Le devoir, 9 mai 1984, Page(s) complémentaire(s)
/ < ^iuitxonomie.ituLie.nm ou£it \ut J^uxicx ^ I lontxù^L ' 0/4^-:?zy -9j/"/ Vol.LXXV No 108 Averses et vents modérés Max : 12 (détail page 6) Montréal, mercredi 9 mai 1984 Côte-Nord.Abitibi à Gaspesie 46 cents.^CKITC Nouveau-Brunswick: 50 cents: iles-de-la-Madeteine 90 cents 4D I O Un jeune caporal tue trois personnes et en blesse 13 autres à l’Assemblée nationale GILLES LESAGE QUÉBEC — Trois personnes ont été tuées et 13 autres ont été bles-¦sées, certaines grièvement, dans la fusillade survenue au milieu de la matinée d’hier à l’Hôtel du Parlement, à Québec, La plupart sont des employées de l’Assemblée nationale.Commencé quelques minutes avant 10 h, le drame sanglant ne s’est terminé que vers 14 h 15 avec la reddition d’un jeune membre des Forces armées canadiennes, Denis Lortie, âgé de 25 ans, stationné à la base de Carp, près d’Ottawa.Les victimes de la fusillade à la mitraillette sont MM.Camille Lepage, 54 ans, Georges Boyer, 59 ans et Roger Lefrançois, 57 ans.Les blessés sont M mes J acynthe Richard, Hélène Savary, Lise Dal-laire, et MM.Laval Tremblay, Gaétan G ingras, Laurent Rodrigue, Denis Samson, Réjean Dionne, Mauril Roy, Michel Rhéaume, Gilles Cou-lombe, Jean-Olivier Blanche! et Yves Gaboury.Durant plusieurs minutes, après son entrée par la porte latérale du Parlement, l’homme de forte stature, vêtu d’un costume de commando et armé jusqu’aux dents, a Le sergent d’armes de l’Assemblée nationale, M.René Jalbert, sort de l'Assemblée, accompagné de deux policiers.Sans son intervention rapide, le tragique bilan aurait sans doute été beaucoup plus lourd.(Photolaser CP) AU SOMMAIRE '-i ¦ Non à l’ordinateur unique Contestant la politique québécoise d’achat des microordinateurs scolaires, le Conseil supérieur de l’Éducation a demandé hier qu’on mette au rancart l’idée d’un ordinateur unique et qu’on mise plutôt sur la diversité des appareils et la concurrence entre manufacturiers.Page 4 Vioience à Panama Quatre personnes ont été tuées et une trentaine d’autres blessées à Panama au cours d’une attaque contre le centre où se déroule le dépouillement du scrutin des élections présidentielles de dimanche.Aucun résultat officiel n’est encore disponible, le dépouillement des votes ayant été suspendu pendant plusieurs heures lundi soir et mardi.Page 5 Hausse des taux préférentiels Après la remontée du taux d’escompte de la Banque du Canada la semaine dernière, les banques canadiennes n’ont pu résister à la hausse des taux préférentiels aux États-Unis, hier, et ont suivi le mouvement.Ét après les banquiers, les politiciens ont réagi à leur tour.Page 13 La dette des pays pauvres: $700 milliards Les ministres des Finances du Mexique, de l’Argentine et du Brésil se réunissaient hier dans leur capitale respective afin d évaluer leur situation financière à la lumière de la hausse du taux préférentiel de la Chase Manhattan.Page 17 semé la terreur, tirant à gauche et à droite sur son passage jusqu’au Salon bleu ; là, le sergent d’armes, M.René Jalbert, dont tout le monde loue le sang-froid, a réussi à calmer le forcené, a discuter avec lui et à le convaincre de se rendre, sans autre carnage, quatre heures plus tard.Mais l’Hôtel du Parlement est resté bouclé pour le reste de la journée.Vers 9 h 25, l’homme, voyageant en auto immatriculée en Ontario, se présente au poste de radio CJRP, à Sillery, et remet à une recherchiste de l’animateur André Arthur une enveloppe portant la mention: ne pas ouvrir avant 10 heures.En raison de son accoutrement bizarre et de son allure suspecte, l’on passe outre et, après quelques minutes d’écoute d’un enre^trement que l’animateur qualifie lui-même de « délirant », l’on avertit la police locale.Mais il est déjà trop tard.L’homme a eu le temps de se rendre à la Citadelle et de tirer des coups de feu en direction d’un groupe de touristes; aucun n’est atteint.Il se dirige ensuite vers le Parlement, situé à quelques centaines de pieds de là, stationne son auto du côté sud, près Voir page 12: Caporal Des agents de la Sûreté du Québec armés jusqu’aux dents ont pris d’assaut l’édifice de l’Assemblée nationale hier, après que les premiers coups de feu y eurent été tirés par dément, offrant une scène qui n’était pas sans rappeler Octobre 1970.(Photolaser CP) Le bilan aurait pu être plus lourd MARIE-AGNÈS THELLIER QUÉBEC — De l’avis des employés de l’Assemblée nationale qui se sont trouvés face à face avec Denis Lortie, l’individu armé d’une mitraillette qui a tiré hier à l’intérieur de l’Assemblée nationale, le sang-froid du sergent d’armes, M.René Jalbert, a permis que le bilan des morts et des blessés ne soit encore plus lourd.«Chapeau à M.Jalbert: il a réussi à le calmer», a déclaré un témoin privilégié: une femme cameraman des débats télévisés de l’Assemblée nationale, Mme Johanne Tanguay, qui, grâce à une caméra télécommandée, a filmé pendant une vingtaine de minutes la scène se déroulant dans le Salon bleu, autour du siège du président de l’Assemblée nationale, occupé alors par l’homme, qui venait de tirer.Pendant que le forcené faisait feu, M.Jalbert s’est avancé bien calmement vers lui avant de lui serrer la main et lui offrir une cigarette.Les deux hommes ont commencé à parlementer.« Je l’ai vu dans mon objectif, j’ai remarqué son habit, du type armée.Il s’est mis immédiatement à tirer de tous bords tous cotés avec une mitraillette.Puis, il s’est assis sur le siège du président de l’Assemblée nationale; en plus de sa mitraUlettte, il portait un revolver en bandouil-lière.Il changeait d’armes mais le plus souvent, il avait la mitraillette en mains, » a raconté le témoin à la Presse canadienne.M.Jalbert semble avoir été continuellement en présence de Denis Lortie, peu après son intrusion dans le Salon bleu à 9 h 45 jusqu’à sa réd-dition à 14 h 15.Il semble aussi avoir été la seule personne qui ait pu pendant tout ce temps négocier avec l’homme armé.Les négociations se sont notamment déroulées dans le bureau de M.Jalbert, au sous-sol de l’Assemblée nationale.M.Jalbert était cependant pris en otage pendant tout ce temps.Le porte-parole de la Sûreté du Québec, M.Pierre-Yves Bourgault, n’a confirmé qu’à la fin des événements tragiques, vers 14 h 30, le nom de l’otage.M.Bourgault avait cependant reconnu à 12 h 15 qu’une personne était l’otage de Lortie, et on se doutait depuis lors, grâce aux témoignages des personnes sorties du Salon Bleu, qu’ü s’agissait bien de M.Jalbert.M.Jalbert précédait Lortie quand ce dernier est sorti de son bureau, après avoir accepté de se rendre et de déposer les armes.Les membres de l’escouade tactique de la Sûreté du Québec se sont alors emparés du suspect et ils l’ont emmené en lieu sûr.«M.Jalbert a intercédé auprès de l’homme armé pour que Ton puisse sortir du Salon bleu : il a obtenu que nous puissions sortir mais par la porte d’en avant (là où reposaient encore les corps de plusieurs blessés ou morts) et avec les mains derrière le dos», a témoigné un autre témoin prévilégié, une femme «page».Les pages constituent le personnel de soutien auprès des députés lorsqu’ils Voir page 12; Bilan AUTRES TEXTES ET PHOTOS, pages 2 et 12 Un commando attaque une résidence de Kadhafi PARIS (AFP) — Une tentative de coup de force contre une caserne qui sert de résidence au colonel Moua-mar Kadhafi a échoué hier à Tripoli.Les auteurs, qui se seraient infiltrés en Libye de Tunisie, ont été capturés et abattus, apprend-on de sour- ces diplomatiques à Tripoli^contac-s par télépho tées par téléphone depuis Paris.Le commando, composé d’une quinzaine d’hommes, s’Aait infiltré dans un immeuble non loin de la caserne al-Azizia où le colonel Kadhafi a sa résidence habituelle.Le commando en aurait été délogé et abattu.Une fusillade a éclaté hier matin autour du quartier où se trouve la caserne.Outre la résidence du chef de l’État libyen, la caserne abrite le centre du Bureau de liaison des comités révolutionnaires libyens, front armé du colonel Kadhafi.Pendant plus de quatre heures, les diplomates en poste à 'Tripoli ont pu entendre des tirs d’armes automati- ques et ont compté 15 à 16 tirs de canon.Une partie du centre-vUle a été bloqué à la circulation.La circulation a repris une heure après la fin des coups de feu.Hier après-midi, on pouvait entendre, ajoutent ces sources diplomatiques, des cris de joie saluant l’échec de l’attentat, des coups d’avertisseurs et des tirs en l’air.Le quartier-général est fortement gardé par des militaires de l’armée Voir page 12: Commando Les Soviétiques boycottent les Jeux de Los Angeles Guay: le Parlement doit rester accueillant GILLES LESAGE QUÉBEC - L’Hôtel du Parlement doit rester ouvert et accueil- lant à la population, estime le président de l’Assemblée nationale.tout en promettant de faire le bilan des tragiques événements d’hier et de renforcer la sécurité s’il y a lieu.Rencontrant la presse en début de soirée, M.Richard Guay note que la tuerie démontre la fragilité du système démocratique; mais ce n’est pas la première fois qu’un Parlement est la cible d’une personne souffrant présumément de troubles mentaux.Après avoir rendu hommage au sergent d’armes, aux gardiens et aux policiers, parlé d’un deuil tragique pour l’ensemble des Québécois, le président a fait savoir que la Chambre reprendra ses travaux à 15 h, cet après-midi, et que le drapeau restera en berne pour le reste de la semaine.Interrogé sur les mesures de sécurité qui ont cours au Parlement, M.Guay signale que l’Assemblée Voir page 12: Guay CADEAUX D’ORDINATION MOSCOU (AFP, AP) - Le meilleur joueur ne sera pas de la partie: l’Union Soviétique a annoncé nier sa décision de boycotter les Jeux olympiques d’été de Los Angeles.Telle est la décision prise hier par le Comité national olympique d’URSS dans une déclaration publiée par l’agence Tass.L’URSS, le pays à avoir accumulé le plus de médailles au cours des dernières olympiades, met notamment en cause l’attitude cavalière des autorités de Washington à l’égard de la Charte olympique et le grossier mépris des idéaux et des traditions du mouvement olympique.Le document rappelle que le comité olympique soviétique avait déjà, le 10 avril dernier, dénoncé de léiâ iresumées grossières violations de la Charte olympique par les organisateurs des Jeux.Le texte dénonce également la campagne anti-soviétique déclenchée par les « milieux réactionnaires» aux Etats-Unis.Des groupes de pression américains se sont ingères ^ossièrement dans les affaires dont la compétence appartient exclusivement au Comité d’organisation des Jeux de Los Angeles, estiment les Soviétiques.La déclaration, qui vise notamment le mouvement « Ban the Soviets », dénonce les organisations et groupes extrémistes de toute sorte qui auraient créé des conditions jugées insupportables pour le séjour de Voir pago 12: SovtéUquM (j^smamis i^chitadle sas 3iâa 60 ouest, rue Notre DiimC Ucquèii r\>ulin VOLKSWAGEN BLUES ¦VIENT DE PARAÎTRE L’ÉVÉNEMENT LITTÉRAIRE DE L’ANNÉE! APRÈS LE MATOU.VOICI VOLKSWAGEN BLUES.A LIRE ABSOLUMENT! Volkswagen Blues ds Jacques PouUn OUHRAMmOUi 290 pages 450 Mt, ni* Shgrtorooke, suite 390, Montréal Qc (514) 288-2371 Un homme de quarante ans à la recherche de son frère depuis des années, une jeune femme avec son chat, recueillis sur la route.Le voyage à bord du vieux minibus Volkswagen, qui les mènera de la baie de Gaspé à la baie de San Francisco.Un roman fait de tendresse et d’émotion.___^ , c#»», __ 14.95$ EN VENTE DANS LES BONNES LIBRAIRIES \ Le Devoir, mercredi 9 mai 1984 Le Prix des communautés culturelles Les trois lauréates reconnaissent Fimportance de bien comprendre les réfugiés et les immigrés ANGÈLE DAGENAIS Habituées à un travail modeste et attentif auprès des centaines de réfugiés qui arrivent à Montréal chaque année, les trois conseillères sociales, lauréates du Prix des communautés culturelles, ont été des plus « étonnées » que l’on accorde une reconnaissance officielle à leur action.Thérèse Benguerel, Denise Lainé et Mathilde Marchand ne savaient même pas que leur candidature avait été soumise au jury de cette récompense prestigieuse.Intirtiidées de se retrouver tout à coup sous le feu des réflecteurs, elles ont du mal à échapper au va-et-vient du Centre social d’aide aux immigrants (CSAI) où elles travaillent toutes les trois avec une équipe d’une dizaine de personnes.L’environnement physique du Centre est ce qui frappe le plus de prime abord.Il s’agit d’une splendide maison victorienne de Westmount en pierre de taille d’une trentaine de pièces avec boiseries d’acajou, planchers en chêne, rampe d’escalier sculptée, foyers, etc.Joignant l’hébergement temporaire aux autres services di^nses par le centre (accueil, immi^ation, recherche d’emploi, councelling familial, etc) une dizaine de chambres sont réservées à l’étage pour des jeunes filles ou des femmes seules qui n’arrivent à Montréal qu’avec une petite valise vide le plus souvent.Comme l’explique.Soeur Thérèse (Benguerel) qui dirige cette maison depuis maintenant 14 ans, « la Con- r égation des Soeurs du Bon-Conseil laquelle nous appartenons Denise ( Lainé) et moi a acheté cette maison en 1941.A cette époque nous nous occupions d’assistance auprès de jeunes filles employées comme domestiques; il n’y avait pas de subventions dans ce temps-là et pour survivre nous hébergions des dames aisées, la plupart du temps veuves, qui nous ont laissé quelques beaux meu- Denise Lainé.blés; nous donnions aussi des cours de couture et de cuisine pour survivre».« Après la guerre notre vocation a changé et nous nous sommes intéressées aux réfugiés d’Europe puis à toutes les grandes vagues d’immigration et de réfugiés qui nous sont arrivés depuis (Egyptiens, Hongrois, Portugais, Tchèques, Libanais, Ougandais, Asiatiques, Latino-Américains, Afghans, Sri Lankais, etc).Quelques 5000 personnes reçoivent des services du Centre chaque année.Le mouvement des réfugiés du Tiers-Monde vers les pays riches est « irréversible », d’affirmer les trois lauréates.« Ceux qui parviennent ici sont souvent les plus instruits, les plus débrouillards, les plus audacieux, les plus dynamiques.C’est une aubaine pour le Canada de recevoir ces gens», ajoutent-elles.Malheureusement la plupart des fonctionnaires ne l’entendent pas ainsi, précisent-elles, et un vent de panique s’est emparé des différents ministères l’annee dernière notamment quand 200 réfugiés arrivaient Thérèse Benguerel.tous les mois à Mirabel et que la machine administrative s’est enrayée définitivement, étant conçu pour traiter quelques centaines de cas par année.A l’heure présente plus de 6000 personnes sont fichées à Ottawa, certaines depuis plusieurs années, et attendent un àatut.Pour les trois lauréates, les mentalités évoluent, mais lentement.« Avant on faisait des distinctions subtiles entre réfugiés dits économiques et réfugiés politiques, précise Mathilde Marchand.Quand on vient d’un pays pauvre vers un pays riche, quelle que soit la raison, on risque d’améliorer son sort.La loi de l’immigration va changer certainement.Même aujourd’hui on trouve toutes sortes d’arrangements pour ne pas déporter les gens qui entrent ici sans papiers.Même si la mécanique est inutilement compliquée, voire carrément absurde parfois, en raison des dédoublements de paperasse des deux paliers de gouvernement, le Canada reste encore une terre d’accueil pour des milliers de réfugiés avec ou sans statut».L’« Abri des réfugiés», cette maison de l’Est de la ville, que les or- Le CCE recommande Pinstauration d’une loi pour la protection du littoral LOUIS-GILLES FRANCOEUR Devant la « détérioration avancée » des berges et des nombreux marais de la v^ée du Saint-Laurent, Québec devrait suivre l’exemple des autres pays et subordonner le développement sous toutes ses formes à la nécessité de conserver pour les générations futures ce qui reste des 4,955 km de littoral fluvial et sur la rivière Saguenay.Telle est la principale recommandation formulée par le Conseil consultatif de l’Environnement (CCE) dans un avis qui a été rendu public hier à Québec.Cet « avis » a été remis il y a quelque temps au ministre de l’Environnement, M.Adrien Ouellette, qui n’a pas encore précisé s’il donnera suite à ce rapport qu’il avait lui-même demandé au CCE.Selon le Conseil consultatif, le Québec a perdu au cours des 40 dernières années 47.7 % des marais salés de l’estuaire du Saint-Laurent « principalement sous la poussée de l’agriculture ».Les marais de Kamou-raska constituent l’exemple le plus récent de cette récupération du patrimoine naturel à des fins agricoles.Dans les eaux douces, des secteurs entiers ont presque disparu : ainsi, estime le Conseil, le réseau routier et les installations portuaires industrielles ont empiété 98.1 % du littoral de la zone urbanisée de la communauté urbaine de Québec.Les projets d’endiguement des marais du lac Saint-Pierre auraient les mêmes effets.La plupart des chalets construits sur les berges du fleuve, ajoute le rapport du CCE, possèdent des installations septiques qui constituent autant de sources « occasionneUes ou grossières de pollution » quand ces mêmes habitations ne sont tout simplement pas construites sur la propriété publique.Les 700,000 villegia-teurs qui fréquentent les 34 terrains de camping situé sur les berges du Saint-Laurent constituent eux aussi piétements .En outre, 1 maj'^orité des 231 villes riveraines déversent leurs eaux usées sans traitement sur leurs propres berges.Cette pollution est globalement si intense que les berges du Saint-Laurent sont victimes de pollution fécale sur plus de 1,000 km, ce qui y empêche notamment toute récolte de molusques. ce bilan peu flatteur, U faut ajouter que les 118 installations portuaires ont détruit 60 km de berges et de marais en devenant à l’ocasion des sources importantes de pollution.Globalement, explique le CCE, les zones urbanisées « ont pratiquement détruit tout le littoral » à leur proximité.Les chemins de fer, l’étalement du réseau routier, la « chaléti-sation » intensive et la récupération des marais à des fins agricoles ont « irrémédiablement affecté » les plus beaux sites.Les « pressions exercées par la population sont si intenses qu’il ne reste prei^ue plus de littoral intact et, lorsqu’il y en a, c’est pour constater que la pollution a sévèrement dégradé ces écosystèmes in-terditaux (milieux sous l’influence des marées).Pour contrer les effets de ce développement anarchique, le CCE recommande à l’État d’affirmer d’abord la propriété publique des berges et de la situer a la « moyenne du plus haut niveau de l’année » des marées.La future « politique de protection du littoral » et des marais devrait comprendre la création d’un organisme spécialisé, chargé de rétablir la primauté de Tintéret public et de la conservation sur le littoral et les marais du Saint-Laurent.Cet organisme aurait pour tâche de délimiter la propriété de l’État et de procéder au zonage des berges et des marais en collaboration avec les MRC.Le ministère de l’Environnement demeurerait néanmoins le principal responsable de la politique de protection du littoral et des marais du Saint-Laurent.Il lui appartiendrait de contrôler à l’avenir les empiétements par voie de permis.Il aurait aussi la responsabilité de restaurer ou d’acquérir les principaux sites voués à la conservatioa En dépit des nombreuses demandes des groupes environnementaux, le CCE ne propose pas d’assujettir au Règlement sur les études d’impacts tout empiétement éventuel sur les marais ou le littoral du fleuve.Mathilde Marchand.(Photos Jacques Grenier) ganismes d’aide montréalais ont créé au printemps dernier doit fermer ses portes le 11 mai.« On s’est habitué à vivre de palliatifs dans une situation de crise permanente, d’expliquer Mme Marcnand, et ce, depuis que le fédéral a coupé les vivres aux réfugiés sans statut l’an dernier.Au Québec, ce n’est guère mieux; on a reproduit les mêmes complications décriées abondamment quand c’était la bureaucratie fédérale qui les multipliaient, en plus d’avoir dénaturé le CSQ (Certificat de sélection du Québec) qui était à l’origine un instrument utiles à ceux qui voulaient s’installer au Québec et qui réglemente maintenant l’accès aux services de base (santé, éducation, etc).On a créé des citoyens de seconde zone dans ce pays, quoi qu’on en dise», ajoute-t-elle.Mme Marchand pense aller au Sri Lanka avec la part du prix de 315,000 qui lui a été décerné cette semaine.« Je veux aller voir ça de plus près, ce pays d’où nous viennent depuis deux ans les réfugiés Tamouls ».Les trois lauréates sont unanimes: il est fondamental quand on travaille avec des immigrants ou des réfugiés de se retremper régulièrement dans leurs pays d’origine pour bien comprenÇke leur vécu, leurs racines, leurs modes de vie.« C’est là qu’on se rend compte entre autre qu’on peut vivre avec beaucoup moins».Pour Soeur Thérèse et Soeur Denise qui ont fait le voeu de pauvreté « il y a bien des années », la portion du prix qui leur revient ira à leur Communauté mais, précisent-elles, « on n’a jamais été privées de voyager quand il était important pour nous de nous ressourcer ».Prises au dépourvu, elles n’ont pas encore élaboré de projets précis.Les organisateurs du 1er Festival du spectacle pour enfants sont lents à payer MIREILLE SIMARD l,es 18 troupes qui ont participé l’année dernière au premier Festival international du spectacle pour enfants attendent toujours d'être payées pour une somme globale d’environ $ 60,000.Pourtant, les organisateurs s’apprêtent déjà à tenir un second festival, du 2 au 10 juin, avec comme vedettes Claire Pimparé et Nathalie Simard.Or, les porte-parole de ces dernières se sont déclarés solidaires des troupes créancières et refusent de participer aussi longtemps que les artistes n’auront pas été payés.« Jacques Bélanger (l’organisateur du Festival) fait circuler un programme avec la photo de Nathalie Simard et je trouve ceia terrible, d’expliquer son gérant Guy Cloutier.Car pour le moment, Nathalie ne fait pas partie du Festival.De toute façon, à deux semaines des représentations et avec l’imbroglio dans lequel il est, je me demande même s’il y aura un festival.» Même chose pour Claire Pimparé: son avocat a fait parvenir au Festival une lettre interdisant l’usage du nom ou de la photo de la vedette tant que les troupes n’auront pas été payées.Jacques Bélanger maintient toutefois que Nathalie Simard fait partie du Festival.Interrogé à savoir comment il allait payer les artistes puisque la subvention de $125,000 du ministère fédéral des Communications ne peut servir qu’au fonctionnement du Festival 84, il a précisé qu’il négociait présentement avec des commanditaires privés.Comment peut-il dès lors se targuer d’avoir retenu les services de Nathalie Simard et de Claire Pimparé ?« Écoutez, tout le monde s’entend à dire que pour que les artistes soient payés, il faut qu’il y ait un second festival.Malheureusement il y a une minorité de l’année dernière qui s’efforce de nous mettre des bâtons dans les roues.» On se souvient que te Festival 83 s’était soldé par un déficit de $180,000, sur un budget de $ 600,000.De plus, les troupes avaient eu la surprise de recevoir, en guise de paiement, des chèques sur lesquels pesait un avis d’arrêt de paiement.Le Festival avait alors offert de payer 50 % du cachet aux artistes avec des chèques visés, le reste devant suivre dans les semaines suivantes.Depuis iors, les troupes attendent.Certaines ont réagi avec vigueur.Ainsi le producteur Spec-dici, qui avait signé des contrats pour trois troupes — Omnibus, Anonymus et Theatre Beyond Words — a fait saisir en juin dernier le compte de banque du Festival, dans lequel se trouvait encore $ 9,500.Depuis, Specdici a entrepris des poursuites contre te Festival pour un montant de $18,000, incluant te solde des cachets, l’intérêt et les frais.Louise Gendreau, des Animeries, a demandé une injonction interdisant la diffusion d’une brochure couleur dans laquelle figurent ses clowns; elle poursuit le Festival pour $ 30,000.Martyne Robertson, qui était l’année dernière direc trice artistique du Festival, travaille maintenant du côté des artistes lésés.Elle se dit révoitée de voir qu’aucune des 18 troupes de l’année dernière n’a été invitée à participer à la cuvée 84 « C’est faux, d’expliquer Jacques Bélanger.Nous avons approché les troupes, mais elles commandent des cachets beaucoup trop élevés.De plus, nous nous sommes tournés du côté internattional avec notamment la Yougoslavie, l’URSS, la Finlande ou l’Angleterre.Nous prenons en charge leur frais de séjour à Montréal, mais nous ne leur versons aucun cachet.» L’année dernière, le Festival avait bénéficié d’une subvention de $75,000 du ministère des Communications fédéral — cette année, elle s’élève à $125,000 — et de $183,000 d’Emploi et Immigration Canada.À Québec — aucune subvention pour 83 — la responsable du projet Arts et innovation du ministère des Affaires culturelles, Mme Andrée Ruel, affirme que le MAC sera encore absent cette année.Jacques Bélanger soutient toutefois avoir reçu l’assurance d’une subvention de la part de Madeleine Careau, chef du cabinet de Clément Richard.11 a toutefois été impossible de rejoindre Mme Careau.VEI1EZ JOUER DEHORS CKino-Québec LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR 286-1200 4 Magog, une bonne adresse.,'Aukiige rés;(819)843-6521 !le£'étoi£e Près du Mont Orford face au lac Memphremagog Éducation permanente Cours de traduction Anglais et français Programme de cours du soir donnant accès à un certificat et à un diplôme après trois et quatre années d’études respectivement.Examen d’admission: le 6 juin à 18h.Date limite d’inscription: le 5 juin.Le nombre de places étant limité, on est prié de s’inscrire au plus tôt.Prière de retirer tes formulaires d’inscription au: Département de langues vivantes Pavillon de la Bibliothèque Redpath Salle 214, Téléphone: 392-8301 Adresse postale: 3461, rue McTavish Montréal, Oué., H3A 1Y1 HOMARD VIVANT à volonté
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