aussi autorisée: -.jx acquérir et prendre la totalité ou toute partie de l’entreprise, des biens ot obligations de toute personne ou compagnie exploitant toute entreprise que cette compagnie est autorisée à.exploiter, ou possédant des propriétés propres aux fins do cette compagnie; et à faire tout arrangement avec toute personne ou compagnie, pour l’affermage, le louage ou l’achat, des franchises, droits, travaux, outillages et matériels roulant appartenant à telle personne ou compagnie; 2.En général, acheter, prendre à bai t en échange, louer ou autrement acquérir, tous biens réels et personnels, et to"o droits, privilèges et franchises que la compagnie jugera néeessuiros ou propres aux fins de son entreprise; A souscrire, acheter ou autrement acquérir et posséder les obligations, bons, actions-obligations, actions ou autres valeurs de toute autre coin-pagaie ayant des fins tout à fait ou ou partie semblables à celles de eettu compagnie, ou faisant quelque affaire pouvant être conduite de manière ü bénéficier directement, ou indirectement à cette compagnie; 4.A garantir le paiement on ar gei t obtenu par, ou payable en verte ou au sujet de débentures, bons, actions-obligations, actions, contrats, hypothèques, charges, obligations et valeurs de toute compagnie ou entreprise ayant des fins tout à fait ou eu partie semblables à celles do eette compagnie; LA COMPAGNIE VEUT PAIRE LES NOUVEAUX CONTRATS QUI FERONT SON AFFAIRE 5.A faire tons arrangements avec toute autorité municipale, locale e ! autre, qui pourront paraître favorables aux fins de la compagnie ou i\ quelque-une d’entre «l’es, 't à obtenir de cette autorité tous les droits, privilèges, franchises, et concessions que la :ortprj/nie pourra juger à propos d’obtenir et exécuter, exercer et accomplir tous ces arrangements, droits, privilèges, franchises et concessdo ra v.L emprunter, p vie ver ou se procurer de l’argent de la matière que l« compagnie jugera convenable, et i r particulier, pur l’émission de bous débentures ou actions-obligations, per pétuels ou autres, sur 1» garantie du tous les biens ou do quelques-uns dei biens do la compagnie ou de leur revenu (tant présents que future) y corn-pris son capital non appelé; et ’ A racheter et acquitter cos valeurs; L A tirer, faire accepter, endosser, escomptera exécuter et émettre des billets proinissoire», lettres do change, eomiuiseements, certificats, borna, obligations et autres effets négociables m: cessibles; ELLE VEUT LE DROIT DE 8E VENDRE 8.A v«uU’«, échanger, louer, hypo théquer, aliéner, mettre k profit U to tMlté ou tonte partie des Mena, «ntr*-priaee, franchisee et droits delà com-paghie ou en diapoaer autrement woy.ennant telle considération que U com PM«le mi*» Juger convenable, et eu partioiUier peur des Actions, déhentu rw, ou valeurs de tonte antre oompa-«ni* poursuivant des fins Absolument eu partiellement •emblsble* à eeiiea de là tompagUiê: ttanii» Vin üamiAon LE DEVOIR.Mercredi, 22 Février, 1911.LETTRE DE QUEBEC LE DON A LA COMMISSION DES CHAMPS DE BATAILLE.— DOUBLE ERREUR.DIT M.LAVERONS.— .ON Y REVIENDRA.— LA RES PONSABILITE DU GOUVERNEMENT DANS LE DESASTRE DES MU TUELLES.— M.TELLIER DEMANDE UNE ENQUETE AUX AP PLAUDIS8EMENTS DE L’OPPOSITION.— UN DEPUTE MINISTE RIEL PRETEND QUE LE GOUVERNEMENT FAIT MIEUX DEPUIS QUE L’OPPOSITION LE FOUAILLE, — M.LANOLOIS VOTE CON TRE LE GOUVERNEMENT.Québec, 21.—La séance de ce jour comptera parmi les plus importantes do la session.Le projet concernant les champs de bataille et le monument à Edouard VII donne à la commission des Champs de bataille un tei-rain assez considérable avoisinant la prison et laisse prévoir que le terrain sur lequel est construite la prison finira par échoir à la commission avec défense de l’utiliser pour autre chose qu’un parc, et promet, en outre, la construction dans le l’arc d’un monument à Edouard V 11, au coût de vingt mille piastres.M.Taschereau appuie le bill d’un discours moitié argument, moitié réminiscence.L’argument expose que toutes les provinces ayant fait largement leur part pour contribuer au succès de l’oeuvre du l’are National, le gouvernement de Québec ne croit pas devoir refuser ce terrain essentiel à la construction du l’are, terrain qui ne rapporte rien a la province.Les réminiscences sont extraites d une étude publiée naguère par M.Ernest Gagnon, l’ancien secrétaire du ministère des Travaux Publics, artiste et historien, que tous les lettrés connaissent et que tons les hommes de goût consultent, étude dans laquelle 1 auteur montre que la première prison occupait le site du Château Frontenac, la deuxième, s’élevait au Palais, la troisième devenue le collège Morriu,nie Dauphin, et la quatrième sur les hauteurs de Québec.Quant au mo-nument, le ministre des 'Travaux Publies estime que la province de Québec ayant eu l’idée la première, doit être la première a eriger ce témoignage mérité à la mémoire d’un roi qui a effacé l’animosité entre l’Angleterre et la vieille France.M.La vergue ne voit pas le don à la commission des Champs de bataille du même angle que M.Taschereau.Parlant pour mon compte personnel, dit le député de Montmagny, je trouve que ce projet est une erreur au point de vue national, et au point de vue historique.Au point de vue national, parce qu’en rappelant perpétuellement la défaite des ancêtres d’une partie considérable de la population actuelle, " Parc des Champs de bataille n’est pas lait pour favoriser l’union des deux éléments les plus nombreux du pays.En.tait ce projet n’est.que le pendant des préoccupations impérialistes de lord Grey et de ses tentatives pour imperialism' les fêtes du troisième centenaire de la.fondation do Québec.Au point de vue historique, le projet est encore plus ridicule, attendu que les batailles que l'on veut commémorer n’ont jamais eu lieu là où va .s’étendre le pare, mais de la rue Salaberry jusqu’à la porte Saint-Louis, d'un coté, et jusqu’à la porte Saint-Jean de l'autre coté.Quant au monument Edouard Vil.nul sujet britannique ne saurait y trouver à redire, en principe, mais je crois que si Edouard Vil pouvait parler il dirait aux ministres qu’avant de lui élever un monument, l’on ferait mieux de donner des terres à ses sujets de la province de Québec, des pensions convenables aux institutrices.Chose étrange, le gouvernement ne peut toucher à rien sans parler de prison.M.Taschereau fait l’historique de la prison de Québec, à quel propos- Pour nous rappeler qu’il y eut une prison au Château Frontenac du temps des Français.C’est encore comme ça sous les Anglais quand les prisonniers que M.Taschereau défend sont assez riches ipour obtenir l’adoucissement d’une justice dont les rigueurs sont réservées ahx journalistes qui ne plaisent pas aux ministres.Etins’il faut donner les propriétés de la province pour rappeler que nos pères ont été battus, il y a cent cinquante ans, au moins (pie l’on ne défende donc-pas, mais que l’on dise plutôt à la commission des Champs de bataille d’y construire aux abords des logements sains pour la population ouvrière de la ville.Al.Tellier propose l'ajournement du débat, et la question en reste là, pour le moment.* * Surgit ensuite l'un des plus vigoureux débats de la session.M.Mackenzie', trésorier nominal de la province propose la deuxième lecture des amendements à la loi des assurances, amendements plus ou moins importants.M.Taschereau l’admettra tout à l’heure, et l’opposition lui demande aussitôt d’expliquer pourquoi certaines compagnies mutuelles sont en faillite.Oh! répond AI.Mackenzie, c'est parce qu’on les a obligées à faire mi dépôt de vingt-cinq nulle piastres.Non, s’écrie M.Tellier d'une voix indignée.11 est temps que cette comédie finisse.Les compagnies mutuelles n’ont pas failli parce qu'elles ont fait un dépôt, ('lies ne l’ont pus fait ce dépôt.Ce n'est doue pas le dépôt qui a augmenté leur passif.Qu’est-ce alors?Vous devez le savoir, vous êtes obligé de le savoir pour renseigner vos partisans qui représentent comme nous des centaines et des milliers d'assurés volés et qui tiennent au moins à savoir comment ils ont été volés.Cette interpellation brûlante qui fait tendre 1 oreille à tous les députés ministériels l’ait aussi lever M.Taschereau.Le ministre dos Travaux Publies admet que les amendements proposés ne sont peut-être pas très importants, mais ils sont nécessaires.11 prétend que le chef de l’Opposition déplace la question et le délie de prouver que depuis 1908 l'inspection officielle n’ait pas été bien faite.Mais la loi de 1908 n’a rien changé pratiquement eu c-e (pii regarde l ’inspection, remarque Al.Tellier.Les affirmations sont faciles, répond M.Taschereau.Et, surtout, elles valent les vôtres, riposte AI.Tellier.Est-il vrili, oui ou non.que le rapport de 19(>S démontrait l’insolvabilité des compagnies, demande AL Lavergne.(,’a n’est pas là la question, dit Al.Taschereau.Montrcz-uous (pie depuis 1908 l'inspection a été défectueuse.Nous avons cru de plus devoir exiger un dépôt de $25,000, et je crois que c’était prudent, continue AI.Taschereau.Est-ce cela qui va rembourser les assurés de ce qu’on leur a volé, demande de nouveau Al.Lavergne.La question parait embarrasser Al.Taschereau qui se rabat sur le vieil argument: pourquoi la loi était-elle défectueuse sous les bleus?S’il y a eu des trésoriers qui n ’ont pas fait leur devoir du temps des bleus, est-ce une raison pour que vous ne fassiez pas le vôtre?dit Al.Tellier au milieu d’applaudissements prolongés.Est-ce une raison pour vous justifier d'avoir donné ou continué des permis sans savoir ce que vous faisiez?Est-ce une raison pour n’avoir rien fait après nous avoir promis, vous M.Gouin, et vous le trésorier, que vous feriez des enquêtes minutieuses?Et chacune de ces apostrophes est couverte d’applaudissements prolongés.Al.Tellier continue en s’adressant à Al.Taschereau: I! est bien beau de nous défier sans nous donner le temps de répondre.Abus voici les faits.La loi décrétant l’inspection des compagnies d'assurances mutuelles existe en sa teneur actuelle depuis 1888 et nous avons un inspecteur d’assurance depuis 1891, Depuis vingt ans.le gouvernement de la province possède donc le pouvoir non seulement de faire une inspection, mais autant d’inspections qu 'il le jugera à propos, et s’il n’est pas satisfait de ces inspections, d'examiner en outre toutes les polices en vigueur, les obligations des compagnies, enfin de tirer tes choses au clair, de façon à ne laisser aucun doute sur la solvabilité de la compagnie.L’avez-vous fail Voilà trois ans.l’un de vos partisans, Al.D’Anjou dénonçait déjà certaines de ers compagnies: voilà deux ans, un autre de vos partisans.Al.Leclerc, affirmait ici que les rapports des compagnies démontraient à leur face même leur insolvabilité.Nous avons alors demandé des explications et le premier ministre et le trésorier nous ont promis des enquêtes sérieuses, minutieuses Ont-elles été faites?Rien ne nous le démontre, et vous ne paraissez pas en état de nous le dire.Jusqu’à ce que vous nous ayez démontré le contraire, nous avons le droit tic vous tenir criminellement desponsables des milliers.et des milliers de piastres perdues, parce (pie vous n'avez pas fait votre devoir.Pourquoi ees compagnies ont-elles failli, nous voulons le savoir encore pour protéger des milliers d’intéressés poursuivis actuellement pour le plein montant de leurs billets, bien qu’ils aient reçu avis (pie leur assurance ne vaut plus rien.Or ces victimes ne peuvent se dégager (pie si elles prouvent que le passif des compagnies insolvables représente des pertes considérables inconnues à la suite de quelques dé-lastres ou des frais d'administration excessifs, par exemple, si les directeurs se sont fait payer des salaires exagérés ou se sont fait donner des billets privilégiés, comme ou le prétend.Et ces victimes ne peuvent faire cette preuve qu’en s'exposant à des frais énormes.C’est le gouvernement qui doit faire cette preuve au moyen d’une enquête sur les opérations et le bilan de ces compagnies, et voilà ce que je demande, conclut le chef de l’Opposition, au milieu d’une salve prolongée d'applaudissements.AI, Gouin, Al.Taschereau, AI.Alaekenzie se regardent.Ils qe sont | pas prêts à répondre.Alors le premier ministre fait son petit parlement impérial, avance l'aiguille de dix minutes et déclare qu'il est six | heures.I n incident au début de lu séance.Al.Walker, député de Huntington ayant demandé la suspension des règles de la t de Robert Brodie Ecr., Westmount, Que.FONCIONS DU COMITE CONJOINT.11 est du devoir du comité de tracer un programme de démonstration jugé convenable pour chaque district, de donner en détail, les méthodes à employer.de choisir les vergers où les travaux devront être faits et d’engager un homme capable de conduire ces tra vaux.L'on ne pourra en aucun cas s’opposer aux travaux entrepris par le comité sans le consentement des membres du dit comité con joint.Le Kêcrétaire-Trésorier de la Société de Pomologie et de la Production de fruits de la Province de Québec.M.Peter Rcid.devra assister aux assemblées du dit comité, et tenir compte des transactions et voir à ce que l’ouvrage, toi que autorisé par le comité soit fait.Le Secrétaire devra aussi convoquer les assemblées que le comité aura jugé nécessaires.DEPENSES DU COMITE.Toutes les dépenses de voyage et les frais d’hôtel encourus par le dit comité, r-onccruant 1ns vergers do démons tration, seront payés avec l’octroi du gouvernement.TRAVAUX A FAIRE Les travaux concernant le verger de démonstration se résument à.la taille.à l’arrosage, (pulvérisations), à la culture, à l’emploi d’engrais dans lo verger et à l’emballage des pommes.(les travaux à entreprendre seront avantageux à tous, par la démonstration des méthodes propres à conduire les opérations mentionnées plus haut.Les travaux seront limités à un ou, au plus, deux vergers dans chaque localité.Il sera avantageux dans les grandes localités d’établir deux vergers.On a l’intention do faire nn travail compact dans un verger plutôt que de dépenser l’argent inutilement en faisant lieu dans plusieurs vergers.CONDITIONS REQUISES POUR FAIRE UN TRAVAIL EFFECTIF DANS CES VERGERS Le comité n'a pas l'intention po ir un tel travail de louer un ou plusieurs vergers.On croit pouvoir obtenir un verger aux conditions suivantes: Supposons le cas où un verger tenu dan» les^conditions ci-haut mentionnées, no rembourserait pas les dépenses encourues par l’entretien, alors le ! comité conjoint s’engagera à rembourser au propriétaire du verger la balance do la différence dans lo rendement a»ee un autre verger flu voisinage, tenu dans les conditions ordinaires.MAIN-D OEUVRE ET INSTRUMENTS Autant, que possible pour faire ces travaux on devra engager des hom- mes et louer des chevaux et des voitures appartenant au propriétaire du verger, sinon ou devra eu trouverait leurs mais à des prix modérés.Tarif pour un homme engagé: J5e do l’heure; pour un homme, une voitu re et un cheval: 25a de l’heure; pour deux chevaux ;une charrue ou tout autre instrument nécessaire pour cultiver, et un homme; 35e de l’heure.En cas où ces outillages ne pourraient pas être fournis par lo propriétaire du verger, on pourra se les procurer à 5c de l'heure, et pour les outils spéciaux à 10c.Les outils jugés indispensables peuvent être achetés par le comité et payés avec l'argent fourni par l’octroi.ACHAT DES OUTILS Les instruments pour la taille, pour l’arrosage, les échelles, balances, paniers, mesures, etc., seront achetés et payes avec l'argent de l'octroi, seront la propriété de la société coopérative, et seront employés pour des tins déterminées par le comité.CONSIDERATIONS SUR LA LOCA T ION DES VERGERS Le verger devra être situé dans le centre de la localité.Il serait désirable que le propriétaire du verger soit intéressé dans la cultive des pommiers et soit capable d’aider au surintendant, dans ses démonstrations, s’il Je juge à propos.Le propriétaire du verger ne devra, en aucune façou s’opposer aux travaux dans le verger de démonstration.On veillera bien à ne faire aucun dommage au verger et pour cette fui on emploi-ra un homme compétent.Si lo propriétaire avait l’intention de récolter du foin ou du grain dans le verger, et que le Comité en déciderait autrement, alors on lui paierait le prix de scs récoltes au taux de la récolte du verger voisin.FONCTION DU SURINTENDANT Le surintendant ne fera que l’ouvrage assigné par le secrétaire-trésorier du comité, M.Pierre lieid.On lui donnera en détail toutes les instructions qui auront rapport à la démonstration et il sera tenu responsable de l’ouvrage.Il devra prévoir d’avance les travaux qu’il aura à faire dans deux localités ou plus, et au cas où il ne pourrait surveiller lui-même ces trn-vaux il se fera remplacer par le propriétaire du verger en lui donnant toutes les instructions requises et l’autorisation de faire faire l’ouvrage tel qu’il doit être fait et en temps convenable; on lui accordera 20e rie l’heure pour ees services.Le surintendant et le propriétaire du verger n’auront pus d’argent disponible pour recevoir les visiteurs.Les assemblées mensuelles jugées nécessaires pourront être convoquées par lo comité conjoint et les dépenses encourues seront payées à.même le subside de 88011.00.Si In surintendant le juge à propos, lorsque son travail sera fait, il pourra rendre des services aux membres de la société.8-i la Société coopérative désire avoir en gros îles matériaux tels que sulphate do cuivre, engrais chimiques, boîtes d’emballage, elle pourra prendre des arrangements avec le sprintendant qui vendra ees objets et rendra compte de ses opérations au comité.Lo surintendant doit tenir compte du temps dépensé pour chaque opération, de la date où les travaux ont été faits et donner toutes les informations nécessaires au secrétaire du comité conjoint.Il devra attester au préalable et envoyer tous les comptes nu secrétaires du comité, M.Reid.qui les signera et les enverra au secrétaire-trésorier do la .Société-coopérative pour le paiement.Il devra envoyer tous les' comptes à In fin de chaque quinzaine si c’est possible, excepté pour le surintendant qui sera payé chaque mois.SALAIRE ET DEPENSES 3 VOYAGE DU SURINTENDANT l.e surintendant sera payé soixante-dix piastres par mois (870).S'il a besoin de louer un cheval pour voyager d’une localité à l’autre, on lui accordera 25o do l'heure où à peu près, pour le loyer de son cheval.Les dépenses de voyage : billets de chars, dépenses d’hôtel, seront payés avec lo subside du gouvernement.Toutes les dépenses ordinaire du surintendant seront payées, mais il devra se garder de faire des dépense extravagantes.Les dépenses encourues pour la pension, en dehors des dépenses do voyages, seront à.ses propres dépens.CONDITIONS GENERALES DES • DEFENSES.Pour ce qui concerne la dépense du subside ci-haut mentionné il ne sera pas question de religion, do nutionali* té ou de "politique” ; cos trois facteurs n’ont pas de rapport aux vergers de démonstration et l’on s’efforcera de faire le plus do bien possible à tous.ENGAGEMENTS DES SURINTEN DANTS Les surintendants seront engagés pour commencer l’ouvrage en mars ou dans les premiers jours d’avril de lu présente année.Us devront continuer leur voyage jusqu’à la fin de novembre, après laquelle date on ne promet plus d’ouvrage concernant cet emploi.L’intention est de continuer cet ouvrage pendant plusieurs années, et, si les surintendants donnent satisfaction, on s’effi n'oern de continuer à les employer.—*-4- Le pied broyé dans une collision l.n embarquant dans un tramway, hier soir, Rocb Normandeau, 23 ans, s’est fait broyer le pied droit.Il se disposait à monter le marchepied d’un tramway Saint-Denis, qui à ce moment tournait au coin de la rue Saint-Jacques pour prendre la rue Craig, lorsqu’un autre tramway se di-rigeant vers l'Ouest dans la rue Saint-Jacques vint en collision avec hi derrière du premier véhicule et uroya le pied de Normandeau qui se trouvait, pris entre les deux tramways, 11 fut immédiatement Oanspoité à l’hôpital Notre-Dame puis de ht.:Y l’hû-lùtiil Royal Victoria.Le blessé habite au 'lo 683 rue t-t-And ré.-—+- Blessés dans une collision de tramways Trois personnes ont été blessées légèrement, par des éclats de vitres, hier soir vers .8 heures 35, dans une collision de tramways au ooi.ii des rues Sainte-Catherine et Delorimier.Los blessés, une demoiselle Gou-dreau, domiciliée au N’o 1404 rue Notre-Dame Est; M.II.-A.Cardinal, 525 rue Dorchester Est, et une dame qui a refusé de donner son nom,furent conduits à la pharmacie Leduc, où ils re-{tirent les soins nécessaires, puis ils entrèrent chez eux.La.circulation a été interrompue pendant quelque temps après la collision.-—4- Train spécial pour l’Empress Cn train spécial pour 1 ’Empress, quittera la gare Windsor à 8.25 p.m., jeudi, le 23 février, se rendant directement au débarcadère à Saint Jean-Ouest, pour l’accommodation des pas-siigers de première et seconde classe, (ayant des billets de wagons-lit, de première classe, et de wagons-tmiris-ies) et qui doivent partir par 1’Empress of Britain, R.M.8., vendredi, 24 février.Des repas “à la carte” seront servis dans le wagon-buffet après 7.0U p.m.-+- Un glaçon sur le crâne Rendant qu’il était au travail, au garage Dieu, du Pacifique Canadien, hier, William Chitchley, 35 ans domicilié au No 42 rue Kadio, Côte'Saint-Paul, a été blessé par uu glaçon qui se détacha il ’une.couverture.Il fut aussitôt transporté à l’hôpital Western; sa blessure au crâne est peu grave.-+- Nouvelle démentie Liverpool, 22.— Le “Post” annonçait hier que la ligne Cunard et le Nord-Canadien devaient s’allier pour donner un service de navigation entre Bristol et Montréal.La “Shipping Gazette” dément cette nouvelle.-4- La boisson le dimanche Walter Neville, un épicier coin des rues Saint-Antoine et Aqueduc s'est reconnu coupable, hier, d’avoir vendu de la boisson, lo dimanche.Il fut condamné par lo Recorder à $40.0'» d’amende et les frais, I,a plainte avait été logée par lo capitaine de police Egau.- Mouvement des paquebots ARRIVAGES Paquebots A De Pinar del Rio Boston Londres Iroquois Dublin New-York Kirkdale Cape Town New-York City of Delhi Port Natal Philadelphie Magdalen Southampton N.-York Mnkura Sydney Vancouver Kroouland Anvers New-York United States New-York Copenhague Campania Queenstown New-York Furnessia Glasgow New-York -f- L’argent de la conscience Le secrétaire de la compagnie du Tramway, M.Dubee, a reçu hier loi* Xante centin* d’une personne obsédé* par les remords. LE DEVOIR.Mercredi.22 Février.1911.L’INTRONISATION DU NOUVEL ARCHEVEQUE D’OTTAWA Les cérémonies d'hier soir et de ce matin sont très imposantes.— De très belles adresses sont lues.— Les réponses de Mgr Gauthier sont admirables de sentiments sacerdotaux LA MESSE PONTIFICALE Ottawa, i’1.A sept heures et demie, une foule considerable envahit la cathédrale.Celle-ci est sobrement décorée d'o-ri flammes et de bannières sur lesquelles on peut lire des devises latines soti-haitant longue \ le, bo.lieur et bénédiction à l 'élu.I.andicvct|,,e d'Ottaaw fait son mirée solennelle précédé de N N.SS.e^ archevêques et évêques venus au nombre d'une douzaine ù peu près as- autre champ plus vaste, de prendre en niai ns la direction de ec grand diocèse.Sans doute, je ne pouvais être insensible à l’honneur qui m’était fait et à la marque de confiance que me donnait le chef suprême de la,chrétienté ; j’éprouvai toutefois un vif serrement de occur à la pensée de dire adieu au eulme et au bonheur dont je jouissais et de me séparer de ceux qui me les avaient procurés.Ce n'était là que le cri de la nature : le désir ou la sister à l'intronisation.Cn bon nom-1 volonté expresse du Vicaire du Christ bre do prêtres et de religieux jircn- était pour moi comme l’appel pré-iieut place dans le choeur.H.0.Mgr remptoire de Dieu.Aussi acceptai-je üauthier est.assisté de Mgr Routhier sans hésiter; ma translation au siège et île MM.les chanoines Bouillon et d’Ottawa m’a paru comme la seule Campeau comme diacre et sous-diacre decision à prendre*.Voila, comment, d'honneur.M.l’abbé baloude agit mes biens chers coopérateurs, en ce comme maître des cérémonies, ; jour mémorable, nous nous rcncon- Après le chant du “Hacerdos et trous sur ce champ commun d’action, Pontifcx", du “Ve Deum” et des amenés que nous y sommes par un oraisons, M.l'abbé K.X.Brunet fait la lecture ries bulles, puis le clergé séculier et.régulier d'Ottawa promet, son obédience au nouveau métropolitain.Celui-ci dorme sa bénédiction, puis ci lecture ries adresses commence.Ha Grandeur Monseigr>ur Gauthier a fait in.fi magnifique réponse a l'adresse du clergé.ADRESSE DU CLERGE A Ha Grandeur Monseigneur Chai les- Il lignes ( Jautli ier, Archevêque d '(tttawa.Monseigneur, Depuis plusieurs mois déjà l'Eglise d'Otawa était dans le deuil.Elle pleurait la perte du Père aimé, du Pasteur vénéré, du Docteur plein de sagesse, de l'Administrateur habile, prurient et juste rpii pendant tant, il’.•innées et de f'neon si admirable, avait présidé à ses destinées spirituelles et que la mort lui avait: si soudainement enlevé.Par l'auguste volonté de Notre Très Saint-Père ie Pape Pie X, la vacance du siège d'Ottawa vient de prendre fin, et c’est vous, Monseigneur, qui êtes appelé à recueillir f’.honorable succession du distingué prélat ravi naguère à notre affection la plus vive.Les vertus, les qualités administratives dont vous avez donné sur un autre théâtre des preuves nombreuses ont attiré sur votre personne l’altentiou du Haint.-Sicgc et Votre Grandeur tiendra dans l’archidioeèse d Ottawa le sceptre pastoral.H ou s ce sceptre, Monseigneur, votre nouveau clergé vient, aujourd'hui se ranger avec, les sentiments d’un pro fond respect, d'une soumission sincère et d’une franche obéissance.Le nouveau diocèse confié par le Souverain Pontife à votre sollicitude est de large étendue.Le nombre des fidèles s’v accroît; les oeuvres catholiques s'y développent, La charge apostolique que Votre Grandeur assume parmi nous pourra parfois lui sembler lourde.Mous voudrions, Monseigneur, par notre piété, notre attachement au devoir, notre empressement au travail, contribuer dans la mesure de nos forces à ullé-ger ce fardeau.Et, si nos humbles prières peuvent être de quelque efficacité auprès do I Auteur de tout bien, V otre Grandeur .jouira parmi nous, non seulement de la santé la plus florissante, mais encore de l'abondance des grâces nécessaires daus ] 'exercice des fonctions éminentes de pasteur des peuples.Daigne Votre Grandeur bénir en nos humbles personnes tons les fidèles de ve diocèse, toutes les communautés religieuses qui colla burent avec nous, toutes les paroisses dont nous avons la charge.REPONSE DE MGR GAUTHIER Bien aimés eoopérufeurs et frères clans le snoenlooe, ( est avec la joie la plus vive et la plus sincère gratitude que j'accepte les souhaits de bienvenue et les nobles et aimables protestations de soumission avec lesquelles vous venez de m’ac-cucillir.-f'apprécie Imutemcnt et j’ai pour très agréables les félicitations et les souhaits que contient votre adresse, assuré que je suis qu'ils sont l’expression sincère de votre attachement.I outofois, laissez-moi vous dire que ce qui me louche encore plus vivement 1 ''vif votre profession d'obéissance si ' loqueiito, si religieuse et si profondément .sacerdotale.En vous entendant me donner votre* promesse de soumission, - * rf*- I'¦*'***"•-**» fjtl il nir-JUiié IltxGULUllUUIUllL lu brmcho de mon régiaseur.J« me cott-j subjugué se trouvait dénuée «le toute tentai de répondre par des promesses importance dans l'examen d’un projet dont je n’apercevais pas toute t’éten- j «le mariage, et.voici qu’en perdant In ^UP certitude d’inspirer l’amour, je repre- —Etes-vous sûr, du moins, de J’ai-1 unis rang parmi les pauvres malheu-mer ?avait déjà repris M.Mairieux.| feux, ceux que le doute désespère et —8i j’en étais sûr! Ma présence l’at-j'lue l'excès même de leurs espoir main testait.— Mais elh* ?continua-t-il encore.—Je le crois.—Vous l'a-t-elle dit ?— N'on, clic rtc me l'a pas dit.-Gomment le savez-vous?tient, dans le doute.Mais je n’y «lenteu xai pas longtemps.Je bouillonnais in-teriattremont et, si je nie contenais au dehors, c'est que je pensais emporter sans délai ces obstacles.- - —- .Mme Mairieux, qu'à diverses reprises A mesure que oct interrogatoire so ; son mari avait invitée nu silence et précisait, je cherchais vainement dans qui n'evait pas cassé de lui donner des ma mémoire une image, un indice, si légers fussent-ils, qui me révélassent le marques de surprise et d'improbation, se leva enfin pour jouer son rôle.Ce journal est imprimé au No 7ln, me Saint-Jacques,à Montréal, par "La Publicité" (A icsbnns'bilité Limitée), Henri Doitrnssa.«lirerteur-rrérent.— ¦le vais l'interroger, déclara-t-elle.— Non, non, mou amie, protesta M.Mairieux.Il tenta de la retenir.Elle s’en offensa : l ne fille ne eache rien à sa mère.Que se passe t-il entre les deux funnies?Je ne puis que le supposer.Raymonde ne me parla ùitnui- de sa «nèro qu'avec le plus profond respect filial.Pourtant, on le peut deviner sut* la ré-jtonse que cellc-ei apporta.Gette petite est singulière.Je la crois butée: clic no veut pas entendre raison.Lt quoi dune?File cous estime trop diffèrent «ré nous, trop.in ne sais quoi, enfin trop riche.— Fl c'est pour cela?Qu elle «l'm'cepte pas?Oui.r est, pour rein, ("est insensé.J’en suis navrée.Je vous.je vous en demande pardon.Elle inc «lemundait pardon de ce refus comme d'uue inconvenance.Dans la conversation qu'elle venait d'avoir avec Raymonde, elle avait sans doute mis en relief ce qui In frappait et l’a-veugluit, ce dont je me faisais niot-mè-tne une supériorité: la chance inattendue de cette nuion, le changement de milieu, le plaisir du succès, de la vie à lu mode, loin du “désert”.Et de voir s'évanouir un rêve nussi conforme à ses voeux, lamentable comme Perrette dovmit la cruche cassée, elle se désolait.( A suivre) t 153714 b lÆ DEVOIR, Mercredi, 22 Février, 1911.feu: feu! feu: ETES-VOUS PROTEGES?Si non, ayer un boyau d’incendie.Nous •n avons de toutes les sortes.D.K.MCLAREN, Limitée, 809-311 RUE CRAIG OUEST.Main 4904-4905.CALENDRIER JEUDI.LE 23 FEVRIER 1911 Vigile de S.Mathieu.Lever chi soleil: fl h.r,0 ; coucher du soleil: 3 h, 39.Lever do la lune 3 h.¦17 ( m.) ; coucher de la lune: 11 h.00 < M.).Dernier quartier.-?—- TEMPERATURE Bulletin d’apres le thermomètre de Hearn ft Harrison, 10-12 rue Notre-Dame Est.R.de MESLE.Gérant.Aujourd'hui tunxiimnn .20 Même date l'an dernier .l*"» Viijourd’hut minimum .10 Meme date l’an dernier .8 BAUOMETRE : 8 h.matin: 29.90.11 h.matin: 29.87.Midi: 29.85.LE TEMPS QU'IL FERA: lîeau, plu» doux, suivi do neige.CE SOÏR COURS ET CONFERENCES:— -Université Eaval: A 8 h., conférence d*Esthétique et d'Histoire de l’Art.M.J.B.Lagacé.* C.:IS BT REUNIONS: — —Paroisse Sainte-Clotilde: A 8 h.EdChre dans le soubassement de l’église au profit d'une cloche.— Salle Stanley: A 8 h.Euchre et danse du Cercle des Commis-Epiciers, No 60, de l'Union Saint-Pierre.DEMAIN SEANCES ET REUNIONS: Université Laval: Réunion du Conseil de l'Ecole d’Enseignement Supérieur pour tes jeunes filles.— Au No 88 rue Saint-Denis.A 8 h., réunion «le la Section des Marchands de Ferronneries, de l'Association des Marchands-détailleurs.Pas de “ bar ” ! On veut établir un restaurant “licencié”, rue Saint-Denis, droit vis-à-vis l’Ecole Aberdeen et la Pince Saint-I ouis.Ce projet doit être fortement rom-battu.I-ea débits do spiritueux n’ont aucun droit do cité dans le voisinage aussi rapproché d'une école et d’une place publique où les enfants vont en grand nombre s’amuser le jour.C’est pis qu’une manufacture à haute pression de dyspepsie et d’abrutissement, e’est une école de vice, placé,-sous les yeux des écoliers et des écolières.Dans un quartier comme celui-là, il n'est aucun besoin d’un bar ou d’un restaurant à l’heure actuelle.C’est une localité paisible où les bruits de la burette seraient absolument déplacés.D’ailleurs, la raison qui probablement entraînera un refus de permis, quand cette intempestive requête viendra devant les “ Commissaires des Li-r-ences est que les propriétaires de la Place Saint-Louis et de la rue Saiut-Jlonis ne veulent pas déprécier leurs immeubles par la proximité trop grande d’un bar, qu’on le déguise sous le prétexte iJSin “grill room’’ ou non.fl semble que les commissaires des licences ont déjà dit que le nombre des débits devait être réduit et non augmenté, cette année.LEMERY.-4- Un trust nouveau?.Il est question rie former à Montréal une association do toutes les compagnies de voiturage.En d’autres termes, les compagnies veulent se fusionner, former un “trust”.Vendredi après-midi, à deux heures, les voituriers de Montréal sont convoqués au Sailors’ Institute, Place 'Royale.On sait que le but do cette réunion est d’organiser une combinaison.Les dangers du trust sont ssez connus pour que le public ait les yeux ouverts quant à cotto assemblée im iM février.¦ 11 s’agira aussi des taux de voiturage- DECES FRIGON.—À Montréal, le 20 février 1911.fi l'Age de 28 ans, Littn Galarneau, f-pouse de J.L.Frlgon, secrétaire-trésorier de la Cie de Papier Rolland, Liée.Les funérailles auront lieu vendredi le 2d courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son époux.No 492 rue Sherbrooke Est, fl 8 h.30, pour se rendre A F église Saint-Jacques, et de Ut nu cimetière de la CAte-des-Neiges, lieu do la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.* 48-2 DECES A MONTREAL Agnès Taillefer.69 n.femme de Ferdinand CA1SSK, constable, r.Amhersl, 360 ; Louis do Lonzngue, ü a,, eut.de Jean-Marie MAGNAN, commis, r.Clarke.1035: Rose, 0 u.ent.do Ludger 1IOI8-Y K RT, commercant, r.Garnier.331 ; Jean-Hte AUCLÀTU, S5 n., journalier, r.Saint-André, 2635 ; Lucien.3 a., enf.de Modeste LAFORMST, peintre, r.Nicole!, 371 : Litta Galarneau.2H a., femme de Jean-Louis FRIGON, comptable, r.Sherbrooke.472 Fat ; Marguerite.11 mois, enf.de Nephlhali MONKTTK.conducteur do tramway, r.THifferin.17H2; Gérard.U m., enf.de Charles THF,Mm,A Y, menuisier, r.Bonaparte.29 : Isidore lltl-NAHU, 43 a., journalier, r.Iberville.HS; Marte Bergevin.88 a., femme de Louis I.KBEUF, briqiiotler, r.Christophe-Colomb.266 : Simone, 4 m., enf.d’Alfred CARNEAU, cigarler, r.Frontenac.68(1 ; Joseph, 1 a.enf.d’Alfred PROULX.lournalior, r.Notre-Dame, 962 ouest.Imprimés à Vendre On petit se procurer à i’ad m i n i strati on du " DEVOIR ” des baux et des affiches de toutes sortes.COUTURIERE DEMANDEE Couturière
de

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