Le devoir, 20 février 1911, lundi 20 février 1911
I ,.l DEUXIEME ANNEE—No.41 MONTREAL, LUNDI 20 FEVRIER, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE.S3.00 $6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .BTATS-TJNIS .UNION POSTALE $1.00 $1.50 $3.00 LE DEVOIR Rédaction et ^ministration s 7 U RUE SAIK^VCQUES.MON TR t V.TE LEPHONES : REDACTION s Main 7460 ADMINISTRATION: Main 7461 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Petits et gros Spéculateurs Question posée au gouverneraent par M.Lavergne, député de Montmagny: t11.Des plaintes ont elles été faites contre Eobert Napoléon Leblanc “pour contravention à la loi des terres ou au règlement des bois et forêts?‘‘2 Dans l’affirmative, à quelles dates, par qui et pour quelles raisons?3.“Quel recours a exercé le gouvernement contre M, Leblanc?“Réponse par l'Honorabïe M.Allard: “1.Oui.“2.En 1903, par M.L.A.Robitaüla, pour coupe illégale de bois sur “des lots concédés par billet de location pour fins agricoles; on 1905, par “M.A.Lajoie, pour coupe illégale de bois sur des lots concédés par billet de “location pour fins agricoles; en 1905, par M.C.E.Bernier, pour défaut de “renseigner le département sur ses exploitations forestières; en 1907, par “M.J.A.Dorais, a nt, pour refus de faire rapport de ses opérations fores-“tières.“3.Le gouvernement a réclamé de M.Leblanc, qui conteste le bien “fondé de la réclamation.Le gouvernement, pour liquider cette affaire, en-“tend poursuivre devant les tribunaux”.Autre question posée au même gouvernement par le même député; “1.Est-il vrai que M.Robert Napoléon Leblanc a été poursuivi par le “ministre des terres pour contravention à la loi des terres?2.Dans l’affirmative, quand, pour quelles raisons et pour quels montants?3.Où en sont ces poursuites, et combien a remboursé M.Leblanc à la province?Réponse par l’Honorabïe M.Auard: “Non.” Done le gouvernement de la province de Québec sait depuis sept ans, depuis près de huit ans, que M.Leblanc est accusé de couper du bois en contravention à la loi.Il sait de plus, et cela depuis cinq ans, et par les déclarations de ses propres officiers, que Leblanc refuse de rendre compte de scs opérations forestières.Et le 31 janvier 1911, quand M.Lavergne demandait si l’on avait poursuivi M.Leblanc, le ministre répondait: non! Comment expliquer cette immunité dont semble jouir Leblanc ?On l'a demandé au gouvernement qui s’est contenté de répondre par la bouche de M.Allard: la réclamation du gouvernement n’est peut-être pas aussi claire qu’on le prétend et ensuite, Lajoie, qui a fait le rapport, a été lui-même obligé de payer $400 pour droit de coupe illégale.Admirons d’abord l’habileté du ministre chargé de protéger les droits de la province, qui commence par dire que la province n’a peut-être pas raison.Supposons que la réclamation serait exagérée.Quelle action le gouvernement a-t-il prise,—depuis cinq ans remarquez bien.—pour savoir au juste quels sont ses droits?Aucune.Quant à la coupe illégale que Lajoie aurait pratiquée, pour notre part, elle ne nous étonnerait nullement.Voici un homme qui a été fonctionnaire du gouvernement, qui a vu et dénoncé au gouvernement toutes sortes de contraventions à la loi, sans jamais voir les coupables inquiétés par la Couronne; quoi de surprenant que cet homme aurait fini par se trouver bien bête de n’en point faire autant?Une fois de plus, le mauvais exemple aurait produit ses fruits.Seulement, Lajoie aussitôt pris a été pincé; on l’a obligé de payer et, d’après la version du ministre, il a payé.Il devait quatre eenu piastres.En d’autres termes, c’était un petit spéculateur.Leblanc, lui, est accusé depuis cinq ans de coupe illégale.Les propres officiers du gouvernement disent qu’il doit $20,000.IL refuse même de rendre compte de ses opérations.Et on ne le fait pas payer, et on ne l’a même pas poursuivi ! Pourquoi ?Est-ce parce que c’est un gros spéculateur, partisan de AL Kelly et gérant de M.le sénateur Edwards?Ce qui est certain,—les déclarations de M.Allard le prouvent,— c'est qu’avec le gouvernement actuel, le gros spéculateur se tire beaucoup mieux d’une mauvaise affaire que le petit spéculateur.JEAN DUMONT.LES REVANCHES C'est une pièce intéressante que la protestation signée par un groupe de financiers libéraux de Toronto.et dont le Devoir donne, dans une autre colonne, un substantiel résumé.Ces messieurs, sous la direction de sir Mortimer Clark, l’ancien lieutenant-gouverneur de la province, de sir Edmund Walker, l’un des principaux banquiers du pays, dénoncent la politique que vient d’adopter leur parti et affirment qu’elle est de nature à favoriser l'union politique du Canada et des Etats-Unis.Ils donnent do leur crainte un motif qu’il vaut vraiment la peine de relever.La rupture du traité de 1854, disent-ils en substance, a créé chez nous un certain courant eu faveur de l’annexion, et cela à uu moment où le Canada était surtout peuplé le Canadiens d’origine et de sujets britanniques à qui la perspective de l’annexion répugnait profondément.Qu’adviendrait-il, eu des circonstances semblables, lorsque le Canada sera peuplé de millions d’étrangers dont une grande proportion viendront de pays qui n’ont avec nous rien de commun?La sauvegarde de l'autonomie et de la nationalité canadiennes sera alors énormément plus difficile.Ecartons l’intérêt politique évident et enregistrons l’aveu: De l’avis de ces financiers ontariens, qui n'ont rien de commun avec les nationalistes, la politique d’immigration suivie depuis des années crée une situation beaucoup plus dangereuse pour le maintien de l’unité canadienne et du lien britannique que celle dont nous bénéficiions auparavant.Depuis sept ou huit ans, les nationalistes ont, constamment prêché cette évidence; ils ont déclaré à temps et à contre-temps qu’à vouloir peupler trop rapidement et avec n'importe quels éléments les grandes plaines de l’ouest, on risquait de compromettre l’unité politique du Canada et le maintien du lien impérial.On les a traités ’de démagogues, de “little Canadians”, d’hommes dont l’homon était trop petit pour mibrnsser les grandes conception' nationales.Sir1 Mortimer Clark, M.Walker et leurs collègues viennent aujourd’hui rendre è cette politique un hommage indirect, iv j très clair.C’est l'une des revanches que les événements réservaient aux pi m-uiers de l’idée nationaliste; le gou- vernement pi’ovincial vient de leur en apporter une autre en proposant sa loi sur les réserves cantonales, qui ne fait qu’appliquer l’un des desiderata formulés depuis longtemps par les nationalistes.Et la liste n’est pas finie.O.H.Il s’excuse L'hon.M.L.P.Brodeur ne veut pas qu’il soit dit qu’il a autorisé Si MM.Blair et Reid sont des “en anglais ” des conférences agricoles dans son comté.Des feuilles créchardes comme le Canada et le Bulletin excusent l'honorable ministre qu’elles nous disent innocent—ô combien—proclament qu’il n'a rien eu à faire i avec ces conférences anglaises, ni le gouvernement fédéral du reste.Si MM.Blair et Heir sont des conférenciers agricoles indépendants du gouvernement, comment, au nom de ce dernier, ont-ils pu promettre aux électeurs de Saini-Hilaire, comté de Rouville, un octroi fédéral de $800 pour la fondation de société coopérative des producteurs de fruits?Si ces sociétés coopératives sont si efficaces que le gouvernement les patronne, les encourage, pour quelles raisons M.Brodeur a-t-il attendu les conférences anglaises de MM.Blair et Reid—conférenciers “indépendants” comnft dit le Canada—pour en faire bénéficier son comté?Néglige-t-il à ce point ses électeurs que des conférenciers anglais, indépendants du gouvernement fédéral doivent lui donner une leçon ?Le département agricole d’Ottawa manque-t-il de conférenciers sachant le français?Allons, excellent M.Brodeur, envoyez encore une note à vos esclaves et défendez-vous contre ces conférenciers qui ont osé, sans votre permission immédiate, parler agriculture.pomologic, octroi, le, tout en anglais! En postscript!un, honorable ministre, vous pouvez peut-être leur dire, à \vs e-claves, de ne pas trop entier de "pieds dans les plats” et de “gaffes”.C’ est un monopole exclusif que le publie vous reconnaît absolument, et, soyez sans crainte: sur ce point, mon directeur ne me donnera pas de “désaveu-soufflet,” eomme dit Fernand.TANCKEDB MARSH.'CTLF,T DU SOIR CINQ SEMAINES EN BALLON Enfin! Le célèbre aérowute d a-bin de la “Presse” vient de don-'ter de ses nouvelles Réjouissons-nous, le ballon n’est pas perdu! Ce malin, la dépêche suivante a été trouvée dans une bouteille sur les bancs de.Terreneuve.Oyez ce document intéressant-.Mars, ce 42ème jour des Galéjades, l’an 42743.¦U.le Prince, “La Presse” Terre Excellence, Je suis venu, m’as-tu vu?J’ai vaincu! Vive la “Presse” et son ballon! Ah! le ballon! En voilà un qui a monté les esprits en l’air! Comme vous le savez, mon départ d’Ogdensburg (Terre), s’est fait à huis-clos.Il ne fallait commettre aucune imprudence, car j’avais là, danj ma nacelle, un bidon contenant la mentalité de vos lecteurs qu’il me fallait élever vers les hauteurs, bien au-dessus de la fange, voire même de la crotte pour me servir d’une de vos expressions, que vous ne mâchez pas longtemps, pour enfoncer vos adversaires—et j’ai réussi suivant vos désirs.Au début, j’eus peur, pas pour moi, lé, pour “La Presse.” J’entends tout à coup des cris.Voyons, un de ces douaniers américains rogues et rigoristes, se serait-il accroché à mon “fluide rope’’?Pourtant personne n’avait assiste à mon lâchez tout.Je regardai au-dessous de moi et je compris: c’étaient des chiens gui hurlaient ; je ne m’en occupai guère et comme le chameau de la caravane, je passai, dnsi que le conseillait sagement "La Presse” l’autre jour.Je navi-/uai 5 semaines dans les nuages à lire les articles de .Votre Rédac-ion.De temps en temps, j’arra-¦hais des nouveaux secrets au vaste nconnu; j’étudiais les courants at-nosphériques qui sont bien moins iangereux que les courants popu-’aires; je faisais des constatations précieuses dont chacun de nous profitera sans s’en douter.(Je Nous cite toujours).Enfin je touchai Mars.Eu m’apercevant on voulut ne lapider.Notre Mascotte me sauva.Après avoir montré cette pièce magique, les marsiens s’empressèrent autour de moi et me firent fête, tout comme les indigènes de Paris.Les habitants d’ici se montrèrent polis, affables, pleins de verve, spirituels.Vraiment, ce milieu si différent du nôtre est enchanteur.Au premier moment de répit, j’ai commencé l’implantation de l’aéronautique, comme vous me l’a vies recommandé, mais cette culture est très difficile : je préfère celle du bluff.Les Marsiens, circonstance qui vous plaira, comprennent parfaitement bien le chinois: les numéros de “La Presse” que je leur ai distribués les ont beaucoup intéressés.Je compte sur au moins dix mille abonnés.Un détail.Le papier et les feuilles de choux manquent complète-complètcment sur Mars; ça va aider le tirage.Dans un banquet j’ai parlé de Vos Oeuvres, de Nos Vastes Organisations, de Nos Concours, etc.Depuis, il est question de faire venir quelqu’un du journal pour faire le tour de Mars.On veut aussi que “La Presse” installe Sa passerelle entre cette planète et la Lune.On fait mille projets, et si Nous en avions le temps, les Marsiens seraient très contents de Nous voir creuser leurs canaux, Nous qui avons creusé le Saint-Laurent et beaucoup d’autres choses.J’ai déjà organisé un voyage de gymnastes à Rome,—aux frais du gouvernement local,—ainsi qu’une tombola mirifique.J’ai distribué en Notre nom, $10 à tous les joueurs de crosse; chargez cela s.v.p.au “National”.Si vous venez, emportez des briques et quelques sacs de sel, sans oublier les brouettes.Je termine.Veuillez, je vous prie inc faire tenir un cheque; erpédiez par météore: je suis sans galette, ’title courbettes, Votre aéronaute, MACHIN, Rédacteur mécanique des sports, four copie qu’on forme JEAN PICK.Dernière Heure En recevant ce poulet “Da Presse” a lancé la dépêche suivante par télépathie spéciale: \lachin, aéronaute, “La Presse”.Mars.Un chèque?La blague coule déjà rop cher.Envoyez tout de suite le ballon; lecteurs réclament, menacent faire mauvais parti an journal: croient que nous leur en avons monté un .de ballon.Télépathes démenti, Descendez à Cornwall, autant que possible,” “fl PRESSE.” La question “ bilingue ’’ au point de vue des principes ni.Arrivons donc au deuxième argument que l’on oppose à renseignement bilingue.La dualité de langue est un obstacle grave à l’unité nationale.A l’unité de langue.d’abord, c’est évident.Cette affirmation comme la première cache une naïveté et une équivoque.11 y a bien des choses qui sont un obstacle à l’unité, à l’uniformité dans un pays.Ainsi la différence des religions, la différence des opinions et partis politiques, l’inégale possession de la richesse, etc,, etc.Il faut d’abord s’entendre sur la signification exacte de l’unité nationale.Evidemment ce ne peut être ni une unité mathématique, ni une uniformité mécanique où les énergies individuelles comprimées n’auraient pas d’initiative et par suite manqueraient d’essor.Ce qu un pays veut avant tout, c’est le bien commun, la prospérité générale.La véritable unité nationale existera là où tous les efforts particuliers convergent harmonieusement vers le progrès du pays.Et .à ce point de vue, la dualité de langue, comme l’opposition des partis, peut être la source d’une émulation plus féconde quo l’uniformité.Pourtant là n'est point, le vrai noeud de la question.Car l’on peut bien avoir, sans doute, l’unité politique sans l’unité de langue; néanmoins ceci restera toujours vrai; tant qu’une nationalité garde sa langue, qu’elle la parle, |u'elle en vit, elle conserve uu cachet de personnalité irréductible, elle u'a pas mis en commun le meil leur d’elle-même.La communauté de langue est un lien qui relie les hommes plus puissamment et plus profondément que les intérêts économiques et même politiques.Et la question est d’autant plus grave pour un pays comme celui-ci, que 'es flots de l’immigration nous ar-.ivent avec des populations nouvelles, une foule de langues étrangères, jusqu’ici inconnues au Dominion.S’il faut que toutes ces langues aient droit de cité dans le pays, ce n’est plus un enseignement bilingue qu’il nous faudra, mais un enseignement septilinguc ou octolingue, et peut-être davantage.La, difficulté est spécieuse, que faut-il en penser ?Examinons tout d’abord le fond de l’objection; nous verrons ensuite ce qu’il faut penser des langues immigrées.Que l’unité de langue ajoute un appoint très profond à l’unité d’un peuple, la chose semble indiscutable, du moins à un certain point de vue.Mais on peut en dire autant et peut-être davantage de bien d’autres unités.Par exemple, le pays serait plus universellement et plus profondément uni s’il y avait unité de religions, de doctrine politique et économique, uniformité de vue sur la question de l’émigration et de l’immigration, sur la question de la marine de guerre, du ministère de l’Instruction publique; sur la question des écoles séparées, etc., etc.Pourquoi l’Etat ne fait-il pas l’unité ou l’uniformité sur tous ces points?Evidemment parce que cela dépasse son pouvoir et surtout son droit.Et c’est une chose qu’il ne faut pas se lasser de redire: l’Etat, pas plus que l’individu.la majorité, pas plus que la minorité n’est la source profonde du droit, de la justice, du vrai, du bien.L’Etat ne peut être que l’instrument officiel du droit.Le bien commun n’est pas non plus l’absorption de l’individu par l'Etat omnipotent.Le vrai gouvernement n’est pas du Césarisme.L'Etat est le pouvoir officiel préposé au maintien, à la défense, à l’organisation équilibrée, des droits des intérêts de ses sujets: individus ou collectivités.De cet équilibre des droits et des intérêts, de l’or-'.uinisntion des moyens de progrès, naît la vraie prospérité du pays, le vrai bien commun fait d’ordre et d'harmonie plutôt que d’étroite uniformité.Et le meilleur gouvernement est celui qui le plus efficacement saura maintenir cet équilibre.Pour résoudre la question présente.il faut donc déterminer dans quelle mesure la langue fait partie des droits imprescriptibles de l’individu on du groupe social.Recherche ns-le en allant, progressivement du point de vue physiologique au point de vue psychologique.Voici d’abord un fait évident: èhaque langue différente nécessité pour l’organe de la parole une adaptation spéciale, qui se traduit nar ce qu’on est convenu l’appe-'cr: 1’accent ;1’accent anglais n’est nas l’accent français, l’accent allemand n’est pas l’accent de Marseille.Lorsqu’un anglais parle le français, on le reconnaîtra tou jours à son accent, à moins que par une longue habitude et de t'ré-quets exercices, il ne soit parvenu à l’adaptation française.Or cette adaptation fait partie de l’organisation physiologique et se trims, met par hérédité, et il faut plu-sieurs générations avec l’influence continuelle d’un milieu nouveau pour la faire disparaître complètement.De plus, avant de s’exprimer en sons articulés par l’organe si complexe de la parole, le langage de if se former dans l’imagination Car le langage parlé n’est que l'expression du langage préalablement représenté dans l’imagination.Et '•cite représentation, par son côté physiologique est une association et adaptation de neurones ou cellules nerveuses.Ces associations et adaptations forment ce qu’on peut appeler des habitudes cérébrales.Or chaque pensée possède ainsi son expression sensible interne: psychologique-, le mot : psychologiquement, adaptation cérébrale.Et la pensée est d’autant plus claire, distincte et précise que le mot est plus explicite.Le mot exact peut parfois rester latent dans le souvenir ou dans un groupe, verbal présent qui est son milieu d’association ; on dit souvent qu'on a le mot sur le bout de la langue.Mais il n’y a pas de pensée quelconque qui n’ait ainsi son langage interne.L’homme vit donc avec sa langue la même vie intime et continue qu'il vit avec sa pensée, et partout où il retrouve sa langue, il retrouve quelque chose de lui-même.¦Ces adaptations et associations cérébrales du langage interne comme celles du langage articulé se fixent en habitude^ cérébrales et si transmettent, par hérédité.El c’est pourquoi la langue d’un peu pie est comme la caractéristique d< sa nationalité.La langue est com me lo lien sensible et mystérieux qui relie la génération présente aux générations du passé.Pourtant ce n’est encore là qu le côté matériel, extérieur de b langue.Le laugage est comme 1 corps, l’enveloppe d’une âme qu est la pensée.Cette pensée dont 1 langage est le véhicule, quelle pla ce occupe-t-elle dans la vie d’un nationalité, d’un groupe social, oi même d’n-n simple individu?San doute, une place bien intime e bien profonde s’il faut en juge par les tressaillements ineffables di jeune voyageur qui après de nom breux jours d’absence, entend d nouveau les accents de sa langu maternelle.Et d’où vient cett impression de mystère qu’éprouv le jeune étudiant qui apprend un langue nouvelle, sinon du senti ment que par delà l’enveloppe ver baie avec laquelle il prend contad il va percevoir la vie intime du pei pie qui la parle ou qui l’a parlée La langue est le trésor où s’accu mulent les trésors de l’histoir d’un peuple; elle est le lien sensi ble qui rattache le présent au pas sé dans la communion au môm héritage littéraire, artistique, in tellectuel, moral et religieux.E cet héritage est d’autant plus pré cieux et sacré qu’il est plus rich de travail, de sacrifices de dévoue ment et de beauté morale.Et s le Canadien-français est si attach à sa langue, s’il a pour elle un eul te quasi religieux, c’est qu’elle es pour lui dépositaire de treize siè clos de civilisation chrétienne et di noble héroïspie.Sans doute la langue, comme li nationalité est naturellement res freinte, tandis que le droit, la jus tiee, la morale, la religion ont uni portée universelle et frnnchisscn les limites des empires.Mais i faut bien remarquer ceci: il n’y i pas d’homme en général, il n’y : que des hommes, de tel ou te pays.Et si l’on rencontre parfoii des sans-patrie, ils sont un pci comme ecs terrains vagues don toute la valeur vient de leur proxi mité avec des terrains déterminés.U peut y avoir des liens inter nationaux, mais ils se superposen aux nationalités distinctes.Le so j lei! est peut-être international mais il n’éclaire ni ne réchauffe de internationalités; la science peu j être internationale, mais les sa vants ne le sont pas.11 n’y a pas il est vrai, une justice spéciale, e une morale spéciale pour chaqu i peuple, mais chaque, peuple, coin > me chaque individu garde une phy sionomie propre dans la pratiqu du droit de la justice et de la mo raie.11 faut des nationalistés dis tinctes, et.l’internationalisme ab solu, n’est qu’une utopie et un immoralité.Et il restera toujour vrai que la langue est la caracté rïstique sensible la plus profond-de la physionomie propre du tem pérament spécial d’un peuple.S l’on ajoute à cela ce principe fon da-mental de pédagogie, que dan l’éducation, il faut avant tout te MGR BÉGIN ET LE JOURNALISME L'Archevêque de Québec rappelle les devoirs du journaliste catholique et signale “ les excès de langage et les écarts de conduite " du “ Soleil ” et de la “ Vigie.” Québec.19.— On a lu co matin clans toutes les églises de Québec cette lettre de Sa Grandeur -Mgr Bégin: LOUIS-N AZ Al HE BEGIN, par la Grâce du Dieu et du Siège Apostolique.Archevêque do Québec.Au Clergé Séculier et Régulier et à tous les fidèles du diocèse de Québec, Salut et Bénédiction en Notro- Seigneur.Nos Très Chers Frères.Dans la lettre pastorale que Nous vous avons adressée le 31 mars ILOT, Nous avons défini et précisé les devoirs du journaliste, catholique.l’ius d’une fois, depuis, les paroles et les actes de N.S.P.le Pape Pie N sont venus confirmer ces enseignements que Nous avions Nous-mêmes puisés aux meilleures sources de la tradition St de la doctrine de l’Eglise.Jamais peut-être plus qu’en ces dernières années, le Pape, et les évêques n’ont insisté sur l’influence de la presse en général, et sur les obligations do la presse catholique en particulier.Nul plus (jtie le journaliste catholique it’est tenu de se souvenir chaque jour des graves responsabilités qui sont attachées à ses fonctions et à son ministère.Qu’il soit engagé ou non au service d'un parti catholique, il doit défendre avant tout autre intérêt la cause de Dieu et celle de l’Eglise, lit.:l ne peut lui être permis do sacrifier à îles ambitions humaines les principes supérieurs do lu doctrine, do la noralo ol de la discipline catholiques.11 jouit sans doute d’une très grande liberté dans (’appreciation et dans la discussion dos choses qui smt du domaine de l’administration civile et politique ; mais il no peut aller i-isqu’à compromettre dans scs polémiques quotidiennes ni l’intégrité, ni la dignité de sa conscience do chrétien.Et si nn-tui-nes questions dont il doit entretenir ses lecteurs touchent“tt la (ois i.ix intérêts de l’Eglise et de l’Etat, il ne doit jamais so départir de la ligne de conduite que les Souverains Pontifes ont souvent rappelée à ceux qui sc mêlent, de la chose publique: il faut qu’il emploie toute son ardeur "t toit son talent à sauvegarder les Iraits imprescriptibles de Dieu, bien persuadé qu’un catholique ne sert jamais mieux son pays que lorsqu’il assure les victoires de l'Eglise.Avec combien plus de raisons, un journaliste doit-il se faire l’auxiliaire respectueux de l’autorité religieuse, s’il traite de questions qui concernent spécialement la foi ou la vie catholiques.Il arrive malheureusement, non seulement, dans les pays ’d’Europe plus travaillés que le nôtre par la pensée indépendante et impie, mais même dans notre chère Province de Québec, que des journalistes, qui se disent catholiques, oublient cos graves devoirs do leur état.Il arrive qu’une certaine presse, prétendue, catholique, cesse d'être l’auxiliaire précieux de l’autorité épiscopale quand i) s’agit de procurer le bien des âmes, ou de défendre les oeuvres de l’Eglise ; et il est regrettable que certains journalistes paraissent plutôt s’appliquer à entraver l’action des évêques, ou à, circonscrire injustement et ruiner l’influence de leurs prêtres., Ils oublient, à l'occasion, que dans l’Eglise de Dieu, c'est au Pape et aux évêques qu’appartient l’autorité ; ils préjugent l’esprit de leurs lecteurs cont re les directions ecclésiastiques, et il en résulte qu’ils font une besogne néfaste.1 /-nn NUI signalait justement pour les flétrir ces t ristes écarts de la presse, quand il écrivait au sujet des journaux catholiques, cette phrase trop juste: “Si l’action de la presse devait aboutir à.rendre plus difficile aux évêques l'accomplissement de leur mission, s’il en résultait un affaiblissement du respect et de l’obéissance qui leur sont dus, si l’ordre hiérarchique établi dans l’Eglise de Dieu en était atteint «t troublé, les inférieurs s’arrogeant le droit de juger la doctrine et la conduite do leurs vrais pasteurs, l’œuvre de ces journalistes no serait pas seulement stérile pour le bien, mais par plus d’un côté elle serait grandement nuisible.” ( 1 ).Notre S.P.lo Pape Pie X, qui ne cesse, avec un esprit aussi pratique qu’éclairé, de veiller sur l’Eglise, et qui a si souvent déploré dans ces derniers temps les erreurs de la presse, recommande avec instance à tous les évêques de réprimer avec fermeté les abus qui se pourraient commettre dans leur diocèse, Pur son “Mot,u proprio” du 1er septembre dernier, il adjure les évêques de veiller plus attentivement que jamais fl ) Lettre de Léon XIII à, S, Ex.Mgr Di Rende, nonce apostolique en France, 1881.nir compte du tempérament, l’on comprendra facilement pourquoi les Canadiens-français réclament l’enseignement Lilingue.Un mot pour finir sur les langues étrangères des immigrés.Ces langues peuvent être aussi innombrables qu’on le voudra, elles n’infirment .aucunement la question “bilingue”.Tout d’abord, devant la eonsti-tution, elles demeurent des langues étrangères, il est vrai néanmoins que devant Ift loi naturelle ces peuples ont le droit de conserver leur langue et leurs traditions nationales.Cela exige simplement qu’ils s’organisent pour avoir des écoles bilingues où l’on enseignera leur langue maternelle, et en plus, l’une des langues officielles du pays.11 semble que ces quelques remarques montrent clairement où est le droit, dans la question bilingue.Et, ce droit il faut qu’il triomphe; un jour on l’autre il triomphera : dût ce triomphe coûter des années d’inaltérable patience de luttes vigoureuses et de persévérants efforts.UN FRANÇAIS D’ONTARIO.sur tous les écrits qui pourraient cor rompre l’esprit des fidèles, et il leur enjoint de les faire disparaître sans pitié.‘‘Nous voulons, dit-il, que les évêques, méprisant toute crainte humaine, foulant aux pieds toute prudence de la chair; sans égards aux criail-leries des méchants, suavement, sans doùte, mais fortement , prennent en ceci lour part de responsabilité, so souvenant des prescriptions de Léon XIII dans la Constitution apostolique, “Of-ficiorurn ac munerum” (25 janv.189"i Lettres apostoliques, etc., t.v, p.KH-127): “Que les Ordinaires, mémo eomme délégués du Siège apostolique, s'efforcent de proscrire les livres et autres écrits mauvais publiés ou répandus dans leurs diocèses, et de les arracher des mains des fidèles”, (“est, un droit qui est conféré dans ces paroles, mais aussi un devoir qui est.imposé.” Ce devoir, que nous rappelle si énergiquement le Souverain Pontife, il est inhérent à Notre charge apostolique.Nous avons à garder le troupeau qui nous est cofifié, à défendre la foi catholique contre ce nui peut Tent amer ou l’ébranler, à protéger les institutions et les œuvres de l'Eglise contre les attaques injustes, à faire respecter lu discipline, et à empêcher qu’on no mine l’autorité religieuse en discréditant scs paroles et ses entreprises.# * * Nous voulons remplir en devoir, comme le veut Pic X, en toute charité, mais avec fermeté.Nous dénonçons donc avec énergie la campagne menée depuis quelque temps par certains journaux publiés à Québec et ailleurs, contre le clergé.li s institutions religieuses, les enseignements et les œuvres de l'épiscopat.La, presse, qui mène dette campagne, fait, œuvre mauvaise, dissolvante, ruineuse do la discipline et de la foi : elle jet le lo trouble dans les âmes, détruit la confiance des fidèles, paralyse les efforts des pasteurs, et sème partout l’esprit d’insubordination et de désoi-dre.Et domine, parmi les journaux qui mènent eetto campagne, il en est deux.“La Vigie” et “Le Soleil”, qui sont publiés dans Notre ville épiscopale.Nous jugeons nécessaire de leur donner un avertissement solennel, de les rappeler avec fermeté au sentiment île leur devoir, et do signaler à Nos fidèles 1rs excès de langage et les écarts de conduite que Nous avons à leur reprocher, Nous avons longtemps hésité t\ agir.Nous avons patienté, espérant que ces journaux, effrayés par leurs propres ex-cès, avertis par ceux qui on ont le contrôle, ou cédant à la crainte d’offenser les lecteurs catholiques qui forment leur clientèle, cesseraient leur propagande d’idées malsaines, revien-craient à une pratique plus constant,a de ces devoirs du journalisme, catholique que les l’apes et les évêques ont tant do fois rappelés.Loin do se corriger, ces journaux paraissent, abuser de Notre silence, et s’égarer davantage dans leurs voies dangereuses.Aussi Nous ne pouvons plus longtemps garder ce silence qui paraîtrait une faiblesse, ou une approbation, et, que Notre conscience et la vôtre Nous reprocheraient, comme une infidélité à Notre charge pastorale.tt g $ Nous rappelons tout d’abord l’attitude incorrecte que res journaux ont déjà prise sur la question grave des droits de l’Eglise en matière d’onsoi» gnement.Et N OU 8 lire mons occasion de ro fait pour demandei r à tous nos journal is Los do 1 bien Vi oui nir, ciuand ils discutent de si < délicat questions, s’é- olairor toujours des ïù inièros de la doctrine catholi que.II ; ne doivent même aborder < •es su lets , qui peuvent» encore fie poser dom n i n.devant l’opi- ni on publique, qu'apr um* suffisante information des on se igné ment s de l' Fa glisc.# .ft 11 y a quatre ans.Nous avons fou- dé ]’“Action S ociale Ca ttholiqun el “l’Oeuvre de 1 a Pré- use Catholique." Pour répondre au dés iir de Sa Sainte* té Pie N.qui demande qu’en tous pays soient créés des journaux qui aient pour principale mission de défendre les intérêts et les œuvres de l’Eglise,Nous avons fondé un tournai “l’Action Sociale.” A ce journal.Nous avons demandé évidemment de fournir à sélecteurs, sur le mouvement, de la vio publique, des informations suffisantes pour satisfaire leur légitime curiosité, mais aussi et surtout Nous lui avons donné pour mission de former, d’éclairer, de diriger l’opinion sur tous les problèmes d’ordre économique, social, politique, où se trouvent engagées la { Suita ù la üème page' Sur le Pont d’Avignon.Pour faire suite aux rectifications dt Grnindorge.Le "Canada” cuti lèche ehaque jour les bottes des ministres est bien le même “Canada” qui reçoit chaque annéo de 840,000 à 815,000 de la province de Québec.L’amiral La-Gaffe est bien le mémo Brodeur qui dénonçait en 1890 l’achat des fusils.Le Rodolphe Lemieux, cpii est prêt à faire tuer les autres pour la nrandeui de l’Empire est bien lo Rodolphe Lemieux qui prêchait jadis l’indépondnn-ce.Le Lomer Gouin qui prêche la discipline de parti est bien le Lomer Gouin qui enfonçait un couteau entre les épaules do Siméop Napoléon Parent.Le Sir Wilfrid Laurier qui fait la marine de guerre est bien lo même Sir Wilfrid Laurier qui qualifiait le militarisme do crime et de suicide.Le ‘'Canada” qui faisait de la religion il pleines colonnes pendant le Congrès Eucharistique est bien le même “Canada” qui fut des années durant dirigé par Frère Godfrey.On pourrait indéfiniment continuer. LE DK VU 1!êriode.Ottawa, 3 ; Québec.1.5— Ottawa, Kerr, 20 secs.6 -Ottawa, Walsh, 1 m.7 Ottawa.Ridpath, 4 ni.> Québec.Dunderdale, 3 m fl -Ottawa, Kerr, 2m.1-2.ni.1 -2 V.Aux Avocats et aux Hommes d’Affaires POUR VOS TRAVAUX DE VILLE : FACTUMS, BROCHURES, PROGRAMMES, TETES de LETTRES, CIRCULAIRES.ENVELOPPES, CARTES d’AFFAIRES, ETC., ETC.Travail Rapide et Soigné.ADRESSEZ-VOUS AU (( DEVOIR 71a RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.FEU LE Dr GRENIER Notes Sportives (Iratul carnaval, A Québec, le Mardi (iras prochain, ehnvs allégoriques, process ions.feux d'artifices, ete.I.e maire Drouin donnera une grande réception à l’Hôtel de Ville.Hugo Kelly, de Chicago, rencontrera • lim Smith, de New-York, le 7 mars prochain, et Krunk Klaus, de l’itts-burg, le 21 du même mois: 10 rondes de boxe anglaise.I.e Sherbrooke jouera une partie de hockey A Boston, le 29 mars, contre l'équipe locale.Des amateurs de Ne\\-Aork viennent j de souscrire 8109.009 pour développer , , „ i le goût dit turf.Des bourses très élo- J1 °.'1 jui .H 'Oneuscj v s scron( données A la prochaine sni-i rrov (voir les .journaux du , filiation an syndicat des débarUo ’ s j Ooteli ne rencontrera Hack que lors-dc Montréal, qui, aux dernières élec-1 que celui-là aura établi sa supériorité rions munieijiales endossait publique-! sur Zbyseo.ment la candidature socialiste de M.¦ 1 .* Albert Saint-Martin, le Conseil les Métiers a donné deux preuves non équivoques 'le ses sympathies pour le socialisme.On trouvera du socialisme jusque dans les livres des règlements de certaines unions.Voici uu extrait, dn préambule de ta constitution do l'Union I des Travailleurs en chaussure» (inter-j nationale): "Nous demandons.la suppression finale du système do concurrence des salaires et la possession par le peuple collectivement do tous les moyens de production, distribution, transport, communication et d'éclairage 1 ’.L’Unionisme International dans notre province a tin autre earnetèro, il tend de plus eu plus A détenir auti-clé-viral.C’est aux congrégations religieuses qtt’icl comme partout ailleurs, on livre les premiers assauts, et c'est le terrain de l'éducation que l'uu a choisi pour engager la bataille.On demande, comme je Uni déjà dit, la création d'un ministère provincial i de l'instruction ptiouquo et l’oblign-I lion scolaire.On affirme partout quo I notre système d'enseignement ne vaut.i Ken ou guère plus, que l'instruction I dans notre province coûte jilus cher qti'ailleurs, que c'est la faute des corn-nninautés enseignantes, etc.On accuse nos religieux et nos religieuses d'être des exploiteurs du peuple.(Compte-rendu officiel — 1909 — page 2n.) Quoiqu’il en soit, il est certain, que bon nombre de nos ouvriers sont aujourd'hui convaincus que le clergé se range toujours du côté du riche, du capitaliste comme ils disent, contre le pauvre et l’on devine facilement où cette conviction soigneusement entretenue et propagée dans notre classe ouvrière, pourra la conduire.Huile tî demain Ce que dit la “ Vigie ” Québec, 29.La “Vigie" de ce matin publie pratiquement sans commentaires la lettre jrastornle qui a été lue hier dans toutes les églises paroissiales du diocèse.Sous le titre "l u avertissement , elle se contente de faire la remarque suivante: “Le lecteur comprendra aisément quo l’étude d’un document de cette importance demande plus de temps que nous n'en avons eu tlejniis que nous en avons pu prendre communication.1! crée une situation très .sérieuse, mais non sans issue dont le jiarti libéral, fort de sa cause, et sans forfanterie ni intimidation, saura se tirer avec honneur comme clans 1« passé."Nous n’en dirons pas davantage pour aujourd’hui.” La rue Notre-Dame l.'érht'vin N.Lapointe, le représentant du quartier Sainte-Cunégonde, est satisfait de ce que la clause du bill de Montréal, comportant l’élargis-sèment d'une juntie de In vue Notre-Dame, ait été réjetée A In Législature.l’ersonnc.dit l'éebevin Lapointe,n'en voulait, çt c'est plutôt A la demande de lu compagnie des tramways que le conseil a consenti à inscrire ce projet au nombre des demandes A faire A la législature.• I en reviens toujours A ce que j'ai déjà dit : Si la M.S.Kv.\cut construire une voie rue Notre-Dame, elle n'a qu’à le faire à ses frais ou qu’à poser ses voies dans d'autres rues.Le Bill de Montréal Le bill amendant la charte municipale sera soumis et après-midi à la Uharte.à Québae,.Drummond ville, 18.— Notre ville vient de perdre un de ses citoyens les plus éminents tlans la.personne de M.M.P.Grenier, médecin, décédé le 15 eouiant.T’eu le docteur Grenier était très populaire parmi nous ; c’était la bonté et.l'affabilité personnifiées.Le défunt n'était Agé que de 30 ans.Il naquit, à Saint-Maurice, Comté de Champlain- du mariage de feu le docteur P.Grenier, ex-député du comté do Champlain, qu'il représenta A, la Législature provinciale dp 1890 à 1900 et de-Dame Cornélie l’rouis.II fit ses études au Séminaire de Nie.olet et son cours de médecine à l’Université Laval.A Montréal.Admis membre du collège, des Médecins et Chirurgiens il pratiqua sa profession A Suint-Maurice sa jtaroisse natale de juillet 190." A mars 1910.alors qu'il vint se fixer A Drummomlvillp où il s’était fait une très nombreuse clientèle, lorsque le mal qui le minait epuis quelques mois a eu raison de son énergie et U terrassé.Lo docteur Grenier épousa le 7 janvier 1907 Mademoiselle Annette Bailly, de Champlain, qui lui survit ainsi que trois enfants : Henri-Georges, Pierre et Léo.Le défunt laisse aussi, outre, sa mère et son épouse quatre frères et quatre soeurs: le docteur E-P.Grenier, de Montréal, l’abbé S.Grenier.vicaire A Central Falls, Joseph, jardinier à Trois-Rivières et l'abbé Dominique Grenier, étudiant au Grand Séminaire de Québec.Soeur Mario de Lourdes.Soeur M.A-nmtueista de l’abbaye de Lorott».Toronto.Marie-Thérèse, épouse du docteur Harry T’.Smith, de Xieolet et.mademoiselle Georgette.Le défunt était neveu de fou Mgr.Proulx- grand-vicaire du diocèse et supérieur du Séminaire de Xieolet.Un premier service a été chanté ici jeudi matin.La levée du corps a été présidée par NI.l'abbé Jos.Bourgeois, professent' au Séminaire de Xieolet.Le service a été chanté pnr M.l’abbé R.Cro-clietière vicaire à l‘Avenir, confrère .le clause et ami intime du défunt: il était assisté de Nt.l'abbé ,I.-A.Fonder comme diacre et de NI.l’abbé D.Grenier, frère du défunt comme sous-diacre.Conduisaient le deuil MM.Edouard Sleeken et Dinniui%ue.frères du dé- funt et M.Louis Bailly, son beau-frère.Le docteur A.Lassonde conduisait la croix du deuil; les porteur» étaient: MM, J, X.Turcotte, marchand, Napoléon Garccau, avocat, A.Béliveau, M, P.W A.NIoisan, N.P.Assistaient eu choeur : MM.les abbés Jos.Bourgeois, représentant le Sé-missaire do Xieolet, Edm Grenier, curé de Saint-Germain de Grantham, Arthur McDonald, curé de Wickham.J.A.De-mers.A.Bélisle.J.H.Denoncourt et S.Grenier, frère du défunt.Les élèves et les professeurs du Couvent de la Présentation, du collège Saint-Frédéric, de l'Académie Gar-ceau ainsi que le personnel de l'Hôtel-Dieu.les notabilités de Drummondville et, on peut le dire- la paroisse entière assistaient au service.De nombreux et riches tributs flo-rnux et une quantité de bouquets spirituels ont été reçus par lu famille.La dépouille mortelle a été transportée le même jour A Saiut-htaurice, ou un second service a été célébré le lendemain et où l'itihifination a été faite.Que la famille si cruellement éprouvée nous permette de verser encore une.larme sur la tombe qui vient île se fermer et qu'elle ueccjde nos plus sincères sympathies.CONDOLEANCES Saint-Maurice.Co.Champlain.15 A une assemblée de médecins, t.emii Saint-Maurice, comté de Champlain, 17 février 1911.les résolutions suit tes ont été proposées et adoptées A ! nanimité : “ Il est proposé par le Dr Vana: Secondé par le Dr J.B.Ayottc, t hous avons appris avec un profond gret le décès de notre confrère, le M.P.Grenier."Il est proposé par le D” J.-G.blanc, secondé par les Drs Arthur NI cotte et IL Bouille, que copie des j sentes soit transmise A la famille aux journaux.Parmi les médecins présents*!! avons remarqué MM.les docteurs nasse,.Leblanc, Ayotte, Marco' Bouillé, Marchand.Colin nt Baril et le Dr J.A.Jutras.dentiste.Dr LOUIS BELLE-ISl Secrétaire proteni.C« jouninl est imprimé au No 71a.rue Saint'Jacques,A Montréal, par “L* Publicité ” ( à resrionsabilité Limitée) » Hsuri Bourassa, directeui-gsisbt. LB PE VOIR, Lundi, 20 Février, 1011 B LA V E SPORTIVE A la fin do In troisième période, les'^‘Odd-mnnIls on profitent pour C'était la deuxième joute des clubs joueurs voulurent mener la chose rude- ajouter uu autre point en trois minutes amateurs.DEVELOPPONS CHEZ LE PEUPLE LE GOUT DU SPORT SAIN ET REGENERATEUR ment mais les arbitres furent sévères,, l18^ l’entremise de Uyland.et évitèrent ainsi des scènes disgracieu-j Taylor .joue une partie sensation scs.Bravo! A S h.40, les deux équipes.Wanderers d'abord, font leur apparition sur Ile champ de bataille.Ils s’alignent comme suit Position "bits Point 1 ouvert Rover Centre A.droite A.gauche Brennan et Une entrevue du sportsman E.G.Saint-Père expérimenté Bans la campagne qu'il vient d'en-t reprendre en faveur des terrains de jeux et des espaces libres, "Baptiste ! anayen ’ a déjà reçu l’adhésion d’une foule de sportsmen éclairés.Il en est une qui ne devait pas lui manquer : celle de AI.K.('.St-Père, ancien président do l’A.A.d'A.Nationale, exprésident de rtnion Nationale de Crosse.etc.Baptiste s’est donc transporté jeudi dernier chez co sportsman convalescent, car tous ont appris à regret que M.!.O.St-Père a été dangereusement malade ces dernières semaines.Après 1 avoir félicité d’avoir échappé à l’étreinte do la grande "Mangeuse d’hommes”.et avoir jeté un coup d’œil sur sa bibliothèque bien garnie, dans les! dre pour en éloigner la jeunesse.Du I combattu I sport, des exercices physiques pour ce- succès que lui qui se corrompt dans les établissements louches, faute d’endroit où goûter des amusements sains.Voilà le grand moyen de sauver l’enfance!! Quelques-uns, mon cher Marsil, pourront peut-être me gratifier de visionnaire et même l’illuminé.Portés qu’ils j I/ex-président Roosevelt sont à juger les amis du sport comme i l’Association des Terrain même combat avec le on connaît.Mon cher Marsil les prédicateurs canadiens de cette doctrine auront, j’en suis sûr d'autres récompenses que celle de la ' 'vox damans in deserto ”.Grâce à l’union des volontés.Montreal sera sous peu doté de terrains de jeux.a qualifié de .feux trop “légers” parce qu’ils sont eux-; des Ktnts-I nis, de “don de Bleu à mêmes un peu trop lourds, ils tente-j l'enfance.” rnnt peut-être de mettre obstacle à j lin effet .'h»(> villes de la république l’enthousiasme déchaîné par la valeur • voisine ont dépensé plus do £400,000.-intrinseque du beau projet de “renaissance” de notre jeunesse.Leur travail sera vain et leurs efforts céderont non pas devant la “force brutale”, mais devant le désir de tous leg ( ami 000 depuis onze ans pour donner a l’enfant faible, à l'anémié des manufactures et à l’écolier des endroits où ils peuvent fraterniser, se connaître, se , , ,, - , _ .u,a uctuui.-e i développer et physiquement sous la di- rayons de laquelle nous vo.vona du Le-1 (]iens désireux dc voir ,e triomphe de rection de moniteurs sévères.netièro^'dîf‘carneau, du Longhaye, ‘dût '[“c “'! ^rPs 9ail”'• | Quand verrons-nous Montréal suivre Biveo et autres ouvrages sérieux (et! Jt 11 1 tl, eus pioposcz a ^ exemple dos cites américaines .1 on prétendra encore que seuls les oi-| art‘Sa?fà souhaiter que la chose se realise .-ils et.les “légers” s’intéressent aux ^ re1for,me1’ îf* représentants du sous peu Les pouvoirs publies sem-VI,oses du sport! ) nous attaquons de! National, de la M A.A.A etc.sont en , blent decides a agir, et notre cierge., .1 Dtlnr mi nn rtonr ïaIhc nua it-ixicj Txr»nv ni.cl !CZ J1.,1.1.-c I.front le sujet qui nous intéresse actuellement, et (pie les grandes associations athlétiques de Montréal ont l’in-lent,ion d’aider à résoudre d’une façon très pratique, avec l’aide précieuse de effet on ne peut plus qualifiés pour ai- ! ce gardien fidèle de la morale, prête-der la Commission métropolitaine des ! ra j’en suis sûr son concours le plus Pares et notre Conseil de A’ille à opé- précieux à ce moyen, de sauver l’en-ror ce grand changement.Non seule- fance.Encouragé et même béni par ment j’espère, mais je suis certain ; Sa Sainteté Pie X, l’athlétisme bien la Commission métropolitaine des parcs;‘l’10 - idée de “refaire le peuple” ro-| compris n, conquis sa place comme élé ! j de tous les gens sérieux, ment moralisateur dc la leu liesse.( 'es et du Conseil de ville tie la métropole.Et "Baptiste Canayen” de lui poser directement la question: Mon cher St-Père, que pensez-vous de mon projet! —Mon cher Baptiste Canayen, excusez, mon cher Marsil.vous me prenez quelque peu en désavantage, répondit M.St-Père.Plus occupé actuellement û guérir mes rhumatismes qu’à pérorer sur le sport, je n’ai eu guère de temps à consacrer à l’étude dc cette question, mais comme j’ai suivi ce qui s’est pra cevra l’appui de tons les gens sérieux.! ment moralisateur dc la ieunesse.C’est Que l 'on médite bien ce qu’écrivait j ce que le clergé de France a si bien récemment M.Louis Dedet, un fameux : compris en organisant les sections footballeur de France, et l’on nous di-j que le Dr Mie*’'- "vige avec tant de ra ensuite si la création de terrains de t tact et d’habileté.jeux ne contribuerait pas à rendre nos enfants plus hommes, plus moraux et plus optas à remplir tous leurs devoirs sociaux.Voici ce qu’il dit: “On ne peut le nier, les sports tels que les comprennent les homines qui ont tenté de rénover la jeunesse, don tiqué depuis plusieurs années aux neuf plus d énergie, dc vouloir, plus de Etats-I nis et en Europe à ce sujet, je vous aiderai comme l’ont fait les amis Cousineau et Dumouchel à jalonner la route qui nous mènera sûrement à cette réforme importante à tous les points de vue.J'ai souvent dit que le sport et les exercices physiques n’ont pas de patrie : laïssez-moi donc tout d’abord une vérité vous féliciter d'avoir “parti” le mouvement.Très arriérée sous le rapport des terrains de jeux et des gymnases municipaux-, Montréal profitera sûrement îles suggestions que le comité, dont vous proposez la création, pourra faire à ses édiles et à scs commissaires.Berlin, Hambourg, Vienne et Budapest ont été les missionnaires de l’idée que vous venez dc lancer dans la province dc Québec.Chose curieuse, les Etats-Unis, force pour la vie, plus de valeur profonde à ceux qui les pratiquent, qui les ont pratiqués dans une juste et saine disposition d'esprit et, j’ose dire de coeur.Dans les pays où l’éducateur se préoccupe de former autre chose que des mandarins des lettres, c 'est une vérité banale qu’un vouloir humain, une énergie humaine tendue vers un but consciemment choisi, c’est par excellence sur la “pelouse des sports au grand air vif,” équilibreur des corps et des âmes, qu’ils sa forment.Cette vérité pédagogique est elle-même , , - , ' * CTO l '-xJUV-aAV/ xi, A 'ill application d’une vérité plus généra-le encore: l;i vie universelle n’est au-tre chose qu’une lutte.Que les lâches s en effrayent ou s’en désolent, le réconfort et l’espoir des énergiques ré- eonsoils de ville, de New-York, de Chi-gago, de Cleveland, etc., votèrent des sonnnes considérables pour l’achat des terrains, des appareils, etc.1 .es terrains de jeux étaient créés et la Camargue voyait à regrets plusieurs milliers d'enfants lui échapper annuellement.Et c’est à un aussi beau résultat que vous vous proposez d’arriver! Quel est celui qui refusera de vous aider?,1e n'en connais pas un seul de “la vieille garde” qui tirera de l’arrière ’ .>1.St-Père s’arrêta un instant puis reprit la conversation, en ces termes: “ .l'ai jusqu’ici révisé ce que l’Europe et les Etats-Unis ont fait pour sauver la jeunesse de la ruine morale et physique.Voyons maintenant co qui se passe chez nous.Vraiment nous sem-blons complètement étrangers au grand mouvement athlétique que les têtes couronnées d’Europe, que les grands hommes politiques de tous les pays comprennent qu’il faut encourager de pair avec l’instruction publique.“Ouvrez des écoles et vous fermerez des prisons”, se plaît-on à répéter souvent et avec raison! •Te surcnchirai en ajoutant: Bâtissez des gymnases, donnez des terrains de jeux et.vous enlèverez aux hôpitaux T» majorité de leurs clients et.aux prisons le plus grand nombre de leurs jeunes détenus.Nous parlons actuellement de tribunaux pour les jeunes délinquants et l’on ne songe pas aux moyens à pren- En terminant, car je pourrais ajouter’ beaucoup de statistiques à ocs quelques remarques, je vous souhaite ainsi qu’à tous ceux qui sont déjà et demeureront vos dévoués collaborateurs, tout le succès que mérite leur dévouement.Sauvons d’enfance en lui donnant les moyens, de fuir l’oisiveté, de s’éloigner des rendez-vous soi-disant sportifs, des théâtres où le vice est à l'honneur et où les principes les plus sacrés sont tournés en ridicule.Pour enrayer ee fléau ouvrons à.ees début: -ts dans la vie, des théâtres plus moraux, des terrains de jeux, où l’enfant apprendra que pour devenir athlète, et partant de là plus homme, il lui faut mener une vie exemplaire sous tous les rapports.Les priseurs de cocaïne, les fumeurs de mauvais tabac et les ivrognes à peine âgés de quinze ans diminueront dans des proportions très encourageantes pour tous ceux qui travaillent à rendra le peuple meilleur.Los terrains de jeux, les patinoirs en plein air, les bains publics, etc., soumis au contrôle de connaisseurs en matière d’éducation physique et morale de la jeunesse seront de précieux adjuvants aux conseils que notre clergé et nos moralisateurs no cessent de prodiguer à ceux dont ils sont les dirigeants.Le comité de sportsmen dont vous proposez la formation, la commission métropolitaine des Paies et notre conseil de A ille se rencontreront sous peu, je l’espère, pour mettre la première main à l'organisation de cette réforme.Bon succès et persévérance dans l'effort.” Il était quatre heures p.m.et comme nous parlions de sport depuis deux heures, l’ami St-Père changea subitement de conversation et parla de ses dernières attaques de rhumatisme qu’il fera disparaître en faisant du sport actif arec "ses jeunes” dès que les terrains de jeux seront ouverts., Et â 5.30 “Baptiste Canayen” prit Marguerite, les Dr Huffier, les Conber- j congé du rédacteur sportif retenu à la tm, etc., reconnaît que c’est sur les , chambre, en lui souhaitant un prompt "terrains de jeux que l'enfant se trempe j rétablissement et en le remerciant d’a-pour les luttes de la vie.; voir ajouté un coup de clairon aux ap- Lours émules américains, les Jacob pels qui viennent d’être faits pour A.Pies, des Ralph, B.Paine, etc., ont I “rendre le peuple meilleur.” , ., ce ! rident là: toute existence se constitue grand pays ou 1 athlétisme est presque | et se maintient par une lutte et mr , ne .loua que le second violon | une victoire.; Apprenons Jonc la lutte iLmiu: fp vniàiiv’pmont I nnnirpst Hf» In.ixf I^ .t dqns ce mouvement.Los apôfrès de lajpt Je triomphe! protection de l’enfance eurent à lutter! iVnnr.,, -t, ri, i ¦.i outre maints obstacles dans la «pu- pj JJ’ablt.udo ,et k.goût sur olhiue voisine ¦ Es tenams gazomies ou S(, ouent (es \ ois i ne.grands jeux.Oui, si j’avais un dis,J Les "petty jealousies des boss pc de choix qui vint me demander lu Briques vinrent se mettre en travers do • c|cf d’or qui ouvre la vie je \u\ plusieurs propositions très pratiques, j “ Yeux-tu être fort, 'dçvoué.utile' Le peuple favorable a toute méthode moral, sûr.heureux ’» 1 a r ie est une tendant à ramener la vie chez les en-, bute, voilà le premier article de ton aids des districts pauvres et des te-j d(( .vppi,-.(„.l()i dollc .]uU(,r .nements montra les dents, et les po- trem|J0 ta volonté par l’effort rimé Brimons qui retardaient la realisation la victojr0 .majs pi,ls 0] ’ ‘ , du projet, eu se battant autour des ]a victoire, aime le libre d,eut pets de-vin que devaient rapporter la désintéressé de tes facultés et de tes vente de tel ou tel terrain, durent for-, f(),(.CJS ()r („.,a constitue "l’activité cement transporter leurs batteries sur, ch, jeu” comme disent les philoso-autre.champ d.exploitation.Les (plies.Cela c’est le sport.Voilà le secret do la vie.” Renfrew.Lindsay s.Clerghorn Taylor A’air Smith O.Cleghorn li.Rowe Arbitres AYanderers.nolle.Par deux fois, il traverse toute l’équipe dos champions.Heru.toutefois, veille au grain aver un sang-froid admirable et fait arrêté sur arrêté.La partie devient plus rapide et plus Hern ] vive.Ross, Johnson et Taylor surtout attirent Johnston tous les regards par leur jeu maguifi-!*,a.nce a }*n P«u plus favorisé le» \ ie-Glass que.Ou dirait deux météores sur la î°r'l*i niais la défense de* New-Edin-Gardner glace.Finalement, .Smith, Oldie Clegh-Hyhland' orn et Rbwe exécutent une belle com-* Smail lunaison La glare était en bon él.st et la partie fut intéressante, les adversaires étaient en bonne» condition* de jeu et firent de la bonne besogne.Loi New-Edinburgh avaient cependant une ligue bien supérieure aux Victoria.Aussi le résultat de la première demi-heure leur assura 0 points contre uu seul aux A’ic-toria.Dans la seconde demie heure, la PREMT IRE tnrnier.PERIODE A 8 h.45.Brennan doune le signal des hostilités près avoir prodigué aux joueurs de bons et solides conseils.Les Renfrew occupent la partie sud du patinoir et les champions la partie nord.A peine la lutte est elle commencée qu'il se produit une mêléo devant les buts dc Hern qui s’étend de tout son long dans sa cage pour bloquer les coups.Ross débarrasse puis passe à Johnson, qui fait une montée mais il s'arrête devant Sprague Cleghorn qui le bloque habilement et avec succès.Los avants de Renfrew retournent avec, la rondelle sur le terrain ennemi, niais Ross brise leurs élans.Après ces quelques préliminaires, les joueurs entrent dans la lutte pour de bon.Glass et Smaill font une montée combinée, mais Lindsay arrête.Taylor s’empare du caoutchouc, se rend jusqu à la défense des détenteurs de la coupe.11 passe à Smith qui tire à côté des filets.Johnson fait des courses folles mais inutiles.Tl est plus excentrique qu’effectif.Glass est mis dehors pour avoir fait planter le chêne à Sprague Clerg-liorn.Johnson traverse la glace dans toute sa longueur puis tire.Lindsay, toutefois veille au grain.Sprague Clerghorn s’empare de la rondelle, fait une descente.passe à Rowe, ce dernier donne à Oddie Clerghorn qui compte le premier point pour son club, Apres le tire, les Renfrew qui jouent en désespérés bombardent les buts des champions.Hern résiste victorieusement toutefois, Gardner emeve la rondelle à Sprague Clerghorn.Tl déjoue Taylor et prend Lindsay en défaut.Score : Renfrew 1: AYanderers, T.Glass revient prendre sa position.Il fait une course et tire, mais sans succès.Taylor fait une course “électrifiante ’ ’.Il perd à IF s.Johnson puis Ross font chacun de grandes courses.Elles n’aboutissent toutefois à rien.Les deux équipes rivuliseut d'ardeur.Il y a une suite de mêlées mais chaque gardien de buts se défait, victorieusement.Les avants des visiteurs exécutent une jolie combinaison qui fait loger la rondelle dans les filets de Hern, malheureusement l’un des arbitres juge qu’il y a eu hors jeu.A la reprise, Johnson semble retrouver sa forme dos anciens joueurs.Il exécute de jolies passes.Taylor, de son côté, rivalisa d’astuce avec son adversaire de même position.Il déjoue nombre d’attaques dangereuses.La première période se termine les deux équipes étant sur un pied d’égalité et quant aux points et quant à l’habilité.Bien téméraire serait celui qui.à cette phase de la joûte.pourrait dire lequel des deux clubs s’est conduit le mieux.DEUXIEME PERIODE L’état pesant de la glace empêche les équipiers de jouer une partie aussi rapide qu’ils le pourraient.Aussitôt la mise en jeu de la rondelle, les joueurs de chaque parties se jettent dans la lutte avec une ardeur et un entrain extraordinaire.Lindsay est en forme comme jamais.Taylor et Johnson se disputent la.rondelle au grand, plaisir de la foule.Ou dirait deux lions so faisant la lutte.Cleghorn est mis-hors du jeu pour avoir tassé un peu rudement le jeune Uyland.Malgré ee désavantage, Renfrew est loin de perdre du terrain.Johnson s’empare de la rondelle, traverse toute la défense ennemie, mais zut.Lindsay bloque un coup dangereux.Gardner est envoyé à la clôture.Après une mêlée devant les buts de Lindsav, Ross tire et touche Je filet après minutes de jeu.Smaill est envoyé à la clôture pour avoir fait tomber Rowe.Taylor exécute.par deux fois de suite, une belle, descente le long des bandes, mais il n’y a aucun de ses partenaires pour recevoir la rondelle et déjouer Hern.Ce dernier fait aeux où trois beaux arrêtes de suite.Gardner revient sur la glace, puis Smaill.Les équipes se retrouvent au complet.Les “boys” de Geo.Martel manquent trois belles chances de suite.H ne semble pas y avoir d’homogé-nité entre les ailiers de “Cremery-town ’ Les hors jeu sont nombreux.Rosé traverse la glace sur toute sa longueur et vient se butter sur Sprague Clerghorn qui l'envoie rouler sur , „ ., ., „n ., .,a 11 attrappc 3 minutes à la à ( 1 ai fils special au Deboir ) A cette phase, les Wanderers prirent 1» clôture.Taylor s’empare alors du L’Arena était aux quatre-oinquièmes j le dessus et le conservèrent jusqu’à ]a caoutchouc.Il évite d’une façon admi-remplie samedi soir, à l’occasion de la fin.Jrable tous ceux qui s’acharnent à sa joute entre les Wanderers et le Club I Pour la première fois dans l’histoire j suite comme une meute.11 déjoue Ross Renfrew.La joute excitante au posai- j du hockey professionnel, un Canadien|et Johnson tour-à-tour puis loge la rondelle dans le filet de Hern aux applaudissements frénétiques de la foule.Renfrew, 2 ; AYanderers.2.Johnson se retire pour changer do.patins.Rowe se retire aussi pour éga-lisef les chances.Les AV'anderers ont Lu voici un qui comme les Keiehel, les Desgrange, les Tristan Bernard, les Les Wanderers et les Renfrews UNE LUTTE 'CONTESTEE.— BELL E RESISTANCE DES VISITEURS — RESULTAT ; 6 A I EN FAVEUR DES CHAMPIONS.Smith compte pour son club en déjouant, Horn d’une manière habile.Temps : 3 minutes, Renfrew, 3; AYanderers, 3.La période se termine au moment où Smaill est envoyé à la clôture pour avoir malmené Sprague Cleghorn.Le score est égal de part et d’a-tre: aucune des équipes ne s’est ev oie montrée supérieure, à l’autre.C’est la lutte pour la suprématie, à mort, qui commence entre les deux équipes.Laquelle des deux vaincra?C’est ce que nous saurons peut-être dans quelques minutes.Jusqu’ici chacune a bataillé fermement et avec, apparemment du moins, le même avantage.!» il y a une palme à accorder jus qu a cette phase de la joute, nous pencherons en faveur des visiteurs.A la reprise du jeu, Johnson et Tailor se mettent en évidence.Smith est envoyé à la clôture.Les buts de Lindsay sont menacés par deux fois.Taylor s empare de la rondelle, fait une descente vertigineuse et passe à Smith qui compte pour les visiteurs après une minute de jeu.Renfrew, t ; Wanderers, 3.Pendant une mêlée en face des buts de Ljndsay, Glass s’empare dc la rondelle qui lui tombe dans la main.Il la tire dans les filets toujours avec sa main.11 y a une longue discussion, mais ! umpire qui u’a rien vu, quand toute la foule a remarqué ce fait, accorde le point malgré les protestations des Beurriers.Renfrew, I ; Wanderers, 4.Eu partie reprend avec plus d’acharnement que jamais.Il reste encore 15 minutes de jeu.Les buts de Lindsay subissent un bombardement en règle.Lindsav ne peut résister ù l'avalanche de coups qu’il a à bloquer._ Smaill le prend en défaut au bout de .) minutes, après avoir reçu la rondelle de Hyland.Renfrew, 4 : Wanderers.5.Le jeu redouble d’ardeur et de rapidité.Glass est mis à la clôture.Sprague, Cleghorn, puis Taylor le suivent ” de près.Les Wanderers travaillent vigou reusement pour profiter de eet avantage momentané.Leurs chances sont considérablement amoindries toutefois, car Johnson est envoya à la clôture pour 5 mins., Smith aussi.Plus qu’une minute seulement.Hyland.Gardner et Glass font uu travail h.3d.Fever do la lune; 1 h.#3m ; coucher: 10 h.30m.lïan dernier: Ouverture du nouveau Parlement anglais.TEMPERATURE BulTetln d'après i« tKermomètre da tfearu & Harrlscn, 10-12 rua Notre Dame Est.&.ds MESLE.Gérant.Aujourd’hui maximum .JO Même data l'an dernier.Hu Aujourd'hui minimum .O Même date l'an dernier.10 IJAHOMETHK : S il.matin: 30.15.Il h.matin; 30.12.Midi: 30.10.LE TEMPS QU’IL FERA il Nuageux avec neige.Ingénieur en chef Ottawa, 20.— La Gazette du Canada annonce que M.L.IJ.Sherwood, annonce que M.L.!’¦ Sherwood, iningénieur de Peterboro, a subi avec succès les eüftmens qui le rendent éligible à la position d’ingénieur en chef :Ju ministère des chemins do fer et ca-naux.Le patriote Pierre Grenier M.Vital Grenier, qui fut écbevin de Montréal depuis 1887 jusqu’en 1893, nous prie d’ajouter à la liste des Patriotes do 37-38 le nom de son père, Pierre Grenier, l'un des Kils de la Liberté”, arrêté à cette époque.UNE LETTRE DE M.DAVID Nous publierons demain une lettre do >1.le sénateur David au sujet de son livre sur les ‘‘Patriotes do 1837.” Allez le dire à Rome Québec, 20.— Plusieurs politiciens libéraux se sont réunis hier après-midi au Frontenac, sans doute pour discuter la situation faite à une certaine presse ministérielle de Québec, par la lettre pastorale de S.G.Mgr Dégin.Il y avait là de gros personnages et surtout les journalistes intéressés.Que.s’est-il passé dans ce conciliabule,nous l’ignorons, mais il est rumeur ce.malin qu'un ministre provincial doit bientôt partir pour Rome.-1- Mariage privé à la Cathédrale AI.Albert Lavoie conduisait, ce matin, h l’autel, Mlle Yvonne Bruchési, nièce de Sa Grandeur Monseigneur l'Archevêque do Montréal.Mademoiselle Bruchési était accompagnée de son frère Denis et M.La-voe, d’Ottawa, ac,c.ompagnati ison fils.La cérémonie religieuse fut célébrée à 7 heures 1-2 dans une des chapelles privées de la cathédrale.Seule la famille et quelques intimes furent invités.M .et Mme Albert Lavoie out pris le train immédiatement après la cérémonie nuptiale, en route pour Toronto, Hamilton, Niagara ete.Notons, parmi les personnes présentes: M.et Mme Charles Bruchési; M.(T Mme Alphonse Bélalr, de Saint-Eustache; M.et Mlle B.Duc!os; M.et Mme Tancrède Marsil; M.Léo Lavoie, d’Ottawa; M.A.Leduc; Mme Letoudal; Mlle Leboeuf; M.Gust.Bilan', Mme Benoit; Mlle Larose, Mme Savage, Mlle Oécilo Poitevin, MM.L.Mathieu, J.Langlois, E.Dubê et 11.Hurtubise; Mlle Mousseau, Mlles A.Gagnon et Saiut-Amour.NAISSANCES A HUH AM BAU LT.— A Montréal, le 17 février 1911, nu No 21, rue Notre-Ihune-de-Lourdes, l'épouse de M.A.Archambault, do la, maison liangerfield, un lils, baptisé Joseph-Louis-Camille.Parrain et marraine, M.et Aime Louis K.Archambault, oncle et tante do reniant.IV AMOUR.—En cotte ville, le 18 février, rhez M.A.HigaoueUe, négociant do la rue Rachel, l'épouse de M.Ivnnboé D'Amour, de la maison Hudon & Hébert, un hls.Parrain et marraine: M.et Mme A.D'Amours, de Cornwall grands-parents le l'enfant.DECES A MONTREAL Jeanne, L a., onf.de Camille HRUNF.L-DK.commerçant, rue Ontario, 885 Est ; lîmilien TA1LLF.FKR, 52 a., pompier, r.Cartier, 1011 ; Joseph Ouellette.18 ans, ils de Dieudonné Ol ELLliTTK, plâtrier, •.Wolfe.175: Michel BOURBONNAIS.>3 a., boucher, r.Ryde, 5U : Card.1 a., >nf.d'Antoine DLPLANTIS.charretier, r, William, 471 ; Klie LABEL!.K.01 a., lournaller.r.Sninte-Emilie, 511; Ane- ; taise Ladrière.59 a., femme do Joseph ! DINCHEREAU.„oulangor, r.Cartier, BS3 : Marcel, 5 a., cnf.d'Henri CRU-llHOMME, charretier, r.Crawford, 2 ; Napoléon VALIQI'KTTG.Il a., coula-1 rier, r.Dorion, 1078; Israël H Alt AND, ?5 a., rentier, r.Roy.109 ; Hannah, 0 s, , ouf.de Patrick U Y AN.épicier, rue I Montmorency, 15 : Henri COURTEAU, 18 n., cordonnier, r.Lnsalle, 375; Hé-! lia, 3 a., cnf.de Jos.BUREAU, maclii-1 niste, r.Ontario, 1181 Est; Roy, 51 a., femme do Henri îliarretler, r.Sanguinet, 137: ni., enf.do Zotique CHARLAND, contre niailre, r.Sainte-Elisabeth, 105 ; Camille, 1 m.enf.de Donat DKSGENTS, journalier, r.Rose de Lima, 53 ; Léopold, 1 n.enf.d’Arthur MARTE!, charretier, r.Bishop.27 ; Zoé Beauraire, ' 70 n., femme do Fabien DAVID, tailleur de pierre.Bon], St-Lnurent, 1753; Anne Prévost.25 a., femme d'Armand BE-1 t, ANGER, r.Waverley, 2208 : Emma Grenier, 57 ans, femme de William THOMPSON, journalier.r.Atwater,1 178; Diane, 5 a., enf.de îtoch DES!-: LETS, pharmacien, r.Champlain, 350 : Toronto, 20, (Service spécial.).— j M.Monk, député, de Jacques-Cartier, a prononcé ce midi, devant le '‘Canadian Club”, un important discours m-litique.Je vous envoie la substance.M.Monk sera ce soir l’hôte d’un groupe d’étudiants de iTniversité de Toronto.‘ L’aimable invitation du Toronto Canadian Club m’a fuit plaisir, a doue dit M.Monk, et je suis heureux de me trouver avec vous aujourd’hui.Depuis que je suis dans la politique, j’ai maintes fois visité cette cité hospitalière ; bien que j’aie parcouru le Canada dans toutes les directions, je n’ai été accueilli nulle part avec plus de cordialité et d’entrain qu’ici même et chez le peuple de cette province.Il y a une année à peu près, j’ai pensé que ees bonnes relations allaient cesser, quand je fus obligé, sur des questions d'importance majeure, de prendre une attitude que l’on a systématiquement dénaturée eq certains milieux, avec l’ospoir de ruiner dans voire estime ceux de nous qui, dans la province de Québec se sont opposés à la création d’une marine de guerre.Les dénigrements dont j’ai eu connaissance furent si répandus, ils étaient si faux et malicieux, on leur donna une si large publicité, la calomnie fut si habilement organisée que j’ai dû croire au succès complet de nos détracteurs et à lu perte, pour nous, de notre bonne renommée.Je vous l’avoue, je n’arrivai pas sans regret à cette conviction et je fus ravi de constatèr que la ville de Tononto ne m’était pas encore interdite.Je sais bien.Messieurs, combien est court le temps alloué pour ces déjeuners auxquels nos nombreuses occupations no vous permettent que de venir en passant.C’est un arrêt momentané pour vous, au milieu d’une journée consacrée aux affaires, afin de donner une pensée aux choses de notre pays.Aussi, je ne, voudrais pas empiéter sur voire temps fixé pour ces réunions qui font, je le sais, tant de bien.Mais comment utiliser ces quelques minutes qu’on nous donne dans les circonstancesC’est là un difficile pro-hlcmo.J'y ai bien pensé, soyez-en sûrs ! Je n’aimo pas discourir sur mon humilie personne, d'une part, mais je tiens à.me réintégrer dans votre estime, d'autre part.Voilà mon embarras.J’ai décidé que le mieux serait de vous faire ma confession, de vous donner un credo, une profession de foi, de principes politiques très résumée et abrégée sur les questions que nous avons tant, discutées dans ma province, au cours do cinquante assemblées publiques pendant l’été dernier.Ceci me permettrait do vous faire connaître lu vérité sur nos faits et gestes, vous pourriez nous juger en connaissance de cause au lieu des rapports mensongers et perfides dont on a dû vous abreuver.Cette profession de foi devra vous ufîire pour le moment : je suis que vous allez lu peser mûrement, avec indulgence et j’oso espérer que si noua ne tombons pus d'accord, j’aurai pu au moins regagner votre estime à laquelle je tiens.lo—CONTRE LE NOUVEL fV"ERTA-1.1 SME Je commence par vous dire que j'appartiens à l’école de ceux qui non seulement désirent le maintien du lien britannique, et de l’autorité de la Couronne dans notre pays, mais qui entrevoient une expansion et un développement de l’empire au-delà des rêves du passé, mais sans la moindre diminution do l’autonomie locale et de cette pleine mesure de “self-government ”, que les hommes d’état Anglais avaient adoptée pendant le 19e siècle comme base do leur politique coloniale.Cette politique, administrée avec sagesse a eu, pour résultats, le contentement, une prospérité sans égale, une égalité pratique de droits pour tous les sujets.On n’entend pas do plain-(os.Tout le monde semble satisfait.Nous semblons être sur la voie d’un grand progrès matériel : bientôt l'Empire constituera un groupe de puissantes nations, sur un pied d'égalité, réunies par dos intérêts communs, régies par des institutions politiques similaires, sous la.même Couronne, sans friction, sans inégalités.Aucun changement radical, aucune concentration, aucune centralisation ne sauraient améliorer cet état de choses.S’il y avait à innover, à changer, c’est plutôt vers une plus large mesure d’autonomie qu’il nous faudrait graviter.Cos innovations se feront d’olles-mê-mos suivant les nécessités et à l’heure voulue, de même que l’évolution de la constitution anglaise elle-même dont la croissance lente et graduelle ressemble à celle d’un organisme vivant.2o — LES PROJETS DE M.BKRI.AIN NE NOUS ENTHOUSIASMENT PAS 1AM- II y a bien des gens, dans notre Province qui n’acceptent pas la doctrine, qui se relie nu nom de oot éminent politique, le Très Honorable Joseph Chamberlain.L’empire n’est pas dans une condition mauvaise et embarrassée, son organisation actuelle ne requiert pas des Alphonsinc j changements de nature générale et ra-dicalo.Nous condamnons sans réserve les propositions suivantes : (a) Un système commercial qui res-treindrait les échanges aux limites mêmes de l’Empire, une sorte de zoll-verein ou union fiscale, dont l’effet serait de rétablir, sous une forme nouvelle, les anciennes entraves à la liberté commerciale avec les conséquences asservissantes et désastreuses qui en furent la suite aux jours d’antan ; (bl La nouvelle concentration mili- Kdouard GHAPUT, 38 A., boucher, rue j taire et navale do toutes les parties Champlain, 332; Anna Chevalier, 22 a., 1 or; j- InnnelL U rule de Vlerre CHEVALIER, charpentier, “' 1 Empire, «J vertu do laquelle la r.Chambord, 17; Antoine, 1 m., onf.rie defense de 1 Lmpiro, sa politique Edouard ROY.électricien.r.Lu hollo, étrangère ou extérieure, sa diplomatie, 1805 ; Mfdlna Lamarche, 50 a., femme r ' ' ' d’Aleynndro PARADIS, aiirullleur.rue r.- .- nailer, r.Milton, dit ; Gérard, l a., ont.seraient fies matières contrôlées par do Félix uHAMi’AfjNE, houiaimor, Avo.„n pouvoir ou gouvernement central à western, 5175; Mélina Rlam, 17 ans, ., .i- j femme de Jacques MELAXÇON.r.Hou- 1 exclusion des grandes dépendances ville, 52 ; Gérard.1 a., onf.d'Alexis COTE, opérateur, r.Sanguine!.1187 Agnès Poulin, 45 a., femme de Nnznirc GAUVIN, Journalier, r.Beaudoin, 138 ses alliances, ses traités, ses relations U zwiNt.VMim* «3 J /wiYit l’it-i, ruo t i • 1 -.Al Clarke, 11 (H ; Polydore huopki u.jour- avec les nations, la guerre et la paix, nailer, r.Milton, dit : Gérard, t a., enf.seraient fies matières contrôlées par autonomes d’outremer, ou.pour résumer notre conception fie l’état politi- ._.que que l’on projette, une situation Paul," 7 m'.cnf.ri’Édmond G VILUKiÏt, j où les grandes questions vitales qui conducteur de tramways, r.Hunt ley, 821 ; i nous concernent seraient décidées et nAPm/T "o«rnnller“"V.Thartemnff,',e, a£ vil1éw 'mr U" ^ ou i- flaroline Normandie, 40 a., femme ri'K-tlounrrt MERCIER, journalier, Ulviére-dcs-Envios.Imprimés à Vendre On peut se procurer à l'administration du “ DEVOIR ” des baux et des affiches de toutes fortes.net ehoisi par l’électorat des Iles Britanniques seul laissant ainsi les sujets du la Couronne vivant dans les dépendances de l'Emniro flans une condition évidente d'infériorité qui no tarderait pas à provoquer le mécontentement.Un pareil système ne satisferait jamais des groupes anglo-saxons accoutumés à des institutions démocratiques.L’unité impériale en souffrirait ; on verrait surgir des griefs sans nombre.(e) comme cotfséquence ultime et néfossuiro du système unifiant,- un .parlement ou corps législatif impérial, pour la réglementation des questions commerciales ainsi que la décision des matières attribuées à l’Autorité Centrale, assemblée générale où notre représentation serait infime et insignifiante.3o—UNE PLUS LARGE AUTONOMIE D’après nous plus on étendra aux grandes dépendances britanniques une large mesure d'autonomie, plus ces dépendances se feront fortes et prospères; plus elles maintiendront avec satisfaction le lieu qui leur a permis de grandir.Augmentez, multipliez les responsabilités de ees peuples jeunes et vigoureux, ils répondront généreusement à la confiance octroyée.L’Empire britannique ne saurait trouver d’appui durable sur les bases glissantes et changeantes des intérêts commerciaux.Un mouvement centralisateur ne peut que l’affaiblir.Le lien fort et véritable, c’est le sentiment, la liberté des institutions politiques harmonieuses, pas de restrictions gênantes, mais une association de la plus libérale envergure sous un sceptre commun.4 Laissons la défense de chaque partie de l’Empire suivant les traditions du passé.Nous maintenons que la défense devrait être laissée aux soins de chacune des nations affiliées sous le drapeau.A chacune de pourvoir à sa protection suivant les besoins locaux, les exigences de sa situation particulière, ses circonstane.es, ses ressources et la dictée d’inspirations que lui souffleront son génie, son voisinage, sa place dans le monde.5o Ce que nous avons à faire au Canada.Les intérêts réels do l’Empire, nos intérêts évidents exigent de.nous le développement immédiat do toutes nos ressources.A cette fin de suprême importance, nous devons (a) dépenser de vastes sommes d'argent pour l’exécution de travaux publics urgents d’un caractère national et éviter le militarisme qui ravage, comme un fléau destructeur, les peuples de la vieille Europe; (b) Nous constituer en peuple uni et sauvegarder jalousement nos institutions; (c) Faire naître et grandir un vil' et robuste sentiment canadien; (d) Assurer à notre peuple la meilleure éducation possible, une instruction solide et, pour cela, pourvoir toutes les facilités et toutes les libertés.Au-dessus de tout, assurons-nous comme on l’a fait en Angleterre; de l’éducation morale et religieuse delà jeunesse et maintenons comme chose sacrée le droit naturel au père de famille do diriger l’éducation do l’enfant.6o Notre constitution doit être pour nous une arche d’alliance.Les droits garantis aux minorités par la constitution, entourons-les de notre respect, sans égard à nos opinions individuelles.C'est à ce prix que nous serons un peuple fort et content.* * * Les opinions, Messieurs, que je viens do vous exposer si brièvement sont les opinions d’un grand nombre d’entre nous dans ma province natale, mais nous savons aussi respecter les opinions de nos compatriotes d’ailleurs.Nous nous considérons loyaux sujets de la Couronne Britannique.Un changement dans les rapports internes de l’Empire Britannique ouvre à la discussion un ohanrp très étendu; il taut s’attendre à voir surgir bien des opinio- diverses.Il s’élève des divergences qui ne se peuvent trancher qu’à la faveur d’une pleine et libre discussion.L’on ne saurait flétrir mime déloyaux et abreuver d’avanies ceux qui refusent d’accepter d’emblée les dogmes politiques d’une école nouvelle et intolérante, niant aux autres le droit do penser et de parler, sans violer les principes fondamentaux de liberté à l’ombre desquels nous sommes nés et nous avons grandi.Lorsque nous protestâmes contre ce Pl'°jet hatif et ridicule d’une marine de guerre que l’on voulait imposer, sans avis, à notre peuple.n’avons-nous pas déclaré, dès l’abord, que nous restions sujets fidèles du Roi et que nous accepterions sans murmurer, la décision de la majorité du Canada 7 Cette ligne de conduite '‘ait juste et convenable.Par là nous prouvions que nous avions conscience do nos devoirs, mais aussi de nos droits et des privilèges inestimables qui s’attachent au citoyen Britannique et sans lesquels l’Empire même n’aurait jamais fleuri.Dans cos circonstances l’invective et l’insulte sout.il me semble, un honneur et une distinction.J’affirme que les hommes .i ont di vigé ce mouvement n’ont été mus par aucun motif bas ou vil, ils n’avaient aucun sentiment de mécontentement à l’égard de no' " ' politique, ils ne songeaient pas à leur intérêt personnel; ils voulaient le bien du pays et le triomphe de la justice.Il se peut bien nie dans la chaleur des discussions et l’ardeur des pas siens politiques, des paroles aient été proférées qui, prises isolement, sembleraient dépasser un peu les limites du programme q je viens d’esquisser.Ces faits, s'ils se sont produits, ont été singulièrement rares.Qu'importent-ils, du reste, à côté des déclara tiens authentiques faites à maintes re prises î J’ai foi.messieurs, que nos opinions dans Québec, sur ees graves questions qui nous affectent tous.wnsées franchement au peuple de cette grande Provinc-, — la Province Soeur qui a jeté, avec la nôtre, les bases de notre jeune confédération, ne manqueront pas de recevoir votre bienveillante considération.Malgré tout ce qui s’est passé, je constate que votre accueil à mon égard est- le même qu’il a toujours été.L’hospitalité de la.Cité Reine ne varie pas.Quoiqu'il arrive je vous laisse toujours avec le même serrement do coeur peur regagner Otto- et reprendre l’étude de l'important problème national qui absorbe en ce moment toute notre attention.Deux démissions Commis-voyageurs taxés Londres, 20.— L’Association dos Chambres de Commerce Anglaises a protesté auprès du département dos Colonies contre In taxe imposée par lit Colombie Britannique, aux voyageurs de commerce.A la suite de ootte mesure un grand nombre de maisons anglaises.ont rossé d’envoyer des repré* snn-tanès dans l’Ouest Canadien.On s'attend ù ce que le Conseil privé intervienne.Ottawa, £0.— On annonce au ministère de la milice, qu’il a plu à Sir Frederick Bordcn, et à soi conseil, d’accorder au major A.H.Anderson, et au capitaine Prideaux, la permission de démissionner de leurs positions aux magasins militaires.C’est là une conséquence de l’explosion d’un petit abus, survenu il y a quelque tempts aux magasins militaires, alors que le sergent Rennard perdit la vue.bir Frederick Borden avait songé un moment à faire fusiller les deux militaires qui viennent de démissionner, mais il s’est laissé toucher par les supplications des deux officiers.L honorable M.Brodeur a demandé au ministre do la milice de ne pus envoyer les militaires “ ad patres”, attendu qu’il va leur o„rir une position à bord du “Nlohe”, où ils pourront donner des cours sur l’explosion des obus, et leur manipulation.Une visite chez les Soeurs des Pauvres PLUSIEURS REPRESENTANTS DES CONFERENCES SAINT-VINCENT DE PAUL VONT PORTER LA JOIE CHEZ LES PAUVRES D’UNE INSTITUTION.Iles représentants des 27 conférences de lu Société Saint-Vincent de l’aul se sont réunis hier chez les petites Soeurs des Pauvres, ruo des Seigneurs.Il y eut là une fête dont les pensionnaires de l’institution se souviendront longtemps.M.M.J.A.Prendergast, président général des conférences, prononça un charmant discours.Le chanoine Le-Bailleur dit aussi quelques mots très touchants.M.Edgar ïrugcoa répondit non moins bien aux deux orateurs.Puis on fit la distribution de gâteaux bonbons, tabac, pipes, etc.A l’issue de la petite fête, les délégués adoptèrent la résolution suivante: A Messieurs les Commissaires de la Cité de Montréal.Les vingt-sept conférences de la Société Saint-Vincent de Paul, en visite à l’institution dos Petites-Soeurs des Pauvres; Après avoir donné aux vieillards assistés dans cette maison de charité chrétienne, la sympathie de leurs coeurs et l’aumône de leurs bourses, supplient les commissaires de la Lite de Montréal d’accorder à cette maison, qui donne tout aux cl'shérites de la terre, et n’a.aucun moyen de subsistance, le bénéfice de l’exemption de la taxe d’eau.Signé à Montréal le 19 février 1911, M.J.A.PRENDERGAST, Président Général, et plus do 500 autres signatures.Mort du Rév.Dr À.J.Mowatt CE PASTEUR MEURT AU MOMENT OU IL S’APPRETAIT a PRONON-CER LE SERMON HIER SOIE.Un très pénible incident s’est produit à l’église presbytérienne Erslrine hier soir.Le Rév.Dr A.J.Mowatt, pasteur de l’église, se préparait à prononcer un sermon lorsqu'il fut frappé par la mort.On imagine la sensation créée par cet événement.Lo Rév.Mowatt était très faible depui- quelque temps et ses médecins lui avaient recommandé de garder la chambre.Malgré cet avis il persista à se rendre au temple hier et c’est là qu’une syncope l’emporta.Il devait parler sur ‘‘la vision du Christ ’ ’ et avait pris pour texte de sou sermon: ‘‘Lorsque je Le vis, je tombai à scs pieds comme mort”.Le rapport étrange entre ce sujet de discours et le sort du pasteur a profondément ému l’auditoire.ajo Rév.Andrew Mowatt naquit à Woodstock, N.-B., le 11 février I838.Pourquoi ?Le “Pays" sc plaint du rapport favorable j Pen’s Ltd.60 50 Dora.Park.“ pfd.89 88! Dom.T C .68 67 Porto Rico 56 55 “ pfd.10 î 100 Québec Ry 60i 60 D.S.S.& A.15* Hj R.& O.N.C.105 104 \ “ pfd.Rio Jan.L.108* 108J DukSup.m 80 Sao Paulo.160 H.Klec.Ry 143 142 SH.W.& ]>.HH UH 108 “ pfd.111.Trac.pd 95 93 Tor.Ry .128 1272 lu.C.Corn.55 Tri.City pf “ pfd.» .• Twin City.iio 103J lut.C.& C.W.India.L.of.Wd.C.i:«i 137* Winn.Rjr.190 “ pfd.1?5 Wind Ht’l.150 i‘47 BOURSE DE NEW-YORK MM.BRUNEAU «s DUPUIS, cour-tiers, 4 rue de l’Hôpitil, nous fournissent le rapport suivant; Valeurs.Ouv.12.33 ' Valeurs.ÎH bn !( Sir Lomer Gouin n’ira pas à Ottawa Ottawa, 20.— Sir Lomer a informé l’archevêché d’Ottawa, qu’il ne pourra assister à l’intronisation de Mgr Gauthier.Les sommités fédérales qui y prendront part sout Sir Wilfrid, l’honorable M.Brodeur et l’honorable M.Lemieux.CRIMINELLEMENT RESPONSABLE A l’issue de l’enquête tenue ce matin, par le Coroner, sur la mort de Mme Waterhouse, qui a succombé' ci'x blessures que lui infligea son maii.Vs Jurés ont rendu un verdict décltraut Thomas Waterhouse criminellement responsable de ce décès.Les témoins ont répété ce que nous rapportions ici même, jeudi rWnier Le bâton de baseball qui a servi au meurtrier et un drap tout taché de sang ont été déposés comme pièces à conviction.Le fils et la fille de l’inculpé ont déclaré que leur père ne Jouissait pas de ses facultés mentales et que le Dr Lamie avait même dit, on octobre dernier, qu'il faudrait le faire interner dans un asile.Depuis, Waterhouse fit un voyage chez des parents, à Kingston, et son état semblait amélioré.C'est en pleurant que le malheureux a été s.iaré de ses enfants pour être amené devant le Magistrat, où il a protesté de son Innocence.L’instruction Judiciaire est fixée â huitaine.Waterhouse ira ensuite devant la Cour d'Assises.Am.Bt Sg.••R 46 K.C.Sov.1 Amal.C.xd 64 j 61} Kan.& T.Ci 3*3 3*3 Am.A.L.c.Loti.& N.“ Prf-A.Sg.R.Co Miss.Pac.58* 58 M.S.P.& s.142* 1*2} A.S.&R.Co ;si 79 “ prf.Am.Car.F.56 56 |N.Y.C.& H m» i i i j» Am.S.V.Co .Erie R.I.p.321 Am.Wooll.“ “ii.p 51 51 Ana.Mu.C.39* .19* N.Y.O.& W 42 J *-i Ah.T.&S.F UIHj UIHj North.Pac.! 1275 127} Bethleha.S N.& W.cra Balt.&Ohi.iô&i ÎÔ5i Pac.Mail.“ prf.Penn, R.R.127* 127} 351 B.R.T 78* 18» P'd.R.cora.36* Cen.Lcath • 31* 3H IP.Gas 106 106* CM.P Pliila.& R.1581 02 1594 Can.Pac.Ch.Gt.W.Ches.&Ohi 2121- 2Ü5 Rock Isld.Ry.S.S 32} 351 85} RJ &S.cm.C.&Al.Cra.R.I & S.prf C.ft N.W.S.Ry.,com.¦' prf.28} 28 C.M.& S.-P l'ilij 126* C.S Pou.Pac.iiôi * 11*3 C.G.N.Y.iit i-iij Sloss S.Col.F.ik !.m 3*1 Texas Pac.C.P Toledo R.“ prf.Twin City.1U.8: W.U.S.S.coin S0| 8 U Del.Hud “ prf.D.& R.G.33* 83* U.S.R.corn **} 45i “ Prf- “ prf.D.Sec 33» 35} Un.P.coin.i78J 179 J 1>.S S.8: At ‘‘ prf.“ prf.Wabash .G.N.R.prf.12JJ i'-jf “ pif 38} 37 Gen.Elec.W.Un.Tel.I.C.Coin.Wis.C :m.j luterboro.19* 19» H.R H8j l!7* “ Prf.111.Cent 54 54 i’.Inter P » LA BOURSE DES MINES Les dernières cotations fournies ai "Devoir” par J.W.Michaud, 20ü ru» S.-Jacques.ELLE DÉFEND SON HONNEUR Ottawa, 20.— Vendredi dernier, Mme Lanoix, de Moutcerf, a repoussé à coups do fusil un nommé André Lachapelle qui persistait depuis longtemps à vouloir pénétrer dans la maison Lanoix, la nuit.Lachapelle est mourant ayant reçu en plein ventre la décharge du fusil.Mme Lanoix s’est livrée à la police et n’a pas même ôté conduite en prison.Ella devra toutefois corn paraître devant le magistrat de Hull, cette semaine.Lachapelle n’a au U sympathie de .la population.NOM.Y a- ! leurs.| Offre.De- mande $1.00 1.00 leaver 39 f 40 Black MinesCon l.OOi 2* Pritish-American 1.00 h !*} 2> Chair befn-lerland 1.00 15 Cobalt Central 1.00 7* 84 Cobalt I.nkt* 1.00! 1.00! 19} 29* Coniagas City oi Cobalt.Crow Reserve 6.00 7.00 7.25 1.00 18 IS* 1.00 270 271 Dr.Reddick Com 1.00 1.00 2 3 Everett Pake 1 .(H) • • -1 -.» Farah 1.00 Flovd 1.00: •> 3 I'o.ter UK) 6 7 Gifford.2 1 Gowfjuuda King 1.00 Green Meehan 1.00 u •> Hyland 1.00 Kerr Take 6.U0 8.Ù5 7.10 I.a Rose 6.001 4.95 4.98 1 Little Nipissiug 1.00; 31 \.cKiii.Lar.-snv* Mout.Red.binel l.'JO: 6.UU 176 I75J “ “ “ I'fd 6.00 Nancy Helen l.uu •> r Nipis'»iii£ 6.00 HJ lu Nova .'.cotin 1 .Dr 17 18, Ophtr.l.uo 3 L'O Otisse 1.01.l •» O lisse Currie l.uu Peterson Lake 1 .00 15 ir>i Rochester.1.00 * V Koss .Hillard 1.00 Silver Alliance l.uu Silver hat i .oo silver Leaf l.uu •, 6 stiver Queen 1.03 4 iemiska .inj; t.OJ Mi 109 Tret lube way l.uu 108 Union I'U-.Cobalt POO
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